LE MYTHE DES ARMES DE DESTRUCTIONS MASSIVES: CINQ GUERRES, TROIS CONTINENTS…ET LES MÊMES MENSONGES (Felicity ARBUTHNOT / legrandsoir.info)

Le mythe des armes de destructions massives :

LE MYTHE DES ARMES DE DESTRUCTIONS MASSIVES: CINQ GUERRES, TROIS CONTINENTS...ET LES MÊMES MENSONGES (Felicity ARBUTHNOT / legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES norm02_111c-george-bush

Cinq guerres, trois continents…

et les mêmes mensonges

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Felicity ARBUTHNOT

« Je ne comprends pas les réticences en ce qui concerne l’utilisation de gaz. Nous avons définitivement adopté à la Conférence de Paix la position de retenir le gaz comme méthode permanente de guerre… Je suis fortement en faveur de l’usage de gaz toxiques contre des tribus qui ne sont pas civilisées » (Winston Churchill, War Office Minute, 12 mai 1919).

Alors que les roulements de tambour contre la Syrie deviennent de plus en plus forts, les allégations de plus en plus folles, et le double jeu de fomenter, comploter et financer les terroristes (pardon, aider l’opposition légitime) de plus en plus évident, il est intéressant de jeter un coup d’oeil aux justifications présentées par les gouvernants US pour leurs incursions meurtrières de l’histoire récente.

Panama

Ce mois de décembre 2012 est le 23e anniversaire de l’invasion de Panama le 20 décembre 1989, au moment où les Panaméens préparaient leurs fêtes de Noël. Un bref rappel nous remet en mémoire Philip Agee évoquant le président George H. W. Bush lorsqu’il disait au peuple américain que la menace de Panama (3.571.185 habitants en 2011) était telle qu’elle « compromettait notre mode de vie ». La référence figure dans la conférence bien nommée d’Agee, “Produire la crise appropriée” (1). Aussi éloquente aujourd’hui qu’hier. Rien n’a changé.

Le but de l’invasion était de s’emparer du leader du pays, le général Manuel Noriega, et bien entendu “d’établir un gouvernement démocratique”. Un changement de régime. Avec la proximité de la remise au Panama du contrôle du canal (prévue à l’origine pour le 1er janvier 1990) après un siècle de gestion coloniale US, l’Amérique voulait s’assurer que ce contrôle reste dans les mains d’alliés malléables.

Noriega, un pion de la CIA depuis 1967 (2), qui était passé par la célèbre Ecole des Amériques à Fort Benning (Georgie), était arrivé au pouvoir avec l’aide des Etats-Unis, mais apparemment son soutien US avait faibli. En un mot, les USA le kidnappèrent et le condamnèrent à 40 ans de prison.

Les plans d’invasion avaient été baptisés “Opération livre de prières”. Par la suite, on les renomma “Opération juste cause”. Le général Colin Powell approuva ce nouveau nom en disant “Même nos critiques les plus sévères seront obligés de parler de ‘juste cause’ quand ils nous dénonceront” (Colin Powell et Joseph E. Persico, My American Journey, 1995).

27.000 hommes, soutenus par des hélicoptères Apache, ravagèrent la plus grande partie du petit pays qui était défendu par 3.000 hommes. George Bush senior déclara qu’il détrônait un dictateur malfaisant qui brutalisait son peuple (ça vous dit quelque chose ?) et que son action était rendue nécessaire pour “la protection de vies américaines”. Il alléguait aussi la “défense de la démocratie et des Droits de l’Homme au Panama” et le besoin de “protéger le canal” (Surprise, non ?).

Manuel Noriega a été libéré de son emprisonnement US en 2007, et extradé en France où il avait été décoré de la légion d’honneur en 1987. Il y est resté incarcéré jusqu’en décembre 2011, puis il a été renvoyé à Panama où il est tojurs en prison.

Au cours de la destruction de Panama, aujourd’hui oubliée (si vous n’êtes pas Panaméen), le secteur pauvre et fortement peuplé d’El Chorillo fut à ce point ravagé par les flammes qu’il a reçu le nom de “petit Hiroshima”. Une femme a déclaré : “Les Américains du Nord ont commencé à incendier El Chorillo à 6 h 30 du matin. Ils lançaient un petit objet dans la maison et la maison prenait feu. Après, ils passaient à une autre, mettant le feu dans une rue après l’autre, en coordonnant les incendies avec des walkie-talkies.” Un soldat US a été enregistré déclarant : “Nous vous demandons de vous rendre. Si vous ne le faites pas, nous raserons toutes les maisons” D’après un habitant de la ville : “ils tiraient sur tout ce qui bougeait.”

Les morts étaient jetés dans des fosses communes. Des témoins ont vu les troupes US brûlant les victimes au lance-flammes et ont décrit comment les cadavres se recroquevillaient sous le feu. D’autres corps étaient empilés en tas par des bulldozers. (3)

Des essais US d’armes chimiques

Il y a pire. Alors que pleuvent les allégations actuelles moralisantes de Washington et de Whitehall sur la présence sans preuve d’armes chimiques en Syrie, on dispose de faits prouvés en ce qui concerne les Etats-Unis.

Des années 1940 à 1990, les Etats-Unis se sont servis de diverses régions de Panama comme terrains d’essais d’armes chimiques, comprenant le gaz moutarde, le VX, le Sarin, le cyanure d’hydrogène et d’autres agents neurotoxiques, placés dans des mines, des roquettes ou des obus, peut-être des dizaines de milliers de munitions chimiques.” (William Blum, “Rogue State”, 2002). De plus, en quittant Panama en fin 1999, ils ont laissé “de nombreux sites contenant des armes chimiques”. Ils ont aussi “effectué au Panama des essais secrets de l’Agent Orange.” “Au cours de l’invasion, le village de Pacora, près de Panama City, a été bombardé de produits chimiques par hélicoptères et avions de l’US Southern Command, avec des substances qui brûlaient la peau et causaient des diarrhées et d’intenses souffrances.”

L’Irak (1er chapitre)

Beaucoup d’analystes considèrent que Panama fut le terrain d’essai pour l’Irak. Neuf mois après la contamination de Panama, l’étranglement de l’Irak par l’embargo dirigé par les USA a été imposé par l’ONU, après que l’ambassadeur américain April Glaspie ait donné le feu vert à Saddam Hussein pour son invasion du Koweit, suite aux importantes provocations de ce dernier et à sa déstabilisation financière et géographique .(4)

Le fracas autour des armes chimiques et autres s’est amplifié, amenant Saddam Hussein à dire : “J’ai l’impression qu’un jour vous allez me dire : vous fabriquez de la poudre à canon à partir du blé”. Treize mois après Panama, l’Amérique a pris la tête d’une coalition de 31 pays visant à “ramener l’Irak à un âge pré-industriel”. Les seuls produits chimiques trouvés en Irak ont été le mélange toxique émanant des usines bombardées de pharmacie, d’engrais ou de construction automobile, et des autres établissements de la base industrielle du pays, y compris les entrepôts de substances chimiques et biologiques (à usage médical) vendues à l’Irak par les USA, l’Allemagne et d’autres pendant des décennies (ventes qui se sont poursuivies ironiquement même pendant l’agression).(5)

Par contre, des substances hautement toxiques et radioactives ont été introduites en Irak sous la forme de 750 tonnes de munitions à l’uranium « appauvri » (UA) qui ont une “demi-vie” toxique de 4 à 5 milliards d’années. Les petites tombes du nombre de bébés morts-nés, avortés, déformés ou venant au monde avec des cancers sont le témoignage muet de ces armes de destruction massive d’une exceptionnelle cruauté. L’Irak a été bombardé pendant 42 jours et nuits. Les fameuses armes chimiques soi-disant fabriquées par Bagdad n’ont bien sûr jamais été trouvées.

La Yougoslavie

Le 24 mars 1999, l’OTAN a commencé a “libérer” le Kosovo de la Serbie (Opération Noble enclume). Le Kosovo avait une quantité “inépuisable” de minerais d’une valeur estimée à dix trillions de dollars dans les mines de Trebca. La “libération” a consisté en 78 jours de bombardement intense, comprenant l’emploi d’armes à l’uranium appauvri. 20.000 tonnes de bombes ont été lâchées, détruisant systématiquement les centres de communication, les dépôts de carburant, les aéroports, le réseau routier, les trains, les marchés, et même l’ambassade de Chine (la Chine était opposée à l’agression, et l’OTAN a boiteusement allégué qu’elle avait une mauvaise carte de Belgrade), et évidemment le centre de presse. Assassiner les journalistes est devenu aujourd’hui une routine, un impardonnable crime de guerre.

Avant l’agression, le Pentagone avait affirmé que l’armée yougoslave disposait d’au moins deux sortes de gaz toxiques, avec les moyens de les produire. Le département US de la Défense avait averti Slobodan Milosevic et l’état-major de l’armée yougoslave : “Si Belgrade utilise les toxiques sarin et gaz moutarde contre l’OTAN, la riposte sera dévastatrice”.

Curieusement, une fois commencées les frappes aériennes, l’OTAN n’a pas dit un mot sur le fait que l’attaque pouvait être motivée par la conviction américaine que la Serbie était en mesure de produire des armes chimiques. (Zagreb Globus, 16 avril 1999, pp. 18-19.)

La destruction à grande échelle de l’industrie a cependant épargné les mines de Trebca.

Le 14 août 2000, 900 hommes lourdement armés – anglais, français, italiens, pakistanais et membres de la KFOR – ont été amenés par hélicoptères sur le site. Les managers et ouvriers qui ont essayé de les combattre ont été maîtrisés par gaz lacrymogènes et balles en plastique. Le personnel qui avait résisté a été arrêté. Les journaux de l’OTAN ont décrit l’action comme le “commencement de la démocratisation du Kosovo”. En fait l’attaque a ouvert la voie à la vente des mines – contenant les “inépuisables” réserves de 77.302.000 tonnes de charbon, cuivre, zinc, plomb, nickel, or, argent, marbre, manganèse, fer, amiante et calcaire, pour ne citer que quelques ressources – à des groupes privés étrangers. L’ “Armée de libération du Kosovo” (UCK) avait été entraînée et financée par des millions de dollars et de marks allemands de la CIA et du BND (services de renseignements de Berlin), pendant des années, pour cette guerre, faussement baptisée “guerre civile” (6) par les gouvernements de l’OTAN et leurs porte-paroles. Les meurtriers effets toxiques et radioactifs de l’UA ont été provoqués dans toute l’ex-Yougoslavie.

En 2001, les médecins de l’hôpital serbe de Kosovska Mitrovica ont constaté que le nombre de patients souffrant de cancers avait augmenté de 200 % par rapport à l’enquête de 1998. Une étude de 2003 de l’UN Environmental Program (UNEP) a fait état de prélèvements contaminés d’air et d’eau potable en Bosnie-Herzégovine. Bien sûr, “il n’y avait pas lieu de s’alarmer”. Pekka Haavisto, ex-ministre finlandaise de l’Environnement à la tête de l’UNEP, a réclamé une enquête vaste et approfondie pour établir l’étendue et l’intensité de la contamination. Les Etats-Unis – cités comme étant le seul pays à avoir utilisé des armes à l’UA dans le conflit – ont bloqué la requête. (7) Cependant, l’inquiétude s’est répandue en Europe quand on a vu que des Casques bleus italiens, portugais, belges ou français étaient atteints de cancers, et étaient morts en quelques mois. Les Casques bleus norvégiens ont refusé d’être déployés sur place. (8)

Moins d’un mois après la fin de la guerre en Yougoslavie en 1999, le British National Radiological Protection Board a averti les citoyens britanniques du danger de résider au Kosovo “en raison de la contamination de ses territoires par des armes à l’UA.”

Les Casques bleus, évidemment, n’étaient là que pour quelques semaines ou quelques mois. Les gens de la région y vivent. Ils ont vu la dégradation de leur santé et de celle de leurs générations à venir ignorées et oubliées par leurs “libérateurs”. Ces derniers avaient d’autres “tyrans” à renverser, d’autres populations à “libérer” de leurs conditions d’existence, de leurs membres et de leurs vies.

L’Irak (2e chapitre)

L’Irak avait de nouveau été bombardé par les USA et le Royaume Uni pendant la période de noel 1998, quatre mois avant l’agression de la Yougoslavie, et était de nouveau sur l’agenda d’invasion. Les mensonges étaient familiers, et incessants. Un exemple, parmi des milliers d’autres, le 2 septembre 2002. “Selon les experts, l’Irak possède des tonnes d’armes chimiques. Alors que des membres de l’administration Bush réclament une frappe préventive contre l’Irak, ils font état de preuves de plus en plus nombreuses que Saddam Hussein a amassé de vastes stocks d’armes chimiques et biologiques qu’il cache d’une éventuelle attaque militaire US. La préoccupation de Washington est que l’Irak pourrait remettre ces armes à des groupes terroristes. Si nous attendons que le danger se matérialise, ce sera peut-être trop tard” a dit le sénateur Joseph Biden, président du Foreign Relations Committee. Biden étant aujourd’hui vice-président, il est impossible de ne pas se demander s’il n’inspire pas l’actuelle propagande anti-syrienne, truffée de formules si extraordinairement similaires.

Jon Wolfsthal, un analyste du Carnegie Endownment for International Peace, a affirmé que l’inventaire irakien est significatif : “l’Irak continue à posséder plusieurs tonnes d’armes chimiques, assez pour tuer des milliers et des milliers de civils et de soldats.” (9)

Des experts de l’ONU en matière d’armement ont prétendu que l’Irak avait stocké plus de 600 tonnes d’agents chimiques, comprenant gaz moutarde, VX et sarin. Selon eux, quelques 25.000 roquettes et 15.000 obus d’artillerie pourvus de produits chimiques n’étaient pas officiellement répertoriés.

“Le souci est qu’ils (les Irakiens) disposent – ou peuvent disposer rapidement – des moyens de fabriquer de vastes quantités d’anthrax ou d’autres matériels”, a ajouté Wolfsthal. Selon le secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld : “l’Irak a des laboratoires mobiles d’armes biologiques qu’il est pratiquement impossible pour les forces US de cibler”. Il affirmait que les vies de milliers de gens étaient en jeu. En fait, c’est le nombre de victimes irakiennes de troupes américaines et anglaises, de leurs milices et de leur gouvernement de marionnettes imposé, qui peut se comparer à un véritable holocauste.

Jonathan Schwartz a revu le paquet de mensonges débité sur l’Irak à l’ONU par le général Colin Powell, le 5 février 2003. Il le cite : “Mes chers collègues. Toutes les déclarations que je fais aujourd’hui sont prouvées par des sources, des sources solides. Ce ne sont pas de simples affirmations. Ce sont des faits et des conclusions basées sur des renseignements solides.”

Aujourd’hui, Powell exprime des regrets. Schwartz n’en est pas touché pour autant. Au cinquième anniversaire des absurdités trompeuses du général, il a commenté : “Quelle que soit l’abondance de critiques dont Powell a été l’objet – il dit qu’elles ont été douloureuses et feront toujours partie de sa vie – elles ne sont rien à côté de ce qu’il aurait mérité. Il a été beaucoup plus qu’horriblement abusé. Il est prouvé qu’il a fabriqué des documents et ignoré les avertissements répétés que ce qu’il racontait était faux.”

L’invasion totalement illégale de l’Irak, basée sur ce paquet transatlantique de mensonges, a commencé 45 jours après. Opération Iraq Liberation : OIL.

La Libye

Les mensonges sur la Libye, promue par le colonel Kadhafi au premier rang de l’Index de développement humain de l’Afrique, sont de récente mémoire. Quelques rappels tout de même.

La CIA a payé des Quislings pendant des décennies dans toutes ses invasions. Pour Kadhafi, il y a eu le général Abdul Fatah Younis, son ministre de l’Intérieur, qui est passé à l’opposition – on peut se demander quel a été son prix – pour devenir le chef d’état major des insurgés. Il a réclamé aux alliés de l’OTAN des armes lourdes pour les rebelles, comprenant des hélicoptères et des missiles anti-chars pour défendre la ville assiégée de Misurata. Il prédisait que “le dictateur était prêt à se servir d’armes chimiques dans son combat ultime contre les rebelles et la population civile”. (affirmations qu’on croirait sorties de la bouche de l’opposition actuelle en Syrie). “Kadhafi est acculé. Malheureusement, il a encore environ 25 % de son armement chimique qu’il pourrait utiliser s’il est dans une situation désespérée. (…) On sait qu’il lui reste environ dix tonnes de gaz moutarde sur les quantités qu’il avait détruites sous le contrôle de l’agence de l’ONU, l’Organisation pour la prohibition des armes chimiques.” (10)

Pour situer le contexte, rappelons qu’en 2002, Neil Mackay, le chef plusieurs fois récompensé des enquêtes du Sunday Herald, avait dénoncé : “Poussé par la rapacité et un profond manque de moralité, le gouvernement britannique a violé la Convention sur les armes chimiques en vendant des produits toxiques pouvant être convertis en armes de guerre. Les pays bénéficiant de ces ventes comprenaient la Libye, le Yemen, Israël, l’Arabie Saoudite, Chypre, l’Inde, le Kenya, le Kuwait, la Malaisie, le Nigeria, l’Oman, le Pakistan, Singapour, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Tanzanie, la Turquie et l’Ouganda, une accusation ‘clairement admise’ par le département du Commerce et de l’Industrie.”

Après l’accolade donnée par Tony Blair au colonel Kadhafi en mars 2004, le gouvernement britannique a fait état de plans d’envois en Libye d’experts pour détruire les armes chimiques qu’il lui avait vendues, prétendant que le colonel Kadhafi avait trompé Blair sur leur existence. Que Londres avait les reçus de livraison en Libye lui a sûrement échappé. Une duplicité identique à celle du Royaume Uni en Irak.

Entre le début de la destruction de la Libye le 19 mars 2011 et la prise en main des opérations par l’OTAN le 31 mars, les USA et la GB ont lancé 110 missiles Cruise sur un pays de moins de 6.500.000 habitants. Quand l’OTAN a assumé le commandement de l’”intervention humanitaire”, ils ont agressé cette faible population à travers 26.500 sorties de bombardement. Aucune larme présidentielle n’a été versée sur les enfants libyens tués, dont la mort a été précédée d’une terreur inimaginable, au cours d’attaques portant les noms idiots d’Operation Odyssey Dawn et d’Opération Unified Protector (sans commentaire).

Kadhafi a perdu trois petits-enfants et trois fils. En 1986, au cours d’un premier bombardement, il avait perdu une fille adoptive en bas âge.

Quelques instants après avoir appris sa terrible mort aux mains d’un gang enragé de “protégés” de l’OTAN, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton est apparue secouée de rire à la télévision, en s’exclamant : “Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort.” Combien de temps est passé depuis qu’elle a dit : “Je pense vraiment qu’il faut un village pour élever un enfant.” Aujourd’hui il semble que son credo soit d’éliminer le village, ses enfants et leurs parents, et de lyncher les anciens du cru pour avoir l’occasion de rigoler à la télévision.

La Syrie

Le 4 décembre 2012, elle a annoncé que le président syrien Bachar al Assad était peut-être en train de déplacer – devinez quoi – un “stock d’armes chimiques”.

“Nous avons parfaitement clarifié notre position, a-t-elle dit au cours d’une conférence de presse à Prague. C’est une ligne rouge pour les Etats-Unis. Je ne vais pas détailler ce que nous ferons dans le cas crédible où le régime d’Assad utiliserait des armes chimiques contre son propre peuple ; il suffit de dire que nous faisons à coup sûr des plans pour passer à l’action si cette éventualité se produisait.”

Selon une autorité US, “les armes peuvent être trafiquées pour contenir du gaz sarin”. Un autre a ajouté : “Nous nous inquiétons de tout mouvement qui pourrait indiquer qu’ils sont prêts à utiliser des armes chimiques contre leur propre peuple.” (11)

Du “déjà vu” à répétition, comme on dit.

La Syrie a répondu le 6 décembre. “la Syrie souligne une fois de plus, pour la dixième, pour la centième fois, que si elle avait ce genre d’armes, elles ne seraient pas utilisées contre son propre peuple, a dit à la télévision libanaise Al Manar le ministre adjoint des Affaires étrangères Faisal al Maqdad. Nous n’avons pas l’intention de nous suicider. (…) Nous craignons un complot consistant à fournir le prétexte d’une intervention des pays qui font pression sur la Syrie. Ce ne serait pas la première fois.”

Fin octobre, des troupes US sont arrivées en Jordanie pour d’importants exercices conjoints près de la frontière syrienne sous le nom toujours aussi stupide d’Opération Eager Lion (Opération lion enthousiaste. En arabe, al assad veut dire le lion).

La première allusion aux armes chimiques de la Syrie semble être venue de John R. Bolton, que le député Henry Waxman accuse d’avoir persuadé George W. Bush d’inclure dans son discours de 2003 sur l’Etat de l’union le conte de fées de l’achat irakien d’uranium au Nigeria.

L’accusation n’est pas prouvée car les documents sont encore classifiés.

Bolton est impliqué dans une mouvance d’organisations loin d’être libérales comme le Project for The New American Century, le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) et la National Rifle Association.

En ce qui concerne la Syrie, il faut rappeler que le pays est étranglé par des sanctions depuis 2004.

L’ancien chef-inspecteur de l’Armement en Irak, Scott Ritter, a écrit que “les armes chimiques ont une durée de conservation de cinq ans. Les armes biologiques de trois.” Il en émane aussi un “éther”, disent les experts, qui peut être décelé par une surveillance de satellite dont la Syrie est certainement l’objet, comme l’Irak avant elle.

Que Dieu nous préserve de Washington, Whitehall et Tel Aviv qui crient une fois de plus “au loup !”. Et que Dieu vienne en aide à ceux qui les croient !

Felicity ARBUTHNOT

ARBUTHNOT est une critique bien informée et lucide de l’empire. C’est la raison pour laquelle vous ne la verrez pas dans le New York Times, pas plus que John Pilger, Amira Hass ou Noam Chomsky.

Source : Global Research,

Traduit par B.I. http://www.michelcollon.info/Le-mythe-des-armes-de-destructi…

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 février, 2013 |Pas de commentaires »

POUR CATHERINE II DAMAS DETIENT « LA CLE DE LA MAISON RUSSIE » ET POUR POUTINE « ELLE EST LA CLE DE LA NOUVELLE ERE » (SERAGHNI Laid / Pour lesoufflecestmavie.unblog.fr))

Pour Catherine II, Damas détient

« la clé de la maison Russie »

et pour Poutine,

« elle est la clé de la nouvelle ère »

POUR CATHERINE II DAMAS DETIENT

(SERAGHNI Laid / Pour lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens. Il s’agit d’un Ordre Mondial que cherchent à imposer les Etats-Unis (avec ses vassaux occidentaux prédateurs) face à un autre monde (à leur tête la Russie) qui se rebelle et réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles elle a été exclue depuis des décennies.

Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde se passe aujourd’hui en Syrie. L’avenir de la Russie se joue actuellement. Poutine sur la ligne de Catherine II (1) qui considérait « Damas détient la clé de maison Russie » comprend bien que « Damas est la clé d’une nouvelle ère ».
Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée par la Chine et l’Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d’un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second ordre et serait menacée dans son intégrité territoriale.
C’est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s’est montrée très ferme et s’est opposée à toute intervention militaire et ce malgré les pressions du Conseil de Sécurité, de l’Assemblée Générale de l’ONU et de la Ligue Arabe.

A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposait un refus catégorique. Hypocritement, les Occidentaux semblent ne pas comprendre les raisons en avançant que Moscou avait des intérêts économiques et de soutiens logistiques pour sa flotte militaire.
Ce ne sont nullement les contrats d’armement passés avec ce pays, ni le port de Tartous qui sont les enjeux stratégiques russes dans la région au point de mener une lutte atroce pour éviter que l’Etat syrien ne tombe. Cela est confirmé par le directeur du Centre d’Analyse sur les Stratégies et les Technologies – Moscou Rousslan Poukhov, qui déclarait: « penser que la Russie soutient Damas en raison des ventes d’armes est une aberration ! C’est totalement hors sujet » (2)

Loin de l’instauration de la démocratie ou des libertés c’est le rôle résistant de la Syrie qui est visé. En soutenant les mouvements des résistances palestiniennes et libanaises, la Syrie a fait avorter tous les plans américains pour la mise en place du Grand Moyen-Orient dans lequel les Etats Arabes seront atomisés et soumis au diktat israélien. Par ailleurs son alliance stratégique avec l’Iran a fait que l’axe hostile aux plans US se consolide dans la région.

Pourquoi la Russie n’admettra pas une victoire des prédateurs de la Syrie ?

De sérieuses menaces pèseraient sur elle et les plus manifestes sont :

A- AU PLAN ECONOMIQUE
Poutine sait parfaitement que pour que la Russie puisse prétendre au statut de grande puissance il faut qu’au travers de son économie il renforce sa force militaire et rendre sa politique étrangère plus agressive en vue d’une influence au niveau mondial. Il affiche ses prétentions en disant « en d’autres termes, nous ne devrions tenter personne en nous autorisant d’être faible. » (3). Dans cette notion de puissance, le facteur économique est déterminant.

Si l’opposition syrienne l’emportait, cela signifierait que la bataille féroce pour le contrôle des sources d’énergie tournerait en faveur des Etats-Unis et de leurs alliés permettant à ceux-ci d’étendre leur influence de la Syrie jusqu’en Australie.

Les implications qui en découleraient seraient :
L’avortement du programme ambitieux de développement économique basé sur la réduction de la dépendance de l’économie envers les matières premières et de l’innovation articulée autour des hautes technologies pour devenir une grande économie mondiale. Dans une interview à la BBC Douglas MC Williams Chef du Centre de Recherches Britannique (CBER) « La Russie arrivera en quantième position dans le classement des plus grandes économies mondiales d’ici l’horizon 2020 » (4)
Les ressources du financement de ce projet proviennent essentiellement des exportations gazières. Les recettes de Gazprom 2011 qui contrôle plus de 80% de la production de gaz s’élèvent à. 118 M $.
En vue de minimiser les recettes gazières, il devient impératif de chercher à torpiller l’exportation du gaz russe vers l‘Europe à travers les gazoducs paneuropéens ; le South Stream et le Nord Stream. Les pays européens devraient être approvisionnés par le gaz iranien par le Nabucco (5), gazoduc reliant l’Iran à l’Europe centrale passant par la Turquie. Le Qatar pourrait faire transiter son gaz pour l’Europe aussi par la nouvelle Syrie amie écartant définitivement l’alimentation de ce continent par le gaz russe.
De ce fait, la Russie ne peut qu’enterrer son programme de développement notamment son ambitieux programme militaire d’armement 2011/2020 pour l’équipement de ses forces armées pour lequel elle prévoit une enveloppe financière de « 650 milliards de dollars (6) au titre d’un programme » et de « 114 milliards de dollars au titre de la modernisation des équipements »(7)
Les USA contrôleraient le Liban, la Syrie et l’Iran et par conséquent maitriseraient les sources d’approvisionnement énergétique se situant dans un espace géographique et stratégique Liban Syrie, Irak et Iran. D’où cette lutte atroce pour faire tomber la Syrie.

B- AU PLAN SECURITAIRE 
La chute de B. Al-Assad, outre la politique d’endiguement mise en place en 1946 par Georges. F. Kennan (8) les actions d’encerclement de la Russie seraient relancées. Cette stratégie, en matière de géopolitique, est fondée sur la ligne Brezinski (9) qui prévoit la domination de l’Union Soviétique et qui est valable pour la Russie en deux étapes: l’encerclement de la Russie en premier lieu pour ensuite passer à sa déstabilisation pour mieux contrôler son espace périphérique.

L’action de Gorbatchev que Poutine qualifiait de« La plus grande catastrophe du XXème siècle » (10) serait de retour pour démanteler définitivement la Fédération de Russie. Ce démantèlement serait la conséquence d’un probable transfert au nord du Caucase des Djihadistes qui opèrent aujourd’hui en Syrie afin d’instaurer une république islamique. Il faut rappeler que le nord du Caucase (Daghestan et Tchétchénie) est une région à prédominance musulmane. Doku Umarov (11) n’avait-il pas proclamé « l’Emirat caucasien. » en 2007. (12)
Un des pivots américains dans la région montrera ses crocs pour la restauration de l’Empire Ottoman. Il s’agit de la Turquie qui, base avancée des intérêts américains en Eurasie, rêve toujours d’un empire qui s’étendrait jusqu’à l’Asie centrale, ex territoires soviétiques.
Une aubaine pour qu’elle étende son hégémonie jusqu’ aux confins de Moscou sur les républiques turcophones que sont  l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. L’éventualité de leur intégration dans une alliance avec l’ancien occupant pourrait être envisagée. Elle est encouragée par les Etats–Unis pour faire désintégrer la Communauté des Etats Indépendants composée de 11 sur 15 anciennes républiques soviétiques créée le 8 décembre 1991 par le Traité de Minsk. Il est clairement établi que cette puissance soutient discrètement les mouvements séparatistes et ethno-religieux dans l’optique de briser définitivement la Communauté des Etats Indépendants. (CEI).

C- AU PLAN STRATEGIQUE
Poutine, dans le prolongement de la ligne de Catherine II, considère Damas comme étant le point de départ du Nouvel Ordre Mondial. Si cette capitale tombait, la Russie perdrait définitivement son rêve de retrouver son statut de grande puissance à l’époque de la guerre froide. L’inflexion des rapports serait en son désavantage avec en plus une humiliation diplomatique.

En effet, une fois la Syrie soumise, l’Iran à son tour sera attaqué. L’axe chiite Syrie-Irak-Iran brisé sera sous la botte de l’Arabie Saoudite qui imposera la normalisation des relations avec Israël aux autres pays arabes.

Ainsi, le Proche Orient sera modelé géographiquement au profit exclusivement des Etats–Unis et leurs vassaux occidentaux et arabes. L’espace sunnite « modéré » dominera l’espace géographique qui s’étend du Maghreb, au Pakistan et à l’Afghanistan en passant par la Turquie et la corne Africaine. La barrière séparant la Turquie aux autres pays de confession musulmane sunnite n’existera plus.

La Turquie, membre de l’OTAN qui constitue pour la Russie le chemin le plus court pour rejoindre les eaux chaudes, deviendrait une menace stratégique sur ce pays tant que celle-ci pourrait bloquer et assiéger sa flotte militaire de la mer Noire.
Ainsi, la Russie aura devant elle un espace hostile qui s’étendra alors de la France à l’ouest jusqu’à la Chine à l’est. Elle sera chassée définitivement de la région du Grand Moyen-Orient, y étant naguère fortement présente.

A la lumière de ce qui précède, nous estimons que le soutient de Moscou à Damas est indéfectible car dicté par des impératifs liés à l’existence même de la Fédération de Russie en l’état actuel des choses.

Pour contrer toutes les manœuvres de l’Occident pour la déstabiliser et la fragiliser sur la scène internationale, la Russie fera tout ce qu’elle peut pour que l’ordre géopolitique du Moyen-Orient ne subisse aucun changement. Grâce au levier énergétique, elle cherche à renverser les alliances en se rapprochant de l’Europe, de la Chine, de l’Iran et de l’Inde. Elle compte ainsi créer un espace eurasien pour contrer l’hyperpuissante Américaine.

SERAGHNI Laid.
………………………………………………………………………………………………………………………… Références :

1- Catherine II, impératrice de Russie (1762-1796), surnommée Catherine la grande. Elle disait « je laisse à la postérité de juger impartialement ce que je fais pour la Russie. ». Durant le plus long règne de l’histoire de la Russie, outre le développement et la modernisation de la société russe, elle tint tête à tous les envahisseurs voisins ou lointains.
2- 2- Le Figaro du 31 mai 2012.
3- Atlantico du 21 février 2012.
4- RIA Novosil du 27 décembre 2012.
5- Nabucco dont le titre initial est Nabuchodonosor est un opéra de Verdi. Il évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone. Cela dénote que tout l’enjeu en Syrie est centré autour de la sécurité d’Israël.
6- Voix de la Russie 14 décembre 2012.
7- Géostratégique.net du 6 mars 2012.
8- Diplomate, politologue et historien américain dont les thèses eurent une grande influence sur la politique américaine envers l’Union Soviétique à la fin de la deuxième guerre mondiale.
9- Z Brezinski : politologue américain, il a été, entre autre, conseiller à la sécurité nationale du Président des Etats-Unis Jimmy Carter, de 1979 à 1981.
10- La Dépêche .fr du 20 février 2012
11- Né en 1964 en Tchétchénie, Doku Umarov fut en 2005 le cinquième Président de la République d’Ichkérie (Tchétchénie). Il abolit cette dernière pour, en 2007, la remplacer par un « Emirat Tchétchénie » dont il s’est autoproclamé Emir.
12- Affaires géostratégiques. Info du 22 octobre 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

EN FRANCE L’URANIUM « APPAUVRI » RESTE UN TABOU !

En France l’uranium « appauvri »

reste un sujet tabou

EN FRANCE L'URANIUM

(Guy POUSSY / 15 janvier 2001)

La France a mis au point des obus-flèches à uranium « appauvri » (UA) qui équipent ses chars de combat « Leclerc » depuis leur mise en service en 1991 ainsi que des munitions pour certains aéronefs. Le Ministre des Armées, nie l’utilisation des munitions U.A. par l’armée française. Il nie aussi la contamination de soldats français ayant participé à la guerre du golfe et du Kosovo. En 1995, trois journalistes Jean BERNARD, Clément SARRASIN et François WEILL menèrent une enquête. Leur article: « la tempête du désert était radioactive » fut proposé à différents journaux, la publication fut refusée. L’article fut soumis à Pierre Zarka, directeur de « l’Humanité », il ne l’a jamais publié. 

LE LOURD SECRET

DE LA GUERRE DU GOLFE:

La « Tempête du désert » était radioactive!

Révélations sur un crime de guerre…

et d’autres à venir

Une enquête de Jean BERNARD, Clément SARRASIN et François WEILL

Il existe depuis la guerre d’Irak un « mystère du syndrome du Golfe ». Depuis plus de quatre ans un « mal non identifié » continue à faire des victimes dans les rangs des combattants, voire de leur descendance. Émanation d’incendies ? Gaz de combat ? Maladie inconnue ? Nombre d’hypothèses ont été avancées sans que l’armée des USA (dont plusieurs dizaines de soldats sont atteints) ne rompe un silence étrange et inquiétant… Mais les apprentis sorciers se vantent-il de leurs erreurs mortelles ? Car il est aujourd’hui avéré que furent pour la première fois utilisées massivement lors de ce conflit des munitions radioactives ! Inconscience ou action délibérée, les USA comme la France continuent à fabriquer ce type d’armes… Fin d’un mystère ou début d’un scandale ?

La Guerre du Golfe, qui fut certainement la plus médiatisée à ce jour, fut qualifiée de « guerre propre », privilégiant les « opérations chirurgicales » aux affrontements conventionnels. La rapidité avec laquelle les forces de l’alliance américano-européenne anéantirent la résistance de l’armée irakienne n’étonna aucun spectateur, la supériorité technologique et celle du nombre étant évidente… Les plus surpris furent les militaires irakiens, lorsqu’ils constatèrent que les chars américains bénéficiaient d’une portée de tir de près de mille mètres supérieure aux leurs accompagnée d’un pouvoir de destruction stupéfiant… Ils ne pouvaient à l’époque savoir qu’ils servaient de cobayes à la première utilisation « in vivo » d’une nouvelle génération de munitions à base d’uranium « appauvri » !
Le fait serait sans doute resté confidentiel (défense ?) sans ce fameux « syndrome du Golfe » dont nombre de soldats américains furent affectés: troubles cardiaques et pulmonaires, perte de mémoire, chute des cheveux… Un an après le conflit naissaient aux USA des enfants anormalement conformés, pour certains hydrocéphales, pour d’autres avec une oreille ou un oeil en moins…

En 1993, le « Veterans Affairs Departement » avoua l’existence d’une « maladie inconnue » chez les anciens de la Guerre du Golfe.

En 1994, l’observation médicale de certains sujets mit en lumière une troublante similitude entre les symptômes constatés et des cas connus d’irradiation par ingestion. Impossible dès lors pour l’armée américaine de continuer à dissimuler les effets secondaires de quelques « bavures fratricides » ayant entraîné la mort et l’irradiation de nombreux soldats américains. Immédiatement prise à partie par une commission du Congrès, la « grande muette » américaine dut alors reconnaître l’utilisation sur le terrain de munitions à composantes d’isotope U 238 dont les effets secondaires avaient été largement sous-évalués, sinon délibérément ignorés…
En effet, le développement de ce type -de munition remonte au début des années 70. Celles-ci étaient à l’époque motivées par la recherche d’une plus grande portée de tir et d’une meilleure capacité à percer les blindages. L’uranium « appauvri », disponible en grande quantité et d’un faible coût, offrait toutes les caractéristiques requises pour la conception de l’alliage idéal: extrême densité (trois fois plus que l’acier) et très faible résistance à l’air, permettant à un obus-flèche de 120 mm d’atteindre la vitesse de Mach 5 pour une portée supérieure de mille mètres à celle d’un projectile conventionnel. En outre, l’exceptionnelle concentration d’énergie provoquée par l’impact démontrait des capacités inégalées à percer les blindages jusqu’alors réputés invulnérables…
La radioactivité de l’U.A. étant faible sous forme de métal inerte (voir encadré), fut-il fait fi délibérément des risques de contamination chimique du nuage de micro particules engendré par l’explosion de ces munitions ? Un incident significatif pourrait le laisser penser: en 1979, une usine d’Albany qui fabriquait des munitions de 30 mm en U.A. pour l’U.S. Air Force fit l’objet d’une enquête pour dépassement du taux de radiation autorisé qui amena à sa fermeture définitive en 1983 ! La radioactivité constatée n’excédait pourtant que de peu les 150 micro Curie, soit l’équivalent du rayonnement provoqué par environ 400 g d’isotope U 238… Comment est-il possible d’imaginer que le risque engendré par l’utilisation intensive de ce type de munition lors d’un conflit n’ait pu être dès lors pris en compte ?
On sait aujourd’hui que durant la guerre éclair de 100 heures dans le Golfe, 940.000 cartouches de 30 mm et 4.000 obus de 120 mm en U.A. ont été tirés par l’aviation et les chars américains. Le poids des éclats ainsi répandus sur le champ de bataille est évalué à 300 t ! Ces munitions ont entraîné la destruction de plus de 3.000 chars et 1.856 véhicules blindés irakiens (1). En Novembre 1991, un rapport de l’Atomic Energy Authority de Grande Bretagne a révélé que les déchets d’U.A, pourraient être la cause de 500.000 morts potentiels et précise « qu’il y a certains endroits où suffisamment de cartouches ont été tirées pour que la contamination localisée sur les véhicules et au sol excède les limites autorisées pour les équipes de nettoyage… » (2). Cette étude se basait à l’époque sur l’hypothèse selon laquelle 25t de munition d’U.A. avaient été utilisées… En fait le douzième de la réalité !
A la suite de ce rapport, Ramsey Clark, ancien chef du « Département of Justice » des Etats Unis a ouvertement dénoncé l’utilisation de ce type d’armes comme « crime de guerre »(3)…
Quatre ans se sont écoulés depuis la fin de la Guerre du Golfe. Les conséquences de l’embargo maintenu contre l’Irak sont aujourd’hui difficiles à estimer… quinze mille morts par mois, peut-être plus?… Combien de générations d’Irakiens sont-elles par contre condamnées à une effroyable mort lente et qui en portera la responsabilité devant l’Histoire ? Est-il imaginable que de telles armes soient encore produites et puissent être utilisées dans un conflit à venir ?
La France produit-elle de telles armes ? Hélas oui, et il semble paradoxalement que la Guerre du Golfe en ait stimulé la fabrication.

A la poursuite de l’U.A.

Nous avons mené une enquête discrète dans le monde des apprentis-sorciers et fait de stupéfiantes découvertes en France, en suivant la piste de 75 tonnes de ce fameux uranium « appauvri » du Massachusetts au canon du char Leclerc…
Point de départ de toute enquête: la documentation. Début Mai 1995, nous prenons connaissance grâce au CDRPC (Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits) à Lyon d’un surprenant document daté du 1er Février 1991, soit un mois jour pour jour avant la fin de la Guerre du Golfe et émis par le N.R.C. (Nuclear Regulatory Commission) des USA. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une autorisation d’exportation aux fins de fabrication de munitions de 75 tonnes d’U.A. au bénéfice d’une société française, la CERCA à Bonneuil, dans le Val de Marne. La prise d’effet de cette licence est le 1 er Mars 1991, soit trois jours exactement après la fin des hostilités !… Nous savions déjà que des recherches visant au « durcissement » à l’U.A. des obus-flèches avaient été menées en France durant la décennie 70 à 80 pour avoir recueilli de précieux témoignages d’un certain nombre d’ingénieurs de l’armement ayant travaillé à l’époque sur ces programmes… Rien d’étonnant à cela, notre industrie de l’armement n’ayant pas la réputation d’être la moins performante.

Curieuses constatations:

 - La société désignée comme fournisseur dans ce document est la Nuclear Metal inc. (Mass. USA) qui n’est autre que l’un des principaux fabricants de munitions auxquels l’U.S. Army et l’U.S. Air Force avaient commandé dans les années 70 à 80 plusieurs centaines de milliers de munitions en U.A. pour mener des essais sur quatre sites dont la décontamination est aujourd’hui estimée à plus d’un milliard de dollars !… C’est aussi, avec Aerojet Heavy Metals l’une des sociétés autorisées par la NRC à conserver un rythme de production de temps de guerre pour recomplèter les stocks d’armes en U.A. après la guerre du Golfe…
– L’activité de la CERCA S.A. ne concerne nullement la fabrication d’armement, son objet déclaré étant « Recherche, études et mise au point de combustibles nucléaires, études et mise au point des procédés de leur fabrication, traitement et exploitation de ces procédés… » En outre « l’usine de Bonneuil », spécifiée comme destinataire final du produit, ne figure nulle part comme établissement secondaire de cette société au capital de 20 millions de francs dont deux des actionnaires les plus représentatifs ne sont autres que FRAMATOME et COGEMA… Son siège social se trouve dans la tour Fait à la Défense où elle voisine avec d’autres sociétés « très spécialisées ». Plus étrange encore, le site de Bonneuil semble aujourd’hui « mis en sommeil ».
L’enquête sur place nous révélera l’éphémère existence d’une petite SARL au capital de 50.000 F: La CERCA-NUKEM (CECCN), dissoute le 29 Août 1994 et dont la durée de vie peut sembler avoir été étrangement liée à la validité du document de la N.R.C. . Cette société aurait-elle donc été constituée dans le seul but de servir de couverture à un transfert devant être le plus discret possible ? Il n’y aurait rien d’étonnant à cela, ce type de montage étant monnaie courante dans ce genre d’opérations… Mais comme il existe toujours une faille, même dans les secrets les mieux gardés, nous apprendrons que si l’U.A. en question a bien transité par Bonneuil, il fut en réalité transféré à l’usine S,I.C.N. d’Annecy, filiale à 100% de la COGEMA qui ne fait aucun mystère dans ses plaquettes commerciales de sa participation à des applications militaires de l’uranium métal, naturel ou « appauvri »…
Etrange coïncidence, nous avions localisé à peine à une quarantaine de kilomètres d’Annecy (donc de la SICN), une des entreprises françaises les plus performantes dans le domaine très particulier des obus-flèches… Entreprise discrète s’il en est, la société CIME BOCUSE ne figure pudiquement dans les pages jaunes de l’annuaire qu’à la rubrique « Métallurgie »… Point d’entreprise d’armement dans le département de Haute Savoie à plus forte raison à St. Pierre en Faucigny, charmant petit bourg de 5000 âmes niché au creux d’une vallée…
Même le bulletin municipal reste très discret sur la nature des activités de l’entreprise et la décrit ainsi: « …Cette entreprise très importante et forte de 200 salariés il y a quelques vingt ans est réduite à 80 emplois après plusieurs « plans sociaux » successifs. Rachetée par un groupement d’intérêt national, elle est en passe de trouver un régime de croisière avec de réelles et intéressantes possibilités… »
En fait le « groupement d’intérêt national » dont il est fait mention n’est ni plus ni moins que le GIAT (Groupement Industriel de l’Armement Terrestre) mais le bulletin n’en souffle mot. Il se montre en revanche plus disert sur la part du budget communal que représente la contribution de l’entreprise: 25%!…
Pour trouver CIME – BOCUSE il faut savoir et vouloir. Vue de l’extérieur, l’usine elle-même ne paye pas de mine et la sécurité visible se limite à l’entrée à une guérite et une barrière des plus communes dans toute entreprise industrielle d’importance moyenne. Autour du site court une clôture bien anodine. Ses secrets semblent protégés surtout par la discrétion plus que par d’ostensibles dispositifs. En revanche on ne badine pas sur la sécurité à l’intérieur de l’usine. Tout manquement aux règles de sécurité en matière de protection individuelle y serait particulièrement sanctionné comme par exemple l’oubli du masque de protection des voies respiratoires…
Règles de sécurité aussi en matière de filtrage des entrées et des sorties par le service de garde, notamment pour les transporteurs locaux qui assurent avec leurs camions l’essentiel des livraisons de matières premières mais qui, curieusement, selon un des responsables, ne s’étend pas à la nature de la cargaison. Tandis que les produits finis sont évacués par les mêmes moyens.
Bien que le haut savoyard n’ait pas une réputation de bavard, une discrète et patiente enquête auprès des habitants nous confirmera l’existence de deux modèles de munitions flèches d’aspect rigoureusement identique mais dont l’une, nettement plus lourde que l’autre, ne peut correspondre qu’à l’APF -.SDS – FI, décrite dans notre encadré…
Dans un rapport de synthèse en date du 3 Décembre 1987 intitulé « La munition-flèche: L’apport industriel et commercial de CIME – BOCUSE dans le développement et la vie d’un nouveau produit », l’entreprise ne laisse planer aucun doute sur l’exceptionnelle bienveillance de la D.G.A. à son égard, elle qui est détentrice du brevet des « pénétrateurs DENAL » pour munitions de gros calibre à énergie cinétique. Exceptionnelle bienveillance qui se manifeste, le rapport dixit, par une « coopération technique CIME-BOCUSE – DGA – EFAB  » comportant la mise à disposition des moyens d’essais statiques et dynamiques de la DGA et un « programme de fournitures d’essai pour la sélection des matériaux ».
Est-il envisageable que tout ou partie des 75 tonnes d’U.A. d’origine américaine dont nous avons pu suivre l’étrange parcours jusqu’à Annecy aient pu faire une quarantaine de kilomètres supplémentaires pour bénéficier du savoir-faire de CIME-BOCUSE, devenue GIAT
Reste une question et non des moindres: pourquoi la France qui dispose du parc de centrales électronucléaires le plus puissant d’Europe et par conséquent d’un stock plus que considérable d’U 238, aurait-elle eu besoin d’en importer des USA ? La subtilité de cette intéressante question n’échappera à personne, chacun étant libre d’échafauder sa propre théorie en la matière…
La France continue donc de fabriquer aujourd’hui, et sans trop s’en cacher, des munitions identiques à celles que les américains utilisèrent massivement avec les effets désastreux que l’on sait dans le Golfe. Inconscience criminelle dictée par une « sorte d’obligation » aussi tactique que commerciale ou mépris délibéré des règles de la guerre ?
Questionné sur ce point précis, le Général Pierre Marie GALLOIS ne fait pas dans la dentelle:
-  »Les Américains se sont conduits en apprentis-sorciers. L’utilisation de ce type de munitions relève du mépris le plus absolu de toutes les règles qu’un militaire se doit de respecter… L’obstination à vouloir percer les blindages est d’une imbécillité totale, le fait étant parfaitement connu, et ce depuis de très longues années, que le seul effet de choc produit par l’impact d’un obus contre la tourelle d’un char suffit à faire exploser la tête de ses occupants! …Qui plus est, les effets induits par la propagation des particules d’uranium à la suite des explosions sont qu’on le veuille ou non – même indirectement – du domaine de la guerre chimique. Admettre la généralisation de ce type d’armes revient à légaliser la contamination par radioactivité et ce pour une durée sans comparaison avec les conséquences des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Ce ne peut être considéré que comme un crime contre l’humanité!… Quant au fait que les Français persistent en la matière, il n’y a à cela rien d’étonnant car, depuis 1945, il y a chez nous une tradition bien établie de suivre les Américains en toutes choses et surtout dans leurs pires conneries… Reste peut être la seule chose réellement importante dont le monde entier n’a cure: le peuple d’Irak, déjà soumis à un embargo criminel qui, comme tous les embargos, n’atteint que les innocents est en prime affligé par nos soins d’un inguérissable fléau dont les peuples « civilisés » que nous prétendons être détiennent la responsabilité!… ».

Qu’est-ce que l’Uranium 238?

L’uranium 238 est un isotope (même corps dont le noyau comporte un nombre différent de neutrons) de l’uranium.
La plus grande partie de cet isotope provient aujourd’hui des déchets. des centrales électronucléaires qui utilisent pour la fission l’isotope U 235, lequel ne représente que 0, 7% de la masse initiale de minerai.
Un stock représentant aujourd’hui plus d’un million de tonnes dans le monde « à recycler » dans l’armement par exemple…
L’uranium 238, dit uranium « appauvri », est à l’état neutre peu radioactif (1 Curie par tonne) le danger d’irradiation directe peut être considéré comme quasiment nul. Néanmoins, l’aérosolisation provoquée au moment de l’impact et de l’inflammation d’un projectile à base d’uranium « appauvri » rend à l’isotope U 238 toutes .ses facultés radioactives par la production d’un nuage de micro particules (en général inférieures à 5 microns) qui, ingérées, sort directement par les voies respiratoires, soit indirectement par les voies digestives via l’eau ou les aliments contaminés, et se fixent sur les muqueuses. Dès lors, sa radioactivité commence à produire sur l’organisme des effets destructeurs qui s’étendent à des mutations génétiques affectant la descendance des êtres vivants contaminés.

Très lourd, il pénètre profondément dans le sol, polluant les récoltes en surface et les nappes phréatiques, rendant toute décontamination quasi-impossible. Le fait le plus terrifiant réside dans la durée de vie de cet isotope qui est de l’ordre de 4,5 milliards d’années…
A-t-on alors, par l’utilisation consciente ou inconsciente de munitions en U.A, condamné une grande partie de l’Irak à une insidieuse mort lente et inventé la « guerre éternelle « ?

Code APF – SDS – FI

Les trois chars les plus performants de l’OTAN (Leclerc français, Leopard II allemand et MIA2 Abrams U.S) sont tous équipés d’un canon de 120 mm à âme lisse et tous trois sont susceptibles de tirer des obus flèches (en tungstène ou en U.A.)…
Ce type de munitions figure au « Catalogue des matériels français de défense terrestre » sous la référence OTAN APF – SILS – 1″1 model. Les caractéristiques de performances annoncées ne laissent aucun doute sur la nature de l’alliage employé pour leur fabrication.

Le char Leclerc tire de l’uranium!

Concurrent à l’exportation du MI A2 Abrams américain, le char Leclerc, fer de lance de la technologie française de l’armement, ne pouvait pas ne pas suivre l’exemple de son «oncle d’Amérique » tant il est vrai que depuis le débarquement, les GI’s et la Jeep, il n’est pour le français de bon modèle que le modèle américain. Le Leclerc tirera donc des obus flèches en UA. qui font d’ailleurs déjà partie de l’argumentaire des commis-voyageurs du complexe militaro-industriel fiançais. La D.G.A. (Délégation Générale à l’Armement) ne dissimule d’ailleurs même pas les capacités spécifiques du canon principal de ce char …
Le fameux secret du blindage du Leclerc ne serait-il pas par hasard également dû à l’emploi d’UA. dans sa composition ?
N’attendez pas de nous une réponse, il paraît que c’est un secret !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

BARRY MCGUIRE: « EVE OF DESTRUCTION » (Enregistrement sonore mis en images par Jason BERWICK)

Barry McGuire 

« Eve of Destruction »

BARRY MCGUIRE:

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The eastern world it is explodin’,
violence flarin’, bullets loadin’,
you’re old enough to kill but not for votin’,
you don’t believe in war, what’s that gun you’re totin’,
and even the Jordan river has bodies floatin’,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Don’t you understand, what I’m trying to say?
Can’t you see the fear that I’m feeling today?
If the button is pushed, there’s no running away,
There’ll be noone to save with the world in a grave,
take a look around you, boy, it’s bound to scare you, boy,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Yeah, my blood’s so mad, feels like coagulatin’,
I’m sittin’ here, just contemplatin’,
I can’t twist the truth, it knows no regulation,
handful of Senators don’t pass legislation,
and marches alone can’t bring integration,
when human respect is disintegratin’,
this whole crazy world is just too frustratin’,
and you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Think of all the hate there is in Red China!
Tehn take a look around to Selma, Alabama!
Ah, you may leave here, for four days in space,
but when your eturn, it’s the same old place,
the poundin’ of the drums, th pride and disgrace,
you can bury your dead, but don’t leave a trace,
hate your next-door-neighbour, but don’t forget to say grace,
and you tell me over and over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 février, 2013 |Pas de commentaires »

DES DRONES US AU NIGER POUR LES GUERRES D’AFRIQUE (Antonio MAZZEO / Traduction: Fausto GIUDICE / antoniomazzeoblog.blogspot.com)

Des drones US au NIGER

pour les guerres d’Afrique

DES DRONES US AU NIGER POUR LES GUERRES D'AFRIQUE (Antonio MAZZEO / Traduction: Fausto GIUDICE / antoniomazzeoblog.blogspot.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES drone

(Antonio MAZZEO)
Translated by Fausto GIUDICE

L’Afrique sera le nouveau terrain de chasse des avions sans pilote de l’armée US. Le gouvernement du NIGER a autorisé le déploiement de drones du Ministère de la Défense et de la CIA pour les opérations de surveillance et de renseignement contre les diverses milices pro-Al Qaïda actives dans la région nord-ouest du continent. La demande de création d’une base d’opérations au NIGER a été officialisée il ya une dizaine de jours par l’ambassadeur US Bisa Williams lors d’une rencontre avec le président Mahamadou Issoufou.

Comme l’ont révélé les principaux quotidiens US, les drones ne seront pas armés, mais on n’exclut pas la possibilité que, dans l’avenir, ils puissent être utilisés pour effectuer des frappes de missiles « contre la menace croissante du terrorisme. » Les missions d’espionnage et destrike (frappe) pourront être coordonnées avec les forces armées françaises qui opèrent depuis le 11 janvier 2013 dans le conflit au MALI et seront dirigées par l’US Africom, le commandement US des opérations militaires en Afrique basé à Stuttgart (Allemagne). Les avions sans pilote seront probablement stationnés sur une base aérienne de la région désertique d’Agadez, près de la frontière avec le MALI et l’Algérie.

Des négociations en vue de développer le partenariat NIGER-USA et de définir le statut juridique et les fonctions des militaires US appelés à intervenir dans ce pays d’Afrique ont été engagées l’an dernier. Il y a quelques mois, le commandant de l’US AFRICOM, le général Carter Ham, avait visité le NIGER et rencontré les plus hautes autorités civiles et militaires. Après le début des combats dans le nord du MALI et de l’intervention française contre les milices islamiques radicales d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), les autorités gouvernementales nigériennes ont décidé de mettre noir sur blanc le texte d’accord bilatéral proposé par Washington.

«Ils ont exprimé le désir de nouer des relations plus solides avec nous et nous avons été heureux de les nouer avec eux», a déclaré le porte-parole du Pentagone George Little. En plus de déployer des drones, l’armée US pourra utiliser les principaux aérodromes pour stationner les avions-espions pilotés et quelques unités spéciales d’intervention d’urgence qui appuieront les forces armées nigériennes pour le contrôle des frontières et la formation à l’ « anti-terrorisme ». Le Pentagone n’a pas révélé le nombre de soldats US autorisés à résider au NIGER; jusqu’à présent, ils ont été environ cinquante, mais ils pourraient bientôt atteindre 300 hommes. Rien que pour garder en orbite une batterie de drones (quatre avions en vol pendant 24 heures consécutives), sont en effet nécessaires pas moins de 170 militaires en appui au sol.

Le NIGER est l’un des pays les plus pauvres du continent africain : l’espérance de vie est de 54,7 ans, le taux de mortalité infantile de 160,3 ‰, tandis que seulement 28,7% des adultes sont alphabétisés. Néanmoins, le gouvernement consacre une grande partie des ressources financières à l’achat de moyens de guerre et aider l’allié politico-militaire US dans la «lutte contre le terrorisme mondial» déclenchée après le 11 septembre 2001. Plusieurs officiers du NIGER ont été invités aux USA pour suivre des cours sur « la lutte contre le terrorisme », la logistique et les télécommunications. En collaboration avec les forces armées du MALI, du TCHAD et de la MAURITANIE, sous le commandement de l’ US Africom, l’armée nigérienne a pris part à des exercices dans le désert, avec l’utilisation de nouvelles méthodes de guerre. Avec l’aide de «conseillers» du Pentagone, en décembre 2004, les forces armées ont également lancé un raid sur une grande échelle dans la région du SAHEL – à plus de 600 km de la capitale Niamey – contre un groupe de miliciens islamistes radicaux basé en Algérie. Comme l’a déclaré le commandant adjoint des forces US en Europe, le général Charles F. Wald, plus de 750 officiers du NIGER, du MALI, du TCHAD et de la MAURITANIE ont déjà été formés et spécialisés, pour un coût de 7,75 millions de dollars.

En 2009, le Corps d’Ingénierie de l’US Army a lancé un programme d’intervention dans les communautés les plus pauvres et les plus isolées de l’ouest du Sahara par le biais d’un fonds d’«aide humanitaire» géré par le commandement Africom à Stuttgart. Localisé dans les zones frontalières entre le MALI et le NIGER, le programme vise à réaliser des «puits d’eau, des écoles, des points de santé et des banques de céréales» pour un coût total de 1,7 millions de dollars. Évidemment l’«humanitaire» vise à accroître le consensus local au plan de pénétration militaire et économique US dans la région. « Notre espoir est de soutenir les objectifs de sécurité de l’Africom et d’acquérir de l’expérience sur le continent et d’être plus efficaces à l’avenir », a admis Diana Putman, responsable du plan d ‘«aide humanitaire» du Commandement Stratégique des Troupes sur le Continent Africain.

En 2010, un coup d’État fomenté par l’armée pour empêcher la réélection de l’ancien président Mamadou Tandja a refroidi les relations entre le NIGER et les USA. La décision de la junte militaire d’organiser une élection présidentielle en mars 2011 pour restituer le pouvoir aux civils, a cependant convaincu Washington de pousser l’accélérateur pour obtenir la permission de déployer ses fameux avions sans pilote au NIGER.

Le Ministère de la Défense et la CIA ont déjà stationnés des drones d’attaque espions dans plusieurs pays africains. La base principale d’opérations est certainement celle de Camp Lemonnier à Djibouti, qui abrite plus de 2.000 militaires US engagés dans des conflits qui déchirent la Corne de l’Afrique, le YEMEN et le nord-est du continent. D’après le Washington Post, le centre de drones qui coordonne tout le système de renseignement en Afrique serait au BURKINA FASO. Sous le couvert d’un programme top secret au nom de code Sand Creek, une douzaine de militaires et de sous-traitants US opèreraient de manière stable dans la zone militaire de l’aéroport de Ouagadougou. Les avions espions décolleraient aussi du MALI, de MAURITANIE, d’ÉTHIOPIE, du KENYA, d’OUGANDA et de l’archipel des SEYCHELLES (Océan Indien). Une autre base pourrait être activée prochainement au Sud-SOUDAN et – comme l’ont admis certains responsables US – l’ALGERIE serait sur le point d’autoriser les atterrissages et les décollages de drones pour combattre les milices d’AQMI en échange de sessions d’entraînement, d’équipement et de systèmes d’armement US.


Courtesy of Tlaxcala
Source: antoniomazzeoblog.blogspot.com
Publication date of original article: 01/02/2013
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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 février, 2013 |Pas de commentaires »

DOCUMENT EXCEPTIONNEL:PENDANT QUE L’URANIUM EST APPAUVRI, C’EST NOS POUMONS QUI S’ENRICHISSENT (Doug WESTERMAN / 2007 / Traduction:Pétrus LOMBART)

Pendant que l’uranium est appauvri,
c’est nos poumons qui s’enrichissent…
(Doug WESTERMAN / Traduction: Pétrus LOMBART)
DOCUMENT EXCEPTIONNEL:PENDANT QUE L'URANIUM EST APPAUVRI, C'EST NOS POUMONS QUI S'ENRICHISSENT (Doug WESTERMAN / 2007 / Traduction:Pétrus LOMBART) dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Déchargement d’uranium appauvri sur le site nucléaire
COGEMA / AREVA de BESSINES (France / Haute-Vienne / Janvier 2013)
En 1979, des particules d’uranium appauvri (UA) se sont échappées de l’usine de National Lead Industries près d’Albany dans l’État de New York, qui fabriquait des armes à l’UA pour les militaires. Les particules ont parcouru 42 kilomètres et ont été découvertes dans un filtre de laboratoire par le Dr Leonard Dietz, physicien nucléaire. Cette découverte mena à le fermeture de l’usine en 1980, parce qu’elle libérait chaque mois plus de 0,85 livres (386 grammes) de poussière d’UA dans l’atmosphère, et cela avait entraîné le nettoyage des propriétés contaminées pour un coût de plus de 100 millions de dollars.
Pendant que l'uranium est appauvri, c'est nos poumons qui s'enrichissent...
Imaginez un scénario bien pire. Les terroristes prennent 450 tonnes de poussière mortelle et la dispersent sur les régions peuplées dans tous les USA. Des centaines d’enfants présentent des symptômes. Beaucoup ayant contracté le cancer et la leucémie souffrent d’une mort précoce et douloureuse. Une immense augmentation de malformations congénitales graves est signalée. Les oncologues sont débordés. Les terrains de football, les plages et les parcs, les aires de jeux pour les enfants ne sont plus sûrs. Les gens perdent leur libertés les plus fondamentales, la possibilité d’aller respirer à l’extérieur en toute sécurité. Ça paraît pire que le 9/11 ? Bienvenue en Iraq et en Afghanistan.

Le Dr Jawad Al Ali (55 ans), directeur du Centre d’Oncologie du plus grand hôpital de Bassora en Iraq a déclaré, lors d’une récente conférence (2003) au Japon :

Deux phénomènes étranges que je n’avais jamais vu auparavant se sont produits à Bassora. Le première est le cancer double et triple chez un patient. Par exemple, la leucémie et le cancer de l’estomac. Nous avons eu un patient avec 2 cancers, à l’estomac et au rein. Quelques mois plus tard, le cancer s’est développé dans l’autre rein, il avait trois types de cancer différents. Le second est le cancer se groupant chez les familles. Nous avons ici 58 familles avec plus d’une personne touchées par le cancer. Le Dr Yasin, chirurgien général avait deux oncles, une sœur et un cousin touchées par le cancer. Le Dr Mazen, un autre spécialiste, a six membres de sa famille atteints de cancer. Ma femme a neuf membres de sa famille avec le cancer.

Les enfants sont particulièrement sensibles à l’empoisonnement de l’UA. Ils ont un taux d’absorption beaucoup plus élevé car leur sang sert à construire et à nourrir leurs os et ils ont beaucoup de tissus mous. Le cancer des os et la leucémie sont accusés d’être les maladies qui les touchent le plus, toutefois, le cancer du système lymphatique, qui peut se développer n’importe où sur le corps, et qui a rarement été vu avant l’âge de 12 ans est maintenant commun lui aussi.

Nous avons été accusés de faire de la propagande pour Saddam Hussein avant la guerre. Quand je faisais des exposés, des gens m’accusaient d’être pro-Saddam.

Parfois, j’éprouvais même de la peur à parler. Les gens du régime ont volé mes données en disant qu’elles étaient à eux, et les ont utilisées pour leurs propres programmes. Les Koweïtiens m’ont interdit de pénétrer au Koweït. Nous avons été accusés d’être des partisans de Saddam.

L’arrogance des gens du Pentagone est incroyable

John Hanchette, professeur de journalisme à l’Université Saint Bonaventure, est l’un des fondateurs éditeurs de USA Today apparentés aux disciples de la chercheuse sur l’UA Leuren Moret. Il a déclaré qu’il avait préparé la révélation de nouvelles informations au sujet des effets de l’UA sur les soldats de la Guerre du Golfe et les irakiens, mais que chaque fois qu’il était prêt à publier, il recevait un appel téléphonique du Pentagone lui demandant de ne pas imprimer l’information. Il a depuis été remplacé en tant que rédacteur en chef de USA Today.

Dr Keith Baverstock, chef experts en radioprotection et en santé de World Health Organization pendant 11 ans, et auteur d’une étude non publiée, a fair ressortir que son rapport « Sur les risques de cancer pour les civils en Iraq en respirant les poussières d’uranium contaminées » a été aussi délibérément supprimé.

Les informations publiées par le Ministère de la Défense US ne sont pas fiables, selon certaines sources au sein même de l’armée.

En 1997, alors qu’il citait des expériences faites par d’autres dans lesquelles 84% des chiens exposés à inhalation d’uranium mouraient de cancer du poumon, le Dr Asaf Durakovic, alors professeur de radiologie et de médecine nucléaire à l’Université de Georgetown à Washington, a été cité disant, « L’administration des anciens combattants m’a demandé de mentir sur le risque d’intégrer de l’uranium appauvri dans le corps humain. »

À cette époque, le Dr Durakovic était colonel de l’US Army. Il a depuis quitté l’armée, pour fonder l’Uranium Medical Research Center, une organisation financée par des fonds privés dont le siège est au Canada.

Stuart Grainger caporal de 23 ans de la division de l’armée du 34ème Platoon, (les noms et les numéros ont été modifiés) a été diagnostiqué avec le cancer après son retour d’Iraq. Sept autres hommes du peloton ont aussi des tumeurs malignes.

Les « bombes sales » du Pentagone