GAZ RADIOACTIF RADON…LE SCANDALE DE LA MAISON DE BESSINES. UNE AFFAIRE MAJEURE DE SANTE PUBLIQUE ETOUFFEE EN FRANCE ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Gaz radioactif RADON:

Le scandale de la maison de BESSINES

Une affaire MAJEURE

de Santé Publique

étouffée en France !

Les analyses menées dans la maison évacuée à la fin du mois de

mars 2014 à Bessines-sur-Gartempe ont montré des taux de

radioactivité très IMPORTANTS.

L’Agence Régionale de Santé reçoit progressivement les familles

ayant habité ou fréquenté l’habitation pour leur présenter les

conséquences possibles de l’exposition au gaz radioactif Radon.

Bessines-sur-Gartempe (87) : le propriétaire de la maison radioactive demande une contre-expertise

Thierry Jusiak est aujourd’hui très inquiet depuis la mise sous surveillance de sa maison il y a quelques semaines pour cause de radioactivité et il a décidé de prendre un avocat.

Le 26 mars 2014, les habitants de la maison avaient du être évacués. Ils vivaient dans cette habitation depuis 17 ans. La mère de famille était assistante maternelle à son domicile depuis 14 ans. Thierry Jusiak, son épouse  ainsi que la vingtaine d’enfants accueillis au sein du foyer ont du subir des examens médicaux. Depuis ce lundi 19 mai, l’Agence régionale de santé du Limousin a commencé à convoquer chacune des familles. C’est au terme de ces nouveaux entretiens que l’on connaîtra les résultats définitifs des analyses. Mais certains chiffres ont déjà été révélés.

Demande de contre-expertise

Thierry Jusiak, pour sa part, estime que les délais de communication des résultats sont trop longs et il a mandaté une avocate de Limoges pour demander une contre-expertise médicale.

Christian BELINGARD

limousin.france3.fr

Intervenants:
Thierry Jusak, propriétaire de la maison radioactive
Catherine Deblomac, directeur adjoint de la santé publique à l’Agence Régionale de Santé du Limousin
Maître Hélène Charlotte Karoutsos, avocate de la famille Jusiak

Concentration élevée de radon dans une maison à Bessines : l’IRSN publie son rapport d’expertise

L’IRSN publie son rapport d’évaluation des risques sanitaires des occupants d’une maison construite sur des résidus de traitement de minerais d’uranium à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), à 35 km au nord de Limoges.

 En mars 2014, des concentrations anormalement élevées de radon, un gaz radioactif d’origine naturel issu de la désintégration du minerai d’uranium présents dans des roches telles que le granite, ont été détectés dans une maison de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) construite sur des résidus de traitement de minerais d’uranium.

A la demande des pouvoirs publics, l’IRSN a été chargé d’évaluer la situation radiologique de la maison et  les risques sanitaires pour les familles successives qui y ont logé et les enfants qui ont été gardés.

Pour réaliser cette mission, l’Institut a dépêché sur place plusieurs équipes et mobilisé ses moyens techniques (laboratoire mobile d’anthroporadiométrie, véhicule laboratoire de caractérisation de prélèvements et de mesure des rayonnements ionisants et laboratoire d’analyses médicales radiotoxicologiques).

Expertise radiologique de la maison

La concentration de radon mesurée dans les différentes pièces de la maison est exceptionnelle :

A partir de mesures réalisées sur plusieurs jours, des concentrations représentatives de radon dans les différents lieux de vie de la maison ont été estimées ; elles varient de 8 500 Bq/m3 dans la cuisine en journée à 18 700 Bq/m3 dans le séjour la nuit, soit des valeurs environ 50 fois plus élevées que celles que l’on trouve en Haute-Vienne.

Ces niveaux dépassent très largement la recommandation des organismes sanitaires français et internationaux de situer la concentration de radon en-dessous de 300 Bq/m3 dans les bâtiments existants.

Analyse du risque sanitaire

L’expertise réalisée a montré que l’inhalation de radon a constitué la voie essentielle d’exposition des occupants de la maison. Les analyses biologiques ont, par ailleurs, confirmé l’absence d’une contamination par inhalation ou ingestion de radium.

Classé cancérigène pulmonaire par l’Organisation mondiale de la santé, le radon est une cause de cancer du poumon avérée en cas d’inhalation régulière et sur une longue durée. Le risque de cancer du poumon augmente avec l’exposition cumulée au radon (quantité totale inhalée :  concentration x temps passé à l’intérieur de la maison).

Dans la maison de Bessines-sur-Gartempe, les évaluations montrent une diversité de situations :

  • Pour les adultes ayant habité pendant une longue durée dans la maison (typiquement plus de 10 ans), la probabilité de cancer du poumon est comparable à celui d’un fumeur régulier.
  • Pour les enfants en garde ou en nourrice dans la maison, l’augmentation de la probabilité de décès par cancer du poumon est nettement plus faible et si l’on fait l’hypothèse, comme pour l’adulte, d’une décroissance du risque au-delà de 30 ans après la fin de l’exposition, l’augmentation de risque n’est plus significative.

Recommandations de l’IRSN

Pour ne pas augmenter le risque de cancer du poumon, l’IRSN a recommandé à chaque personne ayant occupé la maison :

  • éviter tout  tabagisme – première cause de cancer du poumon – compte tenu des effets combinés du radon et du tabac ;
  • éviter toute exposition excessive au radon à l’avenir ;
  • et de manière générale, éviter l’exposition respiratoire à des composés irritants ou à des toxiques.

L’IRSN a souhaité que chaque personne concernée informe son médecin référent de son exposition au radon et de l’estimation de risque associé pour sa santé.

Le groupe d’experts, réuni par l’Institut National du Cancer, préconise également un suivi médical éventuel adapté, fonction du niveau de risque relatif vie entière de cancer du poumon associé à l’exposition au radon.

Exposition à une concentration élevée de radon dans une maison de Bessines-sur-Gartempe : avis d’experts

En réponse à la saisine de la Direction Générale de la Santé, l’INCa a réuni un groupe d’experts, le 30 avril, pour formuler des « propositions de protocoles de suivi médical pour les personnes exposées de manière prolongée à une concentration élevée de radon dans l’air dans une maison individuelle de Bessines-sur-Gartempe, construite sur des stériles et résidus de minerais d’uranium ».

(02/06/2014)

Le groupe d’experts s’est appuyé sur les estimations de l’exposition cumulée au radon et les estimations des risques induits pour les personnes de la maison de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) réalisées par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), sur la littérature existante et sur leurs propres expertises.

Le groupe d’experts souligne que son avis ne peut s’appliquer qu’aux habitants permanents et enfants accueillis à domicile dans la maison de Bessines-sur-Gartempe et que, de ce fait, il ne devrait pas être appliqué en l’état à d’autres situations d’exposition au radon. Cet avis constitue un outil d’aide à la décision pour les professionnels de santé devant prendre en charge les personnes exposées dans cette maison.

 

 Haute-Vienne :

La maison contaminée au radon sera détruite

Blandine Le Cain / Le FIGARO.fr

La maison de Bessines-sur-Gartempes, construite sur des sables issus du traitement de l'uranium, va être détruite.

 L’habitation, où des enfants étaient gardés depuis 2000, avait été évacuée en mars en raison d’une teneur en gaz radioactif très importante. D’autres logements pourraient être concernés par la radioactivité.

L’affaire avait fait grand bruit: une maison dans laquelle des enfants étaient gardés avait dû être évacuée, fin mars, en raison d’une teneur trop forte en radon. Ce gaz radioactif, potentiellement dangereux car cancérigène, avait été détecté par la société Areva dans le cadre de contrôles sur les sites d’anciennes mines d’uranium, nombreux dans la région. Évacuée, la maison doit désormais être détruite, rapporteFrance 3 Limousin. Mais après elle, plusieurs autres sites pourraient être concernés par un taux de radioactivité trop important.

Sylvie et Thierry Jusiak s’étaient installés en 1997 dans leur maison de 100 m² à Bessines-sur-Gartempes, dans la Haute-Vienne. Assistante maternelle, Sylvie avait accueilli des enfants de 2000 à 2014 dans la bâtisse. Au mois de mars, Areva leur a imposé de quitter la demeure après des analyses, menées dans le cadre d’une mission de «recensement des stériles miniers» imposée par la circulaire Borloo en 2009. Lesrelevés de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) ont montré que les concentrations de radon y variaient de 8500 becquerels/m³ (l’unité utilisée pour mesurer la radioactivité) dans la cuisine en journée, à 18.700 Bq/m³ dans le séjour la nuit. Soit des valeurs environ 50 fois plus élevées que celles que l’on trouve en Haute-Vienne.

Areva a annoncé la décision de détruire la maison lors d’une réunion de commission de suivi des sites organisée lundi. Plusieurs sites, pour beaucoup situés dans le Limousin, ont été construits à l’aide de stériles d’uranium. Ces déchets issus des anciennes mines d’uranium constituaient un matériau bon marché et abondant dans les années 1960. Pas assez riches en uranium pour être exploités, ils conservent néanmoins un taux de radioactivité au-dessus des seuils acceptables.

Situation «très particulière»

Areva souligne cependant auprès du Figaro une situation «très exceptionnelle» concernant la maison de Bessines-sur-Gartempes. L’entreprise assure n’avoir pas constaté de cas identique, précisant que l’habitation est construite sur «des sables issus du traitement de l’uranium», un matériau «plus radioactif» que les stériles. Cette caractéristique se conjugue avec l’absence de ventilation suffisante dans la maison. D’autres sites construits avec des stériles uranifères ont été identifiés par ces mêmes analyses, tels que des parkings, garage ou digue. Une nouvelle commission de suivi est prévue en septembre.

En Corrèze, un couple de Hollandais entendrait cependant porter plainte contre Areva. Des mesures effectuées sur leur maison avec l’aide d’une association locale indiqueraient des taux bien plus élevés que le seuil normal. Un site «déjà analysé» après le signalement du couple, fin 2011, rétorque-t-on chez Areva, on l’on s’étonne d’une volonté d’action en justice. La société et estime avoir «fait le nécessaire» en faisant analyser les niveaux de radioactivité dans la maison et en recherchant la provenance des roches. Les matériaux utilisés, issus de la carrière voisine, ne seraient «pas des stériles miniers d’uranium et la responsabilité d’Areva n’est donc pas engagée». Les roches auraient été prélevées de manière illégale par une entreprise de maçonnerie dans les années 1960.

http://www.lefigaro.fr

 

 

 

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 15 mai, 2018 |Pas de Commentaires »

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