CANADA: LES AMERINDIENS BLOQUENT DES TRAINS POUR DENONCER LEURS CONDITIONS

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CANADA: LES AMERINDIENS BLOQUENT DES TRAINS POUR DENONCER LEURS CONDITIONS dans REFLEXIONS PERSONNELLES amerindiens

les Amérindiens bloquent des trains

pour dénoncer leurs conditions

MONTREAL – Le trafic ferroviaire entre Toronto, Ottawa et Montréal est revenu à la normale, lundi 31 décembre 2012, après avoir été interrompu par des Amérindiens dénonçant leurs conditions de vie, mais une autre ligne, plus à l’est, était bloquée depuis 4 jours par d’autres autochtones, selon la société Via Rail.

Quelque 2.500 passagers de 12 trains reliant ces grandes villes de l’est du Canada ont été bloqués pendant quatre heures dimanche soir au sud de Kingston (province de l’Ontario) par des Amérindiens dont la démarche s’inscrivait dans le cadre du mouvement Idle No More (Nous ne sommes plus passifs).

Le blocus a été levé par le groupe des Premières Nations dans la région de Marysville, a indiqué la société ferroviaire Via Rail dans un communiqué.

Plus à l’est, sur le littoral du golfe du Saint-Laurent, la voie ferrée reliant la péninsule de la Gaspésie au reste du Canada reste quant à elle occupée depuis vendredi au niveau du village québécois de Pointe-à-la-Croix, a déclaré à l’AFP une porte-parole de Via Rail, Mylène Bélanger.

Le trafic est interrompu par des Amérindiens de la réserve voisine qui veulent que le Canada change de direction dans plusieurs dossiers concernant les autochtones du pays, a fait valoir le maire du village, Jean-Paul Audy, pointant notamment le taux de chômage très élevé dans la communauté indigène.

Ces manifestations s’inscrivent dans le cadre d’Idle No More, un vaste mouvement de contestation lancé il y a un mois pour dénoncer les conditions de vie des 1,2 million d’Amérindiens, Métis et Inuits du Canada.

La colère des Premières Nations du pays a été ravivée par un projet de Loi Fédérale de Finances, dont certaines dispositions risquent, selon les opposants, de supprimer la protection légale dont bénéficient les cours d’eaux et les terres de leurs territoires.

La grève de la faim menée par la chef Amérindienne Theresa Spence depuis le 10 décembre 2012 à Ottawa, face au Parlement Fédéral, est devenue l’emblème de ce combat.

Pour cesser son jeûne, Mme Spence demande une rencontre avec le Premier Ministre, Stephen Harper, ou le Gouverneur Général, David Johnston –qui représente la Reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique– pour discuter de la situation des autochtones.

Face au refus de M. Harper de la rencontrer, le mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur à travers le pays ces derniers jours. Dimanche, une vingtaine de députés fédéraux sont venus apporter leur soutien à Mme Spence, tandis que des manifestations ont été organisées à Toronto, Calgary et Vancouver.

Nous demandons la place qui nous revient ici dans notre patrie que l’on appelle Canada, a déclaré dimanche Mme Spence, citée lundi 31 décembre 2012 par le Globe and Mail.

(©AFP / 31 décembre 2012 17h27)

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 31 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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