ARMES A L’URANIUM ET AUTRES SALOPERIES: UNE POLLUTION MAJEURE ETERNELLE (Thierry LAMIREAU:lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Armes à l’URANIUM:

Une pollution MAJEURE

éternelle

Explosion d'armes à l'URANIUM

(Thierry LAMIREAU)

-Un remontage vidéo proposé par Thierry LAMIREAU-

Je vous propose un montage de trois vidéos (vidéos non exhaustives) sur le thème de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres saloperies CHIMIQUES et RADIOACTIVES.

1/ Depleted Uranium »
Un film par ICBUW et IKU PAX CHRISTI

2/ « Uranium appauvri, un tueur si présentable »
Par Jacques CHARMELOT. Réalisé et filmé par François CHAYE.
Producteurs: Daniel RENOUF et Sylvie STEINEBACH.
Production: SYSTEM TV

3/ Les effets des armes à l’Uranium appauvri » (extraits)
Origine: extrait tiré du film « Pétrole et uranium appauvri, les dessous de la guerre du Golfe ».
Production: Free Will Productions
Production, réalisation: Gerard UNGERMAN et Audrey BROHY

Armes UA de l'entreprise française NEXTER

Ce nouveau montage est un choix personnel d’extraits remis sous une autre forme afin de garder une présentation claire des problèmes liés à l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres produits chimiques ET radioactifs.

TOUS les pays entrant dans des conflits majeurs ACTUELS (comme ceux de la « coalition ») UTILISENT JOURNELLEMENT ces armes (au sol et par les airs).

HOLLANDE enterre ses armes à l'URANIUM APPAUVRI SECRET DEFENSE
TOUS ces pays ont classé SECRET DEFENSE l’utilisation de ces armes parce qu’ils savent qu’ils peuvent un jour être poursuivis pour « Crime contre l’Humanité » même s’ils s’appuient sur des documents SCANDALEUX et MENSONGERS de l’OTAN, de l’ONU, de l’OMS et de l’AIEA qui stipulent que ces armes sont « des armes habituelles et qu’aucune étude n’a mis en relief une quelconque conséquence nocive à long terme pour la santé et pour l’environnement » !
Rappelons que les effets de ces armes agissent sur l’ADN des êtres vivants et ce pour…4,5 milliards d’années…C’est-à-dire la durée de vie de notre planète terre !

NOTA:
Considérant l’IMPORTANCE du sujet, j’ose espérer que les auteurs et producteurs des trois vidéos choisies pour mon montage seront compréhensifs et ne me CENSURERONT pas !
Ce serait un comble d’autant que j’ai réalisé ce travail bénévolement !

Voir ici le montage vidéo que je vous propose:

https://www.youtube.com/watch?v=xb_Vz432ha4&feature=youtu.be

LE DRIAN aime le genre humain

RAPPEL pour la FRANCE:

La FRANCE utilise chaque jour ces armes mais en NIE officiellement l’existence dans son matériel.
Les versions utilisées sont issues de la technologie américaine mais ce sont bien des armes françaises in fine.
Il existe une version à l’uranium « appauvri » appelée STABALLOY.

La version habituelle à l’uranium « appauvri » est marquée:

OFL- APFSDS F2 (F2 très important)
Ce sont des obus ou missiles dits « flèches » dont la traduction est:
Obus Flèche- Armour Piercing Fin Stabilized Discarding Sabot
(Source, entre autres,: Jane’s InformationGroup)

La France utilise ces armes TOUS LES JOURS à travers les armes GBU 15, 31, 24, 27, 39, 49, etc. Elles sont équipées de pénétrateurs BLU 109 B ou équivalent.
Les aéronefs MIRAGE 2000, TIGRE, GAZELLE, RAFALE, ATLANTIQUE 2, bientôt les DRONES, et autres matériels au sol comme le « fameux » CAESAR (canon 155 mm sur camion très mobile) avec son obus « BONUS » fourni par la maison NEXTER UTILISENT des armes à l’uranium « appauvri ».
Pourtant, soit la FRANCE NIE cette utilisation d’armes soit elle ne répond pas !
J’attends d’ailleurs toujours des réponses à mes courriers ou mails envoyés au Président HOLLANDE ou au ministère de la Défense…

Mail envoyé à JY LE DRIAN

Modélisation contamination radioactive par armes URANIUM

Pour rappel, revoir ici:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

DRUCKER et les armes à l'URANIUM

Ce qui est aussi frappant (si je puis dire) c’est qu’aucun-e élu-e de la Nation française (Député, Sénateur) et AUCUN journaliste (même de MEDIAPART ou de LE CANARD ENCHAÎNE) ne parle de l’utilisation par la FRANCE de ces armes à l’uranium « appauvri » !…

Mail de Claire TESSON émission FRANCE 2

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exclusif-armes-a-luranium-appauvri-france-inter-la-voix-est-censuree-le-canard-enchaine-lomerta-totale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

Il y a même une désinformation totale organisée sous forme de PROPAGANDE SCANDALEUSE comme régulièrement sur FRANCE 2…avec des images fournies par l’armée française ET le ministère de la Défense.

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/01/04/france-2-la-television-publique-sous-linfluence-de-larmee-francaise-et-des-journalistes-qui-nont-plus-que-le-nom/

Vous avez dit « libre expression » et « liberté de la presse » ?
On se MARRE !

GBU 31

En clair:

CIRCULEZ, y’a rien à voir !

Il faut défendre l’honneur du pays contre ces gros porcs de « terroristes » alors CHUT, ne pas dire que nous POLLUONS TOTALEMENT la planète pour 4,5 milliards d’années y compris le genre humain… pour l’éternité.

C’est donc une sorte de SUICIDE COLLECTIF fait SCIEMMENT pour le profit immédiat de quelques autres « gros porcs »…

Thierry LAMIREAU
Ancien irradié et malade, notamment à cause de l’uranium « appauvri » par les déchets de l’ancienne usine militaire de la région parisienne du BOUCHET.

Voir ici pour ce commentaire:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

CARPE DIEM

HOLLANDE A L’OTAN OU LA FONCTION PRESIDENTIELLE RIDICULISEE ! (Thierry LZAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

HOLLANDE à l’OTAN

ou la fonction présidentielle

ridiculisée!

2014-09-06_21h04_11

(Thierry LAMIREAU)

François HOLLANDE vient de sortir de réunions de l’OTAN en répondant à des questions de journalistes…il aurait mieux fait d’assumer une conférence sans questions pour éviter de RIDICULISER la fonction présidentielle !

Quoi de plus « petit » et MINABLE que de répondre à des questions liées à la sortie du livre (un « torchon » pour être plus exact) de Valérie TRIERWEILER !

HOLLANDE obligé de répondre à des questions liées à une relation avec son ancienne compagne alors que des êtres humains meurent sur les champs de bataille !…Absolument MEDIOCRE et VULGAIRE !

Une fonction présidentielle ramenée au niveau du slip c’est TOP cher Président HOLLANDE !

HOLLANDE, tu vas nous faire quelle ANAPHORE pour tes prochaines CONNERIES ?…

Réécoutons le reportage de FRANCE 2 du 5 septembre 2014 pour bien saisir le niveau du gars HOLLANDE:

Il réunit ses conseillers en communication pendant 75 minutes pour ensuite nous imposer un « blanc » de la HONTE de plusieurs secondes avant de lire ses notes afin de nous présenter la pire des inepties…

« L’engagement de TOUTE MA VIE avec les plus fragiles, les plus humbles, les plus modestes, les plus pauvres, parce que je suis à leur service et parce que c’est tout simplement ma raison d’être. »

On va te croire cher Président ! Des conseillers en communication NULS pour sortir ce qui sent à cent mètres le MENSONGE !

Il y a peut-être des « sans-dents »…en tout cas, il y a des « sans-paroles »  à l’Elysée…

CCCCCCCC
HOLLADE le petit RAMONEURHOLLANDE à l'île de SEIN a fait son choixHOLLANDE AVOUE SON NOMBRE DE DENTSHOLLANDE change de vieHOLLANDE EINSTEIN Puissance 4HOLLANDE en trotinette

HOLLANDE et la CONNERIEHOLLANDE garde le capHOLLANDE Je m'engage à PARTIR Peut-être MAINTENANTHOLLANDE Le changement ce sera hierHOLLANDE Le changement c'est maintenant Un gros mensonge Photo de François DOURLENHOLLANDE le troisième en pire

HOLLANDE pratique la méthode COUEHOLLANDE va redresser enfin la FRANCEHOLLANDEL'ère de l'irrespect OBAMA dit HOLLANDE est un conMOI PRESIDENT JE N'AIME PERSONNEMOI PRESIDENTSONDAGES  HOLLANDE SAIT-IL COMPTERHOLLANDE Respectez moi

Vous respecter ?

Non, IMPOSSIBLE

tellement vous êtes NUL !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU ! FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/AFP/Dan FAHEY/GRIP)

Frappes aériennes israéliennes

sur GAZA

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[avec des armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI]

après un tir de roquette:

L’aviation israélienne a lancé, samedi 14 juin 2014, plusieurs frappes sur le sud de la bande de GAZA, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que l’aviation avait touché un site d’activités terroristes et un dépôt d’armes dans le sud de la bande de GAZA.

Les raids israéliens

ont été confirmés

par les autorités de GAZA

Selon un porte-parole palestinien, des hélicoptères APACHE israéliens ont endommagé un camp d’entraînement de la branche armée du Hamas à l’ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis GAZA vers le sud d’Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l’armée israélienne.

Dans l’après-midi trois autres roquettes ont été tirées, dont une a atterri en territoire israélien, ne faisant pas de victime ou de dégâts. L’armée a lancé des recherches pour retrouver les débris de deux autres engins, a annoncé un porte-parole militaire dans un communiqué.

L’aviation a ensuite lancé dans la soirée trois raids

Trois raids près de Rafah dans le sud de la bande de GAZA, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas.

Ces tirs de roquettes interviennent alors qu’une très vive tension règne sur le terrain. L’armée et les services de sécurité israéliens conduisent des recherches intensives pour retrouver trois jeunes Israéliens portés disparus depuis jeudi soir en Cisjordanie qui, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été enlevés par un groupe terroriste.

Les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de GAZA ont été fermés pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de GAZA contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon de nouvelles statistiques de l’armée, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l’année de la bande de GAZA vers le sud d’Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres. Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d’attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de GAZA ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s’efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont régulièrement revendiquées par des groupes jihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l’islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s’en sont progressivement éloignés, estimant qu’il n’allait pas assez loin dans l’imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l’ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.

(©AFP / 14 juin 2014 22h39) EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU ! FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L'URANIUM

 

Les hélicoptères APACHE:

RAPPEL:

-Boeing AH-64 APACHE Longbow Attack Helicopter-

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE

24 HELICOPTERES D’ATTAQUE A L’IRAK:

LE COMBLE DE L’HORREUR MACHIAVELIQUE !

(AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hélicoptère APACHE

WASHINGTON – Le Pentagone a notifié, lundi 27 janvier 2014, le Congrès américain d’un projet de vente à l’Irak de 24 hélicoptères d’attaque APACHE pour 4,8 milliards de dollars, a annoncé l’agence chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Bagdad réclamait depuis des mois que Washington lui fournisse ces équipements mais de nombreux élus américains s’y opposaient, craignant que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne s’en serve contre des groupes autres que ceux liés à Al-Qaïda. Le Congrès dispose de 30 jours pour soulever d’éventuelles objections, faute de quoi le contrat sera conclu.

Le projet de contrat porte sur 24 hélicoptères avec leurs équipements et pièces détachées. Il comporte également la vente de 480 missiles Hellfire, une arme antichar qui peut être tirée depuis des hélicoptères ou des avions.

Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Ces hélicoptères seront dédiés à des missions de soutien aérien pour les troupes au sol, de reconnaissance armée et de missions antichars, selon la DSCA.

Nouri al-Maliki, un chiite critiqué pour son manque d’ouverture envers les autres composantes de la société irakienne, est confronté à la perte de contrôle d’une partie de la province à majorité sunnite d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) se sont notamment emparés de la ville de Fallouja, à 60 km à l’ouest de Bagdad.

Dans un projet de contrat séparé, la DSCA a également notifié lundi le Congrès du projet de location de six autres hélicoptères APACHE à Bagdad pour un montant de 1,37 milliard de dollars.

Cette location doit permettre à l’armée irakienne de débuter l’entraînement opérationnel et de maintenance dans l’attente de la livraison des 24 appareils achetés, un processus qui prend des mois sinon des années.

Les six appareils en location ne sont donc pas destinées à être utilisés pour des opérations, a fortiori pour faire face à la situation actuelle dans la province d’Al-Anbar.

Le Pentagone a en outre notifié vendredi le Congrès d’un autre projet de contrat portant sur l’achat par Bagdad de 500 missiles Hellfire pour un montant de 82 millions de dollars.

Face aux événements qui secouent la province d’Al-Anbar, Washington s’est par ailleurs engagé ces dernières semaines à accélérer les livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad.

Quelque 75 missiles Hellfire ont ainsi été livrés à Bagdad à la mi-décembre. Cent missiles Hellfire supplémentaires et 10 drones ScanEagle doivent être livrés au printemps, selon le Pentagone.

Face à la résurgence d’Al-Qaïda en Irak, Washington envisage enfin de former dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes, selon un haut responsable américain de la Défense.

La Jordanie s’est dit prête à accéder à la requête de Washington pour que l’entraînement de forces irakiennes se déroule sur son sol.

Malgré le retrait de ses troupes d’Irak fin 2011, Washington s’est imposé comme le principal partenaire de l’Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont fourni pour plus de 14 milliards de dollars d’armements à Bagdad entre 2005 et 2013.

La formation de troupes irakiennes serait en revanche une première depuis 2011, la centaine de militaires américains stationnée à l’ambassade américaine à Bagdad étant cantonnée à des missions de conseil au niveau ministériel.

(©AFP / 27 janvier 2014 22h57) 

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D'ATTAQUE A L'IRAK: LE COMBLE DE L'HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans ENVIRONNEMENT 01-99-091-02-08

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Liens et photos WIKIPEDIA: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_AH-64_Apache

http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-114_Hellfire

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calibre_30_mm

File:30 mm.jpg

Désigné au départ Hughes Model 77l’AH-64A APACHE a été développé par la firme McDonnell Douglas pour répondre aux exigences de l’US Army, qui réclamait un hélicoptère capable d’effectuer des missions d’appui au sol et de lutte antichar, de jour comme de nuit, et bénéficiant d’une survivabilité élevée.

Le prototype YAH-64 effectua son vol initial en 1975, tandis que les premières machines de série étaient livrées en janvier 1984 (675 exemplaires doivent être livrés à l’US Army). L’équipement de l’APACHE comprend des missiles antichars Hellfire, un système d’acquisition de cibles et de visualisation de nuit Martin, un télémètre à laser International, un écran de visée Honeywell, un système de navigation Doppler, un récepteur de veille radar passif et des brouilleurs radar ou à infrarouges. Une version améliorée, le Longbow, a été développée.

Mi-juin 2014 ?

Les livraisons annoncées:

36 avions de combat F-16, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Les 24 hélicoptères APACHE, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Des centaines de missiles à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Divers blindés et une cinquantaine de drones armés d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Le comble de l’horreur machiavélique

est atteint par ces chers ETATS-UNIS !

Après avoir pollué et contaminé pour l’éternité (cf. durée de vie des éléments radioactifs déposés in situ) l’Irak en attaquant le pays avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI », les Etats-Unis vendent de nombreux matériels qui utilisent des armes à l’URANIUM APPAUVRI !

La raison:

Sous couvert de protéger l’Irak contre « des menaces terroristes » (les USA ne reculent devant aucune contradiction),les Etats-Unis veulent uniquement protéger les intérêts économiques en jeux et notamment les réserves de pétrole.

« Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger. »

C’est donc très clair !

L’Irak, après avoir été contaminé par les armes à l’uranium « appauvri » des Etats-Unis, va utiliser elle-même des armes fournies par les Etats-Unis qui vont polluer et contaminer le pays !

Les Etats-Unis sont très rusés:

En donnant de telles armes, ils ont l’assurance que la santé de la population irakienne va encore plus être détruite…La domination n’en sera que plus complète !

Les décideurs américains (politiques et militaires) sont vraiment des « ordures » et surtout des CRIMINELS puisqu’ils commettent des CRIMES CONTRE L’HUMANITE en attaquant, entre autres problèmes, l’ADN des populations.

MACHIAVEL serait fier de constater que les Etats-Unis sont de valeureux héritiers…

Thierry LAMIREAU

 

RAPPEL:

GAZA:

GENOCIDE A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
-Idan COHEN Photo: Idan Chesler -Ynet 25/06/2007-
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri ». 
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone. 
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste « a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israélienne dans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
 DROIT INTERNATIONAL dans NUCLEAIRE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires.

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
post-18-1309204296 GAZA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité. 
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.
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Date d’insertion:

23/06/99

ARMES A URANIUM APPAUVRI:

Leçons de la guerre du Golfe

par, Dan Fahey, Swords to Plowshares (USA)

(Traduction de : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health» – Laka Foundation – Mai 1999)

    La Guerre du Golfe Persique de 1991 a fait étalage des armes les plus effrayantes et les plus dévastatrices du vingtième siècle, armes nucléaires, chimiques et biologiques toutes prêtes à l’usage, chacune pouvant causer des pertes massives tant chez les alliés que chez l’ennemi. Lorsque les hostilités ont pris fin en mars 1991, le monde a poussé un soupir de soulagement à l’idée qu’aucune arme de destruction massive n’avait été utilisée. Mais était-ce vraiment le cas?

    Pendant la Guerre du Golfe, les forces américaines et britanniques ont utilisé pour la première fois des munitions antichars faites d’uranium appauvri, un déchet radioactif toxique. A la fin de la guerre, plus de 290.000 kilos d’uranium appauvri avaient contaminé le matériel et le sol des champs de bataille d’Arabie Saoudite, du Koweït et du sud de l’Irak. Bien que des enquêtes soient encore en cours et que des recherches complémentaires soient nécessaires, il apparaît maintenant que certains anciens combattants et des civils exposés à la contamination par uranium appauvri souffrent aujourd’hui de problèmes de santé, notamment de lésions rénales et de cancers.

    L’utilisation de déchets radioactifs toxiques dans les munitions annonce l’arrivée d’une ère nouvelle de guerres terrestres dangereuses, une ère où la frontière entre la guerre conventionnelle et non conventionnelle sera irréversiblement trouble. La prolifération et l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri joueront un rôle dans les conflits armés dans un avenir proche. Il faut par conséquent tirer les leçons de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et prendre des mesures pour réduire à un minimum et prévenir les effets nuisibles sur les soldats, les civils et les réserves alimentaires et aquifères.

    L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium permettant son utilisation dans des armes et réacteurs nucléaires. Comme d’autres métaux lourds tels que le plomb, l’uranium appauvri est chimiquement toxique mais il s’agit aussi et surtout d’un émetteur de particules alpha d’une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années. L’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine (U.S. Army Environmental Policy Institute) spécifie que « l’UA est un déchet radioactif de faible activité qui doit, par conséquent, être entreposé dans des sites autorisés ».

    Dans les années 50, le Ministère américain de la défense (U.S. Department of Defense) a commencé à s’intéresser à l’utilisation de métal d’uranium appauvri dans les armes car il est extrêmement dense, pyrophore, bon marché et disponible en énormes quantités aux Etats-Unis. Au cours des années 60 et 70, les recherches et les essais à ciel ouvert réalisés sur divers sites aux Etats-Unis ont démontré l’efficacité de l’uranium appauvri dans les perforateurs à énergie cinétique qui sont des projectiles de métal solide tirés par des canons. Les perforateurs à énergie cinétique n’explosent pas; ils se fragmentent et se consument à travers le blindage « en raison de la nature pyrophore du métal d’uranium et des températures extrêmes atteintes au moment de l’impact. » Dans les années 80, l’uranium appauvri a également été développé pour être utilisé dans le blindage des chars.

    Pendant l’Opération Tempête du Désert, les chars américains M1A1, M1 et M60 ainsi que les chars britanniques Challenger ont tiré des milliers de projectiles perforants de grand calibre à uranium appauvri. Les avions américains A-10 et AV-8B ont tiré des centaines de milliers de projectiles de petit calibre contenant de l’uranium appauvri. Les tireurs isolés américains ont utilisé des balles de 7,62 mm et probablement de calibre 0,5 contenant de l’uranium appauvri.

Par ailleurs, un tiers (654) des chars américains utilisés pendant la guerre (2.054) étaient équipés d’un blindage contenant de l’uranium appauvri. Les perforateurs contenant de l’uranium appauvri ont accru l’avantage tactique des forces américaines et britanniques sur l’Armée irakienne mais l’efficacité du blindage des chars contenant de l’uranium appauvri n’a jamais été testé sur le champ de bataille. L’Irak n’avait pas de blindages ni de munitions contenant de l’uranium appauvri dans son stock d’armements.

    En dépit de toute la publicité faite après la guerre autour des succès remportés par les armements de pointe onéreux, il est étonnant que les responsables du Pentagone et de l’industrie américaine de la défense n’aient émis que peu de louanges à propos des armes contenant de l’uranium appauvri.

On trouve une possible explication à ce silence prudent dans les rapports rédigés par l’Armée américaine avant la guerre, lesquels mettaient en garde contre le fait que l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri pourrait avoir de graves conséquences sur la santé et l’environnement et provoquer une « réaction hostile de l’opinion internationale. »

Néanmoins, les rapports publiés après la guerre ont préconisé une politique favorable à l’usage illimité et à la prolifération des armes à uranium appauvri. L’intérêt du Pentagone pour cette politique favorable à l’UA a anticipé sur les enquêtes et recherches à propos des maladies frappant à la fois les soldats ayant combattu dans la force expéditionnaire dirigée par les Américains et les populations du sud de l’Irak, maladies pouvant être en rapport avec l’exposition de ces personnes à l’uranium appauvri.

    Les leçons à tirer de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe sont inquiétantes mais les comprendre nous permettra à l’avenir de prévenir ou de réduire au maximum les effets des armes contenant de l’uranium appauvri.

 Première leçon:

Les armes contenant de l’uranium appauvri contaminent les zones d’impact avec des poussières radioactives et toxiques extrêmement fines.

    Les tests réalisés par l’Armée américaine ont révélé que 18 à 70% d’un perforateur à uranium appauvri, en se consumant et en s’oxydant, se transforment en particules extrêmement petites au moment de l’impact. L’impact d’un perforateur de 120 mm à uranium appauvri tiré d’un char américain Abrams crée par conséquent entre 900 et 3.400 grammes de poussières d’oxyde d’uranium.

Les tests de l’armée américaine ont par ailleurs démontré que « l’aérosol d’oxyde d’UA formé pendant l’impact (moment où l’uranium appauvri entre en contact avec le blindage) contient un pourcentage élevé de particules d’une taille leur permettant d’être inhalées (50 à 96%) » et que 52 à 83% de ces particules inhalables sont insolubles dans les liquides pulmonaires. Les particules inhalables (moins de 5 microns de diamètre) sont facilement inhalées ou ingérées. Les particules insolubles ne sont pas aisément excrétées du corps et peuvent rester dans les poumons ou d’autres organes pendant des années.

    Les recherches de l’armée américaine ont révélé dernièrement que certaines poussières d’uranium inhalables restent en suspension dans l’air pendant des heures après l’impact.

Comme démontré dans les années 70 par l’émission d’uranium appauvri lors de la fabrication de munitions à uranium appauvri près d’Albany (Etat de New York), les poussières d’uranium appauvri peuvent être transportées par le vent à 40 kilomètres de distance, voire plus. La plupart des poussières créées par un impact sont concentrées dans la cible, sur la cible ou dans un périmètre de 50 mètres autour de la cible. Les tests de l’armée américaine ont toutefois révélé que les poussières d’uranium appauvri pouvaient être remises en suspension par l’action du vent ou le mouvement des personnes et des véhicules.

    Les dangers à long terme de la contamination par uranium appauvri sont examinés dans un manuel d’entraînement de l’U.S. Army Chemical School (Ecole de chimie de l’armée américaine):

La mobilité de l’UA dans l’eau est due au fait qu’il peut se dissoudre facilement. Les composés solubles d’UA se dissoudront facilement et se déplaceront avec l’eau de surface ou les nappes phréatiques. Boire l’eau contaminée, l’utiliser pour le nettoyage ou tout autre contact avec cette eau répandront la contamination… Après la contamination de l’air et de l’eau, l’UA se dépose dans le sol. Une fois qu’il s’y trouve, il y reste à moins qu’il n’en soit retiré. En d’autres termes, la zone restera contaminée et ne se décontaminera pas d’elle-même.

    Aucun nettoyage du sol contaminé par de l’uranium appauvri n’a eu lieu en Irak ou au Koweït. Curieusement, le Ministère américain de la défense prétend avoir testé le sol du Koweït et n’avoir trouvé aucune présence de contamination par uranium appauvri. Pourtant, en 1995 et 1997, des équipes tournant des films documentaires ont décelé une contamination à l’uranium appauvri sur des véhicules détruits et dans le sol au sud de l’Irak.

    Outre les fines poussières d’uranium créées par les impacts, les fragments d’uranium appauvri et les perforateurs intacts en uranium appauvri présentent également un risque.

En mars 1991, une note interne de l’Agence Nucléaire de la Défense Américaine (U.S. Defense Nuclear Agency) faisait remarquer que « les particules alpha (poussières d’oxyde d’uranium) des projectiles épuisés sont inquiétantes pour la santé mais les particules bêta provenant des fragments et des projectiles intacts présentent un sérieux risque pour la santé, avec un taux possible d’exposition de 200 millirads par heure s’il y a contact ».

Un perforateur à uranium appauvri trouvé en avril 1991 dans le port de Damman, en Arabie Saoudite, avait une radiation de 260-270 mrad/heure. Le taux de corrosion dans le sol d’un perforateur à uranium appauvri dépend de la composition chimique du sol et d’autres facteurs environnementaux. En se corrodant, les perforateurs à UA exposés aux éléments se transforment principalement en poussières d’uranium solubles dans l’eau.

    Les doses limites établies pour l’absorption de poussières d’uranium appauvri démontrent qu’une toute petite quantité représente une menace sérieuse pour la santé. La dose limite d’absorption fixée pour un professionnel est de 0,001 gramme par semaine (U.S. Nuclear Regulatory Commission – Commission américaine de réglementation nucléaire) et de 0,008 gramme par an (Ministère britannique de la défense). La dose limite d’absorption pour le public est fixée à 0,002 gramme par an (Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique).

    Le chemin suivi par l’uranium appauvri dans le corps dépend de la forme d’exposition (contamination par inhalation, ingestion, implantation ou blessure) et de la taille ainsi que de la solubilité des particules. Des recherches récentes ont révélé que les particules d’uranium appauvri peuvent rester dans les poumons lorsqu’elles sont inhalées, ou voyager dans le sang et se déposer dans le cerveau, les reins, les os, le système reproductif, les muscles et la rate. Les particules insolubles d’uranium appauvri (jusqu’à 83% du volume total des poussières créées par un impact), si elles sont inhalées, « présentent d’abord un risque radiologique et non chimique et toxicologique ». En 1997, de l’uranium appauvri a été décelé dans le sperme de cinq anciens combattants américains sur vingt-deux soldats qui avaient été blessés par des fragments à uranium appauvri en 1991.

    Bien que des études complémentaires sur les effets de l’uranium appauvri sur la santé soient nécessaires, il est reconnu que la présence d’uranium appauvri dans le corps cause des lésions rénales, des cancers du poumon et des os, des maladies respiratoires non malignes, des problèmes de peau, des troubles neurocognitifs, des lésions chromosomiques et des malformations à la naissance.

Un rapport de l’U.S. Army Armament, Munitions and Chemical Command (Commandement de l’armée américaine chargé de l’armement, des munitions et des produits chimiques) datant de juillet 1990 revèle que l’uranium appauvri est un « émetteur de rayons alpha de faible activité qui peut provoquer le cancer lorsque les expositions sont internes, la toxicité chimique causant pour sa part des lésions rénales ».

En août 1993, l’U.S. Army Surgeon General’s Office (bureau médical de l’armée) a confirmé que les « effets physiologiques estimés suite à l’exposition à des poussières d’uranium appauvri incluent une possibilité de risque accru de cancer (du poumon ou des os) et de lésions rénales ». Un rapport datant de juin 1995 de l’Institut de politique environnementale de l’armée américaine ajoute que « la dose de radiation infligée à des organes vitaux dépend de la période pendant laquelle l’UA réside dans les organes. Lorsque cette valeur est connue ou estimée, les risques de cancer et les risques héréditaires peuvent être déterminés ».

    L’utilisation d’armes à uranium appauvri entraîne une contamination du matériel endommagé et de l’environnement par la présence de poussières et de déchets d’uranium appauvri en quantités dangereuses. Les particules inhalables formées durant les impacts et les poussières solubles d’oxyde d’uranium formées par les perforateurs en se corrodant peuvent être transportées par le vent ou l’eau et peuvent contaminer les réserves alimentaires ou aquifères. Tant les alliés que l’ennemi peuvent inhaler ou ingérer les poussières d’uranium appauvri et souffrir de graves problèmes de santé à court et long terme.

 Deuxième leçon:

 Il est peu probable que les forces armées soient protégées contre une exposition à la contamination par l’uranium appauvri.

    En 1974 déjà – soit dix-sept ans avant que les armes à uranium appauvri ne soient utilisées dans la Guerre du Golfe -, un groupe d’études du Ministère Américain de la Défense prédisait que « Dans des situations de combat impliquant l’utilisation courante de munitions à uranium appauvri, les possibilités d’inhalation, d’ingestion ou d’implantation de composés d’uranium appauvri peuvent être localement importantes ».

En juillet 1990, un fournisseur de l’armée américaine a également lancé une mise en garde:

« Les expositions des soldats à l’uranium appauvri sous forme d’aérosol sur le champ de bataille pourrait être importantes et avoir des effets radiologiques et toxicologiques… Dans des conditions de combat, les individus les plus exposés sont probablement les troupes terrestres qui pénètrent sur un champ de bataille après un échange de tirs de munitions antichars, qu’ils soient à pied ou motorisés ».

    En dépit des avertissements catégoriques émis dans les rapports de l’armée américaine avant la guerre, aucune mise en garde sur les dangers de l’uranium appauvri n’a été transmise aux forces américaines ni aux forces de la coalition qui allaient être confrontées à une contamination par uranium appauvri sur les champs de bataille de la Guerre du Golfe. Les combattants et le personnel de soutien n’ont pas été informés du besoin de vérifier si les blessures des soldats ne présentaient pas de signe de contamination par uranium appauvri et on ne leur a pas dit qu’il fallait revêtir des vêtements de protection totale en cas de contact avec le matériel et le sol contaminés.

En violation des règlements de l’armée américaine et de la Commission Américaine de Réglementation Nucléaire, aucun test ni suivi médical n’a été prodigué aux soldats qui avaient été blessés par des fragments contenant de l’uranium appauvri ou qui risquaient d’avoir inhalé ou ingéré des poussières d’UA.

    Bien que les responsables militaires américains n’aient jamais offert d’explication sur le fait de ne pas avoir averti les troupes à propos des dangers des armes à uranium appauvri, il semble que leur inaction ait été inspirée par leur désir d’éviter de soulever des préoccupations dans les rangs de l’armée et dans l’opinion publique.

Suite à une enquête menée en 1992, les enquêteurs de l’U.S. General Accounting Office ont rapporté que « les responsables de l’armée [américaine] estiment que les systèmes de protection contre l’uranium appauvri peuvent être laissés de côté pendant les combats et autres situations extrêmement dangereuses car les risques que présente l’uranium appauvri pour la santé sont largement inférieurs aux risques inhérents aux combats ».

Lorsqu’il est apparu clairement que les responsables militaires américains n’avaient pris aucune mesure de protection contre l’uranium appauvri pendant et après la Guerre du Golfe, l’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine a exprimé sa préoccupation quant aux coûts des soins médicaux à prodiguer aux soldats ayant été exposés:

« Quand l’uranium appauvri sera accusé d’être la cause du syndrome de la Guerre du Golfe, l’armée devra disposer de données suffisantes pour séparer la fiction de la réalité. S’il y a un manque de prévoyance et de données, les implications financières des indemnités versées pour des incapacités à long terme et pour les frais de soins de santé seront excessives ».

    En janvier 1998, le Ministère Américain de la Défense a admis pour la seule et unique fois sa responsabilité dans les expositions à l’uranium appauvri lors de la Guerre du Golfe:

Nos recherches sur les risques potentiels que présente l’uranium appauvri pour la santé mettent en évidence le manque significatif d’informations de nos troupes à propos des effets, sur la santé, de l’uranium appauvri se trouvant sur le champ de bataille… Les troupes de combat ou les membres du personnel de soutien ignoraient généralement que l’uranium appauvri contaminait le matériel, notamment les véhicules ennemis touchés par des projectiles à uranium appauvri, et qu’il requérait une manipulation spéciale… Le fait de ne pas avoir diffusé ces informations parmi les troupes de façon adéquate et à tous les niveaux peut avoir entraîné inutilement des milliers de cas d’expositions.

    Une carte publiée par le Ministère Américain de la Défense en novembre 1998 montre à la fois les zones principales où a été émis l’uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et les mouvements de centaines de milliers de soldats américains et de soldats des forces de la coalition dans ces zones contaminées. Bien que le Ministère Américain de la Défense reconnaisse que des « milliers » de soldats américains pourraient avoir été inutilement exposés à la contamination par uranium appauvri, il affirme également qu’il est impossible qu’un seul soldat américain soit malade en raison d’une exposition à l’uranium appauvri.

    L’incendie d’un dépôt de munitions à la base de l’armée américaine de Doha, au Koweït, en juillet 1991, illustre bien les risques d’émissions accidentelles d’uranium appauvri.

Parmi la grande quantité d’engins et de munitions détruits pendant les vingt-quatre heures qu’a duré l’incendie, se trouvaient 660 obus pour chars contenant 3.200 kg d’uranium appauvri.

Alors que le feu faisait rage, le Commandement central américain a reconnu que:

« … l’uranium appauvri émet des rayons alpha lorsqu’il prend feu. Les particules d’uranium peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont inhalées. Le 11ACR [le commandement de l'armée américaine à Doha] a été informé qu’il fallait traiter la zone comme s’il s’agissait d’une zone chimique, c’est-à-dire qu’il fallait rester du côté du vent et porter un masque de protection dans le voisinage ».

Malgré cela et en dépit d’autres avertissements, les soldats américains n’ont pas été informés des dangers que présente l’uranium appauvri et ils n’ont pas reçu l’ordre de porter du matériel de protection, même pendant les opérations de nettoyage qui ont suivi l’incendie. En outre, la fumée provoquée par l’incendie s’est déplacée et est arrivée à proximité de la ville de Koweït, risquant d’exposer les populations sous le vent à l’uranium appauvri porté par l’air.

    La protection adéquate des forces armées contre l’exposition à la contamination par uranium appauvri demande une formation, l’utilisation de vêtements de protection dans un milieu contaminé et la distribution d’appareils de détection de la radiation au personnel médical.

Malheureusement, étant donné que les cancers et autres problèmes de santé ne risquent pas de se développer avant la fin d’une bataille ou d’une guerre, les responsables militaires sont peu encouragés à se conformer à des procédures de sécurité qui pourraient affecter la prestation d’un soldat ou d’un ‘marine’ sur le champ de bataille.

La Guerre du Golfe a démontré que les responsables militaires ne seront pas tenus responsables de l’émission non contrôlée de déchets radioactifs toxiques ou de la violation des règles de sécurité exigeant que des examens médicaux aient lieu et que des soins soient prodigués aux soldats exposés.

    La Guerre du Golfe de 1991 a démontré qu’il est peu probable que les membres des forces armées recevront une protection adéquate contre l’exposition à l’uranium appauvri pendant ou après de futurs conflits ou émissions accidentelles. Par ailleurs, il est peu probable que les gouvernements procurent des soins médicaux à long terme aux anciens combattants souffrant de problèmes de santé en rapport avec l’uranium appauvri.

 Troisième leçon:

 Il est peu probable que les populations civiles locales soient averties lorsque des armes à uranium appauvri sont utilisées – même si l’uranium appauvri contamine leurs réserves alimentaires ou aquifères.

    Avant la Guerre du Golfe, l’armée américaine était consciente que la contamination par uranium appauvri pourrait entraîner des problèmes de santé parmi les populations civiles.

Pourtant, pendant et après la Guerre du Golfe, le Ministère Américain de la Défense n’a pris aucune mesure pour avertir les habitants du Koweït, d’Arabie Saoudite et d’Irak de la contamination de leurs terres par de l’uranium appauvri.

Au contraire, les rapports de l’armée américaine donnent à penser que celle-ci s’inquiète davantage des protestations de l’opinion publique et de futures restrictions concernant l’utilisation d’armes à uranium appauvri que de la contamination de terres étrangères et de l’empoisonnement de civils.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 prédisait que:

« Suite aux combats, les conditions des champs de bataille et les risques à long terme pour la santé des habitants et des anciens combattants pourraient mettre en question l’acceptabilité de la poursuite de l’emploi de perforateurs à énergie cinétique à UA pour des applications militaires ».

Cette préoccupation a été réitérée en mars 1991 alors que la guerre prenait fin:

« L’impact de l’UA sur l’environnement a soulevé et continue de soulever des inquiétudes. Par conséquent, même si personne ne met en doute l’efficacité de l’UA sur les champs de bataille, les projectiles à UA pourraient devenir politiquement non acceptables et être donc éliminés des arsenaux… Je crois qu’il faudrait penser à cette question délicate au moment de rédiger les rapports après les opérations ».

    Une fois que les hostilités ont pris fin et que l’ampleur de la contamination par uranium appauvri dans le sud de l’Irak et au Koweït a été connue, la U.S. Defense Nuclear Agency a également fait part de sa préoccupation:

« Alors que l’Explosive Ordnance Disposal (équipes d’enlèvement du matériel explosif de l’armée), les unités de combat au sol et les populations civiles d’Arabie Saoudite, du Koweït et d’Irak sont de plus en plus en contact avec les pièces d’artillerie contenant de l’UA, nous devons nous apprêter à gérer les problèmes qui pourraient se poser. Les souvenirs de guerre toxique, le scandale politique et les opérations de nettoyage d’après-guerre (accord avec le pays d’accueil) ne sont que quelques-uns des problèmes qui devront être abordés ».

    En avril 1991, l’Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique a également exprimé son inquiétude à propos de la contamination par uranium appauvri au Koweït:

Il serait imprudent pour la population de rester à proximité de grandes quantités d’UA pendant de longues périodes, et cela concerne évidemment les gens qui collectent ce métal lourd et le conservent. Il est certains endroits où de nombreuses salves ont été tirées et où la contamination des véhicules et du sol peut excéder les limites permises, ce qui présente un risque à la fois pour les équipes de nettoyage et pour la population locale… De plus, si l’UA rentre dans la chaîne alimentaire ou dans l’eau, cela entraînera probablement des problèmes de santé.

    La possibilité de problèmes politiques a aussi été relevée:

« Toute la question de la contamination au Koweït comporte une charge émotive et doit donc être traitée de façon délicate. Il est nécessaire d’informer le gouvernement koweïtien du problème avec tact et il vaut probablement mieux le faire par l’entremise de l’Ambassadeur du Royaume-Uni au Koweït ».

    Les Etats-Unis ont créé un précédent pendant la Guerre du Golfe en autorisant une force armée à utiliser des armes à uranium appauvri sans prévenir les populations civiles de la contamination de leur pays.

Les Etats-Unis poursuivent cette pratique dans la guerre au Kosovo. Les nations impliquées dans les conflits dans lesquels des armes à uranium appauvri sont utilisées peuvent se trouver confrontées à des coûts « excessifs » pour prodiguer des soins de santé à long terme aux soldats et aux civils exposés.

Les conséquences des armes à uranium appauvri sur la santé et l’environnement attireront probablement moins l’attention dans les pays où les populations ne sont pas conscientes de leur utilisation ou ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations et faire valoir leurs droits.

 Quatrième leçon:

 Les armes à uranium appauvri prolifèrent et seront probablement employées couramment dans les conflits terrestres.

    Un manuel d’entraînement de la U.S. Army Chemical School relève que:

« Le succès rencontré par les Etats-Unis en utilisant de l’UA dans les combats nous amène à conclure que d’autres nations, pas toutes amies, utiliseront l’UA dans le futur ». Par ailleurs, « il est probable que l’UA devienne également pour nos ennemis potentiels la principale munition permettant de mettre les tanks hors d’état de nuire… dans les batailles à venir, presque tous les tanks et véhicules de combat atteints par des projectiles seront probablement contaminés par de l’UA ».

    Un autre rapport de l’armée américaine datant de 1995 fait observer que:

« Etant donné que les armes à UA sont ouvertement disponibles sur le marché mondial des armes, elles seront utilisées dans les futurs conflits … Le nombre de patients contaminés par l’UA sur les champs de bataille sera considérablement plus élevé car d’autres pays utiliseront des systèmes contenant de l’UA ». Les soldats et ‘marines’ américains seront probablement parmi les patients contaminés par de l’UA sur les champs de bataille, comme le fait remarquer un rapport de 1998 publié par le Ministère américain de la défense: « L’efficacité de l’UA sur les champs de bataille a encouragé sa prolifération constante tant dans les arsenaux de nos alliés que dans ceux de nos adversaires. Que l’UA sera utilisé contre nos troupes dans les conflits du futur laisse donc peu de place au doute ».

    Depuis 1991, les Etats-Unis sont les premiers à utiliser et à faire proliférer les armes à uranium appauvri.

Après l’Opération Tempête du Désert, ils ont commencé à utiliser des projectiles à uranium appauvri dans les véhicules de combat Bradley M2 et M3 (25 mm), les véhicules amphibies légers (25 mm), les hélicoptères d’attaque APACHE (30 mm) et les hélicoptères de combat « Whiskey Cobra » AH-1W (20 mm). En 1994 et 1995, les avions de chasse américains ont tiré des salves contenant de l’uranium appauvri contre des cibles serbes en Bosnie et pendant les entraînements près d’Okinawa, au Japon.

    En avril 1999, le Ministère Américain de la Dfense n’a ni confirmé ni démenti l’utilisation par les avions A-10 de munitions à uranium appauvri au Kosovo. Il est toutefois intéressant de relever que l’armée américaine a déclaré que les hélicoptères APACHE ne tireraient pas de projectiles à uranium appauvri car les analystes estimaient que des projectiles hautement explosifs suffiraient pour détruire les chars serbes. L’intérêt croissant de l’opinion publique et des médias sur l’utilisation d’armes à UA au Kosovo a manifestement forcé les responsables militaires à reconsidérer leur usage de munitions à uranium appauvri.

    La liste croissante des pays possédant ou fabriquant des armes à uranium appauvri comprend les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Grèce, la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Bahrein, l’Egypte, la Thaïlande, Taïwan et le Pakistan.

L’ « interopérabilité » des forces militaires de l’OTAN pourrait également permettre à d’autres forces armées en Europe d’obtenir et d’utiliser des armes à uranium appauvri.

    Sans trop faire l’objet de débats et assez discrètement, les armes à uranium appauvri se sont installées dans les arsenaux des nations puissantes et pauvres dans quelques-unes des régions les plus explosives du globe.

Le Ministère Américain de la Défense prévoit l’emploi d’armes à uranium appauvri dans les conflits à venir ainsi qu’un nombre croissant d’expositions à l’uranium appauvri tant chez les alliés que chez les ennemis. Longtemps après que les fusils se seront tus et que les survivants seront rentrés chez eux, le nombre de victimes et le coût de l’utilisation des armes à uranium appauvri continueront à monter.

 Cinquième leçon:

 Il est peu probable que des opérations de nettoyage soient entreprises par les vainqueurs ou les vaincus s’il y a contamination par l’uranium appauvri en raison du coût extrêmement élevé et du risque de dommages environnementaux plus grands encore.

    L’armée américaine fait remarquer que:

« La terre contaminée [par l'UA]… devrait être enlevée et mise dans des conteneurs à l’instar des déchets radioactifs ».

C’est la procédure qui a été suivie aux Etats-Unis lors des opérations de nettoyage effectuées suite à la contamination par l’uranium appauvri dans les installations de Starmet à Concord, dans le Massachussetts (où sont fabriqués des perforateurs en UA) et à la base aérienne Sandia National Laboratory and Kirkland Air Force Base au Nouveau-Mexique (où ont été testés les perforateurs en UA).

    L’armée américaine déclare que le nettoyage doit consister à enlever « la couche supérieure du sol », ce qui pourrait être dévastateur pour l’environnement, surtout si l’uranium appauvri contamine les terres cultivables ou les zones humides.

Par ailleurs, le coût que représente le fait d’enlever la couche supérieure du sol dans les zones contaminées pourrait être astronomique. A titre d’exemple, le coût du nettoyage et de l’enlèvement d’environ 69.000 kg de poussières et de déchets d’uranium appauvri sur 200 hectares au Jefferson Proving Ground (site d’expérimentation de l’armée américaine) dans l’Indiana a été estimé à 4 ou 5 milliards de $US.

Le coût du nettoyage de 290.000 kg d’uranium appauvri sur des milliers d’hectares en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak pourrait donc facilement se chiffrer à des dizaines de milliards de dollars américains.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 lançait une mise en garde:

« En supposant que les normes réglementaires et les pratiques américaines en matière de protection de la santé soient appliquées, il est probable que des actions réparatrices soient nécessaires après les combats sur les sites contaminés par de l’UA ».

Cependant, dès lors que l’ampleur et que le coût des opérations de nettoyage de l’uranium appauvri dans la région du Golfe Persique sont apparus clairement, l’Institut de Politique Environnementale de l’Armée Américaine a informé les responsables politiques américains:

« Qu’il n’existe aucune loi, aucun traité, aucune réglementation ni aucune coutume au niveau international exigeant que les Etats-Unis réparent les dégâts causés sur les champs de bataille du Golfe Persique ». Forts de leur position de première puissance mondiale aujourd’hui, les Etats-Unis ont établi une norme de comportement dans la Guerre du Golfe qui permet aux nations et aux forces armées d’utiliser des armes à uranium appauvri sans assumer la moindre responsabilité quant au nettoyage, à la restauration de l’environnement ou aux soins de santé à prodiguer aux combattants ou aux civils exposés.

    Au cours des cent ans qui se sont écoulés depuis la première conférence de La Haye, les effets dévastateurs de la guerre se sont multipliés proportionnellement à l’augmentation de la mobilité des forces armées et à la capacité de destruction sans précédent des armes utilisées.

Dans les conflits du siècle prochain et de ceux qui suivront, d’énormes étendues de terres et un nombre incalculable de soldats et de civils risqueront d’être empoisonnés par des déchets radioactifs toxiques tirés de véhicules blindés, d’avions, d’armes légères et de bateaux. Les armes à uranium appauvri sont le produit des armes nucléaires. Il s’agit de l’arme la plus récente capable de causer des destructions massives. Si la communauté internationale accepte l’utilisation des armes à uranium appauvri dans la guerre, elle doit aussi accepter l’obligation morale d’assumer pleinement les conséquences de cette utilisation pour la santé et l’environnement, quel qu’en soit le coût.

 

Personne de contact:

Dan Fahey
c/o Swords to Plowshares
1063 Market Street
San Francisco, CA 94139, USA

Tél: +1-415-252-4788
Fax: +1-415-252-4790
Adresse électronique: duweapons@hotmail.com


griplogo75 ARMES A dans REFLEXIONS PERSONNELLES
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70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles
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Internet : www.grip.org - Courriel : admi@grip.org 

Situation actuelle en IRAK,

L’ URANIUM  »appauvri », ou U-238, est le déchet du phénomène d’enrichissement de l’uranium naturel permettant d’obtenir de l’uranium U-238 fissile, utilisé à des fins militaires (armes et sous-marins nucléaires) ou civiles (centrales nucléaires, aviation). C’est le métal le plus dense, le plus lourd. Projeté à une vitesse de 1 200 mètres/seconde (Mach 5), il perfore les blindages des chars et peut transpercer une plaque de béton sous trois mètres de terre.

Il est donc beaucoup plus efficace que le tungstène utilisé jusqu’alors. En outre, il ne coûte rien (c’est, littéralement, un déchet de l’industrie nucléaire), contrairement au tungstène, qu’il faut importer, et son utilisation pour l’armement permet de résoudre en partie l’incontournable problème du stockage des déchets nucléaires.

Les Etats-Unis vont utiliser

des drones

REAPER PREDATOR

pour contrer l’avancée

des Djihadistes proches

de BAGDAD

ce mi-juin 2014

MQ-9 REAPER UAV

PREDATOR

Origine de la vidéo:

Armée américaine.

Ces DRONES sont armés d’armes à l’URANIUM « appauvri » !

Ils vont donc polluer pour l’éternité les sols, les eaux et l’air tout en contaminant les populations autochtones en touchant de plus leur ADN !

CONCLUSION:

ISRAËL et les ETATS-UNIS effectuent donc des crimes contre l’Humanité !…comme tous les pays employant ces armes…comme la FRANCE au MALI, en LIBYE, etc.

Que font les médias occidentaux ?

RIEN ! Ils ne disent rien et participent honteusement à l’OMERTA TOTALE imposée par tous les Etats utilisateurs de ces armes machiavéliques !

Que disent les politiques

des pays occidentaux ?

RIEN !

HONTE à vous !

fichier pdf Utilisation des drones armés Considérations juridiques et pratiques

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2014 |Pas de commentaires »

UNE CEINTURE DE MISSILES DEPLOYEE AUTOUR DE MOSCOU (RIA Novosti)

Une ceinture de missiles

déployée autour de Moscou

Rossiïskaïa gazeta

Rossiïskaïa gazeta

© RIA Novosti. Dmitri Korobejnikov

MOSCOU, 29 avril – RIA Novosti
Le régiment de défense antiaérienne de Zvenigorod est opérationnel pour défendre le ciel au-dessus de la capitale russe, selon les propos de son commandant rapportés récemment par le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

missiles-sol-air-russes

Ce déploiement a été rendu possible par la réception du tout dernier système de défense antiaérienne S-400 et du complexe Pantsir-S1 par le régiment, ainsi que le suivi d’une formation au centre d’entraînement des troupes de défense aérospatiale pour leur utilisation.

Alexeï Zolotoukhine, colonel de l’état-major des troupes de défense aérospatiale, a déclaré que les spécialistes avaient suivi une formation active sur le simulateur unique Tembr-M. Il a permis aux instructeurs de simuler en temps réel la situation « associée »à des coordonnées géographiques concrètes. Sans quitter la région de Moscou et opérant uniquement sur une carte numérique, le personnel a appris à abattre des cibles aériennes dans toute région du globe, sachant que le logiciel changeait constamment le nombre de cibles, leur altitude et vitesse de vol – divers facteurs compliquaient encore le travail des militaires. Quant aux lancements réels, les officiers de Zvenigorod se sont entraînés au polygone Kapoustine Iar dans la région d’Astrakhan.

Les systèmes S-400 et les complexes Pantsir-S1 ont été reçus par le régiment en mars 2014 pour renforcer la défense antiaérienne de la capitale et de la région industrielle du Centre de la Russie.

Désormais, le ciel de la capitale est protégé par trois régiments de défense antiaérienne armés de missiles sol-air de dernier cri.

L’installation d’un immense bouclier antiaérien est destinée à protéger efficacement les organismes publics, les QG militaires et les principaux centres scientifiques et industriels aux abords de la ville. Les militaires expliquent que le dispositif couvrira quatre secteurs répartis en fonction de l’altitude et de la distance. Chaque secteur sera couvert par les unités de défense antiaérienne et antimissile, dotées d’un arsenal moderne dont le système S-400 sera la base dans les années à venir.

Les résultats des essais sur le polygone Kapoustine Iar mettent en évidence les performances de ces armes : le complexe S-400 (désignation OTAN SA-21 Growler) a réussi à abattre une cible se déplaçant à 2 800 m/s, et avec un autre missile à atteindre une cible à 56 km d’altitude. Les performances du S-400 sont vraiment impressionnantes.

Aucun système de défense antiaérienne étranger n’est capable aujourd’hui de traiter à la fois 12 cibles dans un rayon de 400 km – et à terme dans l’espace.

Plus d’une vingtaine de complexes antiaériens Pantsir-S1 seront déployés autour de Moscou. Ils assisteront les divisions de S-400 et assureront leur couverture. De cette manière, la sécurité du ciel moscovite sera assurée par un groupe de défense sol-air mixte à longue (plus de 200 km) et à courte portée (jusqu’à 20 km).

Les experts affirment qu’avec les S-300, S-400, Pantsir, et à terme les S-500, la défense aérospatiale de la Russie bénéficiera d’un système multifonctionnel, circulaire et échelonné de couverture de la ville, qui pourrait même protéger Moscou contre des attaques depuis l’espace.

Missiles sol air RUSSESMissiles sol air RUSSE 2

Missiles sol air RUSSE 3

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140429/201093932.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mai, 2014 |Pas de commentaires »

DISSUASION: LE CEA EN LIGNE DE MIRE (Guillaume STEUER/Air et Cosmos/ Assemblée Nationale)

Dissuasion:

Le CEA en ligne de mire

Dissuasion : le CEA en ligne de mire

Le supercalculateur TERA 100 utilisé par le CEA dans son programme Simulation

© CEA-DAM

Ouvrant un cycle d’auditions menées par la Commission de Défense de l’Assemblée Nationale afin d’alimenter le débat public sur l’avenir de la dissuasion nucléaire française, le général Henri Bentégeat, ancien chef d’état-major des armées (2002-2006), a livré quelques réflexions intéressantes le 9 avril dernier devant les députés, avançant que la seule piste d’économies à court terme dans le budget de la dissuasion passerait par un ralentissement du programme Simulation, mené par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

Le militaire a ainsi reconnu que « plusieurs options sont envisageables pour contenir le coût de la dissuasion ». Aujourd’hui, celle-ci représente « 21 à 22 % » des budgets d’investissement, selon le général Bentégeat, et devrait atteindre « 27 à 28 % » à l’issue de l’actuelle loi de programmation militaire, en 2019. « Et encore, cela suppose que les hypothèses budgétaires de la loi de programmation militaire soient respectées », ajoute l’ancien CEMA. « Si les crédits devaient baisser, la part relative de la dissuasion en leur sein augmenterait mécaniquement ».

Evoquant la suppression de la composante aéroportée, mise en oeuvre par les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) avec le missile de croisière ASMP-A, le général Bentégeat précise que l’idée soulève « plusieurs problèmes ». Le plus significatif étant que la composante aérienne « est la seule qui puisse opérer des frappes ciblées sur les centres de pouvoir de puissances régionales menaçantes », dans le cadre d’une doctrine de dissuasion dite « du fort au faible » qui devrait donc être abandonnée.

Même s’il ne le précise pas, le militaire souligne par ces propos que la précision terminale de l’ASMP-A est bien supérieure à celle du missile balistique mer-sol stratégique M51, mis en oeuvre par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français. A ce sujet, le général Bentégeat rappelle qu’une idée souvent avancée consiste à renoncer à la permanence à la mer des SNLE. Une décision qui aurait « un coût symbolique fort et affecterait certainement la motivation et l’entraînement des équipages ». Par ailleurs, le général souligne que le futur M51.3 « améliorera certes la portée mais surtout garantira la pénétration de défenses adverses de plus en plus perfectionnées ».

Une autre option consisterait à revoir à la baisse le nombre d’armes nucléaires en inventaire dans les forces françaises. La « stricte suffisance » française est aujourd’hui évaluée à « environ 300 têtes nucléaires », dont une cinquantaine pour les FAS. Le général Bentégeat rappelle que Londres évalue aujourd’hui ce niveau à « 140 têtes seulement », nuançant l’analyse en rappelant que « l’outil de dissuasion britannique est lié aux Etats-Unis et aux plans de l’OTAN », contrairement à celui de la France.

Selon le général, l’option la plus crédible pour réaliser des économies à court terme, et que « personne n’ose avancer », consisterait donc à un « ralentissement du programme de simulation » aujourd’hui mené par la Direction des Applications Militaires du CEA, ou CEA-DAM. « Seule la simulation permettrait des économies immédiates, avec toutefois le risque de fragiliser la coopération franco-britannique et de mettre en péril les programmes civils liés à la simulation », précise ainsi Henri Bentégeat.

Depuis l’arrêt des essais nucléaires français, c’est en effet le programme Simulation qui est censé garantir le fonctionnement des armes nucléaires françaises et permettre éventuellement d’en développer de nouvelles. Comme le rappelle lors de l’audition Alain Rousset, président de la région Aquitaine, « les premiers tirs du programme de simulation sont en voie de réalisation ». Ceux-ci permettent la mise au point de nouvelles « formules » qui pourraient servir de base aux armes nucléaires de demain. Le général Bentégeat reconnaît qu’il faudrait « pouvoir évaluer de façon prosaïque quel serait l’impact sur la crédibilité de notre dissuasion du report d’un an ou de plusieurs années de tirs envisagés ».

Guillaume STEUER

Air et Cosmos

 ASSEMBLÉE NATIONALE

Commission de la défense nationale
et des forces armées

Mercredi 9 avril 2014

Séance de 9 heures

Compte rendu n° 39

-Présidence de Mme Patricia Adam, présidente-

Audition, ouverte à la presse, du général (2S) Henri Bentégeat, sur la dissuasion nucléaire 2

La séance est ouverte à neuf heures.

Mme la présidente Patricia Adam. 

Je suis heureuse d’accueillir le général Henri Bentégeat, qui a été chef d’état-major particulier du Président de la République de 1999 à 2002 puis chef d’état-major des armées de 2002 à 2006, à une période cruciale pour l’évolution de notre outil de dissuasion nucléaire.

M. le général Henri Bentégeat. 

J’ai en effet été un des rares officiers de l’armée de terre à être directement impliqué dans la redéfinition de notre outil de dissuasion.

La première question qui se pose habituellement, s’agissant de cet outil, pourrait être formulée en les termes suivants : notre concept actuel de dissuasion date-il de la guerre froide ? A-t-il évolué en fonction du contexte stratégique ? Cette critique est fréquemment avancée, le plus souvent pour condamner notre concept de dissuasion, qui serait ainsi dépassé et n’aurait pas évolué depuis 1989. C’est tout à fait faux.

En effet, notre outil de dissuasion a connu deux évolutions majeures dans les années 1990. Première évolution : l’organisation et les moyens de cet outil ont été profondément réorganisés en 1996, avec d’une part le démantèlement du site du plateau d’Albion et, d’autre part, celui du système de missile sol-sol Hadès. Il faut par ailleurs observer que si l’attention s’est focalisée en 1995 sur la reprise des essais nucléaires, le fait marquant n’en est pas moins leur arrêt définitif et les deux décisions qui en ont découlé : d’une part, le démantèlement du site de Mururoa, et d’autre part, l’arrêt de la production de matières fissiles. Cette évolution place la France en tête des puissances nucléaires sur la voie du désarmement atomique. En parallèle a été développé un ambitieux programme de simulation, qui vise à garantir l’efficacité des têtes nucléaires produites sans recourir à de nouveaux essais.

Mais cette réforme de l’organisation et des moyens de notre dissuasion ne s’accompagnait pas d’une évolution de notre concept même de dissuasion. Notre doctrine demeurait celle d’une menace de guerre « anti-cités » dans un concept d’apocalypse. La deuxième évolution a donc porté sur l’actualisation du concept.

La réflexion sur notre concept de dissuasion a été menée à partir de 1998. Deux événements nous y ont conduits. D’une part, la prolifération d’armes de destruction massive, notamment nucléaires, après les tirs d’essais réalisés par l’Inde et le Pakistan, et alors que des indices concordants montraient que l’Iran et la Corée du Nord avaient mis en œuvre un programme d’acquisition de l’arme nucléaire. D’autre part, la décision américaine de développer un système de défense anti-missile balistique, présenté comme un substitut possible à la dissuasion – non contre des puissances disposant d’une technologie très avancée, comme la Russie, mais contre les armes dont pourraient se doter des puissances nucléaires régionales.

C’est ce contexte qui a conduit le Président de la République et le Premier ministre de l’époque à lancer des études visant à adapter notre outil de dissuasion à cette nouvelle configuration stratégique. L’objectif était de garantir la crédibilité de notre outil nucléaire non seulement dans notre schéma traditionnel de dissuasion « du faible au fort » – selon l’expression alors consacrée –, mais également « du fort au faible », voire « du fort au fou ». En effet, notre système traditionnel de menace « anti-cités » ne fonctionnait pas vis-à-vis de puissances régionales dotées d’armes de destruction massive. Je me souviens d’en avoir discuté en 1999 avec Paul Wolfowitz, chercheur qui allait devenir secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis de 2001 à 2005. Celui-ci m’avait alors fait valoir qu’il était irréaliste de penser que notre outil de dissuasion constituait une menace crédible pour un pays comme l’Iran, et ce pour trois raisons : d’abord, parce que les opinions publiques occidentales ne lui paraissaient pas disposées à accepter la vitrification totale d’un pays, seul effet que pouvaient alors produire les armes développées pendant la guerre froide. Ensuite, parce que l’irradiation d’un pays comme l’Iran aurait inévitablement des retombées nucléaires importantes sur des États voisins qui n’étaient pas nos cibles – il suffit de se souvenir de Tchernobyl pour mesurer l’impact de telles retombées. Enfin, parce qu’un dictateur protégé dans son bunker serait vraisemblablement indifférent aux dégâts, même considérables, causés par nos frappes sur la population de son pays. Pour toutes ces raisons, M. Wolfowitz estimait qu’il valait mieux investir dans un système de défense anti-missile balistique que dans un outil de dissuasion traditionnel. Cela pour expliquer pourquoi, à la fin des années 1999, la France a décidé de faire évoluer son outil de dissuasion de telle sorte qu’il garantisse une menace effective contre une dictature sanguinaire. Nous en sommes venus à la conclusion qu’il fallait pour cela que notre outil de dissuasion nous mette en position non pas de menacer un pays de la destruction totale de ses villes, mais de priver un régime dictatorial de tous ses centres de pouvoir – qu’ils soient politiques, militaires ou économiques. Cela supposait de disposer d’armes de grande précision, avec des effets collatéraux réduits.

Pour autant, le président de la République n’a pas voulu faire de notre armement nucléaire une « arme d’emploi », à la différence de ce qui pouvait sembler être l’orientation prise par certains de nos alliés, qui développaient des armes de moins d’une kilotonne les mettant en mesure d’opérer des frappes chirurgicales. Au contraire, nous avons voulu nous garder de la tentation de l’emploi de l’arme, en restant dans un schéma de riposte à une attaque directe de nos intérêts vitaux. Ce choix commandait un certain calibrage de la puissance de nos armes. Il supposait également de cibler les centres de pouvoir des puissances concernées par notre outil de dissuasion.

Ainsi révisé, notre concept de dissuasion a désormais deux volets : d’une part, vis-à-vis des grandes puissances, on en reste largement à la menace « anti-cités » dans un contexte d’apocalypse ; d’autre part, vis-à-vis des puissances régionales, notre concept de dissuasion repose sur la menace de destructions ciblées. Dans le même temps, le concept d’« ultime avertissement » a été réhabilité, et ce pour deux raisons. D’une part, pour éviter de s’enfermer dans un système de choix binaire du type : « tout ou rien », d’autre part, pour nous préserver d’éventuels chantages de puissances détentrices d’armes de destruction massive.

Ces travaux sur l’adaptation de notre concept de dissuasion ont abouti à sa reformulation à l’occasion du discours prononcé en juin 2001 par le président de la République et à sa réaffirmation en 2006 lors de son discours de l’Île-longue.

Cette redéfinition de notre concept de dissuasion impliquait alors des changements dans nos capacités : d’une part, nous devions disposer d’armes et de vecteurs puissants, de longue portée, capables d’assurer la pénétration de nos têtes même en présence de systèmes de défense anti-missile balistique sophistiqués ; d’autre part, nous devions développer des armes de puissance plus limitée mais d’une plus grande précision.

Cela nous a aussi conduits à multiplier les plans nucléaires. Pendant une longue période, ils avaient été concentrés sur certains États du Pacte de Varsovie. Il a donc fallu les diversifier considérablement, sur la base d’un important effort de renseignement visant à cibler les centres de pouvoirs de diverses puissances potentiellement menaçantes, et s’assurer que l’on puisse les transmettre rapidement, ce qui supposait de développer des systèmes de « reciblage à la mer » et des outils de communication hautement sécurisés avec nos sous-marins et nos avions.

Une des questions qui revient régulièrement dans le débat public porte sur le fait de savoir si ce concept et cet outil de dissuasion restent adaptés au contexte géostratégique. Pour y répondre, on doit faire observer, d’une part, que toutes les grandes puissances continuent à faire évoluer leur arsenal nucléaire et, d’autre part, que si la prolifération d’armes de destruction massive peut paraître marquer le pas avec le désarmement chimique entamé en Syrie et les négociations ouvertes sur ce point avec l’Iran. L’issue de ces processus reste incertaine. Par ailleurs, d’autres États, comme le Pakistan, restent engagés potentiellement dans la voie de la prolifération, alors même que leur situation politique intérieure demeure instable. Dès lors, on peut se demander si, compte tenu de ces menaces, il existe des alternatives crédibles à la dissuasion nucléaire.

La défense anti-missile balistique en est-elle une ? Elle ne coûte pas moins cher que la dissuasion nucléaire, et l’étanchéité du système en cours de développement sous l’égide de l’OTAN n’est pas garantie, d’une part parce qu’elle ne prend pas en compte les missiles de croisière – pour lesquels il existe de nombreux programmes de développement en cours –, et d’autre part parce qu’il reste un certain nombre de problèmes techniques à régler. Aussi, la défense anti-missile balistique peut être vue à mon sens comme un complément de la dissuasion nucléaire, mais pas comme un substitut crédible.

La dissuasion conventionnelle en est-elle un ? Je ne le crois pas, et ce pour deux raisons. En effet, si les États-Unis sont capables de développer des armes conventionnelles de très grande puissance, ce n’est pas notre cas, du fait des contraintes pesant sur nos budgets d’équipement militaire. Surtout, quelle que soit leur puissance, les armes conventionnelles n’ont pas le caractère mythique, apocalyptique, en quelque sorte « sacré », de l’arme nucléaire.

En somme, ce serait à mon avis une folie que d’abandonner notre dissuasion nucléaire tant que le désarmement atomique n’est pas complet, simultané et vérifié. Or il n’y a aujourd’hui aucun indice qui laisse penser que les grandes puissances soient prêtes à s’engager dans la voie d’un tel désarmement.

Reste bien entendu la question financière : compte tenu du coût de la dissuasion, sommes-nous encore en mesure de disposer d’un outil militaire complet ? Le risque n’est certes pas nul qu’il y ait un effet d’éviction, dans la répartition des budgets d’investissement militaires, au profit de la dissuasion et au détriment de la modernisation des armements conventionnels. Aujourd’hui, la dissuasion représente 21 à 22 % de ces budgets d’investissement ; à l’issue de la période de programmation militaire qui commence, cette part devrait atteindre 27 à 28 %. Et encore, cela suppose que les hypothèses budgétaires de la loi de programmation militaire soient respectées : si les crédits devaient baisser, la part relative de la dissuasion en leur sein augmenterait mécaniquement. Un effet d’éviction trop marqué nuirait à la cohérence de notre outil de défense, tant il est vrai que l’arsenal conventionnel constitue le premier échelon de la dissuasion : tout est affaire de gradation dans la réponse que la France peut apporter aux menaces éventuelles. La défense anti-missile balistique peut être vue comme le deuxième échelon de l’architecture de notre dissuasion, et les forces nucléaires comme le troisième et dernier. La question se pose donc de savoir si l’on peut réduire les crédits consacrés à la modernisation des équipements conventionnels sans remettre en cause la portée dissuasive de l’ensemble de notre outil de défense.

Plusieurs options sont envisageables pour contenir le coût de la dissuasion.

La première consisterait à abandonner l’une des deux composantes de notre outil de dissuasion actuel ; on propose le plus souvent que ce soit sa composante aérienne qui soit ainsi supprimée, car sa composante océanique est la seule qui soit quasiment invulnérable - nos sous-marins sont pratiquement indétectables, et ils nous garantissent la capacité d’exercer des frappes en second même en cas de destruction de nos bases aériennes sur le territoire national. Cette idée soulève toutefois plusieurs problèmes. D’abord, les gains financiers seraient faibles, et ce pour deux raisons : d’une part, les deux escadrons qui constituent la composante aérienne ayant une fonction multirôles, supprimer cette composante ne permet pas nécessairement de réduire le nombre de nos avions, et d’autre part, le programme de missiles ASMPA (air-sol moyenne portée amélioré) étant presque arrivé à maturité, il y a peu d’économies à faire en l’abandonnant. Par ailleurs, la composante aérienne est la seule qui puisse opérer des frappes ciblées sur les centres de pouvoir de puissances régionales menaçantes, conformément à notre nouveau concept de dissuasion : remettre en cause cette composante, c’est donc remettre en cause ce concept même. Enfin, lors de tensions internationales profondes, la gesticulation a un rôle important : en mettant en alerte les forces aériennes stratégiques, en armant nos avions, on peut envoyer à l’adversaire des signes visibles, ce que l’on ne peut pas faire avec les sous-marins lanceurs d’engins. L’idée de supprimer la composante aérienne me paraît donc devoir être écartée.

Une deuxième idée souvent avancée consiste à renoncer à la permanence à la mer des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). C’est en effet l’impératif de la permanence à la mer qui nous contraint à disposer de quatre SNLE au moins. L’idée d’y renoncer n’est pas nouvelle, et les Britanniques y réfléchissent eux aussi pour ce qui les concerne. Il est vrai, d’ailleurs, que le risque de surprise stratégique serait faible, et qu’il est possible d’y parer en réactivant rapidement un sous-marin en cas de tensions. On pourrait cependant craindre qu’une telle décision soit irréversible, mais l’expérience russe nous montre l’inverse : pendant vingt ans, les Russes ont dû renoncer à la permanence à la mer de leur force océanique stratégique, mais ils ont réussi à y revenir récemment – avec, il est vrai, une volonté politique particulièrement forte. Il reste que renoncer à la permanence à la mer a un coût symbolique fort et affecterait certainement la motivation et l’entraînement des équipages. Une troisième option consisterait à réviser le niveau de suffisance de notre dissuasion. Le nombre d’armes nécessaires pour dissuader l’adversaire a été divisé par deux depuis vingt ans, et si la France considère que la « stricte suffisance » en la matière suppose de détenir 300 têtes nucléaires environ, le Royaume-Uni évalue ce niveau à 140 têtes seulement – la comparaison trouvant une limite, il est vrai, dans la mesure où l’outil de dissuasion britannique est lié aux États-Unis et aux plans de l’OTAN.

Il existe une dernière option envisageable que personne n’ose avancer mais qu’il convient tout de même d’évoquer, à savoir le ralentissement du programme de simulation. Une telle mesure affecterait le CEA et sa direction des applications militaires, la DAM, qui sont des joyaux enviés avec des ingénieurs d’une qualité exceptionnelle dont nous savons bien qu’ils sont certainement plus attirés par la possibilité de travailler sur la simulation et les lasers que par le développement d’armes nucléaires robustes. Or le poste budgétaire de la simulation est un des plus lourds et les résultats atteints sont déjà très probants. Ainsi le Laser Mégajoule (LMJ) sera achevé en 2014. Cette option doit être discutée à condition bien sûr qu’elle n’affecte pas notre coopération avec le Royaume-Uni.

Je ne suis pas en charge, je le répète, aussi me garderai-je de faire des propositions mais il me semble qu’il convient d’explorer l’ensemble de ces pistes sans tabou afin d’éviter qu’advienne à terme une rupture capacitaire dans nos forces conventionnelles. Très concrètement, je pense en la matière aux programmes lourds et sensibles que sont le transport aérien et le ravitaillement en vol. L’accroissement de la contrainte budgétaire augmente encore ce risque de rupture capacitaire d’autant qu’il semble impossible d’aller au-delà des 34 000 suppressions de postes prévues car l’on voit bien à quel point nos effectifs sont tendus au Mali et en République centrafricaine.

En conclusion, Madame la présidente, il me paraît impératif de préserver la crédibilité de notre dissuasion qui est une garantie pour la sécurité des Français ainsi que pour le maintien de notre influence sur la scène internationale et représente le principal support de notre autonomie stratégique. Le contexte budgétaire impose néanmoins d’en contenir le coût et la crise ukrainienne nous rappelle que la force armée peut jouer un rôle, notamment sur le sol européen, ce que beaucoup ne pensaient plus possible. Un équilibre est à trouver entre nos capacités de dissuasion et nos capacités d’action.

M. Alain Rousset. 

Merci pour la clarté de votre exposé. J’observe toutefois, car j’ai une certaine familiarité avec le sujet en tant que président de la région Aquitaine, que les premiers tirs du programme de simulation sont en voie de réalisation, comme j’ai pu le constater au cours d’une visite du programme de simulation que je viens d’effectuer avec le ministre de la Défense. Cela ne permet guère d’envisager un décalage, si ce n’est, peut-être, celui les tirs déjà programmés. Je souligne également l’importance de la coopération avec le Royaume-Uni dont la participation au programme de simulation représente un détachement stratégique des États-Unis et pourrait conduire un jour à une mutualisation d’une part des dépenses, apportant ainsi une réponse aux problèmes budgétaires que vous évoquez à juste titre. Par ailleurs, des programmes civils ont été intégrés à l’intérieur même du Laser Mégajoule avec la participation financière de la région Aquitaine. Le Laser Mégajoule sera ainsi ouvert à la communauté scientifique dans un premier temps puis, peut-être, aux industriels, dans le cadre du passage de la fission à la fusion et de la production de l’énergie du futur, bien plus importante que les énergies renouvelables exploitées aujourd’hui. C’est en effet en raison de la mutualisation militaire et civile de ce dispositif que la région a soutenu un équipement militaire qui n’existe qu’en France et aux États-Unis, avec le National Ignition Facility (NIF). Cette avance de la France en matière de simulation pourrait attirer, outre le Royaume-Uni, de grands projets scientifiques européens, comme le projet européen doté d’un milliard d’euros portant sur le laser, l’optique et l’énergie.

Dans un registre différent, je suis préoccupé par l’assurance absolue que nous donneraient les SNLE au regard de l’importance de la sécurisation des transmissions et de la progression de toutes les techniques intrusives de décryptage. L’excellence de notre technologie et de nos industries en ce domaine est reconnue mais pouvons-nous avoir une totale assurance ?

Général Henri Bentégeat. 

Votre témoignage sur la simulation montre bien que toutes les économies en matière de dissuasion sont extrêmement difficiles. Les états-majors de la marine et de l’armée de l’air vous expliqueront également qu’aucune économie n’est possible sans dommage dans leur domaine respectif. Personne n’ose aujourd’hui ne serait-ce que parler d’économies en matière de simulation, que j’évoque devant vous avec la sensation de profaner un sol sacré, parce que l’on touche, d’une part, à l’institution reconnue qu’est le CEA et, d’autre part, à l’avenir avec des programmes civils très prometteurs. Il faudrait de fait pouvoir évaluer de façon prosaïque quel serait l’impact sur la crédibilité de notre dissuasion du report d’un an ou de plusieurs années des tirs envisagés. Si, par ailleurs, les retombées civiles sont supérieures aux retombées militaires se pose alors la question d’un financement autre que strictement militaire. Comme vous le disiez fort justement, seuls les États-Unis mènent un programme comparable, il est donc légitime de s’interroger sur la crédibilité de la dissuasion de tous les pays qui ne le font pas : la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël. Leur dissuasion est-elle moins valide pour autant ? C’est une question qu’il faut se poser. Je pense personnellement que la simulation est nécessaire et qu’elle est une plus-value importante, mais beaucoup sont d’un autre avis.

Pour ce qui est d’une assurance absolue en matière de SNLE, je ne peux m’exprimer à la place du chef d’état-major des armées, mais la sécurisation des transmissions est sans cesse mise à niveau et un programme de modernisation est inscrit dans chaque LPM.

M. Serge Grouard. 

Vous avez remarquablement exposé les enjeux et tenté d’évoquer des pistes d’économies qui, je le crains, sont assez marginales et ne peuvent permettre de compenser l’effet d’éviction. Ces différentes pistes ont-elles été chiffrées dans le passé et est-il possible de donner des ordres de grandeur qui, je le pense, montreront que ces économies ne sont pas à la hauteur des contraintes budgétaires et du déclassement capacitaire de nos forces conventionnelles ?

Général Henri Bentégeat. 

Ces options n’ont pas été chiffrées de manière précise hormis celle du renoncement de la permanence à la mer, puisqu’il s’agit de la suppression d’un sous-marin dont le prix est connu. Le problème est que ces options peuvent engendrer des économies importantes seulement à moyen ou long terme alors que la simulation pourrait constituer une soupape pour le court terme. En effet, les économies à attendre de la suppression de la composante aérienne sont faibles et lointaines puisqu’avions et missiles existent, et qu’elles se borneraient à l’abandon de la rénovation prévue des missiles ASMPA. Il en va de même pour la suppression d’un SNLE, qui existe lui aussi, l’économie ne se faisant qu’au moment du renouvellement avec l’arrivée des sous-marins de troisième génération. En matière de diminution du nombre de têtes et de missiles, les économies ne se feraient également qu’en queue des programmes déjà lancés. Les économies substantielles ne se produiraient qu’à moyen terme et au-delà de la programmation militaire. Seule la simulation permettrait des économies immédiates avec toutefois le risque de fragiliser la coopération franco-britannique et de mettre en péril les programmes civils liés à la simulation. Selon moi aucune option n’est satisfaisante et je ne connais pas suffisamment le détail des programmes actuels pour identifier des économies rapides.

Mme la présidente Patricia Adam. 

La question sera posée aux chefs d’état-major que nous auditionnerons prochainement.

M. Daniel Boisserie. 

Vous avez démontré qu’il fallait maintenir la dissuasion compte tenu du contexte géo-politique actuel. Ni la composante aérienne, ni la composante maritime ne peuvent être supprimées, le nombre de vecteurs pourrait être à terme légèrement réduit et on ne peut pas se passer du programme de simulation. Il faut pourtant impérativement faire des économies immédiates, où les trouvez-vous ?

Général Henri Bentégeat. 

En vous répondant, j’empiète sur le terrain de ceux qui sont en charge et qui seuls peuvent vous dire concrètement où trouver des économies. Ce serait trop facile pour moi de parler à leur place et je ne peux que vous faire part de mon expérience et de la méthode terrible qui consiste à dire à ceux que vous égorgez que vous ne les égorgez qu’un peu. On constate que jusqu’ici la machine a résisté et tenu, mais cette méthode n’est possible que seulement jusqu’à un certain point. En tant que chef d’état-major des armées, j’ai passé mon temps à « taper sur l’édredon » pour le faire rentrer dans la valise, à couper de tous les côtés alors qu’on me disait que tout allait s’effondrer. Il est important d’avoir des idées directrices pour savoir où porter l’effort mais je crains, comme cela sera peut-être le cas à l’échelon national, qu’une réduction de l’ensemble des dépenses militaires de 2 % soit imposée, dont 1 % serait, par exemple, imputé sur le nucléaire, ces chiffres étant de pures hypothèses ; et je suis certain que cela marchera. Si l’on veut des économies immédiates, il faut les imposer brutalement en sachant bien ce à quoi l’on touche.

M. Joaquim Pueyo. 

La modernisation de l’arme nucléaire coûte de plus en plus cher. Nous allons dépenser en dix ans plus qu’en vingt-cinq ans de guerre froide. Vous avez parlé du Royaume-Uni dont le niveau de démocratie est identique à celui de la France. Ne pourrait-on pas, en dehors de l’Europe de la défense qui ne traite d’ailleurs pas de dissuasion, réfléchir, par exemple, à un partage des mers puisque nos deux nations disposent de sous-marins et sont soumises à des restrictions budgétaires ? Cette option, déjà évoquée par le passé, me semble à considérer.

Qu’en est-il par ailleurs du Traité de non-prolifération, qui semble en panne aujourd’hui ?

Général Henri Bentégeat. 

En réalité, la question des économies pouvant être recherchées au travers d’une plus grande coopération entre nos deux pays ne laisse personne indifférent en France ni au Royaume-Uni. Il y a cependant plusieurs niveaux de coopération. Il en existe tout d’abord d’ordre pratique, comme dans le domaine de la simulation ; mais il ne faut pas se leurrer sur le volume des économies potentielles, marginales, tout en ayant à l’esprit le fait que nous sommes techniquement en avance dans ce domaine et donc que ce sont les Britanniques qui sont les plus intéressés. L’aide que nous leur fournissons est au demeurant parfaitement justifiée, car par ce biais d’une certaine manière nous protégeons aussi notre force de dissuasion. Imaginons un instant quelle serait l’intensité des pressions qui s’exerceraient sur la France si les Britanniques étaient amenés à abandonner leur dissuasion !

Peut-on coopérer davantage, en allant par exemple jusqu’à cette dissuasion concertée évoquée un temps par Alain Juppé ? On se heurte en fait très rapidement au principe de la souveraineté nationale et de la nécessaire décision d’engagement de l’arme nucléaire par une seule personne. Dans notre système, seul le président de la République dispose des codes nucléaires et il serait quasiment impossible d’organiser une codécision de tir avec le Premier ministre britannique en situation de crise. En revanche, une concertation politique entre les deux responsables dans un tel contexte reste possible et nécessaire. Nous avons beaucoup d’échanges avec le Royaume-Uni sur le concept d’emploi ou lors d’exercices, mais cela n’entraîne aucune économie. De même que l’affectation de zones de patrouilles maritimes différentes, qui sert surtout éviter les accidents et à aider à nos sous-marins à se dissimuler au fond des océans de la manière la plus sûre, en choisissant les eaux favorables à la discrétion. La véritable dissuasion partagée impliquerait de partager la permanence à la mer, mais il s’agit d’un pas que nos dirigeants ne sont pas prêts à franchir, car supposant un degré d’accord sur la politique étrangère auquel nous ne sommes pas parvenus. Il s’agirait également d’un abandon partiel de souveraineté qui n’a pas été envisagé avec autant d’audace depuis l’appel de Winston Churchill à une union franco-britannique en 1940.

S’agissant du TNP, les négociations continuent mais se heurtent aux différences d’approches entre puissances reconnues et non reconnues, ainsi qu’à la montée d’une hostilité au nucléaire militaire dans des pays comme l’Allemagne ou la Suède par exemple, de sorte que les discussions restent totalement stériles.

M. Nicolas Dhuicq. 

Mon général vous avez bien montré que le système actuel obéit à une cohérence interne qui serait détruite par une remise en question de tel ou tel élément. Quand j’entends parler d’économies, j’entends aussi perte des dépôts de brevets, disparitions des 800 PME qui travaillent pour la dissuasion et d’emplois très qualifiés.

Ma première question porte sur les munitions, leur entretien et leur taux de disponibilité. Nous souffrons actuellement d’un niveau très insuffisant de reconfiguration des munitions conventionnelles lors des retours d’opérations en raison d’économies absurdes. Si certains recherchent des économies, il existe d’autres possibilités dans le domaine civil. Je rappelle que l’aide médicale d’État coûte un milliard d’euros. Doit-on entretenir la jeunesse de France en esclavage dans des emplois dits d’avenir, qui sont des emplois aidés n’ayant jamais fonctionné, et maintenir les dépenses sociales à leur niveau, ou bien voulons nous demeurer un peuple libre et souverain, restant dans l’Histoire, en dépensant pour cela 3 % de notre PIB au titre de la défense ?

La deuxième question porte sur la crédibilité du chef de l’État. Nous avons plusieurs joueurs, dont certains ont une vision géostratégique et agissent pour augmenter leur territoire, ou souhaitent s’affranchir de la domination du dollar au travers de nouveaux moyens de paiement. Je pense en particulier au président russe qui, lui, est un chef d’État, alors que le président de la République, souverain républicain, n’a toujours pas prononcé de discours sur la dissuasion, ce qui risque d’en affecter la crédibilité.

Enfin, vous avez évoqué en quelque sorte l’évolution du centre de gravité de l’adversaire. Au vu de la faillite de certains États, qu’en est-il du cas d’un adversaire qui, démultiplié, non centralisé et non étatique, mettrait en cause les intérêts fondamentaux de la Nation ?

Général Henri Bentégeat. 

En ce qui concerne les munitions, je ne connais pas l’état actuel de nos stocks, mais il est certain qu’il s’agit toujours d’un poste faisant l’objet d’économies budgétaires d’autant plus faciles qu’elles ne se voient pas. Du moins jusqu’au moment où, en opération, les insuffisances se manifestent, ce qui conduit alors à des acquisitions en urgence très coûteuses.

La question générale de la crédibilité du chef de l’État, en tant que responsable de la dissuasion nucléaire, est intéressante. Sans polémiquer, je rappelle les inquiétudes exprimées lorsque François Mitterrand est devenu président de la République. Or, il est devenu par la suite le chantre de la dissuasion. Je me souviens à cet égard d’un discours extraordinaire qu’il avait tenu devant les responsables chargés de la dissuasion, alors que je servais à son état-major particulier, au cours duquel il avait rappelé que sous ses deux mandats il avait doublé les capacités de nos forces nucléaires. Le deuxième exemple est celui de Valéry Giscard d’Estaing, qui avait écrit dans un livre une phrase malheureuse pouvant laisser entendre qu’il n’aurait jamais recouru à l’arme nucléaire. La crédibilité du chef de l’État est donc extrêmement sensible.

C’est la raison pour laquelle, lorsque j’étais chef d’état-major particulier du président Jacques Chirac, à ce titre détenteur de la deuxième moitié du code nucléaire et appelé à travailler sur ces questions nucléaires, j’ai énormément insisté sur la réintroduction de la notion d’ultime avertissement. Le chef de l’État ne peut pas se trouver confronté à un choix unique de menace d’emploi de l’arme impliquant nécessairement des dizaines de millions de morts. Il n’est certes pas prévu d’employer l’arme, mais de dissuader ; cela étant le choix ne pouvait plus être entre le tout ou rien. Il fallait autre chose, et c’était l’ultime avertissement. Ce dernier peut être pratiquement indolore, avec par exemple une frappe de faible puissance dans une zone désertique ou bien une impulsion électromagnétique, affectant les appareils électroniques et paralysant un pays sans avoir un caractère dévastateur, tout en montrant à l’adversaire que l’on est disposé à passer à un autre stade.

Dans ce domaine, nous pouvons avoir aujourd’hui confiance, car la fonction habite toujours l’homme.

La dissuasion nucléaire n’a indiscutablement pas pour fonction de dissuader des adversaires non étatiques. On peut imaginer l’emploi à usage terroriste de bombes radiologiques « sales », mais si les coupables ne sont pas directement liés à un État commanditaire, ils ne relèvent pas de la dissuasion nucléaire mais bien d’opérations de police ou conventionnelles.

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. 

Estimez-vous que les moyens actuels sont adaptés aux ambitions d’indépendance de notre dissuasion ? Peuvent-ils garantir la crédibilité réelle de celle-ci face aux autres puissances nucléaires, et tout particulièrement celles qui disposeraient de défenses antimissiles ?

Général Henri Bentégeat. 

La crédibilité politique d’ensemble de la dissuasion repose sur la cohérence de notre système, qui est très grande et associe étroitement les deux composantes ainsi que le programme de simulation. Il existe aussi une crédibilité concrète des armes, point redoutable à l’origine des surcoûts du nucléaire, car il faut garantir que nos vecteurs et nos têtes seront capables de pénétrer les défenses adverses. C’est un problème considérable, qui nous conduit, en liaison avec les industriels, à travailler en permanence à la modernisation de nos forces pour mettre en œuvre des moyens de plus en plus sophistiqués. C’est la raison pour laquelle nous sommes conduits à passer du M 51.2 au M 51.3, car il améliorera certes la portée mais surtout garantira la pénétration de défenses adverses de plus en plus perfectionnées. Ce phénomène explique pourquoi le poids budgétaire du nucléaire tend à nouveau à s’accroître.

M. François de Rugy. 

Je salue votre intervention claire et précise. Vous avez utilisé un argument qui personnellement me gêne, en appelant au caractère mythique ou sacré de la dissuasion, ce qui me paraît être un critère inadapté pour la décision politique. En revanche, j’ai cru comprendre qu’au travers de la liste des pistes d’économies vous essayiez de résoudre la contradiction dans laquelle la France se trouve entre sa contrainte budgétaire inéluctable et l’évolution des dépenses militaires. De ce point de vue, on peut relever objectivement qu’un même choix de réduction de ces dernières a été réalisé par l’ancienne et l’actuelle majorité, sous deux présidences de la République différentes. La sanctuarisation de la dissuasion nucléaire amènerait à sacrifier très lourdement les crédits affectés aux équipements conventionnels. L’alternative est-elle vraiment entre des économies structurelles à moyen terme ou des « coups de rabots » généralisés ? Ces économies ne mettraient pas finalement en cause la dissuasion, quoiqu’on puisse en penser par ailleurs.

Général Henri Bentégeat. 

J’ai conscience d’avoir abusé d’un vocabulaire que je n’emploie pas d’habitude. Il n’y a aucune raison de s’agenouiller devant le « dieu nucléaire », pas plus d’ailleurs qu’il n’y en a de le répudier définitivement pour des raisons tenant à la foi. Mon propos était avant tout ironique et visait le lobby nucléaire au sein des armées, auquel j’ai appartenu et appartient indiscutablement encore, qui défend avec constance la dissuasion face à ceux qui, au sein des armées ou de l’opinion publique, seraient prêts à la sacrifier. Je considère toujours que notre dissuasion apporte beaucoup à la France et aux Français.

Il faut cependant relever qu’en raison de son emploi à Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire occupe une place à part, d’ordre mythique, dans l’imaginaire populaire. Et il est très heureux qu’il en soit ainsi, car c’est la seule arme capable de faire instantanément des millions de morts.

S’agissant de l’alternative entre les économies forfaitaires ou structurelles, comme pour l’ensemble des dépenses publiques, je pense que l’on sera conduit à utiliser un panachage des deux méthodes, qui ne sont pas incompatibles.

M. Yves Fromion. 

Pour revenir sur la question de la crédibilité du chef de l’État, j’estime que lorsque l’on fait le choix d’une démonstration publique de tir du M 51, dont le résultat se révèle calamiteux, on ne rend pas service à la crédibilité d’ensemble de notre force de dissuasion. Sur le fond de notre débat, nous savons qu’il n’y a aucune perspective d’économie à court terme sur la dissuasion, mais nous devons nous poser la question pour le moyen terme de manière sérieuse si nous ne voulons pas seulement subir. En effet, c’est aujourd’hui que sont posés les premiers jalons des systèmes futurs, ce qui implique de faire dès à présent les choix adaptés en matière d’affectation des crédits de recherche, en s’interrogeant sur le dimensionnement et les caractéristiques dont nous aurons besoin. Par exemple, faudra-t-il maintenir deux composantes ? Pouvons-nous imaginer une composante mixte, avec des sous-marins capables de tirer aussi des missiles de croisière à longue portée ? En bref, vers quoi devons-nous nous diriger ? Sur l’ultime avertissement, je vous rejoins entièrement sur son utilité. Nul ne pouvait croire que les responsables politiques pouvaient rester enfermés dans le dilemme du tout ou rien.

Général Henri Bentégeat. 

Je dois avouer qu’il m’est extrêmement difficile de vous répondre. La réflexion sur l’avenir de l’outil de dissuasion commence à peine à émerger, notamment dans le cadre de l’exercice nouveau et original des auditions sur la dissuasion menées par votre commission, dont j’espère qu’il aura un écho dans l’opinion. Penser une évolution sensible de notre système de dissuasion implique un débat collectif très approfondi, en tenant notamment compte de nos compétences techniques, dont on sait combien il est difficile de les maintenir. L’exemple britannique en matière de sous-marins lanceurs d’engins nous instruit d’ailleurs sur les risques importants qu’il y a à interrompre les activités des bureaux d’études et de nos ingénieurs, que ce soit au CEA ou chez les industriels. Par-delà les choix immédiats sur les moyens de desserrer un peu la contrainte budgétaire en matière nucléaire, il y a donc un débat de fond à mener sur ce sujet, en le construisant sur une base politique.

Mme la présidente Patricia Adam. 

Je vous remercie d’avoir bien voulu nous faire partager vos analyses. J’espère également que la société civile se saisira de nos travaux.

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La séance est levée à dix heures trente.

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Membres présents ou excusés

Présents. - Mme Patricia Adam, M. François André, M. Nicolas Bays, M. Sylvain Berrios, M. Daniel Boisserie, M. Gilles Bourdouleix, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Guy Chambefort, M. Alain Chrétien, Mme Catherine Coutelle, M. Bernard Deflesselles, M. Guy Delcourt, M. Nicolas Dhuicq, Mme Marianne Dubois, M. Yves Foulon, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Serge Grouard, M. Laurent Kalinowski, M. Patrick Labaune, M. Marc Laffineur, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Christophe Léonard, M. Maurice Leroy, M. Jean-Pierre Maggi, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Paul Molac, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, Mme Sylvie Pichot, Mme Émilienne Poumirol, M. Joaquim Pueyo, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Jean-Michel Villaumé, M. Philippe Vitel, Mme Paola Zanetti

Excusés. - M. Ibrahim Aboubacar, M. Olivier Audibert Troin, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-Jacques Candelier, M. Laurent Cathala, M. Lucien Degauchy, M. Philippe Folliot, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Philippe Nauche, Mme Marie Récalde, M. Michel Voisin

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 mai, 2014 |Pas de commentaires »

MISE EN PLACE D’UN DETACHEMENT AIR DE RAFALES EN POLOGNE. EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU (CE QUE TAISENT LES JOURNALISTES): ARMES D’ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (http://www.defense.gouv.fr)

Mise en place

d’un détachement

air de RAFALES

en Pologne

[armés d’armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI » !]

adsl TV 2014-04-29 20-17-10 France 2 HD

(Photo: image tirée des infos de FRANCE 2)

Depuis le 25 avril 2014, un détachement français est déployé sur

la base de Malbork pour préparer l’arrivée des avions de chasse

français.

Fin mars 2014, la France a annoncé à l’OTAN sa disponibilité pour assurer des missions de police de l’air et de surveillance des espaces aériens d’Europe orientale et baltique. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mesures dites de « réassurance » qui visent à contribuer, au sein de l’OTAN, à la paix et à la sécurité du continent européen.

Dès le 1er avril 2014, des Awacs français ont été engagés, au départ de la base d’Avord, dans la mission de surveillance des espaces aériens. 

Le 16 avril 2014, l’OTAN a de nouveau sollicité la France pour qu’elle engage des capacités aériennes supplémentaires. Avec l’accord du gouvernement polonais, quatre RAFALE de l’armée de l’air seront ainsi déployés à compter du 28 avril 2014. Ils se poseront sur la base de Malbork, situé dans le nord de la Pologne (Voïvodie de Poméranie).

L’arrivée de ces chasseurs nécessite naturellement le déploiement d’un échelon précurseur qui est arrivé à Malbork le 24 avril.

Cet échelon se compose de 61 militaires, mécaniciens, fusiliers commandos et cyno-techniciens avec leur animal, gendarme, etc. Huit tonnes de fret technique et deux tonnes de fret « civil » ont également été acheminées à bord d’un Airbus A 310 de l’escadron Esterel.

Ces militaires sont désormais en mesure d’assurer la manœuvre logistique préparatoire à l’arrivée des chasseurs. Le 25 avril 2014, un Hercule C-130 de la base aérienne 123 d’Orléans a déjà convoyé 6,5 tonnes de matériel. Un second acheminera le 26 avril des lots de matériels techniques d’emport sous aéronefs.

ARMES GBU RAFALE en vol

Mise en place d'un détachement air en Pologne

Sources : EMA 
Droits : Ministère de la Défense 

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Et devinez ce qu’il y aura sous les aéronefs RAFALE ?…

Des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Mais CHUT !…SECRET DEFENSE !

(« Des lots de matériels techniques d’emport sous aéronefs »)

C’est plus joli et discret que de dire à l’URANIUM « APPAUVRI »…pour sûr ARTHUR !

Emports/Armement

Des équipements

d’une grande diversité…

emports.jpg

Au total, le RAFALE comporte 14 points d’emports maximum (13 sur le RAFALE M) dont 5 pour les charges lourdes (2000kg) ou les bidons (carburants).

Ci-dessous, l’ensemble des armements dont dispose le RAFALE et un schéma présentant les points d’emports. 

De multiples configurations de ces points d’emports sont possibles, selon le type de mission à effectuer. 

rafaleemports.gif

Quelques améliorations des armements à chaque standard :

De 2001 à début 2006 : Standard F1

  • Canon air-air 30 mm
  • Missile air-air MICA(1) EM
  • Missile air-air MAGIC II à courte portée Infra-Rouge
  • Fonctions RBE2(2) air-air
  • Liaison avion-missile
  • SPECTRA(3)
  • Ravitaillement en vol

(1): Missile d’Interception, de Combat et d’Auto-défense)

(2): Radar à Balayage Electronique 2plans

(3):Système de Protection et d’Evitement des Conduites de Tir du RAfale

De 2006 à fin 2008 : Standards F2.1 et F2.2

  • Missile air-air MICA IR
  • Missile air-sol SCALP-EG(1)
  • AASM(2)
  • Liaison de données L16(3) 
  • Fonctions radar air-sol et air-mer
  • Optronique Secteur Frontal (OSF)
  • Améliorations SPECTRA
  • Améliorations du RBE2

(1): Système de Croisière conventionnel Autonome à LonguePortée - Emploi Général

(2): Armement Air Sol Modulaire

(3): Liaison de données tactique très importante utilisée par l’OTAN. Permet l’échange d’informations tactiques entre AWACS, porte avions, chasseurs… C’est un facteur d’interopérabilité important

 De début 2009 à aujourd’hui : Standards F3, F3.2 et F3.3

  • Missile Exocet AM39
  • Missile ASMPA(1)
  • Nacelle Reco-NG(2)
  • Fonctions radar air-surface
  • Vol en Suivi de Terrain Radar
  • Enregistreur de vol numérique
  • Fonctions SPECTRA supplémentaires
  • Améliorations de la Liaison 16
  • Intégration des GBU-24

(1): Air-Sol Moyenne PortéeAméliorée

(2): Reconnaissance Nouvelle-Génération

En cours de livraison : Standard F3-04T

  • RBE2 AESA
  • DDM-NG (1)
  • OSF-IT ( voie TV améliorée)

A partir de 2018 : Standard F3-R

  • PDL NG(2)
  • missile Meteor
  • IFF(3) Mode 5/S
  • améliorations de la Liaison 16
  • améliorations SPECTRA
  • mises à jour de certaines conduites de tir air-sol
  • nouvelles capacités du pod Reco-NG

(1): Détecteur de Départ MissileNouvelle Génération

(2): Pod de Désignation LaserNouvelle Génération (remplacera le Pod Damoclès)

(3) : « Identification Friend or Foe » = radar de surveillance secondaire

Quelques exemples de configurations…

Interception/défense aérienne :

  • Missiles Air-Air MICA 
  • De 1 à 3 bidons supplémentaires

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Sur le schéma de gauche (interception), on distingue 6 missiles MICA (4 EM et 2 IR) et 1 bidon de 1250 L.

Sur le schéma de droite (défense aérienne), on distingue 6 missiles MICA (4 EM et 2 IR) et 3 bidons de 1250 L.

EM: Electro-Magnétique

IR: Infrarouge

Attaque d’objectifs marins :

  • Missile Exocet
  • Missiles MICA 
  • Bidons supplémentaires

anti-navire.png attaquemarine.jpg

Ici, 6 MICA (4 EM et 2 IR) et le missile Exocet en point d’emport central. 2 bidons de 1250 L sur la photo de gauche et 2 bidons de 2000 L à droite.

Appui au sol:

  • AASM 
  • GBU
  • Pod de désignation laser Damoclès.
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

Ici, 3 bidons, 2X3 GBU-12 et le pod Damoclès.

attaque-au-sol-1-1.jpg  attaque-au-sol1.png

Ou encore, 6 AASM, 4 MICA  et plusieurs bidons

aasm.jpg  appui au sol.png

Ce sont deux exemples, de multiples configurations sont possibles avec les équipements cités plus haut.

Frappe nucléaire :

  • Missile nucléaire ASMP-A (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré)
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

config-nucleaire.jpg  nucleaire.png

On distingue sur ces photos : 6 MICA, 1 ASMP-A (point d’emport central), et 2 bidons de 2000 L.

Configuration de ravitaillement « Super-nounou » :

  • Emport de la nacelle de ravitaillement
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

rafale-super-nounou.jpg rafale-super-nounou-ravitaillement.jpg

Sur la photo de gauche, 2 MICA, 2 bidons de 2000 L, 2 bidons de 1250 L et la nacelle de ravitaillement (point d’emport central).

Même configuration sur le RAFALE à droite de la deuxième photo, en cours de ravitaillement.

Attaque d’objectifs de valeur

  • Apache
  • Scalp
  • MICA
  • Bidons supplémentaires

Ici avec 4 MICA, 2 SCALP-EG et 3 bidons de 2000 L

attaque-au-sol2.jpg

Reconnaissance :

  • Emport de la nacelle RECO-NG
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

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 Sur ces RAFALE, 2 bidons de 2000 L, 6 MICA et la nacelle RECO-NG

Présentation de

quelques équipements…

Remarque : Certains des équipements présentés ici ne sont pas exclusifs au RAFALE et équipent d’autres avions.

Armement Air-Air:

Canon Nexter DEFA 791B :

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  • Masse: 120 kg
  • Dimensions: longueur: 240cm, largeur: 29cm, hauteur: 24cm.
  • Munitions: 30mm de largeur pour 150mm de longueur (30×150)
  • 4 types d’obus utilisables: OX (obus d’exercice), OXTC (obus d’exercice traçant), OEI (obus explosif incendiaire), OSPEI (obus semi perforant explosif incendiaire)
  • Cadence de tir : 2500 coups par minute (soit 21 munitions tirées pour 1kg de charge explosive en 0.5 seconde.
  • Différents modes de tir: libre ou rafales limitées à 0.5 seconde ou 1 seconde  
  • Vitesse à la bouche (sortie du canon): 1025 m/s
  • Effort de recul inférieur à 2700 daN
  • Alimentation électrique de 28V et 5A en continu
  • Température de fonctionnement: – 54°C/+ 74°C
  • Arme fixe, située sur le côté droit du Rafale.

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Vidéo campagne de tir à Solenzara

 MBDA Matra R550 Magic II :

Missile Air-Air courte portée utilisé de 1986 à 2007 et remplacé par les MICA IR.

Magic II sur Rafale.jpg

Caractéristiques :

      - Guidage infrarouge (donc attiré par la chaleur qui se dégage des tuyères de réacteurs des cibles)
      – 15 km de portée maximale
      – Vitesse Max de Mach 2.7 (=1800 kts ou 3333 km/h)
      – Longueur: 2.75m   Diamètre: 15.7cm   Masse: 89 kg
      – 12.5 kg de charge explosive
      – Propulsion par un moteur fusée (combustible solide à base de propergol)
      – Contrôle en vol assuré par 12 ailerons, divisés en trois groupes de 4 (2 à l’avant et 1 à l’arrière)  

MBDA MICA IR/EM:

Utilisé dans presque toutes les configurations du RAFALE et pouvant être présent sur 6 points d’emport, le MICA (Missile d’Interception, de Combat et d’Auto-défense) est un missile Air-Air dont les têtes offrent en deux versions :

  • Version à guidage Infrarouge (IR) pour les engagements à courte distance. Premiers exemplaires livrés en 2005 
  • Version à guidage Electromagnétique (EM) pour les engagements à plus longue distance. Premiers exemplaires livrés en 1999

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Caractéristiques générales :

  • 80 km de portée maximale
  • Longueur: 3,10m  Diamètre: 16cm  Envergure: 56cm  Masse: 112 kg
  • Vitesse Max de Mach 4 (=2666 kts ou 4939 km/h)
  • 12 kg de charge explosive, réalisée par TDA Armements (filiale de Thalès)
  • Lancement à partir de rails (sous la voilure) ou d’éjecteurs (sous fuselage)
  • Propulsion par un moteur fusée
  • Durée de vie de 13 ans
  • Coût unitaire :  + d’1.8 millions d’euros si l’on se réfère au contrat de 950 millions d’euros pour 500 MICA, signé par l’Indian Air Force en janvier 2012. (source)   + d’1.5 millions par missile d’euros pour la France : 1674 millions d’euros pour 1110 missiles (source)

Ensemble du système de guidage : guidage inertiel(1) + réactualisation par la liaison de données Avion-Missile + radar actif en fin de tir (version EM)/guidage infrarouge actif (version IR)

L’autodirecteur EM, fabriqué par Thalès, est efficace dans un système de contre-mesures élevé. Même sans informations du système d’armes tireur, il est capable de choisir la cible appropriée.

L’autodirecteur IR, construit par SAGEM, est très développé. Parmi ses qualités : sa grande sensibilité, ses algorithmes d’imagerie performants, son imagerie bispectrale, son acquisition automatique de cibles tout aspect, sa capacité d’accrochage avant ou après tir… Il est ainsi capable par exemple de distinguer un aéronef d’un leurre lancé pour le tromper. Cet autodirecteur est donc insensible aux systèmes de contre-mesures infrarouge classiques.

La liaison avion-missile est assurée par le RBE2 du RAFALE et de petites antennes situées à l’arrière du missile. Cette liaison permet une mise à jour en temps réel des coordonnées de la cible, jusqu’au contact, et ceci pour six(2) MICA tirés simultanément.

Depuis le standard F3 du Rafale, le collimateur tête haute (voir page sur l’IHM) de l’avion est capable d’afficher la probabilité de réussite d’un tir de missile avant qu’il ne soit tiré.

Quand il est placé aux points d’emports sous le fuselage, le missile MICA est éjecté alors qu’il est tiré sur rails aux points d’emports sous la voilure et à l’extérieur des ailes.

(1): « Le guidage inertiel consiste à maîtriser l’évolution de la trajectoire de l’engin. Il vise à suivre une trajectoire de référence définie par les contraintes géométriques et cinématiques du problème et fournit à cet effet des consignes d’accélérations et d’angles d’attitude » (définition wikipédia)

(2): Le RBE2 AESA permet d’engager jusqu’a 8 cibles simultanément et le Rafale peut emporter jusqu’a 6 MICA

Pour la France; 540 MICA EM commandés au total, la dernière livraison s’est effectuée en 2008. Le dernier des 570 MICA IR commandés a été livré en 2012.

Ce missile peut être utilisé dans 4 modes de tirs différents ! 

Mode 1: Tir longue distance avec une liaison avion-missile. Le champ de recherche et la trajectoire du missile sont optimisés à chaque instant, ce qui permet d’obtenir des plus longues portées. 

Mode 2: Tir longue distance sans liaison avion-missile. Grâce à ce mode, l’avion tireur peut engager plusieurs cibles et rompre le combat

Mode 3: Tir à courte distance avec accrochage de l’autodirecteur en vol. L’utilisation du viseur de casque rend ce mode optimal pour un combat rapproché avec un fort dépointage.  

Mode 4: Tir à courte distance avec autodirecteur accroché avant le tir. Ce mode est classique et le missile est ainsi tiré de façon autonome.

En 2010, le constructeur MBDA annonçait un taux de réussite de 93% sur 240 tirs de MICA réalisés.

Sur cette page , description d’un exercice mettant en oeuvre des MICA (sur Mirage 2000 cependant, mais le principe est le même que sur RAFALE), lors du  TLP (Tactical Leadership Program), réunissant chaque année des pilotes de chasse des forces de l’OTAN).

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Description d’une configuration de tir de MICA possible : le tir  »over the shoulder », réalisé pour la première fois en 2007

Le 11 juin (2007), le Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan a réalisé une première européenne, et peut-être  mêmetheme-tir-2.jpg

mondiale. Dans le cadre d’un tir d’évaluation technico-opérationnelle (ETO), un missile air-air Mica, tiré à partir d’un RAFALE F2, a réussi à abattre une cible située en arrière et poursuivant l’avion tireur. A l’issue d’une trajectoire à 180°, le Mica a abattu sa cible, un avion-cible C-22, situé dans « les 6 h » de l’avion tireur. Ce tir, de loin le plus complexe de la série d’évaluation, teste une combinaison unique. Il implique deux Rafale (RAFALE tireur et illuminateur) et un avion-cible C-22. Le C-22 est positionné derrière le RAFALE tireur. Celui-ci n’a aucun contact radar avec le C-22.

Le RAFALE illuminateur manœuvre à plusieurs dizaines de kilomètres du Rafale tireur et maintient le contact grâce à une combinaison de son radar RBE2 et de la Liaison 16 (liaison de données tactique). Le RAFALE illuminateur effectue la désignation de la cible grâce à son radar et transmet sa position au RAFALE tireur par L.16. Celui-ci utilise alors les coordonnées transmises pour caler la navigation inertielle du Mica EM (autodirecteur électromagnétique) et tire le missile. Le Mica entre dans la zone désignée par les coordonnées, ouvre son autodirecteur, engage la cible et la détruit à une distance supérieure à la portée des missiles de combat aérien de courte portée de type Magic 2, qui aurait pu menacer le RAFALE tireur. Dans un combat réel, l’avion poursuivant aurait donc été abattu avant même de pouvoir tirer son propre armement.

Ce tir met en jeu une combinaison unique d’éléments spécifiques : détection et transmission des coordonnées de la cible par un avion et tir à 180° sans contact radar direct par l’avion menacé. Ces essais, réalisés par l’armée de l’air et la DGA, valident la pertinence tactique de l’ensemble du système d’armes, qui allie les performances du radar RBE2, l’agilité du Mica et les capacités d’échanges d’informations de la Liaison 16. D’un point de vue opérationnel, ce tir montre que le système d’armes Rafale engage une révolution dans le combat aérien. Le RBE2 et la L.16 permettent à un Rafale de tirer sur un avion le poursuivant sans que celui-ci ne soit « accroché » ou même « balayé » par son propre radar. L’agilité et l’accélération du Mica permettent un tir à 180°, transformant ainsi le chasseur en proie.

Outre cette performance spectaculaire, les avancées par rapport aux prédécesseurs du Mica sont nombreuses. Le seul Mica, dans ses deux versions IR et EM, remplace le missile d’interception Super 530 et le missile de combat rapproché R 550 Magic II. Le Mica dispose d’une portée deux fois supérieure au Super 530 : 80 km au lieu de 40 km. La « no escape zone » est largement augmentée et optimise, de ce fait, la mission d’interception. Grâce à sa fonction « Fire-and-forget » multicibles, le Mica est beaucoup plus souple d’emploi que le Super 530 à guidage radar semi-actif qui oblige l’avion tireur à éclairer la cible pour guider le missile.

Le Mica, associé à la liaison de données tactique L. 16, ouvre des perspectives d’emploi très prometteuses. Le balayage et la désignation de la cible pourraient être effectués par un avion AWACS ou un système de détection sol. Dans ces configurations, la zone balayée par le radar serait nettement plus étendue et l’avion tireur pourrait lancer son missile avec une discrétion électromagnétique totale en configuration Mica IR.

Ce tir est l’avant-dernier d’une série de 12 dans le cadre de l’ETO du Mica sur RAFALE et MIRAGE 2000-5. Les tests déjà effectués avaient autorisé une mise en service opérationnelle sur RAFALE et MIRAGE 2000-5 du Mica EM en 2006 et du Mica IR (infrarouge) en 2007. Les essais s’orientent maintenant vers la mise en service du standard F3 du RAFALE qui inclura, notamment, le missile nucléaire ASMP-A, le missile anti-navire Exocet AM 39 et une capacité de reconnaissance avec la nacelle Reco NG.

Source de cet extrait 

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 Illustrations publiées par MBDA présentant d’autres configurations de tir de MICA, là aussi avec transfert d’informations sur la cible depuis un autre aéronef, grâce à la Liaison 16.   

MBDA METEOR :

Caractéristiques : 

  • Longueur: 3,657m     Diamètre : 0.178m 
  • Masse: 185 kg 
  • Vitesse: Supérieure à Mach 4 
  • Portée: Supérieure à 100 km
  • Propulsion assurée par un moteur fusée et un statoréacteur 
  • Système de guidage: Guidage inertiel – réactualisation par liaison de données pendant la course – radar actif en fin de course.
  • Autodirecteur Electromagnétique
  • Coût unitaire encore inconnu

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Le Meteor est un missile air-air longue portée. 200 exemplaires ont été commandés par la France en 2010, afin d’équiper le RAFALE à partir de 2018. Le programme Meteor ne concerne pas seulement la France et le RAFALE, mais aussi le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Suède avec les avions Typhoon et Gripen.

De plus, une solution d’intégration sur le F-35 est possible et envisagée. En conséquence, MBDA-UK (Royaume-Uni) assure la maitrise d’oeuvre industrielle du programme, en partenariat avec MBDA-F (France), MBDA-IT (Italie), SAAB (Suède) et Inmize (Espagne). Le programme a été lancé en 2003 et les premiers essais ont été effectués en 2005 (premier test de vol sur RAFALE en septembre 2005).

Le développement a été achevé en 2008 pour entrer dans un phase de préproduction puis de production en série. Le Royaume-Uni et la Suède seront les premiers à recevoir les missiles de ce programme de européen: en 2012 pour le Royaume-Uni et 2015 pour la Suède. Le RAFALE sera donc équipé tardivement par rapport à ses concurrents européens.

Cependant, les premiers travaux d’intégration sur RAFALE ont été effectués entre 2010 et fin 2012. En effet, les 4 et 10 octobre 2012 ont été marqués par les essais de séparation sur RAFALE, réalisés avec succès. Sur RAFALE, le programme d’intégration de ce missile serait chiffré 350 millions d’euros.

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Photographies de ces essais de séparation effectués avec le RAFALE B 301, publiées par Dassault. On remarque les 2 verrins sur le pylône d’emport qui permettent la séparation (photo de gauche). On déduit de ces photos que le Meteor serait emporté sur les deux points d’emports arrières du fuselage, là ou peuvent être emportés actuellement des MICA.

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Cette autre photo nous suggère que le Meteor peut aussi être embarqué en point 2 de chaque côté de la voilure. On aurait donc au total une capacité d’emport de 4 Meteor maximum, pouvant être accompagnés par 4 MICA mais aussi de bidons supplémentaires et éventuellement d’armement air-sol. Le missile sera utilisable aussi bien sur les RAFALE C, B et M. 

Le Meteor est un missile de type BVRAAM (Beyond Visual Range Air to Air Missile), il est donc conçu pour des missions d’interception et de défense aérienne,  BVR (Beyond Visual Range = Au delà de la portée visuelle), à grande distance donc.  

Etant donné que ce missile doit être capable de détruire une cible à une distance relativement importante, le système d’arme du missile a été conçu pour assurer la plus grande réussite :

  • Comme pour le MICA, les informations sur la cible peuvent être transmises à l’avion tireur, avant le tir de Meteor, par un autre aéronef (un AWACS ou un autre RAFALE par exemple), grâce à la Liaison 16. Evidemment, ces informations peuvent très bien être fournies par les radars de l’avion tireur lui-même.
  • L’augmentation de la portée du missile a nécessité l’amélioration des systèmes d’identification des cibles
  • Quelles que soient la direction et la distance de tir, la manoeuvrabilité a été optimisée pour toutes les phases du tir, 

La réactualisation des données pendant la course se fera, comme pour les MICA, grâce à la liaison avion-missile, assurée par le RBE2-AESA qui sera opérationnel lors de l’arrivée du Meteor.

Le choix de la propulsion à l’aide d’un statoréacteur est en lui même un défi technique : le statoréacteur est le mode de propulsion le plus efficace à partir de Mach 3 jusqu’à Mach 5 (c’est ensuite le superstatoréacteur) .

Cependant un statoréacteur n’est pas capable d’assurer sa propulsion à vitesse nulle, et il ne peut évoluer qu’en domaine supersonique, à une vitesse supérieure à Mach 1. Dans le cas du Meteor (qui emporte un statoréacteur à accélération controlée), le statoréacteur comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion. Ainsi, une impulsion initiale est donnée et le missile peut atteindre le domaine supersonique nécessaire, avant que le statoréacteur ne fonctionne correctement et maintienne une vitesse élevée, comme le montre le graphique suivant. 

capture.jpg

 La vitesse en fonction de la portée du Meteor est ici comparée aux actuels MRAAM (Mid Range Air to Air Missile), les missiles de moyenne portée comme le MICA par exemple. La portée du Meteor est plus importante et contrairement aux missiles actuels, il est capable de maintenir une vitesse élevée. 

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Autre atout du Meteor : une NEZ(1) bien plus conséquente que les missiles actuels.

(1): « No Escape Zone » : Zone déterminée dans lequel le missile est sûr d’atteindre sa cible qui n’a dans ce cas là    aucun moyen d’échapper au missile. 

Armement Air-Sol

MBDA APACHE:

Armement Propulsé A Charges Ejectables

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L’APACHE est un missile air-sol de croisière conventionnel anti-piste. Il est donc destiné à la destruction d’aérodromes de bases aériennes très protégées, élément primordial pour le contrôle de l’espace aérien en situation de guerre. Comme ces sites sont très protégés, un pilote doit pouvoir les neutraliser avec son appareil sans se mettre en danger et donc s’en approcher trop près. Le tir doit donc s’effectuer à distance de sécurité. A l’origine, APACHE avait pour signification « Arme Planante A CHarges Ejectables ». Mais une arme planante de ce type, sans motorisation donc, était incompatible avec l’objectif de détruire une cible précise avec une distance de sécurité puisque la portée du missile était faible. L’intégration d’un turboréacteur a donc été effectuée. Deux APACHE peuvent être embarqués aux points d’emports sous voilure du RAFALE. Il a été livré à l’armée entre 2001 et 2004, en 100 exemplaires. 

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  • Masse: 1230 kg
  • Envegure: 2.85m  Longueur: 5.10m
  • Doté de 4 gouvernes et 2 dérives ventrales (déploiement après le tir)
  • Altitude de croisière: entre 20 et 60m
  • Portée: 150 km en suivi de terrain, à très basse altitude et en toutes conditions
  • Précision décamétrique
  • Vitesse: Mach 0.8 (c’est donc un missile subsonique)
  • Guidage inertiel + réactualisation des données en vol (assurés par radar ou GPS)
  • 10 sous-munitions anti-piste KRISS « Kill Runway Improved Sub System ». Elles sont éjectées du missile au dessus de l’objectif et pénètrent ensuite dans le béton avant d’exploser avec un retardement variable (0 à 12h), pour limiter l’accès à la plate-forme visée le plus longtemps possible
  • Capacité « fire and forget »(1)
  • Vol en trois phases: Phase initiale durant laquelle le missile doit rejoindre un point d’entrée à l’issue d’une trajectoire en chute libre. Phase de croisière, dans un couloir programmé, durant laquelle la navigation inertielle est périodiquement recalée. Phase terminale pendant laquelle, aprés un dernier recalage de navigation, le missile procède à l’acquisition finale de l’objectif à l’aide de son radar, afin de déterminer l’instant optimum de largage des sous-munitions

L’architecture du missile et les matériaux choisis contribuent à la réduction de sa Surface Equivalente Radar et sa signature infrarouge, le principe même de la furtivité. L’APACHE est donc un missile furtif peu susceptible aux systèmes de brouillage. 

Ce missile a été « mis sous cocon » depuis 2008/2009, il est rare de le voir emporté sur RAFALE depuis et il est désormais plutôt destiné pour des missions avec le MIRAGE 2000.

 (1): Capacité d’un missile à être totalement autonome après le lancement.

Photo: Rafale B emportant des APACHE (en noir)

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MBDA SCALP-EG/ »Storm Shadow »:

« Système de Croisière Autonome à Longue Portée – Emploi Général ». C’est la version anglaise qui est baptisée « Storm Shadow ». 

Le missile SCALP est un dérivé de l’APACHE présenté plus haut.

Cependant, il comporte une charge unitaire contrairement à l’APACHE qui emportait des sous-munitions. Son développement a commencé en 1994 et le missile a pu être  livré aux forces en 2004 après une commande passée en 1998 (500 missiles dont 50 pour la Marine).

Le principe ressemble a celui évoqué avec l’APACHE, à savoir détruire un objectif terrestre primordial en profondeur ou présentant un danger (bunker, centre de commandement, de stockage de munitions…), déterminé avant le vol, sans que l’avion tireur ne soit en danger, tout en évitant les dommages collatéraux grâce à une très grande précision. Une fois lancé, sa cible ne peut donc pas être modifiée.

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  • Masse: 1300 kg Longueur: 5.10 m, envergure: 2.85m, diamètre inférieur à 1m
  • Vitesse: Mach 0.8
  • Portée: 250km
  • Altitude de croisière: 30m
  • Précision métrique
  • Charge unitaire de 400 kg
  • Capacité « fire and forget »
  • Guidage inertiel – topographique – radar – gps et guidage final par imagerie infrarouge
  • Coût unitaire: 626 000 euros (estimé)
  • Partie avant: equipements avionique  Partie centrale: charge militaire   Partie arrière: propulsion et contrôle du missile
  • Propulsion: Moteur Microturbo TR60-30 (allumage se faisant avant le tir) 

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Ce missile dispose d’une charge en tandem de 360 kg, également nommée BROACH (Bomb Royal Ordnance Augmented Charge), à double effet : pénétration (dans plusieurs mètres de bétons) et éclats. En cas de non-identification de la cible et de dommages collatéraux possibles, le SCALP est capable de changer de trajectoire pour s’écraser dans une zone déserte.

La différence de portée conséquente entre l’APACHE et le SCALP réside dans le fait que la charge unitaire du SCALP est moins volumineuse que l’ensemble des sous-munitions KRISS de l’APACHE. Le SCALP emporte donc plus de carburant et sa portée est accrue. Tout comme l’APACHE, le SCALP est furtif.

Sur RAFALE C et B, deux SCALP peuvent être emportés sans problèmes (sous voilure, voir photo suivante), mais sur RAFALE Marine, un seul SCALP peut être emporté (point d’emport central). En effet si un RAFALE M emporterait deux SCALP et n’en tirerait qu’un avant son retour au porte-avions, il y aurait une configuration asymétrique au moment de l’appontage.

Le SCALP est le missile qui a été principalement utilisé lors de l’intervention française en Libye, où il a démontré son efficacité. C’est d’ailleurs la première fois que ce missile était utilisé en contexte opérationnel.

En 2015, ces missiles feront progressivement tous partie d’un programme de rénovation, permettant notamment d’augmenter la capacité de pénétration du missile. Ils seront ensuite réceptionnés à partir de 2018.

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Vues aériennes de la base d’Al Jufra (Libye, 2011), avant et après le tir de missile Scalp sur celle-ci.

MBDA Exocet AM-39: 

L’Exocet est un missile anti-navire décliné en plusieurs versions : Mer/Mer (MM-38 et MM-40),  Sous-marin/Mer (SM-39) et Air/Mer (AM-39). C’est ce dernier qui équipe le RAFALE. Il peut être lancé par des avions de chasse de la Marine mais aussi depuis des hélicoptères ou des avions de patrouille par exemple. Il est utilisé depuis les années 70 par beaucoup de pays, mais la version actuelle a bien évidemment évolué depuis sa mise en service. Ce missile a prouvé son efficacité au combat, c’est notamment lui qui a détruit le destroyer Sheffield de la Royal Navy durant la Guerre des Malouines (1982). Il est disponible sur Rafale depuis le Standard F3, dans la version baptisée « AM 39 Block II Mod 2″. Les expérimentations et la qualification de ce missile se sont déroulés en 2012 et il est désormais opérationnel sur Rafale. Un seul missile peut y ête emporté, au point d’emport central.

  • Masse: 655 kg
  • Longueur: 4.69m   Diamètre: 0.34m    Envergure: 1m  
  • Charge militaire: 165 kg
  • Vitesse: légèrement inférieure à Mach 1 
  • Portée variable selon la vitesse et l’atitude du tireur (jusqu’à 70km)
  • Moteur fusée (propulseur solide)
  • Capacité « fire and forget » 
  • « Sea skimming »: ce missile effleure le niveau de la mer
  • Guidage inertiel + radar actif
  • Utilisable dans toutes conditions climatiques
  • Coût unitaire estimé :800 000 euros

exocet-am39.jpg exocet.jpg

MBDA ASMP-A:

Le missile nucléaire ASMP-A (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré) est une évolution du missile nucléaire ASMP qui a équipé les forces aériennes stratégiques (FAS) et assuré une partie de la dissuasion nucléaire française de 1986 à 2009, en complément des SNLE (Sous marin Nucléaire Lanceur d’Engins, qui emporte un autre type de missiles nucléaires, bien plus élaborés). Il était emporté sur MIRAGE IV, MIRAGE 2000 N et Super-Etendard. L’ASMP-A, programme débuté en 1997, est donc venu remplacer totalement l’ASMP; il a été qualifié le 1er octobre 2009 sur MIRAGE 2000 N. L’arrivée du standard F3 de l’avion de Dassault a permis sa qualification sur RAFALE un an plus tard, en 2010. Il est aussi bien utilisable sur RAFALE B que sur RAFALE M.

Les derniers missiles commandés par la France ont été livrés fin 2011. 

asmp-a.jpg

  • Masse: 840 kg
  • Longueur: 5.40m   Diamètre: 0.35   Envergure: 0.96m
  • Mode de propulsion: Accélérateur à poudre puis statoréacteur
  • Portée: >500km en haute altitude, environ 100km en basse altitude (contre 300km maximum pour l’ASMP)
  • Vitesse: + de Mach 3 en haute altitude, Mach 2 en basse altitude
  • Précision accrue par rapport à l’ASMP (moins de 10 mètres de marge d’erreur)
  • Charge: Tête Nucléaire Aéroportée (TNA) qui remplace la TN-81 de l’ASMP. Cette TNA, dont la puissance est classifiée, serait d’une puissance de 300kt. Pour comparaison, « Little Boy »  larguée sur Hiroshima avait une puissance de 20kt. 
  • Guidage inertiel sur programme
  • Missile furtif, doté d’une grande manoeuvrabilité
  • Emporté sur point d’emport central sur Rafale
  • La France disposerait de 79 ASMP-A
  • Coût unitaire inconnu, estimé à 15 millions d’euros.
  • Durée de vie: 25 ans, rénovation prévue à mi-vie
  • REMARQUE: Il est toujours difficile, et c’est normal, d’avoir des informations et des données précises sur les armements nucléaires. 

Le tir se déroule en plusieurs phases. Après éjection, le missile descend de quelques mètres sous l’avion. Ensuite, l’accélérateur à poudre s’allume (mise à feu du bloc poudre) et propulse le missile au delà de la vitesse supersonique en quelques secondes. Le statoréacteur prend ensuite le relais : la transition s’effectuant en un dixième de seconde (largage de la tuyère d’accélération – ouverture des entrés d’air- éjection des obturateurs de la chambre de combustion – injection du kérosène et enfin allumage du statoréacteur). Le missile entre alors dans sa phase de croisière, avec une trajectoire pouvant être à haute altitude (avec descente à forte pente sur l’objectif), à basse altitude (en épousant le relief).

L’ASMP-A, et plus précisément la TNA présente la particularité mondiale d’être la seule tête nucléaire a avoir démontré son efficacité, sa fiabilité et sa sécurité sans essai nucléaire préalable, grâce au programme de simulation.

L’ASMP-A est un point essentiel de la dissusasion nucléaire française, par sa capacité à « réagir ou agir en tout temps, en toute heure, en tout lieu, quelles que soient les circonstances ».

Comme on peut le contaster sur la photo suivante (de gauche), qui présente le prototype Rafale B 01 avec un missile ASMP dans les années 90, la capacité à tirer l’arme nucléaire depuis le Rafale était envisagée dès l’origine.

asmp-raf-b01.jpg  asmp-a-rafale.jpg

Les GBU:

Les GBU (Guided Bomb Unit) sont des bombes guidées par laser américaines. On utilise souvent le terme « Paveway » pour désigner le système de guidage de ces bombes américaines fabriqués par Raytheon. Les premières bombes laser, conçues par Texas Instruments, ont été utilisées la première fois par les Etats-Unis au Vietnam. Depuis, ils ont sans cesse développé et amélioré ce type de bombes. Les premières GBU sont elles entrées en service dans les années 70 et étaient utilisées par les Etats-Unis. La première à entrer en service étant la GBU-10, en 1976.  

Une bombe guidée laser, c’est en fait une bombe classique, à laquelle on rajoute un système de guidage: des ailettes arrières pour assurer la portance de la bombe, des ailerons canards dirigeant le bombe vers son objectif et un calculateur pour controler le tout. Ce dernier commande les ailerons en fonction de ce que voit le capteur de la tête. Ces bombes à guidage laser ne sont pas autonomes. Elles nécessitent l’utilisation d’un illuminateur (désignateur laser), utilisé au sol par un soldat ou embarqué sur un aéronef. Cet illuminateur a pour but de faire une « tache » laser sur la cible. (c’est le cas du pod Damocles sur Rafale).  Lorsque la bombe est larguée, elle entre alors dans une phase d’acquisition où la bombe va rechercher la tache de l’illuminateur puis acquérir l’objectif et enfin adapter la configuration de vol jusqu’à celui-ci. Dans la phase de guidage terminal, le calculateur tient les paramètres optimum jusqu’à la phase d’impact avec la cible. La cible doit cependant être illuminée pendant tout le vol de la bombe, ce qui fait de celle-ci une arme non-autonome, et n’est donc pas de type « fire and forget ». 

profil-gbu.jpg

Voici le profil de certains GBU qui peuvent être emportés sur RAFALE. A ceux-ci, il faudrait rajouter les GBU-49, qualifiés depuis 2012 pour que le document soit complet. D’autres GBU existent (GBU-27, GBU-28, GBU-39…). Vous trouverez le descriptif technique de chacune d’elle plus bas.

Type Corps de bombe Charge militaire (kg) Masse (kg) Longueur (m) Diamètre (m) Envergure en vol (m) Portée (km) 
GBU-12 Paveway II Mk-82 ou BANG 250 87 ou 70 250 à 277 3,3 0,27 0,43 15
GBU-16 Paveway II Mk-83 215 495 3,7 0,35 0,72 15
GBU-22 Paveway III Mk-82 87 227 ? ? ? 18
GBU-24/B Paveway III Mk-84 429 1050 4,39 0,46 2 18
GBU-24/A/B Paveway III BLU-109 243 1065 4,33 0,37 2,03 18
GBU-49 Enhanced Paveway  II  Mk-82 ou BANG 250 87 ou 70 250 à 277 3,3 0,27 0,43 15

La seule différence entre les deux GBU-24 est la charge, l’une est pénétrante (la BLU-109), et l’autre non. En ce qui concerne les GBU-49, c’est une GBU-12 qui est dotée d’un guidage GPS en plus du guidage laser. En effet, par mauvais temps par exemple, une interruption du faisceau du désignateur laser est possible, rendant la bombe obsolète. Dans le cas du GBU-49, le kit GPS prend alors le relais pour assurer la navigation.

La différence entre Paveway II / Paveway III réside dans un système navigation considérablement amélioré une précision accrue, de l’ordre d’un mètre sur Paveway III contre 10 mètres sur Paveway II.

Une bombe GBU coûte entre 50 000 et 70 000 euros.

Les GBU (sauf GBU-24) sont emportés sous voilure, par 2 ou 3 grâce aux adapterus bi et tri-bombes.

rafale-gbu22.jpg    rafale-gbu22-02.jpg

3 GBU-22 de chaque côté de la voilure.        

Tir de GBU-22

gbu-24-damocles-2.jpg

GBU-24 au point d’emport central

triple-gbu-49-loadout-and-tda-lr68-rocket-pod.jpg            gbu-12.jpg

Trois GBU-49                                                                                              

 2×2  GBU-12    

Remarque: Sur la photo où les GBU-49 sont montés sur Rafale, on note aussi la présence au sol du panier lance-roquettes LR-68, qui peut emporter 18 roquettes de 68mm.     

SAGEM AASM :

Désignation OTAN: SBU (Smart Bomb Unit) 38/54/64 HAMMER (Highly Agile Modular Munition Extended Range).

Les AASM (Armement Air Sol Modulaire) désignent une famille d’armements air-sol guidés de précision de nouvelle génération. Créée par Sagem, filiale du Groupe Safran, c’est le premier armement de ce type développé en Europe. On les appelle couramment les bombes AASM mais l’AASM est en réalité un kit de guidage associé à un kit d’augmentation de portée qui viennent s’adapter sur un corps de bombe classique, pour donner une arme guidée de précision.

L’objectif recherché à l’origine du programme, dans les années 90, est le même que pour le SCALP et l’APACHE: pouvoir frapper avec précision à longue distance sans mettre en danger le tireur. Cependant, les missiles de croisière SCALP et APACHE sont destinés à des objectifs de valeur situés vraiment en profondeur du territoire ennemi. Les AASM, eux sont destinés à des objectifs tactiques se trouvant à plusieurs dizaines de kilomètres du tireur. La sécurité du tireur est assurée par la grande portée que procure les AASM, plus de 50km. Cette grande portée est obtenue grâce aux bonnes performances de son propulseur.

Les commandes d’AASM à Sagem ont été passées en 2000. En 2007, les premiers AASM INS/GPS (SBU-38) ont été livrés. Les premiers déploiements d’AASM en opérations ont été réalisés en 2008 en Afghanistan. 2008 marque aussi la signature d’un accord entre Sagem et MBDA pour la commercialisation par MBDA à l’export de l’AASM. En 2009, c’est la version INS/GPS/Infrarouge (SBU-54) qui est livrée.

En 2013, c’est la version INS/GPS/Laser qui doit être reçue par les forces françaises, cette version ayant effectué ses tirs de qualification en 2011. Selon le rapport du Sénat, ce sont pas moins de 2348 kits AASM qui ont été commandés et au moins 800 autres kits qui devraient être commandés à partir de 2013. Le coût du programme s’élève pour le moment à 575 millions d’euros, ce qui nous donne un coût unitaire (avec développement) de plus de 240 000 euros. Sans tenir compte du développement, le coût unitaire est de 164 000 euros.

famille-aasm-2-2.png

  • Comme on le constate ci contre, les kits AASM s’adaptent à différents corps de bombe, de charge plus ou moins grande (125, 250, 500 ou 1000 kg) et de type différent (Mk-82, BLU 111 ou BANG)
  • Trois systèmes de guidage différents
  • Masse: environ 340kg et une longueur de 3.10m pour un corps de bombe de 250kg 
  • Portée: >15 km en basse altitude et >50 km en haute altitude
  • Capacité fire and forget
  • Capacité de tir tous temps
  • Capacités multicibles (jusqu’à 6 AASM peuvent être tirés en même temps) 
  • Emporté en 4 ou 6 exemplaires sur Rafale grâce aux adapteurs bi et tri-bombes
  • Précision: <10m pour la version INS/GPS et <5 m pour la version INS/GPS/Infrarouge et moins d’ un mètre pour la version INS/GPS/Laser
  • Très bonne manoeuvrabilité, capacité à très fort dépointage (tir à la verticale possible)
  • Propulsion à propergol solide
  • Durée de vie de 24 ans (d’arpès l’Assemblée Nationale)

aasm-2-1.png

La conception modulaire présente un grand avantage, il permet à l’armée, en fonction de ses missions, de composer le type de bombe adéquat à celles-ci, avec pour résultat une excellente disponibilité. La charge et le système de guidage sont alors optimaux et en accord avec l’objectif déterminé. 

Comme dit plus haut, c’est la version SBU-38 HAMMER, à guidage INS/GPS qui est entrée en service la première, en 2007 (tir de qualification réalisés en jullet 2006). Cette version offre donc un système de guidage hybride; inertiel suivi d’un recalage GPS.

Vidéo des premiers tirs d’AASM

En 2009, la France a reçu la version INS/GPS/Infrarouge, qui ajoute une détection terminale assurée par un imageur infrarouge et qui permet d’effectuer un recalage final avant l’impact pour une plus grande précision. En effet, cet imageur infrarouge est capable de reconnaitre une cible fixe qui a été enregistrée dans sa mémoire. L’imageur infrarouge permet également à l’AASM d’être utilisé de jour comme de nuit. 

sbu-38.jpg aasm-Ir.jpg

A gauche, trois AASM à guidage INS/GPS et à droite, deux AASM à guidage INS/GPS/IR.

La SBU-64, version INS/GPS/Laser a effectué son premier tir de qualification en juillet 2012. Le tir de qualification sur cible mobile a eu lieu en décembre 2012. Dans cette version, un autodirecteur laser est ajouté, de la même façon qu’est ajouté un autodirecteur infrarouge sur SBU-54.

Cet autodirecteur laser permet la destruction de cible à forte mobilité. Lors des tirs d’essais, une cible motorisée au sol (un 4*4 roulant jusqu’à une vitesse de 80 km/h) a été détruite par le SBU-64 avec une précision de moins d’un mètre et un avion tireur se trouvant à une quinzaine de kilomètres, le tout avec un fort dépointage. Cette version laser a été commandée et va pouvoir être livrée dans les prochaines années. 

aasm laser tir essai.jpg 

Actuellement, seul le corps de bombe de 250 kg est utilisé (on parle d’AASM-250), mais des tirs ont déjà été réalisés avec un corps de bombe de 125kg. Les versions avec corps de bombe de 500 ou 1000kg sont en développement. Des améliorations de l’AASM, telles qu’une liaison de données sont elles aussi en développement.

Par rapport aux GBU, les AASM, grâce à leur mode d’attaque final vertical (il peut aborder une cible en coordonnées géographiques pures avec un angle de presque 90°), peuvent atteindre des objectifs dans des rues étroites par exemple ou encore dans un court espace entre deux reliefs… 

Cet armement présente le grand avantage d’avoir la précision d’un missile avec un coût trois à quatre fois inférieur.

Explication du guidage INS/GPS par Sagem: « kit de guidage de base utilisant trois gyroscopes inertiels dont les impulsions directionnelles sont gérées par un filtre de Kalman et recalées en temps réel par un récepteur GPS (Global Positioning System) de qualité militaire. Outil d’aide à la précision, un filtre de Kalman peut se résumer à un faisceau d’algorythmes mathématiques réunis sous la forme d’un dispositif électronique à réponse impulsionnelle infinie qui estime les divers états d’un système dynamique, à partir d’une série de mesures incomplètes ou brouillées. Les ingénieurs de Sagem ont particulièrement travaillé cette question, de telle sorte que la trajectoire de vol de l’AASM est lissée en permanence et recalculée selon une course prédictive qui lui permet d’atteindre une précision finale (ou erreur probable à l’impact) de quelques mètres. Et cela au bout d’un vol d’une cinquantaine, voire de soixante à soixante-dix kilomètres » (source)

aasm-sur-rafale.jpg

Mais aussi…

Le pod de désignation laser Damocles:

Ce pod de désignation multi-fonction, développé par Thalès a prouvé son efficacité sur RAFALE dans les différentes missions où il a été engagé.

Caractéristiques:

  • Masse: 265 kg   Longueur: 250cm   Diamètre: 37cm
  • Spectre de 3 à 5 µm
  • Laser de télémétrie: 1.5 µm de longuer d’onde
  • Laser de désignation : 1.06 µm de longueur d’onde
  • Champ de vision : de 4°x3° à 1°x0.75°
  • Grossissement électronique x2
  • Conception modulaire pour permettre des mises à jour
  • Compatibilité avec les systèmes d’armes existant mais aussi futurs

Les missions et le fonctions de ce pod:

Air-sol:

  • Compatible avec les armes guidées par laser (GBU), les armes guidées par INS/GPS (AASM) et les armes guidées par imagerie
  • Deux modes d’attaque: autonome ou en coopération, en utilisant le traqueur laser intégré
  • Forte énergie laser combinée à une forte résolution laser qui offrent une longue portée de sécurité et un grand niveau de survivabilité
  •  A longue portée, capacité à évaluer les dommages
  • Capacité à reconnaitre la cible
  • Localisation assurée en 3D
  • Navigation FLIR intégrée (Forward Lookind InfraRed, utilisiation des rayons infrarouges pour détecter les cibles)
  • Résolution infrarouge de 320*240

Reconnaissance:

  • Reconnaissance moyenne portée de jour comme de nuit même sur petites cibles
  • Identification visuelle de cibles aériennes de jour comme de nuit (facilite localisation et approche des ravitailleurs).

 Données fournies par Thalès, le constructeur de ce pod

Présentation à partir de 4min15 sur la vidéo.

  damocles-1.jpg

Les principaux concurrents du pod Damocles sont le pod « Sniper » de Lockheed-Martin (US) et le pod « Litening » de Rafael (Israel). Mais le Damocles apparait en retrait, moins performant que ceux-ci et ceci pourrait être préjudiciable pour l’exportation du Rafale. C’est pourquoi Thales développe un nouveau pod, le PDL-NG (Pod de Désignation Laser – Nouvelle Génération).

Au départ Thales avait pensé à un « Damocles-XF », (le pod Damocles amélioré avec une voie TV) mais il a été abandonné au profit du PDL-NG (contrat de 150 millions d’euros pour le développement de celui-ci signé en janvier 2013 avec Thales). Ce PDL-NG, serait lui doté d’une voie TV mais aussi d’un nouveau capteur infrarouge et une résolution infrarouge portée à 620*540. Aussi, une caméra de jour supplémentaire et des capacités de géolocalisation accrues. Il pourra notamment effectuer des missions de renseignement non conventionnel. Ce tout nouveau pod doit être livré en 2018 et la facture s’élevera alors à 450 millions d’euros avec la fabrication de 45 exemplaires.

Le pod RECO-NG:

RECO-NG: Reconnaissance Nouvelle Génération. Ce pod est aussi appellé AEROS. 

L’armée de l’air, tout comme la marine a exprimé le besoin en 1997 d’un dispositif de reconnaissance aérienne possèdant des capacités nettement supérieures aux équipements alors utilisés. Parmi les améliorations souhaitées, on retient une augmentation de la durée de reconnaissance possible au dessus de la zone à observer, un matériel offrant une souplesse d’emploi accrue, ou encore la possibilité de recueillir plus de données.

La France a donc commandé à Thales 20 exemplaires de pod de reconnaissance baptisé RECO-NG en 2000. Pour rappel, la fonction reconnaisance est une capacité déterminante, elle permet de préparer avec la plus grand précision les missions et aussi de s’assurer une bonne maitrise de l’environnement de la mission.  Le pod a été qualifié par la DGA en 2009 et est entré en service en 2010. Les forces françaises ont reçu 10 pods en 2011 et les 10 autres en 2012. Il est utilisable sur RAFALE air (biplace de préférence) et sur RAFALE Marine. Ses compétences ont été prouvées lors de l’engagement en Lybie en 2011.

  • Longueur : environ 5m
  • Diamètre: 80cm
  • Masse: environ 1 tonne
  • Qualifié pour un vol jusqu’à Mach 1.4

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Description fournie par le site du ministère de la Défense:

« Le Pod Reco-NG peut prendre des photos en très basse comme en haute altitude, à courte comme à grande distance, à grande comme à très grande vitesse. Il permet une reconnaissance photographique aérienne inédite pour l’armée française. En comparaison, son prédécesseur, le Presto, ne prenait pas de clichés en basse altitude par exemple.

Les capteurs optiques, placés dans une nacelle intégrée sous un Rafale, tournent à 180 degrés. Ils peuvent viser une zone, pointer un objectif sous différents angles ou pointer différents objectifs lors d’un seul passage.

Le Pod Reco-NG opère sur deux bandes spectrales (visible et infrarouge) afin de réaliser des prises de vue diurnes et nocturnes. Mais le capteur infrarouge est aussi utilisé en plein jour. « On fait du bispectral systématiquement pour être sûr de ne rien rater, raconte le Lieutenant Colonel Loïc Rullière, commandant de l’Escadron de Chasse 1/7 « Provence »En superposant, pour un même site, une image en vision diurne et une autre prise en infrarouge, des éléments peuvent être découverts, comme la trace thermique d’un avion qui vient de décoller ou la présence d’hélicoptères dans des hangars. »

Pour la première fois, le « tout numérique » est utilisé dans un système de reconnaissance. Cela permet de stocker une grande quantité d’images, géoréférencées directement dans la nacelle. « Fini la pellicule : le stockage de l’information ne sera pas une limite », assure le commandant de l’escadron. «  

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Vidéo d’explication de la mise en oeuvre du pod RECO-NG

LGTR: Laser Guided Training Round

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  • Masse: 40kg
  • Longueur: 1.90m 
  • Diamètre: 0.10m 
  • Ce système est utilisé lors d’entrainements, il permet de simuler un tir de GBU sur des cibles d’entrainement.
LGTR.jpg
Pod ACMI (SEMAC):
 
ACMI: Air Combat Maneuvering Instrumentation                
SEMAC: Système d’Entrainement aux Missions Aériennes Complexes
 
MBDA fabrique la version française de ces dispositifs, l’acronyme SEMAC est donc seulement utilisé pour la version française. Le pod ne peut qu’être situé à l’extrémité de la voilure du RAFALE, sur les rails, là où l’on voit par habitude des MICA. Globalement, cet équipement a pour but d’enregistrer puis de restituer les actions qui ont été effectuées par l’aéronef qui le porte. Il est constitué d’équipements électroniques d’une antenne émettrice/réceptrice. Ainsi, on l’utilise pour effectuer des debriefings après vols puisque le pod est capable de simuler un tir de missile air-air, un tir au canon ou un tir de leurres, et aussi calculer une probabilité d’impact. L’information est alors immédiatement transmise au pilote mais aussi aux équipes au sol qui analysent ces résultats. Lors d’un exercice ou d’une « confrontation » lors des rassemblements comme le Red Flag ou le TLP (Tactical Leadership Program), ce sont ces systèmes qui sont utilisés par les différents avions y participant. Les informations qu’émettent les systèmes ACMI sont alors centralisées par les équipes au sol qui pevent suivre en direct l’évolution de la situation tactique de l’exercice. 
pod-semac.jpg
 
Nacelle de ravitaillement en vol
 
La Marine est la seule à exploiter les capacités de ravitailleur du Rafale. Grâce à la nacelle de ravitaillement buddy-buddy Intertechnique Douglas D827, un Rafale Marine peut ravitailler un autre RAFALE Marine ou un Super-Etendard. On dit alors que le RAFALE qui a la fonction de ravitailleur est en configuration « Super-Nounou », ou le RAFALE emporte la nacelle (sous fuselage) avec 6500 litres de carburants en emports externes (2 bidons de 2000L et 2 de 1250 L) La nacelle permet un transfert de carburant à 530 litres par minute. Un ravitaillement n’est possible qu’en vitesse subsonique. D’une longueur qui ne dépasse pas les 3m et d’une masse inférieure à 400 kg, cette nacelle est munie de pompes à combustible et hydraulique, et aussi d’un tuyau flexibles d’une quinzaine de mètres, au bout duquel est monté un « panier » qui va se fixer à la perche de l’avion à ravitailler. 
super-nounou.jpg  panier-ravitaillement.jpg
Un RAFALE M en configuration super – nounou.                                              
Le panier de ravitaillement monté sur le tuyau flexible
ravitaillement.jpg
Phase de ravitaillement entre deux RAFALE Marine
 

Présentation du métier d’armurier sur RAFALE

Source: 
http://tpe-rafale.e-monsite.com/pages/rafale-ses-caracteristiques/emports-armements/

De jolis petits « cadeaux »

à

l’URANIUM « APPAUVRI »

prêts à contaminer

les populations autochtones

et à polluer les eaux,

les sols et l’air…

pour l’éternité !

Merci HOLLANDE !

HOLLANDE Je vous mens, je vous manipule et j'en suis fier avec signature Thierry LAMIREAU

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI
Jean-Yves LE DRIAN

Ministre de la Défense

sort ses gros bras

avec les RAFALE:

(Source: RFI montage de l’interview de Olivier FOURT)

Spectre de la guerre:

Les Européens envoient

des avions militaires

à la frontière russe

Quatre avions de combat britanniques ont rejoint, lundi 28 avril 2014, la Lituanie dans le cadre d’une mission de surveillance de l’OTAN visant les pays baltes, selon des sources officielles. Quatre engins français étaient déjà arrivés plus tôt dans la journée dans le ciel polonais.

Les quatre RAFALE français ont rejoint la base de Malbrok, dans le nord de la Pologne, où environ 70 militaires tricolores ont été déployés. Quatre JET Typhoon britanniques sont quant à eux arrivés en Lituanie et vont survoler les espaces aériens estonien, lettonien et lituanien. Ces renforts font partie des mesures prises par l’OTAN pour rassurer les pays de l’Est de l’Europe, inquiets de l’attitude de Moscou dans la crise ukrainienne.
Depuis le 1er avril 2014, un avion radar Awacs français assure par ailleurs plusieurs fois par semaine des missions de surveillance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie. Un autre avion radar Awacs, britannique celui-là, a également été déployé en mars pour les mêmes missions.
L’OTAN a annoncé mi-avril le renforcement de la défense des pays d’Europe orientale et multiplie les sorties de ses avions au-dessus des pays baltes. Des navires doivent être déployés dans la mer Baltique et en Méditerranée orientale. Washington a également annoncé la semaine dernière le déploiement de quatre compagnies de parachutistes, soit 600 soldats, pour des exercices en Pologne et dans les pays Baltes.

Arrivée de 150 soldats américains en Estonie

Une compagnie de 150 hommes de la 173e brigade aéroportée de l’armée américaine est également arrivée lundi en Estonie, complétant ainsi ce déploiement annoncé par Washington. Les soldats américains ont atterri à la base aérienne d’Amari (ouest) où ils ont été accueillis par le président estonien Toomas Hendrik Ilves. Ils seront stationnés au port de Paldiski sur la mer Baltique, au moins jusqu’à la fin de l’année.
« Les liens transatlantiques ne vont pas de soi, mais constituent un élément vital de la sécurité, dans un monde non sécurisé. Nous apprécions ainsi d’autant plus les troupes alliées sur notre sol. L’Estonie est un pays qui a toujours apprécié et aimé les Etats-Unis », a déclaré M. Ilves lors de la cérémonie d’accueil.  »Le seul danger militaire dans la région de la mer Baltique est la Russie. La Russie ne reconnaît pas la neutralité: vous êtes soit avec eux soit contre eux », a commenté le chef d’état-major des armées estonien, Riho Terras au cours du week-end.  »Cela étant le cas, la présence de forces armées occidentales dans notre région est d’une importance vitale ».

 UE et Etats-Unis imposent

de nouvelles sanctions à la Russie

Par ailleurs, les Etats-Unis ont décidé, lundi 28 avril 2014, d’imposer des sanctions à 7 responsables russes et 17 sociétés proches du président Vladimir Poutine, en représailles à ce qu’ils ont qualifié  »d’actes de provocation » en Ukraine. Parallèlement, l’Union Européenne va également ajouter quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à la liste des personnes sanctionnées dans le cadre de la crise ukrainienne, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.
L’ajout de ces noms a été décidé par les ambassadeurs auprès de l’UE des 28 pays membres, qui se sont réunis à Bruxelles en raison de l’absence de « désescalade » de la situation en Ukraine. Côté américain, Washington va également revoir les conditions d’autorisation à l’exportation en Russie de certains équipements high-tech qui pourraient avoir un usage militaire, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué publié à Manille, où le président Barack Obama est en visite officielle.

http://www.rtl.be/info/monde/europe/1087150/spectre-de-la-guerre-les-europeens-envoient-des-avions-militaires-a-la-frontiere-russe

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2014 |Pas de commentaires »

UKRAINE: POUTINE POUR LE CHAOS DANS L’EST MAIS PAS D’INTERVENTION MILITAIRE (AFP)

Ukraine:

Poutine pour le chaos dans l’est

mais pas d’intervention militaire

POUTINE joue aux échecs avec les autres

(AFP)

MOSCOU – Vladimir Poutine cherche à entretenir le chaos dans les régions russophones de l’est de l’Ukraine pour discréditer les autorités pro-européennes de Kiev et asseoir son influence, estiment des analystes qui ne croient pas au risque d’une invasion militaire.

Le brusque regain de tension ces derniers jours à Lougansk, Donetsk et Kharkiv, trois villes où pro-russes et loyalistes ukrainiens se font face, sous la menace de milliers de soldats russes massés à la frontière toute proche, font craindre le scénario appliqué en Crimée. Cette péninsule ukrainienne de la mer Noire a été rattachée à la Russie en mars après l’intervention d’hommes en armes sans signes d’appartenance et l’organisation d’un référendum non reconnu par Kiev et l’Occident, qui dénoncent une annexion.

Mais selon les experts interrogés, ce scénario ne devrait pas se répéter dans les régions russophones de l’est de l’Ukraine en raison des risques de nouvelles sanctions brandies par les États-Unis et l’Union européenne contre Moscou, et du manque de soutien parmi la population.

Intervenir militairement serait totalement absurde. Nos autorités ont déjà compris que le risque était trop élevé, que de sérieuses sanctions économiques étaient possibles, a déclaré à l’AFP l’analyste russe Alexeï Malachenko, du Centre Carnegie.

Les États-Unis et l’UE avaient réagi à la prise de contrôle de la Crimée par Moscou en adoptant des sanctions à l’encontre de responsables Russes ou Ukrainiens pro-russes. Le président américain, Barack Obama, a ensuite évoqué l’idée de s’en prendre à des secteurs clés de l’économie russe, déjà en perte de vitesse, en cas d’escalade.

Les risques sont plus élevés 

De plus, souligne l’expert Konstantin Kalatchev, il n’y a pas de consensus à l’égard de la Russie dans les régions industrielles russophones de l’est de l’Ukraine.

Seulement 30% des habitants, selon les sondages, voudraient se séparer de l’Ukraine pour rejoindre la Russie, ce qui est loin de l’unanimité constatée en Crimée, observe M. Kalatchev.

Contrairement à la péninsule de Crimée, renchérit le quotidien Vedomosti dans un éditorial, ces régions ne sont pas isolées géographiquement, et ne comportent pas de base militaire russe.

Si l’on rationalise la politique du Kremlin à l’égard de l’Ukraine, toute intervention militaire dans le sud-est de l’Ukraine paraît inutile et sans intérêt. La situation sociale et le niveau de soutien n’ont rien à voir avec ce qui a été constaté en Crimée, les risques sont beaucoup plus élevés à tous points de vue, notamment financiers, estime le quotidien des affaires.

La politique actuelle du Kremlin consiste donc à soutenir et contrôler l’instabilité dans l’est de l’Ukraine, afin de mettre en doute la légitimité de l’élection présidentielle et d’essayer d’influer sur les réformes constitutionnelles dans l’ex-république soviétique, explique Vedomosti.

Car les favoris de ce scrutin prévu le 25 mai 2014 — fixé après la destitution fin février du président pro-russe Viktor Ianoukovitch qui avait tourné le dos à l’Europe au profit de Moscou — sont des pro-européens décidés à arrimer à l’Ouest ce pays de 46 millions d’habitants frontalier de l’Union européenne.

Les États-Unis ont accusé mardi la Russie de semer le chaos en Ukraine, Kiev qualifiant de son côté les séparatistes pro-russes occupant des bâtiments administratifs à Donestk, Kharkiv et Lougansk de terroristes et criminels.

Réfutant ces accusations, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Kiev mercredi contre toute action irréparable, après les menaces du gouvernement pro-européen à Kiev — que Moscou ne reconnaît pas — d’intervenir contre les séparatistes retranchés dans deux villes de l’Est.

Pour M. Kalatchev, l’objectif minimum de la Russie, c’est d’arriver à ce que l’Ukraine devienne une fédération, idée lancée fin mars par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui permettrait pour Moscou de protéger les droits de la population russophone.

Une telle structure avec davantage d’autonomie aux régions ukrainiennes permettrait de faire en sorte que tout ce qui ne convient pas à la Russie, par exemple l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, puisse être torpillé par référendum avec l’aide des régions de l’est russophone, estime M. Kalatchev.

(©AFP / 10 avril 2014 15h33) UKRAINE: POUTINE POUR LE CHAOS DANS L'EST MAIS PAS D'INTERVENTION MILITAIRE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 avril, 2014 |Pas de commentaires »

LES ETATS-UNIS ENVOIENT SIX F-15 POUR RENFORCER LA SURVEILLANCE DE L’ESPACE AERIEN BALTE (AFP)

Les Etats-Unis envoient six F-15

pour renforcer la surveillance

de l’espace aérien balte

F15 AVION

VILNIUS – Les États-Unis qui assurent la surveillance de l’espace aérien balte dans le cadre de l’OTAN ont décidé d’y envoyer six avions de chasse F-15 supplémentaires, a annoncé, jeudi 6 mars 2014, le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas.

Les appareils ont atterri jeudi en début d’après-midi à Zoknai, ancienne base aérienne soviétique proche de la ville de Siauliai, dans le nord de la Lituanie, a précisé la porte-parole du ministère, Viktorija Cieminyte.

Le ministre a déclaré à l’AFP que l’envoi des avions était une réponse à l’agression de la Russie en Ukraine ainsi qu’à une intensification de l’activité militaire russe dans la région de Kaliningrad, une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite qui participait jeudi à Bruxelles à un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine a estimé que la réponse de l’OTAN était prompte et rapide.

La présidente Grybauskaite qui avait inspecté mercredi la base aérienne avait appelé l’OTAN à une plus grande présence dans les pays baltes.

Les pays de l’Alliance assurent à tour de rôle la protection de l’espace aérien des pays baltes qui ne disposent pas d’une aviation militaire suffisante.

Depuis janvier, les forces aériennes américaines patrouillent le ciel faisant frontière au sud et à l’est avec la Russie et le Bélarus à l’aide de quatre appareils F-15 depuis la base de Zoknai.

Les trois anciennes républiques soviétiques, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, entrées dans l’OTAN en 2004, s’inquiètent du potentiel militaire grandissant de la Russie à ses frontières, la crise ukrainienne n’ayant fait que renforcer ces appréhensions.

La présidente lituanienne a souligné que l’Europe n’était toujours pas capable de comprendre ce qui arrivait, et que la Russie essayait de réécrire les frontières de la Seconde guerre mondiale en Ukraine.

La Russie aujourd’hui est dangereuse. La Russie est aujourd’hui imprévisible, a-t-elle déclaré.

Dénonçant une brutale agression de la Russie contre l’Ukraine, elle a affirmé: Après l’Ukraine, il y aura la Moldavie, et après la Moldavie, ce sera d’autres pays.

Vilnius s’inquiète des récentes manoeuvres au large de la Pologne et de son propre pays.

La porte-parole du ministère de la Défense a souligné que la Lituanie a observé une plus grande activité des avions militaires russes près des frontières baltes, ce qui a contraint les chasseurs de l’OTAN à réagir plus de 40 fois l’année dernière.

En janvier et en février, le nombre de décollages des appareils de l’OTAN pour identifier des avions russes a augmenté par rapport à l’année précédente, a déclaré Cieminyte sans donner de chiffre précis.

(©AFP / 06 mars 2014 14h24)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES AFFRONTEMENTS DE KIEV: DES PHOTOS, DES MESSAGES ET DES MANIPULATEURS DANS L’OMBRE (TWITTER / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Les affrontements de KIEV:

Des photos,

des messages…

et des MANIPULATEURS

dans l’ombre.

(TWITTER / Thierry LAMIREAU)

Les anneaux olympiques ensanglantés par KIEV

Les anneaux ensanglantés des Jeux Olympiques de SOCHI

BHL en train de méditer pour une sortie de crise en UKRAINE à KIEV

BHL en train de méditer pour une sortie de crise à KIEV en UKRAINE

BHL est un…

BHL est un clown

POUTINE adore les jeux olympiques:

Poutine adore les jeux olympiques

POUTINE et la liberté d’expression:

En RUSSIE la liberté d'expression est un sport de combat par AMNESTY INTERNATIONAL

Les combats de rue:

Affrontements KIEV 1BRUEGEL et KIEV

Les affrontements à KIEV et BRUEGEL

Lutter pour sa survie:

Les barricades dans KIEVLes combats de KIEV

Les enfants aussi…

Les rues de KIEV

La place de l'indépendance de KIEV  (photo @Reuters  Olga Yakimovich

La place de l’indépendance de KIEV  

(photo:Reuters  Olga Yakimovich)

Les rues de KIEV après des combats de rues…

Les rues de KIEV après les affrontements AFP

Luttes à KIEV

La guerre civile ?…

Rues dans KIEV

Luttes dans les rues à KIEV

(Photo: Igor Kovalenko /EPA)

Luttes à KIEV Photo Igor KovalenkoEPA

Les morts à KIEV…

Les tués de KIEVTués dans KIEVPOUTINE et KIEV

POUTINE le tyran manipulateur…

mais il y en a tellement d’autres !

Pendant que l'Europe doute l'Ukraine est couverte de sang

Pendant que l’EUROPE doute

L’UKRAINE est couverte de sang !

Les crimes de GOOGLEGOOGLE POUVOIR

GOOGLE mis à toutes les sauces:

On peut s’en servir pour communiquer,

on peut être surveillé, dénoncé et censuré par GOOGLE !

Et dire que l’UKRAINE en a déjà pris son compte 

avec la RADIOACTIVITE de TCHERNOBYL !

Qui manipule qui dans ces luttes ?

Beaucoup d’affrontements non « visibles » 

et tout aussi DANGEREUX et MORTELS.

NOTA:

Photos prises sur TWITTER

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »

47 PHOTOGRAPHIES LOURDES DE SENS QUI VONT VOUS BOULEVERSER (Romain PERNET / Bored Panda)

47 photographies lourdes de sens

qui vont vous bouleverser

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(Photo: Monument aux morts de GENTIOUX, Creuse, FRANCE)

Certaines photographies valent mieux qu’un long discours.

C’est le cas de ces 47 clichés bouleversants qui illustrent des

moments touchants et souvent tragiques de notre histoire. 

1. Un petit garçon affamé donne la main à un missionnaire.

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via Mike Wells

2. L’intérieur d’une chambre à gaz du camp de concentration d’Auschwitz.

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via kligon5

3. Un chirurgien et son assistante exténués après une transplantation du coeur réussie qui aura duré 23 longues heures.

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via James Stanfield

4. Diego Frazão Torquato, en pleurs, jouant du violon aux funérailles de son professeur qui l’a aidé à sortir de la misère.

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via blogspot

5. Un soldat russe jouant du piano au milieu de nulle part à Chechnya en 1994.

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via drugoi

6. Une fillette soudanaise épiée par un vautour.

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via Kevin Carter

7. Un jeune homme qui vient d’apprendre l’assassinat de son frère.

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via Nhat V. Meyer

8. Des chrétiens protégeant des musulmans pendant leur prière durant les émeutes du Caire en 2011.

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via Nevine Zaki

9. Un manifestant abattu par des balles à blanc à Rio de Janeiro, Brésil. 

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via gpb

10. Kim, la jeune vietnamienne fuyant une bombe au Napalm lors de la guerre du Vietnam.

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via Nick Ut

11. Des sans-abris attendant de recevoir de la nourriture gratuite à l’extérieur de la mosquée de New Delhi, en Inde.

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via Tsering Topgyal / AP

12. Les funérailles majestueuses de Zanjeer, le chien qui a sauvé des milliers de vies durant les explosions de 1993 à Mumbai, en Inde.

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via Reuters

13. Une fille tenant la main de sa mère 6 ans après que cette dernière ait été déportée dans son pays natal. Elles sont séparées par la barrière qui symbolise la frontière entre l’Arizona et le Mexique. 

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via nbc news

14. Un père alcoolique et son fils.

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via imgur

15. Un couple s’enlaçant jusqu’à leur dernier souffle. Ils ont été retrouvés mort, l’un serré contre l’autre, sous les décombres après l’effondrement d’une usine.

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via Taslima Akhter

16. Un garçon gitan fumant une cigarette en 2006 dans le quartier Saint Jacques à Perpignan, en France.

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via Jesco Denzel

17. Hhaing The Yu se tenant la tête sur les vestiges de sa maison emportée par l’ouragan Nargis en Mai 2008 (Birmanie).

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via Brian Sokol

18. Les participants du marathon de Londres effectuant une minute de silence en l’honneur des blessés de l’attentat du marathon de Boston.

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via jsonline

19. Un ancien tankiste russe retrouvant le char dans lequel il a traversé la seconde guerre mondiale.

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via englishrussia

20. Un manifestant mettant des fleurs au bout des armes des forces de l’ordre. Cette photo a été prise le 21 octobre 1967 durant la marche pour la Manifestation du Pentagone. 

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via Bernie Boston

21. Une femme assise au milieu des décombres à Natori après le tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté le Japon en 2011.

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via theantlantic.com

22. Robert Peraza embrasse le nom de son fils sur le Mémorial dédié aux victimes des attentats du 11 septembre 2001.

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via diretodeny

23.  Phyllis Siegel (76 ans) et Connie Kopelov (84 ans) s’enlaçant après être devenues les premières personnes du même sexe à s’être mariées à Manhattan en 2011.

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via lifo

24.  Scott Jones embrasse sa petite amie Alex Thomas après avoir été frappée jusqu’à tomber au sol par les forces de l’ordre lors d’une manifestation à Vancouver.

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via kotofot

25. Des soldats russes se préparant pour la bataille de Kursk en Juillet 1943 (photo créée en 2006 à partir d’archives).

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via Shirak Karapetyan-Milshtein

26. Un afghan offrant du thé à des soldats américains combattant sur le sol de ses ancêtres.

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via Rafiq Maqbool / AP

27. Des parents, âgés de plus de 70 ans, cherchant toujours leur enfant disparu.

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via reddit

« M’avez-vous vu ? »

28. Des prisonniers juifs libérés d’un « train de la mort » les conduisant dans un camp de concentration en 1945.

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via hfcsd

29. Un civil français pleurant de désespoir alors que les Nazis prennent le contrôle de Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale.

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via iconicphotos

30. Le prisonnier de guerre Horace Greasley défiant du regard Heinrich Himmler durant l’inspection de son camp.

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via telegraph.co.uk

31. L’abominable agonie d’Omayra Sánchez, prise au piège dans les restes de sa maison après l’éruption du volcan Nevado del Ruiz.

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via Frank Fournier

32. « The Falling Man ». Un homme tombant du World Trade Center après que les avions aient percuté les deux tours new-yorkaises le 11 septembre 2001.

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via Richard Drew

33.  Des survivants de la tornade Haiyan entament une procession religieuse.

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via idenpendent

34. Un homme porte un enfant pour l’emmener loin du lieu d’un attentat à la bombe au Pakistan.

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via indyposted

35. Une femme empêche un bulldozer militaire de rouler sur un homme blessé au Caire en Égypte.

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via abc

36. Une veuve pleure sur la tombe de son défunt mari, tombé au Pakistan.

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via jsonline

37. Un protestant anti-gouvernemental offre une rose à un soldat à Bangkok.

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via startribune

38. Un prisonnier allemand de la Seconde Guerre mondiale réuni à sa fille. L’enfant n’avait pas vu son père depuis l’âge de un an. 

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via om911

39. Helen Fisher embrasse le corbillard transportant le corps de son cousin âgé de 20 ans, Douglas Halliday. Son corps, ainsi que ceux de six autres soldats, ont été ramenés en Angleterre après qu’ils soient tombés au front. 

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via rpgwebgame

40. Les journalistes Euna Lee et Laura Ling, qui ont été arrêtées en Corée du Nord et condamnées à 12 ans de travaux forcés, réunies avec leur famille en Californie suite à des interventions diplomatiques réussies de la part des États-Unis. Au final, elles n’ont exécuté « que » 147 jours de détention. 

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via om911

41. Une femme soumise à des radiations regarde son chien à travers une fenêtre à Nihonmatsu au Japon.

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via imgsou

42. Le prêtre Luis Padillo fait une dernière prière pour un soldat blessé par les tirs d’un sniper lors de révoltes au Venezuela.

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via ilcapomaeda

43. Un coréen du nord agite sa main vers un de ses proches de Corée du Sud qui est en train de pleurer suite à une rencontre lors des réunions de famille temporaires organisées entre les deux pays sur le Mont Kumgang le 31 octobre 2010. 466 coréens du sud ont été autorisés à passer 3 jours en Corée du Nord pour revoir leurs 97 proches nord-coréens desquels ils ont été séparés depuis la guerre de 1950-53.

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via giornalettismo

44. Des soeurs posent pour la même photographie à trois reprises, à des années d’intervalle. Sur la dernière, la troisième soeur ne faisait plus partie de ce monde. 

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via copypaste

45. John F. Kennedy Jr. salue le cercueil de son père avec la garde d’honneur.

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via vidaytiemposdeljuezroybean

46. Un moine prie pour un homme subitement décédé en attendant le train à Shanxi Taiyuan en Chine.

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via mamaclub

47. Christian Golczynski, âgé de 8 ans, accepte le drapeau américain qui lui est remis en l’honneur de son père, le sergent Marc Golczynski. Ce dernier a été tué lors d’une patrouille durant son second service en Irak seulement quelques semaines avant son retour chez lui. 

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via nmaw

Lequel de ces clichés vous a le plus remué ?…

SOURCE:

BORED PANDA

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »
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