« TRUMP AND CO » (Thierry LAMIREAU)

TRUMP AND CO

TRUMP atomique

(Thierry LAMIREAU)

Une proposition personnelle d’une première semaine à la mode TRUMP.

Un petit tour sur internet, un logiciel de montage et un peu d’humour malgré tout.

Crédits connus:

Investiture de TRUMP un certain 20 janvier 2017, Le HUFF POST, The Independent, FRANCE 24,

Site officiel de la Maison Blanche,Women’s March, Now This, extrait de The Dark Knight Rises (2012),

Conférence de presse de Sean SPICER, extrait vidéo EXPLICITE, TVL, Canal+ « L’émission d’Antoine »,

extrait émission QUOTIDIEN (TMC), extrait « Le Dictateur » la danse du globe), No Muslim Ban,

manifestations anti-TRUMP à WASHINGTON, vidéo de Claude GUIBAL, BFM TV, Breaking NEWS, abc News, Fox NEWS, NSNBC.

Photos connues: Darcy PADILLA (Agence VU), Nova SAFO (AFP).

Avec Alicia KEYS, MADONNA, Scarlett JOHANSSON, Lea CHERIF.

Dessins: non répertoriés mais affichés sur les diapos.

Pardon pour le non signalement de certaines origines, tout n’étant pas indiqué sur internet.

Mon montage vidéo est sur mon compte Youtube:

 https://www.youtube.com/watch?v=T_ybKUNzi_4&feature=youtu.be

IRAK: LES RAFALE ONT UTILISE DES MUNITIONS A L’URANIUM APPAUVRI CONTRE LES DJIHADISTES…ET PERSONNE N’EN PARLE ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

PREMIERE PARTIE:

CE QUE DIT LA PRESSE

IRAK :

Les RAFALE ont effectué des « passes canon »

contre les jihadistes

Posté dans Forces aériennesMoyen-OrientOpérations par Laurent Lagneau Le 23-10-2014

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Il y a peu, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), le général Denis Mercier, expliquait pourquoi la faible fréquence des frappes réalisées par les 9 Rafale engagés dans l’opération Chammal – nom de la participation française à la coalition anti-EI (ou Daesh). Seulement, cette semaine, les avions de combat français ont visé les positions jihadistes à 4 reprises (contre 2 en un mois…).

Ainsi, depuis le 19 octobre, les Rafale ont détruit deux « pick up », un 4×4 saisi à l’armée irakienne et un « véhicule armé ». L’annonce de la dernière frappe a été faite aujourd’hui par le président Hollande, à l’issue d’une réunion de chefs de gouvernements européens. À chaque fois, les avions français ont largué des bombes GBU-12 de 250 kg.

Sauf pour l’avant dernière intervention, qui a donc eu lieu le 22 octobre. En effet, l’État-major des armées (EMA) a indiqué, ce jour, que des Rafale ont ouvert le feu sur des positions jihadistes avec leur canon de 30 mm. Ce qui est rare!

Le porte-parole de l’EMA, le colonel Gilles Jaron a expliqué que les avions de l’armée de l’Air ne pouvaient pas faire autrement, compte tenu de la faible distance qui séparait les jihadistes et les troupes irakiennes qu’ils devaient appuyer. En clair, larguer une bombe aurait pu causer des dommages collatéraux et la prise de risque de la part des équipages français a été maximale. « Les appareils ont du se rapprocher et ouvrir le feu au canon sur l’adversaire qui montait à l’assaut », a-t-il affirmé.

Le Rafale est doté, en interne, d’un canon Nexter DEFA 30M 791B de 30 mm dont la cadence de tir va de 300 à 2.500 coups par minute. Les obus en sortent à une vitesse de 1025 m/s.

 Douze bombes AASM

pour détruire

« un complexe de Daech »

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Voici le communiqué de l’EMA sur le raid de deux Rafale contre « un complexe de Daech servant à la fois d’usine de fabrication de bombes artisanales et de centre de recrutement, de formation et d’entraînement des terroristes »:

Dans la soirée du 23 octobre 2014, la force Chammal a participé à un raid aérien mené par la coalition contre un complexe logistique de Daech au sud de Moussoul, dans la région de Kirkouk. Le renseignement collecté par la coalition depuis le début de l’opération a permis de planifier une mission de bombardement contre un site stratégique de l’organisation terroriste dans le secteur d’Al Hawijah, à 250 km au Nord de Bagdad.
Aux environs de 20h30 heures (heure de Paris), une patrouille de Rafale, armés chacun de 6 bombes AASM (1) et équipés de pod Damocles, a délivré douze AASM (armement air-sol modulaire) sur l’objectif. Ce raid aérien auquel participaient nos alliés a permis de détruire un complexe de Daech servant à la fois d’usine de fabrication de bombes artisanales et de centre de recrutement, de formation et d’entraînement des terroristes. Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés sur deux autres sites stratégiques de Daech, portant un coup dur à leur logistique.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/10/24/douze-12758.html#.VEoqSy6rzQM.twitter

COMMUNIQUE

MINISTERE

DE LA DEFENSE

Dans la soirée du 23 octobre 2014, la force Chammal a participé à un raid aérien mené par la coalition contre un complexe logistique de Daech au sud de Moussoul, dans la région de Kirkouk.

Dans la soirée du 23 octobre 2014, la force Chammal a participé à un raid aérien mené par la coalition contre un complexe logistique de Daech au sud de Moussoul, dans la région de Kirkouk.

Le renseignement collecté par la coalition depuis le début de l’opération a permis de planifier une mission de bombardement contre un site stratégique de l’organisation terroriste dans le secteur d’Al Hawijah, à 250 km au Nord de Bagdad.

Aux environs de 20h30 (heure de Paris), une patrouille de Rafale, armés chacun de 6 bombes AASM(1) et équipés de pod Damocles, a délivré douze AASM sur l’objectif. Ce raid aérien auquel participaient nos alliés a permis de détruire un complexe de Daech servant à la fois d’usine de fabrication de bombes artisanales et de centre de recrutement, de formation et d’entraînement des terroristes. Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés sur deux autres sites stratégiques de Daech, portant un coup dur à leur logistique.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d’appuyer l’action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s’appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Depuis son entrée dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone.

(1) L’AASM (armement air-sol modulaire) est une famille d’armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l’AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps.

Pour en savoir plus sur l’opération Chammal, rendez-vous sur le site des opérations.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/operation-chammal-mission-de-bombardement-de-nuit-de-la-coalition

L’armée française affirme

avoir « fait mal »

à l’EI en Irak

La France a « fait mal » à l’Etat islamique (EI) dans la région de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, tôt vendredi, en détruisant douze bâtiments abritant notamment des armes, a déclaré Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. « De l’ordre de 70 bombes ont été larguées par la coalition, a-t-il précisé.

« Cette nuit nous avons fait une grosse opération en Irak où nous avons détruit des bâtiments dans lesquels Daech (acronyme arabe de l’EI) produisait (ses) pièges, (ses) bombes, (ses) armes pour attaquer les forces irakiennes », a indiqué vendredi matin M. de Villiers à la radio Europe 1.

L’attaque par deux avions Rafale français a eu lieu en début de nuit. « On leur a fait mal, l’opération est réussie », a renchéri le haut gradé. Il s’agit de la septième frappe des forces françaises en Irak et de leur première participation à un raid massif.

Paris a rejoint le 19 septembre dernier la campagne aérienne américaine contre l’EI en menant une première série de frappes contre un dépôt logistique de l’EI dans la région de Mossoul, dans le nord-est de l’Irak. Neuf Rafale, un avion de ravitaillement C-135, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 sont mobilisés dans le cadre de l’opération française en Irak baptisée Chammal.

Davantage de Rafale pourraient être déployés « si nécessaire », a encore déclaré vendredi Pierre de Villiers. Mais Paris écarte pour l’instant l’idée d’un engagement au sol en Irak et de frappes aériennes en Syrie où agissent notamment les Etats-Unis.

(ats / 24.10.2014 11h08) IRAK: LES RAFALE ONT UTILISE DES MUNITIONS A L'URANIUM APPAUVRI CONTRE LES DJIHADISTES...ET PERSONNE N'EN PARLE ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Pour leur 7e raid,

les RAFALE français ont détruit

12 bâtiments de l’EI en Irak

« On leur a fait mal cette nuit », a lancé le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), à l’antenne d’Europe1, ce 24 octobre, au sujet des jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh).

Lors d’un raid massif de la coalition emmenée par les États-Unis, 2 Rafale de l’armée de l’Air, partis de la base d’al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, ont largué 12 AASM (Armement Air-Sol Modulaire) sur autant de bâtiments d’un camp jihadiste. Et chaque coup a porté, d’après le général de Villiers, qui a eu les résultats des frappes cette nuit, à 1 heure du matin.

Au total, les avions de la coalition ont largué 70 bombes sur les bâtiments d’un camp où les jihadistes de « Daesh produisaient leurs pièges, leurs bombes, leurs armes pour attaquer les forces irakiennes », a précisé le général de Villiers. Plus tard, l’État-major des armées (EMA) a précisé que le site servait également de centre de recrutement, de formation et d’entraînement;

Le raid, planifié grâce aux missions de reconnaissances effectuées précédemment par la coalition, a eu lieu précisément à 20h30, le 23 octobre, dans le secteur d’al-Hawijah, à 250 km au nord de Bagdad, dans la région de Kirkouk. Les deux Rafale de l’armée de l’Air engagés dans cette mission avaient décollé en emportant chacun 6 AASM et une nacelle de désignation Damoclès.

L’AASM est constitué de kits de guidage et d’augmentation de portée qui s’adaptent sur les corps de bombes standards, afin de les transformer en munitions de précision.

Le général de Villiers a parlé de « bombes guidées laser » lors de son intervention sur les ondes d’Europe1. Les 2 Rafale ont donc tiré la dernière version de cet armement développé par Sagem, qualifiée en décembre 2012. Elle permet de frapper des cibles mobiles et de corriger la trajectoire de la bombe larguée si les coordonnées GPS de la cible sont erronées, grâce à son autodirecteur semi-actif laser.

« Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés sur deux autres sites stratégiques de Daech, portant un coup dur à leur logistique », a indiqué l’EMA.

Cette semaine, l’aviation française a frappé des cibles presque quotidiennement dans le nord de l’Irak. Au total, elle a effectué 5 interventions, contre seulement 2 entre le 19 septembre, date du lancement de l’opération Chammal, et le 19 octobre. « Il nous fallait un temps de reconnaissance pour appréhender les cibles », a expliqué le général de Villiers.

DEUXIEME PARTIE:

CE QUI N’EST PAS DIT

PAR LA PRESSE

RAPPEL

de

Thierry LAMIREAU:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/24/exclusif-mali-et-utilisation-des-armes-a-luranium-appauvri-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise-thierry-lamireau/

Exclusif !

Ce que

François HOLLANDE

et l’Etat français

veulent cacher:

Voici quelques exemples d’armes contenant de l’URANIUM « APPAUVRI »

utilisées par la FRANCE

en AFGHANISTAN, en LIBYE et au MALI.

Ces armes vont plus vite, plus loin et pénètrent leurs « cibles » plus profondément.

Après pénétration, elles explosent et brûlent à de très hautes températures (4000°).

L’uranium métal contenu dans la flèche ou dans le corps des armes, en se consumant, libère alors tout un panel de très fines particules (de l’ordre des nanoparticules) radioactives ET chimiques qui polluent la terre, les eaux et l’air in situ et des régions voire des pays proches !

La morbidité et la mortalité sont ainsi induites sur les populations pour l’éternité si l’on prend en compte la durée de vie de certains éléments radioactifs.

Ces actions sont considérées par les instances internationales comme des CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

L’Etat français MENT et garde une OMERTA TOTALE sur le sujet…

avec la complicité SCANDALEUSE de TOUS les médias !

Extrait de l’audition du PDG de Dassault, Eric Trappier, à la Commission de la Défense Nationale qui s’est tenue le 11 septembre 2013 sur le projet de loi de programmation militaire 2:

« Les opérations au Mali ont eu un impact sur le Qatar et les EAU. La capacité de la France à intervenir en premier, avec des matériels capables de traiter les cibles de manière précise – bien plus qu’en envoyant une centaine de Tomahawk dans la nature –, et d’y effectuer des missions longues – directement entre Saint-Dizier et le Mali – a été appréciée. Non seulement elle l’a été sur le plan politique – car n’importe quel pays n’a pas une telle capacité d’intervention –, mais elle l’a été aussi sur le plan des moyens matériels et de la faculté à opérer parfaitement les manœuvres. Cela s’est vu un peu partout dans le monde. L’opération au Mali a donc eu une influence positive sur l’image du Rafale, comme avant celle effectuée en Libye. »

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fichier pdf Armements RAFALE au MALI AASM HAMMER

NOTA:

Certaines images ont été trouvées sur le site www.ffaa.net et d’autres sur des sites privés de militaires français que je ne citerai pas volontairement…on comprendra pourquoi.

Bombe AASM

L’armement air-sol modulaire (AASM) constitue la pierre angulaire du système d’armes air-sol du Rafale. Très précis, d’une grande flexibilité d’emploi, il permet l’engagement d’une importante variété de cibles dont celles fortement mobiles.

Caractéristiques techniques:

Longueur : 3,1 m
Masse : 340 kg
Portée : + 50 km
Mise en service : 2008

Emploi:

Décliné en trois versions (inertie-GPS, infrarouge et à capteur laser) l’AASM permet de détruire ou de neutraliser une grande variété d’objectifs dans des missions d’interdiction aérienne et d’appui aérien. Son propulseur autorise des tirs à longue distance et permet à l’aéronef de rester à distance d’une grande majorité de menaces sol-air.

Engagements opérationnels:

Sur les théâtres afghan, libyen et malien sa flexibilité d’emploi a permis la désignation d’objectifs avec les forces en coalition.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/af/Armement_air-sol_modulaire.jpg/640px-Armement_air-sol_modulaire.jpg

Sous ce sigle se cache le principal armement de frappe contre la terre depuis les airs utilisés depuis peu par l’Armée de l’Air et l’aviation navale. Les chasseurs-bombardiers français, principalement les Rafale, en ont tirés 225 sur les forces pro-Kadhafi l’année dernière, durant l’opération « Harmattan ». AASM (prononcer 2ASM) signifie Armement Air-Sol Modulaire.

Sagem Défense et Sécurité, son concepteur et fabriquant, désigne cet armement sous l’appellation de Hammer, terme anglais signifiant « marteau » mais pour Sagem il s’agit d’un acronyme pour Highly Agile Modular Munition Extended Range. L’AASM se trouve être un véritable système d’arme constitué autour d’un bombe à chute-libre conventionnelle à laquelle a été greffé un système de guidage et un kit d’extension de portée. Avec l’AASM, la France dispose d’un armement situé entre la bombe guidée et le missile, cela pour un très bon rapport coût-efficacité et une précision redoutable.

Avec les missiles Scalp-EG et Apache, dédiés à la frappe dans la profondeur contre des objectifs stratégiques (terrains d’aviation, infrastructures) à distance de sécurité, l’AASM doit constituer l’armement air-sol tactique de référence de l’Armée de l’Air et la Marine Nationale. Ce type d’armement est unique en Europe. L’AASM a montré, depuis sa mise en service en 2007, toutes ses capacités, que ce soit en Afghanistan ou en Libye. Grâce à son système de guidage (par satellite, inertiel, infrarouge ou laser suivant les versions) la précision de l’AASM permet de minimiser les dommages collatéraux. Grâce à son kit d’augmentation de portée, un propulseur type moteur fusée au propergol solide, l’AASM peut être tirée à distance de sécurité et hors de portée des défenses aériennes adverses. En outre, sa capacité « tire et oubli » lui permet d’être totalement indépendante pendant son évolution vers sa cible, permettant à l’avion-lanceur d’engager une autre cible ou de dégager. Par ailleurs, elle peut être tirée par tous les temps, cela de jour comme de nuit.  

La version de base de l’AASM est constituée autour d’une bombe type Mk82 de 250kg (BLU-111, BANG-250) et repose sur un système de guidage par satellite GPS et inertiel. Sa précision est décamétrique. L’AASM-250, ou SBU-38 (SBU, Smart Bomb Unit), présente une portée supérieure à 60km lorsqu’elle est tirée en haute altitude et une portée de 15km pour un tir à basse altitude. Sa masse est de 340kg pour une longueur de 3.1m. Dans cette version, la SBU-38 devient un équivalent propulsé de la GBU-38 JDAM américaine. Doté en plus d’un imageur infrarouge permettant un recalage des coordonnées de la cible en phase terminale, l’AASM-250 devient la SBU-54. La version INS/GPS+IR est en service depuis 2009. Dernière version en date, l’AASM-250 à guidage laser (ou SBU-64) est dédié à frapper les cibles mobiles ; à la manière d’une traditionnelle bombe à guidage laser, elle atteint sa cible en suivant un faisceau laser émis depuis l’avion-lanceur (nacelle ou pod de désignation laser) ou un tiers (autre appareil ou commando au sol). La SBU-64 a été testée avec succès par la Direction Générale de l’Armement le 31 mai dernier lors un tir de qualification, elle devrait prochainement équiper les forces.

La famille AASM est donc composée,  pour l’heure, de trois différents systèmes de guidage : INS/GPS, INS/GPS+IR, et INS/GPS+Laser, cela autour d’une bombe de 250kg. D’autres corps de bombe peuvent disposer du kit AASM. En 2009, un Mirage 2000 à tiré un AASM constitué autour d’une bombe type Mk81 de 125 kg. A l’avenir, l’AASM doit équiper des bombes de 500kg (Mk83) et 1000kg (Mk84). Dès lors, la famille AASM, outre ses multiples systèmes de guidage, sera composée de multiples volumes.  

Armement air-sol de niveau tactique, l’AASM est particulièrement adaptée au missions de soutien-aérien (CAS), de suppression des défenses aériennes ennemies (SEAD), de lutte antinavire, d’interdiction aérienne (AI), destruction des moyens aériens adverses au sol (OCA), ou toute frappe depuis les airs sur des cibles fixes ou mobiles. Sa précision lui permet même d’être employé dans des milieux urbains.

D’autres versions de l’AASM Hammer pourraient voir le jour dont des versions spécifiques pour la lutte antinavires, antiradars, la frappe contre des objectifs durcis et enfouis (pénétration accrue), à effets collatéraux réduits, à autodirecteur électromagnétique, à liaison de donnée, etc.

La Libye a été l’occasion de démontrer les capacités de cet armement de nouvelle génération. Le Maroc est le premier client export de l’AASM pour équiper ses Mirage F1. Avec la vente de Rafale à l’Inde, ce dernier pourrait acheter des AASM pour en équiper ses nouveaux chasseurs-bombardiers français. Car, en effet, le principal défaut de l’AASM réside en ce qu’elle ne peut être tirée qu’avec des avions de chez Dassault. Néanmoins, une possible intégration sur F-16 semble être en cours, ce qui élargirait considérablement le marché puisque le F-16 est le chasseur le plus répandu. A l’unité, l’AASM coûterait 350 000€ en France (coûts de développement compris) et 250 000€ sur le marché export.  

Si le kit AASM est français, les bombes qu’il « customise » ne le sont pas. En effet, depuis la fermeture de la Société des ateliers mécaniques du Pont-sur-Sambre, la France ne produit plus ses propres bombes et est donc obligée de se fournir à l’étranger. Assemblée, l’AASM n’est donc pas 100% française… L’AASM reste cependant un produit français de qualité et « combat proven ».

AASM

Missile Air-Sol SCALP-EG

Rafale Scalp

De par ses qualités intrinsèques, le missile de croisière SCALP-EG offre aux décideurs politiques et aux chefs militaires une grande flexibilité d’emploi associée à des effets militaires maîtrisés.

Caractéristiques techniques:

Longueur : 5,1 m
Masse : 1 300 kg
Vitesse : Mach 0,8 (1 000 km/h)
Portée : + 250 km
Capacité de pénétration : > 1 m de béton
Mise en service : 2002

Emploi:

Le SCALP-EG est un missile de croisière conçu pour des missions de neutralisation ou de destruction d’infrastructures durcies, voire enterrées, à haut intérêt tactique ou stratégique.

Engagements opérationnels:

Opération Harmattan (Libye) : le missile a été mis en œuvre à partir des versions Air et Marine du Rafale et du Mirage 2000D contre des cibles de haute valeur telles que des dépôts de munition, des installations de maintenance et des centres de commandement. Pour sa première utilisation opérationnelle, le missile SCALP-EG a démontré toute son efficacité : capacité de vol en suivi de terrain, tir à distance de sécurité, charge conventionnelle perforante, précision métrique grâce à un système de détection et d’identification de l’objectif par imageur infrarouge, discrétion.

Expertise – Essais:

Le 24 octobre 2012, la Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir complet du missile de croisière naval (MdCN) en version sous-marine. Cette réalisation vient compléter les prestations de la DGA déjà réalisées au profit de la composante frappe dans la profondeur, notamment pour le missile SCALP-EG (missile de croisière aéroporté) emporté sous Rafale et Mirage 2000.

GBU-22

Armements RAFALE au MALI-GBU22 n°5

GBU-12

EXCLUSIF.CE QUE HOLLANDE ET L'ETAT FRANCAIS VEULENT CACHER: PHOTOS DES ARMES A L'URANIUM

L’armement Air-Sol :

Le Rafale est équipé de la bombe à guidage laser Raytheon Paveway GBU12 et à partir de l’année 2009 du modèle GBU24.

Il est aussi équipé de la bombe guidée Sagem Défense Sécurité AASM en version GPS-INS ou GPS-INS + image terminale infra-rouge.

Le Rafale peut aussi emporter le missile de croisière MBDA SCALP-EG, dérivé du missile « Apache », à moyenne portée avec un guidage inertiel et infra-rouge autonome, doté d’un turboréacteur Microturbo TRI60-30 et d’une charge « broach » de 400 kg.

Le dernier armement Air-Sol du Rafale est le missile de croisière préstratégique EADS ASMP-A à moyenne portée, à guidage inertiel et doté d’un stratoréacteur. Il est armé d’une nouvelle tête nucléaire, la TNA.

Laser-Guided Bomb

GBU-12 de 225 kg

 Les bombes à guigage laser, d’une précision mortelle, peuvent atteindre leurs cibles

avec une précision de quelques centimètres.

ddw-gbu-12 AFGHANISTAN dans LA MER

1/Le kit de Guidage

Montée en pointe, la tête chercheuse capte l’énergie laser émise par le pod de désignation puis réfléchie par la cible.

2/Ailerons de contrôle

L’équipement électronique de la bombe transmet les corrections de course à la voilure cruciforme (ailerons de contrôle) qui, se modifiant en cours de vol, corrige ainsi le trajectoire de la bombe.

3/Charge

La GBU-12 emporte avec elle 89 kg d’explosif surpuissant.

4/L’empennage cruciforme

L’empennage cruciforme veille à la trajectoire après le lancement et au contrôle du tangage en cours de vol. Il permet à la bombe de planer sur des kilomètres en fonction de la vitesse et de l’altitude de lancement.

UNE BOMBE , UN BUT

Une Bombe à Guidage Laser (BGL ou LGB en anglais) permet d’augmenter l’efficacité des raids en garantissant un quasi infaillible « coup au but » à chaque tir. Lorsqu’elle est larguée par un chasseur furtif de type RAFALE, une telle bombe devient une arme stratégique, capable de frapper au coeur même des défenses ennemies en détruisant les installations essentielles, par exemples les bunkers de commandement avec la capacité de l’URANIUM « APPAUVRI ». Cette arme à un atout supplémentaire : l’ennemie ne peut pas savoir exactement où elle va frapper et, par conséquent, est incapable de contres-mesures. La limite des BGL tient à la faculté plus ou moins fiable du pod de désignation situé sous l’avion d’acquérir sa cible de jour comme de nuit, quel que soit le temps.

pvwy10 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI dans LA MONTAGNE

Largage de la bombe:

-L’avion lanceur peut acquérir la cible soit visuellement soit par désignation infrarouge en fonction des conditions météo. La distance de la cible est mesurée par télémètre laser.

-Après le largage, la BGL vole vers sa cible. L’empennage cruciforme permet les corrections de vol nécessaires pour maintenir la position idéale sur plusieurs kilomètres.

-Quelques secondes avant l’impact, le vecteur de guidage illumine la cible. Le rayonnement laser réfléchi est pris en compte par la tête chercheuse de la bombe.

-Les ultimes corrections sont données à la bombe par le vecteur de guidage pour qu’elle fasse mouche avec le maximum de précision.

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Armements RAFALE au MALI PAVEWAY-GBU 12 n°15

GBU-12

Armements RAFALE au MALI PAVEWAY-GBU 12 n°14

GBU-12

Armements RAFALE au MALI PAVEWAY-GBU 12 n°13

GBU-12 et MICA

MALI RAFALE ARMES GBU

GBU-12

Opération SHIKRA, préparation et armement des Mirage 2000

Armements RAFALE au MALI PAVEWAY GBU 12 n°12

Au Mali, les Atlantique 2 servent aussi de bombardiers

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Un avion de patrouille maritime Atlantique 2

Crédits: MARINE NATIONALE

Selon plusieurs sources, les avions de patrouille maritime Atlantique 2 déployés sur le théâtre malien ont tiré à plusieurs reprises des bombes à guidage laser sur des positions terroristes.

La preuve par l’image:

(Origine: source privée militaire)

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Préparation de mise en place de GBU-12 sous un Atlantique 2 avant le départ pour une « mission » dans le MALI le 18 février 2013.

soutien-serval bombes GBU-

Bombes SAMP MK 82 transformées en GBU-12

pour être installées sous un Atlantique 2  

et être larguées sur le Mali.

(Origine: Source privée militaire)

Le 10 octobre 2011, la Société des Ateliers Mécaniques de Pont sur Sambre (SAMP), située près de Lille en France, a arrêté la production de corps de bombes en raison de la diminution des commandes nationales par la DGA.

La SAMP a construit les corps de bombes Mk.81 (125 kg), Mk.82 (250 kg) et Mk.83 (500 kg) aux normes de l’OTAN, qui étaient ensuite remplies d’explosifs ERDX 109 par la société EURENCO. Mais la SAMP n’a jamais diversifié sa clientèle et vendu à un autre grand groupe de défense que la France, même après la commande de 3000 bombes par les États-Unis.

En 2006, la SAMP a commencé à travailler sur les bombes pénétrantes Mk.82 P250, qui auraient eu le même effet que les bombes américaines Mk.84 avec la bombe pénétrante BLU 109. Malgré les promesses d’achat, aucun contrat ne s’est jamais conclu. Et sans commandes nationales, les clients étrangers ne voulaient pas non plus l’acheter. Au lieu de cela, la France a dépensé 8 millions d’euros en 2009 pour l’achat de 1 200 bombes Mk82 à la SAMP comprenant le financement d’un contrat d’études pour le développement de nouvelles munitions. Cette injection financière a permis à la SAMP de continuer sa production durant deux ans.

En 2011, l’arrêt de la SAMP laisse la France dépourvue de fabricant de corps de bombes, l’orientant de fait vers les bombes américaines de la série Mk.80.

C’est en 2008, à l’issue d’une expérimentation opérationnelle en Afrique, que l’Atlantique 2 a été certifié pour la mise en œuvre de bombes GBU 12, venant compléter l’armement pouvant être déjà embarqué dans sa vaste soute (jusqu’à deux missiles antinavire Exocet et six torpilles MU90). Car, au-delà des missions maritimes pour lesquelles il a été initialement conçu (lutte antinavire et anti-sous-marine, protection des approches maritimes, surveillance et sauvetage en mer), l’appareil est, également largement utilisé en zones terrestres, plus particulièrement sur le continent africain. Il intervient dans le cadre de missions de renseignement, de recherche d’objectifs et de guidage des raids de la chasse (voir notre article sur les aspects de ces missions au Mali). Et, dans cette perspective, il s’est avéré utile de lui offrir une capacité air-sol afin, par exemple, de frapper des « cibles d’opportunité » sans attendre l’arrivée de chasseurs ou pour pallier l’absence de ceux-ci. L’ATL 2 est donc, depuis plusieurs années, capable de tirer des bombes de 250 kilos à guidage laser. L’avion n’est, toutefois, pas encore équipé de système de désignation d’objectif, la cible devant être éclairée depuis des unités au sol ou un autre aéronef doté du système adéquat. Il sera en revanche, à l’avenir, capable de mettre en œuvre de manière totalement autonome des GBU 12, l’intégration d’une désignation d’objectif laser étant prévue dans le programme de modernisation de l’Atlantique 2, qui doit être notifié cette année avec une livraison du premier ATL2 rénové en 2017.

Pour mémoire, la Marine Nationale compte 22 avions de patrouille maritime répartis au sein des flottilles 21F et 23F, basés à Lorient Lann Bihoué. Dans le cadre d’une opération comme SERVAL, au Mali, une demi-douzaine de ces appareils peut être mobilisée.

Source: http://www.meretmarine.com/fr/content/au-mali-les-atlantique-2-servent-aussi-de-bombardiers

GBU-24

ddw-gbu-24 AVION RAFALE dans NUCLEAIRE

GBU-24_xxl

GBU-28

La GBU-28 spéciale est appelée « bunker buster ». Développée en hâte lors de la guerre du Golfe de 1991, la fabrication a débuté le 1er février pour une première livraison le 16 février, le premier essai a lieu le 20 février, la livraison de deux bombes sur le théâtre des opérations le 27 et elles sont larguées le jour même. Son corps est dérivé d’un fût de canon d’artillerie de 8 pouces (203 mm). C’est donc avant tout une grosse masse métallique qui, avec son énergie cinétique, est capable de pénétrer jusqu’à 30 m sous terre ou 6 m de béton avant d’exploser3.

La charge de la bombe comprend 286 kg (630 lb) d’un explosif puissant ; la nature du reste de la charge est classé secret défense, mais est soupçonnée d’être principalement constituée d’uranium appauvri. Le corps de bombe sans kit de guidage est le pénétrateur BLU-113. (Source Wikipédia)

GBU-28_xxl

GBU-16

Commandée à 450 exemplaires par l’Armée Française en 1999, 2000 et 2001.

  • Mise en service : 1983
  • Poids : 499 kg
  • Charge : Mk-83 204 kg
  • Rayon d’action : 12,8 km
  • Précision : 9 m

GBU-16_2_(ORDATA)

MICA MBDA

Armements RAFALE au MALI MICA MBDA n°9

MICA MBDA

Armements RAFALE au MALI MICA MBDA n°8

MICA MBDA

Armements RAFALE au MALI MICA MBDA n°7

MICA MBDA

Armements RAFALE au MALI MICA MBDA n°6

Bombes GBU 22

Armements RAFALE au MALI-GBU22 n°5

Bombes GBU 49

SERVAL

Armements RAFALE au MALI GBU-49 n°4

Armements RAFALE au MALI n°3

Rafale-payload-on-Jan-14

ARMES GBU RAFALE en vol

ARMES GBU RAFALE MALI

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Opération SERVAL:

26 janvier 2013

GBU en vol

Armements RAFALE au MALI n°2

Exceptionnel:

EXCEPTIONNEL: RAPPORTS MILITAIRES SUR LES ARMES A L'URANIUM

Rapports militaires

sur les armes

à l’ uranium « appauvri »

(Coalition Belge / août 2006 / Thierry LAMIREAU)

Le document ci-dessous est à rajouter au lourd dossier sur les armes à l’uranium « appauvri ».

L’intérêt est qu’il est composé de plusieurs origines et sources militaires et qu’il confirme, à nouveau, ce que j’ai toujours dit:

Les armes à l’uranium « appauvri » sont l’expression même d’un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Pollutions chimiques et radioactives pour l’éternité (4,5 milliards d’années) des eaux, des sols, de l’air et de l’ADN des populations autochtones, augmentation de la morbidité et de la mortalité…

TOUS les occidentaux utilisent ces armes…dont la France bien évidemment !

A peu près cinquante  pays possèdent ces armes machiavéliques.

TOUS les pays utilisateurs de ces armes indiquent une « non dangerosité et une non utilisation » de ces produits militaires !

Le MENSONGE et la MANIPULATION ont encore de beaux jours pour étouffer la vérité !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

fichier pdf RAPPORTS MILITAIRES SUR L’URANIUM APPAUVRI

L’ utilisation d’armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI »

à GAZA

pendant l’opération

« Plomb Durci » (II)

EXCEPTIONNEL.L'UTILISATION D'ARMES A L'URANIUM

(Jean-Marie MATAGNE / 4 août 2009)

2ème partie:

- 10. Historique de la GBU-39
- 11. Un brevet ambigu
- 12. Gaza, terrain d’essai
- 13. « Le génocide de Gaza a commencé »
- 14. Lettre à M. Ban Ki-moon : les Nations Unies doivent enquêter
- 15. L’art de l’esquive
- 16. La GBU-39B : portrait au 20 mai 2009
- 17. Combien d’uranium, et où ?
- 18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza
- 19. Les enjeux
- 20. La charge de la preuve
- 21. Dernière minute : la preuve est là
- Conclusion : un seul camp, celui de l’humanité

Voir la 1ère partie


10. Historique de la GBU-39

Contrairement aux bombes « gravitationnelles » qui tombent d’un bombardier lorsque celui-ci survole sa cible ou s’en approche, la « bombe intelligente GBU-39″ est capable, grâce aux ailes qu’elle déploie une fois lancée par l’avion porteur, de profiter de son énergie cinétique pour « planer » en descendant, et atteindre une cible située (suivant l’altitude de lancement) jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Elle peut même effectuer, selon certaines sources, un arc de cercle pour frapper une cible située derrière l’avion qui l’a lancée. En contact avec les installations au sol sur le théâtre d’opération, elle est guidée par un système de positionnement GPS et de calcul de trajectoire qui lui permet de modifier celle-ci pour atteindre sa cible avec une précision à l’arrivée de l’ordre du mètre. Ce système préprogrammé peut en outre être reprogrammé par l’équipage juste avant le lancement. Chaque bombe peut avoir sa cible.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003 pour développer cette « bombe de faible diamètre » (SDB-Small Diameter Bomb) après une sévère compétition où elle a été accusée -et convaincue- de corruption.

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu.

A cette occasion, le Maj. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre l’USAF et les différents fournisseurs, déclarait :

« Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options létales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme.« 

D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’une seule bombe ordinairement beaucoup plus lourde. Le lancement de chaque bombe est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre « létalité » (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de « dommages collatéraux ». Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de « troupes amies »… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les « lois de la guerre » et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre « anti-guérilla » ou « anti-terroriste »…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E « Strike Eagles » appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak. Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :

« Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.

« La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations « Iraqi Freedom » et « Enduring Freedom ». Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci.« 

Le 19 décembre 2006, la firme Boeing annonce que l’US Air Force lui verse 80 millions de dollars – sans doute à titre d’à-valoir – pour une première commande de 1600 SDB1 et divers équipements associés à la bombe. Il ne s’agit que d’un premier contrat, puisque « Boeing fabriquera plus de 24 000 SDB1 et 2000 supports livrables d’ici à 2015″.


11. Un brevet ambigu

« Bombe guidée » et de « petit diamètre », la GBU-39 ou SDB1 est le type même de « petite bombe intelligente » (« small smart bomb ») et autres « systèmes d’armes employant le même principe », que décrit le brevet « US Patent App.11/541,207, 2006 ». Ce brevet est accordé à MM. SD Roemerman et JP Volpi – sûrement connus de la firme Boeing. Il est publié le 12 juillet 2007 mais semble remonter à novembre 2006, le mois précédant la commande de 1600 bombes passée à Boeing par l’USAF. En tout cas, c’est bien la GBU-39 qui est visée et protégée en priorité par ce brevet : elle y est expressément citée au § 43, ainsi que dans le tableau 2, continué page 8, colonne « Remarks », où elle est citée avec son poids effectif de 285 livres comme étant « la » SDB concernée par le brevet.

A la page 7 de ce document, le § 33 cite « le zirconium » comme exemple de « matériau pyrophorique » pouvant être incorporé dans une « petite bombe intelligente ». Le § 34 explique que « les matériaux non-explosifs auxquels ce document s’applique sont essentiellement inertes dans des environnements normaux et dans des conditions favorables » (« the non-explosive materials applied herein are substantially inert in environments that are normal under benign conditions »). Ce qui veut dire que « dans des conditions normales de manipulation » (« in normal handling »), ils ne risquent pas de « devenir destructeurs d’une façon soit explosive, soit incendiaire » (« to become destructive in an explosive or an incendiary manner ») car « le facteur explosif potentiellement létal est minime ou inexistant. »

Or, voici la liste de ces « matériaux sélectionnés » (selected materials) cités en exemple pour leur « inertie » : « le tungstène, l’acier trempé, le zirconium, le cuivre, l’uranium appauvri, et autres matériaux de ce genre » « (e.g. tungsten, hardened steel, zirconium, copper, depleted uranium and other like materials) ».

L’uranium appauvri ! Dans un texte juridique où chaque mot compte et peut coûter ou rapporter des millions de dollars, rien n’est laissé au hasard. Alors pourquoi avoir cité un produit aussi « mal famé » que l’uranium appauvri ? Serait-il cité là par erreur, par inadvertance, ou parce que ce serait un matériau « exemplaire » ? Non, certes. Mais parce qu’il faut l’avoir cité au moins une fois dans la « patente » pour que sa mise en oeuvre soit, à l’avenir, protégée de la concurrence devant les tribunaux. Une fois, mais pas plus et en passant, dans une énumération, pour éviter d’attirer l’attention sur « ce genre de matériau ».

Voilà sans doute pourquoi il n’est pas repris dans le tableau 1 qui, sur la même page, énumère les matériaux entrant dans la composition d’une « petite bombe intelligente », avec, pour chacun, sa fonction, sa nature, sa densité, son poids et son volume. Sont cités : en première ligne, le tungstène, en tant que « ballast » (il est donc retenu ici avant tout pour son poids, et c’est justement le principal mérite de l’UA). Puis l’aluminium, le pyrex, l’acier, des matériaux électroniques divers, des polymères et enfin l’explosif (sans indication de poids). Le nom de la bombe n’est pas donné. Le poids total, étonnamment précis, est aussi dérisoirement petit (25,036 livres). En fait il faut le multiplier par 10 (donc aussi le poids des composants) pour obtenir le poids réel : 250 livres – sans compter le poids d’explosif. Ce qu’il faut retenir du tableau, c’est surtout le rapport de poids entre les différents matériaux. Sur 25,036 livres, le « ballast » en « tungstène », représente à lui seul 20,239 livres, soit plus de 80 % du poids total, hors explosif. Et si l’on multiplie par dix : 202,39 livres. Soit approximativement 80 kg.

Hypothèse : l’« uranium appauvri » dont il est question au § 33 a été remplacé, dans le tableau 1, par le mot « tungstène ». Procédez à l’opération inverse : remplacez « tungstène » par « uranium appauvri », et vous avez le poids d’UA dans une SDB1 : 80 kg. Ou peut-être un peu moins, s’il entre dans un alliage dont les autres composants ne sont pas cités, secret industriel oblige… Hypothèse, bien sûr !


12. Gaza, terrain d’essai

Le coût réduit de la GBU-39 (mais les estimations varient : de moins de 30 000 $ – prix d’ami pour l’USAF – à 100 000 dollars pièce, tout de même…) est intéressant pour les clients en général et Israël en particulier (pour qui il est question quelque part de 67 000 $ l’unité). Il se peut même qu’en échange de son expérimentation massive sur le terrain, in vivo, Israël ait bénéficié d’une grosse ristourne, voire d’une livraison gratuite. Car on ignore en fait les conditions réelles du transfert… et Boeing a nié officiellement y avoir procédé ! Alors qui ?

L’ensemble de ses caractéristiques fait de la GBU-39B, version SDB1, l’arme idéale pour l’offensive contre Gaza.

Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a également été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement aboutisse fin 2009, les essais de qualification étant programmés pour avril 2009. Rien n’autorise à penser que l’armée de l’air israélienne ait déjà disposé de tels engins en décembre 2008, dont elle n’avait d’ailleurs nul besoin – à moins bien sûr que « Plomb durci » ait aussi servi de banc d’essai à quelques prototypes de SDB2.

La capacité de pénétration de la GBU-39 permet de détruire aussi bien les sites enterrés de lancement de roquettes que les tunnels ou les boyaux souterrains du « corridor Philadelphie ».

Sa précision permet d’atteindre des cibles fixes prédéfinies, tout en réduisant les « dommages collatéraux » dans la population civile – de surcroît avertie par tracts ou par téléphone mobile d’avoir à évacuer au plus vite les cibles, c’est-à-dire les maisons ou les sites liés d’après Tsahal aux infrastructures du Hamas, à la fabrication, au stockage ou au lancement de roquettes Qassam contre le sud d’Israël. Ce qui réduit d’autant le risque politique, juridique et diplomatique, d’être accusé de perpétrer des massacres et des crimes de guerre.

Avec la semi-vacance du pouvoir aux Etats-Unis pendant la période de transition entre l’administration Bush et l’administration Obama, présumée beaucoup moins favorable à une action militaire (on note d’ailleurs qu’Israël interrompt « Plomb durci » deux jours avant l’investiture d’Obama), avec l’expiration de la trève acceptée 6 mois plus tôt par le Hamas, avec les fêtes de fin d’année propres à détourner l’attention de l’opinion mondiale, la disposition et la maîtrise des GBU-39 par l’IAF (Armée de l’Air Israélienne) explique le « timing » de l’opération. Début septembre 2008, on l’a vu, le Congrès américain a autorisé la vente de 1000 exemplaires à Israël. Elles lui sont livrées début décembre. Il faut les rendre opérationnelles. Monter les racks sur les F15E. Préparer le support logistique. Entraîner les équipages. Le 19 décembre, la trève expire. Le 27 décembre, l’offensive aérienne commence. Un samedi, jour de shabat, histoire d’augmenter la surprise.

Le problème, c’est que la GBU-39, si elle limite les risques de crimes de guerre, entraîne le crime contre l’humanité. Il y a en effet « un souci » qui n’apparaît dans aucun descriptif : l’Uranium appauvri.


13. « Le génocide de Gaza a commencé »

Gaza est une étroite bande de terre hébergeant sur 360 Km2 près d’un million et demi d’habitants, avec une densité de 3823 habitants au Km2.

La coque des bombes GBU-39 contient de l’Uranium « appauvri », ce n’est qu’une façon de parler. Il est appauvri en U235, mais enrichi en U238 – qui perd la moitié de sa radioactivité en 4,5 milliards d’années.

L’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se transforme en particules radioactives extrêmement petites (micrométriques et même nanométriques, c’est-à-dire de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et tout type de masque à gaz. Les produits de toutes ces combustions d’uranium voyagent avec les mouvements de l’air, contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les organismes via la respiration, l’ingestion ou les moindres blessures. Ainsi, une partie de l’uranium se retrouve sous forme d’oxyde d’uranium radioactif invisible dans l’atmosphère que les populations respirent, tandis qu’une autre partie contamine les sols, les sous-sols, les nappes phréatiques, la végétation et la chaîne alimentaire.

Les conséquences de l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan et en Irak sont parfaitement connues, démontrées et dénoncées par de nombreux scientifiques - sinon tous, excepté ceux dont le salaire émarge aux budgets des armées américaine, française, israélienne… et autres. Elles ont été rendues dramatiquement visibles par les photos insoutenables de nouveaux nés mal formés.

On imagine sans peine les conséquences catastrophiques que de tels bombardements pourront avoir sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire… et ce d’autant plus qu’elle souffre de malnutrition chronique et de manque de soins, en raison notamment du blocus israélien.

Lorsqu’ils ont décidé de larguer des bombes GBU-39 contenant de l’UA sur des zones densément peuplées de Gaza, les responsables israéliens ne pouvaient pas ne pas en connaître les effets. Mais la population israélienne, dont on peut comprendre la lassitude et l’exaspération sous les tirs de Qassam et d’obus de mortiers, les connaît-elle, aujourd’hui encore ?

Se doute-t-elle que son gouvernement, tout en déclarant viser les dirigeants, les militants et les installations du Hamas, procédait, délibérément ou non, à un « nettoyage ethnique » lent de la population palestinienne, qui sera inéluctablement contaminée, et à une destruction de son environnement ? Mesure-t-elle le risque qu’elle court d’en devenir elle-même victime, puisque les mouvements atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières de Gaza ? Sait-elle que, même s’ils sont revenus indemnes ou légèrement blessés de cette opération terrestre, les soldats de Tsahal peuvent avoir été eux aussi marqués à vie dans leurs poumons, leur sang ou leur capital génétique par les effets de cette arme perverse ?


14. Lettre à Ban Ki-moon:

Les Nations Unies doivent enquêter

Le dimanche 18 janvier 2009, le jour même où Israël annonce qu’il cesse son opération militaire, nous envoyons par fax et par courriel une lettre au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Elle évoque les armes radioactives employées à Gaza, les précédents connus, en Irak, dans les Balkans et en Afghanistan, et poursuit :

« Le même malheur risque de survenir dans la bande de Gaza et dans les pays voisins, comme l’Egypte, la Jordanie, et Israël lui-même. En outre, les nanoparticules d’uranium en suspension dans l’atmosphère peuvent voyager beaucoup plus loin encore, de sorte qu’aucune partie de la planète ne se trouve à l’abri de leur contamination.

« En s’attaquant à l’ADN des cellules, l’uranium inhalé, ingéré ou passé dans le sang ne multiplie pas seulement les cancers et diverses pathologies, il s’attaque aussi au patrimoine génétique de ses victimes. Il contamine l’environnement pratiquement pour l’éternité, puisque l’U238, principal composant de l’UA, a une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années.

« Les armes à Uranium appauvri présentent donc un caractère génocidaire, voire anthropocidaire, et leur emploi relève du crime contre l’humanité.

« Nous avons conscience que seuls des prélèvements sur place et des analyses scientifiques approfondies, multiples, contradictoires et objectives, permettraient soit de vérifier nos craintes en mettant en évidence la présence de matières radioactives, soit de les écarter, ce dont nous nous réjouirions au plus haut point. Si des matières radioactives sont trouvées, des mesures d’urgence devront être prises pour décontaminer les lieux, informer et protéger la population dans toute la mesure du possible.

« C’est pourquoi nous vous demandons instamment de bien vouloir ordonner dans les plus brefs délais une enquête sur le terrain, à la recherche de traces radioactives. Nous présumons que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement pourrait en être chargé, puisque lors d’une précédente affaire sur laquelle l’une de nos associations avait eu l’occasion d’attirer votre attention et celle de l’AIEA, cette dernière nous a fait savoir que ce type d’enquête n’entrait pas dans le cadre de ses missions. »

La lettre est cosignée par Jean-Marie Matagne pour ACDN, Paolo Scampa, pour l’Association Internationale pour la Protection contre les Radiations Ionisantes (A.I.P.R.I.) et Alain Acariès, père d’un casque bleu de la FORPRONU (Balkans) décédé des suites d’une contamination -démontrée par les analyses d’un laboratoire italien- par des nanoparticules issues de l’usage d’armes à l’uranium appauvri, et par ailleurs secrétaire d’AVIGOLFE.

Ils suggèrent de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes  ». Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

Quatre mois plus tard (mai 2009), l’AIEA n’a pas trouvé un seul expert à envoyer sur le terrain. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien avait assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc qui sautait pourtant aux yeux de tout le monde, avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier et de se replier sur une deuxième ligne de défense : « ce sont des armes autorisées« . Oui, tout juste tolérées – mais tout de même pas contre des civils… Quant à la radioactivité des GBU-39, nous comprendrons plus loin pour quelles raisons techniques Tsahal croit pouvoir encore moins être prise « la main dans le sac ».


15. L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN, Jack Cohen, demande au ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y a ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère, il pose au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il reçoit cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » (« Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility. »)

Mais en analysant de près cette réponse, on s’aperçoit que, malgré ses allures de démenti, elle n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. Pour remonter la piste de l’uranium appauvri, il faudrait s’adresser aux laboratoires de l’USAF, ou au sous-traitant qui fournit le corps de bombe. Mais l’USAF, également interpellée par Jack Cohen, a sa réponse toute prête : « No comment ». Comme prévu.


16. La GBU-39B:

Portrait au 20 mai 2009

Les informations accessibles dans le domaine public et celles recueillies de plusieurs sources par Jean-François Fechino aboutissent, à ce jour et sous réserve des modifications qu’autorisera l’afflux de nouvelles informations, à dresser de la GBU-39B le portrait suivant :

La GBU-39B pèse au lancement 130 kg (285 livres anglaises, ou lb, la livre anglaise pesant 453,592 grammes). La bombe proprement dite pèse, si c’est bien le cas, 113 kg (250 lb).

La différence, soit 17 kg, correspondrait au « kit de navigation », lequel comprend :

  • une coque extérieure en carbone, très légère et très lisse, favorisant la pénétration dans l’air ;
  • rattachés à cette coque, un empennage et des ailes, eux aussi en carbone ; les ailes, repliées au départ, se déploient quelques secondes après le lancement, lorsque la bombe a pivoté sur elle-même de 180° ;
  • un servomoteur et des petits vérins permettant de déployer les ailes et de varier ultérieurement leur ouverture et leur orientation pour régler la trajectoire sde la bombe ;
  • un système anti-brouillage de positionnement GPS et de navigation (Advanced Anti-Jam GPS aided Inertial Navigation)

L’ensemble de ce kit explose à l’impact sur la cible.

La bombe elle-même pesant 113 kg, comprend :

  • un détonateur pouvant être programmé pour provoquer l’explosion juste avant, pendant ou après l’impact sur la cible, selon l’effet recherché ;
  • près de 23 kg d’explosif (50 lb soit 22,680 kg) : le tritonal, un dérivé de perchlorate d’ammonium dans lequel l’alumine a été remplacée par de la poudre d’UA (à hauteur de 10%), et auquel a été ajouté du fulminate.

Le tritonal est classé dans la catégorie des explosifs à haute énergie (HE), il se présente sous forme d’un solide légèrement pulvérulent qui réagit à la moindre étincelle électrique. On le coule en forme de boudin serré qui va se consumer à très haute vitesse et dégager un gaz qui, comprimé par l’enveloppe de la bombe, la fait exploser et voler en éclat, le tout à une vitesse de l’ordre du centième de seconde.

Cet explosif hyper puissant assure une grande vélocité aux « échardes de métal », lesquelles s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage et s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre. Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées… et ce en raison des « mini impacts » largement répandus autour de la cible.

Il n’est pas exclu toutefois que les GBU-39 ou certaines d’entre elles aient été chargées du dernier cri en matière d’explosif : le D.I.M.E. (Dense Inert Metal Explosive).

  • une coque (cover) métallique constituée d’un alliage composé de 10 % de titane, 10% de tungstène, 80 % d’uranium appauvri.

L’alliage Ti/Tu/UA est « friable » et « préformé » en « aiguilles d’aciers » ou échardes d’acier (preformated alloy iron sharps). L’explosion est réalisée pour les faire « voler en éclats » selon leurs « préformatages ». Elles tiennent en raison du moulage lors de la coulée et sont maintenues en forme (en dépit des contraintes de forces et de vitesse) par le manteau de fullérènes qui, lui aussi, explose en échardes.

  • une couche ou « manteau » (coat) de 2,5 mm d’épaisseur, constituée de fullerènes.

Cette couche enveloppant la coque métallique est destinée à renforcer sa dureté lorsqu’elle pénètre dans la cible après dislocation de l’enveloppe extérieure, et surtout à protéger l’UA d’un frottement prématuré ou excessif lors de la pénétration dans la cible, en particulier lorsqu’il s’agit de bétons ultra durs (enforced ultra strong concrete) dans lesquels on a mélangé de la fibre de carbone ou carbure de tungstène (carbon tungsten fibers).

Les fullerènes sont un nouveau « type de carbone » à structures moléculaires renforcées, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire.

Comme pour les autres armes expérimentées à Gaza, les matériaux et les autres caractéristiques des GBU assurent, avec l’ensemble du dispositif de leur mise en oeuvre, un « service multiple » de destruction et de morbidité :

  • pénétration en profondeur des cibles enfouies sous terre, même les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
  • explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
  • explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu aurait échoué ;
  • destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ;
  • projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
  • crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
  • chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
  • réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
  • contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
  • atteintes au génome de la population.

En un mot : des armes génocidaires.


17. Combien d’uranium, et où ?

Boeing annonçait un corps de bombe (Warhead) de 206 livres ou 93 kg. (en fait 93,44 kg). Ce chiffre n’inclut pas le poids d’explosif. Mais il contredit d’autres données déjà citées, d’après lesquelles «  la GBU-39B est équipée d’une tête ou corps de bombe (warhead) de 250 livres… contenant 50 livres d’explosif  », ce qui implique logiquement que le corps de bombe pèse seulement 200 lb, soit 90,718 kg. Il faut donc supposer que Boeing y ajoute les poids, relativement minimes, du « manteau » de fullerènes et du détonateur – poids qu’il convient alors de déduire des 35 livres ajoutées à la « bombe nue » par le kit de navigation, pour conserver 50 livres d’explosif.

Quoi qu’il en soit, la coque métallique de la GBU-39 dépasse les 90 kg : elle pèse au maximum 93 kg, au minimum 90,718 kg. Admettons ce dernier chiffre. 80% d’Uranium Appauvri sur 90,718 kg d’alliage métallique font 72,57 kg. Si l’on y ajoute les 2,26 kg d’UA mélangé à l’explosif, lorsque la bombe atteint sa cible (une fois débarrassée de sa gangue de carbone, ses ailes, sa queue, etc.) le poids total d’Uranium Appauvri dans une GBU-39B doit être, approximativement, de 75 kg (74,83 kg). (Si les 206 livres dont parle Boeing se rapportaient seulement à la coque métallique, le poids d’UA atteindrait 77 kg.)

C’est cette masse extrêmement compacte, ce « lest » (« ballast »), arrivant en piqué, donc à grande vitesse (en effet, dans la dernière partie de sa trajectoire, la bombe est orientée de façon à chuter aussi verticalement que possible) qui permet à la GBU-39 de percer, avant d’exploser, au moins 90 cm de béton armé de haute résistance (le double selon plusieurs sources dont Global Security, qui rapporte que dès les premiers essais, elle a été capable de percer 6 pieds de « béton renforcé ») ou plusieurs dizaines de mètres de terre – jusqu’à 60 mètres… voire 100 mètres de profondeur dans un sol meuble. Et d’exploser à la profondeur programmée.

En fonction des informations parfois contradictoires dont nous disposions précédemment, nous avions largement sous-estimé le poids minimal d’uranium appauvri compris dans une GBU-39 et dispersé par son explosion. Aujourd’hui, nous pensons pouvoir dire que son poids réel doit tourner autour de 75 kg et rejoint l’hypothèse tirée de l’analyse du brevet déposé.

Si l’on suppose qu’Israël a « consommé » dans l’opération « Plomb durci » la totalité des 1000 GBU-39B (mais il peut en avoir gardé en réserve, par ex. pour l’Iran), ce seraient donc quelque 75 tonnes d’UA qui auraient été dispersées dans le sol et le sous-sol de la bande de Gaza, en partie dans les sites suspectés d’héberger des lance-roquettes, en partie et surtout dans les tunnels du « couloir Philadelphie » courant près de Rafah le long de la frontière égyptienne. Soit, sur une surface très restreinte et en plein coeur de zones peuplées, le cinquième du tonnage d’UA qui, selon des estimations généralement admises, aurait été dispersé sur l’ensemble du territoire irakien pendant toute la « guerre du Golfe » de 1991.

Il est pour le moins hautement probable que plusieurs centaines de GBU-39 ont été utilisées pendant l’opération « Plomb durci », injectant plusieurs dizaines de tonnes d’Uranium Appauvri dans le sol de Gaza. Mais qu’en reste-t-il sur le terrain, en surface ? Rien à première vue. Pourquoi ?

  • Parce que la radioactivité, invisible, inodore et sans saveur, peut être présente sans que personne ne s’en aperçoive ; parce qu’il faut, pour s’en apercevoir, disposer de récepteurs spéciaux (compteurs Geiger, « Quartex »…), les placer très près de la source d’émission et être capable de les interpréter ; parce que le temps qui passe et les travaux de remblaiement rendent chaque jour plus difficile la collecte des indices à Gaza.
  • Parce que, contrairement à bien d’autres armements retrouvés sur place, y compris un corps entier, non radioactif, de GBU-10, semble-t-il, ayant fait long feu (voir les photos dans le « rapport préliminaire » de J-F Fechino), on ne retrouvera probablement aucun élément des corps de bombe de GBU-39 : pour le cas justement où elles feraient long feu, ces bombes ont été dotées d’un dispositif d’autodestruction à retardement.
  • Parce que l’Uranium Appauvri est constitué à 99,8 % d’Uranium 238 et qu’aucune des ondes émises par l’U238 -toutes dangereuses pour la santé- ne peut traverser plusieurs mètres de terre : ni les ondes alpha (qui sont arrêtées par la peau, mais sont aussi les plus nocives pour l’ADN lorsqu’elles franchissent cette barrière par inhalation ou par ingestion), ni les ondes bêta, ni même les ondes gamma (les plus puissantes).
  • Parce que les micro ou nanoparticules d’UA qui ont pu remonter par l’évent de pénétration de la bombe au moment de son explosion ont été aussitôt dispersées dans l’atmosphère, où elles se sont confondues avec le « bruit de fond » de la radioactivité naturelle ou artificielle préexistante, qu’elles ont augmentée sans qu’on puisse leur en attribuer la responsabilité.
  • Parce que la plus grande masse des particules d’UA se trouve emprisonnée sous terre, là où les bombes ont explosé… sans pour autant faire de cratère. En effet, la puissance de l’explosion est délibérément limitée. Son aire de souffle n’excède pas un diamètre de 26 pieds (moins de 8 mètres). Sous terre, elle crée seulement une sorte de cavité temporaire qui peut s’effondrer ensuite sur elle-même.

Elles ne vont pas cesser pour autant de faire des dégâts.

D’abord, dans son « rapport préliminaire » sur Gaza, J-F Fechino signale avoir relevé en plusieurs endroits des taux de radioactivité double des valeurs moyennes données par l’AIEA pour les mêmes lieux. Cette augmentation de la radioactivité ambiante n’a rien d’anodin, puisque on sait qu’il n’existe pas de dose minimale inoffensive pour l’être humain.

Ensuite, les Gazaouis qui ont reconstitué depuis janvier 2009 des tunnels dans la zone bombardée risquent de traverser des zones contaminées, d’inhaler des particules radioactives, et de développer à plus ou moins brève échéance des cancers et des symptômes comparables à ceux décrits dans le « syndrome du Golfe ».

Enfin, les radioéléments restés sous terre finiront par se retrouver dans les nappes phréatiques et par suite, dans la chaîne alimentaire.

Seule l’analyse d’échantillons prélevés à la bonne profondeur sur les lieux où l’on sait que des bombes ont explosé permettra de constater la contamination et la réalité du risque radioactif.

Ensuite, pour isoler et interdire d’accès les zones concernées en attendant (ou à défaut) de les décontaminer au moyen de gigantesques travaux de terrassement, les indications de l’Armée de l’Air Israélienne se révéleront indispensables. Elle seule peut dire avec précision quel type de bombe a été utilisé en tel et tel endroit, et à quelle profondeur les bombes étaient censées exploser.

Paradoxalement, et non sans un certain cynisme, Israël pourrait trouver intérêt à reconnaître l’usage de bombes radioactives : si nos assertions sont exactes, c’est quasiment tout le « corridor de Philadelphie » qui est, en profondeur, devenu radioactif – ce qui condamne le percement et l’usage de tunnels… Il va sans dire que le meilleur moyen d’éliminer ce risque, sinon le seul, serait de rendre les tunnels inutiles, c’est-à-dire de lever enfin le blocus inhumain et illégal de Gaza.


18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza

Les GBU-39 ne sont pas les seules bombes à avoir été utilisées contre les tunnels du couloir Philadelphie, loin s’en faut. Dès le 1er janvier, un journaliste italien (Pietro Battachi, dans “l’Occidentale”) signale que « ses sources » (militaires ou gouvernementales, manifestement) « parlent de dizaines de couloirs souterrains détruits par les GBU-28 de 5000 livres » (Le fonti parlano decine di corridoi sotterranei centrati dalle GBU-28 da 5000 libbre). Il n’est pas exclu, bien sûr, que les GBU-28 (des « bunker busters » conventionnels) soient citées à la place des GBU-39, qui peuvent faire le même travail en profondeur que les GBU-28, en pesant 16 à 20 fois moins. Des « bunker busters” de fabrication israélienne comme la bombe PB500A1 de 1000 livres (425 kg) ou la Mk82 de 500 livres (227 kg) ont été aussi utilisées.

Les GBU-39 font partie, avec les munitions à fléchettes, les munitions au phosphore blanc, les munitions au DIME, de ces armes meurtrières que les dirigeants politiques et les chefs militaires israéliens n’ont pas hésité à mettre en oeuvre au beau milieu de la population de Gaza et souvent directement contre elle.

Les dirigeants israéliens ne reculent pas devant l’emploi d’armes radioactives. La preuve : sur la photographie ci-dessous, on voit le soldat Idan Cohen, camarade du soldat Gilad Shalit, employé dans la même brigade de tank, le long de la frontière de la bande de Gaza. Elle est parue le 25 juin 2007 sur le site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot. Il porte sur l’épaule un obus-flèche dont la flèche est en uranium appauvri.

Pour mesurer ce que toutes ces armes signifient concrètement, il faut se reporter aux descriptions faites, par les chirurgiens présents à Gaza, des effets sur les victimes des « nouveaux types d’armes » ou des matériaux (phosphore blanc, DIME, tungstène, Uranium appauvri…) employés pendant l’opération « Plomb durci » : «  A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) «  Quand on commence à opérer, tout semble en ordre… Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : «  Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? » Et comment qualifier cette « guerre » qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un « tir ami », et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus, Conn Hallinan, 11 février 2009)

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou est-ce un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et qui se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Toutes les armes de guerre sont, par nature, « létales ». Mais celles qui utilisent des matériaux radioactifs, sous forme d’explosif comme dans les armes atomiques ou thermonucléaires, sous forme d’enveloppe métallique ou de pénétrateur pyrophorique comme dans les munitions à Uranium appauvri, ont une particularité qui devrait les prohiber dans tous les cas de figure : outre leurs effets directs plus ou moins « limités » selon la puissance de l’explosion, elles ont aussi et toujours des effets collatéraux « contaminants » pratiquement illimités dans le temps et l’espace.

Ce sont donc des armes triplement criminelles :

En tant qu’armes de guerre (puisque la charte de l’ONU, on l’oublie trop souvent, prohibe la guerre comme moyen de régler les conflits) ; en tant qu’armes génocidaires ; en tant qu’armes écocidaires.


19. Les enjeux

Reconnaître l’extraordinaire nocivité des armes radioactives, en particulier des armes à « Uranium appauvri » aurait d’immenses conséquences – avant tout économiques et financières.

Cette reconnaissance impliquerait que les États responsables de leur emploi versent des indemnités compensatoires aux victimes de ces armes – si tant est que leurs effets puissent jamais être compensés- ou aux familles des victimes décédées.

Elle impliquerait de soigner les victimes encore en vie, tant civiles que militaires, ce qui coûterait fort cher ; il est donc préférable qu’elles meurent à petit feu, dans le déni des causes de leur sort. Car comment prouver aux commissions de pension militaire, des mois ou des années après avoir été exposé à de l’uranium appauvri – ou aux retombées d’une explosion nucléaire -, que le cancer des reins ou des poumons qu’on développe, ou la malformation congénitale de son enfant, sont dus à cette exposition ? De nombreux phénomènes peuvent les expliquer… Seuls les militaires blessés (en général par un « tir ami »…) et ayant conservé dans leur corps des particules décelables d’Uranium appauvri ont quelque chance d’en être reconnus victimes.

Cette reconnaissance impliquerait :

  • que toutes les armes comportant de l’uranium appauvri – munitions de toutes sortes : balles, obus, bombes, missiles, mines, mais aussi chars blindés à l’UA, comme le char LECLERC des Français ou ses homologues étrangers – soient retirées du service, donc remplacées (les armées ont horreur du vide), ce qui coûterait une fortune. De plus, l’uranium « réformé » devrait être rendu inoffensif, ce qui est impossible, ou stocké en lieu sûr et surveillé, ce qui coûterait encore plus cher.
  • qu’on cesse de les produire, ce qui mettrait au chômage nombre de « travailleurs de l’armement », donc accroîtrait la crise économique. Et surtout, ce qui réduirait les profits des actionnaires de Boeing, Lockheed, Raytheon et Cie. On sait que Boeing est déjà engagé pour plus de 24 000 GBU-39. Mais certains ont avancé pour les décennies à venir le chiffre de 150 000 unités. Sans parler de la GBU-40 (SDB2). Un programme de plus de 4 milliards de dollars à annuler, et le fleuron de l’USAF réduit à néant.
  • qu’on réhabilite les sites contaminés, ce qui coûterait encore une fortune. Ainsi, selon Jean-François Fechino, les 88 bombes à sous munitions CBU-105 WCMD-SWF, pesant chacune 417 kg, qui ont été larguées par les bombardiers B-1B pendant la guerre d’Irak de 2003 ont dispersé leur uranium sur une surface cumulée de 44 km2. Les 818 CBU-103 WCMD (autres bombes à sous munitions, de 429 kg), l’ont dispersé sur une surface cumulée de 218 km2. Et ce n’est là qu’une toute petite partie de l’uranium appauvri déversé au total en Irak : au moins 350 tonnes en 1991, et certainement plus de 1200 tonnes depuis 2003.
  • que les responsables de ces crimes à l’Uranium appauvri soient traduits en justice.
  • et enfin, que soit remis en cause l’ensemble de l’industrie nucléaire civile et militaire, grande pourvoyeuse d’uranium appauvri dont on ne sait que faire et que l’on « recycle » dans le secteur militaire.

Dans ces conditions, on comprend que certains dirigeants préfèrent conduire insidieusement la population du globe à sa perte.


20. La charge de la preuve

Nous avons, dans ce qui précède, décrit de manière précise les GBU-39. Cette description n’est pas exhaustive ; il se peut qu’elle soit inexacte sur certains points de détail. Mais nous avons aussi et surtout affirmé que les GBU-39 contiennent chacune une masse très importante, égale ou supérieure à 75 kg d’uranium appauvri. Si nous sommes dans l’erreur sur ce point essentiel, c’est à l’armée israélienne et à l’USAF, désormais, d’en apporter la preuve.

Comme utilisatrice et comme pourvoyeuse, elles doivent nous dire de quel alliage métallique est constitué le corps de bombe. Nous expliquer pourquoi les personnels bien informés (ils ne le sont pas tous, loin s’en faut) le considèrent comme « du métal chaud, très chaud » (« hot, very hot metal ») – en clair : radioactif – et pourquoi ceux qui le manipulent portent une combinaison spéciale. L’USAF doit nous expliquer pourquoi, en Afghanistan où elle utilise également des GBU-39, elle oblige les militaires alliés arrivant sur les lieux d’un bombardement à porter des combinaisons NBC. Les prétextes avancés sont spécieux.

L’Armée de l’Air Israélienne (Israeli Air Force) et l’US Air Force doivent laisser des experts indépendants équipés de compteurs Geiger accéder aux armes elles-mêmes, de préférence sans préavis et dans n’importe quel arsenal pour ne pas avoir le temps de les leurrer, comme les Israéliens surent si bien le faire lorsque le « centre de recherches nucléaires » de Dimona fit, dans les années 60, l’objet d’une unique visite d’inspection américaine : les étages souterrains voués à la production de plutonium militaire furent si bien masqués que les inspecteurs en ignorèrent l’existence.

Israël doit indiquer précisément les lieux où les GBU-39 ont été employées, en faciliter l’accès aux experts et autoriser le prélèvement d’échantillons pour analyse approfondie par des laboratoires indépendants. Aucun « secret industriel », aucun « secret défense » ne saurait être invoqué contre une telle enquête. Tout refus, au contraire, devrait être interprété comme un aveu du crime.


21. Dernière minute, 20 mai 2009:

La preuve est là !

En avril 2009, une mission de 4 personnes dont Jean-François Fechino s’est rendue à Gaza sous l’égide de la Commission Arabe des Droits Humains. Les échantillons de terre et de poussières rapportés de Gaza ont ensuite été soumis à l’analyse d’un laboratoire spécialisé. Celui-ci y a trouvé de l’Uranium Appauvri (radioactif, cancérigène, tératogène), du Césium (radioactif, cancérigène) peut-être originaire de Tchernobyl, de la poussière d’amiante (cancérigène), des Composés Organiques Volatils (fines particules dangereuses pour la santé, surtout celle des enfants, des asthmatiques et des vieillards), des phosphates (oxydation du phosphore blanc), du tungstène (cancérigène), du cuivre, de l’alumine (cancérigène), de l’Oxyde de Thorium (ThO2) (radioactif, cancérigène)…

Des résultats détaillés seront transmis aux autorités compétentes et rendus publics dès que possible.


Conclusion:

Un seul camp, celui de l’humanité

Un génocide est l’extermination d’un groupe humain. Les armes à Uranium Appauvri sont des armes d’extermination. Elles frappent de façon indiscriminée une population entière, jusque dans son patrimoine génétique. Le groupe humain qu’elles frappent est la population qui en respire ou en ingère les retombées. Ce groupe ne se définit pas par ses appartenances politiques, nationales, religieuses ou ethniques, mais par sa situation géographique. Par cette localisation, il devient, pour des raisons physiques et météorologiques, la victime « privilégiée » de l’extermination, bien qu’aucune frontière n’assure à ses voisins qu’ils ne partageront pas son sort tragique à un degré quelconque.

La même remarque vaut pour les victimes des retombées radioactives d’essais ou de catastrophes nucléaires. Tchernobyl est en Ukraine, mais ses victimes sont aussi bien en Russie, au Belarus ou en France.

En ce sens, l’utilisation dans la bande de Gaza d’armes à Uranium appauvri, en particulier des bombes GBU-39, constitue bien, à double titre, un crime contre l’humanité : l’humanité des Gazaouis, l’humanité en général.

Le génocide est assez établi si les responsables civils ou militaires de l’emploi d’armes radioactives connaissaient, avant de les employer, leur caractère attentatoire à la vie, à l’environnement, à la survie et à la dignité des victimes de ces armes – en un mot leur caractère génocidaire. Cette condition suffit à démontrer le mépris dans lequel ils tenaient leurs futures victimes. Employer des armes radioactives, c’est donc bien commettre un génocide.

Mais c’est aussi un anthropocide : ce néologisme s’impose pour désigner un nouveau type de crime contre l’humanité, qui détruit les individus en s’attaquant à leur ADN, les familles en s’attaquant à leur descendance, les groupes en s’attaquant à leur génome, et l’espèce, en contaminant sans remède sa niche biologique.

C’est pourquoi l’humanité tout entière, à commencer par le peuple palestinien et le peuple israélien, doit se mobiliser pour dénoncer ce crime, exiger la sanction des coupables et la réparation pour les victimes, et pour prendre toutes les mesures propres à l’empêcher de se reproduire, où que ce soit, en Palestine, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde.

Toutes les armes radioactives, atomiques, thermonucléaires, à l’uranium, quelle que soit leur formule, doivent être interdites et démantelées.

ACDN, le 20 mai 2009

Actualisé le 4 juin 2009

RAPPORT Sur l’utilisation d’armes radioactives dans la Bande de Gaza pendant l’opération « Plomb durci » (27 décembre 2008 – 18 janvier 2009)

© Jean-Marie MATAGNE / ACDN

TROISIEME PARTIE:

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http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/05/luranium-appauvri-sur-le-champ-de-bataille-william-s-andrews-ph-d/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/19/document-explosif-manuel-sur-les-principes-de-securite-de-lotan-applicable-aux-stokages-des-munitions-et-explosifs-a-luranium-appauvri/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/17/document-exceptionnelmaladies-non-diagnostiquees-et-guerre-radiologique-asaf-durakovic/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/14/en-france-luranium-appauvri-reste-un-tabou/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/02/06/document-exceptionnelpendant-que-luranium-est-appauvri-cest-nos-poumons-qui-senrichissent-doug-westerman-2007-traductionpetrus-lombart/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/armes-a-luranium-appauvri-les-lecons-de-la-guerre-du-golfe-par-dan-fahey/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/un-holocauste-nucleaire-mondial-nous-menace-interview-de-leuren-moret-specialiste-des-sciences-de-la-terre/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/22/des-mensonges-couverts-par-les-nations-unies-loi-du-silence-sur-luranium-appauvri/

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

SCOOP ! GAZA: CE QUE PERSONNE NE SOUPCONNE ET NE DIRA…SOIT PAR IGNORANCE, SOIT PAR UNE HORRIBLE OMERTA.(Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SCOOP !

-URGENT-

Ce message doit faire

le tour de la planète !

Aéronef israëlien bombardant GAZA

(Photo: F16 israélien larguant 

ses bombes à l’uranium « appauvri »

sur GAZA)

GAZA:

Ce que personne

ne soupçonnne

et ne dira…

Soit par ignorance,

soit par une

HORRIBLE

OMERTA !

(Thierry LAMIREAU)

Bébé tué à GAZA

(Photo: Enfant tué à GAZA)

Quel média,

quel organisme

international

osera casser

l’OMERTA ?

Depuis un bon moment, ISRAËL bombarde toute la bande de GAZA avec ses aéronefs (F16, hélicoptères APACHE, drones), ses chars et ses missiles tirés de navires.

depleted-uranium1

(Photo: Quelques munitions

à l’uranium « appauvri »)

TOUTES les armes tirées contiennent de l’URANIUM « appauvri », soit dans le perforateur (flèche) soit dans la fabrication interne des armes pour diverses raisons.

Tous les Etats intervenant

dans des conflits

UTILISENT ces armes:

ISRAËL USA ONU

ISRAËL, les ETATS-UNIS soit directement soit en fournissant des pays comme…ISRAËL, et…l’IRAK !…ce qui est un comble !

La FRANCE utilise aussi ces armes au MALI, en CENTRAFRIQUE, la RUSSIE utilise et a fourni aussi ces armes…à l’UKRAINE (dans le passé) et POROCHENKO ne se gêne pas pour utiliser allègrement ces missiles (avions SUKHOÏ) pour détruire actuellement des civils.

POUTINE aide aussi les « Pro-russes » avec certaines de ces technologies, le NIGER possède des avions SUKHOÏ avec ces armes, BACHAR EL ASSAD utilise ces armes en SYRIE, SARKOZY et OBAMA avaient utilisé ces armes en LIBYE, etc.

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA)

Toutes les destructions se font avec de tels engins

Bombe UA sur GAZA

(Photo: Explosion d’armes

à l’uranium « appauvri »

à GAZA

Environ 50 pays possèdent

ces armes

à l’URANIUM « appauvri » !

Bref, je vous renvoie à mon dernier article pour tous les détails techniques:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/07/20/investigation-exceptionnelle-il-faut-cesser-toute-forme-de-soutien-a-la-colonisation-israelienne-les-crimes-contre-lhumanite-disrael-investigation-de-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog/

Cependant je voudrais rappeler que ces armes induisent une pollution MAJEURE des sols, des eaux et de l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain. Il y a une induction très importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité immédiate ou très rapide chez les autochtones.

Obus flèche se libérant du sabot
(Photo: Le perforateur en uranium « appauvri »
se libère de son sabot/ Armée de l’air française)
Le perforateur en URANIUM métal pénètre d’abord dans sa « cible » et seulement ensuite arrive l’explosion avec une boule de feu énorme (de 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
AAAAAAAA
(Photo: RAFALE armé d’armes
à l’uranium « appauvri »
DASSAULT)
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent pratiquement que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! excepté les armes à fragmentation ou au phosphore.
Entre autres explications (cf. le lien de l’article ci-dessus pour plus de détail), parce que la pollution reste pour l’éternité (4,5 milliards d’années !) et parce que les souffrances, les maladies et décès arrivent après les combats et après de très nombreuses années, les utilisateurs (ici ISRAËL pour GAZA) sont responsables, aux yeux de la Loi Internationale, de CRIMES DE GUERRE et de CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

On le sait, il y a énormément d’habitants au kilomètre carré dans la bande de GAZA.

GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

(Photo: L’horreur à GAZA pour les civils)

Que va-t-il se passer, en plus des attaques des années passées ?

Les sols, les eaux et l’air étant pollués, une contamination interne par les radio-éléments va se réaliser…en plus de l’irradiation directe délivrée par les lieux et les matériaux restant in situ. 

Il faut dire que le machiavélisme ira aussi jusqu’à polluer et contaminer la population israélienne puisque les éléments CHIMIQUES et RADIOACTIFS sont très mobiles. Ce sont, en effet, des nanoparticules (des particules très fines) très contaminantes.

Comme l’ADN des personnes est touché, les générations suivantes auront les mêmes pathologies que celles et ceux qui tomberont malades et mourront dans un temps plus ou moins long selon la réaction biologique interne de chaque individu…c’est d’ailleurs ce qui intéresse les chercheurs liés au nucléaire: pourquoi tel individu résiste plus aux contaminations et irradiations qu’un autre !

OBAMA oublie vite GAZA ISRAËL

Il faut souligner que l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, liée par contrat au désir de l’AIEA), L’OTAN et l’ONU nient tout effet des rayonnements nucléaires sur l’individu notamment par contamination interne.

Tous ces organismes ne se réfèrent qu’aux deux « FLASH » immédiats de HIROSHIMA et NAGASAKI et refusent toute autre analyse surtout par contamination interne et régulière. Ils NIENT les effets des « faibles doses » alors que toute dose a un effet

Une progression SUPRALINEAIRE

GAZA Estampille TERRORIST

La réalité démontre qu’il n’y a pas une augmentation linéaire des effets:

il y a une progression SUPRALINEAIRE ! C’est-à-dire qu’il y a des effets importants à faibles doses puis une progression plus lente à moyennes doses puis une augmentation à nouveau importante à fortes doses.

Que va-t-il se passer

dans la bande de GAZA ?

Les pathologies diverses et les décès vont arriver rapidement comme une sorte d’EPIDEMIE !

Un enfant très blessé HORRIBLE GAZA

(Photo: Les enfants sont les plus touchés

par les bombardements de TSAHAL à GAZA)

Qui va être touché ?

Les enfants vont, à nouveau, être les premiers à être « concernés ».

Les femmes presque à terme vont avorter ou certaines naissances vont donner des « monstres » (grosseurs dans le crâne, différentes grosseurs extra crâniennes , membres atrophiés, brûlures sur le corps qui vont pourrir et amener à la mort, bec de lièvre, etc), les autres personnes auront des cancers de la thyroïde, d’énormes pathologies thyroïdiennes, des AVC, des cancers aux seins, aux ovaires, au pancréas, à la vessie, aux reins, au colon, à la prostate, au foie, à l’oesophage, à l’estomac, aux poumons, des cancers de la peau hors mélanomes, des problèmes respiratoires, des leucémies, et un sommeil très perturbé, etc). 

Les plus faibles « partiront » les premiers et, selon sa résistance, chacun décèdera à des « vitesses » différentes.

Toutes celles et ceux qui auront approché de trop près les explosions, les fumées, et qui auront manipulé voire gardé près d’eux des matériaux seront dans un RISQUE CERTAIN y compris les ambulanciers, pompiers, militaires et journalistes gazaouis et étrangers !

Un père et ses enfants blessés à GAZA

Que faudrait-il faire tout de suite ?

Trouver des gens compétents pour réaliser des analyses de sols, eaux et air in situ afin de lister tous les produits CHIMIQUES et RADIOACTIFS contenus dans ces prélèvements.

Evidemment, il faudrait être équipé pour se protéger des rayonnements RADIOACTIFS et avoir un compteur GEIGER MULLER professionnel qui puisse analyser TOUS les rayonnements.

Pour être clair…et c’est TERRIBLE à dire…TOUS les habitants de la bande de GAZA devraient quitter leur lieu de vie (SURVIE plutôt)…ce qui est un COMBLE !

Mosquée de Farouq à RAFAH détruite par l'armée israélienne à l'UA

Les utilisateurs de ces armes

font tout ceci SCIEMMENT !

Ils contaminent et irradient une première fois les populations en attaquant avec les bombes et une deuxième fois en sachant que cela CONTINUERA pendant des siècles !

AAAAAAAAA

(Photo: Fûts d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire

du BOUCHET/Thierry LAMIREAU)

Comment expliquer mon action ?

Photo portrait de Thierry LAMIREAU

Je suis moi-même un ancien irradié et notamment à cause de l’URANIUM et de l’URANIUM « appauvri » de déchets militaires de l’ancienne usine du BOUCHET en région parisienne parce que j’ai passé 25 ans de ma vie à essayer de dénoncer les effets de l’exploitation de l’uranium en FRANCE et à l’étranger…avec, par exemple, 1000 diapositives prises sur les lieux ou avec mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN ».

AAAAAAAAAA

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

J’ai moi-même certaines pathologies citées ci-dessus…

Lorsque des populations sont touchées par les effets de la radioactivité (catastrophes nucléaires comme TCHERNOBYL et FUKUSHIMA) ou par l’utilisation du NUCLEAIRE DANS LES ARMES, je me sens, en quelque sorte, moi-même à nouveau « touché » et concerné.

BBBBBBBB

Il y a URGENCE !

Il y a URGENCE à dénoncer ce qui se passe en ISRAËL, en IRAK, en UKRAINE, au MALI, en CENTRAFRIQUE, en AFGHANISTAN, en SYRIE, etc.

L’ADN des gens est touché, la santé des populations est GRAVEMENT atteinte, l’intégrité, et la dignité humaine sont détruites.

L'élite vit de l'ignorance du peuple

Ce sont donc

des CRIMES DE GUERRE

et des

CRIMES CONTRE L’HUMANITE !

HONTE à celles et ceux qui CACHENT ces informations…

ETATS, politiques, industriels, banquiers, militaires, journalistes !

Capture-decran-2014-02-11-a-20

(Photo: HOLLANDE le bon « petit soldat »

de OBAMA. Deux utilisateurs d’armes à l’UA)

Et puis MACRON ET TRUMP continuent évidemment:

Le Vrai slogan de MACRON

RAPPEL général sur le dossier:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

CARPE DIEM

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 juillet, 2014 |3 Commentaires »

INVESTIGATION EXCEPTIONNELLE ! IL FAUT CESSER TOUTE FORME DE SOUTIEN A LA COLONISATION ISRAELIENNE: LES CRIMES CONTRE L’HUMANITE D’ISRAËL (Investigation de Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

NOTA:

Dessin du dessinateur Dilem Ali sur GAZA

(Dessin: DILEM Ali, Algérie)

Des images TERRIBLES sont présentes dans cet article !

Cependant, j’ai préféré montré plutôt que de cacher comme beaucoup de médias.

Cesser toute forme de soutien

Boycott ISRAËL 2

à la colonisation israélienne

09 JUILLET 2014 |  PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

729 Boycott Israel

Il y a dix ans, la Cour Internationale de Justice de La Haye déclarait illégale la construction d’un mur, par Israël, en territoire palestinien occupé.

Pour mettre « ses actes en conformité avec sa position publique », la France doit prendre « des mesures simples », « mises en œuvre rapidement ». Par William Bourdon, avocat, Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice honoraire, François Dubuisson, juriste, Jean-Claude Lefort (AFPS), Ghislain Poissonnier,magistrat, Dominique Vidal, journaliste et historien.


PALESTINE

En 2002, le gouvernement israélien a décidé la construction d’un « mur de séparation » en vue, selon lui, de prévenir toute intrusion palestinienne sur le sol israélien. Le tracé de ce mur pose problème et il démontre que son objet est autre : situé à 85% sur le territoire de la Cisjordanie et non sur la ligne verte séparant Israël de la Cisjordanie, il place environ 10% du territoire de la Cisjordanie à l’ouest du mur. En réalité, son tracé a été dessiné pour inclure les colonies israéliennes de peuplement et contribuer à un contrôle militaire plus étroit de la population palestinienne.

A la demande de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Cour Internationale de Justice de La Haye a rendu le 9 juillet 2004 un avis déclarant la construction du mur en territoire palestinien occupé illégale – tout comme celle des colonies israéliennes – au regard du droit international.

Carte ISRAËL GAZA

Toutefois, l’avis ne se limite pas à cet énoncé et détaille également les conséquences résultant de cette situation illégale.

La Cour demande à Israël de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur, de démanteler le mur et de réparer tous les dommages causés. En pratique, ces trois obligations fixées par l’avis de 2004 ont été totalement ignorées par Israël. Aucun démantèlement, même partiel, n’a eu lieu. Israël a poursuivi la construction du mur et la politique de colonisation n’a jamais cessé. Une accélération sans précédent de la construction des colonies s’est même produite depuis 2009. Il y a actuellement plus de 600 000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, contre moins de 380 000 en 2004. Aucune restitution des biens fonciers et immobiliers saisis n’a eu lieu. Aucune indemnisation des Palestiniens ayant subi un préjudice matériel n’a été effectuée.

Par ailleurs, la Cour dégage trois obligations à la charge des Etats membres de la communauté internationale : ne pas reconnaître la situation illicite créée par Israël ; ne pas prêter aide ou assistance au maintien de cette situation ; et faire respecter par Israël le droit international.

Bienvenue en FRANCE Dessin

FABIUS viré par NETAHYAHOU

HOLLANDE et ISRAËL Dessin

VALLS et HOLLANDE déguisé en CRS GAZA

Qu’a fait la France depuis 10 ans pour se conformer aux trois obligations énoncées ?

La France a globalement respecté son obligation de ne pas reconnaître la situation illicite : elle continue dans ses déclarations publiques à rappeler le caractère illégal du mur et des colonies et à demander la fin de la colonisation.

S’agissant de ces deux autres obligations, elle n’a rien fait ou presque. Par sa passivité actuelle, elle contribue au renforcement de la viabilité économique, démographique et territoriale des colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Quelques exemples suffisent à le montrer. Des entreprises françaises – y compris publiques – conduisent des activités commerciales ou financières dans les colonies: citons, parmi d’autres, Dexia, Orange, Veolia ou Alstom. La France importe chaque année plusieurs dizaines de millions d’euro de marchandises fabriquées et de produits agricoles récoltés dans les colonies. Sodastream, qui fabrique des machines à gazéifier les boissons dans la colonie de Maale Adoumim, fait la promotion de ses produits, notamment sur France 2, une chaîne de télévision pourtant de service public. Des associations françaises, ayant pignon sur rue en Israël, participent au financement des colonies. Plus de 8 000 Franco-israéliens vivent dans les colonies et y ont acquis des biens immobiliers. Certains commettent des actes violents contre les Palestiniens en toute impunité.

Tout récemment, sur le site du ministère des Affaires étrangères, une information peu lisible mais réelle, précise que les activités d’entreprises françaises dans les colonies sont à déconseiller. C’est un petit pas à noter.

Boycott Israël

Il faut cependant aller plus loin pour que la France mette ses actes en conformité avec sa position publique et le droit international. Le dixième anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice en fournit l’occasion. Ainsi, avec de nombreuses associations, nous demandons donc à l’Etat français d’engager les mesures suivantes :

-  exclusion des colonies de tous les traités bilatéraux et de coopération avec Israël : ils doivent inclure une clause territoriale claire limitant explicitement leur application au territoire israélien proprement dit.

- instauration d’un mécanisme effectif de vérification que les activités bilatérales ne profitent pas aux colonies.

- interdiction de toute activité publique de coopération, de recherche ou d’enseignement dans les colonies.

- interdiction de l’importation en France des produits manufacturés dans les colonies ou des biens agricoles qui y sont récoltés.

- interdiction faite aux entreprises françaises d’investir et d’entretenir des relations économiques avec ou dans les colonies.

- interdiction faite aux entreprises françaises de conserver ou de prendre des participations dans des entreprises israéliennes ayant des activités dans les colonies.

- exclusion des marchés publics de toutes les entreprises israéliennes, françaises et étrangères implantées ou opérant dans les colonies.

- adoption de directives à l’attention des voyagistes afin d’éviter toute forme de soutien à des entreprises et des sites touristiques dans les colonies.

- dissolution des associations françaises participant au financement des colonies.

- interdiction de toutes les transactions financières émanant de citoyens, d’organisations et d’entreprises à destination des colonies.

- adoption de mesures visant à prévenir l’installation de colons français et l’achat de biens immobiliers dans les colonies.

- déclenchement de poursuites pénales contre les citoyens français qui, comme colons ou comme volontaires dans les unités de l’armée israélienne déployées en Cisjordanie, commettent des actes de violence à l’encontre de la population civile palestinienne.

- abrogation de la circulaire Alliot-Marie de 2010 qui criminalise les actions citoyennes pacifiques exigeant le respect du droit international.

Il s’agit de mesures simples qui pourraient être mises en œuvre rapidement. Elles permettraient à la France de montrer qu’elle refuse toute forme de complicité avec une politique de spoliation des terres et de transfert de population civile qu’aussi bien le Statut de la Cour pénale internationale que le droit pénal français qualifient de crime de guerre.

Par William Bourdon, avocat, Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice honoraire, François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles, Jean-Claude Lefort, président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, Ghislain Poissonnier, magistrat, Dominique Vidal, journaliste et historien.

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/090714/cesser-toute-forme-de-soutien-la-colonisation-israelienne

Israël lance l’opération

« Bordure protectrice »

dans la bande de Gaza

Aéronef israëlien bombardant GAZA

Aéronefs israéliens attaquent vers GAZA

Carte des forces en présence ISRAËL GAZA

Lettre ouverte

à

François HOLLANDE

et autres racistes

qui nous gouvernent

INVESTIGATION EXCEPTIONNELLE ! IL FAUT CESSER TOUTE FORME DE SOUTIEN A LA COLONISATION ISRAELIENNE: LES CRIMES CONTRE L'HUMANITE D'ISRAËL (Investigation de Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES Christophe_Oberlin

Christophe Oberlin est Chirurgien des hôpitaux et professeur de médecine à la faculté Denis Diderot à PARIS. Il participe depuis trente ans à des activités de chirurgie humanitaire et d’enseignement au Maghreb, en Afrique sub-saharienne et au Moyen Orient. Depuis 2001, il dirige régulièrement des missions chirurgicales en Palestine, particulièrement dans la bande de Gaza. Il témoigne aussi de ce qu’il observe sur le terrain, à travers interviews, articles de presse et activités associatives. (Source : Silvia Cattori

Attention : images très choquantes
4 enfants tués sur une plage de GAZA ils jouaient au foot
(Photo: Des enfants sur une plage jouent au foot;
TSAHAL les tue !)
(Photo: Un enfant amené en urgence
par un secouriste)
Enfant arrivant dans un hôpital à GAZA
Vous président, voulez-vous que je vous montre les photos des enfants palestiniens coupés en deux par les bombes israéliennes ?
Vous président, savez-vous qu’un enfant palestinien est tué par Israël chaque trois jours, depuis dix ans ?
Vous président, vous vous inscrivez dans la lignée d’une classe politique détestable : celle qui a fait fonctionner la guillotine pendant la guerre d’Algérie, celle qui a signé pour l’assassinat de Larbi ben Mhidi, celle de l’expédition de Suez, celle qui a donné la bombe atomique à Israël.
Vous président n’avez décidément rien retenu des cours d’histoire et des cours de droit de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
Vous président, alors qu’Israël agrandit tous les jours son territoire par la force, vous prétendez nier le droit des Palestiniens à résister par la force ?
Vous président, en soutenant un état qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la charte des Nations Unies !
Vous président, par la coopération militaire que vous entretenez avec Israël, vous êtes juridiquement complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Vous président, alors que les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine, en soutenant la minorité vous niez la démocratie !
Vous président, je vous accuse de l’une des pires formes de racisme : le racisme en col blanc !
Vous président, vos déclarations n’engagent que vous, vous êtes la honte de la France !
Open letter to François Hollande
and to the other racists who lead us

Enfant blessé dans hôpital à GAZA HORRIBLE

Enfant dans un hôpital à GAZA

Enfant de GAZA détruit par des bonbardements israéliens HORRIBLE

Mister President, do you want me to show you the pictures of the Palestinian children hacked to pieces by Israeli bombs?
Mister President, do you know that one Palestinian child has been killed by Israel every three days for ten years?
Mister President, you keep with the general pattern of a hateful political class: that same class that operated the guillotine during the Algerian War; that was behind Larbi ben Mhidi’s assassination; that organized the Suez War; that gave Israel the bomb.
Mister President, you remember absolutely nothing from the history and law courses of Paris Institute of Political Studies.
Mister President, while Israel extends every day its territory by force, why do you refuse to recognize the Palestinians’ right to resist by also resorting to force?
Mister President, while supporting a state which extends its borders by force, you infringe the United Nations Charter!
Mister President, while keeping up military cooperation with Israel, you are legally party to war crimes and crimes against humanity.
Mister President, while the Palestinian people is a majority on the whole Palestinian territory, you support the minority and doing so you deny democracy!
Mister President, I accuse you of one of the worst types of racism: white-collar racism!
Mister President, your statements only involve yourself! You are a disgrace to France!

Enfant gravement blessé à GAZA

Enfant hôpital GAZA HORRIBLE

رسالة مفتوحة الى فرنسوا هولند
و الى العنصريين  الذين يحكموننا

أيها الرئيس
هل تريد ان اريك صور اطفال فلسطينيين قطعت أجسادهم قسمين بالقنابل الإسرائيلية ?

أيها الرئيس
أتدري أن إسرائيل تقتل طفلا فلسطينيا واحدا كل ثلاثة أيام و هذا  منذ عشر سنوات ?

أيها الرئيس
إنك تسير في خط سياسي  حقير , إنه الخط الذي قطعت به الرؤوس في الجزائر , انه خط قتل العربي بن مهيدي , إنه خط الغارة على قناة السويس , انه الخط الذي أعطى  إسرائيل القنبلة النووية

أيها الرئيس
لعلك لم  تستفد من دروس التأريخ التي درستها في معهد العلوم  السياسية بباريس

أيها الرئيس
في الحين الذي تزيد إسرائيل من مساحتها بالقوة , تنكر انت حق الفلسطينيين في الدفاع بالقوة ?

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  في زيادة مساحتها يعتبر تعدي على ميثاق الأمم المتحدة

أيها الرئيس
بالتعاون العسكري مع إسرائيل تعتبر قانونيا شريك في جرائم الحرب و جرائم ضد الإنسانية

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  مع أن الفلسطينيين أكثرية في فلسطين يعتبر تجاهلا للدمقراطية

أيها الرئيس
اتهمك بشر أنواع العنصرية : العنصرية  بعنق أبيض

أيها الرئيس
إن تصريحاتك  تلزمك انت فقط : إنك عار فرنسا

Les mensonges médiatiques
dénoncés par une journaliste…
de RUSSIA TODAY !
Media_sur_Gaza ARMES A FRAGMENTATION dans REFLEXIONS PERSONNELLES

 Palestine:

Musique ZEBDA

pour la cause Palestinienne

« Une vie de moins »

Les pierres de GAZA

le silence des mosquées

FREE PALESTINE !

La routine…pour Tsahal…

Armée de Défense

d’ISRAËL:

La désinformation

institutionnalisée.

Comment Tsahal identifie et frappe les sites du Hamas ?

La désinformation

poussée à son extrême

Vidéo trouvée sur le site de Elad RATSON, diplomate Directeur de la Communication à l’Ambassade d’ISRAËL en FRANCE !

« L’armée israélienne cible uniquement les sites utilisés par les terroristes de la bande de Gaza et fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter les pertes civiles. C’est grâce à la technologie développé en Israël qu’elle est capable d’atteindre cette précision. »

« Frappes chirurgicales de sites terroristes »

Operation

ordure destructrice !

TSAHAL et son action

La boucherie de GAZA

Enfant mort GAZA dans hôpital Une HORREUR

Par Eduardo Galeano (*)

GAZA :

Enfant porté par secours GAZA

Enfants blessés à GAZA 1

Enfants blessés à GAZA 2

“Un peuple qui paye avec le sang

un compte qui ne lui appartient pas”

Enfants Gazaouis blessés

Face à la nouvelle avancée de l’armé israélienne sur Gaza, Pressenza republie un texte d’Eduardo Galeano. Le texte, lucide et tristement toujours valable, date de novembre 2012. Voir aussi l’article ‘The real conflict’.

Pour se justifier, le terrorisme d’État fabrique des terroristes : il sème la haine et cueille des alibis. Selon ses auteurs, cette boucherie de Gaza veut terminer avec les terroristes, mais tout indique qu’elle finira par les multiplier.

Depuis 1948, les Palestiniens sont condamnés à l’humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent même pas respirer sans autorisation. Ils ont perdu leur pays, leur terre, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n’ont même pas le droit de choisir leurs dirigeants. Lorsqu’ils votent pour celui qu’ils ne devraient pas voter, ils sont punis. Gaza est en train d’être punie. Elle est devenue un piège sans issue depuis que le Hamas a remporté les élections en 2006. Quelque chose de semblable s’est passé en 1932, lorsque le Parti Communiste a remporté les élections au Salvador. Baignés dans le sang, les Salvadoriens payent sa mauvaise conduite et vivent depuis sous des dictatures militaires. La démocratie est un luxe que tout le monde ne mérite pas.

Les tunnels du HAMAS

(Photo: Les tunnels du HAMAS)

-Les tunnels-

Ce que présente TSAHAL:

« Ouvertures de tunnels terroristes

détruits par Tsahal »

« Tsahal frappe l’ouverture d’un tunnel terroriste de la bande de Gaza et, immédiatement après, les autres ouvertures du tunnel explosent, révélant la longueur et le tracé du tunnel. »

Osama HAMDAM Chef du HAMAS

-NOTA: Il est clair que le HAMAS

n’est pas « blanc comme neige »

notamment avec la population gazaoui-

Fils de l’impuissance ces roquettes artisanales que les militants du Hamas, retranchés dans la bande de Gaza, tirent maladroitement sur les terres qui avaient été palestiniennes et que l’occupation israélienne a usurpé. Et la détresse, au bord de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient le droit à l’existence d’Israël, des cris sans aucune efficacité, alors que la guerre d’extermination très efficace nie depuis des années le droit d’existence de la Palestine. La Palestine est déjà faible. Petit à petit, Israël l’efface de la carte.

Les colons envahissent, et derrière eux les soldats corrigent la ligne de frontière. Les balles rendent sacrée la dépossession, au nom d’une légitime défense du territoire. Il n’y a pas de guerre agressive qui ne se proclame pas comme une guerre défensive. Hitler envahit la Pologne pour empêcher la Pologne d’envahir l’Allemagne. Bush a envahi l’Irak pour empêcher l’Irak d’envahir le monde. Dans chacune de ses guerres défensives, Israël a avalé un nouveau morceau de la Palestine, et les déjeuners continuent. La dévoration est justifiée par les titres de propriété donnés par la Bible, par les deux mille ans de persécution que le peuple juif a souffert, et par la panique générée par la chasse aux palestiniens.

Fillette blessée à GAZA après des tirs de chars israéliens

L’Israël est le pays qui ne respecte jamais les recommandations et les résolutions de l’ONU, qui ne respecte pas les décisions des tribunaux internationaux, qui ne subit pas les jugements du droit international, il se moque des lois internationales et il est aussi le seul pays qui a légalisé la torture des prisonniers. Qui lui a donné le droit de refuser tous les droits ? D’où vient l’impunité avec laquelle Israël exécute le massacre de Gaza ? Le gouvernement espagnol n’a pas pu bombarder impunément le pays basque pour finir avec la ETA ou le gouvernement britannique n’a pas pu dévaster l’Irlande pour liquider l’IRA. Est ce que l’Holocauste implique une politique d’impunité éternelle ? Ou le feu vert provient du pouvoir que Israël a sur le plus fidèle de ses vassaux ?

L’armée israélienne, la plus moderne et sophistiquée du monde, est en connaissance de cause de celui auquel elle s’attaque. Elle ne tue pas par erreur. Elle tue par abjection. Les victimes civiles sont appelées dommages collatéraux, selon le dictionnaire des autres guerres impériales. A Gaza, trois sur dix sont des dommages collatéraux. Reste à ajouter des milliers de mutilés, victimes de la technologie de mutilation humaine que l’industrie militaire teste avec succès dans cette opération de nettoyage ethnique.

F-16 Israélien décollant avec ses armes

(Photo: Image tirée d’un document de l’armée israélienne

pour indiquer que tout est calculé pour éviter les morts des civils)

Et comme d’habitude, toujours la même chose : à Gaza, cent contre un. Pour chaque cent Palestiniens tués, un Israélien mort.

Les personnes dangereuses préviennent un autre bombardement, en charge de la gestion des moyens massifs de manipulation. Ils nous invitent à croire qu’une vie israélienne vaut autant qu’une centaine de vies palestiniennes. Et les médias nous invitent aussi à croire qu’elles sont humanitaires les deux cents bombes atomiques d’Israël, et finalement qu’une puissance nucléaire appelé l’Iran a anéanti Hiroshima et Nagasaki.

La soi-disant communauté internationale, existe t-elle ? N’est-elle qu’un club de marchands, de banquiers et de guerriers ? Est-ce quelque chose, mis à part du nom artistique qu’utilisent les États-Unis lorsqu’ils font du théâtre ?

GAZA Chariot médical plein de sang

Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale brille à nouveau. Comme toujours, l’indifférence, les discours vides, les déclarations creuses, les déclamations sonores, les positions ambiguës, rendent hommage à l’impunité sacrée.

Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours, les pays européens se frottent les mains.

La vieille Europe, tant capable de la beauté et de la perversité, verse une larme tout en célébrant secrètement ce coup de maître. Parce que le chasse des Juifs a toujours été une tradition européenne, mais depuis un demi-siècle cette dette historique est encaissée par les Palestiniens, qui sont aussi des sémites et qui ne l’ont jamais été, ni antisémitistes non plus. C’est eux qui payent avec le sang, un compte qui leur appartient pas.

Cet article est dédié à mes amis juifs tués par les dictatures latino-américaines sous la tutelle d’Israël.

(*) Eduardo Galeano, Écrivain et journaliste uruguayen, célèbre pour avoir écrit ‘Les veines ouvertes de l’Amérique latine’.

Publié dans le quotidien mexicain La Jornada, le 28 novembre 2012http://www.jornada.unam.mx/2012/11/28/mundo/034a1mun

Traduction, Kei Tanikawa et Fréquences Latines

ISRAËL utilise
de très nombreuses
armes illégales
au regard
du Droit International
Bébé et avion israélien DESSIN
GAZA Enfant gravement blessé porté par des secouristes

Les combats redoublent à GAZA et tous les médias se TAISENT

pour ne pas dire la VERITE sur les armes employées.

GAZA Homme blessé porté

ISRAËL utilise des armes
à fragmentation
avec des fléchettes
Intérieur obus à fléchettes
ISRAËL utilise des armes à fragmentation avec des fléchettes
http://www.theguardian.com/world/2014/jul/20/israel-using-flechette-shells-in-gaza?CMP=twt_gu

Israël utilise le DIME,

une arme particulièrement

effroyable

US Air Force – Explosif DIME et Small Diameter Bomb GBU-39

Le Dense Inert Metal Explosive (DIME) est un puissant explosif expérimental actuellement testé par l’US Air Force. Sa production a commencé au début des années 2000. La bombe guidée par laser GBU-39 Small Diameter Bomb a été spécialement conçue pour lui servir de vecteur et possède un pénétrateur à l’URANIUM « appauvri » !SDB3 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI
Développement et caractéristiques
DIME est l’acronyme de « Dense Inert Metal Explosive », un explosif expérimental testé par l’US Air Force et dont la production a commencé au début des années 2000. C’est un mélange homogène d’une matière explosive puissante (HMX ou RDX) et de fines particules d’un alliage de métaux lourds inertes, tels le tungstène, le nickel ou le cobalt.C’est une arme prévue pour limiter le rayon de souffle (blast radius) à quelques mètres, permettant ainsi d’éviter au maximum les dommages collatéraux. Mais à l’intérieur de ce cercle, l’explosif a un grand pouvoir léthal.L’arme DIME se compose de deux éléments: l’explosif proprement dit, et le vecteur, c’est-à-dire la bombe ou le missile employé. Elle se compose d’une enveloppe en fibre de carbone contenant l’explosif mélangé à des microshrapnels, ceux-ci consistant de très petites particules (1-2mm) ou une poudre d’alliage de métaux lourds à base de tungstène, nickel, cobat ou fer, « Heavy Metal – Tungsten Alloy » (HMTA).Il existe deux types d’alliage HMTA:- « rWNiCo »: tungstène (91–93%), nickel (3–5%) et cobalt (2–4%).
– « rWNiFe »: tungstène (91–93%), nickel (3–5%) et fer (2–4%).Contrairement aux enveloppes en métal des bombes conventionnelles, qui se transforme en milliers de shrapnels, l’enveloppe en fibre de carbone se désintègre en particules microscopiques. C’est la poudre d’alliage HMTA qui agit en tant que microshrapnels dans un faible rayon, de 4m autour du centre de l’explosion. A l’extérieur de ce cercle, ces microshrapnels perdent très vite leur énergie cinétique et retombe dans un rayon dix fois plus important que celui de l’explosion, environ 40m.Ces caractéristiques augmentent le pouvoir léthal dans le premier rayon de 4m, tandis qu’ils le diminuent fortement dans le rayon de 40m. Dans le rayon des quatre mètres, les microshrapnels causent d’importantes lésions et des dommages importants sur la matière vivante et les tissus: derme, muscle et os. Les blessures occasionnées aux survivants dans ce rayon conduisent généralement à l’amputation des membres.
Risque cancérigène des métaux lourds
L’utilisation de ce nouveau type d’explosif a tout de même un effet pervers: l’absorption des microshrapnels HMTA par l’organisme, la peau et les tissus chez des survivants favorise l’apparition de cancers. Les microparticules de tungstène, cobalt et nickel induisent à court terme des transformations néoplasiques de cellules ostéoblastes humaines en tumeurs. (1)Une étude récente effectuée en 2005 par l’ »US Department of Health and Human Services » sur des rats, montre que les microparticules HMTA provoquent l’apparition de rhabdomyosarcomes. (2)La cancérogénicité de l’alliage de tungstène par leur teneur de nickel (3-5%) utilisé dans les armes DIME. Cependant, le tungstène et le trioxyde de tungstène peuvent également causer l’apparition de cancers, comme l’ont démontrer des expériences effectuées sur des animaux. (3)Les blessures provoquées par les armes DIME sont considérées comme inopérables, en raison même de la taille des microshrapnels, qui ne peuvent pas être enlevés chirurgicalement.(1) « Neoplastic transformation of human osteoblast cells to the tumorigenic phenotype by heavy metal–tungsten alloy particles: induction of genotoxic effects« . Carcinogenesis, Vol. 22, No. 1, 115-125, January 2001.
http://carcin.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/22/1/115(2) « Embedded Weapons-Grade Tungsten Alloy Shrapnel Rapidly Induces Metastatic High Grade Rhabdomyosarcomas in F344 Rats« , by the National Institute of Environmental Health Sciences.
http://www.afrri.usuhs.mil/www/outreach/pdf/tungsten_cancer.pdf(3) Dense Inert Metal Explosive (DIME) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/dime.htmSmall Diameter Bomb (SDB) GBU-39Les armes DIME sont particulièrement utiles dans le cadre d’une guerre asymétrique, puisqu’en raison de leur faible rayon léthal, elle permettent de frapper avec précision des cibles, y compris dans des zones de forte densité de population.La bombe guidées par laser GBU-39 « Small Diameter Bomb » (SDB) a été spécialement conçue pour servir de vecteur à l’explosif DIME. C’est une bombe de petites dimensions developpée par « Boeing Integrated Defense System » à partir de 2001. Elle pèse 129kg (285lb) et mesure 1.8m de long sur 19cm de large.Son enveloppe est en fibre de carbone. Elle est équipée d’une tête explosive DIME AFX-757 de 17kg (38lb) et d’un système de navigation inertielle par GPS.sdb-dvd-433-07 ARMES AU PHOSPHORE
La Small Diameter Bomb se décline en deux variantes:- GBU-39. Avec une « probabilité d’erreur circulaire » (CEP) de 5-8m, utilisé contre des cibles fixes tels que bunkers, dépôts, etc. Son CEP et sa précision lui permettent de limiter au maximum les dommages collatéraux.- GBU-40. Equipée de détecteur thermique et d’un appareil de reconnaissance d’objectifs, elle est utilisé contre des cibles mobiles: chars, postes de commandement, ou tout autre véhicule.Les faibles dimensions de la SBD permettent une capacité d’emport de quatre bombes sur chaque pylone d’armement de voilure, ou un pylone central sous fuselage. Les GBU-39/40 sont actuellement intégrées au système d’arme du F-15 Strike Eagle. Mais le programme de développement de l’arme leur permettront à l’avenir d’être également utilisées par des F-16 Fighting Falcon, F-22 Raptor, F-35Lightning II, A-10 Thunderbolt, B-1B Lancer ou B-2 Spirit.Des tests préliminaires de largages ont été effectués en septembre 2007 sur un F-22. En septembre 2008, le Congrès des Etats-Unis autorisa la vente de 1000 GBU-39 SDB à Israel. La GBU-39B possède le même pouvoir de pénétration qu’une BLU-109 de 1000kg (2000lb): 2.4m de profondeur. C’est l’arme idéale pour frapper des cibles souterraines.En décembre 2008/janvier 2009, Tsahal fut suspecté d’avoir utilisé ce type d’arme contre des objectifs du Hamas dans la Bande de Gaza. Mais le gouvernement israélien démentit ces informations.Le 1er mai 2009, la firme Raytheon annonça qu’il avait terminé avec succès le premier test en vol de la GBU-53B « Small Diameter Bomb II », qui possède un détecteur de cibles tri-mode avec la technologie développée pour le programme NLOS-L-S du « Missile d’Attaque de Précision ».Sources principales disponibles:1° Dense Inert Metal Explosive (DIME) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Dense_Inert_Metal_Explosive2° Dense Inert Metal Explosive (DIME) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/dime.htm3° GBU-39 Small Diameter Bomb (SDB) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/GBU-39_Small_Diameter_Bomb4° Small Diameter Bomb Focused Lethality Munition (FLM) (globalsecurity.org).
http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/sdb-flm.htm5° Non-Line-Of-Sight-Launch-System (NLOS-L-S) (wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Precision_Attack_Missile
http://jacqueline-devereaux.blogspot.fr/2009/05/us-air-force-explosif-dime-et-small.html
ISRAËL utilise des armes
au phosphore
Bombes au phosphoreMunitions au phosphore
(Photo: Armes au phosphore)
 LE MISSILE TAMMOUZ

Il a une portée de 20 kilomètres et voyage à une vitesse de 220 mètres par seconde, en silence, permettant de prendre l’ennemi par surprise. Le missile peut également être utilisé contre des cellules et des sites d’activités terroristes. La capacité du ’Tammouz’ vient de son principal avantage : il peut atteindre aussi bien des cibles statiques que des cibles en mouvement. Ce système est équipé d’une caméra spéciale qui permet au missile de suivre sa cible jusqu’à ce qu’il l’atteigne.

Vidéo : Le missile ‘Tammouz’ parvient à atteindre une cible en mouvement

 Le Namer

Tsahal utilise le Namer, un véhicule blindé semblable au Merkava, depuis 2008. C’est le véhicule de combat le plus récent et le plus avancé dont l’armée s’est équipée. Les missiles anti-chars et les explosifs ne sont plus une menace.
Le Namer est équipé du système de défense active ‘Trophée’, ainsi que d’une unité de conditionnement d’air interne qui lui permet de voyager en toute sécurité.

Char israélien NAMER

 LE SKYLARK

Le «Skylark I-LE» est petit et léger. Il peut être porté par une seule personne et être prêt à voler en moins de huit minutes. Il dispose de trois heures d’autonomie de vol en toutes conditions et d’une caméra vidéo intégrée qui filme de jour comme de nuit et ce, quelles que soient les conditions météorologiques. Rapidement déployé et rapidement récupéré. LeSkylark est discret comme une souris mais précis comme les yeux d’un aigle.

Le MLRS

MLRS Armes israéliennes

Les armes

secrètes d’ISRAËL

Lieu de recherche SECRET DEFENSE israélien

(Photo: Un des lieux de recherche militaire secret de ISRAËL)

ISRAËL produit du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.

Selon différents rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Haaretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la Recherche Biologique, situé à Ness-Ziona, à côté de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens font partie du staff, qui depuis cinq décennies accomplit des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques.

En Israël la chape de secret a été en partie déchirée par l’enquête qu’a faite, avec l’aide de scientifiques, le journaliste hollandais Karel Knip. Il ressort en outre que des substances toxiques développées par l’Institut ont été utilisées par le Mossad pour assassiner des dirigeants palestiniens.

Des témoignages médicaux indiquent qu’à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont utilisé des armes de conception nouvelle : elles laissent le corps intact à l’extérieur mais, en y pénétrant, dévitalisent les tissus, carbonisent le foie et les os, et coagulent le sang. Ceci est possible avec la nanotechnologie, cette science qui projette des structures microscopiques en les construisant atome par atome. Au développement de ces armes participe aussi l’Italie, liée à Israël par un accord de coopération militaire et son premier partenaire européen dans la recherche & développement.

ISRAËL utilise des armes
à l’URANIUM « appauvri »
Les aéronefs de Israël balancent en toute tranquillité et en toute impunité leurs armes à l’URANIUM « appauvri » sur les populations de GAZA.
Armes UA et montage photo avec enfants dans les poussières Photo de Bushra SHANAN
(Photo: Gauche explosion d’armes à l’URANIUM « appauvri »
Droite: Trucage: Ces armes détruisent et tuent les enfants)
Personne ne crie au Monde que ces armes polluent les sols, les eaux et l’air avec, comme action machiavélique, une atteinte définitive de l’ADN…donc pour l’éternité du genre humain.
Bombardement UA sur GAZA
Une boule de feu énorme (De 3000 °C à 5000 °C), des fumées noires gigantesques chargées de nanoparticules CHIMIQUES et RADIOACTIVES, une destruction presque totale des lieux et des corps très fortement brûlés…voire FONDUS !
En outre, pour détruire vite, profondément et « efficacement » Israël est comme les autres pays utilisateurs de ces armes: ils ne larguent que des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » ! Une nouvelle fois, il y a une pollution majeure (et pour l’éternité) des sols, des eaux et de l’air avec comme conséquences une atteinte de l’ADN et une induction importante de pathologies diverses (morbidité) ou de mortalité rapide chez les autochtones. C’est donc, un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Bombardement à GAZA Photo REUTERS de IBRAHEEM ABU MUSTAFA

Boule de feu dans une maison à GAZA à l'arrivée du missile à UA

Destruction sur le vif d une maison à GAZA

Explosion à GAZA

Explosion à UA sur GAZA nuit du 17 juillet 2014Explosion armes à  UA sur GAZA

Le gouvernement Israélien est conscient de tout cela mais rentre dans une OMERTA totale ou nie carrément lorsque de rares questions sont posées…c’est la même attitude pour la France d’ailleurs !…D’où la classification SECRET DEFENSE.

Et tous ces Etats se voudraient donneurs de leçon…

Belle hypocrisie !

Explosion avec des armes a UA par ISRAËL
Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZA Photo de Mohammed SABER
Une preuve de l’utilisation
d’armes
à l’URANIUM « appauvri »
par ISRAËL:
Références d'un missile israélien retrouvé sur GAZA Guided Missile Surface Attack AGM 114F

La même arme utilisable par des drones, des hélicoptères ou des avions:

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

(Nota: arme de démonstration sans son chargement à l’URANIUM « appauvri » !)

RAPPEL:

Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZAExplosion UA sur GAZA par Israël

Explosion sur GAZA UA Photo AFP

GAZA:

GENOCIDE

A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

Explosion UA sur GAZA Photo AFP

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
Attaques à l'URANIUM appauvri sur GAZA
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
Chars israéliens dans la nature
Chars israéliensLes chars de ISRAËL prennent le pétrole des Arabes Dessin
Munitions israéliennes 2
Munitions israéliennesTir de missile d'un hélicoptère APACHE israëlien sur GAZA 8 juillet 2014  AFP JACK GUEZ
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
GAZA UA
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri »
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination. 
Tir d'obus d'un char israélien
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
Chef du Staff israélien militaire BENNY GANTZ
CRIME
Dessin GAZA ISRAËL
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
Dessin ISRAËL et GAZADessin le mur d'IsraëlDessin OBAMA et GAZA
GAZA cernée
GAZA Estampille TERRORISTGAZA ISRAËL La coupe de la GUERRE
GAZA une prison Dessin humoristique
Heil NETANYAHUHELP GAZA DESSIN
Israël et GAZA
Israël sur GAZA Tout le monde se taitNAZI et militaire Israélien
Les médias Israël et GAZALa télé GAZA et l'armée israëlienne
Le terroriste et le char israélien
ONU ignorance de GAZA
PARIS ROME LONDRES GAZALes bombes sur GAZA Un SPECTACLE
(Montage photo: Pour certains israéliens, regarder crever les Gazaouis
est un spectacle)
USA GAZA et les pays aux ordres
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité. 
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste« a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale. 
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74. Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israéliennedans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre
et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
Explosion d'armes à l'URANIUM appauvri à GAZA Photo de Mohammed SABER
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.

EXCEPTIONNEL.

L’UTILISATION D’ARMES

A L’URANIUM « APPAUVRI »:

EXEMPLE TECHNIQUE A GAZA

(Jean-Marie MATAGNE / ACDN)

L’ utilisation d’armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI »

à GAZA

pendant l’opération « Plomb Durci » (II)

EXCEPTIONNEL.L'UTILISATION D'ARMES A L'URANIUM

(Jean-Marie MATAGNE / 4 août 2009)

2ème partie:

- 10. Historique de la GBU-39
- 11. Un brevet ambigu
- 12. Gaza, terrain d’essai
- 13. « Le génocide de Gaza a commencé »
- 14. Lettre à M. Ban Ki-moon : les Nations Unies doivent enquêter
- 15. L’art de l’esquive
- 16. La GBU-39B : portrait au 20 mai 2009
- 17. Combien d’uranium, et où ?
- 18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza
- 19. Les enjeux
- 20. La charge de la preuve
- 21. Dernière minute : la preuve est là
- Conclusion : un seul camp, celui de l’humanité

Voir la 1ère partie


10. Historique de la GBU-39

Contrairement aux bombes « gravitationnelles » qui tombent d’un bombardier lorsque celui-ci survole sa cible ou s’en approche, la « bombe intelligente GBU-39″ est capable, grâce aux ailes qu’elle déploie une fois lancée par l’avion porteur, de profiter de son énergie cinétique pour « planer » en descendant, et atteindre une cible située (suivant l’altitude de lancement) jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Elle peut même effectuer, selon certaines sources, un arc de cercle pour frapper une cible située derrière l’avion qui l’a lancée. En contact avec les installations au sol sur le théâtre d’opération, elle est guidée par un système de positionnement GPS et de calcul de trajectoire qui lui permet de modifier celle-ci pour atteindre sa cible avec une précision à l’arrivée de l’ordre du mètre. Ce système préprogrammé peut en outre être reprogrammé par l’équipage juste avant le lancement. Chaque bombe peut avoir sa cible.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003 pour développer cette « bombe de faible diamètre » (SDB-Small Diameter Bomb) après une sévère compétition où elle a été accusée -et convaincue- de corruption.

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu.

A cette occasion, le Maj. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre l’USAF et les différents fournisseurs, déclarait :

« Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options létales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme.« 

D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’une seule bombe ordinairement beaucoup plus lourde. Le lancement de chaque bombe est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre « létalité » (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de « dommages collatéraux ». Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de « troupes amies »… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les « lois de la guerre » et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre « anti-guérilla » ou « anti-terroriste »…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E « Strike Eagles » appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak. Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :

« Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.

« La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations « Iraqi Freedom » et « Enduring Freedom ». Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci.« 

Le 19 décembre 2006, la firme Boeing annonce que l’US Air Force lui verse 80 millions de dollars – sans doute à titre d’à-valoir – pour une première commande de 1600 SDB1 et divers équipements associés à la bombe. Il ne s’agit que d’un premier contrat, puisque « Boeing fabriquera plus de 24 000 SDB1 et 2000 supports livrables d’ici à 2015″.


11. Un brevet ambigu

« Bombe guidée » et de « petit diamètre », la GBU-39 ou SDB1 est le type même de « petite bombe intelligente » (« small smart bomb ») et autres « systèmes d’armes employant le même principe », que décrit le brevet « US Patent App.11/541,207, 2006 ». Ce brevet est accordé à MM. SD Roemerman et JP Volpi – sûrement connus de la firme Boeing. Il est publié le 12 juillet 2007 mais semble remonter à novembre 2006, le mois précédant la commande de 1600 bombes passée à Boeing par l’USAF. En tout cas, c’est bien la GBU-39 qui est visée et protégée en priorité par ce brevet : elle y est expressément citée au § 43, ainsi que dans le tableau 2, continué page 8, colonne « Remarks », où elle est citée avec son poids effectif de 285 livres comme étant « la » SDB concernée par le brevet.

A la page 7 de ce document, le § 33 cite « le zirconium » comme exemple de « matériau pyrophorique » pouvant être incorporé dans une « petite bombe intelligente ». Le § 34 explique que « les matériaux non-explosifs auxquels ce document s’applique sont essentiellement inertes dans des environnements normaux et dans des conditions favorables » (« the non-explosive materials applied herein are substantially inert in environments that are normal under benign conditions »). Ce qui veut dire que « dans des conditions normales de manipulation » (« in normal handling »), ils ne risquent pas de « devenir destructeurs d’une façon soit explosive, soit incendiaire » (« to become destructive in an explosive or an incendiary manner ») car « le facteur explosif potentiellement létal est minime ou inexistant. »

Or, voici la liste de ces « matériaux sélectionnés » (selected materials) cités en exemple pour leur « inertie » : « le tungstène, l’acier trempé, le zirconium, le cuivre, l’uranium appauvri, et autres matériaux de ce genre » « (e.g. tungsten, hardened steel, zirconium, copper, depleted uranium and other like materials) ».

L’uranium appauvri ! Dans un texte juridique où chaque mot compte et peut coûter ou rapporter des millions de dollars, rien n’est laissé au hasard. Alors pourquoi avoir cité un produit aussi « mal famé » que l’uranium appauvri ? Serait-il cité là par erreur, par inadvertance, ou parce que ce serait un matériau « exemplaire » ? Non, certes. Mais parce qu’il faut l’avoir cité au moins une fois dans la « patente » pour que sa mise en oeuvre soit, à l’avenir, protégée de la concurrence devant les tribunaux. Une fois, mais pas plus et en passant, dans une énumération, pour éviter d’attirer l’attention sur « ce genre de matériau ».

Voilà sans doute pourquoi il n’est pas repris dans le tableau 1 qui, sur la même page, énumère les matériaux entrant dans la composition d’une « petite bombe intelligente », avec, pour chacun, sa fonction, sa nature, sa densité, son poids et son volume.

Sont cités : en première ligne, le tungstène, en tant que « ballast » (il est donc retenu ici avant tout pour son poids, et c’est justement le principal mérite de l’UA). Puis l’aluminium, le pyrex, l’acier, des matériaux électroniques divers, des polymères et enfin l’explosif (sans indication de poids). Le nom de la bombe n’est pas donné. Le poids total, étonnamment précis, est aussi dérisoirement petit (25,036 livres). En fait il faut le multiplier par 10 (donc aussi le poids des composants) pour obtenir le poids réel : 250 livres – sans compter le poids d’explosif. Ce qu’il faut retenir du tableau, c’est surtout le rapport de poids entre les différents matériaux. Sur 25,036 livres, le « ballast » en « tungstène », représente à lui seul 20,239 livres, soit plus de 80 % du poids total, hors explosif. Et si l’on multiplie par dix : 202,39 livres. Soit approximativement 80 kg.

Hypothèse : l’« uranium appauvri » dont il est question au § 33 a été remplacé, dans le tableau 1, par le mot « tungstène ». Procédez à l’opération inverse : remplacez « tungstène » par « uranium appauvri », et vous avez le poids d’UA dans une SDB1 : 80 kg. Ou peut-être un peu moins, s’il entre dans un alliage dont les autres composants ne sont pas cités, secret industriel oblige… Hypothèse, bien sûr !


12. Gaza, terrain d’essai

Le coût réduit de la GBU-39 (mais les estimations varient : de moins de 30 000 $ – prix d’ami pour l’USAF – à 100 000 dollars pièce, tout de même…) est intéressant pour les clients en général et Israël en particulier (pour qui il est question quelque part de 67 000 $ l’unité). Il se peut même qu’en échange de son expérimentation massive sur le terrain, in vivo, Israël ait bénéficié d’une grosse ristourne, voire d’une livraison gratuite. Car on ignore en fait les conditions réelles du transfert… et Boeing a nié officiellement y avoir procédé ! Alors qui ?

L’ensemble de ses caractéristiques fait de la GBU-39B, version SDB1, l’arme idéale pour l’offensive contre Gaza.

Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a également été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement aboutisse fin 2009, les essais de qualification étant programmés pour avril 2009. Rien n’autorise à penser que l’armée de l’air israélienne ait déjà disposé de tels engins en décembre 2008, dont elle n’avait d’ailleurs nul besoin – à moins bien sûr que « Plomb durci » ait aussi servi de banc d’essai à quelques prototypes de SDB2.

La capacité de pénétration de la GBU-39 permet de détruire aussi bien les sites enterrés de lancement de roquettes que les tunnels ou les boyaux souterrains du « corridor Philadelphie ».

Sa précision permet d’atteindre des cibles fixes prédéfinies, tout en réduisant les « dommages collatéraux » dans la population civile – de surcroît avertie par tracts ou par téléphone mobile d’avoir à évacuer au plus vite les cibles, c’est-à-dire les maisons ou les sites liés d’après Tsahal aux infrastructures du Hamas, à la fabrication, au stockage ou au lancement de roquettes Qassam contre le sud d’Israël. Ce qui réduit d’autant le risque politique, juridique et diplomatique, d’être accusé de perpétrer des massacres et des crimes de guerre.

Avec la semi-vacance du pouvoir aux Etats-Unis pendant la période de transition entre l’administration Bush et l’administration Obama, présumée beaucoup moins favorable à une action militaire (on note d’ailleurs qu’Israël interrompt « Plomb durci » deux jours avant l’investiture d’Obama), avec l’expiration de la trève acceptée 6 mois plus tôt par le Hamas, avec les fêtes de fin d’année propres à détourner l’attention de l’opinion mondiale, la disposition et la maîtrise des GBU-39 par l’IAF (Armée de l’Air Israélienne) explique le « timing » de l’opération. Début septembre 2008, on l’a vu, le Congrès américain a autorisé la vente de 1000 exemplaires à Israël. Elles lui sont livrées début décembre. Il faut les rendre opérationnelles. Monter les racks sur les F15E. Préparer le support logistique. Entraîner les équipages. Le 19 décembre, la trève expire. Le 27 décembre, l’offensive aérienne commence. Un samedi, jour de shabat, histoire d’augmenter la surprise.

Le problème, c’est que la GBU-39, si elle limite les risques de crimes de guerre, entraîne le crime contre l’humanité. Il y a en effet « un souci » qui n’apparaît dans aucun descriptif : l’Uranium appauvri.


13. « Le génocide de Gaza a commencé »

Gaza est une étroite bande de terre hébergeant sur 360 Km2 près d’un million et demi d’habitants, avec une densité de 3823 habitants au Km2.

La coque des bombes GBU-39 contient de l’Uranium « appauvri », ce n’est qu’une façon de parler. Il est appauvri en U235, mais enrichi en U238 – qui perd la moitié de sa radioactivité en 4,5 milliards d’années.

L’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se transforme en particules radioactives extrêmement petites (micrométriques et même nanométriques, c’est-à-dire de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et tout type de masque à gaz. Les produits de toutes ces combustions d’uranium voyagent avec les mouvements de l’air, contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les organismes via la respiration, l’ingestion ou les moindres blessures. Ainsi, une partie de l’uranium se retrouve sous forme d’oxyde d’uranium radioactif invisible dans l’atmosphère que les populations respirent, tandis qu’une autre partie contamine les sols, les sous-sols, les nappes phréatiques, la végétation et la chaîne alimentaire.

Les conséquences de l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan et en Irak sont parfaitement connues, démontrées et dénoncées par de nombreux scientifiques - sinon tous, excepté ceux dont le salaire émarge aux budgets des armées américaine, française, israélienne… et autres. Elles ont été rendues dramatiquement visibles par les photos insoutenables de nouveaux nés mal formés.

On imagine sans peine les conséquences catastrophiques que de tels bombardements pourront avoir sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire… et ce d’autant plus qu’elle souffre de malnutrition chronique et de manque de soins, en raison notamment du blocus israélien.

Lorsqu’ils ont décidé de larguer des bombes GBU-39 contenant de l’UA sur des zones densément peuplées de Gaza, les responsables israéliens ne pouvaient pas ne pas en connaître les effets. Mais la population israélienne, dont on peut comprendre la lassitude et l’exaspération sous les tirs de Qassam et d’obus de mortiers, les connaît-elle, aujourd’hui encore ?

Se doute-t-elle que son gouvernement, tout en déclarant viser les dirigeants, les militants et les installations du Hamas, procédait, délibérément ou non, à un « nettoyage ethnique » lent de la population palestinienne, qui sera inéluctablement contaminée, et à une destruction de son environnement ? Mesure-t-elle le risque qu’elle court d’en devenir elle-même victime, puisque les mouvements atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières de Gaza ? Sait-elle que, même s’ils sont revenus indemnes ou légèrement blessés de cette opération terrestre, les soldats de Tsahal peuvent avoir été eux aussi marqués à vie dans leurs poumons, leur sang ou leur capital génétique par les effets de cette arme perverse ?


14. Lettre à Ban Ki-moon:

Les Nations Unies doivent enquêter

Le dimanche 18 janvier 2009, le jour même où Israël annonce qu’il cesse son opération militaire, nous envoyons par fax et par courriel une lettre au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Elle évoque les armes radioactives employées à Gaza, les précédents connus, en Irak, dans les Balkans et en Afghanistan, et poursuit :

« Le même malheur risque de survenir dans la bande de Gaza et dans les pays voisins, comme l’Egypte, la Jordanie, et Israël lui-même. En outre, les nanoparticules d’uranium en suspension dans l’atmosphère peuvent voyager beaucoup plus loin encore, de sorte qu’aucune partie de la planète ne se trouve à l’abri de leur contamination.

« En s’attaquant à l’ADN des cellules, l’uranium inhalé, ingéré ou passé dans le sang ne multiplie pas seulement les cancers et diverses pathologies, il s’attaque aussi au patrimoine génétique de ses victimes. Il contamine l’environnement pratiquement pour l’éternité, puisque l’U238, principal composant de l’UA, a une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années.

« Les armes à Uranium appauvri présentent donc un caractère génocidaire, voire anthropocidaire, et leur emploi relève du crime contre l’humanité.

« Nous avons conscience que seuls des prélèvements sur place et des analyses scientifiques approfondies, multiples, contradictoires et objectives, permettraient soit de vérifier nos craintes en mettant en évidence la présence de matières radioactives, soit de les écarter, ce dont nous nous réjouirions au plus haut point. Si des matières radioactives sont trouvées, des mesures d’urgence devront être prises pour décontaminer les lieux, informer et protéger la population dans toute la mesure du possible.

« C’est pourquoi nous vous demandons instamment de bien vouloir ordonner dans les plus brefs délais une enquête sur le terrain, à la recherche de traces radioactives. Nous présumons que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement pourrait en être chargé, puisque lors d’une précédente affaire sur laquelle l’une de nos associations avait eu l’occasion d’attirer votre attention et celle de l’AIEA, cette dernière nous a fait savoir que ce type d’enquête n’entrait pas dans le cadre de ses missions. »

La lettre est cosignée par Jean-Marie Matagne pour ACDN, Paolo Scampa, pour l’Association Internationale pour la Protection contre les Radiations Ionisantes (A.I.P.R.I.) et Alain Acariès, père d’un casque bleu de la FORPRONU (Balkans) décédé des suites d’une contamination -démontrée par les analyses d’un laboratoire italien- par des nanoparticules issues de l’usage d’armes à l’uranium appauvri, et par ailleurs secrétaire d’AVIGOLFE.

Ils suggèrent de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes  ». Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

Quatre mois plus tard (mai 2009), l’AIEA n’a pas trouvé un seul expert à envoyer sur le terrain. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien avait assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc qui sautait pourtant aux yeux de tout le monde, avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier et de se replier sur une deuxième ligne de défense : « ce sont des armes autorisées« . Oui, tout juste tolérées – mais tout de même pas contre des civils… Quant à la radioactivité des GBU-39, nous comprendrons plus loin pour quelles raisons techniques Tsahal croit pouvoir encore moins être prise « la main dans le sac ».


15. L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN, Jack Cohen, demande au ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y a ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère, il pose au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il reçoit cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » (« Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility. »)

Mais en analysant de près cette réponse, on s’aperçoit que, malgré ses allures de démenti, elle n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. Pour remonter la piste de l’uranium appauvri, il faudrait s’adresser aux laboratoires de l’USAF, ou au sous-traitant qui fournit le corps de bombe. Mais l’USAF, également interpellée par Jack Cohen, a sa réponse toute prête : « No comment ». Comme prévu.


16. La GBU-39B:

Portrait au 20 mai 2009

Les informations accessibles dans le domaine public et celles recueillies de plusieurs sources par Jean-François Fechino aboutissent, à ce jour et sous réserve des modifications qu’autorisera l’afflux de nouvelles informations, à dresser de la GBU-39B le portrait suivant :

La GBU-39B pèse au lancement 130 kg (285 livres anglaises, ou lb, la livre anglaise pesant 453,592 grammes). La bombe proprement dite pèse, si c’est bien le cas, 113 kg (250 lb).

La différence, soit 17 kg, correspondrait au « kit de navigation », lequel comprend :

  • une coque extérieure en carbone, très légère et très lisse, favorisant la pénétration dans l’air ;
  • rattachés à cette coque, un empennage et des ailes, eux aussi en carbone ; les ailes, repliées au départ, se déploient quelques secondes après le lancement, lorsque la bombe a pivoté sur elle-même de 180° ;
  • un servomoteur et des petits vérins permettant de déployer les ailes et de varier ultérieurement leur ouverture et leur orientation pour régler la trajectoire sde la bombe ;
  • un système anti-brouillage de positionnement GPS et de navigation (Advanced Anti-Jam GPS aided Inertial Navigation)

L’ensemble de ce kit explose à l’impact sur la cible.

La bombe elle-même pesant 113 kg, comprend :

  • un détonateur pouvant être programmé pour provoquer l’explosion juste avant, pendant ou après l’impact sur la cible, selon l’effet recherché ;
  • près de 23 kg d’explosif (50 lb soit 22,680 kg) : le tritonal, un dérivé de perchlorate d’ammonium dans lequel l’alumine a été remplacée par de la poudre d’UA (à hauteur de 10%), et auquel a été ajouté du fulminate.

Le tritonal est classé dans la catégorie des explosifs à haute énergie (HE), il se présente sous forme d’un solide légèrement pulvérulent qui réagit à la moindre étincelle électrique. On le coule en forme de boudin serré qui va se consumer à très haute vitesse et dégager un gaz qui, comprimé par l’enveloppe de la bombe, la fait exploser et voler en éclat, le tout à une vitesse de l’ordre du centième de seconde.

Cet explosif hyper puissant assure une grande vélocité aux « échardes de métal », lesquelles s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage et s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre. Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées… et ce en raison des « mini impacts » largement répandus autour de la cible.

Il n’est pas exclu toutefois que les GBU-39 ou certaines d’entre elles aient été chargées du dernier cri en matière d’explosif : le D.I.M.E. (Dense Inert Metal Explosive).

  • une coque (cover) métallique constituée d’un alliage composé de 10 % de titane, 10% de tungstène, 80 % d’uranium appauvri.

L’alliage Ti/Tu/UA est « friable » et « préformé » en « aiguilles d’aciers » ou échardes d’acier (preformated alloy iron sharps). L’explosion est réalisée pour les faire « voler en éclats » selon leurs « préformatages ». Elles tiennent en raison du moulage lors de la coulée et sont maintenues en forme (en dépit des contraintes de forces et de vitesse) par le manteau de fullérènes qui, lui aussi, explose en échardes.

  • une couche ou « manteau » (coat) de 2,5 mm d’épaisseur, constituée de fullerènes.

Cette couche enveloppant la coque métallique est destinée à renforcer sa dureté lorsqu’elle pénètre dans la cible après dislocation de l’enveloppe extérieure, et surtout à protéger l’UA d’un frottement prématuré ou excessif lors de la pénétration dans la cible, en particulier lorsqu’il s’agit de bétons ultra durs (enforced ultra strong concrete) dans lesquels on a mélangé de la fibre de carbone ou carbure de tungstène (carbon tungsten fibers).

Les fullerènes sont un nouveau « type de carbone » à structures moléculaires renforcées, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire.

Comme pour les autres armes expérimentées à Gaza, les matériaux et les autres caractéristiques des GBU assurent, avec l’ensemble du dispositif de leur mise en oeuvre, un « service multiple » de destruction et de morbidité :

  • pénétration en profondeur des cibles enfouies sous terre, même les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
  • explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
  • explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu aurait échoué ;
  • destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ;
  • projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
  • crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
  • chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
  • réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
  • contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
  • atteintes au génome de la population.

En un mot : 

Des armes génocidaires.


17. Combien d’uranium, et où ?

Boeing annonçait un corps de bombe (Warhead) de 206 livres ou 93 kg. (en fait 93,44 kg). Ce chiffre n’inclut pas le poids d’explosif. Mais il contredit d’autres données déjà citées, d’après lesquelles «  la GBU-39B est équipée d’une tête ou corps de bombe (warhead) de 250 livres… contenant 50 livres d’explosif  », ce qui implique logiquement que le corps de bombe pèse seulement 200 lb, soit 90,718 kg. Il faut donc supposer que Boeing y ajoute les poids, relativement minimes, du « manteau » de fullerènes et du détonateur – poids qu’il convient alors de déduire des 35 livres ajoutées à la « bombe nue » par le kit de navigation, pour conserver 50 livres d’explosif.

Quoi qu’il en soit, la coque métallique de la GBU-39 dépasse les 90 kg : elle pèse au maximum 93 kg, au minimum 90,718 kg. Admettons ce dernier chiffre. 80% d’Uranium Appauvri sur 90,718 kg d’alliage métallique font 72,57 kg. Si l’on y ajoute les 2,26 kg d’UA mélangé à l’explosif, lorsque la bombe atteint sa cible (une fois débarrassée de sa gangue de carbone, ses ailes, sa queue, etc.) le poids total d’Uranium Appauvri dans une GBU-39B doit être, approximativement, de 75 kg (74,83 kg). (Si les 206 livres dont parle Boeing se rapportaient seulement à la coque métallique, le poids d’UA atteindrait 77 kg.)

C’est cette masse extrêmement compacte, ce « lest » (« ballast »), arrivant en piqué, donc à grande vitesse (en effet, dans la dernière partie de sa trajectoire, la bombe est orientée de façon à chuter aussi verticalement que possible) qui permet à la GBU-39 de percer, avant d’exploser, au moins 90 cm de béton armé de haute résistance (le double selon plusieurs sources dont Global Security, qui rapporte que dès les premiers essais, elle a été capable de percer 6 pieds de « béton renforcé ») ou plusieurs dizaines de mètres de terre – jusqu’à 60 mètres… voire 100 mètres de profondeur dans un sol meuble. Et d’exploser à la profondeur programmée.

En fonction des informations parfois contradictoires dont nous disposions précédemment, nous avions largement sous-estimé le poids minimal d’uranium appauvri compris dans une GBU-39 et dispersé par son explosion. Aujourd’hui, nous pensons pouvoir dire que son poids réel doit tourner autour de 75 kg et rejoint l’hypothèse tirée de l’analyse du brevet déposé.

Si l’on suppose qu’Israël a « consommé » dans l’opération « Plomb durci » la totalité des 1000 GBU-39B (mais il peut en avoir gardé en réserve, par ex. pour l’Iran), ce seraient donc quelque 75 tonnes d’UA qui auraient été dispersées dans le sol et le sous-sol de la bande de Gaza, en partie dans les sites suspectés d’héberger des lance-roquettes, en partie et surtout dans les tunnels du « couloir Philadelphie » courant près de Rafah le long de la frontière égyptienne. Soit, sur une surface très restreinte et en plein coeur de zones peuplées, le cinquième du tonnage d’UA qui, selon des estimations généralement admises, aurait été dispersé sur l’ensemble du territoire irakien pendant toute la « guerre du Golfe » de 1991.

Il est pour le moins hautement probable que plusieurs centaines de GBU-39 ont été utilisées pendant l’opération « Plomb durci », injectant plusieurs dizaines de tonnes d’Uranium Appauvri dans le sol de Gaza. Mais qu’en reste-t-il sur le terrain, en surface ? Rien à première vue. Pourquoi ?

  • Parce que la radioactivité, invisible, inodore et sans saveur, peut être présente sans que personne ne s’en aperçoive ; parce qu’il faut, pour s’en apercevoir, disposer de récepteurs spéciaux (compteurs Geiger, « Quartex »…), les placer très près de la source d’émission et être capable de les interpréter ; parce que le temps qui passe et les travaux de remblaiement rendent chaque jour plus difficile la collecte des indices à Gaza.
  • Parce que, contrairement à bien d’autres armements retrouvés sur place, y compris un corps entier, non radioactif, de GBU-10, semble-t-il, ayant fait long feu (voir les photos dans le « rapport préliminaire » de J-F Fechino), on ne retrouvera probablement aucun élément des corps de bombe de GBU-39 : pour le cas justement où elles feraient long feu, ces bombes ont été dotées d’un dispositif d’autodestruction à retardement.
  • Parce que l’Uranium Appauvri est constitué à 99,8 % d’Uranium 238 et qu’aucune des ondes émises par l’U238 -toutes dangereuses pour la santé- ne peut traverser plusieurs mètres de terre : ni les ondes alpha (qui sont arrêtées par la peau, mais sont aussi les plus nocives pour l’ADN lorsqu’elles franchissent cette barrière par inhalation ou par ingestion), ni les ondes bêta, ni même les ondes gamma (les plus puissantes).
  • Parce que les micro ou nanoparticules d’UA qui ont pu remonter par l’évent de pénétration de la bombe au moment de son explosion ont été aussitôt dispersées dans l’atmosphère, où elles se sont confondues avec le « bruit de fond » de la radioactivité naturelle ou artificielle préexistante, qu’elles ont augmentée sans qu’on puisse leur en attribuer la responsabilité.
  • Parce que la plus grande masse des particules d’UA se trouve emprisonnée sous terre, là où les bombes ont explosé… sans pour autant faire de cratère. En effet, la puissance de l’explosion est délibérément limitée. Son aire de souffle n’excède pas un diamètre de 26 pieds (moins de 8 mètres). Sous terre, elle crée seulement une sorte de cavité temporaire qui peut s’effondrer ensuite sur elle-même.

Elles ne vont pas cesser pour autant de faire des dégâts.

D’abord, dans son « rapport préliminaire » sur Gaza, J-F Fechino signale avoir relevé en plusieurs endroits des taux de radioactivité double des valeurs moyennes données par l’AIEA pour les mêmes lieux. Cette augmentation de la radioactivité ambiante n’a rien d’anodin, puisque on sait qu’il n’existe pas de dose minimale inoffensive pour l’être humain.

Ensuite, les Gazaouis qui ont reconstitué depuis janvier 2009 des tunnels dans la zone bombardée risquent de traverser des zones contaminées, d’inhaler des particules radioactives, et de développer à plus ou moins brève échéance des cancers et des symptômes comparables à ceux décrits dans le « syndrome du Golfe ».

Enfin, les radioéléments restés sous terre finiront par se retrouver dans les nappes phréatiques et par suite, dans la chaîne alimentaire.

Seule l’analyse d’échantillons prélevés à la bonne profondeur sur les lieux où l’on sait que des bombes ont explosé permettra de constater la contamination et la réalité du risque radioactif.

Ensuite, pour isoler et interdire d’accès les zones concernées en attendant (ou à défaut) de les décontaminer au moyen de gigantesques travaux de terrassement, les indications de l’Armée de l’Air Israélienne se révéleront indispensables. Elle seule peut dire avec précision quel type de bombe a été utilisé en tel et tel endroit, et à quelle profondeur les bombes étaient censées exploser.

Paradoxalement, et non sans un certain cynisme, Israël pourrait trouver intérêt à reconnaître l’usage de bombes radioactives : si nos assertions sont exactes, c’est quasiment tout le « corridor de Philadelphie » qui est, en profondeur, devenu radioactif – ce qui condamne le percement et l’usage de tunnels… Il va sans dire que le meilleur moyen d’éliminer ce risque, sinon le seul, serait de rendre les tunnels inutiles, c’est-à-dire de lever enfin le blocus inhumain et illégal de Gaza.


18. Autres armes mises en oeuvre à Gaza

Les GBU-39 ne sont pas les seules bombes à avoir été utilisées contre les tunnels du couloir Philadelphie, loin s’en faut. Dès le 1er janvier, un journaliste italien (Pietro Battachi, dans “l’Occidentale”) signale que « ses sources » (militaires ou gouvernementales, manifestement) « parlent de dizaines de couloirs souterrains détruits par les GBU-28 de 5000 livres » (Le fonti parlano decine di corridoi sotterranei centrati dalle GBU-28 da 5000 libbre). Il n’est pas exclu, bien sûr, que les GBU-28 (des « bunker busters » conventionnels) soient citées à la place des GBU-39, qui peuvent faire le même travail en profondeur que les GBU-28, en pesant 16 à 20 fois moins. Des « bunker busters” de fabrication israélienne comme la bombe PB500A1 de 1000 livres (425 kg) ou la Mk82 de 500 livres (227 kg) ont été aussi utilisées.

Les GBU-39 font partie, avec les munitions à fléchettes, les munitions au phosphore blanc, les munitions au DIME, de ces armes meurtrières que les dirigeants politiques et les chefs militaires israéliens n’ont pas hésité à mettre en oeuvre au beau milieu de la population de Gaza et souvent directement contre elle.

Les dirigeants israéliens ne reculent pas devant l’emploi d’armes radioactives. La preuve : sur la photographie ci-dessous, on voit le soldat Idan Cohen, camarade du soldat Gilad Shalit, employé dans la même brigade de tank, le long de la frontière de la bande de Gaza. Elle est parue le 25 juin 2007 sur le site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot. Il porte sur l’épaule un obus-flèche dont la flèche est en uranium appauvri.

Pour mesurer ce que toutes ces armes signifient concrètement, il faut se reporter aux descriptions faites, par les chirurgiens présents à Gaza, des effets sur les victimes des « nouveaux types d’armes » ou des matériaux (phosphore blanc, DIME, tungstène, Uranium appauvri…) employés pendant l’opération « Plomb durci » : «  A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) «  Quand on commence à opérer, tout semble en ordre… Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza).

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : «  Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? » Et comment qualifier cette « guerre » qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un « tir ami », et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus, Conn Hallinan, 11 février 2009)

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou est-ce un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et qui se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Toutes les armes de guerre sont, par nature, « létales ». Mais celles qui utilisent des matériaux radioactifs, sous forme d’explosif comme dans les armes atomiques ou thermonucléaires, sous forme d’enveloppe métallique ou de pénétrateur pyrophorique comme dans les munitions à Uranium appauvri, ont une particularité qui devrait les prohiber dans tous les cas de figure : outre leurs effets directs plus ou moins « limités » selon la puissance de l’explosion, elles ont aussi et toujours des effets collatéraux « contaminants » pratiquement illimités dans le temps et l’espace.

Ce sont donc des armes triplement criminelles :

En tant qu’armes de guerre (puisque la charte de l’ONU, on l’oublie trop souvent, prohibe la guerre comme moyen de régler les conflits) ; en tant qu’armes génocidaires ; en tant qu’armes écocidaires.


19. Les enjeux

Reconnaître l’extraordinaire nocivité des armes radioactives, en particulier des armes à « Uranium appauvri » aurait d’immenses conséquences – avant tout économiques et financières.

Cette reconnaissance impliquerait que les États responsables de leur emploi versent des indemnités compensatoires aux victimes de ces armes – si tant est que leurs effets puissent jamais être compensés- ou aux familles des victimes décédées.

Elle impliquerait de soigner les victimes encore en vie, tant civiles que militaires, ce qui coûterait fort cher ; il est donc préférable qu’elles meurent à petit feu, dans le déni des causes de leur sort. Car comment prouver aux commissions de pension militaire, des mois ou des années après avoir été exposé à de l’uranium appauvri – ou aux retombées d’une explosion nucléaire -, que le cancer des reins ou des poumons qu’on développe, ou la malformation congénitale de son enfant, sont dus à cette exposition ? De nombreux phénomènes peuvent les expliquer… Seuls les militaires blessés (en général par un « tir ami »…) et ayant conservé dans leur corps des particules décelables d’Uranium appauvri ont quelque chance d’en être reconnus victimes.

Cette reconnaissance impliquerait :

  • que toutes les armes comportant de l’uranium appauvri – munitions de toutes sortes : balles, obus, bombes, missiles, mines, mais aussi chars blindés à l’UA, comme le char LECLERC des Français ou ses homologues étrangers – soient retirées du service, donc remplacées (les armées ont horreur du vide), ce qui coûterait une fortune. De plus, l’uranium « réformé » devrait être rendu inoffensif, ce qui est impossible, ou stocké en lieu sûr et surveillé, ce qui coûterait encore plus cher.
  • qu’on cesse de les produire, ce qui mettrait au chômage nombre de « travailleurs de l’armement », donc accroîtrait la crise économique. Et surtout, ce qui réduirait les profits des actionnaires de Boeing, Lockheed, Raytheon et Cie. On sait que Boeing est déjà engagé pour plus de 24 000 GBU-39. Mais certains ont avancé pour les décennies à venir le chiffre de 150 000 unités. Sans parler de la GBU-40 (SDB2). Un programme de plus de 4 milliards de dollars à annuler, et le fleuron de l’USAF réduit à néant.
  • qu’on réhabilite les sites contaminés, ce qui coûterait encore une fortune. Ainsi, selon Jean-François Fechino, les 88 bombes à sous munitions CBU-105 WCMD-SWF, pesant chacune 417 kg, qui ont été larguées par les bombardiers B-1B pendant la guerre d’Irak de 2003 ont dispersé leur uranium sur une surface cumulée de 44 km2. Les 818 CBU-103 WCMD (autres bombes à sous munitions, de 429 kg), l’ont dispersé sur une surface cumulée de 218 km2. Et ce n’est là qu’une toute petite partie de l’uranium appauvri déversé au total en Irak : au moins 350 tonnes en 1991, et certainement plus de 1200 tonnes depuis 2003.
  • que les responsables de ces crimes à l’Uranium appauvri soient traduits en justice.
  • et enfin, que soit remis en cause l’ensemble de l’industrie nucléaire civile et militaire, grande pourvoyeuse d’uranium appauvri dont on ne sait que faire et que l’on « recycle » dans le secteur militaire.

Dans ces conditions, on comprend que certains dirigeants préfèrent conduire insidieusement la population du globe à sa perte.


20. La charge de la preuve

Nous avons, dans ce qui précède, décrit de manière précise les GBU-39. Cette description n’est pas exhaustive ; il se peut qu’elle soit inexacte sur certains points de détail. Mais nous avons aussi et surtout affirmé que les GBU-39 contiennent chacune une masse très importante, égale ou supérieure à 75 kg d’uranium appauvri. Si nous sommes dans l’erreur sur ce point essentiel, c’est à l’armée israélienne et à l’USAF, désormais, d’en apporter la preuve.

Comme utilisatrice et comme pourvoyeuse, elles doivent nous dire de quel alliage métallique est constitué le corps de bombe. Nous expliquer pourquoi les personnels bien informés (ils ne le sont pas tous, loin s’en faut) le considèrent comme « du métal chaud, très chaud » (« hot, very hot metal ») – en clair : radioactif – et pourquoi ceux qui le manipulent portent une combinaison spéciale. L’USAF doit nous expliquer pourquoi, en Afghanistan où elle utilise également des GBU-39, elle oblige les militaires alliés arrivant sur les lieux d’un bombardement à porter des combinaisons NBC. Les prétextes avancés sont spécieux.

L’Armée de l’Air Israélienne (Israeli Air Force) et l’US Air Force doivent laisser des experts indépendants équipés de compteurs Geiger accéder aux armes elles-mêmes, de préférence sans préavis et dans n’importe quel arsenal pour ne pas avoir le temps de les leurrer, comme les Israéliens surent si bien le faire lorsque le « centre de recherches nucléaires » de Dimona fit, dans les années 60, l’objet d’une unique visite d’inspection américaine : les étages souterrains voués à la production de plutonium militaire furent si bien masqués que les inspecteurs en ignorèrent l’existence.

Israël doit indiquer précisément les lieux où les GBU-39 ont été employées, en faciliter l’accès aux experts et autoriser le prélèvement d’échantillons pour analyse approfondie par des laboratoires indépendants. Aucun « secret industriel », aucun « secret défense » ne saurait être invoqué contre une telle enquête. Tout refus, au contraire, devrait être interprété comme un aveu du crime.


21. Dernière minute, 20 mai 2009:

La preuve est là !

En avril 2009, une mission de 4 personnes dont Jean-François Fechino s’est rendue à Gaza sous l’égide de la Commission Arabe des Droits Humains. Les échantillons de terre et de poussières rapportés de Gaza ont ensuite été soumis à l’analyse d’un laboratoire spécialisé. Celui-ci y a trouvé de l’Uranium Appauvri (radioactif, cancérigène, tératogène), du Césium (radioactif, cancérigène) peut-être originaire de Tchernobyl, de la poussière d’amiante (cancérigène), des Composés Organiques Volatils (fines particules dangereuses pour la santé, surtout celle des enfants, des asthmatiques et des vieillards), des phosphates (oxydation du phosphore blanc), du tungstène (cancérigène), du cuivre, de l’alumine (cancérigène), de l’Oxyde de Thorium (ThO2) (radioactif, cancérigène)…

Des résultats détaillés seront transmis aux autorités compétentes et rendus publics dès que possible.


Conclusion:

Un seul camp, celui de l’humanité

Un génocide est l’extermination d’un groupe humain. Les armes à Uranium Appauvri sont des armes d’extermination. Elles frappent de façon indiscriminée une population entière, jusque dans son patrimoine génétique. Le groupe humain qu’elles frappent est la population qui en respire ou en ingère les retombées. Ce groupe ne se définit pas par ses appartenances politiques, nationales, religieuses ou ethniques, mais par sa situation géographique. Par cette localisation, il devient, pour des raisons physiques et météorologiques, la victime « privilégiée » de l’extermination, bien qu’aucune frontière n’assure à ses voisins qu’ils ne partageront pas son sort tragique à un degré quelconque.

La même remarque vaut pour les victimes des retombées radioactives d’essais ou de catastrophes nucléaires. Tchernobyl est en Ukraine, mais ses victimes sont aussi bien en Russie, au Belarus ou en France.

En ce sens, l’utilisation dans la bande de Gaza d’armes à Uranium appauvri, en particulier des bombes GBU-39, constitue bien, à double titre, un crime contre l’humanité : l’humanité des Gazaouis, l’humanité en général.

Le génocide est assez établi si les responsables civils ou militaires de l’emploi d’armes radioactives connaissaient, avant de les employer, leur caractère attentatoire à la vie, à l’environnement, à la survie et à la dignité des victimes de ces armes – en un mot leur caractère génocidaire. Cette condition suffit à démontrer le mépris dans lequel ils tenaient leurs futures victimes. Employer des armes radioactives, c’est donc bien commettre un génocide.

Mais c’est aussi un anthropocide : ce néologisme s’impose pour désigner un nouveau type de crime contre l’humanité, qui détruit les individus en s’attaquant à leur ADN, les familles en s’attaquant à leur descendance, les groupes en s’attaquant à leur génome, et l’espèce, en contaminant sans remède sa niche biologique.

C’est pourquoi l’humanité tout entière, à commencer par le peuple palestinien et le peuple israélien, doit se mobiliser pour dénoncer ce crime, exiger la sanction des coupables et la réparation pour les victimes, et pour prendre toutes les mesures propres à l’empêcher de se reproduire, où que ce soit, en Palestine, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde.

Toutes les armes radioactives, atomiques, thermonucléaires, à l’uranium, quelle que soit leur formule, doivent être interdites et démantelées.

ACDN, le 20 mai 2009

Actualisé le 4 juin 2009

RAPPORT Sur l’utilisation d’armes radioactives dans la Bande de Gaza pendant l’opération « Plomb durci » (27 décembre 2008 – 18 janvier 2009)

© Jean-Marie MATAGNE / ACDN

Voir aussi:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/07/exceptionnel-informations-tres-precises-sur-les-armes-a-luranium-appauvri-avec-le-cas-des-bombardements-americains-en-afghanistan-merci-les-etats-unis/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/06/informations-tres-importantes-et-precises-sur-luranium-appauvri-un-gentil-petit-cadeau-pour-les-generations-actuelles-et-eternelles-polluer-empoisonner-tuer-compilation-de-plusieurs-textes/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/09/30/israel-a-attaque-un-depot-de-munitions-syrien-le-5-juillet-2013-avec-des-armes-a-luranium-appauvri-httpinfo-aviation-comp15497-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/07/12/exceptionnel-rapport-lutilisation-darmes-radioactives-a-gaza-pendant-loperation-plomb-durci-quen-est-il-pour-la-guerre-au-mali-jean-marie-matagne-acdn-thierry-lamireau-lesouffl/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/14/israel-et-lutilisation-des-bombes-a-luranium-appauvri/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/06/exceptionnel-uranium-appauvri-le-cri-dalarme-dun-specialiste-americain-docteur-doug-rokke-expert-de-radiophysique-medicale-aupres-de-larmee-americaine-revue-de-presse-tres-interes/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/05/luranium-appauvri-sur-le-champ-de-bataille-william-s-andrews-ph-d/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/07/cest-israel-le-danger-pas-liran-j-massad-le-grand-soir/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/24/lenvironnement-blesse-par-les-conflits-armes-rouba-naaman-novethic-2008/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/11/23/gaza-la-guerre-merci-israel-armes-a-fragmentation-armes-au-phosphore-armes-a-luranium-appauvri-a-vomir/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/armes-a-luranium-appauvri-les-lecons-de-la-guerre-du-golfe-par-dan-fahey/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/23/un-holocauste-nucleaire-mondial-nous-menace-interview-de-leuren-moret-specialiste-des-sciences-de-la-terre/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/22/armes-a-luranium-appauvri-20-ans-apres-ou-en-est-on-joelle-penochet/

 Les bombes “GBU-39″

(entre autres armes)

fournies à Israël et à…la France

(entre autres pays)

contiennent

de l’URANIUM « APPAUVRI » !

LES BOMBES FOURNIES A ISRAËL ET A LA FRANCE PAR LES ETATS-UNIS QUI CONTIENNENT DE L'URANIUM APPAUVRI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie et acdn) dans ENVIRONNEMENT aaaaaaaaa3

Les caractéristiques de l’engin

Contrairement à une bombe “gravitationnelle” qui tombe par son propre poids, ce qui exige une estimation précise de l’altitude, la distance et la position de l’avion par rapport à la cible, la “bombe intelligente GBU-39″ est un missile autopropulsé capable d’atteindre par ses propres moyens et avec une incroyable précision une cible située jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Apte à voler par tous les temps, le missile peut même décrire un cercle et frapper une cible fixe située derrière l’avion. Il est guidé vers sa cible par un système embarqué de positionnement par GPS et de calcul de trajectoire. Ce système est préprogrammé mais peut être reprogrammé à tout moment et à distance, à partir des installations au sol.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003, après une sévère compétition avec Rayteon, pour développer cette “bombe de faible diamètre” (SDB-Small Diameter Bomb).

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu (avec un amortissement des recherches sur une commande finale espérée de 24 000 unités). A cette occasion, le Major. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre les différents laboratoires et fournisseurs civils et militaires, déclarait :
Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options léthales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme.”
D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

La SDB-1 ou GBU-39/B est un tube long de 1,80 m environ et de 19 cm de diamètre. Une fois lancé, il déploie des ailerons arrière et latéraux qui stabilisent sa trajectoire. Il pèse 130 kg, dont 93 kg pour la tête explosive.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’un seul missile ordinairement beaucoup plus lourd. Le lancement de chaque missile est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre “léthalité” (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de “dommages collatéraux”. Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de “troupes amies”… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les “lois de la guerre” et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre “anti-guérilla” ou “anti-terroriste”…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E “Strike Eagles” appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak.

Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :
Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.”

La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations “Iraqi Freedom” et “Enduring Freedom”. Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci.”

L’URANIUM « APPAUVRI » dans ces armes

La SDB-1 présente une autre caractéristique que la fiche technique de Boeing et la presse se garde de préciser. En effet, sur les 93 kg attribués par Boeing à la tête (warhead), 23 sont dus à l’explosif proprement dit, de haute performance. Le reste, soit une cinquantaine de kilos, n’est autre que de l’URANIUM « APPAUVRI ».

Celui-ci présente un avantage supplémentaire : sa haute capacité de pénétration. Il permet à la GBU-39 de percer au moins 90 cm de béton armé (ou plusieurs mètres de terre) avant d’exploser.
Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement en cours aboutisse fin 2009.

La FRANCE utilise des armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

mais en nie officiellement l’existence !

En outre, que ce soient les GBU 15,31,24,27,39, 49 elles sont toutes équipées de pénétrateurs BLU 109/B ou équivalent, dont il existe une version en URANIUM APPAUVRI ou « staballoy ». Et puis n’oublions pas non plus le missile SCALP. Ces bombes sont utilisées par la France.

La version 

Uranium « Appauvri » est:

OFL – APFSDS F2 ( OFL APFSDS = Obus-Flèche  ArmourPiercing Fin-Stabilized Discarding Sabot, c’est de la technologie américaine mais c’est bien une arme 100% française ). [Source: Jane's Information Group] 

La France utilise allègrement des armes à l’uranium « appauvri » (comme au MALI), aussi bien avec ses hélicoptères TIGRE qu’avec ses aéronefs MIRAGE et RAFALE mais…CHUT !…il ne faut rien dire…n’est-ce pas chers élus de la Nation…n’est-ce pas gentils petits journalistes « aux ordres ».

L’OMERTA fonctionne bien

en France !

Un beau SCANDALE !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Avec acdn 7 janvier 2009, extraits

Ce que disent les médias

sans parler des armes

à l’URANIUM « appauvri »:

FRANCE INTER:

FRANCE 2:

ISRAËL GAZA

Ce qu’a dit HOLLANDE

HOLLANDE et NETANYAHOU en accolade

le 14 juillet 2014

sur ISRAËL et GAZA:

ISRAËL USA ONU

L’industrie d’armement

et de sécurité israélienne:

fichier pdf L’industrie d’armement et de sécutité israélienne

Caractéristiques

des missiles israéliens:

fichier pdf israel_missile_design_characteristics

 Document sur les roquettes

utilisées par le HAMAS:

fichier pdf Document sur les ROQUETTES utilisées par le HAMAS

Le système

de protection israélien

IRON DOME:

OBAMA et NETANYAHU près de IRON DOME

Fonctionnement IRON DOME

fichier pdf IRON DOME SYSTEM Société RAFAEL

fichier pdf ISRAEL_472012-DOME-FER

Départ missile TAMIR 2

Départ Missile TAMIR

(Photos: Départ du missile TAMIR pour le « Dôme de Fer »)

Missile TAMIR pour IRON DOME

Système ION DOME sur camion et missile TAMIR

Missile TAMIR qui intercepte une roquette

(Photo: Missile TAMIR qui intercepte une roquette)

Les tracts israéliens

lancés

à la population GAZAOUI:

Tract distribué par TSAHAL aux Gazaouis le 16 juillet 2014 Document d'origine

Tract de TASAHAL distribué aux GAZAOUIS le 16 juillet 2014

Les blessures de GAZA:

fichier doc thewoundsofgaza

Un journaliste honnête présente la situation à GAZA

TSAHAL minimise les pertes civiles dit TSAHAL

(Photo: Extrait d’un film de l’armée de l’air israélienne…Un cynisme évident !)

L’horreur en images !

ISRAËL pratique

des crimes

contre l’HUMANITE !

Violence ISRAËL GAZA

GAZA Le CHAOS Photo de Ludovic PIEDTENU

(Photo: Ludovic PIEDTENU )

Les palestiniens de GAZA fuient

(Photo: Les GAZAOUIS essaient de fuir les bombardements)

Morts dans les rues  GAZAScène chaotique à GAZA

(Photo: Le chaos dans les rues de GAZA)

Ambulance abandonnée à GAZA SHAJAIYA

(Photo: Une ambulance détruite par TSAHAL et des enfants blessés)
Fuite des GAZAOUIS
(Photo: Fuite des Gazaouis sous la pression des bombardements israéliens)
GAZA détruite 2
Horreur à GAZAGAZA détruiteImage ordinaire des soldats israéliens dans les rues de GAZAIntérieur de maison détruite à GAZAISRAËL tire sur des ambulances et tue les ambulanciers
(Photo: ISRAËL tire sur les ambulances et tue les ambulanciers)
ISRAËL tue des photographes
(Photo: ISRAËL tue les photographes)
Le photographe Khalid HAMAD tué par TSAHAL à GAZA
Le photographe Khalid HAMAD tué par TSAHAL à GAZA
L enfant et son ballon à GAZALa femme le bébé le charLes Gazaouis quittent leur lieu de vie mais pour aller où
Partir, fuir…mais pour aller où ?
Les restes d'une ambulance carbonisée touchée à GAZA
Les restes d’une ambulance carbonisée
et fondue par des armes à l’URANIUM « appauvri »
L'horreur à GAZA
L’horreur pour les enfants et la population Gazaoui
Maison détruite à GAZARues de GAZA détruiteSang sur le sol près d'un chariot GAZATête enfant ouverte GAZAUn enfant pleure à GAZA devant des décombresUn père et ses enfants blessés à GAZA
Une rue après un bombardement à GAZA
Voiture et rue carbonisées à GAZA
Y-a-t-il un espoir ?
Deux enfants Un d'ISRAËL l'autre de PALESTINEGAZA l enfant et la guerreISRAËL GAZA en AMOUR Une UTOPIE
Investigation:
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr
NOTA:
Position des Nations Unies
en date du 
18 juillet 2014
Conseil de Sécurité
CS/11482
Département de l’Information
Service des Informations
et des Accréditations
NEW YORK
Conseil de Sécurité
7220e séance-Après-midi

APRÈS LE LANCEMENT

PAR ISRAËL

D’UNE OFFENSIVE

MILITAIRE

TERRESTRE À GAZA,

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

APPELLE 

À L’INSTAURATION

URGENTE

D’UN

CESSEZ-LE-FEU

ET AU RETOUR À LA

TABLE

DES

NÉGOCIATIONS

Le Gouvernement israélien a profité « cyniquement » du meurtre des trois enfants de colons pour lancer une attaque barbare à Gaza et provoquer la chute du Gouvernement de consensus national palestinien, a accusé aujourd’hui le représentant de la Palestine, lors d’une réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle toutes les délégations ayant pris la parole ont lancé un appel au cessez-le-feu, après l’offensive terrestre lancée depuis hier par Israël à Gaza.

L’attaque « sauvage » d’Israël contre le peuple de Gaza ne saurait se justifier, a tranché l’Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies.  L’opération israélienne n’est pas un cas de légitime défense mais « une agression militaire vengeresse » planifiée et perpétrée contre une population civile vivant sous occupation, dont l’un des objectifs principaux est la destruction de l’unité palestinienne et la chute du gouvernement de consensus national, a accusé le représentant.  Israël a lancé hier une offensive terrestre à Gaza, laquelle a été précédée par des raids aériens meurtriers menés depuis le 1er juillet dernier, en signe de représailles contre l’assassinat, le 12 juin dernier, de trois adolescents juifs en Cisjordanie, dont Israël impute la responsabilité au Hamas, a-t-il rappelé.

Alors que les responsabilités de ces meurtres n’ont jamais été établies par une quelconque enquête indépendante, a dénoncé le représentant de l’État observateur de la Palestine, le Gouvernement israélien a profité de la mort des trois enfants de colons israéliens pour lancer une attaque barbare à Gaza, soutenue et relayée par des autorités, des colons et des extrémistes qui incitent à ce que plus de terreur et plus de souffrances soient encore infligées aux Palestiniens.  Le représentant a cité l’un après l’autre, les noms de 35 enfants, personnes âgées et personnes handicapées qui ont succombé aux derniers raids israéliens.

Intervenant à son tour, le représentant d’Israël a déclaré qu’Israël regrette toute perte en vies humaines, contrairement au Hamas, qui n’a pas de limite dans sa cruauté et qui stocke des armes dans des maisons et des écoles et procède à des tirs de missiles et de roquettes à partir des mosquées.  « L’UNRWA* a elle-même trouvé 20 missiles dissimulés par le Hamas dans ses écoles, s’est indigné l’Ambassadeur israélien.  « Face aux terroristes, aux roquettes et aux djihadistes, nous n’avions pas le choix », a ensuite déclaré le représentant qui a rappelé que ces deux dernières semaines, le Hamas a tiré 1 500 roquettes contre les villes israéliennes, menaçant ainsi la vie de 5 millions d’Israéliens.  Le Hamas veut profiter de l’unité palestinienne pour exporter sa politique en Judée et en Samarie.  En appuyant cette unité et le Gouvernement récemment formé à cet effet, a dit le représentant aux membres du Conseil de sécurité, « vous donnez au Hamas l’occasion d’ancrer la violence et la terreur dans les bases mêmes du tissu fondamental de la Judée et de la Samarie, comme il l’a fait à Gaza ». 

« Combien d’autres Palestiniens doivent tomber avant que le Président Abbas ne mette fin à son partenariat avec le Hamas, un groupe terroriste meurtrier? » s’est demandé le représentant d’Israël en invoquant la bonne foi de son gouvernement. 

Au cours du débat, les délégations ont reconnu à Israël son droit à la légitime défense mais l’ont appelé à faire preuve de retenue, et à ne pas abuser du recours à la force, conformément au droit international.  « Il y a eu trop de morts, et la situation doit changer », a plaidé la représentante des États-Unis en paraphrasant la mère de l’adolescent palestinien qui a perdu la vie, victime d’un acte meurtrier perpétré par des Israéliens qui voulaient venger les trois adolescents israéliens tués en Cisjordanie.

L’intensification d’une violence que les Nations Unies ont tant tenté d’éviter est devenue une réalité à Gaza et autour de Gaza, a regretté le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, déplorant, en particulier, que la situation se soit autant dégradée, après l’espoir né de la tentative de l’Égypte d’obtenir un cessez-le-feu, lequel avait été accepté par Israël et l’Autorité palestinienne, avant que le Hamas ne fasse une contre-proposition qu’Israël a jugé inacceptable.  L’adjoint du Secrétaire général chargé des affaires politiques a dénoncé le fait que le Hamas ait repris ses tirs de roquettes, ce qui a mis fin à la trêve humanitaire obtenue d’Israël.

Notre priorité « immédiate et absolue » doit être l’obtention d’un cessez-le-feu, a souligné le représentant de la France.  Il faut ensuite créer les conditions d’une trêve durable, qui réponde aux attentes légitimes des Israéliens et des Palestiniens, a-t-il préconisé.  Les grandes lignes de la solution sont connues, et pourtant personne n’arrive à les mettre en œuvre, s’est impatienté avec regret le représentant.  Européens et Arabes doivent, aux côtés des Américains, se mobiliser pour apporter concrètement aux deux parties les garanties dont elles ont besoin pour surmonter leurs peurs.  Les vieilles recettes n’ont pas marché depuis la signature des Accords d’Oslo, il y a 20 ans, a-t-il déploré.  Les deux parties sont, à l’évidence, incapables d’aller à la paix par elles-mêmes.  C’est donc de l’effort de chacun dont nous avons besoin, afin de les aider dans cette voie qu’elles hésitent à emprunter, a souligné avec force le représentant de la France.

Le Secrétaire général de l’ONU se rendra dans la région demain pour, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, aider Israéliens et Palestiniens à mettre fin à la violence et à trouver la voie à suivre, a annoncé le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques qui a aussi indiqué que M. Ban Ki-moon étudie soigneusement la demande du Président Mahmoud Abbas visant à ce que la Palestine soit placée sous protection internationale dans un système administré par l’ONU.

*   Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient. 

LA SITUATION

AU MOYEN-ORIENT

Y COMPRIS

LA QUESTION PALESTINIENNE

Déclarations:

M. JEFFREY FELTMAN, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a regretté que l’intensification d’une violence que les Nations Unies ont tant tenté d’éviter est devenue une réalité à Gaza et autour de Gaza, ceci après que des signes d’espoir aient émergé, en particulier après la tentative de l’Égypte d’obtenir un cessez-le-feu, et alors que l’ONU avait réussi à imposer une pause humanitaire.  Le Secrétaire général s’est donc dit alarmé quand des militants ont repris les jets de projectiles dans la bande de Gaza, mettant fin aux espoirs de voir le début d’une désescalade des tensions, a dit M. Feltman.  Les tirs de roquettes contre Israël ont marqué la fin de la pause humanitaire et le Premier Ministre israélien a annoncé le lancement d’une opération terrestre contre Gaza. 

Le Secrétaire général, a dit son adjoint chargé des affaires politiques, est préoccupé par cette escalade, y compris la réponse particulièrement virulente et lourde d’Israël aux tirs de roquettes, que le Secrétaire général a une nouvelle fois condamnés.  Depuis le début de la crise, le Secrétaire général a exhorté les partenaires régionaux et internationaux à exercer leur influence pour amener les parties à mettre fin aux souffrances et au bain de sang, a dit M. Feltman.  Il a d’ailleurs salué le fait qu’Israël ait accepté la proposition de cessez-le-feu de l’Égypte avant que le Hamas ne fasse une contre-proposition qu’Israël a jugé inacceptable.  L’Autorité palestinienne avait pourtant accepté le cessez-le-feu, et le Président Mahmoud Abbas devrait arriver aujourd’hui en Turquie pour des réunions avec le Président et le Premier Ministre turcs.

Le Président Abbas a aussi écrit au Secrétaire général pour lui demander de placer la Palestine sous protection internationale dans un système administré par l’ONU, a indiqué M. Feltman.  Le Secrétaire général, a promis son adjoint, étudie soigneusement cette demande.  Le cessez-le-feu est indispensable et urgent, sinon d’autres pauses humanitaires seront nécessaires.  Nous ne pouvons revenir au statu quo, et une fois le calme rétabli il faudra retourner aux causes sous-jacentes du conflit, à savoir la fin de la contrebande d’armes, l’ouverture des points de passage et le retour de Gaza sous l’autorité du Gouvernement palestinien légitime, qui adhère aux engagements pris par l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP). 

L’impact de la crise à Gaza commence à se faire ressentir dans toute la région, a prévenu le Secrétaire général adjoint, en indiquant par exemple que 11 roquettes ont été lancées contre Israël à partir de la zone d’opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).  Sur un autre front, les dernières violations de l’Accord sur la Force de désengagement entre Israël et la Syrie (FNUOD) ont montré le grave danger que la situation en matière de sécurité continue de poser à la stabilité du Golan. 

Quand nous parlons de Gaza, n’oublions pas pour autant l’image plus large que l’on devrait avoir de la situation au Moyen-Orient.  La situation à Gaza a des répercussions en Cisjordanie, y compris Jérusalem-est, a rappelé M. Feltman.  Depuis ce matin, des restrictions sont imposées à l’accès à la vieille ville de Jérusalem, où les Forces de sécurité israéliennes sont déployées en nombre.  La situation actuelle sur le terrain est le résultat ultime d’un échec collectif à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien.  Les mesures temporaires ne suffiront plus.  La communauté internationale doit assumer ses responsabilités de contribuer de manière urgence à une perspective sérieuse de voir la solution à deux États devenir une réalité.  C’est la seule façon de faire durer un cessez-le-feu.  Le Secrétaire général, a dit son adjoint aux affaires politiques, est prêt à faire sa part.  Le Secrétaire général part dans la région demain, pour exprimer sa solidarité aux Israéliens et aux Palestiniens et les aider, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, à mettre fin à la violence et à trouver la voie à suivre. 

M. RIYAD MANSOUR, Observateur de la Palestine, a déclaré que « l’agression sauvage » lancée par les Israéliens ne pouvait être qualifiée d’opération d’autodéfense.  Il a cité les noms et âges de quatre enfants palestiniens, âgés de 2 à 13 ans, qui ont été tués hier.  En moins de 24 heures le récent assaut israélien a tué 40 Palestiniens, a-t-il ajouté.  Il a estimé que le seul objectif de cette opération militaire planifiée était la destruction de l’unité palestinienne et l’effondrement du gouvernement de consensus national.  Il a rappelé que le Gouvernement israélien s’est servi du prétexte de l’assassinat de trois jeunes israéliens, sur lequel il n’y a eu aucune enquête, pour lancer son attaque.  « Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et violations des droits de l’homme sont en train d’être commis à Gaza contre une population civile sans défense », a insisté M. Mansour. 

Il a précisé que 274 Palestiniens avaient été tués et 2 065 blessés, dont 66 enfants, 24 femmes et 17 personnes âgées, depuis la reprise des hostilités.  Il a ajouté que 38 000 personnes avaient été déplacées.  Les images des enfants tués ont heurté les cœurs et la conscience internationale, a-t-il dit.  M. Mansour a ensuite lu les noms et prénoms d’une cinquantaine de jeunes Palestiniens, handicapés et personnes âgées tués par les forces israéliennes depuis le dernier appel au calme du Conseil de sécurité.  Il a indiqué que parmi les victimes figurent des membres du personnel humanitaire qui s’affairaient dans les décombres alors que les forces israéliennes continuaient de frapper leurs cibles.  Il a demandé au Conseil de sécurité d’adopter une résolution condamnant l’agression militaire israélienne contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza, et lancé un appel à l’arrêt de cette agression, ceci de façon immédiate.  Le Conseil doit aussi appeler à la levée du blocus de la bande de Gaza, et garantir la protection des Palestiniens, a dit M. Mansour.  Il a indiqué qu’une telle résolution aurait le soutien du Groupe des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et du Groupe des pays non alignés, qui représentent la majorité des États Membres des Nations Unies.

« Face aux terroristes, aux roquettes et aux djihadistes, nous n’avions pas le choix », a déclaré d’emblée M. RON PROSOR (Israël).  Il y a quelques heures, les troupes israéliennes sont entrées à Gaza pour assurer le calme au peuple d’Israël, tout en éliminant les capacités de guerre du Hamas.  Israël, a assuré le représentant, a tout fait pour éviter cette extrémité, comme en témoigne le fait qu’il a accepté la proposition de cessez-le-feu avant que le Hamas ne présente des contrepropositions inacceptables.  Les forces israéliennes se battent à Gaza, mais pas contre le peuple gazaoui.  Le mois dernier a donné une image des menaces incessantes auxquelles Israël est confronté.  Le Hamas n’a pas tiré une ou deux roquettes mais bien 500, et a montré qu’il était déterminé à mener une guerre ouverte contre l’État juif.  Comment le Hamas a-t-il utilisé le cessez-le-feu humanitaire?  Par l’envoi de 13 terroristes lourdement armés dans un tunnel menant au kibboutz de Sufia pour y commettre un massacre.  Pendant 10 jours, la vie de 5 millions d’Israéliens se résumait à se mettre à l’abri.  Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem ont été bombardés au quotidien.  Israël, a affirmé le représentant, ne fait que défendre son peuple contre les attaques terroristes.  Tout au long de l’opération, Israël reste engagé au respect du droit international, car son armée est une armée « morale » et n’opère que contre les cibles terroristes.  Le

Gouvernement israélien, a assuré le représentant, regrette toute perte civile, contrairement au Hamas qui n’a pas de limite et qui stocke ses armes dans des maisons et tire à partir des mosquées.  Même l’UNRWA a trouvé 20 missiles dans ses écoles, a-t-il indiqué. 

Dans leurs hôtels de luxe au Qatar, a ironisé le représentant, les dirigeants du Hamas appellent d’une main, le « room service », et donnent des instructions, de l’autre, leurs combattants d’utiliser les Palestiniens comme boucliers humains.  Israël se trouve devant un choix que ne devrait connaître aucun État: soumettre ses citoyens aux attaques ou dialoguer avec des terroristes.  Le Hamas utilise les blessés palestiniens pour alimenter sa machine de propagande.  Sa stratégie est claire: perpétuer le meurtre de son propre peuple dans l’espoir que la communauté internationale fasse pression sur Israël.

« Combien d’autres Palestiniens doivent tomber avant que le Président Abbas ne mette fin à son partenariat avec le Hamas, un groupe terroriste meurtrier? » a demandé le représentant israélien.  L’occupation serait la cause du conflit?  Mais oublie-t-on qu’Israël a rendu en 2005 chaque centimètre carré de Gaza aux Palestiniens?  Au lieu de développer le territoire, le Hamas a créé une théocratie militante, mené la guerre contre le Fatah et bâti un régime terroriste et des tunnels souterrains.  Il a fait main basse sur l’aide internationale pour s’acheter des armes et élargir son arsenal de roquettes.  En 2008, le Hamas a tiré 800 roquettes; en 2012, 1 200 en une semaine, et ces deux dernières semaines, 1 500 roquettes menaçant la vie de 5 millions d’Israéliens.

Après avoir tiré 12 000 roquettes en neuf ans, il est clair, s’est résigné le représentant, que le Hamas n’est pas intéressé par la paix, préférant adopter la stratégie du « Hudna » qui consiste à accepter un cessez-le-feu avant de se réarmer et de reprendre les attaques.  Le Hamas utilise Gaza pour nuire au peuple palestinien et bâtir des bases terroristes juste à côté d’Israël.  Le Hamas veut profiter de l’unité palestinienne pour exporter sa politique en Judée et en Samarie.  « Comment peut-on croire qu’un groupe dont la raison d’être est d’éradiquer Israël peut faire la paix? » s’est demandé le représentant.  En appuyant le Gouvernement palestinien d’unité, a prévenu le représentant, vous donnez au Hamas l’occasion d’ancrer la violence et la terreur dans les bases mêmes du tissu fondamental de la Judée et de la Samarie, comme il l’a fait à Gaza. 

M. EIHAB OMAISH (Jordanie) a dénoncé la guerre qu’Israël a lancée contre le peuple de Gaza et qui s’est traduite par une invasion terrestre la nuit dernière.  Il s’est dit horrifié par les conséquences des attaques israéliennes, qui ont fait près de 280 morts et 1 500 blessés palestiniens, en précisant que 80% des victimes sont des civils et que 20% sont des enfants.  Il a ajouté que plus de 600 maisons ont été détruites, que plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ont dû fuir leur domicile et que plus de la moitié des Gazaouis vivent sans accès à l’eau.  Il a appelé Israël à retirer ses forces de la bande de Gaza et a demandé une désescalade totale et un cessez-le-feu, afin que les civils ne soient plus pris pour cibles ou qu’ils soient.  Nous appelons à ce que le droit international soit pleinement respecté, a dit le représentant.  Il a salué l’initiative l’égyptienne visant à parvenir à un cessez-le-feu, en rappelant l’urgence de parvenir à une solution à deux États. 

Mme SAMANTHA POWER (États-Unis) a déclaré que le Président Barack Obama a réaffirmé au Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu l’appui des États-Unis au droit d’Israël de se défendre.  Mais il s’est dit préoccupé par les pertes en vies humaines, l’exhortant à atténuer la souffrance des hommes, des femmes et des enfants.  Les États-Unis sont préoccupés par la mort d’enfants et le déplacement des milliers de personnes.  Les Israéliens aussi fuient pour éviter les tirs de roquettes.  Ce n’est une vie acceptable ni pour les Palestiniens ni pour les Israéliens, a martelé la représentante.  Le Hamas, a-t-elle accusé, est en train de saper tous les efforts de paix.  Le Président Obama, a-t-elle rappelé, a appelé à un retour au cessez-le-feu de novembre 2012 et a appuyé la proposition de l’Égypte.  En attendant, il faut tout faire pour aider les civils pris au piège, a-t-elle dit, en se félicitant de la trêve humanitaire.  Mais une trêve n’est qu’une trêve et ne saurait remplacer un cessez-le-feu.  Jugeant impardonnable l’utilisation illégale d’écoles pour stocker des armes, la représentante a exigé la fin des tirs.  Il y a eu trop de morts, la situation doit changer, a-t-elle dit en paraphrasant la mère de l’adolescent palestinien, mort à la suite de représailles pour la tuerie des trois adolescents israéliens.

M. LIU JIEYI (Chine) s’est dit préoccupé par la poursuite des opérations militaires israéliennes.  Il a condamné tout abus du recours à la force en estimant que tout recours à la force conduisant à la mort de civils était inacceptable.  Il a prévenu que ces morts ne créeront que plus de rancœur.  Il a exhorté les Israéliens à cesser immédiatement toute hostilité, à retirer leurs troupes et à lever le blocus imposé à la bande de Gaza.  Il a salué les efforts de médiation du Secrétaire général, de l’Égypte et des pays de la région en souhaitant que les Israéliens et Palestiniens réagissent positivement à ces initiatives, en évitant toute action susceptible de conduire à une aggravation de la situation.  Il a dit que la Chine était en étroit contact avec les parties dans l’espoir de faciliter un cessez-le-feu.  Il a exprimé l’appui de la Chine au respect des droits légitimes des Palestiniens d’exercer leur droit à vivre dans un pays souverain existant sur la base des frontières de 1967.

Mme JOY OGWU (Nigéria) a estimé que la grande invasion lancée par Israël à Gaza a provoqué une escalade du conflit.  Elle a déploré que malgré les appels à la retenue, le conflit n’ait fait que s’intensifier, faisant tomber de nombreux civils.  Reconnaissant le droit d’Israël de répondre aux attaques, elle l’a rappelé à son obligation de respecter le droit international et a jugé « injustifiable» que des enfants soient tués.  Elle a aussi appelé le Hamas à arrêter la violence car, ce qu’il faut, c’est une désescalade du conflit et un retour au cessez-le-feu de novembre 2012.  La seule voie possible pour une paix durable est la voie de la négociation, a-t-elle dit, avant d’exhorter les deux parties à reprendre le dialogue.

M. GÉRARD ARAUD (France) a déclaré que, face à la gravité des événements, notre priorité immédiate et absolue devrait viser à obtenir un cessez-le-feu.  Les tirs de missiles doivent cesser et les frappes aériennes et l’offensive terrestre israéliennes ont déjà fait trop de morts, a-t-il dit.  Il y a une urgence à arrêter la spirale de la violence et l’aggravation du bilan humain désastreux de cette crise.  Le Ministre français des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, est dans la région où il a rencontré les autorités palestiniennes, puis égyptiennes et rencontrera, demain, les autorités israéliennes ainsi que les autorités jordaniennes, a-t-il indiqué. 

Toutefois, un cessez-le-feu ne peut suffire.  Il faut créer les conditions d’une trêve durable qui réponde aux attentes légitimes des Israéliens et de Palestiniens, notamment à Gaza, a insisté le représentant de la France.  D’un côté, la sécurité, droit absolu; de l’autre, la fin du blocus et le développement économique, nécessité vitale, a-t-il précisé.  Il faut, enfin et surtout, redonner du sens au règlement politique.  Les grandes lignes de cette solution sont connues, et pourtant personne n’arrive à les mettre en œuvre, a regretté l’Ambassadeur Araud. 

La relance et la conclusion du processus de paix sont la seule condition qui existe, a-t-il rappelé.  Européens et Arabes doivent, aux côtés des Américains, se mobiliser pour apporter concrètement aux deux parties les garanties dont elles ont besoin pour surmonter leurs peurs, a estimé le représentant de la France.  Les vieilles recettes n’ont pas marché depuis la signature des Accords d’Oslo il y a 20 ans.  Les deux parties sont, à l’évidence, incapables d’aller à la paix par elles-mêmes, c’est de l’effort de chacun dont nous avons besoin pour les aider dans cette voie qu’elles hésitent à emprunter, a martelé M. Araud avant de conclure.

Mme PHILIPPA KING (Australie) a qualifié « d’inexcusable » la décision qu’a prise le Hamas de rejeter la proposition de cessez-le-feu négociée par l’Égypte, et elle a condamné la poursuite des tirs indiscriminés de roquettes vers Israël.  Mme King a appelé les parties à faire preuve de retenue et à prendre en considération le bien-être de leur peuple quand ils prennent des décisions sur la marche à suivre.  La représentante a notamment appelé Israël et le Hamas à mettre un terme à l’escalade de la violence en rétablissant le cessez-le-feu de novembre 2012.  Cet appel, maintes fois répété par la communauté internationale au cours des derniers jours, doit être écouté avec attention et de toute urgence, a-t-elle souligné.

M. CRISTIÁN BARROS MELET (Chili) a regretté l’absence d’engagement fort des parties afin de parvenir à une désescalade.  Il a appelé à l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat dans l’intérêt de la protection des civils.  Il a dit l’importance de respecter la résolution 2143 du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, avant de condamner l’utilisation d’écoles à des fins militaires à Gaza.  Il a noté que nous faisions face au troisième conflit de grande échelle dans la bande de Gaza depuis six ans.

M. DAINIUS BAUBLYS (Lituanie) a déploré le nombre croissant de victimes civiles et de la détérioration rapide de la situation à Gaza.  Il a condamné le lancement de roquettes et la rhétorique belliqueuse du Hamas.  « Tous les terroristes et groupes armés doivent désarmer à Gaza », a-t-il insisté avant d’inviter Israël à réagir de façon proportionnée, à respecter ses obligations internationales et à garantir le plein accès des acteurs humanitaires aux personnes qui sont dans le besoin.  Il a demandé aux deux parties de mettre fin à la violence.

M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a, après avoir jugée alarmante la situation sur le terrain, confié que son gouvernement a trois objectifs, à savoir obtenir un cessez-le-feu, mettre fin aux souffrances humaines et maintenir les perspectives de paix.  Il faut une désescalade immédiate des tensions et un accord de cessez-le-feu durable, pour la sécurité et la paix des deux peuples.  Il a salué la proposition égyptienne de cessez-le-feu, l’accord d’Israël et l’appui des autorités palestiniennes.  Après avoir salué aussi la trêve humanitaire, il a appelé le Hamas à mettre fin à ses tirs de roquettes contre Israël, « qui est face à un dilemme extraordinaire ».  Mais, en agissant dans son droit à la légitime défense, Israël doit respecter le droit international, a souligné le représentant.  Il a apporté l’appui du Royaume-Uni à l’idée de déployer une mission d’observation pour surveiller la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu et a appelé au rétablissement de l’autorité dans la bande de Gaza.  Les deux parties sont responsables des progrès vers la solution à deux États, a-t-il tranché. 

M. MAHAMAT ZENE CHERIF (Tchad) a appelé Israël à cesser ses raids aériens et ses offensives terrestres qui visent les civils, les écoles et les hôpitaux, ce qui constitue une violation grave du droit international humanitaire et des droits de l’homme.  Il a aussi appelé les Palestiniens à mettre fin aux tirs de roquettes et aux attaques frontalières.  Il a appelé à un cessez-le-feu et à la levée du blocus de Gaza.  Le représentant a exprimé l’appui de sa délégation aux efforts régionaux et internationaux pour ramener le calme et il a exhorté la communauté internationale à apporter assistance et soutien au peuple palestinien.  La question de Palestine est depuis plus de 66 ans à l’ordre du jour du Conseil, et le peuple palestinien ne voit toujours aucune lueur d’espoir quant à l’exercice de son droit à l’autodétermination.  Le Conseil doit agir d’une manière ferme et urgente afin d’arrêter la violence et créer des conditions propices à la paix entre Israéliens et Palestiniens, a conclu le représentant qui a dit craindre que la frustration des jeunes Palestiniens ne dégénère.  Il a appelé à la réalisation rapide de la solution de deux États.

M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a déclaré que le plus urgent est de faire cesser la confrontation armée entre le Hamas et Israël.  Il faut protéger les civils, aussi bien en Palestine comme en Israël, a-t-il dit en appelant les parties à respecter leurs obligations internationales.  Il s’est dit préoccupé par le bombardement d’hôpitaux à Gaza en jugeant tout aussi inacceptable la destruction de maisons.  Nous sommes préoccupés que les combattants du Hamas utilisent des écoles pour entreposer des munitions et visent des installations se trouvant sur le territoire israélien, a dit le représentant.  Il a appelé les parties à casser le cycle mortifère de la violence tout en saluant l’initiative de paix égyptienne.  Cette crise doit nous encourager à promouvoir l’unité palestinienne en souhaitant que la bande de Gaza se retrouve sous la houlette d’un Gouvernement palestinien uni qui respecte les engagements pris par l’OLP.

Mme SYLVIE LUCAS (Luxembourg) a déclaré que dans l’immédiat, tous les efforts de la communauté internationale doivent tendre vers l’arrêt complet des hostilités à Gaza et en Israël.  Elle a déploré que la trêve humanitaire proposée par les Nations Unies n’ait pas conduit à un cessez-le-feu durable.  Elle a appelé les parties à la désescalade et à la conclusion immédiate d’un cessez-le-feu.  Le Luxembourg soutient sans réserve toutes les initiatives visant à mettre fin aux violences, et en particulier l’initiative de l’Égypte. 

À terme, puisque la guerre n’offre pas de solution, il faudra donner une chance à la paix, a dit Mme Lucas.  Mais pour donner une chance à la paix, il faudra commencer par donner une chance au processus de paix, a-t-elle ajouté.  Il est impératif qu’Israéliens et Palestiniens renouent les fils du dialogue pour tenter de combler le vide politique qui s’est aujourd’hui installé entre eux.  La seule et meilleure voie à suivre est celle de la reprise des pourparlers en vue de trouver un accord global dans le cadre d’une solution à deux États.   

Mme MARÍA CRISTINA PERCEVAL(Argentine) s’est réjouie de ce que le Conseil de sécurité ne reste pas indifférent aux évènements tragiques qui se produisent entre Gaza et Israël.  Une fois de plus, la population des deux parties est prise au piège entre les actions armées du Hamas et le recours disproportionné d’Israël à l’usage de la force.  Israël, a-t-elle accusé, continue de défier les appels de la communauté internationale, en lançant contre Gaza une opération terrestre qui ne fera qu’alimenter les tensions et les souffrances.  La représentante a aussi condamné les tirs de roquettes lancés contre Israël par le Hamas et l’utilisation militaire illégale d’infrastructures civiles.  Elle a appelé à un cessez-le-feu immédiat et durable, et une fois que le calme sera rétabli, a-t-elle dit, le moment sera venu d’aborder les causes profondes qui ont entrainé cette escale.  L’accès humanitaire, la libre circulation des biens et des personnes et la reconnaissance de la légitimité exclusive de l’Autorité palestinienne font partie des sujets à débattre, a-t-elle dit.  La crise, a estimé la représentante, a jeté la lumière sur la nécessité de revenir aux négociations pour transformer la vision de la création de deux États vivant côte a côte en paix en réalité.  L’Argentine est convaincue que le Conseil doit retrouver sa vocation et jouer un rôle décisif.  Le moment est venu de parler plus fort et d’une seule voix pour que l’on mette un terme aux hostilités et que l’on respecte le droit international.  Les dirigeants politiques des deux parties sont responsables de toutes les victimes, qui ne doivent en aucun cas être condamnées à l’oubli.  Il faut donc œuvrer à une paix durable, a conclu la représentante. 

M. OH JOON (République de Corée) s’est dit préoccupé par les tirs ininterrompus de roquettes lancés par le Hamas et les frappes israéliennes causant de nombreuses victimes parmi la population civile palestinienne.  Le représentant exhorté Israéliens et Palestiniens à faire preuve de la plus grande retenue afin de prévenir que la situation devienne incontrôlable.  Il a réitéré l’appel de sa délégation à un cessez-le-feu immédiat et a salué les efforts du Secrétaire général pour parvenir à une désescalade.  Il a rappelé que la seule solution valide était la réalisation de la vision de deux États par le biais de négociations.

M. EUGÈNE-RICHARD GASANA (Rwanda) a regretté que les hostilités se soient intensifiées, provoquant ainsi le déplacement de 40 000 personnes. Il a demandé que l’acheminement de l’aide humanitaire soit assuré sans entraves.  Il a également regretté que les propositions de cessez-le-feu acceptées par l’Autorité palestinienne et le Groupe des États arabes n’aient pas été acceptées par le Hamas.  Ce conflit, a-t-il dit, ne prendra fin que lorsqu’un État palestinien sera créé et vivra dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël.

Déclaration

du

président OBAMA

sur la situation

en Ukraine et à Gaza

-22 juillet 2014-
La Maison Blanche
Bureau du secrétaire de presse

Washington, D.C.
Le 21 juillet 2014

-Le Président - 

Bonjour, tout le monde. Je voudrais faire une brève déclaration concernant la tragédie en Ukraine. Mais auparavant, je tiens à signaler que le secrétaire d’État John Kerry est parti pour le Moyen-Orient. Comme je l’ai dit à maintes reprises, Israël a le droit de se défendre contre les tirs de roquette du Hamas et ses attaques par les tunnels. Et avec ses opérations, Israël a déjà causé des dégâts significatifs à l’infrastructure terroriste du Hamas à Gaza. Comme je l’ai également dit, nous sommes cependant profondément préoccupés par le nombre croissant de morts parmi les civils palestiniens et par les pertes parmi les Israéliens. C’est pourquoi notre objectif maintenant et celui de la communauté internationale doit être de parvenir à un cessez-le-feu qui mette fin aux combats et aux décès de civils innocents, tant à Gaza qu’en Israël.

Le secrétaire d’État Kerry aura donc des entretiens avec des alliés et des partenaires. Je lui ai demandé de faire pression pour obtenir la cessation immédiate des hostilités, fondée sur le retour à l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2012 entre Israël et le Hamas à Gaza. La tâche ne sera pas aisée. Il est clair que cette situation soulève des passions énormes et des questions stratégiques très difficiles. J’ai demandé à John de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la cessation des hostilités. Nous ne voulons plus que des civils se fassent tuer.

En ce qui concerne l’Ukraine, quatre jours se sont écoulés depuis que le vol 17 de la compagnie Malaysia Airlines a été abattu au-dessus d’un territoire contrôlé en Ukraine par des séparatistes soutenus par la Russie. Au cours des derniers jours, nous avons eu le cœur brisé de savoir les vies extraordinaires et belles qui ont été perdues – celles d’hommes, de femmes et de nourrissons qui ont trouvé la mort d’une manière si soudaine et si insensée.

Nos pensées et nos prières sont avec leurs familles qui, de par le monde, connaissent actuellement une douleur inimaginable. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un nombre de dirigeants dans le monde dont des ressortissants ont trouvé la mort à bord de ce vol, et ils sont tous encore choqués mais aussi, franchement, indignés.

Notre objectif immédiat est de ramener les dépouilles de ceux que nous avons perdus, d’enquêter sur les circonstances exactes et d’établir les faits. Nous devons nous assurer que la vérité soit connue et qu’il y ait reddition de comptes.

Des enquêteurs internationaux se trouvent sur le terrain. Ils sont organisés. J’ai envoyé des équipes ; d’autres pays ont envoyé des équipes. Les enquêteurs sont bien organisés et prêts à suivre le genre de protocoles voulus suite à un évènement international tel que celui-ci pour faire des fouilles et recueillir des indices. Et ce dont ils ont besoin à l’heure actuelle, c’est un accès immédiat et complet au site du crash. Ils doivent être en mesure de mener une enquête rapide, globale et sans entrave, de même que transparente. Et le personnel préposé à la collecte des dépouilles doit pouvoir faire ce travail solennel et sacré qui lui incombe.

Le président ukrainien Porochencho a déclaré une zone semi-démilitarisée autour du site du crash. Comme je l’ai dit auparavant, nous avons des équipes internationales déjà sur le terrain et prêtes à mener l’enquête qu’il faut et à ramener les dépouilles de ceux qui ont trouvé la mort. Mais malheureusement, les séparatistes soutenus par la Russie qui contrôlent la région continuent d’entraver l’enquête. À maintes reprises, ils ont empêché les enquêteurs internationaux d’avoir plein accès à l’épave. Quand les enquêteurs se sont approchés, ils ont tiré des coups de semonce. Ces séparatistes sont en train d’enlever des preuves du site du crash, ce qui mène directement à la question – que cherchent-ils exactement à cacher ?

En outre, ces séparatistes soutenus par la Russie sont en train d’enlever des dépouilles du site du crash, souvent sans la rigueur à laquelle on s’attendrait dans le cas d’une tragédie comme celle-ci. Et c’est une insulte à l’égard de ceux qui ont perdu des êtres chers. C’est le genre de comportement pour lequel il n’y a pas de place dans la communauté des nations.

Par ailleurs, la Russie a une influence extraordinaire sur ces séparatistes. Personne ne le nie. La Russie les a encouragés. La Russie leur a donné de la formation. Nous savons que la Russie leur a fourni certaines armes, de l’équipement militaire et des armes, notamment anti-aériennes. Des chefs séparatistes clés sont des ressortissants russes. Étant donné donc l’influence directe que la Russie exerce sur les séparatistes, ce pays, et le président Poutine en particulier, ont la responsabilité directe de les pousser à coopérer avec l’enquête. C’est la moindre des choses.

Le président Poutine dit qu’il est pour une enquête globale et juste. J’apprécie ces propos, mais ils doivent être suivis de gestes. C’est à la Russie qu’incombe maintenant la responsabilité d’insister auprès des séparatistes afin qu’ils cessent d’altérer les preuves, qu’ils donnent aux enquêteurs qui sont déjà sur le terrain un accès immédiat, complet et sans entrave au site du crash. Les séparatistes et leurs commanditaires russes ont la responsabilité d’assurer la sécurité des enquêteurs qui s’acquittent de leur tâche. Et en synergie avec nos alliés et nos partenaires, nous travaillerons sur ce dossier aujourd’hui aux Nations unies.

À une échelle plus vaste, comme je l’ai dit au cours de cette crise et de la crise en Ukraine en général, et comme je l’ai dit directement au président Poutine et en public, je continue de préférer une solution diplomatique à ce qui ce passe en Ukraine. Je crois que cela est encore possible. C’est ce que je préfère aujourd’hui et ce que je continuerai à préférer.

Mais si la Russie continue de violer la souveraineté de l’Ukraine et de soutenir ces séparatistes, et que ces séparatistes deviennent de plus en plus dangereux et deviennent un danger non seulement pour la population à l’intérieur de l’Ukraine mais aussi pour la communauté internationale en général, alors la Russie se retrouvera encore plus isolée, et les coûts qui lui seront infligés en raison de son comportement continueront à s’alourdir.

L’heure est venue pour le président Poutine et pour la Russie de faire demi-tour, de renoncer à la stratégie qu’ils ont adoptée jusqu’à présent et de chercher sérieusement à trouver une solution aux hostilités en Ukraine d’une manière qui respecte la souveraineté de l’Ukraine et respecte le droit du peuple ukrainien à prendre ses propres décisions quant à sa destinée.

Il n’y a plus de temps à perdre. Nos amis et nos alliés doivent être en mesure de recouvrer les dépouilles de ceux qu’ils ont perdus. C’est le moins que l’on puisse faire. C’est une question de décence. Les familles méritent de pouvoir enterrer leurs êtres chers dans la dignité. Le monde mérite de savoir exactement ce qui s’est passé. Et le peuple ukrainien mérite de pouvoir déterminer son propre avenir.

Merci.

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http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2014/07/20140721304292.html?CP.rss=true#ixzz38Cs6LIHd

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 juillet, 2014 |1 Commentaire »

ISRAËL: L’EMPIRE ET LES VENTES D’ARMES (http://www.cot81.com)

ISRAËL:

GAZA et ISRAËL

L’Empire

et les ventes d’armes

(Collectif des Objectrices et Objecteurs Tarnais)

Extraits d’une interview de John HALPER, coordinateur du Comité Israélien contre les Démolitions des Maisons (ICAHD).

Israël est placé

du point de vue stratégique

au centre du réseau mondial d’armement.

Les armes sophistiquées israéliennes et les logiciels militaires sont très importants pour le développement militaire des Etats-Unis.

Israël est devenu le principal sous-traitant des Etats-Unis en matières d’industries militaires.

L’année dernière Israël a signé un contrat de formation et d’équipement de l’armée chinoise, et un contrat similaire avec l’armée indienne. Israël équipe l’armée indienne avec des armes américaines.

D’un côté Israël joue un rôle crucial du fait de la sophistication de ses industries high-tech et de ses capacités commerciales.

De l’autre, il n’y a en Israël aucune contrainte éthique ou morale en ce qui concerne les armes,Le gouvernement israélien peut faire tout ce qu’il veut.

Ainsi le congrès américain impose, lui, des restrictions aux ventes d’armes à la Chine, en raison des atteintes aux Droits de l’Homme perpétrées dans ce pays. Alors que fait Israël ?

Il bricole des armes américaines juste assez pour les maquiller en armes israéliennes, et voilà qui permet de court-circuiter le congrès américain !

Pour la part essentielle de ses activités en la matière, Israël sert de couverture aux ventes d’armes américaines aux pays du Tiers Monde: Colombie, Guatémala,Uruguay, Argentine, Chili à l’époque des colonels, Birmanie, Taïwan, Zaïre, Libéria, Congo, Sierra Léone ont des relations primordiales avec Israël.

Exemple : Les mercenaires israéliens en Sierra Léone contournent les boycotts de l’ONU, imposés à ce que nous appelons les diamants sanglants, de même pour l’Angola.

Israël développe un système de missiles en Angleterre, un nouveau type d’avion de chasse avec la Hollande et vient d’acheter trois sous-marins nucléaires à l’Allemagne.

Les trafiquants d’armes israéliens sont très actifs dans les pays rudes et troublés où les américains se feraient bouffer tout crus: l’Ouzbékistan, le kazakhstan, la Russie, la Chine, l’Indonésie…

Les Etats-Unis et Israël ont conclu un traité officiel, scellant une alliance en vertu de laquelle Israël a accès a pratiquement toutes les données ultra-secrêtes de la technologie militaire américaine .

Voici, une partie de l’argumentaire adressé aux membres du Congrès américain pour leur demander de soutenir Israël:

« Vous êtes membre du congrès des Etats -Unis et il est de votre responsabilité de soutenir Israël car de nombreuses entreprises, dans votre état, ont des liens d’affaires avec Israël et c’est grâce à cela que de nombreux ingénieurs en recherche et développement effectuent des recherches dans les universités de votre Etat, dont beaucoup d’emplois dépendent des industries militaires et de défense. »

En effet, dans la plupart des districts des Etats-Unis , les membres du congrès dépendent énormément du secteur de l’armement, plus de la moitié de l’emploi industriel en Californie, par exemple, est lié à la défense…

Bien qu’Israël soit un tout petit pays, sur le plan de l’empire américain, il occupe une place importante dans les industries de la défense, la production et les ventes d’armes. Il est un élément clé de l’Empire, un élément essentiel pour la protection des intérêts économiques américains au Moyen Orient.

Il dispose, entre autres, d’un énorme avantage en matière de relations publiques, c’est qu’il sait, malgré sa force militaire, se faire passer pour une victime.

Collectif des Objectrices et objecteurs Tarnais

http://www.cot81.com/spip.php?article8

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

L’ERE DE L’IRRESPECT ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

L’ère de l’irrespect ?

(Thierry LAMIREAU)

L'ère de l'irrespect OBAMA dit HOLLANDE est un con

(Photo d’origine: 20h de FRANCE 2)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 juin, 2014 |Pas de commentaires »

EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU. IRAK: CE QUE LES JOURNALISTES ET LES ETATS OCCIDENTAUX NE DISENT PAS AVEC L’AIDE DE LA RUSSIE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-Exclusif

Thierry LAMIREAU-

IRAK:

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Ce que les journalistes

et les Etats occidentaux

ne disent pas

avec l’intervention

de la RUSSIE

(Thierry LAMIREAU)

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L’Irak a reçu de la Russie une première livraison d’avions Sukhoï

SU-25 pour l’aider dans sa contre-offensive face aux insurgés

menés par les djihadistes qui se sont emparés de nombreux

territoires en IRAK.

En réalité, c’est une tentative de créer un caliphat islamique en

Syrie et en Irak.

Tous contre les Djihadistes

L'avancée des djihadistes en IRAK et en SYRIE Document AFP

Tous contre les djihadistes, après les Américains, les Iraniens et désormais les Russes !

L’annonce par Bagdad de cette livraison est survenue alors que les forces gouvernementales ont donné l’assaut pour reprendre la ville de Tikrit ancien fief de Saddam Hussein situé à 160 km au nord de Bagdad.

Les SU-25, qui viennent d’être livrés par Moscou, devraient être conduits par des pilotes de l’armée de l’air du temps du régime déchu de Saddam Hussein, qui ont eu l’habitude de piloter ces avions d’attaque au sol, a indiqué un responsable irakien.

Bagdad va acheter plus d’une douzaine d’avions à la Russie, un accord estimé à quelque 368 millions d’euros.

Un risque important de destabilisation du Proche-Orient

La dislocation de l’Irak déstabiliserait l’ensemble du Proche-Orient et les régions limitrophes pour des années, a estimé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, samedi 28 juin 2014, à la télévision russe.

«Si l’Irak éclate (la Libye s’est presque disloquée, quelqu’un veut disloquer la Syrie), la région explosera, la déstabilisation s’y installera pour de longues années et non seulement au Proche-Orient et en Afrique du Nord, mais aussi dans les régions limitrophes», a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Ce que les journalistes 

et les Etats occidentaux

ne disent pas

avec l’intervention

de la Russie:

SU-25 RUSSE pour l'IRAK 1

(Photo: Des militaires russes préparant les aéronefs SOUKHOI SU-25 pour l’IRAK)

La RUSSIE vend des avions 

armés à

l’URANIUM « APPAUVRI » !

-Les avions SOUKHOI SU-25

Scorpion « Frogfoot »-

Avion SUKHOI SU-25

Fiche descriptive:

Appareil : Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’
Constructeur : Sukhoï P. O.
Désignation : Su-25
Nom / Surnom : Scorpion
Code allié / OTAN : Frogfoot
Variante :  
Mise en service : 1980
Pays d’origine :
Catégorie : Avions d’attaque
Rôle et missions : Avion d’assaut

Le Su-25 « Frogfoot » est un appareil d’attaque et d’appui d’aspect rustique, il est un redoutable appareil monoplace d’appui rapproché, adapté aux pistes très sommaire. Lourdement armé de canons et d’engins air-sol, cet avion a été spécialement conçu pour le soutien des troupes au sol. Le Su-25 fit son premier vol en 1976 et entra en service 4 ans plus tard, après une longue période de mise au point.

Comme ces missions sont très risquées, la cellule du Su-25 Frogfoot a été prévue pour pouvoir encaisser beaucoup de dommages, comme son homologue américain A-10 Thunderbolt II. Le pilote est placé dans une nacelle blindée au titane, les réservoirs sont spécialement conçus pour limiter les risques d’explosion. Mais ces blindages n’ont pas empêché l’avion de subir des pertes en Afghanistan, dues aux missiles sol-air portatifs des combattants. Mais en 60 000 sorties en 8 ans de guerre en Afghanistan, 23 Su-25 seulement furent perdus.

Les différentes versions sont nombreuses. Il y a le Su-25 « Frogfoot A » qui est la première version, capable d’embarquer 6 400 kg de bombes. Le Su-25B « Frogfoot B » est la version biplace d’entrainement. Le Su-25BK est sa version d’exportation.

Le Su-25UT est identique à la version UB mais dépourvue d’armement et rebaptisé Su-28. Le Su-25UTG est identique au Su-25UT mais est pourvu d’une crosse d’arrêt pour une utilisation sur porte-avions. Le Su-25T est la version monoplace du Su-25UT, destiné à l’attaque antichar. La version Su-25T est l’ancienne désignation du Su-34, qui a été amélioré grâce aux enseignements de la guerre afghane, en particulier pour la survivabilité en environnement antiaérien intense. On estime que plus plus de 6.000 exemplaires ont été livrés avec pour utilisateurs la Russie, la Hongrie, la Bulgarie, l’Irak, la Tchéquie, la Slovaquie et l’Afghanistan.

Une nouvelle version du Su-25 Frogfoot, le Su-39 Frogfoot (désignée également Su-25TM) a été mise au point. Celle-ci se distingue par des améliorations au niveau de la capacité de dommages et du système de navigation et d’attaque. Les pales du réacteurs sont mieux refroidis pour que la signature infrarouge soit plus faible. Cette nouvelle version est basée sur le biplace d’entraînement, dont le deuxième siège est remplacé par un réservoir et de l’avionique. Le Su-39 est très reconnaissable avec cette bosse derrière le fuselage.

Caractéristiques techniques:

Modèle : Sukhoï Su-25 ‘Frogfoot-A’
Envergure : 14.36 m
Longueur : 15.53 m
Hauteur : 4.80 m
Motorisation : 2 turboréacteurs MNPK Tumanski R-13-300
Puissance totale : 2 x 5100 kgp.
Armement : 1 canon rotatif de 30 mm
charge offensive de 4.500 kg
Charge utile : -
Poids en charge : 19200 kg
Vitesse max. : 880 km/h
Plafond pratique : 7000 m
Distance max. : 1100 Km
Equipage : 1
[...] Plan 3 vues

Plan 3 vues du Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’

Cet aéronef utilise,

entre autres,

des armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

RAPPEL:

Des SU-25 pour le NIGER:

La FRANCE a participé

au financement.

ALERTE ! DES AERONEFS SU-25 POUR LE NIGER: LA FRANCE A PARTICIPE AU FINANCEMENT. CERTAINES ARMES SONT A L'URANIUM

Certaines armes sont à

l’uranium « appauvri » !

(Entreprises Défense et Relations Internationales)

L’Ukraine a récemment vendu au Niger deux SU-25 Frogfoot, tirés de ses stocks de guerre froide. La France, qui aurait participé au financement de cet achat conséquent pour un pays comme le Niger, voit d’un très bon œil le renfort de moyens aériens locaux dans sa lutte sahélienne contre les mouvances terroristes, particulièrement dans le contexte des attaques sur les sites d’AREVA.

SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

 SU-25 Ukrainien avec une partie de l’armement qu’il peut emporter

(crédit: Wikimedia)
En toute discrétion…
Les deux avions font la fierté de la petite mais vaillante armée de l’air nigérienne, qui jusque là ne comptait que quelques avions de transports et quelques hélicoptères de manœuvre. Les deux SU-25 (portant les numéros d’immatriculation 5U-MCC et 5U-MCF, 5U étant le préfixe OACI du Niger naturellement) seront les premiers véritables avions de chasse de cette armée de l’air. Ils sont vraisemblablement arrivés au Niger en février 2013, car les premières informations à leur sujet remontent à cette date. Ils ont très certainement été livrés début février en toute discrétion, sous la forme de kits apportés par avions gros porteurs, en même temps que l’outillage et les pièces nécessaires à la maintenance.
Ces avions proviennent sans doute de la 4070ème Base de Réserve ukrainienne qui, jusqu’à une date récente, stockait sous cocon une trentaine de SU-25 en version de base. Quelques exemplaires de cette version originelle du SU-25, aussi appelée Frogfoot-A en codification OTAN, ont déjà été vendus par l’Ukraine à la Macédoine (4 appareils en 2001, dont 1 SU-25UB biplace), à la Guinée équatoriale (4 exemplaires entre 2007 et 2009 dont 2 SU-25UB) et au Tchad (6 ou 7 exemplaires entre 2008 et 2010 dont au moins 2 SU-25UB).
Les appareils destinés au Niger ont d’abord suscité l’intérêt de la République Démocratique du Congo en 2012, qui a finalement renoncé à l’achat et créé une opportunité pour le Niger.
Bien que cet investissement ait été qualifié « d’urgent » par le Niger, il n’a pas de lien avec l’offensive terrestre française au Mali, état donné que la commande a été passée à l’été 2012. Par contre, il découle directement de l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali dont la France continue de faire les frais à travers les otages enlevés sur le site d’Arlit il y aura bientôt trois ans.
 
Les pilotes:
Des mercenaires
A l’instar de ce qui se passe chez les autres clients du SU-25 en Afrique, le Niger va très probablement confier le pilotage et l’entretien de ces avions à des contractors ukrainiens, connus pour officier de la même façon au Tchad ou en Guinée équatoriale. Mais à la différence du Tchad, où des pilotes tchadiens sont formés à prendre la relève des pilotes ukrainiens, le Niger ne dispose pas de version biplace permettant une formation dans de bonnes conditions. Les avions nigériens vont donc rester vraisemblablement longtemps entre les mains de mercenaires coûteux, peu prompts à prendre des risques et dont le comportement au combat peut être sujet à caution.
Mais malgré les réticences que peut susciter l’emploi de mercenaires, le Su-25 est probablement le meilleur choix possible pour une armée africaine. C’est un avion rustique spécialisé dans l’attaque au sol et l’appui des forces terrestres. Il est le pendant russe de l’A-10 américain, bien que son design et sa masse le rapproche plus de l’YA-9 de Northrop, concurrent malheureux de l’A-10 lors de l’appel d’offre. La ressemblance est d’ailleurs suffisamment prononcée pour se demander s’il n’y a pas eu migration discrète des schémas de l’YA-9 de l’autre côté du rideau de fer.
Quoiqu’il en soit le SU-25 est un biréacteur subsonique, avec environ 800 km de rayon d’action (à pleine charge avec deux réservoirs supplémentaires), ce qui est relativement faible notamment dans les immensités sahéliennes. Ce rayon d’action limité est compensé par la facilité avec laquelle l’avion peut être déployé sur des pistes sommaires avancées, avec un minimum de logistique : sur de courtes périodes, le SU-25 ne nécessite pas d’infrastructures particulières, à part une piste d’une longueur suffisante. Une équipe d’une demi-douzaine de mécaniciens, équipée d’un outillage rudimentaire et de quelques pièces détachées permet une utilisation opérationnelle de plusieurs semaines sur des bases sommaires.
 
L’armement:
depleted-uranium1
(Photo:  quelques armes à l’URANIUM « APPAUVRI »)
Possibilité d’usage des munitions à l’uranium « appauvri ».
En termes d’armement, le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri.
Il se retrouve également sur les MI-24P, facilement reconnaissable du fait des deux tubes visibles sur le côté droit du fuselage. Il est également réputé pour être particulièrement rustique. Bien que pouvant tirer quasiment aux mêmes cadences que le canon GAU-8A de l’A-10 des munitions aux effets équivalents, on notera qu’il pèse 20 fois moins lourd : à peine 115 kilos hors munitions. Avec 4 tonnes de charge utile réparties sur 11 points d’emport, le SU-25 peut embarquer une bonne partie de l’inventaire soviétique des munitions air-sol, mais il est utilisé de manière privilégiée en Afrique avec des bombes lisses de 250 ou 500 kg de type RBK ou OFAB (voir article sur les bombes syriennes pour plus de détails sur les bombes russes). Ce sont des munitions non guidées, à effet de zone ou effet de souffle. Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur les munitions que pourraient emporter les SU-25, sachant que les Nigériens ne dispose pas de stocks de telles armes, en théorie, n’ayant eu jusque là aucun aéronef pour en utiliser.
COMMENTAIRE:
 
(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)
 
Il est intéressant de noter l’origine de cet article:
Entreprises Défense et Relations Internationales.
 
Ce site, il y a quelques semaines, avait longuement critiqué des articles écrit par moi-même sur l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par la France dans la guerre au MALI en précisant que c’était de la « désinformation ».
Or l’on note dans ce texte que la France a participé à l’achat
d’aéronefs qui utilisent des munitions à l’uranium « appauvri » !
« Le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri. »…indique le site.
 
Ces « fameux » canons « redoutables » sont redoutables parce qu’ils utilisent justement des munitions à l’uranium « appauvri » !
 
En outre, la « codification OTAN » indique que ces aéronefs sont équipés d’armes à l’uranium « appauvri ».
En participant au financement d’un tel achat pour le Niger, la France pourra, d’une manière plus discrète, intervenir au Niger et ce avec toujours ces armes maléfiques à l’uranium « appauvri ».
On comprend mieux pourquoi la livraison s’est réalisée dans la plus grande discrétion !
Quel superbe achat pour un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète.
Bouffer de l’uranium « appauvri »…cela sera sûrement bon pour la santé des populations !
 L’OMERTA continue !
SU-25 RUSSE pour l'IRAK 2
Le conflit en IRAK montre une nouvelle fois l’action des occidentaux et de la Russie.
Pour frapper FORT et VITE, on utilise toujours les mêmes armes à l’ URANIUM APPAUVRI.
 
Mais CHUT ! C’est un SECRET d’ETATS…
C’est l’OMERTA TOTALE !
 
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr
 
Sources images:
Ria Novosti, Wikipédia,enderi.fr
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 juin, 2014 |Pas de commentaires »

EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU ! FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/AFP/Dan FAHEY/GRIP)

Frappes aériennes israéliennes

sur GAZA

helicoptere-apache-1024x683

[avec des armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI]

après un tir de roquette:

L’aviation israélienne a lancé, samedi 14 juin 2014, plusieurs frappes sur le sud de la bande de GAZA, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que l’aviation avait touché un site d’activités terroristes et un dépôt d’armes dans le sud de la bande de GAZA.

Les raids israéliens

ont été confirmés

par les autorités de GAZA

Selon un porte-parole palestinien, des hélicoptères APACHE israéliens ont endommagé un camp d’entraînement de la branche armée du Hamas à l’ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis GAZA vers le sud d’Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l’armée israélienne.

Dans l’après-midi trois autres roquettes ont été tirées, dont une a atterri en territoire israélien, ne faisant pas de victime ou de dégâts. L’armée a lancé des recherches pour retrouver les débris de deux autres engins, a annoncé un porte-parole militaire dans un communiqué.

L’aviation a ensuite lancé dans la soirée trois raids

Trois raids près de Rafah dans le sud de la bande de GAZA, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas.

Ces tirs de roquettes interviennent alors qu’une très vive tension règne sur le terrain. L’armée et les services de sécurité israéliens conduisent des recherches intensives pour retrouver trois jeunes Israéliens portés disparus depuis jeudi soir en Cisjordanie qui, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été enlevés par un groupe terroriste.

Les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de GAZA ont été fermés pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de GAZA contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon de nouvelles statistiques de l’armée, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l’année de la bande de GAZA vers le sud d’Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres. Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d’attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de GAZA ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s’efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont régulièrement revendiquées par des groupes jihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l’islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s’en sont progressivement éloignés, estimant qu’il n’allait pas assez loin dans l’imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l’ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.

(©AFP / 14 juin 2014 22h39) EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU ! FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L'URANIUM

 

Les hélicoptères APACHE:

RAPPEL:

-Boeing AH-64 APACHE Longbow Attack Helicopter-

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE

24 HELICOPTERES D’ATTAQUE A L’IRAK:

LE COMBLE DE L’HORREUR MACHIAVELIQUE !

(AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hélicoptère APACHE

WASHINGTON – Le Pentagone a notifié, lundi 27 janvier 2014, le Congrès américain d’un projet de vente à l’Irak de 24 hélicoptères d’attaque APACHE pour 4,8 milliards de dollars, a annoncé l’agence chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Bagdad réclamait depuis des mois que Washington lui fournisse ces équipements mais de nombreux élus américains s’y opposaient, craignant que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne s’en serve contre des groupes autres que ceux liés à Al-Qaïda. Le Congrès dispose de 30 jours pour soulever d’éventuelles objections, faute de quoi le contrat sera conclu.

Le projet de contrat porte sur 24 hélicoptères avec leurs équipements et pièces détachées. Il comporte également la vente de 480 missiles Hellfire, une arme antichar qui peut être tirée depuis des hélicoptères ou des avions.

Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Ces hélicoptères seront dédiés à des missions de soutien aérien pour les troupes au sol, de reconnaissance armée et de missions antichars, selon la DSCA.

Nouri al-Maliki, un chiite critiqué pour son manque d’ouverture envers les autres composantes de la société irakienne, est confronté à la perte de contrôle d’une partie de la province à majorité sunnite d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) se sont notamment emparés de la ville de Fallouja, à 60 km à l’ouest de Bagdad.

Dans un projet de contrat séparé, la DSCA a également notifié lundi le Congrès du projet de location de six autres hélicoptères APACHE à Bagdad pour un montant de 1,37 milliard de dollars.

Cette location doit permettre à l’armée irakienne de débuter l’entraînement opérationnel et de maintenance dans l’attente de la livraison des 24 appareils achetés, un processus qui prend des mois sinon des années.

Les six appareils en location ne sont donc pas destinées à être utilisés pour des opérations, a fortiori pour faire face à la situation actuelle dans la province d’Al-Anbar.

Le Pentagone a en outre notifié vendredi le Congrès d’un autre projet de contrat portant sur l’achat par Bagdad de 500 missiles Hellfire pour un montant de 82 millions de dollars.

Face aux événements qui secouent la province d’Al-Anbar, Washington s’est par ailleurs engagé ces dernières semaines à accélérer les livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad.

Quelque 75 missiles Hellfire ont ainsi été livrés à Bagdad à la mi-décembre. Cent missiles Hellfire supplémentaires et 10 drones ScanEagle doivent être livrés au printemps, selon le Pentagone.

Face à la résurgence d’Al-Qaïda en Irak, Washington envisage enfin de former dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes, selon un haut responsable américain de la Défense.

La Jordanie s’est dit prête à accéder à la requête de Washington pour que l’entraînement de forces irakiennes se déroule sur son sol.

Malgré le retrait de ses troupes d’Irak fin 2011, Washington s’est imposé comme le principal partenaire de l’Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont fourni pour plus de 14 milliards de dollars d’armements à Bagdad entre 2005 et 2013.

La formation de troupes irakiennes serait en revanche une première depuis 2011, la centaine de militaires américains stationnée à l’ambassade américaine à Bagdad étant cantonnée à des missions de conseil au niveau ministériel.

(©AFP / 27 janvier 2014 22h57) 

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D'ATTAQUE A L'IRAK: LE COMBLE DE L'HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans ENVIRONNEMENT 01-99-091-02-08

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Liens et photos WIKIPEDIA: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_AH-64_Apache

http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-114_Hellfire

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calibre_30_mm

File:30 mm.jpg

Désigné au départ Hughes Model 77l’AH-64A APACHE a été développé par la firme McDonnell Douglas pour répondre aux exigences de l’US Army, qui réclamait un hélicoptère capable d’effectuer des missions d’appui au sol et de lutte antichar, de jour comme de nuit, et bénéficiant d’une survivabilité élevée.

Le prototype YAH-64 effectua son vol initial en 1975, tandis que les premières machines de série étaient livrées en janvier 1984 (675 exemplaires doivent être livrés à l’US Army). L’équipement de l’APACHE comprend des missiles antichars Hellfire, un système d’acquisition de cibles et de visualisation de nuit Martin, un télémètre à laser International, un écran de visée Honeywell, un système de navigation Doppler, un récepteur de veille radar passif et des brouilleurs radar ou à infrarouges. Une version améliorée, le Longbow, a été développée.

Mi-juin 2014 ?

Les livraisons annoncées:

36 avions de combat F-16, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Les 24 hélicoptères APACHE, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Des centaines de missiles à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Divers blindés et une cinquantaine de drones armés d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Le comble de l’horreur machiavélique

est atteint par ces chers ETATS-UNIS !

Après avoir pollué et contaminé pour l’éternité (cf. durée de vie des éléments radioactifs déposés in situ) l’Irak en attaquant le pays avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI », les Etats-Unis vendent de nombreux matériels qui utilisent des armes à l’URANIUM APPAUVRI !

La raison:

Sous couvert de protéger l’Irak contre « des menaces terroristes » (les USA ne reculent devant aucune contradiction),les Etats-Unis veulent uniquement protéger les intérêts économiques en jeux et notamment les réserves de pétrole.

« Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger. »

C’est donc très clair !

L’Irak, après avoir été contaminé par les armes à l’uranium « appauvri » des Etats-Unis, va utiliser elle-même des armes fournies par les Etats-Unis qui vont polluer et contaminer le pays !

Les Etats-Unis sont très rusés:

En donnant de telles armes, ils ont l’assurance que la santé de la population irakienne va encore plus être détruite…La domination n’en sera que plus complète !

Les décideurs américains (politiques et militaires) sont vraiment des « ordures » et surtout des CRIMINELS puisqu’ils commettent des CRIMES CONTRE L’HUMANITE en attaquant, entre autres problèmes, l’ADN des populations.

MACHIAVEL serait fier de constater que les Etats-Unis sont de valeureux héritiers…

Thierry LAMIREAU

 

RAPPEL:

GAZA:

GENOCIDE A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
-Idan COHEN Photo: Idan Chesler -Ynet 25/06/2007-
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri ». 
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone. 
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste « a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israélienne dans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
 DROIT INTERNATIONAL dans NUCLEAIRE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires.

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
post-18-1309204296 GAZA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité. 
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.
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Date d’insertion:

23/06/99

ARMES A URANIUM APPAUVRI:

Leçons de la guerre du Golfe

par, Dan Fahey, Swords to Plowshares (USA)

(Traduction de : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health» – Laka Foundation – Mai 1999)

    La Guerre du Golfe Persique de 1991 a fait étalage des armes les plus effrayantes et les plus dévastatrices du vingtième siècle, armes nucléaires, chimiques et biologiques toutes prêtes à l’usage, chacune pouvant causer des pertes massives tant chez les alliés que chez l’ennemi. Lorsque les hostilités ont pris fin en mars 1991, le monde a poussé un soupir de soulagement à l’idée qu’aucune arme de destruction massive n’avait été utilisée. Mais était-ce vraiment le cas?

    Pendant la Guerre du Golfe, les forces américaines et britanniques ont utilisé pour la première fois des munitions antichars faites d’uranium appauvri, un déchet radioactif toxique. A la fin de la guerre, plus de 290.000 kilos d’uranium appauvri avaient contaminé le matériel et le sol des champs de bataille d’Arabie Saoudite, du Koweït et du sud de l’Irak. Bien que des enquêtes soient encore en cours et que des recherches complémentaires soient nécessaires, il apparaît maintenant que certains anciens combattants et des civils exposés à la contamination par uranium appauvri souffrent aujourd’hui de problèmes de santé, notamment de lésions rénales et de cancers.

    L’utilisation de déchets radioactifs toxiques dans les munitions annonce l’arrivée d’une ère nouvelle de guerres terrestres dangereuses, une ère où la frontière entre la guerre conventionnelle et non conventionnelle sera irréversiblement trouble. La prolifération et l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri joueront un rôle dans les conflits armés dans un avenir proche. Il faut par conséquent tirer les leçons de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et prendre des mesures pour réduire à un minimum et prévenir les effets nuisibles sur les soldats, les civils et les réserves alimentaires et aquifères.

    L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium permettant son utilisation dans des armes et réacteurs nucléaires. Comme d’autres métaux lourds tels que le plomb, l’uranium appauvri est chimiquement toxique mais il s’agit aussi et surtout d’un émetteur de particules alpha d’une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années. L’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine (U.S. Army Environmental Policy Institute) spécifie que « l’UA est un déchet radioactif de faible activité qui doit, par conséquent, être entreposé dans des sites autorisés ».

    Dans les années 50, le Ministère américain de la défense (U.S. Department of Defense) a commencé à s’intéresser à l’utilisation de métal d’uranium appauvri dans les armes car il est extrêmement dense, pyrophore, bon marché et disponible en énormes quantités aux Etats-Unis. Au cours des années 60 et 70, les recherches et les essais à ciel ouvert réalisés sur divers sites aux Etats-Unis ont démontré l’efficacité de l’uranium appauvri dans les perforateurs à énergie cinétique qui sont des projectiles de métal solide tirés par des canons. Les perforateurs à énergie cinétique n’explosent pas; ils se fragmentent et se consument à travers le blindage « en raison de la nature pyrophore du métal d’uranium et des températures extrêmes atteintes au moment de l’impact. » Dans les années 80, l’uranium appauvri a également été développé pour être utilisé dans le blindage des chars.

    Pendant l’Opération Tempête du Désert, les chars américains M1A1, M1 et M60 ainsi que les chars britanniques Challenger ont tiré des milliers de projectiles perforants de grand calibre à uranium appauvri. Les avions américains A-10 et AV-8B ont tiré des centaines de milliers de projectiles de petit calibre contenant de l’uranium appauvri. Les tireurs isolés américains ont utilisé des balles de 7,62 mm et probablement de calibre 0,5 contenant de l’uranium appauvri.

Par ailleurs, un tiers (654) des chars américains utilisés pendant la guerre (2.054) étaient équipés d’un blindage contenant de l’uranium appauvri. Les perforateurs contenant de l’uranium appauvri ont accru l’avantage tactique des forces américaines et britanniques sur l’Armée irakienne mais l’efficacité du blindage des chars contenant de l’uranium appauvri n’a jamais été testé sur le champ de bataille. L’Irak n’avait pas de blindages ni de munitions contenant de l’uranium appauvri dans son stock d’armements.

    En dépit de toute la publicité faite après la guerre autour des succès remportés par les armements de pointe onéreux, il est étonnant que les responsables du Pentagone et de l’industrie américaine de la défense n’aient émis que peu de louanges à propos des armes contenant de l’uranium appauvri.

On trouve une possible explication à ce silence prudent dans les rapports rédigés par l’Armée américaine avant la guerre, lesquels mettaient en garde contre le fait que l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri pourrait avoir de graves conséquences sur la santé et l’environnement et provoquer une « réaction hostile de l’opinion internationale. »

Néanmoins, les rapports publiés après la guerre ont préconisé une politique favorable à l’usage illimité et à la prolifération des armes à uranium appauvri. L’intérêt du Pentagone pour cette politique favorable à l’UA a anticipé sur les enquêtes et recherches à propos des maladies frappant à la fois les soldats ayant combattu dans la force expéditionnaire dirigée par les Américains et les populations du sud de l’Irak, maladies pouvant être en rapport avec l’exposition de ces personnes à l’uranium appauvri.

    Les leçons à tirer de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe sont inquiétantes mais les comprendre nous permettra à l’avenir de prévenir ou de réduire au maximum les effets des armes contenant de l’uranium appauvri.

 Première leçon:

Les armes contenant de l’uranium appauvri contaminent les zones d’impact avec des poussières radioactives et toxiques extrêmement fines.

    Les tests réalisés par l’Armée américaine ont révélé que 18 à 70% d’un perforateur à uranium appauvri, en se consumant et en s’oxydant, se transforment en particules extrêmement petites au moment de l’impact. L’impact d’un perforateur de 120 mm à uranium appauvri tiré d’un char américain Abrams crée par conséquent entre 900 et 3.400 grammes de poussières d’oxyde d’uranium.

Les tests de l’armée américaine ont par ailleurs démontré que « l’aérosol d’oxyde d’UA formé pendant l’impact (moment où l’uranium appauvri entre en contact avec le blindage) contient un pourcentage élevé de particules d’une taille leur permettant d’être inhalées (50 à 96%) » et que 52 à 83% de ces particules inhalables sont insolubles dans les liquides pulmonaires. Les particules inhalables (moins de 5 microns de diamètre) sont facilement inhalées ou ingérées. Les particules insolubles ne sont pas aisément excrétées du corps et peuvent rester dans les poumons ou d’autres organes pendant des années.

    Les recherches de l’armée américaine ont révélé dernièrement que certaines poussières d’uranium inhalables restent en suspension dans l’air pendant des heures après l’impact.

Comme démontré dans les années 70 par l’émission d’uranium appauvri lors de la fabrication de munitions à uranium appauvri près d’Albany (Etat de New York), les poussières d’uranium appauvri peuvent être transportées par le vent à 40 kilomètres de distance, voire plus. La plupart des poussières créées par un impact sont concentrées dans la cible, sur la cible ou dans un périmètre de 50 mètres autour de la cible. Les tests de l’armée américaine ont toutefois révélé que les poussières d’uranium appauvri pouvaient être remises en suspension par l’action du vent ou le mouvement des personnes et des véhicules.

    Les dangers à long terme de la contamination par uranium appauvri sont examinés dans un manuel d’entraînement de l’U.S. Army Chemical School (Ecole de chimie de l’armée américaine):

La mobilité de l’UA dans l’eau est due au fait qu’il peut se dissoudre facilement. Les composés solubles d’UA se dissoudront facilement et se déplaceront avec l’eau de surface ou les nappes phréatiques. Boire l’eau contaminée, l’utiliser pour le nettoyage ou tout autre contact avec cette eau répandront la contamination… Après la contamination de l’air et de l’eau, l’UA se dépose dans le sol. Une fois qu’il s’y trouve, il y reste à moins qu’il n’en soit retiré. En d’autres termes, la zone restera contaminée et ne se décontaminera pas d’elle-même.

    Aucun nettoyage du sol contaminé par de l’uranium appauvri n’a eu lieu en Irak ou au Koweït. Curieusement, le Ministère américain de la défense prétend avoir testé le sol du Koweït et n’avoir trouvé aucune présence de contamination par uranium appauvri. Pourtant, en 1995 et 1997, des équipes tournant des films documentaires ont décelé une contamination à l’uranium appauvri sur des véhicules détruits et dans le sol au sud de l’Irak.

    Outre les fines poussières d’uranium créées par les impacts, les fragments d’uranium appauvri et les perforateurs intacts en uranium appauvri présentent également un risque.

En mars 1991, une note interne de l’Agence Nucléaire de la Défense Américaine (U.S. Defense Nuclear Agency) faisait remarquer que « les particules alpha (poussières d’oxyde d’uranium) des projectiles épuisés sont inquiétantes pour la santé mais les particules bêta provenant des fragments et des projectiles intacts présentent un sérieux risque pour la santé, avec un taux possible d’exposition de 200 millirads par heure s’il y a contact ».

Un perforateur à uranium appauvri trouvé en avril 1991 dans le port de Damman, en Arabie Saoudite, avait une radiation de 260-270 mrad/heure. Le taux de corrosion dans le sol d’un perforateur à uranium appauvri dépend de la composition chimique du sol et d’autres facteurs environnementaux. En se corrodant, les perforateurs à UA exposés aux éléments se transforment principalement en poussières d’uranium solubles dans l’eau.

    Les doses limites établies pour l’absorption de poussières d’uranium appauvri démontrent qu’une toute petite quantité représente une menace sérieuse pour la santé. La dose limite d’absorption fixée pour un professionnel est de 0,001 gramme par semaine (U.S. Nuclear Regulatory Commission – Commission américaine de réglementation nucléaire) et de 0,008 gramme par an (Ministère britannique de la défense). La dose limite d’absorption pour le public est fixée à 0,002 gramme par an (Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique).

    Le chemin suivi par l’uranium appauvri dans le corps dépend de la forme d’exposition (contamination par inhalation, ingestion, implantation ou blessure) et de la taille ainsi que de la solubilité des particules. Des recherches récentes ont révélé que les particules d’uranium appauvri peuvent rester dans les poumons lorsqu’elles sont inhalées, ou voyager dans le sang et se déposer dans le cerveau, les reins, les os, le système reproductif, les muscles et la rate. Les particules insolubles d’uranium appauvri (jusqu’à 83% du volume total des poussières créées par un impact), si elles sont inhalées, « présentent d’abord un risque radiologique et non chimique et toxicologique ». En 1997, de l’uranium appauvri a été décelé dans le sperme de cinq anciens combattants américains sur vingt-deux soldats qui avaient été blessés par des fragments à uranium appauvri en 1991.

    Bien que des études complémentaires sur les effets de l’uranium appauvri sur la santé soient nécessaires, il est reconnu que la présence d’uranium appauvri dans le corps cause des lésions rénales, des cancers du poumon et des os, des maladies respiratoires non malignes, des problèmes de peau, des troubles neurocognitifs, des lésions chromosomiques et des malformations à la naissance.

Un rapport de l’U.S. Army Armament, Munitions and Chemical Command (Commandement de l’armée américaine chargé de l’armement, des munitions et des produits chimiques) datant de juillet 1990 revèle que l’uranium appauvri est un « émetteur de rayons alpha de faible activité qui peut provoquer le cancer lorsque les expositions sont internes, la toxicité chimique causant pour sa part des lésions rénales ».

En août 1993, l’U.S. Army Surgeon General’s Office (bureau médical de l’armée) a confirmé que les « effets physiologiques estimés suite à l’exposition à des poussières d’uranium appauvri incluent une possibilité de risque accru de cancer (du poumon ou des os) et de lésions rénales ». Un rapport datant de juin 1995 de l’Institut de politique environnementale de l’armée américaine ajoute que « la dose de radiation infligée à des organes vitaux dépend de la période pendant laquelle l’UA réside dans les organes. Lorsque cette valeur est connue ou estimée, les risques de cancer et les risques héréditaires peuvent être déterminés ».

    L’utilisation d’armes à uranium appauvri entraîne une contamination du matériel endommagé et de l’environnement par la présence de poussières et de déchets d’uranium appauvri en quantités dangereuses. Les particules inhalables formées durant les impacts et les poussières solubles d’oxyde d’uranium formées par les perforateurs en se corrodant peuvent être transportées par le vent ou l’eau et peuvent contaminer les réserves alimentaires ou aquifères. Tant les alliés que l’ennemi peuvent inhaler ou ingérer les poussières d’uranium appauvri et souffrir de graves problèmes de santé à court et long terme.

 Deuxième leçon:

 Il est peu probable que les forces armées soient protégées contre une exposition à la contamination par l’uranium appauvri.

    En 1974 déjà – soit dix-sept ans avant que les armes à uranium appauvri ne soient utilisées dans la Guerre du Golfe -, un groupe d’études du Ministère Américain de la Défense prédisait que « Dans des situations de combat impliquant l’utilisation courante de munitions à uranium appauvri, les possibilités d’inhalation, d’ingestion ou d’implantation de composés d’uranium appauvri peuvent être localement importantes ».

En juillet 1990, un fournisseur de l’armée américaine a également lancé une mise en garde:

« Les expositions des soldats à l’uranium appauvri sous forme d’aérosol sur le champ de bataille pourrait être importantes et avoir des effets radiologiques et toxicologiques… Dans des conditions de combat, les individus les plus exposés sont probablement les troupes terrestres qui pénètrent sur un champ de bataille après un échange de tirs de munitions antichars, qu’ils soient à pied ou motorisés ».

    En dépit des avertissements catégoriques émis dans les rapports de l’armée américaine avant la guerre, aucune mise en garde sur les dangers de l’uranium appauvri n’a été transmise aux forces américaines ni aux forces de la coalition qui allaient être confrontées à une contamination par uranium appauvri sur les champs de bataille de la Guerre du Golfe. Les combattants et le personnel de soutien n’ont pas été informés du besoin de vérifier si les blessures des soldats ne présentaient pas de signe de contamination par uranium appauvri et on ne leur a pas dit qu’il fallait revêtir des vêtements de protection totale en cas de contact avec le matériel et le sol contaminés.

En violation des règlements de l’armée américaine et de la Commission Américaine de Réglementation Nucléaire, aucun test ni suivi médical n’a été prodigué aux soldats qui avaient été blessés par des fragments contenant de l’uranium appauvri ou qui risquaient d’avoir inhalé ou ingéré des poussières d’UA.

    Bien que les responsables militaires américains n’aient jamais offert d’explication sur le fait de ne pas avoir averti les troupes à propos des dangers des armes à uranium appauvri, il semble que leur inaction ait été inspirée par leur désir d’éviter de soulever des préoccupations dans les rangs de l’armée et dans l’opinion publique.

Suite à une enquête menée en 1992, les enquêteurs de l’U.S. General Accounting Office ont rapporté que « les responsables de l’armée [américaine] estiment que les systèmes de protection contre l’uranium appauvri peuvent être laissés de côté pendant les combats et autres situations extrêmement dangereuses car les risques que présente l’uranium appauvri pour la santé sont largement inférieurs aux risques inhérents aux combats ».

Lorsqu’il est apparu clairement que les responsables militaires américains n’avaient pris aucune mesure de protection contre l’uranium appauvri pendant et après la Guerre du Golfe, l’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine a exprimé sa préoccupation quant aux coûts des soins médicaux à prodiguer aux soldats ayant été exposés:

« Quand l’uranium appauvri sera accusé d’être la cause du syndrome de la Guerre du Golfe, l’armée devra disposer de données suffisantes pour séparer la fiction de la réalité. S’il y a un manque de prévoyance et de données, les implications financières des indemnités versées pour des incapacités à long terme et pour les frais de soins de santé seront excessives ».

    En janvier 1998, le Ministère Américain de la Défense a admis pour la seule et unique fois sa responsabilité dans les expositions à l’uranium appauvri lors de la Guerre du Golfe:

Nos recherches sur les risques potentiels que présente l’uranium appauvri pour la santé mettent en évidence le manque significatif d’informations de nos troupes à propos des effets, sur la santé, de l’uranium appauvri se trouvant sur le champ de bataille… Les troupes de combat ou les membres du personnel de soutien ignoraient généralement que l’uranium appauvri contaminait le matériel, notamment les véhicules ennemis touchés par des projectiles à uranium appauvri, et qu’il requérait une manipulation spéciale… Le fait de ne pas avoir diffusé ces informations parmi les troupes de façon adéquate et à tous les niveaux peut avoir entraîné inutilement des milliers de cas d’expositions.

    Une carte publiée par le Ministère Américain de la Défense en novembre 1998 montre à la fois les zones principales où a été émis l’uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et les mouvements de centaines de milliers de soldats américains et de soldats des forces de la coalition dans ces zones contaminées. Bien que le Ministère Américain de la Défense reconnaisse que des « milliers » de soldats américains pourraient avoir été inutilement exposés à la contamination par uranium appauvri, il affirme également qu’il est impossible qu’un seul soldat américain soit malade en raison d’une exposition à l’uranium appauvri.

    L’incendie d’un dépôt de munitions à la base de l’armée américaine de Doha, au Koweït, en juillet 1991, illustre bien les risques d’émissions accidentelles d’uranium appauvri.

Parmi la grande quantité d’engins et de munitions détruits pendant les vingt-quatre heures qu’a duré l’incendie, se trouvaient 660 obus pour chars contenant 3.200 kg d’uranium appauvri.

Alors que le feu faisait rage, le Commandement central américain a reconnu que:

« … l’uranium appauvri émet des rayons alpha lorsqu’il prend feu. Les particules d’uranium peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont inhalées. Le 11ACR [le commandement de l'armée américaine à Doha] a été informé qu’il fallait traiter la zone comme s’il s’agissait d’une zone chimique, c’est-à-dire qu’il fallait rester du côté du vent et porter un masque de protection dans le voisinage ».

Malgré cela et en dépit d’autres avertissements, les soldats américains n’ont pas été informés des dangers que présente l’uranium appauvri et ils n’ont pas reçu l’ordre de porter du matériel de protection, même pendant les opérations de nettoyage qui ont suivi l’incendie. En outre, la fumée provoquée par l’incendie s’est déplacée et est arrivée à proximité de la ville de Koweït, risquant d’exposer les populations sous le vent à l’uranium appauvri porté par l’air.

    La protection adéquate des forces armées contre l’exposition à la contamination par uranium appauvri demande une formation, l’utilisation de vêtements de protection dans un milieu contaminé et la distribution d’appareils de détection de la radiation au personnel médical.

Malheureusement, étant donné que les cancers et autres problèmes de santé ne risquent pas de se développer avant la fin d’une bataille ou d’une guerre, les responsables militaires sont peu encouragés à se conformer à des procédures de sécurité qui pourraient affecter la prestation d’un soldat ou d’un ‘marine’ sur le champ de bataille.

La Guerre du Golfe a démontré que les responsables militaires ne seront pas tenus responsables de l’émission non contrôlée de déchets radioactifs toxiques ou de la violation des règles de sécurité exigeant que des examens médicaux aient lieu et que des soins soient prodigués aux soldats exposés.

    La Guerre du Golfe de 1991 a démontré qu’il est peu probable que les membres des forces armées recevront une protection adéquate contre l’exposition à l’uranium appauvri pendant ou après de futurs conflits ou émissions accidentelles. Par ailleurs, il est peu probable que les gouvernements procurent des soins médicaux à long terme aux anciens combattants souffrant de problèmes de santé en rapport avec l’uranium appauvri.

 Troisième leçon:

 Il est peu probable que les populations civiles locales soient averties lorsque des armes à uranium appauvri sont utilisées – même si l’uranium appauvri contamine leurs réserves alimentaires ou aquifères.

    Avant la Guerre du Golfe, l’armée américaine était consciente que la contamination par uranium appauvri pourrait entraîner des problèmes de santé parmi les populations civiles.

Pourtant, pendant et après la Guerre du Golfe, le Ministère Américain de la Défense n’a pris aucune mesure pour avertir les habitants du Koweït, d’Arabie Saoudite et d’Irak de la contamination de leurs terres par de l’uranium appauvri.

Au contraire, les rapports de l’armée américaine donnent à penser que celle-ci s’inquiète davantage des protestations de l’opinion publique et de futures restrictions concernant l’utilisation d’armes à uranium appauvri que de la contamination de terres étrangères et de l’empoisonnement de civils.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 prédisait que:

« Suite aux combats, les conditions des champs de bataille et les risques à long terme pour la santé des habitants et des anciens combattants pourraient mettre en question l’acceptabilité de la poursuite de l’emploi de perforateurs à énergie cinétique à UA pour des applications militaires ».

Cette préoccupation a été réitérée en mars 1991 alors que la guerre prenait fin:

« L’impact de l’UA sur l’environnement a soulevé et continue de soulever des inquiétudes. Par conséquent, même si personne ne met en doute l’efficacité de l’UA sur les champs de bataille, les projectiles à UA pourraient devenir politiquement non acceptables et être donc éliminés des arsenaux… Je crois qu’il faudrait penser à cette question délicate au moment de rédiger les rapports après les opérations ».

    Une fois que les hostilités ont pris fin et que l’ampleur de la contamination par uranium appauvri dans le sud de l’Irak et au Koweït a été connue, la U.S. Defense Nuclear Agency a également fait part de sa préoccupation:

« Alors que l’Explosive Ordnance Disposal (équipes d’enlèvement du matériel explosif de l’armée), les unités de combat au sol et les populations civiles d’Arabie Saoudite, du Koweït et d’Irak sont de plus en plus en contact avec les pièces d’artillerie contenant de l’UA, nous devons nous apprêter à gérer les problèmes qui pourraient se poser. Les souvenirs de guerre toxique, le scandale politique et les opérations de nettoyage d’après-guerre (accord avec le pays d’accueil) ne sont que quelques-uns des problèmes qui devront être abordés ».

    En avril 1991, l’Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique a également exprimé son inquiétude à propos de la contamination par uranium appauvri au Koweït:

Il serait imprudent pour la population de rester à proximité de grandes quantités d’UA pendant de longues périodes, et cela concerne évidemment les gens qui collectent ce métal lourd et le conservent. Il est certains endroits où de nombreuses salves ont été tirées et où la contamination des véhicules et du sol peut excéder les limites permises, ce qui présente un risque à la fois pour les équipes de nettoyage et pour la population locale… De plus, si l’UA rentre dans la chaîne alimentaire ou dans l’eau, cela entraînera probablement des problèmes de santé.

    La possibilité de problèmes politiques a aussi été relevée:

« Toute la question de la contamination au Koweït comporte une charge émotive et doit donc être traitée de façon délicate. Il est nécessaire d’informer le gouvernement koweïtien du problème avec tact et il vaut probablement mieux le faire par l’entremise de l’Ambassadeur du Royaume-Uni au Koweït ».

    Les Etats-Unis ont créé un précédent pendant la Guerre du Golfe en autorisant une force armée à utiliser des armes à uranium appauvri sans prévenir les populations civiles de la contamination de leur pays.

Les Etats-Unis poursuivent cette pratique dans la guerre au Kosovo. Les nations impliquées dans les conflits dans lesquels des armes à uranium appauvri sont utilisées peuvent se trouver confrontées à des coûts « excessifs » pour prodiguer des soins de santé à long terme aux soldats et aux civils exposés.

Les conséquences des armes à uranium appauvri sur la santé et l’environnement attireront probablement moins l’attention dans les pays où les populations ne sont pas conscientes de leur utilisation ou ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations et faire valoir leurs droits.

 Quatrième leçon:

 Les armes à uranium appauvri prolifèrent et seront probablement employées couramment dans les conflits terrestres.

    Un manuel d’entraînement de la U.S. Army Chemical School relève que:

« Le succès rencontré par les Etats-Unis en utilisant de l’UA dans les combats nous amène à conclure que d’autres nations, pas toutes amies, utiliseront l’UA dans le futur ». Par ailleurs, « il est probable que l’UA devienne également pour nos ennemis potentiels la principale munition permettant de mettre les tanks hors d’état de nuire… dans les batailles à venir, presque tous les tanks et véhicules de combat atteints par des projectiles seront probablement contaminés par de l’UA ».

    Un autre rapport de l’armée américaine datant de 1995 fait observer que:

« Etant donné que les armes à UA sont ouvertement disponibles sur le marché mondial des armes, elles seront utilisées dans les futurs conflits … Le nombre de patients contaminés par l’UA sur les champs de bataille sera considérablement plus élevé car d’autres pays utiliseront des systèmes contenant de l’UA ». Les soldats et ‘marines’ américains seront probablement parmi les patients contaminés par de l’UA sur les champs de bataille, comme le fait remarquer un rapport de 1998 publié par le Ministère américain de la défense: « L’efficacité de l’UA sur les champs de bataille a encouragé sa prolifération constante tant dans les arsenaux de nos alliés que dans ceux de nos adversaires. Que l’UA sera utilisé contre nos troupes dans les conflits du futur laisse donc peu de place au doute ».

    Depuis 1991, les Etats-Unis sont les premiers à utiliser et à faire proliférer les armes à uranium appauvri.

Après l’Opération Tempête du Désert, ils ont commencé à utiliser des projectiles à uranium appauvri dans les véhicules de combat Bradley M2 et M3 (25 mm), les véhicules amphibies légers (25 mm), les hélicoptères d’attaque APACHE (30 mm) et les hélicoptères de combat « Whiskey Cobra » AH-1W (20 mm). En 1994 et 1995, les avions de chasse américains ont tiré des salves contenant de l’uranium appauvri contre des cibles serbes en Bosnie et pendant les entraînements près d’Okinawa, au Japon.

    En avril 1999, le Ministère Américain de la Dfense n’a ni confirmé ni démenti l’utilisation par les avions A-10 de munitions à uranium appauvri au Kosovo. Il est toutefois intéressant de relever que l’armée américaine a déclaré que les hélicoptères APACHE ne tireraient pas de projectiles à uranium appauvri car les analystes estimaient que des projectiles hautement explosifs suffiraient pour détruire les chars serbes. L’intérêt croissant de l’opinion publique et des médias sur l’utilisation d’armes à UA au Kosovo a manifestement forcé les responsables militaires à reconsidérer leur usage de munitions à uranium appauvri.

    La liste croissante des pays possédant ou fabriquant des armes à uranium appauvri comprend les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Grèce, la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Bahrein, l’Egypte, la Thaïlande, Taïwan et le Pakistan.

L’ « interopérabilité » des forces militaires de l’OTAN pourrait également permettre à d’autres forces armées en Europe d’obtenir et d’utiliser des armes à uranium appauvri.

    Sans trop faire l’objet de débats et assez discrètement, les armes à uranium appauvri se sont installées dans les arsenaux des nations puissantes et pauvres dans quelques-unes des régions les plus explosives du globe.

Le Ministère Américain de la Défense prévoit l’emploi d’armes à uranium appauvri dans les conflits à venir ainsi qu’un nombre croissant d’expositions à l’uranium appauvri tant chez les alliés que chez les ennemis. Longtemps après que les fusils se seront tus et que les survivants seront rentrés chez eux, le nombre de victimes et le coût de l’utilisation des armes à uranium appauvri continueront à monter.

 Cinquième leçon:

 Il est peu probable que des opérations de nettoyage soient entreprises par les vainqueurs ou les vaincus s’il y a contamination par l’uranium appauvri en raison du coût extrêmement élevé et du risque de dommages environnementaux plus grands encore.

    L’armée américaine fait remarquer que:

« La terre contaminée [par l'UA]… devrait être enlevée et mise dans des conteneurs à l’instar des déchets radioactifs ».

C’est la procédure qui a été suivie aux Etats-Unis lors des opérations de nettoyage effectuées suite à la contamination par l’uranium appauvri dans les installations de Starmet à Concord, dans le Massachussetts (où sont fabriqués des perforateurs en UA) et à la base aérienne Sandia National Laboratory and Kirkland Air Force Base au Nouveau-Mexique (où ont été testés les perforateurs en UA).

    L’armée américaine déclare que le nettoyage doit consister à enlever « la couche supérieure du sol », ce qui pourrait être dévastateur pour l’environnement, surtout si l’uranium appauvri contamine les terres cultivables ou les zones humides.

Par ailleurs, le coût que représente le fait d’enlever la couche supérieure du sol dans les zones contaminées pourrait être astronomique. A titre d’exemple, le coût du nettoyage et de l’enlèvement d’environ 69.000 kg de poussières et de déchets d’uranium appauvri sur 200 hectares au Jefferson Proving Ground (site d’expérimentation de l’armée américaine) dans l’Indiana a été estimé à 4 ou 5 milliards de $US.

Le coût du nettoyage de 290.000 kg d’uranium appauvri sur des milliers d’hectares en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak pourrait donc facilement se chiffrer à des dizaines de milliards de dollars américains.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 lançait une mise en garde:

« En supposant que les normes réglementaires et les pratiques américaines en matière de protection de la santé soient appliquées, il est probable que des actions réparatrices soient nécessaires après les combats sur les sites contaminés par de l’UA ».

Cependant, dès lors que l’ampleur et que le coût des opérations de nettoyage de l’uranium appauvri dans la région du Golfe Persique sont apparus clairement, l’Institut de Politique Environnementale de l’Armée Américaine a informé les responsables politiques américains:

« Qu’il n’existe aucune loi, aucun traité, aucune réglementation ni aucune coutume au niveau international exigeant que les Etats-Unis réparent les dégâts causés sur les champs de bataille du Golfe Persique ». Forts de leur position de première puissance mondiale aujourd’hui, les Etats-Unis ont établi une norme de comportement dans la Guerre du Golfe qui permet aux nations et aux forces armées d’utiliser des armes à uranium appauvri sans assumer la moindre responsabilité quant au nettoyage, à la restauration de l’environnement ou aux soins de santé à prodiguer aux combattants ou aux civils exposés.

    Au cours des cent ans qui se sont écoulés depuis la première conférence de La Haye, les effets dévastateurs de la guerre se sont multipliés proportionnellement à l’augmentation de la mobilité des forces armées et à la capacité de destruction sans précédent des armes utilisées.

Dans les conflits du siècle prochain et de ceux qui suivront, d’énormes étendues de terres et un nombre incalculable de soldats et de civils risqueront d’être empoisonnés par des déchets radioactifs toxiques tirés de véhicules blindés, d’avions, d’armes légères et de bateaux. Les armes à uranium appauvri sont le produit des armes nucléaires. Il s’agit de l’arme la plus récente capable de causer des destructions massives. Si la communauté internationale accepte l’utilisation des armes à uranium appauvri dans la guerre, elle doit aussi accepter l’obligation morale d’assumer pleinement les conséquences de cette utilisation pour la santé et l’environnement, quel qu’en soit le coût.

 

Personne de contact:

Dan Fahey
c/o Swords to Plowshares
1063 Market Street
San Francisco, CA 94139, USA

Tél: +1-415-252-4788
Fax: +1-415-252-4790
Adresse électronique: duweapons@hotmail.com


griplogo75 ARMES A dans REFLEXIONS PERSONNELLES
G
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70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles
Tél.: +32.2.241 84 20 – Fax : +32.2.245 19 33
Internet : www.grip.org - Courriel : admi@grip.org 

Situation actuelle en IRAK,

L’ URANIUM  »appauvri », ou U-238, est le déchet du phénomène d’enrichissement de l’uranium naturel permettant d’obtenir de l’uranium U-238 fissile, utilisé à des fins militaires (armes et sous-marins nucléaires) ou civiles (centrales nucléaires, aviation). C’est le métal le plus dense, le plus lourd. Projeté à une vitesse de 1 200 mètres/seconde (Mach 5), il perfore les blindages des chars et peut transpercer une plaque de béton sous trois mètres de terre.

Il est donc beaucoup plus efficace que le tungstène utilisé jusqu’alors. En outre, il ne coûte rien (c’est, littéralement, un déchet de l’industrie nucléaire), contrairement au tungstène, qu’il faut importer, et son utilisation pour l’armement permet de résoudre en partie l’incontournable problème du stockage des déchets nucléaires.

Les Etats-Unis vont utiliser

des drones

REAPER PREDATOR

pour contrer l’avancée

des Djihadistes proches

de BAGDAD

ce mi-juin 2014

MQ-9 REAPER UAV

PREDATOR

Origine de la vidéo:

Armée américaine.

Ces DRONES sont armés d’armes à l’URANIUM « appauvri » !

Ils vont donc polluer pour l’éternité les sols, les eaux et l’air tout en contaminant les populations autochtones en touchant de plus leur ADN !

CONCLUSION:

ISRAËL et les ETATS-UNIS effectuent donc des crimes contre l’Humanité !…comme tous les pays employant ces armes…comme la FRANCE au MALI, en LIBYE, etc.

Que font les médias occidentaux ?

RIEN ! Ils ne disent rien et participent honteusement à l’OMERTA TOTALE imposée par tous les Etats utilisateurs de ces armes machiavéliques !

Que disent les politiques

des pays occidentaux ?

RIEN !

HONTE à vous !

fichier pdf Utilisation des drones armés Considérations juridiques et pratiques

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2014 |Pas de commentaires »

LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D’AUJOURD’HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info)

Le Débarquement du 6 juin 1944 :
Le jour où la civilisation fut sauvée D DAY
Du mythe d’aujourd’hui
à la réalité historique
LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D'AUJOURD'HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton25845-86f3d
Annie LACROIX-RIZ

Le triomphe du mythe de la libération

américaine de l’Europe

En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57% [1]. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps » [2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs [3].

La légende a progressé avec l’expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l’aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d’influence “occidentale” » [4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l’Allemagne réunifiée), cette poussée vers l’Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d’une sphère d’influence recouvrant l’ancien « cordon sanitaire » d’Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d’invasion de la Russie) [5]. Le projet américain avançait si vite qu’Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d’ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l’Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l’URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d’Europe Centrale et Orientale qu’elle domine actuellement. » [6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l’ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

L’hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l’opinion française » s’était fait « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” » transformant l’URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l’avait persuadée que l’abandon de l’alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu’une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l’armée [7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” ».

Ils perçurent certes les réalités militaires plus tard que « les milieux bien informés », mais, en nombre croissant au fil des mois, ils suivirent sur les atlas ou les cartes de la presse collaborationniste l’évolution du « front de l’Est ». Ils comprirent que l’URSS, qui réclamait en vain depuis juillet 1941 l’ouverture, à l’Ouest, d’un « second front » allégeant son martyre, portait seule le poids de la guerre. L’« enthousiasme » que suscita en eux la nouvelle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) était « éteint » au printemps suivant : « Aujourd’hui tous les espoirs sont tournés vers la Russie dont les succès remplissent de joie la population tout entière […] Toute propagande du parti communiste est devenue inutile […] la comparaison trop facile entre l’inaction inexplicable des uns et l’héroïque activité des autres prépare des jours pénibles à ceux qui s’inquiètent du péril bolchevique », trancha un rapport d’avril 1943 destiné au BCRA gaulliste [8].

Si duper les générations qui avaient conservé le souvenir du conflit était délicat, l’exercice est aujourd’hui devenu aisé. À la disparition progressive de ses témoins et acteurs s’est ajouté l’effondrement du mouvement ouvrier radical. Le PCF, « parti des fusillés », a longtemps informé largement, bien au-delà de ses rangs, sur les réalités de cette guerre. Ce qui en demeure en traite moins volontiers dans sa presse, elle-même en voie de disparition, voire bat sa coulpe sur le passé « stalinien » contemporain de sa Résistance. L’idéologie dominante, débarrassée d’un sérieux obstacle, a conquis l’hégémonie sur ce terrain comme sur les autres. La sphère académique n’oppose plus rien (voire s’associe) à l’intoxication déchaînée dans la presse écrite et audiovisuelle ou le cinéma [9]. Or, les préparatifs et objectifs du 6 juin 1944 ne sont éclairés ni par le film « Il faut sauver le soldat Ryan » ni par le long documentaire « Apocalypse ».

La Pax Americana

vue par Armand Bérard

en juillet 1941

La DEMOCRATIE et les USA

C’est bien avant le « tournant » de Stalingrad (janvier-février 1943) que les élites françaises saisirent les conséquences américaines de la situation militaire née de la « résistance […] farouche du soldat russe ». En témoigne le rapport daté de la mi-juillet 1941 que le général Paul Doyen, président de la délégation française à la Commission allemande d’armistice de Wiesbaden, fit rédiger par son collaborateur diplomatique Armand Bérard [10] :

1° Le Blitzkrieg était mort. « Le tour pris par les opérations » contredisait le pronostic des « dirigeants [du] IIIème Reich [qui…] n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications.

Les batailles gigantesques de tanks et d’avions, la nécessité, en l’absence de wagons à écartement convenable, d’assurer par des routes défoncées des transports de plusieurs centaines de kilomètres entraînent, pour l’Armée allemande, une usure de matériel et une dépense d’essence qui risquent de diminuer dangereusement ses stocks irremplaçables de carburants et de caoutchouc. Nous savons que l’État-Major allemand a constitué trois mois de réserves d’essence. II faut qu’une campagne de trois mois lui permette de réduire à merci le communisme soviétique, de rétablir l’ordre en Russie sous un régime nouveau, de remettre en exploitation toutes les richesses naturelles du pays et en particulier les gisements, du Caucase. Cependant, sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ».

2° Le risque d’une défaite allemande (longuement détaillé par Bérard) contraignait les maîtres de la France à rallier un autre protecteur que l’impérialisme « continental » choisi depuis la « Réconciliation » des années 1920. Un tel tournant s’avérant impossible « dans les mois à venir », on passerait avec doigté de l’hégémonie allemande à l’américaine, inéluctable. Car « déjà les États-Unis sont sortis seuls vainqueurs de la guerre de 1918 : ils en sortiront plus encore du conflit actuel. Leur puissance économique, leur haute civilisation, le chiffre de leur population, leur influence croissante sur tous les continents, l’affaiblissement des États européens qui pouvaient rivaliser avec eux font que, quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » [11] Bérard distinguait donc dès juillet 1941 le futur vainqueur militaire soviétique – que le Vatican identifia clairement peu après [12] ‑, que la guerre d’attrition allemande épuiserait, du « seul vainqueur », par « puissance économique », qui pratiquerait dans cette guerre comme dans la précédente la « stratégie périphérique ».

« Stratégie périphérique »

et Pax Americana 

contre l’URSS

Les guerres les enrichissent

Les États-Unis, n’ayant jamais souffert d’occupation étrangère ni d’aucune destruction depuis la soumission du Sud agricole (esclavagiste) au Nord industriel, avaient cantonné leur armée permanente à des missions aussi impitoyables qu’aisées, avant (et éventuellement depuis) l’ère impérialiste : liquidation des populations indigènes, soumission de voisins faibles (« l’arrière-cour » latino-américaine) et répression intérieure. Pour l’expansion impériale, la consigne du chantre de l’impérialisme Alfred Mahan ‑ développer indéfiniment la Marine ‑, s’était enrichie sous ses successeurs des mêmes prescriptions concernant l’aviation [13]. Mais la modestie de leurs forces armées terrestres dictait leur incapacité dans un conflit européen. Victoire une fois acquise par pays interposé, fournisseur de la « chair à canon » (« canon fodder »), des forces américaines tardivement déployées investiraient, comme à partir du printemps 1918, le territoire à contrôler : désormais, ce serait à partir de bases aéronavales étrangères, celles d’Afrique du Nord s’ajoutant depuis novembre 1942 aux britanniques [14].

L’Entente tripartite (France, Angleterre, Russie) s’était en 1914 partagé le rôle militaire, finalement dévolu, vu le retrait russe, à la France surtout. C’est l’URSS seule qui l’assumerait cette fois dans une guerre américaine qui, selon l’étude secrète de décembre 1942 du Comité des chefs d’États-majors interarmées (Joint Chiefs of Staff, JCS), se fixait pour norme d’« ignorer les considérations de souveraineté nationale » des pays étrangers. En 1942-1943, le JCS 1° tira du conflit en cours (et du précédent) la conclusion que la prochaine guerre aurait « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains » et que, simple « instrument de la politique américaine, une armée internationale » chargée des tâches subalternes (terrestres) « internationaliserait et légitimerait la puissance américaine » ; et 2° dressa l’interminable liste des bases d’après-guerre sillonnant l’univers, colonies des « alliés » comprises (JCS 570) : rien ne pourrait nous conduire à « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’avion militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère », trancha le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 [15].

La « Guerre froide » transformant l’URSS en « ogre soviétique » [16] débriderait les aveux sur la tactique subordonnant l’usage de la « chair à canon » des alliés (momentanés) aux objectifs des « bombardements stratégiques américains ». En mai 1949, Pacte atlantique signé (le 4 avril), Clarence Cannon, président de la commission des Finances de la Chambre des Représentants (House Committee on Appropriations) glorifia les fort coûteux « bombardiers terrestres de grand raid capables de transporter la bombe atomique qui “en trois semaines auraient pulvérisé tous les centres militaires soviétiques” » et se félicita de la « contribution » qu’apporteraient nos « alliés […] en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes. […] Nous avons suivi un tel plan pendant la dernière guerre » [17].

Les historiens américains Michael Sherry et Martin Sherwin l’ont montré : c’est l’URSS, instrument militairede la victoire, qui était la cible simultanée des futures guerres de conquête – et non le Reich, officiellement désigné comme ennemi « des Nations unies » [18]. On comprend pourquoi en lisant William Appleman Williams, un des fondateurs de « l’école révisionniste » (progressiste) américaine. Sa thèse sur « les relations américano-russes de 1781 à 1947 » (1952) a démontré que l’impérialisme américain ne supportait aucune limitation à sa sphère d’influence mondiale, que la « Guerre froide », née en 1917 et non en 1945-1947, avait des fondements non idéologiques mais économiques, et que la russophobie américaine datait de l’ère impérialiste [19]. « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ». Les Soviets eurent au surplus l’audace d’exploiter eux-mêmes leur caverne d’Ali Baba, soustrayant aux capitaux américains leur immense territoire (22 millions de km2). Voilà ce qui généra « la continuité, de Theodore Roosevelt et John Hay à Franklin Roosevelt en passant par Wilson, Hugues et Hoover, de la politique américaine en Extrême-Orient » [20] ‑ mais aussi en Afrique et en Europe, autres champs privilégiés « d’un partage et d’un repartage du monde » [21] américains renouvelés sans répit depuis 1880-1890.

Washington prétendait opérer ce « partage-repartage » à son bénéfice exclusif, raison fondamentale pour laquelle Roosevelt mit son veto à toute discussion en temps de guerre avec Staline et Churchill sur la répartition des « zones d’influence ». L’arrêt des armes lui assurerait la victoire militaire à coût nul, vu l’état pitoyable de son grand rival russe, ravagé par l’assaut allemand [22]. En février-mars 1944, le milliardaire Harriman, ambassadeur à Moscou depuis 1943, s’accordait avec deux rapports des services « russes » du Département d’État (« Certains aspects de la politique soviétique actuelle » et « La Russie et l’Europe orientale ») pour penser que l’URSS, « appauvrie par la guerre et à l’affût de notre assistance économique […,] un de nos principaux leviers pour orienter une action politique compatible avec nos principes », n’aurait même pas la force d’empiéter sur l’Est de l’Europe bientôt américaine. Elle se contenterait pour l’après-guerre d’une promesse d’aide américaine, ce qui nous permettrait « d’éviter le développement d’une sphère d’influence de l’Union Soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans » [23]. Pronostic manifestant un optimisme excessif, l’URSS n’ayant pas renoncé à s’en ménager une.

La Pax Americana

dans le tronçon français

de la zone d’influence.

 Les plans de paix synarchique…

L'OTAN apporte la démocratie

Ce « levier » financier était, tant à l’Ouest qu’à l’Est, « une des armes les plus efficaces à notre disposition pour influer sur les événements politiques européens dans la direction que nous désirons » [24].

En vue de cette Pax Americana, la haute finance synarchique, cœur de l’impérialisme français particulièrement représenté outre-mer – Lemaigre-Dubreuil, chef des huiles Lesieur (et de sociétés pétrolières), le président de la banque d’Indochine Paul Baudouin, dernier ministre des Affaires étrangères de Reynaud et premier de Pétain, etc. –, négocia, plus activement depuis le second semestre 1941, avec le financier Robert Murphy, délégué spécial de Roosevelt en Afrique du Nord. Futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne et un des chefs des services de renseignements, de l’Office of Strategic Services (OSS) de guerre à la Central Intelligence Agency de 1947, il s’était installé à Alger en décembre 1940. Ce catholique intégriste y préparait le débarquement des États-Unis en Afrique du Nord, tremplin vers l’occupation de l’Europe qui commencerait par le territoire français quand l’URSS s’apprêterait à franchir ses frontières de 1940-1941 pour libérer les pays occupés [25]. Ces pourparlers secrets furent tenus en zone non occupée, dans « l’empire », via les « neutres », des pro-hitlériens Salazar et Franco, sensibles aux sirènes américaines, aux Suisses et aux Suédois, et via le Vatican, aussi soucieux qu’en 1917-1918 d’assurer une paix douce au Reich vaincu. Prolongés jusqu’à la fin de la guerre, ils inclurent dès 1942 des plans de « retournement des fronts », contre l’URSS, qui percèrent avant la capitulation allemande [26] mais n’eurent plein effet qu’après les 8-9 mai 1945.

Traitant d’affaires économiques immédiates (en Afrique du Nord) et futures (métropolitaines et coloniales pour l’après-Libération) avec les grands synarques, Washington comptait aussi sur eux pour évincer de Gaulle, également haï des deux parties. En aucun cas parce qu’il était une sorte de dictateur militaire insupportable, conformément à une durable légende, au grand démocrate Roosevelt. De Gaulle déplaisait seulement parce que, si réactionnaire qu’il eût été ou fût, il tirait sa popularité et sa force de la Résistance intérieure (surtout communiste) : c’est à ce titre qu’il entraverait la mainmise totale des États-Unis, alors qu’un « Vichy sans Vichy » offrirait des partenaires honnis du peuple, donc aussi dociles « perinde ac cadaver » aux injonctions américaines qu’ils l’étaient aux ordres allemands. Cette formule américaine, finalement vouée à l’échec vu le rapport de forces général et français, eut donc pour héros successifs, de 1941 à 1943, les cagoulards vichystes Weygand, Darlan puis Giraud, champions avérés de dictature militaire [27], si représentatifs du goût de Washington pour les étrangers acquis à la liberté de ses capitaux et à l’installation de ses bases aéronavales [28].

On ne s’efforçait pas d’esquiver De Gaulle pour subir les Soviets : épouvantés par l’issue de la bataille de Stalingrad, les mêmes financiers français dépêchèrent aussitôt à Rome leur tout dévoué Emmanuel Suhard, instrument depuis 1926 de leurs plans de liquidation de la République. Le cardinal-archevêque (de Reims) avait été, la Cagoule ayant opportunément en avril 1940 liquidé son prédécesseur Verdier, nommé à Paris en mai juste après l’invasion allemande (du 10 mai) : ses mandants et Paul Reynaud, complice du putsch Pétain-Laval imminent, l’envoyèrent amorcer à Madrid le 15 mai, via Franco, les tractations de « Paix » (capitulation) avec le Reich [29]. Suhard fut donc à nouveau chargé de préparer, en vue de la Pax Americana, les pourparlers avec le nouveau tuteur : il devait demander à Pie XII de poser « à Washington », via Myron Taylor, ancien président de l’US Steel et depuis l’été 1939 « représentant personnel » de Roosevelt « auprès du pape », « la question suivante : “Si les troupes américaines sont amenées à pénétrer en France, le gouvernement de Washington s’engage-t-il à ce que l’occupation américaine soit aussi totale que l’occupation allemande ?” », à l’exclusion de toute « autre occupation étrangère (soviétique). Washington a répondu que les États-Unis se désintéresseraient de la forme future du gouvernement de la France et qu’ils s’engageaient à ne pas laisser le communisme s’installer dans le pays » [30]. La bourgeoisie, nota un informateur du BCRA fin juillet 1943, « ne croyant plus à la victoire allemande, compte […] sur l’Amérique pour lui éviter le bolchevisme. Elle attend le débarquement anglo-américain avec impatience, tout retard lui apparaissant comme une sorte de trahison ». Ce refrain fut chanté jusqu’à la mise en œuvre de l’opération « Overlord » [31].

… contre les espérances populaires

OBAMA et HOLLANDE La Grande Embrouille Dessin comique

Au « bourgeois français [qui avait] toujours considéré le soldat américain ou britannique comme devant être naturellement à son service au cas d’une victoire bolchevique », les RG opposaient depuis février 1943 « le prolétariat », qui exultait : « les craintes de voir “sa” victoire escamotée par la haute finance internationale s’estompent avec la chute de Stalingrad et l’avance générale des soviets » [32]. De ce côté, à la rancœur contre l’inaction militaire des Anglo-Saxons contre l’Axe s’ajouta la colère provoquée par leur guerre aérienne contre les civils, ceux des « Nations unies » compris. Les « bombardements stratégiques américains », ininterrompus depuis 1942, frappaient les populations mais épargnaient les Konzernepartenaires, IG Farben en tête comme le rapporta en novembre « un très important industriel suédois en relations étroites avec [le géant chimique], retour d’un voyage d’affaires en Allemagne » : à Francfort, « les usines n’ont pas souffert », à Ludwigshafen, « les dégâts sont insignifiants », à Leverkusen, « les usines de l’IG Farben […] n’ont pas été bombardées » [33].

Rien ne changea jusqu’en 1944, où un long rapport de mars sur « les bombardements de l’aviation anglo-américaine et les réactions de la population française » exposa les effets de « ces raids meurtriers et inopérants » : l’indignation enflait tant depuis 1943 qu’elle ébranlait l’assise du contrôle américain imminent du territoire. Depuis septembre 1943 s’étaient intensifiées les attaques contre la banlieue de Paris, où les bombes étaient comme « jetées au hasard, sans but précis, et sans le moindre souci d’épargner des vies humaines ». Nantes avait suivi, Strasbourg, La Bocca, Annecy, puis Toulon, qui avait « mis le comble à la colère des ouvriers contre les Anglo-Saxons » : toujours les mêmes morts ouvriers et peu ou pas d’objectifs industriels touchés. Les opérations préservaient toujours l’économie de guerre allemande, comme si les Anglo-Saxons « craignaient de voir finir la guerre trop vite ». Ainsi trônaient intacts les hauts-fourneaux, dont la « destruction paralyserait immédiatement les industries de transformation, qui cesseraient de fonctionner faute de matières premières ». Se répandait « une opinion très dangereuse […] dans certaines parties de la population ouvrière qui a été durement frappée par les raids. C’est que les capitalistes anglo-saxons ne sont pas mécontents d’éliminer des concurrents commerciaux, et en même temps de décimer la classe ouvrière, de la plonger dans un état de détresse et de misère qui lui rendra plus difficile après la guerre la présentation de ses revendications sociales. Il serait vain de dissimuler que l’opinion française est, depuis quelque temps, considérablement refroidie à l’égard des Anglo-Américains », qui reculent toujours devant « le débarquement promis […]. La France souffre indiciblement […] Les forces vives du pays s’épuisent à une cadence qui s’accélère de jour en jour, et la confiance dans les alliés prend une courbe descendante. […] Instruits par la cruelle réalité des faits, la plupart des ouvriers portent désormais tous leurs espoirs vers la Russie, dont l’armée est, à leur avis, la seule qui puisse venir à bout dans un délai prochain de la résistance des Allemands » [34].

C’est donc dans une atmosphère de rancœur contre ces « alliés » aussi bienveillants pour le Reich qu’avant et après 1918 qu’eut lieu leur débarquement du 6 juin 1944. Colère et soviétophilie populaires persistèrent, donnant au PCF un écho qui inquiétait l’État gaulliste imminent : « le débarquement a enlevé à sa propagande une part de sa force de pénétration », mais « le temps assez long qu’ont mis les armées anglo-américaines à débarquer sur le sol français a été exploité pour démontrer que seule l’armée russe était en mesure de lutter efficacement contre les nazis. Les morts provoquées par les bombardements et les douleurs qu’elles suscitent servent également d’éléments favorables à une propagande qui prétend que les Russes se battent suivant les méthodes traditionnelles et ne s’en prennent point à la population civile » [35].

Le déficit de sympathie enregistré dans ce morceau initial de la sphère d’influence américaine se maintint entre la Libération de Paris et la fin de la guerre en Europe, comme l’attestent les sondages de l’Ifop d’après-Libération, parisien (« du 28 août au 2 septembre 1944 ») et de mai 1945, national (déjà cité) [36]. Il fut après-guerre, on l’a dit, d’abord progressivement, puis brutalement comblé. Il n’est donc plus grand monde pour rappeler qu’après la bataille des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945), seuls combats importants livrés par les Anglo-Saxons contre des troupes allemandes (9 000 morts américains) [37], le haut-commandement de la Wehrmacht négocia fébrilement sa reddition « aux armées anglo-américaines et le report des forces à l’Est » ;

- que, fin mars 1945, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental », à seule fin d’évacuation « vers l’Ouest » par les ports du Nord, « contre 170 divisions sur le front de l’Est », qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) [38] ;

- que le libérateur américain, qui avait doublé à la faveur de la guerre son revenu national, avait sur les fronts du Pacifique et d’Europe perdu 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 [39] : soit l’effectif soviétique tombé dans les dernières semaines de la chute de Berlin, et 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions sur 50.

Du 6 juin 1944 au 9 mai 1945, Washington acheva de mettre en place tout ou presque pour rétablir le « cordon sanitaire » que les rivaux impérialistes anglais et français avaient édifié en 1919 ; et pour transformer en bête noire le pays le plus chéri des peuples d’Europe (français inclus). La légende de la « Guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe [40].

Annie LACROIX-RIZ

Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-Denis Diderot

NOTA:

Images rajoutées par Thierry LAMIREAU

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Si vous le pouvez du vôtre, essayez…

[1] Frédéric Dabi, « 1938-1944 : Des accords de Munich à la libération de Paris ou l’aube des sondages d’opinion en France », février 2012, http://www.revuepolitique.fr/1938-1944-laube-des-sondages-dopinion-en-france/, chiffres extraits du tableau, p. 5. Total inférieur à 100 : 3 autres données : Angleterre ; 3 pays ; sans avis.

[2Ibid., p. 4.

[3] Campagne si délirante qu’un journal électronique lié aux États-Unis a le 2 mai 2014 a prôné quelque pudeur sur l’équation CIA-démocratie http://www.huffingtonpost.fr/charles-grandjean/liberte-democratie-armes-desinformation-massive-ukraine_b_5252155.html

[4] Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition), passim.

[5] Lynn E. Davis, The Cold War begins […] 1941-1945, Princeton, Princeton UP, 1974 ; Lloyd Gardner,Spheres of influence […], 1938-1945, Chicago, Ivan R. Dee, 1993 ; Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London : Yale University Press, 2006, traduction chez Delga, septembre 2014.

[6] Tél. 1450-1467 de Bérard, Bonn, 18 février 1952, Europe généralités 1949-1955, 22, CED, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[7] Note État-major, anonyme, 15 septembre 1938 (modèle et papier des notes Gamelin), N 579, Service historique de l’armée de terre (SHAT).

[8] Moral de la région parisienne, note reçue le 22 avril 1943, F1a, 3743, Archives nationales (AN).

[9] Lacroix-Riz, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises,2012.

[10] Revendication de paternité, t. 1 de ses mémoires, Un ambassadeur se souvient. Au temps du danger allemand, Paris, Plon, 1976, p. 458, vraisemblable, vu sa correspondance du MAE.

[11] Rapport 556/EM/S au général Koeltz, Wiesbaden, 16 juillet 1941, W3, 210 (Laval), AN.

[12] Les difficultés « des Allemands » nous menacent, se lamenta fin août Tardini, troisième personnage de la secrétairerie d’État du Vatican, d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt », entretien avec Léon Bérard, lettre Bérard, Rome-Saint-Siège, 4 septembre 1941, Vichy-Europe, 551, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[13] Michael Sherry, Preparation for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977, chap. 1, dont p. 39.

[14] Exemples français et scandinave (naguère fief britannique), Lacroix-Riz, « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48 ; Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l’indépendance 1942-1956, Paris, L’Harmattan, 1988, chap. 1 ; « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains (gmcc), 5 articles, 1988-1994, liste, http://www.historiographie.info/cv.html.

[15] Sherry, Preparation, p. 39-47 (citations éparses).

[16] Sarcasme de l’ambassadeur américain H. Freeman Matthews, ancien directeur du bureau des Affaires européennes, dépêche de Dampierre n° 1068, Stockholm, 23 novembre 1948, Europe Généralités 1944-1949, 43, MAE.

[17] Tél. Bonnet n° 944-1947, Washington, 10 mai 1949, Europe généralités 1944-1949, 27, MAE, voir Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie », gmcc, n° 173, 1994, p. 150-151 (150-168).

[18] Martin Sherwin, A world destroyed. The atomic bomb and the Grand Alliance, Alfred a Knopf, New York, 1975 ; Sherry Michael, Preparation ; The rise of American Air Power : the creation of Armageddon, New Haven, Yale University Press, 1987 ; In the shadow of war : the US since the 1930’s, New Haven, Yale University Press, 1995.

[19] Williams, Ph.D., American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & Co., 1952, et The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (2e éd).

[20] Richard W. Van Alstyne, recension d’American Russian Relations, The Journal of Asian Studies, vol. 12, n° 3, 1953, p. 311.

[21] Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalismeEssai de vulgarisation, Paris, Le Temps des cerises, 2001 (1e édition, 1917), p. 172. Souligné dans le texte.

[22] Élément clé de l’analyse révisionniste, dont Gardner, Spheres of influence, essentiel.

[23] Tél. 861.01/2320 de Harriman, Moscou, 13 mars 1944, Foreign Relations of the United States 1944IV, Europe, p 951 (en ligne).

[24Ibid.

[25] Lacroix-Riz, « Politique et intérêts ultra-marins de la synarchie entre Blitzkrieg et Pax Americana, 1939-1944 », in Hubert Bonin et al.Les entreprises et l’outre-mer français pendant la Seconde Guerre mondiale, Pessac, MSHA, 2010, p. 59-77 ; « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48.

[26] Dont la capitulation de l’armée Kesselring d’Italie, opération Sunrise négociée en mars-avril 1945 par Allen Dulles, chef de l’OSS-Europe en poste à Berne, avec Karl Wolff, « chef de l’état-major personnel de Himmler » responsable de « l’assassinat de 300 000 juifs », qui ulcéra Moscou. Lacroix-Riz, Le Vatican, chap. 10, dont p. 562-563, et Industriels et banquiers français sous l’Occupation,Paris, Armand Colin, 2013, chap.

[27] Jean-Baptiste Duroselle, L’Abîme 1939-1945, Paris, Imprimerie nationale, 1982, passim ; Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003, p. 19 ; Industriels, chap. 9.

[28] David F Schmitz, Thank God, they’re on our side. The US and right wing dictatorships, 1921-1965, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1999.

[29] Index Suhard Lacroix-Riz, Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, etDe Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition) et 2008.

[30] LIBE/9/14, 5 février 1943 (visite récente), F1a, 3784, AN. Taylor, Vatican, chap. 9-11 et index.

[31] Information d’octobre, reçue le 26 décembre 1943, F1a, 3958, AN, et Industriels, chap. 9.

[32] Lettre n° 740 du commissaire des RG au préfet de Melun, 13 février 1943, F7, 14904, AN.

[33] Renseignement 3271, arrivé le 17 février 1943, Alger-Londres, 278, MAE.

[34] Informations du 15 mai, diffusées les 5 et 9 juin 1944, F1a, 3864 et 3846, AN.

[35] Information du 13 juin, diffusée le 20 juillet 1944, « le PC à Grenoble », F1a, 3889, AN.

[36] M. Dabi, directeur du département Opinion de l’Ifop, phare de l’ignorance régnant en 2012 sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, déplore le résultat de 1944 : « une très nette majorité (61%) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national [fin août 1944 ??], nerecueillent respectivement que 29,3% et 11,5% », « 1938-1944 », p. 4, souligné par moi.

[37] Jacques Mordal, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Paris, Larousse, 1979, t. 1, p. 109-114.

[38] Gabriel Kolko, The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969, chap. 13-14.

[39] Pertes « militaires uniquement », Pieter Lagrou, « Les guerres, la mort et le deuil : bilan chiffré de la Seconde Guerre mondiale », in Stéphane Audoin-Rouzeau et al., dir., La violence de guerre 1914-1945, Bruxelles, Complexe, 2002, p. 322 (313-327).

[40] Bibliographie, Jacques Pauwels, Le Mythe de la bonne guerre : les USA et la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, Éditions Aden, 2012, 2e édition ; Lacroix-Riz, Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2014.

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http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html
Quelques commentaires:
OBAMA Game of Drones
05/06/2014 à 07:59 par BEYER Michel

Voici ce que titre en page 4 Ouest-France du 05/06/14 :
La reconquête de l’Europe a démarré en Normandie.
Voila comment on fait l’Histoire. Heureusement que des historiennes comme Annie LACROIX-RIZ apportent des éléments pour corriger toute cette propagande.

05/06/2014 à 09:53 par jean-marie DEFOSSE

Un grand MERCI à Annie LACROIX-RIZ qui me réconcilie peu à peu avec nos « historiens français » desquels je m’étais prudemment éloignés , ces derniers ayant trop tendance à nous rejouer l’histoire de France suivant le bon vouloir de ceux qui tirent profits de notre République depuis des lustres .

05/06/2014 à 10:19 par Nina

« La légende de la « guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe » tout est dit.
1) Annie LACROIX-RIZ devrait faire partie des manuels d’histoire dès le collège de nos enfants…
2) Et imaginons un grand débat POUTINE – OBAMA ce 6 juin 2014 avec LACROIX-RIZ pour arbitre…
Mais faut pas rêver !!

L'enfant qui désigne l'adulte Tu es coupable
05/06/2014 à 10:37 par Scalpel

@Michel BEYER
Ouest-France est en 2014 ce que Ouest-Eclair (son collabo d’ancêtre) fut en 1940 : un ardent organe de désinformation, sur le mode pâté d’alouette, s’asseyant sur toutes les vérités dérangeantes pour ne cracher que mensonges et contrevérités à la face de se son cheptel de lecteurs.
Je m’honore de boycotter ce torchon depuis des lustres et invite à faire de même.

@ Annie LACROIX-RIZ
Les USA ont donc volé (au secours de ) la victoire contre le nazisme (au nez et à la barbe des russes) pour en pérenniser le fond idéologique à leur exclusif profit.
Aussi avéré que soit cet implacable constat, il n’en est pas moins vrai que la propagande supplante la réalité, le mensonge la vérité, la voracité infinie d’une poignée de psychopathes le simple désir de vivre harmonieusement de l’écrasante majorité de nos congénères.
J’irai jusqu’à dire que si nous ne sommes pas en dictature totale, ce n’est que parce du point de vue de la clique de perpétuels criminels contre l’humanité, triomphants bénéficiaires du système, leur mensonge hollywoodien, rouage maintenant l’illusion collective, est plus efficient dans une démocratie de façade, fut-elle bien lézardée, que la vérité crue de la barbarie totalitaire et que, internet aidant, la quantité critique ( tolérable pour ne pas menacer directement leur funeste joug) de consciences éveillées est sur le point d’être atteinte.
JP Morgan, banque hier partenaire d’Adolphe Hitler, n’appelait-elle pas ouvertement dès 2013 à l’avènement d’un totalitarisme européen. ?

L'EUROPE un emprisonnement
05/06/2014 à 10:47 par Placide PRCF

Cette article d’Annie LACROIX-RIZ a été initialement publié sur le site La Faute à Diderot, ainsi que sur le site web du PRCF, dont Annie LACROIX-RIZ est également militante, sous le chapeau suivant :
Notre camarade Annie LACROIX-RIZ, historienne professeur d’histoire contemporaine émérite de l’Université Paris VII Diderot, nous rappelle dans un article très documenté, fort opportunément, les dimensions véritables du 6 juin 1944.
La déferlante médiatique qui accompagne le 70e anniversaire de l’événement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la IIe guerre mondiale. (NDLR : Il suffit de voir la chape de plomb sur le 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad l’année dernière totalement passée sous silence par les médias dominant, alors que la seule commémoration le 2 février 2013 à Paris de cette victoire décisive pour la libération de la France à l’initiative du PRCF a été totalement censurée. Sur le sujet lire nos articles que vous pouvez retrouver par la fonction recherche avec le mot clé Stalingrad, notamment :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stalingrad-on-noub…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/70e-anniversaire-de-…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-70-ans-de-stalin…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/un-monument-digne-de…)

05/06/2014 à 18:39 par ARCHER Gabrielle

Toutes « les commémorations » d’événements guerriers ou malheureux du passé ne sont en fait que les intentions cachées d’hypocrites vindicatifs qui entretiennent leur haine en la déversant sur leurs enfants et dans un futur saccagé et détruit d’avance….. !
Les yankees en passant sur un grand nombre de petites Françaises écervelées sont seulement venus défendre leurs uniques intérêts en Europe et en particulier les usines d’armement de la famille Kennedy qui se trouvent encore entre Coblence et la forêt noire *in Deutchland*

Marché transatlantique
05/06/2014 à 19:16 par ARCHER Gabrielle

« Les Français savent que la Russie soviétique « URSS » a joué le rôle principal dans leur libération. »
(Phrase de Charles DE GAULLE à Moscou en 1966) »

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle
05/06/2014 à 21:40 par Dwaabala

Puisqu’il est fait allusion aux bombardements sur Paris en 1942, et que sur un autre fil il était question de polars, en voici un de Léo Malet qui se situe à cette époque :

Nestor Burma contre CQFD”. Il y en a d’autres, du même LM, qui reflètent de façon intéressante la France de l’occupation, de la ligne de démarcation, du manque de tabac pour la pipe du héros, et des tickets de rationnement. Ce dernier point en rapport aussi avec l’amaigrissement des Français dont parle l’article au temps des restrictions.
À la Libération, il n’était pas interdit aux enfants de jouer aux soldats de plomb ni à la petite guerre. À part les gendarmes et les voleurs, les billes, le cerceau, et les castagnettes maison, et plus tard les cow-boys et les indiens, il n’y avait même que cela.
D’ailleurs je portais des culottes courtes taillées dans du drap de récupération allemand. – Allemands prisonniers que je vis un jour passer en rangs dans la rue, les mains sur la nuque.
Pour me rapprocher de l’article, dans la cour de récréation la discussion pouvait porter sur le point de savoir grâce à qui l’Allemagne avait été vaincue. Je me souviens d’une empoignade à la Petit Nicolas avec le fils d’un aventurier (atténuation) qui se retrouvait à la direction de la presse locale, qui roulait déjà (!) en voiture américaine de luxe, et qui tenait que c’était par les Américains. Je ne sais pourquoi (bien que j’aie quelques soupçons), je défendais mordicus que c’étaient les Russes grâce à leurs chars ! … et plus tard, il y eu la mort de Marcel Cerdan, mais je dérape.

L'élite vit de l'ignorance du peuple
05/06/2014 à 22:39 par Gérard

J’ai très peu de temps en ce moment pour effectuer des recherches, donc à c’est à vous de « jouer », mais je suis certain d’avoir entendu vite fait un présentateur d’une chaîne de télé nationale avoir dit en substance ceci : « Certes le débarquement (du 6 juin) a eu un impact sur la fin de la guerre, mais il ne faut pas oublier que c’est l’Union Soviétique qui a payé le plus lourd tribut de cette guerre » et si je me souviens bien, il a rajouté : « avec ses 21 millions de morts, et que sans elle le débarquement n’aurait pas pu avoir lieu »…
Est-il à l’heure actuelle dans un placard ?
Que rajouter après Annie LACROIX-RIZ et ses fabuleuses et implacables analyses (les mots me manquent !), sinon que paradoxe parmi les paradoxes, qu’elle est citée admirativement sur des sites qu’ont dit d’extrême droite, nationalistes, traditionalistes, ou autre (?) mais surtout pas fascistes…
Çà donnerait plutôt à réfléchir, non ?
Voir ci-dessous ce que j’ai trouvé, d’où cela provient-il ?…voir ci-dessus, mais je n’apporterai aucune référence.
C’est assez long pour un commentaire, et il y a un nom qui risquera de choquer. Je ne connais rien de lui, culture de Gauche oblige, c’est donc à chacun de Juger…
(@ Viktor)
« Ce n’est pas parce que la palette a été mélangée dans les têtes que les couleurs fondamentales n’existent plus. »
J’aime bien cette expression, mais reste à mettre en évidence quelles sont ces « couleurs fondamentales »

Dans le Manifeste du Parti Communiste (1848), Karl Marx écrit : « La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange et, à la place des libertés si chèrement acquises, elle a substitué l’unique et impitoyable liberté du commerce (…) Elle force toutes les nations à adopter le style de production de la bourgeoisie, même si elles ne veulent pas y venir. Elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle forme le monde à son image ».

Comment mieux décrire les effets destructeurs, pour les cultures, de l’esprit marchand propagé par la bourgeoisie ? Ces cultures se trouvent ainsi réduites à de simples comportements de consommation et le seul langage admis est celui du pouvoir d’achat, potentiellement égal chez tous les peuples et sur toute la Terre. Cette volonté de diffusion d’un seul mode de vie menace à terme la richesse culturelle de l’humanité. De même que pour les marchands classiques, les frontières et les mœurs variées constituaient des obstacles intolérables, pour la société marchande, les différences ethniques, culturelles, nationales, sociales et même personnelles, doivent être inexorablement résolues. Le rêve universaliste d’un vaste et homogène marché mondial de la consommation annonce l’avènement de l’homo œconomicus.

Dépassant ainsi largement sa fonction de satisfaction des besoins matériels essentiels, l’économie est devenue le fondement même de la nouvelle « culture » universelle. Cette mutation a réduit l’homme à n’être plus que ce qu’il achète : pour employer un mot à la mode, il s’est réifié. Et Valéry Giscard d’Estaing de définir en ces termes son projet politique : « Promouvoir une immense classe moyenne de consommateurs ». Dictature du bien-être ?
Dès 1927, Drieu La Rochelle nous mettait en garde : « L’étouffement des désirs par la satisfaction des besoins, telle est l’économie sordide, découlant des facilités dont nous accablent les machines, qui viendra à bout de nos races. L’abondance de l’épicerie tue les passions. Bourrée de conserves, il se fait dans la bouche de l’homme une mauvaise chimie qui corrompt les vocables. Plus de religions, plus d’arts, plus de langages. Assommé, l’homme n’exprime plus rien » (Le Jeune Européen).

N’est-ce pas ça la « couleur fondamentale » ?

Missile russe TOPOL M
06/06/2014 à 15:12 par Dominique

Sur http://www.mondialisation.ca/6-juin-44-ce-quon-ne-vous-dira-pas/5385768 :

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas
Par Michel COLLON
Mondialisation.ca, 05 juin 2014

« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » combien de fois, l’ai-je entendue celle-là ! sur les bancs de l’école. mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule ‘bonne’ guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l’historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu’une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan…

Pire. La grande nouveauté stratégique d’Hitler, ce fut la “Blitzkrieg”, la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l’adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l’essence. L’Allemagne n’ayant aucun des deux, c’est Esso qui a fourni l’essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

“Que cette guerre dure le plus longtemps possible !”

Pauwels montre que :

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

2. Cela n’a changé qu’au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l’agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : ”Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent.”

Le futur président Harry Truman, 1941 : ” Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté.”

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

Le 6 juin 2014, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Le 6 juin 2014, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

Michel COLLON

Note :

(1). Paru en néerlandais sous le titre ”Le mythe de la bonne guerre (l’Amérique et la Deuxième Guerre mondiale) , EPO 2000. Il existe aussi la version française. A recommander, c’est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d’envahir l’URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta…

http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. « J HAVE A DRONE ». LE BAL DES TUEURS MENTEURS: BARACK OBAMA AND MITT ROMNEY (thejuicemedia.com)

« I HAVE A DRONE » 

-Le bal des tueurs menteurs-

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle

Barack OBAMA

and

Mitt ROMNEY

-Version RAP-

It’s nearing the end of 2012, and the bastion of world democracy (The United States of America) is displaying its free and open process of elections for the world to observe. As is customary every four years, the rigorous selection process has served up a number of philosopher kings and queens from which to choose. But why have so many choices when with a bit of effort you can whittle it down to two candidates and let the people pick from those? Especially when it makes for such scintillating debates. Join Juice Rap News stalwart host Robert Foster as he shares his dreams for the Presidential Debates… and then receives something of a rude awakening.

C’est presque la fin de 2012, et le bastion de la démocratie mondiale (Etats-Unis d’Amérique) présente au monde son processus libre et ouvert des élections.

Comme c’est la coutume tous les quatre ans, le processus de sélection rigoureux a servi un certain nombre de personnes. Mais pourquoi tant de choix quand avec un peu d’effort, vous pouvez rogner vers le bas en gardant uniquement deux candidats ? Surtout lorsque les débats sont si « brillants ».

- Written & created by Giordano Nanni & Hugo Farrant in a suburban backyard home-studio in Melbourne, Australia – on Wurundjeri Land.

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http://www.benbizuneh.tumblr.com
http://www.twitter.com/benbizuneh
* ARTWORK & WEBSITE wizardry by Zoe Tame ofhttp://visualtonic.com.au
* VIDEO ANIMATIONS for « Legitimate Debate » by Jonas Schweizer
* MUSIC & BEAT for « Legitimate Debate » composed by Adrian Sergovich
* VOICES for Romney, Elmo & Cookie Monster performed by Ming Lang
* MUSIC/VIDEO EDITING by Giordano
* PRESIDENTIAL PUPPETRY by Lucy and Hugo 
* PROPS: Thanks to Zoe Umlaut of Umlautronics for constructing the miniature podia, sewing the itty-bitty collars and ties for Elmo & Cookie Monster. Thanks to the gang at Rose Chongs Costumes for styling the RMoney wig.
* FILMING in L.A. of Obama scenes by Justin Small and Dustin Jones; Thanks to Steve Rea at Green Screen Downtown for assistance: http://www.greenscreendowntown.com/ 
* THANKS to D-Bot for many political conversations leading up to this episode; to Brother Damian for shoot assist and inspiration. And, as always, deep gratitude to Lucy & Caitlin for all the ongoing support (and patience).

- CAPTIONS: Merci to Koolfy from la Quadrature du Net for creating the sync’d English captions for our episodes!

- TRANSLATIONS: 
* Thanks to Jonas Maebe for Dutch translation
* Thanks to Euclides for Portuguese translation
* Thanks to Julie Chatagnon for French translation
* Thanks to Matija for Slovenian translation
* Thanks to Marjan Rizov for Macedonian translation
* Thanks to Alf for Spanish translation (and Ricardo for addtional suggestions)
* Thanks to Rafael for German translation
* Thanks to Martins for Latvian translation
* Thanks to Tamara for Serbian translation
* Thanks to Rav for Polish translation
* Thanks to Ahmad Nimer for Arabic translation
* Thanks to Jonathan for Hebrew translation
* Thanks to Prokhor Ozornin for Russian translation

** If you’d like to translate this episode into your language, please contact us via our website http://thejuicemedia.com/contact

- IMPORTANT LINKS:

* MUST READ (Duty of Care) article by Daniel Ellsberg, « Progressives: In Swing States, Vote for Obama »http://www.huffingtonpost.com/daniel-…

* Check out DemocracyNow’s « Expanding the Debate » series, in which you can hear Third-Party candidates responding to the same questions posed in the Presidential Debates – from which they are excluded by the Commission on Presidential Debates. 
1) First Presidential debate including Jill Stein & Rocky Anderson:http://www.democracynow.org/2012/10/4… 
2) VP Debate including Green Party and Justice Party VPs:http://www.democracynow.org/2012/10/1…
3) Second Presidential Debate including Jill Stein, Rocky Anderson and Virgil Goode: http://www.democracynow.org/2012/10/1…

* « Green Party Candidates Arrested, Shackled to Chairs For 8 Hours After Trying to Enter Hofstra Debate »:http://www.democracynow.org/2012/10/1…

NOTA:

Cliquer sur « cc » et français pour le sous-titre en français.

RETOUR SUR INFOS:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/04/reves-en-infrarouges-un-teleguideur-de-drones-raconte-son-parcours-nicolas-abe-httpwww-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/28/la-france-achete-des-drones-aux-usa-parce-quil-y-a-urgence-urgence-pour-quoi-pour-qui-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr-wikipedia/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/16/le-marathon-de-boston-cette-chose-que-lon-appelle-le-terrorisme-et-les-etats-unis-willian-blum-httpwilliamblum-orgaerread116/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/19/i-have-a-dream-i-have-a-drone-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/13/les-guerres-intelligentes-du-21-eme-siecle-mercenaires-et-drones-predator-chems-eddine-chitour-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/06/avez-vous-votre-tapette-a-drones-gaetan-pelletier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/des-drones-evoluent-au-dessus-des-etats-unis-tom-carter/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/jimmy-carter-ex-president-americain-accuse-obama-detre-un-assassin-bill-van-auken/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/23/des-meurtres-injustifies-lonu-demande-aux-etats-unis-de-justifier-les-attaques-de-drones/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/13/lart-de-la-guerre-drones-sicaires-pour-la-kill-list-il-manifesto/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2014 |Pas de commentaires »
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