SYRIE: L’HYPOCRISIE TOTALE DES OCCIDENTAUX QUI UTILISENT LE CHIMIQUE ET LE RADIOACTIF A TRAVERS LES ARMES A L’URANIUM APPAUVRI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

SYRIE: L'HYPOCRISIE TOTALE DES OCCIDENTAUX QUI UTILISENT LE CHIMIQUE ET LE RADIOACTIF A TRAVERS LES ARMES A L'URANIUM APPAUVRI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES explosion-avec-des-armes-a-luranium-appauvri

L’horreur, bien évidemment.

Mais que font les occidentaux

en utilisant des armes

à l’uranium « appauvri » ?

(Thierry LAMIREAU)

On s’agite un peu à l’ONU, les américains repositionnent leur flotte en réfléchissant à une éventuelle attaque, Laurent FABIUS accuse la SYRIE d’un « massacre chimique » et François HOLLANDE indique « que la FRANCE est prête à punir ceux qui ont gazé des innocents » !

Mais que font les ETATS-UNIS, la GRANDE BRETAGNE et la FRANCE (entre autres) lors de leurs interventions diverses dans les conflits armés ?

Quelles armes seraient employées si les ETATS-UNIS intervenaient en SYRIE ?

Que fait la FRANCE au MALI depuis janvier 2013 ?

Très simple:

Ils utilisent des armes à l’uranium « appauvri » !

Mais chut ! C’est un SECRET…de Polichinelle !

Ces beaux pays dits « civilisés » ne considèrent pas ces armes dangereuses puisqu’ils ne les décrivent ni comme des armes chimiques…ni comme des armes radioatives !

Et puis, c’est bien connu, il n’y a aucun effet sur les populations et l’environnement !

Beaux pays de la « civilisation moderne » vous devriez être poursuivis pour CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Et puis, continuons le raisonnement:

La SYRIE et l’EGYPTE possèdent des armes à l’uranium « appauvri » !

Regardez les images en SYRIE et vous verrez qu’ils UTILISENT ces armes actuellement…que vous avez vous-mêmes fournies !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 août, 2013 |Pas de commentaires »

URANIUM APPAUVRI: POURQUOI L’OMS NE PUBLIE PAS SON RAPPORT SUR L’IRAK ? (Christine ABDELKRIM-DELANNE / IRIB)

Uranium « Appauvri »:

URANIUM APPAUVRI: POURQUOI L'OMS NE PUBLIE PAS SON RAPPORT SUR L'IRAK ? (Christine ABDELKRIM-DELANNE / IRIB) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa

Pourquoi l’OMS ne publie pas

son rapport sur l’Irak ?

 (Christine ABDELKRIM-DELANNE)

IRIB- L’histoire de l’Irak de ces vingt dernières années figure sans aucun doute parmi les plus grands drames que l’on ait connus depuis la seconde guerre mondiale, l’un des plus grands scandales, aussi, et le crime contre l’humanité le mieux enterré de notre histoire contemporaine. » 
DUdeesL AFGHANISTAN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Face à la soumission de l’OMS au dictat de Washington, 58 scientifiques, professionnels de santé et avocats des Droits de l’Homme ont écrit à l’OMS et au Ministère Irakien de la Santé pour leur demander la publication immédiate du rapport.

Ils n’ont reçu aucune réponse.

Depuis la fin de la première guerre d’Irak (1991), les études, les reportages, les témoignages sur les effets des armes utilisées par les forces occidentales, dont l’uranium dit « appauvri » (UA) se comptent par dizaines.

Les vétérans de Tempête du désert, qu’ils soient Américains, Français, Britanniques, Australiens ou autres, ont également dénoncé ces effets sur eux-mêmes et leur descendance depuis leur retour d’Irak en 1991. Depuis, la seconde guerre et l’occupation n’ont fait qu’aggraver la situation dans un Irak littéralement empoisonné. Aujourd’hui, c’est un rapport d’enquête de l’OMS réalisée en 2012 qui fait scandale. Non pour ce qu’il révèle, mais parce qu’il n’a pas été rendu publique.

Commencée en mai-juin 2012 et terminée en octobre de la même année, l’étude réalisée par l’OMS et le Ministère Irakien de la Santé, révèle un nombre croissant de malformations congénitales et de cancers chez les enfants.

Elle a été menée à Bagdad, Diyala, Anbar, Sulaymaniyah, Babel, Bassorah, Mossoul et Hi-Qar, où 18 000 foyers ont été visités.

Selon le journal britannique The Independent, un rapport aurait dû être publié en novembre 2012.

En mars 2013, un représentant du Ministère Irakien de la Santé interviewé par la BBC, déclarait que « toutes les études publiées jusque-là par l’Irak apportaient la preuve d’une augmentation des malformations congénitales et de cancers chez l’enfant ».

Le rapport caché montre, quant à lui, que ce problème de santé publique consécutif à l’utilisation d’armement toxique par les forces alliées, constitue un fléau majeur à venir pour les générations futures. Les gouvernorats de Ninive, Anbar, Bassorah et Najaf sont particulièrement touchés. Ce qui correspond aux régions où les munitions à l’uranium ont été massivement utilisées. D’autres études, évidemment rejetées par les États responsables, États-Unis, France et Grande-Bretagne en tête, ont montré des taux anormalement élevés de stérilité, de fausses couches ou de mortinatalité.

Face à l’attitude de l’OMS, 58 scientifiques, professionnels de santé et avocats des Droits de l’Homme ont écrit à l’OMS et au Ministère Irakien de la Santé pour leur demander la publication immédiate du rapport.

Ils n’ont reçu aucune réponse.

Les signataires de la lettre étaient Irakiens, Iraniens, Libanais, Japonais, Européens, Australiens et Nord-Américains, des personnalités de tous ordres dont Noam Chomsky, Ken Loach, John Tirman.

Selon le Guardian du 26 mai 2013, Hans von Sponeck, ancien assistant du secrétaire général de l’ONU, « le gouvernement américain a essayé d’empêcher l’OMS de se rendre dans le sud de l’Irak ou l’uranium a été utilisé et a eu des conséquences graves sur l’environnement et les populations. »

On se rappellera qu’outre les conséquences de cette « sale guerre propre » les sanctions de l’ONU contre l’Irak après 1991 et jusqu’à la seconde guerre en 2003, ont tué, chiffres de la FAO, 576 000 enfants. Entre 2002 et 2005, les États-Unis ont tiré en Irak 6 milliards de balles et largué 2 000 à 4 000 tonnes de bombes sur les villes irakiennes, qu’elles ont empoisonnées avec leur composant d’uranium, de mercure, de plomb neurotoxique ou autres métaux toxiques.

En 1991, la quasi-totalité des infrastructures comme les hôpitaux a été détruite, le reste le fut en 2003. Le pays se situe actuellement parmi les plus pauvres du monde en terme de santé publique alors qu’avant 1999, il figurait dans les premières places du classement OMS.

Pourquoi l’OMS ne publie pas ce rapport ? Pourquoi les États-Unis ne veulent-ils pas d’enquête dans les zones les plus touchées au cours des deux guerres ? Depuis plus de vingt ans, maintenant, les gouvernements américain, britannique et français nient, en dépit de toutes les preuves indiscutables présentées par les vétérans et l’Irak, l’utilisation par leurs armées de munitions à uranium et d’armes toxiques.

Les armes à l’uranium sont aujourd’hui fabriquées par de nombreux pays et utilisées en Afghanistan, Palestine, Syrie. Ces États n’ont jamais été jugés, non plus, et malgré les plaintes déposées au niveau international, pour crime de guerre et crime contre l’humanité pour avoir bombardé en toute conscience et massivement les populations et les infrastructures publiques.

L’embargo total proclamé par l’ONU sous la férule de Washington et ses locataires Bush père et fils, est également un crime contre l’humanité qui a tué plus d’un million de personnes et détruit totalement la société et l’économie irakiennes.

Et quand un juge d’instruction, comme Mme Bertella-Jeoffroy en France, a réuni suffisamment d’éléments, entendu tous les protagonistes, et devient dangereuse à l’issue d’une enquête minutieuse qui a duré près de vingt ans, le Ministère français de la Justice trouve un prétexte pour la « muter », en clair, lui offrir un placard capitonné et la remplacer par un juge « à la botte » et qui ne connaît rien à un dossier lourd de plusieurs dizaines de milliers de pages.
L’histoire de l’Irak de ces vingt dernières années figure sans aucun doute parmi les plus grands drames que l’on ait connus depuis la seconde guerre mondiale, l’un des plus grands scandales, aussi, et le crime contre l’humanité le mieux enterré de notre histoire contemporaine, Saddam Hussein ou pas, par toutes les forces politiques occidentales, Gauche ou Droite françaises, Démocrates ou Républicains américains, Travaillistes ou Conservateurs britanniques, confondues.

Christine ABDELKRIM-DELANNE

(IRIB)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

FRANCE INTER « RADIO BOLCHEVIQUE » ? (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

FRANCE INTER…

« Radio bolchévique » ?

FRANCE INTER

(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Ce mercredi 26 juin 2013, dans le -7/9- de FRANCE INTER, l’invitée était Marine LE PEN.

Tout se déroulait selon les codes habituels entre des journalistes « dans les normes » et la représentante du Front National jusqu’à l’instant fatidique où…le naturel est revenu au galop chez cette chère LE PEN !

Un petit moment de faiblesse arriva chez celle qui voudrait se montrer sous un aspect très présentable…

Voici qu’à un moment, après une question sur les éventuelles utilisations d’armes chimiques employées par le « Maître Dictateur Boucher » de Syrie et par les actions internationales en direction de l’Irak, Marine LE PEN se laisse aller et lance:

« De toute façon, tout le monde sait que FRANCE INTER est une radio bolchévique !…Vous ne le savez pas, chers journalistes de FRANCE INTER, tout le monde appelle votre radio RADIO BOLCHO ! »

Boum !…le naturel familial, l’atavisme est subitement revenu au galop !

En quelque sorte, l’image lissée tant souhaitée par la Marine a été aussitôt balayée et détruite par cette unique phrase.

Quant aux gloussements de révolte en direct de la « basse-cour » journalistique de FRANCE INTER cela a été du plus ridicule effet.

Journalistes, vous avez la mémoire courte car, en effet, vos interrogations sur les affirmations des ETATS-UNIS indiquant que l’IRAK était en possession d’armes de destruction massive ont été, pour le moins, très peu immédiates !

Vous êtes tombés dans le panneau de la désinformation comme vos petits camarades et néanmoins collègues de l’époque.

Non, très chère Marine LE PEN, FRANCE INTER n’est pas une « radio Bolchévique », grosse erreur !…Tout au contraire, la majorité de son personnel entre tout à fait dans la « norme » des « petits soldats aux ordres » de l’Etat français, qu’il soit de droite ou de « gauche-droite » (si je puis dire).

Le meilleur exemple est celui de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par l’armée française au MALI !

Où est le journaliste de FRANCE INTER qui fait un travail réel d’investigation sur le sujet sans aller frapper uniquement à la porte du Ministère de ce cher Monsieur LE DRIAN ?

Où est le journaliste de FRANCE INTER qui fait des investigations in situ pour effectuer des mesures des sols, des eaux et de l’air là où des aéronefs MIRAGE et RAFALE auraient balancé leurs munitions flèches à l’uranium « appauvri » ?

Ce journaliste n’existe pas à FRANCE INTER…comme ailleurs d’ailleurs…

Non, Marine LE PEN, vous êtes, malgré parfois vos remarques intéressantes, une fille à votre papa avec tout l’héritage que cela comporte car l’atavisme haineux est en vous malgré tout…

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 juin, 2013 |Pas de commentaires »

L’ONU S’INQUIETE DE LA DETENTION D’ENFANTS PAR LES FORCES MALIENNES (AFP)

L’ONU s’inquiète de la détention d’enfants par

les forces maliennes

L'ONU S'INQUIETE DE LA DETENTION D'ENFANTS PAR LES FORCES MALIENNES (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaf

NEW YORK (Nations Unies) – L’ONU s’inquiète de la détention par les autorités maliennes d’enfants accusés de collusion avec les extrémistes qui occupaient le nord du pays, a souligné, lundi 17 juin 2013, la représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui.

Nous continuons de recevoir des informations préoccupantes sur des enfants détenus par les forces de sécurité maliennes pour association présumée avec des groupes armés, ainsi que sur des enfants qui se cachent dans leurs communautés par peur d’être arrêtés pour la même raison, a-t-elle déclaré.

Je demande aux autorités maliennes de traiter ces enfants de manière conforme aux normes internationales, a ajouté Mme Zerrougui, qui présentait son rapport annuel devant le Conseil de Sécurité.

Elle a aussi fixé comme priorité de faire en sorte que les responsables des exactions commises au Mali à l’encontre d’enfants soient sanctionnés, citant les attaques contre les écoles et les hôpitaux, les meurtres et mutilations d’enfants et la violence sexuelle.

Son rapport 2012, qui inclut pour la première fois le Mali, accuse groupes islamistes, rebelles touareg et milices gouvernementales d’avoir recruté des centaines d’enfants soldats. En février 2013, 86% des élèves qui se trouvaient encore dans le nord restaient privés d’accès à l’éducation en raison des dégâts causés aux écoles, note le rapport.

Le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a jugé essentiel le fait que les soldats qui feront partie de la nouvelle mission de l’ONU pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) soient sensibilisés à la protection des enfants et accompagnés par des conseillers spécialisés de l’ONU. La MINUSMA doit prendre début juillet 2013 le relais de la force panafricaine.

Rendre les Casques bleus conscients de leur obligation professionnelle de protéger les enfants et de leur responsabilité personnelle en la matière est essentiel, au Mali et sur les autres théâtres d’opération de l’ONU, a affirmé M. Ladsous.

Le rapport annuel dénonce par ailleurs des exactions contre les enfants en Syrie et en République Centrafricaine notamment, tandis que les 15 pays membres du Conseil de Sécurité devaient adopter ce lundi une déclaration de portée générale sur la protection des enfants dans les conflits.

Mme Zerrougui a annoncé son intention de se rendre en Syrie et dans la région dans les prochains jours pour évaluer les conséquences du conflit sur les enfants.

Des milliers d’enfants ont été tués, torturés, utilisés comme boucliers humains par l’armée syrienne ou enrôlés par l’opposition, dénonce le rapport annuel.

En République Centrafricaine, Mme Zerrougui a déploré que les deux tiers des enfants qui avaient pu être délivrés de l’emprise de groupes armés en 2012 aient été ré-enrôlés par la coalition (rebelle) Séléka au début de 2013.

(©AFP / 17 juin 2013 18h12)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2013 |Pas de commentaires »

DES ARMES CHIMIQUES SERAIENT UTILISEES DANS LA REGION DE DAMAS SELON DES JOURNALISTES DU JOURNAL « LE MONDE » (ats)

Des armes chimiques seraient utilisées dans la

région de Damas

DES ARMES CHIMIQUES SERAIENT UTILISEES DANS LA REGION DE DAMAS SELON DES JOURNALISTES DU JOURNAL

(© Robert KING/ Polaris/ Starface)

Syrie, le 15 mai 2012. À Al Qusayr, les médecins tentent de soigner des enfants (deux frères et une sœur) victimes d’une roquette de l’armée syrienne qui a explosé dans leur maison.

L’évolution de la situation en Syrie alarme, lundi 27 mai 2013, la communauté internationale. La Haut Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, Navi Pillay, s’est déclarée horrifiée par l’escalade des violences. Ban Ki-moon est lui « profondément inquiet » face au rôle du Hezbollah libanais. Des journalistes du journal « Le Monde » rapportent de leur côté l’usage d’armes chimiques par les forces de Bachar al Assad. Des observations corroborées par des médecins locaux.

Suivant les rebelles syriens pendant plusieurs semaines, un reporter et un photographe du quotidien français affirment avoir constaté par eux-mêmes les effets de l’usage de gaz toxiques par les forces gouvernementales dans le faubourg de Jobar, non loin du centre de la capitale syrienne.

Ils disent avoir aussi recueilli les témoignages de médecins dans la Ghouta, une zone tenue par les rebelles dans la périphérie Est de Damas, faisant état d’un usage régulier d’armes chimiques par les forces de Bachar al Assad. Ces médecins soupçonnent notamment l’utilisation de gaz sarin.

Témoins

« Au cours d’un reportage de deux mois dans les environs de la capitale syrienne, nous avons réuni des éléments comparables dans une couronne beaucoup plus large. La gravité des cas, leur multiplication, la tactique d’emploi de telles armes montrent qu’il ne s’agit pas de simples gaz lacrymogènes utilisés sur les fronts, mais de produits d’une autre classe, bien plus toxiques », raconte le quotidien.

Les Nations Unies ont déclaré mercredi recevoir davantage d’informations sur l’usage d’armes chimiques en Syrie. L’ONU a formé une commission d’experts pour enquêter sur le sujet, mais celle-ci attend toujours d’être autorisée à se rendre sur place.

Catastrophe humanitaire

« Une catastrophe humanitaire, politique et sociale a déjà lieu, et ce qui se profile est vraiment un cauchemar », a affirmé la Haut Commissaire, en lançant un appel aux Etats à faire tous les efforts possibles pour mettre un terme à ce désastre. Elle a demandé une nouvelle fois la saisie de la Cour Pénale Internationale (CPI).

M. Ban est « extrêmement préoccupé » par le conflit qui s’intensifie. Le secrétaire général de l’ONU appelle de son côté tous les pays et groupes à « cesser de soutenir la violence en Syrie », indique son porte-parole.

Le régime syrien et les rebelles s’accusent réciproquement d’utiliser de telles armes. Barack Obama a fait de l’usage d’armes chimiques une « ligne rouge » à ne pas franchir par le régime syrien, sous peine d’une réaction des Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie britannique a lui rappelé l’importance d’une position commune sur l’avenir de la Syrie. Sinon, chaque Etat membre de l’UE pourra appliquer sa propre politique en ce qui concerne l’embargo sur les armes, a déclaré lundi William Hague.

(ats / 27.05.2013 12h18)

http://www.dailymotion.com/video/x1089jc

Clandestins durant deux mois dans Damas et sa région, les reporters du « Monde » étaient présents durant des attaques chimiques contre les rebelles de l’Armée Syrienne Libre. Notre photographe a filmé une attaque, a recueilli le témoignage des combattants et a rencontré des médecins qui ont soigné des victimes des gaz.

Images: Laurent Van Der Stockt pour « Le Monde » – Tous droits réservés – All Rights Reserved.

Montage: Antonin Sabot

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LE QATAR FOURNIT DES MILLIARDS DE DOLLARS AUX REBELLES SYRIENS (Roula KHALAF, Abigail Fielding SMITH / http://www.ft.com)

Le QATAR fournit des milliards de dollars aux

rebelles syriens

LE QATAR FOURNIT DES MILLIARDS DE DOLLARS AUX REBELLES SYRIENS (Roula KHALAF, Abigail Fielding SMITH / http://www.ft.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa2Ahmed Moaz al-Khatib, président démissionnaire de la Coalition Nationale Syrienne, lors de l’inauguration de la première ambassade du gouvernement syrien intérimaire à Doha, le 27 mars 2013 – AFP

(The Financial Times)

arton20618-745ce ARABIE SAOUDITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Roula KHALAF , Abigail Fielding SMITH

Le minuscule Etat – riche en gaz – du Qatar a dépensé pas moins de 3 milliards de dollars durant les deux dernières années afin de soutenir la rébellion en Syrie, dépassant de loin tout autre gouvernement, mais il est actuellement devancé par l’Arabie Saoudite comme premier fournisseur d’armes aux rebelles.

Le coût de l’intervention du Qatar, son dernier assaut pour soutenir une « révolte » arabe, équivaut à une fraction de son portefeuille d’investissements internationaux. Mais son soutien financier à « une révolution » qui s’est transformée en une guerre civile brutale éclipse considérablement le soutien occidental à l’opposition.

Dans des dizaines d’entretiens avec le Financial Times menés au cours des dernières semaines, les chefs rebelles à l’étranger et à l’intérieur de la Syrie ainsi que les responsables régionaux et occidentaux ont détaillé le rôle du Qatar dans le conflit syrien, une source de controverse croissante.

Le petit Etat d’un appétit gargantuesque est le plus grand donateur à l’opposition politique, en fournissant de généreux pécules aux réfugiés transfuges (on l’estime à 50 000 dollars par an pour un transfuge et sa famille) et a fourni de grandes quantités d’aide humanitaire.

En Septembre, de nombreux rebelles de la province d’Alep en Syrie ont reçu un salaire net mensuel de 150 dollars aux frais du Qatar. Des sources proches du gouvernement qatari disent que les dépenses totales ont atteint jusqu’à 3 milliards de dollars, tandis que des sources rebelles et diplomatiques avancent le chiffre de 1 milliard de dollars au plus.

Pour le Qatar, propriétaire de réserves de gaz au troisième rang dans le monde, son intervention en Syrie fait partie d’une quête agressive pour une reconnaissance mondiale et est simplement le dernier chapitre de sa tentative de s’imposer comme un acteur majeur dans la région, suite à son soutien aux rebelles libyens qui ont renversé Mouammar Kadhafi en 2011.

Selon le Stockholm International Peace Research Institute, qui suit les transferts d’armes, le Qatar a envoyé la plus grande part des livraisons d’armes à la Syrie, avec plus de 70 vols militaires de cargaisons vers la Turquie voisine entre avril 2012 et mars 2013.

Mais si son approche est davantage motivée par du pragmatisme et de l’opportunisme, que de l’idéologie, le Qatar s’est de plus en plus empêtré dans la politique polarisée de la région, déclenchant une vague de critiques acerbes. « Vous ne pouvez pas acheter une révolution ! », dit un homme d’affaires de l’opposition.

Le soutien du Qatar aux groupes islamistes dans le monde arabe, qui le met en désaccord avec ses pairs dans les pays du Golfe, a alimenté une rivalité avec l’Arabie Saoudite. L’émir régnant du Qatar, Hamad bin Khalifa al-Thani, « veut être un [Gamal] Abdelnasser islamiste du monde arabe », a déclaré un politicien arabe, se référant au défunt président de l’Egypte et leader pan-arabe.

L’intervention du Qatar a suscité une attention croissante. Des rivaux régionaux soutiennent qu’il utilise sa puissance de feu financière simplement pour acheter une l’influence future et qu’il a fini par fragmenter l’opposition syrienne. C’est dans ce contexte que l’Arabie Saoudite, qui a été jusqu’à présent un bailleur de fonds plus regardant envers les rebelles syriens, a intensifié sa participation.

Les tensions récentes sur l’élection d’un « Premier ministre par intérim » de l’opposition qui a gagné le soutien de la Fraternité musulmane syrienne a également conduit l’Arabie Saoudite à resserrer ses liens avec l’opposition politique, un travail qu’il avait largement laissé entre les mains du Qatar.

La relégation du Qatar à la deuxième place en tant que fournisseur d’armes fait suite à une inquiétude croissante en Occident et parmi les autres Etats arabes que les armes qu’il fournit pourraient tomber entre les mains d’un groupe affilié à Al-Qaeda, Jabhat al-Nusrah.

Les diplomates disent aussi que les Qataris ont eu du mal à assurer un approvisionnement d’armes régulier, ce que les Saoudiens peuvent faire plus efficacement par le biais de leurs réseaux plus développés.

Une nouvelle route d’approvisionnement à travers la frontière de la Jordanie au sud de la Syrie a également été ouverte ces derniers mois. Le gouvernement jordanien, qui est terrifié par l’éventualité que des djihadistes puissent prendre le dessus sur son voisin, a permis à contrecœur des livraisons saoudiennes.

La réticence de l’Occident à intervenir avec plus de force en Syrie a pratiquement laissé les adversaires de Bachar al-Assad dépendre d’un soutien du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie, bien que depuis l’année dernière, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie aient rejoint les partisans des rebelles en tant que partenaires mineurs.

Khalid al-Attiyah, le Ministre d’Etat des Affaires Etrangères du Qatar, qui a en charge la politique syrienne, a rejeté une rivalité avec les Saoudiens et nié les allégations prétendant que le soutien du Qatar aux rebelles aurait fractionné l’opposition et affaibli les institutions naissantes de la Syrie.

Lors d’une interview avec le Financial Times, il a dit que chaque initiative que le Qatar a prise, l’a été en collaboration avec les « Amis de la Syrie » les pays arabes et les Occidentaux, pas seul. “Notre problème au Qatar, c’est que nous n’avons pas d’agenda caché alors les gens commencent à vous en fixer un”, dit-il.

Roula KHALAF & Abigail Fielding SMITH
Le16 mai 2013.

Source: Qatar funnels billions of dollars to Syrian rebels

URL de cet article 20618
http://www.legrandsoir.info/le-qatar-fournit-des-milliards-de-dollars-aux-rebelles-syriens-the-financial-times.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LA SYRIE ET L’EPUISEMENT DE LA PSYCHOLOGIE WASHINGTONIENNE (Philippe GRASSET / http://www.dedefensa.org/article-la_syrie_et_l_puisement_de_la_psychol..)

La Syrie et l’épuisement de la psychologie

washingtonienne

LA SYRIE ET L'EPUISEMENT DE LA PSYCHOLOGIE WASHINGTONIENNE (Philippe GRASSET / http://www.dedefensa.org/article-la_syrie_et_l_puisement_de_la_psychol..) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa19

(9 février 2012. Une femme syrienne au milieu des décombres de sa maison bombardée à al-Qsair Photo: Alessio ROMENZI)
(Philippe GRASSET)

La psychologie des dirigeants américains paraît commencer à être sérieusement infectée par les facteurs dissolvants de la « guerre syrienne ». Il s’agit, à la lumière de la « fausse-vraie » alerte à l’utilisation manipulée ou pas de l’armement chimique, d’un moment où l’on peut mesurer l’intense fatigue des psychologies de ces divers figurants-système, ce qui permet à l’infection de la pénétrer aisément.

L’article de Ben Hubbard, dans le New York Times du 28 avril 2013, fait grand bruit. Chacun retient son souffle et ne cesse de rouler dans sa tête la phrase centrale et symbolique du texte : « Nowhere in rebel-controlled Syria is there a secular fighting force to speak of » (“Nulle part dans les zones contrôlées par les rebelles on ne trouve une unité combattante digne de ce nom qui appartienne à la faction séculaire”.) Cela signifie que les rebelles combattant Assad en Syrie, aujourd’hui, ne sont plus, en gros, que des islamistes des groupes extrémistes, ceux dont les planificateurs washingtoniens reconnaissent qu’ils sont bien plus dangereux que Assad lui-même. Le spectacle décrit par Hubbard fait froid dans le dos des éditorialistes-Système, et l’on croirait qu’il a bien été écrit dans cette intention…

« In Syria’s largest city, Aleppo, rebels aligned with Al Qaeda control the power plant, run the bakeries and head a court that applies Islamic law. Elsewhere, they have seized government oil fields, put employees back to work and now profit from the crude they produce.

Across Syria, rebel-held areas are dotted with Islamic courts staffed by lawyers and clerics, and by fighting brigades led by extremists. Even the Supreme Military Council, the umbrella rebel organization whose formation the West had hoped would sideline radical groups, is stocked with commanders who want to infuse Islamic law into a future Syrian government.
Nowhere in rebel-controlled Syria is there a secular fighting force to speak of.

This is the landscape President Obama confronts as he considers how to respond to growing evidence that Syrian officials have used chemical weapons, crossing a “red line” he had set. More than two years of violence have radicalized the armed opposition fighting the government of President Bashar al-Assad, leaving few groups that both share the political vision of the United States and have the military might to push it forward. »

Deux jours plus tard, ce 30 avril 2013, le pompeux et majestueux journal de référence en rajoute une couche avec un éditorial, texte affirmant symboliquement la position du journal, qui détaille sans nécessairement le vouloir de cette façon voyante, mais expressément, toutes les contradictions de la position US (et du bloc BAO) en Syrie, et donc l’état de paralysie qui en résulte. Estimant pour le moins contradictoire et irresponsable la position des faucons du Congrès, notamment les deux inévitables amigos Graham-McCain, l’édito observe que BHO a agi jusqu’ici prudemment, mais qu’il s’est lui-même piégé en affichant une “ligne rouge” pour une intervention plus affirmée des USA en cas d’utilisation des armes chimiques ; que s’il s’avérait qu’il y a eu utilisation de ces armes, il faudrait bien qu’il agisse, BHO ; que s’il agissait, nécessairement en faveur des rebelles, ce pourrait être catastrophique parce qu’il se trouve désormais clairement, comme on l’a vu, que les “rebelles qui se battent” sont des islamistes encore plus dangereux qu’Assad…

« Unlike Mr. McCain and Mr. Graham, who have also faulted President Obama for withdrawing troops from Iraq and tried to goad him into a more militaristic position on Iran, the president has been trying to disentangle the United States from overseas conflicts and, as a result, has been very cautious about military involvement in Syria.

That may have to change now that Mr. Assad’s forces are accused of using chemical weapons. Mr. Obama backed himself into a corner when he warned the Syrian leader that using chemical weapons would constitute a “red line” and be a “game changer”, suggesting strongly and perhaps unwisely that crossing that line would trigger some kind of American action.

The failure to act now could be misread by Mr. Assad as well as leaders in Iran and North Korea, whose nuclear programs are on America’s radar. But Mr. Obama should only act if he has compelling documentation that the sarin gas was used in an attack by Syrian forces and was not the result of an accident or fertilizer. The Financial Times reported the evidence is based on two separate samples taken from victims of the attacks.

With the civil war in Syria now in its third year and the death toll at more than 70,000, the situation has deteriorated. Mr. Assad remains in power, sectarian divisions have intensified and fleeing refugees are destabilizing neighboring countries. Most worrisome, jihadis linked to Al Qaeda have become the dominant fighting force and, as Ben Hubbard reported in The Times, there are few rebel groups that both share the political vision of the United States and have the military might to push it forward.

There have never been easy options for the United States in Syria ; they have not improved with time. And Russia and Iran, both enablers of Mr. Assad, deserve particular condemnation. Without their support, Mr. Assad would not have lasted this long. Still, the country is important to regional stability. Mr. Obama must soon provide a clearer picture of how he plans to use American influence in dealing with the jihadi threat and the endgame in Syria. »

Auparavant, un autre article du même journal, le 28 avril 2013, s’attachait aux positions des “conseilleurs [qui] ne sont pas les payeurs”, les différents parlementaires et autres qui recommandent “une action plus forte” en Syrie, sur la foi des informations sur l’emploi d’armes chimiques dont on connaît la poétique véracité mais auxquelles tout le monde se croit obligé d’accorder quelque crédit. Il s’agit, dans ce cas, principalement des faucons du Congrès, Graham-McCain en tête, mais de quelques autres, et le résultat est un désordre considérable.

« …On Sunday, several leading Republicans — including Senators Lindsey Graham of South Carolina and John McCain of Arizona, both of whom are members of the Armed Services Committee — used appearances on television talk shows to warn that failure to intervene in Syria would embolden nations like Iran and North Korea.

“If we keep this hands-off approach to Syria, this indecisive action toward Syria, kind of not knowing what we’re going to do next, we’re going to start a war with Iran because Iran’s going to take our inaction in Syria as meaning we’re not serious about their nuclear weapons program,” Mr. Graham said on the CBS News program “Face the Nation.” Mr. Graham added, “There’s nothing you can do in Syria without risk, but the greatest risk is a failed state with chemical weapons falling in the hands of radical Islamists, and they’re pouring into Syria.” [...]
Senator Saxby Chambliss, Republican of Georgia, who also serves on the Armed Services Committee, said on “Face the Nation” that he had spoken last week with King Abdullah II of Jordan about a no-fly zone, while Representative Mike Rogers, the Michigan Republican who is the chairman of the House Intelligence Committee, said lawmakers had received classified information that suggests the Assad government has been using chemical weapons for the past two years. “The problem is, you know, the president has laid down the line,” Mr. Rogers said on the ABC News program “This Week. “And it can’t be a dotted line. It can’t be anything other than a red line. And more than just Syria, Iran is paying attention to this. North Korea is paying attention to this.”

The Republicans agreed that the United States should not send in ground troops. “The worst thing the United States could do right now is put boots on the ground in Syria,” Mr. McCain said on the NBC program “Meet the Press.” “That would turn the people against us.” Democrats, including Senator Claire McCaskill of Missouri and Representative Keith Ellison of Minnesota, seemed less inclined to support stepping up military aid and focused more on providing humanitarian assistance to Syrians who have fled the fighting. »

On ne prétend surtout pas apporter, avec ces diverses citations et les observations qui les accompagnent, quoi que ce soit de nouveau dans les faits et les événements, dont on a vu d’ailleurs qu’ils ne sont que du matériel improbable et insaisissable pour une guerre de la communication dont plus personne ne maîtrise le sens et ne comprend vraiment les objectifs. Il s’agit plutôt de mesurer l’évolution du climat washingtonien, qui étale sa schizophrénie sans la moindre retenue, sans doute parce qu’il n’est plus possible de la dissimuler, non plus qu’il soit désormais possible de dissimuler l’impuissance où conduit cet état. Le New York Times n’hésite plus désormais à décrire la vérité catastrophique de la situation sur le terrain et à publier des éditoriaux où ce qui est écrit revient à dire, successivement, qu’il faut faire quelque chose en Syrie et qu’il est impossible de faire quelque chose en Syrie.

Même un exalté allumé comme Lindsay Graham ne prend même plus la peine d’écarter ni même d’amoindrir les arguments qui contredisent immédiatement sa thèse belliciste, puisqu’il les énonce aussitôt après. Ainsi affirme-t-il qu’il faut intervenir plus nettement en Syrie (“emploi” du chimique oblige) sinon Assad, puis le Nord-Coréen Kim et les mollahs iraniens vont en prendre à leur aise et narguer la puissance américaniste ; pour ajouter aussitôt que la pire des catastrophes (“le pire des risques”) serait que les rebelles islamistes se saisissent de l’armement chimique (et non pas qu’Assad restât en place ?), ce qui se produira sans guère de doute si les USA interviennent “plus nettement” en Syrie, c’est-à-dire aident les rebelles contre Assad, puisque les seuls rebelles à se battre, nous dit le New York Times, sont les islamistes.

Ce qui est remarquable n’est pas tant que règne le sophisme qu’on a déjà détaillé : on le savait, certes, on le connaissait. (On pourrait le nommer le “sophisme syrien”, n’ayant pas eu l’esprit de proclamer le “sophisme libyen“ lorsque les mêmes circonstances se manifestèrent avec la Libye.) Ce qui est remarquable c’est qu’à Washington, on n’essaie même plus d’en écarter l’un ou l’autre de ses termes pour mieux plaider sa cause, mais qu’on semble abandonner tout espoir de contenir cette marée d’événements contradictoires qui alimentent justement cette impossible situation sophistique où se trouvent plongés les USA (le bloc BAO), après deux ans d’activités totalement irresponsables, ou plutôt infraresponsables, autour de la Syrie. Ce climat si particulier, fait ainsi d’un mélange de bellicisme éructant mais en cours d’usure et de frayeur quelque peu épuisée face aux conséquences de ce bellicisme, se marque notamment dans la vigueur de l’affirmation d’un McCain qu’il ne saurait être question pour les USA d’engager des soldats sur le terrain en Syrie (« The worst thing the United States could do right now is put boots on the ground in Syria »). Il s’agit là, pourtant, d’une option déjà largement évoquée par les extrémistes du War Party dont il est, McCain, l’un des plus ardents inspirateurs. (Pour ajouter l’habituelle cerise sur le gâteau, indispensable et inévitable lorsqu’il est question de la Syrie, on signalera le jugement de Shamus Cooke sur Antiwar.com, le 30 avril 2013, selon lequel Obama, pourtant très mesuré dans ses options d’intervention, est largement doublé “sur sa gauche” par les militaires qui sont plus que jamais opposés à toute intervention.)

Cette espèce de décomposition des positions dialectiques tranchées et affirmées qu’on avait jusqu’ici à Washington, semble témoigner d’un avancement intéressant du processus de dissolution, sinon d’entropisation des jugements sur la situation syrienne et sur les options de la politique US. La psychologie des dirigeants américaniste paraît commencer à être sérieusement infectée par les facteurs dissolvants de la “guerre syrienne”. Il s’agit, à la lumière de la “fausse-vraie” alerte à l’utilisation manipulée ou pas de l’armement chimique, d’un moment où l’on peut mesurer l’intense fatigue des psychologies de ces divers figurants-Système, ce qui permet à l’infection de la pénétrer aisément ; cette intense fatigue, ce quasi-épuisement de la psychologie devant une crise que nul n’arrive à conduire à un paroxysme intéressant pour le Système, mais qui s’embourbe et qui les embourbe (“embourbement crisique”) dans une sorte d’amorphisme incompréhensible pour eux.

Philippe GRASSET

Source: http://www.dedefensa.org/article-la_syrie_et_l_puisement_de_la_psychol…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: FANTASMES CHIMIQUES ET DURES REALITES (Gwynne DYER / http://www.hurriyetdailynews.com/syria-chemical-fantasies-and-grim-rea…)

Syrie :

Fantasmes chimiques et dures réalités

(Hürriyet)

SYRIE: FANTASMES CHIMIQUES ET DURES REALITES (Gwynne DYER / http://www.hurriyetdailynews.com/syria-chemical-fantasies-and-grim-rea...) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa17

arton20499-11d81 ARABIE SAOUDITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Gwynne DYER
(Photo:Snipers anti-gouvernementaux à Alep)

Tout d’abord, rejetons toutes ces nouvelles disant que le régime de Bachar al-Assad aurait commencé à utiliser des armes chimiques contre ses propres citoyens, et que cela aurait franchi une « ligne rouge » et irait déclencher une intervention militaire étrangère en Syrie. Il est concevable, bien que hautement improbable, que les troupes de Bachar al-Assad aient utilisé des gaz toxiques contre les rebelles. Il n’est pas crédible que quelque dirigeant étranger que ce soit irait ordonner à ses troupes d’aller en Syrie et arrête la guerre.

Les « preuves » de l’utilisation par le régime de Bachar al-Assad de sarin (gaz neurotoxique) sont bien minces, et il est facile de voir pourquoi les combattants de l’opposition pourraient choisir de les fabriquer. Des preuves aussi fragiles sur de prétendues « armes de destruction massive » ont été utilisées pour justifier l’invasion américaine de l’Irak. Pourquoi les rebelles syriens ne se seraient-ils pas lancés dans ce même jeu ?

En outre, il n’existe aucune raison plausible pour laquelle le régime syrien aurait utilisé des gaz toxiques. Cela ne conférerait aucun avantage militaire durable aux forces gouvernementales et les coûts politiques d’être pris en flagrant délit seraient importants. Mais même si ces accusations étaient vraies, cela ne ferait aucune différence.

Aucun gouvernement occidental – ni aucun gouvernement arabe – que ce soit n’est prêt à mettre des soldats sur le terrain en Syrie. Une ingérence dans une guerre civile est rarement une bonne idée, et l’armée du régime baasiste pourrait infliger des pertes très sévères à un envahisseur. Même imposer une zone d’exclusion aérienne signifierait que des pilotes occidentaux seraient tués ou leurs jets abattus, parce que les défenses aériennes de la Syrie sont modernes, d’un bon niveau et considérables.

Donc, s’il ne va pas y avoir d’intervention militaire étrangère, quand la guerre civile syrienne va-t-elle finir ? Pas de sitôt.

De temps en temps, les rebelles envahissent une base aérienne ou un poste frontière ici ou là. Ceci est habituellement indiqué comme étant une preuve qu’ils feraient des progrès, mais la moitié du temps ils perdent leurs prises au profit du régime quelques semaines ou quelques mois plus tard. Les lignes de front n’ont guère changé du tout à Alep au cours des six derniers mois, et le régime est même en train de reprendre certaines des banlieues de Damas qui sont tombées aux mains des rebelles l’an dernier.

L’armée syrienne ne dispose pas d’effectifs suffisants pour tenir de grandes étendues de campagne en permanence, mais elle n’a jamais laissé les rebelles approcher de la principale autoroute nord-sud qui relie Damas, Homs, Hama et Alep. Les divisions de Bachar Al-Assad ont même rouvert l’autoroute reliant Damas à Tartous et Lattaquié, sur la côte récemment, après plusieurs mois de fermeture. Si elles ne sont pas réellement en train de gagner la guerre sur le terrain, elles ne sont certainement pas en train de la perdre.

L’Arabie Saoudite et le Qatar continuent d’alimenter en armes les rebelles, mais pas dans des quantités qui leur donneraient une chance de gagner. C’est probablement parce qu’ils sont devenus de plus en plus nerveux sur le type de régime qui remplacerait la dictature de Bachar al-Assad après une victoire militaire. Ils voulaient remplacer le régime laïc de Bachar al-Assad par un gouvernement contrôlé par des musulmans sunnites, mais ils ne voudraient pas mettre un régime islamiste fanatique au pouvoir.

C’est, pour le moment, précisément ce qu’une victoire des insurgés produirait, avec les extrémistes djihadistes des brigades al-Nusra qui sont de loin les combattants les plus efficaces du côté des rebelles. La perspective d’un régime islamiste radical a également convaincu de nombreux Syriens modérés qu’ils doivent empêcher la chute du régime de Bachar al-Assad, même s’ils le détestent.

Il y a un an de cela, la bataille pour la Syrie semblait se transformer en une lutte directe entre la majorité musulmane sunnite, quelque 70% de la population, et les diverses minorités, chiites, chrétiennes, alaouites et druzes, qui ont soutenu le régime de Bachar al-Assad parce qu’elles craignaient une domination sunnite. C’est probablement plus proche d’un rapport 50/50 maintenant, parce que beaucoup de musulmans sunnites sont également repoussés par l’alternative d’une tyrannie islamiste radicale.

Il n’y a pas d’enquêtes d’opinion pour confirmer ce changement dans l’opinion sunnite, mais les évidences sont là, dans la loyauté et l’efficacité au combat de l’armée syrienne, dont la plupart des hommes de troupes sont des musulmans sunnites. Alors, que devons-nous espérer, dans cette situation presque désespérée ?

L’issue la moins mauvaise, à ce stade, serait un coup d’État militaire furtif du régime qui déposerait discrètement Bachar al-Assad et ses acolytes, sans abandonner les principes de la laïcité, et ensuite isolerait les djihadistes en recherchant un large règlement pacifique avec les autres éléments des forces rebelles. Quelle en est la probabilité ? Pas grand chose, malheureusement.

Gwynne DYER
Le 1er mai 2013.

Source:  Syria : Chemical fantasies and grim realities

URL de cet article 20499
http://www.legrandsoir.info/syrie-fantasmes-chimiques-et-dures-realites.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

L’IRAN ET LE HEZBOLLAH POURRAIENT INTERVENIR DANS LA BATAILLE EN SYRIE (AFP)

L’Iran et le Hezbollah pourraient intervenir

dans la bataille en Syrie

L'IRAN ET LE HEZBOLLAH POURRAIENT INTERVENIR DANS LA BATAILLE EN SYRIE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES syrie

BEYROUTH – Le chef du puissant mouvement chiite libanais a évoqué mardi 30 avril 2013 une possible intervention directe de l’Iran et du Hezbollah sur le terrain car les amis de la Syrie ne permettront pas la chute du régime de Bachar al-Assad.

Il a par ailleurs reconnu pour la première fois l’engagement de ses troupes dans la région de Qoussair au centre de la Syrie et dans le haut lieu chiite religieux de Sayeda Zeinab, à l’est de Damas.

La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des Etats-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri, faisant allusion aux extrémistes sunnites, a déclaré M. Nasrallah sur la chaîne du mouvement al-Manar.

Il y a actuellement des experts iraniens qui sont en Syrie depuis des dizaines d’années mais pas de forces militaires iraniennes car c’est maintenant le peuple syrien qui combat, a-t-il noté.

Mais, a-t-il ajouté, si la situation devenait plus dangereuse, des Etats, des mouvements de résistance et d’autres forces seront dans l’obligation d’intervenir de manière efficace dans la confrontation sur le terrain, a-t-il ajouté.

Le régime syrien est confronté à un rébellion armée qui a fait depuis deux ans plus de 70.000 morts, selon l’ONU.

Par ailleurs, il a reconnu et justifié l’engagement de ses troupes dans la région de Qoussair au centre de la Syrie et dans le haut lieu chiite religieux de Sayeda Zeinab, à l’est de Damas.

Ces derniers mois, l’armée syrienne a été contrainte de se retirer de certaines parties de la région de Qoussair ce qui conduit les Libanais vivant dans cette région à se trouver confrontés à des groupes armés (rebelles anti-régime), a-t-il expliqué.

Il faisait allusion aux 13 localités se trouvant en Syrie et qui sont habitées totalement ou majoritairement par des chiites libanais.

Lorsque les attaques ont empiré et qu’un grand nombre de combattants (rebelles) se préparaient à prendre le contrôle de ces villages habités par les Libanais, il était normal d’offrir toute l’aide possible et nécessaire pour épauler l’armée syrienne, les comités populaires (milices locales pro-régime) et les habitants libanais, a-t-il dit en soulignant que la bataille n’est pas finie.

Le chef du Hezbollah, un allié du régime syrien, a rendu hommage aux combattants qui sont tombés en Syrie. Nous sommes fiers des martyrs qui sont tombés ces dernières semaines et ils nous honorent. Je salue leur famille, a-t-il lancé sans préciser le nombre de tués dans les rangs de son mouvement.

Par ailleurs, il a justifié la présence des combattants du Hezbollah à Sayeda Zeinab en soulignant qu’ils combattaient les takfiri).

Il faut que des moujahidine (combattants de l’islam) honnêtes se dressent pour empêcher la chute du village et du mausolée de Sayeda Zeinab (…) Il y a des gens sur le terrain qui empêchent l’avancée des takfiri, a-t-il expliqué.

Selon la légende, Zeinab petite fille de Mahomet et soeur de l’imam Hussein, vénéré par les chiites, y serait enterrée.

Il a enfin mis en garde Israël contre une mauvaise appréciation. Si vous pensez que la résistance au Liban est affaiblie en raison de ce qui se passe en Syrie, vous avez tort. Je préviens l’ennemi et tous ceux qui le soutiennent de ne pas commettre une bêtise car la résistance est en état d’alerte et a son doigt sur la gâchette, a-t-il dit.

(©AFP / 30 avril 2013 22h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

USA / OTAN: LOCOMOTIVE DE LA DEPENSE MILITAIRE MONDIALE (Manlio DINUCCI / IL Manifesto)

USA/OTAN:

Locomotive de la dépense militaire

mondiale (Il Manifesto)

USA / OTAN: LOCOMOTIVE DE LA DEPENSE MILITAIRE MONDIALE (Manlio DINUCCI / IL Manifesto) dans REFLEXIONS PERSONNELLES benghazicombatsarton20236-6f901 ARABIE SAOUDITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Manlio DINUCCI

Mais quelle crise ? En 2012 l’Italie est montée à la dixième place des pays qui ont les plus grosses dépenses militaires du monde, au lieu de la onzième place en 2011. L’information vient du SIPRI, le réputé Institut International dont le siège est à Stockholm, qui a publié récemment les dernières données sur la dépense militaire mondiale. Celle de l’Italie se monte à environ 34 milliards de dollars en base annuelle, équivalents à 26 milliards d’euros. C’est-à-dire 70 millions d’euros par jour, dépensés en argent public pour les forces armées, armements et missions militaires à l’étranger. Alors que les fonds manquent même pour payer le chômage.

USA/OTAN toujours en tête

Ceux qui font la locomotive de la dépense militaire mondiale, qui a grimpé en 2012 à 1753 milliards de dollars, sont encore les Etats-Unis, avec 682 milliards de dollars, équivalents à environ 40% du total mondial. Alliés compris, la dépense militaire de l’OTAN se monte à plus de 1.000 milliards annuels, représentant 57% du total mondial.

Parmi les « G-10 » -USA, Chine, Russie, Grande-Bretagne, Japon, France, Arabie saoudite, Inde, Allemagne, Italie- dont la dépense militaire équivaut aux trois-quarts de la dépense mondiale, les Etats-Unis dépensent plus que les neuf autres réunis. Dans la présentation du budget du Pentagone on rappelle que les USA possèdent « les forces armées les mieux entraînées, les mieux dirigées et les mieux équipées qui aient jamais été réalisées dans l’histoire » et qu’ils sont décidés à garder ce primat.

L’objectif du pentagone est de rendre les forces étasuniennes plus agiles, plus flexibles et prêtes à être déployées encore plus rapidement. La réduction des forces terrestres entre dans la nouvelle stratégie, testée avec la guerre de Libye : utiliser l’écrasante supériorité aérienne et navale étasunienne et faire porter la plus grosse charge aux alliés. Ça n’est pas pour autant que les guerres coûtent moins : les fonds nécessaires sont autorisés d’une fois sur l’autre par le Congrès, qui les ajoute au budget du Pentagone.

Les coupes budgétaires militaires étasuniennes annoncées de 45 milliards annuels pour la prochaine décennie restent donc entièrement à vérifier. On doit en outre tenir compte dans la dépense fédérale, en plus du budget annuel du Pentagone, d’autres postes à caractère militaire –parmi lesquels 140 milliards annuels pour les militaires à la retraite, 53 pour le « programme national de renseignement », 60 pour la « sécurité de la patrie »- qui portent la dépense réelle étasunienne à plus de 900 milliards, soit plus de la moitié de la dépense mondiale.

La compétition des autres

La stratégie des USA a aussi pour objectif d’augmenter la dépense militaire des alliés, internes ou externes à l’OTAN, car c’est l’industrie guerrière étasunienne qui leur fournit la majeure partie des armements. Les résultats sont au rendez-vous : la dépense militaire de l’Europe Orientale a augmenté en 2012 de plus de 15% par rapport à l’année précédente. La Pologne, en dix ans, ajoutera à son budget militaire 33,6 milliards d’euros pour potentialiser ses forces armées en réalisant (avec des technologies importées des USA) son propre « bouclier de missiles » dans le cadre de celui des USA/OTAN.

Forte augmentation aussi de la dépense militaire des alliés moyen-orientaux, qui a augmenté en une année de plus de 8% : en tête se trouvent Oman, avec 51% d’augmentation et l’Arabie Saoudite avec 12%. Forte croissance aussi de la dépense militaire de l’Afrique du Nord, avec une augmentation de 7,8%. En Amérique latine c’est le Paraguay qui est en tête avec une augmentation annuelle de 51% pendant que celle du Mexique a grossi de 10% environ.

Dans les estimations du SIPRI, la Chine reste au deuxième rang mondial, avec une dépense estimée pour 2012 à 166 milliards de dollars, équivalents à 9,5% de la dépense mondiale. Mais son rythme de croissance (175% en 2003-2012) est supérieur à celui des autres pays. Cette accélération est due fondamentalement au fait que les USA sont en train d’opérer une politique de « containment » de la Chine, en déplaçant de plus en plus le centre focal de leur stratégie dans la région Asie/Pacifique. En rapide augmentation aussi la dépense de la Russie qui, avec 90 milliards de dollars, se place au troisième rang mondial.

Le chœur de ceux qui ont accueilli les données du SIPRI en chantant les louanges des « coupes » dans la dépense militaire étasunienne et de l’ « effondrement » de la dépense italienne se livre à une tentative grotesque de cacher la réalité : on jette dans le puits sans fond de la dépense militaire d’énormes ressources qui, au lieu d’être utilisées pour résoudre les problèmes vitaux, servent à préparer de nouvelles guerres en aggravant la condition de pauvreté où est reléguée la moitié de la population mondiale.

Manlio DINUCCI

Edition de mardi 16 avril 2013 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/…

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Cet article a été publié en italien sous le titre: « Rapporto Sipri 2012 : l’Italia, con 34 miliardi di dollari investiti, pari a 26 miliardi di euro, sale tra i « 10 Grandi » della spesa militare. » Le titre de la version française a été proposé par l’auteur. NdT.

Manlio DINUCCI est géographe et journaliste.

URL de cet article 20236
http://www.legrandsoir.info/usa-otan-locomotive-de-la-depense-militaire-mondiale.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 avril, 2013 |Pas de commentaires »
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