LE PEU QU’IL EN RESTE (Corey SCHINK / sott.net)

Le peu qu’il en reste

LE PEU QU'IL EN RESTE (Corey SCHINK / sott.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa4
(Corey SCHINK)
Sott.net
Traduction: SOTT

Les États‒Unis d’Amérique continuent de sombrer dans un trou noir de désespoir, déjà bien au‒delà de son horizon des événements. Chris Hedges fait référence à notre avenir en tant que l’une des zones de sacrifice ; ces zones de la planète où les morts sont tout simplement les conséquences de l’analyse coût‒bénéfice d’une société. Il en reste peu qui ont bien voulu faire des efforts surhumains nécessaires pour protéger le monde vivant et ses enfants. Mais ils sont là, dehors. Ils continuent d’exister.

Vérité
Mais où sont donc passés les héros ?

Chris Hedges est l’un des derniers à résister à la puissance des entreprises qui a pris les États‒Unis d’Amérique par la gorge et qui les a étranglés jusqu’à ce que leurs porte‒monnaie se répandent sur le sol. Il est le Dietrich Bonhoeffer des États‒Unis d’Amérique. Il est l’un des derniers à se tenir debout tandis que ceux qui ont des yeux pour voir détournent la tête pour éviter ce que leurs yeux voient.

« Il est absolument impératif que nous commencions à comprendre ce que fait le capitalisme sauvage et sans entraves », a souligné Hedges. « Ce sont des zones de sacrifice, des zones qui ont été détruites pour un bénéfice trimestriel. Et nous parlons d’environnements détruits, de communautés détruites, d’êtres humains détruits, de familles détruites. Et parce qu’il n’existe aucun obstacle, ces zones de sacrifice sont simplement en train de se répandre vers l’extérieur. »

Le monde entier est devenu une zone de sacrifice. Le centre commercial, la rue principale, le Moyen‒Orient, l’Afrique et l’Amérique du Sud, le sol que foulent nos familles, nos familles mêmes, sont tous sacrifiés par des idiots dont le seul sentiment de valeur est l’auto‒complaisance. Hedges défie ouvertement le pouvoir des entreprises. Il défie ouvertement l’impérialisme. Il défie ouvertement la marionnette Obama, l’accusant d’affirmer le droit d’exterminer arbitrairement la vie des fils et des filles de ce monde.

Hugo Chavez, un autre de ces êtres humains normaux avec des défauts normaux d’humains, a pris son pouvoir et a changé son pays en un endroit meilleur. L’empire des entreprises se moquaient de lui pour sa sensibilité envers les pauvres et envers l’esprit humain. En fin de compte, ses derniers mots étaient qu’il ne voulait pas mourir :

« La sanctification d’Hugo Chavez, leader charismatique du Venezuela, a continué pour de bon le mardi, tandis que ses derniers mots s’étaient révélés être « S’il vous plaît, ne me laissez pas mourir » ‒ une prière prononcée parce que, selon le gouvernement, il avait désespérément voulu continuer à servir le peuple vénézuélien. »

Chavez peut ou ne peut  pas avoir été assassiné, mais rassurez‒vous, nous savons à qui profite sa mort. Dans notre société cancéreuse, seuls les voyous survivent et prospèrent. Mais Chavez a fait ce qu’il pouvait pour rendre la vie agréable à ceux qui l’ont suivi. Il a été vilipendé parce qu’il ne voulait pas faire de son pays une zone de sacrifice. Il est trop tôt pour dire ce que l’avenir nous réserve. Mais pour ses efforts, la vie de millions de gens reflète les efforts qu’il a déployés pour assurer la justice économique et sociale des masses. Parce qu’il s’est sacrifié, Chavez vit en chacun d’eux, pour l’instant.

Merci à Laura Knight‒Jadczyk, l’une des dernières personnes à se lever pour la vérité sans fard dans une période de tromperie totale, l’histoire commence à se révéler à nous. Malgré des années de dénigrement organisé et des attaques, elle continue à révéler la vraie nature de notre passé, de notre présent et de ce que cela signifie pour notre avenir.

En dépit de la persistance pathologique de ses diffamateurs, et en fait, à cause de cela, elle a découvert la science psychologique et sociologique de la Ponérologie. Elle a mis en lumière le plus sombre secret de l’empire et le déclin social découvert sous les horreurs du régime nazi et communiste. Elle l’a rapporté du bord de l’abîme, tendant la main à son fondateur, le regretté Andrew Lobaczewski, lui‒même marginalisé par les réseaux pathologiques. En creusant et en tirant sur les fils de l’histoire cachée et censurée, elle a découvert le rôle des catastrophes cosmiques, trainant le visage collectif de l’humanité dans la boue, ce après quoi les psychopathes sont naturellement montés en puissance et ont habilement placé leurs bottes sur nos nuques. En raison de grandes souffrances et d’un long travail de toute une vie, Laura révèle qu’il faut que chacun d’entre nous devienne vraiment libre.

« Une vision du monde anthropocentrique où l’homme croit qu’il contrôle sa vie empêche les gens ‒ même les gens au pouvoir ‒ d’être conscients de la réalité de notre existence sur cette planète, existence qui inclut des événements cosmiques détruisant la civilisation. »

Mon esprit dérive sur ce nombre extraordinaire de personnes qui se lèvent et s’expriment ouvertement. Je pense à une fille que j’ai vue l’autre jour, se tenant debout à l’extérieur, sa mère l’ayant laissée dans le froid pendant qu’elle allait à une autre fête, son père absent, et pour une bonne raison. Cette fille était jeune et vous auriez vu ses cheveux bruns, avant, son imperméable jaune usé tellement grand qu’elle nageait dedans. Vous auriez vu ses yeux tristes, pleurant, avant.

Lorsque j’ai ouvert la porte, je l’ai entendue gémir pour que quelqu’un s’occupe d’elle dans ce maudit univers, pour que sa mère revienne pour elle. J’ai soudain compris que, dans ces larges zones de sacrifice, presque plus personne ne parle sa langue. Elle est muette. Elle n’existe pas pour notre société moderne. Donc même s’ils entendaient, ils ne comprendraient pas. Il n’existe pas de programme informatique sur cette planète qui puisse traduire pour notre société ce que cela signifie d’être une fille dans une zone de sacrifice, sa mère l’ayant laissée afin de profiter de quelques heures d’ivresse et d’éviter la réalité. Le cœur lourd, je lui ai trouvé, pour elle et sa fratrie, un abri pour la nuit. Mais pourtant, je peux encore l’entendre pleurer, je me souviens aussi de la lueur d’espoir dans ses yeux quand elle a vu ses sœurs à nouveau.

Et son homologue, le jeune garçon qui grignotait son croque‒monsieur en forme de montagne, juste pour se faire refouler à l’entrée de son école parce qu’un suiveur autoritariste se faisant passer pour un professeur a décidé que cela ressemblait plus à une arme à feu. Ce garçon dont le seul crime est d’avoir, à sa manière enfantine, singé la culture de la violence pathologique dans laquelle il était né. Cette même culture qui se retourna contre lui pour l’étrangler d’avoir agi ainsi. Et sa réponse ? « J’ai toujours faim. » Jeune homme, nous sommes affamés aussi, pour beaucoup de choses, mais la plupart d’entre nous, l’est pour la Vérité.

Je n’ai pas peur d’avoir le cœur lourd. Je n’ai pas peur de la douleur de voir l’obscurité engendrée sur cette planète. Parce que plus je la vois, plus je deviens active, et plus la lumière trouve une fissure à travers laquelle briller. Je crains seulement de ne pas être aussi active que j’aurais pu l’être. Qu’il y a une pierre qui demeure inexplorée.

A la fin de cette folie collective que nous appelons l’histoire, il semble que nous ne pouvons que réagir aux « frondes et aux flèches de la fortune outrageante » jetés d’en haut. Le psychopathe a un terrain surélevé, et nous sommes piégés par les lois pathologiques, les mœurs, us et coutumes qui exigent obéissance et humilité face au visage du mal. Mais les psychopathes n’ont pas le terrain le plus élevé. L’univers a le dernier mot, et il est fort et furieux dans sa condamnation pour l’apathie irresponsable de l’humanité et pour son ignorance. Le cosmos sonne le cri de guerre pour ses enfants, et finit par les engloutir :

« [...] lorsque des éruptions volcaniques ou des comètes embrasent le ciel ou lorsque le nombre des tempêtes de météores et des anomalies météorologiques augmentent, les illusions s’effondrent, la raison d’être des élites (c’est‒à‒dire protéger le peuple) s’effondre et la cible a toujours été et sera toujours, en fin de compte, les classes dirigeantes. »

Les États-Unis d’Amérique sombrent dans un abîme de désespoir, apparemment bien au‒delà de son horizon des événements. La fièvre atteint son paroxysme. C’est donc avec le cœur lourd que je me réjouis de savoir qu’aucun empire ne dure éternellement. Je me réjouis avec le cœur lourd parce que quelques‒uns subsistent encore. Cette connaissance, cette lumière, ne peut jamais mourir. Vive le roi, l’esprit, l’essence qui bénit les défenseurs de son royaume qui ne connaît pas de limites, qui conquiert toutes les peurs. Puissent‒t‒ils se relever encore de leurs tombes quelle que soit la forme qu’ils ou elles ont choisi.

« Ne cherchez pas la mort. La mort vous trouvera. Cherchez la route qui fait de la mort un accomplissement. »
~ Dag Hammarskjöld

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 5 juin, 2013 |Pas de Commentaires »

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