GAZ RADIOACTIF RADON EN FRANCE: UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Gaz radioactif

RADON

en FRANCE:

Sigle radioactif sur maison MAISON RADIOACTIVE

Un problème MAJEUR

de

Santé Publique

non traité

réellement

(Thierry LAMIREAU)

Pour celles et ceux qui ne le sauraient absolument pas, le radon est, d’une manière générale, un gaz radioactif d’origine naturelle qui provient de la désintégration de l’uranium présent dans la croûte terrestre. On le retrouve partout à la surface du globe. Nous sommes donc quotidiennement exposés à celui-ci, mais de manière non uniforme. 

Le dossier du gaz radioactif RADON en France avance certes mais plutôt…à reculons si l’on peut dire.

Les enjeux et les intérêts sont MAJEURS donc « pressons-nous de ralentir » pour ne pas ennuyer les « rapaces » qui se « nourrissent » du nucléaire.

J’ai envoyé, au ministère de la Santé, une demande d’interview téléphonique à l’un des services concernés par la gestion du gaz radioactif radon. J’attends toujours la réponse…

Demande interview RADON S ROYAL

Vouloir trop toucher au thème du radon induirait un changement trop important dans de nombreux dossiers qui en dépendent…

Alors, pour l’Etat il est bon de ne pas trop se hâter même si des milliers de morts meurent chaque année en France à cause de la COMPLICITE et de la CULPABILITE institutionnelle.

Pour vous rafraîchir la mémoire, je pense qu’il faut lire ou relire d’abord mon travail passé déjà présenté ici ou là sur internet à propos des incohérences MAJEURES liées à ce dossier de Santé Publique qui reste, à mes yeux, beaucoup plus grave que celui de l’amiante ou du « Médiator » même s’il ne faut pas minimiser ces autres problèmes énormes de Santé Publique.

Station TOTAL RADIOACTIVE DE BESSINES par COUVIDOU SHOW

Relire mon travail passé:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/21/exclusif-gaz-radioactif-radon-un-projet-de-loi-pour-etouffer-laffaire-et-des-ecologistes-ignorants-qui-vont-induire-des-milliers-de-cancers-en-france-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog/

Dans ce nouvel article, vous trouverez deux interviews enregistrées.

A la suite de chaque interview, je vous présente par écrit l’essentiel de l’intervention.

Sigle de la RADIOACTIVITE

Première interview:

Monsieur Philippe MICHAL, Directeur adjoint des Services Techniques de la ville de AIX-LES-BAINS (Savoie) qui est à l’origine de la proposition de Loi sur le radon.

Cette proposition n’a toujours pas été présentée par son « promoteur » le Député-Maire Dominique DORD.

fichier pdf Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

Il y a plusieurs raisons à cela, nous en parlons dans les deux interviews.

Je remercie monsieur MICHAL pour son accueil, sa gentillesse et sa franchise considérant sa fonction et la gravité du sujet abordé lors de notre discussion. Pour le montage sonore, j’ai essayé de garder l’essentiel de notre échange sans dénaturer le sens de notre approche du sujet.

Interview de monsieur MICHAL

à récupérer sur mon compte SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/gaz-radioactif-radon-interview-de-philippe-michal-services-techniques-de-la-ville-de-aix-les-bains

Mise au point:

Il faudra rajouter la mise au point supplémentaire très récente effectuée par téléphone par monsieur MICHAL:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2016/12/ph-michal-telephone-18-nov-20161.mp3

Interview par téléphone

de M.MICHAL

(18 novembre 2016):

« La proposition de Loi n’a pas évolué. Il faut qu’elle soit inscrite à un ordre du jour d’une Législature. Elle ne l’est pas…donc elle n’est pas prise en considération ! Il est possible qu’avec l’ordonnance du 10 février 2016 cela modifie aussi cette proposition de Loi.

Ce n’était pas un projet, c’était une proposition.

Les projets de Loi viennent du gouvernement, les propositions de Loi viennent des Députés.

Le fait que les aménagements liés au problème radon reviennent trop chers n’est pas, à mon avis, fondé. Je ne vois pas pourquoi nos collègues Suisse ont une réglementation radon pour l’habitat et pas la France…

Ce n’est pas une question de coût, c’est une question de lobby.

Je ne pense pas que le coût soit un frein. Le radon c’est presque autant de morts que la Sécurité Routière…

Pour le radon, il n’y a pas d’investissements de faits. Donc c’est plus une question de lobby que de coût…à mon sens… »

fichier pdf MICHAL radon oms Le RADON un élément cancérigène ignoré dans les habitations

NUCLEAIRE

Points principaux de l’intervention

de Ph.MICHAL:

« Le radon est un sujet important. Je suis responsable de l’interface santé et environnement aux services techniques de la ville de AIX-LES-BAINS.

En 1998 les DDASS ont eu comme consigne d’installer des dosimètres dans les collectivités. A AIX-LES-BAINS on a eu deux dosimètres que j’ai réussi à implanter dans des endroits pertinents car nous avons relevé des niveaux de radon qui n’étaient pas « négligeables ».

Ensuite l’on a engagé une étude pour la ville dans le cadre d’un stage universitaire. On a essayé de faire un lien entre le radon et la géologie.

Pourquoi du radon à AIX-LES-BAINS alors que l’on est dans une ambiance calcaire ?

Nous avons fait un état des lieux: le problème radon n’est pas qu’un problème de sol ou de terrain cristallin.

Le radon n’est pas qu’en terrain granitique. On peut aussi en trouver en terrain calcaire. Nous avons fait également des mesures dans l’ensemble des bâtiments publics. Cela a conforté nos données parfois très fortes (3000 Bq/m3 ou plus).

Les normes canadiennes ou américaines sont encore différentes des françaises et sont encore plus contraignantes.

Ensuite, on a agi pour respecter la norme française minimum de 400 Bq/m3. Nous avons, à travers des colloques, confronté les mesures, les méthodologies de mesures et les réponses à apporter. Chaque solution doit être adaptée aux caractéristiques du bâtiment. De fait, nous avons proposé une Loi pour les ERP (Etablissements Recevant du Public) et les habitations privées.

Actuellement il n’y a AUCUNE contrainte réglementaire alors qu’il y a d’autres contraintes dans une habitation (amiante, plomb, termites).

La « prise de conscience » des autorités « évolue » par rapport au problème radon. Désormais le radon apparaît dans le -Plan Régional Santé Environnement 2-. Les 1000 Bq/m3 et les 400 Bq/m3 sont les normes françaises pour les ERP. L’OMS a des références de 100 Bq/m3 !

Les Etats-Unis ont une norme maximale à 200 Bq/m3. Je n’ignore pas cela. 400 Bq/m3, c’est un stade « provisoire ».

Les textes français (du Haut Conseil de la Santé Publique) pour descendre à 300 Bq/m3 maximum ne sont pas encore sortis…On arrivera un jour à aller vers des niveaux de risque « acceptables » !

fichier pdf RADON

A AIX-LES-BAINS, si l’on peut descendre les niveaux plus bas (150 Bq/m3) on le fait. Tous les bâtiments fréquentés par les enfants (à l’exception d’une cantine) sont en-dessous de 400 Bq/m3.

On fait des mesures en interne (car nous ne sommes pas agréés) et avec des mesures agréées. Nous divulgons ces mesures. Parfois, nous sommes descendus de 3000 Bq/m3 à 120 Bq/m3. Maintenant il faut aller plus loin en direction des habitations privées avec des campagnes d’information, de sensibilisation et de mesures.

Pour des ERP l’on avait trouvé de 1000 à 3000 Bq/m3 et l’on ne cachait pas les résultats. Nous avons un partenariat avec l’UFC QUE CHOISIR (pose de dosimètres ou autres appareils).

Il y a une bonne corrélation entre appareils (non agréés) de mesure instantanée immédiate et les dosimètres sur une plus longue durée. Par l’intermédiaire de l’UFC QUE CHOISIR nous avons un partenariat réalisé gratuitement. Les Professionnels du bâtiment ne sont pas assez sensibilisés.

URANIUM EN LIMOUSIN 4

L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) ne veut pas des appareils à mesure immédiate.

La concentration de radon est fluctuante en fonction de multiples facteurs comme la pression atmosphérique, les habitudes de chacun ou l’usage d’un lieu de vie par une personne, etc.

J’ai proposé au Député-Maire (Dominique DORD)  une version de proposition de Loi sur le radon pour que l’on étende à l’habitat l’obligation de faire des mesures de radon.

Des mesures doivent être faites dans l’habitat existant. C’est plus onéreux dans l’habitat existant que dans un habitat nouveau.

En Suisse, ils ne raisonnent pas par « département ». Je pense que le département n’est pas une échelle pertinente pour traiter le radon car il y a une trop grande variabilité de contextes géologiques dans un département pour que l’on puisse trouver quelque chose d’homogène. La Commune voire le Canton est peut-être la meilleure échelle. En Suisse, le Canton est leur échelle.

Dans les lieux plus pénalisants, les dispositions constructives oeuvrent à éviter une concentration trop importante dans l’habitat. Par exemple: les vide-sanitaires sont obligatoires en Suisse…pas en France…surtout en l’ABSENCE DE PROPOSITION DE LOI.

En France, sans vide-sanitaire c’est un GROS PROBLEME si ensuite il faut « traiter » le problème radon.

Le label « HQE » est un label « énergie ». Or, confiner est, au départ, une bonne idée. Mais il n’y a pas que le radon; il y a aussi la qualité de l’air intérieur. Il ne faut pas des lieux totalement clos car il n’y a pas assez d’aération.

Il faut que la QUALITE DE L’AIR et la QUALITE THERMIQUE travaillent ENSEMBLE pour oeuvrer à une existence de bâtiments sains et économes pour l’homme. La QUALITE ACOUSTIQUE doit être aussi prise en compte.

Le PROBLEME RADON dans un bâtiment n’est pas qu’un problème d’aération.

Chaque bâtiment est spécifique. Il n’y a pas forcément une « recette universelle ».

TOUT DOIT ÊTRE TRAITE

EN MÊME TEMPS

DANS CES DIFFERENTS

CHAMPS D’ACTION:

Energie, qualité de l’air intérieur, qualité acoustique. Cela conviendrait, à terme, pour les qualités BBC, HQE, etc.

La problématique Santé Publique doit être imposée.

fichier pdf mem_these_Catelinois

Toute norme engendre un coût économique ! Pour le radon actuellement, il n’y a RIEN ! C’est aberrant !

On laisse se développer des situations qui vont accroître le problème.

Il est certain que le problème radon est un problème de Santé Publique.

IL faut essayer que l’habitat futur n’ait plus ce problème là.

Toute commune doit avoir ce classement radon (cf. article 12 de la proposition de Loi).

Les THERMES:

fichier pdf Stations thermales et Radon

fichier pdf Cours sur les eaux-thermales

fichier pdf irsn_radon_guide-mesure-radon-thermes

fichier pdf PUB de LAMALOU LES BAINS Indication énorme de présence de RADON

Oui, il y a un lien entre source thermale et radon, c’est probable.

Comment ce radon arrive à AIX-LES-BAINS, je ne comprends pas…

Soit ce sont des remontées profondes accompagnées par l’eau thermale qui remonte le radon, soit c’est lié à l’érosion ancienne de chaînes granitiques à une dizaine de kilomètres. Des sédiments qui contiennent de l’uranium ont été déposés en surface, donc ils contiennent du radon. C’est probablement l’une et l’autre des solutions.

Les mesures:

Les mesures ont été faites quand l’établissement était un établissement d’Etat. Je n’ai pas les valeurs !…J’ai entendu dire qu’elles semblaient faibles. Maintenant l’établissement est privé, donc je ne peux pas me prononcer sur un établissement qui n’est pas public !

C’est un ERP donc les mesures sont transmises au Préfet…donc ces mesures devraient être consultables auprès de l’ARS (Agence Régionale de la Santé).

On m’a répondu que « l’agrément radon ne pouvait pas être acquis par les collectivités parce que l’on pourrait être Juge et Partie ». Nous faisons des mesures mais, étant non agréés, nous faisons appel à des bureaux d’étude agréés pour qu’ils nous fassent des mesures officielles. Rien ne diffère entre ces différentes mesures.

Sigle RISQUE D'IRRADIATION

Le problème radon:

Le problème radon est une « balance » entre le coût financier et le bénéfice pour la Santé Publique.

C’est une « balance » dictée par les pouvoirs Publics et les Politiques.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise 100 Bq/m3.

Pour l’instant essayons de supprimer toutes les valeurs énormes. Au-dessus de 1000 Bq/m3 l’on se trouve dans des ambiances de mines d’uranium ventilées !

Pour certaines classes d’école nous avons trouvé des mesures au-dessus de 3000 Bq/m3 !

Maintenant l’on peut dire qu’il faut faire une analyse plus subtile et éviter de dire « que la dose fait l’effet » !

On n’a pas pas forcément une relation linéaire, cela peut-être plus complexe. On trouve plus de cancers du poumon à faible valeur qu’à forte valeur.

La Savoie n’est pas classée « prioritaire radon » ! Les résultats statistiques et les mesures effectuées ne sont pas suffisamment représentatives de la situation réelle.

Pour moi, je le redis, le meilleur classement serait un classement par commune parce que cela me semble plus fiable et représentatif du phénomène radon en France. Par exemple, à AIX-LES-BAINS il y a une situation géologique différente. Si vous me citez certains endroits rien que par la géologie, je peux vous dire s’il y a une forte probabilité d’y avoir du radon ou pas.

Par exemple, pour moi, la Corse c’est les Alpes, par rapport aux cancers du poumon et à la situation géologique liée au radon. »

Deuxième interview:

Monsieur Richard MARCOS, directeur de la société DIAL, spécialisée, entre autres polluants, dans le traitement du gaz radon.

Interview de Richard MARCOS

sur mon compte SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/gaz-radioactif-radon-interview-de-richard-marcos-dial-20-mai-2016

LOGO DIAL

Contact Richard MARCOS:

Téléphone: 09 82 24 21 05

Mail : dial.rmarcos@gmail.com

« La Société DIAL est une jeune Société. On travaille sur trois axes: l’énergie, l’innovation et l’environnement.

On a rencontré la Société AYKOW qui est une start-up de CAEN dans le Calvados. Elle a travaillé sur le thème du gaz radon. Pour développer leur activité, ils ont buté sur les lourdeurs administratives françaises avec notamment les ARS (Agence Régionale de Santé).

fichier ppt AYKOW-CARST CONFERENCE DU 26042015 AU CANADA-Version Française

Ils ont abandonné la partie France et ils sont partis au Canada où leurs appareils ont un beau succès. Ils interviennent dans les pays nordiques, en Suisse et aux Etats-Unis.

Nous les avons donc rencontrés. Ils étaient intéressés par notre proposition commerciale. On a dit: « on va essayer de contacter toutes les ARS et tous les organismes et institutions qui s’occupent du radon en France ».

Cela fait maintenant trois ans que DIAL se bat. Malheureusement il s’avère que les institutions françaises veulent bien faire de la prévention mais pour le reste

Il a été distribué 5000 dosimètres pour des lieux de vie et au bout de deux mois nous avons eu une moyenne du niveau radon. Derrière la pose de ces 5000 dosimètres il y a une gestion de certaines Associations. L’on a ainsi une liste de lieux avec des dépassements de seuils en Bq/m3 pour le radon. Mais ils ne vont pas dans le détail. Donc j’ai rencontré des gens des ARS en leur expliquant tout cela. Les ARS ont répondu: « non, non, on ne veut pas faire de commercial. On ne veut pas donner le nom de Sociétés ».

Alors j’ai dit: « vous faites comment alors ? Vous allez voir un particulier qui lui ne sait pas qu’il a du radon chez lui. Il ne sait pas que c’est nocif et qu’il peut avoir un cancer des poumons. Vous mettez gratuitement pendant deux mois un dosimètre. C’est super et vous lui dites, voilà, vous avez donc du radon chez vous. J’ai le remède mais je ne peux pas vous le donner ! Pourquoi ne parlez-vous pas de nos appareils » ?

Nous avons développé deux appareils. Le premier, VICTORIA.

C’est un petit avertisseur sonore qui marche avec une pile. Il est réglé à un niveau de 200 Bq/m3. La Loi française aujourd’hui se réfère à 400 Bq/m3 mais l’on va probablement vers 300 Bq/m3. Lorsque le radon pénètre dans l’habitat, l’appareil va sonner à partir de 200 Bq/m3. Ensuite, il va faire un cycle de trente minutes. On demande aux habitants d’ouvrir les fenêtres à ce moment là et il se crée ainsi une légère surpression de l’air qui va le diluer et donc également le radon.

Le deuxième appareil, le RADOSTAT, gère une VMC.

C’est un interrupteur marche/arrêt à contact sec. Il est réglé à 150 Bq/m. Il est cablé sur la ventilation VMC double flux. Lorsqu’elle est en forte puissance elle crée une légère surpression. Lorsque le radon arrive à 150 Bq/m3, la VMC double flux se déclenche à forte puissance pendant un cycle de vingt minutes. Cette légère surpression va diluer le radon. Ensuite, la VMC double flux revient en position normale. Le système reste en veille 24h/24. L’intérêt de cet appareil c’est que l’on agit sur le radon lorsqu’il est en mouvement ascendant.

Personne n’a un appareil qui permet de dire: « le radon vient de pénétrer, il faut agir tout de suite ». Les bureaux d’études disent: « On va mettre les bâtiments en surpression 24h/24. »

Donc, nous ne sommes pas dans le cadre des économies d’énergie !

J’ai présenté cela aux ARS et…cela n’a pas été plus loin ! J’ai envoyé plusieurs mails et l’on m’a dit: « Merci pour l’info » !

fichier pdf Radon_invit_2012_02_07 Habitat sain et RADON

J’ai rencontré des personnes de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). Ce sont des gens qui vont dans le bon sens pour le radon. Ils vont essayer nos appareils dans un bâtiment. Par contre pour l’IRSN, ils me disent: « nous sommes là pour faire du diagnostic » etc…L’IRSN m’a « renvoyé en touche » !

fichier pdf Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

L’ASN veut bien avancer dans ce domaine. Toutes les nouvelles technologies les intéresse. L’IRSN ne veut RIEN savoir. Tous les autres organismes font du diagnostic mais que fait-on une fois que l’on sait qu’il y a du radon ? Que fait-on ?…La question est là.

Le RAMON 2.2 n’est pas un concurrent pour nous car il donne les résultats sur 24h ou 48h.

Ce qu’il faut retenir et qui est important c’est l’idée que le radon est ascendant.

fichier pdf PLAQUETTE DE PRESENTATION Victoria&Radostat DIAL

Le VICTORIA coûte 220 euros TTC.

Le RADOSTAT coûte 750 euros TTC.

fichier pdf Notice_Utilisation_Radostat

Il y a 31 départements français pris en compte. L’IRSN a sorti de nouvelles cartes. Cela évolue. Cependant, il faut noter que tout le sud de RENNES (35) est envahi par le radon. A NANTES (44), ville non prise en compte dans la sélection officielle, il y a du radon ! Je vous dirais même que le long de la Garonne il y a du radon mais, là aussi, ce n’est pas officialisé.

Donc personne ne sait réellement aujourd’hui où il y a du radon. Voilà…

Comme vous le savez, la Loi datant du 22 juillet 2004 pour les ERP (Etablissements recevant du Public) oblige toute mairie qui a du radon à faire d’abord un diagnostic radon. S’il y a du radon, elle DOIT faire une REMEDIATION. (faire des travaux pour éliminer ce fameux radon).

Je suis dans une petite commune de Bretagne (22), la mairie m’a dit:« On a beaucoup de frais alors…on ouvrira plus les fenêtres dans les écoles » ! Même les ARS disent sur leurs sites internet: « Parfois il suffit d’ouvrir les fenêtres ».

Là je m’indigne parce que le radon n’a pas d’heure.

Le radon peut arriver n’importe quand, n’importe où, à n’importe quelle heure, à n’importe quelle saison (été comme hiver), avec chauffage ou sans chauffage.

La sortie du radon c’est un mouvement sismique qui se fait.

Il est inodore, incolore, insipide.

Donc, l’on ne sait pas qu’il est là !…

La Loi française dit: on reste à 400Bq/m3, on va aller vers 300 Bq/m3 mais il faut savoir qu’à 50Bq/m3, un bébé qui est à moins de 50cm du sol, le pauvre…il en prend !

Prendre du radon pendant 15 à 20 ans, même à de faibles niveaux, peut amener à ce fameux cancer des poumons qui est « devant » les effets du fumeur passif au niveau des décès par an.

Il y a tout de même 3000 morts par an en France avec, en plus, des projections statistiques basses de la part des organismes officiels. Il ne faut pas oublier que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise au MAXIMUM 100 Bq/m3 !

Au Canada et aux Etats-Unis ils sont autour de 150 Bq/m3. Nous, en France, on dit 400 Bq/m3 !

Un organisme officiel (que je ne souhaite pas citer) français m’a dit: vous réglez votre appareil à 400 Bq/m3 même si vous pouvez mesurer à moins parce que c’est la Loi !

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il n’y a pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des stériles miniers, pas de prise en compte des gisements d’uranium, de schistes, des mica-schistes, des limons et argiles dans les dépôts des grands fleuves uranifères. Et le classement qui limite à 31 départements l’investigation est une SUPERCHERIE, je suis d’accord avec vous monsieur LAMIREAU.

 fichier pdf GAZ RADIOACTIF RADON UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE

Je vais même aller plus loin. Notre ingénieur a développé un appareil, trop cher actuellement, qui permettra à l’avenir de mesurer 300 mètres par 300 mètres avec une transmission en temps réel en direction des ARS par exemple.

En Belgique les organismes officiels présentent les entreprises habilitées à traiter le radon. En Suisse c’est la même chose. Au Canada ce sont des Associations à but non lucratif qui agissent contre le cancer en travaillant avec les professionnels du bâtiment. En France: il n’y a RIEN du tout !

On dit simplement: mettez des dosimètres que vous achèterez chez telle société et puis vous saurez si vous avez du radon. C’est tout ! J’en ris malgré tout au bout de trois ans mais on fait croire que l’on va se battre et en fait il ne se passe RIEN !

La loi du 22 juillet 2004 sur les ERP oblige au diagnostic mais globalement CE N’EST PAS FAIT !

Pourquoi ?…Normalement, les doubles des résultats devraient partir à l’ASN avec la liste des ERP qui dépassent un certain niveau de radon.

Pour les particuliers, cette proposition de Loi est une « mascarade », je suis d’accord avec vous monsieur LAMIREAU parce qu’en fait CE PROJET DE LOI N’EST JAMAIS SORTI !

On n’arrive pas à avoir des renseignements de la part des personnes qui l’ont signé. Elles se TAISENT et l’on ne sait pas pourquoi.

fichier pdf Ordonnance_n°_2016-128_du_10 février 2016 Obligation mesure RADON dans habitations françaises

La ministre de l’Environnement, Ségolène ROYAL, a sorti une ordonnance le 10 février 2016 qui dit que: « tout particulier qui voudra louer ou vendre un lieu d’habitation devra prévenir le futur acquéreur de la présence de radon lorsqu’il sera dans cette « fameuse » zone des 31 départements ».

Et à partir de juillet 2017, ce site devra être effectif. Donc l’on a l’impression que l’on va vers un diagnostic radon imposé chez les particuliers mais aujourd’hui…il y a une réticence: les agences immobilières ne bougent pas parce que, du coup, elles ont PEUR d’une dévalorisation des biens.

ET C’EST A CE MOMENT LA QUE J’AI COMMENCE A COMPRENDRE POURQUOI CE PROJET DE LOI N’EST PAS SORTI !

On préfère effectuer chaque année un décompte de 3000 morts par an et ne pas déranger les agences immobilières, les propriétaires, les maires, les élus et les administrés, etc…

J’espère que cette ordonnance va être efficace mais actuellement j’ai encore des doutes…

Une personne qui travaille dans une centrale nucléaire est mieux protégée qu’un individu qui a été chez lui « tranquillement » avec du radon. Si la population savait tout ceci, beaucoup de citoyens réagiraient…

justice-nucleaire

LE SCANDALE DE L’AMIANTE EST « EN-DESSOUS » DU SCANDALE DU RADON.

On est face à une trentaine d’années d’inaction de différents organismes comme l’IRSN, le CSTB, l’ASN, le ministère de la Santé etc…

Notre entreprise s’en sort grâce aux autres appareils en vente pour l’air intérieur mais pour le radon c’est très difficile. On me laisse parler mais on ne m’aide pas vraiment…C’est « gentillet ».

Le problème avec

certains journalistes:

Il n’y a pas de suivi des sujets traités par la majorité des journalistes notamment pour parler de la remédiation sur les lieux. Les journalistes écoutent les organismes officiels mais pas les entreprises à cause du côté commercial. Par rapport à la CRIIRAD (Commision de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) on fait de la remédiation et des travaux. La CRIIRAD fait surtout des diagnostics ».

  Présentation de la société DIAL  

(sur son site internet)

 en charge de la commercialisation

des produits AYKOW:

LOGO DIAL

La Société DIAL qui travaille autour de trois axes ENERGIE-INNOVATION-ENVIRONNEMENT- commercialise et représente les produits de détection et de remédiation pour la lutte contre le radon de la Société AYKOW, en proposant des solutions économiques autant par son installation que par les économies d’énergies qui en découlent.

La Société AYKOW est spécialisée dans la détection des particules, la détection des polluants et des systèmes de traitement de l’air intérieur.

Les appareils s’adaptent à toute installation (VMC double flux-VMI-CAISSON DE VENTILATION-POMPE A PUISARD etc.)

PRESENTATION DES PRODUITS :

Par exemple les plombiers peuvent proposer le VICTORIA pour des clients qui ne sont pas équipés de VMC double flux, surtout dans les salles de bain ou le RADON étant dilué dans l’eau et transporté par l’eau arrive dans les salles d’eau.

LE VICTORIA est le premier avertisseur sonore qui détecte le RADON en temps réel, il se pose à 1 mètre du sol sur une table dans une pièce de vie, une chambre ou une salle de bain, il détecte le RADON à 200 bq/m3 avec un signal sonore et ensuite fait un cycle de 30 mn avec une led qui clignote toutes les 6 secondes, on demande à la personne présente d’ouvrir les fenêtres ou portes pendant 15 mn après ce cycle. Si le système ne sonne plus c’est que le RADON est parti.

LE RADOSTAT détecte le RADON en temps réel, il met 20 mn pour établir la mesure a 150 bq/m3 et donne l’ordre de stopper l’évolution du RADON pendant 20 mn, c’est, en fait, un interrupteur à contact sec qui, associé a une VMC DOUBLE FLUX, est branché sur la vitesse la plus forte, de façon à provoquer une insufflation plus importante que l’extraction ; on peut aussi le brancher sur un ventilateur VMI (Ventilateur Mécanique Inversé).

Dans le cas d’un vide sanitaire il faut créer une légère dépression en faisant une extraction par une ventilation mécanique et donc l’on associe le RADOSTAT pour la détection en temps réel et le pilotage.

Compte tenu qu’il ne se déclenche que s’il y a du RADON, il a été prouvé que nous faisions une économie de 80 % d’énergie.

Conclusion personnelle

provisoire:

Je travaille sur ce dossier radon depuis 1992 et j’ai, de très nombreuses fois, averti les instances dites « responsables » de ce pays qui m’ont TOUJOURS fait passer pour un « dingue qui voulait affoler la population ».

Pour le sujet qui suit l’on a voulu aussi me faire passer pour un « dingue »:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

Il s’avère que le « dingue » a TOUJOURS eu raison mais TOUJOURS…trop tôt !

fichier pdf Meta Analyse Les effets des Rayonnements ionisants même à bas niveau sont confirmés

Depuis presque trois décennies j’essaye d’avertir les gens sur le danger du radon et sur la complicité par omission ou mensonge de nombreux politiques et « responsables » de la Santé Publique.

fichier pdf ASN-plan-action-radon-2016-2019

Il faudrait faire une liste de tous ces criminels en puissance qui, par leur incompétence ou leur ignominie, induisent de fait une augmentation de la morbidité et de la mortalité dans ce pays.

La liste serait certainement très longue. Le nombre d’individus en cols blancs sous les lambris dorés de la République pourraient remplir des prisons déjà bien pleines.

En outre dire que des enfants ont subi des « niveaux supérieurs à des mines ventilées » c’est reconnaître que l’on a détruit la santé de ces pauvres petits pendant plusieurs décennies.

Actuellement il y a de très nombreuses communes qui ont de sacrés problèmes avec le radon dans des écoles (GERARDMER dans les Vosges, PARTHENAY dans les Deux-Sèvres) ou OTTANGE dans le Nord-Est avec plusieurs habitations privées par exemple. Elles essayent de « traiter » le problème (ou pas) mais…TROP TARD. Des enfants et des adultes ont ainsi été irradiés et contaminés GRATUITEMENT pendant des années !

Et puis soulignons LA ruse  (habituelle chez les technocrates) des décideurs:

Une ordonnance, publiée le 10 février 2016, oblige vendeur et bailleur à mentionner le risque d’exposition dans l’état des risques naturels, miniers et technologiques. Hélas, son décret d’application n’ayant jamais été pris, cette disposition ne sera pas mise en œuvre

Le 29 août 2017:

On écarte définitivement

le réel problème RADON

L’Alliance HQE-GBC a publié, le 29 août 2017, son guide pratique de mesure de la qualité intérieure à réception des bâtiments neufs et rénovés.

fichier pdf news-29552-mesure-air-interieur-hqe-gbc

Ce guide « opérationnel apporte aux professionnels, maîtres d’ouvrage – maîtres d’œuvre – entreprises, à chaque étape clé du projet, des conseils pratiques pour réaliser et réussir une campagne de mesure », souligne l’association. Et ce, en « adéquation avec le contexte règlementaire » prévu notamment dans les établissements recevant du public (ERP).

L’Alliance a également établi un protocole de mesures qui « permet de qualifier, selon une méthode scientifiquement fondée, l’air intérieur respiré par les occupants à leur arrivée dans le bâtiment. Les mesures proposées par ce protocole permettront de s’assurer que les actions mises en œuvre sont efficientes », ajoute Philippe VAN DE MAELE, son président.

On ne « surveille » l’éventuel problème radon que dans certains départements (première erreur) et surtout pas « selon une méthode scientifique fondée » (deuxième erreur) !

« Les mesures proposées par ce protocole » ne permettront surtout pas de « s’assurer que les actions mises en oeuvre sont efficientes » car il faudrait une surveillance (un état des lieux) sur les quatre saisons pour pouvoir affirmer que ce « protocole permettra de s’assurer que les actions mises en oeuvre sont efficientes » !

Il est d’ailleurs fait référence à une « concentration moyenne intégrée sur plusieurs jours », tout ce qu’il « faut » pour minorer le problème s’il y en a un…

Enfin, il faut noter que le problème radon n’est abordé que très discrètement dans ce dossier mis à la disposition de tous les professionnels du bâtiment (un mot dans un tableau) alors même que cela reste un problème MAJEUR de Santé Publique !

Que dit la CRIIRAD ?

fichier pdf CRIIRAD dénonce une sous évaluation du radon

Un rappel sur d’autres lieux dans le passé:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/03/28/limousin-du-gaz-radioactif-radon-dans-une-maison-ou-lon-gardait-des-enfants-un-petit-exemple-de-lheritage-catastrophique-de-cogemaareva-et-un-probleme-majeur-de-sante-publique-thierry-lamirea/

Que dit MACRON 

un certain 11 septembre 2017 ?

« Il faut moins de normes environnementales et sociales  pour créer plus de logements. » 

Nous avons donc l’annonce officielle d’un CRIME organisé mis SCIEMMENT en place par l’Etat, les lobbies du nucléaire et le MEDEF….alors qu’auparavant tout restait dans l’ombre !

Nous affrontons désormais une attitude franchement MACHIAVELIQUE.

Savoir que les instances sanitaires françaises cautionnent une mortalité importante avec une approche qui pourrait faire croire au traitement réel du dossier radon me dégoûte tellement c’est dégueulasse d’hypocrisie.

Répétons-le:

Le dossier radon en France est PIRE que celui de l’AMIANTE ! 

Les « dingues » comme moi continueront sans cesse de le crier à la face des CENSEURS de ce pays.

Pour rappel, il y a trois décennies, les « lanceurs d’alerte » étaient appelés auparavant des…

« FOUTEURS DE MERDE » par les industriels et les politiques.

CARPE DIEM !

Thierry LAMIREAU

NOTA:

En cliquant sur les images vous pouvez les visualiser d’une manière plus grosse.

MALI ET NIGER: L’INAVOUABLE AVOUE PAR UN PREMIER MINISTRE…(Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-MALI et NIGER-

L’invasion du MALI:

La véritable raison

avouée par VALLS

un certain

dimanche 17 janvier 2016

à 1h45…

Radioactivité mine de ARLIT au NIGER

(Photo: le NIGER et la radioactivité

des mines d’uranium de AREVA)

(Thierry LAMIREAU)

Voilà, au détour d’une intervention de communication, le Premier ministre français, Manuel VALLS, avoue à 1h45, dans l’émission « On N’est Pas Couché » de Laurent RUQUIER, la véritable raison de l’invasion du MALI…

En fait, c’est ce que disaient certains, dont moi, mais qui étaient considérés, à l’époque, comme de « grands n’importe quoi » par les politiques de tout bord et les journalistes « aux ordres » participant à l’OMERTA pratique, paresseuse et habituelle.

Modélisation contamination radioactive par armes URANIUM

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/03/31/le-scandale-des-armes-a-luranium-appauvri-contributions-diverses-tres-argumentees/

Notre cher VALLS avoue donc que « oui, La France devait libérer le Mali pour défendre un intérêt fondamental…l’URANIUM, pour les industries du nucléaire. Mais, il n’y a aucune honte à le dire, et si nous intervenons, comme nous le faisons à travers nos avions et avec nos aviateurs en Irak et en Syrie, nous l’assumons pleinement. »

Je vous propose le son, pas besoin d’image, du passage de l’émission où VALLS avoue un SECRET D’ETAT:

(Dialogue entre Jérémy FERRARI et Manuel VALLS)

Si, Monsieur VALLS, il est honteux de le dire et inconscient de l’avouer surtout en plein Etat d’Urgence et en plein affrontement contre les différents groupes dits « terroristes ».

Avouer de tels faits met en DANGER des populations civiles de différents pays…dont la FRANCE.

Il est aussi honteux d’avouer une piètre réalité qui n’aurait dû rester que dans les papiers détruits de la DGSE…

La version URANIUM APPAUVRI est

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/04/13/365-jours-au-mali-ladj-ly-said-belktibia-et-benkoro-sangare/

J’ai aussi toujours raison lorsque je dis que TOUS les Etats classifient SECRET DEFENSE leur utilisation d’armes radioactives à l’uranium « appauvri », au thorium, plutonium, béryllium, etc…

Et merci pour la planète et le monde du vivant qui, de fait, seront pollués pour 4,5 milliards d’années, si l’on considère les durées de vie de certains radio-éléments. 

Vive la COP21, pas vrai ?

HOLLANDE respecte l'environnement

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/11/04/vla-hollande-et-sa-cop21-une-creation-musicale-speciale-thierry-lamireau/

Mais ça, par définition, ce SECRET DEFENSE, AUCUN Etat ne l’avouera…même à 1h45 dans une émission « people » de télévision !…

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du documentaire URANIUM EN LIMOUSIN

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

COLLOQUE ANNIVERSAIRE DE « L’APPEL DE PARIS » du 14 NOVEMBRE 2014: EXCLUSIF ! THEMES, BUTS, INTERVIEW ET CONTRIBUTION DE THIERRY LAMIREAU (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Colloque anniversaire

de « L’APPEL DE PARIS »

du 14 novembre 2014:

L'arbre et l'homme

-EXCLUSIF-

Thèmes, buts,

contributions,et

interview 

(Thierry LAMIREAU)

Quatrième colloque anniversaire de « l’Appel de Paris ».

Faire reconnaître les atteintes à la santé et à l’environnement

comme crime contre l’humanité :

Quelle stratégie ?  Comment s’organiser ?

 

Conférence grand public et professionnels / 150€ - 14 novembre 2014

Paris 15 – France

« L’Appel de Paris » fêtera cette année son 10ème anniversaire. Comme vous le savez, cet appel sur les dangers de la pollution chimique lancé le 7 Mai 2004 a eu un grand retentissement en France et en Europe et est peut être résumé par les 3 articles suivants :
Article 1 : la plupart des maladies sont causées par la pollution chimique ;
Article 2 : en raison de cette pollution, l’enfance est en danger ;
Article 3 : si nous continuons à polluer l’environnement comme nous le faisons, c’est l’espèce humaine elle-même qui se met en danger.
Plusieurs Prix Nobel de Médecine, les Professeurs François Jacob, Jean Dausset, et Luc Montagnier ont signé cet Appel, de même que l’ensemble des Conseils de l’Ordre des médecins des 25 Etats membres de l’Union Européenne de l’époque, plus de 1500 ONG et environs 350 000 citoyens européens.

Cette déclaration internationale a notamment contribué à la mise en œuvre de la règlementation REACH.

Le colloque anniversaire se tiendra le vendredi 14 novembre 2014 dans les locaux de la Maison de l’UNESCO à Paris.

Il fera le point sur ce qui a été fait en matière de lutte contre la pollution chimique depuis ces dix dernières années et aura aussi pour objectif d’étendre les risques sanitaires à la pollution physique, en particulier électromagnétique.

Il réunira, aux côtés des initiateurs de cet Appel, des scientifiques, des personnalités juridiques et politiques, des représentants de l’OMS et de la Commission Européenne, ainsi que des journalistes.

Conséquence directe de cet Appel, l’objectif sera aussi de poser la première pierre à la reconnaissance de la destruction et de la pollution de la nature comme crime contre l’Humanité.
Il aura pour objectifs :

1- d’étendre « L’Appel de Paris » à la pollution physique, en particulier électromagnétique ;
2- d’annoncer la création d’une Fondation d’utilité publique destinée à promouvoir cet Appel et les solutions techniques et scientifiques qui en découlent ;
3- enfin et surtout, conséquence de l’article 3, de rassembler des scientifiques et juristes afin de faire reconnaitre la pollution comme CRIME CONTRE L’HUMANITÉ.

 Maison de l’UNESCO 

125 avenue de Suffren – Paris 15 – France Contacts
 • appeldeparis2004@gmail.com
 • Téléphone : 0145785353

fichier pdf TEXTE DE L’APPEL DE PARIS du 7 mai 2004

Programme:

 LA POLITIQUE ET LA PLANETE

A  l’occasion  des  10  ans

de l’Appel de Paris

 Quatrième colloque anniversaire

 

Faire reconnaître les atteintes à la santé

 et à l’environnement comme crime

contre l’humanité : Quelle stratégie ?

Comment s’organiser ?

 -14 Novembre 2014

Maison de  l’UNESCO

125 avenue de Suffren –75015 Paris-

appeldeparis2004@gmail.com www.artac.info

Organisé par l’ARTAC et  l’ECERI

Vendredi 14 Novembre 2014:

8h30 Enregistrement

9h00 Accueil des participants

Ouverture du colloque : Janos Frühling (Belgique)

Allocution de bienvenue : Dominique Belpomme (France)

Première session:

L’espèce humaine en danger : les preuves  scientifiques

Modérateurs: Janos Frühling (Belgique) et Luc Montagnier (France)

9h15 Cancer et environnement : Le rapport du « Panel Cancer » du Président

Richard Clapp (USA)

9h30 Genèse multifactorielle des maladies chroniques

Luc Montagnier (France)

9h45 L’extrême  vulnérabilité du fœtus et ses conséquences sur la santé

Ernesto Burgio (Italie)

10h00 Champs électromagnétiques et santé : le nouveau paradigme

André Vander Vorst (Belgique)

10h15 PAUSE

10h30  Pollution radioactive et santé : le risque nucléaire

Paul Lannoye (Belgique)

10h45 La destruction de la flore et de la faune

Allain Bougrain-Dubourg (France)

11h00 Le réchauffement climatique et ses conséquences
Jean Jouzel (France)
11h15 Vote du 1er amendement  de  l’Appel  de  Paris
11h30 Questions des journalistes (Modérateur : Hervé Kempf)

12h00 PAUSE DEJEUNER

Seconde Session:

Dérives sociétales et déni politique

Modérateurs : Paul Deheuvels (France) et Jean Huss (Luxembourg)

13h30 Pollution chimique et santé : de la science à la politique

Paul Deheuvels (France)

13h40 La  perte  d’indépendance  scientifique

Lennart Hardell (Suède)

13h50 OGM : Conflits d’intérêts et controverses scientifiques

Gilles-Eric Seralini (France)

14h00 Pesticides et santé : le cas des Antilles Françaises

Josiane Jos Pelage (France)

14h10 La politique de santé publique au Canada

14h20 Table ronde : quelle politique en matière d’environnement et de santé? 

Aline Archimbaud (France), Hiltrud Breyer (Allemagne), Gert Peter Bruch (France), François Grosdidier (France), Marie Christine Dewolf (HEAL), Chantal Jouanno (France), François Veillerette (PAN-Europe).

15h00 Questions des journalistes (Modérateur : Fabrice Nicolino)

Troisième session:

La Science au service de la Justice, la Justice Pénale au secours de l’Humanité

Modérateurs: Laurent Neyret et Etienne Riondet (France)

15h40 End Ecocide : quelle stratégie ?

Valérie Cabanes (France)

15h50  Vers une protection juridique des générations futures

Emilie Gaillard (France)

16h00 Nécessité d’imposer des sanctions pénales aux actions contre l’environnement et la santé

Antonino Abrami (Italie)

16h10 Table Ronde:

Faire reconnaître les atteintes à la santé et à l’environnement comme crime contre la survie de l’humanité : comment s’organiser ?

Ahmed Alami (Maroc), Marie-Odile Bertella-Geffroy (France), Florent Compain (France), Sandor Fülöp (Hongrie), Corinne Lepage, Laurent Neyret (France), Damien Short (Grande-Bretagne).

Point de vue de Madame et Messieurs les ambassadeurs

de Bolivie, Equateur, Guatemala et Philippines.

17h00 Parole à la salle :

Vote  du  deuxième  amendement  de l’Appel de Paris

17h20 CONCLUSION:

Pour s’inscrire, contacter l’ARTAC par téléphone au : 0033(0)1 45 78 53 53 ou par mail à l’adresse : appeldeparis2004@gmail.com

fichier pdf programme COLLOQUE ANNIVERSAIRE DE L’APPEL DE PARIS Vendredi 14 novembre 2014

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI

Première contribution envoyée

par Thierry LAMIREAU

à « L’APPEL DE PARIS »:

 

LAMIREAU Thierry                                                              RUMILLY, le 28 octobre 2014

6 bis, route de la FULY

74150 RUMILLY

email : t.lamireau@free.fr

Tél: 06 32 18 94 37

Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

Enseignant

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

 

« L’APPEL DE PARIS »                                                                                                                  

 

Objet: non utilisation, destruction et interdiction des armes à l’uranium «  appauvri »

par l’Etat français et TOUS les Etats utilisateurs

 

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN », ancien irradié et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.

En effet, la France, les Etats-Unis et quelques autres utilisent, lors de conflits (à travers par  exemple les interventions de l’OTAN, les mandats de l’ONU ou en nom propre des pays) divers, des armes dites « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Certains aéronefs (avions de chasse, hélicoptères d’attaque, certains blindés, quelques drones)  ont ainsi envoyé ces armes sur les sols de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Liban, etc.

Au Mali, en Centrafrique, en Syrie, en Irak et en Libye, la France a décidé d’envoyer, entre autres, des MIRAGE 2000, des RAFALE, des hélicoptères TIGRE et certains blindés.

Pour une destruction plus rapide et « efficace », ces appareils utilisent les « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Bizarrement, les médias ne peuvent témoigner des actions de l’armée française comme par exemple dans le nord du Mali.

L’une des raisons de cette « omerta » est évidemment l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par les aéronefs.

Faut-il rappeler que l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » est classée « SECRET DEFENSE » par les Etats.

Ainsi, cette utilisation d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale.

L’uranium métal inclus dans le pénétrateur de ces armes est, si l’on peut dire, l’arbalète des temps modernes.

L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et, de ce fait, au lieu de traverser un char en traverse deux ou pénètre dans des bâtiments en béton à des profondeurs encore plus importantes.

Après le lancement de l’obus, le sabot s’ouvre en libérant le pénétrateur à une vitesse supersonique de 1700 mètres par seconde.

A cette vitesse, l’impact est celui d’un caillou dans l’eau, le blindage de l’objectif visé jouant le rôle de l’eau et la flèche de l’arme celui du caillou.

 Environ 50 pays (dont la France) détiennent ou fabriquent (et peuvent donc utiliser) des munitions contenant de l’uranium « appauvri ».

Ces pays affirment que « l’utilisation de ces munitions se justifie sur un plan militaire car elles sont plus « efficaces » que celles au tungstène (l’autre option principale) pour pénétrer dans les blindages ou le béton » (Ministère de la Défense 2001, Mémorandum : Gulf War Illnesses, présenté au Defence Select Committee de la Chambre des Communes, le 26 avril 2001, Londres, HMSO, P.37. Department of the Air Force, Headquarters United States Air Force).

Ajoutons que l’uranium « appauvri » coûte moins cher que le tungstène et qu’il est plus largement disponible.

En outre, la densité et la vitesse de ces armes permettent aux pilotes qui les lancent de se trouver plus loin de la cible lorsqu’ils tirent, ce qui accroît leur sécurité (Pour une étude de l’intérêt militaire de l’uranium « appauvri », voir Carnaham, 2008).

Mais ces armes possèdent d’autres effets, ceux-là, plus dévastateurs et à très longs termes.

L’entrée brutale dans la cible entraîne une surpression terrible capable de faire sauter une tourelle de char comme un bouchon de champagne. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible)  dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents. Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu en libérant IN SITU différentes particules RADIOACTIVES ET CHIMIQUES.

Je tire ces informations d’un document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (Document AC/258-D/425).

L’on peut lire dans ce même document :

« Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. Le dépôt d’uranium « appauvri » pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la contamination se met dans la chaîne alimentaire.

Le taux de conversion de l’uranium « appauvri » métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (très petites), est bien plus important (de 10 à 1000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’uranium « appauvri » en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’uranium « appauvri » et de contamination de la surface. »

Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques…comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidité (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché…il y a, de ce fait, une transmission aux générations suivantes.

L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique.

C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.

Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demi-vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel…ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !

Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Le mythe de la « guerre propre » a fait long feu…si je puis dire !…pour les peuples autochtones comme pour les militaires et journalistes ayant approché de trop près les pollutions de ces armes.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique prévoit d’ailleurs un excès d’un demi-million de morts rien que pour l’Irak !

 Il y a une violation

des règles internationales

de radioprotection.

Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales (Convention de LA HAYE de 1899 et 1907, de GENEVE de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite « Convention des armes inhumaines ») pour les raisons citées précédemment.

« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs » et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD Corinne CASTANIER et Bruno CHAREYRON).

La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays (comme la France) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre 

sous couvert

de l’OMS et de l’ONU !

L’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Il y a, malheureusement, pire que la folie fanatique d’un individu…il y a la folie meurtrière des Etats comme la France et bien d’autres.

Les efforts de désarmement ont enregistré, au fil des années, des succès remarquables…même si toutes les armes devraient être interdites !

Ces initiatives n’étaient pas complètement aléatoires ; elles visaient généralement à neutraliser et à retirer de la circulation des armes pouvant enfreindre le droit des conflits armés.

Les Etats ont interdit les armes chimiques en 1993, puis les armes à laser aveuglantes en 1995 et les mines antipersonnel en 1997.

La campagne de désarmement la plus récente a conduit à l’interdiction des armes à sous-munitions (pour les pays qui adhèrent à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008).

Quelles armes « nouvelles » devraient faire l’objet d’un prochain traité d’interdiction ?

Nombre de personnes pensent que ce devrait être les armes à l’uranium « appauvri » !

A ce jour, AUCUN média n’a repris mes informations, pourtant très nombreuses sur mon blog lesoufflecestmavie.unblog.fr !

Il est clair que les médias participent à l’OMERTA….

 Mon argumentation doit être intégrée

aux articles de « L’APPEL DE PARIS »

Les Etats ne s’engageront JAMAIS à arrêter, détruire et interdire l’usage des armes à l’uranium « appauvri » et à œuvrer sans relâche auprès des instances internationales comme l’ONU pour que ces munitions soient définitivement interdites dans tous les conflits sur la planète si la pression internationale reste inexistante !

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.

Thierry LAMIREAU

 

fichier pdf Lettre du 28 octobre 2014 pour l’APPEL DE PARIS ARMES A L’URANIUM APPAUVRI

AAAAAAAAAA

Deuxième contribution envoyée

par Thierry LAMIREAU

à « L’APPEL DE PARIS »:

 

LAMIREAU Thierry                                                              RUMILLY, le 28 octobre 2014

6 bis, route de la FULY

74150 RUMILLY

email : t.lamireau@free.fr

Tél: 06 32 18 94 37

Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

Enseignant

Auteur d’articles pour le GSIEN

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

 

« L’APPEL DE PARIS »       

 

Objet : Exclusif ! Gaz radioactif RADON, un projet de Loi pour étouffer l’affaire et des écologistes ignorants qui vont, de fait, induire de très nombreux décès en demandant à l’Etat une isolation importante dans les habitations.

 

Un projet de Loi est reproposé

à l’Assemblée Nationale,

dans le cadre du

Plan National Santé Environnement,

puis passera devant une Commission.

Rappel de la situation:

 

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN », ancien irradié et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.

L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), COGEMA / AREVA, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire), le Ministère de la Santé et l’Etat français voudraient désormais se refaire une virginité par rapport au problème de la radioactivité.

Lorsque j’ai personnellement alerté, par communiqués de presse (23 Avril et 14 Mai 2001), du danger du radon, aucun média n’a réagi. Pourtant, mon alerte était suffisamment claire.

La France venait, avec retard par rapport à une directive européenne, de publier le décret n° 2001-215 du 8 mars 2001 modifiant le décret n° 66-450 du 20 juin 1966 relatif aux principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants.

Depuis, de nombreuses études, dont la thèse de M. CATELINOIS (commise dans le cadre de la Faculté de Médecine PARIS-SUD en  date du 20 Septembre 2004), viennent démontrer que les très faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé.

Du fait de l’existence de populations hypersensibles et de l’effet « bystander » (spectateur), le risque aux faibles doses est supérieur au risque constamment proportionnel à la dose (Brenner et coll., 2003). L’effet « bystander » est caractérisé par un effet progressif aux faibles doses de rayonnements ionisants reflétant un nombre important de cellules non exposées ayant reçues un signal de dommage émanant de cellules adjacentes exposées aux rayonnements ionisants. A plus forte dose, l’effet « bystander » est saturé : toutes les cellules potentiellement réceptrices du signal de dommage sont déjà affectées par les rayonnements ionisants.

Les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

Mais, malheureusement, la directive européenne et les décrets français actuels ne sont pas applicables au radon dans les habitations, mais au radon dans les mines, sur les lieux professionnels ou sur les lieux publics.

Ainsi, de cette manière, ils évacuent le plus gros morceau du problème sanitaire !

En outre, reconnaître officiellement aujourd’hui le risque radon, c’est avouer l’avoir caché hier : au moins depuis 1987, lorsque le radon a été classé « substance cancérigène pour les humains » par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC volume 3).

Les premiers documents en anglais de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) parlent du maximum d’inacceptabilité de 1 mSV/an correspondant à un équivalent de dose efficace annuelle de 10 Bq.m3 (10 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube)…ce qui est très faible.

Cependant, les études actuellement réalisées en Europe et en France ne reflètent pas assez la gravité du phénomène de Santé Publique RADON, pour plusieurs raisons.

Les bases élémentaires de radioprotection se réfèrent aux données radiologiques après HIROSHIMA et NAGASAKI : or l’on sait maintenant que les données sont fausses.

Même l’Académie des sciences (rapport RST n°4 année 2000) sous la plume de M. Maurice TUBIANA reconnaît les erreurs :

« Nous savons que les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection sont périmés mais nous ne voyons pas clairement quoi leur substituer ».

Le rapport « BEIR V » publié aux Etats-Unis conclut que les radiations atomiques sont beaucoup plus dangereuses qu’on ne le croyait. Le rapport de THOMAS et MC NEILL a montré que la CIPR sous-estime le risque réel de 2 à 5 fois pour les cancers et de 10 fois pour les risques d’atteinte à la santé autres que le cancer.

Cela démontre que l’extrapolation linéaire sans seuil sous-estime la relation dose-réponse. Doit-on rappeler que déjà l’IRSN et COGEMA ont leurs propres études qui prouvent cela… COGEMA en LIMOUSIN avait notifié, dans son livre « RADON », que les actions des faibles doses étaient importantes (avec une courbe supralinéaire) sur l’état de morbidité et de mortalité des rats sur le site de RAZES, près des mines d’uranium…alors que des habitants et des mineurs s’irradiaient tranquillement à côté dans la région !…alors même que COGEMA, L’IRSN, et l’Etat indiquaient : « Le Radon : il n’y a aucun problème » !

Dans son étude, M. CATELINOIS indique :

« L’évaluation des risques proposée ici montre que l’exposition domestique au radon est probablement la seconde cause (après le tabagisme) de décès par cancer du poumon en France. La mortalité par cancer du poumon attribuable à l’exposition domestique au radon peut être considérée prématurée puisque 50% environ des décès surviennent avant l’âge de 60 à 70 ans suivant les types de relation dose-réponse considérés.

Du fait de l’espérance de vie des français, cela implique un nombre très important d’années de vie potentiellement perdues à cause de l’exposition domestique au radon : la gestion du risque radon apparaît comme un enjeu majeur de santé publique en France.

 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l’exposition domestique au radon surviendrait parmi 76% des français qui sont exposés à des concentrations comprises entre 0 et 99 Bq.m3. 26% de décès parmi 15% d’individus pour 100 à 199 Bq.m3, 18% de décès parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq.m3 et 9% de décès pour 2% d’habitants pour plus de 400 Bq.m3 ».

Comme indiqué dans les documents de M. CATELINOIS on écrête les résultats parce que l’on ne se base que sur des moyennes. En outre, ce qui est aussi bien utilisé par M. CATELINOIS, l’IRSN, COGEMA / AREVA, certains journalistes et par beaucoup à cause d’une certaine propagande et ignorance, l’alibi du tabac pour minimiser les risques du radon ne tient pas longtemps face à l’analyse objective.

Le fumeur s’irradie fortement les poumons à cause des descendants radioactifs du radon contenus dans le tabac (cf. autopsies réalisées).

Parce que le tabac pousse dans la terre, il aspire et accumule le plomb, le polonium et le bismuth radioactifs qu’il libère lorsqu’une cigarette se consume.

Ainsi, il y a donc une contribution importante des « faibles doses » radioactives aux 7000 morts par an dus au tabac….pourrait-on quantifier un jour cela ?

Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France pose, sans fondement scientifique, un seuil à 1000Bq.m3 et un objectif de précaution à 400Bq.m3 : les nouvelles études (validées par l’IRSN et COGEMA !) montrent que c’est encore plus une supercherie institutionnalisée, un scandale dans le domaine de la Santé Publique. Ce qui compte présentement pour la population, ce ne sont pas les études diverses mais malheureusement les décrets français qui reprennent la conclusion scandaleuse du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France :

« Dans l’état actuel des connaissances, le problème radon dans les habitations et les établissements recevant du public ne peut pas être considéré comme un problème prioritaire de Santé Publique » !

Tout doit être revu et corrigé désormais : on ne doit pas écarter certaines régions et certains lieux pour effectuer des mesures comme le font le Ministère de la Santé et les DDASS. On doit tout mesurer et partout. Tous les endroits fréquentés par des enfants, lieux privés, stations thermales, etc.

La thèse de M. CATELINOIS indique des éléments intéressants :

«  La majorité des cancers du poumon  attribuables au radon en France proviendrait des expositions Il faudrait un changement radical dans le domaine du traitement du dossier de Santé Publique qu’est le RADON notamment par une refonte très importante des différents décrets. »

Pour rappel, ce sujet est aussi grave que celui de l’amiante.

Non seulement l’Etat français minimise le problème mais il triche sur les données pourtant soulignées par l’IRSN, AREVA / COGEMA et l’Institut de Veille Sanitaire dans leurs documents internes.

 Aucun organisme d’Etat

ne souligne officiellement ce qui

pourtant s’écrit dans de nombreux rapports :

Les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection nationale et internationale sont périmés !

Ceci montre, sans aucun doute, que des instances comme l’IRSN et COGEMA / AREVA reconnaissent désormais l’action dévastatrice des faibles doses radioactives sur la santé de la population…c’est donc un SCOOP énorme !

Mais le problème majeur est que ces organismes ne font rien pour mettre en application ces descriptions afin de protéger la population avec des décrets très contraignants.

Un projet de Loi relatif à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations ?

Non, un projet mal fait mais surtout pas dérangeant…pour le bon fonctionnement du nucléaire en France !

Ce projet de Loi, présenté par le Député-Maire Dominique DORD, reste très inachevé !

Il faut noter un très important retard sur le traitement du dossier dans notre pays…

28 années d’inaction des fonctionnaires de L’IRSN, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) clairement cités dans le projet de Loi.

On a vu les prises de position SCANDALEUSES de l’ASN par rapport à la catastrophe de FUKUSHIMA !

L’INVS a tout fait pour freiner le seuil de 100Bq/m3 comme l’IRSN sous la pression du lobbying nucléaire alors que nous savons désormais que même ce seuil est trop haut et que les cancers chez les enfants commencent à 30 Bq/m3 !

Ce projet de Loi

est une « supercherie » française.

31 départements seulement sont cités alors que les 2/3 de la FRANCE et les DOM / TOM sont concernés contrairement à la carte « officielle »…

La fausse carte française est un scandale d’Etat sur le RADON.

Il suffit de regarder les départements volcaniques d’outre-mer, Martinique, Réunion et Guyane bourrées de RADON et qui apparaissent « blancs comme neige » (cf.cartes réelles du BRGM)…ou les départements de la Loire Atlantique, de l’Ille-et-Vilaine.

Les exemples  de tromperie sanitaire aggravée de l’IRSN, INVS et de l’ASN sont nombreux.

Le texte du projet de Loi est un mauvais copié-collé de la Loi précédente RADON sur les ERP (Etablissements Recevant du Public) où tout reste sous le contrôle de l’ASN puisque les organismes de contrôle devront se faire agréer par l’ASN…c’est dire que directement ALGADE, l’IRSN, la SOCOTEC et APAVE se gardent, en tant que grandes sociétés privilégiées du monde nucléaire et du contrôle technique au Ministère de l’industrie, des marchés propriétaires et captifs pour renflouer leurs comptes…au détriment des organismes indépendants de l’Etat.

La transparence de l’information sur la radioactivité dans notre pays sera ainsi, à nouveau, censurée et manipulée.

Autre méthode stupide et réalisée sciemment:

Des dosimètres LR115 que l’on place à 1,50m de hauteur alors que des enfants dorment à 30 cm du sol sur des lits bas (crèches, maternelles): l’IRSN n’a rien fait pour modifier la norme dans les ERP.

Il faudrait placer ces dosimètres à cette hauteur dans la pièce de vie où l’on passe le principal temps en milieu domestique (la chambre).

Mais non, l’IRSN, auteur de ces normes stupides, ne transige pas: les dosimètres seront placés entre 1 et 2 mètres !…de préférence à 1,50m.

En outre, j’ai constaté que des « responsables » de certaines écoles et lycées trichaient avec les capteurs dosimétriques de mesure du RADON.

Il suffit de déplacer les capteurs en extérieur dans un carton ou de les mettre dans une pièce ventilée en permanence pour ne pas trouver de RADON…si on ne veut pas en trouver…belles techniques utilisée « sur ordre » par certains élus !…après avoir remis les dosimètres à leur place…ni vu, ni connu !

Un budget éventuel supplémentaire

et des peurs à gérer…

Beaucoup pensent qu’il vaut mieux « ne rien trouver » et surtout limiter le nombre de départements concernés.

Donc, avec ce projet de Loi, si on ne veut pas trouver du RADON on n’en trouvera pas !
Les capteurs ne sont pas transparents, ils sont opaques.

Jusqu’à maintenant, on ne connaissait les résultats du laboratoire qu’après les 60 jours légaux du dépistage du radon et on ne communique actuellement les résultats dans les ERP qu’à 2 personnes en cas de dépassement: le Préfet et le propriétaire ou le responsable du bâtiment.

Dans le projet de Loi c’est la même chose:

Uniquement le propriétaire ou le syndic en cas d’immeubles collectifs et le Préfet. C’est dire que les locataires ne seront presque JAMAIS tenus au courant de la présence de RADON dans un logement de propriétaire public ou privé !

 L’IRSN est complice…

de la non transparence

de l’information nucléaire.

L’IRSN a tout fait pour écarter les capteurs dynamiques qui affichent le résultat en temps réel dans la pièce…à la vue du public…comme le RAMON 2.2 (appareil grand public) ou comme avec les appareils professionnels (SUN NUCLEAR, DURRIDGE, ALPHAGUARD) qui affichent les résultats en continu et alertent immédiatement.

Le système français est basé sur la NON TRANSPARENCE DE L’INFORMATION NUCLEAIRE.
Le projet de Loi est « stupide » car il est réservé aux logements neufs alors que le parc principal est le logement ancien.

Des seuils fixés volontairement arbitrairement.

Le seuil qui sera fixé en FRANCE sera de 300Bq/m3 au lieu des 100 Bq/m3.

300 Bq/m3 peut être dangereux sur des expositions longues de plus de 30 ans avec des cancers parfaitement induits.
Donc, un seuil français qui n’apporte rien à la Santé Publique puisque le Haut Comité de Santé Publique, l’IRSN, l’INVS et l’ASN freinent des quatre fers sur l’abaissement des seuils à 100 Bq/m3 et encore moins à 30 Bq/m3… POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES ENCEINTES !

 Les laissés pour compte…

Les laissés pour compte sont, bien évidemment, les logements anciens, les DOM / TOM, les départements uranifères (cf. la VRAIE carte de l’uranium du BRGM), les enfants.

Les élus jouent le rôle qu’AREVA leur donne via l’IRSN et l’ASN: pas d’abaissement des seuils !

L’Institut National sur le Cancer MENT parce que toujours noyauté par les mêmes censeurs.
Il y a en FRANCE entre 3000 et 7000 morts liés au RADON en FRANCE !…et encore avec une sous-estimation de ma part car ce sont des projections statistiques basses.

Le classement des départements prioritaires

est une supercherie.

Tout est FAUX à la base (cf.cartes).

Pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des « stériles miniers », pas de prise en compte des gisements d’uranium, des schistes et micaschistes, des limons et argiles de dépôts des grands fleuves uranifères…
Le classement par commune est une autre supercherie limitée à 31 départements !

Il suffit de regarder, par exemple, le Morbihan où comme à ST.AVE ou PONTIVY l’on dépasse les 10 000 Bq/m3…ou dans le Finistère avec QUIMPER et BREST !

Que font les maires ? Ils laissent pourrir la situation…donc la Sante Publique liée au RADON depuis 2000.

On n’informe pas les habitants…merci L’IRSN, merci l’ASN !

Un ancien Premier ministre complice

qui cache la vérité !

Et que dire de NANTES ?…département NON CLASSE où l’on trouve en plein centre-ville entre 3000 et 5000 Bq/m3 !…l’ancien maire est aussi l’ancien Premier ministre.

Ce projet de Loi sera un moyen qui permettra de cacher un peu plus longtemps le problème sans que l’on veuille vraiment le régler.

Cette future Loi sera faîte pour faire « plaisir » à la pression de l’EUROPE et de l’OMS !…sans mettre réellement les moyens nécessaires.

Que faudrait-il faire ?

Il faudrait cartographier TOUS LES DEPARTEMENTS français (y compris les DOM / TOM), définir des seuils bas (100 Bq/m3 pour les adultes et 30 Bq/m3 pour les enfants). Les travaux devraient être reconnus et agréés également aussi par des organismes indépendants du lobby pro-nucléaire.

Il faudrait autoriser tous types de détecteurs TRANSPARENTS et en TEMPS REEL et OBLIGER à communiquer les résultats à TOUTES LES PERSONNES dans les locaux d’information…en toute transparence notamment aux locataires et aux futurs propriétaires.
Les dirigeants de la Santé Publique devraient être changés en FRANCE car ils sont pro-nucléaires en majorité et beaucoup viennent des Grands Corps d’Etat. Et certains sont même payés par des entreprises liées au nucléaire ! Les lois sont donc proposées « a minima ».

Puisque le « nucléaire est bon pour la FRANCE » le système français minimalise les contraintes législatives. En outre, une fois le projet (quel qu’il soit) adopté…il faudra voir et lire…les DECRETS d’APPLICATION !

 Les écologistes induisent une augmentation de la morbidité et de

la mortalité !

Il faut noter que « Les Verts », partenaires du gouvernement et les écologistes des milieux associatifs, avec leur souhait de vouloir faire isoler au maximum les habitations françaises, vont induire une augmentation de la morbidité et de la mortalité en France puisque les lieux non connus envahis par le gaz radioactif Radon vont présenter une aggravation des niveaux de radioactivité !

Cette décision est donc totalement incohérente, inconsciente et criminelle !

 Une exigence auprès du Président de la République,

garant de la protection de la population française.

Parce que les faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé et sur notre vie, nous devons exiger de M. le Président de la République (et de ses Ministères concernés par le Problème radon)un changement total de gestion du problème majeur de Santé Publique qu’est le RADON.

C’est le prix de notre Santé.

Il faudra  un jour trouver les coupables de cette supercherie institutionnalisée…

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN, alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

Auteur d’articles pour « La Gazette Nucléaire » du GSIEN

(Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

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 Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

 RADON

 radon Editions INPES

 Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

Cartographie: ATLAS du BRGM

Cartes BRGM 1

 

 

 

 

 

 

 

Cartes BRGM 2

Cartes BRGM 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Cartes BRGM 4

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Cartes BRGM 6

fichier pdf Lettre à L’APPEL DE PARIS LE RADON 28 octobre 2014

CENTRALE 10

Interview de

Christine CAMPAGNAC

(Chargée de Projets

« APPEL DE PARIS »)

par Thierry LAMIREAU:

Pouvez-vous présenter l’origine de la mise en place de « L’APPEL DE PARIS » par des prix NOBEL de médecine, des professeurs comme François JACOB, M.MONTAGNIER ou M. Dominique BELPOMME ?

L’initiateur de cet « APPEL DE PARIS » c’est le professeur BELPOMME qui l’a lancé en 2004 parce qu’il voulait qu’il y ait un mouvement de reconnaissance qui soit engagé par des scientifiques reconnus pour faire prendre conscience à la masse de la population des dangers de la pollution chimique sur la santé.

Après, il y a eu une mise en œuvre de la réglementation REACH ?

Cela a été consécutif et le Professeur BELPOMME a fait partie du groupe de travail qui a mis en œuvre la réglementation REACH. Donc, il a été entendu au niveau européen sur la réglementation REACH.

N’y a-t-il pas un gros problème par rapport à cela dû au fait qu’il y a un énorme lobbying à la Commission européenne ?

C’est très difficile, c’est évident. Il y a au niveau du Parlement européen des prises de position qui sont intéressantes et c’est de ce côté-là qu’il faut regarder.

Je vois que dans les trois premiers articles qui sont indiqués sur « L’APPEL DE PARIS » il y a une contradiction avec ce qui est dit par les personnes qui sont membres de l’Académie de Médecine par exemple. Si on regarde les textes commis par l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences, pour l’instant cela ne va pas du tout dans le sens de « L’APPEL DE PARIS ».

C’est bien pour cette raison que l’on lance cet anniversaire de « L’APPEL DE PARIS »…il y a encore beaucoup de choses à faire. Cela ne suit pas au niveau institutionnel et les Académies seront les derniers remparts institutionnels à bouger sur ces sujets. Sociologiquement, cela se comprend très bien. Je n’ai besoin de vous l’expliquer…

Que pensez-vous avoir comme possibilité réelle et concrète pour changer toute cette inertie institutionnelle et scientifique ?

Il faut créer un rassemblement avec l’appui de scientifiques de très haut niveau qui sont reconnus dont des prix NOBEL dont on ne peut pas remettre en cause l’intégrité et la valeur scientifique avec des juristes qui vont aider à réfléchir sur la reconnaissance de la pollution comme un CRIME et donc justiciable et punissable mais aussi avec l’appui des associations environnementales et des journalistes puisque l’événement va être fortement médiatisé.

Donc, c’est lancer un appel qui sera suivi ensuite par d’autres associations, repris par la presse, suivi par le public. L’idée est d’aller encore plus loin au niveau juridique puisque le constat jusqu’ici c’est de dire qu’il ne s’est pas passé grand-chose sur le plan institutionnel et législatif.

Donc on essaye une autre voie qui est celle de la voie juridique. Ce que l’on cherche à faire c’est de rendre punissable les crimes contre l’environnement puisque ce sont, de fait, des crimes contre la santé de l’homme. La santé de l’environnement c’est aussi la santé de l’homme.

Si on se retourne vers les grands procès internationaux comme avec TOTAL, est-ce que par rapport aux résultats juridictionnels ce n’est pas très faible en définitive comme approche ?

Si, bien sûr, c’est pour cela que ce mouvement existe car pour l’instant il n’y a aucun rempart de protection. Il faut savoir qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’Etats qui sont en procès contre de grosses multinationales américaines comme en Amérique du sud. Il y a tout un mouvement qui commence à s’enclencher.

Je voudrais vous citer mon exemple personnel, si vous le permettez.

Avant d’habiter ANNECY, j’habitais dans le LIMOUSIN à 800 mètres de mines d’uranium. J’ai réalisé un documentaire qui s’appelle « URANIUM EN LIMOUSIN ». J’ai pu aborder de près les problèmes y compris physiquement puisque je suis un ancien irradié notamment en effectuant le tournage et, entre autres, près de déchets militaires d’uranium « appauvri ».

Donc, depuis un certain nombre d’année, j’essaye de faire passer, notamment à travers les médias, deux sujets qui me paraissent essentiels et qui sont censurés totalement.

Le premier sujet, bien qu’il soit un peu traité à travers une législation encore laxiste en France, est le gaz radioactif RADON que l’on retrouve dans tous les lieux publics et privés. A ce jour, il n’y a aucune législation qui concerne les habitations privées. La France, menée par le lobby pro-nucléaire n’est pas très favorable à ce genre de sujet.

Le deuxième thème qui est important et grave est celui de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par de très nombreux Etats. Il y a une OMERTA TOTALE et un classement « SECRET DEFENSE ».

Comment pouvez-vous aborder ce sujet-là considérant que cette utilisation crée une pollution in situ de 4,5 milliards d’années ? Lorsque les armes explosent et s’enflamment elles déposent des nanoparticules qui polluent les eaux, les sols et l’air et évidemment les populations et tous les êtres vivants.

Ces deux sujets entreraient totalement dans les projets de « L’APPEL DE PARIS » puisqu’il y a à la fois pollution CHIMIQUE et RADIOACTIVE et qu’il y a une atteinte de l’intégrité humaine car l’ADN est irrémédiablement touché.

Ce sont des CRIMES CONTRE L’HUMANITE .

Ma question est : y-a-t-il donc bientôt en projet l’intégration de ces deux sujets dans les articles de « L’APPEL DE PARIS » ?

A ce jour, la déclaration de « L’APPEL DE PARIS » couvre la pollution chimique. L’objectif de ce colloque c’est bien d’intégrer la pollution physique. C’est-à-dire la pollution électromagnétique et aussi la pollution radioactive. Donc, ce qu’il va se faire pendant ce colloque c’est le vote d’un amendement qui visera à compléter la déclaration de « L’APPEL DE PARIS » pour intégrer ces axes et ces deux types de pollution qui ensuite seront concernés par tout le suivi au niveau juridictionnel.

Donc faites-nous passer vos textes qui seront intégrés dans les amendements de « L’APPEL DE PARIS ».

Merci pour votre confiance et indiquez-moi la suite des événements.

Oui, pas de problème, j’attends avec impatience vos documents.

Fin de l’interview réalisée lundi 27 octobre 2014 par Thierry LAMIREAU.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

SCOOP ! GAZA: CE QUE PERSONNE NE SOUPCONNE ET NE DIRA…SOIT PAR IGNORANCE, SOIT PAR UNE HORRIBLE OMERTA.(Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SCOOP !

-URGENT-

Ce message doit faire

le tour de la planète !

Aéronef israëlien bombardant GAZA

(Photo: F16 israélien larguant 

ses bombes à l’uranium « appauvri »

sur GAZA)

GAZA:

Ce que personne

ne soupçonnne

et ne dira…

Soit par ignorance,

soit par une

HORRIBLE

OMERTA !

(Thierry LAMIREAU)

Bébé tué à GAZA

(Photo: Enfant tué à GAZA)

Quel média,

quel organisme

international

osera casser

l’OMERTA ?

Depuis un bon moment, ISRAËL bombarde toute la bande de GAZA avec ses aéronefs (F16, hélicoptères APACHE, drones), ses chars et ses missiles tirés de navires.

depleted-uranium1

(Photo: Quelques munitions

à l’uranium « appauvri »)

TOUTES les armes tirées contiennent de l’URANIUM « appauvri », soit dans le perforateur (flèche) soit dans la fabrication interne des armes pour diverses raisons.

Tous les Etats intervenant

dans des conflits

UTILISENT ces armes:

ISRAËL USA ONU

ISRAËL, les ETATS-UNIS soit directement soit en fournissant des pays comme…ISRAËL, et…l’IRAK !…ce qui est un comble !

La FRANCE utilise aussi ces armes au MALI, en CENTRAFRIQUE, la RUSSIE utilise et a fourni aussi ces armes…à l’UKRAINE (dans le passé) et POROCHENKO ne se gêne pas pour utiliser allègrement ces missiles (avions SUKHOÏ) pour détruire actuellement des civils.

POUTINE aide aussi les « Pro-russes » avec certaines de ces technologies, le NIGER possède des avions SUKHOÏ avec ces armes, BACHAR EL ASSAD utilise ces armes en SYRIE, SARKOZY et OBAMA avaient utilisé ces armes en LIBYE, etc.

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA)

Toutes les destructions se font avec de tels engins

Bombe UA sur GAZA

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA

Environ 50 pays possèdent

ces armes

à l’URANIUM « appauvri » !

Bref, je vous renvoie à mon dernier article pour tous les détails techniques:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/07/20/investigation-exceptionnelle-il-faut-cesser-toute-forme-de-soutien-a-la-colonisation-israelienne-les-crimes-contre-lhumanite-disrael-investigation-de-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog/

Cependant je voudrais rappeler que ces armes induisent une pollution MAJEURE des sols, des eaux et de l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain. Il y a une induction très importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité immédiate ou très rapide chez les autochtones.

Obus flèche se libérant du sabot
(Photo: Le perforateur en uranium « appauvri »
se libère de son sabot/ Armée de l’air française)
Le perforateur en URANIUM métal pénètre d’abord dans sa « cible » et seulement ensuite arrive l’explosion avec une boule de feu énorme (de 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
AAAAAAAA
(Photo: RAFALE armé d’armes
à l’uranium « appauvri »
DASSAULT)
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent pratiquement que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! excepté les armes à fragmentation ou au phosphore.
Entre autres explications (cf. le lien de l’article ci-dessus pour plus de détail), parce que la pollution reste pour l’éternité (4,5 milliards d’années !) et parce que les souffrances, les maladies et décès arrivent après les combats et après de très nombreuses années, les utilisateurs (ici ISRAËL pour GAZA) sont responsables, aux yeux de la Loi Internationale, de CRIMES DE GUERRE et de CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

On le sait, il y a énormément d’habitants au kilomètre carré dans la bande de GAZA.

GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

(Photo: L’horreur à GAZA pour les civils)

Que va-t-il se passer, en plus des attaques des années passées ?

Les sols, les eaux et l’air étant pollués, une contamination interne par les radio-éléments va se réaliser…en plus de l’irradiation directe délivrée par les lieux et les matériaux restant in situ. 

Il faut dire que le machiavélisme ira aussi jusqu’à polluer et contaminer la population israélienne puisque les éléments CHIMIQUES et RADIOACTIFS sont très mobiles. Ce sont, en effet, des nanoparticules (des particules très fines) très contaminantes.

Comme l’ADN des personnes est touché, les générations suivantes auront les mêmes pathologies que celles et ceux qui tomberont malades et mourront dans un temps plus ou moins long selon la réaction biologique interne de chaque individu…c’est d’ailleurs ce qui intéresse les chercheurs liés au nucléaire: pourquoi tel individu résiste plus aux contaminations et irradiations qu’un autre !

OBAMA oublie vite GAZA ISRAËL

Il faut souligner que l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, liée par contrat au désir de l’AIEA), L’OTAN et l’ONU nient tout effet des rayonnements nucléaires sur l’individu notamment par contamination interne.

Tous ces organismes ne se réfèrent qu’aux deux « FLASH » immédiats de HIROSHIMA et NAGASAKI et refusent toute autre analyse surtout par contamination interne et régulière. Ils NIENT les effets des « faibles doses » alors que toute dose a un effet

Une progression SUPRALINEAIRE

GAZA Estampille TERRORIST

La réalité démontre qu’il n’y a pas une augmentation linéaire des effets:

il y a une progression SUPRALINEAIRE ! C’est-à-dire qu’il y a des effets importants à faibles doses puis une progression plus lente à moyennes doses puis une augmentation à nouveau importante à fortes doses.

Que va-t-il se passer

dans la bande de GAZA ?

Les pathologies diverses et les décès vont arriver rapidement comme une sorte d’EPIDEMIE !

Un enfant très blessé HORRIBLE GAZA

(Photo: Les enfants sont les plus touchés

par les bombardements de TSAHAL à GAZA)

Qui va être touché ?

Les enfants vont, à nouveau, être les premiers à être « concernés ».

Les femmes presque à terme vont avorter ou certaines naissances vont donner des « monstres » (grosseurs dans le crâne, différentes grosseurs extra crâniennes , membres atrophiés, brûlures sur le corps qui vont pourrir et amener à la mort, bec de lièvre, etc), les autres personnes auront des cancers de la thyroïde, d’énormes pathologies thyroïdiennes, des AVC, des cancers aux seins, aux ovaires, au pancréas, à la vessie, aux reins, au colon, à la prostate, au foie, à l’oesophage, à l’estomac, aux poumons, des cancers de la peau hors mélanomes, des problèmes respiratoires, des leucémies, et un sommeil très perturbé, etc). 

Les plus faibles « partiront » les premiers et, selon sa résistance, chacun décèdera à des « vitesses » différentes.

Toutes celles et ceux qui auront approché de trop près les explosions, les fumées, et qui auront manipulé voire gardé près d’eux des matériaux seront dans un RISQUE CERTAIN y compris les ambulanciers, pompiers, militaires et journalistes gazaouis et étrangers !

Un père et ses enfants blessés à GAZA

Que faudrait-il faire tout de suite ?

Trouver des gens compétents pour réaliser des analyses de sols, eaux et air in situ afin de lister tous les produits CHIMIQUES et RADIOACTIFS contenus dans ces prélèvements.

Evidemment, il faudrait être équipé pour se protéger des rayonnements RADIOACTIFS et avoir un compteur GEIGER MULLER professionnel qui puisse analyser TOUS les rayonnements.

Pour être clair…et c’est TERRIBLE à dire…TOUS les habitants de la bande de GAZA devraient quitter leur lieu de vie (SURVIE plutôt)…ce qui est un COMBLE !

Mosquée de Farouq à RAFAH détruite par l'armée israélienne à l'UA

Les utilisateurs de ces armes

font tout ceci SCIEMMENT !

Ils contaminent et irradient une première fois les populations en attaquant avec les bombes et une deuxième fois en sachant que cela CONTINUERA pendant des siècles !

AAAAAAAAA

(Photo: Fûts d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire

du BOUCHET/Thierry LAMIREAU)

Comment expliquer mon action ?

Photo portrait de Thierry LAMIREAU

Je suis moi-même un ancien irradié et notamment à cause de l’URANIUM et de l’URANIUM « appauvri » de déchets militaires de l’ancienne usine du BOUCHET en région parisienne parce que j’ai passé 25 ans de ma vie à essayer de dénoncer les effets de l’exploitation de l’uranium en FRANCE et à l’étranger…avec, par exemple, 1000 diapositives prises sur les lieux ou avec mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN ».

AAAAAAAAAA

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

J’ai moi-même certaines pathologies citées ci-dessus…

Lorsque des populations sont touchées par les effets de la radioactivité (catastrophes nucléaires comme TCHERNOBYL et FUKUSHIMA) ou par l’utilisation du NUCLEAIRE DANS LES ARMES, je me sens, en quelque sorte, moi-même à nouveau « touché » et concerné.

BBBBBBBB

Il y a URGENCE !

Il y a URGENCE à dénoncer ce qui se passe en ISRAËL, en IRAK, en UKRAINE, au MALI, en CENTRAFRIQUE, en AFGHANISTAN, en SYRIE, etc.

L’ADN des gens est touché, la santé des populations est GRAVEMENT atteinte, l’intégrité, et la dignité humaine sont détruites.

L'élite vit de l'ignorance du peuple

Ce sont donc

des CRIMES DE GUERRE

et des

CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

HONTE à celles et ceux qui CACHENT ces informations…

ETATS, politiques, industriels, banquiers, militaires, journalistes !

Capture-decran-2014-02-11-a-20

(Photo: HOLLANDE le bon « petit soldat »

de OBAMA. Deux utilisateurs d’armes à l’UA)

Et puis MACRON ET TRUMP continuent évidemment:

Le Vrai slogan de MACRON

RAPPEL général sur le dossier:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

CARPE DIEM

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 juillet, 2014 |3 Commentaires »

LE TYPHON NEOGURI AVANCE VERS FUKUSHIMA: QUE VA-T-IL SE PASSER ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le typhon NEOGURI

avance vers FUKUSHIMA:

adsl TV 2014-07-09 20-15-26 France 2 HD

Que va-t-il se passer ?

(Thierry LAMIREAU)

Un typhon de plus sur le JAPON  mais celui-ci n’a pas l’air très sympathique !

Que va-t-il se passer lorsqu’il survolera FUKUSHIMA ?

En tout cas, il y aura au moins

une catastrophe certaine

au JAPON avec ce typhon:

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il remet obligatoirement en suspension toutes les particules radioactives et chimiques déposées sur le pays !

C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour la santé, déjà fragile, de certains japonais parce que déjà irradiés et contaminés.

Petit supplément pour la planète:

En outre, ces particules chimiques et radioactives vont faire plusieurs fois le tour de la planète pour en faire « profiter » tout le monde.

Alors on dit quoi ?

Merci le nucléaire !

La catastrophe de FUKUSHIMA est toujours en marche…et pour des millions d’années…pour l’éternité à l’échelle humaine !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

DISSUASION: LE CEA EN LIGNE DE MIRE (Guillaume STEUER/Air et Cosmos/ Assemblée Nationale)

Dissuasion:

Le CEA en ligne de mire

Dissuasion : le CEA en ligne de mire

Le supercalculateur TERA 100 utilisé par le CEA dans son programme Simulation

© CEA-DAM

Ouvrant un cycle d’auditions menées par la Commission de Défense de l’Assemblée Nationale afin d’alimenter le débat public sur l’avenir de la dissuasion nucléaire française, le général Henri Bentégeat, ancien chef d’état-major des armées (2002-2006), a livré quelques réflexions intéressantes le 9 avril dernier devant les députés, avançant que la seule piste d’économies à court terme dans le budget de la dissuasion passerait par un ralentissement du programme Simulation, mené par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

Le militaire a ainsi reconnu que « plusieurs options sont envisageables pour contenir le coût de la dissuasion ». Aujourd’hui, celle-ci représente « 21 à 22 % » des budgets d’investissement, selon le général Bentégeat, et devrait atteindre « 27 à 28 % » à l’issue de l’actuelle loi de programmation militaire, en 2019. « Et encore, cela suppose que les hypothèses budgétaires de la loi de programmation militaire soient respectées », ajoute l’ancien CEMA. « Si les crédits devaient baisser, la part relative de la dissuasion en leur sein augmenterait mécaniquement ».

Evoquant la suppression de la composante aéroportée, mise en oeuvre par les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) avec le missile de croisière ASMP-A, le général Bentégeat précise que l’idée soulève « plusieurs problèmes ». Le plus significatif étant que la composante aérienne « est la seule qui puisse opérer des frappes ciblées sur les centres de pouvoir de puissances régionales menaçantes », dans le cadre d’une doctrine de dissuasion dite « du fort au faible » qui devrait donc être abandonnée.

Même s’il ne le précise pas, le militaire souligne par ces propos que la précision terminale de l’ASMP-A est bien supérieure à celle du missile balistique mer-sol stratégique M51, mis en oeuvre par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français. A ce sujet, le général Bentégeat rappelle qu’une idée souvent avancée consiste à renoncer à la permanence à la mer des SNLE. Une décision qui aurait « un coût symbolique fort et affecterait certainement la motivation et l’entraînement des équipages ». Par ailleurs, le général souligne que le futur M51.3 « améliorera certes la portée mais surtout garantira la pénétration de défenses adverses de plus en plus perfectionnées ».

Une autre option consisterait à revoir à la baisse le nombre d’armes nucléaires en inventaire dans les forces françaises. La « stricte suffisance » française est aujourd’hui évaluée à « environ 300 têtes nucléaires », dont une cinquantaine pour les FAS. Le général Bentégeat rappelle que Londres évalue aujourd’hui ce niveau à « 140 têtes seulement », nuançant l’analyse en rappelant que « l’outil de dissuasion britannique est lié aux Etats-Unis et aux plans de l’OTAN », contrairement à celui de la France.

Selon le général, l’option la plus crédible pour réaliser des économies à court terme, et que « personne n’ose avancer », consisterait donc à un « ralentissement du programme de simulation » aujourd’hui mené par la Direction des Applications Militaires du CEA, ou CEA-DAM. « Seule la simulation permettrait des économies immédiates, avec toutefois le risque de fragiliser la coopération franco-britannique et de mettre en péril les programmes civils liés à la simulation », précise ainsi Henri Bentégeat.

Depuis l’arrêt des essais nucléaires français, c’est en effet le programme Simulation qui est censé garantir le fonctionnement des armes nucléaires françaises et permettre éventuellement d’en développer de nouvelles. Comme le rappelle lors de l’audition Alain Rousset, président de la région Aquitaine, « les premiers tirs du programme de simulation sont en voie de réalisation ». Ceux-ci permettent la mise au point de nouvelles « formules » qui pourraient servir de base aux armes nucléaires de demain. Le général Bentégeat reconnaît qu’il faudrait « pouvoir évaluer de façon prosaïque quel serait l’impact sur la crédibilité de notre dissuasion du report d’un an ou de plusieurs années de tirs envisagés ».

Guillaume STEUER

Air et Cosmos

 ASSEMBLÉE NATIONALE

Commission de la défense nationale
et des forces armées

Mercredi 9 avril 2014

Séance de 9 heures

Compte rendu n° 39

-Présidence de Mme Patricia Adam, présidente-

Audition, ouverte à la presse, du général (2S) Henri Bentégeat, sur la dissuasion nucléaire 2

La séance est ouverte à neuf heures.

Mme la présidente Patricia Adam. 

Je suis heureuse d’accueillir le général Henri Bentégeat, qui a été chef d’état-major particulier du Président de la République de 1999 à 2002 puis chef d’état-major des armées de 2002 à 2006, à une période cruciale pour l’évolution de notre outil de dissuasion nucléaire.

M. le général Henri Bentégeat. 

J’ai en effet été un des rares officiers de l’armée de terre à être directement impliqué dans la redéfinition de notre outil de dissuasion.

La première question qui se pose habituellement, s’agissant de cet outil, pourrait être formulée en les termes suivants : notre concept actuel de dissuasion date-il de la guerre froide ? A-t-il évolué en fonction du contexte stratégique ? Cette critique est fréquemment avancée, le plus souvent pour condamner notre concept de dissuasion, qui serait ainsi dépassé et n’aurait pas évolué depuis 1989. C’est tout à fait faux.

En effet, notre outil de dissuasion a connu deux évolutions majeures dans les années 1990. Première évolution : l’organisation et les moyens de cet outil ont été profondément réorganisés en 1996, avec d’une part le démantèlement du site du plateau d’Albion et, d’autre part, celui du système de missile sol-sol Hadès. Il faut par ailleurs observer que si l’attention s’est focalisée en 1995 sur la reprise des essais nucléaires, le fait marquant n’en est pas moins leur arrêt définitif et les deux décisions qui en ont découlé : d’une part, le démantèlement du site de Mururoa, et d’autre part, l’arrêt de la production de matières fissiles. Cette évolution place la France en tête des puissances nucléaires sur la voie du désarmement atomique. En parallèle a été développé un ambitieux programme de simulation, qui vise à garantir l’efficacité des têtes nucléaires produites sans recourir à de nouveaux essais.

Mais cette réforme de l’organisation et des moyens de notre dissuasion ne s’accompagnait pas d’une évolution de notre concept même de dissuasion. Notre doctrine demeurait celle d’une menace de guerre « anti-cités » dans un concept d’apocalypse. La deuxième évolution a donc porté sur l’actualisation du concept.

La réflexion sur notre concept de dissuasion a été menée à partir de 1998. Deux événements nous y ont conduits. D’une part, la prolifération d’armes de destruction massive, notamment nucléaires, après les tirs d’essais réalisés par l’Inde et le Pakistan, et alors que des indices concordants montraient que l’Iran et la Corée du Nord avaient mis en œuvre un programme d’acquisition de l’arme nucléaire. D’autre part, la décision américaine de développer un système de défense anti-missile balistique, présenté comme un substitut possible à la dissuasion – non contre des puissances disposant d’une technologie très avancée, comme la Russie, mais contre les armes dont pourraient se doter des puissances nucléaires régionales.

C’est ce contexte qui a conduit le Président de la République et le Premier ministre de l’époque à lancer des études visant à adapter notre outil de dissuasion à cette nouvelle configuration stratégique. L’objectif était de garantir la crédibilité de notre outil nucléaire non seulement dans notre schéma traditionnel de dissuasion « du faible au fort » – selon l’expression alors consacrée –, mais également « du fort au faible », voire « du fort au fou ». En effet, notre système traditionnel de menace « anti-cités » ne fonctionnait pas vis-à-vis de puissances régionales dotées d’armes de destruction massive. Je me souviens d’en avoir discuté en 1999 avec Paul Wolfowitz, chercheur qui allait devenir secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis de 2001 à 2005. Celui-ci m’avait alors fait valoir qu’il était irréaliste de penser que notre outil de dissuasion constituait une menace crédible pour un pays comme l’Iran, et ce pour trois raisons : d’abord, parce que les opinions publiques occidentales ne lui paraissaient pas disposées à accepter la vitrification totale d’un pays, seul effet que pouvaient alors produire les armes développées pendant la guerre froide. Ensuite, parce que l’irradiation d’un pays comme l’Iran aurait inévitablement des retombées nucléaires importantes sur des États voisins qui n’étaient pas nos cibles – il suffit de se souvenir de Tchernobyl pour mesurer l’impact de telles retombées. Enfin, parce qu’un dictateur protégé dans son bunker serait vraisemblablement indifférent aux dégâts, même considérables, causés par nos frappes sur la population de son pays. Pour toutes ces raisons, M. Wolfowitz estimait qu’il valait mieux investir dans un système de défense anti-missile balistique que dans un outil de dissuasion traditionnel. Cela pour expliquer pourquoi, à la fin des années 1999, la France a décidé de faire évoluer son outil de dissuasion de telle sorte qu’il garantisse une menace effective contre une dictature sanguinaire. Nous en sommes venus à la conclusion qu’il fallait pour cela que notre outil de dissuasion nous mette en position non pas de menacer un pays de la destruction totale de ses villes, mais de priver un régime dictatorial de tous ses centres de pouvoir – qu’ils soient politiques, militaires ou économiques. Cela supposait de disposer d’armes de grande précision, avec des effets collatéraux réduits.

Pour autant, le président de la République n’a pas voulu faire de notre armement nucléaire une « arme d’emploi », à la différence de ce qui pouvait sembler être l’orientation prise par certains de nos alliés, qui développaient des armes de moins d’une kilotonne les mettant en mesure d’opérer des frappes chirurgicales. Au contraire, nous avons voulu nous garder de la tentation de l’emploi de l’arme, en restant dans un schéma de riposte à une attaque directe de nos intérêts vitaux. Ce choix commandait un certain calibrage de la puissance de nos armes. Il supposait également de cibler les centres de pouvoir des puissances concernées par notre outil de dissuasion.

Ainsi révisé, notre concept de dissuasion a désormais deux volets : d’une part, vis-à-vis des grandes puissances, on en reste largement à la menace « anti-cités » dans un contexte d’apocalypse ; d’autre part, vis-à-vis des puissances régionales, notre concept de dissuasion repose sur la menace de destructions ciblées. Dans le même temps, le concept d’« ultime avertissement » a été réhabilité, et ce pour deux raisons. D’une part, pour éviter de s’enfermer dans un système de choix binaire du type : « tout ou rien », d’autre part, pour nous préserver d’éventuels chantages de puissances détentrices d’armes de destruction massive.

Ces travaux sur l’adaptation de notre concept de dissuasion ont abouti à sa reformulation à l’occasion du discours prononcé en juin 2001 par le président de la République et à sa réaffirmation en 2006 lors de son discours de l’Île-longue.

Cette redéfinition de notre concept de dissuasion impliquait alors des changements dans nos capacités : d’une part, nous devions disposer d’armes et de vecteurs puissants, de longue portée, capables d’assurer la pénétration de nos têtes même en présence de systèmes de défense anti-missile balistique sophistiqués ; d’autre part, nous devions développer des armes de puissance plus limitée mais d’une plus grande précision.

Cela nous a aussi conduits à multiplier les plans nucléaires. Pendant une longue période, ils avaient été concentrés sur certains États du Pacte de Varsovie. Il a donc fallu les diversifier considérablement, sur la base d’un important effort de renseignement visant à cibler les centres de pouvoirs de diverses puissances potentiellement menaçantes, et s’assurer que l’on puisse les transmettre rapidement, ce qui supposait de développer des systèmes de « reciblage à la mer » et des outils de communication hautement sécurisés avec nos sous-marins et nos avions.

Une des questions qui revient régulièrement dans le débat public porte sur le fait de savoir si ce concept et cet outil de dissuasion restent adaptés au contexte géostratégique. Pour y répondre, on doit faire observer, d’une part, que toutes les grandes puissances continuent à faire évoluer leur arsenal nucléaire et, d’autre part, que si la prolifération d’armes de destruction massive peut paraître marquer le pas avec le désarmement chimique entamé en Syrie et les négociations ouvertes sur ce point avec l’Iran. L’issue de ces processus reste incertaine. Par ailleurs, d’autres États, comme le Pakistan, restent engagés potentiellement dans la voie de la prolifération, alors même que leur situation politique intérieure demeure instable. Dès lors, on peut se demander si, compte tenu de ces menaces, il existe des alternatives crédibles à la dissuasion nucléaire.

La défense anti-missile balistique en est-elle une ? Elle ne coûte pas moins cher que la dissuasion nucléaire, et l’étanchéité du système en cours de développement sous l’égide de l’OTAN n’est pas garantie, d’une part parce qu’elle ne prend pas en compte les missiles de croisière – pour lesquels il existe de nombreux programmes de développement en cours –, et d’autre part parce qu’il reste un certain nombre de problèmes techniques à régler. Aussi, la défense anti-missile balistique peut être vue à mon sens comme un complément de la dissuasion nucléaire, mais pas comme un substitut crédible.

La dissuasion conventionnelle en est-elle un ? Je ne le crois pas, et ce pour deux raisons. En effet, si les États-Unis sont capables de développer des armes conventionnelles de très grande puissance, ce n’est pas notre cas, du fait des contraintes pesant sur nos budgets d’équipement militaire. Surtout, quelle que soit leur puissance, les armes conventionnelles n’ont pas le caractère mythique, apocalyptique, en quelque sorte « sacré », de l’arme nucléaire.

En somme, ce serait à mon avis une folie que d’abandonner notre dissuasion nucléaire tant que le désarmement atomique n’est pas complet, simultané et vérifié. Or il n’y a aujourd’hui aucun indice qui laisse penser que les grandes puissances soient prêtes à s’engager dans la voie d’un tel désarmement.

Reste bien entendu la question financière : compte tenu du coût de la dissuasion, sommes-nous encore en mesure de disposer d’un outil militaire complet ? Le risque n’est certes pas nul qu’il y ait un effet d’éviction, dans la répartition des budgets d’investissement militaires, au profit de la dissuasion et au détriment de la modernisation des armements conventionnels. Aujourd’hui, la dissuasion représente 21 à 22 % de ces budgets d’investissement ; à l’issue de la période de programmation militaire qui commence, cette part devrait atteindre 27 à 28 %. Et encore, cela suppose que les hypothèses budgétaires de la loi de programmation militaire soient respectées : si les crédits devaient baisser, la part relative de la dissuasion en leur sein augmenterait mécaniquement. Un effet d’éviction trop marqué nuirait à la cohérence de notre outil de défense, tant il est vrai que l’arsenal conventionnel constitue le premier échelon de la dissuasion : tout est affaire de gradation dans la réponse que la France peut apporter aux menaces éventuelles. La défense anti-missile balistique peut être vue comme le deuxième échelon de l’architecture de notre dissuasion, et les forces nucléaires comme le troisième et dernier. La question se pose donc de savoir si l’on peut réduire les crédits consacrés à la modernisation des équipements conventionnels sans remettre en cause la portée dissuasive de l’ensemble de notre outil de défense.

Plusieurs options sont envisageables pour contenir le coût de la dissuasion.

La première consisterait à abandonner l’une des deux composantes de notre outil de dissuasion actuel ; on propose le plus souvent que ce soit sa composante aérienne qui soit ainsi supprimée, car sa composante océanique est la seule qui soit quasiment invulnérable - nos sous-marins sont pratiquement indétectables, et ils nous garantissent la capacité d’exercer des frappes en second même en cas de destruction de nos bases aériennes sur le territoire national. Cette idée soulève toutefois plusieurs problèmes. D’abord, les gains financiers seraient faibles, et ce pour deux raisons : d’une part, les deux escadrons qui constituent la composante aérienne ayant une fonction multirôles, supprimer cette composante ne permet pas nécessairement de réduire le nombre de nos avions, et d’autre part, le programme de missiles ASMPA (air-sol moyenne portée amélioré) étant presque arrivé à maturité, il y a peu d’économies à faire en l’abandonnant. Par ailleurs, la composante aérienne est la seule qui puisse opérer des frappes ciblées sur les centres de pouvoir de puissances régionales menaçantes, conformément à notre nouveau concept de dissuasion : remettre en cause cette composante, c’est donc remettre en cause ce concept même. Enfin, lors de tensions internationales profondes, la gesticulation a un rôle important : en mettant en alerte les forces aériennes stratégiques, en armant nos avions, on peut envoyer à l’adversaire des signes visibles, ce que l’on ne peut pas faire avec les sous-marins lanceurs d’engins. L’idée de supprimer la composante aérienne me paraît donc devoir être écartée.

Une deuxième idée souvent avancée consiste à renoncer à la permanence à la mer des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). C’est en effet l’impératif de la permanence à la mer qui nous contraint à disposer de quatre SNLE au moins. L’idée d’y renoncer n’est pas nouvelle, et les Britanniques y réfléchissent eux aussi pour ce qui les concerne. Il est vrai, d’ailleurs, que le risque de surprise stratégique serait faible, et qu’il est possible d’y parer en réactivant rapidement un sous-marin en cas de tensions. On pourrait cependant craindre qu’une telle décision soit irréversible, mais l’expérience russe nous montre l’inverse : pendant vingt ans, les Russes ont dû renoncer à la permanence à la mer de leur force océanique stratégique, mais ils ont réussi à y revenir récemment – avec, il est vrai, une volonté politique particulièrement forte. Il reste que renoncer à la permanence à la mer a un coût symbolique fort et affecterait certainement la motivation et l’entraînement des équipages. Une troisième option consisterait à réviser le niveau de suffisance de notre dissuasion. Le nombre d’armes nécessaires pour dissuader l’adversaire a été divisé par deux depuis vingt ans, et si la France considère que la « stricte suffisance » en la matière suppose de détenir 300 têtes nucléaires environ, le Royaume-Uni évalue ce niveau à 140 têtes seulement – la comparaison trouvant une limite, il est vrai, dans la mesure où l’outil de dissuasion britannique est lié aux États-Unis et aux plans de l’OTAN.

Il existe une dernière option envisageable que personne n’ose avancer mais qu’il convient tout de même d’évoquer, à savoir le ralentissement du programme de simulation. Une telle mesure affecterait le CEA et sa direction des applications militaires, la DAM, qui sont des joyaux enviés avec des ingénieurs d’une qualité exceptionnelle dont nous savons bien qu’ils sont certainement plus attirés par la possibilité de travailler sur la simulation et les lasers que par le développement d’armes nucléaires robustes. Or le poste budgétaire de la simulation est un des plus lourds et les résultats atteints sont déjà très probants. Ainsi le Laser Mégajoule (LMJ) sera achevé en 2014. Cette option doit être discutée à condition bien sûr qu’elle n’affecte pas notre coopération avec le Royaume-Uni.

Je ne suis pas en charge, je le répète, aussi me garderai-je de faire des propositions mais il me semble qu’il convient d’explorer l’ensemble de ces pistes sans tabou afin d’éviter qu’advienne à terme une rupture capacitaire dans nos forces conventionnelles. Très concrètement, je pense en la matière aux programmes lourds et sensibles que sont le transport aérien et le ravitaillement en vol. L’accroissement de la contrainte budgétaire augmente encore ce risque de rupture capacitaire d’autant qu’il semble impossible d’aller au-delà des 34 000 suppressions de postes prévues car l’on voit bien à quel point nos effectifs sont tendus au Mali et en République centrafricaine.

En conclusion, Madame la présidente, il me paraît impératif de préserver la crédibilité de notre dissuasion qui est une garantie pour la sécurité des Français ainsi que pour le maintien de notre influence sur la scène internationale et représente le principal support de notre autonomie stratégique. Le contexte budgétaire impose néanmoins d’en contenir le coût et la crise ukrainienne nous rappelle que la force armée peut jouer un rôle, notamment sur le sol européen, ce que beaucoup ne pensaient plus possible. Un équilibre est à trouver entre nos capacités de dissuasion et nos capacités d’action.

M. Alain Rousset. 

Merci pour la clarté de votre exposé. J’observe toutefois, car j’ai une certaine familiarité avec le sujet en tant que président de la région Aquitaine, que les premiers tirs du programme de simulation sont en voie de réalisation, comme j’ai pu le constater au cours d’une visite du programme de simulation que je viens d’effectuer avec le ministre de la Défense. Cela ne permet guère d’envisager un décalage, si ce n’est, peut-être, celui les tirs déjà programmés. Je souligne également l’importance de la coopération avec le Royaume-Uni dont la participation au programme de simulation représente un détachement stratégique des États-Unis et pourrait conduire un jour à une mutualisation d’une part des dépenses, apportant ainsi une réponse aux problèmes budgétaires que vous évoquez à juste titre. Par ailleurs, des programmes civils ont été intégrés à l’intérieur même du Laser Mégajoule avec la participation financière de la région Aquitaine. Le Laser Mégajoule sera ainsi ouvert à la communauté scientifique dans un premier temps puis, peut-être, aux industriels, dans le cadre du passage de la fission à la fusion et de la production de l’énergie du futur, bien plus importante que les énergies renouvelables exploitées aujourd’hui. C’est en effet en raison de la mutualisation militaire et civile de ce dispositif que la région a soutenu un équipement militaire qui n’existe qu’en France et aux États-Unis, avec le National Ignition Facility (NIF). Cette avance de la France en matière de simulation pourrait attirer, outre le Royaume-Uni, de grands projets scientifiques européens, comme le projet européen doté d’un milliard d’euros portant sur le laser, l’optique et l’énergie.

Dans un registre différent, je suis préoccupé par l’assurance absolue que nous donneraient les SNLE au regard de l’importance de la sécurisation des transmissions et de la progression de toutes les techniques intrusives de décryptage. L’excellence de notre technologie et de nos industries en ce domaine est reconnue mais pouvons-nous avoir une totale assurance ?

Général Henri Bentégeat. 

Votre témoignage sur la simulation montre bien que toutes les économies en matière de dissuasion sont extrêmement difficiles. Les états-majors de la marine et de l’armée de l’air vous expliqueront également qu’aucune économie n’est possible sans dommage dans leur domaine respectif. Personne n’ose aujourd’hui ne serait-ce que parler d’économies en matière de simulation, que j’évoque devant vous avec la sensation de profaner un sol sacré, parce que l’on touche, d’une part, à l’institution reconnue qu’est le CEA et, d’autre part, à l’avenir avec des programmes civils très prometteurs. Il faudrait de fait pouvoir évaluer de façon prosaïque quel serait l’impact sur la crédibilité de notre dissuasion du report d’un an ou de plusieurs années des tirs envisagés. Si, par ailleurs, les retombées civiles sont supérieures aux retombées militaires se pose alors la question d’un financement autre que strictement militaire. Comme vous le disiez fort justement, seuls les États-Unis mènent un programme comparable, il est donc légitime de s’interroger sur la crédibilité de la dissuasion de tous les pays qui ne le font pas : la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël. Leur dissuasion est-elle moins valide pour autant ? C’est une question qu’il faut se poser. Je pense personnellement que la simulation est nécessaire et qu’elle est une plus-value importante, mais beaucoup sont d’un autre avis.

Pour ce qui est d’une assurance absolue en matière de SNLE, je ne peux m’exprimer à la place du chef d’état-major des armées, mais la sécurisation des transmissions est sans cesse mise à niveau et un programme de modernisation est inscrit dans chaque LPM.

M. Serge Grouard. 

Vous avez remarquablement exposé les enjeux et tenté d’évoquer des pistes d’économies qui, je le crains, sont assez marginales et ne peuvent permettre de compenser l’effet d’éviction. Ces différentes pistes ont-elles été chiffrées dans le passé et est-il possible de donner des ordres de grandeur qui, je le pense, montreront que ces économies ne sont pas à la hauteur des contraintes budgétaires et du déclassement capacitaire de nos forces conventionnelles ?

Général Henri Bentégeat. 

Ces options n’ont pas été chiffrées de manière précise hormis celle du renoncement de la permanence à la mer, puisqu’il s’agit de la suppression d’un sous-marin dont le prix est connu. Le problème est que ces options peuvent engendrer des économies importantes seulement à moyen ou long terme alors que la simulation pourrait constituer une soupape pour le court terme. En effet, les économies à attendre de la suppression de la composante aérienne sont faibles et lointaines puisqu’avions et missiles existent, et qu’elles se borneraient à l’abandon de la rénovation prévue des missiles ASMPA. Il en va de même pour la suppression d’un SNLE, qui existe lui aussi, l’économie ne se faisant qu’au moment du renouvellement avec l’arrivée des sous-marins de troisième génération. En matière de diminution du nombre de têtes et de missiles, les économies ne se feraient également qu’en queue des programmes déjà lancés. Les économies substantielles ne se produiraient qu’à moyen terme et au-delà de la programmation militaire. Seule la simulation permettrait des économies immédiates avec toutefois le risque de fragiliser la coopération franco-britannique et de mettre en péril les programmes civils liés à la simulation. Selon moi aucune option n’est satisfaisante et je ne connais pas suffisamment le détail des programmes actuels pour identifier des économies rapides.

Mme la présidente Patricia Adam. 

La question sera posée aux chefs d’état-major que nous auditionnerons prochainement.

M. Daniel Boisserie. 

Vous avez démontré qu’il fallait maintenir la dissuasion compte tenu du contexte géo-politique actuel. Ni la composante aérienne, ni la composante maritime ne peuvent être supprimées, le nombre de vecteurs pourrait être à terme légèrement réduit et on ne peut pas se passer du programme de simulation. Il faut pourtant impérativement faire des économies immédiates, où les trouvez-vous ?

Général Henri Bentégeat. 

En vous répondant, j’empiète sur le terrain de ceux qui sont en charge et qui seuls peuvent vous dire concrètement où trouver des économies. Ce serait trop facile pour moi de parler à leur place et je ne peux que vous faire part de mon expérience et de la méthode terrible qui consiste à dire à ceux que vous égorgez que vous ne les égorgez qu’un peu. On constate que jusqu’ici la machine a résisté et tenu, mais cette méthode n’est possible que seulement jusqu’à un certain point. En tant que chef d’état-major des armées, j’ai passé mon temps à « taper sur l’édredon » pour le faire rentrer dans la valise, à couper de tous les côtés alors qu’on me disait que tout allait s’effondrer. Il est important d’avoir des idées directrices pour savoir où porter l’effort mais je crains, comme cela sera peut-être le cas à l’échelon national, qu’une réduction de l’ensemble des dépenses militaires de 2 % soit imposée, dont 1 % serait, par exemple, imputé sur le nucléaire, ces chiffres étant de pures hypothèses ; et je suis certain que cela marchera. Si l’on veut des économies immédiates, il faut les imposer brutalement en sachant bien ce à quoi l’on touche.

M. Joaquim Pueyo. 

La modernisation de l’arme nucléaire coûte de plus en plus cher. Nous allons dépenser en dix ans plus qu’en vingt-cinq ans de guerre froide. Vous avez parlé du Royaume-Uni dont le niveau de démocratie est identique à celui de la France. Ne pourrait-on pas, en dehors de l’Europe de la défense qui ne traite d’ailleurs pas de dissuasion, réfléchir, par exemple, à un partage des mers puisque nos deux nations disposent de sous-marins et sont soumises à des restrictions budgétaires ? Cette option, déjà évoquée par le passé, me semble à considérer.

Qu’en est-il par ailleurs du Traité de non-prolifération, qui semble en panne aujourd’hui ?

Général Henri Bentégeat. 

En réalité, la question des économies pouvant être recherchées au travers d’une plus grande coopération entre nos deux pays ne laisse personne indifférent en France ni au Royaume-Uni. Il y a cependant plusieurs niveaux de coopération. Il en existe tout d’abord d’ordre pratique, comme dans le domaine de la simulation ; mais il ne faut pas se leurrer sur le volume des économies potentielles, marginales, tout en ayant à l’esprit le fait que nous sommes techniquement en avance dans ce domaine et donc que ce sont les Britanniques qui sont les plus intéressés. L’aide que nous leur fournissons est au demeurant parfaitement justifiée, car par ce biais d’une certaine manière nous protégeons aussi notre force de dissuasion. Imaginons un instant quelle serait l’intensité des pressions qui s’exerceraient sur la France si les Britanniques étaient amenés à abandonner leur dissuasion !

Peut-on coopérer davantage, en allant par exemple jusqu’à cette dissuasion concertée évoquée un temps par Alain Juppé ? On se heurte en fait très rapidement au principe de la souveraineté nationale et de la nécessaire décision d’engagement de l’arme nucléaire par une seule personne. Dans notre système, seul le président de la République dispose des codes nucléaires et il serait quasiment impossible d’organiser une codécision de tir avec le Premier ministre britannique en situation de crise. En revanche, une concertation politique entre les deux responsables dans un tel contexte reste possible et nécessaire. Nous avons beaucoup d’échanges avec le Royaume-Uni sur le concept d’emploi ou lors d’exercices, mais cela n’entraîne aucune économie. De même que l’affectation de zones de patrouilles maritimes différentes, qui sert surtout éviter les accidents et à aider à nos sous-marins à se dissimuler au fond des océans de la manière la plus sûre, en choisissant les eaux favorables à la discrétion. La véritable dissuasion partagée impliquerait de partager la permanence à la mer, mais il s’agit d’un pas que nos dirigeants ne sont pas prêts à franchir, car supposant un degré d’accord sur la politique étrangère auquel nous ne sommes pas parvenus. Il s’agirait également d’un abandon partiel de souveraineté qui n’a pas été envisagé avec autant d’audace depuis l’appel de Winston Churchill à une union franco-britannique en 1940.

S’agissant du TNP, les négociations continuent mais se heurtent aux différences d’approches entre puissances reconnues et non reconnues, ainsi qu’à la montée d’une hostilité au nucléaire militaire dans des pays comme l’Allemagne ou la Suède par exemple, de sorte que les discussions restent totalement stériles.

M. Nicolas Dhuicq. 

Mon général vous avez bien montré que le système actuel obéit à une cohérence interne qui serait détruite par une remise en question de tel ou tel élément. Quand j’entends parler d’économies, j’entends aussi perte des dépôts de brevets, disparitions des 800 PME qui travaillent pour la dissuasion et d’emplois très qualifiés.

Ma première question porte sur les munitions, leur entretien et leur taux de disponibilité. Nous souffrons actuellement d’un niveau très insuffisant de reconfiguration des munitions conventionnelles lors des retours d’opérations en raison d’économies absurdes. Si certains recherchent des économies, il existe d’autres possibilités dans le domaine civil. Je rappelle que l’aide médicale d’État coûte un milliard d’euros. Doit-on entretenir la jeunesse de France en esclavage dans des emplois dits d’avenir, qui sont des emplois aidés n’ayant jamais fonctionné, et maintenir les dépenses sociales à leur niveau, ou bien voulons nous demeurer un peuple libre et souverain, restant dans l’Histoire, en dépensant pour cela 3 % de notre PIB au titre de la défense ?

La deuxième question porte sur la crédibilité du chef de l’État. Nous avons plusieurs joueurs, dont certains ont une vision géostratégique et agissent pour augmenter leur territoire, ou souhaitent s’affranchir de la domination du dollar au travers de nouveaux moyens de paiement. Je pense en particulier au président russe qui, lui, est un chef d’État, alors que le président de la République, souverain républicain, n’a toujours pas prononcé de discours sur la dissuasion, ce qui risque d’en affecter la crédibilité.

Enfin, vous avez évoqué en quelque sorte l’évolution du centre de gravité de l’adversaire. Au vu de la faillite de certains États, qu’en est-il du cas d’un adversaire qui, démultiplié, non centralisé et non étatique, mettrait en cause les intérêts fondamentaux de la Nation ?

Général Henri Bentégeat. 

En ce qui concerne les munitions, je ne connais pas l’état actuel de nos stocks, mais il est certain qu’il s’agit toujours d’un poste faisant l’objet d’économies budgétaires d’autant plus faciles qu’elles ne se voient pas. Du moins jusqu’au moment où, en opération, les insuffisances se manifestent, ce qui conduit alors à des acquisitions en urgence très coûteuses.

La question générale de la crédibilité du chef de l’État, en tant que responsable de la dissuasion nucléaire, est intéressante. Sans polémiquer, je rappelle les inquiétudes exprimées lorsque François Mitterrand est devenu président de la République. Or, il est devenu par la suite le chantre de la dissuasion. Je me souviens à cet égard d’un discours extraordinaire qu’il avait tenu devant les responsables chargés de la dissuasion, alors que je servais à son état-major particulier, au cours duquel il avait rappelé que sous ses deux mandats il avait doublé les capacités de nos forces nucléaires. Le deuxième exemple est celui de Valéry Giscard d’Estaing, qui avait écrit dans un livre une phrase malheureuse pouvant laisser entendre qu’il n’aurait jamais recouru à l’arme nucléaire. La crédibilité du chef de l’État est donc extrêmement sensible.

C’est la raison pour laquelle, lorsque j’étais chef d’état-major particulier du président Jacques Chirac, à ce titre détenteur de la deuxième moitié du code nucléaire et appelé à travailler sur ces questions nucléaires, j’ai énormément insisté sur la réintroduction de la notion d’ultime avertissement. Le chef de l’État ne peut pas se trouver confronté à un choix unique de menace d’emploi de l’arme impliquant nécessairement des dizaines de millions de morts. Il n’est certes pas prévu d’employer l’arme, mais de dissuader ; cela étant le choix ne pouvait plus être entre le tout ou rien. Il fallait autre chose, et c’était l’ultime avertissement. Ce dernier peut être pratiquement indolore, avec par exemple une frappe de faible puissance dans une zone désertique ou bien une impulsion électromagnétique, affectant les appareils électroniques et paralysant un pays sans avoir un caractère dévastateur, tout en montrant à l’adversaire que l’on est disposé à passer à un autre stade.

Dans ce domaine, nous pouvons avoir aujourd’hui confiance, car la fonction habite toujours l’homme.

La dissuasion nucléaire n’a indiscutablement pas pour fonction de dissuader des adversaires non étatiques. On peut imaginer l’emploi à usage terroriste de bombes radiologiques « sales », mais si les coupables ne sont pas directement liés à un État commanditaire, ils ne relèvent pas de la dissuasion nucléaire mais bien d’opérations de police ou conventionnelles.

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. 

Estimez-vous que les moyens actuels sont adaptés aux ambitions d’indépendance de notre dissuasion ? Peuvent-ils garantir la crédibilité réelle de celle-ci face aux autres puissances nucléaires, et tout particulièrement celles qui disposeraient de défenses antimissiles ?

Général Henri Bentégeat. 

La crédibilité politique d’ensemble de la dissuasion repose sur la cohérence de notre système, qui est très grande et associe étroitement les deux composantes ainsi que le programme de simulation. Il existe aussi une crédibilité concrète des armes, point redoutable à l’origine des surcoûts du nucléaire, car il faut garantir que nos vecteurs et nos têtes seront capables de pénétrer les défenses adverses. C’est un problème considérable, qui nous conduit, en liaison avec les industriels, à travailler en permanence à la modernisation de nos forces pour mettre en œuvre des moyens de plus en plus sophistiqués. C’est la raison pour laquelle nous sommes conduits à passer du M 51.2 au M 51.3, car il améliorera certes la portée mais surtout garantira la pénétration de défenses adverses de plus en plus perfectionnées. Ce phénomène explique pourquoi le poids budgétaire du nucléaire tend à nouveau à s’accroître.

M. François de Rugy. 

Je salue votre intervention claire et précise. Vous avez utilisé un argument qui personnellement me gêne, en appelant au caractère mythique ou sacré de la dissuasion, ce qui me paraît être un critère inadapté pour la décision politique. En revanche, j’ai cru comprendre qu’au travers de la liste des pistes d’économies vous essayiez de résoudre la contradiction dans laquelle la France se trouve entre sa contrainte budgétaire inéluctable et l’évolution des dépenses militaires. De ce point de vue, on peut relever objectivement qu’un même choix de réduction de ces dernières a été réalisé par l’ancienne et l’actuelle majorité, sous deux présidences de la République différentes. La sanctuarisation de la dissuasion nucléaire amènerait à sacrifier très lourdement les crédits affectés aux équipements conventionnels. L’alternative est-elle vraiment entre des économies structurelles à moyen terme ou des « coups de rabots » généralisés ? Ces économies ne mettraient pas finalement en cause la dissuasion, quoiqu’on puisse en penser par ailleurs.

Général Henri Bentégeat. 

J’ai conscience d’avoir abusé d’un vocabulaire que je n’emploie pas d’habitude. Il n’y a aucune raison de s’agenouiller devant le « dieu nucléaire », pas plus d’ailleurs qu’il n’y en a de le répudier définitivement pour des raisons tenant à la foi. Mon propos était avant tout ironique et visait le lobby nucléaire au sein des armées, auquel j’ai appartenu et appartient indiscutablement encore, qui défend avec constance la dissuasion face à ceux qui, au sein des armées ou de l’opinion publique, seraient prêts à la sacrifier. Je considère toujours que notre dissuasion apporte beaucoup à la France et aux Français.

Il faut cependant relever qu’en raison de son emploi à Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire occupe une place à part, d’ordre mythique, dans l’imaginaire populaire. Et il est très heureux qu’il en soit ainsi, car c’est la seule arme capable de faire instantanément des millions de morts.

S’agissant de l’alternative entre les économies forfaitaires ou structurelles, comme pour l’ensemble des dépenses publiques, je pense que l’on sera conduit à utiliser un panachage des deux méthodes, qui ne sont pas incompatibles.

M. Yves Fromion. 

Pour revenir sur la question de la crédibilité du chef de l’État, j’estime que lorsque l’on fait le choix d’une démonstration publique de tir du M 51, dont le résultat se révèle calamiteux, on ne rend pas service à la crédibilité d’ensemble de notre force de dissuasion. Sur le fond de notre débat, nous savons qu’il n’y a aucune perspective d’économie à court terme sur la dissuasion, mais nous devons nous poser la question pour le moyen terme de manière sérieuse si nous ne voulons pas seulement subir. En effet, c’est aujourd’hui que sont posés les premiers jalons des systèmes futurs, ce qui implique de faire dès à présent les choix adaptés en matière d’affectation des crédits de recherche, en s’interrogeant sur le dimensionnement et les caractéristiques dont nous aurons besoin. Par exemple, faudra-t-il maintenir deux composantes ? Pouvons-nous imaginer une composante mixte, avec des sous-marins capables de tirer aussi des missiles de croisière à longue portée ? En bref, vers quoi devons-nous nous diriger ? Sur l’ultime avertissement, je vous rejoins entièrement sur son utilité. Nul ne pouvait croire que les responsables politiques pouvaient rester enfermés dans le dilemme du tout ou rien.

Général Henri Bentégeat. 

Je dois avouer qu’il m’est extrêmement difficile de vous répondre. La réflexion sur l’avenir de l’outil de dissuasion commence à peine à émerger, notamment dans le cadre de l’exercice nouveau et original des auditions sur la dissuasion menées par votre commission, dont j’espère qu’il aura un écho dans l’opinion. Penser une évolution sensible de notre système de dissuasion implique un débat collectif très approfondi, en tenant notamment compte de nos compétences techniques, dont on sait combien il est difficile de les maintenir. L’exemple britannique en matière de sous-marins lanceurs d’engins nous instruit d’ailleurs sur les risques importants qu’il y a à interrompre les activités des bureaux d’études et de nos ingénieurs, que ce soit au CEA ou chez les industriels. Par-delà les choix immédiats sur les moyens de desserrer un peu la contrainte budgétaire en matière nucléaire, il y a donc un débat de fond à mener sur ce sujet, en le construisant sur une base politique.

Mme la présidente Patricia Adam. 

Je vous remercie d’avoir bien voulu nous faire partager vos analyses. J’espère également que la société civile se saisira de nos travaux.

*

* *

La séance est levée à dix heures trente.

*

* *

Membres présents ou excusés

Présents. - Mme Patricia Adam, M. François André, M. Nicolas Bays, M. Sylvain Berrios, M. Daniel Boisserie, M. Gilles Bourdouleix, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Guy Chambefort, M. Alain Chrétien, Mme Catherine Coutelle, M. Bernard Deflesselles, M. Guy Delcourt, M. Nicolas Dhuicq, Mme Marianne Dubois, M. Yves Foulon, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Serge Grouard, M. Laurent Kalinowski, M. Patrick Labaune, M. Marc Laffineur, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Christophe Léonard, M. Maurice Leroy, M. Jean-Pierre Maggi, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Paul Molac, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, Mme Sylvie Pichot, Mme Émilienne Poumirol, M. Joaquim Pueyo, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Jean-Michel Villaumé, M. Philippe Vitel, Mme Paola Zanetti

Excusés. - M. Ibrahim Aboubacar, M. Olivier Audibert Troin, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-Jacques Candelier, M. Laurent Cathala, M. Lucien Degauchy, M. Philippe Folliot, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Philippe Nauche, Mme Marie Récalde, M. Michel Voisin

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 mai, 2014 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: UN DESASTRE NUCLEAIRE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/Greenpeace)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA

(Photo: FUKUSHIMA / TEPCO)

Un désastre nucléaire

Début: 11 mars 2011

Fin: inconnue

(Greenpeace)

« Un désastre technologique,

un désastre humain,

un désastre nucléaire,

un désastre pour l’éternité.

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI

se présentent en gestionnaires rigoureux

pour DEMAIN,

alors que nous devons faire face

à leur catastrophique

imprévoyance d’HIER. »

-Thierry LAMIREAU-

Réalisateur du film

« URANIUM EN LIMOUSIN »

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 avril, 2014 |Pas de commentaires »

ETATS-UNIS: LES SCIENTIFIQUES CONFIRMENT LA PRESENCE DE CESIUM RADIOACTIF AU LARGE DE LA CÔTE OUEST DES ETATS-UNIS ( Le-veilleur.com / Chris Busby)

Etats Unis :

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Les scientifiques confirment

la présence de césium radioactif

au large de la côte ouest des Etats-Unis

(Le-veilleur.com /Chris Busby)

Mes craintes semblent se confirmer concernant les radiations en provenance de Fukushima qui ont atteint la côte ouest américaine, ainsi que l’hécatombe « mystérieuse » d’étoiles de mer qui s’y déroule.

Ne vous laissez pas déstabiliser par certains discours rassurants des officiels, et posez-vous la question : Que se passerait-il si le gouvernement annonçait aux résidents californiens qu’ils vivent avec leur famille à proximité d’une zone océanique radioactive ou ils vont régulièrement se baigner ? (Le veilleur)

Faisant partie du projet en cours  « Kelp Watch 2014 » , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale.

« Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l’Université d’État de San Diego.

« Que nous soyons de l’autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l’accident de Fukushima. 

Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium restent très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l’Institut de Physique de la Croix en Espagne, qui prédisait l’arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent- ils.

Malgré les tentatives des médias pour minimiser l’importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n’a fait que confirmer l’accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats-Unis.

Compte tenu de la capacité des rayonnements à s’accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces dernier temps tout le long de la côte ouest soient liées à l’augmentation continue d’isotopes radioactifs .

Effectivement les découvertes récentes d’hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d’anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois (voir cet article précédent).

Bien que le gouvernement tente de rassurer le public en indiquant qu’il n’y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement achetées par le ministère de la Santé et des Services Sociaux.

Les experts prédisent que la probabilité d’une augmentation de césium dans l’océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durer environ une quarantaine d’années…

Par Nature Alerte

Comme vous pouvez une fois encore le constater, les officiels se veulent rassurants, un peu à la manière de notre gouvernement, qui à l’époque, nous avait affirmé que le nuage radioactif provenant de Tchernobyl ne traverserait pas le sol Français.

Nous savons tous aujourd’hui de ce qu’il en a été réellement… A propos de la « minimisation » des effets, fukushima-blog nous fait part de son analyse pertinente dans une publication de novembre 2013, accompagnée d’un document provenant du Open Journal of Pediatrics.

Les faibles doses, une invention « scientifique »

Dans un article publié sur le site counterpunch.org, Chris Busby présente les résultats d’une étude montrant que les bébés nés en Californie ont subi les effets des retombées de Fukushima. Cette étude apporte un éclairage saisissant sur les discours rassurants des officiels japonais et des instances internationales concernant la sécurité sanitaire des personnes résidants dans les zones contaminées et plus particulièrement des enfants. Chris Busby y dénonce l’utilisation du concept de « faibles doses ».

L’article original est disponible ici. Traduction ci-dessous par Cécile Monnier :

« Une menace mondiale – Les retombées de Fukushima ont endommagé les thyroïdes des bébés californiens. »

Une nouvelle étude sur les effets des petites quantités de retombées radioactives de Fukushima sur la santé des bébés nés en Californie montre un excès significatif d’hypothyroïdie causée par la contamination radioactive qui a voyagé sur 5 000 miles au-dessus du Pacifique. L’article a été publié dans la revue scientifique Open Journal of Pediatrics.

L’hypothyroïdie congénitale est une maladie rare mais grave qui affecte normalement environ un enfant sur 2000, et qui exige une intervention clinique – la croissance des enfants souffrant de cette maladie est affectée s’ils ne sont pas traités.

Tous les bébés nés en Californie sont suivis à la naissance pour vérifier le taux de thyréostimuline (TSH) dans le sang, car des niveaux élevés indiquent une hypothyroïdie.

Joe Mangano et Janette Sherman du Projet Radioactivité et Santé Publique à New York, et Christopher Busby, chercheur invité à l’Université Jacobs de Brême, ont examiné les taux d’hypothyroïdie congénitale (CH) des nouveau-nés à partir des données de l’État de Californie sur la période des explosions de Fukushima.

Leurs résultats sont publiés dans leur article « Changement dans les cas confirmés et limites d’hypothyroïdie congénitale en Californie, en fonction des retombées environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima ».

Les chercheurs ont comparé les données de bébés exposés à l’iode 131 radioactif et nés entre le 17 mars et le 31 décembre 2011, avec celles de bébés non exposés nés en 2011 avant les expositions ainsi que d’autres nés en 2012.

Les cas confirmés d’hypothyroïdie, définis comme ceux ayant un niveau de TSH supérieur à 29 unités, ont augmenté de 21% dans le groupe de bébés qui ont été exposés à un excès d’iode radioactif dans l’utérus (*). Le même groupe d’enfants montre une augmentation de 27% des « cas limites » (**).

Contrairement à ce que disent de nombreux rapports, l’explosion des réacteurs et des piscines de combustible usé à Fukushima a produit des niveaux de contamination radioactive comparables aux rejets de Tchernobyl en 1986.

En se basant sur les estimations du Laboratoire Norvégien de l’Air, il est possible d’estimer que plus de 250PBq (200 x 1015) d’iode 131 (d’une demi-vie de 8 jours) ont été rejetés à Fukushima.

Ceci est également prévu si l’on compare les estimations de césium 137 avec les rejets d’iode 131 rejetés à Tchernobyl, des quantités qui ont causé l’épidémie de cancers de la thyroïde de la Biélorussie, de l’Ukraine et de certaines parties de la République de Russie.

Nous y reviendrons plus tard. A Fukushima, les vents ont de manière générale poussé l’iode radioactif et les autres radionucléides volatils vers la mer, vers l’océan Pacifique. Le voyage de 5 000 miles jusqu’à la côte Ouest des Etats-Unis laisse beaucoup de temps pour la dispersion et la dilution. Néanmoins, de petites quantités d’iode 131 ont été mesurées dans le lait, provoquant l’inquiétude générale.

Les autorités ont minimisé les risques en se basant sur le fait que les « doses » étaient très faibles ; beaucoup plus faibles que le fond radioactif naturel.

L’Université de Berkeley a mesuré de l’iode 131 dans l’eau de pluie du 18 au 28  mars 2011, date après laquelle les niveaux ont diminué. Si nous supposons que les mères buvaient 1 litre d’eau de pluie par jour pendant cette période (bien sûr, elles ne l’ont pas fait), le modèle actuel de risque radioactif de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) calcule une dose absorbée par la thyroïde des adultes de 23 microsieverts, moins de 1/100ème de la « dose » de fond radioactif annuel. Le foetus est plus sensible (environ 10 fois plus, selon le CIPR) mais il est exposé à moins que cela car il est peut-être 100 fois plus petit.

Donc, cette constatation est un exemple de plus pour dire que le modèle de risque radioactif actuel, utilisé par les gouvernements de tous les pays, est massivement inadapté pour prédire le préjudice de l’exposition des radionucléides internes ou pour expliquer des observations claires.

On a refusé que la catastrophe de Fukushima puisse être une cause potentielle d’effets sur la santé, même au Japon, et encore moins aussi loin qu’en Californie. Et sur quelle base ? Parce que la «dose» est trop faible.

C’est le mantra scandé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, en grande partie la même équipe) et le Comité Scientifique des Nations Unies sur les Effets des Rayonnements Ionisants (UNSCEAR). Et n’oublions pas tous les scientifiques nucléaires qui s’abattirent sur Fukushima avec leurs conférences internationales et leurs présentations apaisantes.

On a entendu ce chant après Tchernobyl, après les leucémies infantiles des sites nucléaires, dans les cas concernant les vétérans d’essai nucléaire atmosphérique, et dans toutes les autres situations évidentes qui, dans n’importe quel domaine scientifique impartial, auraient depuis longtemps balayé la conviction que les expositions internes de bas niveau ne sont pas dangereuses.

Mais ce concept de «dose» qui s’adapte à tout est le navire en perdition de l’industrie nucléaire. Il offre un paravent essentiel pour l’utilisation des armes à l’uranium, que ce soient les bombes à fission ou les munitions à l’uranium appauvri, pour le développement de centrales nucléaires comme Hinkley Point, pour l’enfouissement des déchets radioactifs dans des décharges au centre de l’Angleterre, pour les rejets de plutonium en mer d’Irlande provenant de Sellafield (où il dérive jusqu’au rivage et provoque une augmentation des cancers sur les côtes du pays de Galles et d’Irlande) et, plus récemment, pour le déni des gouvernements britanniques des excès de cancers parmi les vétérans des essais nucléaires.

Cette nouvelle étude n’est pas la première à attirer l’attention sur la sensibilité de l’enfant à naître aux produits de fission internes. En 2009, j’ai utilisé les données qui m’ont été fournies quand j’étais membre de la Commission d’Examen des Risques des Rayonnements des Emetteurs Internes (CERRIE) du gouvernement britannique pour réaliser une méta-analyse des taux de leucémie infantile dans cinq pays d’Europe : Angleterre et Pays de Galles, Allemagne, Grèce, et Biélorussie.

Il y avait eu une augmentation inattendue et statistiquement significative des leucémies infantiles (0-1 ans) chez les enfants qui étaient dans l’utérus (le corps entier ayant été suivi) pendant l’augmentation des niveaux de césium 137 de Tchernobyl. L’intérêt de cette étude (comme l’étude de la TSH) est que, contrairement aux  leucémies infantiles de Sellafield, il n’y a vraiment aucune autre explication possible.

C’était la faible « dose » de césium 137 qui a causé les leucémies. Et la corrélation dose-réponse n’est pas une ligne droite : l’effet avec une « dose » très faible était supérieur à celui de la « dose » très élevée. Sans doute parce qu’avec les doses élevées les bébés ont péri dans l’utérus et ne pouvaient pas, par conséquent, développer une leucémie. J’ai publié les résultats et attiré l’attention sur l’échec du modèle de la CIPR dans le International Journal of Environment and Public Health  en 2009.

J’ai publié un article sur cette preuve par la leucémie infantile de l’échec du modèle de risque dans Energie et Environnement en 2000, et je l’ai également présentée la même année à la conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé à Kiev.

C’est là que j’ai vraiment affronté pour la première fois le renversement de la science déployé par les chefs de l’AIEA et de l’UNSCEAR. La conférence a été filmée par Wladimir Tchertkoff et vous pouvez voir son excellent documentaire, qui été fait pour la télévision suisse, Mensonges Atomiques (titre original : Atomic Lies), réédité en 2004 en Controverses Nucléaires (lien vers Youtube, documentaire sous-titré en français, visible en 5 parties – titre original :Nuclear Controversies, lien vers Youtube, 51 minutes, sous-titrage en anglais).

Ce que font ces gens, c’est de rejeter tout élément de preuve d’une augmentation des taux de cancer ou de toute autre maladie en opposant que « les doses étaient trop faibles ». De cette façon, la réalité est dissipée.

Mais que signifie cette quantité de « dose » ? Il s’agit d’une simple quantité physique, qui représente l’absorption de l’énergie du rayonnement. Un Sievert de rayonnement gamma correspond à une Joule par kilogramme de tissu vivant.

Cela pourrait fonctionner pour le rayonnement externe. Mais cela ne fonctionne pas pour les expositions internes à des éléments radioactifs qui peuvent produire d’énormes effets sur l’ADN cellulaire à de faibles « doses » moyennes. C’est comme comparer le fait de se réchauffer devant un feu avec le fait de manger un charbon ardent. Ou comme comparer un coup de poing avec un coup de couteau. La même dose, la même énergie. Des effets très différents?

Cette escroquerie de la « dose » a été utilisée pour rejeter les effets réels depuis son invention en 1952 pour faire face aux risques liés aux expositions dues au développement des armes nucléaires et aux essais.

Pour ceux qui veulent creuser plus profondément dans la science, il y a un chapitre récent que j’ai écrit dans le livre New Research Directions in DNA Repair [Nouvelles orientations de la recherche pour la réparation de l'ADN].

Les cas les plus inquiétants de la sensibilité du foetus à la radioactivité sont les études de sex-ratio de Hagen Scherb, un biostatisticien allemand et membre du Comité Européen sur les Risques Radologiques (CERI). Avec sa collègue Christina Voigt, il a publié une série d’articles montrant un changement soudain dans le sex-ratio des nouveau-nés après divers incidents d’exposition à la radioactivité.

Le sex-ratio – c’est-à-dire le nombre de garçons nés pour 1 000 filles – est un indicateur bien accepté pour les dommages génétiques, et les perturbations dans le ratio normal de 1 050 (garçons pour 1000 filles) sont dues à la mort avant la naissance d’individus touchés par la radioactivité, d’un sexe ou de l’autre selon que le père (le sperme) ou de la mère (oeuf) a été plus exposé.

Nous avons trouvé un tel effet (plus de filles) dans notre étude de Falloujah, en Irak, où il y avait une exposition à des armes à l’uranium.

Mais Scherb et Voigt ont étudié les grandes catastrophes, Tchernobyl, les retombées des essais d’armes nucléaires, la proximité de sites nucléaires dans les données de nombreux pays du monde. C’est un ensemble de données énormes.

Ils estiment que des millions de bébés ont été tués par ces expositions discrètes aux rayonnements internes. Le projet nucléaire militaire est responsable d’un très grand nombre de décès. Dans les années à venir, je crois que cela finira par être considéré comme le plus grand scandale de santé publique de l’histoire humaine.

Bien entendu, l’exposition à l’iode radioactif est associée au cancer de la thyroïde chez les enfants. Il y a eu une forte hausse du cancer de la thyroïde en Biélorussie, en Ukraine et en  République de Russie après Tchernobyl. La situation à Fukushima semble devoir y faire écho, bien que les autorités affirment qu’il n’y aura pas d’effet.

Notre article rapporte 44 cas de cancer de la thyroïde confirmés dans la classe des 0-18 ans dans la préfecture de Fukushima pour les six derniers mois (un chiffre qui a augmenté depuis à 53). Dans l’article sur l’hypothyroïdie, nous discutons des 44 cas relativement à la population et calculons que cela représente un excès de 80 fois, sur la base des données nationales d’avant les rejets d’iode de Fukushima.

Cela pose un sérieux défi pour le Dr Wolfgang Weiss de l’ONU et de l’OMS, qui a déclaré l’année dernière qu’aucun cancer de la thyroïde ne pourrait résulter de la catastrophe de Fukushima car les « doses étaient trop faibles ». Comment explique-t-il l’augmentation de 80 fois dans cette situation normalement rare ?

Ou plutôt, quand admettra-t-il que l’ensemble du modèle scientifique qui sous-tend son point de vue est frauduleux ? Et que le rayonnement nucléaire est – grosso modo- 1 000 fois plus dangereux pour la santé humaine qu’il ne le prétend ?

Par Chris BUSBY – 19 novembre 2013

Pour les statisticiens :

* RR 1,21, IC 95% 1,04 à 1,42, p = .013
** RR 1,27, IC 95% 1,2 à 1,35, p = 0,00000001. » Source fukushima-blog
Modification du 29.11.2013 à 10h21

L’étude citée par Chris BUSBY vient d’être publiée dans l’Open Journal of Pediatrics. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur le lien suivant (pdf) : article de Jospeh Mangano, Janette Sherman et Christopher Busby sur les effets de Fukushima sur les cas d’hypothyroïdie chez les bébés nés en Californie.

http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=1&idrub=23&id=1621

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

NIGER: PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT CONTRE AREVA ET S’INTERROGENT SUR LA SINCERITE DU GOUVERNEMENT FRANCAIS. AREVA DEGAGE ! (AFP)

Niger:

AAAAAAAAA

Plusieurs centaines de manifestants

contre AREVA

s’interrogent sur la sincérité

du gouvernement français.

AREVA, dégage !

NIAMEY – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, jeudi 6 février 2014, à Niamey contre le géant du nucléaire français AREVA, accusé d’extraire de l’uranium dans le nord du Niger au mépris des lois nationales, dans un contexte tendu de renégociation de contrats d’exploitation de ce minerai.

Nombre d’entre elles se sont interrogées sur la sincérité du gouvernement français, qui via son ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, a appuyé les demandes nigériennes, qualifiées de légitimes.

AREVA, propriété à 80% de l’Etat français, et le gouvernement nigérien négocient depuis des mois le renouvellement des contrats de deux mines d’uranium, la Somaïr et la Cominak, qui sont arrivés à leur terme fin décembre 2013.

Les discussions achoppent sur la volonté du géant du nucléaire français d’accepter une loi minière votée en 2006, qui ferait croître la taxation sur le minerai extrait de 5,5 à 12% et mettrait un terme à certaines exonérations fiscales, selon Niamey.

Dire que c’est légitime, c’est un discours et il (le gouvernement français) ne peut pas politiquement dire autre chose, a commenté Moussa Tchangari, le président de l’ONG Alternative Espace Citoyen.

Même AREVA peut dire « Oui c’est légitime » et en même temps dire « mais on ne peut pas vous donner ce que vous demandez », a-t-il ajouté.

Adamou Yacouba, un reggae-man nigérien populaire, a qualifié le discours de M. Canfin de scénario monté de toutes pièces par la France pour jouer avec la conscience des Nigériens.

Il faut être dans la science-fiction pour croire que la France va lâcher sa propre société, a-t-il remarqué. Le général De Gaulle n’a-t-il pas dit que « la France n’a pas d’amis mais des intérêts ? » 

Boubacar Maïna Kartey, le président de l’Association des Juristes du Niger, a de son côté vu un véritable signe d’espoir, un encouragement dans le fait que ce débat se soit invité au Parlement français.

AREVA dégage !

AREVA NIGER

Le ministre du Développement a reconnu que le Niger est dans une mauvaise posture et qu’AREVA doit faire un peu plus d’efforts, a-t-il poursuivi.

Le Niger, quatrième producteur d’uranium mondial, pointe année après année en dernière position en termes d’indice de développement humain, selon l’ONU.

Ce pays, l’un des plus pauvres du monde, manque cruellement de ressources pour financer son développement.

« C’est au gouvernement du Niger de saisir au bond ce que vient de dire le ministre français pour écouter les cris et le sursaut du peuple nigérien », a estimé Amadou Ali, un député de l’opposition, qui ne doute pas de la sincérité de Pascal Canfin.

Comme la plupart des protestataires présents au meeting, M. Ali portait un foulard jaune autour du cou. D’autres avaient attaché des morceaux de tissu jaune à leur tête.

Jaune, c’est la couleur du yellow cake, la poudre d’uranium extraite dans les mines d’AREVA dans le nord du Niger puis enrichie en France, a expliqué à l’AFP un des manifestants.

Des slogans hostiles à AREVA ou à la France ont malgré tout été scandés : « A bas AREVA!, AREVA dégage!, Non à la France ! »

Sur des pancartes et banderoles on pouvait également lire:

« La jeunesse réveille-toi, La souveraineté du Niger ne se négocie pas ou encore Code minier 2006 ou rien ! »

Le 25 janvier 2014, une marche contre AREVA avait déjà été interdite par les autorités de Niamey. Les organisateurs avaient choisi d’annuler le rassemblement qui devait ensuite se tenir.

(©AFP / 06 février 2014 15h17)

Condamné à la demande

d’AREVA,

l’Observatoire du Nucléaire

fait appel de ce jugement

mettant gravement en cause

le droit de dénoncer

les méfaits

du lobby nucléaire

justice-nucleaire

 

Justice:

Le poids de l’atome…

(L’Observatoire du Nucléaire)

Vendredi 7 février 2014, malgré les preuves accablantes rendues publiques par l’Observatoire du Nucléaire (cf http://www.observatoire-du-nucleaire.org ), la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a jugé utile de condamner (à plusieurs milliers d’euros de pénalités financières, détails sous peu) pour « diffamation » cette association à la demande pressante de la multinationale radioactive AREVA.

Il est édifiant de constater que ce n’est pas seulement la Justice mais la quasi-totalité de la société française, les principaux partis politiques et la plupart des « grands » médias en tête, qui détourne consciencieusement les yeux pour profiter du pillage de l’uranium du Niger, AREVA n’était finalement que l’exécutant du sale boulot.

La France est trop heureuse de pouvoir alimenter ses réacteurs nucléaires en s’accaparant à un prix dérisoire l’uranium du Niger : ce sont probablement des centaines de milliards d’euros qui devraient être remboursés au Niger, surtout si l’on tient compte des graves atteintes à l’environnement (contaminations, assèchement de la nappe phréatique) et à la santé publique (cancers multiples, déplacement des populations autochtones, etc).

Le parti prétendument « écologiste » EELV, par l’intermédiaire des ses deux ministres et par le silence complice de ses groupes parlementaires, est directement le complice d’AREVA et du lobby nucléaire. Interpellé sur France-Inter, le ministre du « Développement », Pascal Canfin, a carrément pris fait et cause pour AREVA (matinale du 21 janvier 2013, http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=545845 )

La CGT-énergie, pour sa part, bafoue allègrement toutes les valeurs syndicales et altermondialistes en soutenant le pillage du Niger au profit de l’industrie nucléaire… et de ses lucratifs comités d’entreprises mis en coupe réglée par ce syndicat aux méthodes plus que curieuses.

Les médias dominants ont une responsabilité écrasante puisqu’ils entretiennent en particulier le mythe de la supposée « indépendance énergétique apportée par le nucléaire » alors que 100% du combustible est importé (pillage du Niger, compromission avec les dictateurs d’Asie centrale, etc).

Pour ce qui est de la fameuse affaire du « don d’AREVA » jugée ce jour, il convient de rappeler que personne n’aurait entendu parler de ce véritable scandale d’Etat sans l’engagement courageux de l’Observatoire du Nucléaire. Ce versement de 35 millions d’euros, fait fin 2012 par AREVA au budget du Niger dans des conditions controversées, et préaffecté à l’achat d’un avion pour le Président du Niger (un ancien cadre d’AREVA !), illustre parfaitement le mépris de la France nucléaire pour le peuple du Niger.

Il convient aussi de rappeler qu’AREVA a modifié à plusieurs reprises sa version des faits, niant d’abord le versement (cf AFP 12/12/2012, http://bit.ly/1fNXSUg ), avant de le reconnaître (AFP 14/01/2013, http://bit.ly/1eEzLHk ) puis de le « justifier » par une nouvelle version tenant compte de l’actualité (guerre au Mali, AFP 9 mars 2013, http://bit.ly/1jk54uE).

Seules les personnes les plus naïves peuvent croire que ce nauséabond « don d’AREVA » – finalement jamais versé suite aux révélations de l’Observatoire du Nucléaire – visait à aider la population du Niger, l’une des plus pauvre du monde alors qu’AREVA fait un juteux business avec l’uranium de ce pays.

Chacun comprend immédiatement que ce versement avait pour seul but d’amadouer les dirigeants du Niger qui tentent actuellement mollement – le président Issouffou ayant besoin d’AREVA pour assurer sa réélection en 2017, comme démontré par un document confidentiel publié par l’Observatoire du Nucléaire,  http://bit.ly/1aD1lW3 

- d’obtenir une augmentation du dérisoire prix payé par AREVA pour l’uranium extrait. C’est en ce sens que l’Observatoire du Nucléaire a parlé de « méthode relevant de la corruption, au moins moralement si ce n’est pas juridiquement« .

L’Observatoire du Nucléaire a décidé de faire appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d’expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire.

http://observ.nucleaire.free.fr/obs-fait-appel-don-areva.htm

Le Niger destinait bien le “don” d’AREVA

à l’achat d’un nouvel avion présidentiel

(21/12/2013 / http://www.lesinrocks.com)
NIGER: PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT CONTRE AREVA ET S'INTERROGENT SUR LA SINCERITE DU GOUVERNEMENT FRANCAIS. AREVA DEGAGE ! (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES avion-tt-width-604-height-399
(Reuters/Adnan Abidi)

Contrairement aux déclarations de l’entreprise nucléaire, une partie de son “don” de 35 millions d’euros à l’Etat du Niger était bien destinée à acheter un nouvel avion au président du Niger. Si AREVA a pris le risque de taire ce choix du gouvernement nigérien, c’est essentiellement pour éviter de rendre publique une seconde information gênante : cette promesse de don compensait un retard dans l’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren, la seconde plus grande du monde. 

Enquête

AREVA, numéro un mondial du nucléaire civil, a longtemps souhaité cacher une information de taille. L’exploitation au Niger de la mine d’uranium géante d’Imouraren ne cesse d’accumuler du retard. Prévue un temps pour 2014, puis 2016, son ouverture pourrait être renvoyée à 2019 ou 2020, comme croit le savoir Libération.

AREVA aurait donc travesti la vérité par deux fois en 2013 autour de ce sujet. D’abord sur les raisons d’un “don” de 35 millions d’euros promis à l’Etat du Niger et ensuite sur sa destination. Contrairement aux déclarations de l’entreprise nucléaire, une partie de la somme promise a bien été officiellement affectée par les autorités nigériennes, pendant près d’un an, au remplacement de l’avion du président du Niger, Mahamadou Issouffou.

Un retard gênant

Si AREVA a pris le risque de nier cette information jusqu’à aujourd’hui, c’est pour éviter de mettre sur la place publique une autre information gênante : ce don compensait l’annonce confidentielle d’un second retard dans l’exploitation des mines d’uranium du site d’Imouraren. Située à l’ouest du Niger, elle est riche en uranium, l’élément utilisé comme combustible pour faire tourner les centrales nucléaires afin de produire de l’électricité.

Le 11 décembre 2012, le militant écolo Stéphane Lhomme a publié un article sur le site de l’Observatoire du Nucléaire, association dont il est le directeur.

Son papier s’intitule “Nucléaire/Corruption : Areva offre un avion au Président du Niger” et lui vaut d’être assigné en diffamation par AREVA. L’audience s’est terminée le vendredi 20 décembre 2013 à 17h. Évoquant un “cas limite”, le procureur a tout de même demandé la condamnation de Stéphane Lhomme. Le verdict est attendu pour le 7 février 2014.

Connu pour avoir déjà eu quelques soucis en publiant un document “secret-défense” sur la sécurité des EPR en 2003, Stéphane Lhomme dénonce cette fois “une manœuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral“. Selon lui, AREVA “entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger“. Une semaine après ces affirmations, AREVA déposait sa plainte. La justice doit désormais trancher pour savoir si, comme nous l’affirme l’entreprise nucléaire, “le raccourci qui consiste à dire qu’AREVA a offert un avion au président du Niger est mensonger” ou non.

“Cette histoire d’avion, c’était public”

En janvier 2013, AREVA finit par reconnaître l’existence de la promesse d’un “don” de 35 millions d’euros à destination du Niger. En mars, la direction de l’entreprise se fait plus précise et annonce que cet argent sera destiné à sécuriser les sites d’uranium :

“C’est simplement un geste pour soutenir l’effort qui est fait au niveau de l’Etat du Niger pour protéger les activités, les biens et les personnes qui sont liés à nos activités”, explique un dirigeant d’AREVA à la télévision nigérienne.

L’argument semble alors crédible. Au nord du Sahel, AREVA doit faire face à des groupes djihadistes. D’ailleurs, les quatre otages français enlevés au Niger en 2010, quatre employés d’AREVA, sont toujours en captivité à ce moment là*.

Pourtant AREVA omet de dire la vérité. Le groupe savait déjà que le Niger destinait une partie de ce don à l’achat d’un avion :

“A l’époque, AREVA avait tenté de démentir cette information, surtout à la suite des réactions qu’elle a suscitées en France, se rappelle le Nigérien Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association Alternatives Espaces Citoyens. Mais, au Niger, cette histoire d’avion qu’AREVA devait payer au président n’était pas quelque chose de caché, c’était public.”

En effet, le 4 décembre 2012, Gilles Baillet, ministre des Finances du Niger, intervient devant l’Assemblée Nationale pour opérer un “rajout budgétaire” inattendu pour l’année 2013. Son intervention, bien qu’alambiquée, fait le lien entre le don d’AREVA et son affectation à l’achat d’un avion présidentiel :

“AREVA a promis un don – ce n’est pas un prêt et ce n’est lié à aucune dépense. AREVA n’a pas dit : ‘je vous donne X pour couvrir telle dépense’. (…) Il y a déjà une première inscription pour l’avion présidentiel dans le budget 2013.” (écouter ici l’enregistrement rendu public cette semaine par l’Observatoire du Nucléaire.)

L’opinion nationale choquée

A l’époque des faits, le député nigérien Bakari Seidou, président du groupe Lumana, était dans la majorité présidentielle. Il en parle d’autant plus volontiers qu’il a voté en faveur de cette modification budgétaire de dernière minute. Il se souvient néanmoins que “ce qui a choqué les gens, c’est que cet appui budgétaire soit justement dirigé pour l’avion. Normalement, un tel appui doit entrer directement dans le Trésor National“, nous précise-t-il.

Un second député nigérien, Tidjani Abdoulkadri, alors membre de l’opposition, et actuellement président du groupe parlementaire Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN), s’étonne aussi à l’époque de ce choix.

“Que l’on annonce qu’une compagnie commerciale va acheter un avion pour le président de la République a fait s’interroger l’ensemble de l’opinion nationale sur le rôle d’AREVA, explique-t-il. C’est vrai que l’avion présidentiel a un certain âge, mais il y avait d’autres priorités dans des secteurs stratégiques, comme l’éducation par exemple.”

Le ministre des Finances a même pris le soin de détailler l’affectation du don d’AREVA dans une lettre (voir ci-dessous) adressée au président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Lettre du ministre des Finances au sujet du don d’Areva

Jointe au dossier judiciaire par Stéphane Lhomme et publiée par ce dernier sur le site de l’Observatoire du Nucléaire il y a cinq jours, nous l’avons montré à AREVA.

Le géant du nucléaire n’en conteste pas l’authenticité. Néanmoins, l’industriel français nous rappelle que “la construction du budget de l’Etat du Niger relève des seules autorités de ce pays“. Il sous-entend désormais que son partenaire nigérien n’en a un peu fait qu’à sa tête :

“Du reste, le protocole d’accord (autour du don) n’a pas été formalisé, car certaines conditions prévues n’ont pas été respectées. Il n’y a donc pas eu de versement de l’aide exceptionnelle à ce jour.”

Une question demeure, alors que le débat sur la restauration future de l’avion présidentiel s’emballe dans l’opinion publique nigérienne depuis le mois de décembre, pourquoi AREVA avait-elle continué jusqu’ici à fournir à la presse française une toute autre explication ?

Second secret de Polichinelle

Olivier Wantz est le directeur général adjoint chargé de l’activité minière d’AREVA, qu’il a rejoint en 2005. 53 ans, les cheveux quasiment déjà blancs, cet ancien cadre de Siemens connu pour son sérieux et son engagement s’est rendu à la télévision nigérienne le 8 mars 2013. Interrogé sur les raisons d’une telle promesse de don de la part d’AREVA au Niger, il maintient alors :

“Nous avons effectivement consenti à soutenir cet effort à concurrence de 35 millions d’euros. Ce n’est ni en relation avec un retard de la mine d’Imouraren, ni une obligation contractuelle.”

La mine à ciel ouvert d’Imouraren est un sujet de discorde. Elle appartient à AREVA, qui ne cesse d’en repousser l’exploitation depuis le début du chantier en 2009. Ce retard, pour celle qu’AREVA considère comme ”la plus grande mine d’uranium d’Afrique, et la deuxième plus grande du monde”, implique un gros manque à gagner pour l’Etat du Niger.

Réunion confidentielle

AREVA se défend toutefois d’avoir proposé une compensation au gouvernement nigérien pour se faire “pardonner” du retard dans son exploitation. Or l’homme d’AREVA qui l’affirme en mars 2013 à la télévision nigérienne est précisément celui qui a participé, le 9 novembre 2012 à Paris, à une réunion confidentielle concernant “le planning d’exécution du Projet Imouraren”. Olivier Wantz, accompagné de deux autres hauts représentants d’AREVA, a reçu à Paris Massaoudou Hassoumi, le directeur de Cabinet de la présidence de la République du Niger.

Malgré les précautions prises par les deux parties pour que le compte-rendu de ce meeting reste confidentiel, l’Observatoire du Nucléaire arrive à mettre la main dessus, et le rend public le 14 janvier 2013. Ce document, l’avocate d’AREVA Claudia Chemarin “n’en conteste pas non plus l’authenticité“. Voici ce que l’on peut y relever :

Prenant en compte le manque à gagner généré par le report probable du projet Imouranen au-delà de fin 2014, AREVA s’engage à soutenir financièrement l’Etat du Niger en mettant à disposition la somme de 35 millions d’euros sous la forme de paiements successifs (de 16 millions d’euros en 2013, 10 millions d’euros en 2014, et 9 millions d’euros en 2015. Il est entendu que cet effort est exceptionnel.”

Compte-rendu de la réunion confidentielle d’AREVA

Au bas de la page, on retrouve la signature courbée d’Olivier Wantz. Le même qui affirmera pourtant quatre mois plus tard que “ce don n’est pas en relation avec le retard de la mine d’Imouraren”.

Un choix d’autant plus étrange que la veille de la parution du compte-rendu de cette réunion par l’Observatoire du Nucléaire, son participant nigérien, Hassoumi Massaoudou, avait bien, le 13 janvier 2013, confirmé à l’AFP avoir reçu une promesse de don d’argent pour cette raison précise. “Cet argent est destiné à compenser une année de retard qu’accusera l’exploitation de la mine entre 2014 et 2015″, avait-il dit sans détour.

AREVA n’était jamais revenu sur ses propos : le groupe industriel français maintenait que l’argent promis à l’Etat du Niger était destiné à sécuriser ses mines d’uranium. Aujourd’hui, un employé du groupe concède simplement que le renforcement de “la sécurité des activités minières d’AREVA dans le pays avait notamment eu un impact sur le projet Imouraren“.

Un don finalement annulé

Toujours est-il que le Niger n’a toujours pas vu la couleur du premier versement pourtant prévu pour cette année. Du côté du Niger, le gouvernement ne veut plus entendre parler d’avion présidentiel. “Il y a eu beaucoup de fausses rumeurs dans la presse. Moi, je n’ai pas vu d’avion, il n’y a aucun nouvel avion”, insiste un chargé de mission à la présidence du Niger.

Le gouvernement a d’ailleurs décidé de faire marche arrière et de désinscrire l’argent d’AREVA de son budget 2013 : “Le don AREVA a été annulé cette année au moment du vote de la loi des finances rectificatives, il y a un mois ou deux. Parce que ça a fait du bruit et que tout le monde en parlait”, résume Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association nigérienne Alternatives Espaces Citoyens.

Reste aujourd’hui une certitude, les relations entre AREVA et le Niger ne sont pas au beau fixe. Il y a deux jours, les deux parties ont indiqué qu’elles ne s’entendraient pas, comme elles l’avaient initialement prévu, pour renouveler leur accord sur l’exploitation des mines d’uranium au Niger avant le 31 décembre 2013. Les discussions devraient se prolonger encore quelques mois. Entraineront-elles une nouvelle promesse de don ?

Geoffrey Le Guilcher et Marie Turcan

* Les quatre otages, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, ont été libérés le 29 octobre 2013 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

http://www.lesinrocks.com/2013/12/21/actualite/niger-don-areva-achat-nouvel-avion-presidentiel-11454659/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 février, 2014 |Pas de commentaires »

LE CHAMPAGNE C’EST EXPLOSIF ET RADIOACTIF ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le Champagne:

Explosif et radioactif !

Champagne_et_Sites_nucleaires_Carte_mail_francais

Après les fêtes,

le champagne reste explosif et radioactif !

Un beau petit cadeau empoisonné pour la population.

Merci les élus, c’est super !

Les générations à venir

nous diront MERCI !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 janvier, 2014 |Pas de commentaires »
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