JAPON: LA PLUS GRANDE CENTRALE NUCLEAIRE SOUS LA MENACE DE FAILLES

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JAPON: LA PLUS GRANDE CENTRALE NUCLEAIRE SOUS LA MENACE DE FAILLES dans REFLEXIONS PERSONNELLES centrale

La plus grande centrale nucléaire sous la

menace de failles

TOKYO – La plus grande centrale nucléaire du Japon pourrait être en tout ou partie condamnée à la fermeture à cause de la présence de failles à proximité qui risquent d’être considérées comme actives en application de nouvelles normes de sûreté, a-t-on appris vendredi.

Le complexe atomique de Kashiwazaki-Kariwa, qui compte sept réacteurs, est actuellement à l’arrêt à la suite du séisme de Niigata en 2007 et du fait des nouvelles mesures de précaution prises après l’accident de Fukushima provoqué par un séisme et un tsunami le 11 mars 2011.

Toutes les centrales du Japon sont en ce moment stoppées, à l’exception de celle d’Ohi (ou Oi, ouest) dont deux unités sur quatre sont en marche.

Mais Kashiwazaki-Kariwa, exploitée par Tokyo Electric Power (TEPCO) à l’instar du site de Fukushima, est partiellement construite au-dessus de failles géologiques.

L’opérateur les considère comme inactives, cependant la nouvelle Autorité de Sûreté Nucléaire, établie en septembre 2012, pourrait requalifier du fait d’un durcissement des normes actuellement à l’étude.

L’autorité envisage en effet de définir comme active une faille qui a bougé dans les 400.000 dernières années, au lieu des 120.000 à 130.000 ans en vertu des règles actuelles, a expliqué un responsable à l’AFP.

Les nouvelles lignes directrices seront mises en vigueur en juillet 2013, puis nous allons réévaluer sur cette base la sûreté de chacune des installations nucléaires du Japon, a-t-il indiqué, précisant qu’aucune décision ne serait prise tant que les nouvelles règles ne seront pas appliquées.

Au moins deux failles aujourd’hui considérées comme inactives sont susceptibles de basculer dans la catégorie active, ce qui pourrait rendre inexploitables les réacteurs situés au-dessus, selon les enquêtes du quotidien Yomiuri Shimbun et d’autres médias.

Un porte-parole de TEPCO a confié que la compagnie allait effectuer de nouvelles études géologiques dans le sous-sol de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa pour en préciser la nature.

Kashiwazaki-Kariwa n’est pas, tant s’en faut, la seule installation nucléaire nippone soupçonnée d’être construite sur un terrain à hauts risques à cause de failles géologiques.

Cinq autres centrales font actuellement l’objet d’enquêtes de terrain poussées qui pourraient déboucher sur des interdictions de redémarrage, de même que le surrégénérateur expérimental de Monju.

Le gouvernement plaide pour la remise en services des centrales, par souci d’approvisionnement en électricité, mais uniquement dans le cas de réacteurs jugés sûrs par l’autorité statutairement indépendante.

(©AFP / 25 janvier 2013 13h41)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: L’AUTORITE NUCLEAIRE VA NOTABLEMENT DURCIR LES NORMES DE SECURITE

Japon:

JAPON: L'AUTORITE NUCLEAIRE VA NOTABLEMENT DURCIR LES NORMES DE SECURITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES telechargement4

L’Autorité nucléaire va notablement

durcir les normes de sécurité

TOKYO – La nouvelle autorité japonaise de régulation du secteur nucléaire prépare un durcissement des normes de sécurité pour les centrales, ce qui risque de contraindre les compagnies à d’importants travaux d’infrastructures pour pouvoir relancer les réacteurs actuellement stoppés.

Tirant les leçons du désastre de Fukushima survenu à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, l’instance de contrôle, désormais indépendante vis-à-vis du Ministère de l’Industrie, devrait exiger d’importantes modifications dans les centrales atomiques du pays qui compte un parc de 50 réacteurs dont 48 stoppés.

Selon la presse, elle devrait notamment demander l’installation de nouveaux équipements de refroidissement de secours à distance des réacteurs, la présence de murs de protection plus élevés face aux tsunamis, et diverses autres améliorations.

Le tout viserait à éviter une redite du sinistre de Fukushima qui a pollué une vaste région pour des décennies et conduit 160.000 personnes à quitter leur domicile dans les environs.

Les nouveaux critères devraient être débattus dès vendredi 11 janvier 2013 puis être rendus publics à la fin du mois avant un appel à commentaires et une décision définitive dans le courant de l’été, précise le quotidien Nikkei.

Les compagnies d’électricité attendent et appréhendent les exigences de l’Autorité de régulation sans le feu vert de laquelle aucun des réacteurs arrêtés ne peut redémarrer.

Seulement deux unités (à Ohi, ouest) sont actuellement en service sur un total de 50, ayant reçu en juin dernier le droit d’être réactivées, avant que ne soit mise en place en septembre la nouvelle instance de régulation.

Ces deux réacteurs d’Ohi étaient alors les seuls à avoir passé toutes les étapes de tests de sûreté et d’approbation rendus obligatoires par le gouvernement après l’accident de Fukushima.

Les autres n’en sont pour l’heure qu’à un stade intermédiaire et ne devraient pas pourvoir être remis en service avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

L’autorité pourrait toutefois accorder, sous conditions de projet de mise aux normes durcies, le redémarrage de certains réacteurs avant que les travaux ne soient effectivement réalisés, car leur achèvement pourrait prendre des années et exiger des budgets de plusieurs dizaines de milliards de yens (centaines de millions d’euros), indique le Nikkei.

Le nouveau gouvernement de droite, conduit depuis fin décembre 2012 par Shinzo Abe, estime que la relance des réacteurs atomiques jugés sûrs est un impératif pour la santé économique du Japon, contrairement au précédent pouvoir exécutif qui visait un objectif zéro nucléaire à horizon 2040.

M. Abe souhaite qu’une décision soit prise pour chacun des 48 réacteurs dans un délai de trois ans, un laps de temps que le président de l’autorité a toutefois jugé mercredi trop court.

Je ne pense pas qu’il soit possible de se prononcer pour tous les réacteurs en trois ans, même si nous allons agir aussi rapidement que possible, a déclaré Shunichi Tanaka lors d’une conférence de presse.

Avant l’accident de Fukushima, un peu plus d’un quart de l’électricité du Japon émanait des centrales nucléaires, une proportion réduite à presque néant et qui est pour le moment compensée par un usage intensif des centrales thermiques et des économies.

(©AFP / 09 janvier 2013 12h20)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

AU JAPON LA PESTE RADIOACTIVE TUE PAR CENTAINES (Etienne SERVANT / Scoop.it)

Au Japon la peste radioactive tue par centaines

AU JAPON LA PESTE RADIOACTIVE TUE PAR CENTAINES (Etienne SERVANT / Scoop.it) dans REFLEXIONS PERSONNELLES telechargement2

(Etienne SERVANT)

AU JAPON LA PESTE RADIOACTIVE TUE PAR CENTAINES | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

photo: Juan Antonio RUIZ RIVAS

Nous y voilà , les signaux arrivent de partout sur internet de plus en plus de personnes sont malades au Japon. Fukushima ce n’est pas Tchernobyl, cet accident est arrivé dans le pays qui comporte la plus forte densité de population au monde .
Souvenez vous des conférences de presse de l’ IRSN qui nous disait au début de l’accident qu’il faudrait boire des litres de thé contaminé pour être malade. A l’époque de Tchernobyl, les méthodes de communication étaient les mêmes…
Alors que pendant ce temps là le Dr Kodama et quelques autres médecins et scientifiques japonais nous indiquaient que son pays était dans un état de déni de la réalité sanitaire suite à l’accident, et que la catastrophe de Fukushima avait dégagé une trentaine de fois la radioactivité engendrée à la suite des explosions atomiques de Hiroshima-Nagasaki et environ une vingtaine de fois plus de composés Transuraniens ce qui est également à mettre au crédit du Dr Kodama.

Ces déclarations n’ont, à ma connaissance, jamais été retranscrites dans les mainstream ni la presse occidentale.
Olivier Cabanel écrivait dernièrement « On se souvient de la flagornerie d’Otsuka Norikazu,ce célèbre animateur de télévision japonais qui, cédant à la provocation facile, avait en direct mangé des produits agricoles japonais pollués par la centrale nucléaire, encourageant ses compatriotes à suivre son exemple, convaincu de l’innocuité des produits consommés, avec le désir patriotique de sauver la production agricole de son pays. Mal lui en a pris, on apprend qu’il a été hospitalisé le 7 novembre 2012 atteint d’une leucémie aiguë et TEPCO aura des difficultés cette fois à affirmer que la catastrophe nucléaire de Fukushima n’y est pour rien .

Les avis médicaux lui donnent 70% de « chances » de mourir d’ici 5 ans ce qui a été confirmé par des experts allemands » ou encore « La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… »
L’ IRSN , l’ AIEA , et l’ OMS ont bien pris garde de ne parler que des niveaux d’irradiation au Japon sans aborder dans le détail les problèmes de la contamination, et pour cause : la contamination est le fait de faire pénétrer dans un organisme vivant un « concentré » de radioactivité dans un volume très faible ; la particule radioactive présente en effet la particularité d’être approximativement de la taille d’une cellule humaine et cette similitude d’échelle explique en partie pourquoi la particule contaminante peut, vue du point de vue de la cellule humaine à proximité, être tout sauf une « faible dose ».
D’un point de vue scientifique, il semble tout à fait invraisemblable de comparer, à dose équivalente, une exposition uniforme de l’ensemble d’une entité humaine (corps entier) à la même dose confinée à quelques cellules seulement de ce même corps ; l’échelle n’est simplement pas la même et les effets sont notoirement différents. C’est pourtant la comparaison qui est fréquemment utilisée par certains pour défendre l’idée que la radioactivité est « partout ». Peut-être, mais encore une fois, ce n’est pas l’avis de la cellule qui se trouvera placée à proximité d’une masse globalement équivalente à elle et qui la « bombardera à vue » pendant un certain temps.

En outre, si la particule radioactive présente une taille inférieure à 10 microns (10 millionièmes de mètre soit 0.01 mm) elle présentera en outre la particularité de se fixer dans les sacs alvéolaires pulmonaires d’où 25% d’entre elles seront difficiles voir impossible à déloger.
Au début de l’accident, les Américains avaient demandé que leurs citoyens vivant dans un rayon de 80 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima évacuent la zone, ou se mettent à l’abri si une évacuation n’est pas possible en toute sécurité » . L’ambassade avait souligné dans un communiqué, que « de nombreux facteurs », dont la météo, pouvaient influer sur la dissémination des particules radioactives, et avait mentionné la possibilité que celles-ci accomplissent des distances supérieures à 80 km…, La présence constaté de nombreux points chauds contaminés à Tokyo leur a donné raison.
La peste nucléaire a commencé son travail, et l’on commence à compter les morts par centaines, comme l’écrit Yoichi Shimatsu dans son article très documenté en anglais paru le 3 janvier 2013. Les particules radioactives vont continuer de tuer… elles ont le temps devant elles !
Etienne SERVANT

Merci à Gen4 : pour son article Une comparaison « raisonnable » entre un moteur de voiture et un citoyen de Fukushima-city

Lien ici : http://www.gen4.fr/blog/2011/12/une-comparaison-raisonnable-entre-un-moteur-de-voiture-et-un-citoyen-de-fukushima-city.html
Et Olivier Cabanel : Fukushima, les limites du cynisme
Lien ici :
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-les-limites-du-cynisme-106087

Le dernier article de Yoichi Shimatsu, un écrivain de science basée à Hong Kong, du 3 Janvier 2013 en Anglais en cours de traduction bientôt sur notre site : http://www.pakalertpress.com/2013/01/03/is-fukushima-a-factor-in-japans-record-deaths-in-2011-12/

Source: Scoop.it

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: RISQUE DE FAILLE CONFIRME A LA CENTRALE NUCLEAIRE DE HIGASHIDORI

JAPON:

JAPON: RISQUE DE FAILLE CONFIRME A LA CENTRALE NUCLEAIRE DE HIGASHIDORI dans REFLEXIONS PERSONNELLES monju1

Risque de faille active confirmé à la

centrale nucléaire Higashidori

TOKYO – Des experts mandatés par l’Autorité de Régulation Nucléaire du Japon ont confirmé jeudi 20 décembre 2012 la possibilité de l’existence d’une faille active sous la centrale Higashidori (nord), des soupçons qui risquent fort d’empêcher sa remise en activité.

Quatre experts se sont rendus la semaine dernière sur le terrain pour effectuer de nouveaux examens, dans le cadre d’une mission diligentée par l’Autorité de Régulation Nucléaire.

Réunis jeudi à la demande de cette dernière, ils ont conclu à l’existence possible d’une faille active sous le site.

L’autorité de régulation doit entendre, le 26 décembre 2012, les responsables de la compagnie d’électricité Tohoku Electric Power qui exploite cette centrale actuellement à l’arrêt.

Si à l’issue de cette nouvelle réunion l’autorité conclut qu’il y a un danger de faille active, le site risque de ne pas pouvoir être remis en exploitation.

Dans les précédentes semaines, des examens similaires, conduits par quatre géologues et un représentant de l’autorité, ont déjà eu lieu pour deux autres centrales, à Oi (où deux réacteurs sur quatre sont en activité) et à Tsuruga (où les deux tranches sont arrêtées).

Il y a une dizaine de jours, le président de l’autorité nucléaire, Shunichi Tanaka, avait déjà laissé entendre qu’il serait difficile d’autoriser le redémarrage du réacteur numéro 2 de la centrale de Tsuruga (ouest) à cause de risque de faille active, et que cette unité devra le cas échéant être démantelée.

Les conclusions sur Oi sont pour le moment ajournées, en raison de divergences de vues entre experts.

Des examens doivent aussi être pratiqués sur les terrains de deux autres centrales (Shiga et Mihama) ainsi que près du surrégénérateur expérimental de Monju.

A ce jour, seulement deux réacteurs (les numéros 3 et 4 d’Oi) sur un parc de 50 sont en service au Japon. Les autres sont maintenus à l’arrêt par mesure de précaution et en raison de nouveaux tests de résistance aux catastrophes naturelles imposés par le gouvernement après l’accident de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012 et qui est en train de revoir les standards de sécurité.

(©AFP / 20 décembre 2012 12h12)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

JAPON: RISQUE DE FAILLE ACTIVE SOUS LA SEULE USINE DE « RETRAITEMENT » DES DECHETS NUCLEAIRES

Japon:

JAPON: RISQUE DE FAILLE ACTIVE SOUS LA SEULE USINE DE Risque de faille active sous la seule usine

de retraitement de déchets nucléaires

TOKYO – L’usine de retraitement de combustible nucléaire de Rokkasho Mura (nord du Japon), construite en partenariat avec le groupe français AREVA et actuellement en phase de test, pourrait être située dans la zone d’une faille géologique active, ont mis en garde des experts nippons mercredi 19 décembre 2012.

Même si les avis sont divisés sur ce point, je pense qu’il existe une très forte probabilité de faille active, a déclaré à l’AFP le professeur Yasutaka Ikeda de l’Université de Tokyo, disant se référer à plusieurs éléments probants.

Selon lui la faille en question pourrait causer un séisme de magnitude de l’ordre de 8, mettant en grand danger les diverses installations nucléaires situées à Rokkasho où sont aussi entreposées d’importantes quantités de combustible atomique usé.

Le professeur Mitsuhisa Watanabe de l’Université Toyo partage le diagnostic de son confrère.

L’usine de Rokkasho, dont la construction a débuté en 1993, a vu sa mise en exploitation reportée une vingtaine de fois en raison de problèmes dans les dernières étapes du procédé de retraitement. Elle est désormais censée démarrer en octobre 2013 pour constituer un maillon essentiel dans la volonté du Japon de maîtriser l’ensemble du processus nucléaire.

Elle est aussi un lieu crucial dans le processus de traitement du combustible usé qui doit être extrait des piscines de désactivation de la centrale accidentée de Fukushima.

Depuis ce désastre provoqué par le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est, l’usine de Rokkasho fait l’objet de différents examens supplémentaires de sûreté, à l’instar de tous les sites nucléaires nippons.

Elle ne fait cependant pas partie de la listes des six installations actuellement visées par des enquêtes de terrain d’experts dépêchés par la nouvelle Autorité de Régulation Nucléaire chargée de durcir les critères de sûreté.

Toutefois l’autorité pourrait se saisir de ce cas et envoyer des spécialistes si cela est jugé nécessaire, a précisé à l’AFP un responsable de cette instance indépendante créée en septembre. Elle remplace une précédente entité placée sous tutelle ministérielle et accusée d’avoir failli à ses missions.

Quant à l’exploitant de l’usine de Rokkasho, Japan Nuclear Fuel, il a déclaré, le mois dernier, effectuer de nouveaux contrôles mais dans le but de confirmer ses conclusions antérieures sur le caractère non actif de la faille.

(©AFP / 19 décembre 2012 10h10)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: TEPCO VA ACCELERER LE RETRAIT DU COMBUSTIBLE DE LA PISCINE 4

FUKUSHIMA:

TEPCO va accélérer le retrait du combustible de

la piscine 4

FUKUSHIMA: TEPCO VA ACCELERER LE RETRAIT DU COMBUSTIBLE DE LA PISCINE 4 dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukudernierhabitant18

Photo: Antonio PAGNOTTA

TOKYO – La compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO) va débuter en novembre 2013 le retrait du combustible de la piscine du réacteur 4 de la centrale de FUKUSHIMA et l’achever fin 2014, un an avant l’échéance initialement prévue, afin de réduire la dangerosité du site.

Le travail en lui-même devrait prendre 13 mois, quasiment deux fois moins de temps que ne le pensait auparavant TEPCO, a indiqué mardi 4 décembre 2012 un porte-parole à l’AFP.

Le toit de la piscine de désactivation du réacteur 4, située en étage, a été détruit par des explosions d’hydrogène qui ont saccagé les bâtiments de la centrale après le passage du tsunami du 11 mars 2011.

Partiellement à découvert, cette piscine est pleine de 1.331 barres de combustible usé (et environ 200 neuves) qui baignent dans l’eau, mais demeurent un danger potentiel en cas de séisme ou autre catastrophe naturelle entraînant la perte de ce liquide de refroidissement.

TEPCO, qui sait depuis longtemps le risque que présente cette piscine, a effectué un retrait de test de deux barres en juillet, afin d’évaluer la situation et de préparer l’extraction intégrale.

Cette opération très délicate devait être terminée fin 2015 mais, en accord avec l’Etat, TEPCO estime être en mesure de l’effectuer plus rapidement. Les barres seront transférées vers deux réservoirs.

Une couverture spéciale est en outre en train d’être installée sur la structure endommagée, une tâche qui devrait être achevée mi-2013, afin de limiter les émanations radioactives.

Le retrait du combustible de la piscine 4 est le plus urgent, compte tenu du nombre de barres, mais TEPCO va devoir procéder ensuite à l’extraction de celles contenues dans les piscines numéro 1 (292 barres), numéro 2 (587) et numéro 3 (514).

La piscine 4 était plus pleine que les autres car le réacteur 4 était arrêté au moment du séisme et du tsunami, et les centaines de barres habituellement contenues dans la cuve avaient été transférées dans la piscine de désactivation pour procéder aux opérations de maintenance de routine.

Quant au combustible qui se trouvait dans les coeurs des réacteurs 1 à 3, sur les six que compte la centrale FUKUSHIMA DAIICHI, il a fondu en raison de la perte de l’alimentation électrique et des fonctions de refroidissement.

Ces réacteurs, de même que le n°4, doivent être démantelés, une tâche ultra-complexe qui devrait nécessiter 40 ans de travaux et le développement de nouvelles techniques spéciales.

(©AFP / 04 décembre 2012 07h34) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: LES JAPONAIS SE REBIFFENT. EN DIRECT DU COEUR DU MONSTRE (Atomic Health)

FUKUSHIMA:

Les japonais se rebiffent

FUKUSHIMA: LES JAPONAIS SE REBIFFENT. EN DIRECT DU COEUR DU MONSTRE (Atomic Health)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES fuku2
 (Atomic Health) 
rien ACSIR dans REFLEXIONS PERSONNELLESEn direct du cœur du monstre 

Communiqué du 9 novembre 2012:

« Le Rapporteur Spécial sur le Droit à la Santé du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, M. Anand GROVER, se rendra au Japon du 15 au 26 novembre 2012.

Cette visite fait suite à la visite à l’ONU à Genève le 30 et 31 octobre 2012 du maire de Futaba (Japon), Katsutaka IDOGAWA, et de Maitre Toshio YANAGIHARA (avocat qui représente les enfants de Fukushima dans le procès qui exige leur évacuation des zones contaminées). La visite a été demandée par certains gouvernements et des ONG, parmi lesquelles ACSIR (Association de Citoyens et Scientifiques Concernés par les Irradiations Interneshttp://www.acsir.org/acsir.php , qui a parrainé la venue à Genève du maire de Futaba et dont des membres on participé au Forum Indépendant sur la Radioprotection en mai dernier http://independentwho.org/fr/2012/0…. ACSIR vient d’adresser au Rapporteur Spécial une lettre, rédigée en anglais, qui est particulièrement alarmante. Nous pensons qu’une large publicité doit être donnée à cette initiative. (O&G) »

« A M. Anand Grover Rapporteur spécial Bureau du Haut

Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme Palais

des Nations CH-12aa Genève, 10 Suisse

Re : Demande à l’occasion de votre visite à Fukushima,

15-26 Novembre 2012

Cher M. GROVER, Je vous écris au nom de l’Association de Citoyens et Scientifiques Concernés par les Irradiations Internes (ACSIR). ACSIR compte environ 600 membres, parmi lesquels il y a beaucoup de médecins. Nous tenons à porter les questions suivantes à votre attention afin que, lors de votre séjour à Fukushima, vous soyez au courant des circonstances dans lesquelles les citoyens, en particulier les enfants, sont contraints de vivre.

1. Le niveau de contamination dans lequel les enfants sont

contraints de mener une vie « normale ».

Les zones où et le gouvernement japonais et les autorités de la préfecture de Fukushima recommandent aux citoyens de vivre et de mener une vie « normale » sont encore fortement contaminées. Elles comprennent la ville de Fukushima , capitale de la préfecture de Fukushima, la ville de Koriyama et la ville de Date . Bien qu’elles soient désignées comme des « zones de sécurité », elles sont fortement contaminées.

Voici quelques exemples fournis par les résidents de ces régions,

ainsi que par un spécialiste des radiations :

1.1. Dans la ville de Date, district d’Oguni, à l’arrêt de l’autobus scolaire pour l’école primaire d’Ogumi, il y avait 10micro Sv / h le 18 Octobre 2012 et à côté de la piscine de l’école, il y avait 27micro Sv / h. Les deux doses ont été mesurées par le Dr Alexey NESTERENKO, directeur de l’Institut de Radioprotection (BELRAD)http://belrad-institute.org/ au Bélarus, qui a récemment visité Fukushima et a été choqué de constater le fait que les enfants vivent et vont à l’école dans une zone si fortement contaminée. Ces doses et ses commentaires sont rapportés dans Shukan Kinyobi, Vol.20, n ° 41, 26 Octobre, 2012. Vous pouvez communiquer avec le Dr NESTERENKO pour de plus amples informations ou nous pouvons vous envoyer l’article en version pdf. 10micro Sv / h donnent 88 mSv / an, et 27micro. Sv / h donnent 237 mSv / an. Les deux doses sont équivalentes à celles de la zone d’exclusion de l’Ukraine en 1991 (ministère de l’Ukraine des situations d’urgence, 2011). Selon la loi japonaise actuelle, 1 mSv / an est la dose admissible pour les civils. Cependant, au cours des 19 derniers mois, les enfants ont été obligés d’aller à l’école où la contamination a généralement été de 88 mSv / an, et parfois 237 mSv / an.

1.2 Le Centre Fukushima Agricultural Technology à Koriyama ville a signalé le 29 Octobre 2012, un fait étonnant : Pendant six jours, on a testé des radis japonais séchant sous les combles (0,6 micro Sv / h) d’un bâtiment en béton. L’essai a montré que le radis séché qui avait à l’origine 0 Bq a été mesuré à 3421 Bq / kg. La conclusion est la suivante : cette dose n’est pas à due au mécanisme de concentration du rayonnement dans le processus de séchage, mais bien au rayonnement provenant de la poussière / air autour de l’endroit où le légume l’a absorbée. A partir de ce résultat, nous pouvons facilement prédire que les enfants de l’école voisine ont respiré des poussières radioactives. Le rapport est disponible à :http://www4.pref.fukushima.jp/nougy…

La photo ci-dessous montre la mesure du rayonnement de 6,95 micro Sv / h dans la même ville, Koriyama, plus précisément dans un parking de Kaisei Park, le 5 Novembre 2012, prise par le Dr. TAKEMOTO (voir ci-dessous dans notre demande) en ville de Koriyama , Fukushima. Les enfants devraient avoir le droit de jouer et d’être éduqués dans un endroit sûr.

1.3 La tromperie des mesures du rayonnement par le gouvernement Le vice-président de notre association ACSIR, le professeur Katsuma YAGASAKI (professeur émérite, Université de Ryukyu, Physique de la Matière Condensée) et son équipe (principalement des citoyens de Fukushima) ont donné une conférence de presse le 5 Octobre 2012, pour communiquer leurs conclusions à propos de la différence entre leurs mesures des doses et celles données par le gouvernement. Pour plus de détails, veuillez voir sous http://www.acsir.org/. En raison de leur mesure exhaustive de plus de 120 moniteurs dans la préfecture de Fukushima, ils ont découvert que les valeurs données par le gouvernement sont inférieures de 50-70% à celles des lieux non décontaminés à proximité. Un mois plus tard, le 7 novembre 2012, le Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie, a admis que les valeurs de leurs moniteurs sont inférieures aux valeurs réelles. Voir leur communiqué de presse : http://radioactivity.mext.go.jp/ja/…

1.4 Le gouvernement de Fukushima et le gouvernement japonais ont fait la promotion de la reconstruction de Fukushima, en encourageant les personnes évacuées de zones réglementées (zones plus fortement contaminées que dans les villes ci-dessus) à revenir dans ces zones fortement contaminées . Les administrations incitent même les jeunes à revenir dans ces zones. Voici une affiche du gouvernement de la préfecture de Fukushima (Octobre-Novembre 2012) pour le recrutement de personnel pour les postes de ces villages dans les zones réglementées : ville de Futaba , ville d’Okuma , ville de Tomioka, ville deNamie, etc.

Si le gouvernement préfectoral envoie des jeunes dans ces zones fortement contaminées pour y travailler et y vivre, ce sera une violation des Droits de l’Homme ainsi qu’une violation de la Constitution Japonaise qui garantit les Droits Fondamentaux de la Santé, de la Sécurité et le Bonheur du Peuple ( l’article 13, Premier Ministre du Japon et son cabinet).http://www.kantei.go.jp/foreign/con…

2. Les aliments contaminés et leur distribution, en particulier

pour les enfants à l’école.

Les gouvernement japonais et de la préfecture de Fukushima ont envoyé des messages contradictoires sur l’alimentation et la contamination. Le 8 Octobre 2012, le Premier Ministre a fait vérifier par un système de surveillance radiologique tout le riz produit dans la préfecture de Fukushima (Fukushima Minpo Journal, Octobre 8, 2012, http://www/minpo.jpnews/detail/201210084119). Quatre jours plus tard, le Ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche a suggéré lors d’une conférence de presse que le contrôle radiologique de tous les riz soit supprimé et que, aussi longtemps que le contrôle aléatoire du riz dans le même district donnerait une dose acceptable, le riz soit distribué. (Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêchehttp://www.maff.go.jp/j/press-conf/…).

Cette recommandation aura un effet dévastateur sur les enfants non seulement de Fukushima mais pour tout le Japon, car ils seront tous susceptibles de manger à l’école du riz contaminé. C’est bien connu de par l’expérience de la catastrophe de Tchernobyl que les points chauds radioactifs sont dispersés irrégulièrement et que dans le même district il y a beaucoup de différentes doses allant de points moins contaminés aux endroits fortement contaminés. C’est pourquoi le système de surveillance radiologique de tous les riz a été introduit. Nous pensons que la santé de nos enfants doit être protégée à tout prix.

3. Enquêtes sur la gestion de la santé des résidents de la

préfecture de Fukushima

Cette enquête menée par les professeurs Shun-ichi YAMASHITA et Shin-ichi SUZUKI du Service Médical de l’Université de la Préfecture de Fukushima a été controversée en raison notamment de ses recommandations concernant les enfants. Le professeur YAMASHITA est maintenant connu dans le monde entier pour sa remarque : « Il n’y a pas de mal d’irradiation jusqu’à 100 mSv pour les citoyens. » (OurPlanetTV mai 3,2011 http://www.ourplanet-tv.org/?q=node/ 1037).

Au début de cette année (16 Janvier 2012), les Profs. YAMASHITA et SUZUKI ont envoyé une lettre aux membres de l’Association Japonaise de la Thyroïde (Le Professeur YAMASHITA en est le président), demandant que, pour les deux prochaines années, ils n’examinent pas les enfants de 0 à 18 ans qui avaient été examinés par l’équipe d’enquête et dont le diagnostic avait trouvé des nodules inférieurs à 5 mm ou des kystes de moins de 20 mm. Cette lettre a été rendue publique depuis que Dr TAKEMOTO de la ville de Koriyama en a obtenu une copie après une demande de communication. La traduction en anglais de la lettre est disponible sur le Fukushima Voice : http://fukushimavoice-eng.blogspot….

En contraste avec cette vision optimiste de l’équipe d’enquête, il y a un rapport d’alerte fait par les professions médicales. Veuillez vous référer à la déclaration de M. Matsuzaki MICHIYOUKI (membre ACSIR) : Résultat de l’Enquête sur la Gestion de la Santé des Résidents de la Préfecture de Fukushima :

http://fukushima-evacuation-e.blogs…

En conclusion, l’équipe de l’enquête a négligé de s’occuper des résidents de Fukushima et des enfants en tant que professionnels médicaux. Leur manque de traitement comprend le refus de divulguer aux sujets examinés les résultats détaillés des examens échographiques, le refus d’un examen plus approfondi des enfants présentant des nodules et des kystes et la pression sur les autres institutions médicales, y compris les hôpitaux, de ne pas examiner les résidents de Fukushima pour des symptômes liés à l’irradiation. Les résidents de Fukushima ont de nombreux épisodes de ce genre à raconter de la part de médecins qu’ils ont consultés. C’est aussi une violation des Droits de l’Homme.

Nous vous demandons ceci :

Nous aimerions que vous parliez aux citoyens de Fukushima pour vérifier les faits ci-dessus, et pour obtenir des informations de première main de leur part. Puis-je vous suggérer de rencontrer , pour information et pour notre appel au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, les deux personnes suivantes ? 1. Mme Miwa CHIWAKI : résidente du village de Nishigo, Fukushima, membre d’ACSIR et membre actif du Réseau de Fukushima pour Sauver les Enfants du Rayonnement. Mme CHIWAKI a été invitée par l’IndependentWHO (Genève) pour faire rapport au Forum de Genève, « Forum scientifique et citoyen sur la radioprotection : de Tchernobyl à Fukushima, » le 12 mai 2012.

2. Dr Yasushi TAKEMOTO (docteur en médecine, spécialisé en chirurgie buccale) : résident de la ville de Koriyama ; conseiller auprès d’un groupe de citoyens « Sécurité et action à Koriyama ».

Cordialement,

Shoji SAWADA, professeur émérite (physique), Université de Nagoya

Président de ACSIR »

fin du message

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Une manifestation a commencé devant le Ministère de la Santé à Paris pour interpeller le « côté obscur de la France »http://independentwho.org/fr/2012/1…

Il est a rappeler que les programmes dit « humanitaire » de type ETHOS-CORE visent à étouffer, minimiser les conséquences sanitaire de le contamination interne et visent à rendre responsable la population de leur contamination, Ils condamnent la population et visent à imposer une soi-disante réhabilitation des territoires contaminés. Ces instances réapparaissent au Japon et orchestrent leur sale besogne comme à Tchernobyl avec les mêmes lobbies dont des français. Jacques LOCHARD (2)membre CIPR, ALARA,CEPN, Thierry SCHNEIDER (3) (membre CIPR ex SFRP comprenant des membres de l’IRSN, ASN, CEPN(EDF, ANDRA,CEA,AREVA))

Le programme ETHOS-CORE au Japon sert les intérêts de l’AIEA avec tout le lobby atomique.

Ces informations font suite à l’article http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…

et celui qui rappelle ce qui est vraiment arrivé à Hiroshima en 45 partie 1 : Vérité sur la bombe atomique ; un médecin survivant témoignehttp://www.youtube.com/watch?v=acex… partie 2 :http://www.youtube.com/watch?v=0_oP… partie 3 :http://www.youtube.com/watch?v=QQn1…

et celui qui rappelle ce qui est arrivé au Nevada dans les années 45-50,http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…

et à Mayak en Sibérie http://www.dailymotion.com/video/xr…

et les essais français :www.aven.org www.mururoa.org

et à Tchernobyl en 86 http://blogs.mediapart.fr/edition/n…

et à Fukushima en 2011 http://www.youtube.com/watch?v=5Fi5…http://www.youtube.com/watch?v=z4eP…http://www.youtube.com/watch?v=Rm0T…

(1) http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar… (2) Jacques LOCHARD est membre de la CIPR au Comité 4 depuis 2009 : chargé de l’application des recommandations , c’est à dire de la mise en œuvre de la doctrine ALARA. Il dirige le CEPN depuis 1989. Rappel : En septembre 2011, LOCHARD était présent au Symposium International sur les Conséquences de Fukushima , organisé à huis clos par une organisation d’extrême droite . Le fameux Dr Sunichi YAMASHITA était organisateur : plusieurs représentants de la CIPR, UNSCEAR, AIEA une représentante de l’OMS…http://www.rue89.com/planete89/2011…

(3) Thierry SCHNEIDER présentation du CEPN lors du 3ème Séminaire de Dialogue pour la Réhabilitation des Conditions de Vie après l’accident de Fukushima qui a eu lieu les 7-8 Juillet 2012 au Japondans la ville de Daté.http://www.cepn.asso.fr/IMG/pdf/A11…

Il prêche aussi la doctrine de la réhabilitation des zones contaminées après l’accident atomique à l’Éducation Nationale avec des membres de l’IRSN, l’ACRO : Voir le programme des rencontres lycéennes de Poitiers sur le radioprotection en 2009 pour vous rendre compte des complicités.

http://ww2.ac-poitiers.fr/civique/I…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DECONTAMINATION ET DEDOMMAGEMENTS POURRAIENT COÛTER 100 MILLIARDS D’EUROS…POUR L’INSTANT !

FUKUSHIMA:

Décontamination et dédommagements

pourraient coûter 100 mds EUR…

pour l’instant…

FUKUSHIMA: DECONTAMINATION ET DEDOMMAGEMENTS POURRAIENT COÛTER 100 MILLIARDS D'EUROS...POUR L'INSTANT ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima-explosion-2

TOKYO – Le coût du traitement de l’accident nucléaire de Fukushima, comprenant la décontamination et les dédommagements des victimes, pourrait atteindre 100 milliards d’euros, le double de la somme prévue, selon la compagnie gérante de la centrale, ruinée par le tsunami du 11 mars 2011.

La catastrophe de Fukushima, la plus grave du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, a entraîné d’importantes émissions radioactives dans l’air, les sols et les eaux de la région, et obligé une centaine de milliers d’habitants à quitter leur logement.

La somme de 10.000 milliards de yens (100 milliards d’euros), qui relève pour l’heure de l’hypothèse, ne comprend toutefois pas les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs ravagés sur les six que compte le site. Ces opérations dureront quelque 40 ans et nécessiteront le développement de nouvelles technologies ainsi que la formation de milliers de techniciens.

Nous devons discuter avec le gouvernement des besoins selon plusieurs scénarios, a répondu mercredi le président de Tepco, Kazuhiko Shimokobe, à un journaliste l’interrogeant sur le risque d’un doublement du montant de 5.000 milliards de yens précédemment évoqué par le groupe.

Nous ne savons pas à l’heure actuelle quel sera le coût total, car nous révisons les chiffres pour la décontamination et les compensations chaque trimestre, mais si cela dépasse 5.000 milliards de yens, l’entreprise aura du mal, a-t-il prévenu.

Tepco indique en outre dans un document qu’une rallonge du même ordre de grandeur sera nécessaire en cas de volonté de nettoyer une zone plus étendue que celle définie initialement, ainsi que pour la construction de sites de stockage temporaires de détritus radioactifs.

Comme gage de bonne conduite, la compagnie a promis d’économiser plus de 3.300 milliards de yens (près de 33 milliards d’euros) en une décennie.

Et d’ajouter que des fonds supplémentaires de l’Etat allaient de toute façon être requis pour le retrait du combustible fondu et autres interventions liées à la déconstruction du site, Tepco n’ayant mis de côté que 1.000 milliards de yens (10 milliards d’euros), une somme nettement insuffisante.

Il est néanmoins probable que le groupe revoie plusieurs fois ses évaluations, sachant notamment que rien n’a encore été décidé ni pris en compte concernant les deux réacteurs épargnés de Fukushima Daiichi et les quatre de la deuxième centrale, Fukushima Daini, de cette préfecture du nord-est du Japon.

Tepco a de surcroît insisté mercredi sur la nécessité de repenser le schéma actuellement en vigueur pour financer les réparations nécessaires.

Il prévoit par ailleurs de créer dans la région de Fukushima un siège dédié à la gestion de ce sinistre historique, une option qui devrait permettre de faire des économies de fonctionnement.

Un centre de recherche sera également mis en place pour concevoir les techniques requises pour le nettoyage du site et des environs.

La compagnie, nationalisée cet été, est incapable d’assumer seule le coût de la catastrophe.

Elle est non seulement contrainte d’indemniser plus d’un million et demi de victimes et de procéder à des dépréciations massives d’actifs, mais elle doit également continuer à alimenter l’est du Japon, dont Tokyo. Elle doit pour cela faire tourner à plein régime ses centrales thermiques et dépenser de ce fait des sommes astronomiques en achat de gaz et pétrole.

Le coût global du drame de Fukushima dépassera dans tous les cas et de loin ce qui sera effectivement pris en charge par Tepco ou l’Etat japonais. Car il faudrait en théorie y inclure tous les effets collatéraux, sur le commerce, l’industrie, le secteur touristique, etc… pas seulement dans la préfecture de Fukushima mais dans l’ensemble du Japon.

(©AFP / 07 novembre 2012 10h17) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

JAPON: LES REACTEURS NUCLEAIRES D’OHI SONT BIEN SITUES SOUS UNE FAILLE ACTIVE, SELON LES EXPERTS (Gen4)

Japon: Les réacteurs nucléaires d’OHI sont bien

situés sous une faille active, selon les experts

JAPON: LES REACTEURS NUCLEAIRES D'OHI SONT BIEN SITUES SOUS UNE FAILLE ACTIVE, SELON LES EXPERTS (Gen4) dans REFLEXIONS PERSONNELLES ohi

OHI : de l’avis général des experts Japonais, les réacteurs

d’OHI sont bien situés sous une faille active

Les experts Japonais se sont mis d’accord ce jour pour confirmer que les 2 réacteurs en service du site d’OHI sont bien situés sous une ligne de faille active.

Pour le Professeur WATANABE, inutile de tergiverser :

« il faut stopper OHI »

Inutile de retarder davantage la fermeture du site, la faille est bien active.

L’un des cinq experts désignés par l’autorité de régulation nucléaire Japonaise 1 pour évaluer la présence et l’activité d’une faille sismique active située exactement sous le site de production électronucléaire d’OHI a affirmé ce jour qu’il était inutile d’attendre davantage [pour arrêter les réacteurs] car il était convaincu que la faille était bien active.

 Une faille active depuis au moins 120.000 années

Pour le Professeur WATANABE de l’Université de Toyo, la faille semble active depuis plus de 120.000 ans ;  il lui semble inutile en conséquence de prolonger davantage les expertises et il s’avère désormais obligatoire d’annoncer immédiatement l’arrêt des unités 3 et 4 d’OHI, comme le gouvernement s’y était engagé 2.

L’équipe mandatée par la NRA se compose de cinq personnalités scientifiques compétentes dans les domaines géologique et sismique. Si l’ensemble des experts s’accorde à juger la faille située sous la centrale d’OHI active, il leur reste cependant à se mettre d’accord sur la date de la dernière activité, plus ou moins de 120.000 années et sur la possibilité de failles localisées (glissements de terrain) présentant des risques sismiques moins élevés.

En effet, pour le Professeur OKADA, des glissements de terrain localisés auraient pu également créer des failles dans les strates géologiques et considère de son côté que des études approfondies sont nécessaires.

Une nouvelle réunion de la NRA est prévue mercredi prochain,

l’opérateur KEPCO pourrait y être convoqué

L’autorité Japonaise se réunira de nouveau après-demain avec les experts et – cette fois-ci – les représentants de l’opérateur KEPCO, une société qui a toujours affirmé que le site d’OHI était absolument sûr au niveau géologique, de même que l’opérateur TEPCO affirmait que le site de Fukushima-Daiichi était à l’abri de tout incident de cette nature une semaine avant les tremblements de terre et tsunami du 11 mars 2011 3

La faille passerait directement sous la conduite d’alimentation

en eau des réacteurs

Fait aggravant, la faille active passerait non seulement directement sous certains des bâtiments du site mais également sous la conduite d’eau principale destinée au refroidissement des réacteurs et des piscines de désactivation.

Les réacteurs d’OHI à deux doigts d’un arrêt définitif mérité

Attendu qu’il s’avère impossible d’agir sur la faille ni sur les conditions d’une éventuelle secousse à ce niveau 4, l’opérateur ne pourrait avoir d’autre choix que de condamner définitivement le site d’OHI dont les unités n°. 3 et 4 avaient été remises en service au début du mois de juillet 2012, après bien des tergiversations politiques.

La décision d’arrêt nous ramènerait ainsi – après une petite digression – à la situation antérieure : ZÉRO réacteur nucléaire en service dans le troisième pays le plus électronucléarisé au monde et c’est ce que nous souhaitons le plus sincèrement du monde au Japon.

Sources :

Regulatory body split over fissure under Ohi plant, NHK, 4/12 (vidéo, anglais)

Decision on Oi nuclear plant faultline postponed, JapanToday, 5/11/12

(121)

  1. Nuclear Regulatory Agency, ex-NISA
  2. Pour des raisons de sécurité et par le biais d’une décision motivée de la NRA
  3. Début mars 2011, un rapport scientifique établissait que les centrales de Hamaoka, Kashiwazaki-Kariwa, Fukushima-Daiichi et Daini étaient situées au niveau de zones pouvant être atteintes par des tsunamis majeurs ; les opérateurs ont alors fait pression sur les administrateurs de la commission scientifique pour « effacer » les avertissements et poursuivre leurs petites affaires comme si de rien n’étaitsource : japantimes, 27/2/12
  4. Disons plutôt qu’à ce jour, l’attitude initiale des scientifiques a nettement reculé devant la puissance des événements naturels récents

Source: Gen4

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

LE CÔTE OBSCUR DE FUKUSHIMA (Olivier CABANEL / agoravox.fr)

Le coté obscur de Fukushima

LE CÔTE OBSCUR DE FUKUSHIMA (Olivier CABANEL / agoravox.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fuku

(Olivier CABANEL)

agoravox.fr

Dans notre société industrielle, les conflits d’intérêts se

multiplient régulièrement et ce n’est pas une surprise de les voir

toucher aussi l’industrie en général, et le nucléaire

en particulier.

 

La corruption dans ce milieu n’est pas une nouveauté, déjà l’ancien gouverneur de la préfecture de Fukushima, Eisaku SATO, n’avait pas hésité à évoquer des « intérêts opaques » et de la « corruption  ». lien

On avait appris récemment que les fonds versés pour la reconstruction des zones touchées par le tsunami avaient été gaspillés dans des projets assez éloignés de leur destination d’origine. lien

En juillet 2012 on apprenait aussi que 32 employés de la Korea Hydro & Nuclear Power avaient été mis en examen soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin. lien

On se souvient aussi qu’en mars 2011, un ingénieur, Mitshhiko TANAKA, qui avait travaillé à la construction de la centrale, déclarait qu’un défaut de fabrication dans la cuve du réacteur n°4 de Fukushima avait été habilement dissimulé car il mettait en péril l’entreprise Hitachi.

Tanaka expliquait que la cuve avait été endommagée dans une fonderie, située à Kure, dans la préfecture de Fukushima.

Au vu des défauts constatés, la cuve aurait du être mise au rebut conformément à la réglementation nucléaire. lien

Il considérait que ce défaut de fabrication représentait une véritable « bombe à retardement  » et que s’il avait fallu refaire la cuve, les 250 millions de dollars qui auraient dû y être consacrés auraient menacé de faillite la compagnie Hitachi.

L’ingénieur s’en était inquiété auprès de cette compagnie, laquelle avait conclu, par la voix de son porte parole « qu’il n’y avait pas de problème de sécurité  ».

Le Ministère du Commerce et de la Sécurité Industrielle, prévenu lui aussi de ce danger, s’était à l’époque refusé à tout commentaire.

TANAKA avait reçu une prime de 3 millions de yen, accompagné d’un certificat de reconnaissance, mais ce n’est qu’après avoir participé au tournage d’un documentaire sur Tchernobyl, tournage qui provoqua la mort du réalisateur, suite aux radiations, qu’il prit réellement conscience du danger, tentant par tous les moyens d’alerter la population. lien

En vain semble-t-il. lien

Personne ne sait si les cuves des autres réacteurs présentaient les mêmes défauts…mais aujourd’hui, après la catastrophe, elles sont maintenant hors d’usage.

Plus tard, en octobre 2011, l’expert nucléaire Arnie GUNDERSEN dénonçait des pratiques contestables et l’interdépendance qu’il y avait entre l’industrie nucléaire et les autorités de surveillance évoquant une corruption hors de tout contrôle.

Il déclarait, entre autre, que la catastrophe de Fukushima était due en grande partie au fait que les autorités japonaises n’avaient pas supervisé comme il le fallait l’installation nucléaire.

Toute cette corruption, pour GUNDERSEN, s’est fait aux dépens de la sécurité nucléaire. lien

Mais aujourd’hui, un autre conflit d’intérêt pointe le bout de son nez.

C’est ce qu’on a pu découvrir récemment grâce à une information diffusée sur France Culture, dans le journal de 18h d’Antoine Marette, lors d’un reportage signé Frédéric CHARLES.

On apprenait que 4 des 6 experts chargés de fixer les nouvelles normes de sécurité concernant les réacteurs avaient reçu de l’argent provenant de l’industrie nucléaire. lien

En effet Akio YAMAMOTO, professeur de l’Université Nagoya, à reçu, d’après l’Autorité de Régulation Nucléaire Japonaise, des subventions pour ses recherches sur les réacteurs nucléaires, et une partie de ces subventions, 783 000 euros tout de même, proviennent d’une filiale de TEPCO, l’exploitant bien connu de la centrale nucléaire de Fukushima.

Or ce YAMAMOTO était membre de l’équipe chargée d’établir les critères de sécurité dans le domaine nucléaire.

Un autre, Akira YAMAGUCHI, professeur à l’Université d’Osaka, membre lui aussi de la même équipe, a reçu 374 000 euros provenant de l’entreprise Mitsubichi Heavy Industries, dont l’une des activités concerne l’énergie nucléaire.

Ajoutons à la liste Yutaka ABE, professeur à l’Université de Tsukuba, lequel a reçu 5 millions de yen provenant notamment d’un laboratoire de la compagnie gérant la centrale nucléaire de Fukushima. lien

Cerise sur le gâteau, Shunichi TANAKA, président de l’Autorité de Régulation Nucléaire, occupait auparavant l’équipe gouvernementale chargée de faire la promotion de l’énergie nucléaire. lien

De plus, l’équipe chargée d’évaluer la sécurité nucléaire, faisait partie du ministère chargé de la promotion de l’industrie du même nom. lien

Au total les 4 experts ont reçu entre 3 et 27 millions de Yen au cours des 3 ou 4 dernières années sous forme de subvention ou donation financières.

Voila qui ne va pas rassurer la population japonaise déjà durement touchée par la catastrophe, car si les normes de sécurité sont contrôlées par celui la même qui les subit, on ne peut que s’inquiéter des conséquences de ce possible conflit d’intérêt.

En France, ce n’est guère mieux puisque dans le cadre des GPI (Grands Projets Inutiles) on vient de découvrir un probable conflit d’intérêt à Notre-Dame-des Landes (lien) tout comme on l’a vu récemment pour le projet Lyon Turinlien

Dans le reste du monde, de Tihange à Doel en passant par Kori ou Wolsong, la contrefaçon et la corruption se sont invitées dans l’industrie nucléaire.

On avait appris dans le courant du mois d’aout 2012 que les cuves des réacteurs de Tihange et Doel présentaient des fissures anormales, et l’Agence Fédérale Belge de Contrôle Nucléaire a attendu en vain, semble-t-il, des explications.

Quelques temps après, 22 personnes avaient été arrêtées pour avoir, en échange de pots de vin, réalisé des copies de pièces utilisées pour l’étanchéité des conduites assurant la transmission des données entre le cœur du réacteur et la salle de commande de la centrale et destinées aux centrales de Kori et Yongwang en Corée.

Plus surprenant l’entreprise lésée, AREVA, n’a pas porté plainte, et on pourrait s’interroger sur la raison de ce silence.

Il est vrai que KHNP, l’entreprise nucléaire coréenne, est partie prenante dans le capital de la société d’enrichissement de l’uranium du Tricastin, tout comme dans les mines d’uranium du Niger exploitées par AREVA.

Plus inquiétant, un dirigeant de la centrale de Kori purge une peine de 3 ans de prison pour avoir confié des soupapes rouillées, destinées a être jetées, à un industriel local, lequel les a revendu à la centrale de Kori, après les avoir nettoyées.

Faut-il y voir un lien avec les pannes qu’ont connu en 2012 les centrales coréennes de Wolsong et Koripour des problèmes de rupture d’alimentation ? lien

Rien de bien rassurant, surtout lorsque l’on constate qu’à Fukushima, alors que la situation continue de se dégrader, les mafias japonaises gèrent discrètement l’approvisionnement des ouvriers sacrifiés, de sous-traitance en sous-traitance, lesquels disparaissent des registres, sans que l’on puisse savoir ce qu’ils sont devenus. lien

Ils seraient plusieurs centaines à avoir mystérieusement disparu. lien

En effet ce n’est un mystère pour personne : les yakuzas fournissent du personnel à l’industrie nucléaire, d’autant que les liens entre les yakuzas et le nucléaire japonais sont quasi aussi vieux que l’industrie du même nom. lien

Depuis 1966, date des premières centrales nucléaires japonaises, 500 000 travailleurs ont été employés, et ils sont seulement 20 à avoir fait une demande de reconnaissance d’accident de travail, et sur ces 20, seulement 10 ont été reconnus. lien

Les ouvriers choisis n’ont parfois pas plus de 18 ans et après une journée de « séminaire » on leur fait croire que la dose d’exposition n’est pas cumulative, même lorsqu’ils sont exposés à des doses de 1 mSv dans une journée.

Tetsuya HAYASHI est l’un d’eux, et il a l’intention de déposer plainte, conscient que les travailleurs n’ont aucune formation adéquate pour travailler sur le chantier et que leur vie est en danger.

La réalité de ce qui se passe sur place est sur ce lien.

Depuis la catastrophe de Fukushima, les affaires de la pègre japonaise sont en pleine expansion.

Tomohiko SUZUKI, journaliste japonais, s’était fait engager comme travailleur dans la centrale de Fukushima, afin de pouvoir enquêter discrètement, et il est l’auteur d’un livre très documenté sur le sujet : « yakuzas et centrales nucléaires ». (Éditions Bungeishunju).

Il a apporté à plusieurs reprises son témoignage que l’on peut découvrir dans cette vidéo.

Il raconte le système corrompu, les faux CV, et le drame que vivent les ouvriers envoyés sur le site.

Ces mêmes yakuzas contractent aussi sous des noms d’emprunt des prêts gratuits qui sont accordés normalement aux victimes des séismes, argent qui est réinvesti dans des trafics en tout genre.

Ceci dit, il ne fait pas bon s’intéresser de trop près aux activités coupables de cette mafia nipponne, et l’assassinat en 1997 de Yasuko WAYANABE, connu pour ses positions anti MOX au sein de la société nucléaire, n’est toujours pas élucidé. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « s’il y a des remèdes pour la maladie, il n’y en a pas pour la destinée  ».

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier CABANEL

agoravox.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 novembre, 2012 |Pas de commentaires »
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