« FUKUSHIMA SUR MER »…LA CATASTROPHE QUE CERTAINS VOUDRAIENT NOUS FAIRE OUBLIER ! (La Parisienne Libérée et Médiapart)

 FUKUSHIMA-SUR-MER

 La catastrophe que certains voudraient nous faire oublier !

(La Parisienne Libérée et Médiapart)

L’Océan c’est tellement grand qu’un peu d’eau radioactive en plus ou en moins…

Récemment, le passage d’un typhon a été l’occasion pour la société TEPCO d’annoncer qu’elle avait déversé volontairement 1 100 tonnes d’eau radioactive dans l’océan Pacifique.

Ce matin, on apprend que TEPCO a volontairement négligé la gestion des eaux contaminées pour ne pas engager des dépenses qui auraient pu ternir son image sur les marchés financiers.

Depuis le début de la catastrophe, d’importantes quantités d’eau contaminée polluent l’océan Pacifique. TEPCO l’avait d’abord nié puis avait fini par le reconnaître. Cela n’a pas empêché la réouverture d’un certain nombre de plages à la baignade – comme à Yotsukura (Iwaki) situé à environ 40 km de Fukushima.

FUKUSHIMA-SUR-MER
Paroles et musique : la Parisienne Libérée

Votre attention s’il vous plaît,
Ici la patrouille de la plage.
À tous les vacanciers
Voici notre message :
Ne soyez pas inquiets
Le pavillon est vert
Vous pouvez vous baigner
À Fukushima-sur-Mer (bis).

Contre l’eau qui ruisselle des experts formidables
Bâtissent une citadelle avec des sacs de sable.
Il y a même un petit muret autour des réservoirs
Et pour l’éternité des citernes provisoires.
Vous êtes mal informés faut pas croire ce qu’on vous dit.
Il n’y a jamais eu de fumée, juste un peu d’eau bouillie
En même temps qu’on imbibe, on pompe jour et nuit
C’est nous les Danaïdes de la technologie !

Votre attention s’il vous plaît,
Ici la patrouille de la plage.
À tous les vacanciers
Voici notre message :
Ne soyez pas inquiets
Le pavillon est vert
Vous pouvez vous baigner
À Fukushima-sur-Mer (bis)

Un petit coup de balai sur chaque particule
Et la terre enterrée fait des petits monticules.
Les fluides radioactifs au fond des fonds marins
Deviennent inoffensifs dans les courants lointains.
Tout au long du rivage, voilà c’est résolu :
On stoppe les nuages et l’eau ne coule plus,
Oui devant vous ici nous en sommes garants
Plus jamais l’eau de pluie n’atteindra l’océan !

Votre attention s’il vous plaît,
Ici la patrouille de la plage.
À tous les vacanciers
Voici notre message :
Ne soyez pas inquiets
Le pavillon est vert
Vous pouvez vous baigner
À Fukushima-sur-Mer (bis)

Le sol de la centrale est cryogénisé
Une navette spatiale va venir la chercher.
Aucun météorite ne peut l’endommager
Car son champ magnétique fait comme un bouclier
 !
Si tout ça ne suffit pas à dépolluer la mer
C’est promis on fera Superman à l’envers.
Dans des millions d’années si vous êtes patients
Dans des millions d’années tout sera comme avant.

——

SOURCE DES CITATIONS:

S. Tanaka – président de l’Autorité de Régulation Nucléaire
http://www.youtube.com/watch?v=pG-08eh9c1U

P. Reuss – ingénieur du CEA / conseiller scientifique INSTN
http://www.youtube.com/watch?v=vvw9i3jK_4k

Euronews
http://fr.euronews.com/2013/08/12/japon-des-plages-encore-ouvertes-pres-de-fukushima/

iTélé
http://www.itele.fr/monde/video/fuite-radioactive-a-fukushima-un-incident-grave-52663

DOCUMENTS:

article Japan Times – 17.09.13
http://www.japantimes.co.jp/news/2013/09/17/national/experts-at-iaea-meet-criticize-japan-for-ongoing-problems-at-fukushima/

article Regards – 10.09.13
http://www.regards.fr/web/Fukushima-les-becquerels-dans-le,6979

dépêche AFP – 17.09.13
http://www.france24.com/fr/20130917-fukushima-rejet-deau-faiblement-contaminee-apres-le-typhon

dépêche AFP – 19.09.13
http://www.liberation.fr/monde/2013/09/19/japon-visite-du-premier-ministre-a-la-centrale-de-fukushima_933040

ARTICLES DE MEDIAPART [accès abonnés]:

TEPCO submergé par les fuites
http://www.mediapart.fr/journal/international/070813/fukushima-tepco-submerge-par-les-fuites

Portfolios d’Antonio Pagnotta
http://www.mediapart.fr/portfolios/photographe/antonio-pagnotta

Fukushima, cette crise que le monde voudrait oublier
http://www.mediapart.fr/journal/international/230813/fukushima-cette-crise-que-le-monde-voudrait-oublier

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 septembre, 2013 |4 Commentaires »

JAPON: LE GOUVERNEMENT ADORE DONNER GRATUITEMENT SA RADIOACTIVITE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

JAPON :

Le gouvernement adore partager…

sa radioactivité !

(Thierry LAMIREAU)

JAPON: LE GOUVERNEMENT ADORE DONNER GRATUITEMENT SA RADIOACTIVITE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES tokyo-2020-candidate-city

Les Jeux Olympiques au JAPON ?

Génial !…Le gouvernement japonais qui irradie allègrement son pays et la planète à travers les émissions gazeuses (dans l’air) et liquides (dans la mer) souhaiterait en rajouter encore une couche avec l’organisation des JO en 2020.

Mais d’ici là…de nouvelles CATASTROPHES seront probablement arrivées à cause des « ruines » radioactives de FUKUSHIMA ou d’un autre site nucléaire.

L’humain est tellement prétentieux qu’il a fait l’impasse sur l’idiotie et l’hérésie de vouloir construire des sites nucléaires au JAPON…pays envahi par les typhons et les tremblements de terre !

jo-de-2020-au-japon CATASTROPHES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’ homme a créé le nucléaire

et le nucléaire fera disparaître l’homme !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 septembre, 2013 |1 Commentaire »

FUKUSHIMA: TEPCO TANCEE PAR DES EXPERTS ETRANGERS POUR SA COMMUNICATION DEFICIENTE (AFP)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: TEPCO TANCEE PAR DES EXPERTS ETRANGERS POUR SA COMMUNICATION DEFICIENTE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES sigle-radioactivite

TEPCO tancée par des experts étrangers

pour sa communication déficiente

TOKYO (Japon) – Une telle communication est très mauvaise. Cela montre que vous ne savez pas ce que vous faites, a lancé dernièrement un expert américain de l’énergie atomique à la compagnie d’électricité TEPCO qui gère tant bien que mal les suites de l’accident nucléaire de Fukushima.

Dale Klein, ancien président de la Commission de Régulation Nucléaire des Etats-Unis, a vertement critiqué les responsables de Tokyo Electric Power (TEPCO) pour avoir mis des semaines avant de reconnaître que de l’eau hautement radioactive s’écoulait dans l’océan Pacifique qui borde la centrale Fukushima Daiichi ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

Cette façon de faire (concernant la gestion de l’eau contaminée) démontre des lacunes de prise de décision, a tancé ce spécialiste qui préside le Comité pour la Réforme de l’Activité Nucléaire mis en place par TEPCO pour l’aider à résoudre la crise.

Il semble aussi que vous n’ayez pas tenu les Japonais informés, s’est-il agacé, répétant lors d’une conférence de presse les propos tenus plus tôt devant la direction de TEPCO.

La compagnie a fini par avouer que de l’eau souterraine pleine de tritium, strontium, césium et autres éléments radioactifs ne stagnait pas sous terre, comme prétendu pendant des semaines, mais descendait jusqu’à l’océan.

Tout en s’excusant une énième fois pour l’accident de Fukushima qui a causé des soucis et dommages à la population, le patron de TEPCO, Naomi Hirose, a reconnu qu’il y avait eu au moins quatre occasions auparavant de soupçonner une fuite de l’eau contaminée dans la mer, mais que la décision d’annoncer cette possibilité n’a été prise qu’une fois de nombreuses données accumulées et analysées.

Je pense honteusement qu’on aurait pu le dire plus tôt, a-t-il dit.

D’après lui toutefois, la formulation de cet aveu au lendemain d’élections sénatoriales remportées par le parti pro-nucléaire du Premier ministre, Shinzo Abe, n’était qu’un fâcheux concours de circonstances.

Nous n’avons pas eu la volonté de reporter l’annonce après le scrutin, contrairement à ce que pensent certains, a assuré M. Hirose.

Les autres membres du comité ont également sévèrement mis en cause la façon d’agir de TEPCO en laquelle le public n’a aucune confiance.

TEPCO doit à l’avenir être vigilante sur sa façon de tenir la population informée, car il est à prévoir que d’autres problèmes techniques auront lieu, le démantèlement étant une tâche très complexe et qui prendra du temps, a déclaré Barbara Judge, présidente émérite de l’Autorité Nucléaire Britannique.

Pour Masafumi Sakurai, un membre japonais du comité, la tactique, erronée, de TEPCO a toujours été: tant que l’on n’a pas complètement vérifié, on ne peut pas annoncer. Mais tout en sachant (que l’eau fuyait probablement en mer) cela n’a pas été annoncé assez tôt.

Que TEPCO ait une manière peu compréhensible de présenter des faits qui changent sans arrêt n’est pas nouveau, c’est ainsi depuis les premiers heures de l’accident, confirme l’essayiste Toshi Okuyama, dans un ouvrage intitulé « Qu’auraient dû faire les journalistes ? Réponse aux critiques sur la couverture de l’accident de Fukushima. »

Selon lui, la transmission des informations de TEPCO à la presse est passée en permanence par tant de bouches et oreilles, des entrailles de la centrale en péril jusqu’au siège de TEPCO à Tokyo, que le résultat, résumé par les médias, ressemble à du téléphone arabe: inintelligible.

La sagesse voudrait, selon lui, que la compagnie publie tous les éléments dont elle dispose sur un problème donné afin de permettre un jugement extérieur et une confrontation plus large d’avis.

Le cas symptomatique de l’eau contaminée n’est qu’un exemple parmi d’autres. Ces derniers jours encore, TEPCO s’est perdu en conjectures autour d’un problème de vapeur qui apparaît et disparaît au-dessus du bâtiment éventré du réacteur 3, le plus gravement atteint. Un jour il s’agit d’eau de pluie qui s’évaporerait, le lendemain d’une émanation résultant des injections d’azote dont une partie n’irait pas à l’intérieur de l’enceinte de confinement.

La vérité est que TEPCO n’en sait rien !

Ils devraient avouer quand ils ne savent pas, insiste M. Okuyama, un avis que partage M. Klein.

(©AFP)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 août, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: TEMOIGNAGE DE TOYOHIRO AKIYAMA, PREMIER COSMONAUTE JAPONAIS (Tiré du web-documentaire « Au-delà du nuage »)

Le premier cosmonaute japonais

tire les leçons de Fukushima

FUKUSHIMA: TEMOIGNAGE DE TOYOHIRO AKIYAMA, PREMIER COSMONAUTE JAPONAIS (Tiré du web-documentaire

Toyohiro Akiyama, premier cosmonaute japonais aujourd’hui reconverti dans l’agriculture biologique, tire avec humour et perspicacité des leçons de Fukushima et des réactions des autorités et des médias. Une vidéo tirée du web-documentaire « Au-delà du nuage ».

Agriculteur à Fukushima, ex cosmonaute et journaliste TV / Farmer in Fukushima, ex. cosmonaut and TV Journalist / 日本人初の宇宙飛行士、ジャーナリスト
First Japanese civil cosmonaut in space in 1990, ex-journalist and TBS producer turned organic farmer in Fukushima in 1995. After closing down his house located 19 miles from the plant and having stopped his farming, he took shelter in Kyoto in December 2011. He was invited to give lectures on farming and « close nature » at the Kyoto Art and Design university.
FR
Premier cosmonaute civil japonais dans l’espace en 1990, ancien journaliste et producteur de la Télévision TBS devenu fermier bio à Fukushima en 1995. Après avoir fermé sa maison à 32 km de la centrale et arrêté ses cultures, il s’est réfugié à Kyoto en décembre 2011. Il a été invité à donner des cours sur l’agriculture et la « nature proche » à l’Université d’Art et de Design de Kyoto.
日本
日本人初の宇宙飛行士、ジャーナリスト、TBSテレビのプロデューサーでもあった。1­995年に福島県で無農薬農業をはじめていたが、現在は京都に避難し京都造形大学で農­業・みじかな自然を教えている。
京都, 2012年4月22日
—————————————-­—-
Interview conducted by Keiko Courdy for 霧の向こう*AU-DELA DU NUAGE°Yonaoshi 3.11_ Japan Webdoc project in Kyoto on April 22, 2012
All rights reserved – Copyrights KI 2013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 2 août, 2013 |Pas de commentaires »

LA MUTATION INQUIETANTE DES FRUITS ET DES LEGUMES DANS LA REGION DE FUKUSHIMA…ET CHEZ LES HUMAINS ? (Gentside)

Et chez les humains ?…

LA MUTATION INQUIETANTE DES FRUITS ET DES LEGUMES DANS LA REGION DE FUKUSHIMA...ET CHEZ LES HUMAINS ? (Gentside) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushimaUne tomate exposée aux radiations de Fukushima

Cet épis de maïs a une forme anormale depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Exposé aux radiations de Fukushima, ce radis a pris la forme d'une main

Exposé aux radiations de Fukushima, ce concombre a une pousse étrange

Cet homme tient dans ses mains des aubergines exposées aux radiations de Fukushima

Après son exposition aux radiations de Fukushima, cette mandarine a pris une teinte assez étrange

Le fruit local, la plaquemine, a vu son volume quadrupler depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Ce grain de blé a pris une forme étrange depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette salade a triplé de volume

Ces pêches sont comme des soeurs siamoises depuis qu'elles ont été exposées aux radiations de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette grappe de cerises ne présente pas un ou deux fruits mais au moins cinq

Ces fleurs poussent les unes sur les autres après l'incident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Cette fleur de pissenlit présente une forme étrange depuis le sol de Fukushima est exposé aux radiations

Une des fleurs de ce tournesol a poussé sur une autre depuis l'incident de Fukushima

Après l'incident nucléaire de Fukushima, cette rose a pris une forme bien singulière

Un bouton d'or à la forme bien spécifique a poussé après l'incident de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette plante a étrangement poussé

Les radiations nucléaires de Fukushima ont transformé le génome de cette grenouille. Elle n'est plus verte mais bleue claire

Source: Gentside

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DE LA VAPEUR S’ECHAPPE DU BÂTIMENT DU REACTEUR 3…CAUSE INCONNUE ! (AFP)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DE LA VAPEUR S'ECHAPPE DU BÂTIMENT DU REACTEUR 3...CAUSE INCONNUE ! (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa4

De la vapeur s’échappe du bâtiment du réacteur

3, cause inconnue…

TOKYO (Province de Tokyo) – De la vapeur a été vue, jeudi matin 18 juillet 2013, s’échappant du bâtiment du réacteur numéro 3 de la centrale atomique ravagée de Fukushima, a indiqué l’opérateur du site qui ignorait toujours plusieurs heures plus tard l’origine de ce nouvel incident.

C’est un mince filet (!) qui s’échappe, ce n’est pas un nuage, a expliqué à l’AFP un porte-parole.

Cette vapeur a été aperçue à 8H20 locales (mercredi 23H20 GMT) apparemment en provenance d’une piscine de stockage de matériel au 5e et dernier niveau du bâtiment du réacteur numéro 3, a précisé la compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO) dans un bref courriel, sans plus de détails.

Le dégagement a été repéré via une caméra par du personnel d’une entreprise tierce. Les instruments de mesure de radioactivité alentour n’ont pas montré de changement significatif, selon la même source.

Ni la température du réacteur, ni les mesures des systèmes de contrôle de radioactivité ne se sont élevées. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une situation d’urgence, mais nous continuons d’enquêter, a encore précisé à l’AFP le porte-parole ajouté.

Nous avons l’intention d’effectuer des mesures de radioactivité au-dessus du bâtiment du réacteur ainsi que des prélèvements de poussière à proximité, a ajouté TEPCO dans un deuxième courriel.

Le refroidissement du réacteur et de la piscine attenante de désactivation du combustible usé se poursuit normalement, a simultanément assuré la compagnie.

Le réacteur 3 est un des trois de la centrale (sur six) dans lesquels le combustible nucléaire a fondu après le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011. C’est sans doute le plus endommagé de l’ensemble, car il a aussi subi une explosion d’hydrogène qui a soufflé le toit du bâtiment mi-mars 2011, laissant une partie des installations à l’air et des monceaux de détritus au-dessus.

Il règne en outre à proximité de ce réacteur qui fonctionnait au MOX (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) un très haut niveau de radioactivité qui ne facilite pas les interventions.

L’incident encore inexpliqué de jeudi rappelle une fois de plus que la situation reste instable dans cette centrale en péril, même si elle est considérée comme étant « sous contrôle » depuis décembre 2011, lorsque les autorités ont décrété que les six réacteurs étaient en état dit « d’arrêt à froid. »

Depuis, quelque 3.000 travailleurs continuent chaque jour de préparer le démantèlement, un chantier de 40 ans, tout en se démenant face aux multiples avaries qui se déclenchent presque quotidiennement, tant est vulnérable le site qui continue de dégager des éléments radioactifs sous plusieurs formes.

TEPCO et les entreprises impliquées dans cette crise font notamment face à de très gros problèmes d’eau contaminée, d’une part celle issue de l’arrosage continu qu’il faut stocker dans des citernes et décontaminer, et d’autre part celle qui s’est accumulée en sous-sol et est soupçonnée de s’écouler dans l’océan Pacifique voisin.

Depuis des mois, des experts demandent que soient prises des mesures pour fiabiliser les équipements vitaux qui ont été mis en place dans l’urgence dans les premiers mois de crise. 

Des transformateurs et distributeurs électriques sont encore dans des camions à proximité des bâtiments, à la merci de nouveaux caprices de la nature ou de l’appétit des rats qui ont envahi le site. 

Mi-mars, un de ces rongeurs avait causé un court-circuit et entraîné une panne qui avait paralysé durant près de 30 heures une partie des systèmes de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé, provoquant le plus grave incident recensé depuis fin 2011.

(©AFP / 18 juillet 2013 05h07)

 Fukushima:

Nouvelle émission de vapeur

autour du bâtiment 3

TOKYO (Province de Tokyo) – Une nouvelle émission de vapeur, la deuxième en une semaine, a été détectée, mardi matin 23 juillet 2013, autour du bâtiment du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé la compagnie exploitante TEPCO. 

La vapeur a été aperçue autour du cinquième étage du bâtiment éventré vers 09H00 du matin (00H00 GMT), a précisé Tokyo Electric Power (TEPCO).

La compagnie a précisé que les mesures effectuées n’avaient révélé aucune augmentation d’émanations radioactives, ajoutant que de l’eau de refroidissement continuait d’être injectée dans le réacteur de ce bâtiment et dans sa piscine de stockage du combustible.

Jeudi dernier, un filet de vapeur s’était déjà échappé toute la journée du même bâtiment du réacteur 3, le plus endommagé des six de la centrale Fukushima Daiichi. Il avait disparu vendredi.

TEPCO avait indiqué que ces rejets pourraient être dus à l’évaporation d’eau de pluie, et qu’aucune élévation de la radioactivité n’avait été constatée, pas plus qu’une quelconque augmentation soudaine de température dans la cuve du réacteur.

Par ailleurs, TEPCO a reconnu lundi pour la première fois que des eaux souterraines radioactives accumulées au pied de la centrale accidentée s’étaient écoulées dans l’océan Pacifique voisin.

La compagnie avait annoncé début juillet que de fortes doses d’éléments radioactifs toxiques avaient été détectées dans ces eaux souterraines, mentionnant notamment une multiplication par 110 du niveau de césium 134 mesuré dans un puits de prélèvement entre les réacteurs et la mer.

Elle avait soutenu dans un premier temps que ces eaux polluées avaient été largement contenues par les bases en béton et armatures en acier des fondations de la centrale, semblant écarter au départ une diffusion massive dans la mer.

La centrale Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo, a été ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011: du combustible a fondu dans trois des six réacteurs du site, d’où la présence de nombreux éléments radioactifs aux alentours.

(©AFP / 23 juillet 2013 09h43)  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DES ELEMENTS RADIOACTIFS A NOUVEAU DECOUVERTS DANS L’EAU (ATS)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DES ELEMENTS RADIOACTIFS A NOUVEAU DECOUVERTS DANS L'EAU (ATS) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa2

Des éléments radioactifs

à nouveau découverts dans l’eau

De très fortes doses d’éléments radioactifs toxiques ont de nouveau été détectées dans les eaux souterraines accumulées au pied de la centrale nucléaire de Fukushima, selon l’opérateur japonais TEPCO. Les analyses ont permis d’établir la présence de tritium à des doses dix fois plus élevées que le taux limite admis.

« Selon les échantillons analysés le 5 juillet 2013 (…), nous avons détecté un niveau record de 600 000 becquerels par litre » de tritium, dix fois supérieur aux recommandations gouvernementales de 60 000 becquerels par litre, a indiqué samedi Tokyo Electric Power Co (TEPCO) dans un communiqué.

« Nous poursuivons nos efforts pour empêcher que la pollution prenne de l’ampleur (…) et allons renforcer tout le processus de contrôle », a promis l’opérateur.

Fin juin 2013, TEPCO avait annoncé avoir mesuré un niveau de 3000 becquerels par litre pour les éléments radioactifs produisant des rayons béta, comme le strontium 90, dans le liquide extrait d’un nouveau point de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer. A ce moment-là, il avait constaté la présence de tritium à un niveau huit fois supérieur à la dose autorisée.

Ces substances radioactives s’étaient échappées des réacteurs de la centrale de Fukushima, ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Elles avaient ensuite pollué les eaux souterraines.

(ats / 07.07.2013 12h44)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

UNE SUBSTANCE NUCLEAIRE TRES TOXIQUE DANS LES EAUX DE FUKUSHIMA (ats)

Une substance nucléaire très toxique

dans les eaux de Fukushima

UNE SUBSTANCE NUCLEAIRE TRES TOXIQUE DANS LES EAUX DE FUKUSHIMA (ats) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa23

Des taux de plus en plus élevés de strontium 90 ont été détectés dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé la société japonaise qui gère le site. Le strontium 90 est considéré comme une substance radioactive très toxique.

Le strontium 90 est un dérivé de la fusion de l’uranium et du plutonium dans les réacteurs nucléaires et les armes atomiques, indique le site de l’Agence de Protection de l’Environnement Américaine.

La présence de cette substance a été découverte alors que Tokyo Electric Power (TEPCO) a demandé l’autorisation de déverser dans l’océan Pacifique l’eau contaminée présentant de faibles taux de radiation, faute de place pour continuer à la stocker.

« L’eau contaminée ne doit pas être déversée dans l’océan », a aussitôt réagi Michiaki Furukawa, ingénieur nucléaire et professeur émérite à l’Université de Nagoya. « Il doivent la stocker à un endroit où elle ne peut pas s’écouler hors de la centrale. »

Multiplié par 100

Les tests régulièrement effectués sous le réacteur numéro deux de la centrale ont montré que le taux de strontium 90 avait été multiplié par 100 au cours des six derniers mois, a indiqué le directeur général de TEPCO. Ce taux est passé de 8,6 becquerels par litre en décembre 2012 à 1000 becquerels en mai 2013, a-t-il précisé, soit un taux plus de 30 fois supérieur à la limite tolérée (30 becquerels).

Des taux élevés de tritium, une substance moins toxique, ont également été détectés, a ajouté le directeur. Fin mai, ces taux étaient plus de huit fois supérieurs à la limite autorisée (500’000 becquerels contre 60’000).

Nouvelles normes de sécurité

TEPCO a constamment révisé à la hausse ses évaluations initialement rassurantes sur les taux de radiation et autres problèmes rencontrés à la centrale de Fukushima-Daiichi après la catastrophe.

Par ailleurs, l’autorité japonaise de régulation nucléaire a officiellement validé les nouvelles normes de sûreté des réacteurs et décidé d’avancer au 8 juillet 2013 au lieu du 18 leur entrée en vigueur, une accélération dont veulent profiter les compagnies.

(ats / 19.06.2013 11h13)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 juin, 2013 |Pas de commentaires »

ECRASONS L’INFÂME ! (Michel SANTI / http://www.gestionsuisse.com)

Ecrasons l’Infâme! 

ECRASONS L'INFÂME ! (Michel SANTI / http://www.gestionsuisse.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa21

Immeubles de Shinjuku, un des principaux quartiers d’affaires de Tokyo.

(Michel SANTI)

Remarquable! Pour son premier exercice depuis 2008, le géant japonais SONY a été en mesure (au 31 mars 2013) de boucler une année fiscale profitable.

Confiance des consommateurs nippons en nette amélioration, hausse significative de la production industrielle et secteur du bâtiment et du marché immobilier en plein redressement, sont autant de signaux qui témoignent du redressement économique de cette nation. Suite à l’avènement du nouveau Premier Ministre en janvier dernier, Shinzo Abe, qui a immédiatement mis en place des réformes qualifiées de « Rooseveltiennes » par Ben Bernanke, Président de la Réserve Fédérale Américaine.

En réalité, c’est tout un contient qui bouge sous l’impulsion de M. Abe puisque la Corée, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, l’Australie et même la Chine ont tous décrété une politique expansionniste (baisses de leur taux d’intérêt) dans un souci de ne pas trop perdre en compétitivité face au Japon. La plate-forme de Shinzo Abe consiste précisément en une création monétaire intensive autorisant la relance des exportations japonaises. D’où ce programme de stimuli destiné à doubler la base monétaire en deux ans !
Car contrairement au dogme défendu par les forcenés de la rigueur, il est tout à fait possible – et même souhaitable – de stimuler monétairement et fiscalement son économie tout en entreprenant des réformes structurelles à long terme. C’est en effet lorsque le système est bien irrigué que certaines décisions délicates sont susceptibles d’être mieux acceptées par une population consciente de certains sacrifices en échange de ces injections de liquidités. Planche à billets et réformes en profondeur ne sont donc en rien incompatibles, et c’est précisément les enseignements qu’il est possible de tirer de certaines mesures emblématiques du nouveau Gouvernement japonais qui revoit en profondeur son réseau de distribution électrique, ou qui met en place une vraie politique contre la discrimination des femmes.

La séquence de l’arrivée au pouvoir de cet homme peu conventionnel, comme du changement radical d’approche pour remédier à ce mal endémique qu’est la déflation, ne doit du reste rien au hasard, suite au tsunami et à la montée en puissance chinoise ayant détrôné le Japon de son rang de deuxième puissance économique mondiale. En outre, pour la première fois depuis 1980, la balance commerciale de ce pays fut déficitaire en 2012 !
C’est bien avant que notre monde occidental ne sombre – dès 2007- que la répétition générale de notre crise économique fit des ravages dans ce pays. Tardives et timorées furent pourtant les réactions et mesures des gouvernements qui s’y succédèrent depuis l’implosion – au début des années 90 – de ses marchés immobilier et boursier. Bridés par le dogme néo-libéral qui considère les déficits à l’égal de l’Antéchrist, les dirigeants nippons commirent systématiquement l’erreur puérile de réduire leurs dépenses publiques avant que la reprise économique en cours ne soit suffisamment solide. Pour laisser la place à un régime chronique déflationniste qui devait régner en maître dès la fin des années 90.

Les fondements de cette nouvelle politique japonaise audacieuse consistent donc à induire une reflation salutaire dans l’économie grâce au levier de baisses de taux quantitatives dignes de ce nom. En sortant au passage sa banque centrale de sa léthargie. En effet, pourquoi préserver l’indépendance de banquiers centraux – personnages qui se retrouvent à des postes stratégiques sans bénéficier du suffrage populaire – si ceux-ci refusent de mettre leurs munitions à disposition de la croissance économique, sous le prétexte fallacieux de la lutte contre l’inflation ? Comme la politique monétaire d’une nation ainsi que le niveau de sa monnaie nationale doivent être mis au service de l’activité et de l’emploi, il est donc naturel que ce soient les dirigeants politiques – élus – qui en aient le contrôle.
Certes, les banques centrales de nos pays occidentaux peuvent-elles se targuer d’une victoire totale sur le front de la lutte contre l’inflation ces trente dernières années. Si elles ont en effet pu maintenir avec succès les salaires bien en dessous de la productivité, leur performance en matière de lutte contre les récessions sur cette même période laisse en revanche largement à désirer.

Ce bilan en demi-teinte – résultat d’une stratégie sciemment appliquée – s’est donc traduit par une tendance lourde d’augmentation du chômage au sein de nos sociétés occidentales. Solidement ancré dans les mentalités, conditionnant les actions et réactions de la quasi-totalité de la masse salariale, le chômage élevé a donc pu insidieusement s’installer dans nos mœurs, comme une nouvelle « normalité ». Pour des banques centrales dont l’objectif ultime est la maîtrise des pressions inflationnistes, reconnaissons-le, le plein emploi n’est certainement pas la panacée ! En effet, un taux de chômage bas incite souvent les travailleurs et les salariés à faire jouer la règle de l’offre et de la demande, c’est-à-dire à réclamer des augmentations de salaire. D’où une accélération de l’inflation. Les banques centrales ne le reconnaîtront jamais, mais voilà pourquoi elles ont naturellement tendance à remonter leur taux d’intérêt dès lors que la conjoncture s’améliore : afin de maintenir le chômage à un niveau tel que les salaires soient toujours sous contrôle.
Pourquoi ? D’une part afin de pouvoir afficher leur succès dans leur mission en termes de stabilité des prix. D’autre part pour préserver le capital et les épargnants, ayant, comme on le sait, horreur de l’inflation. Enfin pour ne pas trop entamer les profits des entreprises, et donc pour soutenir les marchés boursiers… Il est exclu ici de céder à la théorie du complot, ou de vouloir revenir aux enseignements de Ricardo et de Marx qui prétendaient que le système capitaliste réalise ses profits en maintenant en permanence une « armée de réserve de chômeurs ».

Néanmoins, il aurait été appréciable que le « track record » de nos banques centrales soit un peu moins constitué de réussites exemplaires sur le front inflationniste, et un peu plus jalonné de lutte contre récession et chômage. Le site Internet de la Banque centrale européenne n’affiche-t-il toujours sur sa page principale que sa « principale mission consiste à maintenir le pouvoir d’achat de l’euro, et donc la stabilité des prix, dans la zone euro » ?

Ainsi, sous l’empire du politiquement correct qui tétanise ses responsables et sa technocratie, l’Europe sombre sans réclamer son dû, ni prélever sa dîme, face à l’immense gâteau global que se partagent les continents asiatiques et américain. Le chômage européen très élevé – et qui ira en s’aggravant – n’y changera rien. En effet, c’est l’obsession des déficits combinée à l’angoisse des expéditions punitives des marchés qui unissent les meilleurs adversaires – droite comme gauche – dans un même combat contre un ennemi commun, à savoir l’inflation ! Rien ne doit être entrepris pour l’attiser. Tout doit être sacrifié à l’aune de l’austérité.

A moins que l’attitude moralisatrice et scandalisée de la finance et des néolibéraux à l’encontre des déficits publics ne soit qu’une posture, qui leur fournit un prétexte pour démanteler les programmes sociaux et amaigrir davantage l’État ?

En réalité, ce néolibéralisme – qui cherche activement la confrontation en n’ayant de cesse d’agiter l’épouvantail des déficits – se « fiche » éperdument des déficits. Son objectif ultime étant même l’aggravation de cette crise qui lui permettra dès lors d’appeler à un rétrécissement supplémentaire des pouvoirs publics. Ne nous faisons à cet effet aucune illusion : les néolibéraux ont tout intérêt à attiser cette psychose des déficits publics, dont la montée en intensité leur offrira le prétexte idéal pour tailler dans les dépenses publiques et dans les aides aux citoyens nécessiteux. Ils vont même jusqu’à appeler de leurs vœux une envolée des frais de financement de la dette publique française dont ils se serviront comme levier pour parvenir à leurs fins…

Le citoyen européen n’a pourtant pas demandé cette dette publique colossale, comme il n’en est pas responsable. Très clairement, ce ne sont pas les dépenses sociales qui sont coupables d’avoir creusé nos déficits. Ce sont les sauvetages bancaires. De ces mêmes établissements financiers ayant amassé des fortunes par la grâce de la financiarisation, elle-même destinée à anesthésier une population européenne dont les revenus étaient inversement proportionnels à la productivité de ses entreprises. Et, ce, dans un contexte où, du fait d’une redistribution déficitaire opérée par nos Etats, nous avons été encouragés au crédit qui devait nous donner l’illusion de la stabilité de notre niveau de vie.

Européens : avez-vous vraiment voulu de cette dette ? Etes-vous seulement conscients que ce débat sur l’austérité n’est que la version moderne de la lutte des classes ?

Article rédigé par Michel SANTI

Economiste (http://www.gestionsuisse.com)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 juin, 2013 |Pas de commentaires »

DU CESIUM POUR LES REPAS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ? (Pierre FETET /fukushima.over-blog.fr)

DU CESIUM POUR LES REPAS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ? (Pierre FETET /fukushima.over-blog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa23 CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Dans le cadre de la promotion des produits de Fukushima, la chaîne de télévision publique japonaise NHK a lancé une campagne internationale pour obtenir l’appui de gens aussi variés que des journalistes, des blogueurs et… des chefs cuisiniers. C’est ainsi qu’aux frais du contribuable japonais, des personnes du monde entier se sont déplacées et se déplacent au Japon pour participer à des émissions de promotion diffusées à la télévision.

Selon le journal L’Est Républicain (édition Est Magazine du 7 avril 2013, p. 21), une délégation de chefs s’est ainsi rendue dans la région de Fukushima « afin d’aider les pêcheurs et agriculteurs locaux à redonner une image positive de leurs produits ».

Bernard Vaussion, le chef de l’Elysée, faisait partie de ce voyage promotionnel.

Celui-ci s’est rendu à Aizuwakamatsu en février 2013, à plus de 90 km à l’ouest de la centrale de Fukushima Daiichi, et non pas « à une quarantaine de kilomètres de la centrale » comme cela est relaté dans le journal. Cet écart participe au discours général de l’article signé Jean-Charles Verguet qui énonce un autre mensonge plus grave :

« Les fruits, les légumes, la viande, les poissons du secteur victimes de l’accident nucléaire, ne présentent plus de risques sanitaires » et qui rapporte les paroles d’un autre acteur du projet, Gilles Bragard :

« Il n’y a plus de radioactivité nocive (sic) en dehors de la zone d’exclusion autour de la centrale ».

 CESIUM

Bernard VAUSSION faisant la promotion de produits de Fukushima

Avec cet article diffusé en grand tirage dans l’est de la France, le gouvernement japonais, par l’intermédiaire d’un voyage doré filmé par la NHK, atteint son objectif : diffuser l’idée que la radioactivité disparaît au bout de quelques années, que l’on peut vivre à Fukushima comme partout ailleurs dans le monde, et qu’au final, un accident nucléaire de temps en temps, c’est un risque acceptable.

Ce n’est pourtant pas l’avis des femmes de Fukushima qui s’expriment dans cette vidéo rassemblant leurs témoignages (sous-titrage en français):

Désormais, il y a deux Japons, séparant deux manières de voir la catastrophe nucléaire:

Il y a ceux qui, conscients du danger des radiations, évacuent ou qui demandent à être évacués, et il y a ceux qui pensent que la décontamination est possible, qu’elle peut être efficace, et qu’il est possible de vivre en territoire contaminé. On sait pourtant depuis Tchernobyl que les faibles doses rendent malades les enfants, mais on fait comme si cette triste expérience n’existait pas.

Bernard Vaussion, peut-être sans le savoir vraiment, a donc choisi de promouvoir la consommation de produits faiblement radioactifs. Il a participé à la préparation d’un repas de gala sous les caméras avec des personnalités japonaises des arts et du spectacle. Il y avait 200 personnes à ce repas de solidarité faiblement radioactif, dont l’ambassadeur de France au Japon Christian Masset. Bien sûr, tous ces gens ne risquent rien car ce ne sont pas quelques becquerels en plus qui vont les rendre malades, ils ne vivent pas en territoire contaminé et ils ne sont pas obligés de vivre avec cet apport radioactif journalier et cette angoisse permanente.

Bien sûr, tous ceux qui vont s’empresser de critiquer ce billet n’habitent pas en territoire contaminé, ils ne risquent rien mais sont tous d’accord pour que les autres, loin de chez eux, soient contaminés à leur place. Bien sûr Bernard Vaussion ne va pas préparer de plats contaminés à François Hollande, ni à sa propre famille d’ailleurs.

La promotion de la bouffe au césium, c’est bon uniquement pour les Japonais. Quoique… Le jour où il y aura un accident nucléaire en France, la situation sera identique, il y aura tellement de monde à évacuer que cela ne sera pas possible et qu’on demandera à la majeure partie de ne pas bouger. Et là, il faudra des volontaires pour manger en direct à la télévision des légumes radioactifs, cuisinés par des grands chefs soumis à la volonté du pouvoir.

Ni Bernard Vaussion, ni François Hollande n’ont compris les dangers réels de la contamination interne. Les deux, indirectement ou directement, font la promotion de l’énergie nucléaire. La stratégie de communication du village nucléaire est décidément un cancer de notre société. Elle utilise tous les moyens dans les milieux pédagogiques, culturels, artistiques, sportifs, scientifiques, économiques et politiques pour gangréner les esprits. Elle envahit le web, les médias, les institutions.

Alors petit rappel pour ces deux personnes intelligentes et pour toutes les autres qui auraient tendance à oublier la situation actuelle:

- Il faut attendre 300 ans, et non pas 2 ans, avant que le césium perde toute sa radioactivité.

- La contamination interne permanente rend malade les gens, surtout les enfants.

- On n’a pas le droit de jouer avec la santé des enfants.

- 27 ans après Tchernobyl, 3 enfants sur 4 ne sont plus en bonne santé en Biélorussie.

- 2 ans après Fukushima, déjà 12 enfants de Fukushima ont un cancer de la thyroïde et 15 sont suspectés.

Pour ceux dont les connaissances sur la radioactivité sont limitées, il faut lire de toute urgence le vademecum réalisé par Georges Magnier (site Vivre après Fukushima).

Si vous êtes victime d’un accident nucléaire, vous n’aurez plus le temps de le consulter, et vous serez démunis face à une situation que vous ne comprendrez pas.

Télécharger le petit vademecum du nucléaire (500 Ko)

Pour terminer, car il faut bien répondre à la question du titre:

Non, pas de césium pour le Président de la République, ni pour les petits Français qui mangent dans les écoles françaises du Japon. Nicolas Sarkozy n’est pas allé à Fukushima, François Hollande non plus.

Comme son prédécesseur, il a annoncé au Japon le renforcement du partenariat franco-japonais dans le nucléaire, comme si la catastrophe en cours n’avait eu aucun impact sur sa conscience. Et pendant ce temps, Edison International prenait la décision de fermer la vieille centrale de San Onofre (Californie)…

Pierre FETET

L’origine des denrées est contrôlée de la même manière que pour le menu de demi-pension ( Aucun produit en provenance du nord de Tokyo (Aomori, Akita, Iwate, Yamagata, Miyagi, Gunma, Niigata, Fukushima, Tochigi, Ibaraki, Saitama, Chiba, Tokyo, Kanagawa, Shizuoka) n’est commandé).

Lycée français international de Tokyo

____________________

Photo d’entête: les chefs sous le feu des caméras de la NHK (source)

____________________

Aller plus loin: Message à François Hollande de la part de ressortissants japonais résidant en France.

Pierre FETET

commentaires:

MC-Tokyo

Ces gens sont des criminels ! Alors que des groupes de parents se forment sur tout le territoire japonais pour la protection des enfants, il y a des abrutis de tout poil qui viennent vanter la qualité de produits des zones contaminées que personne n’achète dans les magasins au Japon. Ces gens nous empoisonnent, deux fois, une première fois avec ces produits et une deuxième fois avec leur connerie qui n’a vraiment plus de limite.

MC-Tokyo

Les dirigeants de la France collaborent avec des dirigeants du Japon pour que les Japonais acceptent de bien vouloir manger des produits contaminés, sans se plaindre. Alors que le Lycée franco-japonais qui accueillent des enfants français, ne sert pas de produits des zones contaminées.!!! Ça me dégoûte ! Les gosses japonais peuvent bien manger des saloperies, tant que les petits Français ne sont pas concernés. Ça s’appelle du rascisme, ni plus ni moins.
http://www.lfitokyo.org/index.php/infos-parents/restauration-scolaire

Roland

Une honte ! Cette démarche criminelle porte atteinte non seulement aux professionnels de la gastronomie mais à tous les Japonais et tous les Terriens. Elle contrarie le devoir de chaque citoyen: presser les autorités locales, le gouvernement japonais, de tout mettre en oeuvre pour maîtriser, au fil d’un long parcours, qui mobilisera de nombreuses générations, les suites de la catastrophe nucléaire de Fukushima, apporter aux personnes contaminées le meilleur suivi sanitaire, accompagner les personnes contaminées, leurs proches, aider la reconversion des agriculteurs, des pêcheurs de la région, privés de leur gagne-pain, définir le nouveau bouquet énergétique, préparer la sortie du nucléaire.
J’espère qu’à l’occasion des questions orales, le gouvernement français sera interpellé sur cette démarche, qui ajoute au crime contre l’humain.

Noémie

Merci pour votre atricle encore une fois très instructif, avec un super lien! Vous faites un excellent travail pour lequel vous n’aurez jamais de médaille ou de remerciement officiel. Rien d’autre que notre appréciation anonyme. Bon courage, ne lâchez rien!

Lionel

En fait de contamination par la voie alimentaire, où en est-on des nouvelles de la famille impériale ?
Les deux enfants étaient très malades et l’Empereur avait des complications cardiaques.
En matière de faire les malins, il y a déjà plus d’un an un journaliste japonais d’une célèbre émission télé avait mangé en direct des légumes de la région de Fukushima, il est mort quelques mois plus tard d’un leucémie foudroyante et sa pauvre assistante aux dernières nouvelles n’allait pas beaucoup mieux !

Sylvie 80

A été mis en ligne par l’IRSN , le 28/05/2013 , un rapport de 240 pages intitulé:

 » Guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire »
Je vous assure que c’est « passionnant » ! lien pour lire ou télécharger : http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/surveillance-environnement/Pages/Guide-ACTA_aide-decision-gestion-milieu-agricole-accident-nucleaire.aspx

A mon avis, il faut le faire circuler / connaître au maximum afin que les Français prennent conscience du désastre qui suivra l’accident nucléaire en France-

Amitiés
Sylvie

JAnonymous

Pour repondre a MC-Tokyo et le rassurer, l’intendance du lycée francais [international, ah ah] de tokyo n’attend qu’une baisse de la vigilance des parents, grace au lobbying de l’IRSN a 12000kms de Fukushima et l’arrivée de nouveaux parents persuadés par les medias que la catastrophe est finie, pour remettre au menu les fruits de saison de la region contaminée. A suivre à la rentree, voire même pendant les vacances.

Et sinon, je suis vraiment sidéré par l’attitude des dirigeants francais. Qu’est-ce qui peut pousser ces gens-là, de tout bord politique y compris EELV qui est bien dans la coalition de la majorite gouvernementale, à faire la promotion du nucleaire ? Est-ce que l’industrie nucleaire et ses retombées secondaires (ce n’est même pas une blague, je parle de retombées financières) sont supérieures à, disons, la somme des industries agroalimentaires et de tourisme ? Parce que s’il y a une catastrophe nucléaire en France, vous pouvez oublier le tourisme et l’exportation de vin.

Petit exercice ? Relisez les articles de 2011 et 2012 en remplacant « Fukushima Dai Ichi » par « Fessenheim », « préfecture de fukushima » par « Alsace », « Tohoku » par « Alsace-Ruhr-Lorraine » et « Japon » par « Europe de l’Ouest »…

Merci Sylvie pour le lien, c’est effectivement passionnant. Chiffre d’affaire de l’industrie de la betterave : 3 milliards d’euros, viticulture : 9.5 milliards dont 5 à l’export, et ce sont les seuls chiffres de ce rapport. Marche de la soi-disant centrale Turque : 16,7 milliards à partager entre Mitsubishi, Areva, etc… si elle est vraiment construite un jour. Soit à peu près deux ans de production viticole.

Bon accident à tous !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juin, 2013 |Pas de commentaires »
123456

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007