GAZ RADIOACTIF RADON EN FRANCE: UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Gaz radioactif

RADON

en FRANCE:

Sigle radioactif sur maison MAISON RADIOACTIVE

Un problème MAJEUR

de

Santé Publique

non traité

réellement

(Thierry LAMIREAU)

Pour celles et ceux qui ne le sauraient absolument pas, le radon est, d’une manière générale, un gaz radioactif d’origine naturelle qui provient de la désintégration de l’uranium présent dans la croûte terrestre. On le retrouve partout à la surface du globe. Nous sommes donc quotidiennement exposés à celui-ci, mais de manière non uniforme. 

Le dossier du gaz radioactif RADON en France avance certes mais plutôt…à reculons si l’on peut dire.

Les enjeux et les intérêts sont MAJEURS donc « pressons-nous de ralentir » pour ne pas ennuyer les « rapaces » qui se « nourrissent » du nucléaire.

J’ai envoyé, au ministère de la Santé, une demande d’interview téléphonique à l’un des services concernés par la gestion du gaz radioactif radon. Cela fait plus d’un mois, j’attends toujours la réponse…

Demande interview RADON S ROYAL

Vouloir trop toucher au thème du radon induirait un changement trop important dans de nombreux dossiers qui en dépendent…

Alors, pour l’Etat il est bon de ne pas trop se hâter même si des milliers de morts meurent chaque année en France à cause de la COMPLICITE et de la CULPABILITE institutionnelle.

Pour vous rafraîchir la mémoire, je pense qu’il faut lire ou relire d’abord mon travail passé déjà présenté ici ou là sur internet à propos des incohérences MAJEURES liées à ce dossier de Santé Publique qui reste, à mes yeux, beaucoup plus grave que celui de l’amiante ou du « Médiator » même s’il ne faut pas minimiser ces autres problèmes énormes de Santé Publique.

Station TOTAL RADIOACTIVE DE BESSINES par COUVIDOU SHOW

Relire mon travail passé:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/21/exclusif-gaz-radioactif-radon-un-projet-de-loi-pour-etouffer-laffaire-et-des-ecologistes-ignorants-qui-vont-induire-des-milliers-de-cancers-en-france-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog/

Dans ce nouvel article, vous trouverez deux interviews enregistrées.

A la suite de chaque interview, je vous présente par écrit l’essentiel de l’intervention.

Sigle de la RADIOACTIVITE

Première interview:

Monsieur Philippe MICHAL, Directeur adjoint des Services Techniques de la ville de AIX-LES-BAINS (Savoie) qui est à l’origine de la proposition de Loi sur le radon.

Cette proposition n’a toujours pas été présentée par son « promoteur » le Député-Maire Dominique DORD.

fichier pdf Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

Il y a plusieurs raisons à cela, nous en parlons dans les deux interviews.

Je remercie monsieur MICHAL pour son accueil, sa gentillesse et sa franchise considérant sa fonction et la gravité du sujet abordé lors de notre discussion. Pour le montage sonore, j’ai essayé de garder l’essentiel de notre échange sans dénaturer le sens de notre approche du sujet.

Interview de monsieur MICHAL

à récupérer sur mon compte SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/gaz-radioactif-radon-interview-de-philippe-michal-services-techniques-de-la-ville-de-aix-les-bains

Mise au point:

Il faudra rajouter la mise au point supplémentaire très récente effectuée par téléphone par monsieur MICHAL:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2016/12/ph-michal-telephone-18-nov-20161.mp3

Interview par téléphone

de M.MICHAL

(18 novembre 2016):

« La proposition de Loi n’a pas évolué. Il faut qu’elle soit inscrite à un ordre du jour d’une Législature. Elle ne l’est pas…donc elle n’est pas prise en considération ! Il est possible qu’avec l’ordonnance du 10 février 2016 cela modifie aussi cette proposition de Loi.

Ce n’était pas un projet, c’était une proposition.

Les projets de Loi viennent du gouvernement, les propositions de Loi viennent des Députés.

Le fait que les aménagements liés au problème radon reviennent trop chers n’est pas, à mon avis, fondé. Je ne vois pas pourquoi nos collègues Suisse ont une réglementation radon pour l’habitat et pas la France…

Ce n’est pas une question de coût, c’est une question de lobby.

Je ne pense pas que le coût soit un frein. Le radon c’est presque autant de morts que la Sécurité Routière…

Pour le radon, il n’y a pas d’investissements de faits. Donc c’est plus une question de lobby que de coût…à mon sens… »

fichier pdf MICHAL radon oms Le RADON un élément cancérigène ignoré dans les habitations

NUCLEAIRE

Points principaux de l’intervention

de Ph.MICHAL:

« Le radon est un sujet important. Je suis responsable de l’interface santé et environnement aux services techniques de la ville de AIX-LES-BAINS.

En 1998 les DDASS ont eu comme consigne d’installer des dosimètres dans les collectivités. A AIX-LES-BAINS on a eu deux dosimètres que j’ai réussi à implanter dans des endroits pertinents car nous avons relevé des niveaux de radon qui n’étaient pas « négligeables ».

Ensuite l’on a engagé une étude pour la ville dans le cadre d’un stage universitaire. On a essayé de faire un lien entre le radon et la géologie.

Pourquoi du radon à AIX-LES-BAINS alors que l’on est dans une ambiance calcaire ?

Nous avons fait un état des lieux: le problème radon n’est pas qu’un problème de sol ou de terrain cristallin.

Le radon n’est pas qu’en terrain granitique. On peut aussi en trouver en terrain calcaire. Nous avons fait également des mesures dans l’ensemble des bâtiments publics. Cela a conforté nos données parfois très fortes (3000 Bq/m3 ou plus).

Les normes canadiennes ou américaines sont encore différentes des françaises et sont encore plus contraignantes.

Ensuite, on a agi pour respecter la norme française minimum de 400 Bq/m3. Nous avons, à travers des colloques, confronté les mesures, les méthodologies de mesures et les réponses à apporter. Chaque solution doit être adaptée aux caractéristiques du bâtiment. De fait, nous avons proposé une Loi pour les ERP (Etablissements Recevant du Public) et les habitations privées.

Actuellement il n’y a AUCUNE contrainte réglementaire alors qu’il y a d’autres contraintes dans une habitation (amiante, plomb, termites).

La « prise de conscience » des autorités « évolue » par rapport au problème radon. Désormais le radon apparaît dans le -Plan Régional Santé Environnement 2-. Les 1000 Bq/m3 et les 400 Bq/m3 sont les normes françaises pour les ERP. L’OMS a des références de 100 Bq/m3 !

Les Etats-Unis ont une norme maximale à 200 Bq/m3. Je n’ignore pas cela. 400 Bq/m3, c’est un stade « provisoire ».

Les textes français (du Haut Conseil de la Santé Publique) pour descendre à 300 Bq/m3 maximum ne sont pas encore sortis…On arrivera un jour à aller vers des niveaux de risque « acceptables » !

fichier pdf RADON

A AIX-LES-BAINS, si l’on peut descendre les niveaux plus bas (150 Bq/m3) on le fait. Tous les bâtiments fréquentés par les enfants (à l’exception d’une cantine) sont en-dessous de 400 Bq/m3.

On fait des mesures en interne (car nous ne sommes pas agréés) et avec des mesures agréées. Nous divulgons ces mesures. Parfois, nous sommes descendus de 3000 Bq/m3 à 120 Bq/m3. Maintenant il faut aller plus loin en direction des habitations privées avec des campagnes d’information, de sensibilisation et de mesures.

Pour des ERP l’on avait trouvé de 1000 à 3000 Bq/m3 et l’on ne cachait pas les résultats. Nous avons un partenariat avec l’UFC QUE CHOISIR (pose de dosimètres ou autres appareils).

Il y a une bonne corrélation entre appareils (non agréés) de mesure instantanée immédiate et les dosimètres sur une plus longue durée. Par l’intermédiaire de l’UFC QUE CHOISIR nous avons un partenariat réalisé gratuitement. Les Professionnels du bâtiment ne sont pas assez sensibilisés.

URANIUM EN LIMOUSIN 4

L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) ne veut pas des appareils à mesure immédiate.

La concentration de radon est fluctuante en fonction de multiples facteurs comme la pression atmosphérique, les habitudes de chacun ou l’usage d’un lieu de vie par une personne, etc.

J’ai proposé au Député-Maire (Dominique DORD)  une version de proposition de Loi sur le radon pour que l’on étende à l’habitat l’obligation de faire des mesures de radon.

Des mesures doivent être faites dans l’habitat existant. C’est plus onéreux dans l’habitat existant que dans un habitat nouveau.

En Suisse, ils ne raisonnent pas par « département ». Je pense que le département n’est pas une échelle pertinente pour traiter le radon car il y a une trop grande variabilité de contextes géologiques dans un département pour que l’on puisse trouver quelque chose d’homogène. La Commune voire le Canton est peut-être la meilleure échelle. En Suisse, le Canton est leur échelle.

Dans les lieux plus pénalisants, les dispositions constructives oeuvrent à éviter une concentration trop importante dans l’habitat. Par exemple: les vide-sanitaires sont obligatoires en Suisse…pas en France…surtout en l’ABSENCE DE PROPOSITION DE LOI.

En France, sans vide-sanitaire c’est un GROS PROBLEME si ensuite il faut « traiter » le problème radon.

Le label « HQE » est un label « énergie ». Or, confiner est, au départ, une bonne idée. Mais il n’y a pas que le radon; il y a aussi la qualité de l’air intérieur. Il ne faut pas des lieux totalement clos car il n’y a pas assez d’aération.

Il faut que la QUALITE DE L’AIR et la QUALITE THERMIQUE travaillent ENSEMBLE pour oeuvrer à une existence de bâtiments sains et économes pour l’homme. La QUALITE ACOUSTIQUE doit être aussi prise en compte.

Le PROBLEME RADON dans un bâtiment n’est pas qu’un problème d’aération.

Chaque bâtiment est spécifique. Il n’y a pas forcément une « recette universelle ».

TOUT DOIT ÊTRE TRAITE

EN MÊME TEMPS

DANS CES DIFFERENTS

CHAMPS D’ACTION:

Energie, qualité de l’air intérieur, qualité acoustique. Cela conviendrait, à terme, pour les qualités BBC, HQE, etc.

La problématique Santé Publique doit être imposée.

fichier pdf mem_these_Catelinois

Toute norme engendre un coût économique ! Pour le radon actuellement, il n’y a RIEN ! C’est aberrant !

On laisse se développer des situations qui vont accroître le problème.

Il est certain que le problème radon est un problème de Santé Publique.

IL faut essayer que l’habitat futur n’ait plus ce problème là.

Toute commune doit avoir ce classement radon (cf. article 12 de la proposition de Loi).

Les THERMES:

fichier pdf Stations thermales et Radon

fichier pdf Cours sur les eaux-thermales

fichier pdf irsn_radon_guide-mesure-radon-thermes

fichier pdf PUB de LAMALOU LES BAINS Indication énorme de présence de RADON

Oui, il y a un lien entre source thermale et radon, c’est probable.

Comment ce radon arrive à AIX-LES-BAINS, je ne comprends pas…

Soit ce sont des remontées profondes accompagnées par l’eau thermale qui remonte le radon, soit c’est lié à l’érosion ancienne de chaînes granitiques à une dizaine de kilomètres. Des sédiments qui contiennent de l’uranium ont été déposés en surface, donc ils contiennent du radon. C’est probablement l’une et l’autre des solutions.

Les mesures:

Les mesures ont été faites quand l’établissement était un établissement d’Etat. Je n’ai pas les valeurs !…J’ai entendu dire qu’elles semblaient faibles. Maintenant l’établissement est privé, donc je ne peux pas me prononcer sur un établissement qui n’est pas public !

C’est un ERP donc les mesures sont transmises au Préfet…donc ces mesures devraient être consultables auprès de l’ARS (Agence Régionale de la Santé).

On m’a répondu que « l’agrément radon ne pouvait pas être acquis par les collectivités parce que l’on pourrait être Juge et Partie ». Nous faisons des mesures mais, étant non agréés, nous faisons appel à des bureaux d’étude agréés pour qu’ils nous fassent des mesures officielles. Rien ne diffère entre ces différentes mesures.

Sigle RISQUE D'IRRADIATION

Le problème radon:

Le problème radon est une « balance » entre le coût financier et le bénéfice pour la Santé Publique.

C’est une « balance » dictée par les pouvoirs Publics et les Politiques.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise 100 Bq/m3.

Pour l’instant essayons de supprimer toutes les valeurs énormes. Au-dessus de 1000 Bq/m3 l’on se trouve dans des ambiances de mines d’uranium ventilées !

Pour certaines classes d’école nous avons trouvé des mesures au-dessus de 3000 Bq/m3 !

Maintenant l’on peut dire qu’il faut faire une analyse plus subtile et éviter de dire « que la dose fait l’effet » !

On n’a pas pas forcément une relation linéaire, cela peut-être plus complexe. On trouve plus de cancers du poumon à faible valeur qu’à forte valeur.

La Savoie n’est pas classée « prioritaire radon » ! Les résultats statistiques et les mesures effectuées ne sont pas suffisamment représentatives de la situation réelle.

Pour moi, je le redis, le meilleur classement serait un classement par commune parce que cela me semble plus fiable et représentatif du phénomène radon en France. Par exemple, à AIX-LES-BAINS il y a une situation géologique différente. Si vous me citez certains endroits rien que par la géologie, je peux vous dire s’il y a une forte probabilité d’y avoir du radon ou pas.

Par exemple, pour moi, la Corse c’est les Alpes, par rapport aux cancers du poumon et à la situation géologique liée au radon. »

Deuxième interview:

Monsieur Richard MARCOS, directeur de la société DIAL, spécialisée, entre autres polluants, dans le traitement du gaz radon.

Interview de Richard MARCOS

sur mon compte SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/gaz-radioactif-radon-interview-de-richard-marcos-dial-20-mai-2016

LOGO DIAL

Contact Richard MARCOS:

Téléphone: 09 82 24 21 05

Mail : dial.rmarcos@gmail.com

« La Société DIAL est une jeune Société. On travaille sur trois axes: l’énergie, l’innovation et l’environnement.

On a rencontré la Société AYKOW qui est une start-up de CAEN dans le Calvados. Elle a travaillé sur le thème du gaz radon. Pour développer leur activité, ils ont buté sur les lourdeurs administratives françaises avec notamment les ARS (Agence Régionale de Santé).

fichier ppt AYKOW-CARST CONFERENCE DU 26042015 AU CANADA-Version Française

Ils ont abandonné la partie France et ils sont partis au Canada où leurs appareils ont un beau succès. Ils interviennent dans les pays nordiques, en Suisse et aux Etats-Unis.

Nous les avons donc rencontrés. Ils étaient intéressés par notre proposition commerciale. On a dit: « on va essayer de contacter toutes les ARS et tous les organismes et institutions qui s’occupent du radon en France ».

Cela fait maintenant trois ans que DIAL se bat. Malheureusement il s’avère que les institutions françaises veulent bien faire de la prévention mais pour le reste

Il a été distribué 5000 dosimètres pour des lieux de vie et au bout de deux mois nous avons eu une moyenne du niveau radon. Derrière la pose de ces 5000 dosimètres il y a une gestion de certaines Associations. L’on a ainsi une liste de lieux avec des dépassements de seuils en Bq/m3 pour le radon. Mais ils ne vont pas dans le détail. Donc j’ai rencontré des gens des ARS en leur expliquant tout cela. Les ARS ont répondu: « non, non, on ne veut pas faire de commercial. On ne veut pas donner le nom de Sociétés ».

Alors j’ai dit: « vous faites comment alors ? Vous allez voir un particulier qui lui ne sait pas qu’il a du radon chez lui. Il ne sait pas que c’est nocif et qu’il peut avoir un cancer des poumons. Vous mettez gratuitement pendant deux mois un dosimètre. C’est super et vous lui dites, voilà, vous avez donc du radon chez vous. J’ai le remède mais je ne peux pas vous le donner ! Pourquoi ne parlez-vous pas de nos appareils » ?

Nous avons développé deux appareils. Le premier, VICTORIA.

C’est un petit avertisseur sonore qui marche avec une pile. Il est réglé à un niveau de 200 Bq/m3. La Loi française aujourd’hui se réfère à 400 Bq/m3 mais l’on va probablement vers 300 Bq/m3. Lorsque le radon pénètre dans l’habitat, l’appareil va sonner à partir de 200 Bq/m3. Ensuite, il va faire un cycle de trente minutes. On demande aux habitants d’ouvrir les fenêtres à ce moment là et il se crée ainsi une légère surpression de l’air qui va le diluer et donc également le radon.

Le deuxième appareil, le RADOSTAT, gère une VMC.

C’est un interrupteur marche/arrêt à contact sec. Il est réglé à 150 Bq/m. Il est cablé sur la ventilation VMC double flux. Lorsqu’elle est en forte puissance elle crée une légère surpression. Lorsque le radon arrive à 150 Bq/m3, la VMC double flux se déclenche à forte puissance pendant un cycle de vingt minutes. Cette légère surpression va diluer le radon. Ensuite, la VMC double flux revient en position normale. Le système reste en veille 24h/24. L’intérêt de cet appareil c’est que l’on agit sur le radon lorsqu’il est en mouvement ascendant.

Personne n’a un appareil qui permet de dire: « le radon vient de pénétrer, il faut agir tout de suite ». Les bureaux d’études disent: « On va mettre les bâtiments en surpression 24h/24. »

Donc, nous ne sommes pas dans le cadre des économies d’énergie !

J’ai présenté cela aux ARS et…cela n’a pas été plus loin ! J’ai envoyé plusieurs mails et l’on m’a dit: « Merci pour l’info » !

fichier pdf Radon_invit_2012_02_07 Habitat sain et RADON

J’ai rencontré des personnes de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). Ce sont des gens qui vont dans le bon sens pour le radon. Ils vont essayer nos appareils dans un bâtiment. Par contre pour l’IRSN, ils me disent: « nous sommes là pour faire du diagnostic » etc…L’IRSN m’a « renvoyé en touche » !

fichier pdf Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

L’ASN veut bien avancer dans ce domaine. Toutes les nouvelles technologies les intéresse. L’IRSN ne veut RIEN savoir. Tous les autres organismes font du diagnostic mais que fait-on une fois que l’on sait qu’il y a du radon ? Que fait-on ?…La question est là.

Le RAMON 2.2 n’est pas un concurrent pour nous car il donne les résultats sur 24h ou 48h.

Ce qu’il faut retenir et qui est important c’est l’idée que le radon est ascendant.

fichier pdf PLAQUETTE DE PRESENTATION Victoria&Radostat DIAL

Le VICTORIA coûte 220 euros TTC.

Le RADOSTAT coûte 750 euros TTC.

fichier pdf Notice_Utilisation_Radostat

Il y a 31 départements français pris en compte. L’IRSN a sorti de nouvelles cartes. Cela évolue. Cependant, il faut noter que tout le sud de RENNES (35) est envahi par le radon. A NANTES (44), ville non prise en compte dans la sélection officielle, il y a du radon ! Je vous dirais même que le long de la Garonne il y a du radon mais, là aussi, ce n’est pas officialisé.

Donc personne ne sait réellement aujourd’hui où il y a du radon. Voilà…

Comme vous le savez, la Loi datant du 22 juillet 2004 pour les ERP (Etablissements recevant du Public) oblige toute mairie qui a du radon à faire d’abord un diagnostic radon. S’il y a du radon, elle DOIT faire une REMEDIATION. (faire des travaux pour éliminer ce fameux radon).

Je suis dans une petite commune de Bretagne (22), la mairie m’a dit:« On a beaucoup de frais alors…on ouvrira plus les fenêtres dans les écoles » ! Même les ARS disent sur leurs sites internet: « Parfois il suffit d’ouvrir les fenêtres ».

Là je m’indigne parce que le radon n’a pas d’heure.

Le radon peut arriver n’importe quand, n’importe où, à n’importe quelle heure, à n’importe quelle saison (été comme hiver), avec chauffage ou sans chauffage.

La sortie du radon c’est un mouvement sismique qui se fait.

Il est inodore, incolore, insipide.

Donc, l’on ne sait pas qu’il est là !…

La Loi française dit: on reste à 400Bq/m3, on va aller vers 300 Bq/m3 mais il faut savoir qu’à 50Bq/m3, un bébé qui est à moins de 50cm du sol, le pauvre…il en prend !

Prendre du radon pendant 15 à 20 ans, même à de faibles niveaux, peut amener à ce fameux cancer des poumons qui est « devant » les effets du fumeur passif au niveau des décès par an.

Il y a tout de même 3000 morts par an en France avec, en plus, des projections statistiques basses de la part des organismes officiels. Il ne faut pas oublier que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise au MAXIMUM 100 Bq/m3 !

Au Canada et aux Etats-Unis ils sont autour de 150 Bq/m3. Nous, en France, on dit 400 Bq/m3 !

Un organisme officiel (que je ne souhaite pas citer) français m’a dit: vous réglez votre appareil à 400 Bq/m3 même si vous pouvez mesurer à moins parce que c’est la Loi !

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il n’y a pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des stériles miniers, pas de prise en compte des gisements d’uranium, de schistes, des mica-schistes, des limons et argiles dans les dépôts des grands fleuves uranifères. Et le classement qui limite à 31 départements l’investigation est une SUPERCHERIE, je suis d’accord avec vous monsieur LAMIREAU.

 fichier pdf GAZ RADIOACTIF RADON UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE

Je vais même aller plus loin. Notre ingénieur a développé un appareil, trop cher actuellement, qui permettra à l’avenir de mesurer 300 mètres par 300 mètres avec une transmission en temps réel en direction des ARS par exemple.

En Belgique les organismes officiels présentent les entreprises habilitées à traiter le radon. En Suisse c’est la même chose. Au Canada ce sont des Associations à but non lucratif qui agissent contre le cancer en travaillant avec les professionnels du bâtiment. En France: il n’y a RIEN du tout !

On dit simplement: mettez des dosimètres que vous achèterez chez telle société et puis vous saurez si vous avez du radon. C’est tout ! J’en ris malgré tout au bout de trois ans mais on fait croire que l’on va se battre et en fait il ne se passe RIEN !

La loi du 22 juillet 2004 sur les ERP oblige au diagnostic mais globalement CE N’EST PAS FAIT !

Pourquoi ?…Normalement, les doubles des résultats devraient partir à l’ASN avec la liste des ERP qui dépassent un certain niveau de radon.

Pour les particuliers, cette proposition de Loi est une « mascarade », je suis d’accord avec vous monsieur LAMIREAU parce qu’en fait CE PROJET DE LOI N’EST JAMAIS SORTI !

On n’arrive pas à avoir des renseignements de la part des personnes qui l’ont signé. Elles se TAISENT et l’on ne sait pas pourquoi.

fichier pdf Ordonnance_n°_2016-128_du_10 février 2016 Obligation mesure RADON dans habitations françaises

La ministre de l’Environnement, Ségolène ROYAL, a sorti une ordonnance le 10 février 2016 qui dit que: « tout particulier qui voudra louer ou vendre un lieu d’habitation devra prévenir le futur acquéreur de la présence de radon lorsqu’il sera dans cette « fameuse » zone des 31 départements ».

Et à partir de juillet 2017, ce site devra être effectif. Donc l’on a l’impression que l’on va vers un diagnostic radon imposé chez les particuliers mais aujourd’hui…il y a une réticence: les agences immobilières ne bougent pas parce que, du coup, elles ont PEUR d’une dévalorisation des biens.

ET C’EST A CE MOMENT LA QUE J’AI COMMENCE A COMPRENDRE POURQUOI CE PROJET DE LOI N’EST PAS SORTI !

On préfère effectuer chaque année un décompte de 3000 morts par an et ne pas déranger les agences immobilières, les propriétaires, les maires, les élus et les administrés, etc…

J’espère que cette ordonnance va être efficace mais actuellement j’ai encore des doutes…

Une personne qui travaille dans une centrale nucléaire est mieux protégée qu’un individu qui a été chez lui « tranquillement » avec du radon. Si la population savait tout ceci, beaucoup de citoyens réagiraient…

justice-nucleaire

LE SCANDALE DE L’AMIANTE EST « EN-DESSOUS » DU SCANDALE DU RADON.

On est face à une trentaine d’années d’inaction de différents organismes comme l’IRSN, le CSTB, l’ASN, le ministère de la Santé etc…

Notre entreprise s’en sort grâce aux autres appareils en vente pour l’air intérieur mais pour le radon c’est très difficile. On me laisse parler mais on ne m’aide pas vraiment…C’est « gentillet ».

Le problème avec

certains journalistes:

Il n’y a pas de suivi des sujets traités par la majorité des journalistes notamment pour parler de la remédiation sur les lieux. Les journalistes écoutent les organismes officiels mais pas les entreprises à cause du côté commercial. Par rapport à la CRIIRAD (Commision de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) on fait de la remédiation et des travaux. La CRIIRAD fait surtout des diagnostics ».

  Présentation de la société DIAL  

(sur son site internet)

 en charge de la commercialisation

des produits AYKOW:

LOGO DIAL

La Société DIAL qui travaille autour de trois axes ENERGIE-INNOVATION-ENVIRONNEMENT- commercialise et représente les produits de détection et de remédiation pour la lutte contre le radon de la Société AYKOW, en proposant des solutions économiques autant par son installation que par les économies d’énergies qui en découlent.

La Société AYKOW est spécialisée dans la détection des particules, la détection des polluants et des systèmes de traitement de l’air intérieur.

Les appareils s’adaptent à toute installation (VMC double flux-VMI-CAISSON DE VENTILATION-POMPE A PUISARD etc.)

PRESENTATION DES PRODUITS :

Par exemple les plombiers peuvent proposer le VICTORIA pour des clients qui ne sont pas équipés de VMC double flux, surtout dans les salles de bain ou le RADON étant dilué dans l’eau et transporté par l’eau arrive dans les salles d’eau.

LE VICTORIA est le premier avertisseur sonore qui détecte le RADON en temps réel, il se pose à 1 mètre du sol sur une table dans une pièce de vie, une chambre ou une salle de bain, il détecte le RADON à 200 bq/m3 avec un signal sonore et ensuite fait un cycle de 30 mn avec une led qui clignote toutes les 6 secondes, on demande à la personne présente d’ouvrir les fenêtres ou portes pendant 15 mn après ce cycle. Si le système ne sonne plus c’est que le RADON est parti.

LE RADOSTAT détecte le RADON en temps réel, il met 20 mn pour établir la mesure a 150 bq/m3 et donne l’ordre de stopper l’évolution du RADON pendant 20 mn, c’est, en fait, un interrupteur à contact sec qui, associé a une VMC DOUBLE FLUX, est branché sur la vitesse la plus forte, de façon à provoquer une insufflation plus importante que l’extraction ; on peut aussi le brancher sur un ventilateur VMI (Ventilateur Mécanique Inversé).

Dans le cas d’un vide sanitaire il faut créer une légère dépression en faisant une extraction par une ventilation mécanique et donc l’on associe le RADOSTAT pour la détection en temps réel et le pilotage.

Compte tenu qu’il ne se déclenche que s’il y a du RADON, il a été prouvé que nous faisions une économie de 80 % d’énergie.

Image de prévisualisation YouTube

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Conclusion personnelle

provisoire:

Je travaille sur ce dossier radon depuis 1992 et j’ai, de très nombreuses fois, averti les instances dites « responsables » de ce pays qui m’ont TOUJOURS fait passer pour un « dingue qui voulait affoler la population ».

Pour le sujet qui suit l’on a voulu aussi me faire passer pour un « dingue »:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

Il s’avère que le « dingue » a TOUJOURS eu raison mais TOUJOURS…trop tôt !

fichier pdf Meta Analyse Les effets des Rayonnements ionisants même à bas niveau sont confirmés

Depuis presque trois décennies j’essaye d’avertir les gens sur le danger du radon et sur la complicité par omission ou mensonge de nombreux politiques et « responsables » de la Santé Publique.

fichier pdf ASN-plan-action-radon-2016-2019

Il faudrait faire une liste de tous ces criminels en puissance qui, par leur incompétence ou leur ignominie, induisent de fait une augmentation de la morbidité et de la mortalité dans ce pays.

La liste serait certainement très longue. Le nombre d’individus en cols blancs sous les lambris dorés de la République pourraient remplir des prisons déjà bien pleines.

En outre dire que des enfants ont subi des « niveaux supérieurs à des mines ventilées » c’est reconnaître que l’on a détruit la santé de ces pauvres petits pendant plusieurs décennies.

Actuellement il y a de très nombreuses communes qui ont de sacrés problèmes avec le radon dans des écoles (GERARDMER dans les Vosges ou PARTHENAY dans les Deux-Sèvres par exemple). Elles essayent de « traiter » le problème mais…TROP TARD. Des enfants et des adultes ont ainsi été irradiés et contaminés GRATUITEMENT pendant des années !

Un rappel sur d’autres lieux dans le passé:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/03/28/limousin-du-gaz-radioactif-radon-dans-une-maison-ou-lon-gardait-des-enfants-un-petit-exemple-de-lheritage-catastrophique-de-cogemaareva-et-un-probleme-majeur-de-sante-publique-thierry-lamirea/

Savoir que les instances sanitaires françaises cautionnent une mortalité importante avec une approche qui pourrait faire croire au traitement réel du dossier radon me dégoûte tellement c’est dégueulasse d’hypocrisie.

Répétons-le:

Le dossier radon en France est PIRE que celui de l’AMIANTE ! 

Les « dingues » comme moi continueront sans cesse de le crier à la face des CENSEURS de ce pays.

Pour rappel, il y a trois décennies, les « lanceurs d’alerte » étaient appelés auparavant des…

« FOUTEURS DE MERDE » par les industriels et les politiques.

CARPE DIEM !

Thierry LAMIREAU

NOTA:

En cliquant sur les images vous pouvez les visualiser d’une manière plus grosse.

ARMES A L’URANIUM ET AUTRES SALOPERIES: UNE POLLUTION MAJEURE ETERNELLE (Thierry LAMIREAU:lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Armes à l’URANIUM:

Une pollution MAJEURE

éternelle

Explosion d'armes à l'URANIUM

(Thierry LAMIREAU)

-Un remontage vidéo proposé par Thierry LAMIREAU-

Je vous propose un montage de trois vidéos (vidéos non exhaustives) sur le thème de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres saloperies CHIMIQUES et RADIOACTIVES.

1/ Depleted Uranium »
Un film par ICBUW et IKU PAX CHRISTI

2/ « Uranium appauvri, un tueur si présentable »
Par Jacques CHARMELOT. Réalisé et filmé par François CHAYE.
Producteurs: Daniel RENOUF et Sylvie STEINEBACH.
Production: SYSTEM TV

3/ Les effets des armes à l’Uranium appauvri » (extraits)
Origine: extrait tiré du film « Pétrole et uranium appauvri, les dessous de la guerre du Golfe ».
Production: Free Will Productions
Production, réalisation: Gerard UNGERMAN et Audrey BROHY

Armes UA de l'entreprise française NEXTER

Ce nouveau montage est un choix personnel d’extraits remis sous une autre forme afin de garder une présentation claire des problèmes liés à l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres produits chimiques ET radioactifs.

TOUS les pays entrant dans des conflits majeurs ACTUELS (comme ceux de la « coalition ») UTILISENT JOURNELLEMENT ces armes (au sol et par les airs).

HOLLANDE enterre ses armes à l'URANIUM APPAUVRI SECRET DEFENSE
TOUS ces pays ont classé SECRET DEFENSE l’utilisation de ces armes parce qu’ils savent qu’ils peuvent un jour être poursuivis pour « Crime contre l’Humanité » même s’ils s’appuient sur des documents SCANDALEUX et MENSONGERS de l’OTAN, de l’ONU, de l’OMS et de l’AIEA qui stipulent que ces armes sont « des armes habituelles et qu’aucune étude n’a mis en relief une quelconque conséquence nocive à long terme pour la santé et pour l’environnement » !
Rappelons que les effets de ces armes agissent sur l’ADN des êtres vivants et ce pour…4,5 milliards d’années…C’est-à-dire la durée de vie de notre planète terre !

NOTA:
Considérant l’IMPORTANCE du sujet, j’ose espérer que les auteurs et producteurs des trois vidéos choisies pour mon montage seront compréhensifs et ne me CENSURERONT pas !
Ce serait un comble d’autant que j’ai réalisé ce travail bénévolement !

Voir ici le montage vidéo que je vous propose:

https://www.youtube.com/watch?v=xb_Vz432ha4&feature=youtu.be

LE DRIAN aime le genre humain

RAPPEL pour la FRANCE:

La FRANCE utilise chaque jour ces armes mais en NIE officiellement l’existence dans son matériel.
Les versions utilisées sont issues de la technologie américaine mais ce sont bien des armes françaises in fine.
Il existe une version à l’uranium « appauvri » appelée STABALLOY.

La version habituelle à l’uranium « appauvri » est marquée:

OFL- APFSDS F2 (F2 très important)
Ce sont des obus ou missiles dits « flèches » dont la traduction est:
Obus Flèche- Armour Piercing Fin Stabilized Discarding Sabot
(Source, entre autres,: Jane’s InformationGroup)

La France utilise ces armes TOUS LES JOURS à travers les armes GBU 15, 31, 24, 27, 39, 49, etc. Elles sont équipées de pénétrateurs BLU 109 B ou équivalent.
Les aéronefs MIRAGE 2000, TIGRE, GAZELLE, RAFALE, ATLANTIQUE 2, bientôt les DRONES, et autres matériels au sol comme le « fameux » CAESAR (canon 155 mm sur camion très mobile) avec son obus « BONUS » fourni par la maison NEXTER UTILISENT des armes à l’uranium « appauvri ».
Pourtant, soit la FRANCE NIE cette utilisation d’armes soit elle ne répond pas !
J’attends d’ailleurs toujours des réponses à mes courriers ou mails envoyés au Président HOLLANDE ou au ministère de la Défense…

Mail envoyé à JY LE DRIAN

Modélisation contamination radioactive par armes URANIUM

Pour rappel, revoir ici:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

DRUCKER et les armes à l'URANIUM

Ce qui est aussi frappant (si je puis dire) c’est qu’aucun-e élu-e de la Nation française (Député, Sénateur) et AUCUN journaliste (même de MEDIAPART ou de LE CANARD ENCHAÎNE) ne parle de l’utilisation par la FRANCE de ces armes à l’uranium « appauvri » !…

Mail de Claire TESSON émission FRANCE 2

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exclusif-armes-a-luranium-appauvri-france-inter-la-voix-est-censuree-le-canard-enchaine-lomerta-totale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

Il y a même une désinformation totale organisée sous forme de PROPAGANDE SCANDALEUSE comme régulièrement sur FRANCE 2…avec des images fournies par l’armée française ET le ministère de la Défense.

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/01/04/france-2-la-television-publique-sous-linfluence-de-larmee-francaise-et-des-journalistes-qui-nont-plus-que-le-nom/

Vous avez dit « libre expression » et « liberté de la presse » ?
On se MARRE !

GBU 31

En clair:

CIRCULEZ, y’a rien à voir !

Il faut défendre l’honneur du pays contre ces gros porcs de « terroristes » alors CHUT, ne pas dire que nous POLLUONS TOTALEMENT la planète pour 4,5 milliards d’années y compris le genre humain… pour l’éternité.

C’est donc une sorte de SUICIDE COLLECTIF fait SCIEMMENT pour le profit immédiat de quelques autres « gros porcs »…

Thierry LAMIREAU
Ancien irradié et malade, notamment à cause de l’uranium « appauvri » par les déchets de l’ancienne usine militaire de la région parisienne du BOUCHET.

Voir ici pour ce commentaire:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

CARPE DIEM

POLLUTION IMPORTANTE DUE A DE FINES PARTICULES DE PLASTIQUE DANS LE LAC LEMAN (AFP)

Beaucoup de pollution due à de fines particules

de plastique dans le lac Léman

POLLUTION IMPORTANTE DUE A DE FINES PARTICULES DE PLASTIQUE DANS LE LAC LEMAN (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa28

GENEVE – Des chercheurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) ont mesuré des concentrations de particules microscopiques de plastique en quantité suffisante pour engendrer une certaine inquiétude dans le lac Léman, selon un communiqué de l’institution.

Ces déchets, déjà observés dans les océans, commencent à faire l’objet d’études pour les lacs et les étangs.

Nous avons été très surpris de découvrir des concentrations de microplastiques aussi élevées en Suisse, un pays respectueux de l’environnement, déclare le principal auteur de l’article, Florian Faure, de l’EPFL.

Publiée dans le dernier numéro du journal Archives des Sciences, l’étude s’est focalisée sur le Léman, où de telles particules de plastique atteignant jusqu’à 5 mm de diamètre ont été trouvées.

Selon M. Faure, la situation reflète ce qui se passe au niveau planétaire, même si la Suisse et la France ont fourni de gros efforts pour préserver leurs rives ces dernières décennies.

Ces éléments microscopiques de plastique présentes dans l’eau douce pourraient être la principale source de cette pollution dans les océans, où il y a d’immenses surfaces présentant un taux élevé de ces particules.

Les scientifiques estiment que seulement 20% environ de ces substances sont déversées directement dans la mer. Les 80% restants proviendraient des terres, soit des décharges, des égouts et des ordures urbaines.

Lorsque les oiseaux et les poissons avalent ces tout petits morceaux de plastique, ceux-ci peuvent obstruer leurs voies digestives ou bloquer leurs voies respiratoires.

De plus, les débris ingérés peuvent transporter en surface des additifs toxiques comme le bisphénol A et les phtalates, deux agents cancérigènes utilisés dans les plastiques transparents ou d’autres polluants hydrophobes, tels que les PCB.

Pour mesurer la pollution par les fines particules de plastique, Florian Faure et son équipe ont recouru à plusieurs approches : ratissage des plages du lac Léman, dissection d’animaux, notamment de poissons (brochets, gardons, brèmes) ou encore observation des fientes de volatiles trouvées aux alentours du lac.

Pour prélever ces éléments dans l’eau, les chercheurs ont travaillé en collaboration avec Oceaneye, une association à but non lucratif dont le siège est à Genève, qui a mis au point un système de mesure de la pollution par le plastique en Méditerranée.

Nous avons trouvé du plastique dans chaque prélèvement effectué sur les plages, a expliqué Florent Faure.

Le principal accusé est le polystyrène.

Le volume de débris sortis du lac Léman au cours de cette étude préliminaire s’est révélé comparable à celui observé en Méditerranée.

(©AFP / 29 mai 2013 17h44)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI

MONSANTO:

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES monsanto

Un clip rap par Kolibri

Image de prévisualisation YouTube

MONSANTO : SOS entreprise mortelle

L’entreprise assassine

Octobre 2006, dans le cadre de ses recherches, Marie-Monique Robin questionne un homme, Alan Gibson, vice président de l’association Vietnam Veterans of America. Le malheureux est sérieusement amoché. Il a « le regard émacié des grands malades en fin de vie. A soixante-sept ans, il en paraît quinze de plus. Installé dans son fauteuil roulant, il me montre les deux jambes qu’il n’a plus. »

Pourtant, Alan Gibson n’est pas un mutilé de guerre. Le bout d’homme fait partie des multiples victimes de MONSANTO et du gouvernement américain de l’époque.

Le vecteur, c’est l’agent orange, produit par la firme au moment de la guerre du Viêt-nam. De janvier 1962 à 1971, « on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de forêts et de terres [vietnamiennes]. Plus de 3 000 villages ont été contaminés et 60 % des défoliants utilisés étaient de l’agent orange, représentant l’équivalent de quatre cents kilos de dioxine pure. Or, selon une étude de l’université de Columbia (New York) publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de 8 millions d’habitants. » (p. 53)

A Anniston, à cause de MONSANTO, les habitants meurent les uns après les autres. Des années durant, la firme a déversé des PCB (ou polychlorobiphényles), huiles chimiques hautement toxiques, un peu partout dans la ville. 

« Mon petit frère est mort à dix-sept ans, d’une tumeur au cerveau et d’un cancer des poumons… il est mort parce qu’il mangeait les légumes de notre jardin et le poisson qu’il pêchait dans un cour d’eau hautement contaminé ! MONSANTO a fait d’Anniston une ville fantôme »(David Baker, président du comité d’Anniston contre la pollution).

Plus loin, Marie-Monique Robin indique que, « selon un rapport déclassifié, établi secrètement en mars 2005 par la Envirenmental Protection Agency (EPA, l’Agence américaine de protection de l’environnement), 308 000 tonnes de PCB ont été fabriqués à Anniston de 1929 à 1971. Sur ce total, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au coeur de la communauté noire de la ville » (p. 23). Jusqu’en 1971 ! Pourtant, dès 1937, MONSANTO savait que les PCB représentaient un grave danger pour la santé. Alors pourquoi continuer à polluer ? A cause d’une idéologie claire, formulée dans un document déclassifié de la firme, « Pollution letter » (daté du 16 février 1970), Monsanto « ne peut pas se permettre de perdre un dollar de business ».

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Pas de danger
© Marc

Suite à une plainte déposée par 20 000 habitants de Anniston en 2001, MONSANTO est jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB ». Et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts. Mais, regrette David Baker, « aucun des dirigeants de la firme n’a été condamné à de la prison »(p. 39).

Dans l’affaire de la dioxine qui a décimé la petite ville de Times Beach, MONSANTO échappe aux poursuites.

Mais ne soyons pas trop sévères. Il y eut quelques châtiments. En 1996 à New-York puis en janvier 2007 en France, MONSANTO est condamnée pour publicité mensongère. Depuis 1974, elle vendait son cher Roundup ready, (qui a des effets néfastes sur les cellules humaines et qui est l’herbicide le plus vendu au monde depuis 30 ans !) comme un produit biodégradable et bon pour l’environnement.

Des politiques complices

De 1997 à 2007, les cultures transgéniques se sont étendues sur plus de cent millions d’hectares dans le monde. Et MONSANTO possède 90 % des OGM cultivés sur la planète, emploie 18 000 salariés dans une cinquantaine de pays, et ses bénéfices ne cessent de grimper (ils ont atteint le milliard de dollars). De l’autre côté, dans des pays comme l’Inde, le Mexique ou le Paraguay, des millions de paysans subissent déjà les conséquences, lourdes, des OGM (faillite de leur modeste entreprise, étranges maladies de peau constatées chez les enfants qui traversent quotidiennement des champs de cultures génétiquement modifiées…).

Pourquoi laisse-t-on ce dangereux géant industriel opérer ?

D’une part parce que, signe de l’ampleur de l’influence de MONSANTO, dès qu’un scientifique honnête trouve un résultat qui ne correspond pas aux intérêts de la firme, il est licencié ou banni des cercles de recherche. Le Professeur Ignacio Chapela – par exemple – a eu la mauvaise idée d’écrire un article pas vraiment favorable à la multinationale, publié dans la revue scientifique Nature. Dans son texte, il montre que le maïs que l’on croit sans OGM contient en fait des substances transgéniques, à cause de la contamination génétique. Quand l’article paraît, Ignacio Chapela subit une sacrée campagne de diffamation, orchestrée par MONSANTO.

Autre exemple, Richard Burroughs, vétérinaire à la Food and Drug Administration (FDA, agence chargée de la sécurité des denrées alimentaires et des médicaments), chargé de réaliser des tests sur l’hormone de croissance transgénique bovine RBGH. Les résultats du chercheur sont décevants pour MONSANTO: pour les vaches comme pour les buveurs de lait, le danger est énorme. Il est licencié. Et à partir de 1994, le produit est commercialisé aux Etats-unis.

D’autre part, à cause de la réglementation américaine en matière d’OGM. Pour ne donner qu’un élément, le principe d’équivalence en substance – même substance entre les plantes génétiquement modifiées et les plantes conventionnelles – est accepté.

Mais aussi et surtout parce que face aux pressions de la firme, les politiques ne font pas le poids. En 1998, le bureau de Tony Blair fait stopper les travaux trop gênants du scientifique Arpad Pusztai. Dan Glickman, Ministre de l’Agriculture de Bill Clinton de 1995 à 2000 avoue quant à lui à Marie-Monique Robin avoir « subi beaucoup de pressions de la part de l’industrie [MONSANTO] et de certains membres du gouvernement surtout dans le domaine du commerce extérieur ».

L’entreprise finance, en toute légalité, les campagnes électorales des grands partis. Mais plus efficace est « sa capacité d’infiltration dans tous les rouages décisionnels du pays », via le système des « portes tournantes »(chaises musicales) : quatre ministères importants de l’administration W. Bush sont ainsi « tenus par des proches de MONSANTO, soit qu’ils aient reçu des subsides de la firme, soit qu’ils aient travaillé directement pour elle ». Parmi ces collaborateurs, citons pêle-mêle John Ashcroft, Tommy Thompson, Ann Venneman, Donald Rumsfeld et Clarence Thomas (p. 178).

Laissons le mot de la faim à Vandana Shiva, présidente de la fondation Navdanya en Inde. Pour cette militante anti-OGM, le seul but de la « seconde révolution verte », c’est « d’augmenter les profits de MONSANTO ». Dès lors que chaque paysan dépendra de cette firme pour chaque grain semé, pour chaque champ cultivé, non seulement l’entreprise empochera quantité de royalties, mais, plus puissante qu’une bombe, elle contrôlera les populations du monde.

Alors ne craignez rien, Monsanto veille au grain !

- Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto – De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, éditions La Découverte, 370 pages (parution : le 6 mars 2008).

- Les victimes vietnamiennes de l’agent orange ont été déboutées, vendredi 22 février 2008, par la justice américaine. Lire ici la réaction du Courrier du Vietnam (25/02/08) via le site internet Contre Info .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 février, 2013 |Pas de commentaires »

SCANDALE: ARCELOR MITTAL ENGRANGE DES MILLIONS D’EUROS DE PROFITS GRÂCE A LA FERMETURE DE FLORANGE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

Scandale :

SCANDALE: ARCELOR MITTAL ENGRANGE DES MILLIONS D'EUROS DE PROFITS GRÂCE A LA FERMETURE DE FLORANGE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arcelor

ArcelorMittal engrange des millions

d’euros de profits grâce à la fermeture de

Florange

(Sophie CHAPELLE)

Pendant que les métallos de Florange se démènent pour sauver leur emploi et que l’Etat indemnise leurs périodes de chômage partiel, ArcelorMittal engrange des profits grâce à l’arrêt de ses hauts-fourneaux lorrains. Leur fermeture définitive pourrait rapporter 19 millions d’euros en 2013. Tel est le miracle permis par le « capitalisme vert » et la vente de droits à polluer sur les marchés carbone. Explications.

arton2905-35249 ARCELORMITTAL dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Ils se sont enchaînés aux grilles d’une fenêtre de Matignon le 24 janvier 2013 aux aurores. Avant d’être délogés manu militari. Les salariés d’Arcelor Mittal du site de Florange en Lorraine refusent de tirer leur révérence. Ils ont remis aux conseillers de François Hollande une pétition de 31 000 signatures pour la nationalisation du site industriel mosellan. Ils ne croient pas au projet d’accord [1] signé le 30 novembre 2012 entre l’État français et Arcelor Mittal, dans lequel le géant mondial de l’acier s’engage à réaliser un montant minimum d’investissements de 180 millions d’euros d’ici fin 2017. L’arrêt définitif des hauts-fourneaux est toujours prévu en mars 2013. Il entraînera la suppression de 1 500 emplois, sous-traitants compris. Mais rapportera des millions d’euros à Arcelor Mittal grâce aux miracles du « capitalisme vert ».

Des droits à polluer très rentables pour Arcelor Mittal

Car Florange fait partie des quelques 10 000 sites industriels européens qui ont été intégrés au système d’échange de quotas d’émissions de CO2 mis en place en 2005. Comment cela fonctionne-t-il ? Les gouvernements allouent à chacun de ces sites un quota d’émissions de CO2. Pour le site de Florange, il est de 4 millions de tonnes de CO2 par an. En fin d’année, si le site industriel le dépasse, il doit acheter des « droits à polluer » sur le marché carbone pour compenser ses émissions. S’il n’utilise pas tout son quota, il peut engranger et accumuler ses permis d’émissions pour ensuite les revendre à des entreprises qui ont dépassé leurs propres quotas (lire également : les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution).

pnaq_2008-2012-f5f2e CAPITALISME VERT

D’après un document que s’est procuré le magazine Terra Eco auprès du cabinet londonien Carbon Market Data, Arcelor Mittal n’a pas dépassé son quota annuel en 2009, 2010 et 2011, économisant environ 4,7 millions de tonnes de CO2 [2]. Et ce, en partie grâce à la mise en sommeil de ses hauts-fourneaux de Florange. Même si le cours du CO2 s’est effondré sur les marchés, ce surplus de droits à polluer représente une belle aubaine. A environ 5 euros la tonne, Arcelor Mittal pourrait empocher près de 24 millions d’euros s’il décidait de les vendre. Pendant ce temps, les salariés du site ont multiplié les périodes de chômage partiel, en partie indemnisées par l’État.

Au niveau mondial, Arcelor Mittal est la compagnie qui a accumulé le plus grand excédent de quotas, selon l’ONG britannique Sandbag, avec près de 123,2 millions de tonnes. Alors que la multinationale de la sidérurgie est, par son activité, l’une des plus polluantes ! Chaque année, la multinationale valorise une part de ces surplus sur le marché du carbone et engrange des profits faciles : 140 millions en 2010 de dollars et 93 millions de dollars en 2011 [3].

Un cadeau de 19 millions d’euros en 2013

Arcelor Mittal a prévu de fermer les hauts-fourneaux de Florange en mars 2013. Mais la multinationale devrait percevoir ses quotas comme si de rien n’était.« Lorsqu’une installation a cessé ses activités, l’État membre concerné ne lui délivre plus de quotas d’émission à compter de l’année suivant la cessation des activités », précise la réglementation européenne [4] Le nouveau plan d’allocation français sur la période 2013-2020 prévoit bien un quota gratuit de 3,8 millions de tonnes de CO2 de permis à polluer pour le site de Florange. Un cadeau de 19 millions d’euros au cours du marché carbone actuel.

Dès avril 2012, la CFDT interpellait les pouvoirs publics « pour qu’ils mettent un terme au « pillage » orchestré par Mittal. L’État français ne peut plus accepter de payer avec l’argent public le chômage partiel, ne pas broncher sur les quotas de CO2 non utilisés et vendus en bourse sans oublier les multiples exonérations d’impôts accordées à Mittal ».

Sophie CHAPELLE

 

bastamag.net

Photo Florange : CC Benjamin Géminel

Notes:

[1] Document à télécharger ici.

[2] Les données de 2012 ne sont pas encore connues.

[3Source pour 2010 et 2011.

[4Source.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info)

Le coût environnemental et social

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES tablette_numerique

des tablettes électroniques et smartphones

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iPad © C. Magdelaine / notre-planete.info

La dématérialisation[1] est souvent présentée comme la solution à la déforestation, à la destruction des milieux, etc. parce qu’elle permet de remplacer le support papier par des supports numériques. Pourtant, ces supports numériques sont eux bien matériels, et leur fabrication entraîne souvent l’abattage d’arbres ou la dégradation des écosystèmes sur les lieux d’exploitation des matières premières. Il apparaît donc comme légitime de s’interroger sur l’empreinte écologique du high-tech, ses modes de production et la manière dont on le consomme.

L’exploitation d’étain à Bangka:

Une activité désastreuse pour l’homme et l’environnement

L’ONG de défense de l’environnement Les Amis de la Terre a enquêté durant plusieurs mois sur l’île de Bangka en Indonésie où se trouvent des exploitations de mines d’étain. Elle a publié en novembre 2012 un rapport intitulé « Mining for smartphones : le véritable coût de l’étain ».

L’association condamne les pressions croissantes qui s’exercent sur les ressources mondiales de métaux, notamment celles d’étain, matériau qui entre dans la composition de nombreux produits high-tech et notamment des smartphones[2].

L’exploitation des mines à Bangka a causé des dégâts environnementaux importants : 65% des forêts et plus de 70% des récifs coralliens auraient été affectés, selon Pie Ginting, directeur de campagne des Amis de la Terre Indonésie, et l’accès à l’eau potable est devenu problématique sur l’île, à cause de la contamination des rivières par les déchets miniers.

Les Amis de la Terre se mobilisent donc pour que les grandes entreprises assurent une production responsable à tous les niveaux de la chaîne, et ne s’appuient pas sur des exploitations dangereuses pour les populations locales.

L’ONG demande à l’Union Européenne que des réglementations soient mises en place pour obliger les entreprises à rendre publique la liste des ressources qu’elles utilisent pour la fabrication de leurs produits, ainsi que les impacts environnementaux et sociaux qui y sont associés.

Multiplication des produits high-tech et raccourcissement de

leur durée de vie:

Une mauvaise configuration pour l’avenir

L’exemple de Bangka interroge l’utilité de ces technologies, considérant leurs impacts environnementaux. Chaque mois de nouveaux équipements électroniques sortent sur le marché, s’ajoutant à la gamme des traditionnels télévisions et téléphones : tablettes, smartphones, écrans plats, cadres numériques…

La miniaturisation exige des matériaux rares (coltan, lithium, étain…) dont l’exploitation entraîne déforestation, destruction, massacre d’animaux et pollution durable d’écosystèmes.

À cela s’ajoute le problème de l’obsolescence dite « programmée » des objets : rarement réparés – parce que c’est impossible (batterie soudée, etc.), trop complexe ou parce que ça ne vaut pas le coup économiquement – ils sont généralement délaissés au profit de nouveaux produits prétendument plus performants.

Or, la filière recyclage du high-tech n’est pour ainsi dire pas au point. Ces modes de production et de consommation génèrent donc un gaspillage de ressources, une quantité importante de déchets qui ne sont ni valorisés ni réutilisés, et une augmentation des pressions sur les ressources rares alors qu’il s’est vendu en 2011, 93 millions de smartphones pour Samsung et 95 millions pour Apple.

Heureusement, des alternatives existent pour ne pas encourager la logique consumériste, un luxe que nous ne pouvons aujourd’hui plus nous permettre.

En matière de produits high-tech, la sobriété devrait être privilégiée, dans la mesure où la fabrication de ces produits entraîne des dégâts critiques. Il est toutefois difficile pour le consommateur de faire les bons choix : en témoigne la sortie de l’i-Phone 5, dont le chargeur est incompatible avec tous les produits Apple précédents.

Malgré tout, la réparation (lorsqu’elle est possible), le don et la revente permettent de donner une seconde vie à nos objets et ainsi de réduire notre empreinte écologique. Sans oublier de nous interroger sur la pertinence de l’acte d’achat : en avons-nous vraiment besoin ?

Même les écoles s’équipent de tablettes numériques

Le développement rapide et massif des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) a radicalement modifié nos sociétés. Le quotidien ne cesse de changer au gré des nouveaux produits qui font leur apparition sur le marché.

Le bouleversement introduit par la démocratisation d’Internet en est la preuve évidente. La société évolue donc avec ses technologies, et après les entreprises, les industries, les médecins, l’administration, etc. ce sont les écoles qui se dotent de matériel dernier cri.

Ainsi, le monde de l’éducation a longtemps été agité par la question du bienfondé de l’évolution de l’école vers le numérique. Dernier débat en date, celui d’équiper chaque élève d’un iPad (tiens, tiens…) pour faciliter l’apprentissage.

Selon son fabriquant, Apple, qui a organisé en janvier dernier une conférence intitulée « Reinventing Textbooks[3] », des manuels interactifs (avec photo, vidéo, audio…) permettraient une meilleure pédagogie et donc une meilleure qualité d’enseignement.

Plusieurs études menées sur l’efficacité des tablettes seraient arrivées à la conclusion que les enfants apprennent mieux sur les supports numériques, car ils offrent un enseignement plus personnalisé.

Pourtant, nombreux sont les enseignants ou les parents d’élèves qui s’interrogent sur l’utilité des tablettes à l’école. Pourquoi démocratiser un équipement individuel aussi coûteux alors que les suppressions de poste se sont multipliées ces dernières années, surchargeant les classes et privant beaucoup d’élèves d’un suivi pédagogique adéquat ?

L’iPad est initialement conçu avec beaucoup de fonctions récréatives qui pourraient distraire l’élève si elles ne sont pas bloquées. La tablette est-elle un gadget ou un véritable support pédagogique ? L’équipement en iPad est-il le résultat d’un lobbying bien organisé ou une opportunité pour l’éducation ? L’utilisation prolongée de tablettes à des fins d’apprentissage induit des risques pour la vue des élèves, bien que ce point fasse débat chez les ophtalmologistes.

Il demeure que les enfants et adolescents d’aujourd’hui sont en permanence sur-connectés et sur-stimulés par des informations venant de toutes parts (Internet, télévision, téléphone portable et maintenant tablettes). Il est donc légitime de s’interroger sur la nécessité d’introduire un nouvel écran à l’école.

Enfin, d’un point de vue économique, l’enseignement numérique reste pour l’heure bien plus cher que l’enseignement « classique », puisqu’une tablette coûte environ 500 euros.

Le glissement de l’école vers le numérique comporte donc le risque d’une éducation à deux vitesses, entre ceux qui pourraient se payer une tablette et ceux qui ne pourraient pas. Qui plus est, les produits sont obsolètes au bout de seulement quelques années : comment l’école pourra-t-elle assumer de tels coûts économiques, mais aussi environnementaux, alors qu’elle est censée éduquer les enfants au respect de l’environnement ? Se pose également la question de la formation des enseignants, indispensable pour assurer une utilisation optimale des nouvelles technologies.

De plus, les établissements scolaires se dotent de plus en plus de Tableaux Numériques Interactifs (TNI) et les enfants de boîtiers électroniques pour remplacer une simple ardoise : est-il vraiment nécessaire d’y rajouter des iPad, que beaucoup pourraient bien se voir offrir à Noël, et probablement pas dans une optique pédagogique ?

Le risque de doublon et de confusion sur le rôle de la tablette est à prendre en compte.

Notes:

  1. La dématérialisation est la transformation de supports d’informations matériels (souvent des documents papier) en fichiers informatiques.
  2. Téléphone mobile disposant aussi des fonctions d’un assistant numérique personnel. Il est doté d’un écran tactile et/ou d’un clavier azerty, et permet notamment de naviguer sur Internet, de consulter son courrier électronique, etc.
  3. Littéralement, réinventer les manuels scolaires.

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Anaelle Sorignet / notre-planete.info - Tous droits réservés

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

CLIMAT: APRES LE MAIGRE ACCORD DE DOHA, LES NEGOCIATIONS TOURNEES VERS 2015…MAIS IL EST DEJA TROP TARD !

Climat:

Après le maigre accord de DOHA…

les négociations se tournent vers 2015 !…

CLIMAT: APRES LE MAIGRE ACCORD DE DOHA, LES NEGOCIATIONS TOURNEES VERS 2015...MAIS IL EST DEJA TROP TARD !  dans REFLEXIONS PERSONNELLES doha

Mais il est déjà TROP TARD!

DOHA – Après le maigre résultat de Doha, les grandes négociations onusiennes sur le climat sont tournées vers le rendez-vous de 2015, qui a promis le plus ambitieux des accords pour faire dévier le monde de son inquiétante trajectoire vers un réchauffement de 3°C à 5°C.

Mais la grande difficulté à accoucher samedi 8 décembre 2012 du très modeste accord de Doha, adopté grâce à un passage en force de la présidence qatarie, montre que les négociations à venir s’annoncent des plus difficiles.

Les températures qui se profilent sont bien au-delà de ce que l’Homo Sapiens a connu, a rappelé l’économiste britannique Nicholas Stern, auteur d’un rapport de référence sur le coût financier du réchauffement, après l’accord de Doha.

Il est crucial que tous les pays, développés et en développement, concentrent désormais tous les efforts pour parvenir à un accord international fort et efficace en 2015, a-t-il poursuivi, critiquant l’inadéquation entre l’urgence de la situation et l’ambition affichée à Doha.

L’unique acquis de l’accord de Doha est le lancement, à partir du 1er janvier 2013, de l’acte II du protocole de Kyoto, seul outil légalement contraignant à engager les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

La portée de cette seconde période, qui s’achèvera fin 2020, sera néanmoins extrêmement limitée car elle ne concerne plus que l’Union Européenne et une dizaine de pays dont l’Australie, soit 15% des émissions de GES globales.

Pour le reste, Doha n’a pas permis de trouver d’autres moyens de réduire les GES d’ici 2020 ou encore de rassurer les pays du Sud sur le versement de l’aide promise pour faire face au changement climatique, soit 100 milliards par an d’ici 2020.

Vertige

Le résultat n’est clairement pas à la hauteur de l’urgence, a déclaré la Ministre française de l’Environnement, Delphine Batho, au terme de la conférence, reconnaissant que les négociations sur le climat, lancées en 1995 et impliquant plus de 190 pays, sont difficiles parce qu’elles concentrent tous les enjeux de la mondialisation.

Trop de puissances n’ont pas la volonté de remettre en cause le modèle de développement qui conduit la planète à sa perte. Il faut préparer 2015, la conférence qui se tiendra sauf surprise à Paris, sur de nouvelles bases, a-t-elle estimé.

La communauté internationale s’est engagée à conclure en 2015 un accord engageant cette fois tous les pays, dont la Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands pollueurs, à réduire leurs émissions de GES. L’accord doit entrer en vigueur en 2020.

Ca va être un travail difficile, qui va nécessiter beaucoup de compromis, a prédit Alden Meyer, de l’ONG Union Of Concerned Scientists.

Et les questions à résoudre donnent le vertige: les pays émergents accepteront-ils le même niveau de contrainte que les pays du Nord ? L’Inde acceptera-t-elle d’être traitée comme la Chine ? Quelle dimension légale pour le traité ? Qu’est-ce qu’un accord équitable ? Quels seront les engagements des Etats-Unis qui viennent de faire le choix du gaz de schiste ?

On ne peut pas être dans le +brainstorming+ pendant encore trois ans!, a prévenu l’Ambassadeur Climat pour la France, Serge Lepeltier. Il ne faut surtout pas qu’on se retrouve dans la situation de Copenhague, ajoute-t-il, la grande conférence de 2009 qui s’était soldée par un quasi-échec.

Pour Alden Meyer, il ne faut pas que les chefs d’Etat viennent sauver les meubles à la dernière minute. Ils doivent s’engager en amont. Cette idée a d’ailleurs été lancée par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

D’ici 2015, le Groupe d’Experts de l’ONU sur le Climat (GIEC) aura rendu un nouveau rapport sur l’état des lieux du réchauffement. Une étape fondamentale pour réveiller la communauté internationale, estime M. Lepeltier.

(©AFP / 09 décembre 2012 09h08)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Les « Grands de ce monde » vont réussir à…

ELIMINER NOTRE ESPECE…

car IL EST TROP TARD !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LES PLUS VIEUX ET LES PLUS GRANDS ARBRES DE LA PLANETE SE MEURENT

Les plus vieux et plus grands arbres de la planète

se meurent

LES PLUS VIEUX ET LES PLUS GRANDS ARBRES DE LA PLANETE SE MEURENT dans REFLEXIONS PERSONNELLES arbre_mathusalem_2

SYDNEY – Des scientifiques ont mis en garde vendredi 7 décembre 2012 contre la mortalité alarmante des arbres géants et très anciens, plus grands organismes vivants de la planète, qui abritent des variétés nombreuses d’oiseaux et une riche biodiversité.

Ces travaux, menés par des universitaires australiens et américains, ont été publiés dans la revue Science. Ils concluent que partout les vieux grands arbres sont menacés de disparition si aucune politique de préservation n’est mise en oeuvre.

C’est un problème mondial qui concerne presque tous les types de forêts, a indiqué David Lindenmayer de l’Université Nationale d’Australie, chef du programme.

A l’image des grands animaux comme les éléphants, les tigres ou les cétacés dont la population est en fort déclin, un faisceau d’indices nous montrent que ces arbres courent le même risque.

M. Lindenmayer a entrepris cette étude avec des collègues de l’Université James Cook en Australie et de l’Université de Washington aux Etats-Unis après avoir travaillé sur les forêts suédoises à partir de relevés remontant jusqu’aux années 1860.

Les chercheurs ont constaté une disparition inquiétante de grands arbres, vieux de 100 à 300 ans, sous toutes les latitudes en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique latine et en Australie.

Les sorbiers d’Australie, les pins des Etats-Unis, les séquoias de Californie ou les baobabs de Tanzanie constituent les principales espèces en danger.

Les feux de forêts ne sont pas les uniques responsables car le taux de mortalité est dix fois supérieur à la norme, même les années sans feux.

Ce phénomène est, selon les scientifiques, le résultat d’une combinaison de facteurs tels que le réchauffement climatique, l’abattage et le besoin en terres agricoles.

Nous sommes en train de parler de la disparition des plus grands organismes vivants de la planète, des plus grandes plantes à fleurs de la planète et d’organismes qui jouent un rôle déterminant dans la régulation et la richesse de notre monde. La tendance est vraiment très préoccupante, a déclaré Bill Laurance de l’Université James Cook.

Les grands arbres sont en effet le lieu de nidification et de vie de près de 30% des oiseaux et des animaux de notre écosystème.

Ils constituent aussi d’énormes puits de carbone, d’importantes réserves de substrats, ils permettent à une multitude d’organismes vivants de s’épanouir et influencent l’hydrologie.

(©AFP / 07 décembre 2012 09h57)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

COMMUNIQUE DE PRESSE D’ASSOCIATIONS: M.HOLLANDE, LE CLIMAT N’ATTEND PLUS ! A QUAND UNE VERITABLE POLITIQUE DE SOBRIETE ET D’EFFICACITE ENERGETIQUE ?

Agir pour l’environnement

 Aitec 

Attac France

 Bizi !

Confédération paysanne 

Les Amis de la Terre 

Solidaires

COMMUNIQUE DE PRESSE D'ASSOCIATIONS: M.HOLLANDE, LE CLIMAT N'ATTEND PLUS ! A QUAND UNE VERITABLE POLITIQUE DE SOBRIETE ET D'EFFICACITE ENERGETIQUE ? dans REFLEXIONS PERSONNELLES climat2

Communiqué de presse 29 novembre 2012

Conférence de DOHA sur le climat

M.Hollande, le climat n’attend plus !

A quand une véritable politique de sobriété et

d’efficacité énergétique ?

François Hollande avait annoncé lors de la Conférence Environnementale vouloir être exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et a proposé que la France accueille la Conférence de l’ONU sur le Climat de 2015.

La Conférence de DOHA (Qatar, 26 nov-7 déc) vient de s’ouvrir, mais les actes sont très éloignés des discours.

Alors que l’Agence Internationale de l’Energie a déclaré dans son dernier rapport qu’il ne fallait pas consommer plus d’un tiers des réserves prouvées d’énergies fossiles d’ici à 2050 pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global à la fin du siècle, le gouvernement français semble loin d’avoir pris la mesure des transformations nécessaires.

Malgré de nombreuses déclarations, François Hollande et son gouvernement laissent la porte ouverte à la possibilité d’exploration et d’exploitation des gaz et pétroles de schiste, ils s’entêtent à construire un nouvel aéroport international inutile et nocif, ils privilégient les projets de lignes à grande vitesse au détriment des lignes classiques, ils entendent poursuivre le développement de la filière nucléaire avec la construction de l’EPR, autant de verrous pour entamer une véritable transition énergétique.

La France et l’Union Européenne ne peuvent être considérés comme de bons élèves en matière climatique alors que leurs résultats et leurs engagements sont plus qu’insuffisants.

Les négociations internationales sur les dérèglements climatiques et les multiples politiques mises en œuvre depuis près de vingt ans n’ont pas enrayé l’augmentation des émissions des gaz à effets de serre et le réchauffement climatique global.

Au contraire, de nouveaux records sont battus quasiment chaque année. On ne compte plus les rapports annonçant des perspectives de réchauffement climatique au delà des 2°C. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. Mais nos gouvernements laissent inchangées des politiques climatiques fondées sur des mécanismes de marché qui ont fait preuve de leur inefficacité.

Là où les pays de l’Union Européenne devraient réduire leurs émissions de 30 à 40 % en 2020 par rapport à 1990, selon les préconisations du GIEC, la réduction des émissions européennes corrigées des émissions liées aux produits importés est d’à peine 4%.

Loin d’avoir incité les industriels à réduire leurs émissions et d’avoir permis la substitution d’énergies renouvelables aux énergies fossiles, le marché carbone européen est un échec patent. Surabondants, les droits d’émission délivrés gratuitement par les pays se négocient actuellement à seulement quelques euros.

Leur vente constitue bien souvent un effet d’aubaine pour un grand nombre d’industriels fortement dotés et un effet d’opportunité pour la finance carbone. Par ailleurs, les mécanismes de flexibilité et de compensation carbone permettent à ces mêmes industriels d’éviter de réduire leurs propres émissions en finançant des projets hautement contestables dans les pays du Sud.

La conférence de DOHA se situe dans la droite ligne de la séquence Copenhague-Durban qui a siphonné toute possibilité d’engagement contraignant en termes de réductions d’émissions, qui a considérablement affaibli le protocole de Kyoto sans fournir les financements additionnels attendus tout en discréditant le processus de négociations onusien.

La précédente conférence, à Durban (Afrique du Sud), avait abouti en effet à un accord sans engagement, condamnant la planète à une augmentation de la température globale de plus de 4°C. Les responsabilités sont désormais diluées à travers la négociation d’un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.

Dans un contexte de crises où les enjeux climatiques et plus largement écologiques sont relégués au second plan malgré l’urgence à agir, le gouvernement français doit clairement afficher ses choix : accompagner cette inertie des Etats et renoncer à ses engagements, ou faire siennes les alertes des scientifiques et les exigences et propositions portées par les mouvements sociaux.

Dans ce cas, il s’agit d’abandonner immédiatement les grands projets inutiles, de financer une politique de sobriété et d’efficacité énergétique à la hauteur des enjeux, d’accroître les ambitions de réductions d’émissions de l’UE, d’abandonner les dispositifs liés à la finance carbone pour introduire une taxation internationale sur l’énergie et un moratoire général sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles. Nous attendons de la France et de l’Union Européenne une politique exemplaire, seule capable de leur donner une légitimité pour accélérer les négociations internationales afin d’aboutir au plus vite à un accord international contraignant, juste et à la hauteur des enjeux.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

« PRÊT A JETER », OBSOLESCENCE PROGRAMMEE (ARTE / Un film de Cosima DANNORITZER) + DOCUMENTAIRE DE FRANCE 3 SUR LE MÊME THEME

« Prêt à jeter »

(Obsolescence programmée)

-ARTE-

Un produit usé = un produit vendu ! Dans les années 1920, des industriels américains ont trouvé la formule magique pour soutenir la consommation : l’obsolescence programmée. Fini les bas en nylon qui résistent à tout et les ampoules qui durent cent ans, un bon produit est un produit jetable. Tourné aux quatre coins du monde, « Prêt à Jeter » est une enquête sur les bases de notre économie moderne – consommation, gaspillage et pollution.

Dans une société où la croissance est tirée par la consommation, les produits durables sont une catastrophe ! Et c’est une constatation qui ne date pas d’hier. Dès 1928, on pouvait lire dans une revue spécialisée, « un produit qui ne s’use pas est une tragédie pour les affaires ».

L’obsolescence programmée:

un gâchis organisé ? 

 (THIERRY LIBAERT / LIBERATION)

Si l’obsolescence programmée existe depuis plus d’un siècle, ce n’est que depuis moins de deux ans qu’elle est devenue un objet de débat public et d’interpellation politique.

Elle repose sur un principe de développement économique assez imparable : si les objets que nous utilisons possédaient une durée de vie infinie, l’absence de rotation freinerait fortement le développement industriel. C’est ainsi que la société Dupont qui fabriquait des bas qui ne filaient pas décida dans les années 40 de commercialiser des bas plus fragiles afin d’accélérer le rythme des ventes.

Trois types d’obsolescence programmée existent.

Il y a la conception de produits pour une durée de vie limitée. De nombreuses semelles de marques de chaussures de sport sont ainsi conçues pour une durée de vie inférieure à deux ans.

Il y a la conception technique, non du matériau, mais du système prévu pour accélérer, voire créer la défaillance. C’est le cas de l’imprimante qui s’arrête à la millième impression parce qu’un microprocesseur intégré au système en déclenche l’arrêt. De même, le condensateur de certaines télévisions pour lesquels un déplacement de quelques centimètres prolongerait la durée de vie de deux ou trois ans.

C’est enfin le cas d’appareils conçus pour empêcher toute réparation, à l’exemple de certains smartphones ou tablettes. Selon un rapport de l’ADEME (été 2012), seuls 44% des appareils électroniques sont réparés.

La lutte contre l’obsolescence programmée doit éviter amalgames et diabolisation du phénomène. Celui-ci est inhérent au développement économique. Par ailleurs, il serait inutile d’exiger des constructeurs de téléphones mobiles des produits qui durent dix ans alors que, malgré leur parfait état, nous en changeons tous les 18 mois.

Cette lutte doit s’attacher aux dérives les plus flagrantes. Menée sereinement, elle peut réunir les associations environnementales qui pointent le volume des déchets engendrés (en 2011, on estimait à 220 millions de tonnes le volume des déchets ménagers produits dans l’UE, soit un peu plus de 500 kilos par habitant – chiffres Eurostat, hors déchets industriels), les associations de consommateurs qui réclament une meilleure information sur la qualité et la longévité des produits, enfin les entreprises européennes qui trouvent là un moyen de récupérer une partie de la confiance perdue et surtout un élément pour prendre l’avantage sur les produits émanant d’entreprises majoritairement américaines ou asiatiques.

C’est aussi le moyen pour les pouvoirs publics de soutenir les filières de réparation potentiellement créatrices d’emplois et de faire acte de solidarité puisque les conséquences de l’obsolescence programmée s’exercent surtout sur les personnes à faibles revenus.

L’opportunité d’une ouverture du chantier est sur la table. En deux mois, l’ADEME, TERRA NOVA et le Ministère de la Consommation ont appelé à une régulation du sujet. Les entreprises doivent prendre les devants et participer à un débat permettant confiance, emploi et avantage concurrentiel.

Pour l’engager, la balle est dans les mains des pouvoirs publics.

Les pistes d’action sont simples et ne nécessitent pas d’investissement financier : empêcher les cas les plus flagrants, notamment lorsqu’un dispositif est introduit afin de réduire la durée de vie du produit, renforcer les garanties attachées au bon fonctionnement du produit et renforcer l’information du consommateur sur le modèle de l’étiquetage énergétique afin que celui-ci soit conscient des durées de vie estimatives des produits qu’il achète.

Nous célébrons en 2012, le 25e anniversaire du Développement Durableavec lequel l’obsolescence programmée est en contradiction totale. Est-ce l’occasion de mettre les actes en conformité avec les discours ?                                                                                      

« La mort programmée de nos appareils »

Enquête sur le géant Apple et sur de grandes marques d’électroménager, de téléphonie ou d’ordinateurs, qui font tout pour limiter la durée de vie de leurs produits pour que les consommateurs en achètent davantage.

Les techniques de l’«obsolescence programmée» sont variées et sophistiquées et leurs conséquences sont claires : surconsommation généralisée et au bout de la chaine, de gros dégâts environnementaux.
En 1985, un ordinateur fonctionnait au moins dix belles années. Aujourd’hui, c’est trois ans, au mieux, comme si la vitesse de péremption était la nécessaire contrepartie du progrès. Idem pour les lave-linge ou les chaînes hi-fi, dont l’espérance de vie semble inversement proportionnelle à celle de leurs utilisateurs. Pourquoi faut-il changer son téléviseur tous les trois ou cinq ans ?
Cette enquête explore le concept d’« obsolescence programmée » et pointe la responsabilité des fabricants. D’abord Samsung et ses télés éphémères (en cause, des composants bas de gamme qui chauffent trop vite). Puis Hewlett-Packard ou Apple. La plupart de ces entreprises concèdent que leurs appareils ne sont pas faits pour durer ad vitam aeternam, mais nient toute « planification » d’un délai d’utilisation. Une justification qui ne tient elle-même pas très longtemps face aux accusations égrenées dans ce film.
Aux Etats-Unis, des collectifs de consommateurs poursuivent des marques en justice, dénoncent un système commercial qui promeut sans cesse la fuite en avant — le remplacement par un produit neuf plutôt que la réparation des pièces défectueuses. Sans révéler de scoop (la plupart des exemples ont déjà été plus ou moins médiatisés), ce numéro de Cash investigation assure le droit de suite, fait le pied de grue devant le siège d’Apple pour obtenir des renseignements (sur l’impossibilité de changer soi-même la batterie des iPhone).                                                                                                       

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 novembre, 2012 |Pas de commentaires »
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