FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L’EAU EN MER…LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L'EAU EN MER...LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa12

TEPCO veut rejeter de l’eau en mer, les pêcheurs

font barrage

TOKYO – Les pêcheurs de la région de Fukushima empêchent pour le moment la compagnie d’électricité gérante de la centrale accidentée de pomper et rejeter dans l’océan Pacifique voisin de l’eau accumulée dans le sous-sol du site atomique. Ils craignent une contamination environnementale.

TEPCO (Tokyo Electric Power) ne sait que faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau à différents stades de radioactivité et en grande partie stockées dans des réservoirs terrestres.

La compagnie a alors imaginé un dispositif pour pomper l’eau de pluie et d’autres origines naturelles en sous-sol, avant qu’elle ne se mélange à l’eau hautement radioactive provenant des systèmes de refroidissement dans les bâtiments des réacteurs nucléaires du complexe Fukushima Daiichi ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

TEPCO affirme que l’eau qu’elle veut récupérer en amont et rejeter en mer ne contient que très peu d’éléments radioactifs, ajoutant qu’elle n’était pas plus contaminée que celle des rivières environnantes qui finissent dans l’océan.

La compagnie a expliqué son plan aux organismes de pêche de la région, mais ceux-ci ont réservé leur réponse, jugeant ne pas disposer de suffisamment d’éléments pour se prononcer. Ils redoutent une contamination halieutique.

Il est important que nous puissions avancer, après avoir clairement expliqué la situation aux pêcheurs et obtenu leur compréhension, a plaidé à la télévision un responsable de TEPCO.

Ce à quoi un représentant de fédération de pêcheurs a répondu: nous avons besoin d’entendre à nouveau des explications de TEPCO et de l’Etat avant de nous concerter et d’émettre un nouveau jugement.

Une décision ne sera pas prise avant le mois prochain.

La quantité d’eau à gérer augmente au rythme de 400 tonnes par jour, au point qu’il ne faut que 2,5 jours pour remplir un réservoir terrestre dont la compagnie ne peut multiplier le nombre à l’infini.

Les solutions autres de stockage (bassins creusés dans le sol par exemple) se sont avérées peu fiables, les matériaux jusqu’à présent utilisés pour couvrir le fond ne garantissant par une étanchéité parfaite.

Plusieurs fuites récentes ont obligé la compagnie à finalement transvaser cette eau en un lieu plus sûr.

Ce problème de l’eau, encore loin d’être résolu, est le plus grave actuellement sur le site de Fukushima selon l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

(©AFP / 14 mai 2013 06h37)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO: LA SITUATION SANITAIRE CATASTROPHIQUE AU NIGER A CAUSE DE L’EXPLOITATION DE L’URANIUM PAR AREVA (VIDEO GREENPEACE)

L’EXPLOITATION DE L’URANIUM AU NIGER:

UNE VERITABLE BOMBE EN SANTE PUBLIQUE

PRESENTE POUR DES MILLIONS D’ANNEES !

RETOUR SUR INFO: LA SITUATION SANITAIRE CATASTROPHIQUE AU NIGER A CAUSE DE L'EXPLOITATION DE L'URANIUM PAR AREVA (VIDEO GREENPEACE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mines

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 avril, 2013 |Pas de commentaires »

DES ATTAQUES CONTRE LE BLOG « LE SOUFFLE C’EST MA VIE » PAR DES SITES A VOCATION MILITAIRE ! (LAMIREAU Thierry / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

La France, l’uranium appauvri et le Mali :

Explications d’une intoxication

DES ATTAQUES CONTRE LE BLOG
(Publié par La Rédaction le 3 Avril 2013)

Depuis environ un mois se répand sur internet une rumeur affirmant que l’armée française utiliserait des armes à l’uranium appauvri (UA) au Mali. Nombre de sites, majoritairement de la mouvance altermondialiste et /ou écologiste, se sont saisis de l’occasion pour questionner l’intervention française dans le Sahel.

Obus-flêche américain M900 à l'UA

Obus-flêche américain M900 à l’UA
Les armes à l’uranium appauvri : qu’est ce que c’est ?
Certains sites, sur la base d’études a priori sérieuses, n’hésitent pas à parler d’armes « atomiques » en parlant des armes à l’uranium appauvri (1). Sauf que cela ne correspond en rien à l’usage qui est fait de ces armes. Une arme à l’uranium appauvri est en fait un projectile perforant, non explosif, dont une partie (généralement le noyau) est constitué de ce métal très dense appelé uranium appauvri. La perforation est le résultat de l’énergie cinétique d’un projectile très lourd (du fait de la densité de l’uranium appauvri) lancé à très grande vitesse (1800 m/s environ pour un obus flèche de char). L’appellation « obus-flèche » concerne uniquement les obus anti-char perforant, qui, une fois libéré du sabot nécessaire au tir, ont effectivement la forme d’une flèche de métal de quelques centimètres de diamètres pour cinquante centimètres de long environ (comme sur la photo ce-contre). Les obus flèches sont généralement composés d’un noyau très dense : en France on utilise le tungstène, aux USA, l’uranium appauvri ou le tungstène. Tous les obus flèches ne sont pas à l’uranium appauvri. Mais on trouve d’autres obus perforant avec de l’UA : certains obus de 30 mm de l’A-10 en contiennent parce que cet avion a une vocation de « tueur de chars ». L’UA est également utilisé parfois comme blindage, en raison de sa dureté. On le trouve par exemple dans les panneaux avant des tourelles de M1 Abrams américains, mais aussi dans la tête de certains types de missiles (Tomahawk) destinés à pénétrer profondément dans le sol : un « bouclier » à l’UA permet de protéger l’intégrité de l’électronique de mise à feu lors de la pénétration.

Il est vrai que l’usage de l’UA est soumis à controverse depuis la première guerre du Golfe. L’énergie dégagée à l’impact provoque une brutale hausse de pression et de température dans un véhicule clos, tel un char. Du fait de la brusque augmentation de température, les munitions du véhicule touché explosent la plupart du temps, provoquant la destruction du véhicule. En brûlant, les résidus de barreaux d’UA pourraient dégager de l’oxyde d’uranium, une poussière radioactive toxique si elle est respirée et qu’elle se dépose dans les poumons. Bien qu’aucune étude n’ait pu prouver de liens de cause à effet, l’uranium appauvri pourrait faire partie des causes du « syndrome de la guerre du Golfe », aux côtés de nombre d’autres substances. Quoiqu’il en soit, bien qu’étant d’une redoutable efficacité contre des véhicules, aucune de ces armes n’a la moindre utilité au Mali, étant donné que l’ennemi sur place n’a ni blindé, ni bunker (pour les grottes, d’autres armes sont plus efficaces).

La France a-t-elle des armes à l’uranium appauvri ?

La France en a possédé, mais ce n’est plus le cas. La France a produit des obus à l’UA pour ses chars AMX-30 en calibre 105mm. Ils sont aujourd’hui retirés du service opérationnel et leurs obus aussi. Nous avons certes déployé au Mali des AMX-10RC qui disposent eux aussi d’un canon de 105mm. Aurions-nous profité de l’occasion pour écouler de vieux stocks ? Non, car bien que de même calibre, les deux canons ne peuvent tirer les mêmes munitions. Le canon de l’AMX 10-RC est en quelque sorte une version « light » qui ne supporterait pas la charge des obus de l’AMX-30 (sans compter le fait qu’ils ne rentrent tout simplement pas dans la chambre de tir). L’hélicoptère Tigre aurait-il utilisé des munitions à l’UA ? Non plus, car les munitions du Tigre, spécifiques à son canon, sont fabriquées par Nexter, qui ne produit plus aucune munitions à l’UA depuis des années. Le Rafale utilise-t-il des munitions à l’UA ? Non, car les munitions purement perforantes n’ont que peu d’intérêt pour une arme destinée à l’auto-défense contre les autres avions : des obus explosifs-incendiaires sont beaucoup plus utiles. De plus, les Rafales ont été spécialement équipés de pods de désignation pour pouvoir tirer à distance de sécurité : une passe canon à basse altitude à Mach 1 ne sert à rien lorsque l’on dispose de bombes guidées laser. Que ce soit en Libye ou au Mali, aucun Rafale ne s’est servi de son canon pour neutraliser une cible au sol, contrairement aux Tigres.

De plus l’UA n’entre dans la composition d’aucune bombe d’avions française. Les munitions à l’UA sont utilisées exclusivement comme armes anti-véhicules et très rarement en anti-bunker (au moins dans la doctrine française) : ces armes n’avaient aucun intérêt au Mali et il est très probable que même les obus flèches au Tungstène soient restés en France, car rien ne justifiait leur usage là où un obus explosif est beaucoup plus utile. De plus il n’est même pas certain que les chars aient effectué beaucoup de tirs dans ce qui ressemble surtout à un combat d’infanterie pur.

D’où vient cette rumeur ?

On touche là au cœur du problème de toute personne cherchant à informer : la fiabilité des sources. Sur internet rien n’est jamais garanti et même les sites les plus sérieux se font parfois intoxiqués. Il est par contre curieux de voir que la polémique sur l’UA provient de sites ouvertement qualifiés de « sites de propagande », et qu’elle est reprise sans la moindre mise en perspective.

La source de cette rumeur n’a jamais été cachée ou difficile à trouver : l’accusation vient de sites djihadistes liés à Ansar-Dine, qui, pour seule « preuve » de cet usage, parle de la « chaleur intense des explosions des bombes à l’uranium appauvri ». Comme expliqué plus haut, l’UA est un métal, choisi pour sa très grande densité. L’uranium n’explose pas et ne dégage pas de chaleur particulière, en dehors des frappes sur un véhicule hermétiquement clos. Mais le résultat n’est pas spécifique à l’UA et serait le même avec une charge creuse. Certains n’ont pas hésité malgré cela à qualifier ces frappes « d’explosions nucléaires ». Il est par contre assez regrettable de constater que ce genre d’informations est relayée très officiellement par des sites d’informations reconnus (2) et par certains de nos élus (3).


(3) http://noelmamere.eelv.fr/mali-la-france-utilise-des-armes-a-uranium-appauvri/Références autres :
http://www.legrandsoir.info/exclusif-utilisation-d-armes-a-l-uranium-appauvri-au-mali-les-choses-avancent-un-peu-question-du-depute-andre-chassaigne-et-de.html
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2013/02/10/La-France-utilise-t-elle-des-armes-a-uranium-appauvri-au-Mali
http://lessakele.over-blog.fr/article-ansar-dine-la-france-empoisonne-des-puits-et-utilise-des-armes-interdites-par-la-loi-internationale-116324949.html
http://patrickkaczmarek.over-blog.com/article-armes-a-uranium-appauvri-au-mali-116008591.html
http://blogs.mediapart.fr/blog/clement-dousset/060313/massacre-tranquille-au-mali
http://www.reporterre.net/spip.php?article3816
http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/16/mali-lomerta-sur-lutilisation-des-armes-a-luranium-appauvri-par-la-france-thierry-lamireau/
http://www.alwihdainfo.com/Mali-Les-islamistes-d-Ansar-Dine-accusent-la-France-d-empoisonner-des-puits_a7022.html
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-9979.html

Remarques:

(Le Souffle c’est ma Vie / LAMIREAU Thierry)

Dire que « la FRANCE ne possède plus d’armes à l’uranium appauvri, que NEXTER ne vend plus d’armes à l’uranium appauvri, que les RAFALE n’utilisent pas d’armes à l’uranium appauvri est réellement MENSONGER et SCANDALEUX d’autant que le Ministère de la Défense dit lui-même « qu’ils sont obligés d’utiliser de telles armes faute de technologies nouvelles » ! (cf. réponse écrite de l’ancien Ministre de la Défense à une question écrite d’un député).

Dire que la « rumeur vient de sites djihadistes liés à Ansar-Dine » est tout à fait risible !…puisque l’info première vient de la parution de ma « lettre ouverte » au Président HOLLANDE !

Le site « Entreprise Défense et Relations Internationales » souhaite manipuler les consciences et utilise les techniques habituelles de déstabilisation des « lanceurs d’alerte »…

BRAVO LES P’TITS GARS, VOTRE ATTITUDE EST MAGISTRALE !

Ansar Dine accuse les Français de polluer les

puits du Nord Mali

(Romain Mielcarek)

Ansar Dine accuse l’armée française dans un communiqué d’utiliser des bombes à l’uranium appauvri et d’empoisonner des puits. Une démarche désespérée qui est relayée par les mouvements fondamentalistes de la région.

Le groupe islamiste touareg Ansar Dine est à la peine depuis le début de l’intervention française. Alors que deux de ses leaders, Mohamed Moussa Ag Mouhamed et Ahmadou Ag Abdallah, ont été arrêté, toute une partie de ce mouvement s’est éloignée avec l’espoir de participer à des négociations pacifistes. Les autres ont suivi leur grand chef, Iyad ag Ghali, recherché pour terrorisme, qui aurait rejoint les combattants d’AQMI.

Ansar Dine cherche un moyen de continuer le combat et vient de diffuser un étonnant communiqué de presse : le groupe accuse l’armée française d’utiliser des armes chargées d’uranium et d’empoisonner des puits. Cette fausse information a été reprise dans quelques médias du monde musulman mais fait surtout le tour des réseaux sociaux où plusieurs pages ont été consacrées au sujet. L’Institut de Recherche sur les Médias au Moyen-Orient (MEMRI) remarque ainsi un message relayé par un groupe Facebook ayant réunit 5000 « likes ».

Le communiqué a été largement distribué dans la ville de Gossi, sur la route de Gao. Il explique que les Français et les Maliens utilisent dans les Ifoghas des bombes à l’uranium appauvri. Le document complète en expliquant que « les troupes françaises et maliennes ont empoisonné un certain nombre de puits dans des zones proches des montagnes Ifoghas et Azwagh ».

Une tentative désespérée de retourner la population, majoritairement hostile à la présence djihadiste ? Le message trouve en tous les cas des relais au sein des mouvements islamistes de la région. Le groupe « La loi salafiste au Maroc » relaie et dénonce ainsi un « crime immoral » de la France, dont il remarque qu’elle est le « parfait exemple de la culture progressiste occidentale« .

La question de l’uranium appauvri, utilisé dans certains obus perforants notamment lors des guerres du Golfe et du Kosovo a également fait le tour de certains sites, y compris en français. La France y est accusée d’utiliser ces armes dans le nord Mali. Sans être interdites, faute d’un accord international- Paris fait partie des pays opposés aux différents textes évoqués jusqu’ici -, ces munitions ont été abandonnées à l’usage par les forces tricolores.

A propos de l’auteur:

Romain Mielcarek

Journaliste indépendant, Romain Mielcarek s’est spécialisé sur les thématiques liées à la défense et à la diplomatie. Il travaille régulièrement pour Atlantico, Slate, Défense et Sécurité Internationale et Pays Emergents. Doctorant en sciences sociales, il mène une thèse sur l’influence de l’armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan. Membre de l’Alliance Géostratégique, il a participé à la rédaction des ouvrages « Les guerres low-cost » (Esprit du Livre / 2011) et « Stratégies dans le cyberespace » (Esprit du Livre / 2011).

Commentaires:

(Le Souffle c’est ma Vie / LAMIREAU Thierry)

On constate donc le même type de baratin utilisé par le premier article !

On verra dans les échanges ci-dessous que ce « journaliste indépendant » a seulement donné quelques coups de fil pour écrire son article…auprès de qui ?…nul ne le sait…un peu léger pour affirmer être un « journaliste indépendant » ! Et puis, enfin, vouloir sortir une Thèse sur « L’influence de l’armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan » serait assez marrant si le sujet n’était pas aussi grave ! Bref, une thèse d’avance « viciée » et noyautée par l’Armée française à mettre directement dans la rubrique « promotion, désinformation et valorisation de nos glorieux combattants » alors que certains (les soldats malades encore vivants) luttent contre le Ministère de la Défense pour une reconnaissance de leurs graves pathologies!

G.

19 mars 2013 à 20 h 10 min

Jolie propagande. Ils ont toutefois oublié la baguette magique de Harry Potter et le bâton de Gandalf…

Alors, les bombes/armes à l’uranium appauvri. La première fois que j’en ai entendu parler c’était pendant le premier Guerre du Golfe – la première revue militaire venait d’apparaitre dans mon petit pays de l’Est (il s’appelait « Top Gun », et traitait surtout de l’aviation) et moi, gamin de dix ans, rêvant de devenir un jour pilote de chasse, dévorait littéralement chaque numéro… Je me rappelle très bien de la photo impressionnante montrant côte-à-côte un VW Coccinelle et le fameux canon Gatling GAU-8 Avenger qui équipe les A-10 Warthog… et qui utilisait ce fameux obus de 30 à l’uranium appauvri (même si cela ne me disait pas grand-chose à l’époque).
Si j’ai bien compris la raison d’être de l’uranium dans les obus perforants (beh je signale que je ne suis pas ingénieur de l’armement), c’est leur poids. Ils peuvent traverser un char de bataille (de l’époque). Le radioactivité n’est qu’une conséquence de leur « désintégration » sur le cible et n’est pas du tout l’effet recherché.
Donc, de l’uranium appauvri dans des munitions perforants, oui. Dans de bombes ??? Quel intérêt ??? Et surtout, si Monsieur Ansar Dine et Co. avait des T-55, OK, on pourrait éventuellement les canarder aux perfo-incendiaire à la sauce uranium PGU-14. Des BTR et pick-ups pourris ? Je me permets de penser très fort que de l’explo est mieux adapté.

Ensuite, « empoisonner les puits ».
Quand on sait que l’Armée Française, ou qu’elle aille, a des règles d’engagement plutôt strictes et très compatibles avec les droits, conventions et autres mascarades qui donnent bonne conscience (à la guerre on tue mais que si on ne peut pas faire autrement et toujours gentiment, hein) et limitent fortement l’efficacité militaire des troupes (on a l’habitude, on fait avec), j’aurais encore une fois beaucoup de mal à croire cet affirmation. Au même titre, on n’utilise pas de lance flammes pour nettoyer des grottes… même s’il serait plutôt efficace (encore une fois, corrigez-moi si je me trompe, mais je crois comprendre que le lance-flammes n’est pas interdit par les Conventions de Genève de 1980, seulement limité à l’usage loin des populations civiles).

Bref, ils font leur Psy-Ops. Ce qui peut être ridicule pour nous – peut être crédible pour les moins bien renseignés. A nous de leur répondre.

LAMIREAU Thierry

23 mars 2013 à 16 h 01 min

Messieurs,
Votre ignorance sur le sujet me sidère !
Regardez les documents du Ministère de la Défense, observez, à travers les (rares) images données en pâture par le Ministère de la Défense, les munitions diverses mises sous les carlingues des aéronefs et notamment des MIRAGE 2000 et des RAFALE et vous constaterez que la FRANCE utilise des armes à l’uranium « appauvri ». Relisez les réponses du Ministère de la Défense aux questions de députés, etc.
A ce jour, deux questions écrites ont été envoyées par un député et une sénatrice au Ministre de la Défense quant à l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par la FRANCE au MALI…pas de réponse…et pas de démenti.
Soit le Ministre répond qu’il n’y a pas d’utilisation de ces armes (et donc il ment puisque l’on voit les armes sous les carlingues avant l’envol des aéronefs) soit il indique que ces armes sont utilisées mais sans conséquence pour l’environnement et les populations autochtones !
Avant d’écrire n’importe quoi et de participer à la désinformation et à l’OMERTA, lisez ! …renseignez-vous !
A ce jour, toujours pas de réponse du Président HOLLANDE quant à l’envoi (recommandé avec accusé de réception) de ma « lettre ouverte » quant à l’utilisation de ces armes par la FRANCE au MALI !
Je vous renvoie à mon blog…pour parfaire votre information.
Pour rappel, voici la copie de ma « lettre ouverte »:

LAMIREAU Thierry RUMILLY, le 24 Janvier 2013
6 bis, route de la FULY
74150 RUMILLY
Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

LETTRE OUVERTE
Envoi : recommandé avec accusé de réception

M.François HOLLANDE
Président de la République française
Palais de l’Elysée
55-57, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Objet: non utilisation, destruction et interdiction des armes à l’uranium « appauvri »
par l’Etat français

Monsieur,

Vous avez choisi, récemment, de faire intervenir les différents corps de l’armée française sur le territoire du MALI.
A cette occasion, permettez-moi de vous envoyer cette LETTRE OUVERTE.

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN » et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.
En effet, la France, les Etats-Unis et quelques autres utilisent, lors de conflits (à travers par exemple les interventions de l’OTAN, les mandats de l’ONU ou en nom propre des pays) divers, des armes dites « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».
Certains aéronefs (avions de chasse, hélicoptères d’attaque, certains blindés) ont ainsi envoyé ces armes sur les sols de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Liban, etc.
Au Mali, en votre nom, la France a décidé d’envoyer, entre autres, des MIRAGE 2000, des RAFALE, des hélicoptères TIGRE et certains blindés.
Pour une destruction plus rapide et « efficace », ces appareils utilisent les « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».
Bizarrement, les médias ne peuvent témoigner des actions de l’armée française notamment dans le nord du Mali.
L’une des raisons de cette « omerta » est très certainement l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par les aéronefs français.
Mon expérience de l’analyse des rares images présentées ici ou là m’amène justement à aller vers cette affirmation.
Ainsi, cette utilisation d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale.
L’uranium métal inclus dans le pénétrateur de ces armes est, si l’on peut dire, l’arbalète des temps modernes.
L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et, de ce fait, au lieu de traverser un char en traverse deux ou pénètre dans des bâtiments en béton à des profondeurs encore plus importantes.
Après le lancement de l’obus, le sabot s’ouvre en libérant le pénétrateur à une vitesse supersonique de 1700 mètres par seconde.
A cette vitesse, l’impact est celui d’un caillou dans l’eau, le blindage de l’objectif visé jouant le rôle de l’eau et la flèche de l’arme celui du caillou.

Environ 50 pays (dont la France) détiennent ou fabriquent (et peuvent donc utiliser) des munitions contenant de l’uranium « appauvri ».
Ces pays affirment que « l’utilisation de ces munitions se justifie sur un plan militaire car elles sont plus « efficaces » que celles au tungstène (l’autre option principale) pour pénétrer dans les blindages ou le béton » (Ministère de la Défense 2001, Memorandum : Gulf War Illnesses, présenté au Defence Select Committee de la Chambre des Communes, le 26 avril 2001, Londres, HMSO, P.37. Department of the Air Force, Headquarters United States Air Force).
Ajoutons que l’uranium “appauvri” coûte moins cher que le tungstène et qu’il est plus largement disponible.
En outre, la densité et la vitesse de ces armes permettent aux pilotes qui les lancent de se trouver plus loin de la cible lorsqu’ils tirent, ce qui accroît leur sécurité (Pour une étude de l’intérêt militaire de l’uranium appauvri, voir Carnaham, 2008).

Mais ces armes possèdent d’autres effets, ceux-là, plus dévastateurs et à très longs termes.
L’entrée brutale dans la cible entraîne une surpression terrible capable de faire sauter une tourelle de char comme un bouchon de champagne. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible) dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents. Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu en libérant IN SITU différentes particules radioactives ET chimiques.
Je tire ces informations d’un document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (Document AC/258-D/425).
L’on peut lire dans ce même document :
« Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. Le dépôt d’uranium « appauvri » pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la contamination se met dans la chaîne alimentaire.
Le taux de conversion de l’uranium « appauvri » métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (très petites), est bien plus important (de 10 à 1000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’uranium « appauvri » en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’uranium « appauvri » et de contamination de la surface. »
Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques…comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.
Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidité (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché…il y a, de ce fait, une transmission aux générations suivantes.

L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique.
C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.
Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demie vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel…ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !
Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Le mythe de la « guerre propre » a fait long feu…si je puis dire !…pour les peuples autochtones comme pour les militaires et journalistes ayant approché de trop près les pollutions de ces armes.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique prévoit d’ailleurs un excès d’un demi million de morts rien que pour l’Irak !

Il y a une violation des règles internationales de radioprotection.
Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales (Convention de LA HAYE de 1899 et 1907, de GENEVE de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite « Convention des armes inhumaines ») pour les raisons citées précédemment.
« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs » et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD Corinne Castanier et Bruno Chareyron).

La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre sous couvert de l’OMS et de l’ONU !
L’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Il y a, malheureusement, pire que la folie fanatique d’un individu comme celle, par exemple, de Mohamed MERAH…il y a la folie meurtrière des Etats comme la France et bien d’autres.

Les efforts de désarmement ont enregistré, au fil des années, des succès remarquables…même si toutes les armes devraient être interdites !
Ces initiatives n’étaient pas complètement aléatoires ; elles visaient généralement à neutraliser et à retirer de la circulation des armes pouvant enfreindre le droit des conflits armés.

Les Etats ont interdit les armes chimiques en 1993, puis les armes à laser aveuglantes en 1995 et les mines antipersonnel en 1997.
La campagne de désarmement la plus récente a conduit à l’interdiction des armes à sous-munitions (pour les pays qui adhèrent à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008).
Quelles armes « nouvelles » devraient faire l’objet d’un prochain traité d’interdiction ?
Nombre de personnes pensent que ce devrait être les armes à l’uranium « appauvri » !

Vous êtes le Président de la République française.
Vous avez décidé d’engager les forces françaises dans un conflit au Mali en utilisant des aéronefs qui « consomment » des munitions flèches à l’uranium « appauvri ».
Je souhaiterais donc connaître votre engagement concernant ce grave problème…bien plus important que celui d’un individu fanatique puisqu’il concerne l’engagement moral de notre Nation vis-à-vis du peuple français et des Nations de la planète comme au Mali.

Vous engagez-vous à arrêter, détruire et interdire l’usage des armes à l’uranium « appauvri » et à œuvrer sans relâche auprès des instances internationales comme l’ONU pour que ces munitions soient définitivement interdites dans tous les conflits sur la planète ?

Vous exprimant par avance ma très vive gratitude, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’hommage de mon profond respect.

Thierry LAMIREAU

Blog: lesoufflecestmavie.unblog.fr

G.

24 mars 2013 à 2 h 47 min

Monsieur,
Votre assurance sur le sujet me sidère !

Puis-je donc vous prier de nous éclairer dans notre ignorance crasse et nous donner les références de ces (rares) images ou « les munitions diverses mises sous les carlingues des aéronefs et notamment des MIRAGE 2000 et des RAFALE » apparaissent pour qu’on puisse constater  » que la FRANCE utilise des armes à l’uranium « appauvri » » ? Genre « www.defense.gouv.fr/photos-de-mali » ou « magasine DSI/RAIDS/Paris Match/Hot Video numéro 58 page 23″.

En attendant le plaisir de vous lire,

G.

LAMIREAU Thierry

24 mars 2013 à 12 h 10 min

Monsieur,
Très simple.
Vous revisionnez toutes les vidéos que l’on trouve sur le site du Ministère de la défense depuis le début de l’opération SERVAL. Vous regardez ce qui a été tourné par les équipes de télé françaises notamment sur le tarmac des lieux autorisés et vous essayez de visualiser ce qui a été tourné par des télés étrangères.
Vous regardez toutes les photos proposées par le même ministère et vous cherchez sur les blogs de militaires français.
Vous lisez tous les communiqués du Ministre depuis le début de l’intervention au MALI.
Nous en reparlerons également lorsqu’il y aura (s’il y en a) des réponses aux questions écrites du député et de la sénatrice.
Bref, vous faîtes un VRAI travail d’investigation digne d’un journaliste intègre…journaliste que je ne suis pas même si j’ai parfois la même recherche.
En bref, soit vous savez et vous ne dîtes rien, soit vous êtes dans l’ignorance.
Cordialement,
Thierry LAMIREAU

LAMIREAU Thierry

24 mars 2013 à 12 h 13 min

PS:
Cherchez sur mon blog et vous aurez déjà certaines vidéos et images.

G.

24 mars 2013 à 15 h 36 min

Monsieur,

Sur ces images et vidéos, on peut effectivement voir, montés sous ces avions, outre que les pods de désignation et réservoirs de kérosène, un certain nombre de bombes, configuration AASM (rare – http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/operation_serval_depart_mission/20130114_Tchad_14_OPJanvier_0048.jpg) ou GBU (le plus souvent – http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/operation_serval_operation_aerienne/20130203_Tchad_44_OPFevrier_0065.jpg).

Je vous repose la question puisque le sujet n’est pas « nos avions sont-ils armés » mais « utilisent-ils des bombes à l’uranium appauvri ». Ou voyez-vous un seul corps de bombe « Bunker-buster » contenant ce fameux UA ? A ma connaissance (limité je le répète) ces derniers sont légèrement plus grands (restons à l’identification visuelle, plus facile) que les Mk82 que je crois déceler sur ces images.

Vous nous traitez d’ignorante et déroulez une jolie lettre plein de bonnes intentions au Monsieur le Président de la République. Vous donnez de vagues affirmations basés sur certains images. Vous affirmez que les armes contenant de l’uranium appauvri sont illégales, citant les conventions internationales – relisez mon com’ précédent sur ce fameux lance-flamme cité à titre d’exemple : les armes incendiaires ne sont pas interdits d’emploi – « Le Protocole III n’interdit pas absolument l’usage des armes incendiaires mais il le limite, excluant un tel usage sur des objectifs militaires situés dans des zones à haute densité de population, du fait du risque qu’un tel usage ferait courir à la population si le feu venait à se répandre. » (http://untreaty.un.org/cod/avl/ha/cprccc/cprccc.html).

Voyons. Soyez à la hauteur de vos ambitions. Montrez-vous sérieux et donnez nous vos sources, informatiques ou sur papier.

Cordialement

G.

P.S.: Vous êtes bien la premier personne me « traitant » de journaliste…

LAMIREAU Thierry

24 mars 2013 à 19 h 35 min

Monsieur,
Vous commencez à trouver l’existence de certaines armes à l’uranium « appauvri ».
Vous êtes journalistes, pas moi.
Pourtant j’ai fait le travail des journalistes !
Cherchez encore et vous trouverez toutes les réponses dans d’autres articles qui sont sur mon site.
Cela fait des jours que je suis sur le sujet. Je ne vous fournirai pas tout alors que vous n’avez pas fait mes recherches.
Exemple FAUX de votre part:
« Paris fait parti des pays opposés aux différents textes évoqués jusqu’ici -, ces munitions ont été abandonné à l’usage par les forces tricolores. »
Relisez les réponses du Ministère de la Défense à ce sujet: c’est le contraire qui est indiqué !
La France fait partie des Etats qui ont refusé de déclarer les armes à l’uranium « appauvri » illégales. Pire, le Ministère de la Défense répond que ce sont les seules armes actuelles aptes à avoir une telle efficacité d’autant qu’elles permettent un tir plus éloigné des cibles (meilleure sécurité pour les aéronefs et les pilotes)…donc, le Ministère de la Défense indique qu’en conséquence ces armes sont utilisées.
Je vous invite aussi à aller sur le site de DASSAULT et à chercher l’armement des MIRAGE 2000 et des RAFALE. Toutes les armes à l’uranium « appauvri » y sont présentées avec une petite nuance tout de même…Comme avec l’entreprise NEXTER, pour être plus discret, il est indiqué dans les notices « tungstène »…vous remplacez tungstène par « uranium appauvri » et vous trouverez les armes en question !
Vous aurez aussi les indications: « armes semi-pénétrantes » ou « pénétrantes. Vous lirez également: certifié OTAN…et avec tout cela vous aurez trouvé presque toutes les armes à l’uranium « appauvri » !
Les GBU et les AASM sont à l’uranium « appauvri » (cf. notice DASSAULT) !
Je n’ai aucune « ambition » et je suis sérieux…d’autant que je prends de gros risques avec tout cela et vous…AUCUN !
Je cherche à ALERTER, c’est tout.
Ah, j’oubliais, je suis un ancien irradié et, depuis 2001, j’enchaîne de graves pathologies liées à mes irradiations passées sur des sites nucléaires français pour réaliser un documentaire et…pour apporter des infos pendant 25 années à des écologistes en col blanc et à des journalistes paresseux intellectuellement…
Pour le « journaliste », c’est vous-même qui indiquez: « journaliste indépendant » !
Thierry LAMIREAU

Romain Mielcarek

25 mars 2013 à 15 h 28 min

Cher Monsieur,

Navré de ne répondre qu’aujourd’hui, faute de temps.

J’admire votre incroyable travail de recherche et d’investigation, dont nous ne voyons malheureusement que peu de résultat ici, en dehors d’une flopée de réflexions à la limite de l’insulte. Mais passons.

Je ne suis effectivement pas un expert de la balistique, de ce type d’armements ou de la problématique de l’uranium appauvri. J’ai passé quelques coups de fil en rédigeant ce billet pour confirmer ce que je croyais savoir. Toutes m’ont confirmée notre compétence à utiliser de telles armes et le fait que nous l’ayons fait par le passé, notamment lors de la guerre du Golfe. Toutes m’ont aussi assuré que nous ne le faisions plus aujourd’hui, ayant remplacé au maximum ce type de charges par d’autres technologiques (G. a d’ores et déjà évoqué le tungstene).

Je ne dis pas que les Français n’utiliserons jamais d’armes utilisant de l’uranium appauvri. Je n’en ai pas l’assurance. Je ne peux d’ailleurs pas assurer que mes différentes sources ne puissent pas se tromper ou avoir été mal informées. Le fait est que j’ai pour l’instant cette version de manière récurrente.

De l’autre, j’ai des gens comme vous qui fabriquent d’étonnant puzzle de « preuves irréfutables », curieux mélange d’opinion, d’improvisations techniques et de sites aussi sérieux que les différentes plateformes du Réseau Voltaire ou de Grand Soir.

Je suis parfaitement conscient de la capacité des grandes institutions et industries à enfumer le public, étant donné que c’est mon sujet de thèse. Je suis aussi tout à fait conscient des limites du travail des shérifs de la vérité dans votre genre, qui croient être capable à grands renforts d’exposés farfelus et d’agressivité, de nous imposer ce qu’ils croient être la vérité.

Sur ce, je vous remercie tout de même de vos commentaires, tout en espérant que nous puissions continuer le débat sur un ton plus serein, et m’en retourne à ma très modeste pratique de mon métier.

Bien à vous,

Romain Mielcarek

G.

24 mars 2013 à 22 h 50 min

Monsieur,

ce sera la dernière réponse de ma part sur ce sujet.

Primo, vous avez bien remarqué dans votre dernier commentaire que je ne suis pas Mr Mielcarek.
Secundo, je ne « commence pas » de découvrir que de telles armes existent. Relisez mon tout premier post ou j’ai parlé du PGU-14. Je n’ai pas affirmé que de bombes ou obus à l’uranium appauvri n’existaient pas, ni qu’ils ne puissent être en possession de l’Armée Française. Ce que je conteste est la pertinence de leur utilisation au Mali.
Tertio, le fait que la France renonce à l’utilisation ne rende pas ces armes illégales selon les conventions que vous avez cité.
Quarto, les bombes, donc les pilotes d’avion, n’ont aucun avantage de portée du fait du poids de l’UA (selon les lois du physique c’est plutôt un handicap), c’est au pénétration que ça joue. Vous avez du mal comprendre la réponse du MinDef (et encore, manque de référence).
Quinto, le tungstène est même plus efficace que l’UA puisque plus dense (http://environmentalchemistry.com/yogi/periodic/density.html ). En tout cas « remplacer tungstène par UA » pour trouver ces armes est quand même léger comme méthode.
Sexto, qu’est-ce-que déjà un GBU ou un AASM ? GBU est pour Guided Bomb Unit, en français bombe guidé. AASM : Armement Air-Sol Modulable. Il s’agit dans les deux cas d’ajouter sur un « corps de bombe » un système de guidage, que ce soit inertielle, GPS, laser ou infrarouge et « des ailes » pour l’augmentation du portée et le manœuvre – il s’agit donc d’un vecteur. Le corps de bombe, la munition proprement dite peut varier d’une petite enveloppe Mk82 rempli de béton (frappe cinétique en zone urbaine) jusqu’au votre bien-aimé BLU-116 ou autre Bunker-Buster. Donc, pour résumer/simplifier, prenez une bombe, rajoutez un système de guidage et vous obtenez un AASM/GBU/JDAM.
Liens :
AASM http://www.safran-group.com/site-safran/defense/defense-aeronautique/systemes-d-armes/aasm/
GBU : http://www.fas.org/man/dod-101/sys/smart/index.html
Sinon regardez au moins Wikipédia for god’s sake…
Vous aurez été très aimable quand même de nous donner la référence de cette notice Dassault qui affirme que tous contiennent de l’UA…

Quand à traiter de gens d’ignorant – à manipuler avec précaution quand vous ne maitrisez le sujet à cent-pour-cent non plus… Je suis toujours preneur pour des corrections ou critiques mais le moindre des choses est qu’ils soient argumentés/solides.

Pour terminer, je suis sincèrement désolé que vous avez été irradié. Mais comme vous l’écrivez vous l’avez été sur des sites nucléaires (civiles je suppose) et non suite à un manipulation ou exposition à ces munitions. Portez donc la guerre aux inspecteurs des centres et non contre nous.

Cordialement

G.

LAMIREAU Thierry

25 mars 2013 à 19 h 43 min

Chers amis,
Nous en resterons donc là.
Je vois qu’il vous manque beaucoup d’infos pour être capables d’écrire de telles erreurs et contre-vérités (à nouveau dans votre dernier message)…sur un site intitulé « actu défense, c’est le comble.
Ce sera aussi ma dernière intervention.
Quant à Monsieur Romain MIELCAREK, je vous remercie pour votre réponse.
Cependant, je « vous laisse à votre métier » et aussi à votre « ignorance » concernant l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par la FRANCE au MALI.
Vous avez raison: gardez votre « sérénité »…pendant que des populations autochtones sont touchées dans leur intégrité: l’ADN !
La gravité du sujet ne peut être abordé « sereinement » car il induit une augmentation de la morbidité et de la mortalité.
BRAVES GENS, DORMEZ TRANQUILLES…IL N’Y A RIEN A VOIR !
Thierry LAMIREAU

Romain Mielcarek

25 mars 2013 à 20 h 38 min

Oui, oui, nous n’avons malheureusement pas tous le talent pour découvrir ces terribles secrets concernant des tirs d’obus flèche sur des cailloux et des chameaux )

G.

25 mars 2013 à 20 h 53 min

Pas grave, Romain.

Citation :
« Pour un Zoo « agréable à vivre, agréable
à voir », nous vous remercions de respecter
certaines règles de sécurité :
– Ne pas donner à manger aux animaux
-… »

Do not feed the troll.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 avril, 2013 |1 Commentaire »

RAPPORT SUR LES MALFORMATIONS CONGENITALES A FALLUJAH EN IRAK APRES L’UTILISATION DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI »(Human Rights Now / JAPON / Azuko ITO))

Human Rights Now

(JAPON /Azuko ITO)

Immediate Release

RAPPORT SUR LES MALFORMATIONS CONGENITALES A FALLUJAH EN IRAK APRES L'UTILISATION DES ARMES A L'URANIUM

10 years after the war, Innocent

New Lives are Still Dying and

Suffering In Iraq.

Human Rights NGO publish the

Report of a Fact Finding Mission

on Congenital Birth Defects in

Fallujah, Iraq in 2013

ATTENTION:

Les conséquences TERRIBLES de la guerre en IRAK après l’utilisation des armes au phosphore et à l’uranium « appauvri » !

De nombreuses photographies

peuvent choquer.

This year marks the tenth anniversary of the Iraq War. After the war, particularly in the most recent few years, a deeply troubling rise in the numbers of birth defects has been reported by doctors in Iraq, leading to suspicions that environmental contamination from the war may be having a significant negative effect on the health of local people, and in particular infants and children. For instance in Fallujah, the city heavily attacked by the US twice in 2004, the data of Fallujah General Hospital shows that around 15% of babies of all births in Fallujah since 2003 have some congenital birth defect.

Human Rights Now (HRN), a Tokyo based international human rights NGO in consultative status with the UNEconomic and Social Council, conducted a fact-finding mission in Fallujah, Iraq in early 2013 to investigate thesituation of the reported increasing number of birth defects in Iraq.

Today, HRN published a report over 50 pages entitled  »Innocent New Lives are Still Dying and Suffering in Iraq » on this investigation.

This is the first investigation conducted by an international human rights NGO on the congenital birth defect issue in Iraq since 2003. Despite the gravity of the situation, there has not been a sufficient investigation of the health consequences associated with toxic munitions in Iraq by the US, UK or any independent international organization such as a UN body.

Through one month period’s extensive investigation, the fact finding team has found an extraordinary situation of congenital birth defects in both nature and quantity. The investigation suggested a significant rise in these health consequences in the period following the war, and HRN found that the rights to health and life of children have been seriously violated in Fallujah, Iraq, and that the epidemic of congenital birth defects in Iraq needs immediate international attention.

The report discloses documentation and photos of over 70 cases of recent birth defects in Fallujah, with the permission of the hospital and the families.   »Although the disclosure of such incidents is an extremely sensitive issue, the families and especially the mothers expressed a strong desire to share their cases in order to highlight the birth defect situation in Iraq. We sincerely hope many people in the world, especially the states concerned as well as relevant international institutions,  know the gravity of the victimization. », Kazuko Ito, Secretary General of Human Rights Now stated.

An overview of scientific literature relating to the effects of uranium and heavy metals associated with munitions used in the 2003 Iraq War and occupation, together with potential exposure pathways, strongly suggest that environmental contamination resulting from combat during the Iraq War may be playing a significant role in the observed rate of birth defects. However, without sufficient disclosure of information related to toxic weapons used during the conflict, the cause of problem has not yet been identified.

In order to prevent further victimization of the lives of innocent children, it is urgent that a comprehensiveinvestigation into the prevalence of birth defects and toxicity related illnesses in Iraq be conducted, including any correlation between such illnesses to scrap or munitions debris left by the Iraq conflict.  It is essential to investigatethe sources and spread of birth defects, identify causes, establish effective public health policies and medical care, and provide appropriate compensation for victims.

Human Rights Now therefore calls on the US and UK governments to disclose all information regarding the types of weapons used during the occupation, quantities fired, and exact firing points, and to take necessary measures to protect the right to health and life of the local people if a pollution problem is indicated.

Furthermore, HRN calls on the Iraqi government to establish an independent commission into investigating serious health problems reported after the war, and the UN Human Rights Council to establish measures for the investigation of all human rights abuses committed during the war, including the use of inhumane and toxic weapons. The outcomes of the WHO investigation into the birth defect issue in Iraq has yet to be publically released, but in the event of a public health issue being identified, HRN additionally urges the WHO to provide technical assistance and guidance in creating policies and measures to tackle the issue, as well as to consider conducting further investigations to try to better clarify the epidemiological nature of the phenomenon.

TRADUCTION APPROXIMATIVE:

Cette année marque le dixième anniversaire de la guerre en Irak. Après la guerre, en particulier au cours des dernières années, une augmentation très inquiétante du nombre de malformations congénitales a été rapportée par les médecins en Irak, ce qui conduit à des soupçons sur la contamination de l’environnement et que la guerre peut avoir un effet négatif significatif sur la santé des populations locales, et en particulier sur les nourrissons et les enfants. Par exemple, dans Fallujah, la ville fortement attaquée par les Etats-Unis à deux reprises en 2004, les données de l’Hôpital général de Falloujah montrent que près de 15% des bébés de toutes les naissances à Falloujah depuis 2003 ont certaines anomalies congénitales.

Human Rights Now (HRN), ONG de défense des Droits de l’Homme à Tokyo dotée du statut consultatif auprès du Conseil Antiéconomique et social, a mené une mission d’établissement des faits à Falloujah, en Irak au début de 2013 pour étudier la situation de l’augmentation du nombre signalé d’anomalies congénitales en Irak .

Aujourd’hui, HRN a publié un rapport de plus de 50 pages intitulé « Innocentes nouvelles vies continuant à mourir et souffrance en Irak ».

Il s’agit de la première enquête menée par une ONG internationale des Droits de l’Homme sur la question de l’anomalie congénitale en Irak depuis 2003. Malgré la gravité de la situation, il n’y a pas eu d’enquête suffisante sur les conséquences pour la santé liées à  l’utilisation des  munitions toxiques en Irak (phosphore, uranium « appauvri ») par les Etats-Unis, Royaume-Uni ou toute organisation internationale comme l’ONU.

Grâce à une vaste enquête menée sur une période d’un mois, l’équipe a trouvé une situation extraordinaire de malformations congénitales en nature et en quantité. L’enquête a suggéré une augmentation significative de ces conséquences sur la santé dans la période qui a suivi la guerre, et HRN a constaté que les droits à la santé et à la vie des enfants ont été sérieusement violés à Falloujah, en Irak. L’épidémie de malformations congénitales en Irak nécessite un besoin immédiat de l’attention internationale.

Le rapport apporte une documentation et des photos de plus de 70 cas d’anomalies congénitales récentes dans Fallujah, avec l’autorisation de l’hôpital et des familles. « Bien que la divulgation de ces incidents soit un sujet extrêmement sensible, les familles et surtout les mères ont exprimé un fort désir de partager leur cas afin de mettre en évidence la situation de malformations congénitales en Irak. Nous espérons sincèrement que beaucoup de personnes dans le monde, en particulier les Etats concernés ainsi que les institutions internationales concernées, découvriront la gravité de la situation. », Kazuko Ito, Secrétaire général de « Human Rights Now ».

Un survol de la littérature scientifique concernant les effets de l’uranium et des métaux lourds associés aux munitions utilisées lors de la guerre et de l’occupation en Irak de 2003, ainsi que les voies d’exposition potentielles, suggèrent fortement que la contamination de l’environnement résultant de combats pendant la guerre en Irak peut jouer un rôle important dans le taux observé de malformations congénitales. Cependant, sans une précision suffisante sur les informations relatives aux armes toxiques utilisées pendant le conflit, la cause du problème n’a pas encore été suffisamment identifiée.

Afin d’éviter une nouvelle victimisation de la vie des enfants innocents, il est urgent qu’une sérieuse investigation dans la prévalence des malformations congénitales et des maladies liées à la toxicité en Irak soit menée, y compris toute corrélation entre ces maladies et l’explosion ou les débris des munitions laissées après le conflit en Irak. Il est essentiel de rechercher les sources et la propagation de malformations congénitales, d’identifier les causes, d’établir des politiques de santé publique efficaces et des soins médicaux, et de fournir une indemnisation appropriée des victimes.

Human Rights Now invite donc les gouvernements américain et britannique à divulguer toutes les informations concernant les types d’armes utilisés pendant l’occupation, les quantités tirées, et les points de tir exacts, et à prendre les mesures nécessaires pour protéger le droit à la santé et la vie des populations locales si un problème de pollution est indiqué.

En outre, HRN appelle le gouvernement irakien à mettre en place une commission indépendante pour une enquête sur les graves problèmes de santé signalés après la guerre, et le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies d’établir des mesures pour enquêter sur toutes les violations des Droits Humains commises pendant la guerre, y compris l’utilisation inhumaine des armes toxiques. Les résultats de l’enquête de l’OMS sur la question des malformations congénitales en Irak n’ont pas encore été publiquement libérés.

Dans le cas d’un problème de santé publique identifié, HRN exhorte en outre l’OMS à fournir une assistance technique et des conseils dans la création de politiques et de mesures pour lutter contre la question, ainsi que mener d’autres investigations pour essayer de mieux préciser la nature épidémiologique du phénomène.

fichier pdf Iraq Report April 2013

fichier pdf Iraq Report April 2013 Appendix-1

fichier pdf Iraq Report April 2013 Appendix-2 

BONUS:

Un film de FEURAT ALANI

2ème BONUS:

« La guerre invisible »

Un film de Martin Meissonnier 

produit par Roger Trilling

 

URANIUM APPAUVRI EN IRAK:

DES GÉNÉRATIONS DÉTRUITES POUR DES

MILLIONS D’ANNÉES                                                                                                                   http://www.dailymotion.com/video/xz89ft

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 avril, 2013 |Pas de commentaires »

LE MOX: UN COMBUSTIBLE AU PLUTONIUM HUIT FOIS PLUS RADIOACTIF QU’UN COMBUSTIBLE « CLASSIQUE » USE !

Le MOX:

LE MOX: UN COMBUSTIBLE AU PLUTONIUM HUIT FOIS PLUS RADIOACTIF QU'UN COMBUSTIBLE

Un combustible au plutonium,

très critiqué

CAEN – Présenté par AREVA comme un moyen de recycler le plutonium né de la production d’électricité dans les centrales nucléaires, le combustible MOX est très critiqué par les écologistes et certains scientifiques.

Le MOX (mixed oxides) est fabriqué à partir d’oxyde d’uranium et d’oxyde de plutonium, extraits des combustibles irradiés dans les centrales.

S’il fait tant parler de lui, c’est d’abord en raison des 5 à 10% de plutonium qu’il contient. Les combustibles classiques sont fait uniquement d’oxyde d’uranium.

Selon GREENPEACE, l’inhalation d’une poussière de plutonium suffit à déclencher un cancer broncho-pulmonaire en six mois, et il peut servir à fabriquer des bombes.

Pour AREVA, la fabrication d’une bombe à partir du plutonium du MOX, qui n’est pas de qualité militaire, est quasi impossible. Pour Jean-Claude Zerbib, ingénieur à la retraite du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) c’est possible, même si la bombe aurait un rendement moindre qu’une bombe officielle.

Selon ce scientifique, il faut environ 15 kg de plutonium pour faire une bombe. Le MOX qui doit partir prochainement pour la centrale japonaise de Takahama en contient 650 kg environ, selon lui.

Pour AREVA, le MOX contribue à la stabilisation des stocks de plutonium et le recyclage permet d’économiser jusqu’à 25% d’uranium naturel.

Mais selon M. Zerbib, le MOX qui sort d’une centrale est huit fois plus radioactif qu’un combustible classique usé. L’ingénieur a présenté en mars une étude sur le MOX lors d’un colloque à Paris organisé par l’Association Française d’Experts Indépendants Global Chance, et un institut (IPFM) de l’université américaine de Princeton. Il dit se fonder sur des données éparpillées dans différents rapports d’AREVA, de l’OCDE.

Selon lui, lorsque du MOX est irradié en centrale, on fabrique des produits (des actinides) au moins aussi toxiques que le plutonium.

Plus chauds, les combustibles MOX fusionnent aussi plus vite que les combustibles classiques en cas d’accident, si la piscine où ils sont stockés se vide, selon M. Zerbib.

Et 300 ans après sa sortie de centrale, le MOX usé est sept fois plus chaud qu’un combustible classique sorti au même moment, calcule-t-il.

Dans ces conditions, même après trois siècles, les MOX usés ne pourront pas être enfouis dans un site de stockage géologique, affirme l’ingénieur.

Selon AREVA – qui fabrique du MOX depuis plus de 40 ans – plus de 10% de l’électricité nucléaire française est produite en France grâce à ce combustible et 10% des réacteurs dans le monde ont déjà, à un moment ou à un autre, fonctionné avec du MOX.

(©AFP / 13 avril 2013 09h59)

La France et AREVA misent sur le MOX, un combustible à l’avenir incertain

CHERBOURG – Le groupe nucléaire français AREVA mise sur le MOX, ce combustible contenant du plutonium dont un convoi doit partir de Cherbourg à destination du Japon, mais il est le seul à en produire et d’autres pays ont déjà abandonné la filière, contestée par certains experts et par les écologistes.

La société fabrique le MOX à partir de plutonium extrait des combustibles irradiés dans les centrales nucléaires. Le résultat est un produit composé de 5 à 10% de plutonium recyclé, et 90 à 95% d’uranium neuf.

Preuve que la filière se porte bien selon le groupe nucléaire, son usine Melox de production de MOX de Marcoule (Gard) a affiché en 2011 et en 2012 un niveau de production record.

Mais pour Mycle Schneider, membre de l’International Panel on Fissile Materials (IPFM), basé à l’Université de Princeton aux Etats-Unis, et ancien conseiller des cabinets ministériels français, belge et allemands, ou de l’AIEA, l’avenir du MOX est nul. Un point de vue globalement partagé par les experts indépendants de l’Association Française Global Chance, dont fait partie par exemple le physicien nucléaire Bernard Laponche.

La France est la seule à en fabriquer encore. L’Allemagne, la Belgique, et plus récemment l’Angleterre, y ont renoncé.

Et le nombre des clients étrangers d’AREVA s’est réduit. Le Japon, l’Allemagne et la Belgique reçoivent encore du MOX d’AREVA mais ces pays n’envoient plus de combustibles à retraiter à AREVA.

La Suisse ne reçoit plus de MOX

Selon AREVA, qui affirme depuis plusieurs années être en négociation pour de nouveaux contrats, le recyclage, permet d’économiser jusqu’à 25% d’uranium naturel (dont les combustibles classiques sont constitués à 100%) et de diviser la radioactivité des déchets par 10. Mais certains scientifiques assurent que les déchets du MOX sont plus dangereux et plus coûteux à stocker.

Pression de la France

Les Américains ont un projet d’usine de MOX pour recycler leur plutonium militaire et les Chinois sont très intéressés par le recyclage, a affirmé à l’AFP Dominique Louzeau, un responsable d’AREVA.

Professeur honoraire au Conservatoire National des Arts et Métiers, Jacques Foos est convaincu lui aussi que des usines de retraitement vont se développer d’ici cinq à dix ans.

Notamment parce que l’EPR, le réacteur de troisième génération, dont quatre exemplaires sont en construction dans le monde, est conçu pour fonctionner avec du MOX.

L’EPR de Flamanville (Manche), dont la mise en service est attendue en 2016, démarrera toutefois avec du combustible classique, selon EDF.

Selon M. Schneider, les Etats-Unis envisagent de renoncer à l’usine de MOX en projet. Et le lancement de l’usine japonaise de Rokkasho Mura est sans cesse repoussé. Pour lui, si la production française ne baisse pas c’est grâce à EDF, sous la pression de l’Etat français.

Pour cet expert l’avenir du MOX est même compromis en France.

La vingtaine de réacteurs qui fonctionnent aujourd’hui au MOX – les 900 MW – sont les plus anciens et arriveront en fin de vie en 2026/2027, à peu près à l’échéance fixée par François Hollande pour réduire la part du nucléaire dans l’électricité de 75% à 50%, argumente M. Schneider.

La France s’est jusque là obstinée par refus des ingénieurs du Corps des Mines français à reconnaître leurs erreurs stratégiques et par manque de courage des responsables politiques, pense-t-il.

La filière MOX fait travailler 5.100 personnes à l’usine de Beaumont-Hague et 1.300 personnes à Marcoule, selon AREVA. Son avenir avait créé de vives tensions lors de la campagne présidentielle entre le PS et Europe Ecologie les Verts (EELV).

Un paragraphe de l’accord électoral entre les deux partis évoquant une reconversion à emploi constant de la filière du retraitement et de la fabrication de MOX avait disparu un moment avant de réapparaître. L’Elysée a depuis assuré du maintien de la filière.

(©AFP / 17 avril 2013 12h08)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 avril, 2013 |Pas de commentaires »

LES IRRADIES EN RADE DE L’ARSENAL DE BREST(Jérôme CANARD/Le Canard Enchaîné/ Mercredi 3 avril 2013)

Les irradiés en rade de l’arsenal de BREST

LES IRRADIES EN RADE DE L'ARSENAL DE BREST(Jérôme CANARD/Le Canard Enchaîné/ Mercredi 3 avril 2013)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES ile-longue

(Jérôme CANARD / « Le Canard Enchaîné » / Mercredi 3 avril 2013)

Durant 24 ans, entre 1972 et 1996, une centaine de personnes ont travaillé sans protection au contact de charges radioactives.

Ces civils transformés en chair à neutrons (et à particules) étaient employés à l’atelier de pyrotechnie (partie explosive des missiles nucléaires) de la Direction des Constructions Navales (DCN) à l’île Longue, près de BREST.

Dix-sept ans plus tard, au prix d’un travail de fourmi, l’Association Henri PEZERAT, spécialisée dans la santé au travail, a réussi à boucler une enquête sur cet exemple sidérant d’irresponsabilité industrielle.

Sur dix dossiers médicaux reconstitués par l’association, huit concernent un cancer déclaré dans les années 2000.

Quatre se sont déjà soldés par un décès !

Les pathologies se sont  déclarées autour de la cinquantaine, et cinq des salariés qui ont survécu sont reconnus en maladie professionnelle, dont quatre au prix d’une « faute inexcusable » admise par la DCN et le Ministère de la Défense.

Deux autres cas doivent être examinés par la justice dans les jours qui viennent.

Protection atomisée

En août 1996, à la suite d’un incident, la Direction des Constructions Navales décide subitement de procéder à des mesures de rayonnement (gamma et neutronique) sur les ouvriers au contact des têtes nucléaires qui doivent équiper le sous-marin le « Triomphant ».

Stupeur dans l’atelier: pendant plus de deux décennies, la DCN a prétendu que le danger d’irradiation était nul !

Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), qui livre les charges nucléaires à l’île Longue, n’a jamais rien signalé non plus.

Auparavant, explique la DCN, les missiles assemblés sur le site étaient moins radioactifs !…

Impossible à vérifier car les relevés radiologiques sont classés « secret défense » !

Radioactivité sélective

Les nouvelles normes de sécurité mises en place ne rassurent guère le personnel: limitation du temps passé à proximité des ogives, instauration de « zones rouges », port obligatoire de dosimètre, etc.

Certaines langues se délient:

« Quand on sait ce qu’il y a dedans, c’est obligé que ça émette », confie un chef d’atelier dont le témoignage est produit en justice.

Devant l’émotion et la mobilisation de la CGT, le Ministère de la Défense ordonne une enquête confiée à l’amiral Michel GEERAERT.

Ses résultats sont, eux aussi,  classifiés !

Et la DCN s’en sort sans reconnaître la moindre erreur:

« Les directives écrites n’imposaient aucune disposition particulière », assure, en novembre 1996, le président du Comité d’Hygiène et de Sécurité.

Un gros mensonge. Car la Loi, elle, imposait des contrôles stricts pour les salariés exposés aux rayonnements ionisants dont les atteintes sont connues et indemnisées depuis…1931.

Une politique du silence qu’un  médecin du Travail résume ainsi:

« L’atome c’est dangereux quand on l’envoie sur l’ennemi pas pour nous. »

Ce beau précepte était-il aussi respecté dans d’autres centres de recherche où l’on manipulait l’atome à des fins militaires ?

Par exemple à VAUJOURS (Seine-Saint-Denis), où l’on procédait à des essais de désintégration d’uranium.

A BRUYERES-LE-CHÂTEL (Essonne), où l’on produisait du plutonium, ou à VALDUC (Côte-d’Or), où des expériences sur tous les matériels, armes et combustibles nucléaires ont été menées.

En 2001, des analyses ont montré que les lichens prélevés à 1 km du site contenaient des doses de tritium radioactif mille fois supérieures à la normale. A 4 km, cent fois supérieures.

Quant aux militaires et aux populations exposés aux retombées des essais nucléaires effectués, entre 1960 et 1996, en Algérie et en Polynésie, et dont certains ont subi un véritable calvaire médical, ils ne suscitent qu’une attention limitée de la part de l’Etat.

Sur 817 dossiers d’indemnisation déposés par les victimes ou leurs familles, seules…11 réponses favorables ont été accordées.

La réputation du nucléaire est si précieuse et tient à si peu de choses…

Jérôme CANARD

« Le Canard Enchaîné » / Mercredi 3 avril 2013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 avril, 2013 |Pas de commentaires »

DECHETS NUCLEAIRES: UN TROISIEME SITE DANS L’AUBE ? (Michel GUERITTE)

Ville-sur-Terre


le 11 mars 2013

11 mars 2011 - Triste anniversaire !

DECHETS NUCLEAIRES: UN TROISIEME SITE DANS L'AUBE ? (Michel GUERITTE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bure

La poubelle FA-VL refusée à AUXON 
et à PARS-LES-CHAVANGES en 2009
s’implante tranquillement à SOULAINES !

Lors de la réunion de la Communauté de Communes de Soulaines, le mercredi 6 février 2013, les élus du canton ont donc dit OUI à l’ANDRA (33 OUI et 8 NON) pour le lancement du processus  d’enfouissement des déchets FA-VL :
http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/dechets-nucleaires-favl-un-accord-pour-des-recherches-geologiques

J’avais “expliqué” l’arrivée de cette catastrophe inéluctable le 7 janvier dernier :
http://www.villesurterre.eu/images/stories/favl-130107-la-poubelle-favl-revient-a-soulaines.pdf

Le 6 mars 2013, j’ai réclamé les informations qu’un citoyen est en droit d’obtenir,
et j’ai adressé quelques commentaires à propos du vote des élus. Lire l’item 6 mars 2013 dans :
http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=384&Itemid=210

Le président de la CCS, Philippe DALLEMAGNE, a répondu le lendemain. Lire l’item 7 mars 2013 dans la même page :
http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=384&Itemid=210

Et si ce mail a été précipitamment envoyé ce 7 mars, c’est peut-être parce que, le matin même, l’est-éclair sortait un article révélateur :

Déchets nucléaires :
un troisième site dans l’Aube ?

http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/vers-un-nouveau-site-aubois-pour-stocker-des-dechets-nucleaires

C’est le titre à la une du journal.
En fait il s’agit du cinquième site :

Bref un article qui résume bien le contenu du dossier daté du 21 décembre 2012 remis par l’ANDRA au ministère de Delphine BATHO.

Pour les intéressés :

1 : Etudier une solution de gestion pour les déchets FA-VL
http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-solutions-de-gestion/etudier-une-solution-de-gestion-pour-les-dechets-favl-6715.html

1.1  : La recherche de site en 2008 et 2009
http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-solutions-de-gestion/etudier-une-solution-de-gestion-pour-les-dechets-favl/la-recherche-de-site-en-2008-et-2009-6717.html

1.2 : Les nouvelles orientations 2012
http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-solutions-de-gestion/etudier-une-solution-de-gestion-pour-les-dechets-favl/les-nouvelles-orientations-2012-6718.html

1.3 : Les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL)
http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-solutions-de-gestion/etudier-une-solution-de-gestion-pour-les-dechets-favl/les-dechets-de-faible-activite-a-vie-longue–fa-vl–68.html

Pour les pressés,
 ce Powerpoint réalisé pour une réunion du PNGMDR, le 13 février 2013, et qui résume bien le projet  :
http://www.villesurterre.eu/images/stories/pngmdr-130204-gt-pngmdr-ppt.pdf

Si j’ai osé dire que  CIGéo était un projet aussi FLOU que FOU,
 comment qualifier le nouveau projet de poubelle FA-VL ?

Les synergies entre déchets TFA et FA-VL !

Ce que je retiens des 56 pages du dossier :
Etude des scénarios de gestion à long terme des déchets de faible activité massique à vie longue
http://www.andra.fr/download/site-principal/document/l_andra/etude_des_scenarios_de_gestion_a_long_terme_des_dechets_favl.pdf

  • Le projet est assez différent de celui de 2008-2009 (heureusement que celui là a été empêché, et je suis fier d’y avoir contribué : c’est incroyable tout ce qui va être envoyer dans CIGéo !).
  • Il y a quantité d’inconnus au niveau de l’inventaire.
  • Curieusement l’EDF vient de réévaluer à la baisse les quantités de Chlore 36 dans les graphites : il y en aurait moitié moins !
  • Vu leur période, le plutonium, l’américium, l’Iode 129, le Chlore 36, le carbone 14, le beryllium 10, le calcium 41, le neptunium 237, et le technétium 99 imposent quelques contraintes.
  • On envisage du tri, du traitement, de l’extraction de radionucléides, de la décontamination, de la dé-classification, du reconditionnement, etc…
  • Et on se débarrasse de tout ce qui ne va pas, en les expédiant à Bure, dans CIGéo.
  • C’est tellement encore FLOU tout ça qu’on envisage plusieurs scénarios.
  • Alors : stockage SCR (Sous couverture remaniée) de moins 10 à moins 15 m pour les radifères, ou bien stockage SCI (Sous couverture intacte) à moins 100 m, dans des alvéoles pour les graphites (une sorte de mini CIGéo).
  • Cela se complique vu que la prise en charge de certains déchets va dépendre du site choisi.
  • Le stockage TFA à Morvilliers va devenir trop petit. Alors pourquoi ne pas créer un nouveau stockage TFA + FA-VL ? C’est le DEUX EN UN ! Les poètes de l’ANDRA parlent de “synergies entre déchets TFA et FA-VL !”
  • Il va falloir une dizaine d’années pour étudier cette possibilité une fois le site choisi. Un site dans le Soulainois, bien sûr !
  • Un rapport sera remis à l’Etat en 2015.
  • Pour cette recherche de site, l’interlocuteur doit être au minimum le niveau intercommunal.
  • Un territoire qui accueille déjà des installations nucléaires doit être privilégié.
  • Un travail de concertation et d’information du public doit être fait.
  • Il faut prévoir un accompagnement sur le plan économique et du développement territorial.
  • Le Soulainois répond à tous les critères : quelle chance !
  • Il est dit aussi que l’ANDRA devrait faire des démarches auprès des communes candidates en 2008. Certainement un leurre !
  • L’Etat devra afficher le caractère d’utilité publique et de service rendu à la Nation de ce stockage des déchets FAVL.
  • Rappel : certains déchets FA-VL vont rejeter du Radon 222 et du Radon 220. (C’est bon pour l’InVS : l’écart sur les cancers du poumon va finir par être significatif !)
  • Il va falloir limiter le relâchement des radionucléides et des toxiques chimiques.
  • Il va falloir retarder et atténuer la migration des radionucléides et des toxiques chimiques par voie aqueuse.
  • L’analyse de sûreté sera faite après étude du site choisi.

Franchement, personne ne sait encore à quoi va ressembler le projet de stockage TFA + FAVL, mais ce sera dans le Soulainois parce que Philippe DALLEMAGNE a été acheté.
Comment ?

Il faut que la France entière sache 
pourquoi l’ANDRA a choisi le Soulainois

- Ce n’est pas parce que la géologie est la moins mauvaise.

- Parce qu’il y règne des élus comme Philippe DALLEMAGNE.

Que je ne qualifierai pas de “stupides-cupides”, au risque de me retrouver encore au tribunal.

Ils ont tout de même quelque chose de particulier ces élus.
Sur 3 115 communes pressenties en France, moins de 50 communes disent OUI dont 5 dans le Canton de Soulaines !

- Parce que depuis 25 ans l’ANDRA a réussi à infiltrer tous les rouages de la vie locale :
vie politique, économique, équipement, loisirs, sports, scolaire, culture…

- Parce que élus et riverains sont noyés sous l’argent sale indispensable pour acheter les consciences.
Ces millions d’euros qui, pour nous, sont de la pure corruption,
et, pour l’ANDRA, un banal accompagnement économique.

Les méthodes utilisées autour de SOULAINES sont les mêmes que celles autour de BURE.
Voir le dossier ETHIQUE et gestion des déchets nucléaires :
http://www.villesurterre.eu/images/ethique-fascicule-complet-coul-sans-p-blanche.pdf

Philippe DALLEMAGNE,

un voyou sympathique !

Voyou… au sens de patron voyou (1)d’Etat voyou (2) …

Parce qu’il y a quand même un minimum de “voyoucratie” dans l’esprit du Conseiller Général du Canton de Soulaines,
du Président de la Communauté de communes de Soulaines,
du Maire de Soulaines,
du Président (de fait) de la CLI de Soulaines…
quand il déclare à l’est-éclair, à propos du projet d’implantation de la poubelle FA-VL:
Nous (les élus de la Communauté de Communes de Soulaines) nous nous sommes prononcés pour favoriser des investigations pour des sondages géologiques,
mais pas pour la construction d’un centre de stockage
”.

http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/dechets-nucleaires-favl-un-accord-pour-des-recherches-geologiques

En langage champenois :il nous prend pour des cons !”

On croirait entendre Jean-Louis CAILLET, l’ancien maire d’AUXON. (Ecouter Jean-Louis CAILLET dans le JT de France3 du 8 novembre 2008 : curseur à 1 mn)

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=169

Bref, il y a à redire dans les affirmations du mail du 7 mars 2013. 
Rapidement :
La réponse de Philippe DALLEMAGNE reprend largement le contenu du compte rendu du Conseil de Communauté du 6 février 2013 :
http://www.villesurterre.eu/images/stories/favl-130206-cr-deliberation-ccs.jpg

PRECISER que cette délibération ne porte en aucun cas sur l’acceptation ou non d’un centre de stockage,
PRECISER que cette décision est subordonnée à la mise en place, avant toute présence sur le terrain, d’une structure de concertation dont l’objectif sera de définir ce que pourraient être les modalités d’accompagnement de l’implantation d’un nouveau centre de stockage sur le territoire de la Communauté de Communes de Soulaines.


C’est quand même se foutre du monde, non ?
L’acceptation de la poubelle FA-VL est bien actée, puisqu’elle est subordonnée à des mesures d’accompagnement, donc a du fric, comme à BURE.

Et Philippe DALLEMAGNE d’ajouter :
“Nous sommes très loin encore de la notion de projet de centre de stockage de déchets FAVL sur le canton de Soulaines.” alors qu’on en a jamais été aussi proche.

Puis Philippe DALLEMAGNE se déguise en NYMBISTE (3) le temps d’écrire :

… si l’avis de la Communauté de Communes de Soulaines a été sollicité pour des sondages, c’est bien grâce à Michel Guéritte qui a œuvré contre les projets d’Auxon et de Pars les Chavanges.

Minable !
Que tu sois suffisamment bien conseillé Philippe pour écrire une telle horreur, ne m’étonne pas,  mais que tu essaies de discréditer d’une façon si peu ETHIQUE
notre combat anti-enfouissement auprès des membres de la CLI de Soulaines est consternant.

Chacun sait que je suis parmi les opposants les plus déterminés à l’enfouissement des déchets nucléaires  que ce soit à Auxon, à Pars-les-Chavanges, dans le Soulainois (au bout de mon jardin), à Bure ou à Yeurs.

Oublions.

Si je me permets de donner une dimension hexagonale à ce communiqué, c’est parce que le sujet est d’une extrême gravité.
Enfouir des déchets FA-VL à SOULAINES et les déchets HA, MA-VL et maintenant FA-VL (on le savait) à BURE ne concerne pas que les riverains mais tous les citoyens.

Dans l’article de l’est-éclair, il faut relever cette phrase :
Notre accord est subordonné à la mise en place d’une véritable structure de concertation.” que le journaliste n’a pas développé.

Il faut aller à la pêche aux infos dans le compte rendu du Conseil de Communauté.
http://www.villesurterre.eu/images/stories/favl-130206-cr-deliberation-ccs.jpg

On y apprend effectivement “la création d’une structure de concertation dont l’objectif sera de définir ce que pourraient être les modalités d’accompagnement de l’implantation d’un nouveau centre de stockage sur le territoire de la Communauté de Communes de Soulaines.
Ce comité devra être composé de représentants des élus locaux, de l’Etat, des producteurs de déchets et de l’ANDRA
.”

Un nouveau comité “vaseline” !

Philippe DALLEMAGNE n’a rien inventé. 
Il met en pratique les conseils des groupes de travail d’autres entités “vaselines” comme le PNGMDR, le HCTISN, le GPD…
C’est notamment le “dada” de la célèbre Monique SENE. 
Je l’ai lu et entendu dix fois cette idée.

Dans le rapport du 7 octobre 2011 :
http://www.hctisn.fr/IMG/pdf/rapport_gtfavl_vf_cle025317.pdf

on peut lire :
“-  La concertation doit avoir un garant sur le plan local. Ce rôle peut être confié à une instance locale de concertation pluraliste (composée d’élus, associations, syndicats, acteurs économiques et culturels, exploitants, autorités, experts publics)
qui connaît le territoire et ses enjeux économiques et sociaux.
Cette instance serait chargée du suivi du projet dès sa phase préliminaire et aurait par exemple la possibilité de solliciter des expertises indépendantes.
- Avant toute présence « physique » sur le terrain (foreuses…), il faut avoir mené un travail de concertation et d’information.”

La liste est un petit peu différente Monsieur DALLEMAGNE !
Vous vous êtes trop inspiré de la vision de l’ANDRA, page 11 de :
http://www.andra.fr/download/site-principal/document/l_andra/etude_des_scenarios_de_gestion_a_long_terme_des_dechets_favl.pdf

“Un protocole, établi pour chaque site investigué, entre l’Etat, les élus concernés, les producteurs et l’Andra”.

Enfin la dernière phrase de la délibération du Conseil de Communauté en dit long :
“AUTORISE le Président à signer tout document relatif à ce dossier.”

Philippe DALLEMAGNE a le pouvoir !

Il y a longtemps que Philippe DALLEMAGNE est OK pour accueillir la poubelle FA-VL.
il était même le seul de son conseil municipal à avoir voté OUI le 4 octobre 2008 : 
http://www.auboisementcorrect.com/Dechets-nucleaires-Soulaines-a-dit,3091.html

Difficile de s’opposer à Monsieur Philippe DALLEMAGNE.
Carrure de sanglier aux yeux bleus.
Berger, guide, meneur, dictat… ? On le dit. On l’entend.
Bras armé de l’ANDRA ?

Dans les réunions d’élus, qui peut s’opposer à la “bête“ ?

Elus sous influence ?
Comportements bizarres. Exemple : “Je suis contre mais je vote pour afin de ne pas être écarté du COMITE !

Pressions diverses ?
Solidarité intercommunale ?
Vote à bulletin secret très difficile à obtenir.

Un vrai débat local est impossible voire interdit.

Et l’enquête InVS
dans le Soulainois ?

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=108

Dans le prolongement de la première enquête  un protocole d’enquête sanitaire devait être présenté en décembre dernier.
Il a été annulé la veille.
Aucune nouvelle.
Effectivement on ne peut pas à la fois compter des cancers autour de Soulaines
et implanter une nouvelle INB !

SOULAINES et BURE,même combat : l’enfouissement !

Dans quelques jours sera lancé le grand rassemblement virtuel mais réel 
de tous ceux qui sont opposés à l’enfouissement des déchets nucléaires à BURE.

Qu’ils parlent français, anglais ou allemand, qu’ils soient : scientifique  - philosophe  – religieux  - responsable politique  artiste – militant – étudiant -  simple citoyen   tous les opposants au projet d’enfouissement  des déchets nucléaires à BURE pourront se déclarer  et s’inscrire dans des groupes spécifiques  pour communiquer  et agir contre le projet Cigéo. 

L’Aube : son champagne, ses vitraux,
ses déchets radioactifs…

C’est de l’humour.
C’est du Baralbinages.
C’est publié dans l’est-éclair du 9 mars 2013 :

Puisqu’il faut bien les stocker quelque part, l’ANDRA et l’Etat cherchent un point de chute pour les déchets radioactifs.
Problème, personne ne veut avoir à vivre avec des centaines de milliers de mètres cubes de déchets comme voisins.
C’est pourquoi l’ANDRA va effectuer des investigations géologiques dans le Soulainois, pour vérifier la compatibilité des sous sols dans le cadre du processus de recherche de site concernant l’implantation d’un centre de stockage de déchets faible activité à vie longue.
Comme on dit dans le Soulainois, jamais deux centres de stockage sans trois.
Et puis, maintenant que le sous-sol du secteur est déjà bien rempli de déchets pour des centaines d’années, ce serait bête de ne pas en profiter…
Avec l’ANDRA, quand y en a pour deux, y en a pour trois..

Champagne, vitraux, déchets nucléaires…
Moi je n’oserais jamais une telle association.
S’attaquer à des vitraux.
Il ne faut pas toucher au Sacré.
Le champagne aussi, c’est sacré.

Il ne faut pas dire qu’il y a un risque pour l’ IMAGE du champagne aubois.
Le CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne) s’en occupe très discrètement :
http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=329

Ce qui est hallucinant, c’est que sur les 21 communes du canton de Soulaines, 2 sont en AOC Champagne : 
Colombey-la-Fosse et Saulcy.

http://10-aube.annuairefrancais.fr/viticulture-vigne/colombe-la-fosse.html

http://10-aube.annuairefrancais.fr/viticulture-vigne/saulcy.html

Philippe DALLEMAGNE est d’ailleurs en train de démontrer qu’il n’y a pas de tritium dans le mou d’un producteur de Saulcy.
http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/rejets-radioactifs-reponse-dans-la-mousse-et-le-miel

La commune de Trannes, dans le canton de Vendeuvre-sur-Barse voisin,  a aussi du vignoble de champagne situé à 8 970 m de la poubelle de Morvilliers…

Et les politiques ?

Prochainement nous citerons les déclarations de tous les politiques qui avaient dit NON en 2008-2009, comme François BAROIN :
http://www.dailymotion.com/video/xannud_favl-baroin-canal32-090918#.UT28Yo75FN0

                                    François BAROIN

Voilà.

Je ne ferai pas aujourd’hui d’amalgame ni avec Tchernobyl ni avec Fukushima.
Je ne commenterai pas non plus La Chaîne Humaine.
Mais à propos de Sacré, et la veille du Conclave, je demande à tous ceux qui en ont le pouvoir  d’influencer le vote des cardinaux pour que soit élu le plus “écolo” des “papabili” : le Cardinal Odilo SCHERER, archevêque de Sao Paulo, une perle rare selon une source autorisée…

Le prochain Pape ?

Le Cardinal Odilo SCHERER

Et Lui, peut-être, sera un jour attendu à BURE !

Cordialement,

Michel GUERITTE

(1) Patron voyou – exemple Henri PROGLIO :
http://www.franceinfo.fr/decryptage/la-revue-de-presse/a-890877-2013-02-13

(2) 
Etat voyou – exemple le Vatican : 

http://www.bfmtv.com/international/rumeurs-un-lobby-gay-une-mauvaise-ambiance-vatican-455240.html

(3) 
Nimbyste - Nimby est l’acronyme de l’expression « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour ». 

Le terme est utilisé péjorativement pour décrire soit l’opposition par des résidents à un projet local d’intérêt général  dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nimby

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mars, 2013 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: 42% DES FRANCAIS INQUIETS A PROPOS DES CENTRALES NUCLEAIRES (AFP)

Nucléaire:

NUCLEAIRE: 42% DES FRANCAIS INQUIETS A PROPOS DES CENTRALES NUCLEAIRES (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

42% des Français inquiets à propos des centrales

PARIS – Un peu moins de la moitié des Français, 42% exactement, se disent inquiets à propos des centrales nucléaires de notre territoire, dans un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France.

Tout en restant relativement élevé, le niveau d’inquiétude suscitée par les centrales nucléaires françaises a néanmoins sensiblement reflué depuis deux ans.

Ainsi quand en avril 2011, soit deux semaines après l’accident de Fukushima (Japon), 56% des Français se déclaraient inquiets à légard des centrales situées dans notre pays, ils ne sont plus aujourdhui que 42%, soit 14 points de moins.

L’essentiel du recul de l’inquiétude a été enregistré dès l’été 2011, date à laquelle 45% des personnes interrogées se disaient inquiètes, soit une baisse de 11 points en quelques mois seulement.

Dans le détail, le niveau d’inquiétude varie assez peu selon les tranches d’âge ou la catégorie socioprofessionnelle (45% parmi les CSP+ et dans les milieux populaires). En revanche, comme sur la plupart des sujets ayant trait à la santé et à la technologie, le clivage homme/femme est très net: si seulement 33% des hommes ressentent de l’inquiétude, cette proportion atteint 50% parmi les femmes.

On observe également une sensibilité à ce risque potentiel très variable selon l’orientation politique. Comme on pouvait sy attendre, c’est dans les rangs des sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts que l’inquiétude est la plus forte (66%), quand elle est partagée par près dun sympathisant du PS ou du Front de Gauche sur deux (48% et 49%) et largement minoritaire à droite: 28% à lUMP et 35% au FN.

Sur l’évolution de la part du nucléaire dans la production énergétique du pays, les Français apparaissent divisés, même si une courte majorité (54%) pense qu’il faut la maintenir car c’est elle qui assure notre « indépendance énergétique » (!), contre 46% qui souhaitent qu’on la réduise car le nucléaire est dangereux.

Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 mars 2013 auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et basé sur la méthode des quotas.

(©AFP / 09 mars 2013 11h00)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP)

Japon:

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima

Photo: AFP/TEPCO

Manifestation antinucléaire à Tokyo

avant le 2ème anniversaire de Fukushima

TOKYO – Des milliers de manifestants ont défilé samedi 9 mars 2013 à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon, près de deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les participants se sont d’abord rassemblés dans un parc du centre de la capitale: la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le Prix Nobel de Littérature Kenzaburo Oe.

Les protestataires ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis la victoire de son parti aux élections législatives de décembre, à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Les organisateurs ont affirmé que 15.000 personnes avaient participé à la manifestation, tandis que la police n’a fourni aucune estimation dans l’immédiat.

M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d’affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Seuls 2 des 50 réacteurs de l’archipel sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l’objet de vérifications de sécurité poussées depuis l’accident de Fukushima.

Le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre: sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire, ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre 2012, avait promis pour sa part d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici à la fin des années 2030.

Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires, ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

Leur initiative a eu lieu deux jours avant le deuxième anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (nord-est) et entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale Fukushima Daiichi.

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

(©AFP / 09 mars 2013 10h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

L’URANIUM « APPAUVRI », LE DIABETE, LE CANCER ET VOUS…(Docteur Alan CANTWELL)

L’uranium appauvri, le diabète, le cancer et vous

L'URANIUM

(Docteur Alan CANTWELL)

-samedi 24 février 2007- 

2026 AIEA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Global Research, le 18 janvier 2007

Récemment, j’ai reçu un étrange courriel affirmant que l’uranium appauvri (UA) était la cause de la fulgurante intensification des diabètes dans le monde. En tant que médecin, je n’avais jamais entendu parler d’une telle hypothèse. Tout médecin sait qu’une irradiation peut causer un cancer, mais la relation entre l’UA et le diabète me semblait saugrenue. Néanmoins, j’ai pensé qu’il serait intéressant de jeter un oeil sur Internet.

Le site américain PubMed, financé par la Bibliothèque Nationale de Médecine, est le meilleur outil de recherche pour des informations médicales sur le Net. J’ai tapé les mots clés « uranium appauvri » et « diabètes », mais aucun article scientifique extrait de quelque revue médicale n’est apparu sur l’écran de mon ordinateur, ce qui m’a confirmé l’absence de toute connexion scientifique.

Même avec les mots « uranium appauvri » et « maladie humaine », juste 16 articles seulement étaient mentionnés sur le sujet, datés entre 1994 et 2005; et seulement la moitié de ces articles abordaient les problèmes de santé des soldats exposés à l’UA lors de la Guerre du Golfe.

Il y était rapporté que l’UA s’accumule dans les ganglions lymphatiques, le cerveau, les testicules et les autres organes, et que ses effets à court et à long terme étaient inconnus. Les malformations des nouveaux-nés étaient en nette expansion dans la progéniture des personnes exposées à l’UA, et les vétérans de la Guerre du Golfe qui en avaient inhalé excrétaient toujours, 10 ans plus tard, des quantités anormales d’uranium dans leurs urines.

Pourquoi y avait-il si peu d’articles sur l’UA et ses effets sur le corps humain ? Ayant abondamment écrit, depuis 20 ans, sur le SIDA et la désinformation entretenue sur cette épidémie fabriquée de toutes pièces par l’homme, cela ne me surprenait pas. Je suspectais fortement que la recherche des effets de l’UA sur la santé des vétérans de la Guerre du Golfe était « politiquement incorrecte ». Par ailleurs, une rapide recherche sur le Web avec Google – « effets secondaires » + « uranium appauvri » ["side effects" + "depleted uranium"] – me retournait 71 000 pages en anglais. En ajoutant « diabètes » ["diabetes"], j’obtenais 22 000 pages.

Je découvrais aussi que dans la presse, les articles évoquant les dangers de l’UA sur la santé étaient rares, voire inexistants. Dans un communiqué de janvier 2001, FAIR (1) accusait les médias de « couverture médiatique pauvre sur les armes à uranium appauvri ». Néanmoins, on peut trouver sur Internet beaucoup d’informations sur l’UA.

L’UA a d’abord été utilisé par les USA dans la première Guerre du Golfe en 1991, puis dans les Balkans, au Kosovo, à la fin des années 90, en 2000 dans la guerre contre l’Afghanistan, et en 2003 en Irak; les Israéliens l’ont utilisé aussi en 2006 dans leur guerre avec le Liban. Inutile de le dire, l’Administration et l’Armée américaines nient officiellement tout danger de l’UA pour la santé. Dans un article rassurant du New York Times du 9 janvier 2001, intitulé « Un document de 1999 met en garde contre l’uranium appauvri », Marlise Simons note que « tout en reconnaissant certains risques, le Pentagone comme l’OTAN, se référant à l’avis des experts, réfutent l’existence d’un quelconque lien entre la mort de vétérans malades et leur exposition à l’uranium appauvri. »

Les armes à l’uranium appauvri ont été développées par la Marine Américaine en 1968, et les États Unis les ont d’abord données à Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1973. Depuis lors, les USA ont testé et fabriqué des armes à l’UA et en ont vendu à 29 pays. L’UA a été testé en 1999 en bombardant à plusieurs reprises un site expérimental de Porto Rico, sur l’île de Vieques, avant d’être utilisé au Kosovo.

L’UA est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium naturel utilisé dans les réacteurs nucléaires. En tant que déchet nucléaire, le conserver est coûteux, mais il est relativement bon marché de s’en procurer. En raison de leur capacité à percer le blindage des tanks, les armes à l’UA sont extrêmement performantes, et c’est la raison pour laquelle elles séduisent tant les militaires.

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme

Le Commandant Doug Rokke, un des meilleurs experts de l’UA, a rejoint ceux qui tirent la sonnette d’alarme contre son utilisation. Il explique que la charge d’un tank se compose de 4,5 kg d’uranium-238 solide, contaminé par du plutonium, du neptunium et de l’américium. Cette charge étant pyrophorique, ce qui signifie qu’elle génère une intense chaleur à l’impact, elle transperce aisément un tank à cause de la forte compacité du métal. Quand ces munitions à l’UA touchent au but, elles produisent un torrent de feu à l’intérieur de tout véhicule ou structure, ce qui se traduit par des brûlures et des blessures épouvantables chez ceux qui échappent à la mort instantanée par carbonisation.

A l’impact, l’UA produit de l’oxyde d’uranium, et des éclats d’uranium explosent dans tout l’environnement. Les minuscules nanoparticules, en pénétrant dans les poumons et le courant sanguin, se dispersent dans tout le corps. Quand Rokke et son équipe eurent pour tâche de « nettoyer » l’UA après la première Guerre du Golf, tous ses hommes tombèrent malades au bout de trois jours, avec des problèmes respiratoires, des éruptions cutanées, des saignements et des lésions purulentes. Dans une interview de 2003 en Australie avec Gay Alcorn, Rokke confessait : « Après tout ce que j’ai vu et tout ce que j’ai fait, il m’est apparu très clairement que vous ne pouvez pas retirer les déchets radioactifs d’une nation juste pour les balancer dans une autre. C’est inacceptable. C’est tout simplement inacceptable. »

Selon Asaf Durakovic, médecin au Centre de Recherche Médicale sur l’Uranium de Washington DC, le terme « uranium appauvri » est impropre. L’uranium « naturel » et l’uranium « appauvri » sont l’un comme l’autre composés à plus de 99% d’uranium 238. L’UA est presque aussi hautement concentré que l’uranium pur et peut contenir des traces de plutonium (un élément mortel).

Leuren Moret est une scientifique indépendante américaine qui travaille sur les problèmes de santé posés par les irradiations dans les communautés du monde entier. A 61 ans, elle est toujours la première à s’engager activement contre l’utilisation de l’UA; elle a travaillé dans deux laboratoires d’armements nucléaires, dont le Laboratoire national Lawrence Livermore à Berkeley, qui dépend du Ministère de l’Énergie. Elle tire résolument la sonnette d’alarme contre l’UA en s’opposant fermement au gouvernement avec Rokke et Durakovic, et tous trois ont personnellement subi mille tourments (y compris des menaces de mort) pour leurs positions anti-UA.

Dans son article « L’uranium appauvri: Cheval de Troie de la guerre nucléaire », paru dans le World Affairs Journal de juin 2004, Moret déclare: « L’utilisation d’armes à l’UA par les USA, en violation de tous les traités internationaux, va lentement anéantir toutes les espèces de la Terre, y compris l’espèce humaine, mais ce pays continue pourtant de les utiliser, bien qu’il en connaisse parfaitement le potentiel destructeur. »

L’UA circule. Les particules radioactives s’élèvent dans l’atmosphère et se disséminent par le vent des tempêtes et les courants atmosphériques. Elles contaminent irrémédiablement de vastes régions et détruisent lentement l’avenir génétique des populations qui y vivent. Cheval de Troie de la guerre nucléaire, Moret appelle l’UA « l’arme qui tue sans discontinuer. » Il n’y a aucun moyen de l’arrêter – ni aucun moyen de le neutraliser. Il répond à la propre définition du gouvernement américain sur les « armes de destruction massive (ADM). »

L’uranium appauvri sur le Royaume Uni

L’UA a une très forte affinité pour l’ADN des cellules et l’endommage irrémédiablement. C’est une arme nucléaire de « quatrième génération ». D’abord est apparue la bombe atomique, puis la bombe à hydrogène, ensuite la bombe à neutron, et maintenant l’UA. Moret assure que de la poussière contaminée d’UA du Moyen-Orient s’élève dans l’atmosphère. Via les tempêtes de sable et les courants atmosphériques, elle se retrouve en Europe et en Grande-Bretagne. Finalement, en s’élevant dans l’atmosphère, elle se dissémine dans le monde entier. Aucun endroit n’est épargné, il n’y a aucune possibilité d’y échapper.

Les inquiétudes de Moret sont confirmées dans un rapport de Chris Busby et Saoirse Morgan, publié en 2006 dans la revue European Biology and Bioelectromagnetics sous le titre: « L’utilisation des armes à l’uranium dans la seconde Guerre du Golfe a-t-elle conduit à la contamination de l’Europe ? »

Les données (obtenues avec l’aide de la loi sur la liberté de l’information – Freedom of Information Act) de l’Institut des Armes Atomiques (Atomic Weapons Establishment, Aldermaston, Berkshire, UK) révèlent que neuf jours après le début de la guerre d’Irak (« choc et effroi » – « shock and awe ») le 19 mars 2003, les niveaux d’uranium relevés sur cinq sites du Berkshire s’élevèrent fortement. A deux occasions, ces niveaux dépassèrent le seuil à partir duquel l’Agence de l’Environnement doit être informée, bien qu’ils fussent toutefois en-dessous de la limite de sécurité. Ces niveaux d’uranium appauvri furent les plus élevés qui eussent jamais été mesurés dans l’atmosphère de la Grande-Bretagne. Le rapport confirme aussi les conditions météorologiques de cette période de la guerre, et montre un mouvement ascensionnel constant de l’air depuis le nord de l’Irak.

C’est sans surprise que cette recherche a été officiellement vigoureusement réfutée par divers responsables du gouvernement qui n’y ont vu que de « l’uranium d’origine naturelle ». Toutefois, Busby et Morgan soutiennent que ces résultats prouvent pour la première fois que les particules d’UA sont capables de voyager sur des milliers de kilomètres depuis Bagdad jusqu’en Angleterre. On peut lire ce rapport sur Internet.

Le Syndrome de la Guerre du Golfe

Environ 300 tonnes d’UA ont été répandues sur l’Irak en 1991. Pourtant, le Ministère de la Défense américain a considéré que les risques pour la santé des soldats qui en ont inhalé étaient minimes, et il continue d’affirmer que d’y être exposé ne présente aucun danger. Près de 580 000 soldats ont été déployés dans cette guerre; il y a eu 294 tués et 400 blessés ou malades. En 2000, 325 000 étaient déclarés en invalidité permanente, et plus de 11 000 étaient morts. Manifestement, quelque chose de grave pour leur santé s’est produit chez les hommes et les femmes qui ont servi dans le Golfe.

L’UA est connu comme étant neurotoxique. Les vétérans de la Guerre du Golfe ont deux fois plus de risques d’être victimes de la sclérose en plaque (SEP) que les vétérans n’ayant pas servi en Irak. La SEP, une maladie neuromusculaire mortelle, est désormais considérée comme une maladie « professionnelle » dont les vétérans peuvent se prévaloir pour être déclarés en invalidité. Les vétérans de la Guerre du Golfe présentent une disposition aux « maladies chroniques multiples » presque deux fois supérieure à celle des soldats ayant servi ailleurs à la même période. Mais ce qu’on appelle le « Syndrome de la Guerre du Golfe » (SGG) n’est toujours pas reconnu comme maladie spécifique. L’évaluation du Ministère de la Défense ne lui reconnaît aucune spécificité comme syndrome, maladie ou complexe de symptômes des vétérans de la Guerre du Golfe.

Le diabète, épidémie mondiale

Il y a 50 ans, quand je faisais mes études de médecine lors des premières années de la Guerre Froide, le diabète n’était pas une maladie courante. Désormais, au XXIe siècle, il n’est plus rare d’entendre parler de l’imminence d’une épidémie de diabètes. Il est certain que les statistiques corroborent ce fait.

Aujourd’hui, 7% des Américains (17 millions) ont une forme de diabète. De surcroît, en première page du Los Angeles Times du 16 septembre 2006, un rapport avançait que plus de 41 millions d’Américains présentent des taux de glucose anormaux dans leur sang, « ce qui indique qu’ils pourraient développer bientôt un diabète ». A Porto Rico (où l’UA a été testé), 10% de la population souffrent du diabète.

Le Centre Epidémiologique d’Atlanta (CDC), une agence du gouvernement américain chargée de la prévention, de l’étude et du contrôle des maladies, déclare que « si les Américains ne changent pas leurs habitudes », 33% des enfants nés cette année seront diabétiques en 2050. A cette date, il est prévu que 45 millions d’Américains seront diabétiques. Un groupe de soutien aux vétérans, Veterans with Diabetes International, avance le chiffre de 143 millions de diabétiques dans le monde, et en prévoit 300 millions en 2025.

Le diabète de type 1, le plus souvent décelé chez les enfants et les jeunes adultes, comprend 5% à 10% des cas. Le type 2, un trouble du métabolisme résultant de l’incapacité du corps de produire de l’insuline ou de l’utiliser convenablement, touche fréquemment les adultes, tout particulièrement les obèses. Ce groupe réunit plus de 90% des diabétiques. Le CDC prévoit que d’ici à 2050, le diabète de type 2 va s’accroître de 165%. Les personnes ayant un diabète de type 2 ont aussi deux fois plus de risques de contracter un cancer du pancréas.

Trente-quatre ans après la fin de la guerre du Vietnam, le Ministère de la Défense présentait finalement « la preuve incontournable » que les diabètes de type 2 pouvaient être liés à l’Agent Orange. Plus de 80 000 tonnes de ce défoliant toxique furent pulvérisées sur le Vietnam par l’armée américaine. On sait aujourd’hui qu’il cause des cancers et, chez les nouveau-nés, des malformations. Depuis 2002, le diabète est désormais reconnu comme maladie « connexe au service » pour tous les vétérans du Vietnam. Pour l’heure, ce n’est pas encore le cas pour les vétérans de la Guerre du Golfe.

Neuf pour cent (9%) des vétérans du Vietnam on un diabète de type 2. Il n’y a aucune preuve aujourd’hui d’un accroissement de la fréquence des diabètes chez les vétérans de la Guerre du Golfe, mais je n’ai pu trouver la moindre investigation sérieuse pour confirmer ou infirmer cela. Dans dix ou vingt ans peut-être, la science officielle découvrira leur relation avec l’UA.

On pense communément que le diabète est causé par l’obésité, une mauvaise alimentation et le manque d’exercice. Pour Leuren Moret, la cause de cette nouvelle épidémie est plus sinistre: à savoir le niveau en hausse de l’UA dans l’atmosphère partout dans le monde, conjugué aux émissions issues de la prolifération des centrales nucléaires.

Contrairement aux allégations de la science officielle, Moret affirme que l’UA est une chose extrêmement dangereuse, et que le diabète en est une réponse immédiate, à la différence des décennies que peut mettre l’uranium pour générer un cancer induit par son rayonnement. Bien qu’elle ne puisse le prouver, elle est la première scientifique à fortement suggérer qu’il y a une relation entre la nouvelle épidémie de diabètes et l’UA.

Moret soutient que la profession médicale a collaboré à la dissimulation de l’irradiation à faible dose issue des centrales nucléaires et des essais dans l’atmosphère. Je n’ai pu le vérifier, mais c’est cohérent avec la passivité de la profession médicale lors des expérimentations nucléaires aux USA durant la Guerre froide (voir plus loin). Elle parle également des médecins hospitaliers qui sont menacés par le gouvernement d’une amende de 10 000 $ et de la prison s’ils parlent ouvertement des problèmes de santé des soldats de retour de la guerre d’Irak. Cela pourrait expliquer l’indigence des rapports dans la littérature scientifique concernant les vétérans exposés à l’UA et leurs maladies en lien avec la guerre.

Moret dit aussi que les journalistes ont été empêchés d’approcher plus de 14 000 soldats évacués pour raisons médicales de la présente Guerre d’Irak et rapatriés à l’hôpital Walter Reed, près de Washington DC. Pour en savoir plus sur Leuren Moret et ses recherches, tapez dans Google: Leuren Moret + videos. De plus, elle apparaît dans le récent documentaire « Beyond Treason », où elle énumère les horribles conséquences de l’exposition à l’uranium appauvri sur les troupes américaines et les civils irakiens dans la région du Golfe en 1991.

L’uranium appauvri, sans danger?

Autorité reconnue, Ronald L. Kathren, professeur émérite à l’Université publique de Washington (Oregon), répond de l’innocuité de l’UA. Contrairement au Commandant Rokke, il semblerait qu’il n’ait jamais été dans l’armée ni en contact avec l’UA sur un champ de bataille. Néanmoins, son opinion a beaucoup de poids dans le monde scientifique.

Kathren ne conteste pas le fait que les militaires qui peuvent avoir été en contact avec l’UA souffrent de maladies diverses, mais il pense que leur exposition à l’uranium n’en est très probablement pas la cause.

Dans un texte au Portland Independant Media Center (Indymedia) du 3 juillet 2005, il écrit:

« Les radiologues se préoccupent énormément de la santé publique, et en tant que spécialistes des rayonnements et de leurs effets sur les personnes et l’environnement, ils ont pleinement conscience que c’est autre chose que l’exposition à l’uranium qui est la cause des maladies dont souffrent ceux qui ont été en contact avec l’uranium appauvri des munitions. Une quantité incroyablement énorme de données scientifiques montrent qu’il est pratiquement impossible que l’uranium soit la cause de leurs maladies. Malgré cette masse de données scientifiques, des personnes ignorantes ou dans l’erreur continuent de prétendre que l’uranium appauvri, et tout particulièrement la radioactivité qui y est associée, est la cause de celles-ci.

C’est vraiment fâcheux, car les radiologues et les autres chercheurs ont déjà connaissance que l’uranium appauvri n’en est pas la cause, et par conséquent toute investigation sur ces maladies devrait se concentrer sur d’autres causes possibles. Si nous voulons apporter un tant soit peu quelque soulagement ou réconfort à ces personnes souffrantes, et si nous voulons acquérir une meilleure connaissance de la cause de ces maladies, nous ne devons pas gaspiller nos énergies, nos ressources et notre temps, si précieux et limités, en essayant de pointer d’un doigt accusateur l’uranium appauvri alors que l’on sait déjà qu’il est pratiquement certain que l’uranium n’est pas la cause du problème. » (2)

« Toute radiation est dangereuse pour les êtres humains, aussi faible soit-elle ».

En tant que médecin, il m’est inconcevable qu’un expert officiel comme Kathren puisse si vite disculper l’UA en affirmant qu’il est inoffensif et dénué de tout risque, surtout quand le 29 juin 2005, une commission de l’Académie Nationale des Sciences trouve, quant à elle, que toute radiation est dangereuse pour les êtres humains, aussi faible soit-elle.

Cette commission conclut que « toute dose d’irradiation, aussi faible soit-elle, peut induire un cancer. Une majorité de gens vont de plus en plus être exposés aux rayonnements à cause de leur utilisation grandissante en médecine. Ces nouvelles conclusions pourraient conduire à des changements dans les pratiques médicales et les niveaux d’irradiation autorisés sur les anciens sites nucléaires. » La commission contredit également l’affirmation fréquemment entendue de certains scientifiques pro-nucléaires de l’administration: « un faible rayonnement ne peut vous être néfaste. »

L’idée que l’irradiation à faibles doses serait sans danger est le mythe qui a permis de nombreux essais nucléaires lors de la Guerre froide sans une véhémente protestation de l’ensemble de la communauté humaine. C’est toujours ce mythe qui permet d’utiliser sur les champs de bataille des armes à l’UA contre les « terroristes ».

Historiquement, la preuve du danger de la guerre nucléaire a été fournie il y a une dizaine d’années par la publication, autorisée par le Président Bill Clinton, d’un rapport de la Commission du Congrès Américain qui s’intitulait « Expériences sur l’irradiation des êtres humains » (The Human Radiation Experiments). Ce rapport montre clairement qu’on ne peut se fier aux déclarations officielles des chercheurs sur l’innocuité des armes nucléaires. Ce qui dans ce rapport est pire encore, c’est toute la documentation sur d’innombrables expériences secrètes menées sur des personnes sans méfiance lors de la Guerre froide, « au nom de la science ». Malheureusement, cet horrible rapport paru en 1996 n’a pas dissuadé Clinton d’autoriser les armes à l’UA au Kosovo en 1999, ni le Président George W. Bush qui les a de nouveau autorisées en Afghanistan et en Irak.

Quiconque ayant un accès à Internet peut simplement chercher avec Google « the human radiation experiments » pour lire les détails de cette science exécrable qui gravite autour des essais nucléaires et de ses effets désastreux pour la santé de citoyens américains peu suspicieux.

En 2001, cinquante ans après un grand nombre d’essais d’armes nucléaires dans l’ouest des USA, l’Institut National Américain contre le Cancer a finalement été obligé de révéler le résultat de ses recherches: les retombées radioactives des bombes testées au Nevada se sont disséminées dans tous les États de l’Union et ont causé au moins 15 000 décès par cancer et jusqu’à 212 000 cancers non-létaux de la thyroïde. John LaForge de Nukewatch.com nous rappelle que « l’on disait alors que les 67 bombes expérimentales qui ont explosé entre 1946 et 1958 étaient sans danger. »

Argent, pouvoir et uranium appauvri

A qui profite ce cauchemar planétaire ? Dans « The Enemy Within » (« L’ennemi intérieur », 1996), Jay Gould révèle que la famille royale britannique détient en fonds privés plus de 6 milliards de dollars dans l’uranium par l’entremise du groupe anglo-australien Rio Tinto qui, avec plus de 60 opérations dans 40 pays, est la plus grande compagnie minière du monde. L’Afrique et l’Australie sont les deux principales sources d’uranium de la planète. Les Rothschild contrôlent les approvisionnements et les prix sur le marché international.

Gould remarque que les radiations nucléaires ont entraîné une augmentation spectaculaire de la mortalité par cancer du sein, tout particulièrement entre 80 et 160 km des centrales nucléaires, dans les communes traversées par les vents dominants qui balaient les centrales.

Donna Lee, la critique littéraire, écrit:

« Ce livre a suffisamment de données scientifiques pour édifier ces bureaucrates qui nient que d’habiter près d’un réacteur nucléaire représente un danger pour la santé. Son style clair et direct suffit également à me convaincre, moi qui ai survécu à un cancer du sein, que j’avais grandi au temps de la Guerre froide comme un cobaye ignorant, victime surtout d’une politique de la dénégation et du retranchement. »

Lee poursuit:

« Après avoir lu ce livre, toutefois, une question ne cesse de me tarauder. Je suis née à San Francisco, en Californie, j’y ai grandi, et je vis toujours dans cette ville où l’incidence des cancers du sein est la plus forte au monde. Le livre s’alarme du taux de mortalité par cancer du sein et signale que c’est autour de New York qu’il est le plus élevé. San Francisco étant à plus de 160 km d’un réacteur nucléaire, la ville n’y est pas même mentionnée. Si le cancer du sein s’explique par l’irradiation à faible niveau qui sévit à différents endroits des USA, alors comment l’expliquer pour nous? »

En fait, à moins de 160 km de San Francisco, une centrale nucléaire fut mise en service en 1975 à Sacramento. Dans son livre, publié en 1996, Gould n’inclut probablement pas celle-ci parce que suite au tollé général, par référendum, la centrale nucléaire de Rancho Seco fut obligée de cesser définitivement ses activités en 1989.

D’après David Bradbury, en trente ans, le taux des cancers chez les enfants de l’île de Vieques a fait un bond de 250% par rapport à la moyenne nationale portoricaine. Dans son documentaire « Blowin’ in the Wind », le provocateur réalisateur australien, deux fois nominé aux Oscars, apporte également plusieurs réponses sur les sommes faramineuses qui sont en jeu dans la production de l’uranium et des armes à l’UA. L’Australie fournit le tiers de l’uranium mondial, et Bradbury révèle qu’un traité secret permet à l’armée américaine de tester le maniement de ses armes à l’UA sur le sol australien. Il dévoile le projet d’extraire plus de 36 milliards de dollars d’uranium des mines australiennes sur les six années à venir, et montre qu’une voie ferrée a été construite pour transporter le minerai sur les 1600 km qui séparent les mines d’un port de la côte nord.

Le maître d’oeuvre de cette ligne de chemin de fer est la compagnie texane Halliburton. En 1995, le PDG de cette compagnie était le vice-président des USA, Dick Cheney. Le réalisateur raconte: « La Reine et ses forbans préférés, les américains Cheney, Halliburton et la famille Bush, sont unis dans l’exploitation de l’uranium et l’utilisation conjointe de munitions illégales à l’uranium appauvri au Moyen-Orient, en Asie centrale, et en Bosnie/Kosovo. Dans la prolifération des armes à l’uranium appauvri, quelle a été l’importance du rôle des divers personnages et groupes comme le groupe Carlyle, George Herbert Walker Bush, l’ancien PDG de Carlyle Frank Calucci, l’Université de Californie et ses laboratoires de Los Alamos et Livermore sur les armes nucléaires tactiques, et les fonds de pension américains et étrangers ? On ne le sait pas très bien ou, dans la plupart des cas, on ne les identifie même pas, que ce soit en Australie ou ailleurs. Dieu sauve la Reine de sa culpabilité pour sa complicité dans la transformation de la planète Terre en ‘Étoile de la Mort’. » [l'Étoile de la Mort ou l'Étoile Noire, dans la Guerre des Étoiles]

L’uranium appauvri et la Guerre contre la terreur

C’est absolument terrifiant de penser que toutes les formes de vie de la planète sont exposées à l’altération de leur ADN par des radiations dans le but de nous apporter la « sécurité » et la « démocratie ». C’est diabolique, vraiment, de penser que la destruction de la planète est en cours et que nous sommes si peu nombreux à comprendre ce qu’il se passe – et encore moins nombreux à lutter activement contre cette tragédie.

Il est évident que la plupart des leaders politiques et spirituels de la planète, tout comme les scientifiques, les médecins, les juristes et les professionnels de santé, ne se soucient guère des dangers des armes à l’UA et des autres formes d’énergie nucléaire. Si ce n’était le cas, on en entendrait sûrement parler à la télévision ou dans la presse.

En tant que journaliste d’investigation sur les toutes dernières décennies, j’ai porté toute mon attention sur l’origine « fabriquée » du SIDA et la peu connue cause bactérienne du cancer, sans m’intéresser davantage aux radiations nucléaires. Néanmoins, j’ai écrit en 2001 un article intitulé: « Expériences sur l’irradiation des êtres humains: comment les scientifiques ont secrètement utilisé les citoyens américains comme cobayes au cours de la guerre froide ».

Cet article, paru dans la revue New Dawn de septembre-octobre 2001, est publié sur plusieurs sites Web. Mais je dois avouer que j’étais ignorant des graves problèmes planétaires que pose l’UA. Je présumais naïvement qu’aucun pays civilisé et pacifique ne deviendrait jamais suffisamment irresponsable et implacable pour utiliser des armes radioactives. Combien avais-je tort !

Ce que je trouve le plus pathétique et inconcevable, c’est que nous n’ayons rien retenu des effets désastreux sur notre santé du bombardement atomique sur le Japon – ni des horreurs des essais nucléaires de la seconde moitié du XXe siècle. Tout au contraire, nous continuons de contaminer de vastes régions du monde avec des radiations que nous ne savons pas éliminer.

Je me rappelle combien les gens jubilaient en août 1945 – j’avais onze ans – quand Hiroshima et Nagasaki furent bombardés, ce qui mit rapidement fin à la guerre. Cinquante ans plus tard, ma nièce épousait un américain d’origine japonaise. Peu de temps après leur mariage, elle remarqua qu’il avait une boule dans le cou qui, par la suite, se révéla être un cancer de la thyroïde. Quand la bombe explosa sur Hiroshima, sa mère, encore enfant, vivait à 80 km de la ville.

Quelques décennies plus tard, parvenue à la quarantaine, on lui diagnostiqua un cancer de la thyroïde, sans nul doute lié aux retombées radioactives. Les médecins estimèrent qu’il était possible que le mari de ma nièce ait développé un cancer de la thyroïde parce que les gènes que sa mère lui avait transmis, altérés par les radiations, étaient porteurs de ce type de cancer. Comme de bien entendu, la famille se demande aujourd’hui si leur deux jeunes enfants ne vont pas, à leur tour, développer plus tard ce type de cancer. Qui aurait pu penser que les bombes atomiques lancées sur le Japon en 1945 se traduiraient cinquante plus tard par un cancer dans ma famille en Californie ?

Il y a quelques années, je développais un nodule à la thyroïde dont la biopsie révélait qu’il n’était pas cancéreux. Encore adolescent, dans les années 50, sur les conseils d’un dermatologue très réputé de New York, j’avais suivi un traitement « superficiel » par rayons pour de l’acné, traitement qui plus tard fut interdit parce qu’il était susceptible de causer le cancer de la thyroïde.

C’est presque un cliché de le rappeler, mais « nous sommes tous connectés les uns aux autres ». Les retombées de l’UA et de l’énergie nucléaire nous raccordent tous ensemble aujourd’hui sur une planète de plus en plus radioactive. Personne n’est immunisé contre les effets délétères des radiations, et personne ne sait comment les nettoyer.

Que pouvons-nous y faire ? La seule chose que nous puissions faire, c’est d’arrêter immédiatement cette folie. Cependant, pouvoir, cupidité, politique et religion rendent une telle chose hautement improbable.

Nous avons rencontré les responsables de la nouvelle source d’irradiations, « la guerre contre la terreur ». Et, malheureusement, c’est de nous qu’il s’agit.

Docteur Alan CANTWELL
*****************************

(1) FAIR, Fairness & Accuracy in Reporting: Impartialité et Rigueur de l’information (Critique des médias) fair.org

(2) portland.indymedia.org

alancantwell@sbcglobal.net

© Copyright 2005-2007 GlobalResearch.ca

LIENS:

Organisations non-gouvernementales:

CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité criirad.org dissident-media.org tinyurl.com

APRI – Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants apri.fr.free.fr


Site : globalresearch.ca auteur : Dr Alan Cantwell traduction: phoxton Langue originale: anglais

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2013 |Pas de commentaires »
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