PATRICK HERMAN: « LE LABEL AB EST EN TRAIN DE TUER LA BIO » (Gilles BESSON et Jean-François CAPELLE)

Patrick Herman :

PATRICK HERMAN:

« Le label AB est en train de tuer la bio »

(Gilles BESSONJean-François CAPELLE

L’agriculture bio est-elle soluble dans le marché ? L’industrie agro-alimentaire et la grande distribution en ont-elles tué les principes fondamentaux ? Que recouvre vraiment la certification ?

C’est pour répondre à toutes ces questions, et à bien d’autres, qu’une équipe de journalistes a écrit « La bio entre business et projet de société » 

Patrick HERMAN, paysan bio et journaliste (Le Monde Diplomatique, Revue XXI, Politis…), installé sur le Larzac depuis quarante ans, est un des co-auteurs du bouquin.

D’où est venue l’idée de ce livre ?
Je suis paysan mais aussi journaliste indépendant, et je connais des journalistes et des chercheurs qui travaillent comme moi sur certains dossiers sensibles. Il y a deux ans environ, nous nous sommes retrouvés à quelques-uns autour du projet de faire quelque chose sur la certification de l’agriculture biologique. Pour ma part, je pensais depuis 2003-2004 faire un reportage sur les dérives de cette certification. A l’époque, je faisais une enquête sur les saisonniers agricoles et j’étais allé à Huelva, en Espagne, où j’avais vu une des entreprises dont Philippe Bacqué parle dans le livre, Bionest. C’est une exploitation de production de fraises qui faisait travailler des Polonaises et des Roumaines parquées dans des bâtiments entourés de barbelés… Nous avions tous des idées de reportages autour du thème de la face cachée de la bio. Le projet a démarré ainsi.

Peut-être va-t-on vous accuser, vous les tenants de l’agriculture biologique, de lui jouer un mauvais tour en publiant ce livre…
Oui, c’est un vieux procédé, qui rappelle l’époque où, si l’on était de gauche, on ne pouvait pas critiquer l’URSS ! Attaquer la bio, ce serait se tirer une balle dans le pied… Mais nous savons, nous les auteurs de ce livre, qu’il y a pas mal de gens qui se posent des questions sur les dessous de la certification. On a eu envie de remettre un peu les pendules à l’heure, en expliquant ce qu’il y a derrière le logo AB. Le mot « bio » recouvre des réalités complètement contradictoires, qui n’ont plus rien à voir avec l’histoire de l’agriculture bio – que les nouveaux consommateurs connaissent très peu d’ailleurs.

Quelles sont ces « réalités contradictoires » ?
Les pères fondateurs de l’agriculture bio, Steiner, Howard, Fukuhoka, étaient des intellectuels, des scientifiques, des militants. Ils avaient en tête de sortir l’agriculture de la domination marchande et de l’industrialisation. Ils avaient anticipé ce que nous sommes en train de vivre. Ils ont posé dès le départ la question de la souveraineté alimentaire. C’est d’une incroyable actualité ! Ces contradictions dont je parle, c’est qu’en acceptant de passer sous la coupe du marché, la bio trahit ses idéaux et ses objectifs de départ, qui restent cependant toujours valables et viables.

La bio ne serait donc pas «  entre business et projet de société  » mais carrément dans le business. Le projet de société s’est-il réduit à n’être plus qu’à la marge ?
A partir des années 1975 en France, les porteurs des valeurs philosophiques, politiques et techniques du « projet bio » ont souhaité ne plus être marginalisés et ont bataillé pour une reconnaissance officielle. On peut dire que cette bataille a été un échec : en définitive, le label AB a été un cheval de Troie pour la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire. Et tout le capital de confiance qui a été accumulé grâce à la ténacité et l’acharnement de milliers de petits producteurs est maintenant ouvert à de grands opérateurs, à des firmes géantes, qui exploitent ça comme une ressource naturelle, comme une ressource minière par exemple. Le label AB est en train de tuer la bio. Il est devenu un outil marketing de la grande distribution et de l’industrie agro-alimentaire. Il y a eu captation et détournement. Quand on voit par exemple au Brésil des exploitations de canne à sucre de dix mille hectares qui sont certifiées par ECOCERT, avec des gens qui y travaillent dans des conditions scandaleuses, on se dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la bio…

L’agriculture bio a été reconnue par la réglementation européenne en 1991. Où en est-on aujourd’hui ?
En 1991, c’était une reconnaissance factice : l’agriculture bio a été reconnue comme un segment du marché alimentaire, et pas du tout comme une proposition valable pour tous les secteurs de l’agriculture. Mais même cela, ce n’était pas envisageable pour les lobbies de l’agro-alimentaire : ils ont fait un travail de sape pour  » détricoter  » la réglementation européenne, et depuis 2007 il est interdit pour un Etat d’avoir une législation plus contraignante que le reste des pays de l’Union – ce qui était le cas auparavant, en France en particulier. En 1972, la charte de l’IFOAM, la Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Bio (voir encadré ci-dessous), faisait des propositions pour l’agriculture mondiale. Quarante ans plus tard, en 2011, le rapporteur du droit à l’alimentation à l’ONU a reconnu que l’agro-écologie pouvait nourrir aujourd’hui la planète entière. On en est loin… et pour cause !

Mais comment l’agriculture bio peut-elle répondre à une demande de masse ?
En Europe, et en France par exemple, elle peut le faire au moins à trois niveaux : les producteurs doivent rester « petits » et se constituer en réseaux, les groupements d’achats doivent se structurer et intensifier leur développement et, enfin, je crois que les producteurs peuvent sortir de la certification.

Sortir de la certification ? Comment cela ?
Personnellement, je ne suis plus labellisé depuis 2006 : au bout de trente ans, j’en ai eu assez de payer pour quelque chose dans quoi je ne me reconnais plus. Je vais vous raconter une petite anecdote. Lors du dernier contrôle d’ECOCERT, le technicien est venu chez moi avec son ordinateur, il a vérifié des factures, et quand je lui ai proposé d’aller sur les terres, il m’a répondu qu’il n’avait pas le temps… Et il est parti. La certification AB n’est devenue qu’un contrôle papier, en définitive. Les agriculteurs conventionnels, qui utilisent la chimie, n’ont quasiment aucun contrôles, alors que les agriculteurs bio, eux, sont contrôlés… en devant payer chaque année leurs propres contrôles. On marche sur la tête ! Pas loin de chez moi, il y a des gens qui font de la fraise conventionnelle, eh bien ils vont acheter des produits chimiques en Espagne…

La bio entre business et projet de société (éditions Agone, 22 €) a été rédigé par Hind Aïssaoui Bennani, Pierre Besse, Michel Besson, Clémentine Cirillo-Allahsa, Patrick Herman, Laetitia Mailhes, Silvia Pérez-Vitoria, sous la direction de Philippe Baqué.

L’IFOAM, une charte mondiale pour l’agriculture biologique
La notion d’agriculture biologique est née et s’est répandue en Europe en réaction à l’agriculture chimique et productiviste qui s’est généralisée après la Seconde Guerre Mondiale. En 1964, un réseau de petits paysans producteurs de bio et de consommateurs crée Nature et Progrès, premier label d’agriculture biologique en France. En 1972, sa charte (refus des produits chimiques, traitements naturels, diversification des cultures, autonomie des exploitations, énergies renouvelables, défense de la petite paysannerie, biodiversité, semences paysannes, souveraineté alimentaire) inspire celle de la Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique (IFOAM : International Federation of Organic Agriculture Movements), qui associe des objectifs écologiques, sociaux et humanistes aux critères agronomiques. Le but de l’IFOAM est l’adoption au niveau mondial des principes de l’agriculture biologique, ce qui passe par la défense d’une agriculture paysanne et des modes de culture agro-écologiques qui privilégient des exploitations à taille humaine respectueuses de la biodiversité et de la souveraineté alimentaire.

#Patrick Herman : « Le label AB est en train de tuer la bio » LE 29 NOVEMBRE À 22:07 , par turbulent silence

  • Il s’agit bien d’une dérive de la bio mais disons d’une certaine bio dans laquelle se sont laissés portés nombre de producteurs aspirés par un des seuls marchés porteurs dans l’agro-alimentaire. difficile de leur en faire le reproche . un tel marché ne pouvait laisser indifférent la Grande Distribution. Paradoxe total la GD qui fut un des moteurs les plus puissants du productivisme agricole , de la baisse des prix agricoles et donc de la pollution des sols et de la malbouffe, la GD s’est peu à peu retrouvée le premier acteur du marché bio. pas de complexe au royaume du fric , la GD peut même faire du bio équitable façon Max Havelaar . mais que dire des consommateurs, du manque de résistance face à ces requins ? L’attrait du bio est avant tout motivé pour des raisons de santé ; on peut dire que le bio s’est dépolitisée. Et là je diverge un peu sur l’analyse d’une dérive de la bio. Dés sa naissance la bio fut occupée par des courants plus marchands que politiques , voir la filière Lemaire Boucher qui fut une véritable entreprise d’intégration qui vendait ses engrais au lithotame (et provoquait des problèmes majeurs d’écologie sur le littoral) et achetait la production et la transformait jusqu’au pain Lemaire . Certains courants de la bio avaient de forts relents pétainistes ou libéraux . Tous les bios n’étaient pas au Larzac en 1972. L’autre problème fut celui de la désertion de structures plus politiques et conscientes des enjeux sociaux et globaux de l’agriculture, pour ne citer que la principale Nature et Progrès . il est certain que cette dernière a commis des erreurs de positionnement et trop d’hésitations au moment de la reconnaissance de la bio, pourtant en situation de force, elle s’est laissée piquée par l’Etat tous ses cahiers des charges et tous ses enquêteurs formés par elle, sans doute trop heureuse d’obtenir enfin quelques petites aides pour les producteurs. Ces derniers n’ont plus vu l’intérêt de s’associer dans des associations militantes , des prix convenables, un marché ouvert , des subventions à quoi bon militer ? Peu à peu NP et d’autres assos militantes de la bio ont perdu du terrain, la FNSEA , un comble, prenant le controle de certains GAB et Civam BIO . Je ne pense pas comme Patrick Herman que la solution soit dans un repli ni AB , ni NP . Les petits producteurs ont encore leur mot à dire , il faut qu’ils prennent conscience que les sub à la bio ne justifient pas les dérives actuelles , certains en ont marre des marchands du contrôle type Ecocert et s’intéressent au systèmes participatifs de garantie, SPG, mis en place par NP. D’autres pèsent sur la FNAB (la Fédération Nationale de la Bio) pour que celle ci garde le cap d’une bio non industrielle. Enfin les consommateurs commencent à prendre conscience des enjeux de l’agriculture et de l’alimentation, voir le développement des AMAP, et l’intérêt pour la relocalisation des productions et l’installation de jeunes dans la bio (Terre de Liens)

    Bref la bio n’a pas dit son dernier mot !

    • #Patrick Herman : « Le label AB est en train de tuer la bio » LE 31 DÉCEMBRE À 10:55 , par marco

      Les petits producteurs ne font ni plus ni moins que du détournement du label bio et les Amap sont devenues une vaste magouille entre producteurs qui d’ailleurs achètent aux coopératives donc rien de nouveau , c’est du business, certes les organismes ne font pas leur boulot mais les « producteurs » savent très bien naviguer en eaux troubles eux aussi !!!

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 décembre, 2012 |2 Commentaires »

CE QUE SIGNIFIE LA NOMINATION DE KERRY PAR OBAMA (Indian Punchline / MK BHADRAKUMAR / Traduction: Dominique MUSELET)

Ce que signifie la nomination de KERRY par

OBAMA

CE QUE SIGNIFIE LA NOMINATION DE KERRY PAR OBAMA (Indian Punchline / MK BHADRAKUMAR / Traduction: Dominique MUSELET) dans REFLEXIONS PERSONNELLES obama

(Indian Punchline)

arton18761-fa51c CHINE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
MK BHADRAKUMAR
Les amis russes ont parfois exprimé le sentiment, au cours de discrètes apartés, qu’en ce qui concernait les relations américano-russes, Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, incarnait davantage l’ancienne administration de Bill Clinton qui n’avait pas cessé d’essayer d’extorquer impitoyablement des avantages unilatéraux à une Russie affaiblie qui luttait pour se reconstruire après l’éclatement de l’Union Soviétique.

Des figures politiques de premier plan, comme Strobe Talbott, formatées par la Guerre Froide se sont révélées incapables de dépasser le sentiment de triomphe que la chute de l’URSS leur avait laissé. Hillary Clinton, elle-même, n’avait aucune sympathie pour la Russie et elle a suivi la ligne de l’administration Clinton. Des gens comme Talbott tiraient probablement les ficelles en coulisse.

Mais Obama a donné quelques signes qu’il avait une différente conception de la Russie et des relations des Etats-Unis avec ce pays. Et on en revient à la question : Obama a-t-il l’intention de faire évoluer la politique étrangère des Etats-Unis pendant son deuxième mandat ? Les personnes qu’il choisit pour former son Cabinet pourraient nous donner quelques éléments de réponse.

A ce titre, il faut s’intéresser à la nomination du Sénateur John Kerry au poste de Secrétaire d’Etat. D’abord la « popularité » de Kerry au Congrès est un atout pour Obama en dehors du fait que sa nomination laisse espérer une politique étrangère novatrice.

Deuxièmement Kerry est connu sur la scène internationale. Troisièmement, ce n’est pas un débutant dans la sphère diplomatique ; il a présidé le Comité des relations étrangères du Congrès et il a fait de nombreuses missions diplomatiques de terrain : par exemple il a joué à plusieurs reprises les « pompiers » à Kaboul et Islamabad quand il y avait des problèmes avec l’ombrageux Hamid Karzai ou les généraux pakistanais récalcitrants.

Mais l’aspect le plus intéressant de la nomination de Kerry, c’est qu’Obama comble ainsi le fossé qui a séparé la Maison Blanche du Département d’Etat des Etats-Unis tout le temps qu’Hillary Clinton était en fonction. Kerry est quelqu’un qui a l’esprit d’équipe (sans doute du fait qu’il a été soldat) tandis que Clinton, une politicienne à l’ambition présidentielle insatiable, se préoccupait surtout de sa carrière au cours des quatre dernières années. Obama dira certainement de très belles choses sur Clinton mais il ne la retiendra pas car leur relation n’est pas très bonne.

Quelle sorte de Secrétaire d’Etat sera Kerry ? C’est un homme prudent, du genre d’Obama. Comme il l’a dit lui-même dans un article révélateur paru dans le Foreign Policy magazine de septembre, la lettre ’I’ le fait penser à ’Imprudent’.

Il est d’accord avec Obama pour mettre le changement climatique en tête des priorités diplomatiques étasunienne. Il est sans aucun doute un des sénateurs les plus « pro-israéliens ». De toute évidence, Obama veut montrer à Israël que l’administration continue à soutenir inconditionnellement la centralité du partenariat israélo-américain dans la stratégie étasunienne au Moyen-Orient.

En ce qui concerne la brûlante question de l’Iran, l’opinion de Kerry est nuancée -il professe une opposition véhémente à tout programme nucléaire iranien mais il témoigne une grande aversion aux va-t-en guerre. Il considère les leaders iraniens comme des gens rationnels avec qui les Etats-Unis peuvent entrer en affaire et il trouve que l’option militaire ne doit être employée qu’en tout dernier ressort.

La vision de Kerry sur les relations sino-américaines est encore plus nuancée – il met l’accent sur ce que les deux pays ont en commun dans le but de forger des liens de coopération sur le long terme. Il faut noter qu’il a voté contre le fait de lier le commerce avec la Chine à son respect ou non-respect des droits humains.

Il pense que les Etats-Unis ont intérêt à répondre au défi que pose la montée en puissance de la Chine par la compétition commerciale à travers une renaissance économique des Etats-Unis plutôt que par la confrontation militaire. Selon lui :

« L’économie n’est pas la guerre. Nous [Etats-Unis et Chine] nous pouvons tous les deux atteindre des niveaux bien supérieurs à ceux d’aujourd’hui. »

En résumé, comme l’a écrit récemment David Ignatius du Washington Post, Kerry est quelqu’un qui « a compris l’importance d’une diplomatie sereine, surtout en ce moment. » Il sera un auxiliaire de confiance pour négocier une transition politique en Syrie, explorer les lignes d’un réajustement de la position historique des Etats-Unis par rapport à l’Iran, réduire progressivement la guerre en Afghanistan et cimenter la confiance mutuelle entre les Etats-Unis et le Pakistan (qui est un élément crucial du règlement de la question afghane.)

Au bout du compte, Obama est un homme étonnant à beaucoup d’égards – et un politicien brillant. On ne peut pas comprendre toutes les raisons qui l’ont poussé à choisir Kerry avant de savoir qui il va choisir au poste de Secrétaire à la Défense.

Si c’est bien finalement le Sénateur Chuck Hagel ( qui a les meilleurs chances à ce qu’on dit) qu’il nomme, ce sera un signal très fort qu’Obama enverra avec ces nominations-là aux deux postes les plus importants du Cabinet touchant la politique étrangère étasunienne.

Que signifie la nomination d’Hagel ? Il suffit de dire que c’est quelqu’un qui s’oppose bec et ongle à toute forme d’intervention militaire en Iran ; qui veut rapatrier les troupes d’Afghanistan tout de suite, qui est en faveur de coupes drastiques dans le budget du Pentagone (en dépit de la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, le rééquilibrage de l’Asie, etc.) ; qui a la guerre en horreur (parce que comme Kerry c’est un vétéran qui s’est battu au Vietnam) ; et qui veut régler le problème de l’émergence de puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil, en créant, sous l’égide des Etats-Unis, un Nouvel Ordre Mondial basé sur la réforme des organisations internationales.

En un mot, Hagel symbolise l’audace de l’espérance qu’Obama a incarnée un petit moment à son arrivée au pouvoir.

M.K. Bhadrakumar

Pour consulter l’original : http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2012/12/22/deconstruct…

Traduction : Dominique Muselet

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: FUKUSHIMA RENFORCE L’IMPERATIF DE TRANSPARENCE ET DE COOPERATION

Nucléaire:

NUCLEAIRE: FUKUSHIMA RENFORCE L'IMPERATIF DE TRANSPARENCE ET DE COOPERATION dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushimajpg

FUKUSHIMA renforce l’impératif de

transparence et de coopération

KORIYAMA (Japon) – Réunis dans la région de Fukushima, ministres et experts internationaux ont appelé, samedi 15 décembre 2012, à une plus grande coopération multilatérale et une transparence améliorée pour renforcer la sécurité des installations nucléaires et parer à toute nouvelle catastrophe.

Un accident de la nature de celui survenu à Fukushima ne doit pas arriver une deuxième fois, a insisté le Ministre japonais des Affaires Etrangères, Koichiro Gemba.

A l’invitation du Japon et de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), plusieurs dizaines de ministres et représentants d’organisations ont présenté les actions de leurs pays et appelé à une extension des coopérations.

Au nom du Japon, M. Gemba, né à quelques kilomètres de la centrale Fukushima Daiichi et élu de la province éponyme, a promis une poursuite des interventions sur le terrain et un renforcement de la sûreté nucléaire en lien avec des instances internationales.

Un an et neuf mois se sont écoulés depuis cet accident. Je voudrais que cette conférence soit l’occasion de renforcer les liens avec la communauté internationale pour une coopération dans les tâches de démantèlement, décontamination, traitement des déchets et suivi sanitaire, a-t-il déclaré.

Tokyo veut ainsi répondre à une inquiétude manifestée à l’étranger de voir les Japonais monopoliser ces interventions.

La population de Fukushima s’inquiète des effets des radiations. Il est important de réunir toutes les expertises scientifiques de la communauté internationale pour l’apaiser, a ajouté M. Gemba.

Et d’annoncer: le Japon va demander à l’AIEA d’envisager la mise en place d’un Groupe International de Conseil sur le Démantèlement.

Le Japon s’est aussi engagé à accueillir une mission de l’AIEA pour passer en revue les règles et standards de sûreté que doit décider la nouvelle instance de régulation nucléaire nippone.

L’AIEA va continuer de faire de la résolution de l’accident de Fukushima sa plus importante priorité, a pour sa part promis le directeur général de l’organisme, Yukiya Amano.

Cette instance des Nations Unies doit présenter en 2014 un nouveau rapport complet sur ce désastre survenu le 11 mars 2011 à la suite d’un séisme et d’un terrible tsunami dans le nord-est de l’archipel.

A l’instar d’autres intervenants, la Ministre française de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho, a indiqué que son pays considérait qu’une plus grande transparence et un renforcement des examens internationaux sont, avec la stricte indépendance des autorités de sûreté, des fondamentaux indispensables à l’amélioration continue de la sûreté.

L’examen réciproque de la sûreté est nécessaire à chacun d’entre nous car un regard extérieur est toujours un facteur de progrès, a-t-elle insisté.

Sous l’égide de l’AIEA, plusieurs réunions au niveau ministériel se sont déjà tenues depuis le sinistre de Fukushima, débouchant notamment sur l’adoption d’un plan d’actions pour le renforcement de la sûreté des sites atomiques, l’amélioration de la gestion de crise et la protection des populations.

Les Etats ont de nouveau été encouragés samedi à prendre pleinement part à ces programmes.

Il est important d’améliorer la communication avec le public en cas d’urgence nucléaire ou radiologique afin que les réponses appropriées puissent être prises sur la base d’informations scientifiques et objectives, est-il aussi écrit dans le communiqué émis à l’issue de la journée de samedi.

Cette conférence se poursuivra jusqu’à lundi par des sessions plénières et des discussions d’experts.

Parallèlement, des militants antinucléaires ont organisé une contre-conférence internationale Sortir du Nucléaire à Tokyo, ainsi que des manifestations dans la capitale et à Koriyama.

Un millier de personnes ont ainsi manifesté samedi dans le quartier des grands magasins de Ginza pour dire non au redémarrage des réacteurs au Japon ! (où 48 des 50 tranches sont stoppées) et pas besoin des centrales nucléaires.

L’AIEA n’est qu’un instrument de l’énergie nucléaire qui ne protège pas les gens mais les intérêts de l’industrie, a dénoncé Monica Zoppe, militante italienne.

(©AFP / 15 décembre 2012 12h18)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LA FIN DU MONDE A DEJA COMMENCE MAIS L’AGONIE SERA LENTE

La fin du monde a déjà commencé

mais l’agonie sera lente

LA FIN DU MONDE A DEJA COMMENCE MAIS L'AGONIE SERA LENTE dans REFLEXIONS PERSONNELLES villesjpg

PARIS – Astéroïde géant, pandémie virale, changement climatique, guerre nucléaire: calendrier maya ou pas, l’humanité n’a que l’embarras du choix en matière d’apocalypse, d’ailleurs déjà enclenchée depuis longtemps à l’échelle de l’Univers tout entier.

Qu’on se rassure, l’agonie sera lente. L’idée d’une fin du monde soudaine par une quelconque cause est absurde, tranche David Morrison, scientifique de la NASA et spécialiste de la vie dans l’espace.

La Terre est là depuis plus de quatre milliards d’années, et il va encore s’en écouler bien d’autres avant que le Soleil ne rende notre planète inhabitable, insiste ce grand pourfendeur du canular prédisant la fin du monde pour le 21 décembre 2012, injustement attribué au calendrier maya.

Dans 5 milliards d’années environ, le Soleil se transformera en géante rouge, mais sa chaleur croissante aura depuis longtemps provoqué l’évaporation des océans et la disparition de l’atmosphère terrestre. Il se refroidira ensuite jusqu’à en mourir mais cela ne devrait plus vraiment nous concerner…

D’ici là, il n’y aucune menace astronomique ou géologique connue qui pourrait détruire la Terre, assure David Morrison.

La menace pourrait-elle tout de même venir du ciel ?

Certains, films hollywoodiens à gros budget en tête, évoquent la possibilité qu’un gigantesque astéroïde surgisse de l’espace pour entrer en collision avec la Terre. Une telle catastrophe, impliquant un caillou de 10 à 15 km de diamètre tombé sur l’actuelle péninsule du Yucatan (Mexique), a probablement causé l’extinction des dinosaures voici 65 millions d’années.

Scénario peu probable dans l’immédiat, répondent les astronomes de la NASA qui scrutent très officiellement le ciel pour éviter qu’il ne nous tombe sur la tête.

Nous avons déjà établi qu’il n’y a pas d’astéroïdes menaçants aussi gros que celui qui a tué les dinosaures en approche de notre planète à court terme, affirme la NASA pour calmer les frayeurs des nouveaux millénaristes.

En outre, si un astéroïde a bien tué les dinosaures et de nombreuses espèces, il n’a pas éradiqué toute vie sur Terre, loin de là. L’espèce humaine aurait donc toujours une chance d’en réchapper.

Suicide aux gaz

Survivre à une pandémie mondiale d’un virus mutant, de type grippe aviaire H5N1, pourrait s’avérer plus compliqué. Mais même une pandémie extrêmement sévère ne peut entraîner la fin de l’humanité, déclare le Jean-Claude Manuguerra, spécialiste des virus à l’Institut Pasteur, au magazine Sciences & Vie, qui consacre un hors-série à la fin du monde.

La diversité des systèmes immunitaires est telle qu’il y a toujours au moins 1% de la population qui résiste naturellement à une infection, assure-t-il.

Hypothèse un peu passée de mode depuis la fin de la Guerre Froide, le spectre d’une guerre nucléaire mondiale n’a pas disparu pour autant.

Le nombre de victimes directes dépendrait de son ampleur. Mais même un conflit régional – comme le Pakistan et l’Inde qui auraient l’idée saugrenue d’échanger une centaine de bombes atomiques – suffirait à instaurer un hiver nucléaire plutôt désagréable sur l’ensemble de la planète. Soleil obscurci par les fumées, baisse des précipitations et chute des températures rendraient toute agriculture impossible et entraîneraient probablement une famine généralisée.

Au train où progressent les négociations mondiales sur le climat, c’est encore le réchauffement qui ressemble le plus à cette fameuse fin du monde, s’inquiètent de nombreux scientifiques.

Et il ne s’agit plus cette fois de simples hypothèses. Sécheresse, inondations, tempêtes et autres catastrophes naturelles deviendront à la fois plus fréquentes et plus intenses avec la hausse des températures mondiales: +2°C, +4°C, voire +5,4°C d’ici à 2100, selon les différents scénarios envisagés.

Une dose suffisante pour que l’espèce humaine réussisse son suicide collectif aux gaz à effet de serre ? Le thermomètre nous donnera la réponse bien assez vite.

(©AFP / 12 décembre 2012 07h39)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 décembre, 2012 |1 Commentaire »

CLIMAT: APRES LE MAIGRE ACCORD DE DOHA, LES NEGOCIATIONS TOURNEES VERS 2015…MAIS IL EST DEJA TROP TARD !

Climat:

Après le maigre accord de DOHA…

les négociations se tournent vers 2015 !…

CLIMAT: APRES LE MAIGRE ACCORD DE DOHA, LES NEGOCIATIONS TOURNEES VERS 2015...MAIS IL EST DEJA TROP TARD !  dans REFLEXIONS PERSONNELLES doha

Mais il est déjà TROP TARD!

DOHA – Après le maigre résultat de Doha, les grandes négociations onusiennes sur le climat sont tournées vers le rendez-vous de 2015, qui a promis le plus ambitieux des accords pour faire dévier le monde de son inquiétante trajectoire vers un réchauffement de 3°C à 5°C.

Mais la grande difficulté à accoucher samedi 8 décembre 2012 du très modeste accord de Doha, adopté grâce à un passage en force de la présidence qatarie, montre que les négociations à venir s’annoncent des plus difficiles.

Les températures qui se profilent sont bien au-delà de ce que l’Homo Sapiens a connu, a rappelé l’économiste britannique Nicholas Stern, auteur d’un rapport de référence sur le coût financier du réchauffement, après l’accord de Doha.

Il est crucial que tous les pays, développés et en développement, concentrent désormais tous les efforts pour parvenir à un accord international fort et efficace en 2015, a-t-il poursuivi, critiquant l’inadéquation entre l’urgence de la situation et l’ambition affichée à Doha.

L’unique acquis de l’accord de Doha est le lancement, à partir du 1er janvier 2013, de l’acte II du protocole de Kyoto, seul outil légalement contraignant à engager les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

La portée de cette seconde période, qui s’achèvera fin 2020, sera néanmoins extrêmement limitée car elle ne concerne plus que l’Union Européenne et une dizaine de pays dont l’Australie, soit 15% des émissions de GES globales.

Pour le reste, Doha n’a pas permis de trouver d’autres moyens de réduire les GES d’ici 2020 ou encore de rassurer les pays du Sud sur le versement de l’aide promise pour faire face au changement climatique, soit 100 milliards par an d’ici 2020.

Vertige

Le résultat n’est clairement pas à la hauteur de l’urgence, a déclaré la Ministre française de l’Environnement, Delphine Batho, au terme de la conférence, reconnaissant que les négociations sur le climat, lancées en 1995 et impliquant plus de 190 pays, sont difficiles parce qu’elles concentrent tous les enjeux de la mondialisation.

Trop de puissances n’ont pas la volonté de remettre en cause le modèle de développement qui conduit la planète à sa perte. Il faut préparer 2015, la conférence qui se tiendra sauf surprise à Paris, sur de nouvelles bases, a-t-elle estimé.

La communauté internationale s’est engagée à conclure en 2015 un accord engageant cette fois tous les pays, dont la Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands pollueurs, à réduire leurs émissions de GES. L’accord doit entrer en vigueur en 2020.

Ca va être un travail difficile, qui va nécessiter beaucoup de compromis, a prédit Alden Meyer, de l’ONG Union Of Concerned Scientists.

Et les questions à résoudre donnent le vertige: les pays émergents accepteront-ils le même niveau de contrainte que les pays du Nord ? L’Inde acceptera-t-elle d’être traitée comme la Chine ? Quelle dimension légale pour le traité ? Qu’est-ce qu’un accord équitable ? Quels seront les engagements des Etats-Unis qui viennent de faire le choix du gaz de schiste ?

On ne peut pas être dans le +brainstorming+ pendant encore trois ans!, a prévenu l’Ambassadeur Climat pour la France, Serge Lepeltier. Il ne faut surtout pas qu’on se retrouve dans la situation de Copenhague, ajoute-t-il, la grande conférence de 2009 qui s’était soldée par un quasi-échec.

Pour Alden Meyer, il ne faut pas que les chefs d’Etat viennent sauver les meubles à la dernière minute. Ils doivent s’engager en amont. Cette idée a d’ailleurs été lancée par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

D’ici 2015, le Groupe d’Experts de l’ONU sur le Climat (GIEC) aura rendu un nouveau rapport sur l’état des lieux du réchauffement. Une étape fondamentale pour réveiller la communauté internationale, estime M. Lepeltier.

(©AFP / 09 décembre 2012 09h08)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Les « Grands de ce monde » vont réussir à…

ELIMINER NOTRE ESPECE…

car IL EST TROP TARD !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

OVNIS: QUAND L’ARMEE ENQUÊTE…

OVNIS :

OVNIS: QUAND L'ARMEE ENQUÊTE... dans REFLEXIONS PERSONNELLES geipan

Quand l’armée enquête

NOTA:

J’ai vu aussi des OVNIS (pendant 30 minutes) lorsque j’étais en LIMOUSIN.

Même présentation que sur PHOENIX: plusieurs éléments lumineux stationnaires ou changeant très rapidement de direction pour se réaligner ailleurs et parfois différemment…et ce sans aucun bruit. C’était en 1975.

J’ai la conviction d’avoir assisté à un phénomène très particulier.

Thierry LAMIREAU                                                                                                                           

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  1. sanstitre1gho ARMEES dans REFLEXIONS PERSONNELLESLa COMETA est une association composée de spécialistes des sciences physiques, des sciences de la vie, des sciences humaines, ainsi que d’officiers supérieurs de l’armée et d’ingénieurs. 

    En juillet 1999 le COMETA publie un rapport très complet sur le phénomène ovni qui fut transmis au président de la république Jacques CHIRAC ainsi qu’au premier ministre Lionel JOSPIN. Le rapport de 90 pages sera publié ensuite par le magazine VSD (voir ici) à destination du grand public. Le rapport, qualifié par VSD de « rapport confidentiel remis au Présent de la République et au Premier Ministre », émane essentiellement des sphères militaires. Il est d’ailleurs possible que ce texte ne constitue qu’une partie d’un rapport plus étayé, et que ce serait ce rapport-là qui ait été déposé sur le bureau du Premier Ministre et du Président de la République. Un rapport qui contiendrait assez d’éléments pour les convaincre de la réalité matérielle des ovnis et de la très forte présomption de leur origine extraterrestre.

    Un rapport confidentiel sur les OVNI a été remis au Président de la République et au Premier Ministre.

    Par ce rapport un premier pas en France concernant la vérité sur les OVNI vient d’être franchi.

    Dans sa conclusion, le COMETA affirme que la réalité physique des OVNIS, sous le contrôle d’êtres intelligents, est « quasi-certaine. » Seule une hypothèse tient compte des données disponibles: l’hypothèse des visiteurs extraterrestres. Cette hypothèse est naturellement improuvée, mais a des conséquences de grande envergure. Les buts de ces visiteurs allégués demeurent inconnus mais doivent être le sujet de nos préoccupations.

    La préface du rapport est signée par le Général Bernard Norlain de l’Armée de l’Air, ancien directeur de l’IHEDN, et il commence par un préambule par André Lebeau, ancien président du centre national pour les études de l’espace , le CNES, l’équivalent français de la NASA. Le groupe lui-même, auteur collectif du rapport, est une association d’experts, dont beaucoup sont ou ont été des auditeurs de l’IHEDN, et ils sont de plus présidés par le Général Denis Letty de l’Armée de l’Air, l’ancien auditeur à l’IHEDN. Le sigle « COMETA » se veut signifier « COMité pour des ETudes Approfondies. »

    Une liste non-exhaustive de ses membres est donnée au début, elle inclut: Le Général Bruno Lemoine, de l’Armée de l’Air (FA de l’IHEDN), L’Amiral Marc Merlo, (FA de l’IHEDN), Michel Algrin, Docteur en Sciences Politiques, Avocat à la Cour (FA de l’IHEDN), Le Général Pierre Bescond, ingénieur en armements (FA de l’IHEDN), Denis Blancher, Chef de la Police Nationale au Ministère de l’Intérieur, Christian Marchal, ingénieur en Chef au Corps des Mines et Directeur de Recherche à l’Office National de la Recherche Aéronautique (ONERA), le Général Alain Orszag, Ph.D. en physique, ingénieur en armements.

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    staffcometadf7 ENVIRONNEMENT
    Le comité exprime également sa gratitude aux contribuants extérieurs comprenant Jean-Jacques Vélasco, dirigeant le SEPRA du CNES, François Louange, président de Fleximage, spécialiste en analyse de photo, et Général Joseph Domange, de l’Armée de l’Air, délégué général de l’association des auditeurs à IHEDN.

    Conclusions du rapport

    Considérant tout ce que nous avons appris sur les ovnis depuis 1947, le rapport conclut à « la réalité physique quasi-certaine d’objets volants totalement inconnus ». Il conclut, par ailleurs, qu’au vu des prouesses que manifestent les ovnis, l’hypothèse extraterrestre est la plus probable pour expliquer le phénomène OVNI : « Une seule hypothèse rend suffisamment compte des faits et ne fait appel, pour l’essentiel, qu’à la science d’aujourd’hui ; c’est celle de visiteurs extraterrestres »….« Les buts de ces éventuels visiteurs restent inconnus, mais doivent faire l’objet d’indispensables spéculations et de mises au point de scénarios prospectifs. »….« L’hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientifique ; elle n’est certes pas prouvée de façon catégorique, mais il existe en sa faveur de fortes présomptions, et si elle est exacte, elle est lourde de conséquences. » Enfin, le rapport prend position en faveur d’une meilleure étude scientifique du phénomène.

    Source: http://www.forum-ovni-ufologie.com/t9776-le-rapport-cometa-les-ovnis-et-la-defense-a-quoi-doit-on-se-preparer#ixzz2EBbwt5vW

  2. grandir cette image
  3. Moins de 48 heures après la diffusion sur le site du résumé et des commentaires concernant le rapport COMETA, j’ai reçu de vive voix, d’un expert militaire, ingénieur général de l’armement (et qui préfère garder l’anonymat), les commentaires suivants:
  4. Au plan de la forme, le document COMETA ressemble beaucoup aux rapports émanant de la DAM (Direction des Applications Militaires), qui me sont adressés. Même ton, même style, même police de caractère et même type de numérotation, allant jusqu’à quatre nombres : 8.1.1.3C’est aussi le style, à la fois documenté et relativement concis, des notes rédigées à l’attention de responsables politiques.Je ne suis pas d’accord avec l’idée que ce texte ait été conçu à l’attention du grand public, même si le canal VSD a été choisi. Le vocabulaire utilisé est beaucoup trop complexe pour le français moyen. Je pencherais plutôt, sur le plan opération de sensibilisation de cibles du genre bac + 5 : cadres supérieurs, ingénieurs, chercheurs, administratifs, enseignants, scientifiques, qui auraient, jusqu’ici, rejeté toute information liée aux ovnis, parce que jugée farfelue ou non sérieuse. Je pense que le texte porté à la connaissance de ces gens constitue la partie tronquée d’un rapport qui a été effectivement remis à Chirac et Jospin, et qu’il s’agit d’une décision éminemment politique. Si, comme le suggère ce rapport COMETA, les Américains ont réussi à tirer profit du dossier OVNI, au plan de la défense soit en examinant des épaves récupérées, soit à l’aide d’enregistrements et d’analyses dont le cas du RB-47 n’aurait été que le tout petit début, soit à travers des contacts, rien n’est à exclure, ceci leur confère une avance technico-scientifique qui inquiète fort les Européens, qui réalisent par ailleurs qu’ils n’auraient aucune chance de pouvoir combler ce retard sans regrouper leurs moyens, humains, techniques et financiers. Sur le plan de la défense cette avance pourrait assurer à terme aux Américains une hégémonie planétaire complète.En lisant votre commentaire j’ai retrouvé la trajectoire du chercheur du CNRS Jean-Pierre Petit, dont je connaissais l’existence, les compétences et les nombreux talents de longue date. Je savais que cela s’était mal passé, mais j’ignorais que la sottise ait pu atteindre de tels sommets. On ne sait pas à partir de quelle date les Américains, du moins ceux qui étaient réellement au courant, ont commencé à comprendre le profit qu’ils pourraient tirer d’une étude minutieuse du dossier OVNI. Peut-être très vite, par exemple à l’occasion d’un crash, peut-être dès la fin des années quarante. Il restait alors à constituer un groupe formé des meilleurs éléments scientifiques du pays, dans de nombreux domaines. En 1975, en France, nous avions eu la chance qu’un chercheur particulièrement perspicace comprenne l’intérêt du dossier ovni. Doté de connaissances, non seulement très pointues sur les plasmas à température modérée, moins de dix mille degrés, et leurs instabilités très spécifiques (par opposition aux plasmas thermonucléaires des tokamaks et des bombes), mais devenues rares au plan international après la récession de la fin des années soixante, dans tous les pays, dans ce secteur MHD, Petit a pu à une certaine époque mettre la France complètement en pointe au plan des idées sur la propulsion MHD, la suppression de la turbulence et l’annihilation des ondes de choc. Je n’exclu pas qu’à cette époque ses travaux théoriques se soient même trouvés pendant un temps, même bref, en avance sur ceux des Américains. Ils l’étaient en tout cas très certainement s’agissant de tous les autres pays européens. Nous n’avons pas su saisir cette chance et à cause de cela le retard est considérable, particulièrement dans le domaine de la MHD, qu’on a contraint Petit à abandonner totalement il y a plus de dix ans.Je ne sais pas de quand date la prise de conscience des Français. Mais ce rapport ne s’adresse pas seulement aux responsables politiques de notre pays, il vise aussi à mon avis les homologues étrangers en matière de recherche militaire et de défense. Malheureusement, ce réveil et cette prise de conscience me semblent un peu tardifs. Si les Américains, et cela semble être le cas, ont réussi à transformer un certain savoir-faire, issu de l’ovni, en réalisations concrètes (avions furtifs à très haute vélocité, bombes à anti-matière et peut être synthèse d’anti-matière, en tant que source d’énergie primaire pour la propulsion spatiale), c’est qu’ils ont su associer à ces projets les gens les plus brillants, en y mettant le prix. Par ailleurs il ne s’agissait pas d’une « recherche et développement » au sens classique du terme, mais, sous certains aspects, de la création ex-nihilo d’édifices scientifiques entièrement nouveaux. Si les Américains savent déjà produire de l’antimatière en quantités importantes, il est fort probable que cette filière n’a que peu de rapport avec les infimes quantités que l’on sait produire dans les collisionneurs. Ceci implique le maintien d’un secret de la manière la plus rigoureuse qui soit, au prix d’une rétention d’information tout à fait étonnante, ne serait-ce qu’en physique théorique. Quoi qu’il en soit, pour mettre en route un tel programme, il a fallu qu’à un moment donné un responsable au plus haut niveau dise « débrouillez-vous pour me mettre là-dessus les meilleurs, et mettez-y le prix ». En Europe, et spécialement en France, une telle attitude semble difficilement imaginable. Nous sommes un pays d’appareils. Quand je pense au « cas Petit », celui-ci n’ayant été, en 1976, ni militaire, ni polytechnicien, ni ingénieur du CNES, ni même simplement reconnu par sa hiérarchie du CNRS, où il était traité comme un pestiféré, n’avait aucune chance de trouver une place dans un quelconque projet. Les novateurs sont presque toujours des gens un peu à part, et visiblement aucun effort n’a été fait pour tenter d’intégrer ce personnage hors du commun dans cette affaire. Inversement, la marginalité n’a jamais fait peur aux Américains, qui sont avant tout des pragmatiques, allant même jusqu’à confier des responsabilités importantes à des autodidactes.Si les chercheurs à dénicher, pour essayer de rattraper les Américains, que cela soit en France ou dans d’autres pays européens, sont des personnages du même acabit, alors la partie me semble mal engagée.Quant à l’idée d’amener les Européens à s’unir pour faire pression sur « le grand frère d’outre-Atlantique » pour le contraindre à partager ses secrets, elle me semble relever de l’utopie. Des pressions, de quelle nature ? Si les Américains maîtrisent l’anti-matière et les supraconducteurs fonctionnant à température ordinaire, leur avantage technologique leur confère, outre un atout stratégique décisif, une force de frappe économique potentiellement imparable, liée à une maîtrise totale de l’énergie.

    Fin de citation.

    Août 1999

     

    Rapport  COMETA

    Résumé du Rapport par A. J. Holbecq


    Cet été 1999 est paru dans un numéro hors série de VSD de juillet, intitulé:


    LES OVNI ET LA DÉFENSE : 

    A QUOI DOIT-ON SE PRÉPARER ?

     
    Les gens qui ont écrit ce rapport sont courageux, si l’on considère leur statut. Je connais des scientifiques dont la carrière fut stoppée dès qu’ils eurent envisagé l’hypothèse extraterrestre et nous en parlerons dans la suite de cet article.

    Tout, dans ce document, est conçu afin de mener le lecteur à une seule issue « viable » au problème OVNI : l’hypothèse extraterrestre. Cette dernière vient de gagner en crédibilité auprès des lecteurs « grand public » du VSD. Mais même tiré à plus ou moins 100 000 exemplaires, même au niveau national, cela reste semi-confidentiel. Espérons néanmoins que cela sera un pas de plus dans la bonne direction.

    Il y est dit que:« Le phénomène OVNI concerne la Défense au sens large et appelle un certain nombre de mesures que nous examinerons dans une dernière partie » : […] – une réflexion sur les conséquences stratégiques, politiques et religieuses qu’entraînerait une éventuelle confirmation de l’hypothèse extraterrestre, à laquelle il convient dès maintenant de retirer sa connotation bizarre. »

    Le sujet ovni est, depuis des décennies, le dossier le plus tabou qui soit. Aucun intellectuel, aucun essayiste de renom, aucun philosophe, aucun journaliste scientifique et aucun scientifique de haut niveau (à de rares exceptions près) n’a osé s’y attaquer, par crainte du discrédit, faisant montre ainsi d’un manque total de courage intellectuel.

    En 1976 l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale publiait un premier rapport, lequel entraîna la création du GEPAN. L’IHEDN prenait délibérément le contre-pied de toutes les idées de l’époque, en osant prétendre que ce sujet pourrait lui semblait présenter des aspects intéressants, y compris au plan de retombées scientifiques et techniques. Pour ceux qui en seraient curieux, ce rapport se trouve reproduit dans le livre publié par Jean-Pierre Petit aux Éditions Albin Michel, en 1987 « Enquête sur les ovnis » , page 183 et suivantes. (Ce rapport sera bientôt retranscrit sur ce site)

    Près qu’un quart de siècle plus tard, d’autres militaires, secondés par des collaborateurs et ingénieurs de haut niveau, remontent à l’assaut de la forteresse-ignorance et prennent courageusement parti en faveur d’une étude sérieuse du dossier, éléments à l’appui.

    Une association loi de 1901, COMETA, dirigée par le général Letty, vient de rendre public, un document sans précédent dans l’histoire de ce dossier ovni, étant donnée la hardiesse des thèses qui s’y trouvent soutenues.

    Le mieux est de se le procurer. C’est un numéro spécial de VSD, dont le siège social se trouve 15, rue Cassette, à Paris. Si vous ne le trouvez plus en kiosque vous pouvez le commander auprès de Presse-Communication, 79-83, rue Baudin, 92309 Levallois Perret [note de J.F au 1er juillet 2003 : ce numéro de VSD ne semble plus disponible; par contre le rapport COMETA est maintenant publié en format livre]

    Donnons un aperçu du contenu de ce rapport et quelques précisions sur les intervenants.

    La préface est du général Norlain, ancien directeur de l’IHEDN. L’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, ça n’est pas rien. C’est là où se concoctent toutes les armes du futur, toutes les stratégies de l’avenir. Ses bâtiments se trouvent près de l’École Militaire, à Paris. L’accès est extrêmement difficile. Les différents services sont séparés par des sas en verre blindé. C’est « James Bond dans un monument historique aménagé » . Très haut en couleur. Dans ces locaux où on s’attend à voir surgir un personnage de Star Trek, où on pourrait aussi garer sa calèche dans la cour pavée.

    Dans sa préface le général Norlain indique qu’il a confié au général Letty le soin de préparer ce document, qui a été remis sur la table du Chef de l’État et de son Premier Ministre, d’après ce que dit VSD. Rien que cela. Le but étant « de servir la nation, et, peut-être, l’humanité » (je cite la fin de cette préface).

    Tout au long du rapport, ceci étant présenté « comme une commodité de langage » , le terme OVNI, explicité (Objet Volant Non Identifié) est employé, par tous. Le COMETA n’opte pas pour le terme PAN (Phénomène aérospatial non-identifié). Pourtant cette seconde expression, moins précise, aurait pu être conservée. Mais l’optique du rapport est claire. C’est d’objets volants dont on va parler, non de « phénomènes » .

    Notons qu’en règle générale aucune des personnes ayant collaboré à ce document n’occupe actuellement de poste de responsabilité. Aucune n’est en mesure de prendre des décisions, d’engager des fonds. Il ne s’agit que d’émettre des recommandations, des vœux, de formuler des opinions.

    Faisant suite à cette préface du général Norlain, le général Denis Letty, général de l’armée de l’air, en retraite, se présente comme le président d’une association loi de 1901, l’association COMETA, l’auteur de cette plaquette diffusée par VSD. Le Général Letty est donc le maître d’œuvre et le responsable de ces écrits.

    Parmi les membres de cette association COMETA, cités : Pierre Bescond, ingénieur général de l’armement, Denis Blancher, commissaire principal de la Police Nationale au Ministère de l’Intérieur, Bruno le Moine, général de l’armée de l’air, Françoise Lépine, de la Fondation des Études pour la Défense, Christian Marchal, directeur de recherche à l’ONERA (Office National de la Recherche Aéronautique), Marc Merlo, Amiral, Alain Orzag, docteur ès sciences physiques, ingénier général de l’armement.

    La plaquette présente alors un exposé de témoignages.

    - Un pilote de Mirage IV, Hervé Giraud, décrit une rencontre rapprochée datant de 1977. Récit hallucinant, d’un appareil supersonique français pris en chasse par un ovni, qui vient se loger « dans sa queue » (en causant au pilote et au navigateur, selon le témoignage qu’un de mes amis a personnellement recueilli, « la trouille de leur vie » ). L’évolution de l’ovni est décrite catégoriquement comme supersonique. Pourtant aucun bang ne sera entendu par des témoins situés au sol.

    - Un pilote de chasse, le Colonel Claude Bosc, témoigne également d’une rencontre rapprochée datant de 1976.

    - Plus récent (1994) est le témoignage impressionnant d’un Commandant de Bord d’Air France, Jean-Charles Duboc et de son équipage. Témoignages visuels confirmés par un suivi des radars militaires, au sol (plus loin, page 59 du rapport COMETA : « la détection d’une piste sur un écran radar se produit dans un cas aéronautique sur cinq  »).

    Le dossier COMETA présente également des classiques étrangers, comme l’affaire de Lakenheath (Royaume-Uni), datant de 1956. Là encore, conjonction d’observations visuelles et de suivis radar. Le télex envoyé par la base de Lakenheath dit en substance : « le fait que des accélérations rapides et des arrêts brusques aient été détectées par les radars et par la vue à partir du sol donne au rapport une crédibilité certaine. On ne croit pas que ces observations puissent avoir une quelconque origine météorologique ou astronomique « . A noter que les avions furtifs ou les machines futuristes issues des « black programs » ne sont, en 1956, qu’à l’état de projets encore très vagues.

    On trouve également dans le rapport COMETA un vieux classique américain : l’affaire du RB-47 (1957), décrite dans de nombreux ouvrages. Il s’agit cette fois du suivi, pendant plus d’une heure, d’un quadriréacteur B-47, spécialement équipé pour la détection des signaux radar émanant de sous-marins soviétiques pouvant évoluer dans le golfe du Mexique, par un ovni virevoltant autour de l’appareil. Même confirmation par les radars du sol. L’appareil américain fournit d’intéressantes données concernant le rayonnement électromagnétique émis par l’ovni : 3 gigahertz, pulsé en 500 hertz, une fréquence optimale pour ioniser l’air, à cette altitude.

    Le cas de Téhéran, septembre 1976, est spectaculaire. Un mystérieux objet se trouve alors pris en chasse par des chasseurs Phantom 4, envoyés par le général Youssefi. Un des pilotes tente… de tirer vers lui un missile « sidewinder » , mais au même moment ses commandes de tir se trouvent bloquées (mais pas ses commandes de vol !). Là encore, conclusions : témoins multiples, à forte crédibilité, observations confirmées au radar, effets électromagnétiques enregistrés par trois équipages distincts, effets physiologiques, degré extraordinaire de manœuvrabilité (nous sommes en 1976!). Le dossier présente également des cas du même genre ( Russie, Argentine).

    On peut remarquer que dans ce rapport, sans doute pour éviter de l’alourdir, il n’est pas fait mention des tentatives d’interception d’ovnis par des F16 des Forces Aériennes Belges le 31 mars 1990 (mais il est vrai que ce rapport est maintenant classé « Confidentiel défense » en Belgique), ni du cas du vol JAL 1628 (Boeing 747) du 17 novembre 1986 dont l’équipage a pu observer pendant près d’une heure, d’abord deux ovnis de la taille d’un DC8, et ensuite une gigantesque soucoupe « de la taille de deux porte-avions.. « . Néanmoins ces témoignages ont été, avec bien d’autres, parfaitement analysés dans le hors série VSD de juillet 1998 « Ovnis, les preuves scientifiques »

    Le rapport se poursuit par des observations précises opérées à partir du sol.

    - Tananarive, 1954 (témoins : des membres du service technique d’Air France).

    - Observation d’une soucoupe près du sol par un pilote, en France (1979).

    - Juillet 89 : cas à témoins multiples dans une base militaire Russe.

    On passe aux « rencontres rapprochées » : Valensole, 1965 : un fermier est paralysé par des humanoïdes sortis d’un engin ovoïde, qui décolle en laissant dans des lavandes des traces biologiques de longue durée, ainsi qu’une étrange empreinte au sol.

    - Cussac, 1967, enquête GEPAN/SEPRA : Il s’agit cette fois d’une rencontre rapprochée entre de jeunes paysans et des humanoïdes d’un mètre vingt. Les témoins voient ces personnages « réintégrer leur véhicule sphérique par le haut, en y pénétrant tête première » . Un magistrat effectue une contre enquête, cuisine les témoins et conclut à la crédibilité de leur récit.

    L’incontournable cas de Trans-en-Provence, enquêté par le GEPAN, en janvier 81. Un paysan d’origine italienne voit une soucoupe de 3 mètres de diamètre se poser, assez brutalement, dans son terrain. Puis elle repart. Des analyses effectuées par le biologiste Michel Bounias mettent en évidence un important traumatisme biologique, affectant les luzernes, parfaitement corrélé avec la distance à l’épicentre du phénomène.

    Nancy, octobre 1982, le cas dit « de l’Amarante » . Un étrange face à face, dans son jardinet, entre un biologiste et un ovni de deux mètres de diamètre, lévitant sans bruit à deux mètres de lui. Végétaux altérés.

    Le SEPRA fournit ensuite deux cas d’observations ayant été ramené à des faits élucidés.

    La seconde partie est intitulée « Le point sur les connaissances « .

     COMETA évoque la naissance, au sein du CNES, du GEPAN (Groupe d’Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), devenu plus tard le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de rentrées Atmosphériques). C’est le professeur André Lebeau, auteur d’une préface de la plaquette COMETA, qui signa l’acte de naissance de ce service, lequel se trouve placé sous le contrôle d’un conseil scientifique de sept membres. Phase de mise en place de l’organisation, rôle de la gendarmerie nationale, traitement des données, bilan et résultat de la coopération avec la Gendarmerie, participation de l’Armée de l’Air.

    Un chapitre est consacré aux « moyens complémentaires de recherche ».

    Des conventions sont évoquées, traitant de l’étude des impacts de foudre, des météores, des perturbations de lignes Edf. Un groupe de sociologues étudie également l’impact du dossier ovni sur les populations, le comportement des groupuscules ufologiques, l’activité de sectes orientées ovni. La société Fleximage se voit confiée l’analyse de clichés photographiques.

    Il convient d’insister sur deux passages, de quelques lignes, que nous allons reproduire intégralement :

    Page 30 :

    1. Analyse des prélèvements.
      Le GEPAN/SEPRA s’appuie sur différents laboratoires civils et militaires, dont ceux de l’Établissement Technique Central de l’Armement (ETCA), pour analyser les prélèvements de sol et de végétation recueillis au cours des enquêtes.
    2. Exploitation des photographies:
      Des travaux sur le traitement d’images ont été conduits entre 1981 et 1988 au sein de l’ETCA. Ils ont permis de définir les techniques et les procédures, reprises dans la note n° 18 du GEPAN, pour l’étude des photographies présumées d’ovnis. Des filtres de diffraction ont été mis en place dans les gendarmeries, pour permettre le recueil d’informations sur le spectre lumineux émis

    Ces passages seront spécialement commentés dans la seconde partie de cette étude du rapport COMETA.

    Enfin, la panoplie des moyens d’investigation du GEPAN/SEPRA évoque le système de surveillance du ciel, mettant en œuvre des radars particulièrement puissants et adaptés à ce type de « cibles » , que des radars civils classiques ne pourraient prendre en charge. .
    Chapitre sept : « Méthode et résultats du GEPAN/SEPRA »

    Le GEPAN/SEPRA existe depuis 1977, ce qui représente vingt deux ans d’activité. La lecture du rapport COMETA semble indiquer que les activités de ce service du CNES se sont bornées exclusivement à la collecte de renseignements et à des enquêtes sur le terrain, menées en collaboration avec la gendarmerie et les militaires. La réalité est quelque peu différente, mais cet aspect sera abordé dans la seconde partie de ce dossier, consacrée à un commentaire du rapport. Dans celui-ci, l’apport de cette équipe CNES semble se limiter à une simple typologie, qui avait d’ailleurs été présentée en conférence par le second responsable du GEPAN, le polytechnicien Alain Esterle, successeur du premier responsable, Claude Poher, tous deux ingénieurs au CNES.

    Une brève remarque en passant. Lors de sa prise de fonction, l’ingénieur du CNES Claude Poher, premier chef du GEPAN, avait fait étudier par la société Jobin et Yvon (rachetée depuis par la société ISA, 16 rue du Canal – 91165 Longjumeau) des bonnettes destinées à équiper les appareils photographiques faisant partie de la dotation de toute équipe de gendarmerie en activités (ne serait-ce que pour effectuer des constats sur un accident automobile). Ces bonnettes sont un accessoire peu encombrant qu’il suffit d’adapter en un simple geste sur l’objectif de l’appareil. Comportant ce qu’on appelle un réseau, il transforme l’image d’un ovni en spectre. Un réseau fonctionne à la manière d’un prisme et décompose la lumière en raies. L’analyse de ce document fournirait alors de nombreuses données concernant la nature du milieu émissif, sa température, la vitesse d’approche ou d’éloignement de l’objet (par effet Doppler) et même l’intensité du champ magnétique qu’il produit. Mais n’était-ce donc pas Payan qui était PDG de la société Jobin et Yvon en 1978/1980 ? Pour savoir qui est ce Payan, voir la page suivante; « commentaires ».

    Apparemment, en vingt deux années, alors que toutes les équipes de gendarmerie sont équipées de cette bonnette, alors que de nombreux gendarmes ont été témoins directs du phénomène, aucun n’aurait réussi à obtenir un spectre d’ovni.

    Chapitre huit : OVNI : hypothèses, essais de modélisation.

    L’aspect le plus déconcertant de ces objets volants non-identifiés est, entre autre, l’apparence d’un déplacement supersonique, avec absence de Bang, d’onde de choc. Dans le rapport, on lit :

    La propulsion MHD pourrait rendre compte de ce silence : des premières expériences d’atténuation du bruit, par suppression du sillage et de l’onde de choc, encore que dans des conditions très particulières, sont encourageantes.

    Il n’est pas fait mention de l’auteur exclusif de cette idée : le professeur Jean-Pierre Petit, Directeur de recherche au CNRS. Il n’est pas fait état non plus de la thèse de doctorat de son étudiant Bertrand Lebrun, qu’il a dirigé avec succès, sur le sujet, et fait l’objet de plusieurs communications scientifiques dans des revues scientifiques de haut niveau et des congrès internationaux de MHD. Mais son nom figure dans la bibliographie, en fin d’ouvrage, associé à une bande dessinée « Le Mur du Silence » , parue aux éditions Belin, en 1983 et consacrée au sujet. Il est vrai que ce numéro spécial de VSD s’adresse au grand public, non à des scientifiques. Dans la seconde partie du présent document, dans les commentaires, quelques éclaircissements seront apportés concernant cet étrange mutisme.

    Ce chapitre huit se poursuit par l’évocation d’autres modes de propulsion. Il est rappelé que la propulsion MHD est inopérante dans le vide spatial, interplanétaire ou intersidéral, l’engin s’appuyant nécessairement sur le milieu ambiant (air ou eau). Le rendement propulsif est directement lié à la vitesse d’éjection. Dans des systèmes de propulsion conventionnels (fusées), celle-ci est limitée par la température régnant dans la chambre de combustion à 2000-2500 mètres par seconde.

    Le rapport ne mentionne pas les résultats de pointe qui avaient été obtenus en France, à l’Institut de Mécanique des Fluides de Marseille (laboratoire de MHD où travaillait Jean-Pierre Petit), en 1967, et où des vitesses d’éjection de 8000 mètres par seconde avaient été obtenues. Alors qu’il mentionne des efforts concernant la propulsion MHD poursuivis dans différents laboratoires étrangers (Rensselaer Polytechnic Institute de Troy, près de New York, par exemple) il est totalement muet sur les travaux très en avance qui avaient été poursuivis en France de 1965 à 1985, c’est à dire pendant vingt années. Nous donnerons dans la seconde partie de cette étude du rapport COMETA notre interprétation de cet état de fait.

    D’autres systèmes de propulsion sont évoqués. Il s’agit alors de propulseurs additionnels, destinés à équiper des sondes spatiales. Si ceux-ci sont censés ne pouvoir développer que des poussées relativement faibles, ils ont l’énorme avantage, avec un rendement propulsif très important (vitesses d’éjection de l’ordre de cent kilomètres par seconde et plus) de pouvoir maintenir cette poussée pendant des mois, donc de fournir, grâce à une accélération faible, mais soutenue, des gains de vitesse que les systèmes conventionnels ne sauraient assurer, raccourcissant notablement les durées de voyage de sondes en direction de planètes lointaines, comme Jupiter, par exemple. Avec un système conventionnel, s’agissant par exemple de positionner une sonde assez lourde comme Galileo, autour de Jupiter, un système de propulsion par fusée s’avère inopérant. Le gain de vitesse doit donc être recherché dans l’effet de fronde. C’est un classique de la technologie spatiale. On envoie alors la sonde « derrière » une planète orbitant autour du soleil. Attirée par la planète, la sonde se trouve alors accélérée. Dans le cas de Galileo, le gain de vitesse fut obtenu par deux effets de fonde successifs, dus à deux passages d’abord à proximité de Vénus, puis de la Terre elle-même, qui orbite autour du Soleil à 20 km/s.

    Si Galileo avait été équipé d’un propulseur additionnel à haut rendement, son temps de positionnement autour de Jupiter aurait pu être notablement réduit.

    Le rapport mentionne également l’intérêt considérable de l’emport d’énergie sous forme d’antimatière, synthétisée préalablement sur Terre, puis stockée à bord de la sonde dans des bouteilles magnétiques (technique parfaitement au point : je parle de la technique de confinement). Ce type de propulsion représenterait un saut qualitatif considérable. En effet, dans les fusées, plus de quatre vingt dix pour cent de la masse est concentrée dans le « propulsif » (combustible solide ou système cryogénique). Le propulseur utilisant comme énergie primaire de l’antimatière verrait cette masse « exo-énergétique » diminuer drastiquement (ainsi, pour positionner un satellite comme Galileo autour de Jupiter, l’énergie à mettre en œuvre correspondrait à une masse d’antimatière inférieure à un décigramme). Ca n’est pas l’antimatière elle-même qui se trouve alors éjectée. Son annihilation avec une masse équivalente de matière, toute aussi faible, est convertie en énergie électrique, laquelle est alors utilisée pour accélérer le propulsif lui-même, par exemple des atomes de silicium. Une sonde pourrait ainsi capter son propre propulsif au cours de son voyage, par exemple en traversant la ceinture d’astéroïdes, et « refaire le plein », avec … de simples cailloux !

    Il est précisé dans le rapport COMETA que la sonde Deep Space 1 , qui devait frôler l’astéroïde 1992 KD le 29 juillet passé, serait équipée d’un propulseur à fort rendement, sans qu’on sache grand chose sur sa source d’énergie primaire.

    Ces systèmes de propulsion avancés, si séduisants qu’ils puissent être, s’ils mettent les lointaines planètes de notre système solaire plus à notre portée, en réduisant les temps de voyage à quelques mois, resteraient inopérants pour des croisières intersidérales, les distances interstellaires étant 10.000 fois plus importantes que les distances séparant les planètes de notre propre système.

    Il existe des hypothèses plus avancées, comme celle de Jean-Pierre Petit, qui envisage que dans un futur plus ou moins lointain des « nefs terriennes » puissent emprunter un « univers jumeau du nôtre », utilisé comme une sorte de « métro-express » (où la vitesse de la lumière serait beaucoup plus importante que dans notre « versant d’espace-temps ») et où des engins pourraient croiser après avoir opéré un « transfert hyperspatial ». Mais, en l’état, quoiqu’ intéressants, ces travaux restent spéculatifs dans l’état de la recherche « observationnelle » actuelle.

    Le rapport COMETA, quant à lui, se limite au modèle dérivant des idées d’O'Neill, reprises par les astronomes G.Monnet et Ribes dans leur ouvrage « la vie extraterrestre » (Larousse). Il s’agit alors de voyages sans retour, effectués dans d’immenses cités spatiales (30 km de long sur 6 de diamètre) abritant tout un écosystème, et passant d’un système planétaire à un autre « en des milliers de générations ». Dans de tels ensembles, une lente rotation assurerait une pesanteur artificielle.

    Parmi les phénomènes classiquement associés aux objets volants non identifiés se trouvent les arrêts de moteurs de véhicules et, plus généralement, la perturbation de systèmes électriques. Page 37 nous lisons :

    On peut songer à des rayonnements radioélectriques, tels que des micro-ondes, dont nous savons qu’elles peuvent provoquer des effets de ce genre et qui peuvent être facilement formées en faisceaux pour agir à distance. Dans ces conditions, l’émission de micro-ondes par les engins inconnus serait de nature à créer autour du véhicule un champ électrique assez élevé pour que les tensions d’allumage, en s’y additionnant, provoquent l’ionisation autour du circuit haute tension du moteur (bobine, distributeur, fil de bougie), court-circuitant ainsi les impulsions d’allumage vers la masse du moteur en l’arrêtant.

    Et, plus loin :

    En France, des générateurs hyperfréquence de grande puissance, pouvant être utilisés à cette fin, sont à l’étude.

    Le rapport COMETA précise que les dispositifs à allumage électroniques et, plus généralement tous les dispositifs électroniques seraient a priori très sensibles à ce type d’effecteur. Les précisions techniques fournies laissent à penser que des tests pourraient avoir été faits avec succès. Mais on touche là au confidentiel défense. En effet, un pinceau de micro-ondes visant une ogive pilotable en phase de rentrée, ou un missile de croisière, pourrait ainsi mettre hors service son système de pilotage ou de mise à feu de sa charge, voire faire exploser celle-ci, s’il s’agit d’un explosif chimique, avant qu’elle ne frappe sa cible.

    Le rapport mentionne que les créations à distance de paralysies d’être humains par faisceaux de micro-ondes sont étudiées, entre autres, à l’Air Force Weapons Laboratory de Kirkland. Là encore, on touche au confidentiel défense. Si de telles études étaient menées en France (et il y a gros à parier qu’elles l’ont été depuis longtemps) on imagine mal les militaires français rendant compte du résultat de telles recherches.

    On touche là au paradoxe du rapport COMETA « les ovnis et la défense ». On a l’impression très nette que les auteurs du rapport disposent de résultats d’études susceptibles de les entraîner à rendre prioritaire une hypothèse véhiculaire, mais qu’ils ne peuvent guère en faire état, ces études étant par trop liées à la Défense Nationale.

    Dans cette suite du chapitre huit les auteurs présentent les hypothèses d’ensemble. Le rapport dit :

    S’il n’y avait qu’une dizaine de PAN D (phénomènes aérospatiaux pour laquelle aucune explication « terrestre » n’a pu être fournie) on pourrait se contenter de classer « sans suite » ce dossier ambigu, mais nous n’en sommes plus là, de très loin.

    L’éventail des interprétations possibles est alors passé en revue. L’hypothèse de l’engin ultra-secret et révolutionnaire se trouve évacuée, étant donnée l’ancienneté des témoignages (songer à ceux qui sont reproduits dans le rapport et qui datent des années cinquante).

    On lit : Certes, l’avion furtif et la magnétohydrodynamique conduisent à des progrès impressionnants.

    L’existence des engins furtifs est déjà connue. La MHD aurait-elle déjà fait l’objet d’applications militaires ? On ne peut le rejeter a priori, le problème de la source de puissance embarquée pouvant être a priori résolu par l’emport d’une infime quantité d’antimatière confinée. Voir à ce sujet une des dernières phrases du rapport, citée, concernant « les retombées de l’étude des ovnis », page 85.

    Puis brève évocation « d’images holographiques » et des « phénomènes naturels inconnus ». Puis ( 8.3.6, page 41) les auteurs évoquent les hypothèses extraterrestres. Hypothèses volontairement limitées au non-spéculatif. Le rapport invoque alors, comme évoqué plus haut, la thèse de Ribes et Monnet, inspirée des idées de O’Neill, concernant l’existence d’immenses cités de l’espace, opérant d’interminables croisières sans retour, à l’échelle « de milliers de générations humaines » dont les ovnis ne seraient que des engins d’exploration.

    Chapitre neuf : organisation des recherches à l’étranger.

    Bref survol des problèmes plus particuliers aux États-Unis (les enlèvements, par exemple). Évocation du passé, du fameux rapport Condon dont il est rappelé que les conclusions contredisaient le contenu même du document.

    Le rapport mentionne également, page 58, l’existence de la directive JANAP 146 (Joint Army, Navy, Air Force Publication), mise en place par les États Unis dès 1953, qui s’applique aussi bien aux militaires qu’à certains civils (commandants de bord de l’aviation civile, capitaines d’unités de la marine marchande) et qui intime à tous ces gens de rendre compte, de toute urgence, de tout témoignage lié au phénomène ovni, la divulgation de telles informations étant assimilées à celle de secrets militaires et tombant ainsi sous le coup des lois réprimant l’espionnage. A la clef : dix ans de prison et dix mille dollars d’amende. Puissamment dissuasif.

    A ce sujet les auteurs du rapport déclarent :

    Ce règlement explique peut être la réticence fréquente des militaires américains, des aviateurs en particuliers, à évoquer le sujet des OVNI.

    Ca n’est pas « peut-être », c’est sûrement. Est-ce que vous imaginez un pilote militaire ou civil, ou un commandant de la marine marchande, qui oserait conter des aventures ovniesques dans la presse, sachant qu’il peut encourir des peines aussi importantes.

    Mais il est étonnant que les auteurs du rapport n’aient pas parlé de la loi française qui interdit la consultation des rapports de gendarmerie concernant les ovnis, pendant… 60 ans, et n’aient pas, par la même occasion, demandé son abrogation. (voir sur ce site une copie de lettre du Ministère de la Défense confirmant ceci)

    La suite du rapport évoque les efforts entrepris par l’épouse d’un ancien ambassadeur des États-Unis en France, Madame Galbraith, pour « promouvoir dans son pays des recherches scientifiques enfin sérieuses sur ce sujet ». Comme nous avons pas mal de remarques à faire sur cet aspect du dossier publié par VSD, se référer aux commentaires.

    Page 52: 

    La « thèse du général Corso » est évoquée et considérée avec le plus grand sérieux. De 1953 à 1957 ce général fut membre du National Security Council, et donc en contact permanent avec le président Eisenhower. J’ai lu son ouvrage The Day after Roswell, préfacé de manière très élogieuse par Strom Thurmond, actuel président de la Commission des Forces Armées du Sénat Américain. Corso affirme qu’en 1961- 62, responsable « des technologies étrangères » au service recherche et développement, il aurait été chargé de faire discrètement profiter l’industrie américaine des objets de technologie très avancée trouvés dans l’épave récupérée à Roswell (selon lui, lasers, circuits imprimés, intensificateurs de lumière, etc.). Il aurait vu lui-même le cadavre d’un des occupants de l’épave, « conservé dans un cercueil de verre ».

    Toujours au chapitre neuf, le rapport COMETA fait le point sur la situation au Royaume-Uni, où on assisterait à un revirement semblable à ce qui semble se dessiner dans notre pays. Le Ministère de la Défense britannique se serait ainsi très tôt doté d’une structure d’étude du dossier OVNI (dont l’unique but aurait été de déterminer si ces rapports présenteraient un intérêt pour la Défense).

    Les premiers responsables de ce service déclarèrent en leur temps :

    Si on disposait de suffisamment de données, tous les cas pourraient sans doute être expliqués.

    Mais Nick Pope, responsable de 91 à 94, prend maintenant le contre-pied de cette position en privilégiant fortement l’hypothèse extraterrestre, comme COMETA. .

    Le rapport COMETA ne donne pas la parole à Jean-Jacques Vélasco, actuel responsable du SEPRA (service d’Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphériques) qui, au CNES, est censé étudier les affaires d’ovnis. Cette fois c’est le même personnage qui infléchit progressivement sa position. Il existe, dans les archives de TF1, une interview de celui-ci, menée par les frères Bogdanoff, au cours de laquelle il déclarait « que seul un infime pourcentage de cas restaient inexpliqués » et il pronostiquait « que le progrès futur des connaissances en matière de météorologie finirait par permettre de réduire les rares cas inexpliqués à des phénomènes naturels ». Dans au moins deux articles (VSD de juillet 1998 déjà cité et « lettre ouverte aux sceptiques » dans la revue Sciences frontières de mars 1998), il reconnaît maintenant « l’hypothèse extraterrestre » et que de nombreux cas ne peuvent être expliqués autrement.

    Le rapport COMETA se fait l’écho des déclarations de Ralph Noyes, prédécesseur de Nick Pope à la direction du service-ovni britannique, devenu par la suite sous-secrétaire d’État à la Défense, lequel juge probable l’existence d’un service, au sein de la Défense anglaise, chargé d’études secrètes concernant le phénomène ovni.

    En France, le SEPRA est censé concentrer toute cette recherche. Existerait-il au sein de la défense française un organisme chargé, lui aussi, d’études secrètes ? Cette question sera soulevée dans la partie « commentaires sur le rapport COMETA ».

    A la fin du chapitre neuf se trouve une brève évocation de l’état des recherches sur le sujet dans les pays de l’Est. Mais l’état de décomposition de l’ex-empire soviétique donne alors l’impression d’une certaine confusion (vente, à la chaîne de télévision ABC news, par le colonel Boris Sokolov, d’une collection d’enquêtes effectuées par les militaires, de 1978 à 1988).

    La troisième partie du rapport COMETA est intitulée « Les ovnis et la défense ». Celle-ci est délibérément axée sur l’hypothèse d’incursions d’extraterrestres. Des questions sont posées :

    Quelles seraient les intentions de ces visiteurs ? Veulent-ils envahir la Terre ? La préserver d’une auto-destruction nucléaire? Connaître et conserver le patrimoine que nos civilisations ont créé au cours des siècles ?

    Les États de la Terre se trouvent classés en différentes catégories :

    1. États inconscients des phénomènes extraterrestres ou qui s’estiment non concernés.
    2. États conscients des phénomènes extraterrestres mais dépourvus de moyens d’investigation.
    3. États conscients des phénomènes extraterrestres et pourvus de moyens d’investigation.
    4. États entrés en contact avec une ou plusieurs civilisation extraterrestre et qui ont établi des relations et/ou entamé une collaboration politique, scientifique et technique.

    Dans la catégorie « d » pourraient se trouver les États-Unis, suspectés, dès le déferlement du phénomène ovni sur leur territoire, à la fin des années quarante, d’avoir pratiqué avec constance une efficace politique de désinformation. L’association COMETA, envisageant cette éventualité, se demande pourquoi un secret d’une telle importance aurait-il pu être préservé jusqu’à nos jours et sa réponse est :

    Le plus simple est que les États-Unis veulent conserver à tout prix une supériorité technologique militaire sur les pays concurrents et, peut-être, un contact privilégié.

    Les auteurs du rapport COMETA suspectent les Américains de détenir des secrets technologiques, soit issus de l’étude d’épaves d’ovnis, soit provenant de « tuyaux » directement communiqués par des extraterrestres, qu’ils ne souhaiteraient pas partager avec leurs partenaires de l’OTAN. Et d’ajouter :

    Comment concevoir des relations politiques et militaires harmonieuses entre alliés, en particulier au sein de l’OTAN, qui devraient normalement être fondées sur une confiance élémentaire, si l’accès à des informations technologiques, en particulier, d’une importance incalculable, n’est pas partagé ?

    Au plan national, le rapport COMETA recommande le renforcement de la structure existant au sein du CNES. Mais comme cette position appellera quelques commentaires, nous renvoyons le lecteur à cette seconde partie de notre étude.

    Au chapitre treize les implications d’un éventuel contact avec des extraterrestres sont analysées, sous tous les aspects possibles, historique, culturel, technico-scientifique, religieux, politique. Les auteurs reconduisent alors le discours qui avait été développé par les astronomes Jean-Claude Ribes et Guy Monnet dans l’ouvrage qu’ils avaient fait paraître aux éditions Larousse, intitulé « La Vie Extraterrestre ». On imagine alors quelle stratégie serait adoptée par des terriens si leur technologie leur permettait, dans un futur proche ou lointain, d’entrer en contact avec d’autres ethnies, selon l’état de développement de celles-ci. Se trouvent ainsi justifié le non-contact (pour éviter un choc culturel dommageable), la désinformation, mêlée à l’ostentation (survol par des machines volantes) « pour habituer progressivement ces ethnies à la présence de visiteurs ».

    Page 70 on peut lire :

    - La paix est un facteur de richesse et de stabilité du pouvoir.

    Le dossier COMETA se termine par des « conclusions et recommandations ». On y évoque des recherches, tant menées au sein du CNES que dans d’autres pays, en particulier aux États-Unis, qui démontrent la réalité physique quasi certaine d’objets volants totalement inconnus, aux performances de vol et au silence remarquable, apparemment mus par des intelligences. (page 71)

    - Des engins secrets d’origine bien terrestre (drones, avions furtifs…) ne peuvent expliquer qu’une minorité des cas.

    - Une seule hypothèse rend suffisamment compte des faits et ne fait appel, pour l’essentiel, qu’à la science d’aujourd’hui : c’est celle de visiteurs extraterrestres.

    - L’hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientifique.

    Le rapport recommande donc de délivrer une formation à tous les corps de l’État et à toutes les structures établies, tant civiles que militaires, susceptibles d’être concernés par le problème. Il recommande également un renforcement du SEPRA, ainsi que l’établissement d’une liaison entre cet organisme et le plus haut niveau de l’État.

    Le rapport publié par VSD est complété par un certain nombre d’annexes. On y évoque les procédures de détection radar. L’astronome Jean-Claude Ribes prend le contre-pied d’une position tenue depuis des décennies par la communauté des astronomes et conclut, preuves en main :

    - Il apparaît que le pourcentage des observations effectuées par des astronomes est le même que pour la population globale.

    Cette position avait déjà été défendue par Pierre Guérin, Astrophysicien, qui dit « … autrement dit la proportion de scientifiques parmi les témoins du phénomène est anormalement grande » (Cité dans « Épistémologie du phénomène ovnien » de Jacques Costagliola, édition l’Harmattan), n’en déplaise à Monsieur André Brahic qui a écrit dernièrement un livre qu’on peut éviter de lire (Enfants du soleil, histoire de nos origines), Monsieur Brahic faisant parti de ces scientifiques qui estiment que la seule vérité ne peut être que celle qu’ils ont apprise à l’école primaire… Excusez-moi ce bref aparté.

    Brève digression sur « la vie dans l’univers » et sur la future colonisation de l’espace par l’homme, par simple besoin d’espace vital.

    Chose surprenante : l’affaire Roswell est prise au sérieux et citée comme un exemple d’une action de désinformation menée par les États-Unis. Mais, page 80, un passage assez surprenant, que nous reproduisons in extenso :

    7.3.2 Les retombées de l’étude des OVNI

    L’armée américaine a en effet conçu des aéronefs présentant les caractéristiques décrites par les témoins les plus dignes de foi. Les retombées sont potentiellement considérables, dans les domaines de la propulsion, des matériaux et des structures, de la furtivité, des armements.

    On notera qu’il est écrit « a conçu » et non « aurait conçu ». Si cette assertion est exacte ceci signifie :

    - Que les Américains ont mis au point des aérodynes MHD, seuls ou avec une aide « extérieure », tels que décrits dès 1975 par le chercheur Jean-Pierre Petit, capable d’évoluer à vitesse supersonique sans créer d’onde de choc.

    - Que ces machines possèdent une source d’énergie primaire ad hoc, qui pourrait être une réserve d’antimatière confinée dans une bouteille magnétique, celle-ci étant ensuite convertie en puissance électrique et alimentant par ailleurs le système cryogénique des solénoïdes supraconducteurs. Comme l’a toujours dit et écrit Jean-Pierre Petit, si une telle source d’énergie, compacte et présentant un rapport puissance sur poids suffisant venait à voir le jour, l’aérodyne MHD deviendrait immédiatement le véhicule idéal, surclassant toutes les autres machines volantes.

    Dans un de ses livres, Enquête sur les ovnis, ce chercheur mentionne la réaction d’un scientifique américain, le professeur Kunkle, lors d’une conférence qu’il avait donné, au milieu des années quatre vingt, au département de mécanique des fluides de l’université de Berkeley, sur invitation de son collègue et ami, le professeur Oppenheim. Kunkle, directeur du Département de Physique des Hautes Énergies de l’Université avait alors réagi en s’exclamant :

    - J’ai du mal à rester sans réagir en entendant ce français décrire ici nombre de systèmes qui sont actuellement à l’étude au Lawrence Livermore Laboratory, étant donné que ces projets sont si secrets, là-bas, que je ne me sens même pas autorisé à les évoquer dans cette salle.

    Le rapport COMETA se termine par une succincte chronologie des apparitions d’ovnis sur Terre. La résistance et l’hostilité des scientifiques se trouvent dénoncées, de même que celle des hommes politiques, à de très rares exceptions près.

    En résumé :

    Le rapport COMETA, qualifié par VSD de « rapport confidentiel remis au Présent de la République et au Premier Ministre », émane essentiellement des sphères militaires. Il est d’ailleurs possible, et cela ne m’étonnerait pas, que ce texte ne constitue qu’une partie d’un rapport plus étayé, et que ce serait ce rapport-là, comportant la description détaillée des nombreuses expériences et analyses menées soit à l’ETCA, soit au sein de la DRET, qui ait été déposé sur le bureau du Premier Ministre et du Président de la République. Un rapport qui contiendrait assez d’éléments pour les convaincre de la réalité matérielle des ovnis et de la très forte présomption de leur origine extraterrestre.

    Mais, si la France, et sans doute d’autres nations, possédant un niveau de développement technico-scientifique comparable, ont établi la forte présomption de l’existence, depuis le début des années quarante, d’incursions d’ethnies extraterrestres, les États-Unis, eux, posséderaient des preuves matérielles concrètes : épaves d’ovnis, corps, voire auraient noué des contacts fructueux avec ces visiteurs de l’espace, ce qui pourraient leur assurer, à terme, la maîtrise de la planète, grâce à une technologie sans équivalent.

    Si c’était le cas, on pourrait se demander pourquoi une ou plusieurs ethnies auraient pris le risque d’opérer un tel transfert de technologie au bénéfice d’une unique nation de la Terre, dont les ambitions impérialistes n’ont jamais échappé à ses voisins.

    Il existe une hypothèse fascinante. On sait qu’il y a deux ans un mystérieux rapport a été émis sur Internet à partir d’un cybercafé; Il se trouve reproduit sur ce site . Ce texte suggère la mise au point, par les États-Unis, d’armes d’une puissance colossale, défiant l’imagination, fondée sur une synthèse d’antimatière par simple compression, à l’aide de charges creuses thermonucléaires. Sachant qu’un demi-kilo d’antimatière équivaut à la somme de toutes les ogives thermonucléaires actuellement en stock dans le monde, et imaginant que celle-ci puisse être synthétisée d’un coup par centaines de kilos, on débouche sur une arme dont les performances ne sont plus à l’échelle d’une utilisation militaire terrestre. Ce même rapport, assez sophistiqué, explique comment les Américains se seraient débrouillés pour tester ces engins en les camouflant en débris de comète. Les premiers auraient été tirés en direction du soleil. Pour que ces pseudo comètes puissent être confondues avec la famille dit « groupe de Kreutz », il aurait été nécessaire de tirer ces engins selon un angle assez important, par rapport au plan de l’écliptique. Par ailleurs, pour que ces objets puissent plonger vers le Soleil il était nécessaire d’annihiler la vitesse d’orbitation de la Terre, de l’ordre de vingt kilomètres par seconde. Tout cela demandait une grande quantité d’énergie, que des propulseurs fusées n’étaient pas à même de délivrer. D’où, selon ce rapport, le recours à des propulseurs à très forte vitesse d’éjection (cent kilomètres par seconde), où l’énergie de base serait constituée par de l’antimatière stockée dans une bouteille magnétique. Si vous êtes observateurs, vous aurez repéré, dans les différentes technologies de pointe auxquelles les Américains sont censés s’attaquer, tel qu’évoqué par le rapport COMETA, les différents composants de ce projet.

    Les impacts de tels « modules bombes » auraient été observés à l’aide de coronographes et il est extrêmement curieux d’une part de constater que les coronographes les plus performants ont été construits et mis sur orbite par les militaires américains (satellite Solwind, de la Navy), d’autre part que ce même satellite ait été par la suite détruit en servant de cible à un tir d’arme à énergie dirigée, dans le cadre du programme Starwar.

    Par la suite, se référer au rapport en question, d’autres « modules bombes » auraient été acheminés et mis sur une orbite très allongée, en suggérant que ceux-ci puissent être des fragments d’une comète qui se serait disloquée lors de sa capture dans le champ gravitationnel de Jupiter (en pénétrant dans « la limite de Roche » ). Afin que les astronomes (en l’occurrence messieurs Schumaker et Lévy) ne manquent pas de repérer les dits fragments, ceux-ci se seraient entourés d’une magnétosphère, c’est à dire d’un environnement gazeux, d’un plasma, piégé par le fort champ magnétique produit par les engins, milieu suffisamment excité par induction pour produire un rayonnement lumineux détectable.

    Comme par hasard le satellite Galileo, laborieusement positionné par des méthodes conventionnelles (propulseur fusée plus effet de fronde, sur Vénus, puis sur la Terre) aurait été idéalement placé pour observer les impacts, en principe invisibles depuis la Terre. Quelque temps plus tôt, Galileo avait lâché une sonde pénétrant dans l’atmosphère jovienne, soit disant pour étudier sa composition. En fait, dotée d’un bouclier électromagnétique MHD, lui permettant de limiter son échauffement par annihilation de l’onde de choc, cette sonde aurait permis de vérifier la possibilité de faire pénétrer dans l’enveloppe extérieure de la planète géante un objet, à une profondeur suffisante pour que sa détonation simule parfaitement une rentrée cométaire. En effet, d’après les spécialistes, si une comète pénètre dans les couches externes de Jupiter à près de cent kilomètres par seconde, elle parvient à s’enfoncer à une centaine de kilomètres de profondeur avant de se volatiliser complètement. Immédiatement après, le canal de pénétration se trouve empli d’un gaz porté à haute température qui fonctionne comme une sorte de geyser. D’où les immenses panaches observés par les astronomes lorsque la planète, en tournant, révéla l’ampleur des impacts.

    Pure imagination d’un scientifique farceur désireux d’exploiter un certain nombre de données techniques ? Pas si sûr. Il y a d’abord des choses suspectes, dans les impacts. Bien sûr, il était absolument indispensable que ceux-ci se produisent « hors de vue » des systèmes de détection implantés sur la Terre ou en orbite autour de celle-ci, sinon la puissante émission de rayons gamma correspondant à l’annihilation matière-antimatière aurait été détectée. Mais au moins un des impacts se produisit à la limite de l’observable, au voisinage du « limbe » jovien. Les signaux correspondants saturèrent totalement les détecteurs terrestres alors que Galileo ne fournit que des valeurs beaucoup plus modestes.

    Les données concernant l’ensemble du comportement des fragments restent extrêmement déconcertantes. Certains de deux-ci émirent des ions magnésium, d’autres non, comme si la comète avait été constituée de fragments de nature différente.

    - En vérité, on ne sait même pas si c’est une comète, m’ont dit certains astronomes spécialistes de ces objets.

    Le texte de provenance inconnue fournit une explication originale d’une panne de plusieurs heures qui affecta la station d’observation Galileo lorsque celle-ci survola Io, satellite de Jupiter, privant ainsi les scientifiques d’images rapprochées de celui-ci : comment communiquer aux astronomes des images précises de la surface d’un astre dont on projette de modifier prochainement la géographie ?

    Nouvelle exploitation astucieuse d’un incident fortuit ? Mais pourquoi, après émission de ce rapport, la sonde tomba-t-elle de nouveau en panne lors de son survol … d’Europa ?

    Le rapport diffusé par VSD est riche d’hypothèses tout à fait vertigineuses. On n’en est donc plus à une près. Pourquoi ne pas supposer que des extraterrestres connaîtraient la date et l’heure d’une future collision entre la Terre et une comète, ou un groupe de comètes, pour le moment indétectables depuis la Terre ? Que faire dans ces conditions ? Laisser notre planète courir vers sa fin ou former des supplétifs en les guidant adroitement, selon la technologie de l’époque, vers la mise au point d’une « arme anti-comète » ? Car ne nous leurrons pas. Ca n’est pas avec de simples bombes à hydrogène que l’on pourrait volatiliser un bloc de glace de vingt kilomètres de diamètre. Nos ogives de cent mégatonnes, d’une taille déjà respectable, ne seraient que de simples pétards à l’échelle de tels objets. Il faudrait de plus des propulseurs à très forte impulsion spécifique (à très forte vitesse d’éjection) pour pouvoir se porter au devant de cet objet ou de ces objets, puis ralentir pour naviguer de conserve avec lui, et loger la charge en son centre, pour avoir une chance de le (ou les) volatiliser. Il faudrait donc utiliser des propulseurs alimentés par des réserves d’antimatière embarquée, l’antimatière constituant la charge explosive n’étant synthétisée qu’au dernier moment, par mise à feu d’une charge creuse thermonucléaire.

    Pour que ce scénario soit complet, il resterait une tache à accomplir : tester le système perforateur permettant d’amener la charge à dix kilomètres de profondeur, au cœur de la comète. C’était peut être le sens des essais qui auraient été menés sur Io et sur Europe. On ignore en effet si les comètes possèdent ou non un noyau rocheux. Il est aussi possible que la menace qui pèserait sur l’humanité (et qui correspondrait au passage à des éléments de l’Apocalypse de Jean) soit constituée non d’une comète mais d’un ensemble de comètes et d’astéroïdes, représentant les restes d’une planète ayant explosé en de multiples fragments, après un dernier passage dans la « limite de Roche » d’une planète géante, comme Jupiter ou Saturne (après avoir par exemple, dans un lointain passé provoqué sur Terre une fantastique marée nommée « Déluge » ?).

    Comment creuser un trou de dix kilomètres de profondeur dans un bloc de glace ou de roche ? Avec une perforatrice, comme suggéré dans le film américain « Deep Impact » ? Plutôt avec une torche à jet d’antimatière. Efficacité garantie.

    Au fait, l’association, auteur du rapport reproduit dans VSD, s’appelle COMETA !

    En supposant que cette collaboration, momentanée, entre les Américains et une ou plusieurs ethnies extraterrestres ait pour but de permettre à l’espèce humaine d’échapper in extremis à des prédictions de nature apocalyptique, liées à une pluie de comètes et d’astéroïdes, quelles en seraient les suites, une fois ce danger conjuré ? Cette ou ces ethnies, leur mission achevée, aideraient-elles les terriens à gérer leur planète de manière plus humaine et plus harmonieuse ou laisseraient-elles les terriens se débrouiller en ayant doté l’Oncle Sam d’un instrument imparable d’hégémonie ?

    Voir à ce sujet la phrase du rapport COMETA, page 56, au chapitre « Quelles intentions et quelle stratégie déduire de leur comportement ? (Celui des extraterrestres, bien sûr).

    - Peut-être n’ont-ils que faire de nos sensibilités et des politiques des États ?

     

    Ovnis, le Rapport du Siècle

     

     

    Écrit par Pablo Villarrubia

    Le rapport «Les ovnis et la défense», divulgué publiquement le 16 juillet dernier en France, a mis le monde ufologue en état d’alerte. Le document polémique élaboré par le groupe COMETA – composé de militaires et de scientifiques de haut niveau – appuiel’hypothèse extraterrestre sur l’origine des ovnis et demande que soient intensifiées les investigations. Il critique aussi la politique de désinformation de certains gouvernements, spécialement celui des EEUU.

    Le rapport scientifique le plus important de cette fin de siècle par rapport aux ovnis, celui du groupe COMETA, est en train de provoquer une polémique mondiale intense qui oscille entre la jubilation et le rejet, la surprise et la perplexité. Pour la première fois, un organisme en relation avec le Gouvernement – dans ce cas français – admet que les ovnis puissent être une manifestation matérielle, intelligente et d’origine extraterrestre.

    Jacques Chirac et Lionel Jospin- Ovnis- (Les ovni et la défense)

    Le document a été remis le 13 juillet dernier au président de la République Française, Jacques Chirac, et au premier ministre, Lionel Jospin. Curieusement, le rapport a été publié intégralement trois jours après (le 16 juillet) en une édition spéciale de 90 pages de la revue VSD (du groupe GS Presse-Communication), sous le titre « Les ovnis et la défense: à quoi devons-nous nous préparer? »

    Le « rapport » du groupe COMETA a été rédigé par une association privée – non officielle, comme beaucoup l’ont cru – composée par d’anciens auditeurs militaires de l’Institution des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) et des scientifiques, quelques-uns provenant du CNES (Centre National des Etudes Spatiales), la « NASA » française. Beaucoup de données proviennent des archives de la Gendarmerie Nationale, de l’Armée et du SEPRA (organisme du CNES chargé des rapports sur les ovnis). Selon des informations de dernière heure obtenues par l’intermédiaire de l’ufologue Thierry Garnier du groupe France OVNI, le document était à l’origine confidentiel, et devait être lu exclusivement par Chirac et Jospin.

    COMETA est présidé par le général Denys Letty, de l’Armée de l’Air et compte parmi ses plus illustres collaborateurs le physicien Jean-Jacques Velasco, directeur du SEPRA (ancien GEPAN), organisme qui fait officiellement des recherches sur le phénomène ovni.

    Selon l’ufologue français Gildas Bourdais, l’idée de créer le rapport a surgi en 1995, après une conversation entre le général Letty et le général Bernard Norlain, alors directeur de l’IHEDN. Celui-ci, avec André Lebeau, ex-président du Centre National des Etudes Spatiales, appuya l’initiative de Letty.

    Le texte sur Les ovnis et la défense est divisé en trois parties. La première est dédiée aux cas ; la deuxième, à l’organisation de la recherche ; et la troisième, aux mesures à tenir en compte par la Défense. Une des points si intéressants du rapport est la mention del’influence possible d’ovnis et d’extraterrestres sur les civilisations du passé.

    COUP DUR POUR LES SCEPTIQUES

    OVNIS (coup d'Etat contre les sceptiques), - le origine extraterrestre des ovnis, des êtres intelligents

    Le document est un coup dur pour les sceptiques, car il affirme de «fait certain»l’origine extraterrestre des ovnis et leur réalité physique, contrôlés par des êtres intelligents qui n’appartiennent pas à notre planète. Dans les cas de l’avion RB-47 (EEUU, 17 juillet 1957) et de Téhéran (du 18 au 19 septembre 1976), les rédacteurs de Comète considèrent l’interprétation réalisée par le sceptique américain Philip Klass comme « banale » et réfutée par d’autres experts en 1997. De plus, COMETA se lance sans compassion contre le Gouvernement des Etats Unis, l’accusant d’occulter de l’information sur les ovnis et de manipuler les données à leur faveur.

    Au cas où tout ce qui est mentionné précédemment aurait été insuffisant, le rapport authentifie deux cas classiques d’apparitions d’humanoïde, quelque chose d’également inouï si on tient en compte le fait qu’il s’agit de l’opinion de scientifiques importants et de militaires de haut rang.

    L'astronaute / UFOCOM (origine extraterrestre des ovnis)

    Certains croient qu’il s’agit d’une manœuvre de désinformation appuyée par le gouvernement français pour évaluer la réaction des citoyens sur la possibleorigine extraterrestre des ovnis d’autres, comme certains membres du groupe français UFOCOM, évoquent la possibilité que le rapport soit dirigé aussi aux Etats Unis comme un défi pour étudier officiellement les ovnis.

    Le sociologue français Pierre Lagrange s’en prit au rapport COMETA dans une lettre envoyée le 21 juillet dernier au journal prestigieux Libération (dont la ligne éditoriale est hostile aux ovnis). Lagrange, évoqué dans le rapport comme étant « victime de la désinformation », en référence au cas Roswell, est un des pères des théories modernes psychosociales pour expliquer les ovnis.

    Lagrange nous remit l’article et accusa la revue VSD d’alimenter la désinformation sur les ovnis et de ridiculiser le thème. De même, plusieurs groupes privés d’investigation ovni de France critiquèrent les conclusions de COMETA, mais pour d’autres motifs: du fait d’inclure seulement les cas étudiés de manière officielle, en déconsidérant les travaux de groupes civils privés.

    Cependant, l’ufologue costaricien prestigieux Ricardo Vilchez me commenta que le rapport COMETA est, « avec le rapport Sturrok, le plus important de ce siècle dans le milieu académique concernant les ovnis ». La photo en couverture de la revue VSD, incluse dans le dossier, est celle d’un objet de forme discoïdale survolant la lagune de Cote, au Costa Rica, le 4 septembre 1971. Découverte par Vilchez à l’Institut Géographique de son pays, et étudiée par Jacques Vallée, c’est une des rares photos de ce type, analysée par des scientifiques et considérée comme authentique. Selon Vilchez, Philip Klass essaya de discréditer son cas, en l’accusant d’appartenir à l’institut cartographique de Costa Rica et d’adultérer la photo.

    LA FRANCE PIONNIERE

    Shuttle (Groupe pour l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés)

    Nous trouvons l’origine du rapport COMETA pendant l’année 1976, lorsqu’un comité de l’IHEDN présidé par le général Blanchard de la Gendarmerie Nationale ouvrit le dossier ovnis afin de collecter des données et de les classifier pour son étude. L’année suivante, en 1977, surgit du sein du CNES le Groupe d’Etudes de Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (GEPAN), qui se transforma en Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique (SEPRA). Le GEPAN-SEPRA compte sur l’appui de la Gendarmerie Nationale, de l’aviation civile et militaire, du service météorologique, etc., au travers de protocoles signés par ces entités.

    Certaines des hypothèses présentées par le rapport COMETA incluent un probable système de propulsion avancée pour les ovnis, qui serait en train de se développer dans plusieurs pays comme les Etats Unis et le Japon. Il s’agit du principe de Magnéto-Hydro-Dynamique (MHD) qui permet à un objet de se déplacer dans l’atmosphère en générant un champ magnétique. Le physicien et ufologue français Jean-Pierre Petit (défenseur des théories Ummites) s’est dédié à l’étude de cette forme de propulsion. Selon les experts, le MHD pourrait expliquer l’absence du « Bang » lorsque les ovnis atteignent des vitesses supersoniques.

    Quel est l’objectif final du rapport? Il est très clair, dans la page 58, que les membres de COMETA prétendent que la France réaffirme sa présence dans la recherche ovni, en renforçant les moyens matériels et humains du SEPRA pour recueillir des informations tant en Europe que dans le reste du monde. Le rapport est peut-être une protestation contre la situation actuelle du SEPRA, dirigé par Jean-Jacques Velasco.

    MENACE DE L’ESPACE

    Cometa (espace menace)

    Un autre aspect surprenant du rapport tient en compte la possibilité que les ovnis représentent une menace pour la communauté mondiale. Bien qu’il n’y ait pas eu de situations d’agression détectées en France, dans d’autres pays ont été rapportés des cas de personnes mortes après avoir été attaquées par un engin spatial.

    Dans le paragraphe A quelles situations devons-nous nous préparer?, on propose l’élaboration de stratégies face aux situations suivantes: « Apparition d’ovnis et volonté terrestre d’établir un contact officiel et pacifique; découverte fortuite ou non d’une micro-base ou d’une base sur un lieu quelconque du territoire européen (attitude à adopter face à une puissance amie ou non); invasion (peu probable, compte tenu du fait qu’elle pourrait avoir été menée avant la découverte de l’atome) et attaques localisées ou massives sur des points stratégiques ou non; manipulation ou désinformation délibérée avec le propos de déstabiliser d’autres Etats ».

    ROSWELL, LA DESINFORMATION

    La critique la plus forte du rapport s’avéra être sur la manipulation du cas Roswell par leGouvernement nord-américain. Selon le rapport, le secret qui entourait ce cas aurait été maintenu par les autorités pour conserver la supériorité technologique militaire sur les autres pays. A partir des décrets militaires, on cherche à empêcher la divulgation au publique d’informations relatives aux ovnis et à punir d’une peine de dix ans de prison et de 10.000 dollars d’amende les militaires qui font connaître des informations non autorisées.

    COMETA considère que les contacts présumés de George Adamski feraient partie d’une stratégie de désinformation pour créer exprès une opinion crédule envers les extraterrestres. Et il conclut: « La désinformation a probablement permis de protéger les recherches sur une arme à micro-ondes en Kirtland, et sur de nouveaux types de vaisseaux spatiaux à Groon Lake ».

     Rapport COMETA

    Quel est l’origine du rapport ?

    Le rapport COMETA porte sur les Ovnis. Il fait suite à un premier rapport, publié en 1976, par l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN). En France, c’est dans le cadre de cet établissement que se préparent les armes du futur et les stratégies de l’avenir en matière de défense.

    L’objet du rapport

    Il s’agit d’une réflexion argumentée sur les conséquences stratégiques et politiques qu’entraînerait l’éventuelle confirmation de l’hypothèse extraterrestre. Le but serait « de servir la nation, et, peut-être, l’humanité. » Le phénomène OVNI concerne la Défense au sens large et appelle un certain nombre de mesures, précise le préambule. En somme, il ne s’agit que de recommandations.

    L’association COMETA

    Le rapport COMETA a partie liée avec une association de la Loi de 1901 ci nommée COMETA, créée et animée par le général Letty (retraité de l’armée de l’air). Elle rassemblerait diverses personnalités, notamment, des militaires de haut rang, des ingénieurs de l’armement et des directeurs de recherche. Cependant, lors de l’élaboration de ce rapport, aucune de ces personnalités n’occupait de poste de responsabilité. Aucune n’était donc en mesure de prendre des décisions, d’engager des fonds.

    A qui a été remis ce rapport ? 

    En 1999, il a été remis au Chef de l’État et au Premier Ministre. L’ont-ils seulement lu ?

    Quel est le contenu du rapport ? 

    Le dossier COMETA évoque des recherches, tant menées au sein du CNES que dans d’autres pays, en particulier aux États-Unis, qui démontrent la réalité physique quasi certaine d’objets volants inconnus, aux performances de vol et au silence remarquable, apparemment mus par des intelligences. Des engins secrets d’origine bien terrestre (drones, avions furtifs…) n’expliquent qu’une minorité des cas. Une seule hypothèse rend suffisamment compte des faits : celle de visiteurs extraterrestres.

    Quelles sont les conclusions du rapport COMETA ? 

    1.     Les Ovnis existent. Ce sont des machines volantes aux performances stupéfiantes ;

    2.     Plusieurs de leurs secrets ont été percés : mode de propulsion intra atmosphérique, systèmes pour paralyser à distance les témoins, pour stopper à distance les moteurs d’automobile ;

    3.     L’hypothèse émise disposerait que ces engins soient originaires d’une planète autre que la Terre ;

    4.     Les Américains détiendraient des preuves de l’existence des extraterrestres : épaves, corps, etc. De fait, ils auraient mis en œuvre des technologies révolutionnaires, directement dérivées des connaissances qu’ils ont pu extraire de l’étude de ces carcasses et de l’ensemble du dossier.

    Quelles sont les recommandations du rapport COMETA ?

    1.     Un travail d’information et de formation doit être effectué, touchant toutes les personnes des services publics potentiellement concernées par le problème OVNI, de même que les pilotes civils et militaires.

    2.     Il requiert l’appui du gouvernement pour que ce sujet sorte de son ghetto et fasse l’objet d’études sérieuses. Il dénonce l’attitude négative et passive des scientifiques ainsi que la désinformation pratiquée par la presse et les campagnes de dénigrement que celle-ci mène.

    Commentaire : 

    Depuis la fin des années quarante, les Etats-Unis mène une politique très active de désinformation. Dans l’éventualité d’une mise à plat du sujet, il serait bien que les USA acceptent de communiquer les secrets auxquels ils ont eu accès, soit à travers ses propres études, soit à travers d’éventuels contacts.

    Quelle est la suite possible au rapport COMETA ? 

    Il faut au Rapport Cometa un document plus étayé, comportant la description détaillée des nombreuses expériences ou témoignages. Il s’agirait d’un rapport contenant assez d’éléments pour convaincre de la réalité matérielle des ovnis et de la présomption de leur origine extraterrestre.

    RETOUR CRITIQUE SUR LA RAPPORT COMETA 

    En 1999, est rendu public le rapport « les OVNIS et la défense : A quoi doit-on se préparer ? » Ce document se présente comme une étude approfondie du phénomène OVNI, notamment, en ses aspects pouvant relever de la Défense Nationale.

    SURPRISE 

    A l’époque, le document surprend. L’existence de l’hypothèse extraterrestre est enfin reconnue ! Un journal s’empare du sujet. Longtemps discrédités ou relégués, les ufologues applaudissent. Généralement tétanisés par l’impossibilité de s’exprimer à ce sujet, la parole de certains scientifiques se libère. Toutefois, l’emballement médiatique n’est pas la hauteur des conclusions du rapport. Bientôt, la piste ovni reprend sa place sous la chape de plomb du confinement, de la confidentialité et de la caricature.

    Cinq ans après, que reste-il du rapport ? Ses recommandations ont-elles été suivies d’effet ? Etait-il seulement utile ? De fil en aiguille, une double question se pose. Existe-il en France une réelle volonté de procéder à un état des lieux méthodique et exhaustif sur une supposée présence exogène dans l’espace aérien national ? Accorde-t-on au sujet l’importance qu’il mérite ?

    LA DIFFICULTE DU GENRE 

    Rédiger un rapport sur « les ovnis et la défense nationale » est une gageure. Selon le maître d’oeuvre du projet, le général Letty, seuls ont été étudiés les cas sérieux irréductibles à toute explication logique. Toutefois, le bien fondé du commentaire relève du parti pris. Au nom de quels critères peut-on considérer un cas comme sérieux ? De surcroît, comment affirmer que les engins extraterrestres puissent être perceptibles à la connaissance des hommes, à leur entendement ? Comment définir avec une implacable certitude ne serait-ce que les contours d’un ovni ? Posées en arc de cercle, ces interrogations ne diminuent en rien le sérieux et la compétence des rédacteurs du rapport. Compte tenu du glacis régnant sur la question, un fait est acquis, ces hommes ont fait preuve d’un immense courage. Malgré le diktat du silence, ils se sont aventurés outre monde, abolissant d’un revers de main, le rideau de fer entravant tout examen rationnel du phénomène extraterrestre.

    Si le rapport demeure fragmentaire et nécessairement approximatif, il constitue cependant l’indispensable préalable, en la forme d’un relevé d’indices, à l’émergence d’un soupçon.

    Pourquoi un rapport ? 

    Au nombre des innombrables textes sur les formes de vie ou d’intelligence extraterrestre, les rapports officiels demeurent l’exception. Sur une question aussi sulfureuse, les pouvoirs publics maintiennent traditionnellement communique peu. A tous égards, la prudence est de mise, l’information présentée au conditionnel est distillée au compte goutte. De surcroît, les recommandations s’étirent en vœux pieux.

    Les motivations présidant à leur rédaction sont variables : faire le point sur la situation, couper court à la rumeur. Plus rarement, établir des parallèles et des convergences avec d’autres phénomènes paranormaux. Aux Etats-Unis les rapports officiels relèvent parfois d’opérations dites de Debunking* qui consiste à opposer tout argumentaire utile afin de rendre inopérants les témoignages sur les Ovnis ou autres extraterrestres. En France, le rapport COMETA, publié en 1999, est d’une toute autre ossature.

    I. FAIBLESSE CONSTITUTIVE DU RAAORT COMETA 

    Depuis 1976, date de la publication d’un premier rapport édité par l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN), un nouvel état des lieux méritait d’être entrepris. Outre les nouveaux cas rapportés, le déballage médiatique autour de l’affaire Roswell comme l’activisme de certaines personnalités imposait une mise au point, du moins, l’élaboration d’un point de vue peu ou prou officiel.

    En 1999, le général Norlain, ancien directeur de l’IHEDN, confie au général Letty le soin de rédiger un document sur « les ovnis et la défense nationale. » Une commission est constituée dans le cadre de l’association COMETA (Comité d’études approfondies), créée et animée par le général Letty.

    GARANTIE DE SERIEUX ? 

    Dans l’absolu, la Commission présente les meilleures garanties. L’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale est reconnu pour la qualité de ses travaux. De surcroît, les personnalités invitées à participer aux travaux de la commission font toute autorité dans leur domaine.

    Toutefois, sur sujet délicat, nullement réductible à des schémas pré-établis, des questions se posent : la constitution de la commission était-elle indiscutable ? La méthode poursuivie était-elle rigoureuse ?

    SUR LA CONSTITUTION DE LA COMMISSION 

    Tous les membres de la commission sont issus des corps de l’Etat. Rien d’anormal à cette situation puisque la défense nationale participe de ses missions régaliennes. Toutes les institutions publiques ou parapublics, parties prenantes à l’enjeu, y trouvaient naturellement leur place : le CNES, l’IHEDN, le CNRS. De fait, la Commission rassemble des militaires de haut rang, des ingénieurs de l’armement et des directeurs de recherche, l’ancien Président du CNES et des personnalités qualifiées membres de l’Institut des hautes Études de la Défense nationale. (cf. la liste en annexe I). Pour la plupart, ils ont exercé, au cours de leur carrière, des responsabilités importantes. Toutefois l’on pouvait regretter l’absence d’ufologues et de responsables d’associations travaillant sur l’hypothèse extraterrestre. 

    Commentaire :

    En se cantonnant à un recrutement confiné (le réseau scientifico-militaire) comment la Commission pouvait-elle réellement construire son opinion ?

    1) N’ont pas été également conviés des scientifiques de renom connus pour leur réflexion sur « l’hypothèse extraterrestre. »

     Cette précaution est traditionnelle. Peu de crédit est accordé aux rares scientifiques qui se hasardent à envisager d’autres formes de vie dans l’univers.

    Commentaire :

    Leur exclusion a fragilisé « d’entrée de jeu » la diversité des opinions et par là, la force « opérante » de la Commission.

    2) N’ont pas été invités aux travaux des psychologues ou sociologues qui dont l’approche aurait pu démêler un sujet à l’articulation extrêmement complexe

    Leur présence aurait permis de mieux déchiffrer la personnalité des témoins en la mettant en rapport avec leur « incroyable » déposition. Non qu’il s’agisse de contester leurs révélations ou de les éprouver mais de comprendre.

    Commentaire : Cette mise à l’écart est à l’origine de papiers acerbes comme, par exemple, à l’époque celui du sociologue Pierre Lagrange dans les colonnes de Libération. N’eut-il pas mieux valu rassembler toutes les énergies possibles ? De fait, l’absence d’une analyse approfondie sur le profil des témoins a amoindri la solidité du rapport.

    3) Aucun membre de la commission n’occupait de poste de responsabilité lors de l’élaboration du rapport. 

    Commentaire :

    Aucun n’était donc en mesure d’exercer une réelle influence quant à la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport.

    Sur la méthode poursuivie 

    1) La Commission n’a pas été « installée » par un arrêté ministériel. Malgré la qualité de ses membres, ses activités se situaient donc dans un cadre informel.

    Commentaire : la Commission disposait-elle des moyens nécessaires pour entreprendre toutes recherches utiles ? Avait-elle la capacité de légitimer postérieurement son action en veillant à l’accomplissement de ses recommandations ? Rien n’est moins sûr !…

    2) Le Comité n’a pas procédé à une phase « d’entretiens in vivo » comme cela se pratique dans le cadre des activités des Commissions ordinairement installées par l’Etat. Elle s’est contentée de l’examen de faits dont beaucoup étaient déjà connus. Si l’audition de témoins pouvait s’avérer être une tache laborieuse, n’aurait-il pas utile de leur accorder tout de même une plus grande importance ?

    Commentaire :

    Ce manque joue contre le rapport dont la base sédimentaire est fragmentaire.

    Lors de la publication du rapport, certains ont appelé de leurs voeux une lecture publique à l’Assemblée Nationale.

    Commentaire :

    Leur enthousiasme a rapidement été déçu. La classe politique a purement et simplement ignoré le sujet. Comme tous les rapports intéressant la Défense Nationale, le document a été transmis au Chef de l’État et au Premier Ministre. Sans lever un voile sur un secret d’Etat, il est fort peu probable qu’ils en aient fait lecture. Tout au plus, le document a-t-il peut-être été parcouru par les responsables des cellules militaires auprès de l’Elysée et Matignon ? Selon un usage établi, une note sous couvert du Directeur de Cabinet a sans doute été rédigée. L’on n’en saura toutefois rien, ces documents ne sont pas connus du public, du moins, tant qu’ils relèvent de l’archivage public.

    Commentaire général 

    L’objet de la Commission COMETA était donc paradoxal : Comment lever le voile sur un phénomène inexpliqué sans se donner vraiment les moyens pour y arriver ? Peut-être était-ce là le souhait de certains ? Le projet manquait-il d’ambition ? Comme le proclamait naguère Foucault, le sujet a été la pâle victime du syndrome de la « parole autorisée », cette manière de ne parler qu’à mi voix et ce, dans l’intérêt bien compris… de l’institution comme de ses secrets.

    II. UN RAPPORT COURAGEUX MAIS SANS SUITE 

    Fort de 70 pages, le rapport se décompose en 3 parties : « faits et témoignages » (cf. en annexe II, la liste), « le point sur les connaissances », « les OVNI et la Défense ».

    Le rapport entreprend une réflexion argumentée sur les conséquences stratégiques et politiques qu’entraînerait l’éventuelle confirmation de l’hypothèse extraterrestre. Le but proclamé est « de servir la nation, peut-être, l’humanité. » Commentaire : Ce propos en la forme de slogan est une curiosité. A le prendre à la lettre, il dévoile une profonde inquiétude. Aucune menace caractérisée n’étant connue alors, pourquoi ce préambule alarmiste ?

    Après avoir décanté les témoignages, le dossier COMETA évoque les recherches, menées en France (par exemple, au CNES) et dans d’autres pays, en particulier, aux États-Unis, qui démontrent la réalité « physique » quasi certaine d’objets volants totalement inconnus, aux performances de vol et au silence remarquable. Selon le rapport, ces derniers seraient apparemment mus par des intelligences extérieures.

    Commentaire :

    Rompant avec les précautions d’usage, l’hypothèse extraterrestre est donc « ouverte. »

    CONCLUSIONS SURPRENANTES 

    1) Machines volantes aux performances stupéfiantes, les Ovnis existent.

    Commentaire:

    Certes, oui ! Mais il se garder d’un enthousiasme que peu de personnes partagent.

    2) Plusieurs secrets ont été percés : mode de propulsion intra atmosphérique, systèmes pour paralyser à distance les témoins, pour stopper à distance les moteurs d’automobile.

    Ces considérations sont intéressantes mais insuffisantes. Il eut été souhaitable de passer au crible toutes les anomalies scientifiques par un Comité Scientifique impartial. Il aurait été opportun de réaliser des expériences in vivo afin de lever certaines certitudes.

    3) Les Américains détiendraient des preuves de leur existence en la forme, entre autres, d’épaves, de corps, etc. Fort des renseignements acquis, ils auraient mis en œuvre des technologies révolutionnaires.

    Commentaire :

    Cette observation n’est pas nouvelle. De longue date, la rumeur s’en faisait écho. Toutefois, l’écrire en toutes lettres était une décision courageuse.

    4) S’affranchissant de toute précaution, le propos le plus renversant du rapport repose sur ce paragraphe : « Ne serait-il pas logique de penser que ces civilisations extraterrestres auraient établi des stations, voire des colonies, dans la ceinture des astéroïdes et pourquoi pas des relais sur la Lune ? (…) Pour l’instant ils ne paraissent pas s’immiscer dans nos affaires, mais il convient de se demander ce qu’ils recherchent effectivement. Veulent-ils envahir la Terre ? La préserver d’une autodestruction nucléaire ? Connaître et conserver le patrimoine que nos civilisations ont créé au cours des siècles ? »

    Commentaire :

    Dans le document, il n’existe aucun élément qui puisse accréditer cette réflexion. Les membres de la Commission ont-ils joué à se faire peur ou avaient-ils connaissance d’autres éléments nullement versés au dossier ?

    QUELLES SONT LES RECOMMANDATIONS DU RAPPORT ? 

    Au regard de ses « incroyables » conclusions, les recommandations sont d’une ostensible pâleur.

    1) Un travail d’information et de formation doit être effectué, en direction de tous les services publics potentiellement concernés par le problème OVNI, de même auprès des pilotes civils et militaires.

    Commentaire : aucune circulaire n’ayant été édictée à ce sujet, cette recommandation demeure lettre morte.

    2) Le sujet doit sortir de son « isolement » et faire l’objet d’études sérieuses. Commentaire : le sujet est toujours irrémédiablement confiné, le plus souvent caricaturé. A ce jour, aucune étude complémentaire n’a été menée.

    3) Le rapport dénonce l’attitude négative et passive des scientifiques. Egalement, la désinformation pratiquée et les campagnes de dénigrement menées par la presse sont condamnées. Le rapport souhaite qu’un effort particulier soit destiné à la formation des journalistes afin que les médias puissent « aider à la pédagogie des foules. »

    Commentaire :

    La recommandation est maladroite. A quoi bon diaboliser les scientifiques ? A quoi bon instrumentaliser la presse ? Il est tout à fait normal que la presse  garde ses distances. L’affaire Roswell comme d’autres affaires sulfureuses sont passées par là. Scepticisme et prudence sont de mise. Si d’aventure, le projet avait été de sensibiliser en profondeur la presse, il aurait fallu que le message soit porté par une autorité politique « visible » comme, par exemple, le chef de l’Etat. Malheureusement, le relais médiatique retenu a été un journal connu pour ses manchettes pour le moins alléchantes. Cette méthode n’a pas été du goût d’autres journaux comme le suggéraient des brèves pour le moins ironiques (L’Express et Charlie Hebdo). In fine, comment intéresser la presse alors que celle-ci n’a pas accès aux sources d’information, notamment, la consultation des rapports de gendarmerie ? Les restrictions posées par loi française – la non divulgation des documents pendant une durée de 60 ans – constituent un frein majeur à la diffusion de l’information.

    2) Les Américains détiendraient des preuves absolues (carcasses, épaves, corps, etc.). En raison des technologies parvenues à leur connaissance, les rédacteurs expriment leur inquiétude de voir la supériorité militaire et politique américaine devenir écrasante.

    Commentaire :

    La remarque est courageuse ! En ouvrant la boite de pandore, les rédacteurs prenaient de sérieux risques. Cette démarche pouvait être pertinente si la Commission avait un poids politique, ce qui n’était pas le cas. Le propos était alors périlleux. Aborder frontalement cette question conduisait implicitement à enterrer du dossier. Depuis la fin des années quarante, les Etats-Unis mènent une politique très active de désinformation. Ce pays a-t-il noué des contacts avec des extraterrestres ? Pourquoi les Etats-Unis ne font-ils pas état de leurs connaissances ou de leurs doutes à leurs alliés dans le cadre du Traité de l’Atlantique Nord (l’OTAN) ? Pourquoi ne pas réclamer un partage de l’information ? Faute de donner au sujet l’importance qu’il mérite, les pays de l’union européenne choisissent la voie du silence, d’une certaine manière, l’ignorance.

    3) La Commission recommande le renforcement des moyens mis à la disposition du service créé au sein du CNES en 1977, initialement le GEPAN (Groupe d’Études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), devenu plus tard le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphériques). De surcroît, il souhaite qu’un lien soit établi entre ce service et les plus hautes instances de l’État.

    Commentaire :

    Dans le bleu budgétaire 2005 (budget de l’état), la ligne attribuée au Serpa s’apparente à une goutte d’eau ! Cet organisme aux moyens microscopiques peut-il véritablement se mettre en ordre de bataille sur un dossier aussi complexe ? La collecte des renseignements et les enquêtes sur le terrain, menées en collaboration, notamment, avec la Gendarmerie et l’Armée de l’Air demandent beaucoup de temps et donc de moyens conséquents. Sans parler des recoupements à faire, des expériences in vivo à envisager, il est à craindre que le SERPA n’ait pas les moyens de son action.

    CONCLUSION 

    Au final, le rapport COMETA n’a reçu qu’un très faible écho. Désormais aux oubliettes, ses recommandations n’ont pas été suivies d’effet. A notre sens, la rédaction d’un nouveau rapport serait le bienvenu. A cet égard, il serait judicieux d’élaborer un cahier des charges précis, préalable à l’installation d’une commission élargie cette fois à toutes compétences utiles. Qui plus est, les autorités politiques doivent être pleinement associées à la démarche et ce, à tous les stades de la réflexion comme au plus haut niveau.

    François DE LA CHEVALERIE

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Témoins Militaires:

OVNI sur des Sites Nucléaires

13 octobre 2010 : Des OVNI survolent des sites d’armement nucléaire américains… C’est ce qu’ont déclaré en substance 7 officiers à la retraite de l’US Air Force (USAF), lors d’une conférence de presse le 27 septembre 2010 au National Press Club de Washington, retransmise sur CNN.

Elle portait essentiellement sur des observations d’OVNI au-dessus de sites d’armement nucléaire américains dans les années 1963 à 1980. Il n’y a pas de raison de penser que ces visites ne continuent pas aujourd’hui.

Dans certains cas rapportés, les OVNI avaient procédé à la désactivation de missiles nucléaires, une opération dont il reste difficile d’affirmer qu’elle fût en soi intentionnelle ou bien le résultat de radiations électromagnétiques émises par ces OVNI et dont l’intensité et la nature reste indéterminée.

Plusieurs anciens officiers de l’USAF ont témoigné durant cette conférence et notamment :

1. Robert Salas, ancien officier USAF de lancement de missiles nucléaires.
2. Dwynne Arneson, USAF Lt. Col. Ret., officier responsable de centre de communication.
3. Robert Jamison, ancien officier USAF de ciblage de missiles nucléaires.
4. Charles Halt, USAF Col. Ret., ancien commandant de base adjoint.
5. Jerome Nelson, ancien officier USAF de lancement de missiles nucléaires.
6. Patrick McDonough, ancien USAF expert géodésique sur site de missiles nucléaires.
7. Bruce Fenstermacher, ancien officier USAF de lancement de missiles nucléaires. 

Pour le capitaine Salas, on parle bien ici d’objets volants non-identifiés. « Ces objets ont un fort intérêt pour nos missiles. A titre personnel, je pense qu’ils ne sont pas de la planète Terre » a-t-il déclaré.

Stephen Bassett, directeur exécutif du Paradigm Research Group (PRG) était présent à cette réunion. Il a diffusé le communiqué suivant :

« Désormais, les acteurs de la presse politique doivent aller interroger les porte-paroles du Ministère de la Défense, de l’U.S. Air Force et de la CIA, et s’adresser directement aux secrétaires Robert Gates, Michael Donley et Leon Panetta. Nous verrons si les journalistes politiques basés à Washington DC, ne sont pas inféodés à ce gouvernement ou ne pratiquent pas l’autocensure. »

A ce jour, plus d’une centaine de retraités de l’Armée américaine ont révélé le survol de sites d’armement nucléaire. Ceux-ci sont interprétés comme étant des opérations de surveillance.

Selon Robert Hastings, ceci n’est pas uniquement de l’histoire ancienne. Deux évènements récents ont été signalés : l’un à Nellis AFB, Nevada, « Area 2 Weapons Storage Area », en 2003, et l’autre près d’une base de contrôle de lancement, à proximité de Malmstrom AFB, Montana, en 2007.

L’ancien ministre de la défense du Canada (1963-1967), Paul Hellyer (http://paulhellyerweb.com/), aujourd’hui âgé de 86 ans, la plus haute figure publique à s’être publiquement et ouvertement exprimée sur le sujet des OVNI, accrédite par ailleurs pleinement la véracité de ces témoignages. Il connaît personnellement Robert Sallas et le col. Charles Halt. Il a consacré à leurs témoignages un long chapitre dans son dernier livre : « Light at the End of the Tunnel. A Survival Plan for the Human Species » (Lumière au bout du tunnel. Un plan de survie pour l’espèce humaine).

Sous-titrage : ProjectAvalon.net
http://projectavalon.net/lang/fr/flag.html

Transcription complète :
http://projectavalon.net/lang/fr/Temoins_militaires_d_OVNI_sur_des_sites_nucl…

SOURCE : AlphaZebra Channel http://www.youtube.com/user/AlphaZebra

OVNI :

The Disclosure Project

Le mercredi 9 mai 2001, plus de vingt militaires, agents du renseignement, du gouvernement, témoins d’entreprise et scientifiques sont venus au National Press Club à Washington DC pour établir la réalité des OVNI, des véhicules extraterrestres, des formes de vie extraterrestre, et il en résulte des technologies d’énergies et de propulsion à la pointe. Le poids de ces témoignages de première main, avec documents à l’appui du gouvernement et d’autres preuves, établira sans aucun doute la réalité de ces phénomènes. 

« Pièces à Conviction »

-FRANCE 3-

 OVNIS:Mystères sur la Planète

Il y a 60 ans, le crash de Roswell bouleverse le monde. Les débris trouvés dans un ranch du Nouveau Mexique seraient d’origine extra-terrestre ! L’armée américaine aussitôt corrige le tir, mais l’affaire Roswell est née, en pleine guerre froide… 60 ans après les événements et pour son 60e numéro, « Pièces à conviction » enquête sur les OVNIS, alors que l’état français vient d’autoriser la déclassification des documents relatifs aux phénomènes aérospatiaux non identifiés…

Un matin, Mark Brazel découvre sur l’une de ses parcelles d’étranges débris. Déconcerté, il appelle le shérif du coin qui préfère confier l’enquête à l’armée.

Trois heures plus tard, un communiqué tombe sur les téléscripteurs de la planète : l’US Air Force annonce qu’elle vient de récupérer des morceaux d’un aéronef venu de l’espace, et qui se serait écrasé aux Etats-Unis…Quelques heures plus tard, alors que la nouvelle commence à faire le tour du monde, l’armée américaine se rétracte ; les militaires expliquant qu’en fait, il ne s’agissait que des restes d’un ballon-météo…
Trop tard, ce qui s’est passé à Roswell ce 3 juillet 1947 est trop mystérieux. Dès lors, tout le monde va voir des soucoupes volantes survoler la planète…

60 ans après, la ville du Nouveau Mexique est devenue La Mecque de tous les ufologues. Musée, tee-shirts, mascotte, le business des petits hommes verts tourne à plein régime !

Mais que s’est il réellement passé dans ce coin des Etats-Unis ?

Pour percer ce mystère, l’équipe de « Pièces à conviction » s’est rendue à Washington DC où sont archivés tous les documents déclassifiés relatifs à l’affaire Roswell. En cherchant bien, on découvre également bien d’autres secrets… Car dans la capitale américaine, vit aussi Gerald K Haines, ancien historien en chef de la CIA. L’homme est spécialiste de la guerre froide et des…ovnis et ses révélations sont proprement incroyables. Elles vont nous emmener tout autour de la planète. Dans un voyage aux confins du mystère… 

Les invités :

Jean-Jacques Velasco
Ancien responsable du SEPRA Service d’expertise des phénomènes rares atmosphériques (de 1983 à 2004) au CNES

Jack Krine
Pilote ayant observé un Ovni

Pierre Lagrange
Sociologue des sciences

Pr Henri Broch
Professeur de Physique
Directeur du laboratoire de Zététique à l’université de Nice

Patrick Hesters
Journaliste scientifique
Rédaction nationale France 

Bibliographies : 

« Ovnis : ce qu’Ils ne veulent pas que vous sachiez »
de Pierre Lagrange aux presses du Châtelet 

« Troubles dans le ciel »
de Jean Jacques Velasco aux presses du Chatelet

« Gourous, sorciers, savants »
d’Henri Broch aux éditions Odile Jacob

« Avni : armes volantes non identifiées »
de Jean Pierre Pharabod aux éditions Odile Jacob

« Ovnis et armes secrètes américaines »
de Jean Pierre Petit aux éditions Albin Michel

« Roswell l’ultime enquête »
de Karl Pflock – Editions Terre de Brume

« Science-Fiction et Soucoupes Volantes »
de Bertrand Méheust – Editions Terre de Brume

« Extraterrestres : l’enquête »
de stéphane Allix aux éditions albin Michel

« Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science »
un ouvrage collectif sous la direction d’Yves Sillard aux éditions Le cherche midi

« Les ovni et la défense : le rapport Cometa »
aux éditions du Rocher

« Ovnis : la levée progressive du secret »
de Gildas Bourdais – JMG Editions

« Projet colorado »
de Nicolas Montigiani – JMG Editions

Pour en savoir plus :

•le site du CNES
http://www.cnes.fr/web/4461-geipan.php 
•« Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles » De D.Rossoni — E.Maillot — E.Déguillaume Version PDF de l’enquête critique des Zététiciens:
http://www.observatoire-zetetique.org/page/dossier.php?ecrit=2&ecritId=37 
•Le laboratoire de Zététique de l’Université de Nice
www.unice.fr/zetetique/ 
•le site de Jérôme BEAU : plein d’infos
http://www.rr0.org/ 
•le site de Patrick GROSS ufologue
http://ufologie.net 
•les repas ufologiques
http://www.les-repas-ufologiques.com/index.htm 
•la revue : « Lumières dans la nuit »
http://www.ldln.net/ 
•Cité des Sciences :La Vie Extraterrestre 
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/vie-extraterrestre/… 
•le programme SETI
http://setileague.free.fr/
http://setiathome.free.fr/ 
•Le dossier podcast de Ciel et Espace
http://www.cieletespaceradio.fr/index.php/tag/ovni

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 novembre, 2012 |1 Commentaire »

UN PHYSICIEN NUCLEAIRE POUR LA FERMETURE IMMEDIATE DE FESSENHEIM (Réseau Sortir du Nucléaire)

Un physicien nucléaire pour la

fermeture immédiate de FESSENHEIM

UN PHYSICIEN NUCLEAIRE POUR LA FERMETURE IMMEDIATE DE FESSENHEIM (Réseau Sortir du Nucléaire) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fessssssssPhysicien nucléaire, professeur à Polytechnique pendant 35 ans, Jean-Louis BASDEVANT a formé toute une génération d’ingénieurs du nucléaire.

Juste après l’accident de Fukushima, il a publié un ouvrage intitulé Maîtriser le nucléaire. Que sait-on et que peut-on faire après Fukushima?

Un an après, la réédition de ce livre est désormais sous-titrée Sortir du nucléaire après Fukushima ! Jean-Louis BASDEVANT témoigne ici de l’évolution de son point de vue.

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1. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche et votre cheminement personnel ?

Le lendemain du déclenchement du désastre de Fukushima, un ami éditeur m’a demandé d’écrire un livre sur cet accident. Les informations étaient alors peu nombreuses, elles sont venues avec le temps, mais pour moi c’était un événement grave qui allait marquer l’histoire de l’électronucléaire civil. Il survenait après ceux de Three-Mile Island (TMI) en 1979, et de Tchernobyl en 1986.

En me mettant au travail, j’ai recueilli chaque jour les informations sur les événements de Fukushima, tout en me remémorant les détails de tous les incidents ou accidents antérieurs. Dans ce travail abondant, j’ai rapidement compris que l’essentiel du cataclysme tenait de la fusion du cœur des réacteurs.

C’est à l’été 2011 qu’après avoir analysé la structure et l’état du parc nucléaire français, je suis devenu convaincu que nos réacteurs actuels, comme pratiquement tous les réacteurs au monde, sont sujets au même type d’accident, et qu’ils sont dangereux. Plusieurs rapports, officiels ou provenant de sources qualifiés, ont confirmé ces idées. La suite de l’évolution du site de Fukushima laisse présager que l’accident est loin d’être terminé. Il faudra plusieurs années avant d’en faire un bilan complet.

Il n’est pas nécessaire d’essayer de dégager la responsabilité individuelle de tel ou tel dans ce terrible désastre. Le 6 juillet 2012, Kiyoshi Kurokawa, Professeur à l’Université de Tokyo, Président de la Commission Parlementaire sur l’Accident de Fukushima, a rendu des conclusions étonnantes de sévérité à l’égard de tous les acteurs de l’événement, notamment la structure de la culture japonaise. Qualifiant Fukushima de désastre Made in Japan, il dit que ses racines profondes proviennent d’usages et de comportement profondément ancrés dans la culture japonaise.

Ses causes fondamentales sont notre conditionnement à l’obéissance, notre réticence à remettre en question l’autorité, notre attachement à « nous conformer au programme fixé », notre mentalité de groupe et notre insularité. Si d’autres Japonais avaient été aux mêmes commandes que ceux qui, maintenant, portent la responsabilité de cet accident, le résultat aurait bien pu être le même. Nous devons au monde une explication de pourquoi cela pouvait se produire au Japon.

Depuis juillet 2011, je me pose la question : quel sera le désastre nucléaire Made in France ? Ou plutôt, pourquoi nous devons nous préoccuper d’une telle éventualité ?

2. Selon vous, quels sont les problèmes qui concernent les centrales nucléaires françaises ?

Le principal problème des centrales nucléaires françaises est que, parce qu’elles sont essentiellement du même type que les centrales japonaises et que les centrales américaines, y compris celle de Three Miles Island, elles présentent le même risque de fusion du coeur et de ses conséquences contre lesquelles on est sans défense à l’heure actuelle. 
La fusion du coeur et ses conséquences catastrophiques est, j’insiste, un problème qui se pose pour pratiquement toutes les centrales électronucléaire au monde.

Ce type d’accident menace donc la totalité actuelle du parc français, notamment les réacteurs de Fessenheim. Or un seul accident de ce genre serait une tragédie pour notre pays. Les recommandations faites par l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) à la suite de Fukushima sont de nature à améliorer la sûreté de ces réacteurs, sans toutefois éliminer le risque.

Mais j’ai le regret de ne pas voir, à l’heure actuelle, le moindre signe de mise en conformité des réacteurs par EDF, ni de mise en place « à partir de 2012, d’une force d’action rapide nucléaire nationale […] qui devrait être totalement opérationnelle fin 2014″.

Il existe, dans ce que l’on appelle la génération 4 des réacteurs nucléaires, des réacteurs plus « sûrs » qui, par construction, ne peuvent pas subir ce type d’accident. Les centrales « sûres » seront peut-être la bonne solution au XXIIe siècle… mais ce ne sera plus notre affaire.

3. Pourquoi estimez-vous que Fessenheim doit être absolument fermée ?

Ce serait l’exemple de ce que doit être une décision politique sage. Il s’agit de l’installation nucléaire la plus ancienne du parc français. De ce fait, elle détient le record de minceur de radier : un mètre, comparé à trois à Fukushima et deux dans les centrales françaises plus récentes. Son ancienneté fait craindre une fragilité et tous ces éléments concordent à y favoriser le risque d’un accident avec fusion du coeur.

À l’issue de sa troisième visite décennale, le 4 juillet 2011, l’ASN a donné un avis technique favorable à la prolongation du réacteur 1 pour dix ans, avec les conditions expresses de:

1) renforcer le radier du réacteur avant le 30 juin 2013, afin d’augmenter sa résistance au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve, et

2) installer avant le 31 décembre 2012 des dispositions techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle en cas de perte de la source froide. À ce jour, aucune proposition acceptable n’a été faite par EDF.

La centrale de Fessenheim est située sur une faille en zone sismique (l’implantation la plus dangereuse de France à cet égard). Elle s’alimente en eau froide dans le grand canal d’Alsace, qui la surplombe de 9 mètres, toute perturbation grave de ce canal (chute d’avion) risquerait de noyer la centrale. Elle est, tout comme une autre, exposée au risque d’un « accident normal des systèmes complexes ». Dans un système complexe, un accident grave peut provenir de la conjonction inattendue et imprévisible de défaillances élémentaires, anodines en elles-mêmes.

Un accident nucléaire à Fessenheim aurait des conséquences plus que dramatiques. Elle est située à l’aplomb de la plus grande nappe phréatique de France, d’une capacité de 35 milliards de mètres cubes sur sa partie alsacienne, qui se prolonge en Allemagne. Et, pour corser le tout, elle est également à l’aplomb de la vallée du Rhin qui, entre Bâle et Rotterdam, est la région la plus peuplée, active, industrielle de l’Europe.

Cela signifie qu’en cas d’accident avec fusion partielle du coeur, une fois la dalle percée, le Rhin serait contaminé, jusqu’à Rotterdam. Un accident nucléaire grave y serait une catastrophe dramatique pour toute l’Europe, un coup de poignard qui anéantirait la vie dans cette région pendant plus de 300 ans. 
Arrêter Fessenheim est, pour moi, une application du Principe de Précaution, tant évoqué, qui relève d’un devoir moral vis-à-vis des habitants de l’Europe.

4. Votre remise en cause du nucléaire est-elle exceptionnelle dans votre milieu ?

Je m’exprime librement et ne fais qu’apporter ma contribution personnelle à une oeuvre qui comporte de très nombreux acteurs. Je ne suis certainement pas le seul dans mon milieu professionnel à remettre en cause le nucléaire civil.

Je communique avec de nombreux collègues, de spécialités diverses, tous de grande compétence. 
J’ai fait plusieurs conférences, dans le grand public comme dans les milieux scientifiques. J’ai toujours été écouté très courtoisement. Bien entendu, j’ai rencontré beaucoup de gens qui n’étaient pas de mon avis, et c’est parfaitement normal. Certains amis très proches sont en désaccord avec moi mais nos échanges sont toujours, pour moi, très stimulants. Un argument évident, qui n’a rien à voir avec la physique nucléaire ou la technique, est celui de l’avenir énergétique, fût-il de notre pays, de l’Europe ou du monde, compte tenu de ce que nous savons de l’état de l’économie, et la question de la transition énergétique tant prônée.

On se trouve, comme souvent dans la vie, devant de difficiles problèmes de choix. Ces choix sont de nature politique et je ne puis en parler qu’en amateur et apporter des informations.

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Jean-Louis Basdevant, « Maîtriser le nucléaire. Sortir du nucléaire après Fukushima », Paris, Eyrolles, 234 p., Edition de mars 2012.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

ALERTE AUX CONFLITS D’INTERÊTS (Yann FIEVET)

Alerte aux conflits d’intérêts

ALERTE AUX CONFLITS D'INTERÊTS (Yann FIEVET) dans REFLEXIONS PERSONNELLES avion(Yann FIEVET) 

Deux évidences se sont imposées au cours de la dernière décennie écoulée dans le domaine de la toxicité de notre environnement. La première est que la recherche en toxicologie – au demeurant trop sommaire encore – est de plus en plus souvent soumise aux lois du Marché. La seconde est la « rupture de ban » de certains chercheurs décidés à ne plus accepter cette soumission et qui dévoilent au grand jour le résultat alarmant de leurs travaux. Ils sont « les lanceurs d’alerte » qui reçoivent les foudres de leurs confrères ou consœurs et compromettent leur carrière.

Ils ne peuvent garder le silence car leur statut de chercheurs ne saurait leur faire oublier qu’ils sont aussi des citoyens vivant parmi d’autres citoyens. Leur engagement courageux au service de la protection des populations doit être salué, mais cette reconnaissance ne suffira pas à les protéger de l’ostracisme de leur confrérie et des sanctions de leur hiérarchie. Il faut une loi pour les protéger. En attendant que l’on s’attaque sérieusement à la gangrène des conflits d’intérêts.Six domaines au moins nous révèlent la contradiction des « experts » quant à la dangerosité de notre exposition à divers éléments de notre environnement :
Les ondes électromagnétiques, les organismes génétiquement modifiés, les nano particules, les substances chimiques multiples, les radiations (électro)nucléaires, les médicaments.
Dans tous ces domaines aux enjeux économiques et financiers considérables règne pour le moins une certaine opacité. Ce manque de transparence a longtemps été pris pour une nécessité afin de mettre les chercheurs à l’abri des passions d’un public réputé forcément ignorant. Quelques scandales retentissants tels celui de l’amiante au siècle dernier ou celui du Médiator très récemment et la mise sous les feux de l’actualité de quelques « lanceurs d’alerte » ont fini par persuader nombre de nos congénères que bien des risques leur étaient « savamment » cachés.
Il faut ici rendre un hommage particulier à Henri PEZERAT qui, par ses travaux décisifs sur la toxicité de l’amiante en son petit laboratoire indépendant, fait figure de pionnier en matière de lancement d’alerte citoyenne.
Un autre précurseur, le toxicologue André CICOLELLA, a quant à lui été licencié dès 1994 de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) après avoir alerté sur la toxicité de certains solvants.
Les OGM, probablement parce qu’ils nous renvoient à nos champs et à nos assiettes, retiennent toute notre attention et comptent plusieurs lanceurs distingués : Jean-Pierre BERLAN, Jacques TESTART, Arnaud APOTEKER, Christian VELOT et bien sûr Gilles-Eric SERALINI.
Irène FRACHON, pneumologue brestoise et tenace, a quant à elle déclenché la tempête autour du Médiator. Et voilà que deux émérites Professeurs en médecine lui emboîtent le pas en proclamant par la publication d’un gros guide argumenté que 60% des médicaments à notre disposition sont dangereux ou inutiles. Eux ne craignent rien : « l’Académie » les a depuis longtemps reconnus. Leur pavé dans la mare n’en confirme pas moins que le tandem business-recherche est bel et bien mortifère.
L’industrie mène la danse
C’est d’abord elle qui finance la recherche pour mettre au point les produits qu’elle met sur le marché. C’est elle qui commandite ensuite des études pour mesurer la dangerosité éventuelle des produits qu’elle commercialise. C’est elle enfin qui fait pression de diverses manières sur les décideurs politiques quand des études indépendantes – et difficilement financées – apportent la preuve de la toxicité d’un produit jusque-là simplement suspecté.
Le néolibéralisme à l’œuvre depuis plus de trente années, par le désengagement des pouvoirs publics au profit ( !) de la « libération » des forces du Marché, ne pouvait que démultiplier les possibilités de mise en coupes réglées de la recherche par l’industrie. On ne cherche plus qu’en fonction de perspectives sonnantes et trébuchantes du Marché. Dans un tel contexte les « lanceurs d’alerte » ne peuvent être nombreux : seuls les chercheurs non acquis totalement aux principes de la recherche marchandisée se rebellent éventuellement contre l’ordre scientifique établi. Les autres sont prêts à faire bloc à la première alerte pour dénigrer les francs-tireurs désintéressés. Ils signent, par exemple, des tribunes dans Le Monde pour dénoncer les insuffisances du protocole mis en place par Gilles-Eric SERALINI afin de mesurer l’impact de l’ingestion de maïs transgénique sur la santé des rats, mais se sont superbement tus pendant des années à propos des études douteuses commanditées par MONSANTO.
Ils avaient laissé hier le Professeur SERALINI réclamer seul en justice les études de MONSANTO qui, une fois réévaluées par le CRIGEN, ont révélées une dangerosité non négligeable du maïs Mon810 pour la santé des rats. 
Dans un domaine beaucoup moins connu du grand public, celui des nano technologies, la collusion business-recherche va également bon train pour tenter de démontrer l’innocuité des nano particules.
Ainsi, une équipe de chercheurs britanniques de l’Université de Bath prétend que les nano particules contenues par les crèmes solaires ne franchissent pas la barrière cutanée. L’expérience a été menée sur des échantillons de peau de porcs et durant seize heures seulement.
Rappelons qu’une équipe australienne de Macquarie University a montré la pénétration sous-cutanée des nano particules d’oxyde de zinc incorporées dans les crèmes solaires, expériences menées cette fois sur des hommes et des femmes et montrant le passage dans le sang après vingt-quatre heures.
Au fait, l’équipe de l’Université de Bath participe au projet européen NAPOLEON, aujourd’hui terminé, qui comptait parmi ses membres L’OREAL et BASF… utilisateurs ou fabricants de nanomatériaux. Les exemples de ce type sont désormais légion.
Deux questions essentielles s’entremêlent donc : celle des « lanceurs d’alerte » et celle des conflits d’intérêts.
La Fondation Science Citoyenne les dénonce depuis dix ans. Elle a largement inspiré le projet de loi présenté au Sénat le mois dernier afin de protéger les « lanceurs d’alerte ». Il est d’ores et déjà permis de douter de son efficacité.
Il s’agit probablement d’une maigre concession du monde politique qui, par ailleurs, ne s’attaquera en rien à la pieuvre des conflits d’intérêts.
La science sans conscience a de beaux jours devant elle.
Yann Fiévet
Octobre 2012
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

SECURITE NUCLEAIRE: JUSQU’À MAINTENANT, LE FACTEUR CHANCE A ETE FAVORABLE ! (Bernard LAPONCHE)

Sécurité nucléaire :

Jusqu’à maintenant, le facteur chance a été

favorable !

SECURITE NUCLEAIRE: JUSQU'À MAINTENANT, LE FACTEUR CHANCE A ETE FAVORABLE ! (Bernard LAPONCHE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES centrale

LE CERCLE. par Bernard LAPONCHE -

« Les jeux de l’atome et du hasard » de Jean-Pierre Pharabod et Jean-Paul Schapira, publié en 1988 par Calmann-Levy, est le meilleur livre français que je connaisse sur la description et l’analyse des grands accidents nucléaires, avant celui de Fukushima.

« Rouge ! cria le croupier » (Dostoïevsky, Le Joueur).

Déjà les auteurs posaient la question suivante en sous-titre :

« De tels accidents peuvent-ils survenir en France » ? Ils écrivaient dans leur introduction : « l’analyse de la succession des incidents qui jalonnent notre histoire nucléaire semble indiquer que nous avons eu de la chance – peut-être beaucoup de chance ».

Three Mile Island (TMI) :

« S’il n’y a pas eu fusion totale et « syndrome chinois »(1), c’est essentiellement grâce au chef de quart de TMI-1(2) venu, deux heures après le début de l’accident, assister ses collègues en difficulté, et qui a compris (en soulevant une étiquette qui masquait un voyant) que la vanne de décharge du pressuriseur ne s’était pas refermée …on peut dire sans trop s’avancer qu’en Pennsylvanie, le 28 mars 1979 au matin, on a eu de la chance… ».

Et de citer le rapport de l’IPSN (aujourd’hui IRSN) relatif à l’accident survenu sur le réacteur français Bugey 5 le 14 avril 1984 :

« L’incident est d’une gravité, en ce qui concerne les sources électriques de puissance de la tranche, encore jamais rencontrée jusqu’ici sur les réacteurs français à eau pressurisée… Une défaillance supplémentaire sur cette voie (refus de démarrage du diesel, refus de couplage sur le tableau LHB(3), etc.) aurait donc conduit à une perte complète des alimentations électriques de puissance, situation hors dimensionnement. » 

Après avoir rappelé que la filière RBMK des réacteurs de Tchernobyl, développée en URSS depuis le début des années 1950, était « une filière rodée, performante et jugée très sûre », les auteurs présentent et analysent de la même façon la catastrophe du 26 avril 1986. Le cœur étant détruit, la masse radioactive risquerait de contaminer la nappe phréatique : « Une équipe de mineurs, que l’on fait venir spécialement, entreprend finalement la construction sous le réacteur d’un tunnel, véritable cocon que l’on remplit de béton pour l’isoler de la nappe phréatique ».

Dans son ouvrage récent « Maîtriser le nucléaire – Sortir du nucléaire après Fukushima », le professeur Jean-Louis Basdevant cite le professeur biélorusse Vassili Nesterenko : « Mon opinion est que nous avons frisé à Tchernobyl une explosion nucléaire. Si elle avait eu lieu, l’Europe serait devenue inhabitable ». Et Basdevant de conclure : « C’est pour cela que l’on peut avancer que si l’accident de Tchernobyl n’a pas été dramatiquement plus grave, c’est grâce au courage de quelques-uns, mais surtout grâce à la chance ».

L’accident de Fukushima, qui est loin d’être terminé, est lui aussi causé par la perte totale du refroidissement des réacteurs. C’est, au même titre que Tchernobyl, une catastrophe dont les effets se feront sentir longtemps et loin. Mais les habitants de Tokyo ont « eu de la chance » car, lors de l’explosion et de l’envoi massif de matières radioactives dans l’atmosphère, le vent soufflait vers l’ouest et l’océan Pacifique. S’il avait soufflé vers le sud, le « Japon était coupé en deux »(4) et il aurait fallu évacuer Tokyo. Jusqu’ici la chance, il n’y a pas d’autre mot, a permis que la piscine remplie de combustibles irradiés très radioactifs du réacteur 4, endommagée et située en hauteur, ne soit pas détruite par une secousse sismique ou un typhon.

Et la France ? Pharabod et Schapira concluaient le chapitre sur Tchernobyl par un avertissement : « Il faudra bien, nous semble-t-il, revoir les décisions (et la politique qui les sous-tend) qui ont conduit à implanter un nombre de plus en plus grand de centrales nucléaires sur l’ensemble de l’Europe et tout particulièrement en France, notamment près de zones à très fortes densités de population ».

Centrale du Blayais, 27 décembre 1999 : tempête et inondation, perte du réseau, dix heures pour récupérer le refroidissement normal du réacteur n°1. Le GSIEN écrit :

« La crainte du bogue de l’an 2000 a heureusement aidé : les équipes avaient été entraînées et ont travaillé comme des chefs » (Monique Sené), et la marée était loin du niveau maximal (Bella Belbéoch). On a failli évacuer Bordeaux…

Qu’il s’agisse de l’occurrence d’un accident grave ou de l’ampleur de ses conséquences qui le transforme en catastrophe, le hasard apparaît toujours dans l’accumulation de défaillances ou d’agressions dans ces systèmes complexes que sont la machine elle-même et son environnement, humain et naturel.

Lorsque l’on sait que, pour les réacteurs nucléaires équipant toutes les centrales nucléaires françaises, les accidents graves n’ont pas été considérés lors de leur conception(5), on peut se convaincre de la nécessité et de l’urgence « d’aider la chance » en fermant le plus rapidement possible les réacteurs nucléaires (qui arrivent pour la plupart à la fin de la durée de fonctionnement initialement prévue) sur la base d’une analyse de risques multicritère, tenant compte notamment de la densité de la population environnante.

NOTES : (1) Percement de la cuve et du béton du radier par le combustible fondu (corium) qui s’enfonce dans la terre. 

(2) Le réacteur accidenté est TMI-2. 

(3) Un des deux tableaux d’alimentation électrique de la centrale. 

(4)Témoignage d’un représentant de l’IRSN. 

(5) R&D relative aux accidents graves dans les réacteurs à eau pressurisée : bilan et perspectives, La Documentation Française, janvier 2007. Rapport rédigé conjointement par l’IRSN et le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique).                      

De la responsabilité politique de la sûreté

nucléaire

LE CERCLE. (par Bernard LAPONCHE) -

A entendre ou lire certaines déclarations, on a le sentiment que le Gouvernement n’a pas vraiment pris la mesure de son rôle et de ses responsabilités dans le domaine du risque nucléaire.

L’existence depuis 2006 (loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite Loi TSN(1)) de l’ASN, autorité administrative « indépendante », n’a fait que renforcer dans les esprits et dans les faits la démission (volontaire ou non) du pouvoir politique sur la question de la sûreté nucléaire : les politiques s’accommodent tout à fait d’une ASN « indépendante » et se réfèrent à ses avis ou prescriptions pour ne pas prendre de décisions dans ces domaines.

Etant précisé dans son article 28-I que « L’exploitant d’une installation nucléaire de base est responsable de la sûreté de son installation », la loi définit les responsabilités en matière de contrôle de la sûreté. On constate que les responsabilités de l’ASN ne sont pas aussi étendues qu’on le croit.
Qu’on en juge :
- Toutes les décisions réglementaires relatives à l’autorisation d’une installation nucléaire ou à son arrêt ou à la suspension de son fonctionnement sont de la responsabilité du Gouvernement (décrets et arrêtés des ministres responsables de la sûreté nucléaire ou décrets en Conseil d’Etat). Dans la plupart des cas, « après avis » ou « en concertation » avec l’ASN (article 3).
- « L’ASN, autorité administrative indépendante, participe au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et à l’information du public dans ces domaines » (article 4).
- L’ASN « peut prendre des décisions réglementaires à caractère technique pour compléter les modalités d’application des décrets et arrêtés pris en matière de sûreté nucléaire ou de radioprotection… Ces décisions sont soumises à l’homologation des ministres chargés de la sûreté nucléaire… ou des ministres chargés de la radioprotection… » (article 4-1).

La responsabilité directe du gouvernement est en particulier soulignée dans le cas d’une situation d’urgence : « L’ASN est associée à la gestion des situations d’urgence radiologique résultant d’évènements de nature à porter atteinte à la santé des personnes et à l’environnement par exposition aux rayonnements ionisants… », et, « Lorsque survient une telle situation d’urgence, elle (ASN) assiste le Gouvernement pour toutes les questions de sa compétence ».

La responsabilité du Gouvernement vis-à-vis des citoyens est bien confirmée par la loi:
« S’il apparaît qu’une installation nucléaire de base présente des risques graves pour les intérêts mentionnés au I de l’article 28(2), les ministres chargés de la sûreté nucléaire peuvent, par arrêté, prononcer la suspension de son fonctionnement pendant le délai nécessaire à la mise en œuvre des mesures propres à faire disparaître ces risques graves. Sauf cas d’urgence, l’exploitant est mis à même de présenter ses observations sur le projet de suspension et l’avis préalable de l’Autorité de sûreté nucléaire est recueilli » (article 29-IV).

La situation exceptionnelle de la France avec environ 75% de sa production d’électricité d’origine nucléaire(3) par 58 réacteurs de la même famille rend la responsabilité gouvernementale encore plus lourde, comme l’illustre la déclaration du président de l’ASN lors de son allocution du 3 avril 2003 devant l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) :
« Pour illustrer mon propos, en cas de problème générique et grave, je serais conduit à aller voir le Premier Ministre et à lui dire : « Monsieur le Premier Ministre, vous avez le choix entre deux décisions possibles : première version, on coupe l’électricité ; deuxième version, on continue à faire fonctionner le parc nucléaire d’EDF dans un mode dégradé ».

La loi confirme bien que la responsabilité du Gouvernement est entière (ministre responsable de la sûreté nucléaire, Premier Ministre, Président de la République). Chacun doit en être parfaitement conscient.

NOTES : (1) Loi n° 2006-686 du 13 juin 2006. 

(2) Loi TSN, Article 28-I : « Sont soumis aux dispositions du présent titre les installations nucléaires de base et les transports de matières radioactives en raison des risques ou inconvénients qu’ils peuvent présenter pour la sécurité, la santé et la salubrité publiques ou la protection de la nature et de l’environnement ». 

(3) Cette proportion est beaucoup plus élevée que dans les grands pays industrialisés utilisant cette énergie. En 2009 : 19% aux Etats-Unis, 28% au Japon, 16% en Russie, 30% en Corée du Sud, 22% en Allemagne, 16% au Royaume-Uni (et 2% en Chine et en Inde). Cette production, en France, est entièrement assurée par le même type de réacteur de la filière à uranium légèrement enrichi et eau sous pression.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

L’IRAN REAFFIRME QU’IL VA POUSUIVRE L’ENRICHISSEMENT D’URANIUM AVEC FORCE

L’IRAN réaffirme qu’il va poursuivre

l’enrichissement d’uranium avec force

L'IRAN REAFFIRME QU'IL VA POUSUIVRE L'ENRICHISSEMENT D'URANIUM AVEC FORCE dans REFLEXIONS PERSONNELLES arak

Image du site d’Arak acquise par le satellite GeoEye le 17 février 2005.
Crédit image : GeoEye.

TEHERAN – L’IRAN va poursuivre avec force l’enrichissement d’uranium qui est au centre de son conflit avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé, a réaffirmé, mercredi 28 novembre 2012, la chef de ce programme Fereydoun Abbassi Davani.

Cette déclaration intervient alors que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) doit se réunir jeudi 29 novembre 2012 pour évoquer l’absence de progrès dans ses efforts visant à lever les doutes sur les activités nucléaires de Téhéran.

En dépit des sanctions (internationales), nous avons pu accroître significativement le nombre de centrifugeuses (…) ainsi que l’enrichissement, et ce développement va être poursuivi cette année (ndlr: l’année iranienne se terminant le 20 mars 2013), a déclaré M. Abbassi Davani cité par plusieurs médias officiels iraniens.

Nous allons continuer l’enrichisement (d’uranium) avec force, a ajouté le responsable de l’Organisation Iranienne de l’Energie Atomique.

L’IRAN est depuis 2007 sous le coup de sanctions de plus en plus sévères du Conseil de Sécurité de l’ONU et des pays occidentaux pour son programme nucléaire, soupçonné par la communauté internationale d’avoir un objectif militaire en dépit des dénégations véhémentes de Téhéran.

Six résolutions du Conseil de Sécurité ont enjoint à Téhéran de cesser notamment l’enrichissement d’uranium, mais les dirigeants iraniens ont toujours affirmé qu’ils ne cèderaient pas aux sanctions et que l’IRAN continuerait à enrichir de l’uranium conformément aux droits que lui donne, selon eux, le Traité de Non-Prolifération Nucléaire (TNP) dont il est signataire.

Dans son dernier rapport sur l’IRAN, l’AIEA a répété à la mi-novembre qu’elle n’était pas en mesure de conclure que tous les matériaux nucléaires en IRAN sont (utilisés) à des fins pacifiques.

Le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne plus l’Allemagne), qui discutent en vain depuis trois ans du dossier nucléaire iranien avec Téhéran, ont proposé de leur côté la semaine dernière de reprendre dès que possible les négociations au point mort après l’échec d’une réunion à Moscou en juin.

Téhéran n’a pas encore réagi publiquement à cette proposition.

M. Abbassi Davani a par ailleurs affirmé que l’IRAN allait prochainement tester avec du combustible virtuel son réacteur à eau lourde en construction à Arak (centre).

L’AIEA a noté dans son dernier rapport que Téhéran avait retardé de six mois, au premier trimestre 2014, la date de mise en service de cette installation.

En dépit des rumeurs (…), les travaux progressent selon le calendrier prévu, a affirmé le responsable iranien.

Il a toutefois ajouté que l’Iran avance avec précaution sur ce projet en raison des efforts de ses ennemis pour provoquer des dommages au réacteur, sans donner de détail sur la nature des menaces redoutées par les ingénieurs iraniens.

Les efforts de l’IRAN pour développer une filière nucléaire à eau lourde, qui ne nécessite pas d’uranium enrichi mais peut permettre de produire du plutonium susceptible d’avoir lui aussi un usage militaire, ont également été condamnés par le Conseil de Sécurité de l’ONU et ils sont suivis de près par l’AIEA. 

Les installations d’Arak ne sont toutefois que partiellement sous contrôle de l’agence onusienne, l’IRAN ne donnant qu’épisodiquement à ses inspecteurs l’accès à son site de production d’eau lourde.

(©AFP / 28 novembre 2012 12h06)                                                                                              

 fichier pdfRapport AIEA sur l’IRAN

fichier pdf IAEA_Iran_8Nov2011 

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