NIGER-AREVA: LES COULISSES D’UNE TRES LONGUE NEGOCIATION + RETOUR SUR INFO AVEC LA CRIIRAD ET THIERRY LAMIREAU REALISATEUR DU FILM « URANIUM EN LIMOUSIN » (Christophe BOISBOUVIER/economie.jeuneafrique.com)

Niger-AREVA :

Mine d'IMOURAREN au NIGER

Les coulisses

d’une très longue

négociation

(Christophe BOISBOUVIER) 
Niger Areva Arlit cAreva-Taillat-Jean-Marie
La mine d’extraction d’uranium d’AREVA à Arlit, au Niger. © AREVA/Taillat Jean-Marie

AREVA refusait de payer des taxes plus élevées sur l’extraction de

l’uranium d’Arlit.

Au terme d’un interminable bras de fer, les Nigériens ont fini par

l’emporter. 

Intox, infiltration de l’adversaire, manifestations de rue…

Ces derniers mois, tous les coups ont été permis pour gagner le bras de fer sur l’uranium du Niger. Voilà quarante ans que les Français creusent dans la roche désertique d’Arlit, au nord du pays, pour en extraire du yellow cake – de la poudre d’uranium de couleur jaune – afin de faire tourner les centrales nucléaires qui produisent 80 % de leur électricité.

Pour les Nigériens, ce minerai est tout aussi stratégique : il représente 40 % de leurs exportations. A-t-on frôlé la rupture ? Sans doute. C’est pourquoi, le 26 mai 2014 à Niamey, Omar Hamidou Tchiana, le ministre nigérien des Mines, et Luc Oursel, le président du directoire d’AREVA, ont affiché un sourire qui ressemblait à un gros ouf de soulagement.

Fiscalité

Mine d'uranium de ARLIT au NIGER photo de pierre VERDY AFP

Au coeur de la discorde, il y avait les exonérations fiscales dont bénéficiait AREVA au Niger.

Depuis le vote d’une loi minière en 1993, l’exploitant français – via ses deux filiales nigériennes, Somaïr et Cominak – payait une taxe ne dépassant pas 5,5 % de la valeur des ressources extraites. En 2006, sous la présidence de Mamadou Tandja, une nouvelle loi a porté la redevance à 12 %. AREVA a fait la sourde oreille en invoquant la convention minière décennale de 2004, qui en restait à 5,5 %.

Problème : ladite convention arrivait à échéance le 31 décembre 2013. Le président Mahamadou Issoufou, qui a lui-même été un cadre de la Somaïr dans les années 1980, s’est alors juré de faire plier son ancien employeur sur la taxe à 12 %.

Le 5 février 2014, Pascal Canfin, ministre français de l’époque délégué au Développement, déclare au Palais Bourbon : « Les demandes du Niger sont légitimes. » Le vent a tourné en la faveur de Niamey.

Pour ne pas passer à la caisse, AREVA a dramatisé l’enjeu.

« Vous savez, le site de la Cominak [près d'Arlit] n’est plus rentable, ont lancé l’an dernier les experts français à leurs interlocuteurs nigériens. Le site de la Somaïr [également près d'Arlit] est encore en bon état, mais l’autre est en fin de cycle.

 Bluff ou réalité ?

PHOTOS_ArevaauNiger

À l’aide de quelques fuites opportunes dans la presse, le groupe français a voulu faire croire à son partenaire nigérien qu’il envisageait de fermer le site de la Cominak dans deux ou trois ans et qu’il comptait se redéployer au Kazakhstan, premier pays fournisseur d’AREVA, voire en Mongolie ou en Namibie, là où Anne Lauvergeon, le prédécesseur de Luc Oursel, a acheté une mine à un prix exorbitant.

>> Lire aussi : Guéguerre nucléaire au Niger

Des drones et des avions de chasse pour traquer les jihadistes

Le 1er janvier 2014, nouveau coup de bluff.

Au lendemain de la date d’expiration du contrat de 2004, AREVA arrête l’extraction sur ses deux sites « pour des raisons de maintenance » et met au chômage technique une bonne partie de ses quelque 3 200 salariés. Luc Oursel voulait en finir…

C’était compter sans la politique.

Tout bascule en février 2014, sans doute lors d’un échange discret entre Mahamadou Issoufou et François Hollande.

Les deux chefs d’État se tutoient depuis longtemps – ils se sont rencontrés en 1997, lors d’un congrès du Parti socialiste français à Brest. Au moment où le Niger accueille, sur l’aéroport de Niamey, deux drones et des avions de chasse français pour traquer les jihadistes du Sahel, Hollande peut difficilement dire non à une demande pressante d’Issoufou. Et AREVA étant détenu à 87 % par l’État français, Oursel ne peut pas refuser grand-chose à Hollande.

Dès le 5 février 2014, en réponse à une question « téléphonée » du député écologiste Noël Mamère, Pascal Canfin, ministre français de l’époque délégué au Développement, déclare au Palais Bourbon :

« Les demandes du Niger sont légitimes. » Aussitôt, les Nigériens comprennent que le vent tourne en leur faveur.

Les ONG et les écologistes français ont-ils été leurs « agents infiltrés » à Paris ? « Aujourd’hui, l’échiquier s’est enrichi d’un nouvel acteur de poids, la société civile. Et après quarante ans d’injustice à l’égard d’un pays dont 60 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, AREVA, qui a bénéficié de quelque 600 millions d’euros d’exonérations fiscales, a l’occasion de devenir socialement responsable », souligne le Camerounais Guy Gweth, consultant en intelligence économique et fondateur de Knowdys Consulting Group

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Luc Oursel, patron d’AREVA et le président Mahamadou Issoufou, lors de la signature de l’accord de Niamey, le 26 mai 2014. © Areva

 La rénovation de la route de l’uranium

Selon l’accord du 26 mai 2014, le groupe français accepte donc de s’acquitter de cette fameuse taxe à 12 %. Et pour le Niger, le profit n’est pas mince. « Les impôts d’AREVA vont augmenter d’environ 30 %, glisse un ministre nigérien. Sur une année fiscale, nous attendons entre 20 et 30 millions d’euros de recettes supplémentaires. » Par ailleurs, le groupe minier s’engage à financer la rénovation de la « route de l’uranium » Arlit-Tahoua à hauteur de 90 millions d’euros. Le ministre nigérien des Mines promet : « L’accord sera rendu public après ma communication en Conseil des ministres. Et si les députés souhaitent en savoir plus, c’est avec plaisir que j’irai à l’Assemblée Nationale. »

Reste le sujet qui fâche : Imouraren

Radioactivité mine de ARLIT au NIGER

Au grand dam de Niamey, depuis 2012, AREVA ne cesse de reporter la date d’ouverture de ce site géant. L’accord du 26 mai 2014 soumet sa mise en exploitation à une remontée des cours de l’uranium. De bonne source, le document signé par les deux parties évoque les premières sorties de yellow cake en 2019 ou en 2020. Pourquoi le Niger ne remet-il pas Imouraren sur le marché international, comme le réclame le Réseau (nigérien) des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) ?

« Soyons honnêtes, si nous récupérons Imouraren, rien ne dit que nous trouverons quelqu’un qui en lancera tout de suite l’exploitation, souffle un ministre nigérien. De plus, si nous mettions aujourd’hui les 5 000 tonnes d’Imouraren sur le marché, les cours de l’uranium tomberaient encore plus bas. Depuis la catastrophe de Fukushima [au Japon, en 2011], le marché est très déprimé.

Attendons la reprise. Le nucléaire a de beaux jours devant lui. »

http://economie.jeuneafrique.com/index.php?option=com_content&view=article&id=22248

« Le nucléaire a de beaux jours devant lui »…

Pas sûr l’ami ministre !

NIGER-AREVA: LES COULISSES D'UNE TRES LONGUE NEGOCIATION + RETOUR SUR INFO AVEC LA CRIIRAD ET THIERRY LAMIREAU REALISATEUR DU FILM

Mine d’uranium au Niger.

 Mines d’uranium au Niger:

Un scandale nommé

COGEMA

 Le nucléaire, l’uranium

et l’ « indépendance énergétique » française

Sur le site internet de COGEMA [1] on trouve les précisions suivantes: « Le groupe COGEMA est l’un des leaders mondiaux pour la production d’uranium naturel, il en produit de l’ordre de 7 000 tonnes par an soit environ 20% de la production mondiale. (…) En France plus de 70 000 tonnes d’uranium ont été exploitées depuis 1946. Les principaux gisements se situaient dans le Limousin, le Forez, la Vendée et l’Hérault (…). Dès le début des années soixante, les équipes de prospection du groupe COGEMA ont engagé des recherches hors de France (…). Les succès les plus remarquables ont été rencontrés au Gabon (près de 27 000 tonnes d’uranium découvertes et exploitées de 1960 à 1999) et surtout au Niger (près de 80 000 tonnes d’uranium produites depuis l’origine) (…) ».

L’année 1988 correspond à la production maximale des mines d’uranium en France mais à partir de cette date les fermetures de sièges miniers vont se succéder (a). Pourtant, huit ans plus tard, dans la publication CEA « Memento sur l’énergie 1996″ il est indiqué au chapitre « Réserves énergétiques françaises » que le taux d’indépendance de la France vis-à-vis de l’uranium est de 100% alors que les mines françaises sont en fin de vie. Dans les publications ultérieures ce chapitre a disparu.

Notons que cette façon de voir l’indépendance de la France est parfaitement logique dans le système économique actuel. La production d’une entreprise n’appartient pas au pays où l’entreprise est implantée mais à son propriétaire. Si les mines d’uranium en Afrique ou ailleurs sont la propriété de COGEMA alors l’uranium produit est français. L’économie moderne nous a permis de récupérer des territoires coloniaux que nous avions perdus. Une façon moderne de gérer la colonisation ! Ainsi, notre soit disant « indépendance énergétique » qui serait due à l’uranium vient, en réalité, d’Afrique depuis bien des années déjà, mais aussi du Canada, d’Australie, et COGEMA développe désormais des activités minières en Asie centrale dans des républiques de l’ex-URSS (Kazakhstan et Mongolie).

La réalité COGEMA

et ses mythes

AAAAAAAAAA

(photo: Image tirée du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

de Thierry LAMIREAU)

Une plainte avec constitution de partie civile pour pollution, mise en danger de la vie d’autrui, abandon et dépôt de déchets concernant tous les sites miniers du Limousin a été déposée contre COGEMA en mars 1999 par l’association Sources et Rivières du Limousin, trois ans après que plusieurs associations aient dénoncé la radioactivité des eaux du Lac de St Pardoux [2]. La COGEMA, en tant que personne morale, a été effectivement mise en examen le 30 août 2002 pour « pollution, abandon et dépôt de déchets ».

Comment est-ce possible ? Les habitants du Limousin et de tous les sites miniers ne doivent-ils pas être rassurés et heureux des activités menées par COGEMA – la prospection, l’activité minière et la réhabilitation après la fermeture des installations – si l’on en croit le panégyrique publicitaire de COGEMA qu’on peut trouver sur internet ? Citons quelques passages. Les activités minières COGEMA ce n’est pas seulement « Découvrir et produire » mais aussi: « Favoriser le développement durable (…) En fin d’exploitation, COGEMA réaménage les sites miniers pour les rendre au milieu naturel et maintient une surveillance sur les sites une fois réaménagés. Sans attendre la phase de réaménagement, COGEMA entreprend à chaque stade des opérations, des actions de précaution et de prévention, afin de minimiser les impacts et les risques environnementaux ». « La sécurité et la santé des travailleurs, COGEMA a été pionnière dans la profession pour la protection des mineurs contre les radiations ionisantes (…) ». « Les relations avec les populations locales, COGEMA est à leur écoute et contribue à la vie économique et sociale de façon adaptée à chaque situation : – Assistance médicale dans les pays ne disposant pas de système de santé publique (exemple de l’hôpital d’Arlit au Niger) (…) «  Cette auto-complaisance a de quoi faire grincer les dents. Nous allons la confronter à deux réalités, celle du Limousin et celle d’Arlit au Niger.

COGEMA

et les mines d’uranium

en Limousin

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(Photo: Mine d’uranium de BELLEZANE près de BESSINES en Haute-Vienne /

Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Ne manquez pas de voir le film de Thierry LAMIREAU « Uranium en Limousin«  [3] qui raconte une autre histoire, moins triomphaliste et plus triste, de sites saccagés, d’opposants, de travailleurs malades. L’histoire racontée par un médecin, de son patient qui a ses mouchoirs toujours jaunes comme est jaune la couleur du « yellowcake » issu des traitements chimiques du minerai d’uranium (b), qui va mourir et être autopsié et dont les résultats ne seront jamais communiqués.

Les oppositions à COGEMA ont été nombreuses en Limousin comme en témoigne la dizaine d’associations [4] créées au cours des ans dans toute la région. Michèle Granier (CLADE) nous fait un bref résumé: « En Limousin, la Division Minière de la Crouzille exploite l’uranium depuis 1949. Au début des années 1970 la contestation naît dans la population et une plainte en justice est déposée lorsque les déchets et matériaux provenant du démantèlement de l’usine du Bouchet [5] en région parisienne sont déversés dans une mine à ciel ouvert, Le Brugeaud, où sont stockées les boues de concentration du minerai. (Il a été question de 40 – 50 curies de radium 226 provenant du Bouchet). Il y a eu une grande variété de luttes ponctuelles, par exemple contre les permis d’exploitation dans les secteurs miniers.

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(Photo: Dépôts de boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Dans les années 90 les opposants ont obtenu une pré-étude sur l’état radiologique des sites d’exploitation du Limousin, payée par les Conseils Général et Régional, effectuée par la CRIIRAD, association indépendante (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), et la société ALGADE choisie par la COGEMA. Les deux séries de mesures ont été concordantes mais pas l’interprétation des résultats ! Les conclusions de la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) ont été celles d’ALGADE qui dédouanent la COGEMA, en bref: l’exploitation minière n’a eu aucun impact sanitaire en Limousin.

L’inertie des élus et de la population aidant, les recommandations formulées par la CRIIRAD ont été enterrées.

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(Photo: Fûts radioactifs abandonnés dans la nature par COGEMA/AREVA sur le site de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Mais cela n’empêche pas les problèmes de refaire surface très périodiquement: Réservoirs d’eau potable de la ville de Limoges contaminés par les eaux d’exhaure des anciennes mines d’uranium « abandonnées ou délaissées ». Lac touristique de Saint-Pardoux faisant de la « rétention » de radioactivité dans les sédiments ; maison à taux de radon record, vendue à des particuliers par COGEMA, que Kouchner – le Ministre de la Santé – fait évacuer, le tout avec procès à la clé (annulation de la vente au motif que COGEMA étant « expert en la matière » a réalisé une vente en connaissance du vice caché) ; plainte déposée par Sources et Rivières du Limousin pour empoisonnement des eaux du Limousin aboutissant en 2002 à la mise en examen de COGEMA (à suivre). Plainte le 2 octobre 2002 contre l’Etat français, Ministère de l’Environnement chargé des installations classées, déposée par l’ADEPAL [5] auprès de la Commission des communautés européennes au sujet de l’autorisation préfectorale accordée à COGEMA de stockage de 199 900 tonnes d’oxyde d’uranium appauvri à Bessines, dans des hangars de surface (c). (Avec la réponse récente de la CCE l’Etat a gagnéA suivre). D’autres actions ont eu lieu au cours des ans, on ne peut les citer toutes (d).

Hors Limousin

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(Photo: Ancien site contaminé de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Concernant la Division minière du Forez, l’étude mandatée par le Collectif des Bois Noirs, la Mairie de Saint Priest la Prugne et les élus locaux sera rendue début 2003. (A noter que la fermeture du site date de 20 ans et que c’est l’état du site et les préoccupations de santé des populations qui obligent les élus à se pencher sur le problème (mesures de la contamination du site par la CRIIRAD et SUBATECH choisi par COGEMA).

Par ailleurs la Division Minière de Vendée a, elle aussi, demandé à la CRIIRAD de faire une étude qui a obligé l’industriel à reprendre certains sites. Quant à la Division de Lodève (Hérault) elle sert de vitrine de « réaménagement modèle » mais il faut noter que jusqu’à présent la contestation ne s’est pas fait entendre. Il se pourrait que s’engage le même processus que sur tous les sites visités par COGEMA ». 

Mine d'uranium de ARLIT au NIGER photo de pierre VERDY AFP

Le scandale d’Arlit.

COGEMA soit-disant: « pionnière pour la protection des mineurs d’uranium » ! 

Pour illustrer les « bonnes oeuvres » de la COGEMA en Afrique, le site minier d’Arlit au Niger est exemplaire et nous donnons ci-après la traduction par Anne-Marie Chenet (Stop Nogent) d’un article de Roger Moody publié par Wise-Amsterdam le 22 avril 1982 [6] :

« Scandale de l’uranium

au Niger »

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« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main d’oeuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

Ce ne sont là que quelques uns des faits rapportés par un réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramen de l’émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie nord du Niger. [Le réalisateur] Christopher Olgiati est un jeune homme grand et mince, parlant avec aisance. Il n’exprime pas de griefs particuliers contre le gouvernement militaire du Président Kountché: de fait il le défend contre l’accusation qui s’est répandue selon laquelle le gouvernement aurait permis aux Libyens de détourner le minerai d’uranium. (Olgiati pense que c’est peut-être une désinformation qu’a fait courir la CIA).

Pour ce que j’en sais Chris Olgiati peut très bien être un défenseur de l’énergie nucléaire. Mais ce qui l’a choqué lors de sa visite durant dix jours de cette région uranifère, une des plus importantes de la planète, ce sont les conditions de vie de la main d’oeuvre locale. Et le contraste avec celles des Français qui occupent les postes de direction.

« Arlit est absolument au milieu de nulle part » m’a-t-il dit dans une interview en exclusivité.  » C’est une oasis artificielle construite selon le modèle colonial. Elle a sa propre ville-dortoir avec supermarchés, courses de chevaux, produits de luxe importés de la métropole. Un incroyable choc culturel si l’on compare avec les travailleurs nomades ». Selon Olgiati c’est la main d’oeuvre nomade qui vient vers la compagnie plutôt que l’inverse. Souvent les nomades ne restent pas plus d’une semaine, prennent leur paie et s’en vont. Certains ne restent qu’une journée. « C’était la grande récrimination française » dit Olgiati, « les ouvriers ne font juste que passer ».

« Il va de soi que les Français n’informent pas les indigènes qu’ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n’entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu’il soit est impensable ».

« Un sympathique directeur d’Arlit nous a concédé que les nomades travaillaient dans l’ignorance absolue de ce qui pouvait leur arriver dans vingt ou trente ans ». Il y a de grandes mines souterraines à Arlit que l’équipe de la télévision a visitées:

« Une journée sous terre était plus qu’assez » a commenté Olgiati. « Le renouvellement d’air semblait correct mais le bruit du forage était insupportable. Je n’ai vu personne porter de masque. Les mineurs remontent des galeries en fin de journée recouverts de poussière radioactive de la tête aux pieds ». Arlit n’est pas la seule mine d’uranium du Niger mais elle a été la première et elle reste la deuxième en importance. La production commerciale a démarré en 1971 – la production a été de 1900 tonnes en 1980. La teneur moyenne en uranium est actuellement de 0,25% mais en 1978 elle atteignait les 3%. Si l’on se réfère au terrible taux de mortalité parmi les mineurs des mines de Kerr McGee dans les années 50-60 (et leurs conditions de travail étaient probablement meilleures qu’ici) cela signifie que les Français ont signé l’arrêt de mort de milliers de Nigériens dans les années à venir.

Seulement le tiers du consortium SOMAIR d’Arlit appartient au gouvernement nigérien. La COGEMA (filiale du CEA, Commissariat à l’Energie Atomique) en détient 27% tandis que la société IMETAL en détient aujourd’hui 19% à travers la compagnie française MOKTA. L’autre géant français de l’uranium MINATOME détient 8% des actions. Des parts moindres sont détenues par Urangesellschaft (6,5%) ouest-allemande et la société italienne AGIP (6,5%) (e). Mais la direction est solidement tenue par les Français. « J’ai eu l’impression d’être en première ligne » dit Olgiati.

« Arlit est très important pour les Français. Ils ont une station émettrice très puissante qui communique directement avec la France et ils ont littéralement haï qu’il y ait une équipe de télévision ici ». L’uranium du Niger est non seulement indispensable au programme électronucléaire massif de la France mais aussi à sa production d’armement (…). L’uranium est transporté vers le monde extérieur par camions vers le Bénin et aussi vers la Lybie par Agadez à 250 km au sud-est d’Arlit où l’avion prend la relève. Chaque convoi est gardé sévèrement mais des accidents et des déversements de « yellowcake » sont chose courante. « Il y a toutes sortes d’histoires qui circulent au sujet de déversements d’uranium hors des camions et qui contaminent les réserves d’eau » dit Olgiati.

Cependant, le plus grand danger est la mine elle-même. Ici, des gens parmi les plus pauvres de la planète travaillent dans un environnement parmi les plus mortels qui soient pour fournir l’énergie aux norias de trains mus à l’électricité des nations les plus riches et alimenter leurs bombes en combustible. Ils sont maintenus dans l’ignorance totale des conséquences de leur travail et lorsqu’ils mourront leur corps ne sera même pas soumis à la formalité d’un examen post-mortem [autopsie]. Il serait difficile de trouver un exemple plus frappant de néo-colonialisme rampant.

Remarque : Ce scandale des conditions de travail des mineurs d’uranium africains n’a jamais fait partie des préoccupations syndicales en France. Ni d’ailleurs des ONG comme Médecins du Monde que nous avons essayé de sensibiliser à ce problème, mais sans succès [7].

Ceci n’est pas étonnant puisque même en France les syndicats des mineurs d’uranium ne se sont guère intéressés à l’excès de mortalité par cancers chez les mineurs d’uranium en particulier par cancers du poumon. Bien plus, ils ont contribué à masquer le problème comme en témoigne le fait que la réunion sur le thème des déchets miniers et de la surmortalité par cancer chez les mineurs d’uranium [8] n’a pu se tenir à Bessines le 16 décembre 1993 que sous la protection des gendarmes pour empêcher l’intervention violente des dirigeants syndicaux (CGT) qui voulaient casser le matériel de projection de Thierry LAMIREAU.

Bella BELBEOCH

Lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°95.

Références:

[1] COGEMA: Compagnie Générale des Matières Nucléaires, dont la présidente était Anne Lauvergeon (ancienne sherpa de François Mitterrand). Dans le cadre de la réorganisation de la filière nucléaire, création le 3 septembre 2001 par CEA-Industrie, Framatome et COGEMA, du groupe AREVA dont le directoire est présidé par Anne Lauvergeon. Dans AREVA: un pôle nucléaire avec COGEMA et Framatome ANP – Framatome Advanced Nuclear Power Inc.- (66% Framatome et 34% Siemens) et un pôle « technologie de l’information et de la communication » avec FCI (Framatome connections international) et ST Microelectronics. [Framatome ANP est très présent aux USA, entre autres pour assurer la maintenance des réacteurs]

[2] La Montagne, 7 sept. 2002 « La Cogéma mise en examen »

[3] Thierry LAMIREAU, 6 bis, route de la FULY 74150 RUMILLY. Uranium en Limousin, film/vidéo de 37 mn, 1ère version 1993, Copyright Thierry LAMIREAU 1995.

Plusieurs fois primé (entre autres): Mai 1994 2ème prix au Festival Audiovisuel des Cultures Minorisées d’Europe.Septembre 1994 « Meilleure oeuvre vidéo » 5èmes rencontres de l’Image-Nature et Environnement, Martigues. Novembre 1994 1er prix catégorie « amateur », Rencontres Documentaires Traces de Vie à Vic le Comte/Clermont-Ferrand. Mars 1995, Prix du Ministère de l’Environnement au Festival Eurorégional du Film d’Environnement de Roubaix. Projeté dans plusieurs festivals dont le Festival du Film Scientifique de Palaiseau (Novembre 1995) et le festival « Territoires en Images » (Institut de Géographie, Paris, Mars 2002).

[4] Amis de la Terre Limousin et Marche, APMA Association de la Protection des Monts d’Ambazac, ALV les Amis du Limousin Vert, APPSP Association pour la Protection du Pays de Saint-Pardoux, AICIN Association Intercommunale d’Information sur le Nucléaire, ADEMAU Association de Défense des Monts d’Auriat, CRIIRAD Marche-Limousin, CLAN Collectif Limousin pour une Alternative au Nucléaire, CLADE Coordination Limousine Anti-Déchets Radioactifs, ADEPAL Association de Défense du Pays Arédien en Limousin. Il en manque peut-être !

[5] En région parisienne, à l’usine du Bouchet (CEA) les murs de certains laboratoires étaient devenus jaunes-orangés, comme les poudres d’uranates traités… N’étant pas d’une santé florissante les travailleurs du Bouchet ont eu du mal à se recaser pour raisons médicales dans les centres CEA après la fermeture de l’usine en 1971 et certains devaient être licenciés ce qui est apparu comme le début d’une campagne plus générale de licenciements prévus par l’administration du CEA qui a entraîné une riposte du personnel (« Non à la politique du citron pressé, non aux licenciements »), les syndicats ont appelé à la grève le 5 mai 1971, largement suivie à Saclay.

Il n’y a pas eu d’étude épidémiologique sérieuse des travailleurs du Bouchet. Obtenir la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux morts par cancer est un véritable parcours du combattant. En 1990 la décontamination du site n’était toujours pas terminée et suscita de multiples protestations d’habitants du voisinage (Ballancourt, Itteville, Vert-le-Petit) en particulier des Amis de la Terre. Le Parisien des 28-29 avril 1990 titrait « Essonne : 20 000 tonnes de déchets nucléaires dorment près de Paris ».

[6] WISE-Amsterdam, Number 134.967, 22.4.82 (WISE, World Information Service on Energy). Nous remercions Wise-Amsterdam pour nous avoir retrouvé ce document de 1982. (En 1982 Roger Moody habitait Londres. Militant très actif il a, entre autres, fondé un groupe de recherche et d’action en faveur des minorités indigènes coloniales, il collaborait à Wise-Amsterdam, et devait se rendre en Australie visiter une mine appartenant à COGEMA).Wise publie désormais un bulletin Nuclear Monitor conjointement avec Nuclear Information and Resource Service (NIRS, Washington- USA). Contact: WISE Amsterdam, PO Box 59636, 1040 LC Amsterdam, http://www.antenna.nl/wise

[7] Lors de cette rencontre le 12 mai 1987 avec plusieurs membres de Médecins du Monde (le président était à l’époque Bernard Kouchner) nous avons expliqué les problèmes liés aux mines d’uranium, l’importance des mesures de radioprotection (évidemment ces mesures ont un coût qui se répercute sur le prix de l’uranium), signalé ce témoignage paru dans le bulletin de WISE sur l’emploi d’adolescents Touareg. Nous leur avons suggéré de faire une enquête sur les conditions de travail à Arlit. Cela ne devait pas poser de problèmes car des médecins de MdM sont présents en Afrique. Aucun écho, si ce n’est qu’au cours de la discussion il est apparu qu’une des femmes présentes était descendue dans une mine souterraine d’Arlit (il y a aussi à Arlit des mines à ciel ouvert). Elle ne s’était pas inquiétée des conditions de travail mais a pali quand on a expliqué l’importance du radon et des poussières d’uranium sur l’incidence des cancers du poumon.

[8] Roger Belbéoch, « Les risques de cancer chez les mineurs d’uranium français«  La Gazette Nucléaire 129/130, décembre 1993, p.10-15. Colloque Uranium et santé, Limoges novembre 1993.

Notes:

a) Dossier: l’uranium, par Pierre-Christian GUIOLLARD http://www.minerapole.com/f_/fi_01_1.html. Jouac, la toute dernière mine d’uranium française non loin de Limoges, a fermé le 31 mai 2001. D’après la publication CEA Informations utiles, Edition 2001, la répartition de la production d’uranium en 1999 par les compagnies du groupe COGEMA (5528 tonnes) était la suivante: Afrique 58% ; Canada 32% ; Jouac 8% ; divers (USA) 2%.

b) Le « yellowcake » est un concentré issu du traitement chimique du minerai. C’est un diuranate de couleur jaune. A Bessines ces traitements étaient effectués à l’usine SIMO (Société Industrielle des Minerais de l’Ouest). C’est sous forme de « yellowcake » que l’uranium est ensuite envoyé aux différentes usines de conversion.

c) La présence d’un tel tonnage d’oxyde d’uranium appauvri sous forme de poudre n’a guère mobilisé les antinucléaires hors Limousin. Et pourtant si un avion s’écrasait sur les hangars ou si un incendie se déclarait (acte malveillant, amorçage de réaction chimique transformant UO2 résiduel en U3O8 etc.) ce serait pire que la dispersion des oxydes formés par l’impact des obus utilisés dans la guerre du Golfe et au Kosovo car, dans les hangars, c’est déjà de l’oxyde d’uranium sous forme de poudre qui se disperserait.

d) Action collective symbolique réussie à Auriat: deux forages destinés à l’étude de l’enfouissement en couche géologique profonde de déchets radioactifs sont définitivement bouchés. Il ne s’agissait pas de la COGEMA mais de forages de l’Institut de Protection et de la Sûreté Nucléaire (IPSN).

residus_Cominak AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES 

Résidus radioactifs de COMINAK à l’air libre (plus de 10 millions de tonnes), source CRIIRAD, décembre 2003.

e) D’après Wise-Amsterdam (mise à jour 2 août 2002) deux groupes SOMAIR et COMINAK se partagent l’exploitation de l’uranium au Niger dans les sites respectifs d’Arlit et Akouta et COGEMA est majoritaire: SOMAIR: 56,86% COGEMA, 6,54% Urangeselschaft Allemagne, 36,6% ONAREM Niger. COMINAK: 34% COGEMA, 31% ONAREM Niger, 25% OURD Japon, 10% ENUSA Espagnehttp://www.antenna.nl/wise/uranium/uoafr.html

A lire :

- Le dossier de la Criirad, « Niger : mines d’uranium« 


Le Limousin radioactif

Radon, un gaz mortel qui vient du sol

Les atomes du Limousin

(Thierry LAMIREAU)

Le DVD est disponible chez: 
Thierry LAMIREAU
6bis, route de la FULY 74150 RUMILLY
Tél fixe: 09 52 12 70 03   Portable: 06 32 18 94 37
Email: 
t.lamireau@free.fr

PRIX (port compris): 25 euros

THIERRY restaurant  bord du lac d'ANNECY PHOTO REDUITE pour internet OVS

Interview de Thierry LAMIREAU (au format MP3, 18 Mo)

Lire sur le Radon: Une supercherie institutionnalisée pour se refaire une virginité (document Word) Lire: Communiqué de Presse, 30 0ctobre 2008 

Les vaches pondent des oeufs
Les poules ont des dents
Les déchets RADIOACTIFS
En LIMOUSIN et ailleurs
Sont SANS DANGER
Ou comment redire quelques vérités oubliées…
 
(document Word)

Un demi-siècle

d’exploitation

de l’uranium en Limousin

ou l’histoire

d’une odieuse supercherie

Exploitation uranium à BESSINES

(Photo: Ancien site nucléaire de BESSINES en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

LE LOBBY NUCLÉAIRE

RÈGNE EN MAÎTRE

Depuis l’après-guerre, le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) puis ensuite la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) ont toujours eu un comportement de colonialiste dans les régions comme le LIMOUSIN.

On promettait que toutes les Communes allaient s’enrichir grâce à l’exploitation minière de l’uranium ; c’est désormais le contraire qui se produit d’autant plus que l’industriel se désengage de plusieurs régions françaises.

Le CEA, la COGEMA ont toujours utilisé le vieux principe de la filière du nucléaire français : « Faites-nous confiance, on s’occupe de tout. De toute façon vous n’y connaissez rien ! »

Une politique dite « d’indépendance Nationale » incluant la construction d’une force nucléaire, un choix énergétique en faveur du nucléaire a conduit la France à être pendant de nombreuses années le principal producteur d’uranium de l’Europe Occidentale.

Désormais l’on veut toujours nous « faire avaler la pilule » en prônant l’indépendance de l’approvisionnement de l’uranium alors que la COGEMA est obligée d’acheter les consciences en prenant des parts importantes de marché dans toutes les grandes exploitations minières mondiales.

Cela a généré et générera encore de longs siècles des déchets radioactifs redoutables en amont et en aval de la chaîne du nucléaire.

Il est évident que depuis 1948 le CEA et la COGEMA ont travaillé comme ils l’ont voulu, sans aucune considération de l’environnement, des travailleurs et de la population. La France est le berceau de la Démocratie, pourtant depuis les découvertes des BECQUEREL et autres CURIE le lobby nucléaire règne en Maître.

carte_mines_limousin_1957 ARLIT

Le point sur les mines en 1957.

 DES SIMILITUDES

ENTRE LE DIKTAT

DU LOBBY NUCLÉAIRE

ET CELUI DU FASCISME

Boues radioactives grises pour l'habitat

(Photo: boues radioactives servant de mélange au béton utilisé par les entreprises de construction en LIMOUSIN / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Rappelons par exemple que M Edouard PARKER (pro-nucléaire à souhait) fut membre du « Comité National pour l’Énergie Nucléaire », lié au « Parti Ouvrier Européen », parti d’extrême droite. Au Conseil Supérieur d’hygiène Publique de France, à l’Académie des Sciences règne toujours l’éminent cancérologue mais piètre pro-nucléaire Monsieur Maurice TUBIANA.

Il est très frappant de voir les similitudes entre le Diktat du lobby nucléaire et celui du Fascisme :

1/ « Parler à la masse et lui asséner une pâture préparée », dit GOEBBELS, pour des milliers de cerveaux simultanément.

2/ Le succès est le seul critère. Il n’y a pas de propagande bonne ou mauvaise. Il y a des propagandes qui réussissent et des propagandes qui échouent.

3/ La propagande ne distingue ni le bien du mal, ni le juste de l’injustice. N’est vrai que ce qu’on fait croire.

4/ On ne s’adressera ni à l’intelligence, ni au bon sens, moins encore à la conscience, mais à l’instinct et aux passions des foules.

5/ Les slogans les plus simples et les plus gros seront les meilleurs. « Plus le mensonge sera patent, plus le mythe sera absurde, mieux il prendra à condition d’être répété sans cesse, inlassablement. » (« Le Chercheur d’Absolu »/ Théodore MONOD page 101/ Éditions « LE CHERCHE MIDI Éditeur »). M Maurice TUBIANA ne se gène pas, lors de ses conférences, pour donner en exemple… M GOEBBELS. On pourrait continuer longtemps ainsi avec d’autres personnalités du même milieu.

 L’EXPLOITATION MINIÈRE

DE L’URANIUM

ET SES NOMBREUSES

CONSÉQUENCES

BBBBBBBB

(Photo: Fûts rouillés d’URANIUM « APPAUVRI » de l’ancienne usine militaire du BOUCHET sur le site de BESSINES / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

L’exploitation minière et les nouveaux projets de stockage de matières radioactives entraînent de nombreuses conséquences:

· Pollution des eaux, de l’air et des sols.

· Accroissement des cancers ; problèmes immunitaires et dermatologiques.

· Baisse du tourisme.

· Forte dévalorisation des produits agricoles (dont les produits dits « biologiques »).

· Chute des valeurs immobilières.

· Accentuation du désert économique.

· Bref, c’est la mort annoncée d’une belle région, celle de l’arbre et de l’eau.

Depuis toujours il y a eu volontairement, de la part de l’Etat, du CEA, de la COGEMA, des différents services de l’administration, des gouvernements et politiques, une sous-évaluation des risques.

Comprenons que 50 millions de tonnes de « résidus de traitement  » 200 km de galeries, des millions de tonnes de « stériles » (économiques mais pas sanitaires) ne peuvent laisser l’environnement indemne. Les « résidus de traitement » sont des déchets radioactifs, contenant plus de 80 % de la radioactivité initiale du minerai mais surtout ayant rendu cette radioactivité susceptible de dispersion dans l’environnement contrairement à la gangue minérale d’origine. L’infiltration par les eaux entraîne les radioéléments dont plusieurs sont classés parmi les plus radiotoxiques (le radium 226 par exemple), les vents dispersent le Radon (gaz radioactif), les populations environnantes sont ainsi soumises a ce que l’on appelle des « faibles doses radioactives« .

Ignorer le risque présenté par ces doses constitue non seulement une atteinte à un environnement sain des personnes vivant près des sites, mais c’est aussi remettre aux générations futures la responsabilité de la gestion de ces sites dont la radioactivité restera augmentée pour des millions d’années.

Faut-il rappeler que le CEA et la COGEMA ont toujours indiqué : « qu’ils enlevaient la radioactivité dans le LIMOUSIN grâce à l’exploitation des mines et aux usines de traitement des minerais d’uranium ! » C’est évidemment de la propagande et surtout une contrevérité scientifique.

En LIMOUSIN, les Associations découvrent les projets et mensonges, la presse révèle (parfois) et la COGEMA en profite pour avouer ou « régulariser » avec la complicité de l’administration.

Ainsi va la transparence à la mode.

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(Photo: Ancienne mine d’uranium de MARGNAC en Haute-Vienne recouverte par la végétation près d’un chemin de randonnée ! / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Sous prétexte de ne pas affoler la population, on préfère ne pas informer et on laisse à une caste la responsabilité de décider à la place des gens et au moment où l’information vient sur la place publique, on rassure, on calme le jeu, on met en doute la bonne foi de ceux qui révèlent ces informations… et surtout on recherche en toute hâte, dans l’arsenal des textes réglementaires, l’alinéa ou la phrase dont la rédaction sera suffisamment ambiguë pour tenter de justifier l’injustifiable.

Avant 1992, la COGEMA, la DRIRE LIMOUSIN (Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement, dépendant du Préfet), les Préfets, la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), les élus disaient dans leurs communications officielles: « Il n’y a aucun déchet radioactif enfoui en LIMOUSIN ».

Dans sa lettre du 10 Juin 1998 le Directeur de l’ANDRA (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs) m’indiquait : « Nous nous sommes rapprochés de la DRIRE LIMOUSIN, de l’OPRI (Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants) et des éventuels propriétaires sur la foi de vos informations. Un premier constat s’impose: les sites que vous définissez comme contenant des déchets clandestins sont d’anciennes mines d’uranium et ne constituent pas des sites de déchets radioactifs aujourd’hui !  » (souligné par moi).

Dans ma lettre en réponse je précisais : « Pour le coup, ce que vous indiquez ici est véritablement un scoop ! « 

Et de rappeler d’une manière technique mais non exhaustive ce qui le contredisait totalement : le rapport CASTAING d’octobre 1984, le rapport CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) du 15 juin 1994 commandé par le Conseil Régional du LIMOUSIN et le Conseil Général de la HAUTE-VIENNE, le décret 66- 450 du 6 juin 1996 et ses annexes qui fixent les règles de classification des matériaux radioactifs, le rapport BARTHELEMY, le rapport DESGRAUPES, les rapports de l’OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES concernant les déchets miniers, etc.

D’ailleurs en avril 1997 la DRIRE et le Préfet indiquaient (en se contredisant par rapport à la période antérieure à 1992) dans la « Synthèse des études et expertises relatives aux anciens sites miniers de la COGEMA » à LA CROUZILLE  »Pendant la phase d’exploitation, des produits mai identifiés ont été déposés et mélangés aux résidus de traitement »… triste aveu ! quand on sait qu’un Préfet est « garant de la sécurité et de la salubrité publiques ».

 LA SITUATION RADIOLOGIQUE

DU LIMOUSIN

EST AGGRAVÉE

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(Photo: Fûts radioactifs concassés à l’abandon près d’un chemin de randonnée sur le site de MARGNAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Il faut le dire franchement : la gestion morcelée et hypocrite du lourd dossier nucléaire en LIMOUSIN aggrave la situation radiologique de la Région.

Dans ce dossier, la vérité ne résulte pas d’une analyse de documents envoyés par l’administration, les producteurs ou détenteurs de déchets (à l’ANDRA) ni d’un modèle mathématique. La vérité est au bout d’une complète et minutieuse investigation sur tous les sites miniers.

Certains disent que cela aurait un coût important : ce n’est pas le problème des Citoyens à qui l’on n’a rien demandé depuis l’existence du Nucléaire en France sauf désormais de bien vouloir « s’occuper » des déchets dont l’État, l’ANDRA, les industriels, les politiques et les scientifiques ne savent que faire.

Comme je l’indiquais dans ma lettre au Directeur de l’ANDRA « Passez-moi l’expression, je crois que voir la Merde de ses yeux est très formateur surtout avec un compteur GEIGER-MULLER et des analyses des eaux, des sols et de l’air ».

Tous les « responsables » mais pas coupables doivent savoir que par leur ignorance, leur complaisance ou leur mensonge ils engagent injustement la Vie des générations Limousines futures.

Il faut rappeler ce que disait un ancien mineur de la COGEMA lors d’une manifestation de la CLADE (Coordination Limousine Anti-Déchets) devant le site nucléaire de BESSINES (87) le samedi 10 février 1996  »Vous feriez mieux de vous occuper de toutes les saloperies que la COGEMA a enfouies partout sans rien dire, notamment dans la mine des VIEILLES SAGNES« .

Sagnes_Ambazac ENVIRONNEMENT 

Photo: ancienne de la tour d’extraction du puits des Sagnes à Ambazac (Haute Vienne). Mine d’uranium exploitée entre 1952 et 1959, dépendant du siège de Fanay.

Ainsi, j’accuse personnellement tout mineur (syndicaliste ou non) de vouloir encore dissimuler les sites clandestins de stockage par omission : assainir les sites créerait de nombreux emplois pendant de longues années. Se taire c’est accepter les décès par cancers voire les leucémies comme on peut en trouver dans ces villages dits « à cancer » par les mineurs eux-mêmes !

On peut lire dans des documents de l’ANDRA (Inventaire National des Déchets Radioactifs):

« Ce qui compte avant tout, c’est la façon dont les déchets sont gérés sur place et leur environnement surveillé. Ainsi, une source radioactive « oubliée » ou « perdue », même de faible activité, est potentiellement plus dangereuse pour la Santé Publique qu’une usine où sont entreposés ou produits des déchets radioactifs sous surveillance. »

Le laboratoire de la CRIIRAD a indiqué dans son rapport sur les sites miniers « Vu les taux de radioactivité et les pollutions chimiques, radiotoxiques des eaux et des sols, les sites de la COGEMA et d’autres sont très au-dessus des lieux considérés comme INB (Installation Nucléaire de Base) »

Pour le présent, la COGEMA, laissée libre par l’administration de contrôler seule ses installations, n’a rien prévu du tout si ce n’est de « faire beau en surface »

On peut rappeler le Principe de Précaution inscrit dans le Traité de MAASTRICHT et dans la Loi française:

« Face à une incertitude scientifique ou face à des risques de dommages graves ou irréversibles, il ne faut pas remettre à plus tard l’adoption de mesures visant à prévenir la dégradation de l’environnement ».

A ce jour, toutes les plaintes déposées en relation avec ces problèmes ont été « classées sans suite » !

Les Directeurs successifs de la COGEMA en LIMOUSIN ont toujours indiqué lors de leurs visites « Portes Ouvertes » que la GARTEMPE (rivière située en aval des digues de déchets radioactifs) à Bessines (87) est le seul « Juge de Paix » ! On sait désormais que ce « Juge de Paix » indique que la COGEMA ment sur toute la ligne.

tranchee_devia_Gartempe FRANCE

L’étude CRIIRAD présente une pollution majeure des sédiments de la GARTEMPE 70 km en aval du site nucléaire de BESSINES. Sur un sujet aussi grave qui condamne l’avenir d’une région, à l’échelle de la Vie Planétaire (thorium : période de 14 milliards d’années !), la Démocratie exige que l’on prenne et que l’on respecte l’avis des populations concernées.

Il est indigne d’avoir négocié, aux dépens des habitants du LIMOUSIN, un projet au bénéfice d’une économie avide de subventions, de taxes, d’artifices, destructrice de l’équilibre du tissu social. Reboucher des mines à ciel ouvert avec de l’eau, combler les anciennes galeries de béton, boues et autres ferrailles radioactives en provenance de sites nucléaires civils et militaires, cacher avec des « stériles » des lieux suspects ne coûte pratiquement rien à la COGEMA.

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 Photo de 1994.

reamenagement_MCO_1996 IMOURAREN 

Voir cette autre photo du Puy-de-l’Age de la Cogéma.

Malheur à ceux qui reprennent gratuitement (ou pour un franc symbolique !) certains de ces terrains : toute Municipalité ou toute Association qui va posséder ces lieux va, selon la Loi, acheter un passif. Si des problèmes de gestion des sites (voire sanitaires) apparaissent par la suite ce sont ces Municipalités et ces Associations qui devront payer le prix fort. La COGEMA, de ce fait, aura fait de sacrées affaires puisque, aux yeux de la Loi, elle ne sera plus responsable.

La COGEMA annonce dans ses plaquettes de propagande en quadrichromie:  » Malgré cela, il n’a été constaté aucun impact sanitaire ». Cette entreprise prend les LIMOUSINS pour des imbéciles : la préexpertise CRIIRAD présente une pollution due à l’exploitation de l’uranium. Ce n’est pas une étude épidémiologique !

Que disent les ingénieurs de la DRIRE LIMOUSIN (cf. enregistrement d’une communication téléphonique du mercredi 19 mars 1997) ? :

« Le type de réaménagement est conforme à la réglementation. La COGEMA doit faire un autocontrôle ; elle doit prendre toutes les mesures et prendre les moyens de vérifier qu’il ne se passe rien. A la DRIRE on n’a pas beaucoup de matériels et de moyens humains pour mesurer. Réaménager un site c’est remettre ce qui était dessus. On a cassé l’équilibre d’avant, donc il faut recouvrir. En France il n’est pas interdit de rejeter des produits polluants. Il faut juste être en dessous des normes réglementaires. Si la réglementation change, on reverra les dossiers« . Belle approche des problèmes et des dossiers que celle de la DRIRE LIMOUSIN!…

 ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES,

RAYONNEMENTS IONISANTS

ET PROTECTION DES POPULATIONS

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(Photo: Détail de boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Cela m’amène à aborder rapidement le problème plus général mais essentiel des effets des rayonnements ionisants et de la protection des populations.

Il faudrait en France une étude épidémiologique autour de chaque site nucléaire civil et militaire pour bien cerner les effets liés à ce grave problème de Santé Publique.

Rendons hommage au courage et à l’honnêteté intellectuelle du professeur Jean-François VIEL pour ses travaux autour du site de LA HAGUE.

N’oublions pas le Radon (gaz radioactif) qui reste une « difficulté majeure de Santé Publique » (cf. rapport « Radon » de l’Organisation Mondiale de la Santé/1996) puisque les 3/4 des régions françaises sont concernées (cf. cartographie de l’institut de Protection et de Sûreté Nucléaire/1997).

Pour le compte de l’OMS et de l’IPSN, Madame Margot TIRMARCHE (épidémiologiste) indique une fourchette de 2000 à 7000 morts par an à cause du radon. D’autres épidémiologistes, considérant que l’on minimise volontairement les calculs, affirment que l’on pourrait aller jusqu’à 15000 décès.

Depuis 1997 le radon est inscrit sur la liste des substances cancérigènes chez les humains par l’ AGENCE INTERNATIONALE DE RECHERCHE SUR LE CANCER (IARC volume 43).

Reconnaître le risque radon

(cf. les rares interventions de l’État français)

c’est avouer l’avoir caché.

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(Photo: Diffusion d’acide sur des boues radioactives pour récupérer un peu plus l’uranium. Diffusion énorme de radioactivité sur les lieux / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Les travaux du Docteur CHAMEAUD pour le compte de la COGEMA en HAUTE-VIENNE sont clairs:

« On sait que même pour des doses faibles qui peuvent exister, dans certaines conditions, à l’intérieur des habitations, le radon et ses descendants, surtout s’ils sont associés à la fumée de tabac, présentent encore un risque. D’ailleurs, dans quelques pays, cette question déborde actuellement le cadre de la pathologie professionnelle pour entrer dans celui de la Santé Publique ». (Documents internes de la COGEMA liés aux travaux du Laboratoire de Pathologie Pulmonaire Expérimental de RAZES en Haute-Vienne/Mai 1986).

Toute dose engendre des effets : la notion de seuil n’existe pas même si les pro-nucléaires disent le contraire de manière à nous refiler désormais incognito les produits faiblement radioactifs dus aux premiers démantèlements de centrales nucléaires. L’Europe accepte désormais des seuils dits « d’exemption » permettant toute dissémination de produits radioactifs « faiblement » contaminés.

L’OPRI a, par exemple, autorisé un fabricant de laine de verre à intégrer des déchets faiblement radioactifs dans ses matériaux, d’où inévitablement une augmentation de la radioactivité ambiante dans les habitations.

Ainsi dans l’hémisphère Nord en particulier et dans la biosphère en général, toutes les activités liées au nucléaire civil et militaire ont augmenté ce fameux « bruit de fond » sur lequel se base sans cesse le Monde du lobby nucléaire pour obliger les populations à subir un niveau de rayonnements ionisants plus élevé.

Le rapport de conversion (issu de la Commission Internationale de Protection Radiologique/CIPR) de la concentration moyenne d’activité du radon à l’équilibre dans le temps, en équivalent de dose efficace annuelle indique que : 1 mSV par an correspond à 20 Bq par mètre cube (20 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube).

Même si la CIPR ne parle que « de dose efficace résultant de l’activité industrielle » l’effet reste identique sur le noyau cellulaire, l’ADN, l’ARN de tout individu même si cela est dû à la radioactivité dite « naturelle ».

Les normes de radioprotection pour le public à ne pas dépasser sont atteintes par un homme de 25 ans, de 70 kg, bien portant rien qu’en inhalation sans comptabiliser l’ingestion des descendants radioactifs de la chaîne de l’uranium.

On ne parle pas de la femme enceinte, de l’enfant ou du même homme deux ans plus tard. En France on ne fait que de vagues recommandations pour le radon. Rien n’existe dans la Loi ; de cette manière les responsabilités ne seront jamais posées.

La CIPR, l’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, L’OMS, les DIRECTIVES EUROPÉENNES, les INSTANCES SANITAIRES Françaises et l’administration sont cependant responsables et coupables puisqu’elles ne tiennent pas compte uniquement des problèmes de Santé Publique.

Dans la mise en place de ces normes recommandées et non incluses dans la Loi est intégré un rapport coût économique/Santé Publique.

Ces « responsables » refusent

de protéger les populations 

Ils protègent avant tout le Nucléaire.

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(Photo: Fûts radioactifs dans des boues radioactives et chimiques sur le site de JOUAC en Haute-Vienne / Film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

D’ailleurs l’ancien Directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants représentant la France au sein de l’AIEA (le professeur Pierre Pellerin qui avait arrêté le nuage de TCHERNOBYL aux frontières françaises !) et le Ministère de la Santé indiquent: « Pour raison d’ordre psychologique et médiatique la limite de 1 mSV serait immédiatement dépassée en cas d’incident même mineur. Or la population n’acceptera pas, en situation accidentelle, que l’on applique des normes moins sévères que celles applicables en circonstances normales ».

Puisque nous sommes en Démocratie, il y a donc culpabilité des « responsables » pour une mise en danger d’autrui mais aussi pour une abstention délictueuse (on connaît les dangers et l’on ne dit rien).

En bref : les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

D’ailleurs la courbe doses/effets n’est pas tout à fait linéaire les risques les plus dommageables pour le noyau cellulaire sont réalisés à faibles et très fortes doses. Il existe une progression plus lente à moyennes doses.

L’alibi des morts à cause du tabac ne tient pas longtemps mais les « responsables » omettent de le signaler : lorsque l’on fume une cigarette, des descendants du radon sont libérés et irradient le fumeur (polonium et bismuth), mais le dire signifierait que les faibles doses ont une action destructrice et participent aux nombreux décès annoncés (comme le goudron et la nicotine).

 LE PROBLÈME MAJEUR:

LE RISQUE

D’UNE CATASTROPHE NUCLÉAIRE

EN FRANCE

AAAAAAAAA

Les « Atomes du LIMOUSIN » sont malheureusement très présents dans la vie des gens : effets liés à l’exploitation minière de l’uranium, problème du radon, problème grave de l’irradiation médicale dont j’aurais pu parler et problème primordial qu’il faut aborder: les centrales nucléaires et notamment celle de CIVAUX à 100 km de LIMOGES.

Comme le disent Bella et Roger BELBEOCH, physiciens (cf. « SORTIR DU NUCLÉAIRE C’EST POSSIBLE AVANT LA CATASTROPHE » /Éditions « L’esprit FRAPPEUR » n°20/10F): « le problème majeur est le risque d’une catastrophe nucléaire en France ».

En LIMOUSIN il faut donc rajouter ce danger à tous les autres. Il suffit d’une seule centrale et d’une seule fois.

Je ne parle pas non plus d’une éventuelle mise en place d’un stockage « profond » à 100 km de LIMOGES (toujours dans la Vienne) des déchets hautement radioactifs dont nul ne sait que faire.

 UNE URGENCE:

SORTIR TRÈS RAPIDEMENT

DU NUCLÉAIRE

BBBBBBBB

Je rejoins donc l’analyse des BELBEOCH : sortons du nucléaire très vite avant la catastrophe car après il sera trop tard ; plus nous attendons plus nous allons droit à l’impasse, plus nous retournerons dans un nouveau cycle nucléaire.

Des décisions importantes doivent être prises en LIMOUSIN comme ailleurs mais la population n’est pas au Pouvoir et le Pouvoir n’est pas aux États mais à la « Mafia » internationale pronucléaire.

Le nucléaire est un piège. Le MOX (« mixed oxides »), l’enfouissement profond, le stockage en subsurface, la transmutation des déchets (car elle est inimaginable hors des réacteurs), affirmer que les énergies renouvelables peuvent progressivement remplacer le nucléaire sont un leurre.

 » Méfions-nous de ceux qui aujourd’hui se présentent en gestionnaires rigoureux pour demain alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’hier ».

Les « responsables » et coupables de ce Monde hyper nucléarisé paieront-ils un jour leurs crimes contre l’Humanité ?…

Thierry LAMIREAU
Auteur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

 Imouraren (NIGER):

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AREVA accusée de violer ses engagements

Publié par: Lamine SOULEYMANE (La Roue de l’Histoire N°628)

Les conditions d’extraction de l’uranium qui seront mises en oeuvre au niveau de la mine d’Imouraren ne sont pas celles décrites dans l’étude d’impact initiale signée entre le gouvernement nigérien et AREVA.

Telle est la substance du communiqué de presse rendu public le samedi 1er septembre 2012 par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN. En effet, la mise en commun des informations dont disposent les deux associations a permis de découvrir (…) que « le rapport de l’étude d’impact sur l’environnement (REIE) du projet d’Imouraren qu’AREVA a soumis aux autorités nigériennes et qui a fait l’objet en juillet 2008 d’un certificat de conformité environnementale délivré par l’Etat du Niger viole clairement la réglementation nigérienne en vigueur», relève ce communiqué.

Les deux ONG ont dit relever une supercherie que le géant du nucléaire civil, AREVA veut fomenter à l’insu de l’Etat du Niger. Dans son étude d’impact sur l’environnement, AREVA avait indiqué que l’uranium serait extrait des minerais selon deux techniques : 58% par lixiviation dynamique et 42% par lixiviation par tas produisant au total 245 millions de tonnes de résidus radioactifs en 35 ans d’exploitation. Toutefois, souligne ce communiqué, lors de la réunion du comité local d’information qui s’est tenue à Arlit en décembre 2011, AREVA va annoncer que l’ensemble des minerais seraient finalement traités par lixiviation en tas contrairement à ce qu’elle a pris comme engagement dans l’étude d’impact initial.

Ceci constitue une modification fondamentale du projet tout entier qui nécessite une révision de l’étude d’impact. Face aux réelles menaces que cette décision d’AREVA constitue tant pour l’environnement physique que pour la santé des populations, la Commission de Recherche et d’Information indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN a alerté le gouvernement nigérien et exigé d’AREVA une nouvelle étude d’impact environnemental pour son projet d’exploitation d’uranium à Imouraren et d’apporter des réponses précises aux questions relatives à l’impact hydrogéologique et à l’entreposage des déchets radioactifs, ainsi que les moyens de compensation pour les populations touchées.

D’ores et déjà, ce communiqué relève que des «puits sont asséchés dans l’environnement du site d’Imouraren». Selon l’étude d’impact initiale d’AREVA, «l’extraction de l’uranium d’Imouraren entraînera une forte consommation d’eau de la nappe fossile, estimée entre 12 et 13 millions de mètres cubes par an et conduira à un assèchement local des nappes du Tchirezine et du Teloua dans l’environnement proche en fin d’exploitation», précise-t-on. Pour atténuer et compenser cet impact, AREVA indiquait dans l’étude d’impact initiale que des nouvelles études hydrogéologiques allaient être réalisées. Le péril est déjà là car l’ONG AGHIRRIN’MAN a récemment constaté dans le cadre d’une visite de terrain, que de nombreux puits traditionnels utilisés par les populations locales de la région étaient asséchés.

Selon les témoignages recueillis sur place auprès des populations concernées, cet assèchement est un phénomène nouveau. En attendant de trouver une solution à ce problème, les populations sont contraintes d’utiliser pour tout besoin les eaux de surface déposées par les pluies. Un autre fait nouveau qui ne figure pas dans l’étude d’impact initiale qu’AREVA veut imposer aux populations est son intention d’amputer 450 KM2 d’espaces pastoraux pour ériger, autour du complexe industriel d’Imouraren, une zone exclusive «sanitaire» inaccessible tant aux populations qu’aux animaux. CRIIRAD et AGHIR IN MAN se sont dites convaincues que, «l’extraction de l’uranium conduira à la production de centaines de millions de tonnes de résidus radioactifs dont AREVA n’est pas actuellement en mesure de définir comment en sera garanti le confinement pendant des centaines de milliers d’années».

A l’appui de leur inquiétude, les deux ONG font cas des mines d’uranium d’Arlit exploitées par les filiales d’AREVA, où environ 45 millions de tonnes des résidus radioactifs sont actuellement à l’air libre depuis plus de 40 ans. Les poussières radioactives et le radon peuvent se disperser au gré des vents, prévient le communiqué de presse de CRIIRAD et AGHIR IN MAN.

http://www.tamtaminfo.com/imouraren-niger-areva-accusee-de-violer-ses-engagements/

Conférence de presse

CRIIRAD AGHIRIN’MAN le 12 juin 2014 au Sénat

Collaboration scientifique

Greenpeace International / CRIIRAD (06/05/2010)


Le 6 mai 2010, Greenpeace International et la CRIIRAD ont rendu publique
une étude sur l’impact de l’exploitation des mines d’uranium au Niger.

RAPPORTS SCIENTIFIQUES CRIIRAD (en français):

CRIIRAD SCIENTIFIC REPORTS (in english):

Download GREENPEACE original report (May 2010) / (English version) :

www.greenpeace.org/leftinthedust

GREENPEACE INTERNATIONAL PRESS RELEASE (English version):

http://energie-climat.greenpeace.fr/au-niger-areva-empoisonne-l-eau-l-air-et-la-terre

Archives CRIIRAD :

L’impact de l’extraction de l’uranium

au Niger :

Le discours de AREVA et la réalité du

terrain (synthèse de 2008)

Mission CRIIRAD au Niger en 2003 : visionner l’extrait du film « Nucléaire, une pollution durable » sur les conditions d’exploitation des mines d’uranium au Niger.
Réalisation : Dominique Berger ; production et co-scénario : Paul Lannoye. Date du tournage : décembre 2003.

1 / Les activités d’AREVA au Niger. L’exploitation de l’uranium (A1). (pdf – 260ko)

2 / L’ ONG de défense des droits humains et de protection de l’environnement AGHIR IN MAN demande l’intervention de la CRIIRAD.
Brefs rappels chronologiques et description des opérations d’intimidation par les exploitants et les autorités (A2).(pdf – 32ko)

3 / Principaux constats effectués par le laboratoire de la CRIIRAD à partir des campagnes de mesures

effectuées ou coordonnées par son laboratoire au Niger, de décembre 2003 à mai 2007 (mesures in situ
et analyses radiologiques en laboratoire) et de l’analyse de documents publiés par AREVA. La violation
des règles de radioprotection et la pollution de l’environnement.

moustapha_alhacen LA MONTAGNE

 Mission CRIIRAD au Niger (déc. 2003) / M. Almoustapha Alhacen, président de l’ONG AGHIR IN MAN

 ARCHIVES:

• La CRIIRAD et l’association AGHIR IN MAN renforcent leur partenariat au Niger.

30/07/2009 - Communiqué CRIIRAD

 • Des ferrailles et textiles contaminés dans le domaine public à Arlit.

31/07/2009 - Lettre de la CRIIRAD à Madame Lauvergeon


• Le charbon au service du nucléaire au Niger :
La question de l’impact des installations de la SONICHAR.

30/07/2009 - Communiqué CRIIRAD



• Soutenir les ONG du NIGER !

26/06/2006 – Communiqué CRIIRAD (word) - (pdf)


• Rapports d’enquête SHERPA et CRIIRAD sur l’impact de l’exploitation de l’uranium par des filiales du groupe Cogéma-AREVA au Niger – avril 2005.

- Invitation à la conférence de presse CRIIRAD – SHERPA
du 25 avril 2005 (word) – (pdf)

- Impact de l’exploitation de l’uranium par les filiales de COGEMA-AREVA au NIGER – Note CRIIRAD. (word) – (rtf) – (pdf)

- Rapport d’enquête SHERPA. (word) – (pdf)


• Somaïr refuse les congés qui auraient permis à M. Almoustapha ALHACEN, président de l’ONG AGHIRIN’MAN d’assister au Colloque sur la Prévention des Risques organisé par la CRIIRAD les 1 et 2 avril 2005 à Lyon.

- Echanges de courriers CRIIRAD / SOMAÏR. (word) – (pdf)

- Déclaration de M. ALHACEN diffusée lors du colloque. (word) – (pdf)


• Réaction de la CRIIRAD et de SHERPA à la mission de communication du groupe Cogéma-AREVA.

- Communiqué de presse CRIIRAD – 16 fév. 2005 (word) – (pdf)
« Communication du groupe COGEMA-AREVA sur les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger ».

- Communiqué de presse SHERPA – 16 fév. 2005. (word) – (pdf)
« Arlit (Niger) : de sérieuses interrogations sur l’origine des problèmes de santé subsistent ».


• Mission préliminaire CRIIRAD / SHERPA au Niger – décembre 2003.

- Compte rendu de mission CRIIRAD – (word) - (pdf avec photos)
- Complément photographique de la mission CRIRAD. (html)

- Communiqué de presse CRIIRAD – 18 déc. 2003. (word) (pdf)
- Communiqué de presse de SHERPA – 19 déc. 2003. (word
- Compte rendu de mission SHERPA – décembre 2003. (word)
« Pré rapport de mission à ARLIT / NIGER ».


Le Réseau Sortir du Nucléaire lance une souscription:
« Afin de pouvoir organiser une mission d’inspection indépendante des mines d’uranium d’AREVA au Niger avec des experts scientifiques de la CRIIRAD, le Réseau Sortir du nucléaire appelle les citoyens à participer à une souscription nationale. » www.sortirdunucleaire.org

Plus d’infos sur la CRIIRAD:

http://www.criirad.org

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 juin, 2014 |Pas de commentaires »

AREVA AU COEUR D’UNE ENQUÊTE DE JUSTICE SUR LE RACHAT DE LA SOCIETE MINIERE CANADIENNE URAMIN (AFP)

AREVA au coeur

d’une enquête de justice

sur le rachat

de la société minière canadienne

URAMIN

URAMIN au CANADA

(AFP)

PARIS – L’affaire de la société minière canadienne URAMIN a rebondi, jeudi 10 avril 2014, avec l’annonce de l’ouverture d’une enquête judiciaire préliminaire sur les conditions du rachat en 2007 de cette société par le géant français du nucléaire AREVA, dirigé alors par Anne LAUVERGEON.

URAMIN, qui ambitionnait d’exploiter des gisements dans plusieurs pays africains (Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique), avait été achetée à prix d’or –2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) et la transaction avait viré au désastre financier pour le groupe français.

L’enquête, confiée à la brigade financière de la police judiciaire parisienne, fait suite à un signalement auprès du Parquet National Financier par la Cour des Comptes, qui mène sa propre enquête, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

Circonscrite à la seule période 2007-2011, elle vise des faits de présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles, diffusion d’informations fausses ou trompeuses, faux et usage de faux, selon le quotidien.

Le Monde précise aussi que la Cour des Comptes devrait rendre en mai un rapport définitif sur le groupe nucléaire français durant la période 2006-2012.

Un pré-rapport a déjà été rédigé, auquel Anne LAUVERGEON a répondu point par point la semaine dernière, avant son audition par les magistrats de la rue Cambon, selon un communiqué de l’ex-dirigeante.

Ma cliente est tout à fait sereine et je ne vois absolument pas quelle infraction pénale pourrait lui être reprochée, a indiqué à l’AFP son avocat, Me Jean-Pierre VERSINI-CAMPINCHI.

AREVA n’a de son côté pas souhaité faire de commentaire, tandis que la Cour des Comptes n’avait pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Affaire d’espionnage 

Après le départ de Mme LAUVERGEON, évincée avec l’aval de l’Elysée, sous la présidence de Nicolas SARKOZY, à la mi-2011 et remplacée par son adjoint Luc OURSEL, AREVA avait divisé par cinq la valeur comptable d’URAMIN.

La société avait dû inscrire dans ses comptes de 2010 et 2011 des provisions d’un montant total de près de 1,9 milliard d’euros.

L’ex-dirigeante était toutefois sortie blanchie d’une enquête menée par AREVA sur ce rachat.

Puis, en mars 2012, un rapport parlementaire avait largement repris les conclusions du comité d’enquête interne d’AREVA sur cette acquisition, qui avait estimé qu’elle n’avait pas donné lieu à des manoeuvres frauduleuses, mais avait été entachée par des dysfonctionnements en matière de gouvernance.

Ce rapport soulignait des carences tant du côté d’AREVA que de l’Agence des Participations de l’Etat (APE), l’organisme qui défend les intérêts de l’Etat au sein de ce groupe public à 87%, dans leurs échanges lors de l’acquisition d’URAMIN par le groupe nucléaire public.

Il estimait aussi que l’acquisition s’était révélée être un pari industriel, non illégitime pour AREVA, mais trop coûteux.

Mme LAUVERGEON a fait valoir que l’acquisition d’URAMIN était considérée comme stratégique à l’époque, soulignant qu’elle a été soumise et validée par toutes les instances de décision du groupe, et les règles de gouvernance ont été respectées.

La direction d’AREVA ainsi que les autorités de tutelle – l’Agence des Participations de l’Etat et le ministère de l’Industrie – se sont ainsi vus communiquer tous les éléments d’informations sur cette opération. En outre des analyses et des études avaient été menées, dans le cadre de cette acquisition, par des tiers indépendants, a-t-elle ajouté.

Pour Mme LAUVERGEON, les dépréciations des actifs miniers d’AREVA découlent pour l’essentiel de l’effondrement des cours de l’uranium consécutif à la catastrophe de Fukushima au Japon.

Cette affaire se double d’un autre volet, qui sera examiné le 16 mai 2014 par le Tribunal Correctionnel de Paris.

Anne LAUVERGEON s’est engagée depuis la fin 2011 dans un bras de fer judiciaire avec son ex-employeur après avoir découvert qu’elle et son mari avaient été espionnés par une officine suisse à laquelle AREVA avait commandité une enquête sur le rachat d’URAMIN.

(©AFP / 10 avril 2014 17h49) AREVA AU COEUR D'UNE ENQUÊTE DE JUSTICE SUR LE RACHAT DE LA SOCIETE MINIERE CANADIENNE URAMIN (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Comment URAMIN

est devenu

le cauchemar de AREVA

AREVA photo de jean-Christophe MARMARA LE FIGARO

(Photo: Jean-Christophe MARMARA 

LE FIGARO)

(Vincent LAMIGEON / challenges.fr)

En 2007, le groupe français s’offrait à prix d’or ce producteur

d’uranium apparemment prometteur.

L’exploitation est aujourd’hui au point mort.

Ce devait être une belle histoire. Une de ces OPA fondatrices qui transforment un groupe et couronnent un bilan. 15 juin 2007: AREVA lance une offre publique de 2,5 milliards de dollars sur le producteur canadien d’uranium URAMIN, propriétaire de trois gisements en Namibie (Trekkopje), en Centrafrique (Bakouma) et en Afrique du Sud (Ryst Kuil).

L’objectif est ambitieux: rattraper les deux leaders mondiaux de l’extraction d’uranium, CAMECO et RIO TINTO, et assurer l’approvisionnement du groupe à long terme. « AREVA possède les capacités techniques et commerciales pour mettre ces gisements en exploitation rapidement », assure alors Olivier Mallet, directeur du secteur mines, chimie et enrichissement de AREVA. La mise en exploitation du gisement namibien, le plus prometteur, est même prévue dès 2008-2009.

Illusions perdues

Quatre ans plus tard, la belle histoire a viré au cauchemar. Aucun des trois gisements n’est entré en production: pour Trekkopje, gisement à faible teneur qui nécessite une technologie d’exploitation très complexe, cela a été reporté à fin 2013 au mieux ; Bakouma et Ryst Kuil, eux, sont renvoyés aux calendes grecques.

AREVA a également reconnu fin juillet un « risque de baisse du niveau des ressources » en Namibie, le principal actif d’URAMIN.

Quant aux cours de l’uranium, ils sont passés de 120 dollars la livre en 2007 à 50 dollars aujourd’hui, sous le double effet de la crise et de Fukushima.

Résultat: après avoir passé 426 millions d’euros de dépréciations sur l’exercice 2010 sous l’influence du commissaire général à l’investissement René Ricol, appelé en catastrophe au comité d’audit du groupe, AREVA va devoir encore supporter des pertes.

« Il faudra passer de nouvelles provisions fin 2011, probablement plusieurs centaines de millions d’euros, pour tenir compte de l’effondrement des cours de l’uranium », pointe un proche du conseil de surveillance. L’affaire a-t-elle participé au non-renouvellement du mandat d’Anne Lauvergeon, remplacée par Luc Oursel en juin dernier? Ses adversaires y ont en tout cas vu l’occasion idéale de sortir la Grosse Bertha. Début 2011, une note non signée, transmise à l’Elysée et que Challenges a pu consulter, dénonçait pêle-mêle une « transaction financièrement inexplicable et commercialement contestable », « un rachat au prix le plus élevé », à savoir 2,5 milliards de dollars, quand « tous les experts évaluaient URAMIN au maximum entre 600 et 800 millions d’euros », et des gisements centrafricain et sud-africain « en dehors du champ des possibles ». Le document évoque même ouvertement « des intermédiaires en Belgique, au Luxembourg ou au Canada », qui auraient « exploité cet acharnement impérieux [à acquérir URAMIN. NDLR] pour se servir au passage ».

« Accusations fantaisistes du clan Proglio-Djouhri, rétorque un proche d’Anne Lauvergeon. Lors de son passage au comité d’audit, René Ricol n’a rien trouvé de condamnable. » Mais l’histoire a fait suffisamment de bruit pour que la commission des Finances de l’Assemblée nationale demande, fin juin, aux députés Marc Goua et Camille de Rocca Serra de tirer l’histoire au clair dans le cadre d’un audit sur les comptes d’AREVA et d’EDF, dont la publication est prévue fin octobre. « La grande question est celle du prix consenti, souligne Marc Goua 2,5 milliards de dollars pour des gisements qui n’ont rien produit depuis quatre ans, on est en droit de s’interroger. »

Diversification voulue

Comment AREVA a-t-il pu s’embarquer dans une telle galère?

Sans nier le prix très élevé de l’opération, le groupe défend aujourd’hui encore son intérêt stratégique.

« Cette acquisition répondait à la nécessité de diversifier nos sources d’approvisionnement et de réduire la dépendance d’AREVA au Niger et au Kazakhstan, deux pays aux risques politiques significatifs, explique Sébastien de Montessus, directeur général adjoint en charge du Business Group Mines et membre du directoire d’AREVA.

URAMIN était la seule « junior » à avoir un portefeuille de projets sur trois pays.

« De fait, le contexte géopolitique de la mi-2007 était loin d’être idéal pour les sites miniers de AREVA: au Niger, le directeur général du groupe était expulsé en juillet pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », dans un contexte de rumeurs de nationalisation des gisements.

Au Canada, la mine géante de Cigar Lake, codétenue par AREVA et son concurrent CAMECO et dont l’entrée en production était prévue en 2007, avait été noyée fin 2006 par des infiltrations d’eau, qui repoussaient la mise en service de sept ans…

« Nous étions fragilisés sur nos bases, il fallait réagir », assure un cadre dirigeant. Le choix de URAMIN pose pourtant question.

La société, créée en 2005 par un ancien du groupe aurifère Barrick Gold, n’avait pas extrait la moindre tonne d’uranium, les gisements ayant seulement fait l’objet d’explorations. L’entreprise, cotée à Londres et Toronto mais immatriculée aux îles Vierges venait de connaître un incroyable envol boursier, avec un quadruplement de sa capitalisation en six mois portée par l’intérêt de China National Nuclear Corp.

« Tout le monde savait que cette spéculation sentait le soufre » assure un spécialiste des matières premières. « Le prix était justifié par les perspectives de relance du nucléaire à l’époque ; et on savait que les Chinois, les Russes et les grands miniers étaient aussi sur le coup », répond AREVA. D’aucuns avancent une autre explication.

« Notre vraie cible c’était la mine australienne de OLYMPIC DAM, la plus grande du monde assure un ancien dirigeant.

L’APE [Agence des Participations de l'Etat. NDLR] et Thierry Breton, alors à Bercy ont mis leur veto à deux reprises en 2005 et c’est BHP Billiton qui a raflé la mise.

URAMIN était la meilleure cible qui restait sur le marché.

«  Pas forcément la plus fiable malheureusement: « On s’est fait enfler sur les estimations de réserves reconnaît un cadre. Cela fait partie des risques des acquisitions dans les mines, surtout à cette époque, où les carottages étaient moins fiables qu’aujourd’hui. » Fin 2008, AREVA croit pourtant voir débarquer un sauveur: l’électricien chinois CGNPC qui veut prendre 49% du capital d’URAMIN.

Le deal échouera sans raison apparente. « Les conditions qu’ils demandaient étaient inacceptables: ils voulaient les deux tiers de la production pour la moitié du prix », assure une source interne.

La responsabilité partagée

Qui porte la responsabilité du cas URAMIN ?

Celle-ci semble aller bien au-delà de la seule Anne Lauvergeon.

« Pour une acquisition à partir de 80 millions d’euros il faut l’aval de l’APE au conseil de surveillance d’AREVA pointe un familier de l’entreprise. Cette OPA a été validée par Bercy et tous les niveaux de l’Etat il est ridicule qu’ils se réveillent aujourd’hui en criant au loup. » Marc Goua chargé d’élucider l’affaire pour la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a pu se rendre compte du caractère sensible de la question: « J’ai le plus grand mal à avoir accès aux documents en possession de l’APE. Ils ne veulent pas me les transmettre, je vais devoir aller les consulter chez eux… » 

En attendant, AREVA continue de travailler à la mise en exploitation de Trekkopje. « L’usine pilote a sorti les premières tonnes d’uranium, assure une source interne.

La vraie question est celle des conditions de marché pour voir quand ce projet pourra être lancé. » Le cas sud-africain est plus complexe, AREVA ayant le plus grand mal à obtenir les permis d’exploration. La seule satisfaction réside dans le gisement centrafricain qui totaliserait 50.000 tonnes de réserves contre 18.000 escomptées. Même à URAMIN on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Vincent LAMIGEON

http://www.challenges.fr/entreprise/20111006.CHA5035/comment-uramin-est-devenu-le-cauchemar-d-areva.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 avril, 2014 |Pas de commentaires »

INFOS NOUVELLES LIMOUSIN: DU GAZ RADIOACTIF RADON DANS UNE MAISON OÙ L’ON GARDAIT DES ENFANTS. UN PETIT EXEMPLE DE L’HERITAGE CATASTROPHIQUE DE COGEMA/AREVA ET UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE. ANALYSE EXCLUSIVE DE THIERRY LAMIREAU. (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

LIMOUSIN :

Du gaz radioactif

dans une maison

où l’on gardait des enfants.  

AAAAAAAAAA

(Photo: Image du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

de Thierry LAMIREAU)

UN PETIT EXEMPLE

DE L’HERITAGE

CATASTROPHIQUE

DE COGEMA/AREVA

ET UN PROBLEME MAJEUR

DE SANTE PUBLIQUE

Station TOTAL RADIOACTIVE DE BESSINES par COUVIDOU SHOW

(Montage photo: COUVIDOU SHOW)

« On a peur pour notre avenir »,

dit le propriétaire de la maison.

Pour sûr, on peut l’être !

Sigle radioactif sur maison MAISON RADIOACTIVE

(Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film

« URANIUM EN LIMOUSIN »)

Thierry JUSIAK et sa femme craignent pour leur santé ainsi que pour leur relogement.

Sylvie, assistante maternelle, et Thierry, son mari, habitaient jusqu’à la semaine dernière une ancienne station service TOTAL reconvertie en maison. 

Cette famille résidait dans une maison édifiée dans les années 1960 à Bessines-sur-Gartempe, au nord de Limoges, dont les sols, riches en minerai d’uranium, ont fait pendant des décennies l’objet d’une exploitation minière, selon un communiqué de la préfecture et de l’Agence Régionale de Santé (ARS), diffusé dans la soirée, précisant que les services de l’Etat en ont été informés le 10 mars 2014.

Les occupants ont exercé dans cette maison, entre 2000 et 2014, une activité de garde à domicile qui concernerait 22 enfants, qui ont joué dans le jardin mais aussi à l’intérieur de l’habitation, issus de seize familles qui ont été identifiées et seront contactées. Une enquête administrative est en cours, a-t-on ajouté.

« Il y a un hélicoptère qui a survolé notre maison et ils ont trouvé un impact de déchets radioactifs. 

Suite à ça, il y a eu des examens de faits. On nous a dit qu’on était relogés et qu’on ne pouvait pas rester dans la maison. 

Etant donné que ma femme est assistante maternelle, elle ne peut plus exercer son activité », raconte Thierry.

« Je me suis crue dans un cauchemar », a confié de son côté Audrey, 22 ans, l’aînée de la famille.

Le Radon induit morbidité et mortalité 

d’une manière importante

20070403-152827.BMP

(Photo: Image du film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Le propriétaire indique:

« Il y a une vingtaine d’enfants qui sont passés dans la maison. Le matin dès 8h jusqu’au soir 18h (…) Les médecins vont convoquer chaque personne pour faire un bilan médical ».

C’est dans les pièces du logement et dans la cave que d’importantes doses de Radon ont été mesurées. Il s’agit d’un gaz radioactif impossible à détecter pour un humain, étant incolore, inodore et insipide et se diluant facilement dans l’air. En cas de longues et régulières expositions, il peut notamment déclencher des cancers du poumon. 

« On a peur pour notre avenir, s’inquiète Thierry. Au niveau santé et de ce qu’ils (les autorités, ndlr) vont nous proposer après ».

L’Institut de Radioprotection

et de Sûreté Nucléaire.

Saisie de l’affaire

AAAAAAAA

(croquis: Sortie des éléments radioactifs liés à l’uranium

et au dégazage du RADON / IRSN)

Les quantités de gaz n’ont pas été précisées mais des niveaux «significativement supérieurs aux valeurs maximales observées» dans la région ont été mesurés, conduisant au relogement des habitants. Les mesures ont été faites dans le cadre du Programme de Recensement des Lieux de Réutilisation des Stériles Miniers d’Uranium (éléments constitués par les sols et roches excavés lors de l’exploitation d’une mine), diligenté par AREVA, a-t-on précisé.

Outre des stériles miniers, des résidus de traitement de minerai d’uranium ont été utilisés «en remblais sous cette habitation et sont à l’origine des concentrations de radon mesurées», précise le communiqué, selon lequel «la présence de tels résidus en dehors des sites miniers et des lieux de stockage autorisés est tout à fait anormale et contraire à la réglementation».

Une enquête sanitaire est en cours

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La famille concernée, qui vit pour l’instant dans un camping, doit subir vendredi une batterie d’examens pour tenter d’en savoir plus sur les conséquences de cette exposition au radon. L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire a été saisi de l’affaire afin d’évaluer le degré d’exposition des occupants et les éventuels risques sanitaires encourus. Car en plus de la famille, de nombreux enfants ont donc fréquenté les lieux.

«Les services de l’Etat prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la prise en charge des personnes concernées et garantir une totale transparence sur cette situation», assure la préfecture et l’Agence Régionale de Santé (ARS) du LIMOUSIN.

VIDEO. Maison radioactive à Bessines-sur-Gartempe (France Télévisions)

LA REALITE:

UN PETIT EXEMPLE

DE L’HERITAGE

CATASTROPHIQUE

DE COGEMA/AREVA

ET UN PROBLEME MAJEUR

DE SANTE PUBLIQUE

AAAAAAAAA

Ce malheureux exemple est l’héritage catastrophique de COGEMA/AREVA à travers son ancienne exploitation minière de l’uranium et de son délaissement totalement scandaleux alors que des éléments contenus dans les sols et les eaux seront présents pour 4,5 milliards d’années !

Cette affaire met le doigt

sur de nombreux points essentiels:

BBBBBBBB

Le sujet du gaz radioactif Radon est un PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE en FRANCE et dans tous les pays touchés par l’exploitation de l’uranium.

On retrouve toujours les mêmes constantes dans le dossier.

Responsabilité TOTALE des exploitants (ici le CEA/COGEMA/AREVA) fonctionnant sous couvert d’une OMERTA TOTALE avec la COMPLICITE ACTIVE (ou passive) des élus de tout bord (conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, députés, etc) et des différentes administrations et institutions locales et nationales concernées par le sujet ainsi que les divers chefs d’Etat !

La liste serait trop longue pour la présenter mais, pour faire court, l’on pourrait remplir plusieurs prisons avec tout ce beau monde COMPLICE de très importants problèmes de morbidité (maladies et pathologies diverses) et de très nombreux décès!

Lorsque l’exploitation minière de l’uranium fonctionnait « à merveille », tous ces horribles personnages COUPABLES et RESPONSABLES s’en mettaient plein les poches (pour leur compte personnel parfois) et souriaient en se faisant réélire s’ils étaient des élus.

HONTE à eux !

J’attends des condamnations

fermes et précises

dans ce domaine

EEEEEEE

« Les quantités de gaz n’ont pas été précisées mais des niveaux significativement supérieurs aux valeurs maximales observées dans la région ont été mesurés, conduisant au relogement des habitants » indique l’IRSN.

On sait ce que cela veut dire: 

Cette phrase très « administrative » est tout simplement SCANDALEUSE car elle laisse sous-entendre que les niveaux de mesures sont extrêmement IMPORTANTS.

D’ailleurs, l’IRSN refuse de communiquer les niveaux de radioactivité relevés dans et sous l’habitation.

AAAAAAAAA

Voici le mail envoyé

ce jeudi 27 mars 2014

à 23h11 à l’IRSN:

« URGENT Affaire de la famille relogée à BESSINES SUR GARTEMPE à cause d’un problème majeur de RADON.

LAMIREAU Thierry

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Madame, Monsieur,

Pour compléter un article sur mon blog, je vous serais très obligé de me donner le maximum d’infos concernant ce dossier et notamment les niveaux relevés dans et sous l’habitation.
En vous remerciant par avance, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Thierry LAMIREAU »

Le préfet actuel et l’Agence Régionale de Santé du LIMOUSIN indiquent: « Vouloir garantir une totale transparence sur cette situation. »

C’est une PLAISANTERIE d’autant que certains membres de l’ARS du LIMOUSIN ont eu dans le passé une attitude plus que complaisante dans les dossiers divers concernant COGEMA/AREVA.

Le Programme de Recensement des Lieux de Réutilisation des Stériles Miniers d’Uranium diligenté par AREVA est un véritable SCANDALE !

Le CEA puis COGEMA et actuellement AREVA ont pollué pour l’éternité (4,5 milliards d’années) les eaux, les sols et l’air de toutes les régions et pays concernés par l’exploitation de l’uranium.

Un Programme de Recensement des Lieux de Réutilisation des Stériles Miniers d’Uranium est désormais mis en place par les POLLUEURS !

Ces pollueurs reconnaissent (pas devant la justice…pas fous les mecs !) leurs pollutions et cherchent les lieux sauvages pollués !

Ce qui est un rappel simple de l’utilisation fréquente, courante et clandestine des « stériles miniers » (contenant plus de 75% de la radioactivité initiale du minerai) et des boues radioactives ET chimiques après traitement du minerai d’uranium (boues données par le CEA/COGEMA/AREVA à l’époque aux artisans et aux entreprises de construction des régions pendant l’activité minière) dans la préparation des terrains et des constructions privées et publiques des lieux concernés !

Boues radioactives clandestines pour l'habitat

(Photo: Exemple de boues radioactives données clandestinement par COGEMA/AREVA

aux entreprises du bâtiment en LIMOUSIN ou à des particuliers /

Image du film « URANIUM EN LIMOUSIN » de Thierry LAMIREAU)

Boues radioactives grises pour l'habitat

(Photo: Mesure de radioactivité sur les boues clandestines.

Niveau maximal international toléré:

20 impulsions par minute…

Niveau mesuré: 30 000 impulsions par minute !

Donc, une irradiation très importante.

Image du film « URANIUM EN LIMOUSIN » / 

Thierry LAMIREAU)

Des COUPABLES

et des

RESPONSABLES

CCCCCCCCC

Et l’on retrouve, par hasard, des pollutions majeures dans des lieux comme chez la famille JUSIAK !

Il faut le dire franchement: ces attitudes réalisées sciemment ont été et sont CRIMINELLES.

La VERITE ne sera JAMAIS donnée pour ce problème majeur de Santé Publique car trop d’enjeux et trop de responsabilités sont induits !

Maison radioactive

à

BESSINES:

46 personnes

sous surveillance

(http://www.lepopulaire.fr)

Camion d'analyse IRSN

Ce ne sont pas 22 personnes comme annoncé au départ mais plus du double qui ont séjourné dans la maison de BESSINES où un niveau anormal de radon a été décelé.

Au départ, les autorités avaient parlé de vingt-deux personnes. Elles sont finalement quarante-six à avoir été identifiées. Quarante-six à avoir séjourné dans la maison de BESSINES, évacuée à cause de niveaux particulièrement élevés de radon, deuxième cause de cancer du poumon en France après le tabac.

 
C’est là que vivaient depuis dix-sept ans Thierry JUSIAK, sa femme Sylvie, assistante maternelle, qui y gardait des enfants ainsi que leurs deux filles. La famille a depuis été évacuée dans un camping.
L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et l’Agence Régionale de Santé du Limousin ont finalement identifié d’autres particuliers susceptibles d’y avoir également séjourné et d’avoir été contaminés. « Six gérants avec leurs enfants se seraient succédé dans la station-service transformée ensuite en maison », reconnaît Jean JAOUEN à l’Agence Régionale de la Santé.

 
Une association et des poursuites
Tous ont été conviés à se présenter dans un camion spécialement affrété par l’IRSN, garé sur le parking de l’hôpital de la mère et de l’enfant pour y subir des analyses.
C’est le cas de Laurent COUVIDAT, 34 ans, dont les parents ont un temps géré la station.
« J’ai vécu il y a vingt-sept ans dans cette maison et j’y suis resté trois ans. Evidemment, nous avons été surpris mais surtout inquiets d’apprendre qu’elle était contaminée. J’ai subi des analyses jeudi. Ils n’ont pour l’instant rien trouvé », se rassure-t-il.
 
Ce particulier a subi comme les autres des analyses d’anthroporadiamétrie et d’urine dont les résultats seront communiqués dans trois semaines.
Il reste en contact avec plusieurs mères de famille ayant amené leurs bambins en garde dans cette maison.
« Comme moi, elles sont en colère », confie-t-il. Une association réunissant toutes les personnes exposées au radon devrait voir le jour prochainement et des poursuites pourraient être engagées.
http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2014/04/05/maison-radioactive-a-bessines-46-personnes-sous-surveillance_1952275.html

Une communication avec AREVA 

Une attente de réponse…

20070403-152521.BMP

(Photo: Image tirée du film « URANIUM EN LIMOUSIN »  

Thierry LAMIREAU)

Ce mardi 1er avril 2014 (ce n’était pas un poisson d’avril) j’ai appelé la responsable de la Communication de AREVA LIMOUSIN puis envoyé un mail de confirmation de mes questions.

Une réponse de AREVA est promise…Elle est aux abonnés absents !

Mail envoyé à AREVA LIMOUSIN

20070403-152205.BMP

(Photo: Très ancienne galerie d’un des sites de MARGNAC sur la commune de COMPREIGNAC (87) Image tirée du film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

LAMIREAU Thierry

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

blog: lesoufflecestmavie.unblog.fr

 

Madame POULIQUEN Delphine

AREVA/BESSINES

Service communication

Madame,

Faisant suite à notre communication téléphonique de ce mardi 1er avril 2014 à 10h46, veuillez recevoir, comme convenu, quelques questions concernant plusieurs dossiers.

Comme vous pourrez le constater sur mon blog, j’ai déjà abordé le sujet de la famille JUSIAK à BESSINES-SUR-GARTEMPE.

En cherchant sur mon blog, vous noterez d’autres textes de ma part sur le thème du nucléaire y compris des actions de AREVA en France et à l’étranger.

Il est clair que je ne suis pas dans votre système de pensée et d’analyse.

Cependant, je vous indique que votre réponse (liée aux questions ci-dessous) sera insérée en TOTALITE dans mon article déjà mis en ligne sur BESSINES.

Sujets:

1 / L’après-exploitation de l’uranium en France à travers le DIAM.

2 / Le Centre UREKA.

3 / L’entreposage d’uranium « appauvri ».

4 / Le laboratoire Maurice TUBIANA.

5 / Le SEPA.

 1 / Le DIAM (Direction Internationale

de l’Après-Mine)

Exploitation uranium à BESSINES

(Photo: Traitement du minerai de l’uranium.

Ancienne usine SIMO/COGEMA sur le site nucléaire de BESSINES.

Image tirée du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Thierry LAMIREAU)

Dans sa page internet, AREVA indique: « AREVA a pris en charge la surveillance environnementale de l’ensemble des anciens sites miniers répartis sur le territoire français. La DIAM assure les activités de gestion de l’après-mine, étape intégrée dès le début du cycle de vie d’un projet minier. »

A mes yeux, la prise en charge des sites n’existe pas mis à part quelques couvertures en surface avec de la terre végétale.

Je vous renvoie à mon film « URANIUM EN LIMOUSIN » ou aux 1000 diapositives vendues à l’Association « Sources et Rivières du Limousin ».

Tous les éléments radioactifs et chimiques (« stériles miniers », boues radioactives et chimiques, déchets extérieurs civils et militaires à la région) sont toujours dans les eaux et les sols de la région LIMOUSIN.

En outre, AREVA elle-même a reconnu que la totalité du RADIUM 226 se trouvait dans les lieux. Le radium 226 est classé par les organismes officiels comme « très radiotoxique ».

Les durées de vie sont de 4,5 milliards d’années…donc pour l’éternité puisque cela correspond au temps d’existence de notre planète terre !

L’affaire JUSIAK à BESSINES n’est qu’un épiphénomène du problème global : outre les stériles miniers, des résidus de traitement de minerai d’uranium ont été utilisés « en remblais sous cette habitation et sont à l’origine des concentrations de radon mesurées », précisent les communiqués du Préfet et de l’IRSN , selon lesquels « la présence de tels résidus en dehors des sites miniers et des lieux de stockage autorisés est tout à fait anormale et contraire à la réglementation ».

Ce malheureux exemple est l’héritage catastrophique de COGEMA/AREVA à travers son ancienne exploitation minière de l’uranium et de son délaissement totalement scandaleux alors que des éléments contenus dans les sols et les eaux seront présents pour 4,5 milliards d’années !

Le sujet du gaz radioactif Radon est un PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE en FRANCE et dans tous les pays touchés par l’exploitation de l’uranium.

On retrouve toujours les mêmes constantes dans le dossier.

Responsabilité TOTALE des exploitants (ici le CEA/COGEMA/AREVA) fonctionnant sous couvert d’une OMERTA TOTALE avec la COMPLICITE ACTIVE (ou passive) des élus de tout bord (conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, députés, etc.) et des différentes administrations et institutions locales et nationales concernées par le sujet ainsi que les divers chefs d’Etat !

Le préfet actuel et l’Agence Régionale de Santé du LIMOUSIN indiquent: « Vouloir garantir une totale transparence sur cette situation. »

Le Programme de Recensement des Lieux de Réutilisation des Stériles Miniers d’Uranium diligenté par AREVA est un véritable SCANDALE !

Le CEA puis COGEMA et actuellement AREVA ont pollué pour l’éternité (4,5 milliards d’années) les eaux, les sols et l’air de toutes les régions et pays concernés par l’exploitation de l’uranium.

Un Programme de Recensement des Lieux de Réutilisation des Stériles Miniers d’Uranium est désormais mis en place par les POLLUEURS !

Ces pollueurs reconnaissent leurs pollutions et cherchent les lieux sauvages pollués…ce qui est un COMBLE !

Ce qui est un rappel simple de l’utilisation fréquente, courante et clandestine des « stériles miniers » (contenant plus de 75% de la radioactivité initiale du minerai) et des boues radioactives ET chimiques après traitement du minerai d’uranium (boues données par le CEA/COGEMA/AREVA à l’époque aux artisans et aux entreprises de construction des régions pendant l’activité minière) dans la préparation des terrains et des constructions privées et publiques des lieux concernés !

AAAAAAAA

20070403-152646.BMP
(Photo: Ancienne mine des « Vieilles Sagnes »

Mesure: 60 000 impulsions/minute

Norme internationale maximale tolérée: 20 impulsions/minute

Nota: Dans la poche, un compteur GEIGER

Analyse CRIIRAD indiquant de très FORTES contaminations radioactives et chimiques

Radioactivité ENORME sur un lieu simplement recouvert 

sur ordre du préfet de l’époque)

Question:

Comment AREVA se positionne-t-elle pour JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE ?

Et merci de ne pas faire une réponse style « langue de bois » genre désinformation comme vous l’indiquez sur votre site internet…je cite:

« UNE GESTION RESPONSABLE, Le site de Bessines est ainsi certifié ISO 14001 et OHSAS 18001, deux normes internationales reconnaissant respectivement la préservation et la gestion durable de l’environnement, et une gestion rigoureuse et efficace de la santé et de la sécurité au travail (…) TRANSPARENCE ET DIALOGUE. »

 2 / Le Centre UREKA ou le musée de la mine d’uranium

UREKA 1

Centre ouvert au public et aux scolaires.

Pour « son » musée, AREVA a dépensé 8,5 millions d’euros sur les 10 millions de budget, le solde revenant à la charge du Conseil Régional du LIMOUSIN….

Le Conseil Régional du LIMOUSIN qui glorifie l’action de COGEMA/AREVA alors q’une POLLUTION MAJEURE est là pour 4,5 milliards d’années ! Ces élus seront toujours aussi « dégueulasses » dans ce dossier.

Les pages internet et les plaquettes en quadrichromie sont SCANDALEUSES pour le moins.

UREKA 2

L’on voit des mineurs qui « sortent » du tableau de commande des mines pour tendre les mains aux enfants…ces enfants aux grands sourires heureux de découvrir le monde merveilleux de la mine où des employés effectuent des mesures de minerais près de ces gentils bambins et de ces familles heureuses.

Plaquettes publicitaires que l’on aurait cru appartenir aux années 20 après le prix Nobel de physique attribué à à Henri BECQUEREL et au couple Pierre et Marie CURIE pour la découverte de la radioactivité.

Rappelons-nous, à titre d’exemple, les publicités pour les corsets radioactifs, les lames de rasoir au radium, les produits de beauté au radium à une époque où le milieu de la science croyait et écrivait:

« Le radium est le symbole de ces découvertes scientifiques majeures de l’aube du XXè siècle, de celles qui génèrent  un immense élan d’enthousiasme, et qui apportera la solution à tous les problèmes dont souffre l’humanité. »

(cf. « La fantastique histoire du Radium » de Jean-Marc COSSET et Renaud HUYNH – Editions OUEST FRANCE 2011)

UREKA 3

Une belle DESINFORMATION digne de ce cher GOEBBELS…

Questions:

Quels ont été les financeurs de ce « Musée de la mine » (les privés et les collectivités locales) ?

Quels sont les objectifs de AREVA ?…apporter son « information » ? Toucher la sensibilité des familles, des enfants, des milieux scolaires ?

[INFO du 4 avril 2014]

Le musée de la Mine à BESSINES

touché suite à un incendie

Le feu a pris hier soir entre minuit et 2 heures du matin dans la cantine du musée de la mine de Bessines-sur-gartempe.

Les pompiers sont intervenus rapidement, aucun blessé n’est à déplorer.

Par Martial Codet-Boisse (site France 3 LIMOUSIN)

Le feu s'est déclenché a proximité du musée dans l'Atomic Café © Lou Cuau
© Lou Cuau Le feu s’est déclenché a proximité du musée dans l’Atomic Café
L’incendie dans la cafétéria a occasionné des dégâts dans le musée.
Suite à l’intervention des pompiers de Bessines et du SDIS 87, le faux plafond a été touché et le réseau électrique est hors service.
La gendarmerie de Bessines-sur-Gartempe s’est rendue aujourd’hui sur place afin de déterminer l’origine du sinistre.
L’origine du sinistre est d’origine criminelle d’après les informations en date du 8 avril 2014.
FRANCE 3 LIMOUSIN

3 / L’entreposage d’uranium « appauvri »

20070403-154106.BMP

(Photo: fûts rouillés et très contaminants d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire du BOUCHET

sur le site nucléaire SEPA de BESSINES-SUR-GARTEMPE / Thierry LAMIREAU)

AREVA s’approche progressivement des 200 000 tonnes de stockage d’uranium « appauvri » sur le site de BESSINES-SUR-GARTEMPE.

Quels en sont les buts sachant que l’argumentation de « revalorisation » n’est plus valable si l’on s’en réfère aux écrits des organismes officiels et sachant que la FRANCE utilise des ARMES à l’URANIUM « APPAUVRI » (notamment avec les aéronefs hélicoptères TIGRE, MIRAGE 2000 et RAFALE) sous couvert de brevets américains ?

 4 / Le Laboratoire Maurice TUBIANA (LMT)

Laboratoire Maurice TUBIANA BESSINES

(Photo: AREVA)

AREVA indique sur son site internet: « Une expertise au service de la médecine nucléaire. Depuis fin 2013, le laboratoire industriel d’AREVA Med produit du plomb 212 de qualité médicale nécessaire au développement et à la mise au point de traitements innovants contre le cancer. »

Ce cher Maurice TUBIANA qui faisait la promotion des techniques de communication de GOEBBELS (nom cité par M.TUBIANA lui-même) lors d’une conférence à la Faculté de Médecine de LIMOGES dans les années 1990 (j’étais présent) !

Question:

Comment AREVA peut justifier une telle démarche alors que cette entreprise (GOGEMA et le CEA compris bien sûr) a induit et induit toujours actuellement de très nombreuses pathologies (morbidité) comme des cancers et des leucémies et de très nombreux décès à cause de ses pollutions MAJEURES des sols, des eaux et de l’air à travers ses actions « légales » de l’exploitation de l’uranium et illégales comme l’on en a un exemple avec le cas de la famille JUSIAK ?

5 / Le SEPA

Laboratoire SEPA AREVA

(Photo: Laboratoire du SEPA / AREVA)

Dans le passé, lorsque j’habitais le LIMOUSIN, j’ai mis en évidence (preuves écrites à l’appui confirmées ensuite par l’administration et photos des produits) une gestion ILLEGALE de différents déchets radioactifs comme ceux de l’URANIUM « APPAUVRI » de l’ancienne usine militaire du BOUCHET. L’administration et le SEPA ont pris comme unique décision de reconditionner ces déchets et de les balancer dans les boues radioactives de JOUAC (nord Haute-Vienne) ! Le tout est désormais recouvert !

Belle gestion des déchets radioactifs: « cacher la merde sous le tapis » ! C’est, en effet, on ne peut plus simple.

Par contre, la pollution est toujours présente, majeure, et surtout ne me parlez pas des mesures avec les piézzomètres ou avec les balises de mesures de radon qui sont judicieusement mises au bon endroit pour prouver que tout est en « accord avec la réglementation ».

Les normes internationales ISO 14001 et OHSAS 18001 ne sont qu’un trucage international pour permettre aux multinationales de continuer leurs actions et leurs pollutions.

Question:

Le SEPA détient encore des éléments radioactifs non déclarés et HORS CONTRÔLE EURATOM. Pourquoi et quand ces déchets radioactifs seront-ils déclarés à l’administration ? Comment se fait-il que le SEPA utilise des produits radioactifs en des quantités non autorisées et pour quelles raisons ?

AREVA parlant de « préservation et de gestion durable de l’environnement, une gestion rigoureuse et efficace de la santé et de la sécurité au travail » pourrait porter à sourire si le sujet n’était pas aussi grave, aussi bien pour les travailleurs du nucléaire de la FRANCE et de l’étranger que pour les populations autochtones de chaque pays concernés par l’exploitation de l’uranium.

Enfin, je voudrais vous signaler qu’avec mes nombreuses et fortes irradiations successives j’enchaîne depuis 2001 de très nombreuses pathologies radio-induites (opéré oesophage/estomac d’un stade pré-cancéreux, phlébite, AVC, deux problèmes cardiaques, nombreuses tumeurs solides opérées, 8 cancers de la peau, maladie de BOWEN, sommeil très perturbé, etc.).

Il est clair que j’ai été irradié par le CEA, COGEMA et AREVA et vous comprendrez que, jusqu’à ma mort, je serai là pour être ce que l’on appelle maintenant « un lanceur d’alerte ».

Merci de me répondre dans les meilleurs délais et avec le plus de précision possible.

Thierry LAMIREAU

Communication téléphonique

avec

le cabinet du Préfet

de la Haute-Vienne

Des informations importantes nouvelles 

20070403-152119.BMP

(Photo: M.René FRUGIER, ancien mineur COGEMA,

mort d’un cancer

et inhumé le 16 janvier 1995

Image du film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

1 / Le Préfet s’apprête à porter plainte contre X ou contre AREVA à cause des déchets radioactifs insérés sous et dans la maison de la famille JUSIAK (cf. communication téléphonique avec l’ARS LIMOUSIN).

2 / Les niveaux relevés dans la maison de la famille sont très importants: 30 000 Bq/m3 (niveau  habituel 50 Bq/m3).

L’IRSN donne, en traduction d’effet sur le corps humain, un niveau de 0,6 microSievert par heure ce qui correspond à des niveaux importants comparables à certains lieux proches de FUKUSHIMA. Il faut noter que cette transcription en microSievert par heure est très en-dessous de ce que l’on devrait donner si l’on se réfère aux 30 000 Bq/m3 !…

Communication téléphonique

avec le service de presse de l’IRSN

Mail envoyé à l’IRSN

(Institut de Radioprotection

et de Sûreté Nucléaire)

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN », ancien irradié et auteur d’un blog, je souhaiterais avoir confirmation d’une information donnée par l’ARS LIMOUSIN.

Concernant l’affaire à BESSINES de la famille JUSIAK et de AREVA, les niveaux relevés donnés sont de 30 000 Bq/m3 pour équivalence de 0,6 microsievert par heure.

Confirmez-vous ces mesures très importantes ?

Que va faire l’IRSN dans ce dossier qui montre une pollution majeure disséminée dans tous les lieux proches de l’exploitation de l’uranium en FRANCE ?

Considérant également que les pollueurs sont le CEA, COGEMA et AREVA.

Considérant que les responsabilités sont à chercher auprès des Préfets successifs et de l’Etat français ?

Merci de me répondre dans les plus brefs délais et sans « langue de bois » s’il vous plait.

Thierry LAMIREAU

irsn  
INFOS NOUVELLES LIMOUSIN: DU GAZ RADIOACTIF RADON DANS UNE MAISON OÙ L'ON GARDAIT DES ENFANTS. UN PETIT EXEMPLE DE L'HERITAGE CATASTROPHIQUE DE COGEMA/AREVA ET UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE. ANALYSE EXCLUSIVE DE THIERRY LAMIREAU. (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES  AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES  ARMES A L'URANIUM APPAUVRI  ARS LIMOUSIN  AUSTRALIE  BESSINES SUR GARTEMPE
Bonjour t.lamireau@free.fr

Nous avons bien reçu votre question et vous en remercions.

Nous nous efforçons d’y répondre dans les plus brefs délais.

A bientôt sur notre site

L’équipe IRSN.fr

Bonjour,

J’ai transféré votre demande aux personnes compétentes, même si, comme je vous l’ai dit, l’IRSN communiquera sur le sujet qu’une fois ses analyses terminées.

Pour information, le service de presse ne s’occupe normalement que des demandes de journalistes, mais vous pouvez adresser vos e-mails à l’adresse « contact » du site internet.

Cordialement,

Benjamin Gandouin
Relations presse
Direction de la communication
IRSN Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

Tél :  01 58 35 95 93/ 06 76 07 60 43

Bonjour,
Suite à votre question posée à l’IRSN, nous vous informons que la réalisation des mesures est toujours en cours à Bessines-sur-Gartempe.
Lorsqu’ils seront disponibles, les résultats de ces mesures seront publiés sur notre site internet www.irsn.fr

cordialement,
L’IRSN

RAPPEL de la situation

pour les journalistes  

ignorants, fainéants ou complices:

AAAAAAAAA

(Croquis: fonctionnement de l’exploitation de l’uranium / COGEMA)

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/10/21/exclusif-gaz-radioactif-radon-un-projet-de-loi-pour-etouffer-laffaire-et-des-ecologistes-ignorants-qui-vont-induire-des-milliers-de-cancers-en-france-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/08/25/document-tres-interessant-ce-que-les-politiques-et-les-militaires-taisent-uranium-proprietes-et-effets-biologiques-apres-une-contamination-interne-irsn-institut-de-radioprotection-et-de-surete-nu/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/05/exclusif-mines-duranium-la-propagande-a-letat-pur-par-areva-un-veritable-scandale-documents-techniques-critiques-images-exclusives-du-film-uranium-en-limousin-de-thierry-lamireauthier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/24/mines-duranium-en-limousin-ou-sont-donc-les-zones-radioactives-france-3-limousin-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/24/une-nouvelle-etude-fracassante-revele-que-la-radioactivite-meme-a-des-niveaux-tres-bas-reste-dangereuse-pour-la-sante-gen4-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/14/nucleaire-comment-areva-laisse-mourir-ses-travailleurs-au-niger-emmanuel-haddad-bastamag-net/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/31/uranium-le-niger-juge-tres-desequilibre-son-partenariat-avec-areva-normal-areva-et-hollande-se-croient-encore-dans-les-colonies-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/09/15/les-verts-sont-contents-ils-se-contentent-de-peu-du-vent-normal-pour-des-ecolos-de-salon-moment-de-satisfaction-et-meme-de-plaisir-de-eelv-apres-le-discours-de-hollande-a-la-conference-en/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/08/08/uranium-olympique-fragments-dune-epopee-post-fukushima-un-web-roman-de-stephane-lhomme/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/19/le-grenelle-de-lenvironnement-de-lenthousiasme-aux-deceptions-rien-detonnant-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/le-limousin-radioactif/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/les-vaches-pondent-des-oeufs-les-poules-ont-des-dents-les-dechets-radioactifs-en-limousin-et-ailleurs-sont-sans-danger-ou-comment-redire-quelques-verites-oubliees/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/le-film-uranium-en-limousin-un-lourd-passe-pour-une-region-des-traces-indelebiles-pour-le-realisateur-thierry-lamireau/

Journalistes:

Je vous attends !

BBBBBBBB

Journalistes: faites VOTRE travail et ayez, au moins une fois dans votre vie, le courage d’aborder ce sujet catastrophique du problème du Radon, problème majeur de Santé Publique, je le répète.

Il y a un beau « merdier » à remuer dans ce domaine et ce depuis l’après-guerre !

Et tant que l’on y est:

20070403-154106.BMP

(Photo: fûts rouillés et très contaminants d’uranium « appauvri »

de l’ancienne usine militaire du BOUCHET

sur le site nucléaire de BESSINES-SUR-GARTEMPE / Thierry LAMIREAU) 

Je vous attends aussi pour traiter très sérieusement le sujet de l’utilisation des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » par la FRANCE à travers déjà de très nombreux conflits !

depleted-uranium1

(photo: Armes à l’uranium « appauvri »)

areva-bessines-valorisation-de-l-uranium_864310

(photo: déchargement de containers

d’uranium « appauvri »

pour les hangars agricoles

du site nucléaire de BESSINES)

ZONE contrôlée près des hangars d'uranium appauvri à BESSINES

© MaxPPP-Thomas Jouhannaud

Et de l’URANIUM « APPAUVRI » il y en a presque 200 000 tonnes à BESSINES-SOUS- GARTEMPE sous de simples hangars agricoles…cet uranium « appauvri » qui, entre autres éléments radioactifs et chimiques, a tant détruit ma santé après 25 années de militantisme in situ là où les autres n’allaient pas…uniquement pour être un « lanceur d’alerte »…très cher payé, n’est-ce pas, avec mes très nombreuses pathologies radio-induites…

C’est la raison pour laquelle je ne souhaite plus « mettre de gants » pour dire ce que je pense sur le sujet. 

Je n’ai pas de leçon à recevoir de qui que ce soit…

caroline_recopie_la_version_officielle-3b69f

Où est votre engagement, où sont vos convictions, où sont vos investigations ?

Ah oui, c’est vrai, j’oubliais, vous êtes des COMPLICES du « système » et vous voulez garder votre petite place et votre confort professionnel…BRAVO, restez comme cela, ne changez RIEN…le Monde vous remerciera un jour !

L’ancien irradié et le mis en examen que je suis après une plainte pour diffamation de Vincent BOLLORE (procès en 2015 au TGI de PARIS) n’a plus grand chose à perdre. 

Ma vie est faite:

Gros plan THIERRY

Interview de Thierry LAMIREAU:

(Interview réalisée en 2003)

Ma vie est faite et j’emmerde tous les « grands de ce Monde » !

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.

CARPE DIEM.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Blog: lesoufflecestmavie.unblog.fr

NOTA:

Des photos ont été censurées sur cet article le 9 avril 2014.

Je viens de les remettre…

A suivre !

Le 11 avril 2014:

Deux photos censurées et remises en ligne.

A suivre !

« URANIUM

EN

LIMOUSIN »:

AAAAAAAAAA

Disponibilité en DVD

du film documentaire

de Thierry Lamireau

Ce film retrace l’histoire de l’exploitation minière

de l’uranium en LIMOUSIN,

depuis l’après-guerre

jusqu’aux stockages de déchets radioactifs

tels que l’uranium « appauvri ».

50 millions de tonnes de « résidus de traitement », 200 kilomètres de galeries et des millions de « stériles » ne peuvent laisser l’environnement indemne.
Ces déchets contiennent plus de 80% de la radioactivité initiale du minerai et rendent cette radioactivité susceptible de dispersion contrairement à la gangue minérale initiale.
L’infiltration des eaux entraîne les radioéléments dont certains sont classés parmi les plus radiotoxiques (Durée de vie de 4,5 milliards d’années !)
Les vents dispersent le gaz radioactif RADON et soumettent les populations environnantes aux doses radioactives.
C’est remettre aux générations futures la responsabilité de la gestion de ces sites (s’ils ne sont pas oubliés !) dont la radioactivité restera augmentée pour l’éternité ».

Le film (copyright 1995) a reçu de très nombreux prix internationaux et nationaux.

Il a été diffusé une fois sur PLANETE CABLE en 1995 et a ensuite été censuré sous pression du Ministère de l’industrie et des services du Premier Ministre de l’époque. Il n’est pas sur internet.
Si des gens sont intéressés, je peux leur fournir un exemplaire DVD avec jaquette couleur au prix de 25 euros (port compris). J’en suis l’auteur unique et depuis 2001 j’enchaîne de nombreuses pathologies à cause de mes multiples irradiations sur les sites nucléaires.

L’adresse pour la demande du DVD :

LAMIREAU Thierry 
12, chemin du PANORAMA 74960 CRAN GEVRIER

Pour rappel, parce que j’avais écrit un article sur les mines d’uranium, 

(http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/les-vaches-pondent-des-oeufs-les-poules-ont-des-dents-les-dechets-radioactifs-en-limousin-et-ailleurs-sont-sans-danger-ou-comment-redire-quelques-verites-oubliees/),

et parce que mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN » existait,

le 11 février 2009 avait eu lieu la fameuse émission « Pièces à conviction » (FRANCE 3 Elise LUCET) sur les mines d’uranium qui avait fait tant de bruit.

Je participais d’ailleurs à l’émission.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 mars, 2014 |5 Commentaires »

LES DECHETS NUCLEAIRES: BOMBE A RETARDEMENT PLANETAIRE (J.P PETIT / Olivier SIMEON / french.ruvr.ru)

J-P. Petit :
Asse-enfouissement
« Les déchets nucléaires:
Bombe à retardement planétaire »
LES DECHETS NUCLEAIRES: BOMBE A RETARDEMENT PLANETAIRE (J.P PETIT / Olivier SIMEON / french.ruvr.ru) dans REFLEXIONS PERSONNELLES OS_foto.png.50x50x1Olivier Siméon
J-P. Petit : « Les déchets nucléaires, bombe à retardement planétaire » (Partie 1)

Photo: EPA / Jean-Pierre Petit, ancien Directeur de recherche au CNRS)

La Voix de la Russie : Jean-Pierre Petit, vous avez accordé deux interviews à La Voix de la Russie qui ont soulevé un grand intérêt chez nos lecteurs, et également une foule de questions. Il y avait évidemment des gens qui vous connaissaient déjà, ainsi que votre passé de scientifique chevronné, et qui ont exprimé leur satisfaction de vous voir vous exprimer dans nos colonnes. Vous les avez mis en appétit en développant des idées bouleversantes, concernant les voyages interstellaires. Mais vous nous dites qu’il y a, selon vous, un sujet d’une actualité brûlante. Quel est-il ?

J-P. Petit : « Le développement actuel du nucléaire dans le monde, et tout particulièrement en France, car vous savez que mon pays est « en pointe » dans ce domaine, et que c’est le pays le plus nucléarisé du monde. »

LVdlR : Qu’y a-t-il de vraiment nouveau ?

J-P. Petit : « Le lobby nucléaire international recueille les fruits d’un bourrage de crâne qui dure depuis des décennies. Vous n’êtes pas sans remarquer l’importance énorme qu’a pris la télévision, dans le sens d’un abrutissement orchestré des populations. Il y a 20 ou 30 ans, avant le développement de médias parallèles, d’Internet, certains décelaient déjà la trace d’une opération de lavage de cerveaux de plus en plus évidente. »

LVdlR : Y aurait-il, selon vous, quelque chose de voulu, une … conspiration ?

J-P. Petit : « Dans tous les cas de figure, cet abrutissement est voulu. Dans quel but ? La question reste ouverte. Mais il y a une chose qui mène le monde, depuis l’aube des temps, c’est le redoutable mélange entre la cupidité et la bêtise. Ma statistique personnelle, depuis longtemps, est qu’il n’y a que 5 % d’individus capables de penser par eux mêmes, capables de réfléchir, de faire preuve d’esprit critique, d’une certaine autonomie au plan moral, et sur le simple plan de la raison. A cela il faut ajouter 20 % d’inconscients, qui sont dévorés par leur égoïsme, leur ambition et leur … paranoïa. Ainsi, quelqu’un qui appartient à ces 20 % estime que la recherche d’un pouvoir le plus grand possible est une question de survie, pour lui, pour les siens, pour son ethnie, son pays, position qui confère à ses yeux tous les droits. »

LVdlR : Et que deviennent les 75 % restants ?

J-P. Petit : « Ceux-là sont manipulables à merci, dans n’importe quel sens. On peut les endormir, créer chez eux la peur, les assujetir, les dresser contre un autre groupe, les faire se battre les uns contre les autres, à petite ou à grande échelle. On peut les apauvrir jusqu’à la dernière extrémité, sans qu’ils se révoltent. En France est apparu un dessin humoristique qui suggérait l’apparition, par recombinaison génétique, d’une nouvelle espèce, le Pigeton. »

LVdlR : Qu’est-ce qu’un Pigeton

J-P. Petit :   « C’est un animal qui a la tête d’un pigeon et le corps d’un mouton.

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Le Pigeton Image fournie par Jean-Pierre Petit

Comme vous pouvez le voir, cet animal avale n’importe quoi et se laisse tondre sans réagir. Accessoirement, les Pigetons peuvent avoir des comportement collectifs, en étant capables de suivre un leader de la manière la plus irrationnelle, par millions. Entre deux phases d’une remarquable passivité, on peut trouver chez eux des accès de violence assimilables à des défoulements. En exploitant ce capital de violence latente on peut constituer des armées de Pigetons, de part et d’autre d’une frontière, derrière des bannières, et les amener à se combattre jusqu’à la mort avec le plus grand esprit de sacrifice. Lors de ces affrontements entre Pigetons de deux clans adverses, il n’est pas rare de voir des entreprises spécialisées fournir des armes aux deux camps, par souci d’équité. »

LVdlR : Mais comment fait-on pour éviter que des Pigetons d’un même camp se combattent ?

J-P. Petit : « On les dote d’uniformes bien reconnaissables.

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Pigeton mobilisé Image fournie par Jean-Pierre Petit

Lors de la cessation des hostilités, des distributions de médailles sont pour eux l’objet d’une grande satisfaction et fierté. On peut alors organiser des cérémonies commémoratives se situant autour de la tombe d’un Pigeton inconnu, considéré alors comme le Pigeton-héros-type.

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Pigeton démobilisé Image fournie par Jean-Pierre Petit

Les guerres restent de facto des moments d’intense activité économique et de consommation. On assiste alors à un raccourci spectaculaire entre la production et la consommation, puisqu’on produit des tas de choses coûteuses et sophistiquées pour les casser immédiatement. Le coût de la main-d’oeuvre est alors au plus bas.

En temps de paix, le Pigeton est incité à consommer et à fournir de la laine, récoltée par des tondeurs de Pigetons, qui peuvent alors appartenir à une quelconque des ethnies constituant les Euro-Pigetons. Une stratégie d’obsolescence programmée est appliquée pour que le remplacement des objets se fasse à un rythme soutenu (celui des ampoules électriques, pour ne citer que cet exemple). »

LVdlR : Les tondeurs de Pigetons constituent en quelque sorte une espèce différente ?

J-P. Petit : « Oui et non. En effet, un Pigeton lambda, à la suite d’un rituel appelé élections mute en général assez rapidement en se transformant lui-même en tondeur de Pigetons. Cette mutation peut être considérée comme un phénomène naturel. C’est l’expression de l’adage bien connu, que les pigetons dominants ont toujours en tête :

Tonds, ou sois tondu »

LVdlR : Y a-t-il des activités humaines qui échappent à ce phénomène universel de la tonte des Pigetons ?

J-P. Petit : « Nous avons, avec mon ami Gilles d’Agostini, tenté cette expérience en diffusant quelque chose, finalement, d’assez nouveau et révolutionnaire sur le marché : le produit gratuit, sous forme numérique. Il s’agit en l’occurrence des 450 albums de bande dessinée scientifique, à vocation ludico-pédagogique, gratuitement téléchargeables sous forme de fichiers pdf, en 36 langues, sur le site www.Savoir-sans-frontieres.com »

LVdlR : Sous forme numérique, vous n’avez alors ni stocks, ni comptabilité, ni taxes, ni frais d’aucune sorte.

J-P. Petit : « C’est ce qui en déroute plus d’un. Un jour j’ai pris en stop des Chinois qui faisaient un stage en France et à qui je présentais cette opération. A la suite de quoi ils m’ont dit :

- Mais, comment faites-vous pour gagner de l’argent avec un produit gratuit ?

En tant que Chinois, ils étaient évidemment très déconcertés. En effet, découvrant un produit quelconque, la première réaction du commerçant-industriel chinois est de se demander comment produire ces biens avec un coût moindre, afin de les vendre moins cher et de s’emparer au plus vite de ce nouveau marché. L’idée que le coût de la duplication soit nul était déjà de nature à les déstabiliser. Plus encore le fait que le prix de vente le soit aussi, ce qui rendait toute baisse problématique. »

LVdlR : Donc, dans tous les domaines, vous innovez.

J-P. Petit : « Je m’y efforce. »

LVdlR : Revenons au sujet évoqué en début d’interview, le nucléaire. Quoi de nouveau sous le soleil, dans ce domaine ?

J-P. Petit : « Ce sont des choses qui sont volontairement tenues loin du grand public, alors qu’il s’agit d’enjeux vitaux. En ce moment, les technocrates du nucléaire poussent vigoureusement pour faire passer le projet CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique), d’enfouissement des déchets nucléaires de haute activité, à Bure, dans l’Est de la France, là où les vignes françaises produisent le Champagne mondialement apprécié. A Bure existe déjà une installation pilote avec un puits de descente qui donne accès à un filon d’argile situé à 500 mètres de profondeur, d’une centaine de mètres d’épaisseur, où on a ménagé des galeries et où l’Etat projette d’enfouir le million de tonnes de déchets hautement radioactifs produits par l’industrie nucléaire française depuis un demi-siècle. »

LVdlR : Comment s’effectuerait ce stockage ?

J-P. Petit : « Il y a d’abord à effectuer le conditionnement de ces dangereuses matières, puis le transport dans les wagons Castor.

Castor-wagons_8671 CEA

Les wagons« Castor » acheminant les déchets radioactifs de haute activité © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Sur place, il y a un stockage en surface en attendant leur acheminement à l’aide d’une « descenderie » inclinée et leur manipulation jusqu’à des alvéoles de stockage, tout cela par des robots. Le temps de conditionnement, d’acheminement et de stockage dépasserait le siècle (…). »

LVdlR : Qu’entend-t-on par déchets au juste ?

J-P. Petit : « Actuellement cela représente en France 80.000 mètres cubes. Les déchets les moins actifs ont été mis dans de simples bidons d’acier. Pendant longtemps les Français, et surtout les Anglais, s’étaient contentés de balancer des dizaines de milliers de bidons de ce type dans la Manche. Avec le temps, ceux-ci, en rouillant, se sont percés. Ils constituent aujourd’hui des habitats-refuges pour des poissons qui servent de relais pour disséminer ces substances radioactives dans l’ensemble de la chaîne alimentaire. »

LVdlR : Sur l’ensemble de la planète.

J-P. Petit : « Bien sûr. Les poissons sont par nature d’humeur vagabonde, à une échelle planétaire. Ainsi, la radioactivité déversée continûment dans le Pacifique sur la côte de Fukushima se retrouvera à terme immanquablement dans les assiettes de tous les consommateurs de poissons du monde entier. »

LVdlR : Qu’y a-t-il dans ces bidons cloués en Manche ?

J-P. Petit : « Un peu n’importe quoi. Aucun inventaire des contenus n’est disponible. Mais il y a beaucoup de matières plastiques et on verra plus loin que cela a son importance quand ces bidons sont stockés dans des espaces confinés. Les déchets les plus dangereux sont mélangés à du verre. On les concasse, puis on les carbonise en les passant dans un four chauffé par des résistances. Ce qui dégringole alors contient beaucoup de débris métalliques qui sont les restes de coeurs de réacteurs : de l’uranium 238, de l’uranium 235, du plutonium produit pendant le fonctionnement, des déchets à vie longue en tous genres, le tout étant mélangé à des débris de verre. Cela permet alors un chauffage par induction mêlant ces fragments à des débris de verre qui sont au passage fondus. Emergent de cela des cylindres de verre où ces déchets sont emprisonnés. Ces cylindres de verre sont alors inserrés dans des capsules en acier inoxydable, munies d’une tête permettant leur saisie et leur manipulation robotisée. »

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Le mélange des déchets avec du verre © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

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Cylindre en inox contenant les déchets, mélangés à du verre. Chacun de ces« colis»contient 11 kilos de déchets hautement radioactifs © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Comment manipule-t-on ces « colis » ?

J-P. Petit : « Il est exclu de s’en approcher, cela serait la mort assurée. A un mètre, la dose est de plusieurs Sieverts par heure. Une dose d’un Sievert est considérée comme mortelle. Leur transport requiert donc l’utilisation de containers blindés contenant de 20 à 28 de ces colis élémentaires et pesant chacun 400 tonnes. Il est prévu de loger 34.000 de ces objets, pudiquement baptisés “colis” dans le site souterrain de Bure.

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Ici, le chargement d’un container-type blindé dans un wagon Castor. Noter les orifices de ventilation dont les wagons sont dotés © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Les plus gros containers construits sur le même principe, sont capables d’héberger les éléments combustibles longilignes issus des réacteurs, d’une longueur de six mètres. Deux ensembles de tenons permettent indifféremment de les amener en position verticale ou de les coucher sur un berceau. Ci-après les containers que les Japonais utiliseront pour loger les éléments combustibles extraits de la piscine du réacteur numéro quatre et pour les transporter. »

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Transport d’un container blindé (Japon) © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Et ce sont ces containers qui seront stockés en sous-sol ?

J-P. Petit : « Non, seulement leurs contenus, ce qui requiert une manipulation entièrement robotisée, en sous sol.»

LVdlR : Comment le stockage final est-il effectué ?

J-P. Petit : « De différents manières. Les déchets dits de moyenne activité seront stockés dans des bidons métalliques eux mêmes logés dans des « boites » faites de béton.

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Projet CIGEO : Elements transportés au fond sur des« clarkes» et posés dans des galeries (déchets de moyenne activité) © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Les éléments de haute activité et à vie longue sont enfilés par des robots dans des alvéoles, creusées dans l’argile, d’une section circulaire de 60 cm de diamètre (adaptée à la taille de ces « colis ») et de 40 mètres de long, manchonnées par un fin tube d’acier inoxydable. »

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L’élément de haute activité, prêt à être enfilé, poussé dans une alvéole. © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Leur confinement doit être assuré pendant combien de temps ?

J-P. Petit : « 150 000 ans (…). »

LVdlR : 6 000 générations humaines….

J-P. Petit : « Eh oui. Ce temps est incommensurablement plus long que la simple durée de vie des emballages ou du manchonnage métallique tapissant les alvéoles (quelques décennies, du fait de la corrosion) et même du béton, dont on ne saurait espérer une tenue atteignant seulement un siècle. »

LVdlR : Il reste l’argile environnante. Quelle garantie a-t-on que le stockage dans ce matériau se révélera sûr à long terme ?

J-P. Petit : « L’assurance est fournie par les experts. Les mêmes qui avaient dit, lorsque les Allemands avaient envisagé de stocker des déchets dans une mine de sel, celle de Asse, que cette formule garantissait une sûreté absolue, « à l’échelle de temps géologiques ». En France, ce projet d’enfouissement est la suite logique d’une loi que le député du Nord Pas de Calais Christian Bataille a fait passer (1991-2006). Celui-ci approuve sans réserve les conclusions positives des experts à propos de l’enfouissement à Bure, comme il avait approuvé également sans réserve, quelques années plus tôt, le projet d’enfouissement allemand de Asse, toujours sur la base de conclusions d’experts. Bataille a ce qu’on pourrait appeler « le complexe du hamster » : il aime enfouir. »

Bataille1_kopiya NUCLEAIRE

Le député du Nord Pas de Calais Christian Bataille en 2011 aux assises de l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques, sur le thème « l’Avenir du Nucléaire français après Fukushima », auditionnant les « partenaires » du nucléaire : AREVA, EDF, le CEA, le CNRS. Opposants : absents © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Et au résultat ?

J-P. Petit : « A Asse, en Allemagne, les experts géologues ont tablé sur la stabilité d’une masse de sel homogène. Ils ont simplement oublié que dans une mine, la moitié du volume est représenté par les galeries qu’on y a ménagé. »

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Localisation du site de stockage de Asse, en Allemagne © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Et alors ?

Bezimeni-2 PLANETE

Disposition des galeries dans la mine de sel d’Asse, en Allemagne © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

J-P. Petit : « Dans les années 60, on a enfoui 126 000 bidons, à 700 mètres de profondeur.

Asse-enfouissement PLUTONIUM

L’opération de stockage à Asse © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Tout a bougé en quelques décennies. Des fissurations sont apparues. L’eau issue des nappes phréatiques environnantes a envahi la mine. Le sel est « hygroscopique » : il absorbe l’eau. Les experts avaient pensé dans ces conditions qu’il se comporterait comme une «barrière de confinement idéale ». Hélas ça n’a pas été le cas.

asse_infiltrations POLITIQUE

Infiltration d’eau dans la mine d’Asse © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Il a suffi de quelques décennies pour que l’opération vire au cauchemar. Dans certaines parties de la mine le mouvement est de 10 centimètres par an ! Alors imaginez cela sur des milliers d’années, des dizaines de milliers d’années. Fantastique cadeau pour les 6.000 générations humaines à venir. De l’eau qui pénètre dans une mine peut également en ressortir, chargée de produits radioactifs et aller se balader n’importe où en propageant les déchets radioactifs dans les systèmes phréatiques et par delà dans toutes les chaines alimentaires, de manière totalement insoluble. »

LVdlR : Après s’en être pris aux océans, l’homme pourrait polluer la croûte terrestre. Tout un programme…

J-P. Petit :  « A Asse, l’eau s’est infiltrée et a noyé les dizaines de milliers de bidons entreposés, devenus irrécupérables. »

asse_mode_stockage_5053 POLLUTIONS RADIOACTIVES

© Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Quel est l’avenir de ce site de stockage d’Asse ?

J-P. Petit : « Il faudrait récupérer les 126.000 bidons qu’on y a entreposé. Le coût serait alors énorme. Mais il faudra le faire avant que les bidons ne rouillent, ne relâchent leurs contenus et que ceci vienne à polluer toutes les eaux souterraines de la région. »

LVdlR : Les Allemands ont-ils trouvé une autre solution pour leurs déchets ?

J-P. Petit : « Une autre mine de sel, à Gorlaben. L’opération n’a pas encore démarré et les habitants des lieux s’y opposent déjà. »

LVdlR : Mais, les Allemands ont en principe abandonné l’idée de produire leur électricité à l’aide du nucléaire ?

J-P. Petit : «  Le relais avec des énergies renouvables est apparu trop long pour que leur économie n’en souffre pas. Ils ne construiront pas de nouvelles centrales, mais prolongeront la vie des installations existantes. Ce qui signifie qu’ils continueront à produire des déchets, dans des conditions de dangerosité qui ne feront que croître au fil du temps. »

http://french.ruvr.ru/2014_02_17/Jean-Pierre-Petit-les-dechets-nucleaires-bombe-a-retardement-planetaire-Partie-1-1359/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 mars, 2014 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: L’ELYSEE ENVISAGE DE REMPLACER DE VIEILLES CENTRALES PAR DES EPR (AFP)

Nucléaire:

AAAAAAAAAA

L’Elysée envisage de remplacer

de vieilles centrales

par des EPR

PARIS – L’Elysée envisage de fermer plusieurs centrales nucléaires françaises vieillissantes, outre celle de Fessenheim, et de les remplacer sur les mêmes sites par des réacteurs EPR de troisième génération, rapporte lundi 10 février 2014 le journal Le Monde.

Les centrales visées sont celles dont le prolongement au-delà de 40 ans coûterait trop cher à l’électricien EDF, sommé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de les mettre aux normes décidées après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 au Japon.

L’Elysée et Matignon, comme EDF et le groupe nucléaire AREVA, n’ont pas commenté l’information.

A Bercy et au ministère de l’Ecologie et de l’Energie, on rappelle que l’engagement du président François Hollande de réduire de 75% à 50% la part de l’énergie nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025 sera tenu, ainsi que celui de plafonner à son niveau actuel la capacité française de production nucléaire.

Le président s’est engagé sur 50% de nucléaire en 2025, sur les manières de l’atteindre un débat existe, admet-on toutefois au ministère de l’Ecologie.

Le chef de l’Etat s’est également engagé à diviser par deux la consommation énergétique d’ici à 2050.

Selon Le Nouvel Observateur toutefois, cet objectif de 50% d’électricité d’origine nucléaire serait retardé à 2028 au plus tôt, comme l’avait déjà indiqué le journal Libération.

En échange de la fermeture d’une vingtaine de réacteurs, EDF obtiendrait le feu vert pour la construction de deux, voire trois EPR, comme l’EPR finlandais d’AREVA, précise le magazine.

BBBBBBBB

Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP qu’a priori ce ne sera pas le même nombre de fermetures que d’ouvertures de centrales.

Le Nouvel Observateur ajoute que rien n’est encore formellement arbitré à l’Elysée, où les discussions impliquent les ministres Pierre Moscovici (Economie), Arnaud Montebourg (Redressement Productif) et Philippe Martin (Ecologie et Energie).

Seule la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est pour l’heure prévue, fin 2016, sur les 58 réacteurs répartis dans 19 centrales nucléaires françaises.

Elle doit être compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), dont le chantier a pris quatre ans de retard pour un coût de 8,5 milliards d’euros, triplé par rapport au budget initial.

Selon Le Monde, le PDG d’EDF, Henri Proglio, estime que la part du nucléaire diminuera mécaniquement en raison de la hausse de la consommation d’électricité liée aux nouvelles technologies et à un accroissement de la population de 6 millions d’habitants supplémentaires.

(©AFP / 10 février 2014 21h17)

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COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le lobby du nucléaire ne va pas se laisser faire d’autant qu’il est bien intégré dans tous les postes clefs de l’Etat.

HOLLANDE ne fera pas grand chose pour contraindre le milieu pro-nucléaire quant aux dits « écologistes » ils ne disent que des conneries sur le sujet !

Pour rappel, je vous invite à relire le lien ci-dessous…qui ne plait pas à tous les « écologistes »:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/09/nucleaire-lautorite-de-surete-nucleaire-recommande-a-letat-dameliorer-la-reponse-post-accidentelle-en-clair-comment-confirmer-que-tout-est-nul-thierry-lamireau-realisateur-du-film/

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

NIGER: PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT CONTRE AREVA ET S’INTERROGENT SUR LA SINCERITE DU GOUVERNEMENT FRANCAIS. AREVA DEGAGE ! (AFP)

Niger:

AAAAAAAAA

Plusieurs centaines de manifestants

contre AREVA

s’interrogent sur la sincérité

du gouvernement français.

AREVA, dégage !

NIAMEY – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, jeudi 6 février 2014, à Niamey contre le géant du nucléaire français AREVA, accusé d’extraire de l’uranium dans le nord du Niger au mépris des lois nationales, dans un contexte tendu de renégociation de contrats d’exploitation de ce minerai.

Nombre d’entre elles se sont interrogées sur la sincérité du gouvernement français, qui via son ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, a appuyé les demandes nigériennes, qualifiées de légitimes.

AREVA, propriété à 80% de l’Etat français, et le gouvernement nigérien négocient depuis des mois le renouvellement des contrats de deux mines d’uranium, la Somaïr et la Cominak, qui sont arrivés à leur terme fin décembre 2013.

Les discussions achoppent sur la volonté du géant du nucléaire français d’accepter une loi minière votée en 2006, qui ferait croître la taxation sur le minerai extrait de 5,5 à 12% et mettrait un terme à certaines exonérations fiscales, selon Niamey.

Dire que c’est légitime, c’est un discours et il (le gouvernement français) ne peut pas politiquement dire autre chose, a commenté Moussa Tchangari, le président de l’ONG Alternative Espace Citoyen.

Même AREVA peut dire « Oui c’est légitime » et en même temps dire « mais on ne peut pas vous donner ce que vous demandez », a-t-il ajouté.

Adamou Yacouba, un reggae-man nigérien populaire, a qualifié le discours de M. Canfin de scénario monté de toutes pièces par la France pour jouer avec la conscience des Nigériens.

Il faut être dans la science-fiction pour croire que la France va lâcher sa propre société, a-t-il remarqué. Le général De Gaulle n’a-t-il pas dit que « la France n’a pas d’amis mais des intérêts ? » 

Boubacar Maïna Kartey, le président de l’Association des Juristes du Niger, a de son côté vu un véritable signe d’espoir, un encouragement dans le fait que ce débat se soit invité au Parlement français.

AREVA dégage !

AREVA NIGER

Le ministre du Développement a reconnu que le Niger est dans une mauvaise posture et qu’AREVA doit faire un peu plus d’efforts, a-t-il poursuivi.

Le Niger, quatrième producteur d’uranium mondial, pointe année après année en dernière position en termes d’indice de développement humain, selon l’ONU.

Ce pays, l’un des plus pauvres du monde, manque cruellement de ressources pour financer son développement.

« C’est au gouvernement du Niger de saisir au bond ce que vient de dire le ministre français pour écouter les cris et le sursaut du peuple nigérien », a estimé Amadou Ali, un député de l’opposition, qui ne doute pas de la sincérité de Pascal Canfin.

Comme la plupart des protestataires présents au meeting, M. Ali portait un foulard jaune autour du cou. D’autres avaient attaché des morceaux de tissu jaune à leur tête.

Jaune, c’est la couleur du yellow cake, la poudre d’uranium extraite dans les mines d’AREVA dans le nord du Niger puis enrichie en France, a expliqué à l’AFP un des manifestants.

Des slogans hostiles à AREVA ou à la France ont malgré tout été scandés : « A bas AREVA!, AREVA dégage!, Non à la France ! »

Sur des pancartes et banderoles on pouvait également lire:

« La jeunesse réveille-toi, La souveraineté du Niger ne se négocie pas ou encore Code minier 2006 ou rien ! »

Le 25 janvier 2014, une marche contre AREVA avait déjà été interdite par les autorités de Niamey. Les organisateurs avaient choisi d’annuler le rassemblement qui devait ensuite se tenir.

(©AFP / 06 février 2014 15h17)

Condamné à la demande

d’AREVA,

l’Observatoire du Nucléaire

fait appel de ce jugement

mettant gravement en cause

le droit de dénoncer

les méfaits

du lobby nucléaire

justice-nucleaire

 

Justice:

Le poids de l’atome…

(L’Observatoire du Nucléaire)

Vendredi 7 février 2014, malgré les preuves accablantes rendues publiques par l’Observatoire du Nucléaire (cf http://www.observatoire-du-nucleaire.org ), la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a jugé utile de condamner (à plusieurs milliers d’euros de pénalités financières, détails sous peu) pour « diffamation » cette association à la demande pressante de la multinationale radioactive AREVA.

Il est édifiant de constater que ce n’est pas seulement la Justice mais la quasi-totalité de la société française, les principaux partis politiques et la plupart des « grands » médias en tête, qui détourne consciencieusement les yeux pour profiter du pillage de l’uranium du Niger, AREVA n’était finalement que l’exécutant du sale boulot.

La France est trop heureuse de pouvoir alimenter ses réacteurs nucléaires en s’accaparant à un prix dérisoire l’uranium du Niger : ce sont probablement des centaines de milliards d’euros qui devraient être remboursés au Niger, surtout si l’on tient compte des graves atteintes à l’environnement (contaminations, assèchement de la nappe phréatique) et à la santé publique (cancers multiples, déplacement des populations autochtones, etc).

Le parti prétendument « écologiste » EELV, par l’intermédiaire des ses deux ministres et par le silence complice de ses groupes parlementaires, est directement le complice d’AREVA et du lobby nucléaire. Interpellé sur France-Inter, le ministre du « Développement », Pascal Canfin, a carrément pris fait et cause pour AREVA (matinale du 21 janvier 2013, http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=545845 )

La CGT-énergie, pour sa part, bafoue allègrement toutes les valeurs syndicales et altermondialistes en soutenant le pillage du Niger au profit de l’industrie nucléaire… et de ses lucratifs comités d’entreprises mis en coupe réglée par ce syndicat aux méthodes plus que curieuses.

Les médias dominants ont une responsabilité écrasante puisqu’ils entretiennent en particulier le mythe de la supposée « indépendance énergétique apportée par le nucléaire » alors que 100% du combustible est importé (pillage du Niger, compromission avec les dictateurs d’Asie centrale, etc).

Pour ce qui est de la fameuse affaire du « don d’AREVA » jugée ce jour, il convient de rappeler que personne n’aurait entendu parler de ce véritable scandale d’Etat sans l’engagement courageux de l’Observatoire du Nucléaire. Ce versement de 35 millions d’euros, fait fin 2012 par AREVA au budget du Niger dans des conditions controversées, et préaffecté à l’achat d’un avion pour le Président du Niger (un ancien cadre d’AREVA !), illustre parfaitement le mépris de la France nucléaire pour le peuple du Niger.

Il convient aussi de rappeler qu’AREVA a modifié à plusieurs reprises sa version des faits, niant d’abord le versement (cf AFP 12/12/2012, http://bit.ly/1fNXSUg ), avant de le reconnaître (AFP 14/01/2013, http://bit.ly/1eEzLHk ) puis de le « justifier » par une nouvelle version tenant compte de l’actualité (guerre au Mali, AFP 9 mars 2013, http://bit.ly/1jk54uE).

Seules les personnes les plus naïves peuvent croire que ce nauséabond « don d’AREVA » – finalement jamais versé suite aux révélations de l’Observatoire du Nucléaire – visait à aider la population du Niger, l’une des plus pauvre du monde alors qu’AREVA fait un juteux business avec l’uranium de ce pays.

Chacun comprend immédiatement que ce versement avait pour seul but d’amadouer les dirigeants du Niger qui tentent actuellement mollement – le président Issouffou ayant besoin d’AREVA pour assurer sa réélection en 2017, comme démontré par un document confidentiel publié par l’Observatoire du Nucléaire,  http://bit.ly/1aD1lW3 

- d’obtenir une augmentation du dérisoire prix payé par AREVA pour l’uranium extrait. C’est en ce sens que l’Observatoire du Nucléaire a parlé de « méthode relevant de la corruption, au moins moralement si ce n’est pas juridiquement« .

L’Observatoire du Nucléaire a décidé de faire appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d’expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire.

http://observ.nucleaire.free.fr/obs-fait-appel-don-areva.htm

Le Niger destinait bien le “don” d’AREVA

à l’achat d’un nouvel avion présidentiel

(21/12/2013 / http://www.lesinrocks.com)
NIGER: PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT CONTRE AREVA ET S'INTERROGENT SUR LA SINCERITE DU GOUVERNEMENT FRANCAIS. AREVA DEGAGE ! (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES avion-tt-width-604-height-399
(Reuters/Adnan Abidi)

Contrairement aux déclarations de l’entreprise nucléaire, une partie de son “don” de 35 millions d’euros à l’Etat du Niger était bien destinée à acheter un nouvel avion au président du Niger. Si AREVA a pris le risque de taire ce choix du gouvernement nigérien, c’est essentiellement pour éviter de rendre publique une seconde information gênante : cette promesse de don compensait un retard dans l’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren, la seconde plus grande du monde. 

Enquête

AREVA, numéro un mondial du nucléaire civil, a longtemps souhaité cacher une information de taille. L’exploitation au Niger de la mine d’uranium géante d’Imouraren ne cesse d’accumuler du retard. Prévue un temps pour 2014, puis 2016, son ouverture pourrait être renvoyée à 2019 ou 2020, comme croit le savoir Libération.

AREVA aurait donc travesti la vérité par deux fois en 2013 autour de ce sujet. D’abord sur les raisons d’un “don” de 35 millions d’euros promis à l’Etat du Niger et ensuite sur sa destination. Contrairement aux déclarations de l’entreprise nucléaire, une partie de la somme promise a bien été officiellement affectée par les autorités nigériennes, pendant près d’un an, au remplacement de l’avion du président du Niger, Mahamadou Issouffou.

Un retard gênant

Si AREVA a pris le risque de nier cette information jusqu’à aujourd’hui, c’est pour éviter de mettre sur la place publique une autre information gênante : ce don compensait l’annonce confidentielle d’un second retard dans l’exploitation des mines d’uranium du site d’Imouraren. Située à l’ouest du Niger, elle est riche en uranium, l’élément utilisé comme combustible pour faire tourner les centrales nucléaires afin de produire de l’électricité.

Le 11 décembre 2012, le militant écolo Stéphane Lhomme a publié un article sur le site de l’Observatoire du Nucléaire, association dont il est le directeur.

Son papier s’intitule “Nucléaire/Corruption : Areva offre un avion au Président du Niger” et lui vaut d’être assigné en diffamation par AREVA. L’audience s’est terminée le vendredi 20 décembre 2013 à 17h. Évoquant un “cas limite”, le procureur a tout de même demandé la condamnation de Stéphane Lhomme. Le verdict est attendu pour le 7 février 2014.

Connu pour avoir déjà eu quelques soucis en publiant un document “secret-défense” sur la sécurité des EPR en 2003, Stéphane Lhomme dénonce cette fois “une manœuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral“. Selon lui, AREVA “entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger“. Une semaine après ces affirmations, AREVA déposait sa plainte. La justice doit désormais trancher pour savoir si, comme nous l’affirme l’entreprise nucléaire, “le raccourci qui consiste à dire qu’AREVA a offert un avion au président du Niger est mensonger” ou non.

“Cette histoire d’avion, c’était public”

En janvier 2013, AREVA finit par reconnaître l’existence de la promesse d’un “don” de 35 millions d’euros à destination du Niger. En mars, la direction de l’entreprise se fait plus précise et annonce que cet argent sera destiné à sécuriser les sites d’uranium :

“C’est simplement un geste pour soutenir l’effort qui est fait au niveau de l’Etat du Niger pour protéger les activités, les biens et les personnes qui sont liés à nos activités”, explique un dirigeant d’AREVA à la télévision nigérienne.

L’argument semble alors crédible. Au nord du Sahel, AREVA doit faire face à des groupes djihadistes. D’ailleurs, les quatre otages français enlevés au Niger en 2010, quatre employés d’AREVA, sont toujours en captivité à ce moment là*.

Pourtant AREVA omet de dire la vérité. Le groupe savait déjà que le Niger destinait une partie de ce don à l’achat d’un avion :

“A l’époque, AREVA avait tenté de démentir cette information, surtout à la suite des réactions qu’elle a suscitées en France, se rappelle le Nigérien Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association Alternatives Espaces Citoyens. Mais, au Niger, cette histoire d’avion qu’AREVA devait payer au président n’était pas quelque chose de caché, c’était public.”

En effet, le 4 décembre 2012, Gilles Baillet, ministre des Finances du Niger, intervient devant l’Assemblée Nationale pour opérer un “rajout budgétaire” inattendu pour l’année 2013. Son intervention, bien qu’alambiquée, fait le lien entre le don d’AREVA et son affectation à l’achat d’un avion présidentiel :

“AREVA a promis un don – ce n’est pas un prêt et ce n’est lié à aucune dépense. AREVA n’a pas dit : ‘je vous donne X pour couvrir telle dépense’. (…) Il y a déjà une première inscription pour l’avion présidentiel dans le budget 2013.” (écouter ici l’enregistrement rendu public cette semaine par l’Observatoire du Nucléaire.)

L’opinion nationale choquée

A l’époque des faits, le député nigérien Bakari Seidou, président du groupe Lumana, était dans la majorité présidentielle. Il en parle d’autant plus volontiers qu’il a voté en faveur de cette modification budgétaire de dernière minute. Il se souvient néanmoins que “ce qui a choqué les gens, c’est que cet appui budgétaire soit justement dirigé pour l’avion. Normalement, un tel appui doit entrer directement dans le Trésor National“, nous précise-t-il.

Un second député nigérien, Tidjani Abdoulkadri, alors membre de l’opposition, et actuellement président du groupe parlementaire Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN), s’étonne aussi à l’époque de ce choix.

“Que l’on annonce qu’une compagnie commerciale va acheter un avion pour le président de la République a fait s’interroger l’ensemble de l’opinion nationale sur le rôle d’AREVA, explique-t-il. C’est vrai que l’avion présidentiel a un certain âge, mais il y avait d’autres priorités dans des secteurs stratégiques, comme l’éducation par exemple.”

Le ministre des Finances a même pris le soin de détailler l’affectation du don d’AREVA dans une lettre (voir ci-dessous) adressée au président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Lettre du ministre des Finances au sujet du don d’Areva

Jointe au dossier judiciaire par Stéphane Lhomme et publiée par ce dernier sur le site de l’Observatoire du Nucléaire il y a cinq jours, nous l’avons montré à AREVA.

Le géant du nucléaire n’en conteste pas l’authenticité. Néanmoins, l’industriel français nous rappelle que “la construction du budget de l’Etat du Niger relève des seules autorités de ce pays“. Il sous-entend désormais que son partenaire nigérien n’en a un peu fait qu’à sa tête :

“Du reste, le protocole d’accord (autour du don) n’a pas été formalisé, car certaines conditions prévues n’ont pas été respectées. Il n’y a donc pas eu de versement de l’aide exceptionnelle à ce jour.”

Une question demeure, alors que le débat sur la restauration future de l’avion présidentiel s’emballe dans l’opinion publique nigérienne depuis le mois de décembre, pourquoi AREVA avait-elle continué jusqu’ici à fournir à la presse française une toute autre explication ?

Second secret de Polichinelle

Olivier Wantz est le directeur général adjoint chargé de l’activité minière d’AREVA, qu’il a rejoint en 2005. 53 ans, les cheveux quasiment déjà blancs, cet ancien cadre de Siemens connu pour son sérieux et son engagement s’est rendu à la télévision nigérienne le 8 mars 2013. Interrogé sur les raisons d’une telle promesse de don de la part d’AREVA au Niger, il maintient alors :

“Nous avons effectivement consenti à soutenir cet effort à concurrence de 35 millions d’euros. Ce n’est ni en relation avec un retard de la mine d’Imouraren, ni une obligation contractuelle.”

La mine à ciel ouvert d’Imouraren est un sujet de discorde. Elle appartient à AREVA, qui ne cesse d’en repousser l’exploitation depuis le début du chantier en 2009. Ce retard, pour celle qu’AREVA considère comme ”la plus grande mine d’uranium d’Afrique, et la deuxième plus grande du monde”, implique un gros manque à gagner pour l’Etat du Niger.

Réunion confidentielle

AREVA se défend toutefois d’avoir proposé une compensation au gouvernement nigérien pour se faire “pardonner” du retard dans son exploitation. Or l’homme d’AREVA qui l’affirme en mars 2013 à la télévision nigérienne est précisément celui qui a participé, le 9 novembre 2012 à Paris, à une réunion confidentielle concernant “le planning d’exécution du Projet Imouraren”. Olivier Wantz, accompagné de deux autres hauts représentants d’AREVA, a reçu à Paris Massaoudou Hassoumi, le directeur de Cabinet de la présidence de la République du Niger.

Malgré les précautions prises par les deux parties pour que le compte-rendu de ce meeting reste confidentiel, l’Observatoire du Nucléaire arrive à mettre la main dessus, et le rend public le 14 janvier 2013. Ce document, l’avocate d’AREVA Claudia Chemarin “n’en conteste pas non plus l’authenticité“. Voici ce que l’on peut y relever :

Prenant en compte le manque à gagner généré par le report probable du projet Imouranen au-delà de fin 2014, AREVA s’engage à soutenir financièrement l’Etat du Niger en mettant à disposition la somme de 35 millions d’euros sous la forme de paiements successifs (de 16 millions d’euros en 2013, 10 millions d’euros en 2014, et 9 millions d’euros en 2015. Il est entendu que cet effort est exceptionnel.”

Compte-rendu de la réunion confidentielle d’AREVA

Au bas de la page, on retrouve la signature courbée d’Olivier Wantz. Le même qui affirmera pourtant quatre mois plus tard que “ce don n’est pas en relation avec le retard de la mine d’Imouraren”.

Un choix d’autant plus étrange que la veille de la parution du compte-rendu de cette réunion par l’Observatoire du Nucléaire, son participant nigérien, Hassoumi Massaoudou, avait bien, le 13 janvier 2013, confirmé à l’AFP avoir reçu une promesse de don d’argent pour cette raison précise. “Cet argent est destiné à compenser une année de retard qu’accusera l’exploitation de la mine entre 2014 et 2015″, avait-il dit sans détour.

AREVA n’était jamais revenu sur ses propos : le groupe industriel français maintenait que l’argent promis à l’Etat du Niger était destiné à sécuriser ses mines d’uranium. Aujourd’hui, un employé du groupe concède simplement que le renforcement de “la sécurité des activités minières d’AREVA dans le pays avait notamment eu un impact sur le projet Imouraren“.

Un don finalement annulé

Toujours est-il que le Niger n’a toujours pas vu la couleur du premier versement pourtant prévu pour cette année. Du côté du Niger, le gouvernement ne veut plus entendre parler d’avion présidentiel. “Il y a eu beaucoup de fausses rumeurs dans la presse. Moi, je n’ai pas vu d’avion, il n’y a aucun nouvel avion”, insiste un chargé de mission à la présidence du Niger.

Le gouvernement a d’ailleurs décidé de faire marche arrière et de désinscrire l’argent d’AREVA de son budget 2013 : “Le don AREVA a été annulé cette année au moment du vote de la loi des finances rectificatives, il y a un mois ou deux. Parce que ça a fait du bruit et que tout le monde en parlait”, résume Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association nigérienne Alternatives Espaces Citoyens.

Reste aujourd’hui une certitude, les relations entre AREVA et le Niger ne sont pas au beau fixe. Il y a deux jours, les deux parties ont indiqué qu’elles ne s’entendraient pas, comme elles l’avaient initialement prévu, pour renouveler leur accord sur l’exploitation des mines d’uranium au Niger avant le 31 décembre 2013. Les discussions devraient se prolonger encore quelques mois. Entraineront-elles une nouvelle promesse de don ?

Geoffrey Le Guilcher et Marie Turcan

* Les quatre otages, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, ont été libérés le 29 octobre 2013 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

http://www.lesinrocks.com/2013/12/21/actualite/niger-don-areva-achat-nouvel-avion-presidentiel-11454659/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 février, 2014 |Pas de commentaires »

LES PROCES EN DIFFAMATION: AREVA, BOLLORE ET COMPAGNIE (Mirabelle / legrandsoir.info)

Les procès en diffamation

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LES PROCES EN DIFFAMATION: AREVA, BOLLORE ET COMPAGNIE (Mirabelle / legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton24064-331ac(Photo: Vincent BOLLORE, un homme si prompt à porter plainte pour diffamation / Copyright: Jean-Pierre MULLER)

Cette citation du Droit International figure sur Wikipedia à la page diffamation : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. »

Pourtant, ce ne sont pas des Roms ou des Arabes qui portent plainte pour diffamation, comme on pourrait le penser. Ce sont, souvent, des riches qui se sont mis à plusieurs contre des pauvres qui sont seuls. Alors les pauvres sont contraints de faire appel aux dons bénévoles, aléatoires, et qui les placent en position de demandeurs, pour faire face aux frais d’un procès qui ne coûte pas de soucis d’argent à ceux qui se feront éventuellement représenter pas « leur » avocat pendant qu’ils se disent « pris » par d’autres activités plus ou moins publiques.

En effet, ceux qui ont publié leur lutte de « pot de terre contre le pot de fer », sont souvent confrontés juridiquement à bien plus fort (financièrement) qu’eux mêmes et leurs soutiens.

Par exemple :

- AREVA se sent diffamée par Stéphane Lhomme. Celui-ci, malgré son éviction du réseau « Sortir du Nucléaire », que tous les médias nous ont chantée comme on ne plus justifiée, dispose de nombreux partisans et n’a pas cessé de publier sur un autre site que celui dont X est le directeur depuis que le célèbre « diviser pour régner » a divisé… les militants.

Les multinationales, comme CHEVRON TEXACO en Equateur, par exemple, ont des cabinets entiers d’avocats à leur service, alors que les « inculpés » et leurs partisans ont parfois du mal à en trouver un seul, et à le payer

- le groupe BOLLORÉ s’estime diffamé par le journal Basta ! et les deux auteures, Nadia Djabali et Agnès Rousseaux, co-signataires d’un article qui citait ce groupe. Thierry Lamireau a repris l’article et le voilà, lui aussi, mis en examen pour diffamation.

- Les deux messieurs dont La quadrature du net a révélé le nom aux citoyens français car ils avaient un rôle qui pouvait être important auprès des parlementaires européens français qui auraient à se prononcer sur l’adoption d’ACTA se sont sentis diffamés, entre autres par le site ACT’UP. Celui-ci met en téléchargement en ligne la raison de ce sentiment de déshonneur injustement subi dont le site serait l’auteur. Il est possible d’aller sur le site de l’avocat des deux messieurs : International alliance of law firms.

- Nous sommes nombreux à avoir râclé de nos ongles qui ne connaissent pas la manucure nos fonds de poche pour que le site Le Grand Soir ne succombe pas sous les coups d’un procès en diffamation intenté par un homme « franco-argentin », conseiller de l’Elysée … qui a été par la suite, et en vain jusqu’à présent, recherché par Interpol.

En effet, comme le déplore le site du journal la Brique, (également poursuivi en justice pour diffamation) : « Le service juridique de La Brique regorge d’arguments pour clouer le bec (…), mais manque cruellement de ressources financières… » Or, Par ailleurs, « Les amendes mirobolantes menacent l’activité de certains journaux et participent à la création d’un climat propice à l’auto-censure. » écrit Reporters Sans Frontières [Note du GS : dont l’ancien secrétaire, aujourd’hui candidat d’un parti qui multiplie les plaintes contre ses contradicteurs, a menacé 4 fois un de nos administrateurs d’un procès et vient de déposer plainte contre un journaliste de Marianne ! ]… mais en 2011 et à propos de l’Arménie ! Ce serait vrai en France aussi ?

Toujours est-il que des procès en diffamation sont en cours, parfois depuis plusieurs années, et que ceux qui ont été évoqués ne constituent qu’une partie d’entre eux.

Ceux-ci concernent les collaborateurs et les maîtres de toile de sites Internet qui peuvent financer la location de leur site et se maintenir en ligne grâce à l’activité intellectuelle (au sens français) de leurs webmestres et de leurs collaborateurs. Si l’un ou l’autre ou les deux font défaut, le site ferme.

Comme au casino, cependant, certains « gagnent » (ZemmourDelanoë) ou « perdent » ( Marine Le PenWoerth,Pasqua) les procès en diffamation. Tout dépend si les juges estiment que la plainte en diffamation est fondée ou non. Certains gagnent même le gros lot, c’est à dire que leurs frais d’avocat sont remboursés – ce qui est important pour les pauvres.

Mais, qu’ils « gagnent » ,qu’ils « perdent », que leur procès soit prescrit ou entaché de nullité, il aura lieu malgré tout. Et tous, en l’attendant, auront dépensé de l’argent (en avocat, en déplacements, en pertes de journées de travail), des forces, et du temps. Ce qui a moins d’importance pour ceux qui ne « sont pas dans le besoin ».

Cependant, contrairement au casino où l’on n’entre que si on le veut, ceux qui ont d’autres objectifs que les jeux d’argent sont contraints et forcés d’y jouer. Ils sont contraints de tenter de rassembler les sommes folles que constituerait pour eux une amende s’ils « perdaient », de préparer leur défense pour éviter celle-ci si possible, d’avertir leur employeur, quand ils ne sont pas au chômage, qu’ils ne seront pas là le jour du ou des procès (ceux-ci sont souvent « remis »), de faire face éventuellement à des déplacements coûteux quand celui ou ceux-ci ont lieu loin de là où ils vivent et travaillent, d’affronter enfin l’incompréhension de leurs proches qui n’imaginent pas à quel point ils sont occupés et stressés… parce que leurs proches, familles et camarades, ont besoin d’eux…

Il n’est pas rare que « l’inculpé » ne milite plus, n’écrive plus, ne prenne plus la parole, etc… enfin, soit très semblable à toutes les victimes de harcèlement. Ce manque d’enthousiasme, ce retrait de la vie de tous les jours, feront penser à une partie de son entourage qu’il se désinvestit des causes pour lesquelles il se battait autrefois avec vaillance et certains risquent de s’en détourner. Si le procès dure assez longtemps (plusieurs années sont chose courante), il se peut aussi que, sans autre projet d’avenir que de faire des économies, et miné par l’angoisse de ne pas y parvenir, il tombe plus ou moins gravement malade… Mais cette maladie sera mise sur le compte d’une « hygiène de vie » défectueuse et en tout cas sans aucun rapport avec le procès !

C’est sans doute ce qui fait écrire à Ame Nature que « L’attaque en diffamation est clairement un moyen de museler un opposant, y compris en France, diverses sociétés ayant le procès facile. Le risque de procès en diffamation est en tout cas une épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

Mais ce n’est pas du harcèlement, puisque c’est juridiquement un procès en diffamation.

Pourtant, Mourad Ghazli, syndicaliste à la RATP qui défend des victimes de harcèlement, et dont le patron a « perdu » le procès en diffamation qu’il avait intenté contre lui, écrit en décembre 2013 : « Aujourd’hui vous n’avez plus le droit de subir le harcèlement ou d’être un témoin silencieux, sans le dénoncer, le combattre publiquement et juridiquement. »

… et aussi : « A la barre, c’est deux avocats qui avaient plaidé, plus de 50 pages de conclusions, face à moi petit syndicaliste et un jeune avocat Nicolas Verly spécialiste du droit de la presse. »

Ce qui l’amène à la conclusion suivante : « Quand le combat est juste , il ne sert à rien d’abdiquer même si l’adversaire est puissant , mais plutôt d’aller jusqu’au bout et la justice finit par condamner les coupables »

Quand le combat est juste et que la solidarité vient rompre l’isolement affectif et financier de celui qui est « mis en examen », tout devient possible !

MIRABELLE

URL de cet article 24064
http://www.legrandsoir.info/les-proces-en-diffamation.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

MINE D’URANIUM AU NIGER: AREVA GAGNE EN APPEL CONTRE LA FAMILLE D’UN EX-SALARIE DECEDE D’UN CANCER…UN BEAU SCANDALE LIE TRES PROBABLEMENT A LA LIBERATION DES OTAGES DE AREVA! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Mine d’uranium au Niger:

MINE D'URANIUM AU NIGER: AREVA GAGNE EN APPEL CONTRE LA FAMILLE D'UN EX-SALARIE DECEDE D'UN CANCER...UN BEAU SCANDALE LIE TRES PROBABLEMENT A LA LIBERATION DES OTAGES DE AREVA! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa3bbbbbbbb2 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

AREVA gagne en appel contre la famille

d’un ex-salarié

décédé d’un cancer

Le géant du nucléaire AREVA a gagné en appel contre la famille d’un ancien salarié d’une de ses mines d’uranium au Niger, mort d’un cancer du poumon, qui l’avait fait condamner l’an dernier pour faute inexcusable, rapporte l’AFP.

La Cour d’Appel de Paris a estimé que AREVA, titulaire de la concession du gisement minier, ne pouvait être tenu responsable en tant qu’employeur, mais que seule la société nigérienne COMINAK, qui exploite le site et avec laquelle le salarié avait signé son contrat de travail, pouvait éventuellement être attaquée, explique l’agence de presse qui a pu consulter la décision de justice.

La Cour a considéré que COMINAK ne peut pas être considéré juridiquement comme une filiale d’AREVA, car l’entreprise française n’en détient que 34%.

Interrogée par l’AFP, Peggy Venel, la fille de la victime, a déclaré que « l’arrêt de la Cour d’Appel ne la surprend pas. C’est un groupe inattaquable, même la meilleure volonté du monde ne suffit pas pour faire face aux géants du nucléaire ».

Son père, Serge Venel est mort en 2009, à 59 ans, après avoir travaillé pendant 6 ans, au début des années 1980, dans une mine d’uranium à Akokan (nord-ouest du Niger), présentée par AREVA comme la plus grande mine souterraine d’uranium au monde. Son cancer a été causé par l’inhalation de poussières d’uranium et de cobalt, selon un certificat médical, et a été reconnu maladie professionnelle par la Sécurité Sociale.

Un beau SCANDALE de plus dans le domaine de la Santé Publique, une belle hypocrisie puisque AREVA est titulaire de la concession du gisement minier et signe avec le président du NIGER les contrats d’exploitation !

C’est, une nouvelle fois, une histoire « cousue de fil blanc ».

La maladie a été reconnue par la Sécurité Sociale mais AREVA n’a rien à voir avec cela…pour sûr ARTHUR !

Comme dit la fille de Monsieur Serge Venel, AREVA gagne toujours ses procès…à croire que la justice est aveugle voire plus grave…COMPLICE !

Et puis, ce mercredi 30 octobre 2013, des otages de AREVA et de VINCI viennent d’être libérés…grâce, paraît-il, au Président du NIGER…et à quelques 20 millions d’euros donnés (très probablement par AREVA !) aux ravisseurs (malgré le MENSONGE de Hollande et de Fabius qui nient), alors…on préfère SACRIFIER un petit employé de COMINAK / AREVA pour les « intérêts supérieurs » de l’Etat français !

Non, le COLONIALISME n’est pas mort !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

lesoufflecestmavie.unblog.fr

RETOUR SUR INFO:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/14/nucleaire-comment-areva-laisse-mourir-ses-travailleurs-au-niger-emmanuel-haddad-bastamag-net/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE AREVA, MON-ATOM et MITSUBISHI POUR L’EXPLOITATION DE DEUX GISEMENTS D’URANIUM…FABIUS EST CONTENT…CE SERA LA POLLUTION ET LA DESTRUCTION CERTAINES DES EAUX, DES SOLS ET DE L’AIR DE LA MONGOLIE. MERCI HOLLANDE, MERCI FABIUS, MERCI AREVA ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Nucléaire:

Accord de partenariat

entre

AREVA, MON-ATOM

(Mongolie) et MITSUBISHI

Des pollutions MAJEURES

des eaux, des sols et de l’air assurées.

Une augmentation

IMPORTANTE

de la MORBIDITE

et de la MORTALITE.

Merci HOLLANDE, FABIUS

et AREVA !

(Thierry LAMIREAU)

NUCLEAIRE: ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE AREVA, MON-ATOM et MITSUBISHI POUR L'EXPLOITATION DE DEUX GISEMENTS D'URANIUM...FABIUS EST CONTENT...CE SERA LA POLLUTION ET LA DESTRUCTION CERTAINES DES EAUX, DES SOLS ET DE L'AIR DE LA MONGOLIE. MERCI HOLLANDE, MERCI FABIUS, MERCI AREVA ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES ancienne-mine-duranium-de-bellezane-haute-vienne-remplie-de-boues-hautement-radioactives-et-chimiques

(Photo: Ancienne mine d’uranium remplie de boues hautement radioactives et chimiques. Commune de BESSINES-SUR-GARTEMPE / Haute-Vienne / FRANCE)

-Auteur du cliché: Thierry LAMIREAU-

OULAN-BATOR – Le groupe nucléaire français AREVA a signé, samedi 26 octobre 2013 à Oulan Bator, un accord de partenariat stratégique avec le mongol MON-ATOM et le japonais MITSUBISHI CORPORATION pour l’exploitation de deux gisements d’uranium dans le sud-est de la Mongolie, a constaté l’AFP.

Les deux gisements sont situés dans le désert de Gobi, a-t-on précisé de source diplomatique française, ajoutant qu’il s’agissait d’un partenariat à égalité, un tiers pour chaque partie.

L’accord a été signé par les PDG des trois groupes d’énergie nucléaire, en présence des ministres français et mongol des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Luvsanvandan Bold.

Pour développer ses activités minières en Mongolie, AREVA a annoncé dans un communiqué la création d’une coentreprise baptisée AREVA MINES LLC, détenue à 66% par AREVA et à 34% par la société publique nucléaire mongole MON-ATOM.

Cette coopération tripartite va permettre de développer le secteur de l’uranium en Mongolie et de poursuivre la diversification géographique des activités minières d’AREVA, a affirmé son PDG Luc Oursel, cité dans le communiqué.

Le patron, dont le groupe est présent depuis 1997 dans ce pays, faisait partie d’une délégation d’hommes d’affaires français accompagnant le chef de la diplomatie française, en visite depuis vendredi en Mongolie.

M. Bold a souligné que la nouvelle coopération qui s’engage dans le domaine nucléaire est un pas important et s’est dit certain que le principe de sécurité et de respect de la nation mongole sera respecté.

Des groupes antinucléaires mongols avaient critiqué la veille la perspective de cet accord, estimant que l’exploitation des réserves d’uranium du pays pourrait représenter un danger de contamination du sous-sol et des ressources en eaux.

Nous ne sommes pas contre la coopération avec la France (…) Nous disons simplement non au développement (des gisements) d’uranium en Mongolie, puisque c’est le meilleur moyen d’éviter toute pollution et contamination radioactives, a indiqué à l’AFP Selenge Lkhagvajav, une activiste à la tête d’un mouvement antinucléaire.

Les organisations environnementales mongoles s’étaient déjà inquiétées de l’impact pour les populations et élevages environnants de deux projets pilotes d’exploration entamés par AREVA dans le pays il y a près de trois ans.

Le ministre mongol a par ailleurs affirmé samedi que la Mongolie tenait à développer une coopération dynamique de 3e voisin avec la France.

Enclavé entre la Russie et La Chine, ce pays de trois millions d’habitants, dont le sous-sol est riche en minerais (uranium, cuivre or, charbon), cherche à diversifier ses relations politiques et économiques avec d’autres pays que ses deux puissants voisins géographiques, notamment en direction de la France, du Japon et de l’Allemagne.

Laurent Fabius a souhaité un grand succès à cette coopération entre les trois partenaires du secteur nucléaire.

La France veut avoir un partenariat exemplaire avec cette belle démocratie qu’est la Mongolie, a-t-il déclaré. Les deux ministres des Affaires étrangères avaient auparavant signé en présence de la presse plusieurs accords de coopération dans les domaines agricole, de la culture, des sports et du tourisme, ainsi qu’en matière notariale et de visas.

(©AFP / 26 octobre 2013 14h12)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Une exploitation minière de l’uranium de plus par AREVA…

Donc, des pollutions MAJEURES des eaux, des sols et de l’air assurées pour « l’éternité » (4,5 milliards d’années) si l’on considère le Radium 226 !

Et la France nous parle « d’indépendance énergétique » avec le nucléaire !…Vaste PLAISANTERIE !

AREVA détient 66 % et MON-ATOM 34 %…vous appelez cela comment vous ?…moi, une exploitation de type colonial, un vol des terres !

Comme à son habitude, AREVA va prendre la « richesse » de la gangue minérale (l’uranium) et laisser des pollutions chimiques et radioactives majeures in situ pour les populations locales ! Donc, absolument DEGUEULASSE !

Le Ministre des Affaires étrangères mongol « s’est dit certain que le principe de sécurité et de respect de la nation mongole sera respecté. »…un bel ignorant ou un beau complice de cet accord SCANDALEUX !

Laurent Fabius est content : « Il veut avoir un partenariat exemplaire avec cette belle démocratie qu’est la Mongolie. »

Fabius est comme les autres occidentaux: il exploite les richesses minières dans un pays qui n’est pas le sien et laisse la MERDE sur place aux autochtones qui vont avoir une augmentation très importante de la MORBIDITE et de la MORTALITE !

La France, le Président Hollande et toute sa suite sont des EXPLOITEURS et des CRIMINELS, rien d’autre !

Pour rappel, je vous invite à regarder

ce que COGEMA / AREVA

a laissé

comme « héritage » en LIMOUSIN:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/06/05/exclusif-mines-duranium-la-propagande-a-letat-pur-par-areva-un-veritable-scandale-documents-techniques-critiques-images-exclusives-du-film-uranium-en-limousin-de-thierry-lamireauthier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/24/mines-duranium-en-limousin-ou-sont-donc-les-zones-radioactives-france-3-limousin-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/03/30/la-france-defiguree-vingt-ans-apres-entre-autres-sujets-le-limousin-radioactif-france-2-9-juillet-1995/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/31/uranium-le-niger-juge-tres-desequilibre-son-partenariat-avec-areva-normal-areva-et-hollande-se-croient-encore-dans-les-colonies-thierry-lamireau/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/09/07/areva-niger-mine-dimouraren-le-rapport-dimpact-viole-la-reglementation-nigerienne-criirad-aghirinman/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/le-limousin-radioactif/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/les-vaches-pondent-des-oeufs-les-poules-ont-des-dents-les-dechets-radioactifs-en-limousin-et-ailleurs-sont-sans-danger-ou-comment-redire-quelques-verites-oubliees/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/04/28/le-film-uranium-en-limousin-un-lourd-passe-pour-une-region-des-traces-indelebiles-pour-le-realisateur-thierry-lamireau/

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Auteur d’articles pour le GSIEN

(Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

TRES IMPORTANT:

Amis militants anti-nucléaires du MONGOL, si par hasard ces informations arrivent sur vos ordinateurs, je suis disposé à venir chez vous pour vous présenter ce que COGEMA / AREVA a fait en FRANCE et ailleurs avec ses exploitations minières de l’uranium !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

EXCLUSIF: GAZ RADIOACTIF RADON, UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EXCLUSIF !

GAZ RADIOACTIF RADON :

UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER

L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS

QUI VONT INDUIRE DE TRES NOMBREUX

DECES EN DEMANDANT A L’ETAT UNE

ISOLATION IMPORTANTE DANS LES

HABITATIONS

 (Thierry LAMIREAU)

EXCLUSIF: GAZ RADIOACTIF RADON, UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L'AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES la-blague-radon-en-france

Un projet de Loi est reproposé à l’Assemblée Nationale,

dans le cadre du Plan National Santé Environnement,

sous la 14ème législature (octobre 2013) puis passera devant

une Commission.

Rappel de la situation:

 L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire),

COGEMA / AREVA, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), l’INVS

(Institut National de Veille Sanitaire), le Ministère de la Santé et

l’Etat français voudraient désormais se refaire une virginité par

rapport au problème de la radioactivité.

Lorsque j’ai personnellement alerté, par communiqués de presse (23 Avril et 14 Mai 2001), du danger du radon, ancun média n’a réagi. Pourtant, mon alerte était suffisamment claire.

La France venait, avec retard par rapport à une directive européenne, de publier le décret n° 2001-215 du 8 mars 2001 modifiant le décret n° 66-450 du 20 juin 1966 relatif aux principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants.

Depuis, de nombreuses études, dont la thèse de M. CATELINOIS (commise dans le cadre de la Faculté de Médecine PARIS-SUD en  date du 20 Septembre 2004), viennent démontrer que les très faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé.

Du fait de l’existence de populations hypersensibles et de l’effet « bystander » (spectateur), le risque aux faibles doses est supérieur au risque constamment proportionnel à la dose (Brenner et coll., 2003). L’effet « bystander » est caractérisé par un effet progressif aux faibles doses de rayonnements ionisants reflétant un nombre important de cellules non exposées ayant reçues un signal de dommage émanant de cellules adjacentes exposées au rayonnements ionisants. A plus forte dose, l’effet « bystander » est saturé : toutes les cellules potentiellement réceptrices du signal de dommage sont déjà affectées par les rayonnements ionisants.

Les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

Mais, malheureusement, la directive européenne et les décrets français actuels ne sont pas applicables au radon dans les habitations, mais au radon dans les mines, sur les lieux professionnels ou sur les lieux publics.

Ainsi, de cette manière, ils évacuent le plus gros morceau du problème sanitaire !

En outre, reconnaître officiellement aujourd’hui le risque radon, c’est avouer l’avoir caché hier : au moins depuis 1987, lorsque le radon a été classé « substance cancérigène pour les humains » par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC volume 3).

Les premiers documents en anglais de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) parlent du maximum d’inacceptabilité de 1 mSV/an correspondant à un équivalent de dose efficace annuelle de 10 Bq.m3 (10 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube)…ce qui est très faible.

Cependant, les études actuellement réalisées en Europe et en France ne reflètent pas assez la gravité du phénomène de Santé Publique RADON, pour plusieurs raisons.

Les bases élémentaires de radioprotection se réfèrent aux données radiologiques après HIROSHIMA et NAGASAKI : or l’on sait maintenant que les données sont fausses.

Même l’Académie des sciences (rapport RST n°4 année 2000) sous la plume de M. Maurice TUBIANA reconnaît les erreurs :

« Nous savons que les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection sont périmés mais nous ne voyons pas clairement quoi leur substituer ».

Le rapport « BEIR V » publié aux Etats-Unis conclut que les radiations atomiques sont beaucoup plus dangereuses qu’on ne le croyait. Le rapport de THOMAS et MC NEILL a montré que la CIPR sous estime le risque réel de 2 à 5 fois pour les cancers et de 10 fois pour les risques d’atteinte à la santé autres que le cancer.

Cela démontre que l’extrapolation linéaire sans seuil sous-estime la relation dose-réponse. Doit-on rappeler que déjà l’IRSN et COGEMA ont leurs propres études qui prouvent cela… COGEMA en LIMOUSIN avait notifié, dans son livre « RADON », que les actions des faibles doses étaient importantes (avec une courbe supralinéaire) sur l’état de morbidité et de mortalité des rats sur le site de RAZES, près des mines d’uranium…alors que des habitants et des mineurs s’irradiaient tranquillement à côté dans la région !…alors même que COGEMA, L’IRSN, et l’Etat indiquaient : « Le Radon : il n’y a aucun problème » !

Dans son étude, M. CATELINOIS indique :

« L’évaluation des risques proposée ici montre que l’exposition domestique au radon est probablement la seconde cause (après le tabagisme) de décès par cancer du poumon en France. La mortalité par cancer du poumon attribuable à l’exposition domestique au radon peut-être considérée prématurée puisque 50% environ des décès surviennent avant l’âge de 60 à 70 ans suivant les types de relation dose-réponse considérés.

Du fait de l’espérance de vie des français, cela implique un nombre très important d’années de vie potentiellement perdues à cause de l’exposition domestique au radon : la gestion du risque radon apparaît comme un enjeu majeur de santé publique en France.

 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l’exposition domestique au radon surviendrait parmi 76% des français qui sont exposés à des concentrations comprises entre 0 et 99 Bq.m3. 26% de décès parmi 15% d’individus pour 100 à 199 Bq.m3, 18% de décès parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq.m3 et 9% de décès pour 2% d’habitants pour plus de 400 Bq.m3 ».

Comme indiqué dans les documents de M. CATELINOIS on écrête les résultats parce que l’on ne se base que sur des moyennes. En outre, ce qui est aussi bien utilisé par M. CATELINOIS, l’IRSN, COGEMA / AREVA, certains journalistes et par beaucoup à cause d’une certaine propagande et ignorance, l’alibi du tabac pour minimiser les risques du radon ne tient pas longtemps face à l’analyse objective.

Le fumeur s’irradie fortement les poumons à cause des descendants radioactifs du radon contenus dans le tabac (cf. autopsies réalisées).

Parce que le tabac pousse dans la terre, il aspire et accumule le plomb, le polonium et le bismuth radioactifs qu’il libère lorsqu’une cigarette se consume. Ainsi, il y a donc une contribution importante des « faibles doses » radioactives aux 7000 morts par an dûs au tabac….pourrait-on quantifier un jour cela ?

Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France pose, sans fondement scientifique, un seuil à 1000Bq.m3 et un objectif de précaution à 400Bq.m3 : les nouvelles études (validées par l’IRSN et COGEMA !) montrent que c’est encore plus une supercherie institutionnalisée, un scandale dans le domaine de la Santé Publique. Ce qui compte présentement pour la population, ce ne sont pas les études diverses mais malheureusement les décrets français qui reprennent la conclusion scandaleuse du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France :

« Dans l’état actuel des connaissances, le problème radon dans les habitations et les établissements recevant du public ne peut pas être considéré comme un problème prioritaire de Santé Publique » !

Tout doit être revu et corrigé désormais : on ne doit pas écarter certaines régions et certains lieux pour effectuer des mesures comme le font le Ministère de la Santé et les DDASS. On doit tout mesurer et partout. Tous les endroits fréquentés par des enfants, lieux privés, stations thermales, etc.

La thèse de M. CATELINOIS indique des éléments intéressants :

«  La majorité des cancers du poumon  attribuables au radon en France proviendrait des expositions Il faudrait un changement radical dans le domaine du traitement du dossier de Santé Publique qu’est le RADON notamment par une refonte très importante des différents décrets. »

Pour rappel, ce sujet est aussi grave que celui de l’amiante.

Non seulement l’Etat français minimise le problème mais il triche sur les données pourtant soulignées par l’IRSN, AREVA / COGEMA et l’Institut de Veille Sanitaire dans leurs documents internes.

 Aucun organisme d’Etat ne souligne officiellement ce qui

pourtant s’écrit dans de nombreux rapports :

Les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection nationale et internationale sont périmés !

Ceci montre, sans aucun doute, que des instances comme l’IRSN et COGEMA / AREVA reconnaissent désormais l’action dévastatrice des faibles doses radioactives sur la santé de la population…c’est donc un SCOOP énorme !

Mais le problème majeur est que ces organismes ne font rien pour mettre en application ces descriptions afin de protéger la population avec des décrets très contraignants.

Un projet de Loi relatif à la protection des personnes contre

l’exposition au radon dans les habitations ?

Non, un projet mal fait mais surtout pas dérangeant…pour le

bon fonctionnement du nucléaire en France !

Ce projet de Loi, présenté par le Député-Maire Dominique DORD, reste très inachevé !

Il faut noter un très important retard sur le traitement du dossier dans notre pays…

28 années d’inaction des fonctionnaires de L’IRSN, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) clairement cités dans le projet de Loi.

On a vu les prises de position SCANDALEUSES de l’ASN par rapport à la catastrophe de FUKUSHIMA !
L’INVS a tout fait pour freiner le seuil de 100Bq/m3 comme l’IRSN sous la pression du lobbying nucléaire alors que nous savons désormais que même ce seuil est trop haut et que les cancers chez les enfants commencent à 30 Bq/m3 !

Ce projet de Loi

est une « supercherie » française.

31 départements seulement sont cités alors que les 2/3 de la FRANCE et les DOM / TOM sont concernés contrairement à la carte « officielle »…

La fausse carte française est un scandale d’Etat sur le RADON.

Il suffit de regarder les départements volcaniques d’outre mer, Martinique, Réunion et Guyane bourrées de RADON et qui apparaissent « blancs comme neige » (cf.cartes réelles du BRGM)…ou les départements de la Loire Atlantique, de l’Île-et-Vilaine.

Les exemples  de tromperie sanitaire aggravée de l’IRSN, INVS et de l’ASN sont nombreux.

Le texte du projet de Loi est un mauvais copié-collé de la Loi précédente RADON sur les ERP (Etablissements Recevant du Public) où tout reste sous le contrôle de l’ASN puisque les organismes de contrôle devront se faire agréer par l’ASN…c’est dire que directement ALGADE, l’IRSN, la SOCOTEC et APAVE se gardent, en tant que grandes sociétés privilégiées du monde nucléaire et du contrôle technique au Ministère de l’industrie, des marchés propriétaires et captifs pour renflouer leurs comptes…au détriment des organismes indépendants de l’Etat.

 La transparence de l’information sur la radioactivité dans notre

pays sera ainsi, à nouveau, censurée et manipulée.

Autre méthode stupide et réalisée sciemment:

Des dosimètres LR115 que l’on place à 1,50m de hauteur alors que des enfants dorment à 30 cm du sol sur des lits bas (crèches, maternelles): l’IRSN n’a rien fait pour modifier la norme dans les ERP.

Il faudrait placer ces dosimètres à cette hauteur dans la pièce de vie où l’on passe le principal temps en milieu domestique (la chambre).
Mais non, l’IRSN, auteur de ces normes stupides, ne transige pas: les dosimètres seront placés entre 1 et 2 mètres !…de préférence à 1,50m.
En outre, j’ai constaté que des « responsables » de certaines écoles et lycées trichaient avec les capteurs dosimétriques de mesure du RADON.
Il suffit de déplacer les capteurs en extérieur dans un carton ou de les mettre dans une pièce ventilée en permanence pour ne pas trouver de RADON…si on ne veut pas en trouver…belles techniques utilisée « sur ordre » par certains élus !…après avoir remis les dosimètres à leur place…ni vu, ni connu !

Un budget éventuel supplémentaire

et des peurs à gérer…

Beaucoup pensent qu’il vaut mieux « ne rien trouver » et surtout limiter le nombre de départements concernés.

Donc, avec ce projet de Loi, si on ne veut pas trouver du RADON on n’en trouvera pas !
Les capteurs ne sont pas transparents, ils sont opaques.

Jusqu’à maintenant, on ne connaissait les résultats du laboratoire qu’après les 60 jours légaux du dépistage du radon et on ne communique actuellement les résultats dans les ERP qu’à 2 personnes en cas de dépassement: le Préfet et le propriétaire ou le responsable du bâtiment.

Dans le projet de Loi c’est la même chose:

Uniquement le propriétaire ou le syndic en cas d’immeubles collectifs et le Préfet. C’est dire que les locataires ne seront presque JAMAIS tenus au courant de la présence de RADON dans un logement de propriétaire public ou privé !

 L’IRSN est complice…

de la non transparence de l’information nucléaire

L’IRSN a tout fait pour écarter les capteurs dynamiques qui affichent le résultat en temps réel dans la pièce…à la vue du public…comme le RAMON 2.2 (appareil grand public) ou comme avec les appareils professionnels (SUN NUCLEAR, DURRIDGE, ALPHAGUARD) qui affichent les résultats en continu et alertent immédiatement.

Le système français est basé sur la NON TRANSPARENCE DE L’INFORMATION NUCLEAIRE.
Le projet de Loi est « stupide » car il est réservé aux logements neufs alors que le parc principal est le logement ancien.

Des seuils fixés volontairement arbitrairement

Le seuil qui sera fixé en FRANCE sera de 300Bq/m3 au lieu des 100 Bq/m3.

300 Bq/m3 peut-être dangereux sur des expositions longues de plus de 30 ans avec des cancers parfaitement induits.
Donc, un seuil français qui n’apporte rien à la Santé Publique puisque le Haut Comité de Santé Publique, l’IRSN, l’INVS et l’ASN freinent des quatre fers sur l’abaissement des seuils à 100 Bq/m3 et encore moins à 30 Bq/m3… POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES ENCEINTES !

 Les laissés pour compte

Les laissés pour compte sont, bien évidemment, les logements anciens, les DOM / TOM, les départements uranifères (cf. la VRAIE carte de l’uranium du BRGM), les enfants.

Les élus jouent le rôle que AREVA leur donne via l’IRSN et l’ASN: pas d’abaissement des seuils !

L’Institut National sur le Cancer MENT parce que toujours noyauté par les mêmes censeurs.
Il y a en FRANCE entre 3000 et 7000 morts liés au RADON en FRANCE !…et encore avec une sous estimation de ma part car ce sont des projections statistiques basses.

Le classement des départements prioritaires

est une supercherie.

Tout est FAUX à la base (cf.cartes).

Pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des « stériles miniers », pas de prise en compte des gisements d’uranium, des schistes et micaschistes, des limons et argiles de dépôts des grands fleuves uranifères…
Le classement par commune est une autre supercherie limitée à 31 départements !

Il suffit de regarder, par exemple, le Morbihan où comme à ST.AVE ou PONTIVY l’on dépasse les 10 000 Bq/m3…ou dans le Finistère avec QUIMPER et BREST !

Que font les maires ? Ils laissent pourrir la situation…donc la Sante Publique liée au RADON depuis 2000.

On n’informe pas les habitants…merci L’IRSN, merci l’ASN !

Un Premier ministre complice

qui cache la vérité !

Et que dire de NANTES ?…département NON CLASSE où l’on trouve en plein centre ville entre 3000 et 5000 Bq/m3 !…l’ancien maire est…le Premier Ministre actuel !

Ce projet de Loi sera un moyen qui permettra de cacher un peu plus longtemps le problème sans que l’on veuille vraiment le régler.

Cette future Loi sera faîte pour faire « plaisir » à la pression de l’EUROPE et de l’OMS !…sans mettre réellement les moyens nécessaires.

Que faudrait-il faire ?

Il faudrait cartographier TOUS LES DEPARTEMENTS français (y compris les DOM / TOM), définir des seuils bas (100 Bq/m3 pour les adultes et 30 Bq/m3 pour les enfants). Les travaux devraient être reconnus et agréés également aussi par des organismes indépendants du lobby pro-nucléaire.

Il faudrait autoriser tous types de détecteurs TRANSPARENTS et en TEMPS REEL et OBLIGER à communiquer les résultats à TOUTES LES PERSONNES dans les locaux d’information…en toute transparence notamment aux locataires et aux futurs propriétaires.
Les dirigeants de la Santé Publique devraient être changés en FRANCE car ils sont pro-nucléaires en majorité et beaucoup viennent des Grands Corps d’Etat. Et certains sont même payés par des entreprises liées au nucléaire !
Les lois sont donc proposées « a minima ».
Puisque le « nucléaire est bon pour la FRANCE » le système français minimalise les contraintes législatives.
En outre, une fois le projet (quel qu’il soit) adopté…il faudra voir et lire…les DECRETS d’APPLICATION !

 Les écologistes induisent une augmentation

de la morbidité et de la mortalité !

Il faut noter que « Les Verts », partenaires du gouvernement et les écologistes des milieux associatifs, avec leur souhait de vouloir faire isoler au maximum les habitations françaises, vont induire une augmentation de la morbidité et de la mortalité en France puisque les lieux non connus envahis par le gaz radioactif Radon vont présenter une aggravation des niveaux de radioactivité !

Cette décision est donc totalement incohérente, inconsciente et criminelle !

 Une exigence auprès du Président de la République,

garant de la protection de la population française.

Parce que les faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé et sur notre vie, nous devons exiger de M. le Président de la République (et de ses Ministères concernés par le Problème radon), un changement total de gestion du problème majeur de Santé Publique qu’est le RADON.

C’est le prix de notre Santé.

Il faudra  un jour trouver les coupables de cette supercherie institutionnalisée…

Méfions-nous de ceux qui aujourd’hui se présentent en gestionnaires rigoureux pour demain, alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’hier.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

Auteur d’articles pour « La Gazette Nucléaire » du GSIEN

(Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

Enseignant

fichier pdf mem_these_Catelinois

fichier pdf irsn_radon_synthese-connaissances-resultats

fichier pdf irsn_radon_guide-mesure-radon-thermes

fichier pdf irsn_radon-dans-eau__caracteristiques

fichier zip irsn_radon_atlas-radon

fichier pdf Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

fichier pdf RADON

fichier pdf radon Editions INPES

fichier pdf Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

Cartographie: ATLAS du BRGM

0geologie-dom1a_01 ALGADE dans REFLEXIONS PERSONNELLES0geologie-dom2_0-1 APAVE

0geologie-des-dom-1b-guyanne-releve-radiametrique-aerien_0-300x239 AREVA

 

h_4_uraniumx1i1_2 ASN

carte-brgm-2012-de-france-de-luranium CIPR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 octobre, 2013 |11 Commentaires »
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