PRES DE LA MOITIE DES JEUNES PALESTINIENS AU LIBAN DESCOLARISES

Près de la moitié des jeunes Palestiniens au

Liban déscolarisés

PRES DE LA MOITIE DES JEUNES PALESTINIENS AU LIBAN DESCOLARISES dans REFLEXIONS PERSONNELLES camp_1.psd_

BEYROUTH – Les jeunes réfugiés palestiniens au Liban sont marginalisés dès leur plus jeune âge, la moitié d’entre eux quittant l’école au secondaire, selon un sondage réalisé par l’UNICEF et le Bureau Central Palestinien des Statistiques (BCPS) publié mercredi 5 décembre 2012.

Seuls 53% des jeunes palestiniens au Liban fréquentent le secondaire, indique ainsi à l’AFP Soha Bsat Boustani, responsable de la communication de l’UNICEF au Liban.

Cela signifie que près de la moitié des jeunes Palestiniens sont marginalisés dès leur plus jeune âge. Quitter l’école crée un obstacle majeur pour l’avenir de ces enfants, souligne-t-elle.

Quelque 455.000 réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’Agence Onusienne d’Aide aux Réfugiés Palestiniens (UNRWA) au Liban, mais ils seraient aujourd’hui entre 260.000 et 280.000, selon une ONG internationale. Selon le sondage, 43% d’entre eux ont moins de 19 ans.

Les conditions de vie dans les 12 camps de réfugiés sont sordides, l’hygiène, les infrastructures et l’accès aux services de base comme la santé et l’éducation y sont rudimentaires. Selon l’ONG internationale ANERA, elles sont les pires de tous les camps de la région.

La façon dont les enfants palestiniens grandissent au Liban en fait des bombes à retardement. Le taux de déscolarisation au secondaire est si haut qu’il en est dangereux, estime Ola Awad, présidente du BCPS.

Sur le long terme, nous observons une génération destinée à vivre avec des problèmes psychologiques et de santé, poursuit-elle. C’est désolant que ces jeunes aient autant de potentiel et aucune opportunité.

La pauvreté pousse de nombreux garçons à travailler dans le secteur informel très jeune, mais l’interdiction faite aux Palestiniens d’exercer toutes les professions libérales au Liban joue aussi un rôle dans cette déscolarisation, note Isabella Castrogiovanni, expert en protection de l’enfance à l’UNICEF.

Les Palestiniens au Liban font face à d’importants obstacles, notamment des problèmes liés à l’accès à l’emploi, dit-elle. Les jeunes sont frustrés et désenchantés du système car ils savent qu’aussi bons soient-ils à l’école, leur avenir sera toujours limité.

Autre problème, la malnutrition: 13% des enfants sont en-dessous ou très en-dessous de la taille moyenne des jeunes de leur âge et 5% sont très en-dessous de cette taille, selon le sondage, qui affirme que ces indicateurs reflètent une malnutrition chronique.

Pour Mme Awad, cela saute aux yeux en traversant n’importe quel camp, l’hygiène, l’environnement et les conditions sociales ne sont pas adéquates pour des enfants.

Dans ces conditions, personne ne peut être surpris de la violence sociale qui y existe.

(©AFP / 05 décembre 2012 19h49) 

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 5 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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