STOCKAGE DE DECHETS RADIOACTIFS A BURE: ASSIGNATION DE L’ANDRA POUR FAUTE (AFP)

Stockage de déchets radioactifs à Bure:

STOCKAGE DE DECHETS RADIOACTIFS A BURE: ASSIGNATION DE L'ANDRA POUR FAUTE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bure_121126-525x350

Assignation de l’ANDRA pour faute

PARIS – Des associations opposées au projet de tombeau de déchets radioactifs à Bure (est de la France) ont décidé d’assigner mardi 30 avril 2013 devant la justice l’agence en charge du programme pour avoir délibérément dissimulé l’intérêt de la ressource géothermique du lieu afin d’imposer une installation nucléaire.

L’assignation de l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) en responsabilité pour faute sera déposée aujourd’hui devant le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, a indiqué à l’AFP Marie Frachisse, juriste au sein du réseau Sortir du Nucléaire.

Cette démarche intervient à quinze jours de l’ouverture du débat public autour du projet de Centre Industriel de Stockage Géologique (CIGEO) prévu à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne. Sa mise en service est prévue en 2025, si l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) donne un avis favorable.

Il s’agit de confier à la roche, pour des dizaines de milliers d’années, le confinement de 3% du volume total des déchets radioactifs produits en France, qui concentrent à eux seuls plus de 99% de la radioactivité. Des projets similaires sont en cours en Finlande et en Suède.

Alors que la France doit changer d’urgence de modèle énergétique, l’ANDRA a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région, écrivent dans un communiqué Sortir du nucléaire, BureStop55, Mirabel Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, Cedra52 et Asodedra.

Selon elles, après avoir effectué un forage profond en 2008, l’Agence a notamment omis de dire qu’il existe un potentiel géothermique d’une épaisseur exceptionnelle à l’aplomb de Bure.

L’assignation ne devrait pas avoir d’effet direct sur le débat public, a précisé Marie Frachisse. Il s’agit d’une procédure indépendante mais nous espérons que la Commission du Débat Public en tiendra compte, a-t-elle ajouté.

(©AFP / 30 avril 2013 11h01)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

SIMPLE COMME UN TOUR DE COCHON (Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013)

Simple comme un tour de cochon

Ah, le fameux « choc de simplification » !

(Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013)

SIMPLE COMME UN TOUR DE COCHON (Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013) dans REFLEXIONS PERSONNELLES nitrates

Après l’allègement des contrôles dans les cantines, voilà une autre perle: la proposition n°9 sur les nitrates.

Selon les auteurs du Rapport Anti-Normes, l’ »exaspération des agriculteurs à l’égard des conditions d’application de la directive du 13 décembre 1991-dite Directive Nitrates« - est très compréhensible.

Et de s’indigner: « Il faut une fois lire les arrêtés prescrivant dans les zones concernées les dosages, les mesures, les modes opératoires, les évaluations, les calculs, les filtrages, les pesages. Pour maîtriser toutes ces règles, il faut au moins sortir d’une école nationale de chimie ! »

Cela, c’est du bon sens près de chez vous…

Les deux chasseurs de normes proposent ceci:

« Il serait souhaitable de passer des arrêtés portant leçon de chimie à des cahiers des charges établis avec les professionnels, à partir des bonnes pratiques dégagées par eux. »

Sans doute nos deux simplificateurs ne savent-ils pas que pas une virgule de ces arrêtés n’a été écrite sans obtenir l’aval des lobbies agricoles…

Autre proposition: 

Surtout pas de contrôles !

Le  lobby porcin veillera lui-même à la qualité de l’eau…

Nos bons auteurs ont juste oublié que la France traîne les pieds depuis vingt ans pour mettre en oeuvre cette Directive Nitrates.

Qu’elle a déjà été sanctionnée une fois par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour non-respect de ladite directive. et qu’elle a toutes les chances de l’être de nouveau en août 2013.

« A ceux qui s’interrogent sur la capacité des agriculteurs à pratiquer l’autocontrôle, il suffit de se référer aux labels ou aux appellations d’origine contrôlée, dont les cahiers des charges très rigoureux sont respectés srupuleusement dès lors que les normes qu’ils contiennent sont déduites de l’expérience », écrivent nos simples d’esprit.

Qui n’ont sans doute pas remarqué que coller aux critères d’un label qui vous permet de vendre plus cher votre jambon est un poil plus motivant que d’épandre précautionneusement son lisier pour ne pas charger la flotte en nitrates…

Mais qu’importe: la simplification avance à grands pas. Le Programme National d’Action Nitrates , qui durcit les conditions d’épandage et devait entrer en vigueur en juillet 2013, vient d’être reporté de six mois.

D’ici là, en 2014, le gouvernement aura peut-être mis à la baille, comme le lui suggère la Mission de Lutte contre les 400 000 Normes, les arrêtés de la Directive Nitrates.

Tout est bon, dans la simplification !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2013 |Pas de commentaires »

LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES DES ANTENNES-RELAIS ONT DES EFFETS SUR LE METABOLISME (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques)

Les champs électromagnétiques des antennes-

relais ont des effets sur le métabolisme

antenne_relais_immeuble
(© C. Magdelaine / notre-planete.info)

L’équipe mixte Péritox « Périnatalité et Risques Toxiques » de l’INERIS et de l’Université Picardie Jules Verne (UPJV) mène des recherches sur les effets biologiques des radiofréquences sur les fonctions de l’équilibre énergétique (régulation thermique, sommeil, alimentation). Les premiers résultats obtenus, qui demandent à être approfondis, montrent que les champs électromagnétiques (CEM) de type antenne-relais déclencheraient des mécanismes d’économie d’énergie ; ces résultats confirmeraient également un effet de fractionnement du sommeil paradoxal.

LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES DES ANTENNES-RELAIS ONT DES EFFETS SUR LE METABOLISME (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques) dans REFLEXIONS PERSONNELLES antenne

Réveils fréquents, difficultés pour se rendormir, insomnie… font partie des symptômes que décrivent les personnes dites « électro-sensibles », lorsqu’elles vivent à proximité d’une antenne-relais. L’étude porte sur les effets d’une exposition aux radiofréquences sur les fonctions de l’équilibre énergétique du jeune rat : le sommeil, la régulation thermique et la prise alimentaire. Le niveau d’exposition simulé correspond à celui rencontré à proximité des antennes-relais.

La régulation des ressources en énergie du corps humain est le fruit de l’interaction entre quatre fonctions : entrée de l’énergie (alimentation), économie d’énergie (sommeil), mécanismes de déperdition d’énergie (activité locomotrice dans laquelle le phénomène de vasomotricité joue un rôle majeur[1]), production d’énergie. Toutes ces fonctions sont placées sous contrôle du système nerveux central (hypothalamus).

Les premières conclusions montrent des effets biologiques à long terme des radiofréquences simultanés sur la régulation thermique, le comportement alimentaire et le sommeil.

Ces effets, qui apparaissent notamment quand la température ambiante augmente, induisent chez les animaux exposés un maintien de la vasoconstriction périphérique. Ce phénomène a pour conséquence de déclencher chez l’animal des processus d’économie d’énergie, comme s’il avait des besoins énergétiques accrus. Des études complémentaires seraient nécessaires pour vérifier si ces mécanismes d’économie d’énergie ont un impact sur la santé.

Les effets sur la thermorégulation

Le comportement des animaux exposés indique que leur thermosensibilité au froid est différente des animaux témoins. Si les champs électromagnétiques semblent induire « une sensation de froid » chez l’animal, il n’est pas encore possible de dire si cet effet est transposable à l’homme.

Les effets sur la prise alimentaire

On observe également une prise alimentaire plus importante de la part des animaux exposés : les mécanismes d’économies d’énergie pourraient conduire à une augmentation de la masse corporelle, mais cela nécessite d’être confirmé. En outre, l’étude ne permet pas déduire que cette prise alimentaire joue un rôle quelconque dans les phénomènes de surpoids et d’obésité.

Les effets sur le sommeil

Les troubles du sommeil peuvent devenir pathologies : l’insomnie peut susciter des désordres psychiques chez l’adulte (état dépressif…) ou des troubles du comportement (nervosité…) chez les enfants, voire des déficiences physiques et mentales à long terme.

L’étude permet de confirmer un autre effet des radiofréquences, le fractionnement du sommeil paradoxal. Au vu des résultats de l’étude, ce fractionnement n’occasionne pas de troubles du sommeil : les chercheurs n’ont noté aucune modification des paramètres de qualité du sommeil (réduction du temps de sommeil, réveils répétés, difficultés à se rendormir).

Les résultats des études connues concernant les troubles du sommeil sont sujets à débat : un impact potentiel négatif des CEM aurait été observé sur la synthèse de mélatonine, hormone intervenant dans la régulation des rythmes biologiques (et donc du sommeil). D’autres études épidémiologiques relèvent un raccourcissement des cycles de sommeil induit par les ondes ; les études récentes établissent un lien entre une exposition aux radiofréquences de type GSM et un déficit des fonctions cognitives (difficulté de mémorisation).

Les recommandations des pouvoirs publics:

  • Eteignez votre téléphone mobile à chaque fois cela vous est demandé (avions, hôpitaux…)
  • Ne téléphonez pas en conduisant, même avec un kit mains-libres
  • Eloignez le téléphone mobile de votre tête (en utilisant un kit mains-libres)
  • Privilégiez les zones de bonne réception quand vous téléphonez
  • Utilisez votre téléphone portable avec modération
  • Evitez de téléphoner lors de déplacements à grande vitesse (train…)
  • Conseillez vos enfants : limitez leur recours au téléphone mobile
  • Porteurs d’un implant électronique, éloignez votre téléphone mobile de votre appareil médical

Notes:

  1. Propriété qu’ont les vaisseaux sanguins de changer de diamètre en fonction de modifications du milieu intérieur. La vasomotricité permet d’assurer de façon continue l’équilibre interne de l’organisme. Dans la régulation de la pression artérielle, la vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux) permet de faire remonter une pression trop basse, tandis que la vasodilatation (augmentation de ce diamètre) atténue un excès de pression. En ce qui concerne la régulation de la température du corps (thermorégulation), la vasoconstriction périphérique des vaisseaux cutanés empêche les pertes de chaleur par la peau, alors que la vasodilatation les accroît. Au cours de l’effort physique, il se produit une vasodilatation dans les muscles mis en action et une vasoconstriction dans les secteurs inutiles à l’effort.

Un site internet d’information a été ouvert. Dans ce dispositif, les scientifiques de l’équipe sont amenés à répondre par écrit ou au téléphone aux questions des particuliers mais aussi de représentants de collectivités territoriales et de professionnels comme les médecins du travail.

Source:

L’INERIS et l’UPJV identifient un effet biologique des champs électromagnétiques sur l’équilibre énergétique - INERIS

Référence:

Effects of chronic exposure to radiofrequency electromagnetic fields on energy balance in developing rats; novembre 2012 – Environmental Science and Pollution Research

Auteur:

Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 avril, 2013 |Pas de commentaires »

COÛT D’UN ACCIDENT NUCLEAIRE: L’IRSN VA PUBLIER SES TRAVAUX DETAILLES / RELANCE DU DEBAT SUR LA RESPONSABILITE FINANCIERE DES OPERATEURS / ENVISAGER L’INENVISAGEABLE POUR LE NUCLEAIRE !…COMMENTAIRES DE LAMIREAU THIERRY (Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Coût d’un accident nucléaire:

COÛT D'UN ACCIDENT NUCLEAIRE: L'IRSN VA PUBLIER SES TRAVAUX DETAILLES / RELANCE DU DEBAT SUR LA RESPONSABILITE FINANCIERE DES OPERATEURS / ENVISAGER L'INENVISAGEABLE POUR LE NUCLEAIRE !...COMMENTAIRES DE LAMIREAU THIERRY (Réalisateur du film

L’Institut de Radioprotection et de Sûreté

Nucléaire va publier ses travaux détaillés

PARIS – L’IRSN va publier les résultats détaillés de ses travaux sur le coût d’un accident nucléaire, après la publication par le Journal du Dimanche sur la base d’un rapport de 2007 d’un chiffrage maximum de 5.800 milliards d’euros, qu’il affirme être fort peu réaliste.

Ce rapport confidentiel de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), cité par le Journal du Dimanche (JDD), évaluait le coût d’une catastrophe nucléaire, en incluant les pertes économiques mais aussi les coûts environnementaux et les dépenses de santé.

Selon ce rapport établi en 2007, le coût d’un accident majeur pouvait aller de 760 milliards d’euros pour un cas de base à 5.800 milliards d’euros, soit l’équivalent de trois années de PIB, dans le cas d’une situation particulièrement catastrophique.

Le chiffre de 5.800 milliards d’euros correspondait au pire des scénarios possibles, dans lequel 5 millions de personnes devaient être évacuées, tandis que les répercussions économiques se faisaient sentir sur une zone de 850.000 km2, abritant 90 millions de personnes au total.

Le rapport reconnaissait également, selon le JDD, que l’ampleur de la contamination, et donc son coût, pourrait varier fortement en fonction des conditions météorologiques, des vents dirigés vers les zones habitées constituant le pire des scénarios.

Dans un communiqué publié dimanche 10 mars 2013, l’IRSN affirme que le chiffre de 5.800 milliards d’euros est fort peu réaliste.

L’objectif principal de ce rapport était d’établir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées, et non d’obtenir un coût réaliste d’un accident nucléaire majeur, explique l’IRSN.

Le chiffre de 5.800 milliards d’euros correspond à une analyse à la fois majorante et rudimentaire, s’appuyant sur des hypothèses et des outils très simplifiés pour le transfert des rejets dans l’atmosphère, poursuit l’Institut.

Nous avions à l’époque utilisé un code rudimentaire ne prévoyant qu’une seule météo, celle prévalant au site de l’accident, a précisé à l’AFP l’économiste Patrick Momal, auteur du rapport qui n’a jamais été publié.

La météo extrême prévue dans l’étude de 2007 n’est pas réaliste, a-t-il ajouté.

Dans une nouvelle étude rendue publique il y a un mois, l’IRSN a évalué le coût d’un accident nucléaire similaire à celui survenu en mars 2011 à Fukushima à environ 430 milliards d’euros.

Il s’agit d’un cas médian pour un accident nucléaire majeur avec des rejets radioactifs, a indiqué M. Momal, avec une fourchette allant de 250 milliards à 1.000 milliards d’euros au maximum pour le scénario le plus grave.

L’utilité de ces travaux ne réside pas principalement dans l’affirmation de coûts très élevés, mais dans la compréhension la plus fine possible des composantes de ces coûts, qui pourraient pour partie être réduits par des ajustements des acteurs économiques et des acteurs de la gestion de la crise, a souligné l’IRSN.

Les résultats détaillés de ces travaux seront publiés prochainement dans des revues spécialisées, a précisé l’Institut.

L’article du Journal du Dimanche a conduit Europe-Ecologie-Les Verts à réclamer un audit complémentaire indépendant et pluraliste.

De son côté, Greenpeace a demandé à la Ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, de publier immédiatement l’intégralité du rapport afin de le verser au débat en cours sur la transition énergétique.

Confirmant la prochaine publication de ces travaux, le Ministère a souligné être favorable à la transparence la plus large car elle est un élément fondamental de la sûreté nucléaire.

(©AFP / 10 mars 2013 18h23)

Nucléaire:

fukushima21 AFCN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Relance du débat sur la responsabilité

financière des opérateurs

BRUXELLES – L’évaluation du coût d’un accident nucléaire en France a relancé le débat sur la responsabilité financière des opérateurs des 145 réacteurs exploités dans quinze pays de l’Union Européenne (UE) et des propositions de la Commission Européenne sont attendues pour la fin de l’année 2013.

La Commission envisage de présenter une proposition concernant l’assurance et la responsabilité nucléaire dans le courant 2013, a rappelé lundi Marlène Holzner, porte-parole du Commissaire Européen à l’Energie Gunther Oettinger.

Cette proposition devrait être formulée dans la seconde moitié de l’année, a-t-elle précisé.

Un rapport confidentiel de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) en France, dont a fait état le Journal du Dimanche, évalue le coût d’un accident nucléaire majeur en France entre 760 et 5.800 milliards d’euros si la population doit être évacuée.

La France est le premier Etat nucléaire de l’UE avec 58 réacteurs pour 19 centrales.

En cas d’accident, il y a des victimes. Qui va les indemniser? Les situations sont très différentes selon les Etats, souligne la Commission, qui examine les possibilités de contraindre les opérateurs à prendre en charge une partie des coûts.

La Commission Européenne a déjà imposé la réalisation de tests de résistance dans toutes les centrales de l’UE après la catastrophe de Fukushima au Japon il y a deux ans.

Ces tests ont dicté des améliorations à apporter à la sécurité et obligé les Etats à préparer des plans d’action assortis de calendriers qui seront évalués dans le courant de 2013. La Commission présentera un rapport en juin 2014 sur la mise en oeuvre de ces plans.

Selon la Commission, les investissements nécessaires sont évalués entre 10 et 25 milliards d’euros pour le parc de réacteurs de l’UE.

Les opérateurs doivent équiper toutes les centrales de dispositifs sismiques, mieux protéger leurs installations, notamment les groupes électrogènes, contre les inondations, prévoir des systèmes d’éventage-filtration et doter leur installation d’une salle de commande de secours.

Certains Etats ont déjà commencé à mettre en oeuvre les recommandations concernant leurs centrales, a souligné M. Oettinger, cité par sa porte-parole.

Les leçons du drame de Fukushima nous imposent de renforcer notre législation en matière de sûreté nucléaire, a-t-il ajouté, précisant qu’il présentera des propositions dans les prochains mois.

En décembre, le directeur sortant de l’Agence Fédérale Belge de Contrôle Nucléaire (AFCN), Willy de Roovere, a jeté un pavé dans la mare en se déclarant opposé à la construction de nouvelles centrales nucléaire dans l’UE. Je ne pense pas que dans le contexte actuel, du nouveau nucléaire ait du sens et qu’il soit acceptable en Europe, a-t-il soutenu.

(©AFP / 11 mars 2013 15h31)

Envisager l’inenvisageable pour le nucléaire

fukushima3jpg AGRICULTURE

PARIS – Envisager l’inenvisageable: c’est sur ce concept que la France va entamer des travaux dans les prochaines années sur ses centrales nucléaires pour en garantir la sécurité, a déclaré lundi 11 mars 2013 la Ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho.

Il y a des travaux de sûreté importants qui vont être engagés pour la raison suivante: la meilleure sûreté, c’est d’envisager l’inenvisageable, a déclaré la Ministre sur France Info, deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Et donc, c’est ce qui en train d’être fait avec ce concept de noyau dur, d’imaginer que les fonctions vitales d’une centrale nucléaire, c’est-à-dire que le refroidissement du réacteur doit fonctionner même dans des conditions extrêmes d’accident absolument inimaginables, a-t-elle expliqué.

C’est ça la prescription de l’Autorité de Sûreté Nucléaire Française et les travaux qui vont avoir lieu dans les prochaines années, a encore dit la Ministre qui entend, en outre, proposer un important volet concernant la sûreté nucléaire dans le cadre de la loi sur la transition énergétique prévue à l’automne.

La France compte 58 réacteurs, et en 2011, 78,7% de la production d’électricité était assurée par le nucléaire. Une part que le président François Hollande souhaite réduire à 50% en 2025.

En juin 2012, l’ASN, s’appuyant sur les conclusions de son audit post-Fukushima, avait présenté ses prescriptions détaillées pour renforcer la sûreté des installations nucléaires avec une facture évaluée à 10 milliards d’euros.

Elle avait notamment préconisé la création d’une force d’action rapide, un dispositif d’urgence permettant d’envoyer des équipes spécialisées et du matériel sur un site accidenté en moins de 24 heures.

Elle avait aussi préconisé la création d’un noyau dur dans chaque centrale nucléaire, une sorte de salle de commande bunkerisée avec un ensemble de procédures garantissant la fonctionnement du site en cas d’aléas extrêmes de type inondation ou séisme par exemple.

(©AFP / 11 mars 2013 10h42)                                                                                                          

COMMENTAIRES:                                                                                                                     

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

fukushima3 ASN

L’IRSN affirme que « le chiffrage de 5800 milliards d’euros est fort peu réaliste ». L’IRSN, comme souvent, prend les gens pour des demeurés ! Si une catastrophe majeure se produit sur le site d’une centrale nucléaire ou sur un site militaire du genre de LA HAGUE c’est au moins toute la FRANCE qui sera polluée et contaminée !

Combien d’habitants en FRANCE ?…On voit bien que le coût financier serait encore plus important.

« L’objectif principal de ce rapport était d’établir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées, et non d’obtenir un coût réaliste d’un accident nucléaire majeur, explique l’IRSN. »

Donc, l’IRSN ne prévoit pas ce qui pourrait s’approcher le plus de la réalité.

« Etablir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées »…c’est un peu léger pour être sérieux !

« La météo extrême prévue dans l’étude de 2007 n’est pas réaliste. »                                

La réalité est toujours plus grave que les prévisions de technocrates !                  

« L’utilité de ces travaux ne réside pas principalement dans l’affirmation de coûts très élevés, mais dans la compréhension la plus fine possible des composantes de ces coûts, qui pourraient pour partie être réduits par des ajustements des acteurs économiques et des acteurs de la gestion de la crise, a souligné l’IRSN. »

On ne prend donc pas en considération la réalité et l’on considère, en d’autres termes, que l’on pourrait faire comme à TCHERNOBYL et à FUKUSHIMA:

Demander à la population de subir et d’accepter la radioactivité et la contamination constantes afin de consommer des produits radioactifs et de faire redémarrer l’économie !

Affirmer: « Envisager l’inenvisageable » est une pure idiotie car les catastrophes majeures nucléaires se produisent toujours dans une situation non prévue par l’homme !

« Imaginer que les fonctions vitales d’une centrale nucléaire, c’est-à-dire que le refroidissement du réacteur doit fonctionner même dans des conditions extrêmes d’accident absolument inimaginables. »

Cette phrase est absolument ridicule car dans une telle situation il se déroule ce qui s’est passé à TCHERNOBYL et à FUKUSHIMA…tout explose !

Et puis, rappelons que les pratiques actuelles de EDF vont dans un sens opposé à la sécurité , ce qui fragilise encore plus le système notamment avec la sous-traitance en cascade.

L’IRSN MENT…

ainsi que TOUS les « responsables » politiques.

Bien qu’annoncée…

la TRANSPARENCE N’EXISTE PAS ET N’EXISTERA JAMAIS

DANS LE MONDE DU NUCLEAIRE ! 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 mars, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP)

Japon:

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima

Photo: AFP/TEPCO

Manifestation antinucléaire à Tokyo

avant le 2ème anniversaire de Fukushima

TOKYO – Des milliers de manifestants ont défilé samedi 9 mars 2013 à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon, près de deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les participants se sont d’abord rassemblés dans un parc du centre de la capitale: la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le Prix Nobel de Littérature Kenzaburo Oe.

Les protestataires ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis la victoire de son parti aux élections législatives de décembre, à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Les organisateurs ont affirmé que 15.000 personnes avaient participé à la manifestation, tandis que la police n’a fourni aucune estimation dans l’immédiat.

M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d’affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Seuls 2 des 50 réacteurs de l’archipel sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l’objet de vérifications de sécurité poussées depuis l’accident de Fukushima.

Le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre: sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire, ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre 2012, avait promis pour sa part d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici à la fin des années 2030.

Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires, ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

Leur initiative a eu lieu deux jours avant le deuxième anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (nord-est) et entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale Fukushima Daiichi.

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

(©AFP / 09 mars 2013 10h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

J’HABITE PRES DES PESTICIDES: TEMOIGNAGE D’UNE RIVERAINE (lekiosquedesmots.unblog.fr)

J’habite près des pesticides…
J'HABITE PRES DES PESTICIDES: TEMOIGNAGE D'UNE RIVERAINE (lekiosquedesmots.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pesticide2

LES PESTICIDES dans pesticide pesticide2

Avez-vous entendu parler de l’enquête APACHE ? Non ? Je vous donne ci-dessous trois liens qui vous permettront d’en savoir un peu plus. Vous verrez, les uns sont pour les pesticides et les autres contre.

http://www.forumphyto.fr

http://www.generations-futures.fr

http://www.uipp.org

Et bien moi, je vais vous donner mon témoignage de riveraine.

J’ai eu envie de réagir après avoir entendu un discours à la télévision si loin de la réalité.

Je ne ferais pas de mon cas une généralité, j’ose espérer qu’il reste encore des personnes conscientes.

J’habite dans le bordelais et ce depuis plus de 50 ans. J’ai pu voir l’évolution de mon environnement depuis tant d’années.

Quand j’entends parler d’utilisation raisonnée et respectueuse des riverains, que nous ne sommes pas trop exposés, j’ai envie de hurler.

pesticide pesticide dans pollution

Voilà la tenue préconisée pour l’utilisation des pesticides mais moi riveraine, je ne suis pas arnachée comme lui.

Le premier pied de vigne est à environ 3 mètres d’une de mes fenêtres et de l’autre côté de la maison environ 20 mètres ainsi qu’à droite, à gauche un peu plus. Je suis cernée.

Lors des traitements obligation de fermer les volets pour ne pas avoir de produit sur le vitrage, il se répand sur le volet, obligation d’obstruer les aérations de la fenêtre. Ce qui veut dire que l’ouvrier sur l’emjambeur n’arrête pas le pulvérisateur lorsqu’il tourne au bout du rang. Si bien que je me mets mes doigts sans aucune protection dans le produit.

Les voitures garées sur le bord de la route ont le même traitement, et là on remet les doigts dans les produits. En plus, il faut aller laver la voiture pour enlever toute trace de pollution et surtout pour éviter le contact.

Il y a lontemps que je ne mets plus de linge dehors au moment des traitements, il ne faut pas rêver les produits se déposent partout. En fait, il y en a sur tout objet qui reste dehors.

Ce qui va suivre n’est pas triste non plus. Je rentrais chez moi en voiture avec mon fils, j’étais à moins de 100 mètres de mon domicile. J’ai identifié immédiatement une odeur caractéristisque d’un produit, c’était une odeur forte, âcre. L’effet a été rapide, je me suis retrouvée à suffoquer au volant de ma voiture, je ne pouvais plus respirer. De retour, je me suis enfermée ma respiration est revenue petit à petit sous de regard affolé de mon fils. Lorsque j’ai pu, j’ai appelé le propriétaire de la vigne pour connaître le nom du produit. On m’a répondu que si c’était toxique, l’ouvrier ne l’utiliserait pas, on n’a jamais voulu me dire son nom. Et je ne le sais toujours pas. Je tiens à signaler que jamais, je n’ai été ashmatique.

J’ai souvent vu les ouvriers tourner au bout du rang sans arrêter le pulvérisateur et malheur à celui qui passe. On est pulvérisé avec.

Lors des traitements se sont des nuages de produit jusqu’à à avoir du mal à distinguer l’emjambeur et que le vent entraîne n’importe où.

Chez nous en plaisantant, on dit souvent que l’eau est meilleure parce qu’elle passe sous les pieds de vigne.

pesticide1 pollution dans Société

Je mets à votre disposition la carte des cours d’eau et rivières pollués par les pesticides. Pas besoin d’en dire plus, la carte parle toute seule.

Alors l’eau meilleure, heureusement que l’on a de l’humour!!!

PHOENIX

http://lekiosquedesmots.unblog.fr/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 mars, 2013 |14 Commentaires »

LES EFFETS SOUS-ESTIMES DES PARTICULES FINES SUR LA SANTE (Organisation Mondiale de la Santé)

Les effets sous-estimés des particules fines sur la santé

LES EFFETS SOUS-ESTIMES DES PARTICULES FINES SUR LA SANTE (Organisation Mondiale de la Santé) dans REFLEXIONS PERSONNELLES article_potechap

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© C. Magdelaine / notre-planete.info

Selon une étude[1] publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’exposition à long terme aux particules fines[2] (PM2,5) peut être à l’origine de l’athérosclérose, d’issues indésirables de la grossesse ainsi que de maladies respiratoires chez l’enfant. L’examen des bases factuelles sur les aspects sanitaires de la pollution de l’air laisse aussi croire à l’existence d’un lien potentiel avec le développement neurologique, les fonctions cognitives et le diabète, et renforce le lien de causalité entre les PM2,5 et la mortalité cardiovasculaire et respiratoire. Cette recherche a été réalisée à la demande de la Commission européenne dans le cadre de la révision de la politique de l’Union Européenne (UE) relative à l’air de 2013.

Le Commissaire Européen à l’Environnement, M. Janez Potočnik[3], a d’ailleurs déclaré : « La politique de l’UE relative à l’air doit s’inspirer des dernières recherches scientifiques. Telle est la raison pour laquelle j’ai demandé à l’OMS d’entreprendre cette étude. Les liens ainsi mis en évidence entre la pollution atmosphérique et la santé humaine renforcent les arguments en faveur de l’élaboration d’une nouvelle politique ambitieuse : elle sera un élément clé de la révision de la politique relative à la qualité de l’air menée en 2013 ».

« Il y a quelques années seulement, en l’absence de données scientifiques claires à ce sujet, les normes et les réglementations en matière de pollution de l’air ne ciblaient pas suffisamment la santé humaine », a ajouté Mme Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe. « Des années de recherche coordonnée par l’OMS ont permis de fournir les premières estimations quantitatives de la charge de morbidité imputable aux matières particulaires, et d’établir désormais des liens entre les polluants atmosphériques et les résultats sanitaires. Nous sommes confiants que ces nouvelles connaissances mèneront finalement à la formulation de politiques antipollution plus strictes afin de protéger la santé des citoyens européens. »

Plus de 80 % des Européens sont en effet exposés à des niveaux de matières particulaires (PM) supérieurs à ceux stipulés dans les lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air 2005. Chaque citoyen est ainsi privé en moyenne de 8,6 mois de vie.

Les résultats de recherches récentes mettent en évidence les liens existants entre les PM2,5 et la mortalité à des niveaux en dessous de ceux actuellement fixés par les lignes directrices relatives à la qualité de l’air, soit 10 µg/m3 par année. L’étude de l’OMS recommande par conséquent une révision des lignes directrices pour les matières particulaires d’ici 2015. Le rapport préconise également d’autres modifications à la législation de l’UE, étant donné que la valeur limite actuelle pour les PM2,5 fixée dans la directive de l’UE relative à la qualité de l’air ambiant est deux fois plus élevée que celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS.

L’étude de l’OMS apporte de nouveaux éléments de preuve quant aux effets de l’exposition à long terme à l’ozone (O3) sur la mortalité respiratoire et les décès chez les personnes atteintes d’affections chroniques prédisposantes. Ceux-ci s’ajoutent aux conclusions antérieures sur les effets à court terme qui, d’ailleurs, font l’objet de la réglementation actuelle. Il s’avère aussi que l’exposition à l’ozone a un impact sur le développement cognitif et la santé génésique, dont les naissances avant terme. L’étude préconise l’élaboration de lignes directrices fixant les concentrations moyennes d’ozone à long terme.

Une nouvelle ligne directrice est également recommandée pour le dioxyde d’azote (NO2), un gaz toxique produit par le processus de combustion des systèmes de chauffage, de la production d’énergie et, en particulier, des moteurs des véhicules. De nouvelles études établissent un lien entre, d’une part, l’exposition à court et à long termes au NO2 et, d’autre part, la mortalité, les hospitalisations et les symptômes respiratoires à des concentrations égales ou inférieures aux valeurs limites actuelles de l’UE (qui sont fixées au même niveau que les lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air).

Un rapport technique complet relatif à l’examen des bases factuelles sur les aspects sanitaires de la pollution de l’air sera disponible au printemps 2013.

Notes:

  1. « Review of evidence on health aspects of air pollution – REVIHAAP » First results – OMS Europe
  2. Les matières particulaires sont des polluants atmosphériques constitués d’un mélange de particules solides et liquides en suspension dans l’air, comprenant généralement des sulfates, des nitrates, de l’ammonium et d’autres substances. Parmi les principales sources de matières particulaires d’origine humaine, il convient de mentionner le chauffage domestique, les activités industrielles et la circulation routière. Les effets de ces particules sur la santé sont notamment à l’origine de maladies respiratoires et cardiovasculaires et du cancer du poumon.
  3. Le Commissaire Européen à l’Environnement, M. Janez Potočnik, a proclamé « 2013 Année de l’air pour les politiques de l’UE ». Il s’agit de souligner l’importance de l’air pur pour tous et de mettre l’accent sur les mesures visant à améliorer la qualité de l’air dans l’UE.

Auteur:

Organisation Mondiale de la Santé

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 2 mars, 2013 |Pas de commentaires »

TCHERNOBYL. « L’IMPOSSIBLE PROCES »: UN SPECTACLE ET UNE TOURNEE

BONJOUR,

TCHERNOBYL.
SUITE À LA LECTURE DE VOTRE LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À PROPOS DE LA GUERRE AU MALI, JE SOUHAITAIS ENTRER EN CONTACT AVEC VOUS.

Je suis moi même Haut Savoyard et peut-être sommes-nous voisins.
Je suis metteur en scène de théâtre et militant anti nucléaire depuis toujours.

Je suis allé une dizaine de fois en Biélorussie et en Ukraine sur les terres contaminées par Tchernobyl et je suis un compagnon de lutte de Yuri Bandajevski.

Enfin, je suis un des initiateurs du collectif « INDEPENDENT WHO » (pour l’indépendance de l’ OMS) qui assure une vigie depuis bientôt 7 ans devant le siège de l’OMS à GENEVE.
Je vous mets en pièce jointe une information concernant la tournée de « L’IMPOSSIBLE PROCÈS » du 20 avril au 25 mai 2013.

Il reste quelques dates disponibles.

Les conditions d’accueil sont faciles techniquement, financièrement et humainement.

Cordialement,

Bruno BOUSSAGOL

 L’ IMPOSSIBLE PROCÈS

UN SPECTACLE ET UNE TOURNÉE

 

Ce procès est exceptionnel !

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre 2012 à 17h a été créé « L’IMPOSSIBLE PROCÈS » à la Cour des 3 Coquins de Clermont-­‐Ferrand durant les JOURNÉES D’ÉTUDES DU RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE.

Exceptionnel car il tente de déterminer les responsabilités, trois ans après l’accident du Blayais survenu dans la nuit du mardi 3 Novembre 2015.

Un Boeing 747 de la compagnie Royal Air Maroc immatriculé EI-CSY, en provenance de Casablanca, vol AT 764, arrivée prévue à Paris Orly à 4h15, s’est écrasé sur la centrale nucléaire du Blayais, située sur la commune de Braud et Saint-Louis, dans le département de la Gironde. Il y avait à son bord 2 pilotes, personnels navigants techniques, – 4 hôtesses-stewarts, personnels navigants commerciaux  – 140 passagers dont 2 bébés ; il n’y a eu aucun survivant.

Sur scène un tribunal. Le Président (Patrick Gay-Bellile) mène les débats. Il y a la procureure (Véronique Pilia), l’avocat (Jean-Louis Debard) et le prévenu (Bruno Boussagol). Une narratrice (Noémie Ladouce) intervient une dizaine de fois pour commenter le procès et apporter des informations complémentaires nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire.

Le Président ouvre la séance :

« Aujourd’hui, samedi 3 novembre 2018, nous jugeons, au nom du Peuple français, l’Industrie Electronucléaire Française, représentée ici par Monsieur le Très Haut Commissaire à l’Energie Nucléaire Civile, Monsieur De Pressac François, Directeur Président du Très Haut Commissariat à l’Energie Nucléaire Civile, pour risque causé à autrui, non assistance à personne en danger, et homicide involontaire ».

Suivent 1h40 d’échanges argumentés (une dizaine de spécialistes se sont investis pour apporter des éléments scientifiques, romanesques et juridiques permettant d’étayer le texte final établi par Jean-­‐ Louis Debard).

Après un entr’acte de 30mn, la séance reprend mais dans la salle et avec des victimes, des témoins, des « experts » du nucléaire vivants dans la ville où a lieu le procès. C’est l’occasion de présenter « à la barre » les problématiques et/ou procès qui mobilisent les militants locaux.

Les contributions recueillies durant la « tournée »seront publiées ultérieurement dans un ouvrage.

Ce procès est une tentative de mettre le théâtre au cœur du débat citoyen.

LA TOURNÉE :

Du 20 AVRIL AU 25 MAI 2013

Les comédiens sont disponibles du 20 avril au 25 mai 2013 pour la tournée proprement dite.

Quelques dates éparses en dehors de celles proposées sont possibles.

Déjà au LAVOIR MODERNE PARISIEN les 11, 12 janvier 2013 à 20h et le dimanche 13 à 16h30 et le samedi 19 janvier à Reims.

LE VERDICT SUR L’ESPLANADE DU TROCADÉRO : LE 25 MAI 2013

La tournée devrait s’achever le samedi 25 mai 2013 sur le parvis du Trocadéro à Paris avec l’ensemble des specta(c)teurs de la « tournée » qui livreront ensemble leur verdict.

Ce serait l’occasion d’un dernier procès public en plein air pour plusieurs milliers de jurés, victimes, experts et témoins accompagnés de leurs soutiens.

 COMMENT ACCUEILLIR LE PROCÈS

Pour l’association, la structure ou le collectif qui accueille, il faut prévoir :

1/ Une salle de spectacle. Mais pourquoi pas un tribunal.

Une salle type polyvalente ou Maison du Peuple est aussi possible avec un minimum

d’aménagement (en particulier garantir une bonne visibilité de la scène pour les spectateurs).

2/ 6 chambres individuelles et 1 double. Le logement chez l’habitant est possible.

3/ les repas (petit déjeuner, déjeuner et diner) également pour 8 personnes.    

4/ le coût des salaires, des charges sociales et de l’assurance est de 1 300 euros.

5/ les frais de transports (un mini bus en location pour le déplacement des décors et des 8 personnes) devraient être de l’ordre de 200 euros par étape.

Ce qui revient à 1 500 euros par représentation soit par exemple 150 personnes payant 10 euros. Pour les associations ne souhaitant pas faire un prix fixe, une entrée à prix libre et une buvette bien dynamique pendant l’entr’acte peuvent garantir cette somme.

6/ Afin de limiter les risques financiers, une formule avec minimum garanti de 900 euros est proposée. Si les recettes globales (entrée et bar) dépassent cette somme, elles sont reversées à la compagnie à concurrence de 1 500 euros. Au delà des 1 500 euros, les bénéfices restent au groupe qui accueille.

7/ proposer à un maximum de 4 personnes une intervention durant la seconde partie. Cette intervention doit être écrite afin de figurer dans l’ouvrage qui sera publié à l’issue de la tournée (dans l’après midi, le metteur en scène aide les intervenants à lire ou jouer leur intervention).

RÉALISATION : BRUNO BOUSSAGOL

TEXTE : JEAN-LOUIS DEBARD

AVEC : NOÉMIE LADOUCE, VÉRONIQUE PILIA, PATRICK GAY-BELLILE, JEAN-LOUIS DEBARD ET BRUNO BOUSSAGOL

ET LA PARTICIPATION DE : CHRISTIANE THERR, MARINETTE MINNE et JEAN-PIERRE MINNE.

Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questionnements. Par mail : cokoller@bluewin.ch

Par téléphone : 06 08 23 60 20

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 février, 2013 |Pas de commentaires »

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr)

La décroissance,

préalable à toute intervention écologique ?

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES suicide_de_la_terre-fea0a

(Metamag.fr)

Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre « Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain ». Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré.

Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?
AV : Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

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HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?
AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.
AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?
C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction ?
AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.
http://www.metamag.fr/metamag-1163-La-decroissance-Prealable…

URL de cet article 19352
http://www.legrandsoir.info/la-decroissance-prealable-a-toute-intervention-ecologique.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 février, 2013 |Pas de commentaires »

LA FRACTURATION HYDRAULIQUE IMPLIQUE L’UTILISATION D’EXPLOSIFS BARDES D’URANIUM APPAUVRI…COMME LES ARMES !

La fracturation hydraulique implique

l’utilisation d’explosifs bardés

d’uranium « appauvri »…comme les armes !

LA FRACTURATION HYDRAULIQUE IMPLIQUE L'UTILISATION D'EXPLOSIFS BARDES D'URANIUM APPAUVRI...COMME LES ARMES ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES fracturation

On savait déjà que les forages en profondeur faisaient remonter en surface les élèments radioactifs qui y sont enfouis, essentiellement l’uranium et ses descendants comme le radium (voir en annexe le texte de la CRIIRAD communiqué en mars 2011, et un article récent).

Mais on découvre que la technologie necessite l’utilisation de « charges creuses », et que ces explosifs sont bardés d’uranium comme les roquettes anti char et les obus militaires.

En effet dans une réponse écrite faite à Charlie Regol (Hérault) par M. Rivière, celui-ci confirme « C’est le même principe que les roquettes antichar ».

Cette information est très importante car si la présence d’un métal tel que l’uranium rend les explosifs plus pénétrants, cela engendre, dispersé en poussière par l’explosion, la dangereuse contamination des nappes d’eau et des boues remontées à la surface..

M. Rivière précise « Dans un puits à gaz ou à pétrole on descend un tubage d’un diamètre de 5 pouces (en général) au droit de la formation que l’on veut exploiter. Ce tubage est cimenté entre l’extérieur du tubage et le trou qui a été foré (….) Quand on veut mettre la formation de pétrole ou de gaz en exploitation, il faut crépiner ce tubage car il est étanche. C’est à ce moment que l’on descend ces charges creuses (…) pour percer le tubage. Ces charges creuses provoquent un orifice de 15 à 20 millimètres de diamètre dans l’acier et le ciment, et cela ne va pas plus loin. » .

I « Cela ne va pas plus loin » dit M. Rivière, mais cela est en contradiction avec la réponse faite par M. Medaisko, géologue, toujours à Charles Rigol.
On y trouve la phrase suivante qui montre qu’en fait cela va plus loin : « Nous avons un problème avec les fissures car il est assez difficile de les contrôler… »
Il emploi les mots « fissures » « fissuration » « fissurer la roche » bien moins fort que « fractures » ou autres et avoue que tout cela est bien incontrôlable. On imagine mal comment ils vont parvenir à contrôler la perforation induite par leur charges creuses ou autre fracturation par l’hélium par exemple.
On trouve aussi des informations intéressantes dans un rapport du 5 fèvrier 2010 de Schlumberger qui précise bien le risque d’être confronté à des actions en responsabilité civile importante, concernant « l’utilisation de matières dangereuses, de matières radioactives et d’explosifs (….), des terrains contaminés et de leur réhabilitation, (…), dommages corporels ou dégradations de biens provoqués par l’exposition à des substances dangereuses…  ».

Il en résulte pour Sclumberger une double inquiétude qui ne concerne pas les conséquences pour les personnes ni sur l’environnement mais « l’impact négatif sur notre trésorerie », et sur le fait que « notre assurance pourrait ne pas nous couvrir de façon appropriée  »…..

Enfin notons qu’un courrier du 1/10/12, de Charlie R. à Delphine Batho Ministre de l’Ecologie, à ce sujet n’a pas reçu de réponse.

Conclusion:
Nous pouvons donc légitimement nous alarmer de l’utilisation de charges explosives contenant de l’uranium « appauvri » comme dans les armes.
Comment sont- elles gérées, transportées, stockées ?
Les boues remontées par les forages qui contiennent de la radioactivité naturelle, et de la radioactivité due aux explosifs sont-elles abandonnées sur place, avec des risques de pollution, ou sont-elles gérées comme des déchets radioactifs ?

Cela signifie aussi que les nappes d’eau fossiles et phréatiques traversées courront le risque de contamination non seulement chimique mais aussi radioactive.
De toute façon le courrier de M. Rivière ne laisse aucun doute. Il faut donc dénoncer ce risque supplémentaire et inconnu de beaucoup d’entre nous, dénoncer que des entreprises puissent se promener avec des explosifs contenant de l’uranium « appauvri » sans que nous connaissions les garanties de protection du personnel et des populations, dénoncer la gestion des boues extraites.
Les collectifs pourraient solliciter la CRIIRAD pour organiser un prélèvement de boue en vue d’une analyse complète.

Décembre 2012, Eva marion géologue, Pierre Péguin physicien, sur la base d’éléments réunis par Charlie Rigol viticulteur.

Alors que le débat autour du nucléaire n’a jamais semblé autant d’actualité, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) a tenu à relier la question du risque radioactif à l’exploitation future des réserves de gaz de schiste.

Dans un dossier paru au cours du mois de mars 2012, elle souligne « les risques peu connus d’exposition à la radioactivité causée par l’exploitation de ces réserves« , et s’affaire à identifier les principaux phénomènes de pollution radioactive engendrés par cette ressource nouvelle :
- radium dans le tartre des canalisations
- eau : contamination des nappes suite à la fracturation hydraulique
- eau : rejet d’effluents radioactifs liquides lors de la remontée des fluides de forages
- air : émanation de radon.

Regrettant que l’Etat ne se soit pas « soucié d’évaluer les risques avant de délivrer les autorisations d’exploration », la CRIIRAD regrette également que la Mission d’Analyse des Enjeux Economiques, Sociaux et Environnementaux des Gaz de Schiste ait été confiée au CGEDD et au CGIET, organismes ayant « obligatoirement été consultés avant l’attribution de chaque permis d’exploration« , et pour lesquels « le conflit d’intérêt est manifeste ».
Elle appelle ainsi de ses vœux une refonte de l’étude d’impact pour chaque dossier de concession, afin d’y inclure, avant la phase exploratoire :
- une évaluation des caractéristiques radiochimiques des formations explorées,
- un point zéro de la radioactivité des eaux de surface et souterraines ainsi que du radon dans l’air ambiant,
- la description précise des techniques de traçage envisagées pour l’étude des forages.

A titre d’exemple, Ian Urbina, journaliste au New York Times, a pu récemment se procurer des documents attestant de quantité de radium dans l’eau dépassant de 20, 100, 250, parfois même plusieurs milliers de fois les limites légales dans l’Etat de Pennsylvanie.

Gaz de schiste :

La contamination radioactive

refait surface

(Yves HEUILLARD)

Les précisions sur le risque radioactif lié à l’exploitation des gaz de schiste sont issues d’un rapport de E. Ivan White, scientifique au Conseil Américain pour la Mesure et la Protection des Rayonnements (National Council on Radiation Protection & Measurements, NCRP).

Le rapport rendu public par l’association newyorkaise Grassroots Environmental Education vise à l’éducation du public sur la santé et l’environnement.

Tout ou presque a été dit sur les risques de la fracturation hydraulique : pollution possible des nappes phréatiques par les produits chimiques utilisés par la fracturation, pollution par les hydrocarbures eux-mêmes, remontées de méthane (ou d’autres gaz) à la surface.

Selon le rapport, la fracturation hydraulique provoque d’importantes remontées à la surface d’éléments radioactifs dans les liquides issus de la fracturation.
Le rapport indique que les éléments radioactifs issus des schistes de Marcellus (nom de la couche géologique riche en gaz dans l’est des Etats-Unis) font partie des éléments radioactifs à vie longue et que par conséquent ils peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire et engendrer des doses de radiations dangereuses pour des millions de personnes.

Ivan White cite en particulier le radium-226 et le radium-228, qui peuvent se retrouver à la surface sous forme solide et liquide, du fait du processus d’exploitation. L’auteur analyse la dispersion dans l’environnement de ces radioéléments et conclut : « Ils restent actifs et potentiellement mortels et peuvent se retrouver des années plus tard dans des endroits imprévisibles. Ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire, jusqu’à l’homme« .

Rappelons que le radium-226 a une demi-vie de 1600 ans. C’est à dire qu’en 1600 ans il pert seulement la moitié de sa radioactivité. C’est un corps particulièrement dangereux parce que l’organisme l’assimile comme le calcium et, fixé dans les os, il est potentiellement source de cancers.

Une anguille sous roche bien génante

Dans son rapport, Ivan White prend des précautions très appuyées pour montrer que, contrairement à l’industrie nucléaire « qui suit toute la production d’éléments radioactifs jusqu’à leur destination finale sûre« , la réglementation concernant la fracturation hydraulique est très insuffisante.
Le propos rapporté ici entre guillemets est évidemment incorrect puisque les équipements nucléaires rejettent, en fonctionnement normal, des effluents radioactifs gazeux et liquides dans l’air, les rivières, et les océans ; et que la notion de « destination finale sûre » est plus que controversée.

Notons enfin que le problème soulevé par le Conseil Américain pour la Mesure et la Protection des Rayonnements, n’est pas nouveau.
Le Département Américain de l’Energie (DOE) et General Electric ont engagé depuis 2011 deux millions de dollars pour permettre d’isoler les matériaux radioactifs des boues et liquides de la fracturation hydraulique (Source Forbes).
En Pennsylvanie haut lieu de l’exploitation des gaz de schiste (de l’ordre de 100 000 puits de forage), des rejets liquides ont été déversés dans les rivières alimentant le réseau d’adduction d’eau potable sans test de radioactivité. Le New York Times, qui rapporte l’information en février 2011 sur la base de documents officiels jamais rendus publics, précise que le niveau de radioactivité des rejets liés à la fracturation hydraulique est bien plus élevé que la réglementation ne l’autorise.

 A propos des enveloppes d’uranium.

Rappelons que les obus modernes sont à tête d’uranium, et on précise d’uranium « appauvri ».
« Appauvri » signifie qu’il y a moins de la forme d’uranium necessaire à la réaction de fission dans les réacteurs (U235), et davantage de la forme d’uranium la plus répandue (U238).
Mais c’est toujours de l’uranium tout aussi dangereux, émetteur alpha, qu’on a répandu en Irak et ailleurs.
Ce matériau est issu de « l’enrichissement » à l’usine du Tricastin, on ne sait qu’en faire, il est donc disponible à bon compte.

Roland Desbordes, de la CRIIRAD, précise que:

« A défaut de pouvoir détecter le rayonnement alpha de l’uranium avec un petit controleur, on détecte logiquement le radium, Ra 226 en premier car dans la chaine de l’U238 dont il descend, c’est l »élément le plus soluble dans l’eau et en plus un bon émetteur gamma pouvant être détecté au compteur Geiger ».

Roland Desbordes ajoute:

« Mais cela ne veut pas dire que les autres radioéléments ne sont pas présents …et certains (comme le Po210) bien plus toxiques que l’uranium donc qui peuvent avoir un impact sanitaire supérieur à quantité de Bequerels inférieure ! Il faudrait faire une vraie analyse spectrogamma de la boue ».

Décembre 2012, Eva marion géologue, Pierre Péguin physicien, sur la base d’élèments réunis par Charlie Rigol viticulteur.

Voir la recherche

de Florent PIROT

de l’association PYROPHOR

https://assopyrophor.org/2017/04/26/oil-drilling-well-penetrators-w-du/

fichier pdf Fracturation hydraulique URANIUM et FISSION

https://assopyrophor.org/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2013 |Pas de commentaires »
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