LES PREPARATIFS AMERICANO-ISRAELIENS DE GUERRE CONTRE L’IRAN (Peter SYMONDS) + COMMENT L’IRAN RIPOSTERA (Kaveh L AFRASIABI, enseignant en Sciences Politiques à l’Université de Téhéran)

Les préparatifs américano-israéliens de guerre

contre l’Iran

LES PREPARATIFS AMERICANO-ISRAELIENS DE GUERRE CONTRE L'IRAN (Peter SYMONDS) + COMMENT L'IRAN RIPOSTERA (Kaveh L AFRASIABI, enseignant en Sciences Politiques à l'Université de Téhéran) dans REFLEXIONS PERSONNELLES nucleaire_iranien2

(Peter SYMONDS) 

Alors que la campagne présidentielle approche de sa conclusion, les préparatifs s’accélèrent pour de nouvelles guerres d’agression, qui sont soutenues par le président Barack Obama et son challenger républicain Mitt Romney.

Le plus important exercice militaire commun américano-israélien jamais organisé a commencé dimanche 21 octobre 2012, conçu pour tester les systèmes antimissiles intégrés de l’Etat sioniste. Des jeux de guerre de trois semaines impliquent plus de 3.500 personnels militaires américains en Israël et en Europe, 1 000 membres des Forces de défense israéliennes et le déploiement de batteries antimissiles Patriot et d’un navire de guerre américain équipé du système de missiles antibalistiques Aegis.

Selon les généraux américains et israéliens, les exercices sont conçus pour simuler une guerre multi-fronts avec un rythme élevé de salves visant des cibles israéliennes, dont des tirs de missiles balistiques de courte et de longue portée ainsi que de mortiers et de roquettes.

Le Lieutenant général Craig Franklin a minimisé l’importance de ces exercices, déclarant : « Il n’y a pas de message particulier. C’est pour prouver les capacités de défense d’Israël. » En fait, les jeux de guerre ne sont ni purement défensifs ni dépourvus d’une cible. Comme le scénario le met en évidence, l’objectif consiste plutôt à se préparer aux conséquences immédiates susceptibles de résulter d’une attaque américano-israélienne sur l’Iran et de tester la capacité de Washington et de Tel-Aviv à neutraliser les représailles de Téhéran et de ses alliés.

Aussi bien l’administration Obama que le gouvernement israélien ont maintenu un battement de tambour constant de menaces belliqueuses contre l’Iran à propos de son programme nucléaire. Prenant la parole à l’Assemblée Générale des Nations Unies le mois dernier, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté pour dire qu’une « ligne rouge » devait être définie, prétendant faussement que l’Iran était à quelques mois de construire une bombe atomique. Une ligne rouge n’a qu’un seul sens : elle établit le prétexte pour la guerre.

L’exagération américaine et israélienne à propos de la menace que poserait Téhéran est totalement hypocrite. Contrairement à l’Iran, Israël a refusé de signer le Traité de Non-Prolifération Nucléaire, ou de permettre des inspections de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Elle dispose déjà d’un arsenal important d’armes nucléaires et des moyens pour les envoyer n’importe où au Moyen-Orient. En outre, les États-Unis et Israël ont une longue expérience pour mener des guerres illégales d’agression dans la région, et sont en train d’en planifier une nouvelle contre l’Iran.

Les tests des systèmes antimissiles d’Israël renforcent seulement la capacité d’Israël et des États-Unis de lancer une attaque injustifiée contre l’Iran en toute impunité. Les jeux de guerre se tiennent en tandem avec un exercice majeur de la défense civile d’Israël qui a commencé le week-end dernier. Sous prétexte de faire face à un tremblement de terre, le Commandement du Front Intérieur des Forces de Défense Israéliennes, ainsi que tous les services d’urgence et les ministères du gouvernement, ont mené un exercice « pour se préparer aux situations d’urgence qui pourraient nous prendre par surprise. »

Ces activités en Israël ne sont qu’une partie de plus vastes préparatifs de guerre. Les États-Unis ont également renforcé les systèmes de défense antimissile protégeant leurs alliés dans les États du Golfe. Le mois dernier, la marine américaine a tenu son exercice le plus important jamais mené dans le golfe Persique, impliquant des navires de guerre provenant de 30 pays. Le but était de neutraliser toute tentative iranienne de miner le détroit d’Ormuz en représailles à des attaques américaines.

En outre, depuis le début de l’année, le Pentagone a doublé le nombre de ses groupes aéronavals de combat et a stationné un escadron d’avions de combat F-22 sophistiqués dans la région, renforçant considérablement sa capacité à mener une guerre contre l’Iran. Toute attaque américaine viserait non seulement les installations nucléaires iraniennes, mais une grande partie de l’infrastructure militaire et industrielle du pays, avec des conséquences dévastatrices pour l’économie et le peuple iranien.

Dans leur troisième débat présidentiel, lundi, Obama et Romney se disputaient pour montrer leur détermination à soutenir Israël, à augmenter les sanctions économiques paralysantes contre l’Iran et à se préparer à la guerre.

Alors qu’il y avait un accord bipartisan sur cet agenda militariste, c’est Obama qui sur chaque point a été son avocat le plus belliqueux. Obama s’est référé spécifiquement aux jeux de guerre en cours comme la preuve que son administration avait mis en place « la plus forte coopération militaire et de renseignement » avec Israël. Avec une complète indifférence quant aux conséquences pour le peuple iranien, il s’est vanté d’imposer « les plus fortes sanctions de l’histoire contre l’Iran… Leur devise a chuté de 80 %. Leur production de pétrole a plongé au niveau plus le bas [depuis la guerre avec l'Irak]… Leur économie est en ruine. »

Quand Romney a demandé des sanctions plus sévères et a appelé à une intervention militaire en dernier ressort, Obama a répondu que le temps pour des négociations tirait rapidement à sa fin. « L’horloge tourne » a-t-il dit. « Nous n’allons pas permettre à l’Iran de s’engager indéfiniment dans des négociations qui ne mènent nulle part… Si elles ne satisfont pas aux exigences de la communauté internationale, nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer qu’ils n’aient pas d’arme nucléaire. »

Dans le dos de la classe ouvrière en Amérique, au Moyen Orient et à l’échelle internationale, les préparatifs avancés d’une nouvelle guerre criminelle sont en cours. Comme les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye, c’est une guerre fondée sur des mensonges et des tromperies. L’impérialisme américain n’a pas l’intention d’attaquer l’Iran pour l’empêcher de construire une arme nucléaire, mais pour mettre en place un régime à Téhéran qui soit conforme à ses ambitions pour la domination des régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale.

La politique irresponsable de Washington menace de déclencher un conflit à l’échelle régionale qui a le potentiel de mobiliser de grands rivaux des USA tels que la Chine et la Russie, qui ont tous deux en jeu des intérêts économiques et stratégiques très importants.

World Socialist Web Site

(Article original publié le 25 octobre 2012)            

Comment l’Iran rispostera.

Ce qu’écrit un spécialiste de Sciences Politiques

Iranien, depuis Téhéran.

 Par Kaveh L AFRASIABI, enseignant en Sciences Politiques à l’Université de Téhéran.

 From ASIA TIMES. 16 décembre 2004. http: // www.atimes.com/atimes/Middle_East/FL16Ak01.html

TEHERAN - les États-Unis et l’Israël peuvent planifier des opérations militaires contre l’Iran, selon les rapports de mass-média récents, par contre l’Iran ne gaspille pas de temps dans le fait de préparer ses propres contre-opérations au cas où une attaque se concrétise.

Une longue semaine de manoeuvres combinée sur terre et dans l’air vient de se terminer dans cinq des provinces occidentales et du sud de l’Iran, hypnotisant des observateurs étrangers, qui les ont décrit comme « spectaculaire » l’étalage massif d’opérations de haute technologie, mobiles, incluant des forces de déploiement rapide comptant sur des escadrons d’hélicoptères, des mouvements aériens, de missiles, aussi bien que centaines de chars et des dizaines de milliers de soldats bien coordonnés utilisant des munitions réelles . Simultanément, environ 25,000 volontaires se sont pour l’instant inscrits aux centres de recrutement nouvellement établis pour les « attaques de suicide » contre n’importe quels envahisseurs potentiels dans ce qui est communément appelé « la guerre asymétrique ».

Derrière la stratégie vis-à-vis d’une invasion américaine hypothétique, l’Iran recyclera probablement le scénario de la guerre contre l’Irak d’une force écrasante, en particulier l’armée de l’air des Etats-Unis, visant une victoire rapide et contre une puissance beaucoup plus faible. l’Iran apprend tant de la guerre d’Iraq 2003 que de ses propres expériences précieuses de sa guerre avec l’Iraq de 1980-88 et de la confrontation avec les forces américaines dans le Golfe Persique de 1987-88 ; les Iraniens se sont concentrés sur les mérites d’une stratégie défensive fluide et complexe qui cherche à profiter de certaines faiblesses de la superpuissance militaire américaine tout en maximisant le peu d’endroits où ils peuvent avoir l’avantage, par exemple, la supériorité numérique dans les forces terrestres, la tactique de guérilleros, le terrain, etc.

Selon un article bien diffusé sur le « jeu de guerre d’Iran » de l’Atlantic Monthly basé aux Etats-Unis, le prix estimé d’une attaque sur l’Iran est de quelques dizaines de millions de misérables dollars. Ce chiffre est fondé sur une unique frappe « chirurgicale » (…) combinant des attaques de missiles, des bombardements aériens et des opérations secrètes, sans se tracasser de prendre en compte la stratégie de l’Iran, qui a présicément l’intention « d’étendre le théâtre d’opérations » de manière à infliger des coûts croissants sur l’envahisseur, ce qui inclue le ciblage de la structure de commandement militaire de l’Amérique dans le Golfe Persique.

Après cette version Iranienne de contre-stratégie « du suivi », l’intention américaine d’une guerre localisée recherchant à neutraliser le système de commandement iranien comme prélude d’attaque systématique sur des cibles militaires clés serait contré « en leur amenant la guerre », selon les mots d’un stratège militaire Iranien qui a mis l’accent sur la mollesse de la structure de commandement de l’Amérique dans les environs du sud du Golfe Persique. (Sur les quelques mois passés, les chasseurs américains violaient plusieurs fois l’espace aérien de l’Iran sur la province Khuzestan, évaluant ainsi le système de défense aérienne de l’Iran, selon les fonctionnaires militaires Iraniens.)

La prolifération par l’Iran d’un système d’engins balistiques extrêmement sophistiqué et mobile joue un rôle capital dans sa stratégie, en comptant de nouveau sur les leçons apprises des guerres d’Irak de 1991 et de 2003 : dans la plus première guerre sur le Koweït, les missiles de l’Irak ont joué un rôle important dans l’extension de la guerre à l’Israël, malgré l’échec des missiles Patriot de l’Amérique à détourner la plupart des missiles lancés d’Iraq pleuvant sur l’Israël et, dans une moindre mesure, sur les forces américaines en Arabie Saoudite. Et aussi, comme l’a admis le commandant en chef américain du conflit du Koweït, le général Norman Schwarzkopf, la traque des missiles missiles mobiles de l’Irak a consommé beaucoup des ressources de la stratégie aérienne de la coalition et étaient aussi difficiles que la recherche « d’aiguilles dans une botte de foin ».

Aujourd’hui, dans l’évolution de la doctrine militaire de l’Iran, le pays compte sur les missiles à longue portée de plus en plus précis, par exemple, les Shahab-3 et les Fateh-110, qui peuvent « frapper des cibles à Tel-Aviv », pour faire écho au premier Ministre des Affaires étrangères Iranien Kemal Kharrazi.

Chronologiquement parlant, l’Iran a produit la fusée d’artillerie Oghab de 50 de kilomètres de portée en 1985 et a développé les fusées d’artillerie Mushak de 120km-et la 160km de portée dans les années 1986-87 et 1988 respectivement. L’Iran a commencé à assembler  les Scud-B en 1988 et les conseillers techniques nord-Coréens en Iran ont converti une usine de maintenance de missiles pour la fabrication en 1991. Il ne semble pas, pourtant, que l’Iran ait entrepris la production de Scuds. Au lieu de cela l’Iran a cherché à construire les Shahab-3 et Shahab-4, ayant des portées de 1,300km avec une ogive de 1,600 livres et de 200km avec une ogive de 220 livres, respectivement ; le Shahab-3 a été testé en juillet de 1998 et peut bientôt être modernisé à plus de 2,000 km, capable ainsi d’atteindre le milieu de l’Europe.

Grâce au revenus supplémentaires des hauts prix du pétrole, qui constituent plus de 80 % du budget annuel du gouvernement, l’Iran ne connaît pas les contraintes de budget du début des années 1990 et du milieu les années 1990, quand ses dépenses militaires étaient surpassées presque de un à 10 par ses voisins arabes du Golfe persique qui sont des membres du Conseil de Coopération de Golfe ; presque tous les états arabes possèdent une autre sorte de système de missiles avancés, par exemple, les CSS-2/DF de l’Arabie Saoudite, les SS-21 du Yémen, les Scud-B, les Frogs-7 de l’Irak.

Il y a plusieurs avantages à disposer d’un arsenal balistique pour autant que l’Iran soit concerné : d’abord, c’est relativement bon marché et fabriqué à l’intérieur du pays sans beaucoup de dépendance externe et la pression liée au  » contrôle d’exportation de missiles » exercé par les Etats-Unis. Deuxièmement, les missiles sont mobiles et peuvent être dissimulés de l’ennemi et des tiers, il y a des avantages relativement aux chasseurs à réaction exigeant des bases aériennes fixes. Quatrièmement, les missiles sont supposés être des armes efficaces qui peuvent être lancées sans beaucoup de préavis par les cibles destinataires, particulièrement les missiles de Fatah-110 à combustible solide qui exigent seulement quelques courtes minutes pour l’installation avant être tirés. Cinquièmement, les missiles sont des armes semant la confusion et une unique capacité de tir qui peut torpiller les meilleurs plans militaires, lorsque l’on se souvient comment les attaques de missiles iraquiennes de mars 2003 sur les formations militaires américaines rassemblées à la frontière d’Iraq-Koweït ont forcé un changement de plan des États-Unis, perdant ainsi le plan initial de frappes aériennes soutenues avant l’engagement des forces terrestres, comme c’était le cas dans la guerre de Koweït, quand ces dernières sont entrées sur le théâtre après environ 21 jours de lourdes attaques aériennes à l’intérieur de l’Irak aussi bien que le Koweït.

Désormais, n’importe quelle attaque américaine sur l’Iran sera probablement suivie avant tout de contre-attaques de missiles engloutissant les états de Golfe Persique du sud hôtes des forces américaines, aussi bien que d’autre pays, par exemple, l’Azerbaïdjan, l’Irak ou la Turquie, qui permettent l’utisation de leur territoire ou de leur espace aérien contre l’Iran. La raison de cette stratégie est précisémment de « pré-avertir » les voisins de l’Iran des conséquences sérieuses, par le potentiel durable d’impacts débilitants sur leurs économies, s’ils devenaient complices d’envahisseurs étrangers de l’Iran.

Un autre élément clé de la stratégie de l’Iran est « d’augmenter l’arc de crise » dans des endroits comme l’Afghanistan et l’Irak, où ce pays a une influence considérable, de saper l’emprise des États-Unis dans la région, en espérant créer un contre-effet domino au lieu gagner à l’intérieur de l’Iran, les Etats-Unis perdraient en partie réellement du territoire à la suite de l’amincissement de leurs forces et de leur « suréxtension » militaire.

Toujours une autre composante de la stratégie de l’Iran est la guerre psychologique, un domaine d’attention considérable pour les planificateurs militaires du pays actuels, en se concentrant sur les « leçons de l’Irak » et comment la guerre psychologique de pré-invasion par les Etats-Unis a réussi à provoquer une fente importante entre les échelons supérieurs de l’armée Baasiste aussi bien qu’entre le régime et les gens. La guerre psychologique des États-Unis en Irak avait aussi une dimension politique, en voyant comment les Etats-Unis ont rassemblé aux Nations Unies les membres de Conseil de Sécurité et d’autres derrière les mesures anti Irak sous l’apparence du fait de répondre aux armes de destruction de massive de Saddam Hussein.

La guerre contre-psychologique de l’Iran, d’autre part, cherche à profiter des soldats américains « craignant la mort » qui manquent d’une manière caractéristique d’une forte motivation pour mener des guerres pas nécessairement pour la défense de leur patrie. Une guerre avec l’Iran exigerait sans doute le rétablissement de la conscription aux Etats-Unis, sans lesquels il ne pouraient peut-être pas protéger leurs flancs en Afghanistan et en Irak ; l’imposition de la conscription voudrait dire de recruter beaucoup de jeunes soldats mécontents susceptibles d’être sous l’influence de la propre guerre psychologique de l’Iran se concentrant sur le manque de motivation et « la dissonance cognitive » de soldats mal endoctrinés à la « doctrine du Président George W Bush de droit de préemption », pour ne pas mentionner une guerre par procuration pour l’Israël.

Cela de côté, déjà, les Iraniens se considèrent aujourd’hui subir les machinations d’une guerre psychologique semblable, par quoi, pour donner un exemple, les Etats-Unis cherchent intelligemment à capitaliser sur le mécontentement des jeunes (sans emploi) en répandant officiellement des larmes de crocodile, comme lors d’une interview récente du Secrétaire d’Etat sortant Colin Powell. La désinformation systématique joue d’une manière caractéristique un rôle clé dans la guerre psychologique et les Etats-Unis ont maintenant triplé leurs émissions de radio vers l’Iran et, selon des rapports récents du Congrès Américain, ont considérablement augmenté leur soutien financier à différentes TV et des programmes internet antirégime, cela en claironnant ouvertement la cause « du renseignement humain » dans un scénario futur de conflit avec l’Iran basé partiellement sur les opérations secrètes.

Par conséquent, il y a un sentiment de siège de sécurité nationale en Iran ces jours-ci, à la lumière d’une « ceinture de sécurité se serrant » par le fait que les américains profitent des bases militaires en Irak, en Turquie, de l’Azerbaïdjan, l’Uzbekistan, le Tajikistan, le Kyrgyzstan, aussi bien que celles du Koweït, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, du Bahrein, d’Oman et de « l’île garnison » de Diego Garcia. Vu de l’Iran, les Etats-Unis, ayant gagné la Guerre Froide, se sont transformés en un « léviathan déchaîné » capable de manipuler et de déstabiliser les règles de loi internationales et des Nations Unies en toute impunité, exigeant ainsi une stratégie Iranienne de dissuasion sophistiquée qui, dans les mots de certains experts de mass-média Iraniens, inclurait même l’emploi d’armes nucléaires.

Mais de telles voix sont sans doute une minorité dans l’Iran d’aujourd’hui et généralement il y a un consensus élitaire contre la fabrication d’armes nucléaires, en partie de la conviction que sauf pour la création d’une « capacité de seconde frappe » il n’y aurait aucune dissuation nucléaire contre un pouvoir américain écrasant possédant des milliers « d’armes nucléaires tactiques ». Cependant, en regardant l’asymétrie nucléaire entre l’Inde et le Pakistan, la capacité de première frappe du dernier a prouvé q’une dissuasion contre une Inde nucléaire supérieure est possible, une leçon précieuse pour l’Iran.

Par conséquent, pendant que l’Iran a complètement soumis son programme nucléaire à l’inspection internationale et a suspendu son programme d’enrichissement d’uranium par un accord Iran-Union-Européenne récent à Paris en novembre, il y a pourtant une inquiétude harcelante que l’Iran peut avoir sapé sa stratégie de dissuasion vis-à-vis des Etats-Unis, qui n’ont pas reconnu l’Accord de Paris, se réservant le droit de dépêcher sujet nucléaire de l’Iran au Conseil de sécurité tout en croisant le fer de temps en temps contre Tehran.

Par moments, malgré une campagne de mass-média aux Etats-Unis, particulièrement par le New York Times, à travers les nouvelles portant des titres provocants comme « les Etats-Unis contre un Iran nucléaire », les Etats-Unis continuent leur pré-campagne de puissance contre l’Iran déterminé, en alimentant à leur tour l’inquiétude de sécurité nationale de ces groupes d’Iraniens contemplant « la dissuation nucléaire » comme une stratégie de survie nationale.

Concernant ces derniers, il y a un sentiment grandissant en Iran qui veut que quelle que soit la manière dont l’Iran s’accommode avec les demandes de l’Agence d’Énergie Nucléaire Internationale de l’ONU, tout comme l’Irak en 2002-03, que les Etats-Unis, ont placé dans un « axe du mal », sèment intelligemment les graines de leur guerre suivante du Moyen-Orient, partiellement en rasant de vieilles accusations de terrorisme et de la complicité de l’Iran dans le bombardement de Ghobar de 1996 en Arabie Saoudite, sans tenir compte du refus des fonctionnaires saoudiens de telles allégations complètement données dans un livre récent sur l’Iran, le Puzzle persan par Kenneth M Pollack (voir des Temps asiatiques En ligne, le puzzle persan, ou la CIA, 3 décembre.)

Ainsi il y a une « dissuasion proto-nucléaire émergeante » selon laquelle la maîtrise de l’Iran du cycle de combustible nucléaire le rendrait « capable de produire l’arme nucléaire » dans un temps relativement court, comme une sorte de « capacité de seuil » de pré-arme dont il doit être tenu compte par les ennemis de l’Iran contemplant des attaques sur ses installations nucléaires. De telles attaques seraient rencontrées par une résistance rigide, née du sens historique de l’Iran fait de nationalisme et de patriotisme, aussi bien que par un counter-armement basé sur la conversation rapide de la technologie nucléaire. Dorénavant plus long les Etats-Unis et l’Israël, jouent la menace militaire, plus puissant et charmant pour l’Iranien grandira le désire d’une « dissuasion proto-nucléaire ».

En fait, la menace militaire contre l’Iran s’est trouvée être un poison pour l’économie Iranienne, en chassant l’investissement étranger et en provoquant l’exode de capitaux considérables, une situation intolérable provoquant par certains économistes Iraniens même de poser des plaintes contre les Etats-Unis dans les tribunaux internationaux en cherchant des remèdes financiers. C’est un peu tiré par les cheveux, sans aucun doute et les Iraniens devraient montrer un nouveau précédent juridique pour gagner leur cause dans les yeux de loi internationale. L’Iran ne peut pas peut-être se permettre de voir continuer indéfiniment ce climat d’investissement appauvris provoqué par les menaces militaires et réciproquement une stratégie de dissuasion prolongée élève le risque des alliés américains dans la région est destinée à compenser cette situation assez malheureuse.

Ironiquement, pour ouvrir une parenthèse ici, certains amis de l’Israël aux Etats-Unis, comme le professeur de droit d’Harvrad Alan Dershowitz, un supporter avide « de la torturer pour les terroristes », ont récemment comis une colonne sur un site Web pro-Israël demandant la révision d’une loi internationale permettant à Israël et les Etats-Unis, l’attaque militaire contre l’Iran. Dershowitz a clairement pris le contrepied de la règle de droit, le fait de tourner en dérision l’institution estimée qui est considérée comme une balise sur la colline dans les États-Unis; la même université Ivy League est la maison du discours de haine « du choc des civilisations », un autre ornement pour son histoire chérie. Même le doyen de la Kennedy Scgool d’Harvard, Joseph Nye, une colombe relative, a copié l’obsession américaine de pouvoir en débitant des livres et des articles sur le « pouvoir mou » que réifie chaque facette de la vie américaine, en incluant sa culture neutre ou l’industrie du divertissement, en un appendice ou « un complément » du « pouvoir dur américain », comme si la reification du pouvoir ce que Jurgen Habermas appelle « lifeworld » (Lebenswelt) est la condition sine qua non conditio de la Pax Américana.

Pourtant, la ruse du pouvoir, est qu’il est souvent aveugle au moment opposé qu’il produit, comme cela a été le cas de l’héroisme d’un demi siècle des cubains vis-à-vis d’un régime sans pitié de blocus économique, des nationalistes algériens luttant contre le colonialisme français au cours des années 1950 et années 1960 et, à présent, des Iraniens se trouvant dans la situation peu enviable de contempler comment survivre contre l’avalanche venant d’un pouvoir américain mené entièrement par des faucons politiciens portant les costumes du multilateralisme sur le programme nucléaire de l’Iran. Pourtant peu à l’intérieur de l’Iran croient réellement que c’est plus que du pseudo-multilateralism construit pour satisfaire le militarisme unilateraliste en route des États-Unis. On espère que la route ne disparaîtra pas de sitôt, mais au cas où, les Iraniens « du Tiers-monde » font ce qu’ils peuvent pour se préparer au scénario de cauchemar.

La situation appelle une gestion prudente de la crise et une montée en confiance sécuritaire des deux côtés, et, espérons, l’affreuse expérience de la guerre répétée dans cette région pétrolière pourra être elle-même comme dissuasive.

Kaveh L AFRASIABI, doctorat, est l’auteur d’Après Khomeini :

les Nouvelles Directions dans la politique étrangère de l’Iran (la Presse de Westview) et « la Politique étrangère de l’Iran Depuis 9/11″, le Journal de Marron d’Affaires Mondiales, co-authored avec l’ancien député du ministre des Affaires étrangères Abbas MALEKI, No. 2, 2003. Il enseigne la science politique à l’Université Tehran.

 


Information ? Désinformation ?

3 février 2005 / 15 h 37


Selon le principal groupe d’opposition, l’IRAN a

la technologie nécessaire à la fabrication de la

bombe nucléaire

AFP – Paris. L’Iran a désormais acquis les matériels et la technologie nécessaires à la fabrication du mécanisme permettant de déclencher une bombe nucléaire, a déclaré jeudi à Paris le principal groupe d’opposition iranien. Citant des sources au sein du programme nucléaire iranien, un responsable du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), Mohammad Mohadessine, a précisé que Téhéran avait produit du polonium 210 et importé du béryllium, deux éléments nécessaires à la fabrication d’un « initiateur à neutrons ». Le régime iranien a également développé des « générateurs de neutrons », autre composante essentielle d’un initiateur à neutrons, a ajouté M. Mohadessine, en soulignant que « toutes ces activités ont été dissimulées à l’AIEA » (Agence Internationale de l’Energie Atomique). L’initiateur à neutrons, qui permet de déclencher la réaction en chaîne de la fission, est aussi important que les deux autres parties d’une bombe atomique : le combustible et le système de lancement. « Au moment où nous parlons, Téhéran a déjà réussi à utiliser le béryllium combiné à du polonium 210 à des fins d’essais en laboratoire à grande échelle et il est très proche de la production industrielle », a-t-il assuré. Ce responsable du CNRI, vitrine politique des Moudjahidine du Peuple, a souligné que Téhéran se rapprochait ainsi « d’étapes sensibles dans sa quête de la bombe atomique ».     

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 1 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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