JOURNEE D’ACTION DES FONCTIONNAIRES. UN MOUVEMENT DE NANTIS, DE CORPORATISTES ?

Journée d’action des fonctionnaires.

Un mouvement de nantis, de corporatistes ?

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Le revoilà le « corporatisme » enseignant !
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Il aura suffi que les professeurs des écoles parisiennes déclenchent une grève particulièrement bien suivie pour que resurgisse la vieille obsession du « corporatisme » des enseignants. La droite a usé jusqu’à la corde de ce ressort du dénigrement pour faire passer des réformes qui ont conduit à une véritable régression des conditions de travail des personnels.
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Mais ce qui apparaît aujourd’hui à ceux qui l’auraient oublié, c’est que la gauche est une adepte du « truc » : Peillon et Julliard ont ainsi renoué avec la méthode qui avait pourtant coûté si cher à Lionel Jospin, celle de son Ministre de l’Education Claude Allègre (1) bovinement attelé à « dégraisser le mammouth de l’Education Nationale » en gelant la dépense éducative.
Là aussi l’accusation de corporatisme avait fait flèche de tout bois avec l’objectif de casser les solidarités, en premier lieu celle des parents d’élèves mais aussi celle des autres couches de salariés, envers les salariés de l’Education. Car il faut bien voir que, relayé par un organe de presse comme Le Monde, dont un récent éditorial juge lamentable  »le corporatisme étriqué » des enseignants parisiens, l’objectif premier de cet anticorporatisme éducatif compulsif est rien de moins qu’isoler les manifestants et les grévistes, inscrire insidieusement en réflexe primaire (!) qu’un enseignant qui fait grève est nécessairement un enseignant qui se renie, qui oublie ses élèves.
Le gréviste ou le manifestant de l’Education Nationale sont des égoïstes-égocentrés-égolâtres qui ne pensent qu’à « leurs sous », leurs vacances, leur confort matériel, oublieux de leur noble mission mystique, rédemptrice de toutes ces inégalités que la société sécrète par tous ses pores. Le refus du passage à la semaine de quatre jours et demi condenserait parfaitement ce stéréotype réactionnaire de la monade enseignante arc-boutée sur ses privilèges.
  FONCTIONNAIRES
En ces temps de contre-réformes libérales-capitalistes tueuses des logiques de service public, l’idée que la défense des intérêts matériels d’un enseignant (son salaire, l’organisation de son temps de travail, etc.), outre qu’elle participe de la commune condition de salarié, puisse être étroitement indexée sur la défense des conditions d’étude des enfants, est totalement escamotée par la gauche de gouvernement et ses relais médiatiques, acquis au primat du marché et à l’utopie aberrante de la compatibilité de celui-ci avec l’intérêt général : la conclusion de l’éditorial du Monde suffit à mesurer combien toute une pensée se donnant à voir progressiste, moderne, ouverte, pragmatique, décomplexée, libérée des chaînes idéologiques, reste ancrée dans les pires archaïsmes d’une diabolisation insultant au demeurant les règles élémentaires de l’argumentation :
« Il est vrai que le maire de la capitale a annoncé son intention d’appliquer la réforme à la rentrée prochaine. Vrai aussi que les instituteurs parisiens craignent de perdre dans l’affaire un privilège qui remonte à la monarchie de Juillet : ne pas enseigner la musique, les arts plastiques et l’éducation physique, pris en charge, à Paris, par des enseignants « municipaux ». Vrai encore qu’il leur est demandé de (re) travailler une demi-journée de plus, sans augmentation de salaire. Vrai, enfin, qu’ils tentent d’entraîner les parents dans leur combat. Disons-le tout net : ce corporatisme étriqué est lamentable. »
Le bluff rhétorique de l’anaphore (« il est vrai ») ne devrait pas masquer que ce qui est vrai est que l’éditorialiste n’a rien à faire de la vérité d’une condition enseignante dont les articles ci-dessous et les liens que nous leur adjoignons, témoignent qu’elle a subi une dégradation intolérable. Intolérable, du moins, si l’on garde le cap d’une Education Nationale dont l’intérêt premier est qu’elle soit au service des…élèves.
Le Monde, Julliard, Peillon, Hollande, Ayrault, comme hier Allègre ou Jospin et tous ceux qui participaient de l’inoubliable « gauche plurielle », sont/étaient, la vérité c’est aussi cela, en consensus de fond avec la droite. Les quelques miettes de Peillon sur les emplois ne rattrapent aucunement les dégâts du sarkozysme et deviennent même, oh paradoxe et perversion de la gauche social-libérale, un moyen de faire baisser la garde sur la poursuite de la politique de dérégulation austéritaire du service public d’éducation. Le tout sur fond d’alignement structurel sur les desiderata du patronat dont l’assomption par le gouvernement du rapport Gallois n’est que la pointe émergée de l’iceberg.
Alors, qu’on se le dise, en ce jour de mobilisation des fonctionnaires, ces « nantis » (pris pour cibles, en réalité, à travers les enseignants grévistes de Paris) dont parlait le « giscardien » Raymond Barre, l’accusation de corporatisme qui vient d’être posée sur la scène sociale est un indicateur irrécusable : celui que la gauche qui nous gouverne est de droite, que, comme la droite, elle voit, au fond logiquement, dans la mise en action des personnels une menace pour ses projets politiques et qu’elle n’attend de la population qu’une seule chose : la soumission aux dits projets !
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Il revient donc, en premier lieu, au mouvement social de combattre la droite, quels que soient les masques dont elle s’affuble, de déjouer toutes les stratégies d’atermoiement qui spéculent sur un chimérique redressement à gauche des Hollande-Ayrault, de se constituer enfin en opposition déterminée, autonome dans son organisation afin de rassembler au-delà des clivages politiciens et d’appareils, contre eux, en opposition donc à un gouvernement qui tient beaucoup de ces tristes pitres antipopulaires que furent Zapatero ou Papandréou.
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Qu’il soit permis ici de rappeler que la première visite à l’étranger faite par le vainqueur de la primaire socialiste fut réservée au président du gouvernement socialiste espagnol qui était en train d’engager l’épreuve de force avec son peuple pour lui faire payer une crise qui n’était pas la sienne; épreuve de force que poursuit, discrédit de cette gauche-là oblige, en parfaite continuité politique, le président de gouvernement de la droite dure, Mariano Rajoy ! Un certain … corporatisme de la classe politique social-libérale fut de mise dans cette rencontre entre « socialistes » des deux côtés des Pyrénées dont il convient de décrypter qu’elle dit quelque chose d’essentiel sur l’actualité sociale et politique du moment en France : que ce soit du côté des écoles, des lycées ou des universités ou encore de PSA, Sanofi, Virgin, etc.
Tous ces lieux de travail dont on aimerait bien « à gauche » qu’ils ne ne se coordonnent surtout pas en revendiquant une amélioration des conditions de travail, précisément, et d’étude pour tous et, qui sait, en esquissant le début d’une transformation radicale de la société vers plus de solidarité entre fonctionnaires et non-fonctionnaires, entre jeunes et vieux, etc. ! Sans plus se préoccuper des petits calculs des gestionnaires gris de l’existant.
Antoine (ancien président de comités locaux de la FCPE 34 et syndicaliste enseignant, membre du NPA 34)
(1) Personne ne devrait avoir oublié que Claude Allègre, basculement hautement significatif de ce qu’est l’essence du social-libéralisme, a intégré, durant ces dernières années, avec les Kouchner, Amara, mais aussi Jouyet (retourné, lui, occuper de hautes fonctions « à gauche », auprès de son grand ami Hollande !) le fan club de Nicolas Sarkozy …
Jean-Pierre Jouyet occupe aujourd’hui le poste de Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations sur décision de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il est également devenu président de la Banque Publique d’Investissement (BPI) et, c’est à ce titre qu’il s’est exprimé sur le canard boiteux qu’était le site de Florange (Arcelor Mittal).
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 L’Hérault du jour du 31 janvier 2013
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Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 3 février, 2013 |Pas de Commentaires »

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