HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

HOLLANDE:

HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbb

(photo: REUTERS)

Paris ne fait pas pression sur Tokyo pour

relancer le nucléaire !

TOKYO – La France ne fait pas pression, en aucune façon sur le Japon pour qu’il réactive ses centrales nucléaires a assuré, samedi 8 juin 2013, le président français François Hollande lors d’une conférence de presse à Tokyo.

Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique, nous ne voulons pas intervenir sur les choix du Japon, a encore insisté le président qui achève une visite d’Etat de trois jours dans l’archipel, un séjour marqué par des accords de partenariats, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Quel que soit le choix du Japon, nous avons à coopérer pour plus de sûreté, pour avoir le plus haut niveau, pour qu’il n’y ait aucun doute sur la fiabilité des centrales, a argué M. Hollande, rappelant que les autorités françaises de régulation étaient en contact avec leurs homologues nippones sur ce sujet.

La coopération est aussi, selon lui, essentielle pour le démantèlement de centrales, ce qui devrait se matérialiser par la création d’une coentreprise entre le français AREVA et le japonais ATOX pour le démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par un séisme et un tsunami en mars 2011.

Notre industrie doit être à la pointe et elle l’est.

Nous travaillons ensemble et chaque pays décide.

Le gouvernement nippon de droite de Shinzo Abe, en place depuis six mois, a manifesté sa volonté de réactiver tous les réacteurs nucléaires qui seront jugés sûrs par l’autorité de régulation, indépendante du pouvoir exécutif.

Actuellement, seulement deux tranches (sur un parc de 50) sont exploitées dans l’archipel, les autres étant maintenues à l’arrêt en attendant la conclusion d’examens basés sur de nouvelles normes plus sévères qui entreront en vigueur en juillet.

Les compagnies, qui ont été contraintes de stopper leurs centrales, espèrent que plusieurs redémarreront à brève échéance, mais tant elles que le gouvernement devront obtenir la compréhension de la population et le feu vert des élus locaux concernés.

M. Hollande a en outre rappelé que les partenariats franco-japonais dans ce secteur important servent aussi à favoriser la vente d’équipements de haut niveau technique et de plus grande sûreté à des pays tiers, comme en Turquie où la coentreprise ATMEA de AREVA et du japonais MITSUBISHI HEAVY INDUSTRIES (MHI) a obtenu des négociations exclusives pour la construction de quatre réacteurs en Turquie.

Nous avons beaucoup bénéficié du concours du gouvernement français et de l’aide de l’Etat japonais pour décrocher ce marché, a confirmé devant M. Hollande le patron de MHI, Hideaki Omiya.

J’espère que nous pourrons avoir le soutien des deux gouvernements pour nous implanter dans d’autres régions, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine et notamment au Brésil, a-t-il poursuivi.

Concernant la France, M. Hollande a assuré qu’il tiendrait ses engagements pour réduire la part de l’énergie d’origine nucléaire, dans le but passer de 75% à 50% dans la production d’électricité d’ici à 2025, à un rythme que le débat décidera.

(©AFP / 08 juin 2013 11h08)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Tout au contraire… si… la FRANCE fait pression sur le JAPON pour qu’il réactive ses centrales nucléaires, pour un partenariat très actif au JAPON et pour s’implanter dans d’autres régions.

FUKUSHIMA et TCHERNOBYL n’ont pas suffi !

Il y aura d’autres catastrophes nucléaires au JAPON et ailleurs comme aux ETATS-UNIS et en FRANCE !

HOLLANDE sera RESPONSABLE et COUPABLE des futures atrocités induites par les futures catastrophes nucléaires.

Je ne suis pas un dingue: je suis simplement conscient et informé quant à la situation de l’état des centrales nucléaires dans le monde.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 juin, 2013 |Pas de commentaires »

TROP DE SAKE TUE LE FLAMBY: HOLLANDE AU JAPON…PRESENTE SES CONDOLEANCES AUX CHINOIS ! + BONUS: LA VIDEO PREFEREE DE HOLLANDE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

TROP DE SAKE

TUE LE FLAMBY !

TROP DE SAKE TUE LE FLAMBY: HOLLANDE AU JAPON...PRESENTE SES CONDOLEANCES AUX CHINOIS ! + BONUS: LA VIDEO PREFEREE DE HOLLANDE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa13

Le chef de l’État, François HOLLANDE, a commis un lapsus ENORME au cours d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais. [06.06.2013]

Un voyage sans accroc. Jusqu’à cette petite phrase malheureuse.

François HOLLANDE a commis un lapsus, vendredi 6 juin 2013 à Tokyo, au deuxième jour de sa visite d’État au Japon. 

Au début de sa conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le chef de l’Etat évoque la prise d’otage d’In Amenas en Algérie, en janvier 2013. 

Il rappelle qu’elle a coûté la vie à dix Japonais. 

Il présente donc ses condoléances… « au peuple chinois ».

Shinzo Abe n’a pas relevé la méprise du président.

« Et pour cause, dans un souci diplomatique, la traductrice a corrigé l’impair », explique l’envoyé spécial du Figaro. François Hollande, lui, ne s’est même pas rendu compte de son erreur…et ne l’a donc pas rectifiée. 

L’Élysée a apporté son explication.

Le chef de l’État « est fatigué », ont dit les services présidentiels au Figaro.

 Trop de saké ?…ou peut-être…trop de radioactivité !

BONUS:

La vidéo préférée

de

François HOLLANDE

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 juin, 2013 |Pas de commentaires »

MAI 2013: NUCLEAIRE ET CRISE DE LA DEMOCRATIE AU JAPON (Janick MAGNE / http://groupes.sortirdunucleaire.org)

Mai 2013:

MAI 2013: NUCLEAIRE ET CRISE DE LA DEMOCRATIE AU JAPON (Janick MAGNE / http://groupes.sortirdunucleaire.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa23

Nucléaire et crise de la démocratie au Japon

Témoignage sur la situation au Japon par Janick MAGNE, professeure d’université à Tokyo, citoyenne française expatriée au Japon depuis 35 ans.

Autre texte de Janick MAGNE à lire aussi : « Comment expliquer la victoire d’un parti pronucléaire au Japon ? »

Une augmentation des normes de radioactivité

Du 15 au 17 décembre 2012, l’AIEA tenait à Kôriyama, ville de 330 000 habitants dans la préfecture de Fukushima, une grande conférence ministérielle parfaitement illusoire et mensongère sur la sécurité nucléaire.

Deux mois plus tôt, « Big Palette », l’impressionnant pavillon d’exposition qui abritait la conférence, accueillait encore des réfugiés de la zone interdite . Aujourd’hui, ils vivent dans des cités d’urgence à deux pas du pavillon d’expo. Paradoxe étonnant : à côté des réfugiés à qui il ne reste que les yeux pour pleurer, ces personnalités, dont Delphine Batho, étaient là pour clamer qu’un accident nucléaire se résout fort bien. J’étais venue pour manifester et j’avais sur moi, comme d’habitude, mon fidèle Gamma-Scout (compteur Geiger).

En ville, j’ai noté des chiffres beaucoup trop élevés. Sur plus de 200 mètres, le long de l’avenue qui longe l’université de Jeunes filles de Kôriyama, j’ai mesuré 1µSv/h, ce qui ferait près de 9mSv sur un an. Je lis sur le site de l’ANDRA :

 » Les normes européennes de radioprotection imposent aux industries une exposition limitée du public à 1mSv par an et par personne du fait de leurs rejets dans l’environnement ». Cette année, dans la préfecture de Fukushima, la dose admissible pour la population est repassée à 20mSv/an pour les petits et les grands comme on avait déjà voulu l’imposer en 2011. Pour le reste du Japon, c’est toujours 1mSv.

Des chiffres

En février 2013, dans la zone interdite, à environ 2km de la centrale, j’ai mesuré avec mon Gamma-Scout un peu plus de 35µSv. Le petit compteur prêté par TEPCO au poste de contrôle à l’entrée de la zone, lui, ne dépassera jamais 17µSV. Les amis japonais que j’accompagne , venus prendre des mesures de leur propriété en vue d’un dédommagement espéré, explosent :

« Avec des doses pareilles, comment peuvent-ils nous dire de revenir ?! »

Nous sommes en combinaisons de protection blanches, couverts des pieds à la tête. Plus loin, près de la centrale où nous n’irons pas, les doses se calculent en millisieverts, parfois en dizaines, parfois en centaines de millisieverts par heure.

Les autorités ont installé une centaine de postes de mesure de la radioactivité. Ils sont protégés par du grillage pour la simple raison que les gens en colère les détruisent souvent. Les chiffres sont toujours à la baisse par rapport à la réalité, et les lieux d’implantation sont systématiquement décontaminés au préalable. De plus, les appareils mesurent en hauteur, très au-dessus des chemins où les enfants marchent et jouent.

La centrale dans un état effrayant

bbbbbbbbb8 AIEA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Les bâtiments des réacteurs sont éventrés, on ne peut approcher de trois d’entre eux, dont il faut refroidir en permanence à l’eau froide les cœurs fondus, au petit bonheur la chance, puisque personne ne peut y entrer. Perchées au sommet des bâtiments en millions de morceaux, en millions de tuyaux et en millions de poutrelles, chargées de détritus, les piscines de désactivation des combustibles usés, dont on se demande à chaque nouvelle secousse sismique si elles tiendront encore longtemps, gardent dans leurs eaux troubles plus de 2000 tonnes de combustibles usés. Sur le site, il y a 7 piscines en mauvais ou très mauvais état.

Et puis l’eau. L’eau de ruissellement qui descend des collines, 400 m3 par jour, et qui vient se contaminer au contact de la centrale et de l’eau de refroidissement des réacteurs, dans les soubassements de la centrale. Alors il faut pomper, et puis il faut la mettre quelque part, mais les réservoirs creusés à la hâte (d’immenses piscines bâchées) se sont mis à fuir. On est en train de les vider. D’autres réservoir métalliques remplis d’eau radioactive s’entassent sur le site, on ne sait plus qu’en faire. On parle de 300 000 tonnes d’eau hautement radioactive, la quantité augmentant chaque jour. Subrepticement, on est en train de nous préparer à l’idée de tout reverser en mer.

Peu de chances d’amélioration

Un expert qui travaille sur la centrale vient de déclarer :

« TEPCO fonctionne au jour le jour. Ils n’ont pas le temps de penser à ce qui se passera demain, encore moins dans un an », tandis que le responsable de la nouvelle Autorité de Sûreté Nucléaire pense que « s’il y a un nouvel accident, on ne s’en sortira pas ». [1]

A deux pas de cet enfer, depuis le 1er avril 2013, la superficie de la zone d’exclusion a diminué. Des villages sont ouverts pour la première fois depuis 2 ans. La population est invitée à venir y passer quelques heures chaque jour si elle le souhaite. Mais pas à y dormir. En effet, la radioactivité y est encore élevée, et disposée en taches improbables : dans la zone, j’ai mesuré par exemple 2µSv/h à l’entrée d’une maison et 10µSv de l’autre côté de la rue, dans un petit bois. Les autorités nient les risques. Impossible de revenir, impossible de partir, qui est responsable de quoi ? M.Idogawa, maire récemment démissionnaire de la ville-fantôme de Futaba, qui accueille les réacteurs 5 et 6 de Fukushima-1, a annoncé à ses administrés qu’ils ne pourraient pas retourner chez eux avant 30 ans au plus tôt. Pour beaucoup d’entre eux, ça veut dire jamais. Dans une autre ville, le maire, conscient des risques et bravant les ordres, a décliné au nom des habitants l’invitation à retourner.

Un groupe de 14 enfants de Fukushima a porté plainte à la Cour de Justice de Sendai, réclamant leur droit à être évacués et à ne pas vivre dans un environnement radioactif. Leur plainte a été déboutée, même si le tribunal reconnaît la réalité des faits : le gouvernement ne peut pas être tenu pour responsable, partez si vous le voulez, leur a-t-on dit, mais à vos frais. La responsabilité est une chose mal partagée à Fukushima : la société TEPCO a depuis longtemps annoncé que les retombées radioactives ne la concernaient pas puisqu’elles appartiennent désormais aux propriétaires des lieux où elles se trouvent. Le gouvernement japonais, lui, a reconnu avoir utilisé les fonds d’aide aux sinistrés pour aider des entreprises ailleurs et sans rapport avec Fukushima.

Maladies

Les premiers cancers de la thyroïde chez des enfants se sont manifestés : 3 cas déjà opérés , 7 cas en observation. Les autorités prétendent qu’il n’y a pas de rapport avec l’accident même si les études épidémiologiques montrent qu’il n’existe statistiquement qu’un à 3 cas de cancer thyroïdien pour un million d’enfants. Près de la moitié des 38 000 enfants examinés présentent des nodules de la thyroïde. Un porte-parole du gouvernement déclare qu’un plus grand nombre d’enfants sont atteints dans le reste du Japon, et les déclarations du Dr Shunichi Yamashita, spécialiste du risque radiologique et président de l’Association Japonaise de la thyroïde reviennent à l’esprit : la bonne humeur est le meilleur remède contre les radiations, les gens qui rient ne tombent pas malades. [2]

Deux types d’évacués

150 000 personnes ont évacué la zone d’exclusion, environ 200 000 autres ont évacué des villes et des quartiers hors de cette zone sur une base volontaire. La radioactivité dans ces villes est aussi, voire parfois plus élevée, que dans la zone interdite (hormis à proximité des réacteurs) mais lorsque partir ou rester est facultatif, les familles qui ont décidé de partir se retrouvent aujourd’hui sans aucune aide. Les enfants ne peuvent bénéficier d’un suivi médical que s’ils vivent dans le département. Les familles qui se sont réfugiées ailleurs n’ont plus ce droit et les services médicaux ont reçu l’ordre de ne pas examiner les personnes originaires de Fukushima. Les évacués contraints qui avaient reçu une allocation d’un million de yens de TEPCO ont dû les rembourser lorsque la société a décidé de mensualiser l’aide.

Décontamination bidon

Le gouvernement a instauré, sur le papier, un vaste programme de décontamination. On ne compte plus ceux qui se découvrent une âme de décontamineur et se reconvertissent du jour au lendemain dans la profession. La décontamination externe d’une maison plus un espace de 5 mètres tout autour revient à 4700 euros, à payer de sa poche. Le travail est généralement mal fait et il est clair aujourd’hui que la décontamination ne dure pas. A la première pluie, la maison retrouve le même taux de radioactivité ou plus. Des journalistes d’ASAHI ont suivi et photographié avec effarement des décontamineurs qui ne suivaient pas le protocole, utilisaient un karcher là où il aurait fallu nettoyer à la brosse et à la main, par exemple, pour éviter les éclaboussures ; ils laissaient l’eau chargée de césium couler sur le sol, dans le jardin, dans les rivières et jetaient le sol raclé en surface et les végétaux contaminés dans les fossés ou les cours d’eau. [3]

aaaaaaaaaaa8 ANDRA

Pour les lieux publics, squares, cours d’écoles, stades, berges, le sol est raclé sur 5 à 15 cm, les végétaux sont ramassés et le tout est mis dans de grands sacs en matériau synthétique que l’on voit maintenant alignés par milliers à proximité de la centrale de Fukushima. Rien dans la loi ne prévoit leur traitement, on les laisse donc sur place, éventuellement en les rassemblant quelque part : dans les cours d’école, le long des routes, dans des champs. Parfois, ce sont juste des bâches qui recouvrent des tas de débris radioactifs. J’en ai mesuré, sur la route et dans des jardins publics : entre 0,6 et 2µSv/h. Des villes à travers tout le Japon ont été sollicitées pour se partager les déblais radioactifs mais les populations s’y opposant fréquemment, plusieurs préfectures ont fini par renoncer à leur récupération.

Le danger d’une décontamination s’annonce

Les vastes forêts de conifères de Fukushima mais aussi d’autres départements sont très contaminées. La cime des arbres a absorbé 60% du césium projeté après l’explosion des réacteurs et une partie de l’iode-131. Les cèdres et les cyprès perdront leurs aiguilles d’ici 3 à 5 ans. Avec la chute des aiguilles, un deuxième cycle de contamination des sols et des végétaux se mettra en place [4]. À l’image des forêts rouges de Tchernobyl, il faudrait les détruire, en tout cas les éclaircir, mais comment se débarrasser du bois contaminé ? En 2012, à 1800 km au sud de Fukushima, sur l’île d’Okinawa, des nouilles préparées à l’eau filtrée au charbon de bois dans la tradition locale se sont révélées impropres à la consommation. Quelle était l’origine de leur radioactivité élevée ? Le charbon de bois, préparé à partir d’arbres provenant de la région de Fukushima et lourdement contaminés au césium. Aucune consigne n’est donnée en prévision de cette bombe à retardement, aucune information ne filtre par les voies officielles.

On s’amuse à Fukushima

Le gouvernement et les autorités locales veulent donner de Fukushima l’image d’une région qui a retrouvé le goût de vivre et qui s’en sort. Tout est fait pour pousser les habitants à retourner y habiter. Une vaste campagne commerciale en faveur du tourisme est en cours ; chaque week-end, des jeux et des fêtes sont organisés. Un correspondant m’a envoyé un prospectus de recrutement pour des « animateurs de 18 à 60 ans » (danse, chant, etc.). Le salaire paraît mirobolant : à partir de 220 000 yens (1700 euros). Certains s’y laisseront prendre.

Le Ministre de l’Environnement, Nobuteru Ishihara (fils de l’ancien gouverneur de Tokyo, extrême-droite nationaliste), a déclaré qu’il faudrait interdire les compteurs Geiger aux particuliers. Pour être sûr de pouvoir s’amuser, sans doute.

Mangez local, ça ne craint rien

Le gouvernement vient de décréter que les repas des cantines scolaires de Fukushima ne comporteraient plus que des produits locaux : à force de s’entendre dire que les aliments ne craignent rien, on va finir par le croire ! Et tant pis pour les poissons à 180 000 becquerels qu’on trouve sur les côtes près de la centrale. Et tant mieux pour les agriculteurs qui continuent à vendre des produits poussés dans des champs de 2µSv [5].

Pourtant, les animaux meurent à Fukushima. Dans un haras situé à Iitaté, à 45 km de la centrale, M. Hosokawa est en train de perdre tous ses chevaux : 100 bêtes sont mortes en deux ans. Iitaté est en zone autorisée alors que la radioactivité est égale à celle de la zone interdite. Des familles, des enfants, y vivent. Les enfants portent des dosimètres dont un service hospitalier relève les données chaque mois sans informer les familles du résultat. Les enfants ne sortent qu’une heure par jour au maximum pour éviter la contamination.

Le résultat est que les familles évacuées sont isolées, leur voix n’est pas entendue, le gouvernement ne se préoccupe pas de la réalité, les ministres sont dans le déni et chacun est appelé à se taire et à s’amuser. À Tokyo, par exemple, personne n’aura « l’impolitesse » d’évoquer Fukushima…. Jusqu’à quand ?…

Janick MAGNE, 6 mai 2013

http://groupes.sortirdunucleaire.org

Notes:

[1] Cité dans The New York Times du 29 avril 2013http://www.nytimes.com/2013/04/30/world/asia/radioactive-water-imperils-fukushima-plant.html?smid=go-share.

[2] Voir à ce sujet Thierry Ribault. « Fukushima : voici venu le temps de l’imposture scientifique », in « Rue 89 Planète », 11 septembre 2011.

[3] CROOKED CLEANUP (3) : Reporters document extent of shoddy decontamination practiceshttp://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201301040076.

[4] Travaux de chercheurs des Universités de Tsukuba et d’Hokkaïdo.

[5] Témoignage d’un agriculteur qui, lui, refuse de vendre sa production.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S’ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EDF autorisé à utiliser du MOX

dans tous les réacteurs nucléaires du Blayais:

 Une pure FOLIE !

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S'ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa21

PARIS – EDF a été autorisé par le gouvernement à utiliser du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium provenant de combustibles usagés, dans deux réacteurs supplémentaires de sa centrale du Blayais (Gironde), selon un arrêté publié jeudi dernier au Journal Officiel.

Cet oxyde mixte d’uranium et de plutonium, spécialité française fabriquée par AREVA et employée dans l’Hexagone depuis 1987, était déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale proche de Bordeaux.

Il pourra désormais être employé dans les autres réacteurs, le 3 et le 4, précise le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué, ce qui porte à 22 sur 58 le nombre de réacteurs français moxés.

Après la demande d’EDF d’utiliser plus de MOX au Blayais en avril 2010, l’Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard que le dossier soit complété. Après une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sécurité Nucléaire a finalement émis un avis favorable en octobre 2012.

L’ASN a notamment considéré que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi, souligne le ministère.

Le MOX est dans le viseur des écologistes et de certains scientifiques, la radioactivité du plutonium étant considérablement plus élevée que celle de l’uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d’accident nucléaire. Il était ainsi employé dans un des réacteurs accidentés (le numéro 3) de la centrale japonaise de Fukushima.

Son « avantage » réside précisément à réutiliser du plutonium obtenu au terme de la combustion d’uranium enrichi, AREVA mettant en avant ce rôle de « recyclage ». Au total, le MOX contient entre 5 à 10% de plutonium.

Les quatre réacteurs du Blayais ont chacun une puissance de 900 mégawatts. Il fond partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

(©AFP / 30 mai 2013 09h31)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le MOX est une « technique » qui ne permet pas vraiment de « recycler » certains composés radioactifs puisque les déchets qui en découlent sont encore plus complexes à gérer notamment à cause de la radioactivité et de la chimio-toxicité.

La centrale nucléaire du BLAYAIS est très exposée à la montée des eaux (l’on est déjà d’ailleurs passé près d’une catastrophe sur ce site). Rajouter du MOX dans les coeurs des réacteurs est d’une INCONSCIENCE FOLLE.

En effet, l’un des réacteurs de FUKUSHIMA contenait du MOX…On a pu en  constater les résultats, une fois la radioactivité libérée dans l’atmosphère !

Insérer du MOX dans les réacteurs français conduit à une fragilisation du parc nucléaire français.

Cela accélère la venue d’une CATASTROPHE NUCLEAIRE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE…(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE...(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa50

Le rapport de la honte

émanant de chercheurs de l’ONU

« Les émissions radioactives après la catastrophe à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en 2011 ne devraient pas avoir de conséquences sur la santé à l’avenir(1), a estimé, vendredi 31 mai 2013, un Comité de chercheurs de l’ONU à Vienne.

« L’exposition aux radiations qui a suivi l’accident nucléaire à Fukushima-Daiichi n’a pas entraîné d’effet immédiat(2) sur la santé », a déclaré le Comité Scientifique de l’ONU sur les Conséquences des Emissions Radioactives (UNSCEAR).

« Il est peu probable de pouvoir y attribuer à l’avenir des conséquences sur la santé pour la population globale et la grande majorité des travailleurs, pour qui l’historique de l’exposition aux radiations a été établi », a ajouté l’UNSCEAR.

Le Comité, qui présentait les principales conclusions d’un rapport qui sera publié ultérieurement, a salué la réaction du gouvernement japonais immédiatement après la catastrophe (3).

« Les mesures prises par les autorités pour protéger la population (évacuation et protection sous abri) ont réduit de manière significative l’exposition aux radiations, qui aurait été dans le cas contraire multipliée par 10″, selon l’UNSCEAR.

« Aucune mort liée à l’exposition aux radiations n’a été observée auprès des 25.000 travailleurs envoyés sur le site de l’accident(4).

Au vu du faible nombre de travailleurs très exposés, il est peu probable de pouvoir détecter dans les prochaines années une augmentation des cas de cancers de la thyroïde dû aux radiations », a ajouté le comité. 

Consécutif à un séisme de magnitude 9 et à un tsunami géant, l’accident de Fukushima avait provoqué en mars 2011 d’importantes émissions radioactives dans l’air, les eaux et les sols de la région de la centrale, située à 220 km au nord-est de Tokyo. »(5)

(1) Cela enlève toute éventuelle plainte devant les Tribunaux…pas mal comme idée !

(2) Mais à long terme ?

(3) Quelle réaction ? Le Gouvernement japonais a été et est toujours totalement dépassé par les événements.

(4) Un énorme mensonge et une véritable manipulation des consciences.

(5) Etrange: Après la minimisation et la négation des faits, les auteurs du rapport parlent « d’importantes émissions radioactives dans l’air, l’eau et le sol !… »

Les nucléocrates de tous les pays de la terre ont un « gène spécial » en eux:

LE MENSONGE ! .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L’EAU EN MER…LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L'EAU EN MER...LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa12

TEPCO veut rejeter de l’eau en mer, les pêcheurs

font barrage

TOKYO – Les pêcheurs de la région de Fukushima empêchent pour le moment la compagnie d’électricité gérante de la centrale accidentée de pomper et rejeter dans l’océan Pacifique voisin de l’eau accumulée dans le sous-sol du site atomique. Ils craignent une contamination environnementale.

TEPCO (Tokyo Electric Power) ne sait que faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau à différents stades de radioactivité et en grande partie stockées dans des réservoirs terrestres.

La compagnie a alors imaginé un dispositif pour pomper l’eau de pluie et d’autres origines naturelles en sous-sol, avant qu’elle ne se mélange à l’eau hautement radioactive provenant des systèmes de refroidissement dans les bâtiments des réacteurs nucléaires du complexe Fukushima Daiichi ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

TEPCO affirme que l’eau qu’elle veut récupérer en amont et rejeter en mer ne contient que très peu d’éléments radioactifs, ajoutant qu’elle n’était pas plus contaminée que celle des rivières environnantes qui finissent dans l’océan.

La compagnie a expliqué son plan aux organismes de pêche de la région, mais ceux-ci ont réservé leur réponse, jugeant ne pas disposer de suffisamment d’éléments pour se prononcer. Ils redoutent une contamination halieutique.

Il est important que nous puissions avancer, après avoir clairement expliqué la situation aux pêcheurs et obtenu leur compréhension, a plaidé à la télévision un responsable de TEPCO.

Ce à quoi un représentant de fédération de pêcheurs a répondu: nous avons besoin d’entendre à nouveau des explications de TEPCO et de l’Etat avant de nous concerter et d’émettre un nouveau jugement.

Une décision ne sera pas prise avant le mois prochain.

La quantité d’eau à gérer augmente au rythme de 400 tonnes par jour, au point qu’il ne faut que 2,5 jours pour remplir un réservoir terrestre dont la compagnie ne peut multiplier le nombre à l’infini.

Les solutions autres de stockage (bassins creusés dans le sol par exemple) se sont avérées peu fiables, les matériaux jusqu’à présent utilisés pour couvrir le fond ne garantissant par une étanchéité parfaite.

Plusieurs fuites récentes ont obligé la compagnie à finalement transvaser cette eau en un lieu plus sûr.

Ce problème de l’eau, encore loin d’être résolu, est le plus grave actuellement sur le site de Fukushima selon l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

(©AFP / 14 mai 2013 06h37)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP)

Japon:

JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa4

Faille active confirmée sous un réacteur

nucléaire à Tsuruga

TOKYO – Un des deux réacteurs d’une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi 15 mai 2013, dans un rapport final un panel d’experts de l’autorité de régulation nucléaire nippone.

Hormis en cas de nouvelles données (peu probables) venant infirmer ce jugement, le réacteur ne devrait pas obtenir l’assentiment de sûreté, ce qui interdirait son redémarrage. Le cas échéant, la compagnie Japan Atomic Power sera alors forcée d’étudier son démantèlement.

Les quatre experts mandatés par l’autorité ont procédé à des examens sous le site, études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu’elle est active.

A la suite de réunions avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l’organisme de régulation, avait déjà laissé entendre en décembre 2012 que l’autorité aurait de facto du mal à garantir la sécurité du site.

En janvier 2013 pourtant, les conclusions du panel d’experts avaient été ajournées dans le but de prolonger les débats sur ce point litigieux, la compagnie réfutant l’hypothèse d’une faille active.

Mercredi après-midi, une nouvelle réunion s’est tenue pour acter le fait que la faille devait être considérée comme active. C’est la première fois que les examens en cours sur plusieurs sites nucléaires japonais débouchent sur un tel résultat.

Les conclusions des experts vont désormais être transmises aux décisionnaires de l’autorité qui émettra un jugement définitif, a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’institution.

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l’arrêt par mesure de précaution dans l’attente de nouvelles normes de sûreté en phase finale d’élaboration et qui devraient entrer en application en juillet 2013.

Ces dispositions durcies font suite à l’accident nucléaire de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012.

Des experts sont aussi consultés sur d’autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d’Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement en opération, ayant obtenu en juin dernier l’aval de l’Etat pour être relancées pendant 13 mois.

Ils ont par ailleurs fait part de l’existence probable d’une faille active à proximité de la centrale Higashidori (nord), mais n’ont pas encore établi le rapport final, tandis que l’exploitant, Tohoku Electric Power, conteste les assertions des géologues choisis par l’autorité. Si leurs conclusions sont confirmées, la compagnie pourrait être contrainte à de nouveaux travaux de sécurisation avant une éventuelle remise en exploitation.

Des enquêtes sont aussi prévues pour trois autres sites, dont le prototype de surgénérateur de Monju, également situé à Tsuruga.

Alors qu’environ 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l’accident de Fukushima, la population nippone souhaite en majorité que s’applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

(©AFP / 15 mai 2013 11h29)

Japon:

aaaaaaaaa12 CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Les préparatifs de relance du surgénérateur

de Monju gelés de facto

TOKYO – L’autorité de régulation nucléaire du Japon a décidé mercredi 15 mai 2013 d’ordonner à l’exploitant de n’effectuer aucune manipulation destinée à la remise en service du surgénérateur atomique expérimental de Monju, tant que la gestion de sa sûreté, jusqu’ici bâclée, ne sera pas améliorée.

L’autorité va sous peu officiellement transmettre un ordre en ce sens à l’Agence Publique de l’Energie Atomique (JAEA), gérante du site.

Cette interdiction d’usage des installations, qui rend caduc le projet de réactiver Monju d’ici à mars 2014, fait suite à des enquêtes qui ont montré des négligences d’entretien.

L’exploitant n’a pas procédé dans les délais aux contrôles de sécurité périodiques de près de 10.000 des 39.000 pièces d’équipement du site, selon un récent rapport.

L’autorité exige que l’opérateur de ce prototype de surgénérateur situé à Tsuruga (ouest) modifie en profondeur ses règles d’entretien, estimant que les lois ont été transgressées à maintes reprises.

Le gendarme du secteur n’autorisera ainsi pas l’exploitant à effectuer les tâches nécessaires au redémarrage, comme le remplacement du combustible nucléaire ou le déplacement des barres de contrôle.

Le surgénérateur à neutrons rapides de Monju, qui emploie un mélange d’oxydes de plutonium et uranium (MOX), est de nouveau stoppé depuis un incident survenu en août 2010. Il venait alors tout juste d’être remis en fonction à l’essai, après 14 ans et demi d’arrêt dû à un grave accident en 1995 (fuite de sodium et incendie).

Mis en chantier en 1985, ce prototype avait été lancé en 1994 et, malgré un grand nombre d’avaries et les arrêts prolongés, l’exploitant pensait qu’il pourrait être pleinement opérationnel d’ici à mars 2014, un objectif désormais absolument irréaliste.

La survenue en mars 2011 de l’accident de Fukushima a en outre entraîné une réorganisation de la réglementation des installations nucléaires dont pâtit aussi Monju, d’autant qu’il fait en plus l’objet d’enquêtes géologiques en raison de craintes de présence de faille active.

(©AFP / 15 mai 2013 05h32)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2013 |1 Commentaire »

FUKUSHIMA: TEPCO RECONNAÎT LA GRAVITE DES FUITES D’EAU RADIOACTIVES ET PROMET D’AGIR (AFP)

Fukushima:

FUKUSHIMA: TEPCO RECONNAÎT LA GRAVITE DES FUITES D'EAU RADIOACTIVES ET PROMET D'AGIR (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima

TEPCO reconnaît la gravité des fuites d’eau

radioactives et promet d’agir

TOKYO – Le patron de la compagnie d’électricité TEPCO, exploitante de la centrale accidentée de Fukushima, a reconnu mercredi 10 avril 2013 la gravité de fuites d’eau contaminée constatées dernièrement et promis d’agir au plus vite pour vider les réservoirs défectueux.

Nous reconnaissons que c’est une situation grave. Nous avons mis en place une cellule de crise pour traiter ce problème, a indiqué Naomi Hirose lors d’une conférence de presse dans le centre de rassemblement des ouvriers, J-Village, à une vingtaine de kilomètres du complexe atomique.

Nous allons faire en sorte de retirer toute l’eau des réservoirs souterrains, a-t-il expliqué, précisant qu’il espérait que cette opération serait achevée d’ici à début juin.

En attendant que toute l’eau soit transvasée ailleurs, les fuites devraient être pompées au fur et à mesure pour éviter une contamination du sol.

Tokyo Electric Power (TEPCO) avait fait état en fin de semaine dernière d’un premier écoulement d’eau en provenance d’un réservoir creusé dans le sol et recouvert de revêtements censés empêcher l’eau de s’infiltrer dans la terre.

Las, d’autres fuites ont été constatées ensuite, portant à trois le nombre des réservoirs souterrains affectés sur les sept existants.

Nous ne connaissons toujours pas la raison de ces fuites, mais nous travaillons d’arrache-pied avec l’industriel concerné pour élucider le promène, a assuré M. Hirose.

Dans la mesure des capacités disponibles, TEPCO va transférer l’eau de ces réservoirs vers d’imposantes cuves posées au sol, comme c’est déjà le cas pour une grande partie de l’eau accumulée, mais cela exige des travaux pour installer ces équipements.

Nous voulons résoudre ce problème au plus vite, mais matériellement cela ne se fait pas en une journée, a insisté le patron, promettant la construction de nouvelles cuves le plus vite possible.

TEPCO s’engage également à surveiller très étroitement par des prélèvements le terrain menant jusqu’à la mer pour s’assurer que l’eau hautement radioactive ne se répand pas dans l’océan Pacifique contigu malgré les dispositions prises.

L’eau radioactive en question est issue du refroidissement des réacteurs ravagés. Elle est partiellement décontaminée et recyclée pour continuer à refroidir le combustible, mais il existe un excédent qui doit être stocké avant de passer dans un deuxième dispositif de filtrage, actuellement en cours de test.

Le surplus quotidien s’élève à 400 tonnes par jour et le total déjà accumulé se monte à environ 280.000 tonnes pour une capacité de stockage totale de 331.000 tonnes (cuves terrestres et réservoirs souterrains compris).

A cause de ces fuites qui rendent inutilisables en l’état les réservoirs souterrains, TEPCO arrive au taquet et doit accélérer la construction de nouvelles cuves, une tâche pas facile, selon le groupe compte tenu des circonstances dans lesquelles oeuvrent les travailleurs. Un projet d’extension était planifié pour septembre, il va être avancé.

Les problèmes se multiplient ces dernières semaines à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, ce qui a conduit la compagnie à mettre en place une cellule de crise et les autorités à ordonner d’agir vite pour calmer la situation.

Vendredi, TEPCO avait notamment rapporté une interruption du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé du réacteur 3, une avarie vraisemblablement provoquée par des travaux pour empêcher une récidive d’une grave panne d’électricité survenue les 18 et 19 mars 2013.

(©AFP / 10 avril 2013 12h44)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 avril, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP)

Japon:

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima

Photo: AFP/TEPCO

Manifestation antinucléaire à Tokyo

avant le 2ème anniversaire de Fukushima

TOKYO – Des milliers de manifestants ont défilé samedi 9 mars 2013 à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon, près de deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les participants se sont d’abord rassemblés dans un parc du centre de la capitale: la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le Prix Nobel de Littérature Kenzaburo Oe.

Les protestataires ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis la victoire de son parti aux élections législatives de décembre, à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Les organisateurs ont affirmé que 15.000 personnes avaient participé à la manifestation, tandis que la police n’a fourni aucune estimation dans l’immédiat.

M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d’affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Seuls 2 des 50 réacteurs de l’archipel sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l’objet de vérifications de sécurité poussées depuis l’accident de Fukushima.

Le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre: sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire, ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre 2012, avait promis pour sa part d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici à la fin des années 2030.

Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires, ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

Leur initiative a eu lieu deux jours avant le deuxième anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (nord-est) et entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale Fukushima Daiichi.

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

(©AFP / 09 mars 2013 10h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

INQUIETUDE DE PEKIN APRES LES MENACES NORD-COREENNES (ats)

Inquiétude de Pékin après les menaces

nord-coréennes

INQUIETUDE DE PEKIN APRES LES MENACES NORD-COREENNES (ats) dans REFLEXIONS PERSONNELLES coree

Pékin a appelé vendredi 8 mars 2013 au « calme et à la retenue » après que Pyongyang a menacé de dénoncer l’accord d’armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953 et brandi le spectre d’une « guerre thermonucléaire ».

« La Chine appelle toutes les parties concernées à conserver leur calme, à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver les tensions », a déclaré Mme Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Confiant « l’inquiétude » de Pékin face à la détérioration du climat dans la péninsule, Mme Hua a assuré que la résolution 2094 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée jeudi 7 mars 2013 à l’unanimité de ses 15 membres (dont la Chine) et prévoyant de nouvelles sanctions contre Pyongyang, était « équilibrée ».

La Chine, principal pays allié de la Corée du Nord dont elle ne souhaite pas l’effondrement du régime, appelle à la reprise des pourparlers à Six (les deux Corée, Russie, Chine, Etats-Unis, Japon) sur le programme nucléaire de Pyongyang, des négociations qui sont au point mort, a également dit Hua Chunying, en reprenant la phraséologie habituelle de Pékin sur la question.

Menaces
Les tensions sont montées d’un cran vendredi 8 mars 2013 dans la péninsule coréenne, Pyongyang rompant les accords de non-agression avec le Sud.

La Corée du Nord a menacé de dénoncer l’accord d’armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, brandi le spectre d’une « guerre thermonucléaire » et averti les Etats-Unis qu’ils s’exposaient à une « frappe nucléaire préventive ».

(ats / 08.03.2013 11h23)                                                                                                                  

Les sanctions renforceront le programme

nucléaire nord-coréen

La Corée du Nord a déclaré samedi 9 mars 2013 que les nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de Sécurité de l’ONU ne feront que renforcer son programme nucléaire et son programme de missiles. Le régime menace de préparer d’autres essais nucléaires.

Le Ministère des Affaires Etrangères nord-coréen, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle KCNA, indique que le Nord montrera bientôt au monde comment « la manipulation » américaine exercée auprès du Conseil de Sécurité « a renforcé » le statut permanent de Pyongyang en tant que puissance nucléaire.

Les dernières sanctions de l’ONU, au lieu d »affaiblir les moyens de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord augmenteront ses capacités « un millier de fois », poursuit le communiqué. La série de sanctions « concoctées » par l’ONU depuis ces huit dernières années n’ont eu comme résultat en Corée du Nord que « de renforcer ses moyens de dissuasion en qualité et en quantité ».

Téléphone rouge coupé

La Corée du Nord a annoncé vendredi 8 mars 2013 qu’elle abrogeait les accords de non-agression avec la Corée du Sud et qu’elle coupait le téléphone rouge mis en place entre les deux pays. Ces déclarations ont été faites quelques heures après de nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de Sécurité de l’ONU contre Pyongyang.

La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire, est soupçonnée de détenir plusieurs bombes nucléaires et de procéder à des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser. Des manoeuvres américano-sud-coréennes à grande échelle, qui devraient débuter la semaine prochaine, alimentent l’inquiétude sur les risques d’un incident frontalier qui pourrait avoir de sérieuses conséquences.

(ats / 09.03.2013 07h52)   

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 mars, 2013 |Pas de commentaires »
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