RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE: LA FONTE DU PERMAFROST DOIT ENFIN ÊTRE PRISE EN COMPTE !

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RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE: LA FONTE DU PERMAFROST DOIT ENFIN ÊTRE PRISE EN COMPTE ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES hole-man-shovelLa fonte du permafrost doit enfin être prise en

compte !

DOHA – La fonte des sous-sols arctiques gelés, le permafrost, risque d’accentuer considérablement le réchauffement et doit être désormais prise en compte dans les modèles climatiques, a recommandé mardi 27 novembre 2012 à Doha le Programme des Nations-unies pour l’Environnement (PNUE).

A cause de la hausse rapide des températures dans les régions arctiques, le permafrost est déjà en train de fondre, a souligné Kevin SCHAEFER, chercheur à l’Université du Colorado et auteur principal d’un rapport sur le sujet pour le PNUE.

Le permafrost est l’une des clefs de l’avenir de notre planète (…) Son impact potentiel sur le climat, les écosystèmes et les infrastructures a été négligé pendant trop longtemps, déclare dans un communiqué Achim STEINER, directeur général du PNUE.

Aussi appelé pergélisol, le permafrost représente environ un quart de la surface des terres dans l’Hémisphère nord. Au niveau mondial, il renferme quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone, soit environ le double du CO2 déjà présent dans l’atmosphère, a rappelé M. SCHAEFER lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la 18è conférence de l’ONU sur le changement climatique à Doha.

Or si cette matière organique gelée fond, elle relâche lentement tout le carbone qui y a été accumulé et ainsi neutralisé au fil des siècles.

Une fois que ça a commencé à fondre, le processus est irréversible. Il n’y aucun moyen d’y remettre le carbone qui s’en est dégagé. Et ce processus persiste durant des siècles car la matière organique reste très froide et se décompose lentement, a prévenu le scientifique.

Problème:

Cet excès de CO2 rejeté dans l’atmosphère n’a jusqu’à présent pas été pris en compte dans les projections sur le réchauffement climatique qui font l’objet de négociations au niveau mondial.

C’est d’autant plus préoccupant que la température des zones arctiques et alpines abritant ce permafrost devrait augmenter deux fois plus rapidement que sur l’ensemble du globe, insiste le rapport remis au PNUE. Une hausse mondiale de 3°C en moyenne aboutirait donc à une augmentation de 6°C dans l’Arctique, ce qui se traduirait par la disparition de 30% à 85% du permafrost proche de la surface.

La fonte du permafrost produirait ainsi l’équivalent de 43 à 135 milliards de tonne de CO2 supplémentaire d’ici à 2100, soit quelque 39% des émissions totales à cette date.

Par conséquent, le PNUE recommande au Groupe d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) de prendre en compte spécifiquement l’impact croissant du permafrost dans le réchauffement.

Il demande également la création de Réseaux Nationaux de Surveillance du permafrost dans tous les pays concernés, en particulier la Russie, le Canada, les Etats-Unis et la Chine.

La fonte du permafrost risque aussi de se traduire par des feux de forêts plus fréquents, des glissements de terrain et autres catastrophes comme l’effondrement de routes, de lignes électriques ou d’oléoducs, avertit le rapport.

Rien qu’en Alaska, le réchauffement climatique pourrait alourdir la facture des infrastructures publiques de plus de 6 milliards de dollars d’ici 2030.

(©AFP / 27 novembre 2012 11h39) 

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 27 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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