LE NUCLEAIRE : TOUJOURS L’ABORDER DANS SON ENSEMBLE (Thierry LAMIREAU)

LE NUCLEAIRE :

TOUJOURS L’ABORDER

DANS SON ENSEMBLE

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il y a quelques jours j’ai écouté une émission de FRANCE INTER (entre 12h et 13h) sur le thème de la « gestion des déchets radioactifs » et notamment avec le projet dit CIGEO (Centre industriel de stockage géologique).

C’est le projet français de centre de stockage profond de déchets radioactifs. Il est « officiellement » conçu pour stocker les déchets hautement radioactifs et à durée de vie longue produits par l’ensemble des installations nucléaires actuelles, jusqu’à leur démantèlement, et ceux liés au « traitement des combustibles usés » utilisés dans les centrales nucléaires.

Une nouvelle fois, à FRANCE INTER on ne s’est pas trop forcé pour sortir du politiquement correct même si parfois l’animateur a essayé de « lancer quelques flèches » en direction des représentants du lobby nucléaire notamment avec les interventions d’une représentante de la SFEN (Société Française pour l’Energie Nucléaire) de type « à la mode GOEBBELS » c’est-à-dire dans le style propagande.

En gros, c’est « braves gens, le nucléaire est nécessaire au progrès et à la bonne santé des populations ! Circulez, y’a rien à voir ! »

Il faudrait souligner l’action courageuse des associations militantes qui luttent, dans la région de BURE (et ailleurs), contre les actions en faveur de l’implantation de déchets hautement radioactifs.

Aborder le nucléaire dans sa globalité

Sigle de la RADIOACTIVITE

Il faudrait aborder le nucléaire dans son ensemble car l’on ne peut en parler d’une manière morcelée au risque d’en oublier des composantes essentielles.

Des exemples :

 1 / Les mines d’uranium

URANIUM en LIMOUSIN

Le directeur de l’époque (1993) de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) me répondait par écrit : « Nous ne pouvons véritablement correctement récupérer les résidus (!) des mines d’uranium car il existe un mélange complexe de nombreux composés CHIMIQUES et RADIOACTIFS. A titre d’exemple, le Radium 226, présent en totalité dans les résidus miniers, est là pour…4,5 milliards d’années. »

Voir le lien ci-dessous pour plus d’infos:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

2 / Le gaz radioactif radon:

Voici un très grave dossier de Santé Publique qui est volontairement laissé de côté par les instances sanitaires françaises qui sont normalement responsables de la santé de la population…malgré les affichages et les règlements mis en vigueur (trop tardivement) dans notre pays. 

Faudrait-il rappeler que le maire de AIX-LES-BAINS, Dominique DORD, a tenté de mettre en place une éventuelle Loi sous la 14è Législature…en vain.

Malgré des apparences de « bonne volonté » l’Etat français fait TOUT pour plus favoriser l’économie, la réélection d’élus plutôt que de se diriger vers une protection réelle de la population française.

De fait, des régions sont sciemment écartées ainsi qu’une prise en charge des lieux privés.

Nous pouvons donc encore dire que le choix est fait afin de taire une mortalité et une morbidité (maladies diverses induites) très importantes à un niveau de plusieurs milliers de personnes par an. (4000 pour les prévisions officielles jusqu’à 12000 pour les prévisions officieuses).

Cela fait trente ans que j’essaye de dénoncer cette omerta et c’est désormais maintenant que certains voudraient nous faire croire à un bon traitement du dossier.

Ce sont d’ailleurs ceux qui étouffaient autrefois le sujet qui voudraient se parer de leurs plus beaux atours pour montrer qu’ils s’en occupent réellement aujourd’hui !…ne serait-ce que pour se « faire des tunes » puisqu’il commence à exister un marché juteux sur le plan économique afin de vendre du matériel susceptible de « gérer » voire de supprimer le problème radon en France.

Il faut noter, enfin, que la France refuse de traiter sérieusement le cas radon comme la Suisse par exemple…

Voir le lien ci-dessous pour plus d’infos:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2016/12/09/gaz-radioactif-radon-en-france-un-probleme-majeur-de-sante-publique-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr/

3 / EDF et ses documents « en interne »

AAAAAAAAAA

Des documents internes du 2 juillet 2010 indiquent :

La méthodologie de calcul a été développée sur le réacteur 900 MW. Etant donné que les paramètres dominants restent les mêmes, la méthodologie est applicable à TOUS les paliers (toutes les centrales).(…) Le délai enveloppe couverture (couverture des réacteurs par l’eau) avant le dénoyage du cœur pour le palier 900 MW est de 2 heures et 45 minutes.
Le délai enveloppe avant le dénoyage du cœur pour le palier 1300 MW est d’1 heure et 40 minutes.
Le délai enveloppe avant le dénoyage du cœur pour le palier EPR est de 56 minutes.

Il est donc prévu, par les ingénieurs de EDF, que le cœur du réacteur de l’EPR se découvre de sa « protection » en eau en 56 minutes en cas de problèmes techniques MAJEURS dans la centrale ! Et après ce serait un échauffement TERRIBLE avant une explosion et une fonte du cœur comme à FUKUSHIMA !

4 / Le « traitement » du dossier des centrales nucléaires par les élus et les technocrates

Remarquons que beaucoup d’élus se drapent derrière l’expression magique du « bientôt 50% de nucléaire en France » !…

Tout ceci n’est qu’un leurre qui n’est là que pour faire accepter la probabilité très certaine (voire les paragraphes ci-dessus) d’une catastrophe majeure sur un site nucléaire français.

EELV n’a pas vu cette arnaque…ou fait semblant de ne pas la voir…comme très souvent dans de nombreux sujets. C’est ce qu’ils appellent « l’écologie politique » !

Tous ces inconscients ont oublié qu’il suffisait d’une seule catastrophe sur une centrale nucléaire française pour condamner la France voire l’Europe.

Mais il est vrai que le milieu pro-nucléaire essaye toujours ensuite de faire revenir les populations sur des sites contaminés comme à TCHERNOBYL ou à FUKUSHIMA.

Il faut d’ailleurs souligner que les premiers à avoir cette attitude criminelle envers les populations sont…les instances françaises….sûrement un reste de la propagande à la mode GOEBBELS !

Voir les liens ci-dessous pour plus d’infos:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/09/29/nucleaire-une-revision-simpose-pour-les-inconscients-qui-pronent-le-50-de-nucleaire-en-france-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/27/le-professeur-maurice-tubiana-celui-qui-na-peur-de-rien-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/26/information-tres-importante-luranium-est-actif-meme-a-faibles-doses-dapres-lirsn-ils-savent-mais-ne-disent-rien-dans-les-situations-concretes-comme-tchernobyl-ou-fukushima-mensuel-et-inst/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/26/fukushima-lagence-internationale-de-lenergie-atomique-suggere-un-retour-des-populations-evacuees-une-belle-petite-saloperie-lancee-a-la-face-du-peuple-japonais-et-du-monde-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/20/petit-rappel-laccord-entre-loms-et-laiea-un-vrai-scandale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/14/le-gouvernement-francais-rajoute-10-ans-aux-centrales-nucleaires-la-catastrophe-majeure-est-donc-certaine-a-lire-de-tres-nombreux-documents-exceptionnels-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unbl/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/31/fukushima-le-rapport-de-la-honte-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/30/laccident-nucleaire-francais-est-ineluctable-thierry-lamireau-realisateur-du-film-uranium-en-limousin-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/23/risques-de-cancers-sous-estimes-pour-les-enfants-exposes-aux-rejets-et-aux-contaminations-de-fukushima-les-effets-des-faibles-doses-radioactives-sur-lhumain-independentwho-orgune-video-tres/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/09/nucleaire-lautorite-de-surete-nucleaire-recommande-a-letat-dameliorer-la-reponse-post-accidentelle-en-clair-comment-confirmer-que-tout-est-nul-thierry-lamireau-realisateur-du-film/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/17/exceptionnel-rapport-officiel-de-la-commission-denquete-independante-sur-laccident-nucleaire-de-fukushima-rapport-en-pdf-remise-en-page-du-texte-hors-pdf-par-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/08/le-docteur-helen-caldicott-estime-que-la-moitie-du-territoire-japonais-est-contamine-enenews-tv-gen4-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/11/a-fukushima-la-parisienne-liberee-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/05/intervention-du-pr-mitsuhei-murata-ancien-ambassadeur-du-japon-fukushima-nest-pas-un-incident-du-passe-mais-une-menace-du-present-jacques-richaud/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/01/union-europeenne-la-commission-ne-montrera-aucune-complaisance-sur-la-securite-nucleaire-mais-alors-bizarre-les-recommandations-sont-non-contraignantes-cest-donc-du-vent-thierry/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/22/fukushima-limites-anthropologiques-a-la-complexite-et-risque-deffondrement-francois-diaz-maurin-reflexion-dun-scientifique-et-universitaire/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/20/kamikazes-a-fukushima-liquidateurs-a-tchernobyl-le-salaire-de-la-peur/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/20/atomic-park-peut-on-vraiment-demanteler-une-centrale-nucleaire/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/05/08/tchernobyl-consequences-pour-lhomme-et-la-nature-yablokov-nesterenko/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/10/09/des-vies-irradiees-la-supplication-prologue-une-voix-solitaire-de-svetlana-alexievitch-prix-nobel-de-litterature-2015-thierry-lamireau/

5 / L’utilisation de la bombe atomique:

Puisque l’on parle du nucléaire, l’on ne peut bien évidemment oublier les bombardements sur HIROSHIMA et NAGASAKI

L’horreur porte le nom d’un pays:

Les Etats-Unis ont été, à ce jour, les seuls à utiliser la bombe atomique…simplement pour montrer à l’URSS de l’époque qu’ils avaient certains moyens pour leur « clouer le bec » ! L’alibi officiel qui court toujours est celui de dire: « les Etats-Unis devaient utiliser la bombe nucléaire pour que le Japon capitule »…or l’Empereur du Japon avait déjà renoncé à continuer le conflit…Belle manipulation des Etats-Unis pour effectuer des essais atomiques sur le dos des civils…

Voir le lien ci-dessous pour plus d’infos:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/08/06/6-aout-le-japon-commemore-les-67-ans-de-la-bombe-sur-hiroshima-nagasaki-quelques-jours-plus-tard-des-documents-exceptionnels-secret-defense/

6 / Les pollutions MAJEURES dans le monde viennent des bombardements des armées

Armes russe à l'UA qui explose en SYRIE mars 2016

Les pollutions majeures libérées dans l’air, les eaux et les sols de notre planète le sont à cause des militaires de tous les Etats utilisateurs des armes dites « à uranium appauvri » comme la France et tant d’autres. En outre, la recherche nous montre que ces armes libèrent d’autres polluants radioactifs et chimiques redoutables provenant de l’enrichissement de l’uranium. Ce qui signifie que les industriels du nucléaire se séparent volontairement de leurs déchets pour les refiler aux industries de l’armement qui les intègrent dans leurs armes !

Voir les liens ci-dessous pour plus d’infos:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2017/07/03/armes-a-luranium-appauvri-lessentiel-des-infos-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2016/11/11/lorsque-pujadas-envoie-ses-journalistes-chez-lamireau-thierry-pour-diffuser-une-emission-de-propagande-sur-larmee-francaise-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr/

Conclusion :

Le Vrai slogan de MACRON

Le nucléaire et les déchets qui en découlent doivent être décrits d’une manière GLOBALE afin de ne pas permettre les erreurs de base réalisées « bêtement » par certains écologistes (séparer les sujets) et afin d’attaquer le raisonnement, lui fait SCIEMMENT, réalisé par le milieu du lobby nucléaire

NOTA:

Tout ce travail de recherche et d’analyse aurait dû être réalisé par des journalistes.

Où sont-ils ?…Je les attends pour faire paraître de mégas articles sur toute mon investigation ! (je ne suis pas naïf).

Il est vrai que c’est un boulot de presque toute une vie…ou ce qu’il en reste puisque je subis depuis 2001 certaines pathologies induites par de nombreuses irradiations effectuées en LIMOUSIN sur (et dans) les mines d’uranium de COGEMA (désormais AREVA) après la réalisation de mon documentaire URANIUM EN LIMOUSIN et la prise de 1000 diapositives (propriété actuelle de l’association « Sources et Rivières en LIMOUSIN ») afin de montrer l’évolution et le changement de sites pollués pour…4,5 milliards d’années !

Des prises de risque personnelles que je « paye cash » chaque jour, des prises de risque idiotes liées à ma jeunesse et à mon militantisme très actif de l’époque.

Maintenant j’écris des textes. Ce sont d’autres risques…

Voir (ou revoir) ci-dessous mon documentaire

URANIUM EN LIMOUSIN:

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

Voir ceci également:

http://www.ina.fr/video/LM00001313536/dossier-la-memoire-est-au-fond-de-la-mine-video.html

CARPE DIEM.

Thierry LAMIREAU

Auteur du film URANIUM EN LIMOUSIN

NUCLEAIRE: UNE REVISION S’IMPOSE POUR LES INCONSCIENTS QUI PRÔNENT LE « 50% » DE NUCLEAIRE EN FRANCE. (Thierry LAMIREAU)

-NUCLEAIRE-

URANIUM en LIMOUSIN

Une révision s’impose 

pour les INCONSCIENTS 

qui prônent

le « 50% » de NUCLEAIRE

en FRANCE

(Thierry LAMIREAU)

Considérant l’ambiance qui existe dans les coursives de la COP21 et d’ailleurs, je pense qu’il est plus que temps de reproposer à la lecture certains documents afin de montrer que celles et ceux qui se satisferaient d’un nucléaire à hauteur de 50% en FRANCE seraient les co-gestionnaires du nucléaire et les fossoyeurs de l’Humanité.

fichier pdf TCHERNOBYL une catastrophe de Roger et Bella BELBEOCH

Décès de Roger BELBEOCH par Ivo RENS

Adieu à Bella BELBEOCH 1

 

ADIEU À BELLA BELBEOCH 2docx

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/14/le-gouvernement-francais-rajoute-10-ans-aux-centrales-nucleaires-la-catastrophe-majeure-est-donc-certaine-a-lire-de-tres-nombreux-documents-exceptionnels-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unbl/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film URANIUM EN LIMOUSIN

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

LE TYPHON NEOGURI AVANCE VERS FUKUSHIMA: QUE VA-T-IL SE PASSER ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le typhon NEOGURI

avance vers FUKUSHIMA:

adsl TV 2014-07-09 20-15-26 France 2 HD

Que va-t-il se passer ?

(Thierry LAMIREAU)

Un typhon de plus sur le JAPON  mais celui-ci n’a pas l’air très sympathique !

Que va-t-il se passer lorsqu’il survolera FUKUSHIMA ?

En tout cas, il y aura au moins

une catastrophe certaine

au JAPON avec ce typhon:

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il remet obligatoirement en suspension toutes les particules radioactives et chimiques déposées sur le pays !

C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour la santé, déjà fragile, de certains japonais parce que déjà irradiés et contaminés.

Petit supplément pour la planète:

En outre, ces particules chimiques et radioactives vont faire plusieurs fois le tour de la planète pour en faire « profiter » tout le monde.

Alors on dit quoi ?

Merci le nucléaire !

La catastrophe de FUKUSHIMA est toujours en marche…et pour des millions d’années…pour l’éternité à l’échelle humaine !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

LE PROJET CIGEO D’ENFOUISSEMENT EN PROFONDEUR DES DECHETS NUCLEAIRES A BURE: UN CRIME CONTRE LA BIOSPHERE (Hans ZUMKELLER…pseudonyme)

Le projet CIGEO d’enfouissement en profondeur

des déchets nucléaires à BURE :

Comment

l’aventurisme des nucléocrates

s’apprête à

engager la France

dans un désastre

sans précédent

qui pourrait bien,

un jour,

être qualifié

de crime contre la biosphère

AAAAAAAA

par Hans ZUMKELLER

(pseudonyme)

Je me présente. Je travaille depuis longtemps au CEA dans le secteur de la thermique. C’est-à-dire autour de tout ce qui tourne autour de la production de vapeur, des turbines, de leur couplage avec les alternateurs. Mes responsabilités s’étendent également dans le domaine de la sécurité et du refroidissement des coeurs en cas d’arrêt d’urgence.

J’ai également participé à des études concernant la circulation du sodium fondu dans les réacteurs à neutrons rapides. J’ai un poste de chef de service. Mais je n’ai pas de responsabilités dans le domaine de la neutronique, de la tenue des matériaux face à leur irradiation, de leur fragilisation, du retraitement, du comportement des nouveaux combustibles, etc. Mes connaissances d’ancien élève d’une des plus prestigieuses Grandes Ecoles françaises font que j’ai a priori plus de moyens pour aborder les problèmes qu’un simple technicien. A la différence de nombreux collègues, ma curiosité foncière fait que j’ai acquis au fil des ans un ensemble de connaissances couvrant pas mal de domaines, même si je ne les couvre pas tous.

Immédiatement, tout le monde comprendra que je ne saurais m’exprimer en dehors de la protection par un pseudonyme. La réaction serait immédiate. Ceci étant, nombre de collègues ont un point de vue identique au mien, ou très voisin, et gardent le silence. Il est rare que nous en parlions entre nous, de  façon directe. A notre niveau, qui est celui de responsables importants de la filière, je dois convenir que les problèmes sont plutôt évoqués dans notre milieu, fermé, à mots couverts ou sous forme de plaisanteries. Prudence exige.

Voici mon point de vue. S’agissant de stockage souterrain il y a deux types de stratégies. Soit on se propose d’entreposer sous terre des éléments qu’on pourrait qualifier de « passifs », comme par exemple de l’amiante, soit il s’agit de déchets « actifs », qu’il s’agisse de déchets issus de l’industrie chimique ou de l’industrie nucléaire.

Cette « activité » peut s’entendre sous deux points de vue. Des déchets « actifs » peuvent simplement évoluer. Constitués de « colis » composites, leurs contenus les plus toxiques et dangereux peuvent se trouver libérés, du fait de la dégradation de leur système d’entreposage, ou parce que leur évolution donne naissance à des sous produits capables de migrer plus facilement. On pense évidemment à l’émission de substances sous forme gazeuse.

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(Photo: Déchets radioactifs et chimiques

Mine d’uranium de Bellezane

BESSINES-Haute-Vienne

Thierry LAMIREAU)

Le stockage souterrain, sur le long terme, est toujours dangereux, parce que peu accessible et donc très difficile à contrôler[1]. Un mouvement de terrain, le développement de fissures, l’extension d’un réseau phréatique peut entraîner une pollution irréversible, extrêmement dommageable pour la santé de personnes, sur des superficies considérables[2].

L’entreposage souterrain de déchets nucléaires entre sans équivoque dans la catégorie de la gestion de déchets très actifs. On sait par exemple que les déchets constitués par de la matière plastique se décomposent en produisant de l’hydrogène. Ces molécules, les plus petites qui soient, passent au travers de n’importe quoi. Cela n’est qu’une question de temps.

Le danger majeur de l’entreposage envisagé à Bure, dans le cadre du projet CIGEO, est le confinement très important qui y est envisagé. Dans un confinement souterrain émerge immédiatement un problème fondamental. Les liquides conduisent mieux la chaleur que les gaz, et c’est la raison pour laquelle on procède à un préstockage des éléments les plus chauds,  issus du déchargement de coeurs, dans de l’eau, pendant des années quand le combustible est de l’uranium, temps qui atteindra 50 à 60 années pour le combustible MOX[3], où l’éléments thermogène est le plutonium. Dans les solides, tout mouvement de convexion est par définition impossible et, si on excepte les métaux,  ce sont les milieux les moins conducteurs de la chaleur qui soient.

Ainsi toute alvéole, toute galerie contenant des colis dégageant de la chaleur est susceptible de se transformer en four.

Il y a d’ailleurs une sorte de dérision consistant à présenter l’opération ultime de stockage sous la forme d’alvéoles munies d’opercules scellées par des briques de bentonite, laquelle a la propriété de se dilater en absorbant l’eau[4]. . Comme si on s’imaginait qu’en logeant des débris à longue durée de vie de cette manière très compacte, on s’en protégerait au maximum.

S’agissant de « réversibilité », si la bentonite se dilate en présence d’eau, elle libérera en revanche son contenu aqueux en cas de chauffage intempestif. Ainsi  cette idée de scellement durable est-elle sujette à caution. Elle a plutôt été proposée par des gens habitués aux travaux de tunnellerie, où le problème d’un chauffage subit ne se pose évidemment pas, et cette idée a aussitôt été considérée comme providentielle par ceux qui tiennent à ce que ce projet d’enfouissement des déchets nucléaires aboutisse rapidement, coûte que coûte (et « quoi qu’il en coûte » au contribuable).

Selon ce projet de stockage dans une configuration de facto confinée, et n’importe quel ingénieur thermicien le confirmerait immédiatement, le moindre dégagement de chaleur, même s’il ne s’agit pas d’une explosion brutale, transformerait un logement, nécessairement exigu, en four.

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(Photo: Fût radioactif dans des boues radioactives

Mine d’uranium de JOUAC

Thierry LAMIREAU)

Dans cette optique, les systèmes de stockage et de confinement envisagés deviennent dérisoires. Le verre, par exemple, donne une image de stabilité, à l’échelle d’âges géologiques. Toutes les mers du monde contiennent des verreries qui ont gardé leurs propriétés et leurs géométries au fil de millénaires. Et cela est encore plus visible quand leur entreposage a été effectué dans de l’air, dans des nécropoles. Ce qui a ainsi « tenu » pendant des milliers d’années semble présenter l’assurance de tenir pendant des dizaines de milliers d’années, voire plus.

Cela se joue ainsi en termes de produit de solubilité. Quand la structure est cristalline, l’assurance de pérennité est encore accrue. Pour reprendre le titre d’un film de James Bond : «  les diamants sont éternels[5] ». Des diamants se révéleront inaltérables dans de l’eau de mer, comme « le coeur de l’océan », du film « Titanic ». Il en est de même pour l’inaltérabilité de certains métaux, comme l’or, absolument intacts après des milliers d’années en immersion. Sur le plan chimique, l’or, les diamants sont insolubles dans l’eau, dans les acides et dans les bases.

Mais la stabilité chimique, l’insolubilité ne sont pas les seuls critères à prendre en compte. Bien qu’il soit exclu d’envisager de stocker des déchets dangereux dans des enveloppes de diamant, ou d’or, on trouvera aisément que le diamant brûle à une température dépassant 600 à 800°C. Quant à l’or, il fond à mille degrés, ce qui est une température aisément obtenue dans le four le plus sommaire.

Revenant à la question du stockage des déchets nucléaires, on sait que la longévité des classiques bidons métalliques est de brève durée, vis à vis des temps à prendre en compte, au bout desquels leurs contenus peuvent être considérés comme inoffensifs.

A terme, ils se corroderont. Et c’est encore pire quand ils sont au contact de l’eau (immersions dans la Manche, stockage dans la mine de sel allemande d’Asse, victime d’une infiltration issue de sa fissuration sous l’effet de contraintes mécaniques, liées au creusement des galeries ).

Ne parlons pas du bitume, qui s’enflamme à 300° et se ramollit au dessus de 60°. Le béton constitue lui aussi une protection illusoire. Ce composé n’est pas stable. Il ne faut pas oublier que le béton est le produit d’une réaction d’hydratation. Quand il est armé par des tiges de fer, ces armatures internes ne sont pas à l’abri d’une oxydation. L’oxydation entraîne une dilatation des tiges, donc la fragilisation des structures (on parle alors de « cancer du béton »). Quand on pense au stockage souterrain, qu’adviendra-t-il des arceaux de soutènement des très nombreuses galeries, que ceux ci soient métalliques ou en béton armé ?

Revenant sur la tenue en température, se pose alors la question du conditionnement des déchets à vie longue, les plus dangereux, dans leurs sarcophages de verre.

La question du « point de fusion du verre » ne se pose pas, car le verre, amorphe, « non cristallin », n’est pas un solide au sens strict du terme. On a pu lire qu’on avait mesuré un affaissement de certains éléments de vitraux, dus à la gravité. Mais tout cela est lié au mode de fabrication. Le verre possède une certaine viscosité. Mais à la température ordinaire, la géométrie des verres ordinaires n’évolue pas, même à l’échelle de temps géologiques, même sur des milliards d’années. Ce conditionnement, si on vise une dispersion minimale semble donc optimal, s’ajoutant à une très faible solubilité dans l’eau et à une excellente résistance aux attaques chimiques.

DECHETS NUCLEAIRES

Reste son point faible : sa faible tenue thermique.

Le verre se comporte comme un fluide à une température  de 1400-1600°C, toujours aisément atteignable dans un four. Par four il faut entendre un dispositif à l’intérieur duquel de la chaleur est dégagée, et ne peut que très difficilement être évacuée vers l’extérieur[6]. La conductivité de l’argillite callovo-orxfordienne est faible.

Les renseignements que l’on peut trouver[7] ne sont pas très abondants, concernant les résultats des expériences concernant la tenue thermique de cet environnement argileux. Par contre on lit qu’au moment de leur enfouissement les colis dégageront des flux thermiques allant de 200 watts, jusqu’à 500 et 700 watts pour ceux qui contiennent des déchets issus des coeurs ou du retraitement.

C’est absolument énorme.

URANIUM 17

Dans ce même document, on dit que le contrôle thermique devra être assuré de telle façon que la température de l’argile se maintienne en dessous de 70 à 90°C pour éviter tout remaniement structural, à l’aide d’une ventilation[8]. En d’autres termes le matériau dans lequel on envisage d’opérer cet enfouissement est foncièrement instable vis à vis de la température. Or 90° sera une température aisément atteinte si la réfrigération des galeries et même des alvéoles n’est pas assurée pendant un temps suffisant.

Il y a a priori deux sources d’échauffement possibles. Celles issues des décompositions radioactives, qui sont calculables et celles, accidentelles, qui découleraient de l’inflammation d’hydrogène dégagé au fil de la décomposition de matières plastiques, qui ne sont ni calculables, ni prédictibles, ne serait-ce que parce qu’on ne dispose pas d’un inventaire précis des contenus de chaque colis scellé.

Revenons à cette question de la tenue thermique des « colis ». 

C’est là que le bât blesse, ce me semble. Si des containers en verre massif présentent une bonne garantie à la température ordinaire, il n’en est pas de même dès que la température monte de quelques centaines de degrés. Dans une verrerie, on travaille ce matériau à des températures allant de 400 à 600°. Le verre se présente alors sous la forme d’une pâte visqueuse, malléable. A partir de 1400°, c’est un fluide. Ces températures seront aisément atteintes dans une structure confinées et isolée thermiquement, donc dans une alvéole ou galerie.

A propos du béton, sa tenue thermique est également limitée[9]. A une température de 700 à 1000° le béton s’écaille. On dit même « qu’il se pèle comme un oignon ».

S’ajoute un phénomène de choc thermo-hydrique, qui fait que le béton « explose littéralement ». On en a des témoignages récents  après examens d’incendies dans des tunnels. Lire le très intéressant document cité en référence, illustré par des photos très suggestives[10]. Empressons-nous de préciser que ces dégagements de chaleur, accidentels, ne correspondent qu’à des phénomènes de brève durée.

En règle générale, le béton se décompose chimiquement au delà de 1100° ce qui est une température relativement basse[11]. Il se … déshydrate, tout bêtement et, lorsqu’on s’est livré au CEA à des simulations de pénétration d’un « corium » au travers d’un radier de béton ( dont l’épaisseur est de 8 mètres à Fukushima ) les bulles qu’on voyait apparaître à la surface n’étaient autres que de la vapeur d’eau.

PS PROGRAMME

Ces considérations rapides font que la conclusion s’impose, vis à vis d’un projet comme CIGEO. Le seul système de stockage tout à la fois actuellement praticable et politiquement responsable est un stockage en surface, qui permet une évacuation illimitée de calories, à un rythme élevé et continu, par convexion, sans risque de surchauffe accidentelle, avec accessibilité garantie.

Le stockage en milieu confiné, qui ne permet d’évacuer cette chaleur, en l’absence de moyens mis en oeuvre avec dépense d’énergie (ventilation) que par conduction est par essence dangereux, surtout quand le dégagement thermique peut s’avérer brutal, lors d’explosions, pouvant engendrer des fissurations, la destruction d’un système de ventilation, l’endommagement d’un puits, de galeries d’accès.

Des fissurations résulteront également du creusement de nombreuses galeries, comme cela a été le cas à Asse, en Allemagne[12].

L’argillite a les défauts de ses qualités. C’est un matériau très hétérogène, d’un niveau de cristallinité faible. Cela le dote de faibles qualités mécaniques. Il se désagrège dans l’eau. Son étanchéité n’est ainsi nullement garantie, avec des épaisseurs aussi faibles ( 130 mètres ), situant ce filon entre une couche de calcaire oxfordien en partie supérieure et une couche de calcaire dogger en partie inférieure[13]. Les couches calcaires qui entourent cette fine couche d’argile se prêtent à l’apparition d’une structure karstique. A la moindre pénétration d’eau dans le système de galeries, par le haut, aussi minime que puisse être une fissure, de quelque origine que ce soit, celle-ci donnerait rapidement passage à un flux liquide par phénomène de « puits de Fontis[14] » ( érosion vers le haut ).

URANIUM 3

(Photo: Coeur d’une centrale nucléaire / EDF / CEA)

En règle générale, la production électronucléaire, outre sa dangerosité et l’impossibilité de démanteler les installations, représente une erreur technologique de notre temps.

L’accumulation de déchets ingérables, d’origine nucléaire, s’inscrit dans l’ensemble des activités humaines, dans la mesure où celles-ci se sont résolument écartées de toute idée d’équilibre naturel. Ce n’est que très récemment, dans notre histoire, que l’humanité a forgé l’expression, le label du « bio-dégradable ».

Tout ce que produit la nature est par essence biodégrable, depuis les excréments, les rejets gazeux, jusqu’aux structures pourrissantes. Les incendies, la respiration des animaux produisent du CO2, qui est recyclé par les plantes. Les tissus animaux ou végétaux sont transformés par des créatures nécrophages, à toutes les échelles. Une infinité de mécanismes sont en place qui débouche sur une régulation, un équilibre de la biosphère, qui avait fait ses preuves jusqu’à l’apparition de l’homo technologicus.

L’espèce humaine, longtemps négligeable à l’échelle de la planète, génère aujourd’hui des nuisances dans tous les domaines, est la source de tous les déséquilibres, et va faire sombrer le navire « Terre » à moins qu’elle n’apprenne au plus vite à se réguler elle-même. Elle réduit, comme le dit Bourguignon, l’agriculture au niveau de la gestion d’une pathologie végétale, l’agriculteur moderne ayant tué toute vie sous la surface du sol qu’il entend exploiter.

L’homme, outre la surexploitation qu’il en fait, a empoisonné ses océans, ses rivières, ses lacs et bientôt son atmosphère. Le monde de la consommation et du profit est aussi celui du superflu, du périssable, de l’obsolète, synonymes de gâchis et de mauvaise gestion.  En jouant dangereusement avec la génétique l’homme risque d’endommager le patrimoine génétique de la planète, dans tous les règnes, en réduisant comme peau de chagrin un élément régulateur indispensable de la biosphère : sa biodiversité naturelle.

L’homo technologicus est un accumulateur de déchets de longue durée de vie. Les déchets de l’industrie nucléaire ne font qu’étendre la gamme des déchets en tous genres. La caractéristique des déchets nucléaires est leur capacité de dispersion planétaire, par voie aérienne, ou en utilisant poissons et animaux comme vecteurs. Une autre caractéristique est leur dangerosité à dose infinitésimale (le plutonium) et leur durée de vie considérable. Aucun agent biologique ou chimique ne peut les dégrader.

URANIUM 11

(Photo: barres de combustible nucléaire / CEA)

L’idée d’entreposer des déchets dont la durée de vie se chiffrerait en milliers de générations humaines dans des galeries ajoute le risque d’une contamination de la croûte terrestre, sur des étendues que personne aujourd’hui ne saurait suspecter, du fait des incontrôlables circulations phréatiques, si ce système venait à se développer, comme on peut le craindre s’il est donné suite au projet CIGEO, pour de simples et évidentes raisons de profits et pour enlever des pieds des nucléocrates cette épine appelée « déchets ».

Si la dangerosité des matières nucléaires est à craindre, une solution consisterait non à les placer sous la surface du sol, mais dans des grottes, accessibles, taillées à flancs de falaises, légèrement surélevées pour mettre leur contenu hors d’atteinte d’une inondation, naturellement ventilées et placées sous bonne garde. Il ne pourrait s’agir que d’une façon de gérer les actuels déchets, non d’y stocker des déchets d’une activité nucléaire qu’on entendrait poursuivre. Sur ce plan, bien « qu’étant de la maison » et y ayant fait toute ma carrière (je suis à quelques années de mon départ en retraite) je rejoins totalement l’ex-responsable américain de l’équivalent de l’Autorité de Sûreté Nucléaire française, à Savoir Gregory Jaczko, qui fut de 2010 à 2012 responsable du NRC américain (Nuclear Regulatory Commission). Pour lui, comme pour une quantité d’autres, dont je fus, la catastrophe de Fukushima joua un rôle de révélateur. Dans une vidéo[15], il déclare sans ambages :

Bure-1

Enfin il est stupéfiant de voir des scientifiques tabler sur des conditions d’évolution d’un ensemble technologique, sur des durées qui sont des deux ordres de grandeur supérieures à l’âge de notre technologie d’aujourd’hui.

Je rappelle que le Néo-Zéalandais Ernest Rutherford découvrit l’atome en 1905, il y a 111 ans à peine.

En un demi-siècle la technologie nucléaire a pris son essor, le prétexte initial étant militaire[16]. En un demi-siècle, avec l’avènement d’un premier plasma de fusion, sur la machine anglaise JET de Culham, les températures de notre technologie ont fait un bon d’un facteur 10.000.

En 2005, dans le laboratoire Sandia, Nouveau Mexique, une température de trois milliards de degrés ayant été obtenue, c’est un nouveau gain de 3 109 / 1,5 108 qui a été obtenu, ce qui correspond à un facteur 20, par rapport aux températures visées dans les machines à fusion. Selon le spécialistes de ces types de compresseurs électromagnétiques cette température ne serait nullement limitée au sens où, par opposition à la fusion[17] envisagée sur ITER, les instabilités, la turbulence électromagnétiques accroissent la température obtenue en fin de compression, comme la turbulence le fait dans les cylindres de nos automobiles, alors que dans les tokamaks comme ITER cette turbulence, prenant le nom de disruption, fait s’effondrer la température en un millième de seconde.

Non seulement ce nouveau progrès, traduit par cet accroissement des températures ouvre la voie à une fusion directement électrogène aneutronique, ne produisant pas de neutrons et, comme déchet, de l’hélium le plus ordinaire, mais l’obtention de ces ultra-hautes températures débouche sur une technologie nucléaire totalement différente de celle que nous connaissons actuellement. Il ne faut pas oublier, quand on est confronté à des déchets moléculaires toxiques, que les solutions ultimes envisagées impliquent des élévations de température et des modification de la pression, de manière à inciter ces substances toxiques à se muer en espèces plus stables et non toxiques.

URANIUM 9

(Photo: Wagons de déchets radioactifs

Surveillance militaire / ASN / CEA)

La physique nucléaire n’est rien d’autre qu’une chimie des noyaux, dont nous sommes très loin d’avoir fait le tour, un peu comme des primitifs qui, ayant inventé le feu, seraient à mille lieues d’imaginer ce que la chimie pourrait réserver à leurs descendants.

C’est grâce à la catalyse que sont réalisées nombre de synthèses chimiques de notre temps.

Ces sont les états métastables qui ont donné naissance au laser. L’électrochimie a donné naissance aux piles, aux accumulateurs, aux techniques électrolytiques. La physique quantique, ignorée au début du siècle dernier, a engendré la supracondution, la semi-conductivité, et nombre de techniques impensables jusque là, défiant toute logique. La mise en oeuvre de lois comme celle de Le Châtelier ont permis de diriger des réactions chimiques vers des buts précis.

Pourquoi cette « chimie nucléaire » serait-elle moins riche que la chimie dite « minérale » ?

C’est la réelle maîtrise de cette moderne « chimie des noyaux » qui, en mettant en oeuvre des mécanismes qui, à haute température permettront d’orienter les processus de transmutations, rendront possible de réellement retraiter ces dix millions de tonnes de déchets nucléaires dont nous ne savons que faire, que nos descendants, quand ils sauront maîtriser ces technologies, peut-être dans moins d’un siècle au train où vont les choses, seront alors bien en peine de récupérer, si nous décidons de donner suite à ce projet de stockage profond, qui risquerait de conduire à la plus grande catastrophe environnementale de tous les temps, rigoureusement irrémédiable qui, un jour peut-être sera qualifiée de crime contre la biosphère.


[1] Le concept de “réversibilité”, ajouté au projet CIGEO, fait sourire l’ingénieur que je suis. Ca n’est qu’un voeu pieux.

[2] Je n’ai pas été sans noter que le filon callovo-oxfordien où se situe le projet CIGEO présente un pendant de plus d’un degré en direction du nord ouest, c’est à dire du … Bassin Parisien.

[3] Je remarque au passage que CIGEO n’a nullement été conçu pour stocker les déchets qui seront issus du MOX (combustible nucléaire constitué d’environ 7 % de plutonium et 93 % d’uranium appauvri).

[4] La bentonite est très largement utilisée dans les travaux de construction, le forage des tonnels, du fait de sa capacité de colmatage et d’étanchéification de coffrages. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bentonite

[5] Du moins sur des échelles de temps considérable. En effet le diamant tend à se transformer en graphite, qui est une forme carbonée plus stable, mais en un temps excédant l’âge de l’univers.

[6] La conductivité thermique de l’argillite du callovo-oxfordien du site d’enfouissement de Bure est de 1,3 à 2,7 W/m/°K. Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_de_Bure#S.C3.A9lection_du_site_de_Bure

[8] Pendant combien de temps et sur la base de quelle source d’énergie?

[11] Source : Bruno Tarride, professeur à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires : Physique, fonctionnement et sûreté des réacteurs à eau pressurisée. Maîtrise des situations accidentelles du réacteur.http://books.google.fr/books?id=4cU2AAAAQBAJ&pg=PA213&lpg=PA213&dq=tenue+en+température+du+béton%2Bcorium&source=bl&ots=_MluGEb8x_&sig=gx5sp-pEbVPuTfkOp-g3NP2SUPw&hl=fr&sa=X&ei=Bu_XUrSpNqTI0AXduYHoAw&ved=0CE8Q6AEwBQ#v=onepage&q=tenue%20en%20température%20du%20béton%2Bcorium&f=false

[12] Les experts avaient assuré que ce dôme de sel présentait une stabilité garantie sur des millions d’années, conclusion chaudement approuvée par le député Bataille. Certes, … à condition de ne pas créer des trous dedans ! Il en est de même pour le filon d’argile de Bure, considéré comme stable “depuis cent millions d’années”, sans ses futures galeries…

[16] Il en est hélas de même, aujourd’hui, pour le développement de la fusion aneutronique, sous le couvert du secret défense, au USA et en Russie.

[17] La fusion deuterium-tritium n’est qu’une réaction de fusion parmi une foule d’autres. C’est simplement celle qui nécessite la température la plus basse.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2014 |Pas de commentaires »

ACCOYER ET LARCHER: NON A LA REDUCTION DU NUCLEAIRE, OUI A LA RECHERCHE SUR LE GAZ DE SCHISTE ! LES INCONSCIENTS SONT DE SORTIE. (AFP/Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

ACCOYER et LARCHER:

AAAAAAAA

(Photo: Bernard ACCOYER)

ACCOYER ET LARCHER: NON A LA REDUCTION DU NUCLEAIRE, OUI A LA RECHERCHE SUR LE GAZ DE SCHISTE ! LES INCONSCIENTS SONT DE SORTIE. (AFP/Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gerard-larcher-senat-president_306

(Photo: Gérard LARCHER)

Nucléaire pas de danger

Non à la réduction du nucléaire,

oui à la recherche sur le gaz de schiste

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Bernard ACCOYER et Gérard LARCHER, ex-présidents UMP de l’Assemblée et du Sénat, proposent d’une seule voix de renoncer à réduire la capacité électro-nucléaire française et d’autoriser les recherches sur le gaz de schiste.

Dans une tribune publiée fin avril 2014 par l’Express.fr, les deux ténors de l’opposition demandent à François Hollande un vrai Pacte de Responsabilité.

Progressivement, la crise mondiale de 2008 tend à ne laisser malheureusement qu’une crise franco-française, écrivent le député et le sénateur.

Au-delà des économies décidées par l’exécutif, il faut s’attaquer à notre principale faiblesse, celle de notre production et de notre compétitivité, ajoutent-ils en détaillant leurs propositions.

Notre compétitivité s’est gravement dégradée depuis 2000, c’est-à-dire depuis les 35 heures, levons ce carcan, plaident-ils.

Ajustons l’âge légal du départ à la retraite sur l’espérance de vie, demandent aussi les élus de Haute-Savoie et des Yvelines.

Déclarons un moratoire sur les seuils et les dépenses nouvelles, sur les prélèvements fiscaux et les normes, poursuivent-ils.

Tous deux veulent une vraie réforme de notre organisation territoriale, privilégiant le développement économique.

Revenons sur l’incompréhensible réduction programmée de nos capacités électro-nucléaires alors qu’elle augmentera immanquablement le prix de l’électricité et les rejets de gaz à effet de serre. Autorisons la recherche pour les gaz de schiste, au moins pour en évaluer les réserves, réclament-ils.

Tout cela ne coûte rien. C’est juste le Choc de Compétitivité dont la France a tant besoin. Encore un effort, Monsieur le Président, si vous aviez ce réalisme, alors vous trouveriez une majorité pour voter ce programme qui correspondrait à un vrai Pacte de Responsabilité, concluent les deux responsables UMP.

(©AFP / 29 avril 2014 12h47)  BERNARD ACCOYER dans REFLEXIONS PERSONNELLES

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

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ACCOYER et LARCHER nous font le coup habituel des effets de style trouvés par les conseillers sortis de l’ENA:

Le Pacte de Responsabilité, le Choc de compétitivité, rallonger l’âge légal du départ à la retraite, déclarer un moratoire sur les seuils et les dépenses nouvelles, sur les prélèvements fiscaux (surtout des riches !) et sur les normes pour augmenter l’action dévastatrice des empoisonnements divers sur la population, favoriser le développement économique (alors que nous vivons sur un monde clos, la terre) et surtout sortir de réelles inepties sur la « réduction programmée de nos capacités électro-nucléaires et sur la recherche pour les gaz de schiste ».

AAAAAAAAA

Ces deux élus de l’UMP sont donc disposés à ASSUMER une POLLUTION MAJEURE de notre pays par une CATASTROPHE NUCLEAIRE et par une DESTRUCTION TOTALE des sols et des eaux du fait de l’utilisation des gaz de schiste.

AAAAAAAAA

Ces deux personnages sont, comme tant d’autres (de droite comme de gauche), de réels inconscients et CRIMINELS potentiels.

ACCOYER, LARCHER, je me souviendrai de vous si une CATASTROPHE NUCLEAIRE se produit en FRANCE par votre INCOMPETENCE et votre COMPLICITE.

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mai, 2014 |Pas de commentaires »

NAOTO MATSUMURA DE FUKUSHIMA (Pierre FETET/fukushima-blog.com)

NAOTO MATSUMURA

de 

FUKUSHIMA

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Ce que dit Naoto Matsumura

Naoto Matsumura vit à Tomioka. Il est une des rares victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima à être restée vivre dans la zone interdite. En mars 2014, il est venu en France, en Allemagne et en Suisse pour témoigner de ce qui lui est arrivé, de ses choix et de son combat. Beaucoup de médias ont rapporté sa venue ; vous trouverez dans cette page une sélection de messages qu’il a portés de Paris à Genève, en passant par Bure, Fessenheim ou le Parlement européen.

Ce billet est illustré par des photos que j’ai prises lors de son périple en France, et se termine par une série de liens vers des articles disponibles sur internet ou téléchargeables, de vidéos, de blogs et d’albums photos.

Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure, à tous les organisateurs bénévoles et à tous les donateurs. Car l’objectif de ce voyage a été pleinement atteint. Naoto Matsumura a non seulement rencontré des centaines de lycéens avides de connaissances sur la catastrophe de Fukushima mais il a également livré son témoignage à des millions d’Européens à travers de nombreux médias : l’accident nucléaire est possible en Europe, et spécialement en France ; il est encore temps d’arrêter le nucléaire avant de devenir tous des victimes.

Pierre FETET

fukushima-blog.com

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL

le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

A propos du prochain accident nucléaire

« Le prochain accident nucléaire, ce sera soit au Japon, soit en France. Je connaissais l’accident de Three Mile Island et de Tchernobyl mais je pensais que ça ne nous concernerait jamais, que la technique japonaise était suffisamment bonne… Je pense qu’EDF juge également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d’une technique de meilleure qualité. Tepco, c’était pareil. Ils nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que c’était sûr… Il faut dire haut et fort qu’il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre. » (AFP, 6 mars 2014)

« Si l’Europe ne décide pas très vite de sortir du nucléaire, elle connaîtra forcément une catastrophe aussi grave que Fukushima » (France Info, 16 mars 2014)

« Chez vous en Europe, les pays sont collés les uns aux autres, s’il y a un accident, ce sont plusieurs pays qui seront affectés. » (RTS, 18 mars 2014)

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier

le 11 mars 2014 au Parlement Européen

A propos du projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

« L’Andra a des réponses toutes faites qui, selon moi, ne sont pas fiables. Personne ne peut dire qu’il n’y aura jamais d’accident. Avant, Tchernobyl, c’était loin pour moi et je ne croyais pas que cela pouvait m’arriver. Maintenant, je suis concerné. La France fait comme les autres pays. Elle choisit Bure car il n’y a pas beaucoup de population. Ils considèrent qu’il y aurait moins de dégâts en cas d’accident. Les habitants de Bure sont déjà des victimes du nucléaire. Partout, il faut sortir du nucléaire » (Est Républicain, 9 mars 2014).

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

A propos de l’efficacité de la décontamination des sols

« Ce que je souhaite dire en France et en Europe, c’est qu’avant une catastrophe, une centrale nucléaire c’est toujours nickel. Je pense que c’est ce que doit vous dire EDF. C’est que nous disaient en tout cas les dirigeants de Tepco : qu’on n’était pas à Tchernobyl dans l’ex-Union soviétique, qu’il fallait au contraire avoir confiance dans la technique japonaise. Et moi, comme la grande majorité des Japonais, je les croyais. Maintenant, trois ans après l’explosion, ils ne contrôlent plus rien. A tel point, que le gouvernement japonais a dû prendre le contrôle du chantier de décontamination. Depuis janvier, je les ai vus dans ma ville faire enlever la terre trois fois pour la décontaminer. Sans résultat : il y a toujours autant de radioactivité dans le sol… » (La Vie, 7 mars 2014)

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de BARR le 10 mars 2014

où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

« Finalement, d’après mes propres expériences vécues dans une zone interdite, j’estime que la décontamination du territoire est irréalisable et que le retour dans les zones contaminées est impossible. Car les zones contaminées ne sont plus habitables. Si jamais un  accident pareil arrivait en France, vous perdriez certainement une vaste étendue de votre territoire. » (Conférence au Parlement européen, 11 mars 2014).

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan

lors de la manifestation

pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des mensonges de Tepco

« Avant le 11 mars 2011, les techniciens de Tepco nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que cela n’arriverait jamais. Des menteurs !

Quelques jours après le 11 mars 2011, un de mes voisins, un technicien Tepco m’a dit que tout était désormais sous contrôle, que tout serait revenu à la normale après quelques jours tout en évacuant sa famille au loin : Menteur!

Depuis le début de la catastrophe, Tepco nous répète que tout va bien. Menteurs !
Ils nous disent maintenant qu’il faudra 30 à 40 ans pour y remédier. Menteurs !
Ils nous ont menti avant, ils nous ont menti pendant, et ils nous mentent même encore
maintenant. » (Enjeux énergies, 8 mars 2014).

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

A propos de Fessenheim

« La centrale nucléaire de Fessenheim est une vieille centrale. Ce sont ces centrales qui présentent le plus de risques » (Arte Journal, 9 mars 2014)

« Si une catastrophe survient ici, il ne restera rien de vos vignes, de vos forêts et de vos champs de maïs. Il faut fermer toutes les centrales du monde. » (L’Alsace, 10 mars 2014).

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

A propos de sa ville natale, Tomioka

« Ce n’est pas possible d’expliquer la situation de ma ville avec des mots mais après l’explosion de la centrale et l’évacuation, ce qui m’a le plus choqué, c’est le silence. Avant, c’était une ville très animée, aujourd’hui elle est déserte et irradiée définitivement. » (I-Télé, 9 mars 2014)

« Je pense que la terre n’a plus de valeur, que personne ne va vouloir des terres de Tomioka. Je suis de la 5ème génération de riziculteurs, mes ancêtres avant moi ont protégé ces terres, mes parents m’ont appris à m’occuper de ces terres, et moi je voulais transmettre ces valeurs à la génération suivante… Il n’y a aucune chance que les générations futures reviennent s’installer à Fukushima. Il n’y a aucune chance pour ça, ça se terminera avec moi. » (RTS, 18 mars 2014).

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par

Europe Ecologie les Verts au Parlement Européen le 11 mars 2014

A propos de son choix de rester en zone contaminée

« Au bout de 3 jours, je suis sorti de ma maison, ce qui m’a frappé c’est le silence. J’ai vu un pauvre chien attaché, il n’avait rien à manger ni à boire. Je l’ai donc nourri et un autre chien à côté a commencé à aboyer pour me réclamer aussi de le nourrir. Et c’est comme ça que je me suis aperçu qu’il y avait des milliers d’animaux abandonnés autour de Fukushima. » (France Info, 11 mars 2014)

« Au lendemain de l’accident, la seule chose à laquelle j’ai pensé a été de sauver des animaux. Maintenant, je ne peux plus arrêter » (Metronews, 10 mars 2014)

« La centrale nucléaire m’a tout pris, ma vie et mes biens. Rester ici, c’est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère, ni mon chagrin » (L’Alsace, 10 mars 2014)

« Une partie de la population ne comprend toujours pas pourquoi j’ai décidé de rester dans la zone rouge pour m’occuper des bêtes. Ces gens-là se demandent si la vie d’un humain n’est pas plus importante que la vie des bêtes. Mais aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Si c’était à refaire, je prendrais la même décision. » (La Télé, 18 mars 2014).

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

A propos de sa santé

« Pour l’instant je n’ai rien. Peut-être que dans trois ou cinq ans, je verrai les conséquences de la catastrophe sur ma santé » (Metronews, 10 mars 2014)

« Peut-être je serai atteint un jour ou l’autre d’une leucémie ou d’un cancer. » (RTL, 11 mars 2014)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation

pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des liquidateurs de Fukushima

« Pour Tepco, les travailleurs à la centrale ne sont pas des humains » (JOL Presse, 10 mars 2014).

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien

de Roland Ries, maire de Strasbourg.

A propos de la gestion de la catastrophe de Fukushima

« Aujourd’hui,  il faut révéler ce qui se passe vraiment à Fukushima, dire aux chaînes de télévision qu’on ne peut plus gérer les problèmes à Fukushima Daiichi. Le gouvernement assure que la situation est maîtrisée, mais c’est loin d’être le cas… La réalité c’est que Tepco ne sait pas comment gérer, ni maîtriser l’accident de Fukushima »». (JOL Presse, 10 mars 2014)

« Personne ne peut maîtriser l’accident. Il n’y a aucune technique, aucun moyen d’arrêter cela. » (France Inter, 11 mars 2014).

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

Naoto Matsumura a été invité au Parlement Européen

le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

A propos de l’idée qu’il se faisait du nucléaire

« J’étais convaincu que les centrales nucléaires étaient sûres, qu’il n’y avait aucun danger. C’est comme cela que j’avais été formé. » (RTL, 11 mars 2014)

« Je n’étais pas anti-nucléaire avant, Tepco m’avait lavé le cerveau. » (France Info, 11 mars 2014)

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

A propos de l’attitude de l’OMS vis-à-vis des victimes du nucléaire

Naoto Matsumura n’a rien dit mais a porté cette pancarte : « Fukushima, another WHO cover up just like Chernobyl ». Le 19 mars 2014, il a participé silencieusement à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève, comme le font chaque jour ouvrable tous les autres militants d’Independent WHO depuis le 26 avril 2007.

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Une semaine auparavant, le matin du 11 mars 2014, Naoto Matsumura avait fait une conférence au Parlement européen et délivrait également ces revendications :

Droits de l’homme

« Les victimes doivent être reconnues comme des réfugiés irradiés et soutenus comme tel. Des droits doivent leur être accordés : Droit de réclamer l’évacuation en fonction du niveau de radiation. Droit de protéger les enfants de Fukushima contre la radioactivité. Droit de se procurer des aliments propres non contaminés pour les enfants aussi bien que pour les adultes. »

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Droits de l’animal

« Les animaux doivent être évacués et protégés en cas d’accident nucléaire. Les animaux abandonnés dans les zones contaminées ne doivent pas être tués. »

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard

pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Liberté d’expression

« Avant Fukushima, c’était Tepco, grand sponsor des médias japonais, qui censurait  les opinions publiques. Maintenant c’est la nouvelle loi sur la protection des secrets qui fera taire les médias et les dénonciateurs. Il est plus facile de ne rien dire sur Fukushima Daiichi que de chercher à résoudre les vrais problèmes du nucléaire.

Avec cette nouvelle loi, nous n’aurons plus le droit d’accéder aux informations ni de critiquer l’Etat. Nous risquerons d’être considérés comme terroristes, quel que soit notre statut car c’est une loi qui stipule que celui qui avance sa propre opinion peut être considéré comme terroriste. »

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine,

Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo: André Hatz)

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Crédits photos pour cet article: Pierre FETET, sauf la 9ème, la 15ème et la 18ème.

______________________________

Pour en savoir plus :

Liens vers les articles, interviews, vidéos et albums consacrés au voyage de Naoto Matsumura en Europe

 27/02/14

L’Abeille

« Naoto Matsumura fait étape à Bure le 7 mars prochain »

06/03/14

AFP

« L’ermite de Fukushima avertit les Français des risques nucléaires »

Vosges-Matin

« Naoto Matsumura : « Le dernier homme de Fukushima » à Bure »

Le Parisien

« Nucléaire : l’ermite de Fukushima prédit un accident au Japon… ou en France »

L’Alsace

« L’ermite de Fukushima qui avertit les Français des risques nucléaires sera à Fessenheim ce dimanche »

07/03/14

La Vie

« Le dernier homme de Fukushima est parmi nous »

Journal de la Haute-Marne

« A la rencontre du résistant de Fukushima »

08/03/14

Enjeux énergies

« La conférence de Naoto Matsumura à Paris le 6 mars 2014 »

9/03/14

Journal de la Haute-Marne

« S’il n’y a pas de danger, pourquoi ne pas faire CIGEO à Matignon ? »

L’Est Républicain

« Le dernier homme de Fukushima »

Actu 88

« Fukushima – Naota Matsumura lance une alerte rouge : « Arrêtez les centrales ! » 

I-Télé

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

SWR

Dreiland aktuell

Arte Journal

Fessenheim – 9 mars 2014

La Dépêche

« Des milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim »

Le Parisien

« Nucléaire : entre 3500 et 9000 opposants manifestent contre Fessenheim »

10/03/14

Dernières Nouvelles d’Alsace

« A Fessenheim, l’alerte Matsumura »

L’Alsace

« Naoto Matsumura, l’ermite de Fukushima, messager du danger »

Le Figaro

« Pour le dernier homme de Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France »

MétroNews

« Le combat de Naoto Matsumura, le « dernier homme de Fukushima » »

JOL presse

Fukushima: Naoto Matsumura, symbole de la lutte contre le nucléaire

11/03/14

Le Monde

« Transition énergétique : tout commence à Fessenheim ! »

RTL, Le choix de Yves Calvi

Naoto Matsumura : « Le danger nucléaire concerne aussi la France »

France Inter, La tête au carré

« La vie à Fukushima , 3 ans après la catastrophe »

RTBF1

Journal de 19h
France Info

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

Ma planète

« Naoto Matsumura, « le dernier homme de Fukushima », témoigne au Parlement européen »

Café Santé Nature

« Retour sur la visite de Naoto Matsumura »

RTBF, Soir Première Europe

« L’histoire incroyable de Naoto Matsumura »

Blog Rue89 de Michèle Rivasi

« Fukushima : habiter dans la zone ou devenir un paria »

Parlement européen

Conférence de presse

Euronews

« Le dernier homme de Fukushima met en garde les Européens »

Chaîne de Sandrine Bélier

« Visite de Naoto Matsumura en Alsace »

Ce que dit Naoto Matsumura

12/03/14

Conférence à Strasbourg

« Les leçons de Fukushima »

13/03/14

Alsace 20

« Ren et Naoto engagés dans la cause animale à Fukushima »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura ne rencontrera pas les salariés de Fessenheim »

L’Echo

« Il a choisi les radiations plutôt que la soumission »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura découvre le vin d’Alsace »

14/03/14

La semaine dessinée de La tête au carré

#25

FR3 Alsace

« Naoto Matsumura à Fessenheim pour la fin de son périple alsacien »

15/03/14

Regards croisés

« A la différence d’une guerre, une catastrophe nucléaire ne s’arrête jamais »

16/03/14

France Info

« Il y aura un Fukushima européen »

Weiler Zeitung

« Protest gegen Fessenheim »

17/03/14

Montagsaktion gegen Atom mit Naoto Matsumura

https://www.youtube.com/watch?v=AQEQ0RfUXR0

BZ Basel

Ein japanischer Mann trotzt den Strahlen von Fukushima

18/03/14

La Télé

« Un paysan japonais vivant à Fukushima témoigne à Lausanne »

RTS

« Le dernier homme de Fukushima »

Weiler Zeitung

« Mahnmal gegen den Wahnsinn »

19/03/14

Regards croisés

« Santé et nucléaire : un tandem sulfureux »

Independent WHO

« Une victime de Fukushima devant l’OMS »

2000watts

« Naoto Matsumura : Le Dernier Homme de Fukushima »

22/03/14

Le papillon et l’empereur

« Le printemps de Naoto en Alsace »

PHOTOS

7/03/14

Rencontre « De Bure à Fukushima » à Bonnet

Photos de Christophe Jobard

10/03/14

Naoto Matsumura à la rencontre de viticulteurs au caveau de Roland Gloeckler à Gertwiller

Photos d’André Hatz

11/03/14

Au Parlement européen

Photos de greensefa

12/03/14

Table ronde « Les leçons de Fukushima » à Strasbourg

Photos de Christo Miche

Couverture du quotidien DNA du 10 mars 2014

Couverture du quotidien DNA du 10 mars 2014

Publié par Pierre FETET dans en france et ailleurs
http://www.fukushima-blog.com/2014/04/ce-que-dit-naoto-matsumura.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 avril, 2014 |2 Commentaires »

DECHETS NUCLEAIRES: ON NE SAIT QU’EN FAIRE ! (www.vivre-apres-fukushima.fr)

Déchets nucléaires:

On ne sait qu’en faire !

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

(http://www.vivre-apres-fukushima.fr)

A Fukushima, on ne sait que faire de ces dangereux déchets:

AAAAAAA

(Photo: Détail de la centrale de FUKUSHIMA / TEPCO)

Dans les zones contaminées on rencontre un peu partout des amoncellements de sacs contenant les déchets de la « décontamination », en attente d’un stockage plus durable. Des sacs de déchets ont également été enterrés dans les jardins des particuliers.
Jusque dans la banlieue de Tokyo on entasse des déchets de décontamination « provisoirement » (boues de curage des fossés, cendres d’incinération…).
L’état voudrait bien trouver des sites pour entasser tous ces déchets, mais les communes rechignent à devenir des sites de poubelles nucléaires.

Sur le site de la centrale en ruines, c’est la catastrophe:

MASQUE

Des centaines de réservoirs pleins d’eaux radioactives fuient régulièrement.
La nappe phréatique sous jacente est largement polluée.
Des centaines de m3 d’eau contaminée fuient chaque jour vers l’Océan où ils échappent à tout contrôle [et polluent toute la planète.][fin de phrase rajouté par Thierry LAMIREAU]

Quand aux combustibles des 4 réacteurs: 3 ont fondu et ont percé leurs enceintes de confinement : on ne peut même pas s’en approcher sous peine de mort tant le rayonnement est fort.
TEPCO est en train de vider la piscine du réacteur n°4 du combustible qui y est stocké…pour l’instant cela se passe bien…mais ils vont bien devoir mettre tout celà quelque part par la suite…

Le Japon n’et pas une exception sur ce sujet:
Nulle part on ne sait stocker les déchets nucléaires en sécurité 

La traînée radioactive de l'explosion de Maïak

Déjà en URSS, l’année 1957 il y a eu une explosion très contaminante dans un stockage de déchets radioactifs de Maïak (Oural – Tcheliabinsk) avec évacuation de la population.
Cet accident a été classé de niveau 6 sur 7
Plus de détails sur Wikipedia

Depuis le 14 Février 2014, aux USA, la décharge expérimentale de déchets nucléaires «WIPP» au Nouveau Mexique fuit suite à peut-être un effondrement dans la mine de sel où elle a été creusée.

Elle émet à l’air libre notamment du Plutonium; c’est l’un des produits les plus dangereux et de très longue durée: (240.000 ans).

fichier pdf IRSN_Problèmes au centre de stockage de WIPP aux USA

Voyez ci dessous l’exposé sous-titré en français d’Arnie Gundersen, expert mondialement reconnu en physique nucléaire.

Merci à KNA pour son travail de sous-titrage.

En France, nous n’avons aucun site de stockage

longue durée en sécurité:

Nuclear_Reactor_by_goran_d

Nous ne disposons d’aucun site sûr de stockage des tonnes de déchets radioactifs produits par l’armée et l’industrie nucléaire civile.
Il existe un projet expérimental à BURE, dans l’argile, très controversé…[en réalité une parodie de démocratie et une hypocrisie technologique.][phrase rajoutée par Thierry LAMIREAU]

 La Finlande a démarré le projet ONCALO:

Sigle RADIOACTIVITE2

Stockage «Pour l’éternité»
La bande annonce d’un documentaire
Un article de rue89-Nel Obs


Les déchets nucléaires civils et militaires
s’accumulent sur notre planète.
AAAAAAAA
L’industrie nucléaire ne sait toujours pas à ce jour assurer la sécurité des populations…[et ne le saura jamais !][fin de phrase rajouté par Thierry LAMIREAU]

http://www.vivre-apres-fukushima.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 mars, 2014 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: LA CHANSON DU DOYEN D’IITATE (ZEDVAN/www.vivre-apres-fukushima.fr)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA

La chanson

du doyen d’Iitate

(http://www.vivre-apres-fukushima.fr)
(ZEDVAN)

Depuis trois ans, la centrale nucléaire détruite de Fukushima-Daiichi vomit ses radiations dans la terre du Japon et l’océan Pacifique.
On en parle un peu, parce que c’est l’anniversaire, et puis après, plus rien…

Chanteur français, citoyen du monde, je ne me résous pas à ce silence.
Pas plus qu’aux pertes irrémédiables que l’industrie nucléaire inflige et risque encore d’infliger à la planète et à l’humanité.

Le 13 avril 2011, au lendemain de l’annonce par le gouvernement japonais de l’évacuation d’Iitate (Province de Soma, District de Fukushima), Fumio Okubo, le doyen du village, âgé de 102 ans, a préféré se suicider plutôt que de quitter sa maison.

« Fukushima, chanson

du doyen d’Iitate » 

tente de donner

la parole à cet homme.

Je mets aujourd’hui en ligne une vidéo illustrant cette chanson.

Pour les malentendants, vous pouvez activer l’option sous-titres de la version originale en français: la petite enveloppe au bas de l’image une fois la video lancée.
La version française: http://youtu.be/To3h0L-ScDo
Une version sous-titrée en anglais (http://youtu.be/lFG9CxPXK_E)
et une en japonais (http://youtu.be/2pLs9BvTKMA) sont également disponibles
D’autres traductions suivront, très bientôt.

Ce que le Japon a perdu, nous l’avons tous perdu.

N’hésitez pas à diffuser ces vidéos autour de vous.
Amitiés.
Zedvan
Zedvan – « Fukushima, chanson du doyen d’Iitate », extrait de l’album ‘La zébritude’ (LRDJ/Absilone, octobre 2013)

http://www.vivre-apres-fukushima.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mars, 2014 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: L’ELYSEE ENVISAGE DE REMPLACER DE VIEILLES CENTRALES PAR DES EPR (AFP)

Nucléaire:

AAAAAAAAAA

L’Elysée envisage de remplacer

de vieilles centrales

par des EPR

PARIS – L’Elysée envisage de fermer plusieurs centrales nucléaires françaises vieillissantes, outre celle de Fessenheim, et de les remplacer sur les mêmes sites par des réacteurs EPR de troisième génération, rapporte lundi 10 février 2014 le journal Le Monde.

Les centrales visées sont celles dont le prolongement au-delà de 40 ans coûterait trop cher à l’électricien EDF, sommé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de les mettre aux normes décidées après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 au Japon.

L’Elysée et Matignon, comme EDF et le groupe nucléaire AREVA, n’ont pas commenté l’information.

A Bercy et au ministère de l’Ecologie et de l’Energie, on rappelle que l’engagement du président François Hollande de réduire de 75% à 50% la part de l’énergie nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025 sera tenu, ainsi que celui de plafonner à son niveau actuel la capacité française de production nucléaire.

Le président s’est engagé sur 50% de nucléaire en 2025, sur les manières de l’atteindre un débat existe, admet-on toutefois au ministère de l’Ecologie.

Le chef de l’Etat s’est également engagé à diviser par deux la consommation énergétique d’ici à 2050.

Selon Le Nouvel Observateur toutefois, cet objectif de 50% d’électricité d’origine nucléaire serait retardé à 2028 au plus tôt, comme l’avait déjà indiqué le journal Libération.

En échange de la fermeture d’une vingtaine de réacteurs, EDF obtiendrait le feu vert pour la construction de deux, voire trois EPR, comme l’EPR finlandais d’AREVA, précise le magazine.

BBBBBBBB

Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP qu’a priori ce ne sera pas le même nombre de fermetures que d’ouvertures de centrales.

Le Nouvel Observateur ajoute que rien n’est encore formellement arbitré à l’Elysée, où les discussions impliquent les ministres Pierre Moscovici (Economie), Arnaud Montebourg (Redressement Productif) et Philippe Martin (Ecologie et Energie).

Seule la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est pour l’heure prévue, fin 2016, sur les 58 réacteurs répartis dans 19 centrales nucléaires françaises.

Elle doit être compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), dont le chantier a pris quatre ans de retard pour un coût de 8,5 milliards d’euros, triplé par rapport au budget initial.

Selon Le Monde, le PDG d’EDF, Henri Proglio, estime que la part du nucléaire diminuera mécaniquement en raison de la hausse de la consommation d’électricité liée aux nouvelles technologies et à un accroissement de la population de 6 millions d’habitants supplémentaires.

(©AFP / 10 février 2014 21h17)

BBBBBBBB

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le lobby du nucléaire ne va pas se laisser faire d’autant qu’il est bien intégré dans tous les postes clefs de l’Etat.

HOLLANDE ne fera pas grand chose pour contraindre le milieu pro-nucléaire quant aux dits « écologistes » ils ne disent que des conneries sur le sujet !

Pour rappel, je vous invite à relire le lien ci-dessous…qui ne plait pas à tous les « écologistes »:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/09/nucleaire-lautorite-de-surete-nucleaire-recommande-a-letat-dameliorer-la-reponse-post-accidentelle-en-clair-comment-confirmer-que-tout-est-nul-thierry-lamireau-realisateur-du-film/

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: L’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ENERGIE ATOMIQUE SUGGERE UN RETOUR DES POPULATIONS EVACUEES…UNE BELLE PETITE SALOPERIE LANCEE A LA FACE DU PEUPLE JAPONAIS ET DU MONDE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-FUKUSHIMA-

FUKUSHIMA: L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE SUGGERE UN RETOUR DES POPULATIONS EVACUEES...UNE BELLE PETITE SALOPERIE LANCEE A LA FACE DU PEUPLE JAPONAIS ET DU MONDE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima4

L’AIEA suggère un retour

des populations évacuées:

Une belle petite saloperie

lancée à la face des japonais et du Monde !

(Thierry LAMIREAU)

TOKYO – Peut-on faire revenir des gens dans les zones de Fukushima évacuées après l’accident nucléaire de mars 2011 ?

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) pense que oui, ce qui est une véritable folie!

Une mission de l’agence s’est rendue la semaine dernière aux alentours du complexe atomique de Fukushima Daiichi ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

De retour à Tokyo, elle a remis lundi dernier au Ministre de l’Environnement un rapport d’étape dans lequel l’AIEA invite le gouvernement à repeupler la région sans attendre de ramener la radioactivité au niveau « normal » de moins de 1 millisievert par an (hors radioactivité naturelle) recommandé par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR).

Selon les experts de l’AIEA, « il est illusoire de penser qu’on pourrait rapidement, et seulement grâce aux opérations de décontamination, abaisser à 1 millisievert par an (mSv/an) la dose de rayonnement individuel reçue en plus de l’exposition naturelle. »

« Par conséquent, dans les situations d’assainissement en cours, n’importe quel niveau de dose de rayonnement individuel de l’ordre de 1 à 20 mSv/an est acceptable et conforme aux normes internationales », souligne encore l’Agence.

Pour Hisayo Takada, spécialiste auprès de Greenpeace Japon, cette conclusion prouve que l’AIEA reconnaît qu’il est difficile de décontaminer.

Mais certains experts interprètent ces conclusions comme un abandon de l’objectif de moins de 1 mSv/an, dans le but justement de faire revenir rapidement les habitants dans les zones désertées.

L’AIEA a tiré un trait sur l’objectif de redescendre sous 1 millisievert/an, tranche ainsi Hiroaki Koide, professeur au Centre d’Expérimentation de Réacteurs Nucléaires à l’Université de Kyoto et auteur de nombreux livres sur les effets des radiations.

Comme Mme Takada, il insiste sur le fait que cette agence est une organisation dont la vocation est d’abord de promouvoir l’usage des technologies nucléaires civiles, pas de protéger la population.

En outre, le terme « acceptable » est toujours utilisé par l’AIEA ou d’autres organismes pro-nucléaires !

« Acceptable » pour qui ?…pour l’AIEA…mais pas pour les populations irradiées !

Personne ne veut habiter une zone radioactive

Personne ne veut habiter dans une zone radioactive, mais il y a pourtant des gens qui veulent revenir chez eux, reconnaît Mme Takada pour qui c’est « respectable » et, dans ce cas, il est important de leur proposer différents modes de soutien et de les en informer.

A l’Institut de Recherche et de Sûreté Nucléaire (IRSN), Olivier Isnard explique que « la proposition de l’AIEA n’est valable que pour une période transitoire, qui peut durer plusieurs années, entre la phase d’urgence immédiatement après l’accident et la phase de retour vers un niveau « normal » de radioactivité. »

« Dans cette étape intermédiaire, et selon les recommandations internationales en vigueur, on peut revivre dans la zone contaminée à condition que le niveau d’exposition externe et de contamination interne combinés n’excède par 20 millisieverts par an » rappelle-t-il. « Cela ne signifie pas que le niveau de 1 mSv/an est abandonné. Au contraire: il s’agit de faire tous les efforts pour s’en rapprocher. »

Cependant, ce qui préoccupe le plus le professeur Koide, ce sont les enfants: pour les personnes âgées, l’irradiation n’est peut-être pas si grave mais, pour les enfants, une exposition de 20 millisieverts par an est trop importante. C’est l’équivalent de la dose admissible pour les travailleurs du secteur nucléaire dans la plupart des pays.

Pour M. Isnard, la comparaison ne tient pas: « pour les travailleurs du nucléaire, le niveau est fixé très bas afin de contraindre les exploitants de centrales à ne pas les exposer à la radioactivité. Mais le niveau de 20 millisieverts est pensé en fonction des personnes les plus radio-sensibles, à savoir les enfants », précise-t-il.

Reste que, pour Mme Takada, on ne pourra pas revivre dans la région évacuée de Fukushima comme avant l’accident.

Dans des zones en partie décontaminées, près des maisons, les niveaux sont peut-être par endroits redevenus « tolérables » pour les personnes mal informées mais « inutile de songer à aller dans les bois cueillir des champignons et les manger car ce sont des éponges à radioactivité », précise M. Isnard.

« Il faut donc que les candidats au retour aient des instructions et informations précises sur ce qu’ils peuvent et doivent faire pour limiter les risques.

Parce que le sujet est extrêmement sensible et divise population et experts, l’idée du retour doit être le fruit d’un dialogue et compromis entre l’Etat et la société civile, » insiste M. Isnard.

(©AFP / 24 octobre 2013 11h43 + corrections Thierry LAMIREAU)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Rien d’étonnant à tout cela ! L’AIEA nous présente toujours des textes SCANDALEUX !

Pour toute catastrophe nucléaire, le milieu pro-nucléaire est toujours pour un retour des populations in situ…tout en sachant que les individus vont continuellement s’irradier.

On a, à nouveau et comme toujours, les indications

MENSONGERES du représentant de l’IRSN:

« la proposition de l’AIEA n’est valable que pour une période transitoire, qui peut

durer plusieurs années, entre la phase d’urgence immédiatement après l’accident et

la phase de retour vers un niveau « normal » de radioactivité. »

Non, il n’y aura pas de « période transitoire et de retour vers un niveau normal de radioactivité »  !

Les niveaux de radioactivité resteront, comme à TCHERNOBYL, très élevés.

« Dans cette étape intermédiaire, et selon les recommandations internationales en vigueur, on peut revivre dans la zone contaminée à condition que le niveau d’exposition externe et de contamination interne combinés n’excède par 20 millisieverts par an » rappelle-t-il. « Cela ne signifie pas que le niveau de 1 mSv/an est abandonné. Au contraire: il s’agit de faire tous les efforts pour s’en rapprocher. »

Faux ! Les 20 millisieverts ne concernent pas la population et encore moins les femmes enceintes et les enfants !

Et dire que: « Cela ne signifie pas que le niveau de 1 mSv/an est abandonné. Au contraire: il s’agit de faire tous les efforts pour s’en rapprocher. »…est une véritable SUPERCHERIE intellectuelle !

« Pour les travailleurs du nucléaire, le niveau est fixé très bas afin de contraindre les exploitants de centrales à ne pas les exposer à la radioactivité. Mais le niveau de 20 millisieverts est pensé en fonction des personnes les plus radio-sensibles, à savoir les enfants ».

Faux encore. Les 20 millisieverts ne « sont pas pensés en fonction des personnes les plus radio-sensibles, à savoir les enfants » mais en fonction de personnes ADULTES et qui sont, de plus, uniquement les TRAVAILLEURS DU NUCLEAIRE!

L’IRSN MANIPULE l’information et MENT pour essayer de faire admettre l’inadmissible: le retour des populations sur les sites contaminés !

« Inutile de songer à aller dans les bois cueillir des champignons et les manger car ce sont des éponges à radioactivité », précise M. Isnard de l’IRSN.

Bon, alors, il faudrait savoir, on peut revenir sur les sites ou pas ? Cette phrase confirme donc que l’IRSN cautionne un retour des autochtones sur des sites contaminés.

« Il faut donc que les candidats au retour aient des instructions et informations précises sur ce qu’ils peuvent et doivent faire pour limiter les risques.

Parce que le sujet est extrêmement sensible et divise population et experts, l’idée du retour doit être le fruit d’un dialogue et compromis entre l’Etat et la société civile », insiste M. Isnard.

Le sujet ne « divise pas population et experts », la population ne souhaite pas se faire manipuler et irradier pour le beau plaisir de ceux qui se disent « experts » et qui voudraient que les habitants ferment leur gueule pour accepter l’inacceptable:

« L’idée du retour doit être le fruit d’un dialogue et compromis entre l’Etat et la société civile. »

Il n’y a pas de « dialogue » et de « compromis » qui tiennent pour obliger les habitants à s’irradier et à consommer des produits contaminés « pour l’éternité » afin de faire repartir l’économie d’une région voire d’un pays !

Les « experts » de l’AIEA et de l’IRSN, par leurs MENSONGES et leurs MANIPULATIONS, sont des CRIMINELS !

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 octobre, 2013 |Pas de commentaires »
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