INVESTIGATION EXCEPTIONNELLE ! IL FAUT CESSER TOUTE FORME DE SOUTIEN A LA COLONISATION ISRAELIENNE: LES CRIMES CONTRE L’HUMANITE D’ISRAËL (Investigation de Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

NOTA:

Dessin du dessinateur Dilem Ali sur GAZA

(Dessin: DILEM Ali, Algérie)

Des images TERRIBLES sont présentes dans cet article !

Cependant, j’ai préféré montré plutôt que de cacher comme beaucoup de médias.

Cesser toute forme de soutien

Boycott ISRAËL 2

à la colonisation israélienne

09 JUILLET 2014 |  PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

729 Boycott Israel

Il y a dix ans, la Cour Internationale de Justice de La Haye déclarait illégale la construction d’un mur, par Israël, en territoire palestinien occupé.

Pour mettre « ses actes en conformité avec sa position publique », la France doit prendre « des mesures simples », « mises en œuvre rapidement ». Par William Bourdon, avocat, Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice honoraire, François Dubuisson, juriste, Jean-Claude Lefort (AFPS), Ghislain Poissonnier,magistrat, Dominique Vidal, journaliste et historien.


PALESTINE

En 2002, le gouvernement israélien a décidé la construction d’un « mur de séparation » en vue, selon lui, de prévenir toute intrusion palestinienne sur le sol israélien. Le tracé de ce mur pose problème et il démontre que son objet est autre : situé à 85% sur le territoire de la Cisjordanie et non sur la ligne verte séparant Israël de la Cisjordanie, il place environ 10% du territoire de la Cisjordanie à l’ouest du mur. En réalité, son tracé a été dessiné pour inclure les colonies israéliennes de peuplement et contribuer à un contrôle militaire plus étroit de la population palestinienne.

A la demande de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Cour Internationale de Justice de La Haye a rendu le 9 juillet 2004 un avis déclarant la construction du mur en territoire palestinien occupé illégale – tout comme celle des colonies israéliennes – au regard du droit international.

Carte ISRAËL GAZA

Toutefois, l’avis ne se limite pas à cet énoncé et détaille également les conséquences résultant de cette situation illégale.

La Cour demande à Israël de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur, de démanteler le mur et de réparer tous les dommages causés. En pratique, ces trois obligations fixées par l’avis de 2004 ont été totalement ignorées par Israël. Aucun démantèlement, même partiel, n’a eu lieu. Israël a poursuivi la construction du mur et la politique de colonisation n’a jamais cessé. Une accélération sans précédent de la construction des colonies s’est même produite depuis 2009. Il y a actuellement plus de 600 000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, contre moins de 380 000 en 2004. Aucune restitution des biens fonciers et immobiliers saisis n’a eu lieu. Aucune indemnisation des Palestiniens ayant subi un préjudice matériel n’a été effectuée.

Par ailleurs, la Cour dégage trois obligations à la charge des Etats membres de la communauté internationale : ne pas reconnaître la situation illicite créée par Israël ; ne pas prêter aide ou assistance au maintien de cette situation ; et faire respecter par Israël le droit international.

Bienvenue en FRANCE Dessin

FABIUS viré par NETAHYAHOU

HOLLANDE et ISRAËL Dessin

VALLS et HOLLANDE déguisé en CRS GAZA

Qu’a fait la France depuis 10 ans pour se conformer aux trois obligations énoncées ?

La France a globalement respecté son obligation de ne pas reconnaître la situation illicite : elle continue dans ses déclarations publiques à rappeler le caractère illégal du mur et des colonies et à demander la fin de la colonisation.

S’agissant de ces deux autres obligations, elle n’a rien fait ou presque. Par sa passivité actuelle, elle contribue au renforcement de la viabilité économique, démographique et territoriale des colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Quelques exemples suffisent à le montrer. Des entreprises françaises – y compris publiques – conduisent des activités commerciales ou financières dans les colonies: citons, parmi d’autres, Dexia, Orange, Veolia ou Alstom. La France importe chaque année plusieurs dizaines de millions d’euro de marchandises fabriquées et de produits agricoles récoltés dans les colonies. Sodastream, qui fabrique des machines à gazéifier les boissons dans la colonie de Maale Adoumim, fait la promotion de ses produits, notamment sur France 2, une chaîne de télévision pourtant de service public. Des associations françaises, ayant pignon sur rue en Israël, participent au financement des colonies. Plus de 8 000 Franco-israéliens vivent dans les colonies et y ont acquis des biens immobiliers. Certains commettent des actes violents contre les Palestiniens en toute impunité.

Tout récemment, sur le site du ministère des Affaires étrangères, une information peu lisible mais réelle, précise que les activités d’entreprises françaises dans les colonies sont à déconseiller. C’est un petit pas à noter.

Boycott Israël

Il faut cependant aller plus loin pour que la France mette ses actes en conformité avec sa position publique et le droit international. Le dixième anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice en fournit l’occasion. Ainsi, avec de nombreuses associations, nous demandons donc à l’Etat français d’engager les mesures suivantes :

-  exclusion des colonies de tous les traités bilatéraux et de coopération avec Israël : ils doivent inclure une clause territoriale claire limitant explicitement leur application au territoire israélien proprement dit.

- instauration d’un mécanisme effectif de vérification que les activités bilatérales ne profitent pas aux colonies.

- interdiction de toute activité publique de coopération, de recherche ou d’enseignement dans les colonies.

- interdiction de l’importation en France des produits manufacturés dans les colonies ou des biens agricoles qui y sont récoltés.

- interdiction faite aux entreprises françaises d’investir et d’entretenir des relations économiques avec ou dans les colonies.

- interdiction faite aux entreprises françaises de conserver ou de prendre des participations dans des entreprises israéliennes ayant des activités dans les colonies.

- exclusion des marchés publics de toutes les entreprises israéliennes, françaises et étrangères implantées ou opérant dans les colonies.

- adoption de directives à l’attention des voyagistes afin d’éviter toute forme de soutien à des entreprises et des sites touristiques dans les colonies.

- dissolution des associations françaises participant au financement des colonies.

- interdiction de toutes les transactions financières émanant de citoyens, d’organisations et d’entreprises à destination des colonies.

- adoption de mesures visant à prévenir l’installation de colons français et l’achat de biens immobiliers dans les colonies.

- déclenchement de poursuites pénales contre les citoyens français qui, comme colons ou comme volontaires dans les unités de l’armée israélienne déployées en Cisjordanie, commettent des actes de violence à l’encontre de la population civile palestinienne.

- abrogation de la circulaire Alliot-Marie de 2010 qui criminalise les actions citoyennes pacifiques exigeant le respect du droit international.

Il s’agit de mesures simples qui pourraient être mises en œuvre rapidement. Elles permettraient à la France de montrer qu’elle refuse toute forme de complicité avec une politique de spoliation des terres et de transfert de population civile qu’aussi bien le Statut de la Cour pénale internationale que le droit pénal français qualifient de crime de guerre.

Par William Bourdon, avocat, Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice honoraire, François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles, Jean-Claude Lefort, président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, Ghislain Poissonnier, magistrat, Dominique Vidal, journaliste et historien.

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/090714/cesser-toute-forme-de-soutien-la-colonisation-israelienne

Israël lance l’opération

« Bordure protectrice »

dans la bande de Gaza

Aéronef israëlien bombardant GAZA

Aéronefs israéliens attaquent vers GAZA

Carte des forces en présence ISRAËL GAZA

Lettre ouverte

à

François HOLLANDE

et autres racistes

qui nous gouvernent

INVESTIGATION EXCEPTIONNELLE ! IL FAUT CESSER TOUTE FORME DE SOUTIEN A LA COLONISATION ISRAELIENNE: LES CRIMES CONTRE L'HUMANITE D'ISRAËL (Investigation de Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES Christophe_Oberlin

Christophe Oberlin est Chirurgien des hôpitaux et professeur de médecine à la faculté Denis Diderot à PARIS. Il participe depuis trente ans à des activités de chirurgie humanitaire et d’enseignement au Maghreb, en Afrique sub-saharienne et au Moyen Orient. Depuis 2001, il dirige régulièrement des missions chirurgicales en Palestine, particulièrement dans la bande de Gaza. Il témoigne aussi de ce qu’il observe sur le terrain, à travers interviews, articles de presse et activités associatives. (Source : Silvia Cattori

Attention : images très choquantes
4 enfants tués sur une plage de GAZA ils jouaient au foot
(Photo: Des enfants sur une plage jouent au foot;
TSAHAL les tue !)
(Photo: Un enfant amené en urgence
par un secouriste)
Enfant arrivant dans un hôpital à GAZA
Vous président, voulez-vous que je vous montre les photos des enfants palestiniens coupés en deux par les bombes israéliennes ?
Vous président, savez-vous qu’un enfant palestinien est tué par Israël chaque trois jours, depuis dix ans ?
Vous président, vous vous inscrivez dans la lignée d’une classe politique détestable : celle qui a fait fonctionner la guillotine pendant la guerre d’Algérie, celle qui a signé pour l’assassinat de Larbi ben Mhidi, celle de l’expédition de Suez, celle qui a donné la bombe atomique à Israël.
Vous président n’avez décidément rien retenu des cours d’histoire et des cours de droit de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
Vous président, alors qu’Israël agrandit tous les jours son territoire par la force, vous prétendez nier le droit des Palestiniens à résister par la force ?
Vous président, en soutenant un état qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la charte des Nations Unies !
Vous président, par la coopération militaire que vous entretenez avec Israël, vous êtes juridiquement complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Vous président, alors que les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine, en soutenant la minorité vous niez la démocratie !
Vous président, je vous accuse de l’une des pires formes de racisme : le racisme en col blanc !
Vous président, vos déclarations n’engagent que vous, vous êtes la honte de la France !
Open letter to François Hollande
and to the other racists who lead us

Enfant blessé dans hôpital à GAZA HORRIBLE

Enfant dans un hôpital à GAZA

Enfant de GAZA détruit par des bonbardements israéliens HORRIBLE

Mister President, do you want me to show you the pictures of the Palestinian children hacked to pieces by Israeli bombs?
Mister President, do you know that one Palestinian child has been killed by Israel every three days for ten years?
Mister President, you keep with the general pattern of a hateful political class: that same class that operated the guillotine during the Algerian War; that was behind Larbi ben Mhidi’s assassination; that organized the Suez War; that gave Israel the bomb.
Mister President, you remember absolutely nothing from the history and law courses of Paris Institute of Political Studies.
Mister President, while Israel extends every day its territory by force, why do you refuse to recognize the Palestinians’ right to resist by also resorting to force?
Mister President, while supporting a state which extends its borders by force, you infringe the United Nations Charter!
Mister President, while keeping up military cooperation with Israel, you are legally party to war crimes and crimes against humanity.
Mister President, while the Palestinian people is a majority on the whole Palestinian territory, you support the minority and doing so you deny democracy!
Mister President, I accuse you of one of the worst types of racism: white-collar racism!
Mister President, your statements only involve yourself! You are a disgrace to France!

Enfant gravement blessé à GAZA

Enfant hôpital GAZA HORRIBLE

رسالة مفتوحة الى فرنسوا هولند
و الى العنصريين  الذين يحكموننا

أيها الرئيس
هل تريد ان اريك صور اطفال فلسطينيين قطعت أجسادهم قسمين بالقنابل الإسرائيلية ?

أيها الرئيس
أتدري أن إسرائيل تقتل طفلا فلسطينيا واحدا كل ثلاثة أيام و هذا  منذ عشر سنوات ?

أيها الرئيس
إنك تسير في خط سياسي  حقير , إنه الخط الذي قطعت به الرؤوس في الجزائر , انه خط قتل العربي بن مهيدي , إنه خط الغارة على قناة السويس , انه الخط الذي أعطى  إسرائيل القنبلة النووية

أيها الرئيس
لعلك لم  تستفد من دروس التأريخ التي درستها في معهد العلوم  السياسية بباريس

أيها الرئيس
في الحين الذي تزيد إسرائيل من مساحتها بالقوة , تنكر انت حق الفلسطينيين في الدفاع بالقوة ?

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  في زيادة مساحتها يعتبر تعدي على ميثاق الأمم المتحدة

أيها الرئيس
بالتعاون العسكري مع إسرائيل تعتبر قانونيا شريك في جرائم الحرب و جرائم ضد الإنسانية

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  مع أن الفلسطينيين أكثرية في فلسطين يعتبر تجاهلا للدمقراطية

أيها الرئيس
اتهمك بشر أنواع العنصرية : العنصرية  بعنق أبيض

أيها الرئيس
إن تصريحاتك  تلزمك انت فقط : إنك عار فرنسا

Les mensonges médiatiques
dénoncés par une journaliste…
de RUSSIA TODAY !
Media_sur_Gaza ARMES A FRAGMENTATION dans REFLEXIONS PERSONNELLES

 Palestine:

Musique ZEBDA

pour la cause Palestinienne

« Une vie de moins »

Les pierres de GAZA

le silence des mosquées

FREE PALESTINE !

La routine…pour Tsahal…

Armée de Défense

d’ISRAËL:

La désinformation

institutionnalisée.

Comment Tsahal identifie et frappe les sites du Hamas ?

La désinformation

poussée à son extrême

Vidéo trouvée sur le site de Elad RATSON, diplomate Directeur de la Communication à l’Ambassade d’ISRAËL en FRANCE !

« L’armée israélienne cible uniquement les sites utilisés par les terroristes de la bande de Gaza et fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter les pertes civiles. C’est grâce à la technologie développé en Israël qu’elle est capable d’atteindre cette précision. »

« Frappes chirurgicales de sites terroristes »

Operation

ordure destructrice !

TSAHAL et son action

La boucherie de GAZA

Enfant mort GAZA dans hôpital Une HORREUR

Par Eduardo Galeano (*)

GAZA :

Enfant porté par secours GAZA

Enfants blessés à GAZA 1

Enfants blessés à GAZA 2

“Un peuple qui paye avec le sang

un compte qui ne lui appartient pas”

Enfants Gazaouis blessés

Face à la nouvelle avancée de l’armé israélienne sur Gaza, Pressenza republie un texte d’Eduardo Galeano. Le texte, lucide et tristement toujours valable, date de novembre 2012. Voir aussi l’article ‘The real conflict’.

Pour se justifier, le terrorisme d’État fabrique des terroristes : il sème la haine et cueille des alibis. Selon ses auteurs, cette boucherie de Gaza veut terminer avec les terroristes, mais tout indique qu’elle finira par les multiplier.

Depuis 1948, les Palestiniens sont condamnés à l’humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent même pas respirer sans autorisation. Ils ont perdu leur pays, leur terre, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n’ont même pas le droit de choisir leurs dirigeants. Lorsqu’ils votent pour celui qu’ils ne devraient pas voter, ils sont punis. Gaza est en train d’être punie. Elle est devenue un piège sans issue depuis que le Hamas a remporté les élections en 2006. Quelque chose de semblable s’est passé en 1932, lorsque le Parti Communiste a remporté les élections au Salvador. Baignés dans le sang, les Salvadoriens payent sa mauvaise conduite et vivent depuis sous des dictatures militaires. La démocratie est un luxe que tout le monde ne mérite pas.

Les tunnels du HAMAS

(Photo: Les tunnels du HAMAS)

-Les tunnels-

Ce que présente TSAHAL:

« Ouvertures de tunnels terroristes

détruits par Tsahal »

« Tsahal frappe l’ouverture d’un tunnel terroriste de la bande de Gaza et, immédiatement après, les autres ouvertures du tunnel explosent, révélant la longueur et le tracé du tunnel. »

Osama HAMDAM Chef du HAMAS

-NOTA: Il est clair que le HAMAS

n’est pas « blanc comme neige »

notamment avec la population gazaoui-

Fils de l’impuissance ces roquettes artisanales que les militants du Hamas, retranchés dans la bande de Gaza, tirent maladroitement sur les terres qui avaient été palestiniennes et que l’occupation israélienne a usurpé. Et la détresse, au bord de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient le droit à l’existence d’Israël, des cris sans aucune efficacité, alors que la guerre d’extermination très efficace nie depuis des années le droit d’existence de la Palestine. La Palestine est déjà faible. Petit à petit, Israël l’efface de la carte.

Les colons envahissent, et derrière eux les soldats corrigent la ligne de frontière. Les balles rendent sacrée la dépossession, au nom d’une légitime défense du territoire. Il n’y a pas de guerre agressive qui ne se proclame pas comme une guerre défensive. Hitler envahit la Pologne pour empêcher la Pologne d’envahir l’Allemagne. Bush a envahi l’Irak pour empêcher l’Irak d’envahir le monde. Dans chacune de ses guerres défensives, Israël a avalé un nouveau morceau de la Palestine, et les déjeuners continuent. La dévoration est justifiée par les titres de propriété donnés par la Bible, par les deux mille ans de persécution que le peuple juif a souffert, et par la panique générée par la chasse aux palestiniens.

Fillette blessée à GAZA après des tirs de chars israéliens

L’Israël est le pays qui ne respecte jamais les recommandations et les résolutions de l’ONU, qui ne respecte pas les décisions des tribunaux internationaux, qui ne subit pas les jugements du droit international, il se moque des lois internationales et il est aussi le seul pays qui a légalisé la torture des prisonniers. Qui lui a donné le droit de refuser tous les droits ? D’où vient l’impunité avec laquelle Israël exécute le massacre de Gaza ? Le gouvernement espagnol n’a pas pu bombarder impunément le pays basque pour finir avec la ETA ou le gouvernement britannique n’a pas pu dévaster l’Irlande pour liquider l’IRA. Est ce que l’Holocauste implique une politique d’impunité éternelle ? Ou le feu vert provient du pouvoir que Israël a sur le plus fidèle de ses vassaux ?

L’armée israélienne, la plus moderne et sophistiquée du monde, est en connaissance de cause de celui auquel elle s’attaque. Elle ne tue pas par erreur. Elle tue par abjection. Les victimes civiles sont appelées dommages collatéraux, selon le dictionnaire des autres guerres impériales. A Gaza, trois sur dix sont des dommages collatéraux. Reste à ajouter des milliers de mutilés, victimes de la technologie de mutilation humaine que l’industrie militaire teste avec succès dans cette opération de nettoyage ethnique.

F-16 Israélien décollant avec ses armes

(Photo: Image tirée d’un document de l’armée israélienne

pour indiquer que tout est calculé pour éviter les morts des civils)

Et comme d’habitude, toujours la même chose : à Gaza, cent contre un. Pour chaque cent Palestiniens tués, un Israélien mort.

Les personnes dangereuses préviennent un autre bombardement, en charge de la gestion des moyens massifs de manipulation. Ils nous invitent à croire qu’une vie israélienne vaut autant qu’une centaine de vies palestiniennes. Et les médias nous invitent aussi à croire qu’elles sont humanitaires les deux cents bombes atomiques d’Israël, et finalement qu’une puissance nucléaire appelé l’Iran a anéanti Hiroshima et Nagasaki.

La soi-disant communauté internationale, existe t-elle ? N’est-elle qu’un club de marchands, de banquiers et de guerriers ? Est-ce quelque chose, mis à part du nom artistique qu’utilisent les États-Unis lorsqu’ils font du théâtre ?

GAZA Chariot médical plein de sang

Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale brille à nouveau. Comme toujours, l’indifférence, les discours vides, les déclarations creuses, les déclamations sonores, les positions ambiguës, rendent hommage à l’impunité sacrée.

Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours, les pays européens se frottent les mains.

La vieille Europe, tant capable de la beauté et de la perversité, verse une larme tout en célébrant secrètement ce coup de maître. Parce que le chasse des Juifs a toujours été une tradition européenne, mais depuis un demi-siècle cette dette historique est encaissée par les Palestiniens, qui sont aussi des sémites et qui ne l’ont jamais été, ni antisémitistes non plus. C’est eux qui payent avec le sang, un compte qui leur appartient pas.

Cet article est dédié à mes amis juifs tués par les dictatures latino-américaines sous la tutelle d’Israël.

(*) Eduardo Galeano, Écrivain et journaliste uruguayen, célèbre pour avoir écrit ‘Les veines ouvertes de l’Amérique latine’.

Publié dans le quotidien mexicain La Jornada, le 28 novembre 2012http://www.jornada.unam.mx/2012/11/28/mundo/034a1mun

Traduction, Kei Tanikawa et Fréquences Latines

ISRAËL utilise de très nombreuses
armes illégales
au regard du Droit International
Bébé et avion israélien DESSIN
GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

Les combats redoublent à GAZA et tous les médias se TAISENT

pour ne pas dire la VERITE sur les armes employées.

GAZA Homme blessé porté

ISRAËL utilise des armes
à fragmentation avec des fléchettes
Intérieur obus à fléchettes
ISRAËL utilise des armes à fragmentation avec des fléchettes
http://www.theguardian.com/world/2014/jul/20/israel-using-flechette-shells-in-gaza?CMP=twt_gu

Israël utilise le DIME,

une arme particulièrement effroyable

US Air Force – Explosif DIME et Small Diameter Bomb GBU-39

Le Dense Inert Metal Explosive (DIME) est un puissant explosif expérimental actuellement testé par l’US Air Force. Sa production a commencé au début des années 2000. La bombe guidée par laser GBU-39 Small Diameter Bomb a été spécialement conçue pour lui servir de vecteur et possède un pénétrateur à l’URANIUM « appauvri » !SDB3 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI
Développement et caractéristiques
DIME est l’acronyme de « Dense Inert Metal Explosive », un explosif expérimental testé par l’US Air Force et dont la production a commencé au début des années 2000. C’est un mélange homogène d’une matière explosive puissante (HMX ou RDX) et de fines particules d’un alliage de métaux lourds inertes, tels le tungstène, le nickel ou le cobalt.C’est une arme prévue pour limiter le rayon de souffle (blast radius) à quelques mètres, permettant ainsi d’éviter au maximum les dommages collatéraux. Mais à l’intérieur de ce cercle, l’explosif a un grand pouvoir léthal.L’arme DIME se compose de deux éléments: l’explosif proprement dit, et le vecteur, c’est-à-dire la bombe ou le missile employé. Elle se compose d’une enveloppe en fibre de carbone contenant l’explosif mélangé à des microshrapnels, ceux-ci consistant de très petites particules (1-2mm) ou une poudre d’alliage de métaux lourds à base de tungstène, nickel, cobat ou fer, « Heavy Metal – Tungsten Alloy » (HMTA).Il existe deux types d’alliage HMTA:- « rWNiCo »: tungstène (91–93%), nickel (3–5%) et cobalt (2–4%).
– « rWNiFe »: tungstène (91–93%), nickel (3–5%) et fer (2–4%).Contrairement aux enveloppes en métal des bombes conventionnelles, qui se transforme en milliers de shrapnels, l’enveloppe en fibre de carbone se désintègre en particules microscopiques. C’est la poudre d’alliage HMTA qui agit en tant que microshrapnels dans un faible rayon, de 4m autour du centre de l’explosion. A l’extérieur de ce cercle, ces microshrapnels perdent très vite leur énergie cinétique et retombe dans un rayon dix fois plus important que celui de l’explosion, environ 40m.Ces caractéristiques augmentent le pouvoir léthal dans le premier rayon de 4m, tandis qu’ils le diminuent fortement dans le rayon de 40m. Dans le rayon des quatre mètres, les microshrapnels causent d’importantes lésions et des dommages importants sur la matière vivante et les tissus: derme, muscle et os. Les blessures occasionnées aux survivants dans ce rayon conduisent généralement à l’amputation des membres.
Risque cancérigène des métaux lourds
L’utilisation de ce nouveau type d’explosif a tout de même un effet pervers: l’absorption des microshrapnels HMTA par l’organisme, la peau et les tissus chez des survivants favorise l’apparition de cancers. Les microparticules de tungstène, cobalt et nickel induisent à court terme des transformations néoplasiques de cellules ostéoblastes humaines en tumeurs. (1)Une étude récente effectuée en 2005 par l’ »US Department of Health and Human Services » sur des rats, montre que les microparticules HMTA provoquent l’apparition de rhabdomyosarcomes. (2)La cancérogénicité de l’alliage de tungstène par leur teneur de nickel (3-5%) utilisé dans les armes DIME. Cependant, le tungstène et le trioxyde de tungstène peuvent également causer l’apparition de cancers, comme l’ont démontrer des expériences effectuées sur des animaux. (3)Les blessures provoquées par les armes DIME sont considérées comme inopérables, en raison même de la taille des microshrapnels, qui ne peuvent pas être enlevés chirurgicalement.(1) « Neoplastic transformation of human osteoblast cells to the tumorigenic phenotype by heavy metal–tungsten alloy particles: induction of genotoxic effects« . Carcinogenesis, Vol. 22, No. 1, 115-125, January 2001.
http://carcin.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/22/1/115(2) « Embedded Weapons-Grade Tungsten Alloy Shrapnel Rapidly Induces Metastatic High Grade Rhabdomyosarcomas in F344 Rats« , by the National Institute of Environmental Health Sciences.
http://www.afrri.usuhs.mil/www/outreach/pdf/tungsten_cancer.pdf(3) Dense Inert Metal Explosive (DIME) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/dime.htmSmall Diameter Bomb (SDB) GBU-39Les armes DIME sont particulièrement utiles dans le cadre d’une guerre asymétrique, puisqu’en raison de leur faible rayon léthal, elle permettent de frapper avec précision des cibles, y compris dans des zones de forte densité de population.La bombe guidées par laser GBU-39 « Small Diameter Bomb » (SDB) a été spécialement conçue pour servir de vecteur à l’explosif DIME. C’est une bombe de petites dimensions developpée par « Boeing Integrated Defense System » à partir de 2001. Elle pèse 129kg (285lb) et mesure 1.8m de long sur 19cm de large.Son enveloppe est en fibre de carbone. Elle est équipée d’une tête explosive DIME AFX-757 de 17kg (38lb) et d’un système de navigation inertielle par GPS.sdb-dvd-433-07 ARMES AU PHOSPHORE
La Small Diameter Bomb se décline en deux variantes:- GBU-39. Avec une « probabilité d’erreur circulaire » (CEP) de 5-8m, utilisé contre des cibles fixes tels que bunkers, dépôts, etc. Son CEP et sa précision lui permettent de limiter au maximum les dommages collatéraux.- GBU-40. Equipée de détecteur thermique et d’un appareil de reconnaissance d’objectifs, elle est utilisé contre des cibles mobiles: chars, postes de commandement, ou tout autre véhicule.Les faibles dimensions de la SBD permettent une capacité d’emport de quatre bombes sur chaque pylone d’armement de voilure, ou un pylone central sous fuselage. Les GBU-39/40 sont actuellement intégrées au système d’arme du F-15 Strike Eagle. Mais le programme de développement de l’arme leur permettront à l’avenir d’être également utilisées par des F-16 Fighting Falcon, F-22 Raptor, F-35Lightning II, A-10 Thunderbolt, B-1B Lancer ou B-2 Spirit.Des tests préliminaires de largages ont été effectués en septembre 2007 sur un F-22. En septembre 2008, le Congrès des Etats-Unis autorisa la vente de 1000 GBU-39 SDB à Israel. La GBU-39B possède le même pouvoir de pénétration qu’une BLU-109 de 1000kg (2000lb): 2.4m de profondeur. C’est l’arme idéale pour frapper des cibles souterraines.En décembre 2008/janvier 2009, Tsahal fut suspecté d’avoir utilisé ce type d’arme contre des objectifs du Hamas dans la Bande de Gaza. Mais le gouvernement israélien démentit ces informations.Le 1er mai 2009, la firme Raytheon annonça qu’il avait terminé avec succès le premier test en vol de la GBU-53B « Small Diameter Bomb II », qui possède un détecteur de cibles tri-mode avec la technologie développée pour le programme NLOS-L-S du « Missile d’Attaque de Précision ».Sources principales disponibles:1° Dense Inert Metal Explosive (DIME) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Dense_Inert_Metal_Explosive2° Dense Inert Metal Explosive (DIME) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/dime.htm3° GBU-39 Small Diameter Bomb (SDB) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/GBU-39_Small_Diameter_Bomb4° Small Diameter Bomb Focused Lethality Munition (FLM) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/sdb-flm.htm5° Non-Line-Of-Sight-Launch-System (NLOS-L-S) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Precision_Attack_Missile
http://jacqueline-devereaux.blogspot.fr/2009/05/us-air-force-explosif-dime-et-small.html
ISRAËL utilise des armes au phosphore
Bombes au phosphoreMunitions au phosphore
(Photo: Armes au phosphore)
 LE MISSILE TAMMOUZ

Il a une portée de 20 kilomètres et voyage à une vitesse de 220 mètres par seconde, en silence, permettant de prendre l’ennemi par surprise. Le missile peut également être utilisé contre des cellules et des sites d’activités terroristes. La capacité du ’Tammouz’ vient de son principal avantage : il peut atteindre aussi bien des cibles statiques que des cibles en mouvement. Ce système est équipé d’une caméra spéciale qui permet au missile de suivre sa cible jusqu’à ce qu’il l’atteigne.

Vidéo : Le missile ‘Tammouz’ parvient à atteindre une cible en mouvement

 Le Namer

Tsahal utilise le Namer, un véhicule blindé semblable au Merkava, depuis 2008. C’est le véhicule de combat le plus récent et le plus avancé dont l’armée s’est équipée. Les missiles anti-chars et les explosifs ne sont plus une menace.
Le Namer est équipé du système de défense active ‘Trophée’, ainsi que d’une unité de conditionnement d’air interne qui lui permet de voyager en toute sécurité.

Char israélien NAMER

 LE SKYLARK

Le «Skylark I-LE» est petit et léger. Il peut être porté par une seule personne et être prêt à voler en moins de huit minutes. Il dispose de trois heures d’autonomie de vol en toutes conditions et d’une caméra vidéo intégrée qui filme de jour comme de nuit et ce, quelles que soient les conditions météorologiques. Rapidement déployé et rapidement récupéré. LeSkylark est discret comme une souris mais précis comme les yeux d’un aigle.

Le MLRS

MLRS Armes israéliennes

Les armes

secrètes d’ISRAËL

Lieu de recherche SECRET DEFENSE israélien

(Photo: Un des lieux de recherche militaire secret de ISRAËL)

ISRAËL produit du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.

Selon différents rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Haaretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la Recherche Biologique, situé à Ness-Ziona, à côté de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens font partie du staff, qui depuis cinq décennies accomplit des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques.

En Israël la chape de secret a été en partie déchirée par l’enquête qu’a faite, avec l’aide de scientifiques, le journaliste hollandais Karel Knip. Il ressort en outre que des substances toxiques développées par l’Institut ont été utilisées par le Mossad pour assassiner des dirigeants palestiniens.

Des témoignages médicaux indiquent qu’à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont utilisé des armes de conception nouvelle : elles laissent le corps intact à l’extérieur mais, en y pénétrant, dévitalisent les tissus, carbonisent le foie et les os, et coagulent le sang. Ceci est possible avec la nanotechnologie, cette science qui projette des structures microscopiques en les construisant atome par atome. Au développement de ces armes participe aussi l’Italie, liée à Israël par un accord de coopération militaire et son premier partenaire européen dans la recherche & développement.

ISRAËL utilise des armes
à l’URANIUM « appauvri »
Les aéronefs de Israël balancent en toute tranquillité et en toute impunité leurs armes à l’URANIUM « appauvri » sur les populations de GAZA.
Armes UA et montage photo avec enfants dans les poussières Photo de Bushra SHANAN
(Photo: Gauche explosion d’armes à l’URANIUM « appauvri »
Droite: Trucage: Ces armes détruisent et tuent les enfants)
Personne ne crie au Monde que ces armes polluent les sols, les eaux et l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain.
Bombardement UA sur GAZA
Une boule de feu énorme (De 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! Une nouvelle fois, il y a une pollution majeure (et pour l’éternité) des sols, des eaux et de l’air avec comme conséquences une atteinte de l’ADN et une induction importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité rapide chez les autochtones. C’est donc, un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Bombardement à GAZA Photo REUTERS de IBRAHEEM ABU MUSTAFA

Boule de feu dans une maison à GAZA à l'arrivée du missile à UA

Destruction sur le vif d une maison à GAZA

Explosion à GAZA

Explosion à UA sur GAZA nuit du 17 juillet 2014Explosion armes à  UA sur GAZA

Le gouvernement Israélien est conscient de tout cela mais rentre dans une OMERTA totale ou nie carrément lorsque de rares questions sont posées…c’est la même attitude pour la France d’ailleurs !…D’où la classification SECRET DEFENSE.

Et tous ces Etats se voudraient donneurs de leçon…

Belle hypocrisie !

Explosion avec des armes a UA par ISRAËL
Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZA Photo de Mohammed SABER
Une preuve de l’utilisation
d’armes
à l’URANIUM « appauvri »
par ISRAËL:
Références d'un missile israélien retrouvé sur GAZA Guided Missile Surface Attack AGM 114F

La même arme utilisable par des drones, des hélicoptères ou des avions:

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

(Nota: arme de démonstration sans son chargement à l’URANIUM « appauvri » !)

RAPPEL:

Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZAExplosion UA sur GAZA par Israël

Explosion sur GAZA UA Photo AFP

GAZA:

GENOCIDE

A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

Explosion UA sur GAZA Photo AFP

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
-Idan COHEN Photo: Idan Chesler -Ynet 25/06/2007-
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
Attaques à l'URANIUM appauvri sur GAZA
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
Chars israéliens dans la nature
Chars israéliensLes chars de ISRAËL prennent le pétrole des Arabes Dessin
Munitions israéliennes 2
Munitions israéliennesTir de missile d'un hélicoptère APACHE israëlien sur GAZA 8 juillet 2014  AFP JACK GUEZ
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
GAZA UA
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri »
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination. 
Tir d'obus d'un char israélien
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
Chef du Staff israélien militaire BENNY GANTZ
CRIME
Dessin GAZA ISRAËL
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
Dessin ISRAËL et GAZADessin le mur d'IsraëlDessin OBAMA et GAZA
GAZA cernée
GAZA Estampille TERRORISTGAZA ISRAËL La coupe de la GUERRE
GAZA une prison Dessin humoristique
Heil NETANYAHUHELP GAZA DESSIN
Israël et GAZA
Israël sur GAZA Tout le monde se taitNAZI et militaire Israélien
Les médias Israël et GAZALa télé GAZA et l'armée israëlienne
Le terroriste et le char israélien
ONU ignorance de GAZA
PARIS ROME LONDRES GAZALes bombes sur GAZA Un SPECTACLE
(Montage photo: Pour certains israéliens, regarder crever les Gazaouis
est un spectacle)
USA GAZA et les pays aux ordres
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité. 
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste« a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale. 
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74. Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israéliennedans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
 DROIT INTERNATIONAL dans NUCLEAIRE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZA Photo de Mohammed SABER
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.

EXCEPTIONNEL.

L’UTILISATION D’ARMES

A L’URANIUM « APPAUVRI »:

EXEMPLE TECHNIQUE A GAZA

(Jean-Marie MATAGNE / ACDN)

L’ utilisation d’armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI »

à GAZA

pendant l’opération « Plomb Durci » (II)

EXCEPTIONNEL.L'UTILISATION D'ARMES A L'URANIUM

(Jean-Marie MATAGNE / 4 août 2009)

2ème partie:

- 10. Historique de la GBU-39
- 11. Un brevet ambigu
- 12. Gaza, terrain d’essai
- 13. « Le génocide de Gaza a commencé »
- 14. Lettre à M. Ban Ki-moon : les Nations Unies doivent enquêter
- 15. L’art de l’esquive
- 16. La GBU-39B : portrait au 20 mai 2009
- 17. Combien d’uranium, et où ?
- 18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza
- 19. Les enjeux
- 20. La charge de la preuve
- 21. Dernière minute : la preuve est là
- Conclusion : un seul camp, celui de l’humanité

Voir la 1ère partie


10. Historique de la GBU-39

Contrairement aux bombes « gravitationnelles » qui tombent d’un bombardier lorsque celui-ci survole sa cible ou s’en approche, la « bombe intelligente GBU-39″ est capable, grâce aux ailes qu’elle déploie une fois lancée par l’avion porteur, de profiter de son énergie cinétique pour « planer » en descendant, et atteindre une cible située (suivant l’altitude de lancement) jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Elle peut même effectuer, selon certaines sources, un arc de cercle pour frapper une cible située derrière l’avion qui l’a lancée. En contact avec les installations au sol sur le théâtre d’opération, elle est guidée par un système de positionnement GPS et de calcul de trajectoire qui lui permet de modifier celle-ci pour atteindre sa cible avec une précision à l’arrivée de l’ordre du mètre. Ce système préprogrammé peut en outre être reprogrammé par l’équipage juste avant le lancement. Chaque bombe peut avoir sa cible.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003 pour développer cette « bombe de faible diamètre » (SDB-Small Diameter Bomb) après une sévère compétition où elle a été accusée -et convaincue- de corruption.

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu.

A cette occasion, le Maj. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre l’USAF et les différents fournisseurs, déclarait :

« Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options létales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme.« 

D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’une seule bombe ordinairement beaucoup plus lourde. Le lancement de chaque bombe est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre « létalité » (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de « dommages collatéraux ». Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de « troupes amies »… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les « lois de la guerre » et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre « anti-guérilla » ou « anti-terroriste »…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E « Strike Eagles » appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak. Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :

« Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.

« La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations « Iraqi Freedom » et « Enduring Freedom ». Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci.« 

Le 19 décembre 2006, la firme Boeing annonce que l’US Air Force lui verse 80 millions de dollars – sans doute à titre d’à-valoir – pour une première commande de 1600 SDB1 et divers équipements associés à la bombe. Il ne s’agit que d’un premier contrat, puisque « Boeing fabriquera plus de 24 000 SDB1 et 2000 supports livrables d’ici à 2015″.


11. Un brevet ambigu

« Bombe guidée » et de « petit diamètre », la GBU-39 ou SDB1 est le type même de « petite bombe intelligente » (« small smart bomb ») et autres « systèmes d’armes employant le même principe », que décrit le brevet « US Patent App.11/541,207, 2006 ». Ce brevet est accordé à MM. SD Roemerman et JP Volpi – sûrement connus de la firme Boeing. Il est publié le 12 juillet 2007 mais semble remonter à novembre 2006, le mois précédant la commande de 1600 bombes passée à Boeing par l’USAF. En tout cas, c’est bien la GBU-39 qui est visée et protégée en priorité par ce brevet : elle y est expressément citée au § 43, ainsi que dans le tableau 2, continué page 8, colonne « Remarks », où elle est citée avec son poids effectif de 285 livres comme étant « la » SDB concernée par le brevet.

A la page 7 de ce document, le § 33 cite « le zirconium » comme exemple de « matériau pyrophorique » pouvant être incorporé dans une « petite bombe intelligente ». Le § 34 explique que « les matériaux non-explosifs auxquels ce document s’applique sont essentiellement inertes dans des environnements normaux et dans des conditions favorables » (« the non-explosive materials applied herein are substantially inert in environments that are normal under benign conditions »). Ce qui veut dire que « dans des conditions normales de manipulation » (« in normal handling »), ils ne risquent pas de « devenir destructeurs d’une façon soit explosive, soit incendiaire » (« to become destructive in an explosive or an incendiary manner ») car « le facteur explosif potentiellement létal est minime ou inexistant. »

Or, voici la liste de ces « matériaux sélectionnés » (selected materials) cités en exemple pour leur « inertie » : « le tungstène, l’acier trempé, le zirconium, le cuivre, l’uranium appauvri, et autres matériaux de ce genre » « (e.g. tungsten, hardened steel, zirconium, copper, depleted uranium and other like materials) ».

L’uranium appauvri ! Dans un texte juridique où chaque mot compte et peut coûter ou rapporter des millions de dollars, rien n’est laissé au hasard. Alors pourquoi avoir cité un produit aussi « mal famé » que l’uranium appauvri ? Serait-il cité là par erreur, par inadvertance, ou parce que ce serait un matériau « exemplaire » ? Non, certes. Mais parce qu’il faut l’avoir cité au moins une fois dans la « patente » pour que sa mise en oeuvre soit, à l’avenir, protégée de la concurrence devant les tribunaux. Une fois, mais pas plus et en passant, dans une énumération, pour éviter d’attirer l’attention sur « ce genre de matériau ».

Voilà sans doute pourquoi il n’est pas repris dans le tableau 1 qui, sur la même page, énumère les matériaux entrant dans la composition d’une « petite bombe intelligente », avec, pour chacun, sa fonction, sa nature, sa densité, son poids et son volume.

Sont cités : en première ligne, le tungstène, en tant que « ballast » (il est donc retenu ici avant tout pour son poids, et c’est justement le principal mérite de l’UA). Puis l’aluminium, le pyrex, l’acier, des matériaux électroniques divers, des polymères et enfin l’explosif (sans indication de poids). Le nom de la bombe n’est pas donné. Le poids total, étonnamment précis, est aussi dérisoirement petit (25,036 livres). En fait il faut le multiplier par 10 (donc aussi le poids des composants) pour obtenir le poids réel : 250 livres – sans compter le poids d’explosif. Ce qu’il faut retenir du tableau, c’est surtout le rapport de poids entre les différents matériaux. Sur 25,036 livres, le « ballast » en « tungstène », représente à lui seul 20,239 livres, soit plus de 80 % du poids total, hors explosif. Et si l’on multiplie par dix : 202,39 livres. Soit approximativement 80 kg.

Hypothèse : l’« uranium appauvri » dont il est question au § 33 a été remplacé, dans le tableau 1, par le mot « tungstène ». Procédez à l’opération inverse : remplacez « tungstène » par « uranium appauvri », et vous avez le poids d’UA dans une SDB1 : 80 kg. Ou peut-être un peu moins, s’il entre dans un alliage dont les autres composants ne sont pas cités, secret industriel oblige… Hypothèse, bien sûr !


12. Gaza, terrain d’essai

Le coût réduit de la GBU-39 (mais les estimations varient : de moins de 30 000 $ – prix d’ami pour l’USAF – à 100 000 dollars pièce, tout de même…) est intéressant pour les clients en général et Israël en particulier (pour qui il est question quelque part de 67 000 $ l’unité). Il se peut même qu’en échange de son expérimentation massive sur le terrain, in vivo, Israël ait bénéficié d’une grosse ristourne, voire d’une livraison gratuite. Car on ignore en fait les conditions réelles du transfert… et Boeing a nié officiellement y avoir procédé ! Alors qui ?

L’ensemble de ses caractéristiques fait de la GBU-39B, version SDB1, l’arme idéale pour l’offensive contre Gaza.

Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a également été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement aboutisse fin 2009, les essais de qualification étant programmés pour avril 2009. Rien n’autorise à penser que l’armée de l’air israélienne ait déjà disposé de tels engins en décembre 2008, dont elle n’avait d’ailleurs nul besoin – à moins bien sûr que « Plomb durci » ait aussi servi de banc d’essai à quelques prototypes de SDB2.

La capacité de pénétration de la GBU-39 permet de détruire aussi bien les sites enterrés de lancement de roquettes que les tunnels ou les boyaux souterrains du « corridor Philadelphie ».

Sa précision permet d’atteindre des cibles fixes prédéfinies, tout en réduisant les « dommages collatéraux » dans la population civile – de surcroît avertie par tracts ou par téléphone mobile d’avoir à évacuer au plus vite les cibles, c’est-à-dire les maisons ou les sites liés d’après Tsahal aux infrastructures du Hamas, à la fabrication, au stockage ou au lancement de roquettes Qassam contre le sud d’Israël. Ce qui réduit d’autant le risque politique, juridique et diplomatique, d’être accusé de perpétrer des massacres et des crimes de guerre.

Avec la semi-vacance du pouvoir aux Etats-Unis pendant la période de transition entre l’administration Bush et l’administration Obama, présumée beaucoup moins favorable à une action militaire (on note d’ailleurs qu’Israël interrompt « Plomb durci » deux jours avant l’investiture d’Obama), avec l’expiration de la trève acceptée 6 mois plus tôt par le Hamas, avec les fêtes de fin d’année propres à détourner l’attention de l’opinion mondiale, la disposition et la maîtrise des GBU-39 par l’IAF (Armée de l’Air Israélienne) explique le « timing » de l’opération. Début septembre 2008, on l’a vu, le Congrès américain a autorisé la vente de 1000 exemplaires à Israël. Elles lui sont livrées début décembre. Il faut les rendre opérationnelles. Monter les racks sur les F15E. Préparer le support logistique. Entraîner les équipages. Le 19 décembre, la trève expire. Le 27 décembre, l’offensive aérienne commence. Un samedi, jour de shabat, histoire d’augmenter la surprise.

Le problème, c’est que la GBU-39, si elle limite les risques de crimes de guerre, entraîne le crime contre l’humanité. Il y a en effet « un souci » qui n’apparaît dans aucun descriptif : l’Uranium appauvri.


13. « Le génocide de Gaza a commencé »

Gaza est une étroite bande de terre hébergeant sur 360 Km2 près d’un million et demi d’habitants, avec une densité de 3823 habitants au Km2.

La coque des bombes GBU-39 contient de l’Uranium « appauvri », ce n’est qu’une façon de parler. Il est appauvri en U235, mais enrichi en U238 – qui perd la moitié de sa radioactivité en 4,5 milliards d’années.

L’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se transforme en particules radioactives extrêmement petites (micrométriques et même nanométriques, c’est-à-dire de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et tout type de masque à gaz. Les produits de toutes ces combustions d’uranium voyagent avec les mouvements de l’air, contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les organismes via la respiration, l’ingestion ou les moindres blessures. Ainsi, une partie de l’uranium se retrouve sous forme d’oxyde d’uranium radioactif invisible dans l’atmosphère que les populations respirent, tandis qu’une autre partie contamine les sols, les sous-sols, les nappes phréatiques, la végétation et la chaîne alimentaire.

Les conséquences de l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan et en Irak sont parfaitement connues, démontrées et dénoncées par de nombreux scientifiques - sinon tous, excepté ceux dont le salaire émarge aux budgets des armées américaine, française, israélienne… et autres. Elles ont été rendues dramatiquement visibles par les photos insoutenables de nouveaux nés mal formés.

On imagine sans peine les conséquences catastrophiques que de tels bombardements pourront avoir sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire… et ce d’autant plus qu’elle souffre de malnutrition chronique et de manque de soins, en raison notamment du blocus israélien.

Lorsqu’ils ont décidé de larguer des bombes GBU-39 contenant de l’UA sur des zones densément peuplées de Gaza, les responsables israéliens ne pouvaient pas ne pas en connaître les effets. Mais la population israélienne, dont on peut comprendre la lassitude et l’exaspération sous les tirs de Qassam et d’obus de mortiers, les connaît-elle, aujourd’hui encore ?

Se doute-t-elle que son gouvernement, tout en déclarant viser les dirigeants, les militants et les installations du Hamas, procédait, délibérément ou non, à un « nettoyage ethnique » lent de la population palestinienne, qui sera inéluctablement contaminée, et à une destruction de son environnement ? Mesure-t-elle le risque qu’elle court d’en devenir elle-même victime, puisque les mouvements atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières de Gaza ? Sait-elle que, même s’ils sont revenus indemnes ou légèrement blessés de cette opération terrestre, les soldats de Tsahal peuvent avoir été eux aussi marqués à vie dans leurs poumons, leur sang ou leur capital génétique par les effets de cette arme perverse ?


14. Lettre à Ban Ki-moon:

Les Nations Unies doivent enquêter

Le dimanche 18 janvier 2009, le jour même où Israël annonce qu’il cesse son opération militaire, nous envoyons par fax et par courriel une lettre au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Elle évoque les armes radioactives employées à Gaza, les précédents connus, en Irak, dans les Balkans et en Afghanistan, et poursuit :

« Le même malheur risque de survenir dans la bande de Gaza et dans les pays voisins, comme l’Egypte, la Jordanie, et Israël lui-même. En outre, les nanoparticules d’uranium en suspension dans l’atmosphère peuvent voyager beaucoup plus loin encore, de sorte qu’aucune partie de la planète ne se trouve à l’abri de leur contamination.

« En s’attaquant à l’ADN des cellules, l’uranium inhalé, ingéré ou passé dans le sang ne multiplie pas seulement les cancers et diverses pathologies, il s’attaque aussi au patrimoine génétique de ses victimes. Il contamine l’environnement pratiquement pour l’éternité, puisque l’U238, principal composant de l’UA, a une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années.

« Les armes à Uranium appauvri présentent donc un caractère génocidaire, voire anthropocidaire, et leur emploi relève du crime contre l’humanité.

« Nous avons conscience que seuls des prélèvements sur place et des analyses scientifiques approfondies, multiples, contradictoires et objectives, permettraient soit de vérifier nos craintes en mettant en évidence la présence de matières radioactives, soit de les écarter, ce dont nous nous réjouirions au plus haut point. Si des matières radioactives sont trouvées, des mesures d’urgence devront être prises pour décontaminer les lieux, informer et protéger la population dans toute la mesure du possible.

« C’est pourquoi nous vous demandons instamment de bien vouloir ordonner dans les plus brefs délais une enquête sur le terrain, à la recherche de traces radioactives. Nous présumons que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement pourrait en être chargé, puisque lors d’une précédente affaire sur laquelle l’une de nos associations avait eu l’occasion d’attirer votre attention et celle de l’AIEA, cette dernière nous a fait savoir que ce type d’enquête n’entrait pas dans le cadre de ses missions. »

La lettre est cosignée par Jean-Marie Matagne pour ACDN, Paolo Scampa, pour l’Association Internationale pour la Protection contre les Radiations Ionisantes (A.I.P.R.I.) et Alain Acariès, père d’un casque bleu de la FORPRONU (Balkans) décédé des suites d’une contamination -démontrée par les analyses d’un laboratoire italien- par des nanoparticules issues de l’usage d’armes à l’uranium appauvri, et par ailleurs secrétaire d’AVIGOLFE.

Ils suggèrent de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes  ». Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

Quatre mois plus tard (mai 2009), l’AIEA n’a pas trouvé un seul expert à envoyer sur le terrain. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien avait assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc qui sautait pourtant aux yeux de tout le monde, avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier et de se replier sur une deuxième ligne de défense : « ce sont des armes autorisées« . Oui, tout juste tolérées – mais tout de même pas contre des civils… Quant à la radioactivité des GBU-39, nous comprendrons plus loin pour quelles raisons techniques Tsahal croit pouvoir encore moins être prise « la main dans le sac ».


15. L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN, Jack Cohen, demande au ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y a ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère, il pose au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il reçoit cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » (« Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility. »)

Mais en analysant de près cette réponse, on s’aperçoit que, malgré ses allures de démenti, elle n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. Pour remonter la piste de l’uranium appauvri, il faudrait s’adresser aux laboratoires de l’USAF, ou au sous-traitant qui fournit le corps de bombe. Mais l’USAF, également interpellée par Jack Cohen, a sa réponse toute prête : « No comment ». Comme prévu.


16. La GBU-39B:

Portrait au 20 mai 2009

Les informations accessibles dans le domaine public et celles recueillies de plusieurs sources par Jean-François Fechino aboutissent, à ce jour et sous réserve des modifications qu’autorisera l’afflux de nouvelles informations, à dresser de la GBU-39B le portrait suivant :

La GBU-39B pèse au lancement 130 kg (285 livres anglaises, ou lb, la livre anglaise pesant 453,592 grammes). La bombe proprement dite pèse, si c’est bien le cas, 113 kg (250 lb).

La différence, soit 17 kg, correspondrait au « kit de navigation », lequel comprend :

  • une coque extérieure en carbone, très légère et très lisse, favorisant la pénétration dans l’air ;
  • rattachés à cette coque, un empennage et des ailes, eux aussi en carbone ; les ailes, repliées au départ, se déploient quelques secondes après le lancement, lorsque la bombe a pivoté sur elle-même de 180° ;
  • un servomoteur et des petits vérins permettant de déployer les ailes et de varier ultérieurement leur ouverture et leur orientation pour régler la trajectoire sde la bombe ;
  • un système anti-brouillage de positionnement GPS et de navigation (Advanced Anti-Jam GPS aided Inertial Navigation)

L’ensemble de ce kit explose à l’impact sur la cible.

La bombe elle-même pesant 113 kg, comprend :

  • un détonateur pouvant être programmé pour provoquer l’explosion juste avant, pendant ou après l’impact sur la cible, selon l’effet recherché ;
  • près de 23 kg d’explosif (50 lb soit 22,680 kg) : le tritonal, un dérivé de perchlorate d’ammonium dans lequel l’alumine a été remplacée par de la poudre d’UA (à hauteur de 10%), et auquel a été ajouté du fulminate.

Le tritonal est classé dans la catégorie des explosifs à haute énergie (HE), il se présente sous forme d’un solide légèrement pulvérulent qui réagit à la moindre étincelle électrique. On le coule en forme de boudin serré qui va se consumer à très haute vitesse et dégager un gaz qui, comprimé par l’enveloppe de la bombe, la fait exploser et voler en éclat, le tout à une vitesse de l’ordre du centième de seconde.

Cet explosif hyper puissant assure une grande vélocité aux « échardes de métal », lesquelles s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage et s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre. Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées… et ce en raison des « mini impacts » largement répandus autour de la cible.

Il n’est pas exclu toutefois que les GBU-39 ou certaines d’entre elles aient été chargées du dernier cri en matière d’explosif : le D.I.M.E. (Dense Inert Metal Explosive).

  • une coque (cover) métallique constituée d’un alliage composé de 10 % de titane, 10% de tungstène, 80 % d’uranium appauvri.

L’alliage Ti/Tu/UA est « friable » et « préformé » en « aiguilles d’aciers » ou échardes d’acier (preformated alloy iron sharps). L’explosion est réalisée pour les faire « voler en éclats » selon leurs « préformatages ». Elles tiennent en raison du moulage lors de la coulée et sont maintenues en forme (en dépit des contraintes de forces et de vitesse) par le manteau de fullérènes qui, lui aussi, explose en échardes.

  • une couche ou « manteau » (coat) de 2,5 mm d’épaisseur, constituée de fullerènes.

Cette couche enveloppant la coque métallique est destinée à renforcer sa dureté lorsqu’elle pénètre dans la cible après dislocation de l’enveloppe extérieure, et surtout à protéger l’UA d’un frottement prématuré ou excessif lors de la pénétration dans la cible, en particulier lorsqu’il s’agit de bétons ultra durs (enforced ultra strong concrete) dans lesquels on a mélangé de la fibre de carbone ou carbure de tungstène (carbon tungsten fibers).

Les fullerènes sont un nouveau « type de carbone » à structures moléculaires renforcées, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire.

Comme pour les autres armes expérimentées à Gaza, les matériaux et les autres caractéristiques des GBU assurent, avec l’ensemble du dispositif de leur mise en oeuvre, un « service multiple » de destruction et de morbidité :

  • pénétration en profondeur des cibles enfouies sous terre, même les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
  • explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
  • explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu aurait échoué ;
  • destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ;
  • projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
  • crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
  • chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
  • réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
  • contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
  • atteintes au génome de la population.

En un mot : 

Des armes génocidaires.


17. Combien d’uranium, et où ?

Boeing annonçait un corps de bombe (Warhead) de 206 livres ou 93 kg. (en fait 93,44 kg). Ce chiffre n’inclut pas le poids d’explosif. Mais il contredit d’autres données déjà citées, d’après lesquelles «  la GBU-39B est équipée d’une tête ou corps de bombe (warhead) de 250 livres… contenant 50 livres d’explosif  », ce qui implique logiquement que le corps de bombe pèse seulement 200 lb, soit 90,718 kg. Il faut donc supposer que Boeing y ajoute les poids, relativement minimes, du « manteau » de fullerènes et du détonateur – poids qu’il convient alors de déduire des 35 livres ajoutées à la « bombe nue » par le kit de navigation, pour conserver 50 livres d’explosif.

Quoi qu’il en soit, la coque métallique de la GBU-39 dépasse les 90 kg : elle pèse au maximum 93 kg, au minimum 90,718 kg. Admettons ce dernier chiffre. 80% d’Uranium Appauvri sur 90,718 kg d’alliage métallique font 72,57 kg. Si l’on y ajoute les 2,26 kg d’UA mélangé à l’explosif, lorsque la bombe atteint sa cible (une fois débarrassée de sa gangue de carbone, ses ailes, sa queue, etc.) le poids total d’Uranium Appauvri dans une GBU-39B doit être, approximativement, de 75 kg (74,83 kg). (Si les 206 livres dont parle Boeing se rapportaient seulement à la coque métallique, le poids d’UA atteindrait 77 kg.)

C’est cette masse extrêmement compacte, ce « lest » (« ballast »), arrivant en piqué, donc à grande vitesse (en effet, dans la dernière partie de sa trajectoire, la bombe est orientée de façon à chuter aussi verticalement que possible) qui permet à la GBU-39 de percer, avant d’exploser, au moins 90 cm de béton armé de haute résistance (le double selon plusieurs sources dont Global Security, qui rapporte que dès les premiers essais, elle a été capable de percer 6 pieds de « béton renforcé ») ou plusieurs dizaines de mètres de terre – jusqu’à 60 mètres… voire 100 mètres de profondeur dans un sol meuble. Et d’exploser à la profondeur programmée.

En fonction des informations parfois contradictoires dont nous disposions précédemment, nous avions largement sous-estimé le poids minimal d’uranium appauvri compris dans une GBU-39 et dispersé par son explosion. Aujourd’hui, nous pensons pouvoir dire que son poids réel doit tourner autour de 75 kg et rejoint l’hypothèse tirée de l’analyse du brevet déposé.

Si l’on suppose qu’Israël a « consommé » dans l’opération « Plomb durci » la totalité des 1000 GBU-39B (mais il peut en avoir gardé en réserve, par ex. pour l’Iran), ce seraient donc quelque 75 tonnes d’UA qui auraient été dispersées dans le sol et le sous-sol de la bande de Gaza, en partie dans les sites suspectés d’héberger des lance-roquettes, en partie et surtout dans les tunnels du « couloir Philadelphie » courant près de Rafah le long de la frontière égyptienne. Soit, sur une surface très restreinte et en plein coeur de zones peuplées, le cinquième du tonnage d’UA qui, selon des estimations généralement admises, aurait été dispersé sur l’ensemble du territoire irakien pendant toute la « guerre du Golfe » de 1991.

Il est pour le moins hautement probable que plusieurs centaines de GBU-39 ont été utilisées pendant l’opération « Plomb durci », injectant plusieurs dizaines de tonnes d’Uranium Appauvri dans le sol de Gaza. Mais qu’en reste-t-il sur le terrain, en surface ? Rien à première vue. Pourquoi ?

  • Parce que la radioactivité, invisible, inodore et sans saveur, peut être présente sans que personne ne s’en aperçoive ; parce qu’il faut, pour s’en apercevoir, disposer de récepteurs spéciaux (compteurs Geiger, « Quartex »…), les placer très près de la source d’émission et être capable de les interpréter ; parce que le temps qui passe et les travaux de remblaiement rendent chaque jour plus difficile la collecte des indices à Gaza.
  • Parce que, contrairement à bien d’autres armements retrouvés sur place, y compris un corps entier, non radioactif, de GBU-10, semble-t-il, ayant fait long feu (voir les photos dans le « rapport préliminaire » de J-F Fechino), on ne retrouvera probablement aucun élément des corps de bombe de GBU-39 : pour le cas justement où elles feraient long feu, ces bombes ont été dotées d’un dispositif d’autodestruction à retardement.
  • Parce que l’Uranium Appauvri est constitué à 99,8 % d’Uranium 238 et qu’aucune des ondes émises par l’U238 -toutes dangereuses pour la santé- ne peut traverser plusieurs mètres de terre : ni les ondes alpha (qui sont arrêtées par la peau, mais sont aussi les plus nocives pour l’ADN lorsqu’elles franchissent cette barrière par inhalation ou par ingestion), ni les ondes bêta, ni même les ondes gamma (les plus puissantes).
  • Parce que les micro ou nanoparticules d’UA qui ont pu remonter par l’évent de pénétration de la bombe au moment de son explosion ont été aussitôt dispersées dans l’atmosphère, où elles se sont confondues avec le « bruit de fond » de la radioactivité naturelle ou artificielle préexistante, qu’elles ont augmentée sans qu’on puisse leur en attribuer la responsabilité.
  • Parce que la plus grande masse des particules d’UA se trouve emprisonnée sous terre, là où les bombes ont explosé… sans pour autant faire de cratère. En effet, la puissance de l’explosion est délibérément limitée. Son aire de souffle n’excède pas un diamètre de 26 pieds (moins de 8 mètres). Sous terre, elle crée seulement une sorte de cavité temporaire qui peut s’effondrer ensuite sur elle-même.

Elles ne vont pas cesser pour autant de faire des dégâts.

D’abord, dans son « rapport préliminaire » sur Gaza, J-F Fechino signale avoir relevé en plusieurs endroits des taux de radioactivité double des valeurs moyennes données par l’AIEA pour les mêmes lieux. Cette augmentation de la radioactivité ambiante n’a rien d’anodin, puisque on sait qu’il n’existe pas de dose minimale inoffensive pour l’être humain.

Ensuite, les Gazaouis qui ont reconstitué depuis janvier 2009 des tunnels dans la zone bombardée risquent de traverser des zones contaminées, d’inhaler des particules radioactives, et de développer à plus ou moins brève échéance des cancers et des symptômes comparables à ceux décrits dans le « syndrome du Golfe ».

Enfin, les radioéléments restés sous terre finiront par se retrouver dans les nappes phréatiques et par suite, dans la chaîne alimentaire.

Seule l’analyse d’échantillons prélevés à la bonne profondeur sur les lieux où l’on sait que des bombes ont explosé permettra de constater la contamination et la réalité du risque radioactif.

Ensuite, pour isoler et interdire d’accès les zones concernées en attendant (ou à défaut) de les décontaminer au moyen de gigantesques travaux de terrassement, les indications de l’Armée de l’Air Israélienne se révéleront indispensables. Elle seule peut dire avec précision quel type de bombe a été utilisé en tel et tel endroit, et à quelle profondeur les bombes étaient censées exploser.

Paradoxalement, et non sans un certain cynisme, Israël pourrait trouver intérêt à reconnaître l’usage de bombes radioactives : si nos assertions sont exactes, c’est quasiment tout le « corridor de Philadelphie » qui est, en profondeur, devenu radioactif – ce qui condamne le percement et l’usage de tunnels… Il va sans dire que le meilleur moyen d’éliminer ce risque, sinon le seul, serait de rendre les tunnels inutiles, c’est-à-dire de lever enfin le blocus inhumain et illégal de Gaza.


18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza

Les GBU-39 ne sont pas les seules bombes à avoir été utilisées contre les tunnels du couloir Philadelphie, loin s’en faut. Dès le 1er janvier, un journaliste italien (Pietro Battachi, dans “l’Occidentale”) signale que « ses sources » (militaires ou gouvernementales, manifestement) « parlent de dizaines de couloirs souterrains détruits par les GBU-28 de 5000 livres » (Le fonti parlano decine di corridoi sotterranei centrati dalle GBU-28 da 5000 libbre). Il n’est pas exclu, bien sûr, que les GBU-28 (des « bunker busters » conventionnels) soient citées à la place des GBU-39, qui peuvent faire le même travail en profondeur que les GBU-28, en pesant 16 à 20 fois moins. Des « bunker busters” de fabrication israélienne comme la bombe PB500A1 de 1000 livres (425 kg) ou la Mk82 de 500 livres (227 kg) ont été aussi utilisées.

Les GBU-39 font partie, avec les munitions à fléchettes, les munitions au phosphore blanc, les munitions au DIME, de ces armes meurtrières que les dirigeants politiques et les chefs militaires israéliens n’ont pas hésité à mettre en oeuvre au beau milieu de la population de Gaza et souvent directement contre elle.

Les dirigeants israéliens ne reculent pas devant l’emploi d’armes radioactives. La preuve : sur la photographie ci-dessous, on voit le soldat Idan Cohen, camarade du soldat Gilad Shalit, employé dans la même brigade de tank, le long de la frontière de la bande de Gaza. Elle est parue le 25 juin 2007 sur le site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot. Il porte sur l’épaule un obus-flèche dont la flèche est en uranium appauvri.

Pour mesurer ce que toutes ces armes signifient concrètement, il faut se reporter aux descriptions faites, par les chirurgiens présents à Gaza, des effets sur les victimes des « nouveaux types d’armes » ou des matériaux (phosphore blanc, DIME, tungstène, Uranium appauvri…) employés pendant l’opération « Plomb durci » : «  A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) «  Quand on commence à opérer, tout semble en ordre… Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza).

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : «  Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? » Et comment qualifier cette « guerre » qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un « tir ami », et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus, Conn Hallinan, 11 février 2009)

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou est-ce un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et qui se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Toutes les armes de guerre sont, par nature, « létales ». Mais celles qui utilisent des matériaux radioactifs, sous forme d’explosif comme dans les armes atomiques ou thermonucléaires, sous forme d’enveloppe métallique ou de pénétrateur pyrophorique comme dans les munitions à Uranium appauvri, ont une particularité qui devrait les prohiber dans tous les cas de figure : outre leurs effets directs plus ou moins « limités » selon la puissance de l’explosion, elles ont aussi et toujours des effets collatéraux « contaminants » pratiquement illimités dans le temps et l’espace.

Ce sont donc des armes triplement criminelles :

En tant qu’armes de guerre (puisque la charte de l’ONU, on l’oublie trop souvent, prohibe la guerre comme moyen de régler les conflits) ; en tant qu’armes génocidaires ; en tant qu’armes écocidaires.


19. Les enjeux

Reconnaître l’extraordinaire nocivité des armes radioactives, en particulier des armes à « Uranium appauvri » aurait d’immenses conséquences – avant tout économiques et financières.

Cette reconnaissance impliquerait que les États responsables de leur emploi versent des indemnités compensatoires aux victimes de ces armes – si tant est que leurs effets puissent jamais être compensés- ou aux familles des victimes décédées.

Elle impliquerait de soigner les victimes encore en vie, tant civiles que militaires, ce qui coûterait fort cher ; il est donc préférable qu’elles meurent à petit feu, dans le déni des causes de leur sort. Car comment prouver aux commissions de pension militaire, des mois ou des années après avoir été exposé à de l’uranium appauvri – ou aux retombées d’une explosion nucléaire -, que le cancer des reins ou des poumons qu’on développe, ou la malformation congénitale de son enfant, sont dus à cette exposition ? De nombreux phénomènes peuvent les expliquer… Seuls les militaires blessés (en général par un « tir ami »…) et ayant conservé dans leur corps des particules décelables d’Uranium appauvri ont quelque chance d’en être reconnus victimes.

Cette reconnaissance impliquerait :

  • que toutes les armes comportant de l’uranium appauvri – munitions de toutes sortes : balles, obus, bombes, missiles, mines, mais aussi chars blindés à l’UA, comme le char LECLERC des Français ou ses homologues étrangers – soient retirées du service, donc remplacées (les armées ont horreur du vide), ce qui coûterait une fortune. De plus, l’uranium « réformé » devrait être rendu inoffensif, ce qui est impossible, ou stocké en lieu sûr et surveillé, ce qui coûterait encore plus cher.
  • qu’on cesse de les produire, ce qui mettrait au chômage nombre de « travailleurs de l’armement », donc accroîtrait la crise économique. Et surtout, ce qui réduirait les profits des actionnaires de Boeing, Lockheed, Raytheon et Cie. On sait que Boeing est déjà engagé pour plus de 24 000 GBU-39. Mais certains ont avancé pour les décennies à venir le chiffre de 150 000 unités. Sans parler de la GBU-40 (SDB2). Un programme de plus de 4 milliards de dollars à annuler, et le fleuron de l’USAF réduit à néant.
  • qu’on réhabilite les sites contaminés, ce qui coûterait encore une fortune. Ainsi, selon Jean-François Fechino, les 88 bombes à sous munitions CBU-105 WCMD-SWF, pesant chacune 417 kg, qui ont été larguées par les bombardiers B-1B pendant la guerre d’Irak de 2003 ont dispersé leur uranium sur une surface cumulée de 44 km2. Les 818 CBU-103 WCMD (autres bombes à sous munitions, de 429 kg), l’ont dispersé sur une surface cumulée de 218 km2. Et ce n’est là qu’une toute petite partie de l’uranium appauvri déversé au total en Irak : au moins 350 tonnes en 1991, et certainement plus de 1200 tonnes depuis 2003.
  • que les responsables de ces crimes à l’Uranium appauvri soient traduits en justice.
  • et enfin, que soit remis en cause l’ensemble de l’industrie nucléaire civile et militaire, grande pourvoyeuse d’uranium appauvri dont on ne sait que faire et que l’on « recycle » dans le secteur militaire.

Dans ces conditions, on comprend que certains dirigeants préfèrent conduire insidieusement la population du globe à sa perte.


20. La charge de la preuve

Nous avons, dans ce qui précède, décrit de manière précise les GBU-39. Cette description n’est pas exhaustive ; il se peut qu’elle soit inexacte sur certains points de détail. Mais nous avons aussi et surtout affirmé que les GBU-39 contiennent chacune une masse très importante, égale ou supérieure à 75 kg d’uranium appauvri. Si nous sommes dans l’erreur sur ce point essentiel, c’est à l’armée israélienne et à l’USAF, désormais, d’en apporter la preuve.

Comme utilisatrice et comme pourvoyeuse, elles doivent nous dire de quel alliage métallique est constitué le corps de bombe. Nous expliquer pourquoi les personnels bien informés (ils ne le sont pas tous, loin s’en faut) le considèrent comme « du métal chaud, très chaud » (« hot, very hot metal ») – en clair : radioactif – et pourquoi ceux qui le manipulent portent une combinaison spéciale. L’USAF doit nous expliquer pourquoi, en Afghanistan où elle utilise également des GBU-39, elle oblige les militaires alliés arrivant sur les lieux d’un bombardement à porter des combinaisons NBC. Les prétextes avancés sont spécieux.

L’Armée de l’Air Israélienne (Israeli Air Force) et l’US Air Force doivent laisser des experts indépendants équipés de compteurs Geiger accéder aux armes elles-mêmes, de préférence sans préavis et dans n’importe quel arsenal pour ne pas avoir le temps de les leurrer, comme les Israéliens surent si bien le faire lorsque le « centre de recherches nucléaires » de Dimona fit, dans les années 60, l’objet d’une unique visite d’inspection américaine : les étages souterrains voués à la production de plutonium militaire furent si bien masqués que les inspecteurs en ignorèrent l’existence.

Israël doit indiquer précisément les lieux où les GBU-39 ont été employées, en faciliter l’accès aux experts et autoriser le prélèvement d’échantillons pour analyse approfondie par des laboratoires indépendants. Aucun « secret industriel », aucun « secret défense » ne saurait être invoqué contre une telle enquête. Tout refus, au contraire, devrait être interprété comme un aveu du crime.


21. Dernière minute, 20 mai 2009:

La preuve est là !

En avril 2009, une mission de 4 personnes dont Jean-François Fechino s’est rendue à Gaza sous l’égide de la Commission Arabe des Droits Humains. Les échantillons de terre et de poussières rapportés de Gaza ont ensuite été soumis à l’analyse d’un laboratoire spécialisé. Celui-ci y a trouvé de l’Uranium Appauvri (radioactif, cancérigène, tératogène), du Césium (radioactif, cancérigène) peut-être originaire de Tchernobyl, de la poussière d’amiante (cancérigène), des Composés Organiques Volatils (fines particules dangereuses pour la santé, surtout celle des enfants, des asthmatiques et des vieillards), des phosphates (oxydation du phosphore blanc), du tungstène (cancérigène), du cuivre, de l’alumine (cancérigène), de l’Oxyde de Thorium (ThO2) (radioactif, cancérigène)…

Des résultats détaillés seront transmis aux autorités compétentes et rendus publics dès que possible.


Conclusion:

Un seul camp, celui de l’humanité

Un génocide est l’extermination d’un groupe humain. Les armes à Uranium Appauvri sont des armes d’extermination. Elles frappent de façon indiscriminée une population entière, jusque dans son patrimoine génétique. Le groupe humain qu’elles frappent est la population qui en respire ou en ingère les retombées. Ce groupe ne se définit pas par ses appartenances politiques, nationales, religieuses ou ethniques, mais par sa situation géographique. Par cette localisation, il devient, pour des raisons physiques et météorologiques, la victime « privilégiée » de l’extermination, bien qu’aucune frontière n’assure à ses voisins qu’ils ne partageront pas son sort tragique à un degré quelconque.

La même remarque vaut pour les victimes des retombées radioactives d’essais ou de catastrophes nucléaires. Tchernobyl est en Ukraine, mais ses victimes sont aussi bien en Russie, au Belarus ou en France.

En ce sens, l’utilisation dans la bande de Gaza d’armes à Uranium appauvri, en particulier des bombes GBU-39, constitue bien, à double titre, un crime contre l’humanité : l’humanité des Gazaouis, l’humanité en général.

Le génocide est assez établi si les responsables civils ou militaires de l’emploi d’armes radioactives connaissaient, avant de les employer, leur caractère attentatoire à la vie, à l’environnement, à la survie et à la dignité des victimes de ces armes – en un mot leur caractère génocidaire. Cette condition suffit à démontrer le mépris dans lequel ils tenaient leurs futures victimes. Employer des armes radioactives, c’est donc bien commettre un génocide.

Mais c’est aussi un anthropocide : ce néologisme s’impose pour désigner un nouveau type de crime contre l’humanité, qui détruit les individus en s’attaquant à leur ADN, les familles en s’attaquant à leur descendance, les groupes en s’attaquant à leur génome, et l’espèce, en contaminant sans remède sa niche biologique.

C’est pourquoi l’humanité tout entière, à commencer par le peuple palestinien et le peuple israélien, doit se mobiliser pour dénoncer ce crime, exiger la sanction des coupables et la réparation pour les victimes, et pour prendre toutes les mesures propres à l’empêcher de se reproduire, où que ce soit, en Palestine, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde.

Toutes les armes radioactives, atomiques, thermonucléaires, à l’uranium, quelle que soit leur formule, doivent être interdites et démantelées.

ACDN, le 20 mai 2009

Actualisé le 4 juin 2009

RAPPORT Sur l’utilisation d’armes radioactives dans la Bande de Gaza pendant l’opération « Plomb durci » (27 décembre 2008 – 18 janvier 2009)

© Jean-Marie MATAGNE / ACDN

Voir aussi:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/07/exceptionnel-informations-tres-precises-sur-les-armes-a-luranium-appauvri-avec-le-cas-des-bombardements-americains-en-afghanistan-merci-les-etats-unis/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/06/informations-tres-importantes-et-precises-sur-luranium-appauvri-un-gentil-petit-cadeau-pour-les-generations-actuelles-et-eternelles-polluer-empoisonner-tuer-compilation-de-plusieurs-textes/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/09/30/israel-a-attaque-un-depot-de-munitions-syrien-le-5-juillet-2013-avec-des-armes-a-luranium-appauvri-httpinfo-aviation-comp15497-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/07/12/exceptionnel-rapport-lutilisation-darmes-radioactives-a-gaza-pendant-loperation-plomb-durci-quen-est-il-pour-la-guerre-au-mali-jean-marie-matagne-acdn-thierry-lamireau-lesouffl/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/14/israel-et-lutilisation-des-bombes-a-luranium-appauvri/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/06/exceptionnel-uranium-appauvri-le-cri-dalarme-dun-specialiste-americain-docteur-doug-rokke-expert-de-radiophysique-medicale-aupres-de-larmee-americaine-revue-de-presse-tres-interes/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/05/luranium-appauvri-sur-le-champ-de-bataille-william-s-andrews-ph-d/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/07/cest-israel-le-danger-pas-liran-j-massad-le-grand-soir/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/24/lenvironnement-blesse-par-les-conflits-armes-rouba-naaman-novethic-2008/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/23/gaza-la-guerre-merci-israel-armes-a-fragmentation-armes-au-phosphore-armes-a-luranium-appauvri-a-vomir/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/armes-a-luranium-appauvri-les-lecons-de-la-guerre-du-golfe-par-dan-fahey/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/un-holocauste-nucleaire-mondial-nous-menace-interview-de-leuren-moret-specialiste-des-sciences-de-la-terre/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/22/armes-a-luranium-appauvri-20-ans-apres-ou-en-est-on-joelle-penochet/

 Les bombes “GBU-39″

(entre autres armes)

fournies à Israël et à…la France

(entre autres pays)

contiennent

de l’URANIUM « APPAUVRI » !

LES BOMBES FOURNIES A ISRAËL ET A LA FRANCE PAR LES ETATS-UNIS QUI CONTIENNENT DE L'URANIUM APPAUVRI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie et acdn) dans ENVIRONNEMENT aaaaaaaaa3

Les caractéristiques de l’engin

Contrairement à une bombe “gravitationnelle” qui tombe par son propre poids, ce qui exige une estimation précise de l’altitude, la distance et la position de l’avion par rapport à la cible, la “bombe intelligente GBU-39″ est un missile autopropulsé capable d’atteindre par ses propres moyens et avec une incroyable précision une cible située jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Apte à voler par tous les temps, le missile peut même décrire un cercle et frapper une cible fixe située derrière l’avion. Il est guidé vers sa cible par un système embarqué de positionnement par GPS et de calcul de trajectoire. Ce système est préprogrammé mais peut être reprogrammé à tout moment et à distance, à partir des installations au sol.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003, après une sévère compétition avec Rayteon, pour développer cette “bombe de faible diamètre” (SDB-Small Diameter Bomb).

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu (avec un amortissement des recherches sur une commande finale espérée de 24 000 unités). A cette occasion, le Major. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre les différents laboratoires et fournisseurs civils et militaires, déclarait :
Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options léthales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme.”
D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

La SDB-1 ou GBU-39/B est un tube long de 1,80 m environ et de 19 cm de diamètre. Une fois lancé, il déploie des ailerons arrière et latéraux qui stabilisent sa trajectoire. Il pèse 130 kg, dont 93 kg pour la tête explosive.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’un seul missile ordinairement beaucoup plus lourd. Le lancement de chaque missile est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre “léthalité” (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de “dommages collatéraux”. Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de “troupes amies”… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les “lois de la guerre” et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre “anti-guérilla” ou “anti-terroriste”…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E “Strike Eagles” appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak.

Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :
Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.”

La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations “Iraqi Freedom” et “Enduring Freedom”. Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci.”

L’URANIUM « APPAUVRI » dans ces armes

La SDB-1 présente une autre caractéristique que la fiche technique de Boeing et la presse se garde de préciser. En effet, sur les 93 kg attribués par Boeing à la tête (warhead), 23 sont dus à l’explosif proprement dit, de haute performance. Le reste, soit une cinquantaine de kilos, n’est autre que de l’URANIUM « APPAUVRI ».

Celui-ci présente un avantage supplémentaire : sa haute capacité de pénétration. Il permet à la GBU-39 de percer au moins 90 cm de béton armé (ou plusieurs mètres de terre) avant d’exploser.
Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement en cours aboutisse fin 2009.

La FRANCE utilise des armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

mais en nie officiellement l’existence !

En outre, que ce soient les GBU 15,31,24,27,39, 49 elles sont toutes équipées de pénétrateurs BLU 109/B ou équivalent, dont il existe une version en URANIUM APPAUVRI ou « staballoy ». Et puis n’oublions pas non plus le missile SCALP. Ces bombes sont utilisées par la France.

La version 

Uranium « Appauvri » est:

OFL – APFSDS F2 ( OFL APFSDS = Obus-Flèche  ArmourPiercing Fin-Stabilized Discarding Sabot, c’est de la technologie américaine mais c’est bien une arme 100% française ). [Source: Jane's Information Group] 

La France utilise allègrement des armes à l’uranium « appauvri » (comme au MALI), aussi bien avec ses hélicoptères TIGRE qu’avec ses aéronefs MIRAGE et RAFALE mais…CHUT !…il ne faut rien dire…n’est-ce pas chers élus de la Nation…n’est-ce pas gentils petits journalistes « aux ordres ».

L’OMERTA fonctionne bien

en France !

Un beau SCANDALE !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Avec acdn 7 janvier 2009, extraits

Ce que disent les médias

sans parler des armes

à l’URANIUM « appauvri »:

FRANCE INTER:

FRANCE 2:

ISRAËL GAZA

Ce qu’a dit HOLLANDE

HOLLANDE et NETANYAHOU en accolade

le 14 juillet 2014

sur ISRAËL et GAZA:

Ce que disait DE GAULLE

le 27 novembre 1967:

ISRAËL USA ONU

L’industrie d’armement

et de sécurité israélienne:

fichier pdf L’industrie d’armement et de sécutité israélienne

Caractéristiques des missiles israéliens:

fichier pdf israel_missile_design_characteristics

 Document sur les roquettes

utilisées par le HAMAS:

fichier pdf Document sur les ROQUETTES utilisées par le HAMAS

Le système de protection israélien

IRON DOME:

OBAMA et NETANYAHU près de IRON DOME

Fonctionnement IRON DOME

fichier pdf IRON DOME SYSTEM Société RAFAEL

fichier pdf ISRAEL_472012-DOME-FER

Départ missile TAMIR 2

Départ Missile TAMIR

(Photos: Départ du missile TAMIR pour le « Dôme de Fer »)

Missile TAMIR pour IRON DOME

Système ION DOME sur camion et missile TAMIR

Missile TAMIR qui intercepte une roquette

(Photo: Missile TAMIR qui intercepte une roquette)

Les tracts israéliens

lancés

à la population GAZAOUI:

Tract distribué par TSAHAL aux Gazaouis le 16 juillet 2014 Document d'origine

Tract de TASAHAL distribué aux GAZAOUIS le 16 juillet 2014

Les blessures de GAZA:

fichier doc thewoundsofgaza

Un journaliste honnête présente la situation à GAZA

TSAHAL minimise les pertes civiles dit TSAHAL

(Photo: Extrait d’un film de l’armée de l’air israélienne…Un cynisme évident !)

L’horreur en images !

ISRAËL pratique

des crimes

contre l’HUMANITE !

Violence ISRAËL GAZA

GAZA Le CHAOS Photo de Ludovic PIEDTENU

(Photo: Ludovic PIEDTENU )

Les palestiniens de GAZA fuient

(Photo: Les GAZAOUIS essaient de fuir les bombardements)

Morts dans les rues  GAZAScène chaotique à GAZA

(Photo: Le chaos dans les rues de GAZA)

Ambulance abandonnée à GAZA SHAJAIYA

(Photo: Une ambulance détruite par TSAHAL et des enfants blessés)
Fuite des GAZAOUIS
(Photo: Fuite des Gazaouis sous la pression des bombardements israéliens)
GAZA détruite 2
Horreur à GAZAGAZA détruiteImage ordinaire des soldats israéliens dans les rues de GAZAIntérieur de maison détruite à GAZAISRAËL tire sur des ambulances et tue les ambulanciers
(Photo: ISRAËL tire sur les ambulances et tue les ambulanciers)
ISRAËL tue des photographes
(Photo: ISRAËL tue les photographes)
Le photographe Khalid HAMAD tué par TSAHAL à GAZA
Le photographe Khalid HAMAD tué par TSAHAL à GAZA
L enfant et son ballon à GAZALa femme le bébé le charLes Gazaouis quittent leur lieu de vie mais pour aller où
Partir, fuir…mais pour aller où ?
Les restes d'une ambulance carbonisée touchée à GAZA
Les restes d’une ambulance carbonisée
et fondue par des armes à l’URANIUM « appauvri »
L'horreur à GAZA
L’horreur pour les enfants et la population Gazaoui
Maison détruite à GAZARues de GAZA détruiteSang sur le sol près d'un chariot GAZATête enfant ouverte GAZAUn enfant pleure à GAZA devant des décombresUn père et ses enfants blessés à GAZA
Une rue après un bombardement à GAZA
Voiture et rue carbonisées à GAZA
Y-a-t-il un espoir ?
Deux enfants Un d'ISRAËL l'autre de PALESTINEGAZA l enfant et la guerreISRAËL GAZA en AMOUR Une UTOPIE
Investigation:
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr
NOTA:
Position des Nations Unies
en date du 
18 juillet 2014
Conseil de Sécurité
CS/11482
Département de l’Information
Service des Informations
et des Accréditations
NEW YORK
Conseil de Sécurité
7220e séance-Après-midi

APRÈS LE LANCEMENT

PAR ISRAËL

D’UNE OFFENSIVE MILITAIRE

TERRESTRE À GAZA,

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

APPELLE 

À L’INSTAURATION URGENTE

D’UN

CESSEZ-LE-FEU

ET AU RETOUR À LA TABLE

DES

NÉGOCIATIONS

Le Gouvernement israélien a profité « cyniquement » du meurtre des trois enfants de colons pour lancer une attaque barbare à Gaza et provoquer la chute du Gouvernement de consensus national palestinien, a accusé aujourd’hui le représentant de la Palestine, lors d’une réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle toutes les délégations ayant pris la parole ont lancé un appel au cessez-le-feu, après l’offensive terrestre lancée depuis hier par Israël à Gaza.

L’attaque « sauvage » d’Israël contre le peuple de Gaza ne saurait se justifier, a tranché l’Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies.  L’opération israélienne n’est pas un cas de légitime défense mais « une agression militaire vengeresse » planifiée et perpétrée contre une population civile vivant sous occupation, dont l’un des objectifs principaux est la destruction de l’unité palestinienne et la chute du gouvernement de consensus national, a accusé le représentant.  Israël a lancé hier une offensive terrestre à Gaza, laquelle a été précédée par des raids aériens meurtriers menés depuis le 1er juillet dernier, en signe de représailles contre l’assassinat, le 12 juin dernier, de trois adolescents juifs en Cisjordanie, dont Israël impute la responsabilité au Hamas, a-t-il rappelé.

Alors que les responsabilités de ces meurtres n’ont jamais été établies par une quelconque enquête indépendante, a dénoncé le représentant de l’État observateur de la Palestine, le Gouvernement israélien a profité de la mort des trois enfants de colons israéliens pour lancer une attaque barbare à Gaza, soutenue et relayée par des autorités, des colons et des extrémistes qui incitent à ce que plus de terreur et plus de souffrances soient encore infligées aux Palestiniens.  Le représentant a cité l’un après l’autre, les noms de 35 enfants, personnes âgées et personnes handicapées qui ont succombé aux derniers raids israéliens.

Intervenant à son tour, le représentant d’Israël a déclaré qu’Israël regrette toute perte en vies humaines, contrairement au Hamas, qui n’a pas de limite dans sa cruauté et qui stocke des armes dans des maisons et des écoles et procède à des tirs de missiles et de roquettes à partir des mosquées.  « L’UNRWA* a elle-même trouvé 20 missiles dissimulés par le Hamas dans ses écoles, s’est indigné l’Ambassadeur israélien.  « Face aux terroristes, aux roquettes et aux djihadistes, nous n’avions pas le choix », a ensuite déclaré le représentant qui a rappelé que ces deux dernières semaines, le Hamas a tiré 1 500 roquettes contre les villes israéliennes, menaçant ainsi la vie de 5 millions d’Israéliens.  Le Hamas veut profiter de l’unité palestinienne pour exporter sa politique en Judée et en Samarie.  En appuyant cette unité et le Gouvernement récemment formé à cet effet, a dit le représentant aux membres du Conseil de sécurité, « vous donnez au Hamas l’occasion d’ancrer la violence et la terreur dans les bases mêmes du tissu fondamental de la Judée et de la Samarie, comme il l’a fait à Gaza ». 

« Combien d’autres Palestiniens doivent tomber avant que le Président Abbas ne mette fin à son partenariat avec le Hamas, un groupe terroriste meurtrier? » s’est demandé le représentant d’Israël en invoquant la bonne foi de son gouvernement. 

Au cours du débat, les délégations ont reconnu à Israël son droit à la légitime défense mais l’ont appelé à faire preuve de retenue, et à ne pas abuser du recours à la force, conformément au droit international.  « Il y a eu trop de morts, et la situation doit changer », a plaidé la représentante des États-Unis en paraphrasant la mère de l’adolescent palestinien qui a perdu la vie, victime d’un acte meurtrier perpétré par des Israéliens qui voulaient venger les trois adolescents israéliens tués en Cisjordanie.

L’intensification d’une violence que les Nations Unies ont tant tenté d’éviter est devenue une réalité à Gaza et autour de Gaza, a regretté le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, déplorant, en particulier, que la situation se soit autant dégradée, après l’espoir né de la tentative de l’Égypte d’obtenir un cessez-le-feu, lequel avait été accepté par Israël et l’Autorité palestinienne, avant que le Hamas ne fasse une contre-proposition qu’Israël a jugé inacceptable.  L’adjoint du Secrétaire général chargé des affaires politiques a dénoncé le fait que le Hamas ait repris ses tirs de roquettes, ce qui a mis fin à la trêve humanitaire obtenue d’Israël.

Notre priorité « immédiate et absolue » doit être l’obtention d’un cessez-le-feu, a souligné le représentant de la France.  Il faut ensuite créer les conditions d’une trêve durable, qui réponde aux attentes légitimes des Israéliens et des Palestiniens, a-t-il préconisé.  Les grandes lignes de la solution sont connues, et pourtant personne n’arrive à les mettre en œuvre, s’est impatienté avec regret le représentant.  Européens et Arabes doivent, aux côtés des Américains, se mobiliser pour apporter concrètement aux deux parties les garanties dont elles ont besoin pour surmonter leurs peurs.  Les vieilles recettes n’ont pas marché depuis la signature des Accords d’Oslo, il y a 20 ans, a-t-il déploré.  Les deux parties sont, à l’évidence, incapables d’aller à la paix par elles-mêmes.  C’est donc de l’effort de chacun dont nous avons besoin, afin de les aider dans cette voie qu’elles hésitent à emprunter, a souligné avec force le représentant de la France.

Le Secrétaire général de l’ONU se rendra dans la région demain pour, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, aider Israéliens et Palestiniens à mettre fin à la violence et à trouver la voie à suivre, a annoncé le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques qui a aussi indiqué que M. Ban Ki-moon étudie soigneusement la demande du Président Mahmoud Abbas visant à ce que la Palestine soit placée sous protection internationale dans un système administré par l’ONU.

*   Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient. 

LA SITUATION

AU MOYEN-ORIENT

Y COMPRIS

LA QUESTION PALESTINIENNE

Déclarations:

M. JEFFREY FELTMAN, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a regretté que l’intensification d’une violence que les Nations Unies ont tant tenté d’éviter est devenue une réalité à Gaza et autour de Gaza, ceci après que des signes d’espoir aient émergé, en particulier après la tentative de l’Égypte d’obtenir un cessez-le-feu, et alors que l’ONU avait réussi à imposer une pause humanitaire.  Le Secrétaire général s’est donc dit alarmé quand des militants ont repris les jets de projectiles dans la bande de Gaza, mettant fin aux espoirs de voir le début d’une désescalade des tensions, a dit M. Feltman.  Les tirs de roquettes contre Israël ont marqué la fin de la pause humanitaire et le Premier Ministre israélien a annoncé le lancement d’une opération terrestre contre Gaza. 

Le Secrétaire général, a dit son adjoint chargé des affaires politiques, est préoccupé par cette escalade, y compris la réponse particulièrement virulente et lourde d’Israël aux tirs de roquettes, que le Secrétaire général a une nouvelle fois condamnés.  Depuis le début de la crise, le Secrétaire général a exhorté les partenaires régionaux et internationaux à exercer leur influence pour amener les parties à mettre fin aux souffrances et au bain de sang, a dit M. Feltman.  Il a d’ailleurs salué le fait qu’Israël ait accepté la proposition de cessez-le-feu de l’Égypte avant que le Hamas ne fasse une contre-proposition qu’Israël a jugé inacceptable.  L’Autorité palestinienne avait pourtant accepté le cessez-le-feu, et le Président Mahmoud Abbas devrait arriver aujourd’hui en Turquie pour des réunions avec le Président et le Premier Ministre turcs.

Le Président Abbas a aussi écrit au Secrétaire général pour lui demander de placer la Palestine sous protection internationale dans un système administré par l’ONU, a indiqué M. Feltman.  Le Secrétaire général, a promis son adjoint, étudie soigneusement cette demande.  Le cessez-le-feu est indispensable et urgent, sinon d’autres pauses humanitaires seront nécessaires.  Nous ne pouvons revenir au statu quo, et une fois le calme rétabli il faudra retourner aux causes sous-jacentes du conflit, à savoir la fin de la contrebande d’armes, l’ouverture des points de passage et le retour de Gaza sous l’autorité du Gouvernement palestinien légitime, qui adhère aux engagements pris par l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP). 

L’impact de la crise à Gaza commence à se faire ressentir dans toute la région, a prévenu le Secrétaire général adjoint, en indiquant par exemple que 11 roquettes ont été lancées contre Israël à partir de la zone d’opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).  Sur un autre front, les dernières violations de l’Accord sur la Force de désengagement entre Israël et la Syrie (FNUOD) ont montré le grave danger que la situation en matière de sécurité continue de poser à la stabilité du Golan. 

Quand nous parlons de Gaza, n’oublions pas pour autant l’image plus large que l’on devrait avoir de la situation au Moyen-Orient.  La situation à Gaza a des répercussions en Cisjordanie, y compris Jérusalem-est, a rappelé M. Feltman.  Depuis ce matin, des restrictions sont imposées à l’accès à la vieille ville de Jérusalem, où les Forces de sécurité israéliennes sont déployées en nombre.  La situation actuelle sur le terrain est le résultat ultime d’un échec collectif à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien.  Les mesures temporaires ne suffiront plus.  La communauté internationale doit assumer ses responsabilités de contribuer de manière urgence à une perspective sérieuse de voir la solution à deux États devenir une réalité.  C’est la seule façon de faire durer un cessez-le-feu.  Le Secrétaire général, a dit son adjoint aux affaires politiques, est prêt à faire sa part.  Le Secrétaire général part dans la région demain, pour exprimer sa solidarité aux Israéliens et aux Palestiniens et les aider, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, à mettre fin à la violence et à trouver la voie à suivre. 

M. RIYAD MANSOUR, Observateur de la Palestine, a déclaré que « l’agression sauvage » lancée par les Israéliens ne pouvait être qualifiée d’opération d’autodéfense.  Il a cité les noms et âges de quatre enfants palestiniens, âgés de 2 à 13 ans, qui ont été tués hier.  En moins de 24 heures le récent assaut israélien a tué 40 Palestiniens, a-t-il ajouté.  Il a estimé que le seul objectif de cette opération militaire planifiée était la destruction de l’unité palestinienne et l’effondrement du gouvernement de consensus national.  Il a rappelé que le Gouvernement israélien s’est servi du prétexte de l’assassinat de trois jeunes israéliens, sur lequel il n’y a eu aucune enquête, pour lancer son attaque.  « Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et violations des droits de l’homme sont en train d’être commis à Gaza contre une population civile sans défense », a insisté M. Mansour. 

Il a précisé que 274 Palestiniens avaient été tués et 2 065 blessés, dont 66 enfants, 24 femmes et 17 personnes âgées, depuis la reprise des hostilités.  Il a ajouté que 38 000 personnes avaient été déplacées.  Les images des enfants tués ont heurté les cœurs et la conscience internationale, a-t-il dit.  M. Mansour a ensuite lu les noms et prénoms d’une cinquantaine de jeunes Palestiniens, handicapés et personnes âgées tués par les forces israéliennes depuis le dernier appel au calme du Conseil de sécurité.  Il a indiqué que parmi les victimes figurent des membres du personnel humanitaire qui s’affairaient dans les décombres alors que les forces israéliennes continuaient de frapper leurs cibles.  Il a demandé au Conseil de sécurité d’adopter une résolution condamnant l’agression militaire israélienne contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza, et lancé un appel à l’arrêt de cette agression, ceci de façon immédiate.  Le Conseil doit aussi appeler à la levée du blocus de la bande de Gaza, et garantir la protection des Palestiniens, a dit M. Mansour.  Il a indiqué qu’une telle résolution aurait le soutien du Groupe des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et du Groupe des pays non alignés, qui représentent la majorité des États Membres des Nations Unies.

« Face aux terroristes, aux roquettes et aux djihadistes, nous n’avions pas le choix », a déclaré d’emblée M. RON PROSOR (Israël).  Il y a quelques heures, les troupes israéliennes sont entrées à Gaza pour assurer le calme au peuple d’Israël, tout en éliminant les capacités de guerre du Hamas.  Israël, a assuré le représentant, a tout fait pour éviter cette extrémité, comme en témoigne le fait qu’il a accepté la proposition de cessez-le-feu avant que le Hamas ne présente des contrepropositions inacceptables.  Les forces israéliennes se battent à Gaza, mais pas contre le peuple gazaoui.  Le mois dernier a donné une image des menaces incessantes auxquelles Israël est confronté.  Le Hamas n’a pas tiré une ou deux roquettes mais bien 500, et a montré qu’il était déterminé à mener une guerre ouverte contre l’État juif.  Comment le Hamas a-t-il utilisé le cessez-le-feu humanitaire?  Par l’envoi de 13 terroristes lourdement armés dans un tunnel menant au kibboutz de Sufia pour y commettre un massacre.  Pendant 10 jours, la vie de 5 millions d’Israéliens se résumait à se mettre à l’abri.  Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem ont été bombardés au quotidien.  Israël, a affirmé le représentant, ne fait que défendre son peuple contre les attaques terroristes.  Tout au long de l’opération, Israël reste engagé au respect du droit international, car son armée est une armée « morale » et n’opère que contre les cibles terroristes.  Le

Gouvernement israélien, a assuré le représentant, regrette toute perte civile, contrairement au Hamas qui n’a pas de limite et qui stocke ses armes dans des maisons et tire à partir des mosquées.  Même l’UNRWA a trouvé 20 missiles dans ses écoles, a-t-il indiqué. 

Dans leurs hôtels de luxe au Qatar, a ironisé le représentant, les dirigeants du Hamas appellent d’une main, le « room service », et donnent des instructions, de l’autre, leurs combattants d’utiliser les Palestiniens comme boucliers humains.  Israël se trouve devant un choix que ne devrait connaître aucun État: soumettre ses citoyens aux attaques ou dialoguer avec des terroristes.  Le Hamas utilise les blessés palestiniens pour alimenter sa machine de propagande.  Sa stratégie est claire: perpétuer le meurtre de son propre peuple dans l’espoir que la communauté internationale fasse pression sur Israël.

« Combien d’autres Palestiniens doivent tomber avant que le Président Abbas ne mette fin à son partenariat avec le Hamas, un groupe terroriste meurtrier? » a demandé le représentant israélien.  L’occupation serait la cause du conflit?  Mais oublie-t-on qu’Israël a rendu en 2005 chaque centimètre carré de Gaza aux Palestiniens?  Au lieu de développer le territoire, le Hamas a créé une théocratie militante, mené la guerre contre le Fatah et bâti un régime terroriste et des tunnels souterrains.  Il a fait main basse sur l’aide internationale pour s’acheter des armes et élargir son arsenal de roquettes.  En 2008, le Hamas a tiré 800 roquettes; en 2012, 1 200 en une semaine, et ces deux dernières semaines, 1 500 roquettes menaçant la vie de 5 millions d’Israéliens.

Après avoir tiré 12 000 roquettes en neuf ans, il est clair, s’est résigné le représentant, que le Hamas n’est pas intéressé par la paix, préférant adopter la stratégie du « Hudna » qui consiste à accepter un cessez-le-feu avant de se réarmer et de reprendre les attaques.  Le Hamas utilise Gaza pour nuire au peuple palestinien et bâtir des bases terroristes juste à côté d’Israël.  Le Hamas veut profiter de l’unité palestinienne pour exporter sa politique en Judée et en Samarie.  « Comment peut-on croire qu’un groupe dont la raison d’être est d’éradiquer Israël peut faire la paix? » s’est demandé le représentant.  En appuyant le Gouvernement palestinien d’unité, a prévenu le représentant, vous donnez au Hamas l’occasion d’ancrer la violence et la terreur dans les bases mêmes du tissu fondamental de la Judée et de la Samarie, comme il l’a fait à Gaza. 

M. EIHAB OMAISH (Jordanie) a dénoncé la guerre qu’Israël a lancée contre le peuple de Gaza et qui s’est traduite par une invasion terrestre la nuit dernière.  Il s’est dit horrifié par les conséquences des attaques israéliennes, qui ont fait près de 280 morts et 1 500 blessés palestiniens, en précisant que 80% des victimes sont des civils et que 20% sont des enfants.  Il a ajouté que plus de 600 maisons ont été détruites, que plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ont dû fuir leur domicile et que plus de la moitié des Gazaouis vivent sans accès à l’eau.  Il a appelé Israël à retirer ses forces de la bande de Gaza et a demandé une désescalade totale et un cessez-le-feu, afin que les civils ne soient plus pris pour cibles ou qu’ils soient.  Nous appelons à ce que le droit international soit pleinement respecté, a dit le représentant.  Il a salué l’initiative l’égyptienne visant à parvenir à un cessez-le-feu, en rappelant l’urgence de parvenir à une solution à deux États. 

Mme SAMANTHA POWER (États-Unis) a déclaré que le Président Barack Obama a réaffirmé au Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu l’appui des États-Unis au droit d’Israël de se défendre.  Mais il s’est dit préoccupé par les pertes en vies humaines, l’exhortant à atténuer la souffrance des hommes, des femmes et des enfants.  Les États-Unis sont préoccupés par la mort d’enfants et le déplacement des milliers de personnes.  Les Israéliens aussi fuient pour éviter les tirs de roquettes.  Ce n’est une vie acceptable ni pour les Palestiniens ni pour les Israéliens, a martelé la représentante.  Le Hamas, a-t-elle accusé, est en train de saper tous les efforts de paix.  Le Président Obama, a-t-elle rappelé, a appelé à un retour au cessez-le-feu de novembre 2012 et a appuyé la proposition de l’Égypte.  En attendant, il faut tout faire pour aider les civils pris au piège, a-t-elle dit, en se félicitant de la trêve humanitaire.  Mais une trêve n’est qu’une trêve et ne saurait remplacer un cessez-le-feu.  Jugeant impardonnable l’utilisation illégale d’écoles pour stocker des armes, la représentante a exigé la fin des tirs.  Il y a eu trop de morts, la situation doit changer, a-t-elle dit en paraphrasant la mère de l’adolescent palestinien, mort à la suite de représailles pour la tuerie des trois adolescents israéliens.

M. LIU JIEYI (Chine) s’est dit préoccupé par la poursuite des opérations militaires israéliennes.  Il a condamné tout abus du recours à la force en estimant que tout recours à la force conduisant à la mort de civils était inacceptable.  Il a prévenu que ces morts ne créeront que plus de rancœur.  Il a exhorté les Israéliens à cesser immédiatement toute hostilité, à retirer leurs troupes et à lever le blocus imposé à la bande de Gaza.  Il a salué les efforts de médiation du Secrétaire général, de l’Égypte et des pays de la région en souhaitant que les Israéliens et Palestiniens réagissent positivement à ces initiatives, en évitant toute action susceptible de conduire à une aggravation de la situation.  Il a dit que la Chine était en étroit contact avec les parties dans l’espoir de faciliter un cessez-le-feu.  Il a exprimé l’appui de la Chine au respect des droits légitimes des Palestiniens d’exercer leur droit à vivre dans un pays souverain existant sur la base des frontières de 1967.

Mme JOY OGWU (Nigéria) a estimé que la grande invasion lancée par Israël à Gaza a provoqué une escalade du conflit.  Elle a déploré que malgré les appels à la retenue, le conflit n’ait fait que s’intensifier, faisant tomber de nombreux civils.  Reconnaissant le droit d’Israël de répondre aux attaques, elle l’a rappelé à son obligation de respecter le droit international et a jugé « injustifiable» que des enfants soient tués.  Elle a aussi appelé le Hamas à arrêter la violence car, ce qu’il faut, c’est une désescalade du conflit et un retour au cessez-le-feu de novembre 2012.  La seule voie possible pour une paix durable est la voie de la négociation, a-t-elle dit, avant d’exhorter les deux parties à reprendre le dialogue.

M. GÉRARD ARAUD (France) a déclaré que, face à la gravité des événements, notre priorité immédiate et absolue devrait viser à obtenir un cessez-le-feu.  Les tirs de missiles doivent cesser et les frappes aériennes et l’offensive terrestre israéliennes ont déjà fait trop de morts, a-t-il dit.  Il y a une urgence à arrêter la spirale de la violence et l’aggravation du bilan humain désastreux de cette crise.  Le Ministre français des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, est dans la région où il a rencontré les autorités palestiniennes, puis égyptiennes et rencontrera, demain, les autorités israéliennes ainsi que les autorités jordaniennes, a-t-il indiqué. 

Toutefois, un cessez-le-feu ne peut suffire.  Il faut créer les conditions d’une trêve durable qui réponde aux attentes légitimes des Israéliens et de Palestiniens, notamment à Gaza, a insisté le représentant de la France.  D’un côté, la sécurité, droit absolu; de l’autre, la fin du blocus et le développement économique, nécessité vitale, a-t-il précisé.  Il faut, enfin et surtout, redonner du sens au règlement politique.  Les grandes lignes de cette solution sont connues, et pourtant personne n’arrive à les mettre en œuvre, a regretté l’Ambassadeur Araud. 

La relance et la conclusion du processus de paix sont la seule condition qui existe, a-t-il rappelé.  Européens et Arabes doivent, aux côtés des Américains, se mobiliser pour apporter concrètement aux deux parties les garanties dont elles ont besoin pour surmonter leurs peurs, a estimé le représentant de la France.  Les vieilles recettes n’ont pas marché depuis la signature des Accords d’Oslo il y a 20 ans.  Les deux parties sont, à l’évidence, incapables d’aller à la paix par elles-mêmes, c’est de l’effort de chacun dont nous avons besoin pour les aider dans cette voie qu’elles hésitent à emprunter, a martelé M. Araud avant de conclure.

Mme PHILIPPA KING (Australie) a qualifié « d’inexcusable » la décision qu’a prise le Hamas de rejeter la proposition de cessez-le-feu négociée par l’Égypte, et elle a condamné la poursuite des tirs indiscriminés de roquettes vers Israël.  Mme King a appelé les parties à faire preuve de retenue et à prendre en considération le bien-être de leur peuple quand ils prennent des décisions sur la marche à suivre.  La représentante a notamment appelé Israël et le Hamas à mettre un terme à l’escalade de la violence en rétablissant le cessez-le-feu de novembre 2012.  Cet appel, maintes fois répété par la communauté internationale au cours des derniers jours, doit être écouté avec attention et de toute urgence, a-t-elle souligné.

M. CRISTIÁN BARROS MELET (Chili) a regretté l’absence d’engagement fort des parties afin de parvenir à une désescalade.  Il a appelé à l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat dans l’intérêt de la protection des civils.  Il a dit l’importance de respecter la résolution 2143 du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, avant de condamner l’utilisation d’écoles à des fins militaires à Gaza.  Il a noté que nous faisions face au troisième conflit de grande échelle dans la bande de Gaza depuis six ans.

M. DAINIUS BAUBLYS (Lituanie) a déploré le nombre croissant de victimes civiles et de la détérioration rapide de la situation à Gaza.  Il a condamné le lancement de roquettes et la rhétorique belliqueuse du Hamas.  « Tous les terroristes et groupes armés doivent désarmer à Gaza », a-t-il insisté avant d’inviter Israël à réagir de façon proportionnée, à respecter ses obligations internationales et à garantir le plein accès des acteurs humanitaires aux personnes qui sont dans le besoin.  Il a demandé aux deux parties de mettre fin à la violence.

M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a, après avoir jugée alarmante la situation sur le terrain, confié que son gouvernement a trois objectifs, à savoir obtenir un cessez-le-feu, mettre fin aux souffrances humaines et maintenir les perspectives de paix.  Il faut une désescalade immédiate des tensions et un accord de cessez-le-feu durable, pour la sécurité et la paix des deux peuples.  Il a salué la proposition égyptienne de cessez-le-feu, l’accord d’Israël et l’appui des autorités palestiniennes.  Après avoir salué aussi la trêve humanitaire, il a appelé le Hamas à mettre fin à ses tirs de roquettes contre Israël, « qui est face à un dilemme extraordinaire ».  Mais, en agissant dans son droit à la légitime défense, Israël doit respecter le droit international, a souligné le représentant.  Il a apporté l’appui du Royaume-Uni à l’idée de déployer une mission d’observation pour surveiller la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu et a appelé au rétablissement de l’autorité dans la bande de Gaza.  Les deux parties sont responsables des progrès vers la solution à deux États, a-t-il tranché. 

M. MAHAMAT ZENE CHERIF (Tchad) a appelé Israël à cesser ses raids aériens et ses offensives terrestres qui visent les civils, les écoles et les hôpitaux, ce qui constitue une violation grave du droit international humanitaire et des droits de l’homme.  Il a aussi appelé les Palestiniens à mettre fin aux tirs de roquettes et aux attaques frontalières.  Il a appelé à un cessez-le-feu et à la levée du blocus de Gaza.  Le représentant a exprimé l’appui de sa délégation aux efforts régionaux et internationaux pour ramener le calme et il a exhorté la communauté internationale à apporter assistance et soutien au peuple palestinien.  La question de Palestine est depuis plus de 66 ans à l’ordre du jour du Conseil, et le peuple palestinien ne voit toujours aucune lueur d’espoir quant à l’exercice de son droit à l’autodétermination.  Le Conseil doit agir d’une manière ferme et urgente afin d’arrêter la violence et créer des conditions propices à la paix entre Israéliens et Palestiniens, a conclu le représentant qui a dit craindre que la frustration des jeunes Palestiniens ne dégénère.  Il a appelé à la réalisation rapide de la solution de deux États.

M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a déclaré que le plus urgent est de faire cesser la confrontation armée entre le Hamas et Israël.  Il faut protéger les civils, aussi bien en Palestine comme en Israël, a-t-il dit en appelant les parties à respecter leurs obligations internationales.  Il s’est dit préoccupé par le bombardement d’hôpitaux à Gaza en jugeant tout aussi inacceptable la destruction de maisons.  Nous sommes préoccupés que les combattants du Hamas utilisent des écoles pour entreposer des munitions et visent des installations se trouvant sur le territoire israélien, a dit le représentant.  Il a appelé les parties à casser le cycle mortifère de la violence tout en saluant l’initiative de paix égyptienne.  Cette crise doit nous encourager à promouvoir l’unité palestinienne en souhaitant que la bande de Gaza se retrouve sous la houlette d’un Gouvernement palestinien uni qui respecte les engagements pris par l’OLP.

Mme SYLVIE LUCAS (Luxembourg) a déclaré que dans l’immédiat, tous les efforts de la communauté internationale doivent tendre vers l’arrêt complet des hostilités à Gaza et en Israël.  Elle a déploré que la trêve humanitaire proposée par les Nations Unies n’ait pas conduit à un cessez-le-feu durable.  Elle a appelé les parties à la désescalade et à la conclusion immédiate d’un cessez-le-feu.  Le Luxembourg soutient sans réserve toutes les initiatives visant à mettre fin aux violences, et en particulier l’initiative de l’Égypte. 

À terme, puisque la guerre n’offre pas de solution, il faudra donner une chance à la paix, a dit Mme Lucas.  Mais pour donner une chance à la paix, il faudra commencer par donner une chance au processus de paix, a-t-elle ajouté.  Il est impératif qu’Israéliens et Palestiniens renouent les fils du dialogue pour tenter de combler le vide politique qui s’est aujourd’hui installé entre eux.  La seule et meilleure voie à suivre est celle de la reprise des pourparlers en vue de trouver un accord global dans le cadre d’une solution à deux États.   

Mme MARÍA CRISTINA PERCEVAL(Argentine) s’est réjouie de ce que le Conseil de sécurité ne reste pas indifférent aux évènements tragiques qui se produisent entre Gaza et Israël.  Une fois de plus, la population des deux parties est prise au piège entre les actions armées du Hamas et le recours disproportionné d’Israël à l’usage de la force.  Israël, a-t-elle accusé, continue de défier les appels de la communauté internationale, en lançant contre Gaza une opération terrestre qui ne fera qu’alimenter les tensions et les souffrances.  La représentante a aussi condamné les tirs de roquettes lancés contre Israël par le Hamas et l’utilisation militaire illégale d’infrastructures civiles.  Elle a appelé à un cessez-le-feu immédiat et durable, et une fois que le calme sera rétabli, a-t-elle dit, le moment sera venu d’aborder les causes profondes qui ont entrainé cette escale.  L’accès humanitaire, la libre circulation des biens et des personnes et la reconnaissance de la légitimité exclusive de l’Autorité palestinienne font partie des sujets à débattre, a-t-elle dit.  La crise, a estimé la représentante, a jeté la lumière sur la nécessité de revenir aux négociations pour transformer la vision de la création de deux États vivant côte a côte en paix en réalité.  L’Argentine est convaincue que le Conseil doit retrouver sa vocation et jouer un rôle décisif.  Le moment est venu de parler plus fort et d’une seule voix pour que l’on mette un terme aux hostilités et que l’on respecte le droit international.  Les dirigeants politiques des deux parties sont responsables de toutes les victimes, qui ne doivent en aucun cas être condamnées à l’oubli.  Il faut donc œuvrer à une paix durable, a conclu la représentante. 

M. OH JOON (République de Corée) s’est dit préoccupé par les tirs ininterrompus de roquettes lancés par le Hamas et les frappes israéliennes causant de nombreuses victimes parmi la population civile palestinienne.  Le représentant exhorté Israéliens et Palestiniens à faire preuve de la plus grande retenue afin de prévenir que la situation devienne incontrôlable.  Il a réitéré l’appel de sa délégation à un cessez-le-feu immédiat et a salué les efforts du Secrétaire général pour parvenir à une désescalade.  Il a rappelé que la seule solution valide était la réalisation de la vision de deux États par le biais de négociations.

M. EUGÈNE-RICHARD GASANA (Rwanda) a regretté que les hostilités se soient intensifiées, provoquant ainsi le déplacement de 40 000 personnes. Il a demandé que l’acheminement de l’aide humanitaire soit assuré sans entraves.  Il a également regretté que les propositions de cessez-le-feu acceptées par l’Autorité palestinienne et le Groupe des États arabes n’aient pas été acceptées par le Hamas.  Ce conflit, a-t-il dit, ne prendra fin que lorsqu’un État palestinien sera créé et vivra dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël.

Déclaration

du

président OBAMA

sur la situation

en Ukraine et à Gaza

-22 juillet 2014-
La Maison Blanche
Bureau du secrétaire de presse

Washington, D.C.
Le 21 juillet 2014

-Le Président - 

Bonjour, tout le monde. Je voudrais faire une brève déclaration concernant la tragédie en Ukraine. Mais auparavant, je tiens à signaler que le secrétaire d’État John Kerry est parti pour le Moyen-Orient. Comme je l’ai dit à maintes reprises, Israël a le droit de se défendre contre les tirs de roquette du Hamas et ses attaques par les tunnels. Et avec ses opérations, Israël a déjà causé des dégâts significatifs à l’infrastructure terroriste du Hamas à Gaza. Comme je l’ai également dit, nous sommes cependant profondément préoccupés par le nombre croissant de morts parmi les civils palestiniens et par les pertes parmi les Israéliens. C’est pourquoi notre objectif maintenant et celui de la communauté internationale doit être de parvenir à un cessez-le-feu qui mette fin aux combats et aux décès de civils innocents, tant à Gaza qu’en Israël.

Le secrétaire d’État Kerry aura donc des entretiens avec des alliés et des partenaires. Je lui ai demandé de faire pression pour obtenir la cessation immédiate des hostilités, fondée sur le retour à l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2012 entre Israël et le Hamas à Gaza. La tâche ne sera pas aisée. Il est clair que cette situation soulève des passions énormes et des questions stratégiques très difficiles. J’ai demandé à John de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la cessation des hostilités. Nous ne voulons plus que des civils se fassent tuer.

En ce qui concerne l’Ukraine, quatre jours se sont écoulés depuis que le vol 17 de la compagnie Malaysia Airlines a été abattu au-dessus d’un territoire contrôlé en Ukraine par des séparatistes soutenus par la Russie. Au cours des derniers jours, nous avons eu le cœur brisé de savoir les vies extraordinaires et belles qui ont été perdues – celles d’hommes, de femmes et de nourrissons qui ont trouvé la mort d’une manière si soudaine et si insensée.

Nos pensées et nos prières sont avec leurs familles qui, de par le monde, connaissent actuellement une douleur inimaginable. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un nombre de dirigeants dans le monde dont des ressortissants ont trouvé la mort à bord de ce vol, et ils sont tous encore choqués mais aussi, franchement, indignés.

Notre objectif immédiat est de ramener les dépouilles de ceux que nous avons perdus, d’enquêter sur les circonstances exactes et d’établir les faits. Nous devons nous assurer que la vérité soit connue et qu’il y ait reddition de comptes.

Des enquêteurs internationaux se trouvent sur le terrain. Ils sont organisés. J’ai envoyé des équipes ; d’autres pays ont envoyé des équipes. Les enquêteurs sont bien organisés et prêts à suivre le genre de protocoles voulus suite à un évènement international tel que celui-ci pour faire des fouilles et recueillir des indices. Et ce dont ils ont besoin à l’heure actuelle, c’est un accès immédiat et complet au site du crash. Ils doivent être en mesure de mener une enquête rapide, globale et sans entrave, de même que transparente. Et le personnel préposé à la collecte des dépouilles doit pouvoir faire ce travail solennel et sacré qui lui incombe.

Le président ukrainien Porochencho a déclaré une zone semi-démilitarisée autour du site du crash. Comme je l’ai dit auparavant, nous avons des équipes internationales déjà sur le terrain et prêtes à mener l’enquête qu’il faut et à ramener les dépouilles de ceux qui ont trouvé la mort. Mais malheureusement, les séparatistes soutenus par la Russie qui contrôlent la région continuent d’entraver l’enquête. À maintes reprises, ils ont empêché les enquêteurs internationaux d’avoir plein accès à l’épave. Quand les enquêteurs se sont approchés, ils ont tiré des coups de semonce. Ces séparatistes sont en train d’enlever des preuves du site du crash, ce qui mène directement à la question – que cherchent-ils exactement à cacher ?

En outre, ces séparatistes soutenus par la Russie sont en train d’enlever des dépouilles du site du crash, souvent sans la rigueur à laquelle on s’attendrait dans le cas d’une tragédie comme celle-ci. Et c’est une insulte à l’égard de ceux qui ont perdu des êtres chers. C’est le genre de comportement pour lequel il n’y a pas de place dans la communauté des nations.

Par ailleurs, la Russie a une influence extraordinaire sur ces séparatistes. Personne ne le nie. La Russie les a encouragés. La Russie leur a donné de la formation. Nous savons que la Russie leur a fourni certaines armes, de l’équipement militaire et des armes, notamment anti-aériennes. Des chefs séparatistes clés sont des ressortissants russes. Étant donné donc l’influence directe que la Russie exerce sur les séparatistes, ce pays, et le président Poutine en particulier, ont la responsabilité directe de les pousser à coopérer avec l’enquête. C’est la moindre des choses.

Le président Poutine dit qu’il est pour une enquête globale et juste. J’apprécie ces propos, mais ils doivent être suivis de gestes. C’est à la Russie qu’incombe maintenant la responsabilité d’insister auprès des séparatistes afin qu’ils cessent d’altérer les preuves, qu’ils donnent aux enquêteurs qui sont déjà sur le terrain un accès immédiat, complet et sans entrave au site du crash. Les séparatistes et leurs commanditaires russes ont la responsabilité d’assurer la sécurité des enquêteurs qui s’acquittent de leur tâche. Et en synergie avec nos alliés et nos partenaires, nous travaillerons sur ce dossier aujourd’hui aux Nations unies.

À une échelle plus vaste, comme je l’ai dit au cours de cette crise et de la crise en Ukraine en général, et comme je l’ai dit directement au président Poutine et en public, je continue de préférer une solution diplomatique à ce qui ce passe en Ukraine. Je crois que cela est encore possible. C’est ce que je préfère aujourd’hui et ce que je continuerai à préférer.

Mais si la Russie continue de violer la souveraineté de l’Ukraine et de soutenir ces séparatistes, et que ces séparatistes deviennent de plus en plus dangereux et deviennent un danger non seulement pour la population à l’intérieur de l’Ukraine mais aussi pour la communauté internationale en général, alors la Russie se retrouvera encore plus isolée, et les coûts qui lui seront infligés en raison de son comportement continueront à s’alourdir.

L’heure est venue pour le président Poutine et pour la Russie de faire demi-tour, de renoncer à la stratégie qu’ils ont adoptée jusqu’à présent et de chercher sérieusement à trouver une solution aux hostilités en Ukraine d’une manière qui respecte la souveraineté de l’Ukraine et respecte le droit du peuple ukrainien à prendre ses propres décisions quant à sa destinée.

Il n’y a plus de temps à perdre. Nos amis et nos alliés doivent être en mesure de recouvrer les dépouilles de ceux qu’ils ont perdus. C’est le moins que l’on puisse faire. C’est une question de décence. Les familles méritent de pouvoir enterrer leurs êtres chers dans la dignité. Le monde mérite de savoir exactement ce qui s’est passé. Et le peuple ukrainien mérite de pouvoir déterminer son propre avenir.

Merci.

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http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2014/07/20140721304292.html?CP.rss=true#ixzz38Cs6LIHd

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 20 juillet, 2014 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 23 décembre 2015 à 12 h 45 min Bondoux écrit:

    Militant Pro Palestinien depuis longtemps, je veux juste vous dire merci pour cette page, synthèse réelle et sérieuse sur les exactions des Sionistes.Je partage votre blog avec ma page FB et celle de groupes auxquels j’appartiens. Cordialement. P.Bondoux.

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