NOUVEAU GOUVERNEMENT: HOLLANDE A DONNE SA REPONSE !…LES MENSONGES DE HOLLANDE D’UN 22 JANVIER 2012. (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-FRANCE-

NOUVEAU GOUVERNEMENT:

HOLLANDE A DONNE

SA REPONSE !

HOLLANDE adore les BANQUIERS

L’intégralité du discours

de François Hollande

au BOURGET

le 22 janvier 2012

LES MENSONGES

DE HOLLANDE !

Mes chers amis, vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la République. Je suis venu vous parler de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère. Je suis venu vous parler de la France d’aujourd’hui – une page est en train de s’effacer – et de la France de demain – nous sommes en train de l’écrire. Je suis venu vous parler de la France que nous allons construire le 6 mai. Je le fais ici en Seine-Saint-Denis, ce département aux multiples couleurs, le plus jeune de France, qui accumule tant de difficultés, et qui en même temps recèle tant d’atouts.

Chacune, chacun, ici, plus loin, en métropole, en Outre-mer a son histoire, ses racines, son parcours, ses préférences, sa singularité. Mais nous appartenons à la même Nation, avec ses valeurs, ses principes, sa culture, sa langue, ses institutions et nous aspirons donc au même avenir. L’enjeu de cette campagne qui commence, n’allez pas le chercher dans un affrontement partisan. L’enjeu de cette campagne va bien au-delà de nous, de la Gauche. L’enjeu de cette campagne, à trois mois du premier tour, c’est la France. C’est la France, toujours.

Devant vous rassemblés, foule nombreuse, des milliers, je ressens une profonde émotion, celle d’exprimer votre conviction, votre volonté, votre espérance. Je mesure la fierté d’avoir été désigné par des primaires citoyennes comme candidat à l’élection présidentielle. J’ai conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire gagner la Gauche et redonner confiance à la France.

Nous sommes ici, mes chers amis, pour changer le destin de notre pays. Je suis prêt à assumer cette responsabilité et donc à vous dire quelle est ma conception de la présidence de la République, et ce qui justifie que je me présente aujourd’hui. Quelle est la plus grande mission que de présider la République française?

Présider la République, c’est se dévouer à l’intérêt général, dont toute décision doit procéder. C’est éprouver la France par sa raison et dans son cœur. C’est prolonger l’histoire de notre pays, qui vient de loin, avant la République, avec la République, et qui a souvent, si souvent éclairé l’histoire du monde. C’est se situer à cette hauteur. C’est s’en montrer digne, partout, en tout lieu et dans tous les actes qu’exige la fonction présidentielle.

Présider la République, c’est préserver l’Etat, sa neutralité, son intégrité, face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face au communautarisme. Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Eglises de l’Etat, dans la Constitution.

Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti, qui risque d’ailleurs de devenir un clan. Présider la République, c’est élargir les droits du Parlement. C’est reconnaître les collectivités locales dans leur liberté. C’est engager un nouvel acte de la décentralisation. C’est promouvoir les partenaires sociaux. C’est reconnaître leur rôle dans la Constitution. C’est faire participer les citoyens aux grands débats qui les concernent, et le premier sera l’avenir de l’énergie en France.

Présider la République, c’est choisir les femmes, les hommes qui gouverneront la France en respectant leurs compétences, et d’abord celles du Premier ministre. Présider la République, c’est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions. C’est aussi ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes ou des radios du service public audiovisuel et laisser cette mission à une autorité indépendante.

Présider la République, c’est démocratiser les institutions. Et j’introduirai le non-cumul des mandats pour les Parlementaires, une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale, la parité dans l’exercice des responsabilités et le droit de vote des étrangers aux élections locales, sans rien craindre pour notre citoyenneté, pour la cohésion du pays, en mettant de côté les peurs, les frilosités et les conservatismes.

Présider la République, c’est faire respecter les lois pour tous, partout, sans faveur pour les proches, sans faiblesse pour les puissants, en garantissant l’indépendance de la justice, en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d’information, en n’utilisant pas le renseignement ou la police à des fins personnelles ou politiques. Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont! Présider la République, c’est rassembler, c’est réconcilier, c’est unir, sans jamais rien perdre de la direction à suivre. C’est écarter la stigmatisation, la division, la suspicion, les oppositions entre Français, ceux qui seraient là depuis toujours, ceux qui seraient là depuis moins longtemps.

Présider la République, c’est élever et ne jamais abaisser. Présider la République, c’est être ferme, ferme y compris à l’égard de l’immigration clandestine et de ceux qui l’exploitent. Mais c’est traiter dignement les étrangers en situation régulière et ceux qui ont vocation à l’être sur la base de critères objectifs. C’est accueillir les étudiants étrangers qui veulent apprendre dans notre pays pour enrichir le leur et qui font rayonner la France. Et aucune circulaire ne doit empêcher de circuler les étudiants, les savants, les artistes qui viennent ici pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Présider la République, c’est porter les valeurs de la France dans le monde. C’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en retour. C’est s’abstenir de faire la leçon, y compris sur leur place dans l’histoire. C’est ne jamais transiger avec les fondements du génie français, qui sont l’esprit de liberté, la défense des droits de l’homme, l’attachement à la diversité culturelle et à la francophonie, la belle langue de France parlée par d’autres que des Français. Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris. Présider la République, c’est utiliser notre siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour acter le départ de ceux qui écrasent leur peuple, comme Bachar el-Assad en Syrie. C’est inlassablement contribuer à la paix au Proche-Orient.

Mais Présider la République, c’est savoir aussi prendre des décisions difficiles, pas simplement à la suite d’un drame. Je pense à nos morts en Afghanistan, auxquels je veux rendre hommage ici, avec émotion, avec dignité, avec respect, comme aux blessés qui souffrent dans leur chair. Je pense à leurs familles dans la peine. Je les ai écoutées. Je pense à leurs proches qui s’interrogent. Ces hommes assassinés faisaient leur devoir. Leur sacrifice suscite le respect de la Nation toute entière. Mais il faut aussi avoir la lucidité d’affirmer, au-delà du dévouement des hommes là-bas pour leur pays, que notre mission est terminée. Elle avait été engagée il y a plus de dix ans par Lionel Jospin et Jacques Chirac dans un but précis, qui était de répondre à l’attaque terroriste sur les Etats-Unis. Je l’avais pleinement approuvée. Et bien aujourd’hui, cette mission est achevée. Il est donc temps de décider le retrait qui s’impose, et je l’ai décidé de longue date. J’en assumerai donc, si les Français m’en donnent mandat, toute la responsabilité. J’en préviendrai nos alliés et je ferai en sorte que ce retrait se fasse en bon ordre, sans en aucune façon menacer la vie de nos soldats.

Présider la République enfin, c’est donner le meilleur de soi-même, sans jamais attendre en retour récompense ni même reconnaissance. C’est être ambitieux pour son pays et humble pour soi-même. C’est se donner pleinement, entièrement à la cause que l’on a choisie, la seule cause qui vaille : servir la France. Présider la République, c’est mettre toute la puissance de l’Etat au service des citoyens. C’est donner l’exemple, y compris dans son comportement et pour sa propre rémunération. Et je ne dis pas cela par facilité ou par commodité ou pour plaire, mais tout simplement parce que ce doit être un principe. Je réduirai de 30% les indemnités du Président et des membres du gouvernement, tout simplement pour donner l’exemple au moment où, précisément, des efforts sont demandés à nos concitoyens.

Présider la République, c’est à cette fonction que je me suis préparé. J’en sais la grandeur, la dureté. Je veux le faire en étant digne de votre confiance et en restant fidèle à moi-même. Tout dans ma vie m’a préparé à cette échéance : mes engagements, mes responsabilités, mes réussites, mes épreuves. J’ai toujours suivi la ligne que je m’étais fixée.

Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. Il m’a fallu décider lucidement d’aller vers elle. J’ai grandi en Normandie dans une famille plutôt conservatrice. Mais cette famille m’a donné la liberté de choisir, par son éducation. Je remercie mes parents. Mon père, parce qu’il avait des idées contraires aux miennes et qu’il m’a aidé à affirmer mes convictions. Ma mère, parce qu’elle avait l’âme généreuse et qu’elle m’a transmis ce qu’il est de plus beau : l’ambition d’être utile.

La Gauche, je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée avec François Mitterrand dans la conquête. La Gauche, je l’ai défendue fermement dans ses réalisations : celles de 1981, celles de 1988. La Gauche, je l’ai servie comme élu de la République, comme député. La Gauche, je l’ai dirigée avec Lionel Jospin, quand nous gouvernions ensemble le pays avec honneur et j’en revendique les avancées. Aujourd’hui, c’est moi qui vous représente. C’est moi qui porte votre espoir. C’est moi qui porte l’obligation de gagner. C’est moi qui vais dans ce combat vous conduire à la victoire, celle que vous attendez depuis trop longtemps, dix ans déjà. Dix ans qu’une droite s’est installée au pouvoir et qu’elle a défait ce que nous avons construit.

Chers amis, laissez-moi vous en dire davantage. Je suis un élu de la France rurale où les agriculteurs démontrent l’excellence de leur travail sans en recevoir le revenu qu’ils méritent. Je suis de ce Limousin, de cette Corrèze où j’ai tant appris. J’ai été maire de Tulle, une ville petite par la taille, à peine 17 000 habitants, mais grande par l’histoire. Tulle a été une cité de la Résistance. Elle a souffert le martyre : 99 pendus, 200 déportés le 9 juin 1944, emportés par la barbarie nazie. Chaque année, ce 9 juin, un cortège s’ébranle dans les rues de ma ville pour rappeler la mémoire des suppliciés. Une guirlande est accrochée au balcon, là où un corps sans vie se balançait lentement. J’ai leur nom dans la tête. Ce sont mes héros. Je ne les oublierai jamais. Ils me font avancer. Ils me rappellent à chaque moment la belle leçon d’humanité de ceux qui ont sacrifié leur vie, leur vie pour notre liberté. Ces résistants n’ont pas eu de célébrité, pas de récompense, pas de médaille. Ils ne cherchaient rien, ils ne demandaient pas des bonus ou des stocks-options pour leurs actions. Ils étaient des hommes, des femmes fiers. Ce n’était pas l’ambition ou la cupidité qui les animaient. Ceux-là ont sauvé notre honneur parce qu’ils croyaient d’abord dans les valeurs de la France. Et bien c’est leur lutte qui m’éclaire aujourd’hui.

Je suis président d’un Conseil général, celui de la Corrèze. Un département célèbre pour ses personnalités politiques, mais qui est exigeant. Celui qui réussit à obtenir son soutien a au moins des qualités de cœur, même s’il n’a pas toujours raison. Rien ne m’a été donné. Ce que j’ai arraché, je l’ai conquis et je l’ai fait fructifier. J’ai déclaré ma candidature à l’élection présidentielle il y a presque un an. J’ai réussi à convaincre les électeurs des primaires citoyennes, quand bien peu imaginaient mon succès à l’origine. J’ai veillé, au lendemain de cette consultation, à rassembler tous ceux qui s’y étaient présentés, et je les salue avec affection, comme je salue Martine Aubry qui nous a permis de nous retrouver tous ensemble, et Jean-Michel Baylet qui nous apporte aussi les Radicaux de gauche.

Chers amis, si j’en suis là, c’est le fruit de cette obstination. Le hasard n’y est pour rien. C’est un aboutissement. Vous me connaissez, certains, depuis longtemps, trente ans. C’est un bail qui récompense, pour les uns et pour les autres, une fidélité et une ténacité. C’est vrai que je ne m’exhibe pas, je reste moi-même, c’est ma force. Ce que vous voyez ici, c’est ce que je suis. Je veux conquérir le pouvoir, mais je ne suis pas un vorace, je veux simplement le mettre au service des Français. Le pouvoir, j’en sais la nécessité, l’utilité, et j’en connais les dérives. Je suis placide avec ces choses, j’ai fait de l’engagement ma vie entière. J’ai sacrifié beaucoup. J’ai donné, j’ai reçu du temps, du travail, des coups, mais j’ai une cohérence, je m’y tiens, je suis constant dans mes choix. Je n’ai pas besoin de changer en permanence pour être moi-même. J’ai conscience que l’Etat, pour être efficace, appelle une direction sûre à sa tête, mais qu’il n’y a pas de réussite possible si celui qui est à la tête du pays, précisément, n’associe pas les autres, ne mobilise pas les intelligences, ne gagne pas le meilleur de ce qu’il y a dans chacun d’entre nous, ne fait pas entendre la voix du rassemblement, de la réconciliation et de l’apaisement. Je n’aime pas les honneurs, les protocoles et les palais. Je revendique une simplicité qui n’est pas une retenue, mais la marque de l’authentique autorité.

Je vais vous confier mon secret, ce secret que j’ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent. Je prends chaque regard comme une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main comme une rencontre, chaque sourire comme une chance.

Je connais l’Etat pour en être issu et pour l’avoir servi de multiples façons. Certains me reprochent de n’avoir jamais été ministre. Quand je vois ceux qui le sont aujourd’hui, cela me rassure! Ce sont les mêmes qui reprochaient en son temps à François Mitterrand de l’avoir été onze fois! Et dois-je rappeler, en gardant la comparaison, que Georges Clémenceau ne devint ministre et président du Conseil qu’à 65 ans? Mais je n’attendrai pas jusque-là, je vous le promets! Je sais aussi que l’Histoire peut être tragique, que rien n’est jamais acquis, que tout ce que l’on croit irréversible, inaltérable, inattaquable peut être à tout moment atteint en son cœur. La crise, le fanatisme, le terrorisme, sans oublier les catastrophes naturelles : nous ne sommes jamais en paix. Le cours de l’Humanité n’est pas tranquille. Il connaît d’inexplicables assèchements, et parfois d’impensables débordements. L’homme d’Etat doit se préparer à tout, c’est-à-dire au pire, et toujours rester vigilant, poursuivre inlassablement le combat qui est le sien pour le progrès, pour la dignité humaine, pour la démocratie, ne pas se laisser détourner pas les mouvements d’humeur, par les modes, par les contournements de l’Histoire, tenir son cap. Je suis un optimiste de la volonté. Je crois que le meilleur est possible, qu’un peuple réuni autour d’un projet commun construit sa propre histoire. Je suis convaincu que les Français attendent aujourd’hui une direction forte, un rassemblement sur l’essentiel, et surtout de la part de celui qui doit les conduire, une considération, un apaisement, un respect, une confiance.

La confiance est un mot qui ne figure pas dans les lois ou dans les règlements, qui ne coûte rien mais qui peut rapporter beaucoup. Elle commande beaucoup de choses. Elle ne résout rien par elle-même, mais elle autorise tout si on sait la saisir. Et c’est pourquoi je veux redonner confiance aux Français.

Deux grandes dates ont marqué ma vie politique, l’une violente, le 21 avril 2002, une blessure que je porte encore sur moi, j’en ai la trace, ce soir terrible ou l’extrême droite, faute de vigilance et de lucidité face à la menace, face à la dispersion, met la Gauche hors-jeu et permet à la Droite de s’installer pour dix ans. J’en ai tiré toutes les leçons. Moi, je ne laisserai pas faire, je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour servir les intérêts de ces classes-là. Je ne laisserai pas un parti caricaturer les problèmes sans jamais apporter la moindre solution crédible. Je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se servir de lui. Je ne laisserai pas s’éloigner au nom de la France des citoyens, nos amis, qui peuvent penser que l’ennemi est ici, qu’il a une couleur et une religion, ce qui serait contraire aux principes mêmes de notre République. Je ne laisserai pas utiliser la colère et la détresse pour mettre en cause la République, la construction européenne et les droits de l’homme. Je ne laisserai pas une formation politique réclamer le rétablissement de la peine de mort. Je me battrai, je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour conjurer ce risque et pour éviter que l’élection présidentielle soit tronquée. Parce que ce qu’attendent une grande majorité de nos concitoyens, c’est finalement le choix entre la Gauche et le Droite, c’est-à-dire le choix le plus clair pour permettre à notre pays de faire véritablement la décision.

L’autre date qui reste gravée dans ma mémoire est plus heureuse, c’est le 10 mai 1981. J’avais 26 ans. Je sais ce qu’elle a représenté pour tous ceux qui avaient attenu pendant des décennies, si longtemps donc, ce moment, l’alternance enfin, le bonheur de la victoire. Il y a eu bien sûr d’autres succès pour la Gauche : 1988, 1997, mais ils ne pouvaient pas avoir la même portée. Et pour autant, je ne veux pas verser dans la nostalgie. L’épopée de la Gauche ne peut pas se réduire à des moments exceptionnels : 1936, 1981. Moi, je veux installer la Gauche dans la durée, et si je suis candidat, c’est pour renouer le fil, pour poursuivre la marche, pour mettre en accord la Gauche avec la France. Je veux, amis ici et au-delà, voir votre bonheur le 6 mai, la joie, je veux voir la joie de la conquête, l’enthousiasme de l’audace, et en même temps les débordements de la liberté. Je veux gagner avec vous le droit de présider la France.

Je connais bien notre pays, je l’ai parcouru, sillonné tant de fois, sans jamais me lasser de le découvrir. Je connais ses villes qui changent, qui créent, qui entreprennent, ses espaces façonnés par le travail patient de nos agriculteurs, son espace maritime travaillé par les pêcheurs, ses lieux de production où l’intelligence des salariés se conjugue avec la compétence des ingénieurs. Je n’ignore rien non plus de nos villages où le silence s’est fait et où la vie s’est retirée, je n’ignore rien de ces quartiers de relégation où se mêlent la colère, le désespoir et malgré tout le talent et la volonté de réussir. C’est cette France que je veux avec vous servir.

Comme vous, je connais la gravité de l’heure que nous vivons. Une crise financière déstabilise les Etats, des dettes publiques énormes donnent aux marchés tous les droits. L’Europe se révèle incapable de protéger sa monnaie de la spéculation. Notre propre pays est confronté à un chômage record et s’enfonce dans la récession autant que dans l’austérité. Le doute s’est installé. Je le mesure chaque jour. Il se charge en défiance envers l’Europe et même envers la démocratie. Il se transforme en indignation devant l’injustice d’un système, l’impuissance d’une politique, l’indécence des nantis. Il dégénère en violence privée, familiale, sociale, urbaine, avec cette terrible idée qui s’est installée, qui se diffuse dans notre conscience collective : la marche vers le progrès se serait arrêtée, nos enfants seraient condamnés à vivre moins bien que nous. Eh bien, c’est contre cette idée-là que je me bats. Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle. Je veux redonner confiance aux Français dans leur vie : la France a traversé dans son histoire bien des épreuves, bien des crises, des guerres, des révolutions, elle les a toujours surmontées, toujours en refusant l’abaissement, la résiliation, le repli, jamais en succombant au conformisme, à la peur, à la loi du plus fort, mais en restant fidèle aux valeurs de la République, en allant puiser en elle-même le courage pour accomplir les efforts, pour défendre son modèle social, pour garder sa fierté en redressant la tête, en regardant lucidement le défi à affronter, en débattant librement et en faisant les choix qui s’imposent.

Il n’y a jamais, je dis bien jamais, une seule politique possible, quelle que soit la gravité de la situation. L’Histoire n’est pas l’addition de fatalités successives, elle nous enseigne qu’il y a toujours plusieurs chemins. La voie que je vous propose, c’est le redressement dans la justice, c’est l’espérance dans la promesse républicaine.

Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats.

Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème. Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle.

Disant cela, je ne montre pour autant aucune indulgence sur le quinquennat qui arrive à son terme. Mais là n’est déjà plus la question. Les jugements sont faits. Commencé dans la virevolte, ce quinquennat finit dans la tourmente. Plombé par des cadeaux fiscaux destinés aux plus fortunés, il s’achève par des hausses de prélèvements imposées à tous les Français. Inauguré par une promesse de retour au plein emploi, il se termine par un chômage record. Et que dire des déficits, de la dette, de la désindustrialisation, de la démolition des services publics, notamment de l’école?

Un seul mot résume cette présidence : la dégradation. Tout s’est dégradé. Je ne parle pas d’une note. Je ne parle même pas des comptes publics. Je parle des conditions de vie, des comportements, tout simplement de la situation du pays. A l’injustice dans les choix, l’incohérence des décisions se sont ajoutés l’accaparement du pouvoir et la connivence avec les puissants, avec ce paradoxe ultime que la volonté d’omnipotence débouche sur un aveu d’impuissance. Voilà pourquoi le changement n’est pas seulement celui d’un président, d’un gouvernement ou d’une majorité. Il faut aller bien plus loin : c’est un changement de politique, de perspective, de dimension qu’il faut offrir à notre pays le 22 avril et le 6 mai.

Si la finance est l’adversaire, alors il faut l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme, en pensant que ce sera un long combat, une dure épreuve mais que nous devrons montrer nos armes. Maîtriser la finance commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux.

Les produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle seront purement et simplement interdits. Les stocks options seront supprimées. Et les bonus encadrés Enfin, je proposerai une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le rétablissement de l’impôt de bourse, ce qui va être fait et qui a été supprimé il y a quelques mois – c’est vous dire la cohérence ! Non, je proposerai une véritable taxe sur les transactions financières, avec ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous. Je proposerai aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen une agence publique de notation.

L’autre point par rapport à la finance est européen. La zone euro se défait sous nos yeux. La France doit retrouver l’ambition de changer l’orientation de l’Europe. Elle imposera de savoir convaincre et entraîner nos partenaires. On me demande souvent : « mais comment allez vous faire pour faire venir vos alliés dans cette Europe, sur les positions que vous défendez, puisque le Président sortant n’y est pas arrivé »? Mais ce qui va changer, c’est le vote des Français, qui sera notre levier pour convaincre. Les destins de l’Europe et de la France sont liés, la grandeur de la France ne peut pas être séparée de la force de l’Europe. Nous avons besoin d’Europe, elle doit nous aider à sortir de la crise mais pas imposer une austérité sans fin qui peut nous entraîner dans la spirale de la dépression. Les disciplines sont nécessaires, des engagements, devront être pris pour le désendettement et être respectés. Mais c’est la croissance qui nous permettra d’y parvenir le plus sûrement. C’est pourquoi je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre pour lui apporter la dimension qui lui manque, c’est-à-dire la coordination des politiques économiques, des projets industriels, la relance de grands travaux dans le domaine de l’énergie et puis les instruments pour dominer la spéculation, un fonds européen qui puisse avoir les moyens d’agir sur les marchés avec l’intervention de la Banque centrale européenne qui devrait être, finalement, au service de la lutte contre la spéculation. J’agirai en faveur de la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines, de financer les grands projets. Je défendrai, parce que c’est le sens du projet européen, une démocratie qui associera les parlements nationaux et européens aux décisions qui devraient concerner les Etats. Je proposerai une nouvelle politique commerciale en Europe qui fera obstacle à la concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale, en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution écologique sera installée aux frontières de l’Europe pour venir compléter ce dispositif. Je continuerai à agir pour une parité juste de l’euro vis-à-vis du dollar américain. Je n’accepterai pas que la monnaie chinoise soit encore inconvertible alors que cette première puissance commerciale finit par être excédentaire sans que sa monnaie, jamais, ne soit réévaluée.

L’Europe a bien des défauts, je les connais. Mais en même temps elle est notre bien commun. Défendons-la, elle en a besoin, elle le mérite ! Ce qui manque à l’Europe, c’est du mouvement – et c’est un Européen de cœur qui le dit – mais pas dans n’importe quelle Europe : le mouvement vers une Europe de croissance, vers une Europe de solidarité, vers une Europe de protection. C’est la vocation de l’a France que de la construire avec l’Allemagne et avec les pays qui voudront nous accompagner.

Aucun des grands défis de l’Europe ne peut se résoudre sans le pacte d’amitié, dans l’égalité, que Français et Allemands ont noué au lendemain de la guerre. Je proposerai donc à nos amis allemands une nouvelle relation de vérité et d’égalité. De leur côté, ils devront faire preuve de solidarité. L’Allemagne ne restera pas forte dans une Europe faible. Elle ne restera pas riche dans une Europe appauvrie, voilà la vérité. Je sais que beaucoup en Allemagne le comprennent. Mais du nôtre, nous devons faire aussi des efforts, efforts de compétitivité, de justice fiscale. Voilà le pacte qu’il va falloir nouer et ouvrir un nouveau cycle en Europe, celui d’une coopération économique, industrielle, énergétique entre nos deux pays. Voilà pourquoi, en janvier 2013 – c’est tout proche, ce sera quelques mois après le rendez-vous du 6 mai –, si les Français m’en donnent mandat, je proposerai à la chancelière d’Allemagne l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand, traité de l’Elysée un demi-siècle après l’acte fondateur de De Gaulle et d’Adenauer qui engagea une dynamique pour nos deux pays.

Chers amis, je veux redonner confiance à la France dans l’Europe. Je veux maintenant vous dire ce que je veux pour le redressement de notre pays. Ce qui est en cause n’est plus la souveraineté d’hier, quand notre territoire était menacé. Ce qui est en cause, c’est la souveraineté de la République face aux marchés et à la mondialisation. Voilà pourquoi je veux redresser la France, la redresser financièrement, la redresser économiquement, la redresser industriellement. Notre pays a abandonné depuis trop longtemps son industrie, aveuglé par la chimère d’une économie sans usine, sans machine, comme si l’immatériel pouvait remplacer le travail de l’ouvrier, du contremaître, de l’ingénieur et de son savoir-faire. La réindustrialisation de la France sera ma priorité. Je créerai une banque publique d’investissement qui, en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques. Je favoriserai la production en France en orientant les financements et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire, qui y localisent leurs activités, qui y mettent leurs emplois et qui sont en plus offensives à l’exportation. Je mobiliserai l’épargne des Français en créant un livret d’épargne dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes.

J’exigerai des entreprises qui se délocalisent qu’elles remboursent immédiatement les aides publiques reçues. Je donnerai priorité aux PME : ce sont elles qui embauchent, ce sont elles qui doivent être aidées avant tout, c’est pour elles que nous élargirons le crédit impôt recherche, que nous abaisserons l’impôt sur les sociétés, que nous créerons une agence pour les PME. Je soutiendrai l’économie numérique en organisant avec les collectivités locales et les industriels la couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici 10 ans.

Le retour de la croissance passe aussi par la transition énergétique. Je me suis engagé à ce que la part du nucléaire dans la production d’électricité soit réduite de 75 % à 50 % d’ici 2025. Nous avons besoin d’une industrie nucléaire forte, inventant les technologies, les progrès de demain, mais nous avons besoin aussi d’énergies renouvelables, nous avons besoin aussi d’un plan d’économies d’énergie parce que ce sont ces trois actions – le nucléaire, les énergies renouvelables et les économies d’énergie – qui nous permettront d’avoir une perspective industrielle. Les économies d’énergie, nous les mettrons en œuvre par un plan de grands travaux : un million de logements neufs et anciens bénéficieront d’une isolation thermique de qualité. Nous créerons des dizaines de milliers d’emplois en améliorant en plus le pouvoir d’achat des ménages, par rapport à leurs frais de chauffage. Enfin, il n’y aura pas de retour à la croissance, pas d’industrie forte sans un effort de recherche et d’innovation. C’est tout notre avenir de nation industrielle qui se joue là. J’ai confiance dans la science, dans le progrès, dans la recherche, dans la capacité des inventeurs à nous donner les produits de demain sans avoir pour autant la crainte pour notre environnement. Parce que la recherche est aussi au service de l’écologie et de l’environnement.

Redresser l’économie, redresser l’industrie, mais aussi redresser les finances. Le niveau de la dette publique n’a jamais été aussi élevé. La dette publique a doublé depuis 2002. 10 ans de droite auront coûté aussi cher que tous les gouvernements réunis de la Ve République. Je n’ai ici pas compté tous les présidents qui se sont succédé mais, quels que soient leurs mérites ou leurs défauts, aucun n’avait été capable de mettre la dette publique à ce niveau-là. Il a fallu attendre 2002 pour avoir cette dérive. Pour maîtriser la dette, je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin du mandat qui me sera confié. Pour atteindre cet objectif, je reviendrai sur les cadeaux fiscaux et les multiples niches fiscales accordées depuis une décennie aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises. Cette réforme permettra de dégager près de 30 milliards de recettes supplémentaires. Mais dans le même temps, les dépenses de l’Etat seront maîtrisées. Toute nouvelle dépense sera financée par des économies, le nombre total de fonctionnaires n’augmentera pas, mais il sera mis fin à la règle aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Ce redressement, mes amis, est indispensable. Mais il ne sera possible que dans la justice. Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour l’égalité que François Mitterrand a été élu en 1981. C’est pour l’égalité que nous avons fait, avec Lionel Jospin, la couverture maladie universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français le changement.

L’égalité, c’est ce qui a permis à un enfant orphelin de père élevé par une mère pauvre, sourde et illettrée, de devenir prix Nobel de littérature. Il s’appelait Albert Camus et, après avoir reçu son prix, il écrivit en ces termes à son vieil instituteur : « ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, sans votre exemple, rien de tout cela ne me serait arrivé. » C’est pour l’égalité que nous devons agir parce que, depuis 10 ans, l’égalité recule partout. Partout, des privilèges apparaissent à mesure qu’une nouvelle aristocratie – j’emploie le mot à dessein – arrogante et cupide s’installe et prospère. 1 % des Français privilégiés se séparent du reste de la société. Ils vivent à côté de nous mais ils ne vivent déjà plus avec nous. Parfois, ils ne vivent même pas chez nous. Une véritable sécession sociale a vu le jour ces dernières années : des quartiers relégués, abandonnés et de l’autre des quartiers protégés, sécurisés pour que nul ne vienne déranger. Je serai le Président de la fin des privilèges parce que je ne peux pas admettre que, pendant ce temps-là, pendant que certains s’enrichissent sans limite, la précarité s’étende, la pauvreté s’aggrave et 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont beaucoup trop d’enfants.

Qu’on m’entende bien, l’égalité, ce n’est pas l’égalitarisme, c’est la justice. L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité. Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité, rien à craindre de la justice, rien à craindre de la redistribution. Les Français doivent savoir que, s’ils m’élisent, je ne poserai comme président qu’une seule question : avant tout effort supplémentaire, avant toute réforme, avant toute décision, avant toute loi, avant tout décret, je ne me poserai qu’une seule question : est-ce que ce que l’on me propose est juste ? Si c’est juste, je le prends, si ce n’est pas juste, je l’écarte. Seule la justice doit guider notre action.

C’est pourquoi j’engagerai avec le Parlement la réforme fiscale dont notre pays a besoin. C’est pour la justice que je reviendrai sur les allègements de l’impôt sur la fortune, c’est pour la justice que je veux que les revenus du capital soient taxés comme ceux du travail. Qui peut trouver normal qu’on gagne plus d’argent en dormant qu’en travaillant? C’est pour la justice que je veux fusionner, après les avoir rapprochés, l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée, dans le cadre d’un prélèvement progressif sur le revenu. C’est pour la justice que je porterai la tranche supérieure à 45 % de l’impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros. Et on ne me fera pas croire qu’avec 150 000 euros, ce sont les classes moyennes qui seront concernées ! C’est pour la justice que je veux que nul ne puisse tirer avantage de niches fiscales au-delà d’une somme de 10 000 euros de diminution d’impôts par an.

Je sais que le combat sera rude, qu’on cherchera à faire peur, qu’on inquiètera… Si demain nous sommes en responsabilité, ceux à qui l’on prendra feront davantage entendre leur voix que ceux à qui l’on donnera. Je sais qu’il n’y aura pas de manifestation pour nous soutenir. C’est rare, c’est exceptionnel. Mais il peut y en avoir pour nous contester. Je sais que certains chercheront à nous faire peur et à effrayer les classes moyennes alors qu’elles ne trouveront qu’avantage dans la réforme que nous présenterons, prétendre que les grandes fortunes quitteront notre territoire. Mais est-ce que le bouclier fiscal a fait revenir les grandes fortunes en France? Non! Est-ce que le bouclier fiscal les a enrichies plus encore? Oui! Est-ce que les impôts de la plupart des Français ont baissé? Non, ils ont augmenté! Est-ce que ceux des plus favorisés ont diminué depuis 5 ans? Oui! Est-ce que la TVA n’est pas plus inquiétante dès lors qu’elle concernera tous les Français, mille fois oui, elle est plus inquiétante que ce que nous proposons!

Ce n’est pas seulement la réforme fiscale. L’égalité doit concerner tous les domaines de la vie en société. L’égalité doit commencer à faire partir à la retraite ceux qui ont commencé à travailler tôt, exercé les métiers les plus pénibles. Et c’est pourquoi, tout en ayant le souci de maîtriser les comptes et en ouvrant une négociation sur la réforme des retraites indispensable – puisque celle qui a été votée est non seulement injuste mais pas financée -, eh bien sans attendre l’ouverture de cette négociation, tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé 41 années retrouveront le droit à partir à la retraite à taux plein. La négociation, elle, portera sur la pénibilité, les décotes, le montant des pensions, l’âge légal, l’évolution des recettes, indispensable, et la pérennité de notre système par répartition.

L’égalité, c’est aussi le meilleur accès pour tous au logement. Nous manquons de logements en France. Ils atteignent des prix insupportables, et pas simplement dans les grandes villes. Il faut donc plus de logements. C’est pourquoi je prendrai une décision : l’Etat montrera l’exemple, il mettra immédiatement à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour leur permettre de construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans. Plus de logements, plus de logements sociaux, et c’est pourquoi le Livret A — qui sert à collecter une épargne précieuse pour le logement social-, eh bien le livret A verra son plafond doubler, afin que tous les Français, par leur épargne, puissent financer le logement social.

Il faut plus de logements, plus de logements sociaux, et des logements moins chers. Je sais que cela prendra du temps, mais pour éviter les abus, j’encadrerai les loyers là où les prix sont manifestement excessifs. Il faut des villes plus équilibrées. Et je multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine.

L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité pour la santé ! Nos professions de santé sont d’une qualité remarquable. J’en fais à chaque fois l’expérience. Leur métier est l’un des plus difficiles qui soient. Sans elles, le système se serait déjà effondré et, en même temps, trop de Français doivent renoncer à se soigner, pour des raisons financières ou pour des raisons de domicile. Les dépassements d’honoraires seront donc encadrés. Nous combattrons les déserts médicaux. Et par un nouveau système de tarification, qui fera la part entre l’activité et le service public, l’hôpital public sera conforté dans ses tâches et dans ses missions. Et je prends l’engagement que personne, je dis bien personne dans notre pays, ne soit à plus d’une demi-heure de transport d’un lieu de traitement des urgences médicales.

L’égalité, l’égalité encore, c’est le même accès pour tous à l’eau, au chauffage, à l’électricité. Il n’est pas, quand même, normal qu’une famille modeste paie l’eau au même prix, quand elle boit cette eau, que ceux qui la déversent sans compter! Je créerai donc un tarif progressif de l’eau, comme du gaz et de l’électricité, qui garantira, au moins pour un certain volume, un prix stable et juste.

L’égalité, c’est le même salaire quand on a les mêmes compétences et les mêmes responsabilités. Comment la France, comment la République peut-elle accepter que les femmes soient moins bien payées que les hommes? Les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui ne respectent pas cette règle seront purement et simplement supprimées.

L’égalité, toujours l’égalité, c’est aider les territoires qui en ont le plus besoin et notamment, et je parle ici en Seine Saint-Denis, nos banlieues. Cela veut dire qu’il faudra cesser d’aider de la même façon le quartier difficile d’une ville riche et le quartier difficile d’une ville qui n’a que des quartiers difficiles. Je compte sur tous les élus locaux pour m’accompagner dans ce mouvement. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour être sensible à la terrible injustice que représente pour des millions de Français la vie dans des immeubles indignes ou dans des cités dégradées.

L’égalité, l’égalité c’est aussi la sécurité pour tous. Vivre dans la peur est insupportable! L’insécurité est une injustice sociale intolérable. Elle touche les plus modestes, les plus âgés, les plus jeunes, les plus fragiles. La sécurité est un droit et je le ferai respecter en créant des zones de sécurité prioritaires là où il y a les taux de délinquance les plus élevés, en mettant des postes supplémentaires, 1 000 chaque année, dans la Justice, dans la Police, dans la Gendarmerie, en rapprochant les Forces de l’ordre des citoyens. Et je lutterai contre tous les trafics, toutes les mafias. Pas plus que je n’accepte la délinquance financière, la fraude fiscale, pas plus je ne tolère qu’un petit caïd avec sa bande mette une cité en coupe réglée et fasse vivre à ses habitants un enfer. Tous ceux-là, les délinquants financiers, les fraudeurs, les petits caïds, je les avertis : ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain président les prévient, la République, oui, la République vous rattrapera!

L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité ce sont les mêmes droits pour tous, quels que soient son sexe et son orientation, c’est le droit de pouvoir se marier, d’adopter, pour les couples qui en décident ainsi. C’est le droit, pour les personnes handicapées, de vivre la vie la plus normale possible. Et je veillerai à ce que chaque loi comprenne un volet handicap.

L’égalité, c’est aussi l’accès à ce qui est le plus précieux, y compris quand on n’a plus rien, l’émancipation, l’enrichissement, la culture. La culture, Baudelaire l’évoquait : « le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité, c’est la culture ». Et là encore, nous devons agir. L’éducation artistique sera généralisée, l’aménagement culturel de la France sera une priorité. Il intégrera les territoires oubliés, les zones abandonnées, les quartiers dégradés de nos grandes villes. Et c’est pourquoi nous ouvrirons, là encore, une nouvelle étape de la décentralisation culturelle.

Quant à la loi Hadopi, inapplicable, elle sera remplacée – remplacée je dis bien, car il faut un cadre pour fixer les droits de chacun – par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle, qui défendra à la fois les droits des créateurs, parce que nous avons besoin de créateurs et de production, et un accès aux œuvres par Internet. Nous ne devons pas opposer les créateurs et leurs publics. Le public et les créateurs sont dans le même mouvement pour l’émancipation, pour la découverte, pour la qualité, pour l’exception culturelle française.

Chers amis, je veux citer Pierre Mendès France, qui nous disait que « la vérité doit forcément guider nos pas ». Je vous dois donc la vérité. Je connais les contraintes financières, l’ampleur de nos déficits, la gravité de notre dette, la faiblesse de la croissance en 2012, la lourdeur de l’héritage qui nous sera légué. Je ne promettrai donc que ce que je suis capable de tenir. Je dois maîtriser sans rien renoncer les choses et d’abord le temps.

Le quinquennat s’ouvrira donc sur des réformes de structure, celles qui constitueront un redressement dans la justice, le redressement économique, la réforme fiscale, le pacte éducatif, la décentralisation. Nous traiterons aussi les urgences, l’emploi, et notamment l’emploi des jeunes, le logement, la santé. Mais c’est ensuite que nous pourrons redistribuer ce que nous aurons créé, ce que nous aurons fabriqué, ce que nous aurons engagé, ce que le pays aura pu, par son redressement, favoriser. Voilà les temps qui doivent être proposés.

Mais je ne perdrai pas un seul instant, pas un seul instant, du mandat qui me sera confié.

Sur le plan international, avec le sommet de l’Otan prévu à la fin du mois de mai 2012, nous engagerons le retrait de nos troupes d’Afghanistan. Sur le plan européen, si les Français m’en donnent mandat, mon premier déplacement sera pour rencontrer la Chancelière d’Allemagne et pour lui dire que nous devons ensemble changer l’orientation de l’Europe vers la croissance et dans le lancement de grands travaux.

Ici dans notre pays, sans même attendre le renouvellement de l’Assemblée nationale, j’engagerai, avec les nouveaux ministres et le nouveau gouvernement, les premières mesures contre la finance et pour la réforme bancaire. Pas un instant, nous ne resterons inactifs. Le quinquennat ne sera pas une volte-face, un zigzag, une contradiction. D’ores et déjà, nous savons où nous voulons aller. Nous connaissons les temps, les périodes, les rythmes. Nous avons fixé aux Français l’objectif, mais également les moyens. Nous savons que nous avons des moyens limités, mais que nous avons la volonté! C’est cette démarche qui convaincra. Et ce n’est pas en improvisant en fin de mandat des mesures politiques, économiques, sociales qui ont tant manqué depuis cinq ans, que les Français pourront être sérieusement convaincus que le changement se fera, pour les cinq ans qui viennent, de ce côté-là.

Je veux vous parler, pour terminer, de notre avenir. L’idée républicaine, c’est une promesse. Une belle promesse, qui est celle de vivre mieux de génération en génération. La promesse républicaine, c’est que chaque génération vivra mieux que la précédente. Et aujourd’hui, cette promesse est trahie. Notre jeunesse est sacrifiée, abandonnée, reléguée. Chômage, précarité, dévalorisation des diplômes, désespérance, perte d’autonomie, accès au logement difficile. Sans compter ce que nous lui laissons, à cette jeunesse, un environnement dégradé, des retraites non financées, une dette considérable. Et pourtant, la jeunesse c’est notre chance! Comment peut-on accepter que cette chance devienne une charge? J’ai beaucoup réfléchi, depuis plusieurs mois même, à ce que pouvait être l’enjeu de l’élection présidentielle, au-delà de la crise, du redressement à accomplir, de la justice à réaliser. J’en suis arrivé à cette conclusion simple : c’est pour la jeunesse de notre pays que je veux présider la France. Je veux redonner confiance à la jeunesse! Et c’est la raison pour laquelle je veux faire de l’éducation une grande cause nationale. J’ai proposé de créer 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, pas seulement de professeurs, mais de surveillants, d’infirmières, d’assistantes sociales, de tous ceux qui contribuent à l’accueil, à l’accompagnement, à la réussite des jeunes. On me dit « c’est trop ». Non, je dis « ce n’est peut-être pas assez »! C’est terrible de mener une bataille contre l’échec scolaire, qui fait chaque année plus de 150 000 victimes, 150 000 qui sortent sans diplôme, sans qualification, de l’école. La priorité ira aux écoles maternelles et primaires parce que c’est là que beaucoup se joue et que les premiers retards se précisent. Les rythmes scolaires qui n’ont aucun équivalent en Europe seront revus. Au collège et au lycée, les élèves les plus en difficulté bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, pour qu’à la fin du quinquennat, je dis bien à la fin du quinquennat, le nombre de jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire soit divisé par deux. Aucun jeune, aucun jeune de 16 à 18 ans – et je sais ce qu’est la déscolarisation dans beaucoup de nos villes et dans beaucoup de familles -, aucun jeune de 16 à 18 ans ne restera sans solution de formation, d’emploi ou même de service civique. Personne ne sera laissé là, de côté, abandonné, oublié! C’est pour notre jeunesse que nous devons faire de l’emploi une priorité et créer progressivement 150 000 emplois d’avenir réservés aux jeunes, en particulier ceux issus des quartiers difficiles.

C’est pour les jeunes mais aussi les seniors que j’ai porté cette belle idée du contrat de génération, pour permettre l’embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée dès lors qu’ils sont accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui lui-même est maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite. C’est la réconciliation des âges, c’est la solidarité entre les générations ! Partout où je vais dans les usines, deux sortes de travailleurs viennent me voir. Les plus anciens, qui me posent une seule question : quand est-ce que nous allons partir? Et les plus jeunes, qui me posent une seule question : quand est-ce que nous allons pouvoir entrer? Et je leur dis « mais si vous les seniors, vous accompagnez les jeunes, vous leur donnez votre savoir-faire, votre expérience, votre compétence, est-ce que ce n’est pas finalement la plus belle mission qui peut vous être confiée avant d’attendre le départ à la retraite ? Et vous, les jeunes, si vous entrez enfin dans l’emploi avec un contrat à durée indéterminée, vous pouvez retrouver l’autonomie que vous attendez depuis si longtemps ». Je pense aussi aux jeunes qui sont étudiants et dont les familles sont modestes. Ceux-là recevront aussi une allocation d’études sous conditions de ressources pour leur permettre d’avoir l’autonomie.

C’est cela, le projet : faire tout pour que la jeunesse réussisse, non pas pour elle-même, non pas parce qu’elle serait une catégorie, non pas parce que je voudrais la flatter, mais parce que c’est ce qui permet à ceux qui sont parents, grands-parents, de retrouver eux-mêmes espoir dans l’avenir, fierté dans la réussite, de se dire « mais qu’allons-nous laisser, laisser après nous, quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants? ». Une société du chômage, de la précarité, de l’angoisse, de la dislocation ou, au contraire, une société où les chances soient attribuées, où les conditions de réussite soient posées et où l’on se dise : je vais bientôt partir, que ce soit à la retraite ou pour le grand voyage, je vais bientôt partir mais au moins, je sais que ce qui a été transmis sera finalement, pour la génération qui arrive, la réussite possible que je n’ai même pas eue pour moi-même.

Et moi, moi qui suis devant vous candidat à l’élection présidentielle, si je reçois le mandat du pays d’être le prochain président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce qu’au terme du mandat qui me sera, si les Français le veulent, confié, est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012? Je demande à être évalué sur ce seul engagement, sur cette seule vérité, sur cette seule promesse! Changer leur vie serait pour moi la plus grande des fiertés. Ce n’est pas un engagement à la légère que je prends. C’est pour mobiliser toute la Nation par rapport à cet enjeu.

Chers amis, j’ai parlé du Rêve français. Oui, le beau rêve, le rêve que tout au long des siècles, depuis la Révolution française, les citoyens ont caressé, ont porté. Ce rêve de vivre mieux, ce rêve de laisser un monde meilleur, ce rêve du progrès, ce rêve de pouvoir franchir à chaque fois les étapes de l’humanité, ce rêve ne nous appartient pas qu’en propre, mais il se trouve que c’est nous, la France, qui avons inventé la République. C’est nous qui avons porté cet idéal qu’une société, si elle s’organisait, si elle se donnait les moyens, si elle faisait de l’égalité, de la liberté et de la fraternité son mode de vie, pouvait être l’émancipation pour chacun.

C’est ce rêve-là que j’ai voulu de nouveau ré-enchanter – et aussitôt, la Droite s’est gaussée. Comment, comment serait-il possible de parler de rêve en cette période? C’est vrai, ce n’est pas un rêve que nous vivons… Comment serait-il possible de parler de rêve au moment où la crise condamnerait toute ambition? Ce serait une chimère. Mais moi, je ne vous appelle pas à mettre votre tête dans les étoiles. Je vous appelle à retrouver le récit républicain, celui qui nous a fait avancer pendant des décennies, le récit de la Révolution française, de ces hommes, de ces femmes aussi, qui ont voulu avancer dans une histoire inconnue qui s’ouvrait sous leur yeux, qui était l’histoire de l’égalité humaine.

Oui, ce récit républicain qui s’est poursuivi avec les républiques, avec la IIIe République, avec, aussi, la Libération, le Conseil national de la résistance, ce rêve, ce récit républicain que mai 68 a aussi, d’une certaine façon, fait ressurgir! Et puis, mai 1981 et tant d’autres étapes. C’est cela, le récit de la République. Il n’appartient pas qu’à la Gauche. Tous ceux qui se sont succédé pendant des décennies à la tête du pays ont porté le récit républicain. A chaque fois, et quels que fussent les reproches que nos prédécesseurs aient pu leur adresser, c’était, finalement, leur ambition aussi, faire avancer la France. Alors le rêve, surtout, portons-le!

Et je me permettrai de citer Shakespeare, qui rappelait cette loi pourtant universelle : « ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ». Eh bien nous réussirons parce que nous commencerons par évoquer le rêve! Le rêve français, c’est la confiance dans la démocratie, la démocratie qui sera plus forte que les marchés, plus forte que l’argent, plus forte que les croyances, plus forte que les religions! Le rêve français, c’est l’achèvement de la promesse républicaine autour de l’école, de la laïcité, de la dignité humaine, de l’intérêt général.

Le rêve français, c’est le creuset qui permet à toutes les couleurs de peau d’être à égalité de droits et de devoirs. Le rêve français, c’est l’affirmation des valeurs universelles qui vont bien au-delà des frontières, qui vont bien au-delà de la Nation. Ce n’est pas un espace limité, mais qui est proclamé à tous, à la face du monde. Le rêve français, c’est notre histoire, c’est notre projet! Le rêve français, c’est une force, c’est le projet que je vous propose, parce qu’il nous ressemble, parce qu’il nous rassemble!

Je veux, je veux que nous allions ensemble vers la France de demain! Une France du travail, du mérite, de l’effort, de l’initiative, de l’entreprise, où le droit de chacun s’appuiera sur l’égalité de tous. Une France de la justice, où l’argent sera remis à sa place, qui est celle d’un serviteur et non d’un maître. Une France de la solidarité, où aucun des enfants de la Nation ne sera laissé de côté. Une France du civisme, où chacun demandera non pas ce que la République peut faire pour lui, mais ce que lui, peut faire pour la République! Une France de la diversité où chacun apportera sa différence, mais dans l’unité de la République, où les Outre-mers nous ouvrent à tous les horizons du monde et où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’entre Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde, à une France de l’exemple, où le pays se retrouve dans ce qui l’élève, dans ce qui le réunit, le dépasse, une France de la confiance où toutes les forces qui la constituent se mobilisent pour l’avenir!

La France, la France n’est pas un problème. La France est la solution!

Voilà le choix, chers amis, voilà le choix qui vous attend. Toujours le même, toujours celui, depuis que la démocratie existe, entre la peur et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le changement. Eh bien le changement, le changement, c’est maintenant! Le redressement, c’est maintenant! La justice, c’est maintenant! L’espérance, c’est maintenant! La République c’est maintenant!

Mobilisons-nous, rassemblons-nous et dans trois mois, dans trois mois, nous ferons gagner la Gauche, avancer la France et nous réussirons le changement! Le changement, j’y suis prêt!

Vive la République! Et vive la France!

PRÉSIDENTIELLES:

SARKOZY l'homme politique IDEAL

HOLLANDE Je m'engage à PARTIR Peut-être MAINTENANT

LE DÉBAT 2012  

HOLLANDE et SARKOZY 

CONCLUSION:

Les SAUVEURS de l'UMP

La REPUBLIQUE

L'élite vit de l'ignorance du peuple

Les politiques, à ce niveau là,

sont TOUJOURS des MENTEURS !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 août, 2014 |Pas de commentaires »

SCOOP ! GAZA: CE QUE PERSONNE NE SOUPCONNE ET NE DIRA…SOIT PAR IGNORANCE, SOIT PAR UNE HORRIBLE OMERTA.(Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SCOOP !

-URGENT-

Ce message doit faire

le tour de la planète !

Aéronef israëlien bombardant GAZA

(Photo: F16 israélien larguant 

ses bombes à l’uranium « appauvri »

sur GAZA)

GAZA:

Ce que personne

ne soupçonnne

et ne dira…

Soit par ignorance,

soit par une

HORRIBLE

OMERTA !

(Thierry LAMIREAU)

Bébé tué à GAZA

(Photo: Enfant tué à GAZA)

Quel média,

quel organisme

international

osera casser

l’OMERTA ?

Depuis un bon moment, ISRAËL bombarde toute la bande de GAZA avec ses aéronefs (F16, hélicoptères APACHE, drones), ses chars et ses missiles tirés de navires.

depleted-uranium1

(Photo: Quelques munitions

à l’uranium « appauvri »)

TOUTES les armes tirées contiennent de l’URANIUM « appauvri », soit dans le perforateur (flèche) soit dans la fabrication interne des armes pour diverses raisons.

Tous les Etats intervenant

dans des conflits

UTILISENT ces armes:

ISRAËL USA ONU

ISRAËL, les ETATS-UNIS soit directement soit en fournissant des pays comme…ISRAËL, et…l’IRAK !…ce qui est un comble !

La FRANCE utilise aussi ces armes au MALI, en CENTRAFRIQUE, la RUSSIE utilise et a fourni aussi ces armes…à l’UKRAINE (dans le passé) et POROCHENKO ne se gêne pas pour utiliser allègrement ces missiles (avions SUKHOÏ) pour détruire actuellement des civils.

POUTINE aide aussi les « Pro-russes » avec certaines de ces technologies, le NIGER possède des avions SUKHOÏ avec ces armes, BACHAR EL ASSAD utilise ces armes en SYRIE, SARKOZY et OBAMA avaient utilisé ces armes en LIBYE, etc.

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA)

Toutes les destructions se font avec de tels engins

Bombe UA sur GAZA

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA

Environ 50 pays possèdent

ces armes

à l’URANIUM « appauvri » !

Bref, je vous renvoie à mon dernier article pour tous les détails techniques:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/07/20/investigation-exceptionnelle-il-faut-cesser-toute-forme-de-soutien-a-la-colonisation-israelienne-les-crimes-contre-lhumanite-disrael-investigation-de-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog/

Cependant je voudrais rappeler que ces armes induisent une pollution MAJEURE des sols, des eaux et de l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain. Il y a une induction très importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité immédiate ou très rapide chez les autochtones.

Obus flèche se libérant du sabot
(Photo: Le perforateur en uranium « appauvri »
se libère de son sabot/ Armée de l’air française)
Le perforateur en URANIUM métal pénètre d’abord dans sa « cible » et seulement ensuite arrive l’explosion avec une boule de feu énorme (de 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
AAAAAAAA
(Photo: RAFALE armé d’armes
à l’uranium « appauvri »
DASSAULT)
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent pratiquement que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! excepté les armes à fragmentation ou au phosphore.
Entre autres explications (cf. le lien de l’article ci-dessus pour plus de détail), parce que la pollution reste pour l’éternité (4,5 milliards d’années !) et parce que les souffrances, les maladies et décès arrivent après les combats et après de très nombreuses années, les utilisateurs (ici ISRAËL pour GAZA) sont responsables, aux yeux de la Loi Internationale, de CRIMES DE GUERRE et de CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

On le sait, il y a énormément d’habitants au kilomètre carré dans la bande de GAZA.

GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

(Photo: L’horreur à GAZA pour les civils)

Que va-t-il se passer, en plus des attaques des années passées ?

Les sols, les eaux et l’air étant pollués, une contamination interne par les radio-éléments va se réaliser…en plus de l’irradiation directe délivrée par les lieux et les matériaux restant in situ. 

Il faut dire que le machiavélisme ira aussi jusqu’à polluer et contaminer la population israélienne puisque les éléments CHIMIQUES et RADIOACTIFS sont très mobiles. Ce sont, en effet, des nanoparticules (des particules très fines) très contaminantes.

Comme l’ADN des personnes est touché, les générations suivantes auront les mêmes pathologies que celles et ceux qui tomberont malades et mourront dans un temps plus ou moins long selon la réaction biologique interne de chaque individu…c’est d’ailleurs ce qui intéresse les chercheurs liés au nucléaire: pourquoi tel individu résiste plus aux contaminations et irradiations qu’un autre !

OBAMA oublie vite GAZA ISRAËL

Il faut souligner que l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, liée par contrat au désir de l’AIEA), L’OTAN et l’ONU nient tout effet des rayonnements nucléaires sur l’individu notamment par contamination interne.

Tous ces organismes ne se réfèrent qu’aux deux « FLASH » immédiats de HIROSHIMA et NAGASAKI et refusent toute autre analyse surtout par contamination interne et régulière. Ils NIENT les effets des « faibles doses » alors que toute dose a un effet

Une progression SUPRALINEAIRE

GAZA Estampille TERRORIST

La réalité démontre qu’il n’y a pas une augmentation linéaire des effets:

il y a une progression SUPRALINEAIRE ! C’est-à-dire qu’il y a des effets importants à faibles doses puis une progression plus lente à moyennes doses puis une augmentation à nouveau importante à fortes doses.

Que va-t-il se passer

dans la bande de GAZA ?

Les pathologies diverses et les décès vont arriver rapidement comme une sorte d’EPIDEMIE !

Un enfant très blessé HORRIBLE GAZA

(Photo: Les enfants sont les plus touchés

par les bombardements de TSAHAL à GAZA)

Qui va être touché ?

Les enfants vont, à nouveau, être les premiers à être « concernés ».

Les femmes presque à terme vont avorter ou certaines naissances vont donner des « monstres » (grosseurs dans le crâne, différentes grosseurs extra crâniennes , membres atrophiés, brûlures sur le corps qui vont pourrir et amener à la mort, bec de lièvre, etc), les autres personnes auront des cancers de la thyroïde, d’énormes pathologies thyroïdiennes, des AVC, des cancers aux seins, aux ovaires, au pancréas, à la vessie, aux reins, au colon, à la prostate, au foie, à l’oesophage, à l’estomac, aux poumons, des cancers de la peau hors mélanomes, des problèmes respiratoires, des leucémies, et un sommeil très perturbé, etc). 

Les plus faibles « partiront » les premiers et, selon sa résistance, chacun décèdera à des « vitesses » différentes.

Toutes celles et ceux qui auront approché de trop près les explosions, les fumées, et qui auront manipulé voire gardé près d’eux des matériaux seront dans un RISQUE CERTAIN y compris les ambulanciers, pompiers, militaires et journalistes gazaouis et étrangers !

Un père et ses enfants blessés à GAZA

Que faudrait-il faire tout de suite ?

Trouver des gens compétents pour réaliser des analyses de sols, eaux et air in situ afin de lister tous les produits CHIMIQUES et RADIOACTIFS contenus dans ces prélèvements.

Evidemment, il faudrait être équipé pour se protéger des rayonnements RADIOACTIFS et avoir un compteur GEIGER MULLER professionnel qui puisse analyser TOUS les rayonnements.

Pour être clair…et c’est TERRIBLE à dire…TOUS les habitants de la bande de GAZA devraient quitter leur lieu de vie (SURVIE plutôt)…ce qui est un COMBLE !

Mosquée de Farouq à RAFAH détruite par l'armée israélienne à l'UA

Les utilisateurs de ces armes

font tout ceci SCIEMMENT !

Ils contaminent et irradient une première fois les populations en attaquant avec les bombes et une deuxième fois en sachant que cela CONTINUERA pendant des siècles !

AAAAAAAAA

(Photo: Fûts d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire

du BOUCHET/Thierry LAMIREAU)

Comment expliquer mon action ?

Photo portrait de Thierry LAMIREAU

Je suis moi-même un ancien irradié et notamment à cause de l’URANIUM et de l’URANIUM « appauvri » de déchets militaires de l’ancienne usine du BOUCHET en région parisienne parce que j’ai passé 25 ans de ma vie à essayer de dénoncer les effets de l’exploitation de l’uranium en FRANCE et à l’étranger…avec, par exemple, 1000 diapositives prises sur les lieux ou avec mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN ».

AAAAAAAAAA

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

J’ai moi-même certaines pathologies citées ci-dessus…

Lorsque des populations sont touchées par les effets de la radioactivité (catastrophes nucléaires comme TCHERNOBYL et FUKUSHIMA) ou par l’utilisation du NUCLEAIRE DANS LES ARMES, je me sens, en quelque sorte, moi-même à nouveau « touché » et concerné.

BBBBBBBB

Il y a URGENCE !

Il y a URGENCE à dénoncer ce qui se passe en ISRAËL, en IRAK, en UKRAINE, au MALI, en CENTRAFRIQUE, en AFGHANISTAN, en SYRIE, etc.

L’ADN des gens est touché, la santé des populations est GRAVEMENT atteinte, l’intégrité, et la dignité humaine sont détruites.

L'élite vit de l'ignorance du peuple

Ce sont donc

des CRIMES DE GUERRE

et des

CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

HONTE à celles et ceux qui CACHENT ces informations…

ETATS, politiques, industriels, banquiers, militaires, journalistes !

Capture-decran-2014-02-11-a-20

(Photo: HOLLANDE le bon « petit soldat »

de OBAMA. Deux utilisateurs d’armes à l’UA)

RAPPEL général sur le dossier:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

CARPE DIEM

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 juillet, 2014 |3 Commentaires »

RAPPEL: SARKOZY…LE MEILLEUR !

RAPPEL:

SARKOZY l'homme politique IDEAL

SARKOZY…LE MEILLEUR !

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/05/04/le-meilleur-de-nicolas-sarkozy/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juin, 2014 |Pas de commentaires »

NIGER-AREVA: LES COULISSES D’UNE TRES LONGUE NEGOCIATION + RETOUR SUR INFO AVEC LA CRIIRAD ET THIERRY LAMIREAU REALISATEUR DU FILM « URANIUM EN LIMOUSIN » (Christophe BOISBOUVIER/economie.jeuneafrique.com)

Niger-AREVA :

Mine d'IMOURAREN au NIGER

Les coulisses

d’une très longue

négociation

(Christophe BOISBOUVIER) 
Niger Areva Arlit cAreva-Taillat-Jean-Marie
La mine d’extraction d’uranium d’AREVA à Arlit, au Niger. © AREVA/Taillat Jean-Marie

AREVA refusait de payer des taxes plus élevées sur l’extraction de

l’uranium d’Arlit.

Au terme d’un interminable bras de fer, les Nigériens ont fini par

l’emporter. 

Intox, infiltration de l’adversaire, manifestations de rue…

Ces derniers mois, tous les coups ont été permis pour gagner le bras de fer sur l’uranium du Niger. Voilà quarante ans que les Français creusent dans la roche désertique d’Arlit, au nord du pays, pour en extraire du yellow cake – de la poudre d’uranium de couleur jaune – afin de faire tourner les centrales nucléaires qui produisent 80 % de leur électricité.

Pour les Nigériens, ce minerai est tout aussi stratégique : il représente 40 % de leurs exportations. A-t-on frôlé la rupture ? Sans doute. C’est pourquoi, le 26 mai 2014 à Niamey, Omar Hamidou Tchiana, le ministre nigérien des Mines, et Luc Oursel, le président du directoire d’AREVA, ont affiché un sourire qui ressemblait à un gros ouf de soulagement.

Fiscalité

Mine d'uranium de ARLIT au NIGER photo de pierre VERDY AFP

Au coeur de la discorde, il y avait les exonérations fiscales dont bénéficiait AREVA au Niger.

Depuis le vote d’une loi minière en 1993, l’exploitant français – via ses deux filiales nigériennes, Somaïr et Cominak – payait une taxe ne dépassant pas 5,5 % de la valeur des ressources extraites. En 2006, sous la présidence de Mamadou Tandja, une nouvelle loi a porté la redevance à 12 %. AREVA a fait la sourde oreille en invoquant la convention minière décennale de 2004, qui en restait à 5,5 %.

Problème : ladite convention arrivait à échéance le 31 décembre 2013. Le président Mahamadou Issoufou, qui a lui-même été un cadre de la Somaïr dans les années 1980, s’est alors juré de faire plier son ancien employeur sur la taxe à 12 %.

Le 5 février 2014, Pascal Canfin, ministre français de l’époque délégué au Développement, déclare au Palais Bourbon : « Les demandes du Niger sont légitimes. » Le vent a tourné en la faveur de Niamey.

Pour ne pas passer à la caisse, AREVA a dramatisé l’enjeu.

« Vous savez, le site de la Cominak [près d'Arlit] n’est plus rentable, ont lancé l’an dernier les experts français à leurs interlocuteurs nigériens. Le site de la Somaïr [également près d'Arlit] est encore en bon état, mais l’autre est en fin de cycle.

 Bluff ou réalité ?

PHOTOS_ArevaauNiger

À l’aide de quelques fuites opportunes dans la presse, le groupe français a voulu faire croire à son partenaire nigérien qu’il envisageait de fermer le site de la Cominak dans deux ou trois ans et qu’il comptait se redéployer au Kazakhstan, premier pays fournisseur d’AREVA, voire en Mongolie ou en Namibie, là où Anne Lauvergeon, le prédécesseur de Luc Oursel, a acheté une mine à un prix exorbitant.

>> Lire aussi : Guéguerre nucléaire au Niger

Des drones et des avions de chasse pour traquer les jihadistes

Le 1er janvier 2014, nouveau coup de bluff.

Au lendemain de la date d’expiration du contrat de 2004, AREVA arrête l’extraction sur ses deux sites « pour des raisons de maintenance » et met au chômage technique une bonne partie de ses quelque 3 200 salariés. Luc Oursel voulait en finir…

C’était compter sans la politique.

Tout bascule en février 2014, sans doute lors d’un échange discret entre Mahamadou Issoufou et François Hollande.

Les deux chefs d’État se tutoient depuis longtemps – ils se sont rencontrés en 1997, lors d’un congrès du Parti socialiste français à Brest. Au moment où le Niger accueille, sur l’aéroport de Niamey, deux drones et des avions de chasse français pour traquer les jihadistes du Sahel, Hollande peut difficilement dire non à une demande pressante d’Issoufou. Et AREVA étant détenu à 87 % par l’État français, Oursel ne peut pas refuser grand-chose à Hollande.

Dès le 5 février 2014, en réponse à une question « téléphonée » du député écologiste Noël Mamère, Pascal Canfin, ministre français de l’époque délégué au Développement, déclare au Palais Bourbon :

« Les demandes du Niger sont légitimes. » Aussitôt, les Nigériens comprennent que le vent tourne en leur faveur.

Les ONG et les écologistes français ont-ils été leurs « agents infiltrés » à Paris ? « Aujourd’hui, l’échiquier s’est enrichi d’un nouvel acteur de poids, la société civile. Et après quarante ans d’injustice à l’égard d’un pays dont 60 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, AREVA, qui a bénéficié de quelque 600 millions d’euros d’exonérations fiscales, a l’occasion de devenir socialement responsable », souligne le Camerounais Guy Gweth, consultant en intelligence économique et fondateur de Knowdys Consulting Group

Niger-Issoufou-Luc-Oursel-cAreva
Luc Oursel, patron d’AREVA et le président Mahamadou Issoufou, lors de la signature de l’accord de Niamey, le 26 mai 2014. © Areva

 La rénovation de la route de l’uranium

Selon l’accord du 26 mai 2014, le groupe français accepte donc de s’acquitter de cette fameuse taxe à 12 %. Et pour le Niger, le profit n’est pas mince. « Les impôts d’AREVA vont augmenter d’environ 30 %, glisse un ministre nigérien. Sur une année fiscale, nous attendons entre 20 et 30 millions d’euros de recettes supplémentaires. » Par ailleurs, le groupe minier s’engage à financer la rénovation de la « route de l’uranium » Arlit-Tahoua à hauteur de 90 millions d’euros. Le ministre nigérien des Mines promet : « L’accord sera rendu public après ma communication en Conseil des ministres. Et si les députés souhaitent en savoir plus, c’est avec plaisir que j’irai à l’Assemblée Nationale. »

Reste le sujet qui fâche : Imouraren

Radioactivité mine de ARLIT au NIGER

Au grand dam de Niamey, depuis 2012, AREVA ne cesse de reporter la date d’ouverture de ce site géant. L’accord du 26 mai 2014 soumet sa mise en exploitation à une remontée des cours de l’uranium. De bonne source, le document signé par les deux parties évoque les premières sorties de yellow cake en 2019 ou en 2020. Pourquoi le Niger ne remet-il pas Imouraren sur le marché international, comme le réclame le Réseau (nigérien) des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) ?

« Soyons honnêtes, si nous récupérons Imouraren, rien ne dit que nous trouverons quelqu’un qui en lancera tout de suite l’exploitation, souffle un ministre nigérien. De plus, si nous mettions aujourd’hui les 5 000 tonnes d’Imouraren sur le marché, les cours de l’uranium tomberaient encore plus bas. Depuis la catastrophe de Fukushima [au Japon, en 2011], le marché est très déprimé.

Attendons la reprise. Le nucléaire a de beaux jours devant lui. »

http://economie.jeuneafrique.com/index.php?option=com_content&view=article&id=22248

« Le nucléaire a de beaux jours devant lui »…

Pas sûr l’ami ministre !

NIGER-AREVA: LES COULISSES D'UNE TRES LONGUE NEGOCIATION + RETOUR SUR INFO AVEC LA CRIIRAD ET THIERRY LAMIREAU REALISATEUR DU FILM

Mine d’uranium au Niger.

 Mines d’uranium au Niger:

Un scandale nommé

COGEMA

 Le nucléaire, l’uranium

et l’ « indépendance énergétique » française

Sur le site internet de COGEMA [1] on trouve les précisions suivantes: « Le groupe COGEMA est l’un des leaders mondiaux pour la production d’uranium naturel, il en produit de l’ordre de 7 000 tonnes par an soit environ 20% de la production mondiale. (…) En France plus de 70 000 tonnes d’uranium ont été exploitées depuis 1946. Les principaux gisements se situaient dans le Limousin, le Forez, la Vendée et l’Hérault (…). Dès le début des années soixante, les équipes de prospection du groupe COGEMA ont engagé des recherches hors de France (…). Les succès les plus remarquables ont été rencontrés au Gabon (près de 27 000 tonnes d’uranium découvertes et exploitées de 1960 à 1999) et surtout au Niger (près de 80 000 tonnes d’uranium produites depuis l’origine) (…) ».

L’année 1988 correspond à la production maximale des mines d’uranium en France mais à partir de cette date les fermetures de sièges miniers vont se succéder (a). Pourtant, huit ans plus tard, dans la publication CEA « Memento sur l’énergie 1996″ il est indiqué au chapitre « Réserves énergétiques françaises » que le taux d’indépendance de la France vis-à-vis de l’uranium est de 100% alors que les mines françaises sont en fin de vie. Dans les publications ultérieures ce chapitre a disparu.

Notons que cette façon de voir l’indépendance de la France est parfaitement logique dans le système économique actuel. La production d’une entreprise n’appartient pas au pays où l’entreprise est implantée mais à son propriétaire. Si les mines d’uranium en Afrique ou ailleurs sont la propriété de COGEMA alors l’uranium produit est français. L’économie moderne nous a permis de récupérer des territoires coloniaux que nous avions perdus. Une façon moderne de gérer la colonisation ! Ainsi, notre soit disant « indépendance énergétique » qui serait due à l’uranium vient, en réalité, d’Afrique depuis bien des années déjà, mais aussi du Canada, d’Australie, et COGEMA développe désormais des activités minières en Asie centrale dans des républiques de l’ex-URSS (Kazakhstan et Mongolie).

La réalité COGEMA

et ses mythes

AAAAAAAAAA

(photo: Image tirée du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

de Thierry LAMIREAU)

Une plainte avec constitution de partie civile pour pollution, mise en danger de la vie d’autrui, abandon et dépôt de déchets concernant tous les sites miniers du Limousin a été déposée contre COGEMA en mars 1999 par l’association Sources et Rivières du Limousin, trois ans après que plusieurs associations aient dénoncé la radioactivité des eaux du Lac de St Pardoux [2]. La COGEMA, en tant que personne morale, a été effectivement mise en examen le 30 août 2002 pour « pollution, abandon et dépôt de déchets ».

Comment est-ce possible ? Les habitants du Limousin et de tous les sites miniers ne doivent-ils pas être rassurés et heureux des activités menées par COGEMA – la prospection, l’activité minière et la réhabilitation après la fermeture des installations – si l’on en croit le panégyrique publicitaire de COGEMA qu’on peut trouver sur internet ? Citons quelques passages. Les activités minières COGEMA ce n’est pas seulement « Découvrir et produire » mais aussi: « Favoriser le développement durable (…) En fin d’exploitation, COGEMA réaménage les sites miniers pour les rendre au milieu naturel et maintient une surveillance sur les sites une fois réaménagés. Sans attendre la phase de réaménagement, COGEMA entreprend à chaque stade des opérations, des actions de précaution et de prévention, afin de minimiser les impacts et les risques environnementaux ». « La sécurité et la santé des travailleurs, COGEMA a été pionnière dans la profession pour la protection des mineurs contre les radiations ionisantes (…) ». « Les relations avec les populations locales, COGEMA est à leur écoute et contribue à la vie économique et sociale de façon adaptée à chaque situation : – Assistance médicale dans les pays ne disposant pas de système de santé publique (exemple de l’hôpital d’Arlit au Niger) (…) «  Cette auto-complaisance a de quoi faire grincer les dents. Nous allons la confronter à deux réalités, celle du Limousin et celle d’Arlit au Niger.

COGEMA

et les mines d’uranium

en Limousin

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(Photo: Mine d’uranium de BELLEZANE près de BESSINES en Haute-Vienne /

Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Ne manquez pas de voir le film de Thierry LAMIREAU « Uranium en Limousin«  [3] qui raconte une autre histoire, moins triomphaliste et plus triste, de sites saccagés, d’opposants, de travailleurs malades. L’histoire racontée par un médecin, de son patient qui a ses mouchoirs toujours jaunes comme est jaune la couleur du « yellowcake » issu des traitements chimiques du minerai d’uranium (b), qui va mourir et être autopsié et dont les résultats ne seront jamais communiqués.

Les oppositions à COGEMA ont été nombreuses en Limousin comme en témoigne la dizaine d’associations [4] créées au cours des ans dans toute la région. Michèle Granier (CLADE) nous fait un bref résumé: « En Limousin, la Division Minière de la Crouzille exploite l’uranium depuis 1949. Au début des années 1970 la contestation naît dans la population et une plainte en justice est déposée lorsque les déchets et matériaux provenant du démantèlement de l’usine du Bouchet [5] en région parisienne sont déversés dans une mine à ciel ouvert, Le Brugeaud, où sont stockées les boues de concentration du minerai. (Il a été question de 40 – 50 curies de radium 226 provenant du Bouchet). Il y a eu une grande variété de luttes ponctuelles, par exemple contre les permis d’exploitation dans les secteurs miniers.

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(Photo: Dépôts de boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Dans les années 90 les opposants ont obtenu une pré-étude sur l’état radiologique des sites d’exploitation du Limousin, payée par les Conseils Général et Régional, effectuée par la CRIIRAD, association indépendante (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), et la société ALGADE choisie par la COGEMA. Les deux séries de mesures ont été concordantes mais pas l’interprétation des résultats ! Les conclusions de la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) ont été celles d’ALGADE qui dédouanent la COGEMA, en bref: l’exploitation minière n’a eu aucun impact sanitaire en Limousin.

L’inertie des élus et de la population aidant, les recommandations formulées par la CRIIRAD ont été enterrées.

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(Photo: Fûts radioactifs abandonnés dans la nature par COGEMA/AREVA sur le site de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Mais cela n’empêche pas les problèmes de refaire surface très périodiquement: Réservoirs d’eau potable de la ville de Limoges contaminés par les eaux d’exhaure des anciennes mines d’uranium « abandonnées ou délaissées ». Lac touristique de Saint-Pardoux faisant de la « rétention » de radioactivité dans les sédiments ; maison à taux de radon record, vendue à des particuliers par COGEMA, que Kouchner – le Ministre de la Santé – fait évacuer, le tout avec procès à la clé (annulation de la vente au motif que COGEMA étant « expert en la matière » a réalisé une vente en connaissance du vice caché) ; plainte déposée par Sources et Rivières du Limousin pour empoisonnement des eaux du Limousin aboutissant en 2002 à la mise en examen de COGEMA (à suivre). Plainte le 2 octobre 2002 contre l’Etat français, Ministère de l’Environnement chargé des installations classées, déposée par l’ADEPAL [5] auprès de la Commission des communautés européennes au sujet de l’autorisation préfectorale accordée à COGEMA de stockage de 199 900 tonnes d’oxyde d’uranium appauvri à Bessines, dans des hangars de surface (c). (Avec la réponse récente de la CCE l’Etat a gagnéA suivre). D’autres actions ont eu lieu au cours des ans, on ne peut les citer toutes (d).

Hors Limousin

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(Photo: Ancien site contaminé de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Concernant la Division minière du Forez, l’étude mandatée par le Collectif des Bois Noirs, la Mairie de Saint Priest la Prugne et les élus locaux sera rendue début 2003. (A noter que la fermeture du site date de 20 ans et que c’est l’état du site et les préoccupations de santé des populations qui obligent les élus à se pencher sur le problème (mesures de la contamination du site par la CRIIRAD et SUBATECH choisi par COGEMA).

Par ailleurs la Division Minière de Vendée a, elle aussi, demandé à la CRIIRAD de faire une étude qui a obligé l’industriel à reprendre certains sites. Quant à la Division de Lodève (Hérault) elle sert de vitrine de « réaménagement modèle » mais il faut noter que jusqu’à présent la contestation ne s’est pas fait entendre. Il se pourrait que s’engage le même processus que sur tous les sites visités par COGEMA ». 

Mine d'uranium de ARLIT au NIGER photo de pierre VERDY AFP

Le scandale d’Arlit.

COGEMA soit-disant: « pionnière pour la protection des mineurs d’uranium » ! 

Pour illustrer les « bonnes oeuvres » de la COGEMA en Afrique, le site minier d’Arlit au Niger est exemplaire et nous donnons ci-après la traduction par Anne-Marie Chenet (Stop Nogent) d’un article de Roger Moody publié par Wise-Amsterdam le 22 avril 1982 [6] :

« Scandale de l’uranium

au Niger »

 PHOTOS_ArevaauNiger

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main d’oeuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

Ce ne sont là que quelques uns des faits rapportés par un réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramen de l’émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie nord du Niger. [Le réalisateur] Christopher Olgiati est un jeune homme grand et mince, parlant avec aisance. Il n’exprime pas de griefs particuliers contre le gouvernement militaire du Président Kountché: de fait il le défend contre l’accusation qui s’est répandue selon laquelle le gouvernement aurait permis aux Libyens de détourner le minerai d’uranium. (Olgiati pense que c’est peut-être une désinformation qu’a fait courir la CIA).

Pour ce que j’en sais Chris Olgiati peut très bien être un défenseur de l’énergie nucléaire. Mais ce qui l’a choqué lors de sa visite durant dix jours de cette région uranifère, une des plus importantes de la planète, ce sont les conditions de vie de la main d’oeuvre locale. Et le contraste avec celles des Français qui occupent les postes de direction.

« Arlit est absolument au milieu de nulle part » m’a-t-il dit dans une interview en exclusivité.  » C’est une oasis artificielle construite selon le modèle colonial. Elle a sa propre ville-dortoir avec supermarchés, courses de chevaux, produits de luxe importés de la métropole. Un incroyable choc culturel si l’on compare avec les travailleurs nomades ». Selon Olgiati c’est la main d’oeuvre nomade qui vient vers la compagnie plutôt que l’inverse. Souvent les nomades ne restent pas plus d’une semaine, prennent leur paie et s’en vont. Certains ne restent qu’une journée. « C’était la grande récrimination française » dit Olgiati, « les ouvriers ne font juste que passer ».

« Il va de soi que les Français n’informent pas les indigènes qu’ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n’entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu’il soit est impensable ».

« Un sympathique directeur d’Arlit nous a concédé que les nomades travaillaient dans l’ignorance absolue de ce qui pouvait leur arriver dans vingt ou trente ans ». Il y a de grandes mines souterraines à Arlit que l’équipe de la télévision a visitées:

« Une journée sous terre était plus qu’assez » a commenté Olgiati. « Le renouvellement d’air semblait correct mais le bruit du forage était insupportable. Je n’ai vu personne porter de masque. Les mineurs remontent des galeries en fin de journée recouverts de poussière radioactive de la tête aux pieds ». Arlit n’est pas la seule mine d’uranium du Niger mais elle a été la première et elle reste la deuxième en importance. La production commerciale a démarré en 1971 – la production a été de 1900 tonnes en 1980. La teneur moyenne en uranium est actuellement de 0,25% mais en 1978 elle atteignait les 3%. Si l’on se réfère au terrible taux de mortalité parmi les mineurs des mines de Kerr McGee dans les années 50-60 (et leurs conditions de travail étaient probablement meilleures qu’ici) cela signifie que les Français ont signé l’arrêt de mort de milliers de Nigériens dans les années à venir.

Seulement le tiers du consortium SOMAIR d’Arlit appartient au gouvernement nigérien. La COGEMA (filiale du CEA, Commissariat à l’Energie Atomique) en détient 27% tandis que la société IMETAL en détient aujourd’hui 19% à travers la compagnie française MOKTA. L’autre géant français de l’uranium MINATOME détient 8% des actions. Des parts moindres sont détenues par Urangesellschaft (6,5%) ouest-allemande et la société italienne AGIP (6,5%) (e). Mais la direction est solidement tenue par les Français. « J’ai eu l’impression d’être en première ligne » dit Olgiati.

« Arlit est très important pour les Français. Ils ont une station émettrice très puissante qui communique directement avec la France et ils ont littéralement haï qu’il y ait une équipe de télévision ici ». L’uranium du Niger est non seulement indispensable au programme électronucléaire massif de la France mais aussi à sa production d’armement (…). L’uranium est transporté vers le monde extérieur par camions vers le Bénin et aussi vers la Lybie par Agadez à 250 km au sud-est d’Arlit où l’avion prend la relève. Chaque convoi est gardé sévèrement mais des accidents et des déversements de « yellowcake » sont chose courante. « Il y a toutes sortes d’histoires qui circulent au sujet de déversements d’uranium hors des camions et qui contaminent les réserves d’eau » dit Olgiati.

Cependant, le plus grand danger est la mine elle-même. Ici, des gens parmi les plus pauvres de la planète travaillent dans un environnement parmi les plus mortels qui soient pour fournir l’énergie aux norias de trains mus à l’électricité des nations les plus riches et alimenter leurs bombes en combustible. Ils sont maintenus dans l’ignorance totale des conséquences de leur travail et lorsqu’ils mourront leur corps ne sera même pas soumis à la formalité d’un examen post-mortem [autopsie]. Il serait difficile de trouver un exemple plus frappant de néo-colonialisme rampant.

Remarque : Ce scandale des conditions de travail des mineurs d’uranium africains n’a jamais fait partie des préoccupations syndicales en France. Ni d’ailleurs des ONG comme Médecins du Monde que nous avons essayé de sensibiliser à ce problème, mais sans succès [7].

Ceci n’est pas étonnant puisque même en France les syndicats des mineurs d’uranium ne se sont guère intéressés à l’excès de mortalité par cancers chez les mineurs d’uranium en particulier par cancers du poumon. Bien plus, ils ont contribué à masquer le problème comme en témoigne le fait que la réunion sur le thème des déchets miniers et de la surmortalité par cancer chez les mineurs d’uranium [8] n’a pu se tenir à Bessines le 16 décembre 1993 que sous la protection des gendarmes pour empêcher l’intervention violente des dirigeants syndicaux (CGT) qui voulaient casser le matériel de projection de Thierry LAMIREAU.

Bella BELBEOCH

Lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°95.

Références:

[1] COGEMA: Compagnie Générale des Matières Nucléaires, dont la présidente était Anne Lauvergeon (ancienne sherpa de François Mitterrand). Dans le cadre de la réorganisation de la filière nucléaire, création le 3 septembre 2001 par CEA-Industrie, Framatome et COGEMA, du groupe AREVA dont le directoire est présidé par Anne Lauvergeon. Dans AREVA: un pôle nucléaire avec COGEMA et Framatome ANP – Framatome Advanced Nuclear Power Inc.- (66% Framatome et 34% Siemens) et un pôle « technologie de l’information et de la communication » avec FCI (Framatome connections international) et ST Microelectronics. [Framatome ANP est très présent aux USA, entre autres pour assurer la maintenance des réacteurs]

[2] La Montagne, 7 sept. 2002 « La Cogéma mise en examen »

[3] Thierry LAMIREAU, 6 bis, route de la FULY 74150 RUMILLY. Uranium en Limousin, film/vidéo de 37 mn, 1ère version 1993, Copyright Thierry LAMIREAU 1995.

Plusieurs fois primé (entre autres): Mai 1994 2ème prix au Festival Audiovisuel des Cultures Minorisées d’Europe.Septembre 1994 « Meilleure oeuvre vidéo » 5èmes rencontres de l’Image-Nature et Environnement, Martigues. Novembre 1994 1er prix catégorie « amateur », Rencontres Documentaires Traces de Vie à Vic le Comte/Clermont-Ferrand. Mars 1995, Prix du Ministère de l’Environnement au Festival Eurorégional du Film d’Environnement de Roubaix. Projeté dans plusieurs festivals dont le Festival du Film Scientifique de Palaiseau (Novembre 1995) et le festival « Territoires en Images » (Institut de Géographie, Paris, Mars 2002).

[4] Amis de la Terre Limousin et Marche, APMA Association de la Protection des Monts d’Ambazac, ALV les Amis du Limousin Vert, APPSP Association pour la Protection du Pays de Saint-Pardoux, AICIN Association Intercommunale d’Information sur le Nucléaire, ADEMAU Association de Défense des Monts d’Auriat, CRIIRAD Marche-Limousin, CLAN Collectif Limousin pour une Alternative au Nucléaire, CLADE Coordination Limousine Anti-Déchets Radioactifs, ADEPAL Association de Défense du Pays Arédien en Limousin. Il en manque peut-être !

[5] En région parisienne, à l’usine du Bouchet (CEA) les murs de certains laboratoires étaient devenus jaunes-orangés, comme les poudres d’uranates traités… N’étant pas d’une santé florissante les travailleurs du Bouchet ont eu du mal à se recaser pour raisons médicales dans les centres CEA après la fermeture de l’usine en 1971 et certains devaient être licenciés ce qui est apparu comme le début d’une campagne plus générale de licenciements prévus par l’administration du CEA qui a entraîné une riposte du personnel (« Non à la politique du citron pressé, non aux licenciements »), les syndicats ont appelé à la grève le 5 mai 1971, largement suivie à Saclay.

Il n’y a pas eu d’étude épidémiologique sérieuse des travailleurs du Bouchet. Obtenir la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux morts par cancer est un véritable parcours du combattant. En 1990 la décontamination du site n’était toujours pas terminée et suscita de multiples protestations d’habitants du voisinage (Ballancourt, Itteville, Vert-le-Petit) en particulier des Amis de la Terre. Le Parisien des 28-29 avril 1990 titrait « Essonne : 20 000 tonnes de déchets nucléaires dorment près de Paris ».

[6] WISE-Amsterdam, Number 134.967, 22.4.82 (WISE, World Information Service on Energy). Nous remercions Wise-Amsterdam pour nous avoir retrouvé ce document de 1982. (En 1982 Roger Moody habitait Londres. Militant très actif il a, entre autres, fondé un groupe de recherche et d’action en faveur des minorités indigènes coloniales, il collaborait à Wise-Amsterdam, et devait se rendre en Australie visiter une mine appartenant à COGEMA).Wise publie désormais un bulletin Nuclear Monitor conjointement avec Nuclear Information and Resource Service (NIRS, Washington- USA). Contact: WISE Amsterdam, PO Box 59636, 1040 LC Amsterdam, http://www.antenna.nl/wise

[7] Lors de cette rencontre le 12 mai 1987 avec plusieurs membres de Médecins du Monde (le président était à l’époque Bernard Kouchner) nous avons expliqué les problèmes liés aux mines d’uranium, l’importance des mesures de radioprotection (évidemment ces mesures ont un coût qui se répercute sur le prix de l’uranium), signalé ce témoignage paru dans le bulletin de WISE sur l’emploi d’adolescents Touareg. Nous leur avons suggéré de faire une enquête sur les conditions de travail à Arlit. Cela ne devait pas poser de problèmes car des médecins de MdM sont présents en Afrique. Aucun écho, si ce n’est qu’au cours de la discussion il est apparu qu’une des femmes présentes était descendue dans une mine souterraine d’Arlit (il y a aussi à Arlit des mines à ciel ouvert). Elle ne s’était pas inquiétée des conditions de travail mais a pali quand on a expliqué l’importance du radon et des poussières d’uranium sur l’incidence des cancers du poumon.

[8] Roger Belbéoch, « Les risques de cancer chez les mineurs d’uranium français«  La Gazette Nucléaire 129/130, décembre 1993, p.10-15. Colloque Uranium et santé, Limoges novembre 1993.

Notes:

a) Dossier: l’uranium, par Pierre-Christian GUIOLLARD http://www.minerapole.com/f_/fi_01_1.html. Jouac, la toute dernière mine d’uranium française non loin de Limoges, a fermé le 31 mai 2001. D’après la publication CEA Informations utiles, Edition 2001, la répartition de la production d’uranium en 1999 par les compagnies du groupe COGEMA (5528 tonnes) était la suivante: Afrique 58% ; Canada 32% ; Jouac 8% ; divers (USA) 2%.

b) Le « yellowcake » est un concentré issu du traitement chimique du minerai. C’est un diuranate de couleur jaune. A Bessines ces traitements étaient effectués à l’usine SIMO (Société Industrielle des Minerais de l’Ouest). C’est sous forme de « yellowcake » que l’uranium est ensuite envoyé aux différentes usines de conversion.

c) La présence d’un tel tonnage d’oxyde d’uranium appauvri sous forme de poudre n’a guère mobilisé les antinucléaires hors Limousin. Et pourtant si un avion s’écrasait sur les hangars ou si un incendie se déclarait (acte malveillant, amorçage de réaction chimique transformant UO2 résiduel en U3O8 etc.) ce serait pire que la dispersion des oxydes formés par l’impact des obus utilisés dans la guerre du Golfe et au Kosovo car, dans les hangars, c’est déjà de l’oxyde d’uranium sous forme de poudre qui se disperserait.

d) Action collective symbolique réussie à Auriat: deux forages destinés à l’étude de l’enfouissement en couche géologique profonde de déchets radioactifs sont définitivement bouchés. Il ne s’agissait pas de la COGEMA mais de forages de l’Institut de Protection et de la Sûreté Nucléaire (IPSN).

residus_Cominak AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES 

Résidus radioactifs de COMINAK à l’air libre (plus de 10 millions de tonnes), source CRIIRAD, décembre 2003.

e) D’après Wise-Amsterdam (mise à jour 2 août 2002) deux groupes SOMAIR et COMINAK se partagent l’exploitation de l’uranium au Niger dans les sites respectifs d’Arlit et Akouta et COGEMA est majoritaire: SOMAIR: 56,86% COGEMA, 6,54% Urangeselschaft Allemagne, 36,6% ONAREM Niger. COMINAK: 34% COGEMA, 31% ONAREM Niger, 25% OURD Japon, 10% ENUSA Espagnehttp://www.antenna.nl/wise/uranium/uoafr.html

A lire :

- Le dossier de la Criirad, « Niger : mines d’uranium« 


Le Limousin radioactif

Radon, un gaz mortel qui vient du sol

Les atomes du Limousin

(Thierry LAMIREAU)

Le DVD est disponible chez: 
Thierry LAMIREAU
6bis, route de la FULY 74150 RUMILLY
Tél fixe: 09 52 12 70 03   Portable: 06 32 18 94 37
Email: 
t.lamireau@free.fr

PRIX (port compris): 25 euros

THIERRY restaurant  bord du lac d'ANNECY PHOTO REDUITE pour internet OVS

Interview de Thierry LAMIREAU (au format MP3, 18 Mo)

Lire sur le Radon: Une supercherie institutionnalisée pour se refaire une virginité (document Word) Lire: Communiqué de Presse, 30 0ctobre 2008 

Les vaches pondent des oeufs
Les poules ont des dents
Les déchets RADIOACTIFS
En LIMOUSIN et ailleurs
Sont SANS DANGER
Ou comment redire quelques vérités oubliées…
 
(document Word)

Un demi-siècle

d’exploitation

de l’uranium en Limousin

ou l’histoire

d’une odieuse supercherie

Exploitation uranium à BESSINES

(Photo: Ancien site nucléaire de BESSINES en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

LE LOBBY NUCLÉAIRE

RÈGNE EN MAÎTRE

Depuis l’après-guerre, le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) puis ensuite la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) ont toujours eu un comportement de colonialiste dans les régions comme le LIMOUSIN.

On promettait que toutes les Communes allaient s’enrichir grâce à l’exploitation minière de l’uranium ; c’est désormais le contraire qui se produit d’autant plus que l’industriel se désengage de plusieurs régions françaises.

Le CEA, la COGEMA ont toujours utilisé le vieux principe de la filière du nucléaire français : « Faites-nous confiance, on s’occupe de tout. De toute façon vous n’y connaissez rien ! »

Une politique dite « d’indépendance Nationale » incluant la construction d’une force nucléaire, un choix énergétique en faveur du nucléaire a conduit la France à être pendant de nombreuses années le principal producteur d’uranium de l’Europe Occidentale.

Désormais l’on veut toujours nous « faire avaler la pilule » en prônant l’indépendance de l’approvisionnement de l’uranium alors que la COGEMA est obligée d’acheter les consciences en prenant des parts importantes de marché dans toutes les grandes exploitations minières mondiales.

Cela a généré et générera encore de longs siècles des déchets radioactifs redoutables en amont et en aval de la chaîne du nucléaire.

Il est évident que depuis 1948 le CEA et la COGEMA ont travaillé comme ils l’ont voulu, sans aucune considération de l’environnement, des travailleurs et de la population. La France est le berceau de la Démocratie, pourtant depuis les découvertes des BECQUEREL et autres CURIE le lobby nucléaire règne en Maître.

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Le point sur les mines en 1957.

 DES SIMILITUDES

ENTRE LE DIKTAT

DU LOBBY NUCLÉAIRE

ET CELUI DU FASCISME

Boues radioactives grises pour l'habitat

(Photo: boues radioactives servant de mélange au béton utilisé par les entreprises de construction en LIMOUSIN / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Rappelons par exemple que M Edouard PARKER (pro-nucléaire à souhait) fut membre du « Comité National pour l’Énergie Nucléaire », lié au « Parti Ouvrier Européen », parti d’extrême droite. Au Conseil Supérieur d’hygiène Publique de France, à l’Académie des Sciences règne toujours l’éminent cancérologue mais piètre pro-nucléaire Monsieur Maurice TUBIANA.

Il est très frappant de voir les similitudes entre le Diktat du lobby nucléaire et celui du Fascisme :

1/ « Parler à la masse et lui asséner une pâture préparée », dit GOEBBELS, pour des milliers de cerveaux simultanément.

2/ Le succès est le seul critère. Il n’y a pas de propagande bonne ou mauvaise. Il y a des propagandes qui réussissent et des propagandes qui échouent.

3/ La propagande ne distingue ni le bien du mal, ni le juste de l’injustice. N’est vrai que ce qu’on fait croire.

4/ On ne s’adressera ni à l’intelligence, ni au bon sens, moins encore à la conscience, mais à l’instinct et aux passions des foules.

5/ Les slogans les plus simples et les plus gros seront les meilleurs. « Plus le mensonge sera patent, plus le mythe sera absurde, mieux il prendra à condition d’être répété sans cesse, inlassablement. » (« Le Chercheur d’Absolu »/ Théodore MONOD page 101/ Éditions « LE CHERCHE MIDI Éditeur »). M Maurice TUBIANA ne se gène pas, lors de ses conférences, pour donner en exemple… M GOEBBELS. On pourrait continuer longtemps ainsi avec d’autres personnalités du même milieu.

 L’EXPLOITATION MINIÈRE

DE L’URANIUM

ET SES NOMBREUSES

CONSÉQUENCES

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(Photo: Fûts rouillés d’URANIUM « APPAUVRI » de l’ancienne usine militaire du BOUCHET sur le site de BESSINES / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

L’exploitation minière et les nouveaux projets de stockage de matières radioactives entraînent de nombreuses conséquences:

· Pollution des eaux, de l’air et des sols.

· Accroissement des cancers ; problèmes immunitaires et dermatologiques.

· Baisse du tourisme.

· Forte dévalorisation des produits agricoles (dont les produits dits « biologiques »).

· Chute des valeurs immobilières.

· Accentuation du désert économique.

· Bref, c’est la mort annoncée d’une belle région, celle de l’arbre et de l’eau.

Depuis toujours il y a eu volontairement, de la part de l’Etat, du CEA, de la COGEMA, des différents services de l’administration, des gouvernements et politiques, une sous-évaluation des risques.

Comprenons que 50 millions de tonnes de « résidus de traitement  » 200 km de galeries, des millions de tonnes de « stériles » (économiques mais pas sanitaires) ne peuvent laisser l’environnement indemne. Les « résidus de traitement » sont des déchets radioactifs, contenant plus de 80 % de la radioactivité initiale du minerai mais surtout ayant rendu cette radioactivité susceptible de dispersion dans l’environnement contrairement à la gangue minérale d’origine. L’infiltration par les eaux entraîne les radioéléments dont plusieurs sont classés parmi les plus radiotoxiques (le radium 226 par exemple), les vents dispersent le Radon (gaz radioactif), les populations environnantes sont ainsi soumises a ce que l’on appelle des « faibles doses radioactives« .

Ignorer le risque présenté par ces doses constitue non seulement une atteinte à un environnement sain des personnes vivant près des sites, mais c’est aussi remettre aux générations futures la responsabilité de la gestion de ces sites dont la radioactivité restera augmentée pour des millions d’années.

Faut-il rappeler que le CEA et la COGEMA ont toujours indiqué : « qu’ils enlevaient la radioactivité dans le LIMOUSIN grâce à l’exploitation des mines et aux usines de traitement des minerais d’uranium ! » C’est évidemment de la propagande et surtout une contrevérité scientifique.

En LIMOUSIN, les Associations découvrent les projets et mensonges, la presse révèle (parfois) et la COGEMA en profite pour avouer ou « régulariser » avec la complicité de l’administration.

Ainsi va la transparence à la mode.

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(Photo: Ancienne mine d’uranium de MARGNAC en Haute-Vienne recouverte par la végétation près d’un chemin de randonnée ! / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Sous prétexte de ne pas affoler la population, on préfère ne pas informer et on laisse à une caste la responsabilité de décider à la place des gens et au moment où l’information vient sur la place publique, on rassure, on calme le jeu, on met en doute la bonne foi de ceux qui révèlent ces informations… et surtout on recherche en toute hâte, dans l’arsenal des textes réglementaires, l’alinéa ou la phrase dont la rédaction sera suffisamment ambiguë pour tenter de justifier l’injustifiable.

Avant 1992, la COGEMA, la DRIRE LIMOUSIN (Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement, dépendant du Préfet), les Préfets, la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), les élus disaient dans leurs communications officielles: « Il n’y a aucun déchet radioactif enfoui en LIMOUSIN ».

Dans sa lettre du 10 Juin 1998 le Directeur de l’ANDRA (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs) m’indiquait : « Nous nous sommes rapprochés de la DRIRE LIMOUSIN, de l’OPRI (Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants) et des éventuels propriétaires sur la foi de vos informations. Un premier constat s’impose: les sites que vous définissez comme contenant des déchets clandestins sont d’anciennes mines d’uranium et ne constituent pas des sites de déchets radioactifs aujourd’hui !  » (souligné par moi).

Dans ma lettre en réponse je précisais : « Pour le coup, ce que vous indiquez ici est véritablement un scoop ! « 

Et de rappeler d’une manière technique mais non exhaustive ce qui le contredisait totalement : le rapport CASTAING d’octobre 1984, le rapport CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) du 15 juin 1994 commandé par le Conseil Régional du LIMOUSIN et le Conseil Général de la HAUTE-VIENNE, le décret 66- 450 du 6 juin 1996 et ses annexes qui fixent les règles de classification des matériaux radioactifs, le rapport BARTHELEMY, le rapport DESGRAUPES, les rapports de l’OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES concernant les déchets miniers, etc.

D’ailleurs en avril 1997 la DRIRE et le Préfet indiquaient (en se contredisant par rapport à la période antérieure à 1992) dans la « Synthèse des études et expertises relatives aux anciens sites miniers de la COGEMA » à LA CROUZILLE  »Pendant la phase d’exploitation, des produits mai identifiés ont été déposés et mélangés aux résidus de traitement »… triste aveu ! quand on sait qu’un Préfet est « garant de la sécurité et de la salubrité publiques ».

 LA SITUATION RADIOLOGIQUE

DU LIMOUSIN

EST AGGRAVÉE

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(Photo: Fûts radioactifs concassés à l’abandon près d’un chemin de randonnée sur le site de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Il faut le dire franchement : la gestion morcelée et hypocrite du lourd dossier nucléaire en LIMOUSIN aggrave la situation radiologique de la Région.

Dans ce dossier, la vérité ne résulte pas d’une analyse de documents envoyés par l’administration, les producteurs ou détenteurs de déchets (à l’ANDRA) ni d’un modèle mathématique. La vérité est au bout d’une complète et minutieuse investigation sur tous les sites miniers.

Certains disent que cela aurait un coût important : ce n’est pas le problème des Citoyens à qui l’on n’a rien demandé depuis l’existence du Nucléaire en France sauf désormais de bien vouloir « s’occuper » des déchets dont l’État, l’ANDRA, les industriels, les politiques et les scientifiques ne savent que faire.

Comme je l’indiquais dans ma lettre au Directeur de l’ANDRA « Passez-moi l’expression, je crois que voir la Merde de ses yeux est très formateur surtout avec un compteur GEIGER-MULLER et des analyses des eaux, des sols et de l’air ».

Tous les « responsables » mais pas coupables doivent savoir que par leur ignorance, leur complaisance ou leur mensonge ils engagent injustement la Vie des générations Limousines futures.

Il faut rappeler ce que disait un ancien mineur de la COGEMA lors d’une manifestation de la CLADE (Coordination Limousine Anti-Déchets) devant le site nucléaire de BESSINES (87) le samedi 10 février 1996  »Vous feriez mieux de vous occuper de toutes les saloperies que la COGEMA a enfouies partout sans rien dire, notamment dans la mine des VIEILLES SAGNES« .

Sagnes_Ambazac ENVIRONNEMENT 

Photo: ancienne de la tour d’extraction du puits des Sagnes à Ambazac (Haute Vienne). Mine d’uranium exploitée entre 1952 et 1959, dépendant du siège de Fanay.

Ainsi, j’accuse personnellement tout mineur (syndicaliste ou non) de vouloir encore dissimuler les sites clandestins de stockage par omission : assainir les sites créerait de nombreux emplois pendant de longues années. Se taire c’est accepter les décès par cancers voire les leucémies comme on peut en trouver dans ces villages dits « à cancer » par les mineurs eux-mêmes !

On peut lire dans des documents de l’ANDRA (Inventaire National des Déchets Radioactifs):

« Ce qui compte avant tout, c’est la façon dont les déchets sont gérés sur place et leur environnement surveillé. Ainsi, une source radioactive « oubliée » ou « perdue », même de faible activité, est potentiellement plus dangereuse pour la Santé Publique qu’une usine où sont entreposés ou produits des déchets radioactifs sous surveillance. »

Le laboratoire de la CRIIRAD a indiqué dans son rapport sur les sites miniers « Vu les taux de radioactivité et les pollutions chimiques, radiotoxiques des eaux et des sols, les sites de la COGEMA et d’autres sont très au-dessus des lieux considérés comme INB (Installation Nucléaire de Base) »

Pour le présent, la COGEMA, laissée libre par l’administration de contrôler seule ses installations, n’a rien prévu du tout si ce n’est de « faire beau en surface »

On peut rappeler le Principe de Précaution inscrit dans le Traité de MAASTRICHT et dans la Loi française:

« Face à une incertitude scientifique ou face à des risques de dommages graves ou irréversibles, il ne faut pas remettre à plus tard l’adoption de mesures visant à prévenir la dégradation de l’environnement ».

A ce jour, toutes les plaintes déposées en relation avec ces problèmes ont été « classées sans suite » !

Les Directeurs successifs de la COGEMA en LIMOUSIN ont toujours indiqué lors de leurs visites « Portes Ouvertes » que la GARTEMPE (rivière située en aval des digues de déchets radioactifs) à Bessines (87) est le seul « Juge de Paix » ! On sait désormais que ce « Juge de Paix » indique que la COGEMA ment sur toute la ligne.

tranchee_devia_Gartempe FRANCE

L’étude CRIIRAD présente une pollution majeure des sédiments de la GARTEMPE 70 km en aval du site nucléaire de BESSINES. Sur un sujet aussi grave qui condamne l’avenir d’une région, à l’échelle de la Vie Planétaire (thorium : période de 14 milliards d’années !), la Démocratie exige que l’on prenne et que l’on respecte l’avis des populations concernées.

Il est indigne d’avoir négocié, aux dépens des habitants du LIMOUSIN, un projet au bénéfice d’une économie avide de subventions, de taxes, d’artifices, destructrice de l’équilibre du tissu social. Reboucher des mines à ciel ouvert avec de l’eau, combler les anciennes galeries de béton, boues et autres ferrailles radioactives en provenance de sites nucléaires civils et militaires, cacher avec des « stériles » des lieux suspects ne coûte pratiquement rien à la COGEMA.

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 Photo de 1994.

reamenagement_MCO_1996 IMOURAREN 

Voir cette autre photo du Puy-de-l’Age de la Cogéma.

Malheur à ceux qui reprennent gratuitement (ou pour un franc symbolique !) certains de ces terrains : toute Municipalité ou toute Association qui va posséder ces lieux va, selon la Loi, acheter un passif. Si des problèmes de gestion des sites (voire sanitaires) apparaissent par la suite ce sont ces Municipalités et ces Associations qui devront payer le prix fort. La COGEMA, de ce fait, aura fait de sacrées affaires puisque, aux yeux de la Loi, elle ne sera plus responsable.

La COGEMA annonce dans ses plaquettes de propagande en quadrichromie:  » Malgré cela, il n’a été constaté aucun impact sanitaire ». Cette entreprise prend les LIMOUSINS pour des imbéciles : la préexpertise CRIIRAD présente une pollution due à l’exploitation de l’uranium. Ce n’est pas une étude épidémiologique !

Que disent les ingénieurs de la DRIRE LIMOUSIN (cf. enregistrement d’une communication téléphonique du mercredi 19 mars 1997) ? :

« Le type de réaménagement est conforme à la réglementation. La COGEMA doit faire un autocontrôle ; elle doit prendre toutes les mesures et prendre les moyens de vérifier qu’il ne se passe rien. A la DRIRE on n’a pas beaucoup de matériels et de moyens humains pour mesurer. Réaménager un site c’est remettre ce qui était dessus. On a cassé l’équilibre d’avant, donc il faut recouvrir. En France il n’est pas interdit de rejeter des produits polluants. Il faut juste être en dessous des normes réglementaires. Si la réglementation change, on reverra les dossiers« . Belle approche des problèmes et des dossiers que celle de la DRIRE LIMOUSIN!…

 ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES,

RAYONNEMENTS IONISANTS

ET PROTECTION DES POPULATIONS

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(Photo: Détail de boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Cela m’amène à aborder rapidement le problème plus général mais essentiel des effets des rayonnements ionisants et de la protection des populations.

Il faudrait en France une étude épidémiologique autour de chaque site nucléaire civil et militaire pour bien cerner les effets liés à ce grave problème de Santé Publique.

Rendons hommage au courage et à l’honnêteté intellectuelle du professeur Jean-François VIEL pour ses travaux autour du site de LA HAGUE.

N’oublions pas le Radon (gaz radioactif) qui reste une « difficulté majeure de Santé Publique » (cf. rapport « Radon » de l’Organisation Mondiale de la Santé/1996) puisque les 3/4 des régions françaises sont concernées (cf. cartographie de l’institut de Protection et de Sûreté Nucléaire/1997).

Pour le compte de l’OMS et de l’IPSN, Madame Margot TIRMARCHE (épidémiologiste) indique une fourchette de 2000 à 7000 morts par an à cause du radon. D’autres épidémiologistes, considérant que l’on minimise volontairement les calculs, affirment que l’on pourrait aller jusqu’à 15000 décès.

Depuis 1997 le radon est inscrit sur la liste des substances cancérigènes chez les humains par l’ AGENCE INTERNATIONALE DE RECHERCHE SUR LE CANCER (IARC volume 43).

Reconnaître le risque radon

(cf. les rares interventions de l’État français)

c’est avouer l’avoir caché.

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(Photo: Diffusion d’acide sur des boues radioactives pour récupérer un peu plus l’uranium. Diffusion énorme de radioactivité sur les lieux / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Les travaux du Docteur CHAMEAUD pour le compte de la COGEMA en HAUTE-VIENNE sont clairs:

« On sait que même pour des doses faibles qui peuvent exister, dans certaines conditions, à l’intérieur des habitations, le radon et ses descendants, surtout s’ils sont associés à la fumée de tabac, présentent encore un risque. D’ailleurs, dans quelques pays, cette question déborde actuellement le cadre de la pathologie professionnelle pour entrer dans celui de la Santé Publique ». (Documents internes de la COGEMA liés aux travaux du Laboratoire de Pathologie Pulmonaire Expérimental de RAZES en Haute-Vienne/Mai 1986).

Toute dose engendre des effets : la notion de seuil n’existe pas même si les pro-nucléaires disent le contraire de manière à nous refiler désormais incognito les produits faiblement radioactifs dus aux premiers démantèlements de centrales nucléaires. L’Europe accepte désormais des seuils dits « d’exemption » permettant toute dissémination de produits radioactifs « faiblement » contaminés.

L’OPRI a, par exemple, autorisé un fabricant de laine de verre à intégrer des déchets faiblement radioactifs dans ses matériaux, d’où inévitablement une augmentation de la radioactivité ambiante dans les habitations.

Ainsi dans l’hémisphère Nord en particulier et dans la biosphère en général, toutes les activités liées au nucléaire civil et militaire ont augmenté ce fameux « bruit de fond » sur lequel se base sans cesse le Monde du lobby nucléaire pour obliger les populations à subir un niveau de rayonnements ionisants plus élevé.

Le rapport de conversion (issu de la Commission Internationale de Protection Radiologique/CIPR) de la concentration moyenne d’activité du radon à l’équilibre dans le temps, en équivalent de dose efficace annuelle indique que : 1 mSV par an correspond à 20 Bq par mètre cube (20 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube).

Même si la CIPR ne parle que « de dose efficace résultant de l’activité industrielle » l’effet reste identique sur le noyau cellulaire, l’ADN, l’ARN de tout individu même si cela est dû à la radioactivité dite « naturelle ».

Les normes de radioprotection pour le public à ne pas dépasser sont atteintes par un homme de 25 ans, de 70 kg, bien portant rien qu’en inhalation sans comptabiliser l’ingestion des descendants radioactifs de la chaîne de l’uranium.

On ne parle pas de la femme enceinte, de l’enfant ou du même homme deux ans plus tard. En France on ne fait que de vagues recommandations pour le radon. Rien n’existe dans la Loi ; de cette manière les responsabilités ne seront jamais posées.

La CIPR, l’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, L’OMS, les DIRECTIVES EUROPÉENNES, les INSTANCES SANITAIRES Françaises et l’administration sont cependant responsables et coupables puisqu’elles ne tiennent pas compte uniquement des problèmes de Santé Publique.

Dans la mise en place de ces normes recommandées et non incluses dans la Loi est intégré un rapport coût économique/Santé Publique.

Ces « responsables » refusent

de protéger les populations 

Ils protègent avant tout le Nucléaire.

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(Photo: Fûts radioactifs dans des boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

D’ailleurs l’ancien Directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants représentant la France au sein de l’AIEA (le professeur Pierre Pellerin qui avait arrêté le nuage de TCHERNOBYL aux frontières françaises !) et le Ministère de la Santé indiquent: « Pour raison d’ordre psychologique et médiatique la limite de 1 mSV serait immédiatement dépassée en cas d’incident même mineur. Or la population n’acceptera pas, en situation accidentelle, que l’on applique des normes moins sévères que celles applicables en circonstances normales ».

Puisque nous sommes en Démocratie, il y a donc culpabilité des « responsables » pour une mise en danger d’autrui mais aussi pour une abstention délictueuse (on connaît les dangers et l’on ne dit rien).

En bref : les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

D’ailleurs la courbe doses/effets n’est pas tout à fait linéaire les risques les plus dommageables pour le noyau cellulaire sont réalisés à faibles et très fortes doses. Il existe une progression plus lente à moyennes doses.

L’alibi des morts à cause du tabac ne tient pas longtemps mais les « responsables » omettent de le signaler : lorsque l’on fume une cigarette, des descendants du radon sont libérés et irradient le fumeur (polonium et bismuth), mais le dire signifierait que les faibles doses ont une action destructrice et participent aux nombreux décès annoncés (comme le goudron et la nicotine).

 LE PROBLÈME MAJEUR:

LE RISQUE

D’UNE CATASTROPHE NUCLÉAIRE

EN FRANCE

AAAAAAAAA

Les « Atomes du LIMOUSIN » sont malheureusement très présents dans la vie des gens : effets liés à l’exploitation minière de l’uranium, problème du radon, problème grave de l’irradiation médicale dont j’aurais pu parler et problème primordial qu’il faut aborder: les centrales nucléaires et notamment celle de CIVAUX à 100 km de LIMOGES.

Comme le disent Bella et Roger BELBEOCH, physiciens (cf. « SORTIR DU NUCLÉAIRE C’EST POSSIBLE AVANT LA CATASTROPHE » /Éditions « L’esprit FRAPPEUR » n°20/10F): « le problème majeur est le risque d’une catastrophe nucléaire en France ».

En LIMOUSIN il faut donc rajouter ce danger à tous les autres. Il suffit d’une seule centrale et d’une seule fois.

Je ne parle pas non plus d’une éventuelle mise en place d’un stockage « profond » à 100 km de LIMOGES (toujours dans la Vienne) des déchets hautement radioactifs dont nul ne sait que faire.

 UNE URGENCE:

SORTIR TRÈS RAPIDEMENT

DU NUCLÉAIRE

BBBBBBBB

Je rejoins donc l’analyse des BELBEOCH : sortons du nucléaire très vite avant la catastrophe car après il sera trop tard ; plus nous attendons plus nous allons droit à l’impasse, plus nous retournerons dans un nouveau cycle nucléaire.

Des décisions importantes doivent être prises en LIMOUSIN comme ailleurs mais la population n’est pas au Pouvoir et le Pouvoir n’est pas aux États mais à la « Mafia » internationale pronucléaire.

Le nucléaire est un piège. Le MOX (« mixed oxides »), l’enfouissement profond, le stockage en subsurface, la transmutation des déchets (car elle est inimaginable hors des réacteurs), affirmer que les énergies renouvelables peuvent progressivement remplacer le nucléaire sont un leurre.

 » Méfions-nous de ceux qui aujourd’hui se présentent en gestionnaires rigoureux pour demain alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’hier ».

Les « responsables » et coupables de ce Monde hyper nucléarisé paieront-ils un jour leurs crimes contre l’Humanité ?…

Thierry LAMIREAU
Auteur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

 Imouraren (NIGER):

20070403-152250.BMP

AREVA accusée de violer ses engagements

Publié par: Lamine SOULEYMANE (La Roue de l’Histoire N°628)

Les conditions d’extraction de l’uranium qui seront mises en oeuvre au niveau de la mine d’Imouraren ne sont pas celles décrites dans l’étude d’impact initiale signée entre le gouvernement nigérien et AREVA.

Telle est la substance du communiqué de presse rendu public le samedi 1er septembre 2012 par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN. En effet, la mise en commun des informations dont disposent les deux associations a permis de découvrir (…) que « le rapport de l’étude d’impact sur l’environnement (REIE) du projet d’Imouraren qu’AREVA a soumis aux autorités nigériennes et qui a fait l’objet en juillet 2008 d’un certificat de conformité environnementale délivré par l’Etat du Niger viole clairement la réglementation nigérienne en vigueur», relève ce communiqué.

Les deux ONG ont dit relever une supercherie que le géant du nucléaire civil, AREVA veut fomenter à l’insu de l’Etat du Niger. Dans son étude d’impact sur l’environnement, AREVA avait indiqué que l’uranium serait extrait des minerais selon deux techniques : 58% par lixiviation dynamique et 42% par lixiviation par tas produisant au total 245 millions de tonnes de résidus radioactifs en 35 ans d’exploitation. Toutefois, souligne ce communiqué, lors de la réunion du comité local d’information qui s’est tenue à Arlit en décembre 2011, AREVA va annoncer que l’ensemble des minerais seraient finalement traités par lixiviation en tas contrairement à ce qu’elle a pris comme engagement dans l’étude d’impact initial.

Ceci constitue une modification fondamentale du projet tout entier qui nécessite une révision de l’étude d’impact. Face aux réelles menaces que cette décision d’AREVA constitue tant pour l’environnement physique que pour la santé des populations, la Commission de Recherche et d’Information indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN a alerté le gouvernement nigérien et exigé d’AREVA une nouvelle étude d’impact environnemental pour son projet d’exploitation d’uranium à Imouraren et d’apporter des réponses précises aux questions relatives à l’impact hydrogéologique et à l’entreposage des déchets radioactifs, ainsi que les moyens de compensation pour les populations touchées.

D’ores et déjà, ce communiqué relève que des «puits sont asséchés dans l’environnement du site d’Imouraren». Selon l’étude d’impact initiale d’AREVA, «l’extraction de l’uranium d’Imouraren entraînera une forte consommation d’eau de la nappe fossile, estimée entre 12 et 13 millions de mètres cubes par an et conduira à un assèchement local des nappes du Tchirezine et du Teloua dans l’environnement proche en fin d’exploitation», précise-t-on. Pour atténuer et compenser cet impact, AREVA indiquait dans l’étude d’impact initiale que des nouvelles études hydrogéologiques allaient être réalisées. Le péril est déjà là car l’ONG AGHIRRIN’MAN a récemment constaté dans le cadre d’une visite de terrain, que de nombreux puits traditionnels utilisés par les populations locales de la région étaient asséchés.

Selon les témoignages recueillis sur place auprès des populations concernées, cet assèchement est un phénomène nouveau. En attendant de trouver une solution à ce problème, les populations sont contraintes d’utiliser pour tout besoin les eaux de surface déposées par les pluies. Un autre fait nouveau qui ne figure pas dans l’étude d’impact initiale qu’AREVA veut imposer aux populations est son intention d’amputer 450 KM2 d’espaces pastoraux pour ériger, autour du complexe industriel d’Imouraren, une zone exclusive «sanitaire» inaccessible tant aux populations qu’aux animaux. CRIIRAD et AGHIR IN MAN se sont dites convaincues que, «l’extraction de l’uranium conduira à la production de centaines de millions de tonnes de résidus radioactifs dont AREVA n’est pas actuellement en mesure de définir comment en sera garanti le confinement pendant des centaines de milliers d’années».

A l’appui de leur inquiétude, les deux ONG font cas des mines d’uranium d’Arlit exploitées par les filiales d’AREVA, où environ 45 millions de tonnes des résidus radioactifs sont actuellement à l’air libre depuis plus de 40 ans. Les poussières radioactives et le radon peuvent se disperser au gré des vents, prévient le communiqué de presse de CRIIRAD et AGHIR IN MAN.

http://www.tamtaminfo.com/imouraren-niger-areva-accusee-de-violer-ses-engagements/

Conférence de presse

CRIIRAD AGHIRIN’MAN le 12 juin 2014 au Sénat

Collaboration scientifique

Greenpeace International / CRIIRAD (06/05/2010)


Le 6 mai 2010, Greenpeace International et la CRIIRAD ont rendu publique
une étude sur l’impact de l’exploitation des mines d’uranium au Niger.

RAPPORTS SCIENTIFIQUES CRIIRAD (en français):

CRIIRAD SCIENTIFIC REPORTS (in english):

Download GREENPEACE original report (May 2010) / (English version) :

www.greenpeace.org/leftinthedust

GREENPEACE INTERNATIONAL PRESS RELEASE (English version):

http://energie-climat.greenpeace.fr/au-niger-areva-empoisonne-l-eau-l-air-et-la-terre

Archives CRIIRAD :

L’impact de l’extraction de l’uranium

au Niger :

Le discours de AREVA et la réalité du

terrain (synthèse de 2008)

Mission CRIIRAD au Niger en 2003 : visionner l’extrait du film « Nucléaire, une pollution durable » sur les conditions d’exploitation des mines d’uranium au Niger.
Réalisation : Dominique Berger ; production et co-scénario : Paul Lannoye. Date du tournage : décembre 2003.

1 / Les activités d’AREVA au Niger. L’exploitation de l’uranium (A1). (pdf – 260ko)

2 / L’ ONG de défense des droits humains et de protection de l’environnement AGHIR IN MAN demande l’intervention de la CRIIRAD.
Brefs rappels chronologiques et description des opérations d’intimidation par les exploitants et les autorités (A2).(pdf – 32ko)

3 / Principaux constats effectués par le laboratoire de la CRIIRAD à partir des campagnes de mesures

effectuées ou coordonnées par son laboratoire au Niger, de décembre 2003 à mai 2007 (mesures in situ
et analyses radiologiques en laboratoire) et de l’analyse de documents publiés par AREVA. La violation
des règles de radioprotection et la pollution de l’environnement.

moustapha_alhacen LA MONTAGNE

 Mission CRIIRAD au Niger (déc. 2003) / M. Almoustapha Alhacen, président de l’ONG AGHIR IN MAN

 ARCHIVES:

• La CRIIRAD et l’association AGHIR IN MAN renforcent leur partenariat au Niger.

30/07/2009 - Communiqué CRIIRAD

 • Des ferrailles et textiles contaminés dans le domaine public à Arlit.

31/07/2009 - Lettre de la CRIIRAD à Madame Lauvergeon


• Le charbon au service du nucléaire au Niger :
La question de l’impact des installations de la SONICHAR.

30/07/2009 - Communiqué CRIIRAD



• Soutenir les ONG du NIGER !

26/06/2006 – Communiqué CRIIRAD (word) - (pdf)


• Rapports d’enquête SHERPA et CRIIRAD sur l’impact de l’exploitation de l’uranium par des filiales du groupe Cogéma-AREVA au Niger – avril 2005.

- Invitation à la conférence de presse CRIIRAD – SHERPA
du 25 avril 2005 (word) – (pdf)

- Impact de l’exploitation de l’uranium par les filiales de COGEMA-AREVA au NIGER – Note CRIIRAD. (word) – (rtf) – (pdf)

- Rapport d’enquête SHERPA. (word) – (pdf)


• Somaïr refuse les congés qui auraient permis à M. Almoustapha ALHACEN, président de l’ONG AGHIRIN’MAN d’assister au Colloque sur la Prévention des Risques organisé par la CRIIRAD les 1 et 2 avril 2005 à Lyon.

- Echanges de courriers CRIIRAD / SOMAÏR. (word) – (pdf)

- Déclaration de M. ALHACEN diffusée lors du colloque. (word) – (pdf)


• Réaction de la CRIIRAD et de SHERPA à la mission de communication du groupe Cogéma-AREVA.

- Communiqué de presse CRIIRAD – 16 fév. 2005 (word) – (pdf)
« Communication du groupe COGEMA-AREVA sur les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger ».

- Communiqué de presse SHERPA – 16 fév. 2005. (word) – (pdf)
« Arlit (Niger) : de sérieuses interrogations sur l’origine des problèmes de santé subsistent ».


• Mission préliminaire CRIIRAD / SHERPA au Niger – décembre 2003.

- Compte rendu de mission CRIIRAD – (word) - (pdf avec photos)
- Complément photographique de la mission CRIRAD. (html)

- Communiqué de presse CRIIRAD – 18 déc. 2003. (word) (pdf)
- Communiqué de presse de SHERPA – 19 déc. 2003. (word
- Compte rendu de mission SHERPA – décembre 2003. (word)
« Pré rapport de mission à ARLIT / NIGER ».


Le Réseau Sortir du Nucléaire lance une souscription:
« Afin de pouvoir organiser une mission d’inspection indépendante des mines d’uranium d’AREVA au Niger avec des experts scientifiques de la CRIIRAD, le Réseau Sortir du nucléaire appelle les citoyens à participer à une souscription nationale. » www.sortirdunucleaire.org

Plus d’infos sur la CRIIRAD:

http://www.criirad.org

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 juin, 2014 |Pas de commentaires »

COLUCHE: TU NOUS MANQUES ! UN CLOWN ENNEMI D’ETAT. (Film de Jean-Louis PEREZ/Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

COLUCHE:

Tu nous manques !

Pour votre sécurité vous n'aurez plus de libertés

(Thierry LAMIREAU)

En ces périodes d’élections bientôt successives, il me vient en mémoire le film ci-dessous où l’on voit très clairement les techniques MAFIEUSES de nos très chers politiques, pour garder le pouvoir…quitte à éliminer physiquement les gens.

Oui, COLUCHE, tu nous manques, tu me manques.

« COLUCHE,

un clown ennemi d’état »

Mon pavé ne rentre pas dans ton urne

Un film de Jean-Louis PEREZ

-Première diffusion le 14 novembre 2011 sur France 3-

En octobre 1980 , COLUCHE annonce qu’il va se présenter à l’élection présidentielle.

« L’équipe de campagne » qui se forme est alors constituée de gauchistes ayant agité les années 70. Ce qui n’est d’abord qu’une farce ou un « coup de gueule » devient rapidement très sérieux..
Amis, soutiens, journalistes ou simples électeurs voient dans cette candidature « pour rire » un pied de nez aux candidats du système qui eux, ne semblent préoccupés que par leur propre destin..
Pourtant, cinq mois plus tard, malgré ses 16 % d’intentions de vote, le clown se retire mystérieusement.

Il n’explique rien, mais il est visiblement secoué par ce qu’il a vécu…

Cette enquête documentaire retrace cette campagne improbable durant laquelle toute la classe politique se demande si il faut rire ou au contraire s’inquiéter de la popularité du phénomène COLUCHE.

L’ex femme de l’humouriste, Véronique COLUCCI, son ami Romain GOUPIL, des politiques de droite comme de gauche racontent de l’intérieur, le raz de marée COLUCHE dans l’opinion et ses conséquences politiques..
En 1980, COLUCHE est accusé par le président Valery GISCARD D’ESTAING de « vouloir ridiculiser la république ».

Il inquiète aussi l’entourage du candidat socialiste François MITTERRAND.

Le documentaire raconte comment le clown a reçu des menaces de mort signées « Honneur de la police », un commando qui avait revendiqué l’assassinat du gauchiste Pierre GOLDMAN quelques mois auparavant..

Ce que l’on ne savait pas, c’est que les RG avaient aussi reçu pour mission secrète de décourager COLUCHE.

Aujourd’hui, un policier des RG décrit cette opération. Des témoins racontent cette guerre secrète contre les opposants « gauchistes » ou perçu comme tels. Une guerre souvent hors des clous, avec des hommes musclés, des moyens illégaux, et une avalanche de coups tordus. Un combat tissé de manipulations et d’intimidations, qu’ont mené les pouvoirs gaulliste ou giscardien contre leurs opposants…
L’enquête démontre aussi que ces méthodes ont perduré jusqu’au début des années 90, avec l’exemple du cambriolage de l’association « SOS RACISME »…
Le phénomène « COLUCHE président » a, par sa forme et son originalité, contribué à faire basculer la politique dans une ère nouvelle, celle du spectacle et de la communication.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 mars, 2014 |Pas de commentaires »

HOLLANDE, ELECTIONS MUNICIPALES: UN FALCON…OU RIEN ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

HOLLANDE,

élections municipales:

Un FALCON…ou rien !

Municipales le Président va voter en FALCON à TULLE

(Thierry LAMIREAU)

HOLLANDE:

Comme d’habitude, je ne respecte pas mes engagements

HOLLANDE monte dans son FALCON photo de Fred DUFOUR AFP

(Photo: Fred DUFOUR / AFP)

Inscrit dans un bureau de vote de Corrèze, François HOLLANDE

a utilisé le FALCON présidentiel pour aller déposer son bulletin

dans l’urne de TULLE et rentrer ensuite à PARIS !

Vote de HOLLANDE à TULLE

Le président n’a pas respecté, ce dimanche 23 mars 2014, les engagements qu’il a plusieurs fois exprimés en faveur des économies de moyens pour le fonctionnement de l’État.

Au mois d’août 2012 François HOLLANDE avait indiqué sa préférence pour le TGV lorsqu’il s’était rendu au fort de Brégançon. Le rail «correspond à mes principes», déclarait encore François HOLLANDE qui voulait alors marquer son souci d’économie.

Le voyage a coûté 9200 euros, selon une information transmise par l’Élysée au Parisien

Petit problème, ce sont de fausses informations 

HOLLANDE et son FALCON à TULLE

Pour mémoire, au soir de son élection, le président s’était déjà vu reprocher d’avoir utilisé deux jets privés FALCON 900 B pour rentrer au plus vite de la Corrèze. Coût de l’aller-retour alors évalué à 30.000 euros. au minimum.

Or, ce qui n’est pas dit, c’est qu’un avion présidentiel en vol c’est un deuxième qui le suit, des motards, un préfet, ainsi que tout le personnel habituel effectuant l’aller-retour pour ce genre de déplacement (militaires, médecin, conseillers, véhicules divers motorisés, etc)… soit près de 100 000 € au bas mot !

Et comme c’est bizarre…le député PS René DOSIERE, spécialiste de ce genre d’affaire, ne dit rien ?…

Chut ! On la ferme lorsque c’est HOLLANDE !

Les journalistes du 20h abordent-ils ce sujet ? Niet, c’est l’OMERTA.

Ce serait du plus mauvais effet entre les deux tours des élections municipales !

HOLLANDE:

HOLLANDE Je vous mens, je vous manipule et j'en suis fier avec signature Thierry LAMIREAU

Un menteur et un voleur 

de la République !

HOLLANDE est donc un MENTEUR puisqu’il n’indique pas les réels coûts (tout compris) de son déplacement aller-retour.

HOLLANDE est également un VOLEUR puisqu’il utilise les finances publiques pour son avantage personnel alors qu’il aurait bien pu prendre le train comme il aimait tant le dire dans le passé.

Un autre lui ressemble:

Nicolas SARKOZY Je vous mens je vous manipule et j'en suis fier

Rien ne change,

ils sont tous des menteurs et des voleurs

à ce niveau politique…

d’incompétence !

Et HOLLANDE se voulait « normal »…

Et SARKOZY se veut « un citoyen normal »…

Je ne dois donc pas être un « citoyen normal »…moi, Thierry LAMIREAU, professeur des écoles auprès d’enfants de maternelle.

Ces chers petits à qui je dois mentir en leur disant qu’il ne faut pas voler, qu’il faut être poli, respectueux de l’autre et accepter les différences.

Je suis donc moi aussi un comédien, je joue un rôle et je mens à des enfants de 4/5 ans futurs citoyens et électeurs !

J’ai parfois honte d’être enseignant lorsque je connais la suite de l’histoire…

Quand allons-nous les « pendre »…ces « normaux » qui nous manipulent et nous dominent ?

Ouvrez les fenêtres de la LIBERTE, vite, car ici ça pue le mensonge et la manipulation !

Vrais CITOYENS,

quand allons-nous nous révolter ?

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mars, 2014 |Pas de commentaires »

PAUL BISMUTH SARKOZY: « JE SUIS L’IMMACULEE CONCEPTION COMME MON POTE HOLLANDE » ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie)

Paul BISMUTH SARKOZY:
SARKOZY Si je perds j'arrête la politique
« Je suis l’Immaculée Conception
 
comme mon pote HOLLANDE  » !
SARKOZY l'Immaculée Conception
(Thierry LAMIREAU)
Lettre de Nicolas SARKOZY:

Une citation de PASQUA sur comment faire dans les affaires

Ce que je veux dire aux Français

La popularité de SARKOZY a reculé

J’ai longuement hésité avant de prendre la parole. D’abord parce que je sais qu’il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l’explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j’avais annoncée au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2012. Contrairement à ce qui s’écrit quotidiennement, je n’éprouve nul désir de m’impliquer aujourd’hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l’endroit des Français qui m’ont fait l’immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J’ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu’endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m’a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu’aussi loin que je m’en souvienne je n’ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…

Et pourtant, je crois qu’il est aujourd’hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c’est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l’écrit et non celui de l’image, c’est parce que je veux susciter la réflexion et non l’émotion.

Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques ? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré ? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée ? La présomption d’innocence désacralisée ? La calomnie érigée en méthode de gouvernement ? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées ?

Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C’est de moi qu’il s’agit aujourd’hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n’auront pas et n’ont pas cette chance.

Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C’est la règle démocratique. Qui d’ailleurs pourrait prétendre que je l’ai, si peu que cela soit, enfreinte ? En vingt mois, j’ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J’ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l’on me suspectait d’avoir profité de la faiblesse d’une vieille dame ! Des milliers d’articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue ? Rien, si ce n’est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J’ai eu envie de crier: «Tout cela pour cela.» Mais je n’ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J’ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.

Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d’enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n’y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n’a pas empêché des centaines d’articles à charge.

Puis l’on s’est aperçu que j’avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés ! De ce fait, je fus reconnu fautif d’un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l’histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d’euros, dont j’étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137.000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance ? Cette fois encore, je n’ai rien dit. J’ai tout accepté.

Sans l’ombre d’une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d’avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d’un virement de 50 millions d’euros ! Un détail… Après des mois d’enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n’a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d’arrivée. Toute l’accusation repose sur les témoignages «crédibles» du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd’hui le passif judiciaire.

J’ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d’un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.

Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l’a-t-il pas fait, alors même que j’étais le chef de la coalition contre lui ?

Or voici que j’apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n’ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires !

Ajoutant l’illégalité à l’illégalité, on n’hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu’aucun avocat n’a accès à la procédure ? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l’instruction ?

On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007 ! On le fait, non parce que l’on dispose d’indices, mais parce que l’on espère en trouver. Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France.

Suis-je en droit de m’interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations ? Je sais, la ministre de la Justice n’était pas au courant, malgré tous les rapports qu’elle a demandés et reçus. Le ministre de l’Intérieur n’était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on ? On pourrait en rire s’il ne s’agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l’homme a bien changé…

Heureusement, des milliers d’avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c’était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu’un avocat dans l’exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu’un journaliste. Dans la République, on n’écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l’exercice de leurs fonctions!

Mais cela n’est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d’avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c’est à pleurer d’indignation. Son «crime»: être l’ami depuis trente ans d’un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c’est que le client, c’est moi. Alors «le conseil» devient un «trafic d’influence» supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu’il n’y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu’il ait pensé à en signaler l’existence à mon avocat.

Tout ceci ne résiste pas à l’évidence. Eh bien, cela n’a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant ! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu’au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature ? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux «mur des cons», où j’occupe une place de choix ! Dois-je considérer qu’il s’agit d’un exercice serein et impartial de la justice ? Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l’un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l’appel des quatre-vingt-deux juges d’instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent ? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d’un magistrat dont le devoir est pourtant d’enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l’on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable ?

Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l’institution judiciaire, dans l’impartialité de l’immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.

Mon propos n’est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s’apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.

Aux Français qui n’ont pas voté pour moi, je demande d’oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers ?

À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n’ai jamais trahi leur confiance. J’accepte tous les combats à condition qu’ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu’aux coups tordus et aux manipulations grossières.

Je veux affirmer que je n’ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d’être en-dessous de celles-ci.
Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu’ils soient assurés que la meilleure façon de l’éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen «normal » !

Nicolas SARKOZY

(21 mars 2014)

COMMENTAIRES:

(Le souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Caricature de SARKOZY

Après la lecture de la lettre de ce cher SARKOZY, il me vient à l’esprit cette ancienne vidéo des INCONNUS:

Les Inconnus:

JT MARSEILLE

En fait, SARKOZY et HOLLANDE nous disent la même chose:

Nicolas SARKOZY Je vous mens je vous manipule et j'en suis fier

HOLLANDE Je vous mens, je vous manipule et j'en suis fier avec signature Thierry LAMIREAU

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/05/03/le-debat-hollande-sarkozy-une-prestation-pitoyable-thierry-lamireau/

SARKOZY et HOLLANDE La vie de château

SARKOZY et HOLLANDE:

Même utilisation des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

SARKOZY comme HOLLANDE ont ordonné, à travers divers conflits, l’utilisation d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI » par l’armée française notamment à l’aide des aéronefs TIGRE, MIRAGE 2000 et RAFALE.

Ils ont donc effectué des CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/03/13/journaliste-la-profession-la-plus-meprisee-de-france-a-france-inter-on-prefere-censurer-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/03/06/exclusif-thierry-lamireau-mali-une-dizaine-de-combattants-daqmi-tues-par-les-forces-francaises-avec-des-armes-a-luranium-appauvri-afpthierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/01/23/deux-operations-de-contre-terrorisme-menees-par-la-france-au-mali-les-armes-a-luranium-appauvri-ont-ete-utilisees-afp-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/25/centrafrique-le-culot-de-hollande-disant-que-lhonneur-de-la-france-est-de-sengager-face-a-des-crimes-contre-lhumanite-afp-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exceptionnel-armes-a-luranium-appauvrile-syndrome-des-balkans-elements-pour-une-approche-juridique-michele-poulain-ingenieur-detudes-au-cnrs/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exclusif-armes-a-luranium-appauvri-france-inter-la-voix-est-censuree-le-canard-enchaine-lomerta-totale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/11/exclusif-thierry-lamireau-assemblee-nationale-reponse-du-ministre-de-la-defense-sur-lequipement-du-rafale-confirmation-de-lutilisation-des-armes-contenant-de-luranium-appauvri-sans-e/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/11/24/exclusif-ce-que-hollande-et-letat-francais-veulent-cacher-photos-des-armes-a-luranium-appauvri-utilisees-au-mali-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/05/les-bombes-fournies-a-israel-et-a-la-france-par-les-etats-unis-qui-contiennent-de-luranium-appauvri-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-et-acdn/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/09/27/syrie-les-degats-que-pourraient-occasionner-les-frappes-des-occidentaux-interview-de-thierry-lamireau-par-un-media-belge-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/09/15/syrie-le-culot-de-lintervention-du-president-francais-sur-tf1-dimanche-soir-15-septembre-2013/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/09/07/syrie-exceptionnel-syrie-mali-etc-contribution-au-debat-sur-luranium-appauvri-rapport-suisse-mai-2002/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/08/25/document-tres-interessant-ce-que-les-politiques-et-les-militaires-taisent-uranium-proprietes-et-effets-biologiques-apres-une-contamination-interne-irsn-institut-de-radioprotection-et-de-surete-nu/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/08/20/uranium-appauvri-au-mali-une-reponse-de-plus-toujours-la-meme-du-ministre-francais-de-la-defense-et-de-mauvaises-questions-posees-par-les-elus-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/07/14/defile-du-14-juillet-entretien-televise-du-president-f-hollande-le-scandale-des-armes-a-luranium-appauvri-au-mali-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/07/08/uranium-appauvri-pourquoi-loms-ne-publie-pas-son-rapport-sur-lirak-christine-abdelkrim-delanne-irib/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/18/salon-du-bourget-les-petits-vendeurs-duranium-appauvri-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/02/alerte-des-aeronefs-su-25-pour-le-niger-la-france-a-participe-au-financement-certaines-armes-sont-a-luranium-appauvri-entreprises-defense-et-relations-internationales-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/02/que-cest-beau-la-guerre-au-mali-des-armes-pas-tres-propres-mais-aucune-arme-nest-propre-surtout-a-luranium-appauvri-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/04/20/exceptionnelrapport-sur-les-malformations-congenitales-a-fallujah-en-irak-apres-lutilisation-des-armes-a-luranium-appauvrihuman-rights-now-japon-azuko-ito/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/04/17/la-part-dombre-de-letat-francais-nest-pas-celle-que-lon-croit-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/21/syrie-lonu-va-enqueter-sur-leventuel-emploi-darmes-chimiques-et-que-font-les-etats-comme-la-france-lorsquils-utilisent-les-armes-a-luranium-appauvri-ats-thierry-lamireau-lesou/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/27/exclusif-mali-question-directe-au-ministre-le-drian-quant-a-lutilisation-des-armes-a-luranium-appauvri-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/19/exclusifsarkozy-en-libye-merci-a-toi-o-grand-liberateur-qui-a-arrose-notre-pays-darmes-a-luranium-appauvri-comme-hollande-au-mali-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/06/exceptionnel-uranium-appauvri-le-cri-dalarme-dun-specialiste-americain-docteur-doug-rokke-expert-de-radiophysique-medicale-aupres-de-larmee-americaine-revue-de-presse-tres-interes/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/26/la-guerre-au-mali-quelques-infos-tres-interessantes-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/21/les-reseaux-de-la-misere-journalistique-devoir-de-classe-pour-les-bons-petits-soldats-recopie-la-version-officielle/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/19/document-explosif-manuel-sur-les-principes-de-securite-de-lotan-applicable-aux-stokages-des-munitions-et-explosifs-a-luranium-appauvri/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/24/exclusif-mali-et-utilisation-des-armes-a-luranium-appauvri-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/06/assad-doit-etre-traduit-en-justice-sil-a-recours-aux-armes-chimiques-et-ceux-qui-utilisent-les-autres-armes-comme-celles-a-luranium-appauvri-thierry-lamireau/

SARKOZY adore les dictateurs !

Photos de SARKOZY avec les Dictateurs

KADHAFI SARKOZY m'a tuer

Les financements libyens de SARKOZY

SARKOZY et KADHAFI dînent ensemble

SARKOZY KADHAFI dans la presse étrangère

Les petits arrangements

de Nicolas SARKOZY

(Texte ci-dessous d’après de nombreux articles de presse)

SARKOZY l'échec Karachi, Kadhafi, Bettencourt, Sondages de L'Élysée, ...

Nicolas Sarkozy, le petit BERLUSCONI de service

Nicolas Sarkozy, gère des sujets sérieux d’une manière caricaturale. Il traite la justice comme si c’était une marionnette entre les mains du pouvoir, à la BERLUSCONI.

Claude Chabrol disait de lui : « Il est plus Michel Drucker que Hitler. Il monte le spectacle et dedans, il y’a toujours quelque chose qui nous étonne. Il fait de la France, une république très Lubitschienne.  Ce qu’il fait, pourrait se terminer par des ennuis, eux-mêmes seront comiques. Pour l’instant, on est dans le spectacle »

Une attaque de deux fondements de la République

SARKOZY et la justice

Nicolas Sarkozy, dans sa tribune publiée dans Le Figaro du 21 Mars 2014, s’attaque à deux fondements de la République : la justice et la presse.

Comme l’indique Edwy PLENEL, Nicolas SARKOZY n’hésite pas à comparer les « tactiques » du Président de la République actuel (HOLLANDE) à celles de BERLUSCONI et POUTINE, entre « justice soumise » et « presse muselée »..

Nicolas Sarkozy parle de : la République foulée aux pieds et découvre les écoutes, parle de complot politique, accuse la justice, et la police qui sont contre lui, de la fin des droits de l’Homme, insulte les juges et les policiers, Il se dit « en dessous » des lois… 

SARKOZY Chaque semaine de nouvelles vignettes dans la presse

Que disait Nicolas SARKOZY auparavant ?

  • « Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettez d’afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac ». Juin 1992, un an avant de trahir Jacques Chirac pour Edouard Balladur.
  • L’électroencéphalogramme de la Chiraquie est plat. Ce n’est plus l’Hôtel de Ville, c’est l’antichambre de la morgue. Chirac est mort, il ne manque plus que les trois dernières pelletées de terre. (1994)
  • « Tu as de la chance, Philippe, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir. » 1999, Nicolas Sarkozy, dans Nicolas Sarkozy face à Philippe de Villiers.
  • « La police, ce n’est pas du social. Vous n’êtes pas là pour arrêter les voyous, pas pour organiser des matchs de foot » Toulouse le 04 Février 2003.
  • « On va la nettoyer au Kärcher, la cité » à la Courneuve le 19 juin 2005.
  • « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien, on va vous en débarrasser.» le 25 octobre 2005 Argenteuil.
  • « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.
  • Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire. Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé. » Nicolas Sarkozy, 26 juillet 2007, Dakar.
  • « Pour être président de la République, il faut être calme … Et utiliser des mots qui ne sont ne sont pas des mots qui blessent, parce que quand  en emploie des mots qui blessent, on divise son peuple, alors qu’il faut le rassembler. » Débat de l’entre deux tours de l’élection présidentielle, le 2 Mai 2007.
  • « Casse-toi, pauv’ con ! »  Au Salon de l’Agriculture, le 23 Février 2008.
  • « Désormais, quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit » le 6 Juillet 2008 au siège de l’UMP.
  • « Si je suis élu, je me retirerai quelques jours, sans doute dans un monastère.. » Le 05 Mai 2007, il partira finalement en croisière sur le yacht de son ami milliardaire Vincent Bolloré.
  • « Marine Le Pen a le droit de se présenter, donc elle est compatible avec la République »,  24 avril 2012 Télégramme, 24 avril 2012.
  • « Je veux apporter des réponses, des réponses qu’on ne comprendra pas dans certains cercles dirigeants, des réponses qu’on va regarder avec cette méprisance, cette attitude hautaine » Le Parisien, paru le 28 mars 2012.
  • « Alors moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand je vois les milliards que gagne Clinton, moi, j’m’en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton. Cent cinquante mille euros la conférence ! » le 3 juillet 2008, Paris, dans « Sarkozy off » Le Point.

 Sarkozy et ses « potes »

SARKOZY l'Immaculée Conception

L’épisode de l’élection municipale à Neuilly en Pasqua (*), à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double », avec qui il a au moins un point commun : la multitude des affaires avec la justice, reflète l’ambition et l’obsession maladive du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Suite au décès d’Achille Peretti, d’un arrêt cardiaque, Pasqua est pressenti pour lui succéder. Mais  hospitalisé, suite à une opération. N .Sarkozy organise la prise du pouvoir municipal en magouillant avec quelques conseillers municipaux de l’époque, malgré l’intervention de Jacques Chirac.

A ce sujet, N. Sarkozy déclare   »Je les ai tous niqués !

Il déclara quelques années plus tard : « Je suis prêt à donner beaucoup. Les Français demandent de l’action, ils demandent que l’on bouscule les idées vieillies. Je n’ai pas la vocation à démonter les serrures à Versailles pendant que la France gronde » à l’adresse de Jacques Chirac qu’il compare à Louis XVI après le vote contre le référendum sur l’Europe en 2005.

Les petites « techniques »

de SARKOZY

Le faux M BISMUTH harcèle le vrai

Emmanuel Todd, disait de ce modèle : « L’habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d’un côté la haine, le ressentiment ; de l’autre la mise en scène d’actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c’est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe. » (1)

Quand à Michel Onfray, il l’a décrit par : « La pensée sarkozienne ne mériterait guère le détour tant elle est superficielle et mensongère. Mais elle nous mène au chaos. Qu’il lui ait fallu récupérer un concept d’un philosophe de gauche est le signe de la nécessité de trouver une enveloppe humaine à une politique de civilisation visant en vérité à la déshumanisation. » (2)

Au sujet de la thèse de l’identité nationale, Gérard Noisiel écrivait « Le miracle du discours sarkozyen, c’est donc de proposer une « définition » de l’identité nationale qui réconcilie la droite et la gauche. L’identité de la France, c’est Barrès et Jaurès enfin devenus amis, le chantre de l’antisémitisme cheminant bras dessus, bras dessous, sur les routes de France avec le militant des droits de l’homme. » (3)

SARKOZY « baigne »

dans de sacrées affaires

Les casseroles de SARKOZY

SARKOZY c'est le comique de la bande Le Canard enchaîné

SARKOZY Je ne suis pas un sale mec je suis pire encore

Chaque jour « une nouvelle révélation sur les affaires » qui le touchent directement ou indirectement. Ce n’est pas de l’acharnement, ni du harcèlement. La justice fait uniquement son travail.

Quelques rappels:

  • Les sondages de l’Elysée
  • L’affaire TAPIE
  • L’affaire Karachi
  • Le supposé financement libyen de la campagne présidentielle
  • L’affaire BETTENCOURT
  • Les écoutes téléphoniques

La réaction de SARKOZY

Les Affaires et SARKOZY

La victimisation  est une tactique classique tant qu’un homme politique n’est pas mis en examen ce qui est le cas de Nicolas Sarkozy et, a fortiori, condamné.

Tout en se considérant par l’allusion au « citoyen normal », il donne un message politique, il publie une tribune dont l’objectif est de créer la panique pour faire oublier les charges graves qui le menacent  tout en focalisant l’attention médiatique sur le bras de fer politique qui s’annonce. Il n’hésite pas, comme à son habitude, à mobiliser les interventions de ses amis politiques sur tous les médias pour accuser le gouvernement, les juges et la police.

Non, SARKOZY n’est pas

un « citoyen normal »

SARKOZY promène la presse en Camargue

En tant qu’ancien Président de la République, il dispose de moyens fournis par la République ce qui est, à mes yeux, absolument ANORMAL puisqu’il est théoriquement redevenu un « citoyen normal » comme il voudrait nous le faire croire !

Relire les liens suivants parus sur mon blog:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/13/nicolas-sarkozy-le-voleur-de-la-republique/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/05/04/le-meilleur-de-nicolas-sarkozy/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/08/01/invalidation-des-comptes-de-campagne-de-sarkozy-la-langue-de-bois-de-bernard-accoyer-et-lincoherence-totale-du-raisonnement-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr-afp/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/07/09/carla-bruni-sarkozy-comment-voyager-gratuitement-sur-un-vol-de-air-france-la-belle-vie-des-sarkozy-bruno-roger-petit/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/11/retour-sur-info-sarkozy-vampire-des-medias-reportage-de-alexandre-bochatay-et-sarah-perrig-television-suisse-romande-le-vrai-sarkozy-emission-90-minutes-de-canal/

SARKOZY, le type

qui se tire dans les pattes

 SARKOZY Les 15 chiffres de l'échec

Le comique est que le SARKOZY « citoyen » critique les méthodes et moyens mis en place par le SARKOZY Président !

C’est à en mourir de rire !

Un petit espoir

SARKOZY et prison

Notes:

  • (2) Concept de politique de civilisation, développé par Edgar Morin, récupéré par Nicolas Sarkozy dans ses vœux aux Français du 31 décembre 2007.

« Une politique de régression », Michel Onfray et Patrick Braouezec, Le Monde, mardi 22 janvier 2008, p. 20.

  • (3) A quoi sert l’identité nationale, Gérard Noiriel, éd. Agone, 2007, p. 87
  • (4) Dire Non : Edwy Plenel, Mars 2014. P 32.

 (*) Charles Pasqua et l’Intégrité publique:

Charles Pasqua a été l’objet de plusieurs informations judiciaires pour divers faits survenus durant sa carrière politique ou ministérielle (il lui serait reproché d’avoir profité de ses fonctions place Beauvau et dans les Hauts-de-Seine, deux lieux où Sarkozy va lui succéder, pour truquer des marchés) :

  • Affaire du trafic d’armes vers l’Angola
  • Affaire de la Sofrem
  • Affaire du casino d’Annemasse
  • Affaire du déménagement du siège d’Alsthom
  • Affaire de la Fondation Hamon (mis en examen le 23 mai 2006)
  • Dans l’Affaire Pétrole contre nourriture et selon un rapport de synthèse

(**)http://www.slate.fr/france/84531/affaires-sarkozy#écoutes :Sarkozy: la fiche d’identité de toutes les affaires en cours (19/03/2014, Slate.fr)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 mars, 2014 |Pas de commentaires »

JOURNALISTE: LA PROFESSION LA PLUS MEPRISEE DE FRANCE ? A FRANCE INTER, ON PREFERE CENSURER ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Journaliste:

La profession la plus

méprisée de France ?

A FRANCE INTER…

Logo de FRANCE INTER

on préfère CENSURER !

(Thierry LAMIREAU)

JOURNALISTE: LA PROFESSION LA PLUS MEPRISEE DE FRANCE ? A FRANCE INTER, ON PREFERE CENSURER ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES image-titre_emission

par Guillaume ERNER
du lundi au vendredi de 10h à 11h

Les français se méfient des politiques, des syndicalistes mais aussi et surtout des journalistes. De là à dire qu’il s’agit de la profession la plus méprisée de France, il n’y a qu’un pas, franchi récemment par Patrick Buisson.

Qu’est-ce que les français reprochent aux journalistes ?

Si vous avez envie de taper sur un journaliste, n’hésitez pas, appelez-nous au 01 45 24 70 00 ou commentez sur ce site et sur les réseaux sociaux nous sommes servicepublicfi.

medias%C2%A9-J%C3%A9r%C3%B4me-Romm%C3%A9 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Médias © Fotolia – Jérôme Rommé – 2014

Avec :

Jean-François KAHN, écrivain.

Céline PIGALLE, Directrice de la rédaction d’i-TELE , Directrice de l’information du groupe Canal+

Jérôme BOUVIER, médiateur de RADIO  FRANCE

Reportage: Antoine LY

Anne Hommel est conseillère en communication. Avant de lancer sa propre société « Majorelle », elle a travaillé pour le compte de Dominique Strauss-Kahn et Jérôme Cahuzac. Elle les a accompagnés au pire moment de leur vie médiatique.

L’affaire Nafissatou Diallo pour DSK, et l’affaire des comptes suisses pour Cahuzac.

A chaque fois, c’est Anne Hommel qui a géré leur communication de crise. Elle sait que son métier est souvent mal perçu. Elle a accepté de donner sa vision de son travail à notre reporter Antoine LY.

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI

Ce jeudi 13 mars 2014, à FRANCE INTER, dans l’émission « Service Public », l’on a joué à fond l’hypocrisie, le mensonge par omission et la censure.

A FRANCE INTER, le producteur-animateur Guillaume ERNER veut nous faire croire que tout peut-être dénoncé sur le thème du journalisme…sauf qu’il ne faut surtout pas parler des journalistes de FRANCE INTER.

Le journaliste Simon TIVOLLE en est l’exemple type.

Pour rappel, voyez le lien ci-dessous:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exclusif-armes-a-luranium-appauvri-france-inter-la-voix-est-censuree-le-canard-enchaine-lomerta-totale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

J’ai donc choisi d’appeler le standard de FRANCE INTER ce jeudi 13 mars à 9h27, bien avant l’émission entre 10h et 11h.

A FRANCE INTER comme dans tous les autres médias la vérité est cachée, l’OMERTA est totale quant au fait de dénoncer l’utilisation des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » par la France aussi bien avec les Présidents SARKOZY que HOLLANDE pour ne reprendre que les deux derniers.

FRANCE INTER a préféré me censurer…alors qu’elle avait une occasion unique de dénoncer l’attitude scandaleuse d’un de ses journalistes (Simon TIVOLLE) responsable des affaires liées aux armées et au Ministère de la Défense !

FRANCE INTER manipule donc les auditeurs en faisant croire que la ligne est ouverte pour « taper sur un journaliste » !

FRANCE INTER, une radio qui ne manque pas d’air…pour se taire.

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 mars, 2014 |Pas de commentaires »

AUGMENTATION AUTOMATIQUE DE 1,1% du SMIC: QUEL CADEAU, MERCI HOLLANDE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Augmentation automatique

de 1,1% du SMIC:

Quel cadeau, merci

HOLLANDE !

(Thierry LAMIREAU)

La reprise est là

1,1% d’augmentation « automatique » du smic, 9,53 euros de l’heure en paiement brut, 12 euros de plus par mois, le pouvoir d’achat est augmenté…pour sûr !

HOLLANDE est content…et les syndicats aussi.

Merci les gars, c’est formidable, la France se porte mieux !

Avec cela, le peuple doit se taire et dire merci.

Merci HOLLANDE !

Mais avec des conneries de ce genre, il ne faut pas t’étonner que les citoyens s’énervent, se révoltent et te rejettent.

Oublions vite aussi SARKOZY et « la Marine » c’est du même tonneau: une piquette imbuvable.

Quant au MELENCHON de service rien à espérer non plus: trop envahi par son ego pour penser aux autres.

Tout va bien donc puisque le smic augmente de 1,1%.

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

UMP ET PS: TU SENS LE CHANGEMENT?

UMP ET PS:

Tu sens le changement ?

UMP et PS LE CHANGEMENT

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 décembre, 2013 |2 Commentaires »
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