URANIUM: UNE PREMIERE ! AREVA MET UN GENOU A TERRE ET INDEMNISE UNE VICTIME FRANCAISE DU NUCLEAIRE (Colectif Anti-Nucléaire Sud-Est / Jeuneafrique.com)

Uranium :

Une première ! AREVA met un genou à

terre et indemnise une victime française du

nucléaire.

URANIUM: UNE PREMIERE ! AREVA MET UN GENOU A TERRE ET INDEMNISE UNE VICTIME FRANCAISE DU NUCLEAIRE (Colectif Anti-Nucléaire Sud-Est / Jeuneafrique.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES areva

(Coordination Anti-Nucléaire Sud-Est)

Conducteur de travaux dans une mine d’uranium d’AREVA au GABON, Mr Aimé GAUDET, est décédé en l’an 2000 d’un cancer du à l’exposition à l’uranium.

Sa fille qui mène depuis un combat contre le géant français du nucléaire pour la défense des salariés et ex-salariés d’AREVA atteints de cancers (association MOUNANA) vient d’obtenir satisfaction et être indemnisée par le leader du crime sanitaire nucléaire.

C’est une première! Pour autant rien n’est encore définitivement gagné car sur les 21 dossiers médicaux d’anciens salariés atteints de cancers transmis à ce jour à AREVA, seul celui de son père a obtenu une indemnisation et un second devrait suivre. Quid des autres ?

Jacqueline GAUDET, présidente de « l’Association de Défense des Ex-Salariés d’AREVA Malades et de leurs Ayants Droit » est la fille d’un ex-salarié d’AREVA décédé d’un cancer. Elle vient d’être dédommagée par le géant français de l’uranium qui reconnait ainsi sa responsabilité dans la mort d’une victime de ses activités nucléaires. Un soulagement pour elle,  qui pourra enfin faire le deuil de son père décédé en 2000 d’un cancer, mais encore une source d’inquiétude car la quasi-totalité des autres dossiers des malades victimes a été refusée. Le sort incertain des autres anciens salariés et de leur famille demeure une tâche sombre supplémentaire sur l’image du géant de la destruction atomique civile et militaire.

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Cette indemnisation constitue toutefois une première en la matière. La société AREVA à mis un genou à terre en s’étant engagée à payer en décembre 2011 puis vouloir « proposer une compensation » pour deux dossiers. «  Les pathologies entrent bien dans le cadre de ce qui est connu comme effet à long terme des rayonnements ionisants« , précise le courrier adressé à Mme GAUDET et que l’avocat de l’association SHERPA, solidaire des victimes – Me Breham – commente : « c’est la première fois qu’AREVA reconnaît qu’il existe entre une maladie et des rayonnements un lien suffisamment fort pour indemniser la famille« .

La démonstration est faite que l’exposition à l’uranium tue.

C’est une reconnaissance de fait !

« Je suis très heureuse d’avoir pu démontrer que mon père est décédé à cause de l’exposition à l’uranium. C’est une reconnaissance de fait », soutient la présidente-fondatrice de l’association MOUNANA, pour la défense des salariés et ex-salariés d’AREVA atteints de cancers. Qui, dans son combat mené depuis 2005, a bénéficié du soutien très actif des ONG SHERPA (pour la défense des populations victimes de crimes économiques) et Médecins du Monde, ainsi que celui de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité).

Toutefois, Jacqueline GAUDET reste partagée, car pour l’heure, sur les 21 dossiers médicaux d’anciens salariés atteints de cancers transmis à AREVA, seul celui de son père a obtenu une indemnisation. Quid des autres, se demande-t-elle ?

Dès 2000, le cancer du poumon dont était atteint Aimé GOMEZ, le père de Jacqueline GAUDET, avait été diagnostiqué comme maladie due à l’uranium par le service pneumologique de l’hôpital du Moenchsberg à Mulhouse. D’où la décision de faire reconnaître les maladies radio-induites dues à l’exploitation de l’uranium à la mine de MOUNANA, au GABON, comme maladies professionnelles.

AREVA se défausse systématiquement depuis des décennies de

toute implication

AREVA avait été mis en cause à partir de 2003 par des associations qui menaçaient de porter plainte contre lui, et dénonçaient le taux élevé de cancers parmi les salariés ou ex-salariés de ses mines d’uranium au GABON et au NIGER. Mines d’où provient la quasi totalité de l’uranium nécessaire aux centrales nucléaires françaises rendant ainsi la France dépendante à 100% de l’étranger . Le groupe français avait accepté en 2007 de mettre en place des « Observatoires de la Santé » dans les régions concernées, ouvrant la voie à d’éventuelles indemnisations. Un tel observatoire vient ainsi d’être mis en place cette semaine dans la région d’Agadez, au NIGER.
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Des milliers de tonnes de déchets radioactifs et chimiques

Le combat de vérité s’est avéré un véritable parcours du combattant, AREVA se défaussant de toute implication. Il a fallu une dénonciation de la situation sanitaire au GABON par « Médecins du monde », suivie d’une conférence de presse par « SHERPA » pour dénoncer les agissements d’AREVA, et le documentaire du journaliste Dominique Hennequin, « Uranium, l’héritage empoisonné », pour que démarre « un processus de négociations ». Il en est résulté un accord en 2009 entre SHERPA, Médecins du monde et AREVA pour dédommager les éventuelles victimes ayant travaillé au GABON et au NIGER, et pour envisager la mise en place d’Observatoires de la Santé sur place.

Dans un documentaire sur ce sujet diffusé en France fin 2009, l’ingénieur en physique nucléaire, Bruno Chareyron, dénonçait une « contamination tout à fait inacceptable » du sol dans la forêt près de la mine de Mounana, en particulier en radium, torium 230 et plomb 210. Le réalisateur du documentaire, Dominique Hennequin, s’était vu admonester par le porte-parole d’AREVA Jacques-Emmanuel Saulnier (« Mes équipes ont pour instruction de ne plus donner suite à vos sollicitations ») qui n’avait pas apprécié deux propos : lorsque le réalisateur a confié au magazine Télérama  que «  l’encadrement par la com’ d’AREVA lui avait rappelé « la Corée du Nord« ; »L’entreprise a laissé derrière elle des milliers de tonnes de déchets radioactifs et chimiques. Les habitants vivent dans des maisons construites avec des stériles radioactifs, tandis que les moyens médicaux, eux, sont partis avec la COMUF, laissant les anciens mineurs mourir dans la souffrance et le silence« . 

21 types de cancers radio-induits reconnus par l’ UNSCEAR

(United National Scientific Committee of the Effects Atomic

Radiation) mais seulement 3 par la Sécurité Sociale Française!

« De 2009 à 2012, ça a été extrêmement dur », glisse Jacqueline GAUDET.

Laquelle évoque l’espoir qu’avait suscité l’accord de 2009, puis le scepticisme, puisque pour l’instant il ne concerne que les deux dossiers – celui de son père et un autre, en cours, « qui sera indemnisé », assure AREVA – dont les cancers sont reconnus au tableau n° 6 des maladies professionnelles du Code de la Sécurité Sociale Française (lequel ne reconnaît que trois types de cancers radio-induits). Les autres dossiers ont été rejetés par AREVA ; un est en cours d’examen.

« Examinés par un médecin d’AREVA et un autre désigné par SHERPA, 16 dossiers ont été identifiés sans rapport avec l’activité professionnelle. Quatre autres dossiers ont été revus par un expert auprès de la Cour d’appel : deux ont été reconnus et deux rejetés », explique le Dr Alain Acker, directeur médical d’AREVA, qui se fonde sur le tableau n° 6 de la Sécurité Sociale. « Si ce tableau n’a pas été rediscuté par le législateur depuis 1984, c’est qu’il n’avait pas à l’être. On applique strictement ce qui a été signé en 2009. »

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Néanmoins, Jacqueline GAUDET ne rend pas les armes, évoquant la liste des 21 types de cancers radio-induits retenus par UNSCEAR (United National Scientific Committee of the Effects Atomic Radiation) sur laquelle s’est basé le Sénat Français pour l’indemnisation des personnes irradiées lors des essais nucléaires. Le cancer du rein y figure, maladie dont sont atteintes les deux victimes encore vivantes ayant déposé un dossier auprès d’AREVA. L’association MOUNANA dit attendre le retour des dossiers médicaux pour comprendre sur quoi se fonde le refus de reconnaissance. Des dossiers qu’AREVA dit ne pas pouvoir posséder en vertu du secret médical, qui renvoie l’association auprès du médecin désigné par SHERPA.

« Tant qu’il y aura un doute, l’association MOUNANA voudra connaître la vérité», répète Jacqueline GAUDET, persuadée que « tout n’est peut-être pas fini » pour les autres familles touchées comme pour les anciens travailleurs d’Afrique… Sans parler, au GABON et au NIGER comme en France, des populations civiles riveraines victimes tous les jours des rejets radioactifs, dans l’air et dans l’eau, des installations nucléaires.

Coordination Anti-nucléaire Sud-Est

sources originelles : www.Alsace.fr / www.jeuneafrique.com

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 28 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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