NUCLEAIRE FRANCAIS: LA CULTURE DE LA SECURITE EN VOIE DE DISPARITION

Nucléaire français :

 La culture de la sécurité

en voie de disparition

NUCLEAIRE FRANCAIS: LA CULTURE DE LA SECURITE EN VOIE DE DISPARITION dans REFLEXIONS PERSONNELLES centrale-nucleaire-t7183

Par Ivan du Roy (5 juillet 2011)

Alors que plane l’ombre de Fukushima, un député PS et un sénateur UMP remettent en cause le principe de la mise en concurrence du secteur de l’énergie qui prévaut aujourd’hui en Europe. Sécurité des centrales mise à mal par le recours à la sous-traitance, un chantier EPR où opacité et dissimulation règnent, manque de formation des personnels ou encore absence de suivi médical d’une partie des ouvriers exposés aux radiations… Telles sont les conclusions d’un rapport parlementaire sur la sécurité nucléaire en France.

arton1645-a0fc0 EDF dans REFLEXIONS PERSONNELLES

EDF et Areva suivent-ils le même chemin que Tepco (Tokyo Electric Power), l’opérateur japonais en charge de la centrale de Fukushima ? Le député PS Christian Bataille (Nord) et le sénateur UMP Bruno Sido (Haute-Marne) viennent de remettre leur rapport d’étape sur la sécurité nucléaire. Les élus ne sont pas tendres avec les deux principaux acteurs de la filière. Ils remettent clairement en cause le recours « à la sous-traitance en cascade » qui « aboutit à une opacité, potentiellement dommageable pour la sûreté des installations », écrivent-ils. « À l’occasion de nos visites de sites, dans certains cas extrêmes, jusqu’à huit niveaux de sous-traitants peuvent ainsi se superposer. Une telle situation s’avère particulièrement préoccupante, en terme de sûreté, puisqu’elle conduit à une dilution extrême des responsabilités et s’avère difficile à identifier. » Si l’on en croit la documentation d’EDF sur les métiers du nucléaire (voir ci-dessous), ce sont « 20.000 fournisseurs tous métiers confondus » qui composent la sous-traitance.

Mieux vaut tard que jamais, les deux élus s’inquiètent des conditions de travail de ces prestataires extérieurs, en particulier de l’absence de suivi médical pour ces ouvriers et techniciens régulièrement confrontés aux radiations. « En effet, alors que les personnels EDF ou Areva sont soumis au contrôle du médecin du travail de leur établissement, ceux des sous-traitants dépendent, sauf exception, pour leur suivi médical, d’un médecin du travail basé dans leur lieu d’origine, ce qui peut constituer un obstacle majeur à un contrôle radiologique efficace. » Les batailles menées depuis quelques mois par des syndicalistes et des chercheurs n’auront pas été totalement vaines. Les rapporteurs suggèrent ainsi la création sur chaque site d’un médecin du travail référent « chargé de la vérification du dossier de santé des intervenants ». Une première avancée mais qui ne résout pas la question, loin de là. Car l’évaluation de la limite maximale d’exposition, fixée en Europe à 20 millisieverts par an (mSv, mesure l’impact biologique aux rayonnement ionisants), commence à être fortement remise en cause.

Exposition à la radioactivité : des normes à réévaluer

« En matière de cancer, la norme n’est qu’une garantie de risque acceptable, sachant que les rayonnements sont nocifs, même à faible dose. Ainsi, une exposition de 20 mSv par an pendant cinquante ans provoque un risque de décès par cancer accru de 15%, selon une enquête du Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Rappelons, pour comparaison, que la norme d’exposition à l’amiante actuellement en vigueur entraîne une augmentation de risque de décès par cancer de 0,5% sur la même période », explique le journaliste Jean-Philippe Desbordes dans le magazine Santé et Travail (juillet 2011).

Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm, propose en conséquence l’instauration d’une norme quotidienne, ce qui est normalement la règle pour les autres types de cancérogènes, comme les pesticides. De son côté, la CGT réclame un abaissement du seuil annuel à 10 mSv. La mission parlementaire sur la sécurité nucléaire n’a, pour l’instant, pas jugé bon de s’intéresser à ces normes et à la manière de les calculer. Leur proposition de médecin du travail référent ne règle pas non plus le chantage à l’emploi dont font l’objet les nomades du nucléaire, tentés de masquer les doses de radioactivité qu’ils subissent par crainte de se voir retirer leur contrat, leur emploi et donc leurs revenus.

Une culture de la sûreté en voie de disparition

Le recours massif à la sous-traitance pose une autre question : celle de la perte de « la culture de la radio protection ». Comme toutes les anciennes grandes entreprises publiques, EDF est une entreprise vieillissante : entre 2010 et 2015, 22.000 employés de l’électricien prendront leur retraite, sur un effectif total de 65.000. Soit un salarié sur trois ! C’est tout un savoir qui s’en va, et qui fera cruellement défaut en cas d’incident au sein d’une centrale. Ce que ne manquent pas de relever les élus : « Le remplacement de ces personnels pose une double difficulté. D’une part, l’offre de formation aux métiers du nucléaire reste très insuffisante en regard des besoins (…). D’autre part, le caractère très spécialisé de certains de ces métiers nécessite de prolonger la formation initiale par un compagnonnage sur plusieurs années, permettant d’acquérir une parfaite maîtrise des gestes techniques et une complète connaissance des matériels. »

L’intervention de ces multiples prestataires sur les 58 réacteurs français – avec un turn-over de 20% selon le secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la centrale de Cruas (Ardèche) – ne contribue pas à transmettre l’histoire d’une centrale, de ses incidents et de ses points faibles. Alors même qu’elles vieillissent, que les « anomalies » vont se multiplier du fait de l’usure des matériaux, et que le gouvernement envisage de prolonger l’activité des réacteurs les plus anciens, comme le réacteur n°1 de Fessenheim, qui rempile pour dix ans malgré une accumulation d’incidents. Ce qui n’est pas sans rappeler l’autorisation donnée par l’agence de régulation nucléaire japonaise, l’équivalent de l’ASN, de prolonger pendant dix ans supplémentaire l’exploitation du plus ancien réacteur de Fukushima. Et ce, le 7 février, un mois avant la catastrophe, et après avoir signalé des craquelures sur le groupe électrogène de sûreté du réacteur n° 1 de Fukushima Dai-Ichi. Comme si, malgré les alertes de salariés, d’associations ou des élus, un terrible puzzle se mettait en place pour que, après les États-Unis, l’URSS et le Japon, la France connaisse sa propre catastrophe nucléaire.

Vers la fin de la sous-traitance ?

La limitation du recours à la sous-traitance est donc urgente, comme le recommandent le député et le sénateur. Mais ni EDF ni Areva n’en prennent pour l’instant le chemin. EDF a financé la mise en place d’une filière pour les métiers de la « maintenance nucléaire » (du CAP au BTS en chaudronnerie industrielle ou en électrotechnique). Derrière la devise « être plus performant pour mieux servir », l’opérateur y vante les débouchés qu’ouvrent ses diplômes pour trouver un emploi chez… ses prestataires. Rappelant que ceux-ci sont en charge de 80% des activités liées à la sûreté, à la sécurité ou à la radioprotection.

 

Areva souhaite également augmenter le recours à la sous-traitance. Le producteur d’uranium envisage par exemple de confier l’approvisionnement en énergie de son usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague à une filiale de Veolia.

Un EPR bricolé ?

Le problème se pose encore plus crûment pour le nouveau réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Christian Bataille et Bruno Sido, qui sont très loin de souhaiter la sortie du nucléaire, pointent du doigt le chantier et sa totale opacité. « Un certain nombre d’intervenants, dont l’ASN (Autorité de Sûreté du Nucléaire), ont fait part de la perte de savoir-faire dans la construction de réacteurs, notamment chez les fournisseurs, sur des points très techniques tels que des soudures au niveau du liner et des adaptateurs du couvercle de la cuve. » Cette même cuve censée être encore plus résistante à une éventuelle fusion du cœur. L’ASN avait constaté en 2010 qu’une soudure sur quatre n’était pas conforme aux critères de qualité.

« Il nous a été impossible d’obtenir une évaluation crédible du coût de la sécurité dans l’EPR. Vos rapporteurs en ont notamment fait la demande directe lors de sa visite du chantier de Flamanville, sans qu’une réponse satisfaisante leur soit apportée », témoignent-ils. « Le nucléaire, une énergie compétitive pour préparer l’avenir », vantent pourtant les brochures EDF. Tellement compétitive que l’opérateur est incapable d’en chiffrer le coût… Les élus s’y sont essayés, et constatent une augmentation de 50% en cinq ans du prix du réacteur de 3e génération érigé à Flamanville passant de 3 milliards d’euros en 2003 à 5 milliards , « si ce n’est plus », en 2008. Côté pile : l’ASN a recensé 112 accidents du travail en 2010, dont un tiers n’avaient pas été déclarés par Bouygues, en charge des travaux. Quatre enquêtes préliminaires pour travail dissimulé, sous-déclaration des accidents de travail et décès de deux employés sur le chantier sont menées par le parquet de Cherbourg (lire aussi l’article de Novethic sur le sujet).

 

Face à ce gigantesque risque de la perte de sûreté dans la filière nucléaire, les deux élus recommandent que « l’État prenne toutes les dispositions qui apparaîtront nécessaires pour, d’une part, conserver sur le long terme une complète maîtrise des entreprises de la filière nucléaire française et, d’autre part, faire reconnaître au niveau européen, le caractère spécifique de la filière nucléaire qui ne peut répondre à l’exigence de concurrence imposée dans le secteur de l’énergie par les traités. » En clair : un virage à 180 degrés après deux décennies de dérégulation en Europe. Et une remise en cause de la loi transformant EDF en société anonyme, votée en août 2004 alors qu’un certain Nicolas Sarkozy était ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Les six représentants de l’État et les six représentants syndicaux qui siègent au Conseil d’administration d’EDF obligeront-ils Henri Proglio à ne plus sous-traiter la sécurité ?

Ivan du Roy

Consulter le rapport d’étape de la de la mission parlementaire sur la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir :

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2012 |Pas de commentaires »

L’ECOLE DE JULES FERRY: UN MYTHE QUI A LA VIE DURE !

LE MYTHE DE JULES FERRY

L'ECOLE DE JULES FERRY: UN MYTHE QUI A LA VIE DURE ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES jules-ferry

Candidat, François Hollande avait axé sa campagne sur les questions d’éducation. Président, il place sa cérémonie d’investiture sous la figure et l’héritage de Jules Ferry avec un hommage à la statue du ministre aux Tuileries. Ce choix est un signal inquiétant. D’abord parce que Jules Ferry est l’homme de la colonisation (« Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser […] Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert »). (Discours à la jeunesse, mars 1884). Quant à « son » école, construite sur les décombres de la Commune de Paris, si elle fut bien une école « pour » le peuple, elle ne fut jamais l’école « du » peuple : « Il est nécessaire que le riche paye l’enseignement du pauvre, et c’est par là que la propriété se légitime » affirme celui qui entendait surtout, grâce à ses lois scolaires, « clore l’ère des révolutions ». Je profite donc de l’occasion pour faire circuler le chapitre « Un mythe qui a la vie dure : l’école de Jules Ferry selon Foucambert », extrait de l’ouvrage Pédagogie et Révolution (Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2011, 203 p., 14 € – vente en librairie et en ligne : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory)

Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Foucambert

Du haut de la tribune de l’Assemblée, défendant son projet d’école « publique, laïque, gratuite et obligatoire », Jules Ferry ne cache nullement son ambition de « mettre fin à l’ère des révolutions ». Ne plus revivre le cauchemar de la Commune, doter le pays d’une école adaptée aux besoins croissants de l’industrie, assurer la paix civile : « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. […] Si cet état de chose se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 28 mai 1871. » Cent ans plus tard, au printemps 2003, des enseignants « en lutte » se revendiquaient de ce même Ferry contre son homonyme et lointain successeur… et nul ne s’en étonnait, ne s’en révoltait… si ce n’est Jean Foucambert, l’inlassable animateur de l’Association française pour la lecture*. Cet aveuglement de ceux qui auraient dû constater – et contester – les limites de l’école de Jules Ferry a sans aucun doute pesé sur le projet de réédition d’une œuvre initialement publiée au milieu des années 1980.

Les victoires de Jules Ferry

Sans nul doute, L’École de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure, n’a perdu ni de sa pertinence ni de son actualité : « Comprendre comment fonctionnait l’école de Jules Ferry, c’est se donner le moyen, tout à la fois, de lutter contre la nostalgie ambiante et d’éviter les fausses solutions qui ne font que la renforcer. » Car, pour Foucambert, bien qu’enterrée par le collège « pour tous », l’école de Ferry a finalement tenu son pari : « Instruire en détournant contre lui l’instruction que le peuple revendiquait pour son émancipation. » Depuis la première édition, le combat pour l’égalité n’a cessé de reculer au profit de « l’égalité des chances ». Une défaite pour tous ceux qui s’étonnaient, à la suite de Robespierre, que les opprimés remettent aux oppresseurs le soin de les éduquer, « comme si un homme d’affaires était chargé d’apprendre l’arithmétique à ceux qui doivent vérifier ses comptes… »

Suite dans le fichier pdf joint

PDF - 318.9 ko
Pédagogie et révolution : le mythe de Jules Ferry

En résumé, l’élève devait apprendre à lire afin de pouvoir déchiffrer le mode d’emploi de la machine sur laquelle il devra travailler. Il apprendra de l’Histoire la version de E. Lavisse qui glorifiera la « mission civilisatrice » de la France coloniale et forgera l’idéal d’une patrie tout entière dévouée au service des rentiers, du grand patronat, de la finance et des marchands de canon.

Et voici ce qui déclarait Jules Ferry à propos d’une invasion militaire, celle d’un Etat indépendant, la Tunisie.

« L’action énergique  conduite en Tunisie a signé  le triomphe de la civilisation sur la barbarie ; elle était indispensable pour frapper  l’esprit et l’imagination de ces peuplades indomptées ».

Le 16 Avril 1881, à la chambre des députés cette fois, et en tant que président du conseil, Jules Ferry défend lui aussi la « répression militaire » qui vient de débuter en Tunisie.(…)Il soutient que cette opération est destinée à garantir « l’avenir de cette France africaine » où se trouve « cette magnifique possession algérienne » que « le pays a glorifié de son sang fécondé de ses trésors ». Alors que la politique coloniale suscite toujours de violentes controverses, ces propos lui permettent d’affirmer, à l’adresse des membres de sa famille politique notamment, que « le Gouvernement de la République » est à la fois fidèle à ses principes, puisqu’il est réputé ne pas agir pour des motifs « de conquêtes », et soucieux de protéger une colonie chèrement acquise(…) C’est ainsi qu’une offensive armée conduite contre un Etat souverain[la Tunisie] se mue en une opération défensive soutenue par la plus impérieuse des nécessités : assurer la sécurité de l’Algérie française. A la veille de sa démission, le 10 novembre 1881, revenant sur l’expédition tunisienne vite conclue à l’avantage de la France, Jules Ferry la justifie une fois encore.(…) Il affirme que « l’action énergique » conduite en Tunisie a signé « le triomphe de la civilisation sur la barbarie ; elle était indispensable pour frapper « l’esprit et l’imagination de ces peuplades indomptées ».

(Source : La République Impériale, politique et racisme d’Etat pages 42 et 43 d’Olivier Le Cour Grandmaison : édition Fayard)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LA DIABOLISATION DU CHARBON ET LA SORTIE DU NUCLEAIRE (Bella BELBEOCH)

Cet article a été proposé à Libération le 8 mars 1999 comme contribution à la page «  Débat  ». Il a été refusé:  » Nous avons bien reçu votre proposition de contribution à la page «  Débat  ». Limité par l’actualité et par l’espace dont nous disposons, nous ne pouvons cependant pas envisager la publication. Croyez que nous le regrettons. Sincèrement. Jacques Amalric  » (Rédacteur en Chef, le 11 mars 1999).
Ainsi, pour la Direction de Libération, les problèmes concernant l’énergie nucléaire et l’urgence de sa sortie ne sont pas des problèmes d’actualité

A propos de la mine de charbon de Gardanne

La diabolisation du charbon et la sortie du nucléaireLA DIABOLISATION DU CHARBON ET LA SORTIE DU NUCLEAIRE (Bella BELBEOCH) dans REFLEXIONS PERSONNELLES centrale_nucleaire1

Gardanne est en lutte. A propos de la fermeture de la mine Libération titre « Gardanne monte au créneau pour descendre à la mine » (10/2/1999). Des grévistes d’un sous-traitant des Houillères font grève sur le tas au fond de la mine pour garder leur emploi (Libération 3/3/1999). Par contre, il y a peu, on apprenait qu’au Royaume-Uni les mesures draconiennes prises par Thatcher à l’encontre des mines de charbon allaient être assouplies. Au même moment le bilan de production électrique d’EDF 1998 nous apprend que 500 MWe du parc thermique classique ont été démantelés dont la centrale à charbon de Pont-sur-Sambre de 250 Mwe. On sait qu’EDF veut en démanteler d’autres afin de réduire la puissance de production électrique des centrales à fioul et charbon de plus de 40% pour éponger sa surcapacité nucléaire actuelle et rendre inéluctable le recours au nucléaire vers 2010 lors du renouvellement du parc.Dans ce contexte il est étonnant que les articles sur Gardanne ne signalent pas ce qui fait l’originalité de ce site : c’est à Gardanne qu’a été mise au point, avec le charbon extrait de la mine, la chaudière LFC (à lit fluidisé circulant) de 250 MWe qui est un des meilleurs procédés «  charbon propre  » exploités dans le monde aujourd’hui pour produire de l’électricité. Ce procédé de combustion du charbon rend négligeable la pollution par les poussières, soufre et oxydes d’azote.

gardanne CHARBON dans REFLEXIONS PERSONNELLES Centrale LFC 250 MWe de Gardanne.

Il est important de savoir que toute installation existante à charbon peut être modernisée rapidement car il suffit de remplacer la chaudière par une chaudière LFC en gardant le reste de l’installation. Il est important de savoir que ces chaudières peuvent brûler, en restant «   propres  » toutes les qualités de charbon (et même les produits visqueux provenant des résidus du raffinage du pétrole à haute teneur en soufre). Il est important de savoir qu’il est envisagé d’augmenter la puissance de ces chaudières. Signalons qu’à puissance thermique égale les centrales à charbon sont plus performantes que les centrales nucléaires. Il est important de savoir qu’EDF fait la promotion de ces chaudières LFC au plan international. Un exemple récent : cela figure explicitement dans l’accord franco-ukrainien sur la coopération énergétique du 15/2/1999  » (…) Favoriser les actions de coopération dans les domaines suivants : Production d’électricité par l’utilisation des technologies de combustion propre du charbon, notamment par la technique du lit fluidisé circulant (…)  ». Mais ce qui est bon pour l’exportation n’est pas bon pour nous. Aucune installation nouvelle n’est prévue en France ni la modernisation des centrales existantes.

Le charbon ce n’est pas une solution idéale. On ne peut pas ignorer les risques professionnels des mineurs de charbon. Mais les mineurs d’uranium meurent aussi beaucoup, notamment de cancer du poumon. Il est vrai que, depuis la fermeture des mines d’uranium du Limousin, notre soi-disant indépendance énergétique est acquise notamment grâce aux mineurs d’uranium africains et aux Indiens du Saskatchewan canadien. En somme, personne n’est au courant ( ! ) mais peut-être avons-nous récupéré des colonies ?

Centrale_charbon_Cominak EDF Niger (photo Criirad), les sites des mines d’uranium sont approvisionnés en électricité par une centrale à charbon manifestement très polluante, pollution atmosphérique et dépôts noirâtres au sol. La production d’une tonne d’uranium par la COMINAK nécessiterait près de 10 tonnes d’équivalent pétrole.

Le charbon en brûlant émet du gaz carbonique, c’est vrai. Le gaz naturel aussi, mais moins. (Mais il n’y a pas pratiquement pas d’installations de production électrique au gaz en France et le réseau de distribution et les possibilités de stockage du gaz sont inexistants pour une production importante d’électricité). Il faut cependant souligner que l’effet de serre est un problème planétaire et que les gaz à effet de serre ne proviennent pas seulement de l’énergie consommée dans le monde car la contribution de l’agriculture et de l’élevage est tout aussi primordiale. Quant à l’électricité nucléaire mondiale qui représente environ 5% seulement de l’énergie consommée dans le monde il est délirant de penser qu’elle pourrait être une solution à l’effet de serre.

Les énergies renouvelables (vent, soleil) n’ont pas une efficacité suffisante pour produire l’électricité qui est consommée actuellement en France et pour remplacer le nucléaire. Une réduction drastique de la consommation est peu vraisemblable à court terme (et peut-être même à moyen terme). Le problème c’est, ici et maintenant, à notre échelle. Or on peut immédiatement arrêter environ 70% du nucléaire en France, c’est techniquement possible avec l’hydraulique et les installations du thermique classique qui existent encore aujourd’hui mais il n’y a pas la volonté politique de le faire. Pourquoi laisser démanteler les centrales à fioul et charbon (et aussi d’ailleurs les petites installations hydrauliques) ? L’important est que le charbon ne fait pas courir un risque d’accident majeur comme le nucléaire. Pas de Tchernobyl français en vue avec le charbon. Tel n’est pas le cas avec nos réacteurs nucléaires car la sûreté absolue n’existe pas. Quand l’accident arrive c’est dramatique. Sauf bien sûr si l’on croit ce que racontent les officiels du lobby nucléaire dont font partie d’éminents professeurs : pour eux il ne s’est rien passé à Tchernobyl. Bien sûr il y a ces malheureux enfants en Biélorussie, Ukraine et Russie qu’il a fallu opérer d’un cancer de la thyroïde, mais distribuons des pastilles d’iode stable chez nous et on sera paré. Vous les croyez vraiment ? Selon eux les autorités soviétiques ont mal géré l’accident car elles ont été trop prévenantes, elles n’auraient pas dû évacuer tant de monde en urgence en 1986. Et plus tard dans la phase de gestion à long terme des années après la catastrophe, elles n’auraient pas dû procéder au relogement, hors des zones contaminées, de bon nombre de gens. Il aurait fallu laisser les habitants sur place (c’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour beaucoup).

Depuis Tchernobyl les instances internationales et les experts officiels de la radioprotection nous ont concocté des plans magnifiques d’intervention, ou plutôt de non-intervention pour le long terme, en cas d’accident nucléaire majeur. On n’en est plus à chipoter entre une dose annuelle de 1 mSv ou de 5 mSv c’est à dire entre une dose-vie sur 70 ans de 70 mSv ou 350 mSv (Litige sur le seuil de radioactivité acceptable, Libération, 10 avril 1990). Le résultat des optimisations coût-bénéfice c’est qu’on ne déplacera pas les habitants de leur lieu de résidence si les calculs des experts montrent que la dose qui peut être accumulée sur la vie suite à la contamination radioactive ne dépasse pas 1 sievert (1000 mSv ou 100 rem). C’est ce que, sous la casquette d’expert de l’OMS, le Pr. Pellerin recommandait en 1989 en Biélorussie et en Ukraine pour s’opposer aux mesures préconisées par les scientifiques biélorusses et ukrainiens soucieux de mieux protéger la population. Il a gagné. Nos enfants et petits-enfants ont perdu, car l’accident futur, c’est pour qui ? Vous le savez, vous ?

Bella Belbéoch,
lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°83 février-avril 1999.

 

Lire: « Le charbon, une énergie d’avenir ?« , Science & Vie hors série « ENERGIE les défis à venir » n°214, mars 2001.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LE BON, LA DETTE ET…LES TRUANDS ! (Charlotte GEHIN)

Le bon, la dette et… les truands !

LE BON, LA DETTE ET...LES TRUANDS ! (Charlotte GEHIN) dans REFLEXIONS PERSONNELLES BANQUE

arton16668-5e7cf BANQUES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Charlotte GEHIN
 
Que retenir de cette campagne sinon un silence commun sur la Dette. Chut ! Pas un mot sur les conséquences, en France, de la crise financière européenne. Et pourtant, concernant cette affaire, ce ne sont pas les questions qui manquent.

Quelle voie sera forcée d’emprunter le président et son gouvernement ? The economist, journal quasi officiel de la City, tout au long de la campagne, a martelé la même antienne : « Au lendemain du 6 Mai, le vainqueur, quel qu’il soit, devra s’attaquer brutalement aux déficits », attaque qui débouchera sur un « choc pour les français ».

La soupe à la rigueur

Difficile donc de satisfaire un électorat qui a soif de réformes sociales et qui a voté non à la montée du chômage en considérant comme principal coupable Nicolas Sarkozy.

 C’est pourtant bien d’un programme imposé à tous les pays appartenant à la zone euro dont il s’agit aussi pour la France et la recette est connue : Flexibilité du marché du travail, les « famous CDI », contrats uniques(1), démantèlement de l’assurance maladie, de l’assurance chômage, des retraites, des allocations familiales.

 Vrai ou faux ? Pour ceux qui en douteraient encore, la réponse réside en un mot : la Dette publique. Grande absente des débats électoraux, alors qu’elle était au faîte de l’actualité juste après le « nécessaire » renflouement des banques(2) ou de la réforme des retraites, la dette publique est pourtant le levier qui fera basculer les autorités politiques vers la rigueur ou non. « Pour plusieurs pays, le nœud coulant de la dette publique s’est serré et ils sont pris à la gorge par les marchés financiers » dénoncent Damien Millet et Eric Toussaint.

Les victimes font grise mine

Sous-couverts du remboursement de leurs créances, envers les organismes privés(3) que les citoyens renflouent chaque jour par le biais des hausses d’impôts et des coupes sociales, le FMI et la Banque Centrale Européenne imposent une gouvernance guidée par la rigueur à tous les membres de l’Europe. « Il n’y a pas de compromis possible » arguait Jacques Sapir(4) sur France Inter. Les premières victimes des plans d’austérité l’ont déjà bien compris. Grèce, Portugal, Irlande…. Ou on arrête de payer la dette, ou on enterre le pays sous la vague de la compression libérale. Dimitris Christoulas(5) portait le deuil de cette triste réalité quand il a appuyé sur la gâchette de son arme. Il criait « pas de dette à mes enfants » et laissait la trace des conséquences bien concrètes des plans de rigueur « Le gouvernement d’occupation a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans. ». La Grèce, ce pays aujourd’hui incapable de gouverner. En Espagne, déjà, le slogan de l’audit pour la dette est clair « No debemos, no pagamos ! ». En France, ce ne sont pas les 27 milliards d’euros d’économie imposés à l’Espagne qui vont retentir dans le quotidien des citoyens, mais les 80 milliards d’euros intégrés dans le plan du TSCG(6) à son égard. Ce n’est pas non plus un protocole concernant la croissance(7) ajoutée au Traité qui libérera François Hollande des recommandations de la Troika(8). Surtout quand le remboursement du service de la dette dévore 65% des ressources de l’Etat.

Quelle issue ?

La France de François Hollande, « le bon », peut-elle ouvrir ses portes aux émissaires de la Troika « les truands » ? C’est ce que stipulent les forces européennes armées d’un nouveau traité et d’un programme clé en main. Le TSCG porte en lui les germes de la catastrophe : il rend obligatoire le paiement de la dette. L’alternative est donc claire : ou le paiement de la dette est assuré et la protection sociale est disloquée, les besoins sociaux et les services publics sacrifiés(9), ou il y a arrêt du paiement de la dette et droit du travail, droits sociaux et services publics sont préservés. Qui pour porter ces exigences ? Quel front du refus ?

Charlotte Géhin.

Vice -présidente du CADTM France.

http://www.cadtm.org/

(1) Projet de forme unique du contrat du travail qui allégerait notamment les exigences juridiques de licenciement à l’égard de l’entreprise. Projet déjà mis en place en Italie, en Espagne…

(2) La Banque centrale européenne (BCE), financée par les pays membres, accorde des prêts des aux banques, elles-mêmes détentrices des créances des Etats. Rien qu’en Décembre 2011, 523 banques ont emprunté à la BCE près de 500 milliards d’euros pour 3 ans à un taux voisin de 1% lorsqu’elles prêtent aux Etats à des taux variant de 7% pour l’Espagne, jusqu’à 18% pour la Grèce…

(3) Les investisseurs institutionnels : banques, fonds de pension, compagnies d’assurance et autres organismes de placements collectifs.

(4) Economiste à l’école des Hautes Etudes. Il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS). Emission Là-Bas si j’y suis, « Les financiers au coin du feu ».

(5) Le 4 Avril 2012, Dimitris Christoulas, pharmacien retraité de 77 ans, s’est suicidé à Syntagma, place principale d’Athènes.

 (6) Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Il inscrit dans la Constitution des pays la « Règles d’Or », donc un déficit proche de 0 qui oblige à l’austérité, il donne le pouvoir aux autorités européennes non démocratiquement élues, il inclut des clauses de sanctions en cas de déficits. Il prévoit des projets de réforme pour chacun des pays membres et l’envoi d’émissaires pour assurer son bon fonctionnement.

(7) François Hollande a annoncé la renégociation du TSCG. Il la fera avaliser auprès du Conseil Européen. Un compromis entre Hollande et Merkel fait part d’une annexe ajoutée au Traité concernant la croissance.

(8) FMI, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne.

(9) Le chantier est déjà en œuvre : RGPP, flexibilité du marché du travail, durée légale, retraites… La révision générale des politiques publiques entamée en 2007consiste en une restructuration des missions et actions de l’État, avec de la mise en œuvre de réformes structurelles (non-remplacement de postes de départ à la retraite etc.). Les mesures de défiscalisation des heures supplémentaires prises par le gouvernement de François Fillon en 2007 avantagent le patronat français.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2012 |Pas de commentaires »

FRONT NATIONAL: IMMIGRATION, LE PARADOXE (Patrick MIGNARD)

14 mai 2012

Front National :

Immigration, le paradoxe

FRONT NATIONAL: IMMIGRATION, LE PARADOXE (Patrick MIGNARD) dans REFLEXIONS PERSONNELLES 2167048-illustration-d-39-une-foule-de-gens-de-couleurs-differentes

arton16685-d3f40 COLONISATION dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Patrick MIGNARD

Le Front National, comme d’ailleurs tous les partis et organisations du même type en Europe, n’arrête pas de nous parler de l’immigration, autrement dit, dans son esprit de « l’invasion de notre territoire par des étrangers  »… Il fait de ce concept l’axe central de sa politique, déclenchant une angoisse et une peur qui lui paraissent salutaires pour s’imposer dans la classe politique.

L’argument, quoique scandaleux, semble être efficace… Il suffit de voir les résultats électoraux.

L’IMMIGRATION VUE PAR LE FN

Pour le FN, l’immigration n’est pas simplement l’arrivée et l’installation d’étrangers,… il s’agit d’une véritable menace sur l’ « identité nationale » c’est-à-dire sur ce qui fonde le socle culturel, au sens large, d’une collectivité nationale : les valeurs, les symboles, les coutumes,…

Par définition, l’étranger a un bagage culturel différent de celui du pays dans lequel il va s’installer… et s’installer dans un pays ne le dépouille pas automatiquement de celui-ci. Reste à savoir de ce qu’il advient de ce bagage une fois posé en terre étrangère.

Le FN fait une différence entre les différentes cultures,… celles, proches de la culture française, qui permet l’intégration – essentiellement, pas seulement (asiatique), celle fondée sur un socle judéo-chrétien,… et les autres, ou plutôt l’autre, celle fondée sur l’Islam.

Le FN affirme que la « culture islamique » est incompatible avec les principes de la République Française, et représente même un danger pour celle-ci. Cette hypothèse, érigée en principe, fait donc de tout porteur de cette culture un danger potentiel… Et c’est donc, au nom de la défense de l’ « identité française » qu’est élaborée en stratégie politique l’exclusion des populations d’ « origine musulmanes ». 

Cette argumentation ne manque pas de sel quand on connaît le fossé qu’il y avait entre la religion catholique et les principes de la République… quand on connaît les efforts des républicains pour réduire les prétentions totalitaires de l’Eglise,… et quand on connaît l’attitude du FN au regard des intégristes religieux catholiques.

Mais soit ! Entendons – sans l’approuver – ce raisonnement. Il y a beaucoup plus grave dans cette attitude,… quelque chose d’éminemment contradictoire qui le rend historiquement absurde et politiquement ridicule.

IMMIGRE ET COLON

Sans remonter à la préhistoire, lorsque les conquistadors espagnols ont débarqué en Amérique, ils ont pris pied sur une terre déjà occupée, aux civilisations évoluées, affronté des peuples qui avaient leurs cultures. Ils les ont, en partie, exterminés, détruit leurs cultures, traditions, langues et ont carrément pris leur place.

Lorsque les colons européens ont débarqué en Amérique du Nord, comme les conquistadors au Sud, ils ont méthodiquement chassé ces peuples qui habitaient ces contrées, les ont asservis, parqués, en partie exterminés et pris leurs terres.

Lorsque les colons britanniques, hollandais ont investi l’Afrique du Sud, ils ont également chassé les populations indigènes et pris leurs terres. De même pour l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie pour les français, la Palestine pour les israéliens….

Le FN, si soucieux de défendre l’identité originelle des peuples, reste pourtant d’une discrétion absolue sur ce genre d’événement,… et trouve même « normal » ce type de colonisation qu’il a toujours revendiqué ( ?)

Comment le FN peut-il accepter l’existence de gouvernements sur le continent américain  qui sont issus de migrants qui ont détruit la culture locale ?

Comment le FN peut-il soutenir les revendications des colons français en Nouvelle Calédonie qui ont fait main basse sur une terre qui ne leur appartenait pas ?

Comment le FN peut-il défendre la colonisation de l’Algérie des 1830 alors qu’il s’agissait manifestement d’une invasion coloniale mettant en péril la culture locale ?

Pour le FN les immigrés bénéficient d’avantages du fait de leur présence en France, profitent de nos richesses… qu’ils contribuent par ailleurs à créer ! Mais qu’en est-il des colons qui ont pillé des pays entiers et exterminé les populations ?

Y aurait-il pour le FN une bonne et une mauvaise immigration ? Y aurait-il pour le FN des « invasions » respectables et d’autres qui ne le seraient pas ?

Apparemment oui ! Mais alors quels sont les critères de la qualification ?

L’immigré serait dangereux mais le colon respectable.

UN FONDEMENT RACISTE

Disons les choses sans détours,… la différence en l’ « immigré » et le « colon », c’est que le premier est de couleur, alors que le second est blanc.

Un blanc qui envahi un territoire, c’est respectable car il apporte la civilisation et le « vrai Dieu ».

Un homme de couleur qui arrive dans un autre pays vient profiter de la civilisation et apporte des valeurs détestables.

Autrement dit, et dit crûment, il y aurait une race supérieure, la blanche, détentrice de la « vraie culture » et les autres… Ce n’est pas nouveau comme thèse, mais on pouvait penser que l’évolution de l’esprit humain avait permis de dépasser ce stade. Or, il n’en est rien et le FN en est la triste illustration.

UNE MECONNAISSANCE TOTALE DE CE QU’EST L’HISTOIRE

Ce parti pris imbécile et raciste du FN à propos de l’immigration révèle tout l’obscurantisme et le délire de la « pensée » lepéniste.

L’Histoire humaine n’est pas faite de séquences figées dans lesquelles les groupes humains existent de toute éternité sur un territoire,… elle est au contraire un perpétuel brassage de populations. Les civilisations se font et se défont suivant un rythme qui dépasse largement, et temporellement, le cadre étroit d’une vie humaine.

Le développement des moyens de communication et des moyens de transport a évidemment facilité ces transferts de populations, … et si à une époque, pas très lointaine, ces mouvements de populations n’étaient que peu perceptibles à l’échelle d’une vie humaine, aujourd’hui c’est à un rythme soutenu qu’ils s’effectuent.

Ceci est une réalité incontournable, et, à moins de déclarer la guerre au reste de l’humanité, il va bien nous falloir nous en saisir et poser le problème des rapports entre cultures autrement que par la violence, l’exclusion et l’autarcie.

Les idéologies nationalistes, fascistes et bien sûr le nazisme, ont systématiquement et stupidement nié cette réalité et élaboré des modèles politiques et sociaux comportementaux qui ne pouvaient aboutir qu’à l’exclusion de l’autre voire son extermination et dans tous les cas au conflit dont on sait ce qu’il a coûté à l’humanité.

La manière dont ces courants politiques posent la question des relations entre cultures est donc la pire, et la plus absurde, de la manière qui soit.

Cet état de fait, le brassage constant des populations, n’exclu, bien évidemment, pas  le combat des idées et des valeurs… et c’est bien quand celui-ci n’est pas mené que la situation aboutit inéluctablement à la confrontation, au conflit.

Ce combat porte un nom, la lutte pour la laïcité, dont la valeur essentielle qui la fonde est le respect de l’autre, en tant qu’être humain, dans toutes ses dimensions, physiques, mais aussi culturelles. C’est à partir de cette valeur de base que se déclinent toutes les autres.

Bien sûr, ne soyons pas naïfs, ce combat n’est pas sans risque, comme tout combat, mais il se fonde sur une valeur sûre et universelle, seule garante d’une éthique sociale. C’est parce que ce combat est mené depuis des générations qu’ont pris formes les luttes contre l’intolérance, le racisme, l’exclusion et le totalitarisme.

L’Histoire ne se déroule pas de manière linéaire, mais le principe de laïcité guide notre action, en est le garant de son éthique, même et surtout dans nos rapports avec celles et ceux qui ne sont pas laïques. Ce n’est pas parce que certains ne sont pas laïques qu’il faille cesser de l’être,… au contraire. 

Alors, quand le FN parle d’immigration et de laïcité,… ça ne peut que laisser songeur ! ! ! ! !

Patrick MIGNARD 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LES USA GARDENT UN OEIL SUR LA SYRIE ET TISSENT LEUR TOILE DANS LE GOLFE (M.K BHADRAKUMAR)

Les USA gardent un oeil

sur la Syrie

et tissent leur toile

dans le Golfe

LES USA GARDENT UN OEIL SUR LA SYRIE ET TISSENT LEUR TOILE DANS LE GOLFE (M.K BHADRAKUMAR) dans REFLEXIONS PERSONNELLES Manifestations-Syrie-banlieue-de-Homs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M K Bhadrakumar
4 avril 2012
source : Asian Times

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/ND04Ak01.html

On n’espérait guère que la réunion des « Amis de la Syrie » tenue le « jour des Fous » [Fool's Day = 1er Avril] en Turquie, produise des résultats significatifs pour l’avancement de l’agenda du changement de régime en Syrie.

Le pays hôte a essayé très péniblement de tirer un lapin du chapeau. Mais le spectacle sur le Bosphore n’a tiré du chapeau qu’un seul gagnant- les USA. La Secrétaire d’État étatsunienne Hillary Clinton est reparti en riant.

Les choses se sont enlisées sur plusieurs points. L’opposition syrienne continue à être un assemblage disparate. Le régime du président Bachar al-Assad ne montre aucun signe de fatigue et bénéficie du solide soutien de l’armée et de l’administration. Il prend de la hauteur politique et diplomatique en annonçant sa coopération avec le plan en six points de l’ancien Secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan, tout en changeant par la force la situation au sol en sa faveur.

Il y a désaccord entre les puissances extérieures. Le sommet de la Ligue arabe à Bagdad de la semaine dernière a sommairement renoncé à son exigence antérieure qu’Assad devait démissionner. Les dits «Amis» sont réticents à franchir la ligne. La Russie, la Chine et l’Iran demeurent fermement opposés à l’agenda du changement de régime.

La réunion d’Istanbul s’est contentée de rhétorique. Mais le communiqué conjoint révèle l’impuissance. Il reconnait l’opposition du Conseil National Syrien (CNS) comme un représentant de tous les Syriens et le «note» comme le principal interlocuteur, mais il ne lui accorde pas une reconnaissance complète.

Il demande à Kofi Annan (qui a refusé d’assister à la réunion d’Istanbul) de fixer à Damas un calendrier pour se conformer à son plan, mais n’en suggère pas un lui-même. Il s’abstient de mentionner tout soutien ou aide militaire aux rebelles de l’ »Armée Syrienne Libre ».

De manière curieuse, l’Arabie saoudite et « une ou deux » monarchies du Golfe (lisez le Qatar) pourraient créer un fonds pour corrompre et inciter à des défections parmi les forces armées syriennes – un « pot d’or » pour saper l’État syrien. L’idée bizarre, c’est que les deux cheikhs du Golfe paieront les salaires de tout Syrien disposé à lutter contre son gouvernement.

Clinton s’est sagement abstenue de donner des conseils. En dehors une certaine jolie rhétorique, les États-Unis se sont limités à annoncer une contribution de 25 millions de dollars à titre d’aide humanitaire pour le peuple syrien. Mais personne ne sait comment l’aide pourrait atteindre les destinataires.

A toutes fins utiles, les « Amis de la Syrie » semblent être en train de jouer la montre. Comment se fait-il que l’administration étatsunienne dirigée par un homme d’Etat réfléchi se retrouve dans un tel cirque?

La réponse pourrait se trouver dans une interview franche faite à CNN dimanche par le président de la commission de renseignement de la Chambre à Washington, Mike Rogers. Rogers a carrément déclaré : «Nous [les USA] ne voyons pas vraiment s’effondrer le cercle intime de Assad. [..] Ils [le gouvernement syrien] croient qu’ils sont en train de gagner, et nous pensons certainement, grâce à la collecte de renseignements, qu’ils croient qu’ils sont en train de gagner cette partie.»

En effet, Damas avait déclaré juste avant la réunion des « Amis » d’Istanbul que la «bataille pour renverser l’État était terminée». Les forces syriennes ont capturé samedi le chef adjoint de l’ASL, Abdu al-Walid, qui avait dirigé les opérations dans la région de Damas. Mustafa Al-Cheikh, le haut dirigeant de l’ASL vit confortablement en Turquie et est à la tête d’une chaîne de commandement décimée à la suite de la série de succès militaires des forces syriennes.

La réaction méprisante de Moscou pour les pitreries des «Amis» n’est donc pas une surprise. «Les ultimatums et des deadlines artificielles aident rarement à résoudre les choses» a déclaré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il a ajouté de manière caustique que c’est le Conseil de sécurité, qui décidera «qui se conforme à ce plan [le plan de Annan], et comment.»

Lavrov est d’accord avec Damas sur le fait que le plan de paix ne pourra pas fonctionner si les forces rebelles aussi n’arrêtent le feu – «Nous [la Russie] avons l’intention d’être amis avec les deux parties en Syrie.» Quant au CNS, il ne reflète qu’une « fraction » du peuple syrien. «Lorsque la décision est prise d’appeler un seul groupe ‘représentant légitime’, on pourrait sauter à la conclusion que les autres Syriens – à la fois les organisations et les autorités – ne sont pas légitimes. Je pense que cette approche est dangereuse et va à l’encontre des efforts mis en avant par Kofi Annan.»

Lavrov a répondu à la rhétorique par la rhétorique, mais il n’a pas réussi à battre la rhétorique fleurie de Clinton. La grande beauté de la rhétorique US est que Washington maintient toutes les options ouvertes. Il s’agit d’une année électorale et le président Barack Obama n’est pas intéressé par une nouvelle complication militaire en Syrie – ou n’importe où ailleurs. Mais les USA se gardent également d’empêcher les « Amis » d’épater la galerie.

La contribution de Washington se limite à la fourniture d’équipements de communication et d’aide humanitaire. Mais si les cheikhs saoudiens et qataris veulent se décharger de plusieurs autres millions pour payer les combattants de l’opposition syrienne, Washington ne s’y opposera pas.

La «ligne rouge» est la question d’armer ouvertement les rebelles, ce qui peut déclencher une guerre civile. Clinton a visité Riyad le samedi et a essayé de rendre plus conciliante la ligne dure saoudienne.

Le point c’est que, comme Rogers l’a souligné, c’est une « mauvaise idée » d’armer l’opposition syrienne, «principalement parce que nous ne savons pas qui ils sont … Et rappelez-vous, donner la gamme complète d’armements à des gens dont nous ne savons pas qui ils sont n’est probablement pas de bon augure pour nous dans le long terme.»

Dans une carte blanche parue ce week-end, l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger a donné une construction intellectuelle à ces préoccupations. Le Printemps Arabe ne s’est pas vraiment révélé être la « révolution régionale, dirigée par des jeunes au nom de principes démocratiques libéraux« . Et ce ne sont pas exactement des démocrates qui « prédominent dans l’opposition syrienne. » Le «consensus» de la Ligue arabe sur la Syrie n’a pas de sens, façonné par des régimes autoritaires qui n’ont aucun antécédent à faire valoir en tant que démocraties. Kissinger met en garde : «Plus radicale serait la destruction de l’ordre existant, et plus difficile serait la mise en place d’une autorité nationale… Plus une société se fragmente, et plus la tentation est grande d’encourager l’unité par des appels à une combinaison de nationalisme et d’islamisme tournée contre les valeurs occidentales … À ce jour, les forces politiques fondamentalistes traditionnelles, renforcées par une alliance avec des révolutionnaires radicaux, menacent de dominer le processus.»

Ce sont des résultats qui iraient à l’encontre des préoccupations stratégiques des Etats-Unis « indépendamment du mécanisme électoral par lequel ces gouvernements arrivent au pouvoir. » Le point de vue de Kissinger est étonnamment proche de ce que Moscou et Pékin n’ont cessé de clamer.

L’administration Obama sent les dangers. Elle aimerait adopter une conduite sûre – au moins jusqu’à ce que les choses soient clarifiées, spécialement en Egypte, où les cheikhs des Frères Musulmans sont sur le point de dépasser les cheikhs d’Al-Azhar comme principale référence dans les affaires légales, religieuses et de gouvernance politique. Aussi, Washington a jugé opportun de mettre la Russie sur le siège du conducteur.

Si Moscou y arrive et que la crise se résout, Washington n’a rien à perdre et pourra toujours reprendre les fils de la transition politique, et le « reset’ US-Russie pourra même acquérir quelques poids. Mais si Moscou échoue, sa capacité à bloquer au sein du Conseil sécurité de l’ONU en prend un coup et l’initiative est toute à Washington.

L’essentiel, c’est que Washington est aujourd’hui considéré comme étant du « bon côté de l’histoire ». Comme Henry Kissinger l’a dit, «la conduite des États-Unis durant les bouleversements arabes a jusqu’ici évité de faire des USA un obstacle aux transformations révolutionnaires. Ce n’est pas une réussite mineure.»

Une fois de plus, les liens de Moscou avec l’Arabie saoudite et le Qatar sont mis à rude épreuve. Dans son discours à Istanbul, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a condamné la Russie comme l’influence maléfique sur Damas. La Chine, qui avait été à l’assaut des citadelles de l’Occident au sein des états du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), doit également entamer de sérieux travaux de raccommodage.

Cela fonctionne à l’avantage géopolitique de Washington. Profitant du sens profond d’insécurité et d’aliénation du régime saoudien, les États-Unis sont sur le point de réaliser le projet de rêve d’incorporer les États du CCG dans leur architecture globale de défense antimissile.

Un haut responsable étatsunien du département d’État a déclaré à propos de la visite de Clinton à Riyad le week-end : «Nous travaillons avec chacun d’entre eux [les États du CCG] pour développer l’architecture pour un système régional; l’objectif de Washington est de réunir toute la coopération étatsuniennes existante en matière de défense tactique avec chacun des États du CCG au sein d’un seul « contexte stratégique. »»

Le tout nouveau forum de coopération stratégique US-CCG, qui s’est réuni à Riyad samedi, réécrit tout le scénario de la sécurité du Golfe Persique. Le contexte est la « menace » iranienne. Mais sur le plan géopolitique, l’arc du système de défense antimissile global US qui s’étend de l’Europe centrale via la Turquie est maintenant prêt à faire un saut sur l’ensemble du Moyen-Orient pour affleurer les eaux de l’océan Indien.

En somme, Washington tisse sa toile dans la région riche en pétrole du golfe Persique, et pourra toujours revisiter la crise en Syrienne en temps utile.

 

M K Bhadrakumar 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LE « MEILLEUR » de NICOLAS SARKOZY…

LE « MEILLEUR »

DE NICOLAS SARKOZY

LE

 

Quatre ans et demi de déclarations, de décisions, de situations amusantes, graves ou pitoyables ; compilées au fur et à mesure dans un but humoristique.

Les faits et dates indiqués ci-dessous proviennent d’articles publiés sur internet par des organismes de presse. Le travail de résumé effectué entraine forcément des imprécisions. Chacun devra faire des recherches sur internet afin d’obtenir des informations plus justes et plus complètes.

6 mai 2007 : Nicolas SARKOZY fête son élection au Fouquet’s.

7 mai 2007 : Nicolas SARKOZY part en vacances à Malte en avion prêté par Vincent Bolloré, à bord d’un yacht prêté par Vincent Bolloré. Le 18 mai 2007, Valérie PECRESSE, fille du président de Bolloré télécom, est nommée ministre.

16 mai 2007 : Nicolas SARKOZY impose la lecture à l’école de la lettre de Guy MOQUET, un jeune résistant communiste exécuté en 1941.

28 juin 2007 : Patrick DEVEDJIAN traite Anne-Marie COMPARINI (modem) de salope.

4 août 2007 : Nicolas SARKOZY part en vacances à Wolfeboro dans une villa qui se loue habituellement 30.000 dollars par semaine.

21 août 2007 : La loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d’Achat) dite « paquet fiscal » est adoptée. D’un coût estimé à 15 milliards d’euros par an, elle comprend entre autre l’abaissement du « bouclier fiscal » à 50%. Grâce à cette mesure, un millier de contribuables parmi les plus fortunés vont toucher en moyenne un chèque de 260.000 euros.

22 septembre 2007 : François FILLON estime être « à la tête d’un état en situation de faillite financière ».

SARKOZY

13 octobre 2007 : Nicolas SARKOZY déclare : « La croissance de 2007, je n’y suis pour rien, il faut la doper en 2008, et en 2009 ce sera la mienne ». Croissance 2007 : +1,9%, 2008 : +0,9%, 2009 : -0,4%.

16 octobre 2007 : A la gauche qui l’accuse, Christine LAGARDE répond qu’elle ne mène pas une politique de rigueur mais une « gestion rigoureuse des finances ».

29 octobre 2007 : Prétextant un alignement sur le « salaire » du premier ministre ou une volonté de transparence vis à vis d’anciennes pratiques obscures, Nicolas SARKOZY voit son « salaire » augmenter de 172%.

6 novembre 2007 : En déplacement au port du Guilvinec, Nicolas SARKOZY se fait traiter d’enculé par un marin-pêcheur. Entourés de garde du corps, Nicolas SARKOZY réplique : « descends un peu le dire ».

10 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY reçoit Mouammar KADHAFI, impliqué dans plusieurs attentats mortels, et signe des accords en matière d’armement et de coopération nucléaire. Rama YADE accuse : « notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ».

16 décembre 2007 : Élections municipales : Jean SARKOZY dit à David MARTINON, candidat UMP à Neuilly : « On te soutiendra à mort », jusqu’à ce que ce dernier chute dans les sondages et soit remplacé par Jean-Christophe FROMANTIN, Marie-Cécile MENARD et … Jean SARKOZY. Le 20 février 2008, Jean SARKOZY déclare : « Je n’ai jamais trahi personne ».

20 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY emmène Jean-Marie BIGARD en voyage officiel au Vatican. L’auteur du « lâché de salopes » baise la main du pape.

20 décembre 2007 : Nicolas SARKOZY déclare : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »

Les casseroles de SARKOZY

8 janvier 2008 : A une journaliste qui l’interroge sur la hausse du pouvoir d’achat des français, promesse de campagne, Nicolas SARKOZY répond « Qu’est ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ».

14 janvier 2008 : Michelle ALLIOT-MARIE annonce la création des « unités territoriales de quartiers » et refuse de les comparer à la « police de proximité », mise en place par la gauche en 1997, critiquée par Nicolas SARKOZY et supprimée par la droite en 2003

23 janvier 2008 : Christian ESTROSI devait se rendre en Amérique par un vol régulier mais les horaires de celui-ci lui aurait fait rater un pot à l’Élysée. Il loue donc un jet privé. Coût : 136 000 euros.

2 février 2008 : Marié puis divorcé deux fois avec des enfants de chaque union, Nicolas SARKOZY, qui veut « solder l’héritage de mai 68 » se remarie une troisième fois ; avec Carla BRUNI, ex-mannequin, que l’on peut voir nue sur internet, chanteuse, de 12 ans sa cadette, et ex-amante entre autres de Mick Jagger.

4 février 2008 : Nicolas SARKOZY promet de sauver l’usine ArcelorMittal de Gandrange. L’usine fermera un an plus tard

4 février 2008 : Nicolas SARKOZY « vole » un stylo en Roumanie

13 février 2008 : Nicolas SARKOZY veut que tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des enfants français victimes de la Shoah. Simone VEIL, ancienne déportée, déclare que son « sang s’est glacé » en entendant cette proposition.

20 février 2008 : Christine OCKRENT est nommée directrice générale de France Monde (France24, TV5 monde, RFI). Son compagnon Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères, avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale.

21 février 2008 : Emmanuelle MIGNON déclare : « Les sectes sont un non-problème en France ». Le 30 août 2004, Nicolas SARKOZY recevait le scientologue Tom CRUISE au ministère des finances.

23 février 2008 : Salon de l’agriculture. A un visiteur qui refuse de lui serrer la main en lui disant « touche moi pas tu me salis », Nicolas SARKOZY répond : « Alors casse-toi pauvre con ».

3 avril 2008 : Xavier DARCOS, ministre de l’éducation nationale, n’arrive pas à faire une règle de trois.

16 mai 2008 : Nicolas SARKOZY critique un chômeur qui aurait refusé 67 offres d’emploi en un an (plus d’une proposition par semaine)

sarko-prison

20 mai 2008 : Nicolas SARKOZY prend en exemple les grutiers de Barcelone et d’Anvers qui travaillent 4000 heures par an. 4000/52 = 77 heures par semaine ce qui est illégal.

4 juin 2008 : Carla BRUNI parle dans un livre de son mari Nicolas SARKOZY : « Il a cinq ou six cerveaux remarquablement irrigués ».

23 juin 2008 : Le gouvernement fait une campagne de pub à 4 millions d’euros pour ses mesures sur le pouvoir d’achat. « Vous êtes impatients ? Nous aussi »

24 juin 2008 : Nicolas SARKOZY « vole » un deuxième stylo, cette fois en Israël.

5 juillet 2008 : Nicolas SARKOZY déclare : « Désormais quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ».

11 juillet 2008 : Bernard TAPIE touche 45 millions d’euros au titre du préjudice moral subi dans l’affaire qui l’opposait au Crédit Lyonnais. Suite à une décision du ministère de l’économie, c’est un tribunal arbitral et non la justice qui a mis fin à la procédure en reconnaissant la culpabilité du Crédit Lyonnais. Bernard TAPIE avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale. Il retourne au parti radical de gauche en mai 2010.

KADHAFI

13juillet 2008 : Nicolas SARKOZY organise le sommet de l’union pour la méditerranée. Coût du dîner de 200 convives : plus de 5000 euros par personne.

24 juillet 2008 : Afin de justifier la suppression de 54000 postes au sein de la défense nationale, François FILLON déclare : « le rôle de l’armée, ce n’est pas l’aménagement du territoire ». Août 2008, l’armée intervient à Hautmont pour nettoyer les dégâts causés par une tornade.

20 août 2008 : Christine LAGARDE déclare : « on a le gros de la crise derrière nous »

20 août 2008 : Nadine MORANO visite un supermarché et discute avec un consommateur content des mesures du gouvernement. On apprendra plus tard que ce consommateur est un élu UMP.

25 août 2008 : Au journal de TF1, Laurence FERRARI remplace Patrick POIVRE D’ARVOR, qui avait comparé Nicolas SARKOZY à un « petit garçon » lors d’une interview en 2007.

30 août 2008 : En Corse, des indépendantistes occupent pacifiquement pendant une heure la villa de Christian CLAVIER. Le 1er septembre, le coordinateur des forces de sécurité intérieure en Corse Dominique ROSSI est démis de ses fonctions. Avril 2009, la villa est toujours gardée par 15 gendarmes. Christian CLAVIER avait soutenu Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale.

10 septembre 2008 : Jean SARKOZY se marie avec la future héritière des magasins Darty. Leur premier acte de couple est un procès, contre des magazines qui ont publié des photos de leur mariage.

22 septembre 2008 : Crise des « subprimes ». Nicolas SARKOZY veut « que ceux qui sont responsables soient sanctionnés ». En 2007, il trouvait que les Français n’étaient pas assez endettés, proposait le crédit hypothécaire et voulait « mettre un terme » à la « pénalisation de notre droit des affaires ».

12 novembre 2008 : Jean-François COPE déclare un peu trop vite : « Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance ».

6 décembre 2008 : Malgré l’énervement de la Chine, l’Allemagne avait reçu le Dalaï Lama à Berlin, l’Autriche à Vienne, le Canada à Ottawa, l’Angleterre à Canterbury… Nicolas SARKOZY le rencontre en Pologne. En juillet il déclarait : « Ce n’est pas à la chine de dicter mes rendez-vous ».

SARKOZY Je ne suis pas un sale mec je suis pire encore

15 janvier 2009 : Brice HORTEFEUX présente Fadela AMARA comme « une compatriote » et rajoute : « comme ce n’est pas forcément évident, je le précise ».

6 mars 2009 : Au Mexique, Nicolas SARKOZY et Carla BRUNI logent dans l’hôtel de Roberto Hernandez Ramirez, soupçonné de participer au blanchiment de l’argent de la drogue.

19 mai 2009 : Un homme est jugé pour avoir dit à des policiers qui effectuaient un contrôle d’identité : « SARKOZY je te vois ».

25 mai 2009 : Frédéric LEFEBVRE propose un amendement pour permettre aux salariés de continuer à travailler pendant un arrêt maladie ou un congé maternité.

7 juin 2009 : Reniant une promesse de l’UMP pendant la campagne, Brice HORTEFEUX, élu surprise aux élections européennes, refuse d’aller siéger au parlement.

22 juin 2009 : L’action étant désormais permise par la récente réforme des institutions, Nicolas SARKOZY s’exprime devant les députés et les sénateurs réunis pour l’occasion au château de Versailles. Coût approximatif de l’opération : 400.000 euros.

22 juin 2009 : Nicolas SARKOZY annonce le grand emprunt auprès des français et l’abandonne en décembre au profit d’un emprunt auprès des marchés financiers.

14 juillet 2009 : Le jour de la fête nationale, Johnny HALLYDAY, qui a quitté la France pour payer moins d’impôts, donne un concert gratuit payé par l’état. Coût : 1,9 millions d’euros, dont 30000 pour le chanteur.

26 juillet 2009 : Nicolas SARKOZY fait un malaise lors d’un jogging. Le 26 juin 2008, l’adepte du « travailler plus pour gagner plus » déclarait : « même pas fatigué ».

17 août 2009 : Luc CHATEL visite un supermarché où les clientes ont étés préalablement sélectionnées parmi des sympathisants UMP.

29 août 2009 : Eric WOERTH déclare être en possession d’une liste de 3000 noms de contribuables détenteurs de comptes en Suisse et les menace en cas de non-régularisation. Le 23 mars 2007, Eric WOERTH et Patrick DEVEDJIAN se rendaient en suisse pour récolter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas SARKOZY.

Claude-Gueant_articlephoto

3 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY, en visite à l’usine Faurecia, fait sa déclaration télévisée entourés de personnes choisies pour leur petite taille.

5 septembre 2009 : Devant un jeune militant UMP présenté par une participante comme « notre petit arabe », Brice HORTEFEUX dit « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

13 septembre 2009 : Eric BESSON refuse de signer le décret d’application de la loi sur les tests ADN. Les députés UMP se fâchent. Nicolas SARKOZY soutient Eric BESSON en déclarant que les tests ADN ne servent à rien, alors qu’il était pour en 2007.

13 septembre 2009 : Eric BESSON fait un doigt d’honneur à des journalistes qui le filment.

18 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY visite l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. Coût : 156.632 euros.

23 septembre 2009 : Enfreignant la loi sur la présomption d’innocence, Nicolas SARKOZY (avocat de profession) parle des « coupables » à propos des personnes mises en examen dans l’affaire clearstream.

23 septembre 2009 : A l’occasion de la visite de Nicolas SARKOZY à New York, le consulat organise une réception de la communauté française. Coût environ 400.000 euros.

HOLLANDEjpg

23 septembre 2009 : Nicolas SARKOZY annonce : « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini. »

28 septembre 2009 : Eric BESSON propose la « carte de séjour gold », qui s’obtient en échange d’un investissement de 10 millions d’euros ou la création de 50 emplois.

28 septembre 2009 : Frédéric MITTERRAND défend le cinéaste Roman POLANSKI, recherché par les états-unis pour le viol supposé d’une fille de 13 ans. Frédéric MITTERRAND avait écrit un livre en 2005 dans lequel il avouait être adepte du tourisme sexuel. En mars 2009 il se portait témoin de moralité de deux jeunes violeurs d’une fille de 16 ans, l’un des deux jeunes étant son filleul.

13 octobre 2009 : Nicolas SARKOZY déclare : « Ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est travailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur ». Dans le même temps, son fils Jean SARKOZY, 23 ans et seulement en 2ème année de droit, est pressenti pour devenir président de l’EPAD (Etablissement Public pour l’Aménagement de la Défense) le centre d’administration de l’un des principaux quartiers d’affaires européens.

23 octobre 2009 : Jean-François LAMOUR se trompe de bouton et vote pour la surtaxe envers les banques proposée par les socialistes. Jean-François LAMOUR avait lors des débats semblé être effectivement pour cette proposition. L’amendement, qui suscitait l’opposition de Christine LAGARDE, est adopté, mais le vote sera annulé.

2 novembre 2009 : Marie N’DIAYE reçoit le prix Goncourt. En 2007 elle avait déménagé en Allemagne avec sa famille car elle trouvait la France de SARKOZY « monstrueuse ».

4 novembre 2009 : Un homme est jugé pour avoir brandi une pancarte « casse-toi pov’ con » au passage de Nicolas SARKOZY.

9 novembre 2009 : Sur sa page facebook, Nicolas SARKOZY raconte comment il s’est retrouvé à Berlin le 9 novembre 1989 pour la chute du mur. Mais les indices montrant un mensonge s’accumulent.

25 novembre 2009 : Henri PROGLIO est nommé PDG d’EDF. A cette occasion, le salaire de ce poste est augmenté de 45% pour être porté à 1,6 millions d’euros annuels. De plus, Henri PROGLIO continue de toucher 450.000 euros par an d’indemnités de la part de Véolia. Conflit d’intérêt, sommes importantes, Henri PROGLIO est contraint de renoncer à cette dernière somme pour calmer la polémique.

10 décembre 2009 : Les jeunes de l’UMP sortent un « lipdub » où plusieurs ministres dansent et chantent en playback. La musique ayant été utilisée sans l’autorisation de l’auteur, ils devront payer 29000 euros.

15 décembre 2009 : Oubliant qu’elle porte un micro, Rachida DATI téléphone à une amie et lui dit qu’elle n’en peut plus d’être au parlement de Strasbourg.

Les GARS de l'UMP

22 janvier 2010 : Après avoir comparé Ali SOUMARE (ps) à un joueur du PSG, Francis DELATTRE lui invente des actes de délinquance. Il s’agissait en fait d’un homonyme.

25 janvier 2010 : Nicolas SARKOZY annonce à tort « dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays ».

5 février 2010 : Nicolas SARKOZY réhabilite les « chasses présidentielles » : Petit-déjeuner, partie de chasse, cérémonie du « tableau de chasse » avec gardes républicains en grande tenue et flambeau à la main, puis repas au château de Chambord.

8 février 2010 : François FILLON met fin au grand débat sur l’identité nationale voulu par Nicolas SARKOZY et lancé par Eric BESSON qui annonçait en janvier que ce débat était « un immense succés populaire » et serait prolongé jusqu’à fin 2010.

23 février 2010 : Grèves chez Total. Alors que certaines stations service sont fermées et que les files d’attente s’allongent aux autres, Jean-Louis BORLOO déclare qu’il n’y a « pas de risque de pénurie »

6 mars 2010 : Après avoir fait le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone et proposé la taxe pique-nique, Nicolas SARKOZY déclare devant les agriculteurs : « L’environnement, ça commence à bien faire ». Chantal JOUANNO, secrétaire d’état chargée de l’écologie, est « désespérée ».

21 mars 2010 : Elections régionales ; tous les ministres et secrétaires d’état engagés ont perdu.

22 mars 2010 : Alain JOYANDET se rend en Martinique à bord d’un jet privé au lieu de prendre un vol régulier. Coût : 116.500 euros.

29 mars 2010 : L’Elysée met à jour son site internet. Coût 100.000 euros.

31 mars 2010 : Thierry MARIANI boycotte la réunion des têtes de liste UMP à l’Elysée. « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses » dit-il.

7 avril 2010 : A propos de la rumeur attribuée à Rachida DATI concernant les infidélités de Nicolas SARKOZY et de sa femme Carla BRUNI, cette dernière déclare qu’il n’y a ni complot ni enquête. Elle contredit ainsi Pierre CHARON, conseiller de Nicolas SARKOZY qui affirme l’existence d’un complot, et le patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) qui a fait enquêter sur cette rumeur.

16 mai 2010 : Clotilde REISS, universitaire française accusée d’espionnage, est libérée et quitte l’Iran. Le 18 mai 2010, l’iranien Ali Vakili Rad, condamné à perpétuité pour assassinat, est libéré et quitte la France. Le gouvernement français conteste tout marchandage. Le 23 septembre 2009, Nicolas SARKOZY déclarait : « Est-ce que vous croyez que je suis un homme à échanger l’assassin de Chapour Bakhtiar contre une étudiante ? »

amis-de-n_0

19 mai 2010 : On apprend que Christian ESTROSI loge sa fille dans un logement de fonction tout en bénéficiant d’un autre logement de fonction à Bercy.

25 mai 2010 : Réforme des retraites. Nicolas SARKOZY accuse : « Quand on pense à ce qu’a fait François MITTERRAND en ramenant l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problème s’il s’était abstenu ». Nicolas SARKOZY a pourtant défendu la retraite à 60 ans à plusieurs reprises.

26 mai 2010 : On apprend que Fadela AMARA fait profiter de son appartement et de son personnel des membres de sa famille.

27 mai 2010 : Pierre BACHELOT, fils de Roseline, la ministre de la santé, est nommé à la direction générale de l’ Institut National de Prévention et d’ Education pour la Santé. Pierre BACHELOT est diplômé en arts.

6 juin 2010 : Rama YADE critique l’hôtel de l’équipe de France de football avec ses chambres à 589 euros la nuit. Sa chambre à elle coûte 667 euros. Plus 5 chambres à 340 euros pour ses collaborateurs.

8 juin 2010 : On apprend que Christine BOUTIN a été chargée d’une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » payée 9500 euros par mois en plus de sa retraite de parlementaire de 6000 euros.

16 juin 2010 : On apprend que l’état à remboursé 12000 euros dépensés par Christian BLANC pour l’achat de cigares.

 

SARKOZY et la justice

21 juin 2010 : Début de l’affaire WOERTH-BETTENCOURT et ses multiples rebondissements :

- Les enregistrements où on apprend l’existence de dons à WOERTH, PECRESSE et SARKOZY.

- L’Ile d’Arros dissimulée au fisc.

- Les deux comptes en Suisse non déclarés.

- Le témoignage de la comptable sur les enveloppes données aux politiques et les retraits de 50000 euros.

- La femme d’Eric WOERTH qui travaille dans le cabinet qui gère la fortune de Liliane BETTENCOURT.

- Les multiples voyages à Genève de Florence WOERTH « certainement pas pour voir le jet d’eau ».

- La légion d’honneur donnée par Eric WOERTH au patron de sa femme.

- La légion d’honneur donnée par Eric WOERTH au comptable qui a validé ses comptes de campagne.

- Le rapport favorable de l’IGF, qui dépend du ministère des finances.

- Le juge COURROYE, cité dans les enregistrements, ami de SARKOZY, qui s’occupe de l’affaire.

- La découverte des micro-partis créés pour cumuler les cotisations.

- Liliane BETTENCOURT jamais contrôlée depuis 15 ans.

- Le chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal.

- Les mensonges d’Eric WOERTH, trahi par des lettres.

- L’hippodrome de Compiègne bradé par Eric WOERTH au club hippique auquel se rend sa femme.

- La succession arrangée du sculpteur CESAR.

- Le vol de lingots de Robert PEUGEOT minimisé pour éviter un contrôle fiscal.

- La DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) qui enquête sur les sources du journal le monde.

- Dominique DORD, le nouveau trésorier de l’UMP, successeur d’Eric WOERTH, qui travaillait chez l’Oréal.

- Le Monde, Le Point et Mediapart victimes de cambriolages d’ordinateurs.

28 juillet 2010 : Surenchère sécuritaire. Nicolas SARKOZY parle des « comportements de certains roms ». il veut déchoir de la nationalité française les assassins de forces de l’ordre. Brice HORTEFEUX veut étendre cette déchéance aux cas de polygamie. Christian ESTROSI propose de punir les maires laxistes. Le pape en personne intervient pour défendre les roms.

SARKOZY l'Immaculée Conception

15 septembre 2010 : Bernard ACCOYER, en contradiction avec le règlement de l’assemblée, stoppe les débats sur la réforme des retraites et empêche ainsi les députés socialistes de s’exprimer.

27 septembre 2010 : On apprend que, contrairement aux déclarations de Nicolas SARKOZY, l’Allemagne n’a pas de bouclier fiscal. C’est la droite elle-même qui l’annonce en voulant prendre à nouveau l’Allemagne en exemple afin de supprimer le bouclier fiscal en même temps que l’ISF.

18 octobre 2010 : Après s’être moqué de Rachida DATI et de son lapsus (fellation/inflation), Brice HORTEFEUX parle d’empreintes génitales au lieu de digitales.

3 novembre 2010 : Stéphane GUILLON, licencié de France inter après avoir dit qu’Eric BESSON avait des yeux de fouine et un menton fuyant. Didier PORTES, licencié pour avoir dit « SARKOZY je t’encule ». C’est au tour de Gerald DAHAN après avoir fait une chronique peu valorisante envers Michelle ALLIOT-MARIE.

15 novembre 2010 : Christine LAGARDE déclare que le remaniement est « totalement révolutionnaire » et ajoute qu’une révolution est « un tour complet à 360° »

15 novembre 2011 : En déclarant qu’il y a effectivement eu des retro-commissions pour la vente de sous-marins au Pakistan, Charles MILLON relance l’affaire Karachi, impliquant Edouard BALLADUR et Nicolas SARKOZY.

23 novembre 2010 : Pour démontrer que l’on ne peut pas accuser sans preuves, Nicolas SARKOZY traite de pédophiles les journalistes qui l’interrogent sur l’affaire Karachi. Et il conclue la conférence de presses par « Amis pédophiles, à demain »

8 décembre 2010 : Il neige. D’énormes bouchons se créent, des gens passent la nuit dans leur voiture. Brice HORTEFEUX déclare : « Il n’y a pas de pagaille ». François FILLON reproche à tort à météo france de ne pas avoir annoncé ces événements.

11 décembre 2010 : Brice HORTEFEUX soutient des policiers condamnés par la justice.

17 décembre 2010 : Brice HORTEFEUX est condamné pour atteinte à la présomption d’innocence.

21 décembre 2010 : Christian JACOB et Jean-François COPE déposent un amendement afin de supprimer la loi (votée le 8 décembre) permettant de punir les députés qui mentent sur leur déclaration de revenus ou de patrimoine.

SARKOZY l'homme politique IDEAL

11 janvier 2011 : François FILLON compare Christian JACOB à Rantanplan.

14 janvier 2011 : Le président-dictateur tunisien BEN ALI s’enfuit de son pays. Entre Noël et le jour de l’an, Michelle ALLIOT-MARIE avait profité du jet privé d’un proche de BEN ALI, le but du séjour était la signature d’un contrat par ses parents. Le 11 janvier, elle voulait proposer l’aide de la France pour le maintient de l’ordre. Le 12 janvier, l’envoi de grenades lacrymogènes était autorisé.

18 janvier 2011 : Nicolas SARKOZY confond l’Alsace et l’Allemagne.

25 janvier 2011 : La révolte éclate en Egypte contre le président MOUBARAK. Pour ses vacances du jour de l’an, François FILLON a été hébergé et a pris un avion aux frais du gouvernement Egyptien.

25 janvier 2011 : La justice annule l’interdiction du sous-titre du livre sur le Mediator demandée par les laboratoires SERVIER. (Mediator, combien de morts ?). Le Mediator a été autorisé en France jusqu’en 2009, longtemps après les autres pays. Deux des collaborateurs de Xavier BERTRAND, quand il était ministre de la Santé en 2006, étaient rémunérés pour des travaux par les laboratoires SERVIER. Nicolas SARKOZY a été avocat de Jacques SERVIER et lui a remis la légion d’honneur en 2009.

26 janvier 2011 : La grève leur étant interdite, des CRS se mettent en arrêt maladie pour protester contre la fermeture de leurs compagnies. Brice HORTEFEUX annule très rapidement les fermetures.

31 janvier 2011 : Carla BRUNI « ne se sent plus de gauche » depuis qu’elle a entendu la gauche critiquer Roman POLANSKI et Frédéric MITTERRAND suite à leur affaires de moeurs.

9 février 2011 : Boris BOILLON, proche de Nicolas SARKOZY, est nommé ambassadeur de France en Tunisie. Pour sa première rencontre avec des journalistes tunisiens, il refuse de répondre à leurs questions qu’il qualifie de « débiles ». On peut voir Boris BOILLON en maillot de bain, dans une pose avantageuse, sur sa page internet copains d’avants.

20 février 2011 : Comme pratiquement tous les week-end, François FILLON se rend dans la Sarthe en avion alors que le trajet de 255km dure 1h20 en TGV.

22 février 2011 : Bruno LEMAIRE, ministre de l’agriculture, ne sait pas combien de mètres carrés font un hectare.

27 février 2011 : 3 mois après le remaniement destiné à mettre en place un « gouvernement de professionnels », Nicolas SARKOZY effectue un nouveau remaniement, le 4ème en moins d’un an et le 10ème depuis son élection.

2 mars 2011 : Le débat sur la place de l’islam en France, qui fait polémique avant même d’avoir commencé, est transformé en débat sur la laïcité.

8 mars 2011 : Chantal BRUNEL suggère de « remettre dans les bateaux » les immigrés « qui viendraient de la Méditerranée ».

31 mars 2011 : Patrick DEVEDJIAN, traité de « looser aigri » par Isabelle BALKANY et alors que Jean SARKOZY voulait du « sang neuf », est réélu président de conseil général.

Nicolas SARKOZY Je vous mens je vous manipule et j'en suis fier

4 avril 2011 : Claude GUEANT multiplie les petites phrases. Après « les français ont le sentiment de ne plus être chez eux » ou la « croisade » menée par SARKOZY en Lybie, voilà « La hausse du nombre de musulmans pose problème »

4 avril 2011 : Frédéric LEFEBVRE confond « Zadig » de Voltaire, et « Zadig et Voltaire », une marque de prêt-à-porter.

7 avril 2011 : Jean-Louis BORLOO, suivi le lendemain par Rama YADE, quitte l’UMP.

12 avril 2011 : Nadine MORANO confond RENAUD le chanteur avec l’entreprise Renault.

13 avril 2011 : François BAROIN annonce la prime de 1000 euros. Fin juin, après de multiples annonces et contre-annonces, les critères de la prime sont tels qu’elle ne devrait toucher qu’une minorité de salariés, et son montant ne sera pas obligatoire.

20 avril 2011 : Claude GUEANT annonce la création des « patrouilleurs », mais refuse de les comparer à la police de proximité créée par Lionel JOSPIN et supprimée par la droite.

27 avril 2011 : Une vendeuse est licenciée pour faute grave. Elle aurait déclaré « Il y a Nadine MORANO dans le magasin, si quelqu’un veut aller lui casser la gueule. » La ministre a été, selon le communiqué de son ministère, « Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante ».

8 mai 2011 : Laurent WAUQUIEZ s’en prend aux bénéficiaires du RSA et à l’assistanat « cancer de la société française ».

19 mai 2011 : Nicolas SARKOZY annonce qu’il « ne cédera pas » à propos de la sécurité routière et approuve la décision du gouvernement de supprimer les panneaux annonçant les radars. 73 députés UMP écrivent une lettre contre cette décision. François FILLON confirme. Puis Claude GUEANT cède. Puis François BAROIN re-confirme. Finalement, les panneaux devraient être remplacés par des « radars pédagogiques » et l’interdiction des avertisseurs de radars serait abandonnée.

6 juin 2011 : Après Xavier DARCOS, son remplaçant à l’éducation nationale Luc CHATEL sèche lui aussi sur le règle de trois.

8 juin 2011 : On apprend que Luc FERRY, professeur d’université, n’a pas donné de cours depuis la rentrée 2010 tout en continuant à être payé.

11 juin 2011 : Le bouclier fiscal est abrogé. Le 31 mai, Nicolas SARKOZY prévenait ses ministres : « On ne touche pas au bouclier fiscal »

11 juin 2011 : Jacques CHIRAC annonce qu’il va voter pour François HOLLANDE.

17 juin 2011 : Eric BESSON, énervé par les questions du journaliste sur le nucléaire, quitte le plateau de l’émission « Capital » en disant : « Je vous laisse, je me casse »

SARKOZY Si je perds j'arrête la politique

4 juillet 2011 : En désaccord avec la position du parti sur la bi-nationalité, Lionnel LUCA démissionne de son poste à l’UMP.

14 juillet 2011 : Eva JOLY propose de remplacer le défilé militaire de la fête nationale par un défilé citoyen. François FILLON, premier ministre d’un président fils de Hongrois mariée à une italienne, qui a nommé une ministre naturalisée française en 1998 (Rama YADE), déclare : « cette dame n’a pas une culture très ancienne des valeurs françaises ». Eva JOLY vit en France depuis 50 ans. Lionel TARDY demande qu’elle « rentre en Norvège ».

25 juillet 2011 : La cour des comptes révèle que l’avion de Nicolas SARKOZY est équipé de deux fours, montant : 75000 euros.

28 juillet 2011 : Des photos montrent Brice HORTEFEUX et Jean-François COPE en compagnie de Ziad TAKKIEDINE, un homme d’affaires dont le nom a souvent été mêlé à des scandales politico-financiers.

29 juillet 2011 : Eric CIOTTI veut un encadrement militaire pour les délinquants. Nicola SARKOZY est d’accord. C’était une proposition de Ségolène ROYAL pendant la campagne présidentielle.

30 août 2011 : Frédéric LEFEBVRE dit que le chômage en France est dû à la plus forte natalité dans le pays. Carla BRUNI est enceinte.

1er septembre 2011 : Nicolas SARKOZY traite Jean-Pierre RAFFARIN d’ « irresponsable ». Ce dernier s’énerve sur son blog et refuse dans un premier temps de se rendre aux réunions de l’UMP. Lionnel LUCA le traite de « ringard » et de « has been ».

3 septembre 2011 : L’UMP copie un slogan du PS « La gauche qui agit, la gauche qui protège », en remplaçant gauche par république.

6 septembre 2011 : Pierre CHARON, ancien conseiller de Nicolas SARKOZY à l’Elysée, se présente sur une liste dissidente aux élections sénatoriales. Il sera élu.

10 septembre 2011 : Nadine MORANO déclare que les vols de portables n’existaient pas avant que les portables n’existent.

11 septembre 2011 : Interrogé sur les racines de l’insécurité dans Marseille, Claude GUEANT déclare : « Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences »

19 septembre 2011 : 4 jours après avoir déclaré que « l’impunité des dictateurs, c’est fini ». Nicolas SARKOZY reçoit le président du Kazakhstan. Elu avec 90% des voix, dont l’opposant s’est suicidé de trois balles…

20 septembre 2011 : L’UMP veut que les jeunes majeurs ou les personnes récemment naturalisées prêtent « allégeance aux armes de la France »

KADHAFI SARKOZY m'a tuer

22 septembre 2011 : Les témoignages d’ex-femmes de personnes suspectes font reparler de l’affaire Karachi. Deux proches de Nicolas SARKOZY sont mis en garde à vue. Brice HORTEFEUX est surpris en train d’en contacter un. L’ Elysée déclare que Nicolas SARKOZY n’est cité nulle part, alors que personne à part la justice n’est censé savoir ce qu’il y a dans le dossier. Le secret défense est toujours en vigueur sur cette affaire.

25 septembre 2011 : La gauche gagne les élections sénatoriales, ce qui n’était jamais arrivé depuis que la 5ème république existe.

26 septembre 2011 : Dans un interview, Carla BRUNI raconte ce qui l’a séduite chez son mari : ses connaissances botaniques.

27 septembre 2011 : Pour la première fois, une grève dans l’éducation rassemble service public et secteur privé.

3 novembre 2011 : Barack OBAMA trouve que c’est une bonne chose que Giulia SARKOZY hérite des traits de sa mère plutôt que de ceux de son père.

8 novembre 2011 : François BAROIN accuse les socialistes d’avoir pris le pouvoir par effraction en 1997.

15 novembre 2011 : Luc CHATEL compare Nicolas SARKOZY à Asterix et François HOLLANDE à Babar.

16 novembre 2011 : Au nom de l’équité public/privé, l’UMP décide de compter un jour de carence pour les fonctionnaires… Puis rajoute également 1 jour pour les salariés du privé.

17 novembre 2011 : Alors que Peugeot annonce 5000 suppressions de postes, Nicolas SARKOZY annonce : « Il n’y aura pas de plan social chez PSA »

23 novembre 2011 : En 2001 puis 2005, Nicolas SARKOZY se déclarait pour le droit de vote des immigrés. Au moment où le sénat (passé à gauche) s’apprête à voter la loi, il trouve que c’est une « proposition hasardeuse ».

5 décembre 2011 : Alors que Rachida DATI et François FILLON se disputent la 2ème circonscription de Paris pour les élections législatives, Nicolas SARKOZY déclare à des parlementaires UMP : « Il va falloir régler ce problème », évoquant « cette folle de DATI ».

6 décembre 2011 : Philippe COURROYE, procureur de l’affaire BETTENCOURT, ami de Nicolas SARKOZY, des mains duquel il a reçu la légion d’honneur, est déclaré avoir violé la loi sur le secret des sources par la cour de cassation.

30 décembre 2011 : Claude GUEANT décide d’affronter le vote des électeurs. Il choisit la circonscription de Boulogne-Billancourt, à droite depuis 40 ans, et fief de Nicolas SARKOZY.

UMP Union pour un Monde a Poil
26 juillet 2007 : A Dakar, Nicolas SARKOZY déclare que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».
4 février 2008 : Nicolas SARKOZY promulgue la loi modifiant la constitution française de manière à la rendre compatible avec le traité le Lisbonne, similaire au traité constitutionnel rejeté par les français par référendum en 2005.
27 mai 2008  : Nicolas SARKOZY annonce qu’il ne touchera pas à la retraite à 60ans : « Je ne le ferai pas pour un certain nombre de raisons et la première, c’est que je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle, ce n’est pas un engagement que j’ai pris pendant ma campagne, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela, et ça compte pour moi »

4 juillet 2008 : Suite à la libération d’Ingrid Betancourt, Nicolas SARKOZY propose d’accueillir en France les FARC qui renonceraient à la violence.

24 juillet 2008 : Nicolas SARKOZY ironise à nouveau sur la Princesse de Clèves. En février 2006 il avait comparé à un sadique ou un imbécile celui qui avait mis ce roman au programme d’un concours de l’administration.

SARKOZY et HOLLANDE La vie de château

16 avril 2009 : Nicolas SARKOZY déclare : « Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale ».

23 janvier 2010 : Faudel regrette son soutien à Nicolas SARKOZY. « J’étais l’Arabe de service ».

18 juin 2010 : Nicolas SARKOZY dit dans un discours : « ils se batturent ». Le 15 janvier 2007 il parlait d’ « héritation » au lieu d’héritage, et le 18 avril 2007 il a inventé la « fatitude » au lieu de la fatuité.

14 mai 2011 : Pendant une réunion, un militant UMP, soutenu par plusieurs autres, lance : « Y en a marre des bougnoules », provoquant le départ de Janette BOUGRAB.

28 septembre 2011 : Nicolas SARKOZY parle du sémiologue Roland BARTHES en prononçant bartesse au lieu de barte.

30 novembre 2011 : Arnaud MONTEBOURG (ps) est accusé de germanophobie car il compare la politique d’Angela MERKEL à celle de BISMARCK. En 2007, Nicolas SARKOZY déclarait : « La France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale ».

20 décembre 2011 : Christine BOUTIN menace de révéler « une bombe atomique » à propos de Nicolas SARKOZY si on l’empêchait d’avoir ses 500 signatures. Le 14 février 2012, elle renonce à se présenter et rallie Nicolas SARKOZY.

SARKOZY l'échec Karachi, Kadhafi, Bettencourt, Sondages de L'Élysée, ...

8 janvier 2012 : Après avoir longtemps été contre, Nicolas SARKOZY veut adopter la taxe TOBIN.

9 janvier 2012 : Free dévoile ses forfaits très avantageux. Nicolas SARKOZY, dont un fils est le filleul de BOUYGUES ne voulait pas d’un 4ème opérateur. C’est François FILLON qui a fait passer l’autorisation en douce pendant une absence de SARKOZY.

10 janvier 2012 : Christian ESTROSI déclare que le Fouquet’s est une « brasserie populaire ».

13 janvier 2012 : La France perd un de ses triple A.

25 janvier 2012 : Un motard escortant la voiture de Nadine MORANO en sens interdit percute un piéton.

25 janvier 2012 : Pierre SARKOZY tombe malade en Ukraine. Il est rapatrié en avion utilisé habituellement pour transporter le président et les ministres.

29 janvier 2012 : Nicolas SARKOZY affirme qu’il n’a jamais parlé de « TVA sociale » alors que le terme apparaît sur le site de l’Elysée.

2 février 2012 : Trouvant qu’il n’y avait pas assez d’ouvriers sur le chantier visité par Nicolas SARKOZY, la présidence de la République a eu recours à des figurants pour faire le nombre.

5 février 2012 : Claude GUEANT estime que « toutes les civilisations ne se valent pas »

10 février 2012 : Christian VANNESTE parle de la « légende de la déportation des homosexuels ».

Sarkozy_TroneUMP2

15 février 2012 : Nicolas SARKOZY se déclare candidat. « Il y a une idée centrale dans mon projet, c’est redonner la parole au peuple français par le référendum ». Quelques citations du même :

Février 2007 : « Je ne comprends pas que l’on puisse être candidat en ayant chevillée au corps l’idée que la politique ne peut plus rien et en ayant comme idéal la démocratie d’opinion, parce que la démocratie d’opinion c’est l’ultime renoncement de la politique »

Mars 2007 : « Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français : ‘Excusez-moi, j’ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet »

Mars 2007 : « La démocratie participative, c’est la fin de toute volonté politique, c’est la fin de la politique qui prend ses responsabilités (…) c’est la fin de la démocratie représentative dans le soupçon généralisé (…) et la forme ultime de la démagogie »

Juillet 2007 : « Il y a bien sûr le référendum, que le Général De Gaulle concevait comme une question de confiance posée aux Français par le chef de l’Etat, et dont Jacques Chirac a élargi le champ. Mais il me semble que le référendum ne remplit plus ce rôle et que cela ne suffit pas »

20 février 2012 : Nicolas SARKOZY et Henri PROGLIO chercheraient à placer Jean-Louis BORLOO à la tête de Véolia.

24 février 2012 : Nathalie KOSCIUSKO-MORISET, ministre des transports, ne connaît pas le prix du ticket de métro.

25 février 2012 : Henri GUAINO s’énerve après Jérôme GUEDJ (PS) : « Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ? ». Puis, tapant sur la table : « Taisez-vous, vous avez assez parlé ». Le 28 janvier 2012 il s’en prenait à Joseph MACE-SCARON : « Vous voulez me donner des leçons de morale ? Vous êtes qui pour me dire ça ? Vous avez fait quoi dans votre vie pour me dire que je suis indigne ? »

2 mars 2012 : Claude GUEANT pense que le droit de vote aux étrangers pourrait conduire à rendre obligatoire la nourriture halal dans les cantines.

3 mars 2012 : Nicolas SARKOZY veut que les produits halal soient étiquetés. Quelques jours avant, le gouvernement avait refusé une proposition de loi dans ce sens de Françoise HOSTALIER (UMP).

5 mars 2012 : François FILLON conseille aux religions d’abandonner certaines « traditions ancestrales » abattage rituel des animaux, provoquant la colère des représentants juifs et musulmans.

6 mars 2012 : En coulisse lors d’une émission avec son mari, Carla BRUNI réagit quand on questionne Nicolas SARKOZY sur le Fouquet’s : « Nous sommes des gens modestes ».

8 mars 2012 : Louis SARKOZY (15 ans) s’amuse à tirer avec un pistolet à billes sur une policière.

11 mars 2012 : Henri GUAINO confond Photowatt, l’entreprise « sauvée » par Nicolas SARKOZY, et Photoshop, le logiciel graphique.

26 mars 2012 : Nicolas SARKOZY, à propos des militaires tués à Montauban, parle de « musulmans d’apparence ».

6 avril 2012 : Nicolas SARKOZY affirme que, contrairement à François HOLLANDE, il est allé à Fukushima. Il admet le 13 que c’était faux.

23 avril 2012 : Nicolas SARKOZY fait un discours sur le « vrai travail ». Le 25 il assure ne jamais avoir dit « vrai travail »

1er mai 2012 : La CGT appelle à voter François HOLLANDE. Nicolas SARKOZY parle de traîtrise à la cause syndicaliste. François FILLON dit « Nous devrions éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats. Je n’aime pas qu’on critique les syndicats en tant que tels ».

6 mai 2012 : Nicolas SARKOZY perd les élections présidentielles.

SARKO

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 mai, 2012 |Pas de commentaires »

UN SYNDICALISTE EN COLERE: AUCUNE LECON Â RECEVOIR DE SARKOZY

Aucune leçon à recevoir de Sarkozy.

UN SYNDICALISTE EN COLERE: AUCUNE LECON Â RECEVOIR DE SARKOZY dans REFLEXIONS PERSONNELLES SARKOZY

arton16575-2cf43 POLITIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Un syndicaliste en colère

Depuis quelques semaines, le président sortant et Marine Le Pen enchaînent les attaques contre « les syndicats ». Les propos qui sont tenus sont insupportables et jettent l’opprobre sur des milliers de militants engagés sur leur temps de délégation, et très souvent sur leur temps personnel, dans le seul but de défendre les intérêts des salariés et de les organiser contre les patrons et les organisations patronales face aux projets de casse sociale. Les arguments qui sont dans l’air sont populistes, poujadiste et surtout… faux, c’est l’objet de cette note.

Non représentativité ?

Le syndicalisme français n’est pas un syndicalisme d’adhésion, donc il est vrai que seulement 8% des salariés français sont syndiqués. Pourtant, un sondage récent montre que 6 français sur 10 font confiance aux syndicats (sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche). Nous sommes souvent comparés à l’Allemagne où 82% des salariés sont syndiqués ; il faut juste savoir que les victoires syndicales en Allemagne (conventions, accord d’entreprise, …) ne s’appliquent qu’aux syndiqués !!! Donc évidemment, seuls les masos ne sont pas syndiqués…

Ce qu’omettent de dire les chiens de garde de la droite et de l’extrême droite, c’est que comme en politique, ce sont les élections professionnelles qui créent la représentativité syndicale. Or, 63,8 % des salariés y ont participé durant les dernières échéances ce qui est une participation très importante. C’est donc un énorme mensonge : les organisations syndicales sont bien légitimes, peut être plus que les partis.

En effet, dans les conditions posées par Le Pen et Sarkozy, l’UMP d’ailleurs est-elle représentative ? Elle compte 171000 adhérents à jour de cotisation, c’est-à-dire 0,38% de l’électorat !!! Cela n’a pas empêché l’UMP de diriger la France pendant les 10 dernières années. Elle l’a d’ailleurs fait dans le seul intérêt des gens qu’elle représente : les riches ! Qui donc est représentatif du peuple français ? Pendant l’automne 2010 les organisations syndicales françaises ont réuni 7 manifestations avec plus de 2 millions de personnes, aucune organisation européenne n’a pu réaliser cet exploit.

« Poser nos drapeaux rouges…

Les syndicats français ont appris de l’histoire qu’il fallait maintenir une indépendance importante vis-à-vis des pouvoirs, quels qu’ils soient, des administrations et du patronat. Mais dans leur combat pour les intérêts des salariés, il est fondamental que les organisations syndicales aient la possibilité de se positionner.

Heureusement, les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, CFTC n’ont pas attendu l’aval du pouvoir pour organiser la résistance face à l’occupant nazi et au régime de Vichy en 1940. Une part de l’Histoire française que Sarkozy et Le Pen voudraient effacer ?

Bien évidemment, le très neutre syndicat patronal Medef n’a jamais été taxé de partialité en déclarant « La capacité de Nicolas Sarkozy est exceptionnelle » (Laurence Parisot sur Europe 1 le 1/04/2012). Il est à rappeller que le Medef est l’héritier historique d’organisations syndicales comme le comité des forges qui n’avait pas choisi le côté de la Résistance mais celui de la collaboration en clamant « mieux vaut Hitler que le Front Populaire ! »

Il est bien normal que la CGT appelle à battre celui qui porte aujourd’hui la revanche des collabos, contre les syndicats et surtout contre notre système de sécurité sociale issu du Conseil National de la Résistance.

… et servir la France  » ?

En défendant coûte que coûte les services publics, la sécurité sociale, la santé et l’éducation pour tous, etc, les syndicats ont un peu l’impression d’être très isolés pour justement servir les salariés de ce pays face aux différents gouvernements. Ce sont ces derniers qui explosent les acquis sociaux et les constructions sociales qui rendent la vie des Français et étrangers moins dure, et moins exposée aux désirs des marchés.

Le combat contre le paiement de la dette illégitime aux banques privées, pour étendre la sécurité sociale, pour la hausse des salaires et pour l’extension de véritables services publics porté par notre syndicat est le SEUL projet crédible et efficace face à la crise du capitalisme qui est loin d’être terminée.

Nous avons besoin de dégager Sarkozy dimanche, et de vous tous pour imposer une vraie sortie de crise par la récupération des richesses, que nous et nous seuls produisons : le fameux PIB de 2000 milliards d’euros en 2011, dont 60% nous sont retournés en salaire ou sécurité sociale, et surtout 40% accaparés par la finance !!!

C’est là le vrai problème dont Sarkozy et Le Pen ne veulent pas parler. Ils préfèrent lancer des attaques contre vos partenaires du quotidien que sont ces milliers de militants syndicaux qui vous aident et vous soutiennent tous les jours. Pour finir, essayez donc de porter aux permanences du Medef votre demande d’augmentation de salaires, votre problème de souffrance au travail ou d’injustice sur votre pension retraite, vous verrez qui sert efficacement la France d’en bas !

Un syndicaliste en colère.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LE LIMOUSIN RADIOACTIF

Le LIMOUSIN radioactif

LE LIMOUSIN RADIOACTIF dans REFLEXIONS PERSONNELLES 20070403-151405.BMP

Lorsque la très faible proportion d’uranium qu’on extrait des mines s’en va vers les centrales, la gangue radioactive reste sur place, la plupart du temps à ciel ouvert. Et puisqu’elle s’y trouve déjà, on a eu moins de scrupules à y ajouter d’autres déchets, quelquefois beaucoup plus dangereux encore, provenant de lieux où ils auraient été trop visibles.

Le sous-sol français est riche en uranium. Les premières mines ont été ouvertes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour fournir la matière première nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Aujourd’hui, plus des deux tiers de l’uranium consommé par les réacteurs français sont importés, mais la France reste néanmoins le premier producteur d’Europe.

L’exploitation actuelle et celle qui a précédé sont responsables d’une quantité gigantesque de déchets: plus de 300 millions de tonnes, dont certains causent de réels problèmes biologiques. Il y a d’abord les « stériles », ces roches extraites qui, contenant trop peu d’uranium, ne sont pas traitées et finissent souvent par former des petites collines rocheuses, sortes de terrils des régions uranifères.

 intro_limou DECHETS dans REFLEXIONS PERSONNELLES  limou_terrils ENVIRONNEMENT
Lacs de boues et terrils Les anciennes mines d’uranium à ciel ouvert, ici celle de Bellezane, servent de décharges aux boues radioactives, résultant du traitement du minerai, tandis que les résidus grossiers, les « stériles », s’empilent aux alentours, laissant échapper des fines particules radioactives et du radon.

Leur volume est colossal, puisqu’ils représentent 40 % du tonnage total extrait pour une souterraine, et 90 % pour une mine à ciel ouvert. C’est-à-dire, dans ce dernier cas, qu’avant de pouvoir traiter 1 tonne de minerai pour en récupérer l’uranium, il faut en manipuler et en stocker 9 tonnes. La quantité cumulée des stériles de mines d’uranium en France se situerait autour de 270 millions de tonnes !

Or, ils ne sont pas totalement « stériles », car ils contiennent toujours de l’uranium ainsi que d’autres corps radioactifs. Bien sûr, le minerai lui-même était aussi radioactif, et il élevait dans les régions alentour la radioactivité à un niveau parfois double de celui de la région parisienne. Mais ce minerai formait un bloc compact sous terre, alors qu’une fois extrait il est plus facilement lessivé par les eaux de pluie. D’autre part, ces stockages en plein air engendrent nécessairement des poussières radioactives, qui s’envolent sur la région. Sans parler du radon, ce gaz radioactif, lui aussi, qui s’échappe beaucoup plus facilement de ce labyrinthe de pierrailles que de la roche mère où il doit, pour remonter à l’air libre, trouver des failles, des fissures ou des roches poreuses. La radioactivité de ces stériles n’empêche d’ailleurs pas que l’on autorise des sociétés de travaux publics à les utiliser pour construire des ponts, des routes… Les préfets de Vendée et de Haute-Vienne ont ainsi accordé plusieurs autorisations. En bénéficient notamment la société Jean Lefebvre, sur la commune de Compreignac, et la SCREG-Ouest, sur la commune de Saint-Sylvestre, en Haute-Vienne. Mais il y en a bien d’autres!

Seule une faible partie du minerai extrait est donc traitée en usine pour récupérer l’uranium. Ce traitement engendre d’autres déchets, bien plus nocifs que les stériles. Avant d’aboutir au yellow-cake, qui contient de 70 % à 90 % d’uranium, le minerai subit toute une série d’opérations visant à séparer le métal de la gangue qui le contient.

Il est d’abord concassé, puis finement broyé en particules de moins d’un millimètre, Ce sable très fin est mélangé à de l’eau pour constituer une pâte. Il existe deux méthodes principales pour extraire le métal de cette pâte : soit des réactifs acides soit, au contraire, alcalins. Dans le premier cas, de l’acide sulfurique chaud, additionné de chlorate de sodium est mélangé à la pulpe, à raison de 40 kg environ d’acide par tonne de minerai. Dans le second cas, la pulpe est envoyée dans un autoclave à 140 °C à une pression de 6 bars, avec du carbonate de sodium, de la chaux, de la sidérose et de l’oxygène.

Il s’agit ensuite de séparer la partie liquide, qui renferme l’uranium solubilisé, et la partie solide qui constitue les fameux « résidus de traitement », une sorte de boue rosâtre riche en radium. Précisons qu’avant de pouvoir être utilisé comme combustible dans un réacteur, le yellow-cake devra subir bien d’autres transformations (raffinage, enrichissement, fabrication des éléments combustibles), mais, sur les sites miniers, la métamorphose s’arrête là. Ce concentré d’uranium naturel contient essentiellement de l’uranium 238 et seulement 0,71 % d’uranium 235, dont la proportion devra être augmentée jusqu’à 3 % pour permettre à la réaction en chaîne de se produire dans le coeur des réacteurs français. Car seul l’isotope 235 est fissile.

Revenons au minerai. Lorsqu’il n’est pas jugé suffisamment riche pour être traité en usine (teneur de 0,03 % à 0,08 % environ), une autre méthode consiste à le concasser et le disposer en grands tas sur le carreau de la mine, à travers lesquels on fait percoler une solution acide qui dissout l’uranium et que l’on récupère à la base. Cette opération de lixiviation doit être répétée plusieurs fois et s’étale sur plusieurs mois, alors que le traitement en usine s’effectue en quelques heures.

 decharge_bec_limou LAMIREAU THIERRY Une décharge à becquerels A quelques dizaines de mètres des maisons, l’ancienne mine à ciel ouvert du Brugeaud, sur la commune de Bessines, a été comblée par 5 800 000 t de résidus radioactifs. Plus de 250 térabecquerels sont enfouis là, c’est-à-dire que plus de 250 000 milliards de désintégrations s’y produisent chaque seconde. Lorsque le niveau d’eau baisse, comme c’est le cas ici, la radioactivité est plus élevée, l’eau jouant un rôle d’écran.

Une décharge à becquerels 

Depuis environ quarante ans, 47,5 millions de tonnes de minerai ont été traitées en France, d’abord par le CEA, puis par sa filiale Cogema qui gère actuellement 85 % des ressources nationales, l’autre exploitant étant le groupe Total. De ces millions de tonnes ont été tirées environ 60 000 t de yellow-cake, produit de base de l’énergie nucléaire. D’où une montagne de déchets. Ainsi, rien que l’ensemble des sites de la Cogema, anciens ou en exploitation, renferment, en plus des stériles qui n’ont subi aucun traitement, 26 millions de tonnes de résidus très fins (les boues qui sortent de l’usine) et 17 millions de tonnes de résidus grossiers (les restes des tas de lixiviation).

Or, tous ces résidus qui n’ont été débarrassés que d’une partie de leur uranium – il en reste 3 000 t sur l’ensemble des sites, dans les résidus très fins, et 1400 t dans les autres – contiennent toujours la quasi-totalité des « descendants » radioactifs de l’uranium. Le radium 226, d’abord, notoirement radiotoxique, qui représente à lui seul le total faramineux de 700 térabecquerels (700 000 milliards de becquerels, le becquerel remplace désormais le curie, un curie est égal à 37 milliards de becquerels.). Pour donner une idée du risque, signalons que la dose maximale admissible de radium dans l’eau potable en France est de 0,37 becquerel par litre. Rappelons aussi qu’à Itteville, dans la région parisienne, on s’est beaucoup affolé parce qu’on soupçonnait la présence d’une trentaine de grammes de radium sur un terrain qui avait servi de décharge au centre de Saclay. Le radium 226 a une période de 1620 ans, c’est-à-dire qu’au bout de ce laps de temps il aura perdu la moitié de sa radioactivité, puis 1620 ans plus tard, la moitié de la moitié… Mais il y a aussi du thorium 230, du plomb 210 et bien d’autres radionucléides dans ce cocktail radioactif pour des milliards années.

 futs_limou LIMOUSIN Des fûts abandonnés A moitié enfouis sur l’ancien site minier de Margnac, en Haute Vienne, ces fûts font-ils partie du lot de 88 082 barils expédiés par l’usine de conversion d’uranium Comurhex, à Malvesi, près de Narbonne, entre 1975 et 1989 ?

Or, que fait-on de ces boues ? Une partie a servi à remblayer des galeries de mines, mais la majorité est restée en surface. Elles ont été déversées soit dans un « bassin » aménagé dans une vallée et fermé par une digue faite de stériles comme à Saint-Priest-la-Prugne, et à Lavaugrasse, soit tout simplement dans une ancienne mine à ciel ouvert. C’est le cas le plus fréquent.

Ainsi, actuellement, la noria de camions-bennes non bâchés qui quittent chaque jour, à la cadence d’un tous les quarts d’heure, l’usine SIMO, filiale de la Cogema, à Bessines-sur-Gartempe, dans le Limousin, ne font que quelques kilomètres pour rejoindre les anciens sites miniers de Montmassacrot et de Bellezane, où ils se délestent de leur cargaison.

Les habitants de Bessines, excédés de voir dégouliner ces boues rosâtres dans les rues de leur ville, ont demandé à la CRIIRAD, un laboratoire indépendant, de mesurer le taux de radioactivité de ces boues et des mousses qui poussaient sur le mur bordant la route empruntée par les camions. Réponse de la CRIIRAD: plus de 100 000 becquerels par kg de matières sèches pour les boues dont plus de 25 000 becquerels imputables au seul radium 226, et plus de 30 000 pour les mousses.

Avant 1987, ces boues étaient envoyées plus près encore de l’usine SIMO, dans l’ancienne mine du Brugeaud et dans le bassin de Lavaugrasse, transformé aujourd’hui en vaste lac de plusieurs hectares où il ne ferait pas bon se baigner, sous peine de profiter des… 141000 milliards de becquerels de radium 226 qu’il renferme, ce que les canards semblent ignorer !

20070403-151331.BMP1 MINES

A une quarantaine de kilomètres de là, à Jouac, une autre usine de traitement est exploitée par Total compagnie minière, une filiale du groupe Total. Le minerai est actuellement extrait d’une mine souterraine, mais celles à ciel ouvert qui ne sont plus exploitées servent de dépôts pour les boues résiduelles. Impossible pour les riverains de soupçonner ce qui se passe derrière les immenses tas de stériles qui ceinturent le site. Que l’on imagine un lac de boues gigantesque s’étendant sur des dizaines d’hectares, où l’on ne voit guère que des arbres morts et des bidons vides (voir photos). Dans l’ancienne mine de Margnac, au sud de Bessines, c’est la Cogema qui se débarrasse de ses détritus !

Mais il y a eu des déchets plus dangereux qui ont été enfouis au cours des années dans nombre de ces sites. C’est une commission chargée d’examiner les dépôts de matières radioactives pour le compte du Conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaire qui a soulevé une partie du voile en remettant ses conclusions en juillet 1991. La demande émanait des ministères de l’Environnement, de l’Industrie et de la Santé, ce qui explique que la Cogema ait dû ouvrir ses dossiers (ou du moins une partie). Ainsi, le rapport Desgraupes, du nom du président de cette commission, nous apprend que sept sites au moins (voir cartes 1 et 2), dont six dans le Limousin et un en Saône-et-Loire, ont accueilli, parfois à plusieurs reprises, des déchets radioactifs provenant pour la plupart de l’usine de traitement de minerai du Bouchet, dans l’Essonne, qui a produit de l’uranium et du thorium de 1946 à 1971. Il y a eu d’autres livraisons en provenance de l’usine d’enrichissement d’uranium de Pierrelatte, dans la Drôme; de l’usine de raffinage Comurhex à Malvesi, près de Narbonne ; du centre du CEA de Fontenay-aux-Roses, près de Paris; et de l’usine de fabrication de combustible SICN à Veurey, dans l’Isère. Bref, Il en est venu de toute la France. Quelque 300 000 fûts et des dizaines de milliers de tonnes de terre, gravats et ferrailles contaminés.

Ces chargements se sont faits, pour la plupart, dans le plus grand secret, au mépris de l’information du public, et se sont échelonnés de 1958 à 1989 pour les plus récents d’entre eux, du moins officiellement. Ce sont dans l’ensemble des résidus de minerai riche, plus nocifs encore que ceux du sous-sol limousin, c’est du moins la version qui nous a été donnée. Mais comment vérifier qu’il n’y a pas eu pires déversements, maintenant que ces déchets sont sous les stériles ou sous les boues ? Mais les 18 000 fûts verts, jaunes ou noirs, qui viennent de Pierrelatte et dorment sous les verses du Brugeaud, contiennent de l’uranium enrichi en uranium 235, l’isotope fissile dont il suffit de quelques kilos pour fabriquer une bombe. Là, il y en a 1,5 kg.

Quant aux quelques centaines de fûts (la quantité exacte n’est nulle part précisée) envoyés sur le site du Bauzot par le centre de Fontenay-aux-Roses, ils sont hautement suspects. Ils proviennent, en effet, d’une usine pilote qui a fonctionné de 1954 à 1957, puis qui a été démantelée entre 1959 et 1962 et dont l’activité était l’extraction de… plutonium !

Les seuls fûts que l’on puisse aujourd’hui examiner à loisir sont stockés discrètement dans un hangar isolé de la Cogema à Bessines. Il y a là 388 fûts provenant de l’usine du Bouchet et contenant des minerais d’uranium, de thorium et de terres rares, représentant environ 4 000 kg d’uranium métal et… 580 milliards de becquerels. Aujourd’hui les langues se délient. Et, dans la région de Bessines ou de Saint-Priest-la-Prugne, on parle de mystérieuses cargaisons qui étaient livrées de nuit ! Ainsi, les habitants de Pény affirment avoir été réveillés en juillet 91 par l’arrivée de camions qui avaient raté l’embranchement conduisant à une ancienne mine. Ils transportaient des fûts sur lesquels les riverains reconnurent le sigle radioactif. A Saint-Priest, on évoque même l’enfouissement de déchets industriels toxiques. On peut, en effet, se demander pourquoi la société Sedemap qui exploitait au début des années 1980 un centre de traitement de déchets industriels, à Buxières-les-Mines, dans l’Allier, avait racheté à la Cogema, un terrain jouxtant l’ancienne mine de Saint-Priest-la-Prugne ?

Même sans tenir compte de ces apports clandestins, tous ces sites miniers représentent des zones contaminées ; 300 000 milliards de becquerels rien qu’en radium 226, dans le bassin de Lavaugrasse, 150 000 Milliards au Brugeaud, 800 000 milliards pour l’ensemble des sites!

Or, ils ne font l’objet en France d’aucune réglementation spécifique. Alors que certains d’entre eux devraient, tout comme les centrales nucléaires, être soumis à la réglementation des installations nucléaires de base (INB), Ils ne relèvent même pas dans la plupart des cas, à l’instar de n’importe quel autre établissement industriel, de la législation des Installations classées pour la protection de l’environnement.

Le rapport Desgraupes estime notamment que les stockages de Saint-Priest-la-Prugne, de l’Ecarpière, de Bessines, du Bosc, du Cellier et de Jouac (voir cartes 1 et 2) sont des INB. Ce n’est pas l’avis des compagnies minières et de l’administration. La section des travaux publics du Conseil d’Etat a d’ailleurs donné raison à ces dernières dans son avis Ou 11 décembre 1991.

Pourquoi cette divergence ? Les uns considèrent les résidus de traitement comme un mélange de substances radioactives, les autres comme de l’uranium naturel. Or, la réglementation n’est pas la même suivant que l’on adopte l’une ou l’autre thèse. Le site doit être classé INB à partir d’une activité totale de 37 térabecquerels dans le premier cas et de 3 700 térabecquerels dans le second.

D’un point de vue strictement chimique, il semble pourtant évident que les résidus n’ont plus rien à voir avec de l’uranium naturel, leur composition ayant été modifiée, ne serait-ce qu’à cause des produits qui ont été ajoutés au moment du traitement. Et la radioactivité, qu’elle soit légale ou non, est bel et bien là!

Encore une fois, comment comparer un minerai en bloc compact sous la terre et ce même minerai réduit en poudre et répandu à la surface du soi ? On n’obtient pas le même breuvage en faisant infuser des grains de café ou du café moulu ! Le vent emporte et dissémine les fines poussières à des kilomètres à la ronde, et les pluies se chargent de particules.

Quels sont les risques ? De plus en plus de chercheurs semblent penser qu’il n’y a pas de seuil au-dessous duquel le taux de radioactivité n’aurait pas d’effets sur l’organisme. La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) a d’ailleurs révisé à la baisse les normes qu’elle avait précédemment édictées: elles sont passées de 5 millisieverts par an (le sievert remplace le rem. 1 sievert = 100 rems) pour la population à seulement 2 millisieverts. Ces chiffres n’ayant valeur que de recommandations, la France a d’ailleurs préféré s’en tenir aux bonnes vieilles normes ! Pour donner un ordre d’idée, la radioactivité naturelle en France (aussi nocive que l’artificielle) inflige en moyenne 1 millisievert par an. La CIPR estime que 10 millisieverts reçus par un million de personnes généreront 500 décès par cancer ; pour l’Académie des sciences américaine, cette dose entraînerait 800 morts par cancer ; pour la Fondation américano-japonaise pour la recherche sur les effets des rayonnements: 1740 ; et pour l’équipe de chercheurs américains dirigée par le Dr Mancuso, de l’université de Pittsburgh : 6 000.

Dans des régions comme le Limousin, où la radioactivité naturelle est déjà élevée (1,5 millisievert en moyenne), le niveau est multiplié par 20, voire par 100, au-dessus ou à côté de ces énormes dépôts de résidus.

 chemine_radon_limou MINES D'URANIUM Des cheminées à radon Dans la campagne limousine, les aérateurs comme celui-ci font partie du paysage. Ils servent de bouche d’évacuation pour le radon, ce gaz radioactif qui est extrait des galeries souterraines en raison de sa nocivité.

Si nous avons tant parlé de radium 226, très radiotoxique et soluble, c’est aussi parce qu’il donne naissance, en se désintégrant, à un gaz radioactif, le radon (1) dont les propriétés cancérigènes sont officiellement reconnues. De nombreuses études épidémiologiques effectuées sur des mineurs d’uranium le prouvent. Il n’y a pas que les dépôts de résidus qui augmentent le niveau de radioactivité. Le simple fait d’exploiter un gisement y contribue.

Une série de mesures pour doser le radon, effectuées du 17 au 19 juillet 1989 par la CRII-RAD sur deux sites uranifères du Limousin, l’un à Saint-Sylvestre en exploitation (mine souterraine) et l’autre à Négremont, encore non exploité, est fort significative. Le protocole était identique : 25 mesures sur une surface de 400 m de côté avec un maillage de 100 m. Résultat: de 100 à 1080 Bq/m3 à Saint-Sylvestre et de 22 à 200 Bq/m3 à Négremont, où le gisement est pourtant plus près de la surface et la teneur en uranium plus élevée.

Sur les autres lieux testés à ce jour par la CRII-RAD, le niveau extérieur moyen est d’environ 15 Bq/m3. Et l’EPA, l’agence américaine de l’environnement, conseille aux habitants d’effectuer des travaux (isolation, ventilation … ) si le niveau mesuré chez eux dépasse 148 Bq/m3.

Nous avons demandé à la CRII-RAD de mesurer le taux de radon à proximité d’une bouche d’aération de la mine désaffectée des Vieilles Sagnes, sur la commune de Saint-Sylvestre. Une précédente mesure effectuée dans cet orifice, en février 92, à un mètre de profondeur, avait révélé des taux de radon dans l’air faramineux : plus d’un million de becquerels par m3 d’air ! A un mètre du sol et à une distance de 10 m de la bouche d’aération, on trouve encore 8 308 Bq/ m3 ; à 15 m : 1420 Bq/m3 et à 30 m : 721 Bq/m3. Voilà ce que respirent les enfants qui viennent jouer dans ces lieux, dont la plupart n’étaient pas même clôturés il y a trois mois de cela.

Mieux vaut tard que jamais. Au bout de quarante ans, sous la pression des associations de défense de l’environnement, une commission locale d’information vient d’être mise en place à Bessines. Ces associations réclament, entre autres, la remise en état des sites miniers abandonnés et notamment le recouvrement des dépôts de résidus. Aux Etats-Unis, où l’on n’hésite pas parfois à prendre des mesures extrêmes, on a carrément déplacé tous les résidus de quatre sites à Salt Lake City (Utah), Durango et Grand Junction (Colorado) et Canonsburg (Pennsylvanie) : ces déchets ont réintégré leur dépôt d’origine à Canonsburg, après que l’on eût réalisé un étanchement de bonne qualité.En France, le CEA songe à transformer la décharge radioactive de Saint-Priest-la-Prugne, dans l’Allier en base nautique

 Les dépôts d’uranium du Limousin…
(carte n°1)
depos1_uranium_limou NUCLEAIRE

Figurent sur cette carte de la Haute-Vienne (département contenant le plus grand nombre de décharges d’uranium) et sur celle de la France (voir carte n° 2 tous les dépôts connus) de résidus de traitement de l’uranium, riches en radium, ainsi que les usines, fermées ou en exploitation, à l’origine de ces déchets. Nous avons également indiqué les sites miniers qui ont reçu des déchets radioactifs en provenance d’autres centres nucléaires.

L’activité totale ne représente que l’activité du radium 226 et du thorium 230; chaque fois que cette activité est supérieure à 37 térabecquerels (TBq), le site devrait être classé installation nucléaire de base (INB) et donc soumis à des contrôles sévères. Mais aucun des sites ne respecte cette réglementation (Voir la revue, fort bien documentée, info Uranium, 7 rue de l’Auvergne.).

1. Lavaugrasse : bassin de 25 ha ayant reçu les résidus de l’usine SIMO de Bessines de 1958 à 1978 : 5 700 000 t, contenant 600 t d’uranium et représentant une activité de plus de 282 000 milliards de becquerels (282 TBq) dont 141 TBq en radium 226. Renferme également 3 500 t de résidus provenant de minerai d’uranium riche (teneur de 5 % à 20 %) contenant 1 TBq de radium 226 en provenance de l’usine du Bouchet dans l’Essonne, démantelée de 1972 à 1979. Devrait être classé INB.

2. Le Brugeaud : ancienne mine d’uranium à ciel ouvert, l’une des plus grandes de France, ayant reçu les résidus de l’usine SIMO de Bessines, de 1978 à 1987 : 5 800 000 t contenant environ 550 t d’uranium et représentant une activité de plus de 258,2 TBq dont 129,1 TBq en radium 226. Contient également des déchets provenant de l’usine du Bouchet : 6 000 t de résidus contenant 1,7 TBq de radium 226; 16 800 t de terres et gravats contenant 0,62 TBq de radioéléments alpha; 1900 t de ferrailles contenant 0,07 TBq de radioéléments alpha. Les terres, gravats et ferrailles n’ont pas été mis dans la fosse, mais ont été enfouis dans les verses de « stériles ».

Il y a aussi 18 048 fût arrivés de Pierrelatte (Drôme) entre 1968 et 1971 et contenant des déchets enrichis en uranium 235.

S’y ajoutent, ainsi que sur le site voisin de la Croix-du-Breuil, des résidus plus grossiers provenant de la lixiviation des minerais pauvres sous la forme de verses, sortes de terrils de l’uranium; il y en a 8 400 000t contenant 465 t d’uranium représentant une activité de 14,4 TBq en radium 226. Devrait être classé INB.

3. Montmassacrot : ancienne mine d’uranium à ciel ouvert ayant reçu les résidus de l’usine SIMO de Bessines de 1986 à 1990 : 737 000 t de résidus contenant 69 t d’uranium et représentant une activité de plus de 38 TBq dont 19 TBq en radium 226. Devrait être classé INB,

4. Bellezane : cette ancienne mine d’uranium à ciel ouvert reçoit les résidus de l’usine SIMO de Bessines, depuis 1988. Début 1991, ces boues représentaient 845 000t contenant 90t d’uranium et une activité de plus de 42 TBq, dont 21 TBq en radium 226.

De plus, 1126 000 t de résidus ont été déposées de 1958 à 1986 dans certains puits et certaines galeries de la partie souterraine de la mine aux fins de remblayage. Devrait être classé INB.

5. Margnac: ancien site minier ayant reçu, de 1975 à 1989, 88 082 fûts provenant du centre de conversion de l’uranium Comurhex, à Malvesi, près de Narbonne. Ces fûts d’une masse de 2 110 t, qui avaient contenu de l’uranate, étaient plus ou moins bien décontaminés et écrasés. Leur activité représente 0, 11 TBq. Ils ont été enfouis dans les verses des stériles

6. Pény : cette ancienne mine, proche de Margnac, a reçu un chargement identique à celui de Margnac, enfoui également dans une verse.

7. Fanay: ancien site minier ayant reçu, en 1971, 400 m3 de fûts écrasés provenant de l’usine du Bouchet, soit environ 0,01 TBq.

8. Bessines-sur-Gartempe : sur le site de la Cogema, un hangar contient 388 fûts provenant du Bouchet et représentant une activité de 0,58 TBq.

9. Jouac : les immenses bassins entourés de digues construites avec des stériles d’une ancienne mine à ciel ouvert, contenaient, début 1991, 900 000 t de résidus provenant de l’usine de Jouac, appartenant au groupe Total. L’activité totale était de plus de 104 TBq dont 52 TBq en radium 226. Devrait être classé INB.

 ET LES AUTRES DÉCHARGES FRANCAISE
(carte n°2)

autre_decharge_limou POLITIQUE
Si la Haute-Vienne à elle seule, renferme la moitié des décharges de résidus de l’uranium, d’autres régions abritent néanmoins des dépôts très importants.

1. La Ribière (Creuse) : ancienne mine d’uranium à ciel ouvert abritant 200 000 t de résidus d’une radioactivité d’environ 2 TBq, dont 1 TBq en radium 226.

2. Saint-Pierre-du-Cantal (Cantal): ancienne mine à ciel ouvert ayant reçu les résidus d’une usine qui a fonctionné sur le site de 1977 à 1985; en tout, 570 000 t représentant une activité de 15,8 TBq dont 7,9 TBq en radium 226.

3. Bertholène (Aveyron): site minier en exploitation, où ont été stockées, début 1991, dans la vallée des Balaures, derrière une digue constituée de stériles et de déblais, 310 000 t de résidus représentant une activité de 5,72 TBq rien qu’en radium 226.

4. Le Cellier (Lozère) : ancien site minier souterrain et à ciel ouvert, renfermant 1 112 000 t de résidus de traitement fins, dont 76 t d’uranium, et 4 532 000 t de résidus grossiers (dont 672 t d’uranium). L’activité totale dépasse 86 TBq, dont 43 TBq en radium 226. Ce site devrait être classé INB.

5. L’Ecarpière (Loire-Atlantique) : sur cet ancien site minier, un bassin artificiel entouré de digues constituées de résidus grossiers de lixiviation, contient 7 500 000 t de boues, soit 510 t d’uranium. Avec les digues qui renferment, elles, 300 t d’uranium, le tonnage total est de 11 500 000 t l’un des plus importants de France. L’activité totale est de plus de 365,6 TBq, dont 182,8 TBq en radium 226. On projette d’y mettre des résidus radioactifs provenant du traitement de terres rares effectué par Rhône-Poulenc à La Rochelle, à raison de 7 800 t par an. Ce site devrait être classé INB.

6. Le Bosc (Hérault) : excavations d’une mine à ciel ouvert renfermant, début 1991, 2 969 000 t de résidus, dont 818 t d’uranium, provenant de l’usine SIMO du Bosc, actuellement en exploitation. L’activité totale est de plus de 236,2 TBq, dont 118,1 TBq pour le radium 226, Ce site devrait être classé INB.

7. Saint-Priest-la-Prugne (Loire): ancien site minier renfermant 1 100 000 t de résidus dans la mine souterraine et 1 300 000 t, dont 286 t d’uranium, dans un vaste bassin de 20 ha où ils s’étagent sur 19 m d’épaisseur. L’activité totale est de plus de 168 TBq, dont 84 TBq en radium 226. Après avoir essayé de reconvertir le site en centre de stockage de déchets radioactifs, le CEA donne la préférence, pour sa réhabilitation, à la transformation du bassin en… base nautique ! Ce site devrait être classé INB.

8. Gueugnon (Saône-et-Loire): sur le terrain d’une ancienne usine de traitement, grand bassin de 6 ha renfermant 185 000 t de résidus contenant 42 t d’uranium. L’activité totale dépasse 20,8 TBq, dont 10,4 TBq en radium 226.

9. Le Bauzot (Saône-et-Loire): ancien site minier renfermant des fûts de déchets radioactifs livrés entre 1958 et 1969. Il s’agit de 32 600 fûts provenant du centre du Bouchet et contenant 5 600 t de déchets pour une activité de 2,8 TBq de radium 226. Il y a aussi 48 000 fûts venus de l’usine SICN/CERCA, à Veurey-en-Isère, qui fabrique les éléments combustibles des réacteurs ! Ils contiennent 10 400 t de graphite, de quartz et de boue de sablage; leur activité est de 0,1 TBq. S’y ajoutent quelques centaines de fûts contenant des terres et des gravats provenant de l’usine pilote d’extraction de plutonium qui a fonctionné à Fontenay-aux-Roses de 1954 à 1957. Actuellement, tous ces fûts sont enfouis dans une sorte de tumulus de 6 m de hauteur sur une surface de 8 000 m2.

10. Rophin (Puy-de-Dôme) ancien site minier renfermant 30 000 t de résidus contenant une tonne d’uranium, l’activité du radium 226 représentant plus de 0,3 TBq

11. Saint-Hippolyte (Haut-Rhin) : à deux pas d’un ravissant village de la route du vin, ancien site minier de Schaentzel et du Teufelsloch (le trou du diable) renfermant toujours 2 000 t de résidus de lixiviation. En fait, le minerai lixivié est resté dans les cuves et l’exploitation a cessé après une campagne d’essai en 1969. L’activité en radium 226 serait de 0,1 TBq. Il y a encore sur ce site, qui est le plus petit dépôt de résidus de traitement d’uranium en France, 2 000 t de minerai non traité.

NOTA: PHOTOS de Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Jacqueline Denis-Lempereur,
Science & Vie n° 899, août 1992

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 avril, 2012 |Pas de commentaires »

DIFFERENCES ENTRE LE BEURRE ET LA MARGARINE…

DIFFERENCES ENTRE

LE BEURRE

ET

LA MARGARINE

DIFFERENCES ENTRE LE BEURRE ET LA MARGARINE... dans REFLEXIONS PERSONNELLES images1 

La margarine était manufacturée, à l’origine, pour engraisser les dindes et les volailles.

Quand le produit en question  a commencé à nuire aux éleveurs en tuant les animaux prématurément, les investisseurs qui avaient mis leur argent dans la recherche ont voulu un retour sur investissement alors, ensemble, ils ont cherché un moyen de faire de l’argent avec ce produit.

C’était un produit gras, de couleur blanche sans attrait nutritif alors ils ont ajouté un colorant jaune et l’ont vendu aux consommateurs pour remplacer le beurre.

Cet agent chimique engraissant est maintenant offert dans une variété de saveurs.

Mais connaissez-vous VRAIMENT la différence entre la margarine et le beurre ?

Lisez jusqu’à la fin…cela devient vraiment intéressant…

Les deux ont la même quantité de calories. Le beurre est un peu plus haut en gras saturé à 8 grammes comparé à 5 grammes pour la margarine.

Manger de la margarine peut augmenter les maladies  du cœur chez la femme de 53 % comparé à manger la même quantité de beurre selon une étude récente du département médical de Harvard.

Manger du beurre augmente l’absorption des autres nutriments contenus dans la nourriture.

Le beurre a beaucoup de bénéfices nutritionnels comparés à ceux de la margarine qui ne sont que des additifs.

Le beurre a un goût bien meilleur que la margarine et il peut améliorer la saveur de la nourriture lorsqu’il est ajouté dans une recette.

Le beurre est utilisé depuis des siècles alors que la margarine est sur le marché depuis à peine une centaine d’années.

Et maintenant, à propos de la margarine…

Très haute en acides gras. Triple le risque de maladie coronarienne.

Augmentation totale du cholestérol et LDL (le mauvais cholestérol) et baisse le niveau du HDL (le bon cholestérol).

Augmente le risque de cancer par un facteur 5.

Baisse la qualité du lait maternel. Baisse la réponse immunitaire.

Baisse le niveau d’insuline.

ET VOICI LE FAIT LE PLUS DERANGEANT…

Les composants moléculaires de la margarine sont à 95% similaires au plastique !

Juste ce fait tout seul devrait être suffisant pour vous convaincre d’éviter la  margarine pour la vie et tout ce qui est hydrogéné ( de l’hydrogène est ajouté pour changer la structure moléculaire du produit).

Vous pouvez faire un test vous-même :

Achetez un pot de margarine et laissez-le dans votre garage ou dans une zone d’ombre.

Après quelques jours, vous remarquerez quelques détails :

Pas de mouches, même pas les petites mouches à fruits, ne vont près de la margarine (déjà là, cela devrait vous étonner). Cela ne moisit pas ou ne sent pas parce qu’il n’y a aucune valeur nutritionnelle.

Rien ne poussera sur ce produit tellement il est chimique.

Même le plus petit des micro-organismes ne voudra en faire son logis.

POURQUOI ?

Parce que c’est presque du PLASTIQUE !

Feriez-vous fondre un bol en plastique au micro-onde pour l’étendre sur votre toast ?

Envoyez cela à vos ami(e)s parce que leur santé est importante.

Alors….à votre Santé !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 avril, 2012 |Pas de commentaires »
1...105106107108109

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007