SCOOP ! GAZA: CE QUE PERSONNE NE SOUPCONNE ET NE DIRA…SOIT PAR IGNORANCE, SOIT PAR UNE HORRIBLE OMERTA.(Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SCOOP !

-URGENT-

Ce message doit faire

le tour de la planète !

Aéronef israëlien bombardant GAZA

(Photo: F16 israélien larguant 

ses bombes à l’uranium « appauvri »

sur GAZA)

GAZA:

Ce que personne

ne soupçonnne

et ne dira…

Soit par ignorance,

soit par une

HORRIBLE

OMERTA !

(Thierry LAMIREAU)

Bébé tué à GAZA

(Photo: Enfant tué à GAZA)

Quel média,

quel organisme

international

osera casser

l’OMERTA ?

Depuis un bon moment, ISRAËL bombarde toute la bande de GAZA avec ses aéronefs (F16, hélicoptères APACHE, drones), ses chars et ses missiles tirés de navires.

depleted-uranium1

(Photo: Quelques munitions

à l’uranium « appauvri »)

TOUTES les armes tirées contiennent de l’URANIUM « appauvri », soit dans le perforateur (flèche) soit dans la fabrication interne des armes pour diverses raisons.

Tous les Etats intervenant

dans des conflits

UTILISENT ces armes:

ISRAËL USA ONU

ISRAËL, les ETATS-UNIS soit directement soit en fournissant des pays comme…ISRAËL, et…l’IRAK !…ce qui est un comble !

La FRANCE utilise aussi ces armes au MALI, en CENTRAFRIQUE, la RUSSIE utilise et a fourni aussi ces armes…à l’UKRAINE (dans le passé) et POROCHENKO ne se gêne pas pour utiliser allègrement ces missiles (avions SUKHOÏ) pour détruire actuellement des civils.

POUTINE aide aussi les « Pro-russes » avec certaines de ces technologies, le NIGER possède des avions SUKHOÏ avec ces armes, BACHAR EL ASSAD utilise ces armes en SYRIE, SARKOZY et OBAMA avaient utilisé ces armes en LIBYE, etc.

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA)

Toutes les destructions se font avec de tels engins

Bombe UA sur GAZA

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA

Environ 50 pays possèdent

ces armes

à l’URANIUM « appauvri » !

Bref, je vous renvoie à mon dernier article pour tous les détails techniques:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/07/20/investigation-exceptionnelle-il-faut-cesser-toute-forme-de-soutien-a-la-colonisation-israelienne-les-crimes-contre-lhumanite-disrael-investigation-de-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog/

Cependant je voudrais rappeler que ces armes induisent une pollution MAJEURE des sols, des eaux et de l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain. Il y a une induction très importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité immédiate ou très rapide chez les autochtones.

Obus flèche se libérant du sabot
(Photo: Le perforateur en uranium « appauvri »
se libère de son sabot/ Armée de l’air française)
Le perforateur en URANIUM métal pénètre d’abord dans sa « cible » et seulement ensuite arrive l’explosion avec une boule de feu énorme (de 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
AAAAAAAA
(Photo: RAFALE armé d’armes
à l’uranium « appauvri »
DASSAULT)
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent pratiquement que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! excepté les armes à fragmentation ou au phosphore.
Entre autres explications (cf. le lien de l’article ci-dessus pour plus de détail), parce que la pollution reste pour l’éternité (4,5 milliards d’années !) et parce que les souffrances, les maladies et décès arrivent après les combats et après de très nombreuses années, les utilisateurs (ici ISRAËL pour GAZA) sont responsables, aux yeux de la Loi Internationale, de CRIMES DE GUERRE et de CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

On le sait, il y a énormément d’habitants au kilomètre carré dans la bande de GAZA.

GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

(Photo: L’horreur à GAZA pour les civils)

Que va-t-il se passer, en plus des attaques des années passées ?

Les sols, les eaux et l’air étant pollués, une contamination interne par les radio-éléments va se réaliser…en plus de l’irradiation directe délivrée par les lieux et les matériaux restant in situ. 

Il faut dire que le machiavélisme ira aussi jusqu’à polluer et contaminer la population israélienne puisque les éléments CHIMIQUES et RADIOACTIFS sont très mobiles. Ce sont, en effet, des nanoparticules (des particules très fines) très contaminantes.

Comme l’ADN des personnes est touché, les générations suivantes auront les mêmes pathologies que celles et ceux qui tomberont malades et mourront dans un temps plus ou moins long selon la réaction biologique interne de chaque individu…c’est d’ailleurs ce qui intéresse les chercheurs liés au nucléaire: pourquoi tel individu résiste plus aux contaminations et irradiations qu’un autre !

OBAMA oublie vite GAZA ISRAËL

Il faut souligner que l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, liée par contrat au désir de l’AIEA), L’OTAN et l’ONU nient tout effet des rayonnements nucléaires sur l’individu notamment par contamination interne.

Tous ces organismes ne se réfèrent qu’aux deux « FLASH » immédiats de HIROSHIMA et NAGASAKI et refusent toute autre analyse surtout par contamination interne et régulière. Ils NIENT les effets des « faibles doses » alors que toute dose a un effet

Une progression SUPRALINEAIRE

GAZA Estampille TERRORIST

La réalité démontre qu’il n’y a pas une augmentation linéaire des effets:

il y a une progression SUPRALINEAIRE ! C’est-à-dire qu’il y a des effets importants à faibles doses puis une progression plus lente à moyennes doses puis une augmentation à nouveau importante à fortes doses.

Que va-t-il se passer

dans la bande de GAZA ?

Les pathologies diverses et les décès vont arriver rapidement comme une sorte d’EPIDEMIE !

Un enfant très blessé HORRIBLE GAZA

(Photo: Les enfants sont les plus touchés

par les bombardements de TSAHAL à GAZA)

Qui va être touché ?

Les enfants vont, à nouveau, être les premiers à être « concernés ».

Les femmes presque à terme vont avorter ou certaines naissances vont donner des « monstres » (grosseurs dans le crâne, différentes grosseurs extra crâniennes , membres atrophiés, brûlures sur le corps qui vont pourrir et amener à la mort, bec de lièvre, etc), les autres personnes auront des cancers de la thyroïde, d’énormes pathologies thyroïdiennes, des AVC, des cancers aux seins, aux ovaires, au pancréas, à la vessie, aux reins, au colon, à la prostate, au foie, à l’oesophage, à l’estomac, aux poumons, des cancers de la peau hors mélanomes, des problèmes respiratoires, des leucémies, et un sommeil très perturbé, etc). 

Les plus faibles « partiront » les premiers et, selon sa résistance, chacun décèdera à des « vitesses » différentes.

Toutes celles et ceux qui auront approché de trop près les explosions, les fumées, et qui auront manipulé voire gardé près d’eux des matériaux seront dans un RISQUE CERTAIN y compris les ambulanciers, pompiers, militaires et journalistes gazaouis et étrangers !

Un père et ses enfants blessés à GAZA

Que faudrait-il faire tout de suite ?

Trouver des gens compétents pour réaliser des analyses de sols, eaux et air in situ afin de lister tous les produits CHIMIQUES et RADIOACTIFS contenus dans ces prélèvements.

Evidemment, il faudrait être équipé pour se protéger des rayonnements RADIOACTIFS et avoir un compteur GEIGER MULLER professionnel qui puisse analyser TOUS les rayonnements.

Pour être clair…et c’est TERRIBLE à dire…TOUS les habitants de la bande de GAZA devraient quitter leur lieu de vie (SURVIE plutôt)…ce qui est un COMBLE !

Mosquée de Farouq à RAFAH détruite par l'armée israélienne à l'UA

Les utilisateurs de ces armes

font tout ceci SCIEMMENT !

Ils contaminent et irradient une première fois les populations en attaquant avec les bombes et une deuxième fois en sachant que cela CONTINUERA pendant des siècles !

AAAAAAAAA

(Photo: Fûts d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire

du BOUCHET/Thierry LAMIREAU)

Comment expliquer mon action ?

Photo portrait de Thierry LAMIREAU

Je suis moi-même un ancien irradié et notamment à cause de l’URANIUM et de l’URANIUM « appauvri » de déchets militaires de l’ancienne usine du BOUCHET en région parisienne parce que j’ai passé 25 ans de ma vie à essayer de dénoncer les effets de l’exploitation de l’uranium en FRANCE et à l’étranger…avec, par exemple, 1000 diapositives prises sur les lieux ou avec mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN ».

AAAAAAAAAA

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

J’ai moi-même certaines pathologies citées ci-dessus…

Lorsque des populations sont touchées par les effets de la radioactivité (catastrophes nucléaires comme TCHERNOBYL et FUKUSHIMA) ou par l’utilisation du NUCLEAIRE DANS LES ARMES, je me sens, en quelque sorte, moi-même à nouveau « touché » et concerné.

BBBBBBBB

Il y a URGENCE !

Il y a URGENCE à dénoncer ce qui se passe en ISRAËL, en IRAK, en UKRAINE, au MALI, en CENTRAFRIQUE, en AFGHANISTAN, en SYRIE, etc.

L’ADN des gens est touché, la santé des populations est GRAVEMENT atteinte, l’intégrité, et la dignité humaine sont détruites.

L'élite vit de l'ignorance du peuple

Ce sont donc

des CRIMES DE GUERRE

et des

CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

HONTE à celles et ceux qui CACHENT ces informations…

ETATS, politiques, industriels, banquiers, militaires, journalistes !

Capture-decran-2014-02-11-a-20

(Photo: HOLLANDE le bon « petit soldat »

de OBAMA. Deux utilisateurs d’armes à l’UA)

RAPPEL général sur le dossier:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

CARPE DIEM

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 juillet, 2014 |3 Commentaires »

LE TYPHON NEOGURI AVANCE VERS FUKUSHIMA: QUE VA-T-IL SE PASSER ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le typhon NEOGURI

avance vers FUKUSHIMA:

adsl TV 2014-07-09 20-15-26 France 2 HD

Que va-t-il se passer ?

(Thierry LAMIREAU)

Un typhon de plus sur le JAPON  mais celui-ci n’a pas l’air très sympathique !

Que va-t-il se passer lorsqu’il survolera FUKUSHIMA ?

En tout cas, il y aura au moins

une catastrophe certaine

au JAPON avec ce typhon:

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

Il remet obligatoirement en suspension toutes les particules radioactives et chimiques déposées sur le pays !

C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour la santé, déjà fragile, de certains japonais parce que déjà irradiés et contaminés.

Petit supplément pour la planète:

En outre, ces particules chimiques et radioactives vont faire plusieurs fois le tour de la planète pour en faire « profiter » tout le monde.

Alors on dit quoi ?

Merci le nucléaire !

La catastrophe de FUKUSHIMA est toujours en marche…et pour des millions d’années…pour l’éternité à l’échelle humaine !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

LE PROJET CIGEO D’ENFOUISSEMENT EN PROFONDEUR DES DECHETS NUCLEAIRES A BURE: UN CRIME CONTRE LA BIOSPHERE (Hans ZUMKELLER…pseudonyme)

Le projet CIGEO d’enfouissement en profondeur

des déchets nucléaires à BURE :

Comment

l’aventurisme des nucléocrates

s’apprête à

engager la France

dans un désastre

sans précédent

qui pourrait bien,

un jour,

être qualifié

de crime contre la biosphère

AAAAAAAA

par Hans ZUMKELLER

(pseudonyme)

Je me présente. Je travaille depuis longtemps au CEA dans le secteur de la thermique. C’est-à-dire autour de tout ce qui tourne autour de la production de vapeur, des turbines, de leur couplage avec les alternateurs. Mes responsabilités s’étendent également dans le domaine de la sécurité et du refroidissement des coeurs en cas d’arrêt d’urgence.

J’ai également participé à des études concernant la circulation du sodium fondu dans les réacteurs à neutrons rapides. J’ai un poste de chef de service. Mais je n’ai pas de responsabilités dans le domaine de la neutronique, de la tenue des matériaux face à leur irradiation, de leur fragilisation, du retraitement, du comportement des nouveaux combustibles, etc. Mes connaissances d’ancien élève d’une des plus prestigieuses Grandes Ecoles françaises font que j’ai a priori plus de moyens pour aborder les problèmes qu’un simple technicien. A la différence de nombreux collègues, ma curiosité foncière fait que j’ai acquis au fil des ans un ensemble de connaissances couvrant pas mal de domaines, même si je ne les couvre pas tous.

Immédiatement, tout le monde comprendra que je ne saurais m’exprimer en dehors de la protection par un pseudonyme. La réaction serait immédiate. Ceci étant, nombre de collègues ont un point de vue identique au mien, ou très voisin, et gardent le silence. Il est rare que nous en parlions entre nous, de  façon directe. A notre niveau, qui est celui de responsables importants de la filière, je dois convenir que les problèmes sont plutôt évoqués dans notre milieu, fermé, à mots couverts ou sous forme de plaisanteries. Prudence exige.

Voici mon point de vue. S’agissant de stockage souterrain il y a deux types de stratégies. Soit on se propose d’entreposer sous terre des éléments qu’on pourrait qualifier de « passifs », comme par exemple de l’amiante, soit il s’agit de déchets « actifs », qu’il s’agisse de déchets issus de l’industrie chimique ou de l’industrie nucléaire.

Cette « activité » peut s’entendre sous deux points de vue. Des déchets « actifs » peuvent simplement évoluer. Constitués de « colis » composites, leurs contenus les plus toxiques et dangereux peuvent se trouver libérés, du fait de la dégradation de leur système d’entreposage, ou parce que leur évolution donne naissance à des sous produits capables de migrer plus facilement. On pense évidemment à l’émission de substances sous forme gazeuse.

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(Photo: Déchets radioactifs et chimiques

Mine d’uranium de Bellezane

BESSINES-Haute-Vienne

Thierry LAMIREAU)

Le stockage souterrain, sur le long terme, est toujours dangereux, parce que peu accessible et donc très difficile à contrôler[1]. Un mouvement de terrain, le développement de fissures, l’extension d’un réseau phréatique peut entraîner une pollution irréversible, extrêmement dommageable pour la santé de personnes, sur des superficies considérables[2].

L’entreposage souterrain de déchets nucléaires entre sans équivoque dans la catégorie de la gestion de déchets très actifs. On sait par exemple que les déchets constitués par de la matière plastique se décomposent en produisant de l’hydrogène. Ces molécules, les plus petites qui soient, passent au travers de n’importe quoi. Cela n’est qu’une question de temps.

Le danger majeur de l’entreposage envisagé à Bure, dans le cadre du projet CIGEO, est le confinement très important qui y est envisagé. Dans un confinement souterrain émerge immédiatement un problème fondamental. Les liquides conduisent mieux la chaleur que les gaz, et c’est la raison pour laquelle on procède à un préstockage des éléments les plus chauds,  issus du déchargement de coeurs, dans de l’eau, pendant des années quand le combustible est de l’uranium, temps qui atteindra 50 à 60 années pour le combustible MOX[3], où l’éléments thermogène est le plutonium. Dans les solides, tout mouvement de convexion est par définition impossible et, si on excepte les métaux,  ce sont les milieux les moins conducteurs de la chaleur qui soient.

Ainsi toute alvéole, toute galerie contenant des colis dégageant de la chaleur est susceptible de se transformer en four.

Il y a d’ailleurs une sorte de dérision consistant à présenter l’opération ultime de stockage sous la forme d’alvéoles munies d’opercules scellées par des briques de bentonite, laquelle a la propriété de se dilater en absorbant l’eau[4]. . Comme si on s’imaginait qu’en logeant des débris à longue durée de vie de cette manière très compacte, on s’en protégerait au maximum.

S’agissant de « réversibilité », si la bentonite se dilate en présence d’eau, elle libérera en revanche son contenu aqueux en cas de chauffage intempestif. Ainsi  cette idée de scellement durable est-elle sujette à caution. Elle a plutôt été proposée par des gens habitués aux travaux de tunnellerie, où le problème d’un chauffage subit ne se pose évidemment pas, et cette idée a aussitôt été considérée comme providentielle par ceux qui tiennent à ce que ce projet d’enfouissement des déchets nucléaires aboutisse rapidement, coûte que coûte (et « quoi qu’il en coûte » au contribuable).

Selon ce projet de stockage dans une configuration de facto confinée, et n’importe quel ingénieur thermicien le confirmerait immédiatement, le moindre dégagement de chaleur, même s’il ne s’agit pas d’une explosion brutale, transformerait un logement, nécessairement exigu, en four.

20070403-151405.BMP

(Photo: Fût radioactif dans des boues radioactives

Mine d’uranium de JOUAC

Thierry LAMIREAU)

Dans cette optique, les systèmes de stockage et de confinement envisagés deviennent dérisoires. Le verre, par exemple, donne une image de stabilité, à l’échelle d’âges géologiques. Toutes les mers du monde contiennent des verreries qui ont gardé leurs propriétés et leurs géométries au fil de millénaires. Et cela est encore plus visible quand leur entreposage a été effectué dans de l’air, dans des nécropoles. Ce qui a ainsi « tenu » pendant des milliers d’années semble présenter l’assurance de tenir pendant des dizaines de milliers d’années, voire plus.

Cela se joue ainsi en termes de produit de solubilité. Quand la structure est cristalline, l’assurance de pérennité est encore accrue. Pour reprendre le titre d’un film de James Bond : «  les diamants sont éternels[5] ». Des diamants se révéleront inaltérables dans de l’eau de mer, comme « le coeur de l’océan », du film « Titanic ». Il en est de même pour l’inaltérabilité de certains métaux, comme l’or, absolument intacts après des milliers d’années en immersion. Sur le plan chimique, l’or, les diamants sont insolubles dans l’eau, dans les acides et dans les bases.

Mais la stabilité chimique, l’insolubilité ne sont pas les seuls critères à prendre en compte. Bien qu’il soit exclu d’envisager de stocker des déchets dangereux dans des enveloppes de diamant, ou d’or, on trouvera aisément que le diamant brûle à une température dépassant 600 à 800°C. Quant à l’or, il fond à mille degrés, ce qui est une température aisément obtenue dans le four le plus sommaire.

Revenant à la question du stockage des déchets nucléaires, on sait que la longévité des classiques bidons métalliques est de brève durée, vis à vis des temps à prendre en compte, au bout desquels leurs contenus peuvent être considérés comme inoffensifs.

A terme, ils se corroderont. Et c’est encore pire quand ils sont au contact de l’eau (immersions dans la Manche, stockage dans la mine de sel allemande d’Asse, victime d’une infiltration issue de sa fissuration sous l’effet de contraintes mécaniques, liées au creusement des galeries ).

Ne parlons pas du bitume, qui s’enflamme à 300° et se ramollit au dessus de 60°. Le béton constitue lui aussi une protection illusoire. Ce composé n’est pas stable. Il ne faut pas oublier que le béton est le produit d’une réaction d’hydratation. Quand il est armé par des tiges de fer, ces armatures internes ne sont pas à l’abri d’une oxydation. L’oxydation entraîne une dilatation des tiges, donc la fragilisation des structures (on parle alors de « cancer du béton »). Quand on pense au stockage souterrain, qu’adviendra-t-il des arceaux de soutènement des très nombreuses galeries, que ceux ci soient métalliques ou en béton armé ?

Revenant sur la tenue en température, se pose alors la question du conditionnement des déchets à vie longue, les plus dangereux, dans leurs sarcophages de verre.

La question du « point de fusion du verre » ne se pose pas, car le verre, amorphe, « non cristallin », n’est pas un solide au sens strict du terme. On a pu lire qu’on avait mesuré un affaissement de certains éléments de vitraux, dus à la gravité. Mais tout cela est lié au mode de fabrication. Le verre possède une certaine viscosité. Mais à la température ordinaire, la géométrie des verres ordinaires n’évolue pas, même à l’échelle de temps géologiques, même sur des milliards d’années. Ce conditionnement, si on vise une dispersion minimale semble donc optimal, s’ajoutant à une très faible solubilité dans l’eau et à une excellente résistance aux attaques chimiques.

DECHETS NUCLEAIRES

Reste son point faible : sa faible tenue thermique.

Le verre se comporte comme un fluide à une température  de 1400-1600°C, toujours aisément atteignable dans un four. Par four il faut entendre un dispositif à l’intérieur duquel de la chaleur est dégagée, et ne peut que très difficilement être évacuée vers l’extérieur[6]. La conductivité de l’argillite callovo-orxfordienne est faible.

Les renseignements que l’on peut trouver[7] ne sont pas très abondants, concernant les résultats des expériences concernant la tenue thermique de cet environnement argileux. Par contre on lit qu’au moment de leur enfouissement les colis dégageront des flux thermiques allant de 200 watts, jusqu’à 500 et 700 watts pour ceux qui contiennent des déchets issus des coeurs ou du retraitement.

C’est absolument énorme.

URANIUM 17

Dans ce même document, on dit que le contrôle thermique devra être assuré de telle façon que la température de l’argile se maintienne en dessous de 70 à 90°C pour éviter tout remaniement structural, à l’aide d’une ventilation[8]. En d’autres termes le matériau dans lequel on envisage d’opérer cet enfouissement est foncièrement instable vis à vis de la température. Or 90° sera une température aisément atteinte si la réfrigération des galeries et même des alvéoles n’est pas assurée pendant un temps suffisant.

Il y a a priori deux sources d’échauffement possibles. Celles issues des décompositions radioactives, qui sont calculables et celles, accidentelles, qui découleraient de l’inflammation d’hydrogène dégagé au fil de la décomposition de matières plastiques, qui ne sont ni calculables, ni prédictibles, ne serait-ce que parce qu’on ne dispose pas d’un inventaire précis des contenus de chaque colis scellé.

Revenons à cette question de la tenue thermique des « colis ». 

C’est là que le bât blesse, ce me semble. Si des containers en verre massif présentent une bonne garantie à la température ordinaire, il n’en est pas de même dès que la température monte de quelques centaines de degrés. Dans une verrerie, on travaille ce matériau à des températures allant de 400 à 600°. Le verre se présente alors sous la forme d’une pâte visqueuse, malléable. A partir de 1400°, c’est un fluide. Ces températures seront aisément atteintes dans une structure confinées et isolée thermiquement, donc dans une alvéole ou galerie.

A propos du béton, sa tenue thermique est également limitée[9]. A une température de 700 à 1000° le béton s’écaille. On dit même « qu’il se pèle comme un oignon ».

S’ajoute un phénomène de choc thermo-hydrique, qui fait que le béton « explose littéralement ». On en a des témoignages récents  après examens d’incendies dans des tunnels. Lire le très intéressant document cité en référence, illustré par des photos très suggestives[10]. Empressons-nous de préciser que ces dégagements de chaleur, accidentels, ne correspondent qu’à des phénomènes de brève durée.

En règle générale, le béton se décompose chimiquement au delà de 1100° ce qui est une température relativement basse[11]. Il se … déshydrate, tout bêtement et, lorsqu’on s’est livré au CEA à des simulations de pénétration d’un « corium » au travers d’un radier de béton ( dont l’épaisseur est de 8 mètres à Fukushima ) les bulles qu’on voyait apparaître à la surface n’étaient autres que de la vapeur d’eau.

PS PROGRAMME

Ces considérations rapides font que la conclusion s’impose, vis à vis d’un projet comme CIGEO. Le seul système de stockage tout à la fois actuellement praticable et politiquement responsable est un stockage en surface, qui permet une évacuation illimitée de calories, à un rythme élevé et continu, par convexion, sans risque de surchauffe accidentelle, avec accessibilité garantie.

Le stockage en milieu confiné, qui ne permet d’évacuer cette chaleur, en l’absence de moyens mis en oeuvre avec dépense d’énergie (ventilation) que par conduction est par essence dangereux, surtout quand le dégagement thermique peut s’avérer brutal, lors d’explosions, pouvant engendrer des fissurations, la destruction d’un système de ventilation, l’endommagement d’un puits, de galeries d’accès.

Des fissurations résulteront également du creusement de nombreuses galeries, comme cela a été le cas à Asse, en Allemagne[12].

L’argillite a les défauts de ses qualités. C’est un matériau très hétérogène, d’un niveau de cristallinité faible. Cela le dote de faibles qualités mécaniques. Il se désagrège dans l’eau. Son étanchéité n’est ainsi nullement garantie, avec des épaisseurs aussi faibles ( 130 mètres ), situant ce filon entre une couche de calcaire oxfordien en partie supérieure et une couche de calcaire dogger en partie inférieure[13]. Les couches calcaires qui entourent cette fine couche d’argile se prêtent à l’apparition d’une structure karstique. A la moindre pénétration d’eau dans le système de galeries, par le haut, aussi minime que puisse être une fissure, de quelque origine que ce soit, celle-ci donnerait rapidement passage à un flux liquide par phénomène de « puits de Fontis[14] » ( érosion vers le haut ).

URANIUM 3

(Photo: Coeur d’une centrale nucléaire / EDF / CEA)

En règle générale, la production électronucléaire, outre sa dangerosité et l’impossibilité de démanteler les installations, représente une erreur technologique de notre temps.

L’accumulation de déchets ingérables, d’origine nucléaire, s’inscrit dans l’ensemble des activités humaines, dans la mesure où celles-ci se sont résolument écartées de toute idée d’équilibre naturel. Ce n’est que très récemment, dans notre histoire, que l’humanité a forgé l’expression, le label du « bio-dégradable ».

Tout ce que produit la nature est par essence biodégrable, depuis les excréments, les rejets gazeux, jusqu’aux structures pourrissantes. Les incendies, la respiration des animaux produisent du CO2, qui est recyclé par les plantes. Les tissus animaux ou végétaux sont transformés par des créatures nécrophages, à toutes les échelles. Une infinité de mécanismes sont en place qui débouche sur une régulation, un équilibre de la biosphère, qui avait fait ses preuves jusqu’à l’apparition de l’homo technologicus.

L’espèce humaine, longtemps négligeable à l’échelle de la planète, génère aujourd’hui des nuisances dans tous les domaines, est la source de tous les déséquilibres, et va faire sombrer le navire « Terre » à moins qu’elle n’apprenne au plus vite à se réguler elle-même. Elle réduit, comme le dit Bourguignon, l’agriculture au niveau de la gestion d’une pathologie végétale, l’agriculteur moderne ayant tué toute vie sous la surface du sol qu’il entend exploiter.

L’homme, outre la surexploitation qu’il en fait, a empoisonné ses océans, ses rivières, ses lacs et bientôt son atmosphère. Le monde de la consommation et du profit est aussi celui du superflu, du périssable, de l’obsolète, synonymes de gâchis et de mauvaise gestion.  En jouant dangereusement avec la génétique l’homme risque d’endommager le patrimoine génétique de la planète, dans tous les règnes, en réduisant comme peau de chagrin un élément régulateur indispensable de la biosphère : sa biodiversité naturelle.

L’homo technologicus est un accumulateur de déchets de longue durée de vie. Les déchets de l’industrie nucléaire ne font qu’étendre la gamme des déchets en tous genres. La caractéristique des déchets nucléaires est leur capacité de dispersion planétaire, par voie aérienne, ou en utilisant poissons et animaux comme vecteurs. Une autre caractéristique est leur dangerosité à dose infinitésimale (le plutonium) et leur durée de vie considérable. Aucun agent biologique ou chimique ne peut les dégrader.

URANIUM 11

(Photo: barres de combustible nucléaire / CEA)

L’idée d’entreposer des déchets dont la durée de vie se chiffrerait en milliers de générations humaines dans des galeries ajoute le risque d’une contamination de la croûte terrestre, sur des étendues que personne aujourd’hui ne saurait suspecter, du fait des incontrôlables circulations phréatiques, si ce système venait à se développer, comme on peut le craindre s’il est donné suite au projet CIGEO, pour de simples et évidentes raisons de profits et pour enlever des pieds des nucléocrates cette épine appelée « déchets ».

Si la dangerosité des matières nucléaires est à craindre, une solution consisterait non à les placer sous la surface du sol, mais dans des grottes, accessibles, taillées à flancs de falaises, légèrement surélevées pour mettre leur contenu hors d’atteinte d’une inondation, naturellement ventilées et placées sous bonne garde. Il ne pourrait s’agir que d’une façon de gérer les actuels déchets, non d’y stocker des déchets d’une activité nucléaire qu’on entendrait poursuivre. Sur ce plan, bien « qu’étant de la maison » et y ayant fait toute ma carrière (je suis à quelques années de mon départ en retraite) je rejoins totalement l’ex-responsable américain de l’équivalent de l’Autorité de Sûreté Nucléaire française, à Savoir Gregory Jaczko, qui fut de 2010 à 2012 responsable du NRC américain (Nuclear Regulatory Commission). Pour lui, comme pour une quantité d’autres, dont je fus, la catastrophe de Fukushima joua un rôle de révélateur. Dans une vidéo[15], il déclare sans ambages :

Bure-1

Enfin il est stupéfiant de voir des scientifiques tabler sur des conditions d’évolution d’un ensemble technologique, sur des durées qui sont des deux ordres de grandeur supérieures à l’âge de notre technologie d’aujourd’hui.

Je rappelle que le Néo-Zéalandais Ernest Rutherford découvrit l’atome en 1905, il y a 111 ans à peine.

En un demi-siècle la technologie nucléaire a pris son essor, le prétexte initial étant militaire[16]. En un demi-siècle, avec l’avènement d’un premier plasma de fusion, sur la machine anglaise JET de Culham, les températures de notre technologie ont fait un bon d’un facteur 10.000.

En 2005, dans le laboratoire Sandia, Nouveau Mexique, une température de trois milliards de degrés ayant été obtenue, c’est un nouveau gain de 3 109 / 1,5 108 qui a été obtenu, ce qui correspond à un facteur 20, par rapport aux températures visées dans les machines à fusion. Selon le spécialistes de ces types de compresseurs électromagnétiques cette température ne serait nullement limitée au sens où, par opposition à la fusion[17] envisagée sur ITER, les instabilités, la turbulence électromagnétiques accroissent la température obtenue en fin de compression, comme la turbulence le fait dans les cylindres de nos automobiles, alors que dans les tokamaks comme ITER cette turbulence, prenant le nom de disruption, fait s’effondrer la température en un millième de seconde.

Non seulement ce nouveau progrès, traduit par cet accroissement des températures ouvre la voie à une fusion directement électrogène aneutronique, ne produisant pas de neutrons et, comme déchet, de l’hélium le plus ordinaire, mais l’obtention de ces ultra-hautes températures débouche sur une technologie nucléaire totalement différente de celle que nous connaissons actuellement. Il ne faut pas oublier, quand on est confronté à des déchets moléculaires toxiques, que les solutions ultimes envisagées impliquent des élévations de température et des modification de la pression, de manière à inciter ces substances toxiques à se muer en espèces plus stables et non toxiques.

URANIUM 9

(Photo: Wagons de déchets radioactifs

Surveillance militaire / ASN / CEA)

La physique nucléaire n’est rien d’autre qu’une chimie des noyaux, dont nous sommes très loin d’avoir fait le tour, un peu comme des primitifs qui, ayant inventé le feu, seraient à mille lieues d’imaginer ce que la chimie pourrait réserver à leurs descendants.

C’est grâce à la catalyse que sont réalisées nombre de synthèses chimiques de notre temps.

Ces sont les états métastables qui ont donné naissance au laser. L’électrochimie a donné naissance aux piles, aux accumulateurs, aux techniques électrolytiques. La physique quantique, ignorée au début du siècle dernier, a engendré la supracondution, la semi-conductivité, et nombre de techniques impensables jusque là, défiant toute logique. La mise en oeuvre de lois comme celle de Le Châtelier ont permis de diriger des réactions chimiques vers des buts précis.

Pourquoi cette « chimie nucléaire » serait-elle moins riche que la chimie dite « minérale » ?

C’est la réelle maîtrise de cette moderne « chimie des noyaux » qui, en mettant en oeuvre des mécanismes qui, à haute température permettront d’orienter les processus de transmutations, rendront possible de réellement retraiter ces dix millions de tonnes de déchets nucléaires dont nous ne savons que faire, que nos descendants, quand ils sauront maîtriser ces technologies, peut-être dans moins d’un siècle au train où vont les choses, seront alors bien en peine de récupérer, si nous décidons de donner suite à ce projet de stockage profond, qui risquerait de conduire à la plus grande catastrophe environnementale de tous les temps, rigoureusement irrémédiable qui, un jour peut-être sera qualifiée de crime contre la biosphère.


[1] Le concept de “réversibilité”, ajouté au projet CIGEO, fait sourire l’ingénieur que je suis. Ca n’est qu’un voeu pieux.

[2] Je n’ai pas été sans noter que le filon callovo-oxfordien où se situe le projet CIGEO présente un pendant de plus d’un degré en direction du nord ouest, c’est à dire du … Bassin Parisien.

[3] Je remarque au passage que CIGEO n’a nullement été conçu pour stocker les déchets qui seront issus du MOX (combustible nucléaire constitué d’environ 7 % de plutonium et 93 % d’uranium appauvri).

[4] La bentonite est très largement utilisée dans les travaux de construction, le forage des tonnels, du fait de sa capacité de colmatage et d’étanchéification de coffrages. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bentonite

[5] Du moins sur des échelles de temps considérable. En effet le diamant tend à se transformer en graphite, qui est une forme carbonée plus stable, mais en un temps excédant l’âge de l’univers.

[6] La conductivité thermique de l’argillite du callovo-oxfordien du site d’enfouissement de Bure est de 1,3 à 2,7 W/m/°K. Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_de_Bure#S.C3.A9lection_du_site_de_Bure

[8] Pendant combien de temps et sur la base de quelle source d’énergie?

[11] Source : Bruno Tarride, professeur à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires : Physique, fonctionnement et sûreté des réacteurs à eau pressurisée. Maîtrise des situations accidentelles du réacteur.http://books.google.fr/books?id=4cU2AAAAQBAJ&pg=PA213&lpg=PA213&dq=tenue+en+température+du+béton%2Bcorium&source=bl&ots=_MluGEb8x_&sig=gx5sp-pEbVPuTfkOp-g3NP2SUPw&hl=fr&sa=X&ei=Bu_XUrSpNqTI0AXduYHoAw&ved=0CE8Q6AEwBQ#v=onepage&q=tenue%20en%20température%20du%20béton%2Bcorium&f=false

[12] Les experts avaient assuré que ce dôme de sel présentait une stabilité garantie sur des millions d’années, conclusion chaudement approuvée par le député Bataille. Certes, … à condition de ne pas créer des trous dedans ! Il en est de même pour le filon d’argile de Bure, considéré comme stable “depuis cent millions d’années”, sans ses futures galeries…

[16] Il en est hélas de même, aujourd’hui, pour le développement de la fusion aneutronique, sous le couvert du secret défense, au USA et en Russie.

[17] La fusion deuterium-tritium n’est qu’une réaction de fusion parmi une foule d’autres. C’est simplement celle qui nécessite la température la plus basse.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. LA SÛRETE NUCLEAIRE EN FRANCE ET A FRANCE INTER… UNE VERITABLE SUPERCHERIE ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

La sûreté nucléaire

en France

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et à…

FRANCE INTER !

(Thierry LAMIREAU)

Présentation de FRANCE INTER:

« Où en sommes-nous ? Le vieillissement des centrales, les déchets nucléaires… L’Autorité de sûreté nucléaire demande à l’Etat d’imposer aux opérateurs de nouvelles sanctions en cas de manquement à la sûreté et à l’environnement. »

Emission du jeudi 24 avril 2014

Image de l'émission Le Téléphone Sonne de FRANCE INTER

(FRANCE INTER)

invité(s)

RETOUR SUR INFO. LA SÛRETE NUCLEAIRE EN FRANCE ET A FRANCE INTER... UNE VERITABLE SUPERCHERIE ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES IMAGE_2011_07_05_14877624

Pierre-Franck CHEVET

Président de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN).
bernard-bigot ASN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Bernard BIGOT

Professeur des Universités, Administrateur Général du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA) depuis Janvier 2009, Président de la Fondation Internationale de la Maison de la Chimie, Haut Représentant pour la réalisation en France du Projet ITER.
natahaliefontrel CEA

Nathalie FONTREL

Journaliste spécialiste de l’environnement.
sebastien-blavier CENTRALE NUCLEAIRE DE FESSENHEIM

Sébastien BLAVIER

Chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace.
MASQUE
COMMENTAIRE:
(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)
Je vous présente ci-dessous un montage personnel de l’émission avec les « meilleurs » passages, si l’on peut dire.
L’on pourra noter les erreurs, mensonges et manipulations du représentant de l’ASN, du CEA et de…la journaliste malheureusement !
Rappel pour les « ignorants »:
Sigle RADIOACTIVITE2
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/09/nucleaire-lautorite-de-surete-nucleaire-recommande-a-letat-dameliorer-la-reponse-post-accidentelle-en-clair-comment-confirmer-que-tout-est-nul-thierry-lamireau-realisateur-du-film/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/14/le-gouvernement-francais-rajoute-10-ans-aux-centrales-nucleaires-la-catastrophe-majeure-est-donc-certaine-a-lire-de-tres-nombreux-documents-exceptionnels-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unbl/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/09/hollande-paris-ne-fait-pas-pression-sur-tokyo-pour-relancer-le-nucleaire-afp-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/18/lautorite-de-surete-nucleaire-lhypothese-dun-defaut-simultane-dans-plusieurs-centrales-nucleaires-est-plausible-ou-des-catastrophes-futures-annoncees-afp-thierry-lamireau-lesoufflecest/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/30/laccident-nucleaire-francais-est-ineluctable-thierry-lamireau-realisateur-du-film-uranium-en-limousin-lesoufflecestmavie-unblog-fr/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/24/travaux-de-lirsn-sur-le-cout-economique-des-accidents-nucleaires-entrainant-des-rejets-radioactifs-dans-lenvironnement-commentaires-de-thierry-lamireau-realisateur-du-film-uranium-en-limousin/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/28/un-physicien-nucleaire-pour-la-fermeture-immediate-de-fessenheim-reseau-sortir-du-nucleaire/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/28/securite-nucleaire-jusqua-maintenant-le-facteur-chance-a-ete-favorable-bernard-laponche/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/22/les-effets-de-tchernobyl-en-france-circulez-ya-rien-a-voir-le-professeur-pierre-pellerin-innocente-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/17/exceptionnel-rapport-officiel-de-la-commission-denquete-independante-sur-laccident-nucleaire-de-fukushima-rapport-en-pdf-remise-en-page-du-texte-hors-pdf-par-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/23/fukushima-les-taux-officiels-de-radiation-ne-sont-pas-fiables-rien-detonnant-dailleurs-en-france-ce-serait-la-meme-chose-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/01/union-europeenne-la-commission-ne-montrera-aucune-complaisance-sur-la-securite-nucleaire-mais-alors-bizarre-les-recommandations-sont-non-contraignantes-cest-donc-du-vent-thierry/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/09/05/les-co-gestionnaires-du-nucleaire-coordination-stop-nucleaire/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/08/11/france-denis-baupin-europe-ecologie-les-verts-sinquiete-de-la-securite-des-cuves-des-reacteurs-francais-cest-un-comble-on-pourrait-en-rire-si-le-sujet-netait-pas-aussi-grave-thierry/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/24/pas-de-marge-de-securite-pour-payer-le-demantelement-du-nucleaire-en-france-rien-detonnant-a-cela-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/21/fukushima-un-sous-traitant-a-demande-a-ses-ouvriers-de-mentir-sur-leur-exposition-radiologique-quoi-de-plus-habituel-en-france-cest-la-meme-chose-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/06/fukushima-et-lavenir-du-monde-une-tres-grande-urgence-a-diffuser-partout/
justice-nucleaire
Nucléaire pas de danger
1 / Les risques liés
aux centrales nucléaires
2 / Le vieillissement des centrales
et l’utilisation du MOX dans certaines
DECHETS RADIOACTIFS:
RAPPEL
centrale nucléaire expl.
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/03/13/les-dechets-nucleaires-bombe-a-retardement-planetaire-j-p-petit-olivier-simeon-french-ruvr-ru/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/09/la-gestion-des-dechets-militaires-francais-rapport-n°179-19971998-christian-bataille-depute/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/05/exclusif-mines-duranium-la-propagande-a-letat-pur-par-areva-un-veritable-scandale-documents-techniques-critiques-images-exclusives-du-film-uranium-en-limousin-de-thierry-lamireauthier/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/19/bure-cigeo-et-enfouissement-des-dechets-radioactifs-lemission-scandaleuse-de-france-inter-du-15-mai-2013-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/06/exceptionnel-uranium-appauvri-le-cri-dalarme-dun-specialiste-americain-docteur-doug-rokke-expert-de-radiophysique-medicale-aupres-de-larmee-americaine-revue-de-presse-tres-interes/
rokke
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/les-vaches-pondent-des-oeufs-les-poules-ont-des-dents-les-dechets-radioactifs-en-limousin-et-ailleurs-sont-sans-danger-ou-comment-redire-quelques-verites-oubliees/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/le-film-uranium-en-limousin-un-lourd-passe-pour-une-region-des-traces-indelebiles-pour-le-realisateur-thierry-lamireau/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/01/edf-autorise-a-utiliser-du-mox-dans-tous-les-reacteurs-nucleaires-du-blayais-une-catastrophe-future-qui-sannonce-afp-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/04/20/le-mox-un-combustible-au-plutonium-huit-fois-plus-radioactif-quun-combustible-classique-use/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/29/demantelement-de-la-centrale-de-brennilis-la-question-des-dechets-radioactifs-tourne-au-casse-tete-philippe-collet-actu-environnement-bonus-infonucleaire/
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/08/07/le-japon-peut-se-passer-du-nucleaire-dici-2030-pas-avant-il-y-aura-alors-dautres-catastrophes-avant-thierry-lamireau/
3 / Que faire des déchets radioactifs ?
AAAAAAAAAA
(Photo: Image tirée du film
« URANIUM EN LIMOUSIN »
Boues radioactives et fût radioactif
Thierry LAMIREAU)
Un problème MAJEUR.
Débat public ?
FUKUSHIMA
(Photo: Centrale nucléaire de FUKUSHIMA / TEPCO)
L’invité du CEA, de l’ASN et…la journaliste Nathalie FONTREL s’étonnent de la non participation du public ?
Evidemment, les dés sont pipés.
Et puis, l’on voudrait impliquer le public alors que ce sont d’autres qui ont imposé ces horreurs nucléaires à la population !
Bien joué…certains plongent dans le piège !
4 / Les débats publics liés au nucléaire…
BBBBBBBB
« Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER. »
Thierry LAMIREAU
Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 mai, 2014 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: UN DESASTRE NUCLEAIRE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/Greenpeace)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA

(Photo: FUKUSHIMA / TEPCO)

Un désastre nucléaire

Début: 11 mars 2011

Fin: inconnue

(Greenpeace)

« Un désastre technologique,

un désastre humain,

un désastre nucléaire,

un désastre pour l’éternité.

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI

se présentent en gestionnaires rigoureux

pour DEMAIN,

alors que nous devons faire face

à leur catastrophique

imprévoyance d’HIER. »

-Thierry LAMIREAU-

Réalisateur du film

« URANIUM EN LIMOUSIN »

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 avril, 2014 |Pas de commentaires »

NAOTO MATSUMURA DE FUKUSHIMA (Pierre FETET/fukushima-blog.com)

NAOTO MATSUMURA

de 

FUKUSHIMA

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Ce que dit Naoto Matsumura

Naoto Matsumura vit à Tomioka. Il est une des rares victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima à être restée vivre dans la zone interdite. En mars 2014, il est venu en France, en Allemagne et en Suisse pour témoigner de ce qui lui est arrivé, de ses choix et de son combat. Beaucoup de médias ont rapporté sa venue ; vous trouverez dans cette page une sélection de messages qu’il a portés de Paris à Genève, en passant par Bure, Fessenheim ou le Parlement européen.

Ce billet est illustré par des photos que j’ai prises lors de son périple en France, et se termine par une série de liens vers des articles disponibles sur internet ou téléchargeables, de vidéos, de blogs et d’albums photos.

Merci à tous ceux qui ont rendu possible cette aventure, à tous les organisateurs bénévoles et à tous les donateurs. Car l’objectif de ce voyage a été pleinement atteint. Naoto Matsumura a non seulement rencontré des centaines de lycéens avides de connaissances sur la catastrophe de Fukushima mais il a également livré son témoignage à des millions d’Européens à travers de nombreux médias : l’accident nucléaire est possible en Europe, et spécialement en France ; il est encore temps d’arrêter le nucléaire avant de devenir tous des victimes.

Pierre FETET

fukushima-blog.com

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

Première interview de Naoto Matsumura en France à RTL

le 5 mars 2014 avec Yves Calvi

A propos du prochain accident nucléaire

« Le prochain accident nucléaire, ce sera soit au Japon, soit en France. Je connaissais l’accident de Three Mile Island et de Tchernobyl mais je pensais que ça ne nous concernerait jamais, que la technique japonaise était suffisamment bonne… Je pense qu’EDF juge également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d’une technique de meilleure qualité. Tepco, c’était pareil. Ils nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que c’était sûr… Il faut dire haut et fort qu’il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre. » (AFP, 6 mars 2014)

« Si l’Europe ne décide pas très vite de sortir du nucléaire, elle connaîtra forcément une catastrophe aussi grave que Fukushima » (France Info, 16 mars 2014)

« Chez vous en Europe, les pays sont collés les uns aux autres, s’il y a un accident, ce sont plusieurs pays qui seront affectés. » (RTS, 18 mars 2014)

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier le 11 mars 2014 au Parlement européen

Conférence de presse de Naoto Matsumura, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier

le 11 mars 2014 au Parlement Européen

A propos du projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure

« L’Andra a des réponses toutes faites qui, selon moi, ne sont pas fiables. Personne ne peut dire qu’il n’y aura jamais d’accident. Avant, Tchernobyl, c’était loin pour moi et je ne croyais pas que cela pouvait m’arriver. Maintenant, je suis concerné. La France fait comme les autres pays. Elle choisit Bure car il n’y a pas beaucoup de population. Ils considèrent qu’il y aurait moins de dégâts en cas d’accident. Les habitants de Bure sont déjà des victimes du nucléaire. Partout, il faut sortir du nucléaire » (Est Républicain, 9 mars 2014).

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

Naoto Matsumura a visité le centre CIGEO à Bure le 7 mars 2014.

A propos de l’efficacité de la décontamination des sols

« Ce que je souhaite dire en France et en Europe, c’est qu’avant une catastrophe, une centrale nucléaire c’est toujours nickel. Je pense que c’est ce que doit vous dire EDF. C’est que nous disaient en tout cas les dirigeants de Tepco : qu’on n’était pas à Tchernobyl dans l’ex-Union soviétique, qu’il fallait au contraire avoir confiance dans la technique japonaise. Et moi, comme la grande majorité des Japonais, je les croyais. Maintenant, trois ans après l’explosion, ils ne contrôlent plus rien. A tel point, que le gouvernement japonais a dû prendre le contrôle du chantier de décontamination. Depuis janvier, je les ai vus dans ma ville faire enlever la terre trois fois pour la décontaminer. Sans résultat : il y a toujours autant de radioactivité dans le sol… » (La Vie, 7 mars 2014)

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de Barr le 10 mars 2014 où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

Accueil chaleureux de Naoto Matsumura au lycée de BARR le 10 mars 2014

où celui-ci a reçu des guirlandes de grues en origami.

« Finalement, d’après mes propres expériences vécues dans une zone interdite, j’estime que la décontamination du territoire est irréalisable et que le retour dans les zones contaminées est impossible. Car les zones contaminées ne sont plus habitables. Si jamais un  accident pareil arrivait en France, vous perdriez certainement une vaste étendue de votre territoire. » (Conférence au Parlement européen, 11 mars 2014).

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Janick Magne, Naoto Matsumura, Ren Yabuki et Catherine Connan

lors de la manifestation

pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des mensonges de Tepco

« Avant le 11 mars 2011, les techniciens de Tepco nous disaient qu’il n’y avait pas de danger, que cela n’arriverait jamais. Des menteurs !

Quelques jours après le 11 mars 2011, un de mes voisins, un technicien Tepco m’a dit que tout était désormais sous contrôle, que tout serait revenu à la normale après quelques jours tout en évacuant sa famille au loin : Menteur!

Depuis le début de la catastrophe, Tepco nous répète que tout va bien. Menteurs !
Ils nous disent maintenant qu’il faudra 30 à 40 ans pour y remédier. Menteurs !
Ils nous ont menti avant, ils nous ont menti pendant, et ils nous mentent même encore
maintenant. » (Enjeux énergies, 8 mars 2014).

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

Naoto Matsumura est venu témoigner le 13 mars 2014 devant la centrale nucléaire de Fessenheim.

A propos de Fessenheim

« La centrale nucléaire de Fessenheim est une vieille centrale. Ce sont ces centrales qui présentent le plus de risques » (Arte Journal, 9 mars 2014)

« Si une catastrophe survient ici, il ne restera rien de vos vignes, de vos forêts et de vos champs de maïs. Il faut fermer toutes les centrales du monde. » (L’Alsace, 10 mars 2014).

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

Naoto Matsumura dans les Hautes-Vosges le 9 mars 2014

A propos de sa ville natale, Tomioka

« Ce n’est pas possible d’expliquer la situation de ma ville avec des mots mais après l’explosion de la centrale et l’évacuation, ce qui m’a le plus choqué, c’est le silence. Avant, c’était une ville très animée, aujourd’hui elle est déserte et irradiée définitivement. » (I-Télé, 9 mars 2014)

« Je pense que la terre n’a plus de valeur, que personne ne va vouloir des terres de Tomioka. Je suis de la 5ème génération de riziculteurs, mes ancêtres avant moi ont protégé ces terres, mes parents m’ont appris à m’occuper de ces terres, et moi je voulais transmettre ces valeurs à la génération suivante… Il n’y a aucune chance que les générations futures reviennent s’installer à Fukushima. Il n’y a aucune chance pour ça, ça se terminera avec moi. » (RTS, 18 mars 2014).

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par Europe Ecologie les Verts au Parlement européen le 11 mars 2014

Cinq membres de l’équipe lors de la commémoration organisée par

Europe Ecologie les Verts au Parlement Européen le 11 mars 2014

A propos de son choix de rester en zone contaminée

« Au bout de 3 jours, je suis sorti de ma maison, ce qui m’a frappé c’est le silence. J’ai vu un pauvre chien attaché, il n’avait rien à manger ni à boire. Je l’ai donc nourri et un autre chien à côté a commencé à aboyer pour me réclamer aussi de le nourrir. Et c’est comme ça que je me suis aperçu qu’il y avait des milliers d’animaux abandonnés autour de Fukushima. » (France Info, 11 mars 2014)

« Au lendemain de l’accident, la seule chose à laquelle j’ai pensé a été de sauver des animaux. Maintenant, je ne peux plus arrêter » (Metronews, 10 mars 2014)

« La centrale nucléaire m’a tout pris, ma vie et mes biens. Rester ici, c’est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère, ni mon chagrin » (L’Alsace, 10 mars 2014)

« Une partie de la population ne comprend toujours pas pourquoi j’ai décidé de rester dans la zone rouge pour m’occuper des bêtes. Ces gens-là se demandent si la vie d’un humain n’est pas plus importante que la vie des bêtes. Mais aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Si c’était à refaire, je prendrais la même décision. » (La Télé, 18 mars 2014).

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

José Bové a apporté son soutien à Naoto Matsumura le 11 mars 2014 au Parlement européen.

A propos de sa santé

« Pour l’instant je n’ai rien. Peut-être que dans trois ou cinq ans, je verrai les conséquences de la catastrophe sur ma santé » (Metronews, 10 mars 2014)

« Peut-être je serai atteint un jour ou l’autre d’une leucémie ou d’un cancer. » (RTL, 11 mars 2014)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

Naoto Matsumura et Ren Yabuki lors de la manifestation

pour la fermeture de la centrale de Fessenheim le 9 mars 2014

A propos des liquidateurs de Fukushima

« Pour Tepco, les travailleurs à la centrale ne sont pas des humains » (JOL Presse, 10 mars 2014).

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien de Roland Ries, maire de Strasbourg.

Le 12 mars 2014, Naoto Matsumura a reçu le soutien

de Roland Ries, maire de Strasbourg.

A propos de la gestion de la catastrophe de Fukushima

« Aujourd’hui,  il faut révéler ce qui se passe vraiment à Fukushima, dire aux chaînes de télévision qu’on ne peut plus gérer les problèmes à Fukushima Daiichi. Le gouvernement assure que la situation est maîtrisée, mais c’est loin d’être le cas… La réalité c’est que Tepco ne sait pas comment gérer, ni maîtriser l’accident de Fukushima »». (JOL Presse, 10 mars 2014)

« Personne ne peut maîtriser l’accident. Il n’y a aucune technique, aucun moyen d’arrêter cela. » (France Inter, 11 mars 2014).

Naoto Matsumura a été invité au Parlement européen le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

Naoto Matsumura a été invité au Parlement Européen

le 11 mars 2014 par la députée Michèle Rivasi.

A propos de l’idée qu’il se faisait du nucléaire

« J’étais convaincu que les centrales nucléaires étaient sûres, qu’il n’y avait aucun danger. C’est comme cela que j’avais été formé. » (RTL, 11 mars 2014)

« Je n’étais pas anti-nucléaire avant, Tepco m’avait lavé le cerveau. » (France Info, 11 mars 2014)

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

Une plaque commémorative a été inaugurée à l’occasion du passage de Naoto Matsumura, le 13 mars 2014, au lycée de Guebwiller : « En souvenir de la visite du « dernier homme de Fukushima », Naoto Matsumura, venu en Alsace pour témoigner de la tragédie nucléaire de Fukushima ».

A propos de l’attitude de l’OMS vis-à-vis des victimes du nucléaire

Naoto Matsumura n’a rien dit mais a porté cette pancarte : « Fukushima, another WHO cover up just like Chernobyl ». Le 19 mars 2014, il a participé silencieusement à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève, comme le font chaque jour ouvrable tous les autres militants d’Independent WHO depuis le 26 avril 2007.

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Naoto Matsumura et Ren Yabuki participant à la vigie d’Hippocrate devant l’OMS à Genève le 19 mars 2014 (Photo : Pierre Ferrandon)

Une semaine auparavant, le matin du 11 mars 2014, Naoto Matsumura avait fait une conférence au Parlement européen et délivrait également ces revendications :

Droits de l’homme

« Les victimes doivent être reconnues comme des réfugiés irradiés et soutenus comme tel. Des droits doivent leur être accordés : Droit de réclamer l’évacuation en fonction du niveau de radiation. Droit de protéger les enfants de Fukushima contre la radioactivité. Droit de se procurer des aliments propres non contaminés pour les enfants aussi bien que pour les adultes. »

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Naoto Matsumura après son appel à fermer les centrales nucléaires du monde entier, le 9 mars 2014 lors de la manifestation à Fessenheim

Droits de l’animal

« Les animaux doivent être évacués et protégés en cas d’accident nucléaire. Les animaux abandonnés dans les zones contaminées ne doivent pas être tués. »

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Le 6 mars 2014, Naoto Matsumura était l’invité de Mathieu Vidard

pour l’enregistrement de l’émission « La tête au carré » à France Inter.

Liberté d’expression

« Avant Fukushima, c’était Tepco, grand sponsor des médias japonais, qui censurait  les opinions publiques. Maintenant c’est la nouvelle loi sur la protection des secrets qui fera taire les médias et les dénonciateurs. Il est plus facile de ne rien dire sur Fukushima Daiichi que de chercher à résoudre les vrais problèmes du nucléaire.

Avec cette nouvelle loi, nous n’aurons plus le droit d’accéder aux informations ni de critiquer l’Etat. Nous risquerons d’être considérés comme terroristes, quel que soit notre statut car c’est une loi qui stipule que celui qui avance sa propre opinion peut être considéré comme terroriste. »

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine, Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo : André Hatz)

L’équipe du périple au complet : Antonio, Ren, Naoto, Catherine,

Pierre et Kazumi le 10 mars 2014 (Photo: André Hatz)

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Crédits photos pour cet article: Pierre FETET, sauf la 9ème, la 15ème et la 18ème.

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Pour en savoir plus :

Liens vers les articles, interviews, vidéos et albums consacrés au voyage de Naoto Matsumura en Europe

 27/02/14

L’Abeille

« Naoto Matsumura fait étape à Bure le 7 mars prochain »

06/03/14

AFP

« L’ermite de Fukushima avertit les Français des risques nucléaires »

Vosges-Matin

« Naoto Matsumura : « Le dernier homme de Fukushima » à Bure »

Le Parisien

« Nucléaire : l’ermite de Fukushima prédit un accident au Japon… ou en France »

L’Alsace

« L’ermite de Fukushima qui avertit les Français des risques nucléaires sera à Fessenheim ce dimanche »

07/03/14

La Vie

« Le dernier homme de Fukushima est parmi nous »

Journal de la Haute-Marne

« A la rencontre du résistant de Fukushima »

08/03/14

Enjeux énergies

« La conférence de Naoto Matsumura à Paris le 6 mars 2014 »

9/03/14

Journal de la Haute-Marne

« S’il n’y a pas de danger, pourquoi ne pas faire CIGEO à Matignon ? »

L’Est Républicain

« Le dernier homme de Fukushima »

Actu 88

« Fukushima – Naota Matsumura lance une alerte rouge : « Arrêtez les centrales ! » 

I-Télé

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

SWR

Dreiland aktuell

Arte Journal

Fessenheim – 9 mars 2014

La Dépêche

« Des milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim »

Le Parisien

« Nucléaire : entre 3500 et 9000 opposants manifestent contre Fessenheim »

10/03/14

Dernières Nouvelles d’Alsace

« A Fessenheim, l’alerte Matsumura »

L’Alsace

« Naoto Matsumura, l’ermite de Fukushima, messager du danger »

Le Figaro

« Pour le dernier homme de Fukushima, le prochain accident nucléaire sera en France »

MétroNews

« Le combat de Naoto Matsumura, le « dernier homme de Fukushima » »

JOL presse

Fukushima: Naoto Matsumura, symbole de la lutte contre le nucléaire

11/03/14

Le Monde

« Transition énergétique : tout commence à Fessenheim ! »

RTL, Le choix de Yves Calvi

Naoto Matsumura : « Le danger nucléaire concerne aussi la France »

France Inter, La tête au carré

« La vie à Fukushima , 3 ans après la catastrophe »

RTBF1

Journal de 19h
France Info

« Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima »

Ma planète

« Naoto Matsumura, « le dernier homme de Fukushima », témoigne au Parlement européen »

Café Santé Nature

« Retour sur la visite de Naoto Matsumura »

RTBF, Soir Première Europe

« L’histoire incroyable de Naoto Matsumura »

Blog Rue89 de Michèle Rivasi

« Fukushima : habiter dans la zone ou devenir un paria »

Parlement européen

Conférence de presse

Euronews

« Le dernier homme de Fukushima met en garde les Européens »

Chaîne de Sandrine Bélier

« Visite de Naoto Matsumura en Alsace »

Ce que dit Naoto Matsumura

12/03/14

Conférence à Strasbourg

« Les leçons de Fukushima »

13/03/14

Alsace 20

« Ren et Naoto engagés dans la cause animale à Fukushima »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura ne rencontrera pas les salariés de Fessenheim »

L’Echo

« Il a choisi les radiations plutôt que la soumission »

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Naoto Matsumura découvre le vin d’Alsace »

14/03/14

La semaine dessinée de La tête au carré

#25

FR3 Alsace

« Naoto Matsumura à Fessenheim pour la fin de son périple alsacien »

15/03/14

Regards croisés

« A la différence d’une guerre, une catastrophe nucléaire ne s’arrête jamais »

16/03/14

France Info

« Il y aura un Fukushima européen »

Weiler Zeitung

« Protest gegen Fessenheim »

17/03/14

Montagsaktion gegen Atom mit Naoto Matsumura

https://www.youtube.com/watch?v=AQEQ0RfUXR0

BZ Basel

Ein japanischer Mann trotzt den Strahlen von Fukushima

18/03/14

La Télé

« Un paysan japonais vivant à Fukushima témoigne à Lausanne »

RTS

« Le dernier homme de Fukushima »

Weiler Zeitung

« Mahnmal gegen den Wahnsinn »

19/03/14

Regards croisés

« Santé et nucléaire : un tandem sulfureux »

Independent WHO

« Une victime de Fukushima devant l’OMS »

2000watts

« Naoto Matsumura : Le Dernier Homme de Fukushima »

22/03/14

Le papillon et l’empereur

« Le printemps de Naoto en Alsace »

PHOTOS

7/03/14

Rencontre « De Bure à Fukushima » à Bonnet

Photos de Christophe Jobard

10/03/14

Naoto Matsumura à la rencontre de viticulteurs au caveau de Roland Gloeckler à Gertwiller

Photos d’André Hatz

11/03/14

Au Parlement européen

Photos de greensefa

12/03/14

Table ronde « Les leçons de Fukushima » à Strasbourg

Photos de Christo Miche

Couverture du quotidien DNA du 10 mars 2014

Couverture du quotidien DNA du 10 mars 2014

Publié par Pierre FETET dans en france et ailleurs
http://www.fukushima-blog.com/2014/04/ce-que-dit-naoto-matsumura.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 avril, 2014 |2 Commentaires »

DECHETS NUCLEAIRES: ON NE SAIT QU’EN FAIRE ! (www.vivre-apres-fukushima.fr)

Déchets nucléaires:

On ne sait qu’en faire !

FUKUSHIMA vers une contamination planétaire

(http://www.vivre-apres-fukushima.fr)

A Fukushima, on ne sait que faire de ces dangereux déchets:

AAAAAAA

(Photo: Détail de la centrale de FUKUSHIMA / TEPCO)

Dans les zones contaminées on rencontre un peu partout des amoncellements de sacs contenant les déchets de la « décontamination », en attente d’un stockage plus durable. Des sacs de déchets ont également été enterrés dans les jardins des particuliers.
Jusque dans la banlieue de Tokyo on entasse des déchets de décontamination « provisoirement » (boues de curage des fossés, cendres d’incinération…).
L’état voudrait bien trouver des sites pour entasser tous ces déchets, mais les communes rechignent à devenir des sites de poubelles nucléaires.

Sur le site de la centrale en ruines, c’est la catastrophe:

MASQUE

Des centaines de réservoirs pleins d’eaux radioactives fuient régulièrement.
La nappe phréatique sous jacente est largement polluée.
Des centaines de m3 d’eau contaminée fuient chaque jour vers l’Océan où ils échappent à tout contrôle [et polluent toute la planète.][fin de phrase rajouté par Thierry LAMIREAU]

Quand aux combustibles des 4 réacteurs: 3 ont fondu et ont percé leurs enceintes de confinement : on ne peut même pas s’en approcher sous peine de mort tant le rayonnement est fort.
TEPCO est en train de vider la piscine du réacteur n°4 du combustible qui y est stocké…pour l’instant cela se passe bien…mais ils vont bien devoir mettre tout celà quelque part par la suite…

Le Japon n’et pas une exception sur ce sujet:
Nulle part on ne sait stocker les déchets nucléaires en sécurité 

La traînée radioactive de l'explosion de Maïak

Déjà en URSS, l’année 1957 il y a eu une explosion très contaminante dans un stockage de déchets radioactifs de Maïak (Oural – Tcheliabinsk) avec évacuation de la population.
Cet accident a été classé de niveau 6 sur 7
Plus de détails sur Wikipedia

Depuis le 14 Février 2014, aux USA, la décharge expérimentale de déchets nucléaires «WIPP» au Nouveau Mexique fuit suite à peut-être un effondrement dans la mine de sel où elle a été creusée.

Elle émet à l’air libre notamment du Plutonium; c’est l’un des produits les plus dangereux et de très longue durée: (240.000 ans).

fichier pdf IRSN_Problèmes au centre de stockage de WIPP aux USA

Voyez ci dessous l’exposé sous-titré en français d’Arnie Gundersen, expert mondialement reconnu en physique nucléaire.

Merci à KNA pour son travail de sous-titrage.

En France, nous n’avons aucun site de stockage

longue durée en sécurité:

Nuclear_Reactor_by_goran_d

Nous ne disposons d’aucun site sûr de stockage des tonnes de déchets radioactifs produits par l’armée et l’industrie nucléaire civile.
Il existe un projet expérimental à BURE, dans l’argile, très controversé…[en réalité une parodie de démocratie et une hypocrisie technologique.][phrase rajoutée par Thierry LAMIREAU]

 La Finlande a démarré le projet ONCALO:

Sigle RADIOACTIVITE2

Stockage «Pour l’éternité»
La bande annonce d’un documentaire
Un article de rue89-Nel Obs


Les déchets nucléaires civils et militaires
s’accumulent sur notre planète.
AAAAAAAA
L’industrie nucléaire ne sait toujours pas à ce jour assurer la sécurité des populations…[et ne le saura jamais !][fin de phrase rajouté par Thierry LAMIREAU]

http://www.vivre-apres-fukushima.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 mars, 2014 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: LA CHANSON DU DOYEN D’IITATE (ZEDVAN/www.vivre-apres-fukushima.fr)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA

La chanson

du doyen d’Iitate

(http://www.vivre-apres-fukushima.fr)
(ZEDVAN)

Depuis trois ans, la centrale nucléaire détruite de Fukushima-Daiichi vomit ses radiations dans la terre du Japon et l’océan Pacifique.
On en parle un peu, parce que c’est l’anniversaire, et puis après, plus rien…

Chanteur français, citoyen du monde, je ne me résous pas à ce silence.
Pas plus qu’aux pertes irrémédiables que l’industrie nucléaire inflige et risque encore d’infliger à la planète et à l’humanité.

Le 13 avril 2011, au lendemain de l’annonce par le gouvernement japonais de l’évacuation d’Iitate (Province de Soma, District de Fukushima), Fumio Okubo, le doyen du village, âgé de 102 ans, a préféré se suicider plutôt que de quitter sa maison.

« Fukushima, chanson

du doyen d’Iitate » 

tente de donner

la parole à cet homme.

Je mets aujourd’hui en ligne une vidéo illustrant cette chanson.

Pour les malentendants, vous pouvez activer l’option sous-titres de la version originale en français: la petite enveloppe au bas de l’image une fois la video lancée.
La version française: http://youtu.be/To3h0L-ScDo
Une version sous-titrée en anglais (http://youtu.be/lFG9CxPXK_E)
et une en japonais (http://youtu.be/2pLs9BvTKMA) sont également disponibles
D’autres traductions suivront, très bientôt.

Ce que le Japon a perdu, nous l’avons tous perdu.

N’hésitez pas à diffuser ces vidéos autour de vous.
Amitiés.
Zedvan
Zedvan – « Fukushima, chanson du doyen d’Iitate », extrait de l’album ‘La zébritude’ (LRDJ/Absilone, octobre 2013)

http://www.vivre-apres-fukushima.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mars, 2014 |Pas de commentaires »

ETATS-UNIS: LES SCIENTIFIQUES CONFIRMENT LA PRESENCE DE CESIUM RADIOACTIF AU LARGE DE LA CÔTE OUEST DES ETATS-UNIS ( Le-veilleur.com / Chris Busby)

Etats Unis :

Nuclear_Reactor_by_goran_d

Les scientifiques confirment

la présence de césium radioactif

au large de la côte ouest des Etats-Unis

(Le-veilleur.com /Chris Busby)

Mes craintes semblent se confirmer concernant les radiations en provenance de Fukushima qui ont atteint la côte ouest américaine, ainsi que l’hécatombe « mystérieuse » d’étoiles de mer qui s’y déroule.

Ne vous laissez pas déstabiliser par certains discours rassurants des officiels, et posez-vous la question : Que se passerait-il si le gouvernement annonçait aux résidents californiens qu’ils vivent avec leur famille à proximité d’une zone océanique radioactive ou ils vont régulièrement se baigner ? (Le veilleur)

Faisant partie du projet en cours  « Kelp Watch 2014 » , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale.

« Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l’Université d’État de San Diego.

« Que nous soyons de l’autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l’accident de Fukushima. 

Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium restent très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l’Institut de Physique de la Croix en Espagne, qui prédisait l’arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent- ils.

Malgré les tentatives des médias pour minimiser l’importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n’a fait que confirmer l’accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats-Unis.

Compte tenu de la capacité des rayonnements à s’accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces dernier temps tout le long de la côte ouest soient liées à l’augmentation continue d’isotopes radioactifs .

Effectivement les découvertes récentes d’hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d’anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois (voir cet article précédent).

Bien que le gouvernement tente de rassurer le public en indiquant qu’il n’y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement achetées par le ministère de la Santé et des Services Sociaux.

Les experts prédisent que la probabilité d’une augmentation de césium dans l’océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durer environ une quarantaine d’années…

Par Nature Alerte

Comme vous pouvez une fois encore le constater, les officiels se veulent rassurants, un peu à la manière de notre gouvernement, qui à l’époque, nous avait affirmé que le nuage radioactif provenant de Tchernobyl ne traverserait pas le sol Français.

Nous savons tous aujourd’hui de ce qu’il en a été réellement… A propos de la « minimisation » des effets, fukushima-blog nous fait part de son analyse pertinente dans une publication de novembre 2013, accompagnée d’un document provenant du Open Journal of Pediatrics.

Les faibles doses, une invention « scientifique »

Dans un article publié sur le site counterpunch.org, Chris Busby présente les résultats d’une étude montrant que les bébés nés en Californie ont subi les effets des retombées de Fukushima. Cette étude apporte un éclairage saisissant sur les discours rassurants des officiels japonais et des instances internationales concernant la sécurité sanitaire des personnes résidants dans les zones contaminées et plus particulièrement des enfants. Chris Busby y dénonce l’utilisation du concept de « faibles doses ».

L’article original est disponible ici. Traduction ci-dessous par Cécile Monnier :

« Une menace mondiale – Les retombées de Fukushima ont endommagé les thyroïdes des bébés californiens. »

Une nouvelle étude sur les effets des petites quantités de retombées radioactives de Fukushima sur la santé des bébés nés en Californie montre un excès significatif d’hypothyroïdie causée par la contamination radioactive qui a voyagé sur 5 000 miles au-dessus du Pacifique. L’article a été publié dans la revue scientifique Open Journal of Pediatrics.

L’hypothyroïdie congénitale est une maladie rare mais grave qui affecte normalement environ un enfant sur 2000, et qui exige une intervention clinique – la croissance des enfants souffrant de cette maladie est affectée s’ils ne sont pas traités.

Tous les bébés nés en Californie sont suivis à la naissance pour vérifier le taux de thyréostimuline (TSH) dans le sang, car des niveaux élevés indiquent une hypothyroïdie.

Joe Mangano et Janette Sherman du Projet Radioactivité et Santé Publique à New York, et Christopher Busby, chercheur invité à l’Université Jacobs de Brême, ont examiné les taux d’hypothyroïdie congénitale (CH) des nouveau-nés à partir des données de l’État de Californie sur la période des explosions de Fukushima.

Leurs résultats sont publiés dans leur article « Changement dans les cas confirmés et limites d’hypothyroïdie congénitale en Californie, en fonction des retombées environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima ».

Les chercheurs ont comparé les données de bébés exposés à l’iode 131 radioactif et nés entre le 17 mars et le 31 décembre 2011, avec celles de bébés non exposés nés en 2011 avant les expositions ainsi que d’autres nés en 2012.

Les cas confirmés d’hypothyroïdie, définis comme ceux ayant un niveau de TSH supérieur à 29 unités, ont augmenté de 21% dans le groupe de bébés qui ont été exposés à un excès d’iode radioactif dans l’utérus (*). Le même groupe d’enfants montre une augmentation de 27% des « cas limites » (**).

Contrairement à ce que disent de nombreux rapports, l’explosion des réacteurs et des piscines de combustible usé à Fukushima a produit des niveaux de contamination radioactive comparables aux rejets de Tchernobyl en 1986.

En se basant sur les estimations du Laboratoire Norvégien de l’Air, il est possible d’estimer que plus de 250PBq (200 x 1015) d’iode 131 (d’une demi-vie de 8 jours) ont été rejetés à Fukushima.

Ceci est également prévu si l’on compare les estimations de césium 137 avec les rejets d’iode 131 rejetés à Tchernobyl, des quantités qui ont causé l’épidémie de cancers de la thyroïde de la Biélorussie, de l’Ukraine et de certaines parties de la République de Russie.

Nous y reviendrons plus tard. A Fukushima, les vents ont de manière générale poussé l’iode radioactif et les autres radionucléides volatils vers la mer, vers l’océan Pacifique. Le voyage de 5 000 miles jusqu’à la côte Ouest des Etats-Unis laisse beaucoup de temps pour la dispersion et la dilution. Néanmoins, de petites quantités d’iode 131 ont été mesurées dans le lait, provoquant l’inquiétude générale.

Les autorités ont minimisé les risques en se basant sur le fait que les « doses » étaient très faibles ; beaucoup plus faibles que le fond radioactif naturel.

L’Université de Berkeley a mesuré de l’iode 131 dans l’eau de pluie du 18 au 28  mars 2011, date après laquelle les niveaux ont diminué. Si nous supposons que les mères buvaient 1 litre d’eau de pluie par jour pendant cette période (bien sûr, elles ne l’ont pas fait), le modèle actuel de risque radioactif de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) calcule une dose absorbée par la thyroïde des adultes de 23 microsieverts, moins de 1/100ème de la « dose » de fond radioactif annuel. Le foetus est plus sensible (environ 10 fois plus, selon le CIPR) mais il est exposé à moins que cela car il est peut-être 100 fois plus petit.

Donc, cette constatation est un exemple de plus pour dire que le modèle de risque radioactif actuel, utilisé par les gouvernements de tous les pays, est massivement inadapté pour prédire le préjudice de l’exposition des radionucléides internes ou pour expliquer des observations claires.

On a refusé que la catastrophe de Fukushima puisse être une cause potentielle d’effets sur la santé, même au Japon, et encore moins aussi loin qu’en Californie. Et sur quelle base ? Parce que la «dose» est trop faible.

C’est le mantra scandé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, en grande partie la même équipe) et le Comité Scientifique des Nations Unies sur les Effets des Rayonnements Ionisants (UNSCEAR). Et n’oublions pas tous les scientifiques nucléaires qui s’abattirent sur Fukushima avec leurs conférences internationales et leurs présentations apaisantes.

On a entendu ce chant après Tchernobyl, après les leucémies infantiles des sites nucléaires, dans les cas concernant les vétérans d’essai nucléaire atmosphérique, et dans toutes les autres situations évidentes qui, dans n’importe quel domaine scientifique impartial, auraient depuis longtemps balayé la conviction que les expositions internes de bas niveau ne sont pas dangereuses.

Mais ce concept de «dose» qui s’adapte à tout est le navire en perdition de l’industrie nucléaire. Il offre un paravent essentiel pour l’utilisation des armes à l’uranium, que ce soient les bombes à fission ou les munitions à l’uranium appauvri, pour le développement de centrales nucléaires comme Hinkley Point, pour l’enfouissement des déchets radioactifs dans des décharges au centre de l’Angleterre, pour les rejets de plutonium en mer d’Irlande provenant de Sellafield (où il dérive jusqu’au rivage et provoque une augmentation des cancers sur les côtes du pays de Galles et d’Irlande) et, plus récemment, pour le déni des gouvernements britanniques des excès de cancers parmi les vétérans des essais nucléaires.

Cette nouvelle étude n’est pas la première à attirer l’attention sur la sensibilité de l’enfant à naître aux produits de fission internes. En 2009, j’ai utilisé les données qui m’ont été fournies quand j’étais membre de la Commission d’Examen des Risques des Rayonnements des Emetteurs Internes (CERRIE) du gouvernement britannique pour réaliser une méta-analyse des taux de leucémie infantile dans cinq pays d’Europe : Angleterre et Pays de Galles, Allemagne, Grèce, et Biélorussie.

Il y avait eu une augmentation inattendue et statistiquement significative des leucémies infantiles (0-1 ans) chez les enfants qui étaient dans l’utérus (le corps entier ayant été suivi) pendant l’augmentation des niveaux de césium 137 de Tchernobyl. L’intérêt de cette étude (comme l’étude de la TSH) est que, contrairement aux  leucémies infantiles de Sellafield, il n’y a vraiment aucune autre explication possible.

C’était la faible « dose » de césium 137 qui a causé les leucémies. Et la corrélation dose-réponse n’est pas une ligne droite : l’effet avec une « dose » très faible était supérieur à celui de la « dose » très élevée. Sans doute parce qu’avec les doses élevées les bébés ont péri dans l’utérus et ne pouvaient pas, par conséquent, développer une leucémie. J’ai publié les résultats et attiré l’attention sur l’échec du modèle de la CIPR dans le International Journal of Environment and Public Health  en 2009.

J’ai publié un article sur cette preuve par la leucémie infantile de l’échec du modèle de risque dans Energie et Environnement en 2000, et je l’ai également présentée la même année à la conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé à Kiev.

C’est là que j’ai vraiment affronté pour la première fois le renversement de la science déployé par les chefs de l’AIEA et de l’UNSCEAR. La conférence a été filmée par Wladimir Tchertkoff et vous pouvez voir son excellent documentaire, qui été fait pour la télévision suisse, Mensonges Atomiques (titre original : Atomic Lies), réédité en 2004 en Controverses Nucléaires (lien vers Youtube, documentaire sous-titré en français, visible en 5 parties – titre original :Nuclear Controversies, lien vers Youtube, 51 minutes, sous-titrage en anglais).

Ce que font ces gens, c’est de rejeter tout élément de preuve d’une augmentation des taux de cancer ou de toute autre maladie en opposant que « les doses étaient trop faibles ». De cette façon, la réalité est dissipée.

Mais que signifie cette quantité de « dose » ? Il s’agit d’une simple quantité physique, qui représente l’absorption de l’énergie du rayonnement. Un Sievert de rayonnement gamma correspond à une Joule par kilogramme de tissu vivant.

Cela pourrait fonctionner pour le rayonnement externe. Mais cela ne fonctionne pas pour les expositions internes à des éléments radioactifs qui peuvent produire d’énormes effets sur l’ADN cellulaire à de faibles « doses » moyennes. C’est comme comparer le fait de se réchauffer devant un feu avec le fait de manger un charbon ardent. Ou comme comparer un coup de poing avec un coup de couteau. La même dose, la même énergie. Des effets très différents?

Cette escroquerie de la « dose » a été utilisée pour rejeter les effets réels depuis son invention en 1952 pour faire face aux risques liés aux expositions dues au développement des armes nucléaires et aux essais.

Pour ceux qui veulent creuser plus profondément dans la science, il y a un chapitre récent que j’ai écrit dans le livre New Research Directions in DNA Repair [Nouvelles orientations de la recherche pour la réparation de l'ADN].

Les cas les plus inquiétants de la sensibilité du foetus à la radioactivité sont les études de sex-ratio de Hagen Scherb, un biostatisticien allemand et membre du Comité Européen sur les Risques Radologiques (CERI). Avec sa collègue Christina Voigt, il a publié une série d’articles montrant un changement soudain dans le sex-ratio des nouveau-nés après divers incidents d’exposition à la radioactivité.

Le sex-ratio – c’est-à-dire le nombre de garçons nés pour 1 000 filles – est un indicateur bien accepté pour les dommages génétiques, et les perturbations dans le ratio normal de 1 050 (garçons pour 1000 filles) sont dues à la mort avant la naissance d’individus touchés par la radioactivité, d’un sexe ou de l’autre selon que le père (le sperme) ou de la mère (oeuf) a été plus exposé.

Nous avons trouvé un tel effet (plus de filles) dans notre étude de Falloujah, en Irak, où il y avait une exposition à des armes à l’uranium.

Mais Scherb et Voigt ont étudié les grandes catastrophes, Tchernobyl, les retombées des essais d’armes nucléaires, la proximité de sites nucléaires dans les données de nombreux pays du monde. C’est un ensemble de données énormes.

Ils estiment que des millions de bébés ont été tués par ces expositions discrètes aux rayonnements internes. Le projet nucléaire militaire est responsable d’un très grand nombre de décès. Dans les années à venir, je crois que cela finira par être considéré comme le plus grand scandale de santé publique de l’histoire humaine.

Bien entendu, l’exposition à l’iode radioactif est associée au cancer de la thyroïde chez les enfants. Il y a eu une forte hausse du cancer de la thyroïde en Biélorussie, en Ukraine et en  République de Russie après Tchernobyl. La situation à Fukushima semble devoir y faire écho, bien que les autorités affirment qu’il n’y aura pas d’effet.

Notre article rapporte 44 cas de cancer de la thyroïde confirmés dans la classe des 0-18 ans dans la préfecture de Fukushima pour les six derniers mois (un chiffre qui a augmenté depuis à 53). Dans l’article sur l’hypothyroïdie, nous discutons des 44 cas relativement à la population et calculons que cela représente un excès de 80 fois, sur la base des données nationales d’avant les rejets d’iode de Fukushima.

Cela pose un sérieux défi pour le Dr Wolfgang Weiss de l’ONU et de l’OMS, qui a déclaré l’année dernière qu’aucun cancer de la thyroïde ne pourrait résulter de la catastrophe de Fukushima car les « doses étaient trop faibles ». Comment explique-t-il l’augmentation de 80 fois dans cette situation normalement rare ?

Ou plutôt, quand admettra-t-il que l’ensemble du modèle scientifique qui sous-tend son point de vue est frauduleux ? Et que le rayonnement nucléaire est – grosso modo- 1 000 fois plus dangereux pour la santé humaine qu’il ne le prétend ?

Par Chris BUSBY – 19 novembre 2013

Pour les statisticiens :

* RR 1,21, IC 95% 1,04 à 1,42, p = .013
** RR 1,27, IC 95% 1,2 à 1,35, p = 0,00000001. » Source fukushima-blog
Modification du 29.11.2013 à 10h21

L’étude citée par Chris BUSBY vient d’être publiée dans l’Open Journal of Pediatrics. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur le lien suivant (pdf) : article de Jospeh Mangano, Janette Sherman et Christopher Busby sur les effets de Fukushima sur les cas d’hypothyroïdie chez les bébés nés en Californie.

http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=1&idrub=23&id=1621

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

LE BROCOLI, ARME INATTENDUE CONTRE LA RADIOACTIVITE: SUPER, TOUS LES IRRADIES DE LA PLANETE VONT ÊTRE GUERIS ! (Pierre BARTHELEMY / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

(Pierre BARTHELEMY / 27 octobre 2013)

(Commentaire et titre changé: Thierry LAMIREAU)

Brocoli-cyclonebill BROCOLI dans REFLEXIONS PERSONNELLESDerrière le classique « Mange tes légumes ! », il y a désormais bien plus que l’injonction du parent ou du diététicien. Les chercheurs ont en effet, depuis plusieurs années, mis en évidence qu’un régime riche en légumes crucifères (chou, brocoli, chou de Bruxelles, etc.) était lié à un risque réduit de développer différentes sortes de cancers.

La raison en incombe à un composant présent dans ces plantes, l’indol-3-carbinol (I3C). Une fois digéré, l’I3C se transforme en une autre molécule dont l’acronyme est DIM (pour l’imprononçable 3,3′-diindolylméthane). Grâce à un mécanisme qui reste à déterminer précisément, le DIM prévient la formation des vaisseaux sanguins irriguant les tumeurs, empêche la prolifération des cellules cancéreuses et conduit celles-ci à la mort.

Cette action anti-cancérigène est déjà remarquable mais le DIM ajoute aujourd’hui une corde inattendue à son arc. Dans une étude publiée le 14 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), une équipe américano-chinoise vient de montrer que la molécule en question conférait aux rats et souris une protection conséquente contre les effets mortels d’une forte radioactivité. Pour le déterminer, les auteurs de cette recherche ont exposé ces rongeurs à une dose de 13 grays qui, en temps normal, aurait dû les tuer. On estime qu’un organisme humain ne résiste pas à une dose supérieure à 10 grays. D’ailleurs, dans le cadre de cette étude, tous les rats du groupe témoin, qui ont été irradiés mais n’ont pas reçu de DIM, sont morts dans les huit jours qui ont suivi.

Cela n’a pas été le cas de tous ceux à qui l’on injectait la molécule. Dans la meilleure des configurations (dose élevée et première injection 10 minutes après l’irradiation), jusqu’à 60 % des rongeurs étaient toujours en vie un mois après l’irradiation, alors même qu’ils avaient reçu une dose considérée comme létale. Ce pourcentage de survie à 30 jours montait à 80 % pour une dose de 9 grays (qui tuait 80 % des animaux n’ayant pas reçu le traitement) et à 100 % pour une dose de 5 grays, laquelle venait à bout d’un quart des rats sans DIM. Les chercheurs ont constaté que des doses plus faibles étaient moins efficaces et que plus la première injection était proche de l’irradiation, plus les rats avaient de chances de s’en tirer.

Restait à déterminer comment le DIM s’y prenait pour protéger des organismes ayant été exposés à des doses de radiations normalement mortelles. Après avoir mené toute une série d’expériences sur des cellules en culture, les chercheurs ont fini par mettre au jour un double mécanisme. Ils se sont d’abord rendu compte que l’administration de DIM activait la protéine dite ATM, spécialisée dans la réparation de l’ADN, par exemple lorsque celui-ci est brisé sous l’effet de l’irradiation. L’étude apporte une nuance intéressante en montrant que cette action de réparation n’a pas lieu quand la cellule en question est… cancéreuse. Comme si le DIM ne conférait sa protection qu’à des cellules saines.

Mais la molécule ne se contente pas de stimuler la réparation de l’ADN : les auteurs de l’étude ont également découvert que le DIM parvenait à bloquer la mort cellulaire induite par les radiations. On sait en effet qu’une exposition à des rayonnements ionisants constitue une agression physique susceptible de provoquer une apoptose, c’est-à-dire une sorte de suicide de la cellule. C’est un peu comme si celle-ci préférait mourir plutôt que de se battre pour sa survie. Or, les chercheurs se sont aperçu que le DIM déclenchait la production d’une protéine qui elle-même allait activer des gènes chargés de combattre l’apoptose. Les deux mécanismes sont d’ailleurs peut-être liés quand on sait que la rupture de l’ADN peut provoquer l’apoptose de la cellule qui le contient.

Bien sûr, une grande partie de l’étude porte sur des rongeurs et il est difficile d’imaginer une irradiation volontaire d’humains pour tester l’efficacité du DIM chez  l’Homo sapiens. Ceci dit, l’équipe américano-chinoise souligne que de précédents travaux ont montré que le DIM pouvait être administré sans problème à l’homme. Pour ces chercheurs, la molécule, par son mécanisme inédit de radioprotection, pourrait parfaitement atténuer les syndromes aigus liés à une irradiation, qu’elle soit consécutive à un accident radiologique, comme dans le cas des surirradiés d’Epinal, ou à une catastrophe nucléaire du type Tchernobyl ou Fukushima.

Pierre BARTHELEMY

(suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

C’est formidable, le milieu pro-nucléaire aurait trouvé la formule « magique » pour continuer à irradier les populations !

On nous avait déjà fait le coup avec le scorpion qui résistait aux radiations et maintenant c’est le brocoli !

Pour faire ses courses, cela sera plus facile à trouver et nettement moins cher et risqué…

Toutes les solutions sont bonnes pour nous imposer le nucléaire.

Mais l’humain est-il un rat ? Certes non.

En tout cas, pour calmer les critiques des anciens irradiés de TCHERNOBYL et de FUKUSHIMA, les Etats savent ce qu’ils leur restent à faire: envoyer des containers entiers de brocolis !

Moi qui suis aussi un ancien irradié, je n’ai plus qu’à aller faire mes petits achats sur les marchés de RUMILLY ou de ANNECY en Haute-Savoie (FRANCE)…et puis surtout continuer à dire que le nucléaire c’est « bien pour la santé des populations » (cf.Maurice TUBIANA / cancérologue et pro-nucléaire à souhait).

Oui, merci, le NUCLEAIRE c’est bien pour le genre Humain…plutôt crever…d’irradiations ?

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 décembre, 2013 |Pas de commentaires »
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