MAI 2013: NUCLEAIRE ET CRISE DE LA DEMOCRATIE AU JAPON (Janick MAGNE / http://groupes.sortirdunucleaire.org)

Mai 2013:

MAI 2013: NUCLEAIRE ET CRISE DE LA DEMOCRATIE AU JAPON (Janick MAGNE / http://groupes.sortirdunucleaire.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa23

Nucléaire et crise de la démocratie au Japon

Témoignage sur la situation au Japon par Janick MAGNE, professeure d’université à Tokyo, citoyenne française expatriée au Japon depuis 35 ans.

Autre texte de Janick MAGNE à lire aussi : « Comment expliquer la victoire d’un parti pronucléaire au Japon ? »

Une augmentation des normes de radioactivité

Du 15 au 17 décembre 2012, l’AIEA tenait à Kôriyama, ville de 330 000 habitants dans la préfecture de Fukushima, une grande conférence ministérielle parfaitement illusoire et mensongère sur la sécurité nucléaire.

Deux mois plus tôt, « Big Palette », l’impressionnant pavillon d’exposition qui abritait la conférence, accueillait encore des réfugiés de la zone interdite . Aujourd’hui, ils vivent dans des cités d’urgence à deux pas du pavillon d’expo. Paradoxe étonnant : à côté des réfugiés à qui il ne reste que les yeux pour pleurer, ces personnalités, dont Delphine Batho, étaient là pour clamer qu’un accident nucléaire se résout fort bien. J’étais venue pour manifester et j’avais sur moi, comme d’habitude, mon fidèle Gamma-Scout (compteur Geiger).

En ville, j’ai noté des chiffres beaucoup trop élevés. Sur plus de 200 mètres, le long de l’avenue qui longe l’université de Jeunes filles de Kôriyama, j’ai mesuré 1µSv/h, ce qui ferait près de 9mSv sur un an. Je lis sur le site de l’ANDRA :

 » Les normes européennes de radioprotection imposent aux industries une exposition limitée du public à 1mSv par an et par personne du fait de leurs rejets dans l’environnement ». Cette année, dans la préfecture de Fukushima, la dose admissible pour la population est repassée à 20mSv/an pour les petits et les grands comme on avait déjà voulu l’imposer en 2011. Pour le reste du Japon, c’est toujours 1mSv.

Des chiffres

En février 2013, dans la zone interdite, à environ 2km de la centrale, j’ai mesuré avec mon Gamma-Scout un peu plus de 35µSv. Le petit compteur prêté par TEPCO au poste de contrôle à l’entrée de la zone, lui, ne dépassera jamais 17µSV. Les amis japonais que j’accompagne , venus prendre des mesures de leur propriété en vue d’un dédommagement espéré, explosent :

« Avec des doses pareilles, comment peuvent-ils nous dire de revenir ?! »

Nous sommes en combinaisons de protection blanches, couverts des pieds à la tête. Plus loin, près de la centrale où nous n’irons pas, les doses se calculent en millisieverts, parfois en dizaines, parfois en centaines de millisieverts par heure.

Les autorités ont installé une centaine de postes de mesure de la radioactivité. Ils sont protégés par du grillage pour la simple raison que les gens en colère les détruisent souvent. Les chiffres sont toujours à la baisse par rapport à la réalité, et les lieux d’implantation sont systématiquement décontaminés au préalable. De plus, les appareils mesurent en hauteur, très au-dessus des chemins où les enfants marchent et jouent.

La centrale dans un état effrayant

bbbbbbbbb8 AIEA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Les bâtiments des réacteurs sont éventrés, on ne peut approcher de trois d’entre eux, dont il faut refroidir en permanence à l’eau froide les cœurs fondus, au petit bonheur la chance, puisque personne ne peut y entrer. Perchées au sommet des bâtiments en millions de morceaux, en millions de tuyaux et en millions de poutrelles, chargées de détritus, les piscines de désactivation des combustibles usés, dont on se demande à chaque nouvelle secousse sismique si elles tiendront encore longtemps, gardent dans leurs eaux troubles plus de 2000 tonnes de combustibles usés. Sur le site, il y a 7 piscines en mauvais ou très mauvais état.

Et puis l’eau. L’eau de ruissellement qui descend des collines, 400 m3 par jour, et qui vient se contaminer au contact de la centrale et de l’eau de refroidissement des réacteurs, dans les soubassements de la centrale. Alors il faut pomper, et puis il faut la mettre quelque part, mais les réservoirs creusés à la hâte (d’immenses piscines bâchées) se sont mis à fuir. On est en train de les vider. D’autres réservoir métalliques remplis d’eau radioactive s’entassent sur le site, on ne sait plus qu’en faire. On parle de 300 000 tonnes d’eau hautement radioactive, la quantité augmentant chaque jour. Subrepticement, on est en train de nous préparer à l’idée de tout reverser en mer.

Peu de chances d’amélioration

Un expert qui travaille sur la centrale vient de déclarer :

« TEPCO fonctionne au jour le jour. Ils n’ont pas le temps de penser à ce qui se passera demain, encore moins dans un an », tandis que le responsable de la nouvelle Autorité de Sûreté Nucléaire pense que « s’il y a un nouvel accident, on ne s’en sortira pas ». [1]

A deux pas de cet enfer, depuis le 1er avril 2013, la superficie de la zone d’exclusion a diminué. Des villages sont ouverts pour la première fois depuis 2 ans. La population est invitée à venir y passer quelques heures chaque jour si elle le souhaite. Mais pas à y dormir. En effet, la radioactivité y est encore élevée, et disposée en taches improbables : dans la zone, j’ai mesuré par exemple 2µSv/h à l’entrée d’une maison et 10µSv de l’autre côté de la rue, dans un petit bois. Les autorités nient les risques. Impossible de revenir, impossible de partir, qui est responsable de quoi ? M.Idogawa, maire récemment démissionnaire de la ville-fantôme de Futaba, qui accueille les réacteurs 5 et 6 de Fukushima-1, a annoncé à ses administrés qu’ils ne pourraient pas retourner chez eux avant 30 ans au plus tôt. Pour beaucoup d’entre eux, ça veut dire jamais. Dans une autre ville, le maire, conscient des risques et bravant les ordres, a décliné au nom des habitants l’invitation à retourner.

Un groupe de 14 enfants de Fukushima a porté plainte à la Cour de Justice de Sendai, réclamant leur droit à être évacués et à ne pas vivre dans un environnement radioactif. Leur plainte a été déboutée, même si le tribunal reconnaît la réalité des faits : le gouvernement ne peut pas être tenu pour responsable, partez si vous le voulez, leur a-t-on dit, mais à vos frais. La responsabilité est une chose mal partagée à Fukushima : la société TEPCO a depuis longtemps annoncé que les retombées radioactives ne la concernaient pas puisqu’elles appartiennent désormais aux propriétaires des lieux où elles se trouvent. Le gouvernement japonais, lui, a reconnu avoir utilisé les fonds d’aide aux sinistrés pour aider des entreprises ailleurs et sans rapport avec Fukushima.

Maladies

Les premiers cancers de la thyroïde chez des enfants se sont manifestés : 3 cas déjà opérés , 7 cas en observation. Les autorités prétendent qu’il n’y a pas de rapport avec l’accident même si les études épidémiologiques montrent qu’il n’existe statistiquement qu’un à 3 cas de cancer thyroïdien pour un million d’enfants. Près de la moitié des 38 000 enfants examinés présentent des nodules de la thyroïde. Un porte-parole du gouvernement déclare qu’un plus grand nombre d’enfants sont atteints dans le reste du Japon, et les déclarations du Dr Shunichi Yamashita, spécialiste du risque radiologique et président de l’Association Japonaise de la thyroïde reviennent à l’esprit : la bonne humeur est le meilleur remède contre les radiations, les gens qui rient ne tombent pas malades. [2]

Deux types d’évacués

150 000 personnes ont évacué la zone d’exclusion, environ 200 000 autres ont évacué des villes et des quartiers hors de cette zone sur une base volontaire. La radioactivité dans ces villes est aussi, voire parfois plus élevée, que dans la zone interdite (hormis à proximité des réacteurs) mais lorsque partir ou rester est facultatif, les familles qui ont décidé de partir se retrouvent aujourd’hui sans aucune aide. Les enfants ne peuvent bénéficier d’un suivi médical que s’ils vivent dans le département. Les familles qui se sont réfugiées ailleurs n’ont plus ce droit et les services médicaux ont reçu l’ordre de ne pas examiner les personnes originaires de Fukushima. Les évacués contraints qui avaient reçu une allocation d’un million de yens de TEPCO ont dû les rembourser lorsque la société a décidé de mensualiser l’aide.

Décontamination bidon

Le gouvernement a instauré, sur le papier, un vaste programme de décontamination. On ne compte plus ceux qui se découvrent une âme de décontamineur et se reconvertissent du jour au lendemain dans la profession. La décontamination externe d’une maison plus un espace de 5 mètres tout autour revient à 4700 euros, à payer de sa poche. Le travail est généralement mal fait et il est clair aujourd’hui que la décontamination ne dure pas. A la première pluie, la maison retrouve le même taux de radioactivité ou plus. Des journalistes d’ASAHI ont suivi et photographié avec effarement des décontamineurs qui ne suivaient pas le protocole, utilisaient un karcher là où il aurait fallu nettoyer à la brosse et à la main, par exemple, pour éviter les éclaboussures ; ils laissaient l’eau chargée de césium couler sur le sol, dans le jardin, dans les rivières et jetaient le sol raclé en surface et les végétaux contaminés dans les fossés ou les cours d’eau. [3]

aaaaaaaaaaa8 ANDRA

Pour les lieux publics, squares, cours d’écoles, stades, berges, le sol est raclé sur 5 à 15 cm, les végétaux sont ramassés et le tout est mis dans de grands sacs en matériau synthétique que l’on voit maintenant alignés par milliers à proximité de la centrale de Fukushima. Rien dans la loi ne prévoit leur traitement, on les laisse donc sur place, éventuellement en les rassemblant quelque part : dans les cours d’école, le long des routes, dans des champs. Parfois, ce sont juste des bâches qui recouvrent des tas de débris radioactifs. J’en ai mesuré, sur la route et dans des jardins publics : entre 0,6 et 2µSv/h. Des villes à travers tout le Japon ont été sollicitées pour se partager les déblais radioactifs mais les populations s’y opposant fréquemment, plusieurs préfectures ont fini par renoncer à leur récupération.

Le danger d’une décontamination s’annonce

Les vastes forêts de conifères de Fukushima mais aussi d’autres départements sont très contaminées. La cime des arbres a absorbé 60% du césium projeté après l’explosion des réacteurs et une partie de l’iode-131. Les cèdres et les cyprès perdront leurs aiguilles d’ici 3 à 5 ans. Avec la chute des aiguilles, un deuxième cycle de contamination des sols et des végétaux se mettra en place [4]. À l’image des forêts rouges de Tchernobyl, il faudrait les détruire, en tout cas les éclaircir, mais comment se débarrasser du bois contaminé ? En 2012, à 1800 km au sud de Fukushima, sur l’île d’Okinawa, des nouilles préparées à l’eau filtrée au charbon de bois dans la tradition locale se sont révélées impropres à la consommation. Quelle était l’origine de leur radioactivité élevée ? Le charbon de bois, préparé à partir d’arbres provenant de la région de Fukushima et lourdement contaminés au césium. Aucune consigne n’est donnée en prévision de cette bombe à retardement, aucune information ne filtre par les voies officielles.

On s’amuse à Fukushima

Le gouvernement et les autorités locales veulent donner de Fukushima l’image d’une région qui a retrouvé le goût de vivre et qui s’en sort. Tout est fait pour pousser les habitants à retourner y habiter. Une vaste campagne commerciale en faveur du tourisme est en cours ; chaque week-end, des jeux et des fêtes sont organisés. Un correspondant m’a envoyé un prospectus de recrutement pour des « animateurs de 18 à 60 ans » (danse, chant, etc.). Le salaire paraît mirobolant : à partir de 220 000 yens (1700 euros). Certains s’y laisseront prendre.

Le Ministre de l’Environnement, Nobuteru Ishihara (fils de l’ancien gouverneur de Tokyo, extrême-droite nationaliste), a déclaré qu’il faudrait interdire les compteurs Geiger aux particuliers. Pour être sûr de pouvoir s’amuser, sans doute.

Mangez local, ça ne craint rien

Le gouvernement vient de décréter que les repas des cantines scolaires de Fukushima ne comporteraient plus que des produits locaux : à force de s’entendre dire que les aliments ne craignent rien, on va finir par le croire ! Et tant pis pour les poissons à 180 000 becquerels qu’on trouve sur les côtes près de la centrale. Et tant mieux pour les agriculteurs qui continuent à vendre des produits poussés dans des champs de 2µSv [5].

Pourtant, les animaux meurent à Fukushima. Dans un haras situé à Iitaté, à 45 km de la centrale, M. Hosokawa est en train de perdre tous ses chevaux : 100 bêtes sont mortes en deux ans. Iitaté est en zone autorisée alors que la radioactivité est égale à celle de la zone interdite. Des familles, des enfants, y vivent. Les enfants portent des dosimètres dont un service hospitalier relève les données chaque mois sans informer les familles du résultat. Les enfants ne sortent qu’une heure par jour au maximum pour éviter la contamination.

Le résultat est que les familles évacuées sont isolées, leur voix n’est pas entendue, le gouvernement ne se préoccupe pas de la réalité, les ministres sont dans le déni et chacun est appelé à se taire et à s’amuser. À Tokyo, par exemple, personne n’aura « l’impolitesse » d’évoquer Fukushima…. Jusqu’à quand ?…

Janick MAGNE, 6 mai 2013

http://groupes.sortirdunucleaire.org

Notes:

[1] Cité dans The New York Times du 29 avril 2013http://www.nytimes.com/2013/04/30/world/asia/radioactive-water-imperils-fukushima-plant.html?smid=go-share.

[2] Voir à ce sujet Thierry Ribault. « Fukushima : voici venu le temps de l’imposture scientifique », in « Rue 89 Planète », 11 septembre 2011.

[3] CROOKED CLEANUP (3) : Reporters document extent of shoddy decontamination practiceshttp://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201301040076.

[4] Travaux de chercheurs des Universités de Tsukuba et d’Hokkaïdo.

[5] Témoignage d’un agriculteur qui, lui, refuse de vendre sa production.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S’ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EDF autorisé à utiliser du MOX

dans tous les réacteurs nucléaires du Blayais:

 Une pure FOLIE !

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S'ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa21

PARIS – EDF a été autorisé par le gouvernement à utiliser du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium provenant de combustibles usagés, dans deux réacteurs supplémentaires de sa centrale du Blayais (Gironde), selon un arrêté publié jeudi dernier au Journal Officiel.

Cet oxyde mixte d’uranium et de plutonium, spécialité française fabriquée par AREVA et employée dans l’Hexagone depuis 1987, était déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale proche de Bordeaux.

Il pourra désormais être employé dans les autres réacteurs, le 3 et le 4, précise le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué, ce qui porte à 22 sur 58 le nombre de réacteurs français moxés.

Après la demande d’EDF d’utiliser plus de MOX au Blayais en avril 2010, l’Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard que le dossier soit complété. Après une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sécurité Nucléaire a finalement émis un avis favorable en octobre 2012.

L’ASN a notamment considéré que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi, souligne le ministère.

Le MOX est dans le viseur des écologistes et de certains scientifiques, la radioactivité du plutonium étant considérablement plus élevée que celle de l’uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d’accident nucléaire. Il était ainsi employé dans un des réacteurs accidentés (le numéro 3) de la centrale japonaise de Fukushima.

Son « avantage » réside précisément à réutiliser du plutonium obtenu au terme de la combustion d’uranium enrichi, AREVA mettant en avant ce rôle de « recyclage ». Au total, le MOX contient entre 5 à 10% de plutonium.

Les quatre réacteurs du Blayais ont chacun une puissance de 900 mégawatts. Il fond partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

(©AFP / 30 mai 2013 09h31)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le MOX est une « technique » qui ne permet pas vraiment de « recycler » certains composés radioactifs puisque les déchets qui en découlent sont encore plus complexes à gérer notamment à cause de la radioactivité et de la chimio-toxicité.

La centrale nucléaire du BLAYAIS est très exposée à la montée des eaux (l’on est déjà d’ailleurs passé près d’une catastrophe sur ce site). Rajouter du MOX dans les coeurs des réacteurs est d’une INCONSCIENCE FOLLE.

En effet, l’un des réacteurs de FUKUSHIMA contenait du MOX…On a pu en  constater les résultats, une fois la radioactivité libérée dans l’atmosphère !

Insérer du MOX dans les réacteurs français conduit à une fragilisation du parc nucléaire français.

Cela accélère la venue d’une CATASTROPHE NUCLEAIRE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

CANADA: LE GAZ RADIOACTIF RADON ENCORE PLUS NOCIF QUE PREVU !…ET EN FRANCE ?…

CANADA:

CANADA: LE GAZ RADIOACTIF RADON ENCORE PLUS NOCIF QUE PREVU !...ET EN FRANCE ?... dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaaLe gaz radioactif Radon,

encore plus nocif que prévu

Une étude épidémiologique initiée par Santé-Canada en 2007 estime à environ 3300 par an le nombre de carcinomes pulmonaires radon-induits

Les estimations initiales, datant des années 1970, impliquaient l’exposition au Radon dans environ 10% des décès par cancer du poumon ; à la suite d’une campagne de détection nationale s’étant déroulée de 2007 à 2009, ce chiffre vient d’être corrigé à environ 16% par l’Organisme Public de Gestion Sanitaire du Canada (32 Millions d’habitants).

Le carcinome pulmonaire:

Première cause de cancer au

Canada (et ailleurs…)

Les cancers les plus couramment diagnostiqués sont ceux de la prostate chez l’homme et du sein chez la femme mais, du fait de leur pronostic souvent favorable, le cancer du poumon reste la première source de mortalité cancéreuse dans environ 27% des cas.

Sur les 75700 décès par cancer attendus en 2012

au Canada, 3261 seront attribuables au Radon

La corrélation entre l’exposition au Radon et le décès par cancer du poumon vient donc de faire un bond en progressant de plus de 50% dans l’identification des causes de morbidité induites par cette maladie.

Des détecteurs dans 14.000 logements Canadiens

Santé-Canada a donc lancé en 2007 un programme d’identification des habitations au niveau desquelles une activité supérieure à 200 Bq/m3 était observée. Environ 7% des logements présentaient un niveau de détection supérieur à ce seuil alors que les estimations précédentes fixaient cette proportion de 3 à 5%.

Les habitants sélectionnées devaient s’engager à laisser l’appareil de détection en service pour une durée de 3 mois au minimum afin que les relevés puissent être validés.

La précédente campagne de mesure avait été réalisée dans les années 1970 et consistait en de simples prélèvements ponctuels et n’incluait pas d’appareils d’échantillonnage d’émetteurs Alpha installés à demeure (1).

Des disparités selon les régions Canadiennes mais aucune n’est

totalement exempte de concentrations > 200 Bq/m3

Les régions du Nouveau-Brunswick (Sud) et du Manitoba (Est) sont celles qui relèvent le plus de cas de détection supérieurs au seuil d’intervention.

Un seuil « d’intervention » abaissé de 800 Bq/m3 à 200 Bq/m3

dès 2007 au Canada

Alors que l’OMS fixe le seuil de référence à 100 Bq/m3 avec un « repli » à 300 Bq/m3 si le premier seuil n’est pas réaliste (idiotie des normes !), la France fixe le seuil d’intervention « simplifiée (2) à 400 Bq/m3 et celui nécessitant une intervention plus « musclée » (3) à 1000 Bq/m3.

 Cependant, il est démontré dans d’autres études

que le risque débute vers les 10 Bq/m3 notamment pour les
enfants.

(1) Le gaz Radon est un descendant de l’Uranium-238 dont quasiment tous les descendants sont des émetteurs Alpha.

(2) Ventilation, ou mieux dépressurisation des sous-sols et / ou des pièces d’habitation, isolation renforcée de la dalle ou des fondations, suivi en temps réel des concentrations par des détecteurs ad-hoc…

(3) Modifications urgentes et conséquentes du gros-œuvre de bâtiments ou habitations.


Sources:

« Le Radon, » Santé-Canada (français)

« Étude Pan-Canadienne sur les concentrations de Radon dans les habitations », Santé-Canada, 03/2012 (questionnaire-type de l’enquête)

Radon linked to more lung cancer than previously thought, CBCnews, 17/8/12

« Statistiques Canadiennes sur le cancer 2012″, ASPC, 2012(404)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Commentaires fermés

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE…(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE...(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa50

Le rapport de la honte

émanant de chercheurs de l’ONU

« Les émissions radioactives après la catastrophe à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en 2011 ne devraient pas avoir de conséquences sur la santé à l’avenir(1), a estimé, vendredi 31 mai 2013, un Comité de chercheurs de l’ONU à Vienne.

« L’exposition aux radiations qui a suivi l’accident nucléaire à Fukushima-Daiichi n’a pas entraîné d’effet immédiat(2) sur la santé », a déclaré le Comité Scientifique de l’ONU sur les Conséquences des Emissions Radioactives (UNSCEAR).

« Il est peu probable de pouvoir y attribuer à l’avenir des conséquences sur la santé pour la population globale et la grande majorité des travailleurs, pour qui l’historique de l’exposition aux radiations a été établi », a ajouté l’UNSCEAR.

Le Comité, qui présentait les principales conclusions d’un rapport qui sera publié ultérieurement, a salué la réaction du gouvernement japonais immédiatement après la catastrophe (3).

« Les mesures prises par les autorités pour protéger la population (évacuation et protection sous abri) ont réduit de manière significative l’exposition aux radiations, qui aurait été dans le cas contraire multipliée par 10″, selon l’UNSCEAR.

« Aucune mort liée à l’exposition aux radiations n’a été observée auprès des 25.000 travailleurs envoyés sur le site de l’accident(4).

Au vu du faible nombre de travailleurs très exposés, il est peu probable de pouvoir détecter dans les prochaines années une augmentation des cas de cancers de la thyroïde dû aux radiations », a ajouté le comité. 

Consécutif à un séisme de magnitude 9 et à un tsunami géant, l’accident de Fukushima avait provoqué en mars 2011 d’importantes émissions radioactives dans l’air, les eaux et les sols de la région de la centrale, située à 220 km au nord-est de Tokyo. »(5)

(1) Cela enlève toute éventuelle plainte devant les Tribunaux…pas mal comme idée !

(2) Mais à long terme ?

(3) Quelle réaction ? Le Gouvernement japonais a été et est toujours totalement dépassé par les événements.

(4) Un énorme mensonge et une véritable manipulation des consciences.

(5) Etrange: Après la minimisation et la négation des faits, les auteurs du rapport parlent « d’importantes émissions radioactives dans l’air, l’eau et le sol !… »

Les nucléocrates de tous les pays de la terre ont un « gène spécial » en eux:

LE MENSONGE ! .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2013 |Pas de commentaires »

USA: APRES LES « RADIUM GIRLS », UN NOUVEAU SCANDALE IMPLIQUANT « US.RADIUM » ?

USA:

Après les « Radium Girls »,

un nouveau scandale

impliquant « US. Radium »?

USA: APRES LES

Du Radium 226 dispersé sur la population de St. Louis ?

Lisa Martino-Taylor, professeur de Sociologie à l’Université de St. Louis, a récemment soutenu dans sa thèse de Doctorat que la tristement célèbre compagnie US. Radium aurait fabriqué un composé radioactif, le FP-2266, à base de Radium, qui aurait été incorporé dans un aérosol qui aurait ensuite été disséminé à titre « expérimental » sur la population de certains quartiers de la ville vers les années 1960.

Orange County, USA, années 1920

L’affaire des « Radium Girls » fit grand bruit aux États-Unis car elle était la manifestation de l’un des premiers « échecs » scientifiques touchant la radioactivité. A partir de l’année 1917, la société US. Radium fit appliquer de la peinture Undark à base de Radium 226 sur des cadrans de montres, réveils… par plus de 4000 employées au total qui ignoraient tout de la radiotoxicité du produit utilisé.

Lors de leur formation, les employées étaient entrainées à mouiller au moyen de leurs lèvres le bout du pinceau qui leur servait ensuite à appliquer la peinture fluorescente, manœuvre parfaitement inoffensive selon US. Radium, alors que, très cyniquement, leurs propres chimistes manipulaient à l’étage supérieur la peinture Undark à l’aide de gants, pinces et écrans de plomb.

Bien des années plus tard, en 1922, les premiers cas de Radium Jaw – Ostéosarcome radio-induit du maxillaire – apparaissaient chez les employées ; les ouvrières survivantes se regroupèrent pour intenter en 1928 un procès contre US. Radium qui fit les grands titres de la presse de l’époque.

Les « Radium Girls » au travail : la peinture Undark contenait 22 µCu de Ra-226 par gramme (400 µSv/h au contact d’un gramme de peinture) cf. https://carlwillis.wordpress.com/tag/undark/

US. Radium, le TEPCO américain ?

La manière dont la société US. Radium traita le (non-)problème d’empoisonnement de ses ouvrières fût à la hauteur des mensonges d’État qui entourèrent la catastrophe de Fukushima-Daiichi : dissimulations de la gravité de la situation, manquements graves aux règles de sécurité (1), tentatives de corruption des experts médicaux et scientifiques, manipulation des dossiers médicaux des employées… Rien ne fût épargné aux malheureuses que leur employeur alla jusqu’à accuser de mœurs dissolues ayant entrainé des maladies vénériennes à la source des pathologies osseuses…

Les affaires sont les affaires

La société US. Radium, nullement affectée par ce premier scandale étouffé (2) poursuivit ses activités sous le nouveau nom de Safety Light Corp. (sic), qu’elle mettra en œuvre à partir de 1926 (3). Son fondateur, le Dr Von Soshocky, disparaissait d’ailleurs peu après, tué par sa propre invention qui déclencha chez lui une anémie aplasique radio-induite. Les affaires étant les affaires, la société exploita ensuite plusieurs sites de traitement de minerais radioactifs, notamment en Pennsylvanie sur un site fermé en 2007 et qui dut être décontaminé par l’État Américain suite à la faillite de l’entreprise en 2008.

Saint-Louis, Missouri, 1955-1965 : l’expérience maudite

D’après le Professeur Martino-Taylor, US. Radium aurait été l’une des sociétés ayant mis au point un composé appelé FP-2266 qui aurait été livré à l’armée américaine dès les années 1940. Cette poudre fluorescente était composée d’un sulfure de Zinc, de Cadmium et du radio-élément Ra-226, composant qui le rendait singulièrement fluorescent sous un éclairage ultra-violet.

L’utilité de cet aérosol reste mystérieux à ce jour, différentes hypothèses exposent une expérimentation passive anti-radiation typiquement « guerre froide » (basée sur un élément radioactif ?), un écran de fumée destiné à protéger la ville de St. Louis en cas d’attaque aérienne Soviétique (sic) ; d’autres sources affirment que l’expérience était plutôt du genre « active » et que la ville de St Louis avait été « choisie » pour sa ressemblance avec certaines villes d’Union Soviétique. Bref, le flou le plus complet (4).

L’aérosol FP-2226 semble avoir été dispersé en direction d’un quartier pauvre et majoritairement colored (noir) de St Louis appelé Pruitt-Igoe qui abritait environ 10.000 habitants dont environ 7000 jeunes de moins de 12 ans ; le quartier de Pruitt-Igoe a ensuite mystérieusement été rasé en 1972.

Des diffuseurs placés sur des buildings et dans des parcs

publics

L’armée américaine avait utilisé d’autres moyens mobiles de dispersion d’aérosols « expérimentaux » (5) comme les avions ou les hélicoptères – ou même des véhicules terrestres – mais il semble que lors de « l’expérience » menée à St Louis des diffuseurs d’aérosols fixes aient été utilisés. Un des rapports militaires déclassifiés explique ainsi qu’entre autres, l’un des plus hauts bâtiments de la ville, le Knight of Colombus a accueilli un moment les équipements sur sa terrasse.

Deux Sénateurs locaux réclament des explications

Le Professeur Martino-Taylor a patiemment rassemblé les pièces d’un puzzle en demandant par exemple une à une la dé-classification de documents militaires mais une partie de l’énigme reste secrète : il apparaitrait en effet que les militaires et les scientifiques concernés par l’opération menée à St. Louis faisaient en fait partie du célèbre projet Manhattan qui désignait aux USA tout ce qui concernait les applications militaires ultra-secrètes de l’atome depuis les années 1940.

Afin d’éclaircir un peu plus cette affaire plus qu’opaque malgré les travaux acharnés de la sociologue, les Sénateurs Claire Mc Caskill (Dém.) et Roy Blunt (Rép.) ont officiellement réclamé l’ouverture d’une enquête sur ce que ce dernier a appelé des découvertes « totalement révoltantes ». Malgré ou plutôt à cause de ce questionnement, les services de presse des intéressés ont indiqué n’avoir reçu à ce jour aucune réponse officielle à leurs interrogations. Sans blague ?

Des inquiétudes sur la santé des habitants exposés

Malgré le manque cruel d’étude épidémiologique, les habitants exposés semblent connaître des épisodes de mortalité par cancer importants, ce qui a amené le Dr Martino-Taylor à faire de cette expérience le sujet de sa thèse de doctorat. Parmi sa famille et ses amis, nombreux étaient ceux affectés par un cancer qui se posaient de nombreuses questions en lien avec l’expérience maudite. Certaines familles pauvres (et noires) ont ainsi constaté qu’une partie des fratries était touchée par des pathologies cancéreuses infantiles.

EDIT (08/10) La version officielle évoque bien une radioactivité résiduelle à St. Louis mais qui serait due soit aux essais nucléaires Soviétiques de 1958 (sic, merci à P. Scampa) soit par un dépôt de minerais situé au Nord de la ville qui renfermerait des déchets de Radium (tiens tiens), de Thorium et d’Uranium. Aucun mot sur les éventuels essais de dispersion d’aérosols radioactifs.


(1) Les premiers règlements de radioprotection apparurent aux USA. vers 1922 mais la société US Radium n’en tint aucun compte

(2) Le procès fut abandonné après que les ouvrières, gravement malades et à qui il restait peu de temps à vivre, acceptèrent finalement en novembre 1928 un dédommagement conséquent de US. Radium ; ce deal leur évita de devoir connaître le résultat d’un procès scandaleusement lent… dans leurs tombes

(3) Date incertaine… le changement de nom s’effectua au cours des années 1980 d’après la NRC

(4) Désinformer largement est une tactique bien maitrisée par les autorités et les « agences » américaines…

(5) On se souvient bien sûr du tristement célèbre agent « orange » à base de dioxine dispersé largement au Vietnam


Sources:

The Manhattan-Rochester Coalition, Thèse de doctorat de Lisa Martino-Taylor, 07/2012

Army scientists secretly sprayed St. Louis with radioactive particles, Daily Mail, 29/9/12

I-Tteam : The Army’s secret Cold War experiment on St Louisans, KSDK TV, 25/9/12 (Vidéo, 4’21 »)

St. Louis North County feasibility Study, USACE, (2003 ?)

350 CPM from Indoor Airborne Paticles, St. Louis, Mo, 18/11/11, Vidéo Youtube, 15′

L’histoire des Radium Girls et d’US Radium, Wikipedia

L’affaire des irradiées du New-Jersey, Slate, 2011

Undark Paint and Radium Girls, damninteresting.com, 2006


The Radium Girls 

(Bill KOVARIK)

(1912)

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The Doors of Justice are barred to the “Doomed Radium Victims,” and notes explain that it is due to “statute of limitations, summer vacation, postponement,” in this May 20, 1928 New York World editorial cartoon.

(By Bill Kovarik and Mark Neuzil, from Mass Media and Environmental Conflict (Sage, 1996), p. 32-52.)

Grace Fryer and the other women at the radium factory in Orange, New Jersey, had no idea that they were being poisoned.

It was a little strange, Fryer said, that when she blew her nose, her handkerchief glowed in the dark. But everyone knew the stuff was harmless. The women even painted their nails and their teeth to surprise their boyfriends when the lights went out. They all had a good laugh, then got back to work, painting a glow-in-the-dark radium compound on the dials of watches, clocks, altimeters and other instruments.

Grace started working in the spring of 1917 with 70 other women in a large, dusty room filled with long tables. Racks of dials waiting to be painted sat next to each woman’s chair. They mixed up glue, water and radium powder into a glowing greenish-white paint, and carefully applied it with a camel hair brush to the dial numbers. After a few strokes, the brushes would lose their shape, and the women couldn’t paint accurately. “Our instructors told us to point them with our lips,” she said. “I think I pointed mine with my lips about six times to every watch dial. It didn’t taste funny. It didn’t have any taste, and I didn’t know it was harmful.” (1) 

Nobody knew it was harmful, except the owners of the U.S. Radium Corporation and scientists who were familiar with the effects of radium. Those days, most people thought radium was some kind of miracle elixir that could cure cancer and many other medical problems.

Grace quit the factory in 1920 for a better job as a bank teller. About two years later, her teeth started falling out and her jaw developed a painful abscess. The hazel eyes that had charmed her friends now clouded with pain. She consulted a series of doctors, but none had seen a problem like it. X-ray photos of her mouth and back showed the development of a serious bone decay. Finally, in July 1925, one doctor suggested that the problems may have been caused by her former occupation.

As she began to investigate the possibility, Columbia University specialist Frederick Flynn, who said he was referred by friends, asked to examine her. The results, he said, showed that her health was as good as his. A consultant who happened to be present emphatically agreed. Later, Fryer found out that this examination was part of a campaign of misinformation started by the U.S. Radium Corporation. The Columbia specialist was not licensed to practice medicine — he was an industrial toxicologist on contract with her former employer. The colleague had no medical training either — he was a vice president of U.S. Radium. 2

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The large dusty room in the Orange, N.J. radium dial factory in the mid-1920s. (Argonne National Labs)

Grace Fryer probably would have been another unknown victim of a bizarre new occupational disease if it had not been for an organization called the Consumers League and journalist Walter Lippmann, the editor of the New York World. Formed in 1899, the Consumers League fought for an end to child labor, a safe workplace and minimum pay and decent working hours for women.3  Lippmann was a crusading journalist and former muckraker who edited a powerful New York newspaper at a time when New York newspapers were the most influential in the country.

The Consumers League

The request of a city health department official in Orange, New Jersey, brought the Consumers League into an investigation of the suspicious deaths of four radium factory workers between 1922 and 1924. The request was not unprecedented, since league officials had been involved in many official state and federal investigations. The causes of death in the Orange cases were listed as phosphorous
poisoning, mouth ulcers and syphilis, but factory workers suspected that the dial painting ingredients had something to do with it.

New Jersey Consumers League chairman Katherine Wiley brought in a statistical expert and also contacted Alice Hamilton, a Harvard University authority on workers’ health issues. Hamilton was on the league’s national board, and as it turned out, she was already involved in another aspect of the same case.

A few years earlier, a colleague at Harvard, physiology professor Cecil Drinker, had been asked to study the working conditions at U.S. Radium and report back to the company. Drinker found a heavily contaminated work force, unusual blood conditions in virtually everyone, and advanced radium necrosis in several workers.

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Close-up of a dial painters work station, Ottawa, Ill, probably between 1922 – 1930. (Courtesy Argonne National Lab).

During the investigation, Drinker noticed that U.S. Radium’s chemist, Edward Lehman, had serious lesions on his hands. When Drinker spoke to him about the danger in the careless and unprotected the way he handled the radium, he “scoffed at the possibility of future damage,” Drinker said. “This attitude was characteristic of those in authority throughout the plant. There seemed to be an utter lack of realization of the dangers inherent in the material which was being manufactured.”4 Lehman died a year later.

Drinker’s June 1924 report recommended changes in procedures to protect the workers, but Arthur Roeder, president of U.S. Radium, resisted the suggestions. In correspondence with Drinker, Roeder raised several points that disputed the findings and promised to send along facts to back up the assertions, which he never did. At the same time, Roeder refused to give the Harvard professor permission to publish his findings about the new radium disease at the plant, insisting that Drinker had agreed to confidentiality. Eventually, U.S. Radium threatened legal action against Drinker.5

Roeder was also in correspondence with Wiley at the Consumers League. Wiley wanted U.S. Radium to pay some of the medical expenses for Grace Fryer and the other employees having problems. Roeder said that Fryer’s condition had nothing to do with radium, saying it must be “phospho jaw or something very similar to it.” He also accused Wiley of acting in bad faith, saying that a small amount of data from the company was shared with the league in confidence, and he claimed Wiley betrayed his confidence.6

In April 1925, Alice Hamilton wrote to Katherine R. Drinker, also a Ph.D. and a partner with her husband Cecil in their U.S. Radium investigation. The letter, on Hull House stationery, said:

“… Mr. Roeder is not giving you and Dr. Drinker a very square deal. I had heard before that he tells everyone he is absolutely safe because he has a report from you exonerating him from any possible responsibility in the illness of the girls, but now it looks as if he has gone still farther… [The New Jersey Department of Labor] has a copy of your report and it shows that ‘every girl is in perfect condition.’ Do you suppose Roeder could do such as thing as to issue a forged report in your name?” 7

After Hamilton’s letter, Cecil Drinker realized why Roeder had been stalling him and trying to keep his report from being published. Drinker then sent his original report to the Department of Labor and made arrangements to publish it in a scientific journal, despite U.S. Radium’s threats. Meanwhile, a Consumer League consultant trumped the Drinkers by reading a radium necrosis paper at the American Medical Association conference.8  Drinker finally published the paper later that year, concluding:

“Dust samples collected in the workroom from various locations and from chairs not used by the workers were all luminous in the dark room. Their hair,  faces, hands, arms, necks, the dresses, the underclothes, even the corsets of the dial painters were luminous. One of the girls showed luminous spots on her legs and thighs. The back of another was luminous almost to the waist….”9

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Alice Hamilton, MD, Harvard professor of public health, who exposed injustice and occupational hazards of the Radium Girls, lead workers and many others.

This casual attitude toward the green radium powder was not matched in other parts of the factory, especially the laboratory, where chemists typically used lead screens, masks and tongs. Yet the company management “in no way screened, protected or warned the dial painters,” Fryer’s attorney, Raymond Berry, charged.

The “radium girls,” like many other factory workers at the time, were expendable.

Radium’s Dangers

Even if some US Radium officials were oblivious, the scientific and medical literature contained plenty of information about the hazards of radium. Even one of U.S. Radium’s own publications, distributed to hospitals and doctors’ offices, contained a section with dozens of references labeled “Radium Dangers — Injurious Effects.” Some of the references datedback to 1906.

Although the hazards of radium were well recognized in scientific literature, the popular press saw radium as a scientific miracle with enormous curative powers. The “radium craze” in America and Europe, which began around 1903, familiarized the public with the word “radium.”

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Radithor, a miracle cure for — and cause of — cancer. (Argonne National Lab).

One historian said: “The spectacular properties of this element and its envisioned uses were heralded without restraint in newspapers, magazines and books and by lecturers, poets, novelists, choreographers, bartenders, society matrons, croupiers, physicians and the United States government.” Stomach cancer could be cured, it was imagined, by drinking a radium concoction that bathed the affected parts in “liquid sunshine.” 10

One of the medical drinks sold over the counter until 1931, “Radithor,” contained enough radium to kill hundreds or possibly thousands of unsuspecting health enthusiasts who drank it regularly for several years.11 An overview of newspaper and magazine articles on radium in the first decades of the 20th century found their tone strongly positive.12

Even when hazards emerged in mainstream press coverage, the benefits usually outweighed the dangers. For instance, the death of French scientist Jean Alban Bergonié provoked a spate of news articles extolling the “martyrs to science” who died experimenting with the element. The New York World counted 140 scientists who, like Bergonié, had given their lives for humanity. The sacrifice had been worthwhile, the newspaper said:

“Nowadays, tested precautions make the manipulation of radium or the use of x-rays as innocuous to both operator and patient as the pounding of a typewriter… The exploration has cost many lives and untold agonies, but the martyrs would undoubtedly be the first to assert that the gain in knowledge had been worth the price. Both discoveries are now thoroughly established as safe, healing agencies of the utmost value.”13

Many scientists felt threatened by the idea that radium could cause, rather than cure, cancer. “If radium has unknown dangers, it might seriously injure the therapeutic use of radium,” Charles Norris, chief medical examiner of New York, wrote Raymond Berry during Fryer’s lawsuit.14  An mining agent and former partner in U.S. Radium also wrote to Berry: “Thousands in Germany have been taking radium salts, admixed with bicarbonate of soda, as a vital stimulant,”
he said. The bone afflictions of the “radium girls” was probably produced by the glue or another ingredient, but “radium could not produce the results ascribed to it.”15

The Lawsuit

Although it meant flying in the face of some medical opinion, Grace Fryer decided to sue U.S. Radium, but it took her two years to find an attorney willing to take the case. On May 18, 1927, Raymond Berry, a young Newark attorney, took the case on contingency and filed a lawsuit in a New Jersey court on her behalf. Four other women with severe medical problems quickly joined the lawsuit. They were Edna Hussman, Katherine Schaub, and sisters Quinta McDonald and Albina Larice. Each asked for $250,000 in compensation for medical expenses and pain.

The five dying women became known in newspaper articles throughout the world as “the Radium Girls.”

The first legal hurdle was New Jersey’s two-year statute of limitations. Berry contended that the statute applied from the moment the women learned about the source of their problems, not from the date they quit working for U.S. Radium. Berry alleged that U.S. Radium’s misrepresentation of scientific opinion and campaign of misinformation was the reason that the women were not informed and did not take legal action within the statute of limitations.  US Radium company attorneys responded by attacking Berry’s character and threatening charges before the bar association.

While Berry and the company skirmished in court, medical examiners from New Jersey and New York continued to investigate the suspicious deaths of plant workers. Amelia Maggia, a former dial painter and sister of two of the Radium Girls, McDonald and Larice, died in 1922 from what was said to be syphilis and was buried in Rosemont Cemetery in Orange.

She had been treated by a New York dentist, Joseph P. Knef, who had removed Maggia’s decayed jawbone some months before she died. “Before Miss Maggia’s death I became suspicious that she might be suffering from some occupational disease,” Knef said. At first he suspected phosphorous, which produced the notorious “phossy jaw” necrosis common among match makers in the early 18th century.

“I asked the radium people for the formula of their compound, but this was refused,” Knef said. “After the girl’s death so many other persons were sent to me with almost similar symptoms that I became more suspicious, and took up the study of radium with an expert.”16 In 1924, Knef wrapped the jawbone in unexposed dental film for a week and then developed the film. He also checked the bone with an electroscope to confirm its radioactivity and then wrote a paper with the Essex County medical examiner identifying radium necrosis. 17

In the words of a Newark, N.J., newspaper: “Dr. Knef then described how radium, hailed as a boon to mankind in treatment of cancer and other diseases, becomes a subtle death-dealing menace.”

An autopsy could confirm Knef’s findings, and after a formal request by the Maggia sisters and Raymond Berry, Amelia’s body was exhumed on October 16, 1927. The autopsy confirmed that her bones were highly radioactive. Clearly, Maggia had not died of syphilis, but of the new and mysterious necrosis that was also killing her sisters. In a way, it was a relief, since contracting a venereal disease like syphilis was considered disgraceful. And yet, now the radium girls   also knew that they were in for an early,  prolonged and very painful death.

The Media Coverage

The larger media outlets began picking up the story of the New Jersey women after it was legitimized in a courtroom setting — a formal structure for news gathering.  Most of the news media dove in with a mix of sensationalism and muckraking that accelerated and expanded the controversy.

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Catharine Donohue of Ottowa, Illinois lays dying in July, 1937.
She had just won her court case. The reporting here is mild compared to the way many of the Radium Girls were treated. But from their point of view, sensationalized exploitation of suffering was needed to force justice from industry and the unsympathetic courts. So in that sense, even the worst of the press could be the best of friends. This clip is from an excellent contribution by Len Grossman.

For instance, in the fall of 1927, an enterprising Star Eagle reporter found that U.S. Radium had reached out-of-court settlements with the families of other radium workers in 1926, paying a total of $13,000 in three cases. 18

The news media suddenly found the story irresistible. Headlines included: “Woman Awaiting Death Tells How Radium Poison Slowly, Painfully Kills”20 and “Would You Die for Science? Some Would.”21

The newspapers followed the twists and turns in the case, particularly the suffering of the women, the disappearing hope for a cure and the company’s defense. One of the macabre fascinations with the “Radium Girls” story was how — assuming the women won the lawsuit — one might spend a quarter million dollars with only a year to live. One enterprising newspaper asked 10 randomly selected women what they would do. Most of the responses involved spending sprees and charity donations.22

Legal maneuvers took most of 1927, and the medical condition of the five women worsened considerably. The two sisters were bedridden, and Grace Fryer had lost all of her teeth and could not sit up without the use of a back brace, much less walk.

At the first court hearing on January 11, 1928, the women could not raise their arms to take the oath. All five of the “Radium Girls” were dying.

“When pretty Grace Fryer took the witness stand, she said her health had been good until after she had been employed at the radium plant,” one news account said. Fryer and the others bravely tried to keep smiling, but friends and spectators in the courtroom wept. Edna Hussman told the court about the financial troubles the medical bills were causing: “I cannot even keep my little home, our bungalow,” she said. “I know I will not live much longer, for now I cannot sleep at night for the pains.” She was content, however, because her children would be cared for by relatives. 19

By April, the women were not physically or mentally able to attend a second hearing in court. Their attorney was caustic: “When you have heard that you are going to die, that there is no hope — and every newspaper you pick up prints what really amounts to your obituary — there is nothing else,” Berry said.23

French scientist Marie Curie, the discoverer of radium, read about the case and told papers in her home country that she had never heard of anything like it, “not even in wartime when countless factories were employed in work dealing with radium.” French radium workers used small sticks with cotton wadding rather than paintbrushes, she said. Although the five New Jersey women could eat raw liver to help counteract the anemia-like effects of radiation sickness, they should not hope for a cure for radium poisoning.

“I would be only too happy to give any aid that I could,” Curie said. However, “there is absolutely no means of destroying the substance once it enters the human body.”24 A local newspaper said Madame Curie had “affirmed the doom already sounded by leading medical authorities who have examined the girls.” The predictable reaction, the paper said, was that “some of the victims were prostrated with grief last night when they received the news.”25

Curie heard about the reaction and, on June 4, said: “I am not a doctor, so I cannot venture an opinion on whether the New Jersey girls will die. But from newspaper descriptions of the manner in which they worked, I think it imperative to change the method of using radium.”26 Curie herself would die of radium poisoning only a few years later, in 1934.

Time was running out, and Berry, Wiley, Hamilton and others had long been concerned that legal maneuvering would delay justice until well after the women were dead. As anticipated, U.S. Radium did not hesitate to use delaying tactics. After the hearing on April 25, 1928, the Chancery court judge adjourned the case until September despite Berry’s strenuous objections. Berry reminded the judge that the women were dying, and might not live until September. Berry also
found lawyers with cases scheduled in less than a month who were willing to take a September court date to give the “Radium Girls” their day in court. But U.S. Radium attorneys said that their own witnesses would not be available as many were going to Europe for the summer on vacation, and the judge insisted on continuing the case until September.

Walter Lippmann and the New York Press

The blizzard of publicity surrounding the case worried some medical consultants. “Can you get the [newspapers] to agree to keep the women out of the paper henceforth?” one doctor wrote Berry. “We all agreed that this should be done and that the publicity has had a bad effect on the patients. One was quoted as seeing her body glow as she stood before a mirror…”27 Another doctor wrote: “I would certainly not like to have anything the matter with me and be told every few weeks that I was going to die… Surely you realize what the psychological effect of that would be.”28 Berry protested: “I am absolutely unconnected, in any way, with newspaper articles  which are published. I have endeavored to discourage publicity…”29

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Walter Lippmann, editor of the New York World, who helped the Radium Girls without exploiting their suffering.

In spite of the  sensationalism, a moment arrived in the case when the “Radium Girls” needed a champion. Their physical condition was deteriorating and their financial situation was pitiful. Time was running out.

The task of getting sympathetic publicity fell to Alice Hamilton, who had carefully laid out a strategy in the previous months with the editor of one of the nation’s most powerful newspapers of the time, the New York World. An avowedly liberal newspaper founded by Joseph Pulitzer, the World championed public health causes as part of its mission to “never lack sympathy with the poor [and] always remain devoted to the public welfare.”30 Hamilton’s long-time friend was World editor Walter Lippmann; he had already worked with Hamilton, ensuring that coverage of the Ethyl leaded gasoline controversy in 1925 included both sides of the story, including large amounts of copy from university scientists critical of Standard Oil company. 31

Hamilton wrote to Lippmann in 1927 as a first step. “There is a situation at present which seems to me to be in need of the sort of help which the World gave in the tetra-ethyl affair,” Hamilton wrote.32 Lippmann said he would look into it, and then wrote to Berry: “Dr. Hamilton has asked The World to interest itself in this case and has told me that you have the necessary documents. I should appreciate it if you could let me see them.”33

While Lippmann studied the documents, the New Jersey judge continued the case until September, and like many others, he found this infuriating. Lippmann stepped out of his normally cool and sober editorial pulpit to say, in a May 10, 1928 editorial, that the decision to delay the trial was a “damnable travesty of justice… There is no possible excuse for such a delay. The women are dying. If ever a case called for prompt adjudication, it is the case of five crippled women who are fighting for a few miserable dollars to ease their last days on earth…”34

At this point, Frederick B. Flynn, the Columbia University consultant for U.S. Radium, called a press conference and proclaimed that the women could survive and that he found no radioactivity in his tests. When the press turned to Berry, he refused to comment, saying he would “prefer to try the case in court.”35 But Lippmann was furious.

“To dispute whether they can live four months or four years while lawyers wrangle over technicalities is to make the case more stupendously horrible than ever. The whole thing becomes a legal nightmare when, in order to obtain justice,  five women have to go to court and prove that they are dying while lawyers and experts on the other side to go the newspapers to prove that they may live somewhat longer… This is a heartless proceeding. It is unmanly, unjust and cruel. This is a case which calls not for fine-spun litigation but for simple, quick, direct justice.”36

Lippmann’s editorials, Berry’s maneuverings, the behind-the-scenes public relations work of Hamilton and others, and the accumulating outrage as represented in headlines convinced the New Jersey court system, and a trial was rescheduled for early June 1928.

Thousands of sympathy letters and quack remedies arrived at the women’s homes and the office of their attorney. Inject tannin, said one. Drink Venecine health juice, said another. Drink “mazoon,” an old world cure-all, said a third, but the author did not include the recipe for the potion.

The New York Graphic wrote to offer the services of its editor Bernarr MacFadden, the “famous nature healer.” He would work for free, the Graphic letter said, in exchange for publicity rights. “Since the medical doctors have given you up, you have nothing to lose and much to again by trying natural methods… Of course, we would expect you to be willing to cooperate with us to the fullest extent and to allow us to give full publicity to the case.”37

The Settlement and Its Aftermath

With Lippmann and the newspapers outraged and public opinion building in favor of the victims, pressure to settle the case built on U.S. Radium. In early June, a federal judge volunteered to mediate the dispute and help reach an out-of-court settlement. Days before the case was to go to trial, Berry and the five “Radium Girls” agreed that each would receive $10,000 and a $600 per year annuity while they lived, and that all medical and legal expenses incurred would also be paid by the company. The agreement also stipulated payment for all future medical expenses, which would be determined by an impartial panel of physicians.

Berry was not entirely happy with the settlement, feeling that “the corporation gets a great advantage,” although he knew that the women’s situation had grown desperate. He was also skeptical of the mediator, U.S. District Court Judge William Clark. “He is, I am sure, a very honorable man and genuinely interested in social problems,” but he is “a man whose circumstances in life place him
in the employer’s camp.” Berry was informed that Judge Clark was a stockholder in the U.S. Radium Corporation.38

Meanwhile, the national president of the Consumers League, Florence Kelly, wrote to Alice Hamilton saying she was “haunted” by the “cold blooded murder in industry” that was taking place in the radium case. Kelly led other state chapters of the Consumers League in checking other radium dial plants, including those in Pennsylvania and Illinois.

Along with investigating other plants, Kelly and Hamilton agreed that another step needed to be taken. In a meeting in New York City, the medical examiners for New York and New Jersey sat down with Hamilton, Kelly and Berry. The group agreed on a strategy for proposing a general conference on radium factory safety standards to Surgeon General Hugh Cumming of the U.S. Public Health Service.

The medical examiners signed a letter proposing the conference, and the New York World supported it editorially. Kelly and her colleague, Josephine Goldmark, visited Lippmann and Goldmark wrote this account of the meeting:39

“The day we visited him in his small office high up in the dome of the old World building was not wholly propitious for detailing our plans. The political campaign of 1928 was in full swing and just at the moment when we reached his office, Mr. Lippmann, as I recollect it, was receiving the first wires from the Democratic National Convention in Chicago. He listened to us with interest, nevertheless, and promised his full aid as soon as the letter to the Surgeon General had been sent. But he counseled delay… [as Kelly put it] Lippmann agreed to help us in every way possible, but warned us that we should injure our case if we attempted to present it publicly before July 4th, after the close of the second presidential convention.”40

All agreed to wait for Hamilton’s signal, and Hamilton and Lippmann stayed in close touch during those weeks in July 1928. On July 16, as the letter went out, Lippmann wrote in an editorial: “In many aspects the disease is surrounded by mystery which only an expert, impartial and national agency can remove… clearly this is a task for the Public Health Service.”41

Other endorsements followed, including one from Mrs. Franklin D. Roosevelt, a board member with Hamilton on the National Consumers League. Surgeon General Cumming agreed to the conference and called interested parties together on December 20, 1928.

The conference agreed that two committees should be set up: one to investigate existing conditions and a second to recommend the best known means of protection for workers. A Public Health Service official, James P. Leake, commended the Consumers League and others who had worked on behalf of public health and worker safety. “By focusing public attention on some of these horrible examples,” Leake said, “the broader problems of disease prevention… can be greatly reduced.

“It was so [also this way] in the tetra-ethyl lead work.” He added: “The martyrdom of a few may save many.”42

Ironically, one of those not saved was Austrian physician Sabin A. von Sochocky, the original inventor of  radium paint. He died in Orange, N.J., on Nov. 14, 1928, protesting until the last that his invention could not have been harmful. 43

CONCLUSION:

The five “Radium Girls” died over the next few months and years.  Their  fate
was already sealed when they dipped paintbrushes into radium paint and sharpened the bristles with their mouths.

Although warnings about the dangers of radium were available, they went unheeded, in large part because radium was new to science and medicine,  with a legitimacy that placed it beyond criticism.

But the reverence for science was a refuge for US Radium Corporation,  as we have seen.  It was not until Lippmann and other mainstream media outlets became involved in the story — and that involvement was accelerated by the legitimation of the legal system — that the Radium Girls finally settled their lawsuit, albeit for $10,000-plus, much less than the $250,000 they had hoped to receive.

The Consumers League and the news media as represented by Lippmann believed that they served the democratic process and solved the problem. And yet, only ten years later, another group of radium dial painters in Ottowa, Illinois, would bring a lawsuit under very similar circumstances.

Goldmark said, “The hazards of another lethal industrial poison were overcome, and the democratic process of government by informed public opinion was again justified.”43 The newspapers, with their preference for dramatic events, also served up the victims as part of a daily fare of murder, mayhem and monstrosities. Yet as the court of last resort, the press served its democratic function as well.

As one of the earliest public environmental controversies, the Radium Girls brought out the best and worst of the press in its raw and protean form. Later environmental controversies would involve less obvious exploitation of victims by the sensational press and less overt support by the prestige press.

In the Journalism of Outrage, David L. Protess and co-authors note a “coalition building” process between journalists, government officials, and interest groups during environmental controversies of the 1980s.44 But the interactive nature of the process, and the mutal dependencies of the prestige press, the reform movement and victims of the industrial revolution was evident in the 1920s, when Walter Lippmann and Alice Hamilton used each other for their own ends. Lippmann’s newspaper was considered “liberal” and catered to a working class audience, which would appreciate a story like the Radium Girls; Hamilton needed Lippmann and other journalists to meet her goals, including public awareness of workers’ safety issues.

And in the end, the Radium Girls themselves achieved a small measure of justice, despite the efforts of their employers to deceive and marginalize them.

The radium girls finally got some recognition. On Labor Day, 2011, a statue is unveiled in their memory in Ottawa IL, one of several locations where radium watch dial painters worked. Madeline Piller, daughter of the sculptor, and two original workers from factory, Pauline Fuller (C) and June Menne (R), are shown with the statue Sept. 2, 2011. Photo by Tom Sistak from Voice of America.

Footnotes:

1 Florence L. Pfalzgray, “Radium Victim Battles Death With Courage,” Orange, N.J. Daily Courier, April 30, 1928: 1.
2 Affidavit of Grace Fryer, Fryer et al. v. U.S. Radium Corp., July 6, 1927; Also, testimony of Grace Fryer, Fryer et al. v. U.S. Radium, January 11, 1928. Records of the National Consumers League, Raymond H. Berry files, Manuscript Division, Library of Congress, Washington, D.C.

3 Josephine Goldmark, Impatient Crusader: Florence Kelly’s Life Story (Westport, Connecticut: Greenwood Press, 1953): 51.

4 See “Blame Odd Deaths on Mesothorium,” New York World, June 21, 1925: 3.

5 Josiah Stryker to Cecil Drinker, June 20, 1925, Records of the National Consumers League, Raymond H. Berry files, Manuscript Division, Library of Congress, Washington, D.C.

6Arthur Roeder to Katherine Wiley, January 26, 1925, Records of the National Consumers League, Raymond H. Berry files, Manuscript Division, Library of Congress, Washington, D.C.

7 Alice Hamilton to Cecil Drinker, April 4, 1925, Records of the National Consumers League, Raymond H. Berry files, Manuscript Division, Library of Congress, Washington, D.C.

8 Frederick Hoffman, “Radium (mesothorium) Necrosis,” Journal of the American Medical Association, (September 26, 1925): 961. The first paper to identify radium necrosis was that of Theodore Blum, “Osteomyelitis of the Mandible and Maxilla,’ Journal of the American Dental Association, (September 1924): 802.

9 William B. Castle, Katherine R. Drinker, and Cecil K. Drinker, “Necrosis of the Jaw in Radium Workers,” Journal of Industrial Hygiene, (August 1925): 373.

10 Lawrence Badash, Radioactivity in America: Growth and Decay of a Science (Baltimore, Md.: Johns Hopkins Press, 1979): 25.

11 “A Most Valuable Accident,” The New Yorker, May 2, 1959: 49. Each bottle contained two picocuries of radium. See R.E. Rowland, Radium in Humans: A Review of U.S. Studies (Argonne, Ill.: Argonne National Laboratory, 1994): 7.

12 Spencer R. Weart, Nuclear Fear: A History of Images (Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1988): 53.

13 “Bergonie Is Latest of 140 Martyrs to X-Ray and Radium,” New York World, November 16, 1924, Section II: 1. Also, “Heroes and Martyrs of Medicine,” New York World Magazine, May 13, 1928: 2.

14 Charles Norris to Raymond Berry, June 7, 1928, Berry Papers.

15 Thomas F.V. Curran to Quinta McDonald, May 24, 1928; Thomas F.V. Curran to Raymond Berry, May 21, 1928, Berry papers.

16 “Exhume Girls Body to Find Death Cause,” Newark Sunday Call, October 16, 1927: 1.

17 Harrison S. Martland, Philip Conlon and Joseph P. Knef, “Some Unrecognized Dangers in the Use and Handling of Radioactive Substances Journal of the American Medical Association, (December 5, 1925): 1669.

18″Newark Pathologist Shows Part of Miss Maggia’s Jaw,” Star Eagle, October 18, 1927.

19 “5 Women Smile, Fearing Death, in Radium Case” Newark Ledger, January 12, 1928.

20 “Woman Awaiting Death Tells How Radium Poison Slowly, Painfully Kills,” New York Telegram, May 13, 1928.

21 “Would You Die for Science? Some Would,” New York Journal, April 28, 1928.

22 “Doomed to Die, They Tell How They’d Spend Fortune,” Newark Sunday Call, May 13, 1928.

23 Ethelda Bedford, “Radium Victims too Ill to Attend Court Tomorrow,” Newark Ledger, May 17, 1928.

24 “Radium Poison Hopeless” New York Journal, May 26, 1926.

25 Ethelda Bedford, “Radium Victims too Ill to Attend Court Tomorrow,” Newark Ledger, May 17, 1928.

26 “Mme. Curie Urges Safety from Radium,” June 4, 1928, United Press.

27E.B. Krumbhaar to Raymond Berry, undated, probably June 17, 1929, Berry papers.

28 Robert E. Humphries to Raymond Berry, October 26, 1929, Berry papers.

29 Raymond Berry to James Ewing, June 6, 1929, Berry papers.

30 New York World, May 19, 1928: 30.

31 William Kovarik, “The Ethyl Controversy: How the News Media and Health Advocates Set the Agenda for a 1920s Environmental Debate over Leaded Gasoline and the Alternatives,” Ph.D. dissertation, University of Maryland, 1993.

32 Alice Hamilton to Walter Lippmann, July 12, 1927, Box 12, Folder 496, Lippmann Collection, Yale University Library, New Haven, Conn.

33 Walter Lippmann to Raymond Barry, July 18, 1927, Berry papers.

34 “Five Women Doomed to Die,” New York World, May 10, 1928.

35 “5 Radium Victims May Live, He Finds,” New York World, May 18, 1928: 1.

36 “The Case of the Five Women,” New York World, May 19, 1928: 23.

37 Various letters to Raymond Berry, including P.J. Leach, Advice Dept., New York Graphic, to Raymond Berry, May 28, 1928, Berry papers.

38 Raymond Berry to Cecil Drinker, June 6, 1928, Berry papers.

39 Alice Hamilton to Cecil Drinker, June 19, 1928, Berry papers.

40 Goldmark, Impatient Crusader: 201.

41 New York World, July 16, 1928, cited in Goldmark, Impatient Crusader: 201.

42 Goldmark, Impatient Crusader: 203.

43 “Radium Paint Takes Its Inventors Life,,” New York Times, Nov. 15, 1928, p. 25.  Also, Associated Press,  “Inventor is Killed with Radium Paint,” Baltimore Sun, Nov. 15, 1928, p. 19.

44 Ibid: 204.

45 David L. Protess, Fay Lomax Cook, Jack C. Doppelt, James S. Ettema, Margaret T. Gordon, Donna R. Leff and Peter Miller, The Journalism of Outrage: Investigative Reporting and Agenda Building in America (New York: Guilford, 1991): 220-22.

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Chicago Mag also has a great article and video on the Radium Girls.

Stuff you missed in history class featured the Radium Girls in their Sept. 7, 2011 podcast.

And Moment of Science has a script on the radium girls in the works.

Also, musician Pat Burtis wrote a song and dedicated a record album to the Radium Girls a few years back.

SEPTEMBER 2010
ROBERT R. JOHNSON

FOR THE LOVE OF PRETTY THINGS

THE RADIUM GIRLS AND “DYING FOR

SCIENCE”

DISCUSSED:Radium Salt Crystals, Deathly Healthful Glows, Substances One Million Times More Radioactive than Uranium, Fingernail Polish, “Doctors,” Filler for Children’s Sandboxes, Lonely Soldiers, Forgeries, A Suspicious Dentist, “Declining Normally,” Radiation’s Stimulating Effects on the Mind
Radium dial painters at work, circa 1921.

Radium dial painters at work, circa 1921.

They say that if you visit the grave of Katherine Schaub and bring a Geiger counter, the machine will register a significant positive reading. Katherine, a radium dial painter, died in 1933 after suffering for more than a decade from a disease chillingly named radium necrosis.

In 1902, the self-proclaimed American inventor William Hammer returned from Paris with a gift given him by Pierre and Marie Curie: radium salt crystals. Mr. Hammer experimented with various combinations of glue, zinc sulfide, and radium crystals to form an iridescent paint that created a glow-in-the-dark effect and could be applied to just about anything—wristwatches and clocks, gun sights, children’s toys, even human bodies (in the form of fingernail polish).

Hamilton sold his paint to a New Jersey company founded in 1914 by Dr. Sabin Arnold von Sochocky and Dr. George S. Willis. Though they originally called it the Radium Luminous Material Corporation, Sochocky and Willis changed the name to United States Radium Corporation in 1921. They set up shop in Orange, New Jersey, intent on developing a market for their product; they assured the public that the radium was in “such minute quantities that it is absolutely harmless.”

They dubbed the paint-like substance Undark.

Grace Fryer, Edna Hussmann, Katherine Schaub, and sisters Quinta McDonald and Albina Larice were five of the over two thousand dial painters employed by U.S. Radium and its attendant companies over the next couple of decades. Their job was straightforward: to paint the dials of watches, clocks, and military instrument panels for use in ships, airplanes, and other equipment that demanded nighttime use.

Most of the time, however, they painted wristwatches.

“I was pleased with the idea of a job which would engage me in war work,” Katherine said. “Some of the young women would scratch their names and addresses into these watches, and sometimes a lonely soldier would respond with a letter.”

The work was tedious, the conditions physically hard on the eyes, back, and hands. They were paid by the piece—one and a half cents per watch—thus some of the women made about twenty dollars per week with U.S. Radium. The median income of New Jersey women workers in 1917 was about fifteen dollars per week; these were good jobs for working women.

The labor was exacting. The numbers and symbols on the dials were often small, thus the camel-hair brushes had to be sharp. To accomplish this, the women were instructed by their managers to lick the ends of the brushes to keep them pointed, ready for the meticulous work. Undark, after all, was tasteless and odorless. “I think I pointed mine with my lips about six times to every watch dial. It didn’t taste funny. It didn’t have any taste, and I didn’t know that it was harmful,” Grace would later say.

Despite their claims that Undark was harmless, Drs. von Sochocky and Willis, as well as the scientists who worked for U.S. Radium producing the paint, knew better. The key ingredient of Undark is about one million times more radioactive than uranium. The scientists protected themselves with lead shields and used masks and tongs to handle Undark production processes.

In 1920, Grace was offered a more appealing position as a bank teller. About two years after leaving U.S. Radium, Grace started to feel ill. She didn’t have her usual youthful spunk, and she was experiencing joint pain. Soon thereafter her teeth began falling out, and a painful abscess formed in her jaw. She sought medical attention from several doctors who’d never seen anything like her malady—despite her evident symptoms, Grace’s skin emitted a rosy hue usually associated with abundant health.

Unknown to her doctors, the radium caused a temporary increase of red blood cells; soon it would enter her bone marrow and turn her skin the color of ash.

In 1925, three years after the onset of Grace’s illness, a friend referred her to a Columbia University specialist named Frederick Flynn. He declared her to be in fine health. A colleague present at the exam concurred with Flynn’s diagnosis. Flynn, however, was not a licensed medical doctor—he was an industrial toxicologist under contract with U.S. Radium. Neither was his colleague a doctor: he was the vice president of U.S. Radium.

In the early twenties, U.S. Radium contracted with a noted Harvard toxicologist, Dr. Cecil Drinker, to conduct a study of working conditions at U.S. Radium’s New Jersey facilities. Drinker was a highly respected scientist who, at the time of the U.S. Radium operation, was helping to develop the field of industrial hygiene. He’d begun a research facility at Harvard in the School of Public Health, and had studied the poisonous effects of manufacturing-created dust on the respiration and blood content of workers in the zinc industry. (He eventually concluded that the culprit was manganese.) His contract with U.S. Radium was his first foray into studying the industrial hazards of radiation.

Drinker examined the workplace in Orange and observed an environment replete with radium-tainted dust, open containers of highly radioactive paints, poor ventilation, and other problematic conditions. He also took blood samples from the workers on the shop floor as well as the scientists working in the adjoining labs. What he found was disastrous. Every one of the workers suffered from dangerous blood conditions. He encountered several cases of radium necrosis; he noticed, too, that a chemist, Edward Lehman, had severe lesions on his hands and arms. Lehman dismissed the idea that Undark had anything to do with his lesions or that there was any threat to his future health from continued exposure to the substance.

Lehman would die within the year.

Drinker remarked that Lehman’s attitude of complacency was rampant at the company. “There seemed to be an utter lack of realization of the dangers inherent in the material that was being manufactured.” U.S. Radium sold the sand-like residue of the radium paint process as filler for children’s sandboxes. When parents questioned the safety of the sand, von Sochocky assuaged them by telling them that the sand was “most hygienic and… more beneficial than the mud of world-renowned curative baths.”

Claudia Clark’s « Radium Girls »

(Dr. Sherry Baron)


Radium Girls: Women and Industrial Health Reform, 1910-1935. by Claudia Clark.  Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1997.  289 pp, notes and bibliography.  $17.95 paper.


AT THE BEGINNING of this century a group of young women workers who, while licking their brushes to make a fine point, applied radium-laden paint to the faces of watches and instruments, began to sicken, and in many cases to die.

Believing that their work was making them ill, the girls turned to their doctors, then to state health and labor departments, but received little help. Finally they turned to the Consumers League, a reform organization founded by Florence Kelley, the socialist organizer who worked with Jane Addams at Hull House, the famous settlement house in Chicago.

Professor Claudia Clark of Central Michigan University was drawn to this story, in part, by her own previous experience as a chemical plant worker.  Clark’s Radium Girls tells the story of how these young women workers refused to be passive victims.  With their middle class female reformer allies, they fought to make the companies take responsibility for the illness and to make the government regulate issues of workers’ health.

Although the dial painters were just a small group of women workers-between 1917 and 1927 only about 2000 altogether-their plight, Clark argues, became an excellent example of the failures of the philosophy of Progressive Era corporatism or corporate liberalism, where the state’s role was to remain a « neutral partner. »

In this case, government investigators and scientific experts, beholden to the corporations, were either unresponsive or hostile to the pleas of these suffering women.

The Consumers’ League’s struggle for the radium girls represented a classic case of the struggles for reform at the beginning of the century-against capitalists who deceived their employees, corporate physicians who covered up health problems, state health departments that ignored workers’ complaints, and a public which remained ignorant of the important issues involved for the entire society.

In this account, Claudia Clark describes the intricate scientific and political process by which radium evolved from being viewed as a wonderfully medicinal element to being recognized as a dangerous toxic material and a cause of occupational disease.

Residues from the dial painting studios of the 1920s were reused to make sand for children’s sand boxes; when asked about its potential toxicity the company’s owner described it as more beneficial than the mud of the world-renowned curative baths.

Although primarily a case study in the history of the industrial health movement (today more commonly called the occupational safety and health movement), the book also provides an understanding of the situation of one sector of working class women, and the strengths and weaknesses of one of the major middle class women’s social reform organizations of the Progressive Era in the period of World War I.

The Dial Painters’ Story

At age 15, in 1917, Katherine Schaub and her cousin Irene Rudolf had begun working at the dial painting studio of the Radium Luminous Materials Corporation in Orange, New Jersey.  They, like the majority of the dial painters, were young women from moderately well-off working class families, largely daughters and wives of skilled and semi-skilled workers.

Unlike the image of the squalid sweatshops made famous by the tragic Triangle Shirtwaist fire of 1910, Schaub described the dial painting studio as interesting and of far higher type than the usual factory job. The girls earned between $20-24 per week, which was substantially more than the $15 median wage of New Jersey women at that time.

Although the work appeared pleasant, the women were being exposed daily to high levels of dangerous radiation.  The dial painting studios were so filled with the dust and residues from the paint that the women’s skin and hair actually glowed when they left work. Additionally, in order to provide more precision to their painting, they were instructed to point their paint brushes by drawing them between their lips.

In 1922, after working on and off for three years as a dial painter, Rudolf developed a toothache which progressed quickly into an infection and deterioration of her entire jaw. The disease was termed a necrosis, and indeed it proved fatal.

Her dentist reported this case to the local health department, which then called in the State Labor Department.  An investigation concluded that the jaw problem was associated with exposure to radium, and, although the state investigator suggested that the dial painters be warned of the danger of radium, the state government took no action.

Following the report of other cases, a state health officer, Lenore Young, investigated and documented a total of five suspicious cases among the women workers, two of whom had already died. But at the time, she claimed that a lack of time and resources meant she could do no more than report her disturbing findings to the State Labor Department.

Later on, Young admitted that she and the City were simultaneously investigating other complaints against the Radium Corporation and that she feared, if the dial painting investigation continued, that there would be no cooperation should she turn to the company for information.

Crusading Reformers

Soon afterward, Young asked for a meeting with Katherine Wiley of the New Jersey Consumers’ League, telling Wiley that the authorities were hesitating and that the Consumers’ League must keep after them.

Young’s choice of the Consumers’ League was an obvious one since during the first decades of the 1900s, the League and other allied social reform organizations had been championing not only women’s issues but also industrial health reform.

The most famous figure in their crusade was Dr. Alice Hamilton, often considered the mother of the U.S. occupational safety and health movement.  As a member of the Hull House community, Hamilton had done pioneering investigations into lead poisoning in Illinois and later went on to document many other industrial exposures and diseases.

Florence Kelley, founder of the Consumers’ League, was Hamilton’s friend and colleague from Hull House and drew her into the League activities.  The Consumers’ League was joined in its industrial health campaigns by the American Association for Labor Legislation (AALL) which, when founded in 1906, adopted the motto « Social Justice is the Best Assurance Against Social Unrest. »

Clark explains that the AALL sought to bring labor and management together to prevent the kind of class warfare predicted by Marx and perceived by Americans looking at Europe.

Clark notes the prominent role that women reformers from the Consumers’ League, the AALL and the Workers’ Health Bureau played in promoting industrial health in the 1920s.  She supports the view, expressed by the historian Kathryn Kish Sklar, that middle-class women’s interest in industrial health came from gender interests which allowed cross-class sympathies to develop.

These groups pushed for protective legislation against industrial exposures and diseases for gender and not class reasons, but hoped that eventually this would serve as a wedge to widen political structures that would eventually serve all workers.

Additionally, this new generation of college educated, middle-class women reformers found working class health a wide open area not yet dominated by entrenched male professionals.  Consequently, as women leaders in a new field they developed a gender analysis intended to improve working class life and thus prevent social unrest.

The Fight for Compensation

In 1925, Wiley of the New Jersey Consumers’ League was informed by Dr. Hamilton that she would arrange to get herself appointed by the U.S. Bureau of Labor Statistics to come and investigate the cases in Orange, N.J.

As she was about to begin this investigation, however, Hamilton discovered that her boss Dr. Cecil Drinker, and his wife Dr. Katherine Drinker, both of Harvard, had investigated the plant the previous year and had concluded that « the trouble…is due to radium. »

But the company had dismissed these conclusions and the Drinkers had chosen not to release their findings independently without the permission of the company, which had financed their investigation.  Furthermore, once Alice Hamilton discovered this she chose to cancel her investigation because of her chief’s position in the matter.

Eventually, through a series of maneuvers, Wiley and Hamilton forced the release and independent publication of the Drinkers’ study and other investigations which conclusively proved the connection between the dialpainting and the women’s illnesses.

The following year the Consumers’ League moved on to support state legislation to make radium poisoning compensable under the state workers’ compensation law. However, the final legislation was extremely restrictive, limiting cases to radium necrosis (destruction of the jaw) rather than the more systemic radium poisoning that continued to occur once the lip-pointing brush was eliminated.

The law also excluded all cases occurring before 1926, and set a statute of limitations of five months from injury until the time that a claim was filed.  This final wording of the legislation, which was supported by the New Jersey Manufacturers’ Association, meant that almost no cases would qualify for compensation.

Then in 1927, when a young lawyer, Raymond Berry, filed suit for several of the injured workers, the Consumers’ League launched a massive and decisive publicity campaign.  At one point when the hearings stalled, an editorial in the New York World called the trial « one of the most damnable travesties of justice that has ever come to our attention. »

Norman Thomas, the Socialist party candidate for president of the United States called it a « vivid example of the ways of an utterly selfish capitalist system. » The suit eventually resulted in a settlement when the U.S. Radium Corporation-though never admitting responsibility-was ordered to pay the dialpainters a $15,000 lump sum payment, an annual $600 pension while disabled, and future related medical costs.

After winning that case, the Consumers’ League continued to crusade in the courts and in state legislatures and the U.S. Congress for young women workers affected by radium poisoning, and to demand laws and regulations to protect the health of other workers.

Finally in 1933, the Federal government’s Public Health Service laid down guidelines for safe work practices in the production of luminous watches and dials.  For the radium girls it was too late.

Reform and Its Limits

Clark does an excellent job of showing the weaknesses of the company and state medical investigators, and the economic and political ties which kept them from conscientiously defending worker or public health.  Her story also makes clear many of the limitations of the middle-class reform movement and of Progressive Era reformers in general.

The Consumers’ League, though led by Florence Kelley, herself a socialist and even a Marxist who had corresponded with Friedrich Engels, represented the classic middle-class reform organization of the Progressive Era, of which Hull House was the epitome.

In this activity, however, the League -Jane Addams, Ellen Gates Starr, Julia Lathrop and other residents of Hull House, daughters of Republican Party industrialists and political leaders-had become sincerely concerned about the effects of industrialization and urbanization on the lives of the American people.

Modeling themselves on British settlement house workers, they decided that concerned citizens had to move into working-class neighborhoods in the cities, where, sharing the experience of workers and the poor, they could begin to remake capitalist society in a more humane way.

While the League sincerely wished to defend the « radium girls » and fight to eliminate occupational disease and health hazards from the workplace, its strategy in the struggle was unavoidably shaped by its leadership’s middle-class origins and loyalties, and its constructions of female gender differences.

As already noted the League and its allies wished to achieve reforms in order to avoid social unrest, attenuate class conflicts and achieve harmony within capitalist society.  This was typical of the Hull House approach: Jane Addams, while working closely with unions, sought to help them avoid strikes and worked instead to extend labor arbitration.

The League in its fight over the radium issue did not primarily attempt to mobilize unions and workers to take up the women workers’ health issues, but turned to middle-class allies concerned about the workplace, hoping to achieve structural reforms in the area of industrial hygiene and workers’ compensation.

The League’s leaders were not only reformers who wanted to ameliorate the situation of workers under capitalism, but also reformists in the Marxist sense of that word, that is reformers who accepted and supported capitalism.

The emphasis in the League’s work was on litigation, lobbying and legislation, an arena in which workers and labor unions had little power or influence.  The method was not particularly to mobilize workers and unions to affect the courts, state legislatures and the Congress, though that formed part of the strategy, but rather to use middle class experts and allies to convince judges and legislators of the legitimacy of the issue and the necessity of social change.

Public Opinion and Gender

In support of its litigation and lobbying, the League also appealed to a particular construction of female gender differences in order to mobilize public, i.e. primarily middle-class sentiment.

The League played upon the notion of women as different than men, as wives and mothers, middle-class wives and mothers who had a special role to play in the reform of society, and working class and poor women who easily fell victim to the men who dominated industry, whether as capitalists, factory managers or foremen.

The League portrayed the « radium girls » as pathetic victims (which as Clark shows, was not how they viewed themselves).  Its strategy for winning public sympathy played upon constructions of gender which, for example, argued that these young women were unlikely to marry, could not bear children or raise families, and would therefore never fulfill a woman’s normal and proper role in society.

The Consumers’ League’s approach and its construction of female gender roles represented an alternative to other possible struggles for reform.

True enough, in the first decade or two of the century, when the labor movement was dominated by the American Federation of Labor (AFL), then a particularly narrow craft union made up mostly of white male workers, it was not easy to mobilize workers and unions around the health issues of these young women.  Yet there was an alternative strategy: workers’ self-organization to achieve social reform, a process of self-organization which might lead to more radical social change, and form part of a struggle for socialism.

In fact, it was only through such actions as miners’ strikes led by the Black Lung Association, and agitation for workers’ health led by the Oil, Chemical and Atomic Workers Union, that meaningful workers’ health legislation was finally passed in the United States, when in the late 1960s and early `70s Congress adopted the Mine Safety and Health Act (MSHA) and the Occupational Safety and Health Act (OSHA).

Yet today we see significant deterioration of these hard won gains as the Federal government adopts more conservative policies and puts emphasis on deregulation and voluntary partnership approaches to occupational safety and health.  Once again we need a revitalized movement for workers’ health and safety led by labor unions and workers, and working women have a larger role than ever to play in such a movement.


Dr. Sherry Baron is an occupational health physician in Cincinnati.


ATC 79, March-April 1999

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2013 |Pas de commentaires »

ENFOUISSEMENT DES DECHETS RADIOACTIFS: BLA-BLA-BLATOMIQUE (Jean-Luc PORQUET / « Le Canard Enchaîné »)

Bla-Bla-Blatomique

ENFOUISSEMENT DES DECHETS RADIOACTIFS: BLA-BLA-BLATOMIQUE (Jean-Luc PORQUET /

(Jean-Luc PORQUET / »Le Canard Enchaîné » / Mercredi 15 mai 2013)

Voilà qui est nouveau: organiser, depuis mercredi 15 mai 2013, un grand, vrai et long débat public, avec 14 réunions dans toute la France, échelonnées sur quatre mois, et annoncer d’entrée de jeu que ce débat sera bidon: il ne servira à rien d’autre qu’à « donner une photographie de l’opinion dans toute sa diversité », comme l’annonce fièrement Claude BERNET, président de la commission ad hoc.

Quant à l’issue du débat, qui porte sur les déchets nucléaires et ce que l’on pourrait bien en faire, elle est connue depuis longtemps: c’est à BURE qu’ils seront stockés, dans la super-poubelle nucléaire que les ingénieurs sont en train de creuser à 500 mètres sous terre, et pour laquelle ils ont déjà claqué 1,5 milliard, ce qui n’est qu’un début: la douloureuse finale, estimée à l’origine à 15 milliards, a déjà grimpé à 36 milliards, et ça ne cessera guère d’enfler, mais qu’importe !

Car le choix est réduit: pour stocker les déchets qui s’accumulent après quarante années de nucléaire intensif (auxquels vont s’ajouter, à en croire EDF, encore quelques siècles joyeusement atomiques), les nucléocrates ne nous offrent le choix qu’entre BURE et BURE, et aussi BURE.

C’est là, et seulement là, que seront enterrés, à partir de 2025, par dizaines de milliers de tonnes, les déchets les plus pourris du nucléaire, ces 3% de rebuts responsables à eux seuls de 99% de la radioactivité dégagée, auxquels aucune construction humaine ne peut résister, et qui resteront affreusement dangereux pendant au moins 100 000 ans…

Applaudissons la constance des nucléocrates: déjà en 2005, le débat public sur l’EPR de Flamanville avait démarré quatre mois après qu’avait été donné le feu vert; idem en 2006 avec l’ITER de Cadarache; idem en 2010 avec l’EPR de Penly, décidé par SARKOZY.

En matière de démocratie, ils restent donc fidèles à leur ligne: c’est d’abord nous qu’on décide, et après vous pouvez débattre jusqu’à la Saint-Glinglin !

Jean-Luc PORQUET

« Le Canard Enchaîné » / Mercredi 15 mai 2013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2013 |Pas de commentaires »

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC): « LES CENTRALES NUCLEAIRES DES USA NE SONT PAS SÛRES ET DEVRAIENT S’EFFACER DU PAYSAGE »

Grégory JACZKO :

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC):

A Fort Calhoun, une crue du Missouri a provoqué une inondation début juin 2011 (Nati Harnik/AP)

« Les centrales nucléaires des USA

ne sont pas sûres

et devraient s’effacer du paysage »

L’ancien Directeur Général de la NRC 1 Gregory Jaczko a fait récemment deux déclarations remettant en cause la soi-disant sécurité infaillible des centrales nucléaires américaines.

“Les centrales américaines ne sont pas sûres”

Le 29 mars 2013, M. Jaczko a déclaré que:

Les USA devraient stopper la totalité de leurs réacteurs nucléaires car il est impossible aux régulateurs [la NRC] de garantir qu’un accident majeur ne puisse survenir [sur le sol des États-Unis]”. L’ancien directeur de la NRC a également estimé que la commission actuelle a “sérieusement endommagé” la réputation internationale de l’agence en matière de sécurité et a accusé ouvertement l’équipe dirigeante actuelle de ne pas “réagir en profondeur” au niveau des accidents majeurs pour se contenter de placer des rustines sur un vieux pneu.

Les 104 réacteurs américains sont défectueux selon M. Jaczko

Le 8 avril 2013, le NYT a reporté que M. Jaczko a réitéré ses propos à la tribune de la Conférence sur les Règlementations Nucléaires de Washington. Selon l’ancien responsable de la NRC, la totalité des 104 réacteurs nucléaires opérant actuellement sur le sol américain seraient défectueux et présenteraient “une faille de sécurité qui ne peut être solutionnée”. Cette constatation – qui a récemment sauté aux yeux de M. Jaczko – nécessiterait selon lui la mise hors service de l’ensemble du parc nucléaire américain et son remplacement par une nouvelle génération de réacteurs, plus petits et plus sûrs.

Une prise de conscience récente

L’ancien responsable de la NRC avait prêté serment le 22 janvier 2009 pour démissionner de son poste en mai 2012 non sans avoir longuement et patiemment réclamé que les modifications techniques des réacteurs définies suite à la catastrophe Japonaise de Fukushima-Daiichi soient intégralement appliqués au parc nucléaire américain. M. Jaczko avait également été le seul membre de la NRC à s’opposer fermement à la mise en service de nouveaux réacteurs sur le sol des USA en estimant nécessaire que toutes les leçons de l’accident Japonais soient tirées ; tous les autres membres de la NRC ayant désavoué M. Jaczko et donné leur accord sur cette autorisation, le chairman de la NRC n’avait d’autre issue que de démissionner de la NRC, ce qu’il a fait le 21 mai 2012.

“Vous ne pouvez logiquement acheter un véhicule dont vous savez que le garagiste a essayé de réparer les freins sans y parvenir ; vous allez évidemment attendre que le garagiste ait réussi et terminé son intervention.”

M. Jaczko fait évidemment ici mention du fait qu’il est impossible d’arrêter complètement et rapidement un réacteur nucléaire et que sa propre puissance résiduelle – celle dégagée par les produits de fission du combustible – est largement suffisante pour induire éventuellement son auto-destruction accompagnée d’une radiopollution majeure, sans que personne ne puisse agir sur la situation.

Les évacuations Japonaises “simplement inacceptables”

Dans un long entretien accordé à l’Asahi et publié dans ses colonnes le 14 mars 2013, M. Jaczko estime que l’évacuation de plusieurs villes et villages suite à la catastrophe de Fukushima-Daiichi représente un “événement inacceptable” pour les populations évacuées car, selon son analyse que nous partageons volontiers, rien n’est plus douloureux que le fait de devoir abandonner sa maison indépendamment de la cause qui motive cette décision.

Selon M. Jaczko, la technologie électronucléaire utilisée actuellement devrait être totalement repensée en plaçant au premier plan la sécurité ; rien ne devrait pouvoir être décidé pour l’avenir sans qu’il soit possible d’affirmer qu’il existe exactement zéro chance qu’un tel accident se produise à nouveau.

“Si nous ne pouvons gérer le problème des déchets alors… arrêtons simplement de produire de l’électricité nucléaire”

Gregory Jaczko conclut son entretien avec l’Asahi en évoquant le délicat problème des déchets nucléaires qui le laissent plus que songeur ; il estime que des problèmes récurrents de perte de barrières radiologiques, par exemple par la dégradation probable des assemblages de combustible (ou, dans l’actualité récente, des problèmes d’étanchéité au niveau de réservoirs renfermant des déchets radiotoxiques) représenteront un problème majeur d’ici à quelques centaines d’années, et que s’il s’avère que ces problèmes ainsi que celui d’un stockage géologique éventuel ne peuvent être résolus 2, alors la seule réponse doit résider dans l’abandon pur et simple de l’énergie nucléaire.

Sources:

Ex-Regulator Says Reactors Are Flawed – NYT, 8413

Safety: Jaczko Calls for Phaseout in US, Says Plants Aren’t Safe– Energy Intel, 29313

STATEMENT ON THE RESIGNATION OF NRC CHAIRMAN GREGORY JACZKO – CALPIRG, 21512

INTERVIEW: Former U.S. nuke watchdog chair says regulators must stay independent – Asahi, 14313


(322) 

  1. Nuclear Regulatory Agency : Agence de Régulation Nucléaire des USA 
  2. Il semble que tout le monde trouve un tel site de stockage nécessaire… ailleurs 
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 mai, 2013 |Pas de commentaires »

UNE NOUVELLE ETUDE FRACASSANTE REVELE QUE LA RADIOACTIVITE, MÊME A DES NIVEAUX TRES BAS, RESTE DANGEREUSE POUR LA SANTE ! (GEN4.fr)

Un nouvelle étude fracassante révèle que la

radioactivité même à des niveaux trés bas reste

 dangereuse pour la santé!

UNE NOUVELLE ETUDE FRACASSANTE REVELE QUE LA RADIOACTIVITE, MÊME A DES NIVEAUX TRES BAS, RESTE DANGEREUSE POUR LA SANTE ! (GEN4.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES sigle-radioactivite

D’après une méta-étude, le premier Becquerel serait bel et bien

dangereux.

 Une méta-analyse scientifique affirme qu’aucune dose de

radioactivité n’est anodine

46 études scientifiques s’étendant sur une quarantaine

d’années. 

Même les très bas niveaux de radioactivité sont dangereux pour la santé humaine, affirment deux scientifiques réputés. Leur analyse a porté sur une quarantaine d’études s’étalant sur autant d’années et effectuées dans des pays divers dont les disparités de radioactivité « naturelle » 1 sont significatives 2.

Une couche de validation scientifique supplémentaire

Le Professeur Timothy Mousseau 3 et son collègue Anders P. Moller 4 ont ainsi passé en revue une quarantaine d’études épidémiologiques, les revalidant sur le plan scientifique une seconde fois après leur publication initiale. 

Chaque étude indépendante validée pour la méta-analyse a du notamment comporter:

- Un échantillon significatif de population (la cohorte) exposée involontairement à des irradiations naturelles quantifiables (fréquemment des descendants Alpha d’actinides majeurs comme le Radon, le Thoron…)

- Un groupe de contrôle géographiquement et socialement proche exposé à des doses plus faibles voire courantes de radioactivité.

- Une quantification rigoureuse de ces différentes doses d’exposition dans les différents groupes.

- Des résultats statistiques suffisamment détaillés permettant de rapprocher les différents résultats.

- Au moins une conséquence susceptible d’être radio-induite, par exemple des modifications génétiques cellulaires, la prévalence de cancers, leucémies ou encore de malformations congénitales comme la Trisomie 21 (Downs Syndrom) ou la polydactilie (doigts ou orteils surnuméraires).

 Des méta-résultats statistiquement significatifs…

Non seulement les études initiales se sont ainsi vues confirmées sur le plan statistique mais leur compilation ont également permis de franchir la barrière du doute, du hasard et des explications alternatives : le lien entre la radioactivité et l’apparition de maladies est a priori devenu incontestable, à moins de remettre en cause à la fois l’étude de Moller & Rousseauet les études initiales, ce qui commencerait à faire beaucoup de travail…

 Et l’amplification de tendances auparavant peu évidentes

Cette compilation d’études scientifiques a également permis d’éliminer le « facteur de bruit » qui entravait fréquemment les études initiales en augmentant considérablement la portée des comparaisons effectuées entre les différents groupes : comme les effets constatés restent relativement faibles, il est nécessaire pour les mettre en évidence de travailler sur des échantillons de population importants, ce qui n’est pas toujours facile dans le cadre d’une étude épidémiologique nationale ou mineure 5.

Les effets constatés

Les catégories d’affections ainsi corrélées par l’étude de Mousseau sont nombreuses:

Maladies immunitaires, effets physiologiques, mutations cellulaires, maladies diverses et parfois inattendues… L’amplification fournie par la méta-analyse permet de révéler des corrélations qui étaient auparavant incertaines et de ce fait très critiquées par une partie des analystes scientifiques.

Aucun effet de seuil

Aucun effet de seuil identifiable sur les faibles doses.

Le Professeur Mousseau est catégorique : à la suite de la méta-étude effectuée, AUCUN effet de seuil n’a pu être mis en évidence, fermez le ban. La théorie relativement récente et inattendue selon laquelle de faibles doses de radioactivité seraient sans conséquences aucunes sur le plan sanitaire 6 voire même dans certains cas bénéfiques (théorie de l’effet Hormésis) se trouve ainsi une nouvelle fois contredite.

Vingt fois le bruit de fond, c’est vingt fois plus d’affections radioinduites dans la population !

Si nous reprenons l’analyse étonnante des autorités Japonaises et reprises par une partie de la communauté scientifique selon laquelle des populations exposées à moins de 20 mSv / an (radioactivité pré-accidentelle déduite) seraient miraculeusement à l’abri de toute affection radio-induite, nous en tirons évidemment – à l’éclairage de cette étude – la conclusion évidente qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’un mensonge d’État, dénué de toute valeur scientifique et qui ne vise qu’à rassurer une population en souffrance et surtout à limiter le montant des énormes compensations financières versées par l’opérateur récemment nationalisé 7.


L’étude originale (consultation intégrale payante)

Sources :

Even Low-Level Radioactivity is Damaging, Scientists conclude, sciencedaily, 13/11/12

The effects of natural variation in background radioactivity on humans, animals and other organismsTim. Mousseau (USC) & Anders P. Moeller (CNRS, UPS), onlinelibrary, 8/11/12

Event Tiny Level of Radiation is Harmful, radiologydaily, 15/11/12


(73)

  1. Nous guillemons à propos car il arrive que la radioactivité naturelle soit nettement aggravée par les trifouillages humains, par exemple la radiocontamination au Radon-222 et dans une moindre mesure du Radon-220 encore appelé « Thoron », isotope descendant quant à lui de la chaine du Thorium, nettement moins prospecté et dont la prospection uranifère effrénée a un temps participé à la dispersion 
  2. Notamment la France (Lodève), l’Iran (Ramsar), le Keynya (Monbasa) et la Chine (Yangjiang) 
  3. Biologiste basé à l’Université de Caroline du Sud, Timothy Mousseau a déjà travaillé sur les conséquences de la catastrophe Fukushima, notamment dans une étude sur les oiseaux co-financée par le CNRS 
  4. CNRS, Université de Paris-Sud 
  5. Par opposition aux études épidémiologiques majeures dont les effets sont importants voire dramatiques, comme les maladies contagieuses 
  6. Théorie reprise ad nauseam à la suite de la catastrophe de Fukushima-Daiichi 
  7. Estimation de 5 trillions de Yens en 2011 / 2012 soit environ 65 milliards de dollars US. 

GEN4.fr

fichier pdf Meta Analyse Les effets des Rayonnements ionisants même à bas niveau sont confirmés

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2013 |Pas de commentaires »

ENFOUISSEMENT DES DECHETS HAUTEMENT RADIOACTIFS; PROJET CIGEO: FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT REFUSE DE PARTICIPER A UN PSEUDO DEBAT PUBLIC TRONQUE PAR AVANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Projet CIGEO:

ENFOUISSEMENT DES DECHETS HAUTEMENT RADIOACTIFS; PROJET CIGEO: FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT REFUSE DE PARTICIPER A UN PSEUDO DEBAT PUBLIC TRONQUE PAR AVANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa9

(BURE: le puits d’accès)

Le débat public tronqué

dénoncé par

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT

Mercredi 15 mai 2013, l’Association FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT (FNE) a déclaré refuser de participer au débat public lié au Centre Industriel de Stockage Géologique de déchets nucléaires (CIGEO) à BURE dans la MEUSE lancé le même jour.

« FNE ne souhaite pas perdre son temps dans un pseudo débat public et invite l’ensemble des participants à BOYCOTTER un débat tronqué par avance. »

Rien d’étonnant à cela car, en effet, de très nombreuses associations ont déjà dénoncé depuis très longtemps tout le système d’enfumage mis en place par l’Etat et tous les organismes liés à la préparation du stockage de déchets hautement radioactifs comme l’Agence Nationale des Déchets Radioactifs (ANDRA).

« La raison fondamentale, ou plutôt la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est le refus de retarder de quelques mois ce débat. »

FNE estime que « le refus de repousser le débat de six mois pour un projet qui va s’étendre sur plus d’un siècle prouve à l’évidence que la qualité du débat n’est pas le souci premier lorsqu’il s’agit de parler du nucléaire. »

Une décision prise depuis 2006 !

« Les débats concernant l’énergie nucléaire ont un point commun: les décisions sont prises à l’avance et il n’est pas question de discuter de l’opportunité du projet d’autant que l’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs est décidé depuis 2006 ! » souligne la FNE.

« Contrairement aux indications de départ, les trois laboratoires de départ sont devenus un seul et unique site qui est donc parfait…puisqu’il n’y en a pas d’autres ! »

En outre, précise la FNE, « la liste des déchets destinés à CIGEO n’est pas arrêtée, ni en quantité, ni en qualité…je creuse, j’enfouis, je creuse, j’enfouis, telle sera la technique de l’ANDRA », ironise la FNE.

Réversibilité ?…

En outre, FNE (et bien d’autres Associations) doute du caractère réversible du stockage des déchets hautement radioactifs…parce que ce sont justement des déchets hautement radioactifs.

« Les tenant de l’enfouissement géologique ont fini par convaincre les parlementaires de voter ce projet d’enfouissement en le qualifiant de réversible. Un choix qui laisse un peu rêveur au regard de ce qui se passe dans la mine de sel de ASSE en ALLEMAGNE (des déchets nucléaires enfouis en 1967 et qui baignent dans l’eau !) ou à STOCAMINE en FRANCE (incendie à 500 mètres sous terre dans des déchets chimiques très toxiques). »

FNE regrette que « la notion de réversibilité ne soit pas validée par le Parlement avant deux ans. »

De toute façon, l’honnêteté intellectuelle et scientifique ne peut que nous pousser à dire que, une fois enfouis, les déchets très radioactifs ne pourront plus être ressortis !

La réversibilité est donc un LEURRE lancé en pâture aux élus et à la population.

Le mensonge et la manipulation sont des pratiques habituelles de communication dignes de celles usitées, à l’époque, par GOEBBELS…le petit copain de HITLER !

Oui, le fonctionnement  du nucléaire est modelé d’une empreinte indélébile: celle du MENSONGE !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

BONUS:

Le 13 juin 2012 à Ligny-en-Barrois (55) en présence de Corinne LEPAGE, députée européenne, et devant 300 personnes dont beaucoup d’élus, Bertrand THUILLIER, docteur en sciences, est venu exposer avec beaucoup de pédagogie les considérables risques à court terme du projet CIGéo de l’ANDRA à BURE.

fichier pdf Conference débat Cigeo Bure_Ligny 13062012

Le débat sur l’enfouissement des déchets

nucléaires tourne au fiasco à BURE

BURE (France) – Fumigènes, boules puantes et slogans hostiles: des dizaines d’opposants au Centre Industriel de Stockage Géologique (CIGEO) ont empêché la tenue du premier débat censé informer le public sur ce projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), contraignant les organisateurs à l’annuler au bout d’un quart d’heure jeudi soir 23 mai 2013.

La réunion devait se tenir dans la salle des fêtes du village, à deux kilomètres du laboratoire souterrain où se préfigure le futur CIGEO. Ce centre devrait servir à terme à confiner pour une très longue durée quelque 100.000 m3 de déchets nucléaires à haute et moyenne activité.

Le projet est entré en phase de conception industrielle, mais il reste plusieurs étapes décisives avant sa mise en service normalement prévue en 2025, s’il est autorisé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Dès l’ouverture du débat, à 19H00, des dizaines de militants hostiles ont interpellé le président de la Commission Particulière du Débat Public (CDDP), Claude Bernet, qui n’a pas pu s’exprimer plus de deux minutes.

On n’est pas venus ici pour vous entendre, mais pour vous empêcher de vous exprimer, lance un premier opposant, rejoint par des dizaines d’autres qui réclament un référendum et le départ des technocrates parisiens.

On est chez nous! C’est pas des Parisiens qui vont décider pour nous. Dehors les technocrates ! Les laquais de l’école Polytechnique, pas ici !, renchérit un autre, alors qu’une partie de la salle scande Halte au débat, Bure on n’en veut pas !

Plusieurs opposants lancent alors des boules puantes dans les rangs des quelque deux cents participants, tandis que d’autres, à l’extérieur, secouent les grilles des fenêtres, mais sont toutefois rapidement maîtrisés par un dispositif de gendarmerie conséquent.

Claude Bernet, entouré des intervenants qui devaient s’exprimer, a d’abord suspendu le débat, avant de l’annuler deux minutes plus tard, sous les huées d’une partie de la salle.

La sortie des organisateurs s’est finalement faite sous les fumigènes et la protection des gendarmes.

Pour le débat public, c’est un échec, a déploré le président de la CDDP, qui avait lancé sa consultation populaire dès le 15 mai 2013 sur Internet. Il n’a pas voulu se prononcer sur le maintien des débats futurs programmés dans d’autres villes.

Pour la Directrice Générale de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA), Marie-Claude Dupuis, une vingtaine de militants ont pris en otage toute une salle, c’est regrettable.

Nous voulions présenter le projet industriel qui répond à la loi qui a acté l’enfouissement des déchets radioactifs comme la meilleure solution. Mais on ne considère pas que tout est acquis. Tous les sujets sont discutables, a-t-elle assuré à l’AFP, après le fiasco de la réunion.

Plus d’une quarantaine d’associations opposées au projet avaient annoncé ces derniers jours leur intention de boycotter le débat public, considérant qu’il s’agissait d’une mascarade.

Le débat public c’est juste, +Venez voir comment on va enfouir ces déchets nucléaires chez vous, et non pas +Faut-il les enfouir ou non?+, avait ainsi déploré un collectif d’écologistes.

Ces opposants dénoncent ce qu’ils considèrent comme une gigantesque poubelle atomique de 300 ha en surface et 15 km2 de galeries souterraines, et pointent l’obsolescence des matériaux devant servir à contenir les déchets nucléaires enfouis.

(©AFP / 23 mai 2013 20h50) 

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2013 |4 Commentaires »

L’AUTORITE DE SÛRETE NUCLEAIRE: L’HYPOTHESE D’UN DEFAUT SIMULTANE DANS PLUSIEURS CENTRALES NUCLEAIRES EST PLAUSIBLE !…OU DES CATASTROPHES FUTURES ANNONCEES (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

L’Autorité de Sûreté Nucléaire:

L'AUTORITE DE SÛRETE NUCLEAIRE: L'HYPOTHESE D'UN DEFAUT SIMULTANE DANS PLUSIEURS CENTRALES NUCLEAIRES EST PLAUSIBLE !...OU DES CATASTROPHES FUTURES ANNONCEES (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

octobre 2012: Centrale nucléaire de Dampierre en Burly

(photo: BESSEYRE Christelle)

L’hypothèse d’un défaut simultané dans

plusieurs centrales est plausible

PARIS – Un défaut générique grave qui toucherait simultanément plusieurs réacteurs est une hypothèse plausible en raison de la standardisation des centrales, a estimé jeudi 16 mai 2013 le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) lors d’une audition par le Conseil National du Débat National sur la Transition Energétique.

Pierre-Franck Chevet a insisté sur l’importance de disposer de marges suffisantes dans le système électrique français pour faire face à l’éventualité d’une suspension rapide par l’ASN de plusieurs réacteurs qui présenteraient un tel défaut générique grave.

Le débat sur la transition énergétique, organisé jusqu’à l’été, doit permettre de définir la nouvelle politique énergétique française en vue d’une loi de programmation attendue à l’automne prochain.

Le parc nucléaire français (19 centrales pour 58 réacteurs) est standardisé, a rappelé M. Chevet, en présentant l’avis rédigé par l’ASN en guise de contribution à ce débat. Cela veut dire qu’une anomalie générique, c’est-à-dire un défaut qui affecte simultanément plusieurs réacteurs, peut arriver, a-t-il ajouté.

Il a rappelé qu’une anomalie générique a déjà été constatée, au début des années 90, concernant des couvercles de cuves.

Une anomalie grave (…) ne peut absolument pas être exclue, elle est même plausible. Dans un tel cas, nous serions amenés à suspendre le fonctionnement de plusieurs réacteurs assez rapidement, a souligné M. Chevet, évoquant la possibilité de devoir suspendre 5 à 10 réacteurs en quelques jours.

Dans ces conditions, cela aurait à l’évidence un impact sur l’équilibre électrique. (…) Il faut que le système électrique tienne compte de cet événement plausible, a-t-il poursuivi refusant toutefois de se prononcer sur les marges qui permettraient d’y faire face (importer de l’électricité, réduire des consommations…).

L’ASN estime également nécessaire d’anticiper dès maintenant les futures mises à l’arrêt définitif de réacteurs nucléaires, pour laisser le temps d’installer de nouvelles installations de production d’électricité, quelle qu’en soit la nature (nucléaire, gaz, renouvelable, etc).

M. Chevet a rappelé que les centrales, mises pour la plupart en service dans les années 1980, ont été dimensionnées pour une durée de vie d’au moins 40 ans. Nous ne nous prononçons pas sur le fait que cela soit possible d’aller au-delà de 40 ans, a-t-il ajouté, rappelant que l’exploitant, EDF, souhaitait aller au-delà.

(©AFP / 16 mai 2013 22h44)

COMMENTAIRES:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Je vous renvoie à mon article déjà paru sur mon blog:

aaaaaaaaaaa1-300x1991 ASN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

NUCLEAIRE:

L’Autorité de Sûreté Nucléaire

recommande à l’Etat

d’améliorer la « réponse post-accidentelle » !

En clair:

Comment confirmer que tout est nul !

Le 21 novembre 2012, L’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié ses premiers documents de la « Doctrine Nationale pour la Gestion Post-Accidentelle ».

« L’objectif est de permettre aux pouvoirs publics de construire une stratégie de prise en charge des conséquences sanitaires, sociales et économiques d’un accident nucléaire ».

Le problème est que ces éléments ne visent qu’un « accident limité avec des rejets radioactifs sur moins de 24h » !

L’ASN compte sur les Plans Particuliers d’Intervention (PPI) et sur les Plans ORSEC-RAD pour améliorer la chose !

Elément pour le moins étrange, la doctrine n’aborde pas les catastrophes de TCHERNOBYL et de FUKUSHIMA !…même si elles sont rapidement mentionnées.

On ne va pas s’embarrasser de problèmes supplémentaires !

On s’intéresse à « un accident d’ampleur modérée entraînant des rejets de courte durée avec un retour rapide dans un état sûr de l’installation ».

La catastrophe majeure, désormais prise en considération dans les documents internes de EDF, est donc écartée !

L’ASN indique que: « Les accidents de grande ampleur entraînant des rejets sur plusieurs jours feront l’objet d’une prochaine étape » annonce le Comité Directeur pour la Gestion de la Phase Post-Accidentelle (CODIRPA)…

Puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas d’urgence en FRANCE…Ben oui, quoi, on est les meilleurs et on a les meilleures centrales nucléaires au Monde !

L’ASN souligne que: « Si les principes directeurs sont globalement identiques pour les accidents majeurs, la chronologie et la faisabilité des actions pourraient en revanche différer, compte tenu de l’éventualité de devoir engager simultanément, mais sur des territoires différents, des actions de protection de la population directement exposée aux rejets de substances radioactives dans l’atmosphère et d’autres destinées à protéger la population exposée aux dépôts de ces substances dans l’environnement ».

En clair, ce serait le bordel, la panique et la population serait « maîtrisée » avec l’action de l’armée. C’est d’ailleurs ainsi que cela s’est déroulé après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA !

Car n’oublions pas qu’en cas de catastrophe nucléaire, nous passerions d’un régime démocratique à un régime proche de la dictature…qui plus est…militaire !

Le collège de l’ASN considère que: « Le Gouvernement devrait améliorer son dispositif actuel car, même après un accidentmodéré, les dépôts radioactifs pourraient s’étendre sur des distances significativement plus importantes que les rayons indiqués dans les PPI, pouvant aller d’une dizaine à plusieurs dizaines de kilomètres ».

A nouveau, c’est ce que l’on constate après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA: les éléments radioactifs se dispersent sur de très grandes distances et d’une manière inégale…en « taches de léopards » comme on l’a remarqué…y compris en FRANCE après les dépôts de TCHERNOBYL.

Donc, l’ASN dit, d’une manière édulcorée: les plans PPI prévus par l’administration dans les préfectures sont NULS et ne correspondent absolument pas à la réalité !

L’ASN « recommande de poursuivre et d’intensifier le processus de préparation »!…une véritable HYPOCRISIE de la part de l’ASN et des services de l’Etat qui pourtant devraient protéger la population.

Les cinq membres du collège de l’ASN « estiment qu’il conviendrait de compléter les plans d’organisation de la réponse de la Sécurité Civile (ORSEC-RAD) et les Plans Particuliers d’Intervention (PPI)…

Dit autrement: c’est le désordre comme à chaque essai de simulation pour tester la réaction des différents organismes concernés !

D’ailleurs, si une catastrophe majeure se produit sur un site civil ou militaire en FRANCE…ce sera de toute façon le chaos !

L’ASN souligne ensuite la mise en place de l’évacuation de la population par l’armée et la gestion « par la dose » des personnes et des produits de consommation courante pour l’alimentation:

« Il faudra intégrer des travaux de planification pour organiser rapidement, en cas d’accident, le maintien sur place ou l’éloignement de longue durée des populations vivant à proximité de l’installation accidentée, l’ouverture de centres d’accueil et d’information, l’interdiction de consommation et de mise sur le marché des denrées alimentaires produites localement et les premièrers opérations de nettoyage du milieu bâti ».

Ce qu’oublie de dire l’ASN, c’est que s’il y a une catastrophe majeure en FRANCE…c’est TOUTE LA FRANCE qui sera polluée et contaminée par tous les composés radioactifs ET chimiques.

Donc, de toute façon, les niveaux d’intervention par rapport aux doses seront revus à la HAUSSE alors qu’en temps normal (sans catastrophe) ces niveaux d’intervention seraient beaucoup plus bas.

On constate d’ailleurs cela après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA !

Le collège d’experts recommande aussi de: « préparer le premier programme NATIONAL susceptible d’être porté, en situation de crise, par le Gouvernement.

Ce programme prendrait en compte par anticipation les éléments d’ordre sanitaire, social et économique ».

Il y a donc, à mots couverts, confirmation d’une DESTRUCTION de l’équilibre NATIONAL de la Santé de la population, de la vie Sociale et Economique du pays !

L’ASN aborde également la « phase post-accidentelle » qui débute par une période de « transition (quelques semaines ?…quelques mois ?) marquée par une connaissance encore IMPRECISE de l’état réel de la contamination et des risques d’exposition CHRONIQUES des personnes. Vient ensuite la « période de long terme (plusieurs années ?…plusieurs décennies ?) caractérisée par une contamination DURABLE DES TERRITOIRES et un risque d’EXPOSITIONS CHRONIQUES DES PERSONNES ».

L’ASN retient « trois objectifs fondamentaux: la protection des populations contre les dangers des rayonnements ionisants, l’appui aux populations victimes des conséquences de l’accident et la reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social ».

L’ASN ment ! La population ne sera pas protégée contre les radiations. Elle sera, au contraire journellement contaminée notamment par l’ingestion et l’inhalation des différents produits contenus dans l’alimentation et dans les eaux et les sols.

La gestion de la population se fera par la DOSE. On laissera mourir les gens les plus atteints; on s’occupera un temps des moins irradiés et on ne s’occupera pas des faiblement irradiés et contaminés.

Donc, de toute façon, à part les très malades qui mourront rapidement, l’ETAT et les INDUSTRIELS ne prendront pas la responsabilité des DECES FUTURS !

Or, l’on sait que, même à faibles doses, les effets à terme sont dévastateurs sur la santé de la population avec une augmentation de la MORBIDITE (maladies diverses) et de la MORTALITE.

La « reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social »: cela signifie simplement que la FRANCE fera comme le JAPON: la population sera à nouveau autorisée à consommer des denrées CONTAMINEES…pour le bien-être de l’ECONOMIE !

D’ailleurs, l’ASN indique quatre « principes de gestion:

1 / L’ANTICIPATION qui impose de prendre en compte dès la fin de la phase d’urgence les enjeux à moyen et long termes.

2 / La JUSTIFICATION: les bénéfices attendus, notamment en termes de détriments radiologiques évités, doivent être supérieurs aux risques et inconvénients inhérents à leur mise en oeuvre. Il faut proportionner les actions et les moyens mis en oeuvre aux enjeux des territoires concernés et à la gravité de la situation.

3 / L’OPTIMISATION qui doit réduire l’exposition de la population à un niveau aussi bas que RAISONNABLEMENT possible compte tenu des facteurs ECONOMIQUES et SOCIETAUX.

4 / CONSTRUCTION PARTAGEE et TRANSPARENCE. La gestion post-accidentelle doit impliquer les acteurs locaux de façon transparente en amont de l’accident, dès le stade de la préparation, dans les réflexions sur les stratégies de gestion des conséquences d’un accident ».

Il est donc écrit très clairement ce que je disais ci-dessus !

Problème: « Réduire l’exposition de la population à un niveau aussi bas que RAISONNABLEMENT possible » n’est pas un raisonnement scientifique mais ECONOMIQUE ! La RAISON n’est pas une référence scientifique, sérieuse et honnête pour justifier de l’irradiation constante de la population.

On demande à la population de bien vouloir accepter d’être irradiée…et pire…de l’accepter AVANT TOUT ACCIDENT !…ce qui franchement est dégueulasse et machiavélique.

La population n’est pas responsable de la mise en place de ces lieux générateurs de catastrophes nucléaires et pourtant on lui demande d’en assumer les conséquences !

Pour être encore plus clair, le CODIRPA:

« Propose aux populations de rester vivre dans un territoire contaminé sur le long terme, ou de revenir s’y réinstaller, ce qui n’est pas ANODIN.

Cela suppose que les acteurs locaux soient impliqués dans cette décision et en capacité d’agir pour améliorer l’état radiologique de leur environnement, pour assurer leur protection et le maintien, voire le développement d’activités économiques et sociales au sein du territoire. Il s’agit là de la responsabilité des pouvoirs publics même si la décision est prise après un débat approfondi avec l’ensemble des parties prenantes concernées, aux niveau national et local ».

C’est donc ce que je soulignais auparavant.

La différence désormais est qu’un organisme d’Etat l’écrit clairement !

Dans la situation d’une catastrophe nucléaire majeure en FRANCE, les responsables de ce désastre ne seraient pas « meilleurs » que ceux de TCHERNOBYL et de FUKUSHIMA !

Le document de l’ASN est une véritable BOMBE car il confirme que:

1 / Ce serait le bordel et la panique aussi bien chez les habitants que chez les décideurs.

2 / La population serait maîtrisée par l’armée et manipulée par certains « censeurs de l’Etat » notamment par rapport aux résultats des mesures donnés et des effets non reconnus.

3 / La population vivrait de toute façon dans des lieux contaminés pour très longtemps et donc, elle resterait sur place…puisque l’ASN avoue que TOUTE LA FRANCE SERAIT CONTAMINEE !

centrale AIEA dans LA MER

Quelques petits commentaires enfin sur ce qui pourrait se passer en FRANCE si l’on analyse la situation actuelle à FUKUSHIMA et si l’on se penche sur quelques problèmes:

1 / Le milieu du nucléaire est trop sûr de lui.

2 /Après THREE MILE ISLAND, TCHERNOBYL ET FUKUSHIMA, la doctrine probabiliste du risque a montré ses limites.

3 / Séismes et inondations: le parc français est très exposé.

Avec 58 réacteurs nucléaires répartis sur 19 sites, la FRANCE est l’un des pays les plus nucléarisés au Monde.

Certains réacteurs sont installés en zone sismique et d’autres sont installés en zone inondable car construits à l’époque sous le niveau des crues extrêmes.

4 /Dans la même situation que TCHERNOBYL et FUKUSHIMA, EDF ne ferait pas mieux !…et ni les organismes d’ETAT et les différentes administrations.

La mesure des risques naturels n’est pas suffisamment prise en compte.

Il y a toujours un aléa sismique et un risque important d’inondations.

5 / Les modèles statistiques et mathématiques considérés par les « experts » sont insuffisants et inaptes à prévoir le pire.

6 / Dans la situation d’une montée en chaleur du combustible non maîtrisée, EDF se retrouverait aussi désemparée qu’à FUKUSHIMA.

7 / Les défauts génériques très nombreux sur les centrales françaises ainsi qu’une situation non prévue se rajoutant comme co-facteur lors d’une catastrophe induisent une augmentation très importante des risques sur TOUTES LES CENTRALES NUCLEAIRES françaises.

8 / La situation des piscines de combustible usé est une véritable BOMBE à retardement !

Ce sont elles qui contiennent le plus de combustible. Même s’il est moins « chaud » que dans le coeur il est plus RADIOACTIF !

En FRANCE, les piscines du parc français sont situées à l’extérieur des réacteurs et ne bénéficient pas d’une ENCEINTE DE CONFINEMENT.

En cas d’accident sur ces piscines, les conséquences seraient TRES GRAVES car les panaches radioactifs pourraient tout simplement s’échapper de SIMPLES HANGARS industriels qui les couvrent !

9 / Le confinement des réacteurs français n’existe pas dans les faits.

Pour refroidir le coeur nucléaire, il faut injecter en continu de l’eau qui…accélère la production d’hydrogène. Or, une augmentation non maîtrisée d’hydrogène dans l’enceinte ferait qu’à un moment donné…l’industriel serait OBLIGE DE RELACHER cette radioactivité hors du site nucléaire !…Un beau petit cadeau pour la population !

10 /EDF a un sérieux problème: l’exploitant ne sait pas bien filtrer les radioéléments qui pourraient s’échapper de l’enceinte si un réacteur était en fusion !

A l’intérieur de l’enceinte chaude et radioactive, l’iode subit de nombreuses modifications et réagit même avec la peinture des murs de la centrale pour former un composé organique redoutable ! Pas de solutions non plus par rapport aux particules de ruthénium très radiotoxiques: EDF ne sait pas faire !…alors qu’autour de la centrale de FUKUSHIMA des taux très importants de ruthénium ont été repérés.

11 / EDF ne peut garantir l’étanchéité des enceintes. Les stuctures ne peuvent résister à plus de 8 bars…

12 / EDF ne sait pas contrôler la fusion d’un coeur radioactif.

13 / Le zirconium est le problème majeur dans la situation d’une explosion des enceintes ou dans la fonte des barres de combustible à une vitesse incontrôlable.

Si la température monte, le zirconium interagit avec le combustible et abaisse le point de fusion à 600°C !

Le tungstène n’a pas été installé dans les centrales françaises…pour des raisons ECONOMIQUES ! Même pour les EPR, rien n’a été changé !

14 / L’organisation des secours sera un ECHEC de toute façon. Tout sera réalisé dans l’urgence et l’improvisation. Il y a un excès de confiance parmi les « décideurs » même si l’on note, à travers le document de l’ASN, une certaine conscience de ce que sera l’après catastrophe…

15 / Parmi les « liquidateurs » français…qui acceptera de faire partie du lot ?…et combien ?…

16 / Il n’y aura, à terme, aucune maîtrise des zones contaminées puisque l’ASN note que l’on pourra, de toute façon, réintégrer les lieux…et puisque la FRANCE ENTIERE sera concernée !

17 / Enfin les conséquences sanitaires seront impossibles à prévoir…donc, l’ETAT minimisera les effets (voire les censurera) et mentira à la population.

LE NUCLEAIRE EST UN PIEGE.

LE NUCLEAIRE, CIVIL COMME MILITAIRE,

EST LE TOMBEAU FUTUR

DE NOTRE CIVILISATION.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film »URANIUM EN LIMOUSIN »

lesoufflecestmavie.unblog.fr

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/12/09/nucleaire-lautorite-de-surete-nucleaire-recommande-a-letat-dameliorer-la-reponse-post-accidentelle-en-clair-comment-confirmer-que-tout-est-nul-thierry-lamireau-realisateur-du-film/

 

fichier pdf LA Sûreté des installations nucléaires par Bernard LAPONCHE et Yves MARIGNAC

fichier pdf Doctrine pour la gestion post accidentelle Document ASN                                             

 fichier pdf Circulaire interministérielle pour les exercices d’urgence nucléaire et radiologique du 13 décembre 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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