INFORMATIONS TRES IMPORTANTES ET PRECISES SUR L’URANIUM APPAUVRI: UN GENTIL PETIT CADEAU POUR LES GENERATIONS ACTUELLES ET…ETERNELLES !…POLLUER, EMPOISONNER, TUER (Compilation de plusieurs textes rares)

 Uranium « appauvri »:

Polluer

Empoisonner

Tuer

INFORMATIONS TRES IMPORTANTES ET PRECISES SUR L'URANIUM APPAUVRI: UN GENTIL PETIT CADEAU POUR LES GENERATIONS ACTUELLES ET...ETERNELLES !...POLLUER, EMPOISONNER, TUER (Compilation de plusieurs textes rares) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa5

(21 avril 2005)

La santé mondiale au niveau pulmonaire va aller en s’affaiblissant : telle est l’opinion de plusieurs scientifiques dénonçant la présence de tonnes d’uranium dans les obus, missiles et bombes américaines qui vont exploser, et bientôt pénétrer sous forme de fines poussières radioactives insolubles, dans l’atmosphère mondiale.

On sait que la croûte terrestre contient de l’uranium et que cet uranium qui est radioactif est tenu éloigné des humains par la distance des gisements et aussi par les écrans des sols situés entre les gisements et les humains. Ces dernières décennies de nombreuses industries se sont mises à extraire l’uranium du sous-sol pour différentes raisons, et tant que l’uranium était tenu à distance des hommes, ou stocké derrière des écrans, silos en bétons notamment, ou fûts solides, cette composante radioactive du sol restait inoffensive.

Brusquement les ingénieurs militaires américains ont pensé à exploiter la forte densité de l’uranium quand il est obtenu sous forme métallique, (plus de 2 fois plus lourd que l’acier), pour l’utiliser comme perforateur de bunkers et de chars, dans les projectiles. Et effectivement les dards en uranium mis dans les projectiles, perforaient les chars et les roches, avec une facilité étonnante, dotant ainsi les Américains d’armes redoutables. Il semble cependant que l’armée américaine a, volontairement ou pas, occulté des données qui se sont avérées très nocives pour leurs propres troupes et les populations « à conquérir ».

Effectivement, en passant aux essais grandeur nature, on s’est aperçu que l’uranium contenu dans les projectiles, avait une propriété à laquelle personne ne semblait avoir songé : l’uranium métallique a la propriété de prendre spontanément feu quand il est divisé en très petites particules, et cette particularité se nomme « métal pyrophore ». A première vue, les premiers experts constatèrent le fait, mais n’y prirent pas garde. Ceci ne semblait pas contrarier les projets initiaux.

Mais dans la nature, les choses changèrent. En effet les chocs des impacts divisaient l’uranium des projectiles, et on constata la présence de milliards de particules d’uranium flottant (aérosols) dans l’atmosphère près des explosions et impacts. Les particules brûlées examinées montraient qu’elles étaient malheureusement insolubles à près de 90% du total. Comme elles flottaient aisément dans l’air, il suffisait d’un vent contraire pour que ces particules reviennent vers les canons ‘alliés’ et empoisonnent les tireurs par invasion pulmonaire.

En fait on constata que 90% de la masse d’uranium mise dans les projectiles utilisés se transformait lors des explosions en milliards de milliards de particules radioactives flottantes. Par après on constata que plus les particules flottantes étaient petites, plus elles flottaient longtemps, et qu’en dessous de la taille du micromètre ou millième de mm de diamètre, elles restaient pratiquement en suspension permanente pendant des mois, ce qui les entraînaient à des milliers de km de l’endroit où elles avaient pris naissance.
Par ailleurs, il fut constaté que des militaires engagés dans les opérations devinrent malades après leur retour à domicile, parfois après des années. Ceci alarma plusieurs chercheurs, dont le Professeur américain Durakovitch parmi les médecins militaires qui constatèrent une surcharge d’uranium dans le corps des victimes, et même la présence de métaux radioactifs qui n’étaient pas destinés à être mis dans les projectiles. L’Amérique s’opposa dès lors à Durakovitch.

Le système pulmonaire des victimes montre un affaiblissement comparable à ceux provenant de l’effondrement des défenses immunitaires. Les particules flottantes d’uranium « céramisé » par les explosions ont approché ces victimes et se sont introduites directement dans leurs poumons, les irradiant de l’intérieur par les émissions ALPHA de l’uranium : c’est l’effet interne de proximité avec irradiation directe à très courte distance des cellules pulmonaires. Suite à l’adoption des projectiles américains, il se fait que de l’uranium métallique divisé en très petits fragments sous forme de poussières, est dorénavant apte à approcher les hommes directement par voie interne, au gré des courants aériens de l’hémisphère Nord, et ainsi de nous contaminer tous progressivement, à des moments inattendus, moments pendant lesquels ces poussières uranifères flottantes strictement invisibles à l’œil pénètrent l’organisme via la respiration.

Les globules blancs, et spécialement les lymphocytes B et T, jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire et sont soumis aux radiations lors de leur passage dans la lymphe et les poumons. Ces leucocytes sont extrêmement sensibles aux radiations ionisantes ; des doses de 0,1 gray (10 rad) peuvent déjà bloquer la phagocytose et induire la prolifération de bactéries infectieuses. D’une façon générale, suite à une irradiation, on observe une diminution importante du nombre des globules blancs (leucopénie) et particulièrement des lymphocytes T auxiliaires.

Dès que les explosions des armes américaines à UA (uranium appauvri) parleront, la charge aérienne des poussières radioactives augmentera et il est probable que l’immunité générale du genre humain diminuera encore, laissant la place à de nouvelles maladies pulmonaires. Dans ce communiqué spécial, nous évoquons les déclarations de l’OMS qui nous apprend que nous respirons maintenant tous de l’uranium en provenance de l’air, notamment de l’uranium appauvri dans l’air.

Sur le plan civil l’uranium appauvri, du fait de sa très grande densité, fut largement utilisé pour fabriquer des masselotes d’équilibrage de gouvernes, dans les avions de ligne. Sur un avion, les ailerons sont montés en « porte-à-faux ». Ils sont soumis aux effeorts aérodynamiques, mais aussi à la pesanteur et aux accélérations (par exemple àç la force centrifuge, en virage serré). On doit donc les doter d’une masselote d’équilibrage pour qu’ils soient « au neutre » en reposant sur leur axe. Initialement ces masselotes étaient en plomb. Mais on trouva un ré-emploi de l’uranium appauvri, l’U 238 en dotant les appareils de masselotes faites de ce métal. La masse totale impliquée, dans un avion de ligne (en incluant d’autres dispositifs comme les gyroscopes) peut aller de 800 kilos à une tonne et demie. L’uranium est pyrophore (c’est à dire qu’il brûle !). Les poussières produites sont extrêmement ténues, de dix Angström à un micron. Elles peuvent donc être emportée en altitude par la moindre ascendance et parcourir des milliers de kilomètres. Les médias, totalement inconscients, ou complices, n’apportent pas à ce problème l’attention qui lui serait due, car il en va de la santé de … toute la planète.

masselotes AFGHANISTAN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

A la suite de plusieurs crashes d’avions civils on constata des troubles de santé, un excès de cancers du poumon chez des pompiers qui étaient intervenus sur un site juste après l’impact d’un appareil. Il a été prouvé que ces affections étaient consécutives à l’inhalation d’uranium pulvérulent, venant se fixer dans les poumons. Il se passe exactement la même chose dans un impact d’avion ou d’obus. l’air se peuple de particules d’uranium de la taille d’un micron, extrêmement dommageables pour la santé. Actuellement il n’est plus question de doter des appareils nouvellement construits de masselottes en U 238, mais il subsiste le problème de toutes celles qui équipent les appareils en service dont il faut négocier le remplacement. Il faudrait impérativement effectuer le remplacement de toutes ces masselotes qui sont de véritables « bombes volantes » au plan santé.

Dans ce secteur civil comme dans le secteur militaire on agit d’abord, on réfléchit ensuite.

Depuis son apparition sur terre, l’homme était uniquement confronté aux rayons gamma en provenance de l’uranium de la croûte terrestre, et aux rayons cosmiques. Mais que depuis une décennie environ, il se trouve brusquement confronté en plus, aux rayons alpha de l’uranium du fait des contacts directs de l’uranium métallique avec nos poumons, ceci via les aérosols d’uranium métallique brûlés par les explosions des projectiles à uranium appauvri (UA) sur les champs de bataille, aérosols très petits et invisibles à l’œil, qui sont maintenant en suspension permanente dans notre atmosphère dans tout l’hémisphère nord. Nous avons déjà démontré que l’UA brûlé donne des particules radioactives flottantes qui délivrent des doses importantes et ponctuelles à l’intérieur des poumons, et nous avons calculé et publié les doses infligées aux humains qui respirent des aérosols d’UA brûlé. Comme l’OMS déclare que nous respirons maintenant tous de l’uranium y compris de l’UA, il faut trouver dans cet état de fait imposé par les USA, la source principale de la diminution de notre résistance naturelle aux maladies, via la perturbation permanente qu’infligent ces irradiations supplémentaires internes à l’ADN de nos cellules.

L’homme n’avait jamais rencontré auparavant de telles irradiations internes. Nous pensons que cette radioactivité supplémentaire interne, infligée à bout portant à nos cellules, induira l’apparition de nouvelles maladies, y compris de maladies franchissant la barrière des espèces. À notre avis, seul l’abandon immédiat de l’utilisation des armes à uranium (UA), pourrait stabiliser la situation actuelle, car il est impossible de retirer de l’atmosphère terrestre les particules radioactives flottantes qui y ont été introduites en masse. Les armes à UA sont en réalité monstrueuses, car elles frappent l’avenir génétique de toute l’humanité.

Libye:

Impact des missiles de croisière

à l’uranium appauvri

arton5998-de9d1 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI                               (mardi 29 mars 2011)

Le soutien militaire aux putschistes de Benghazi contre le dictateur de Tripoli s’effectue au détriment des populations civiles. Environ 1 missile guidé sur 10 échappe au contrôle et s’écrase au hasard de la zone ciblée. Mais tous les missiles, qu’ils aient une tête revêtue d’uranium appauvri ou qu’ils aient uniquement leurs stabilisateurs à l’uranium appauvri polluent la zone. Ainsi, ce bombardement prétendument « humanitaire » tuera dans les années à venir des milliers de civils, indique le professeur Massimo Zucchetti.

Les questions concernant l’uranium appauvri et sa toxicité ont parfois, ces dernières années, débordé du champ de la science. L’auteur s’occupe de radioprotection depuis une vingtaine d’années et d’uranium appauvri depuis 1999. Après une expérience de publication de travaux scientifiques dans des revues, actes de colloques internationaux et conférences en Italie sur l’uranium appauvri, cet article essaie de dresser une estimation de l’impact environnemental et sur la santé de l’emploi d’uranium appauvri dans la guerre de Libye (2011). Des informations concernant son utilisation sont parues dans les organes d’information depuis le début du conflit [1].

Par ses caractéristiques physiques spécifiques, en particulier sa densité qui le rend extrêmement pénétrant, mais aussi son faible coût (l’uranium appauvri coûte à la production environ 2 $ au kilo) et la difficulté de le traiter en tant que déchet radioactif, l’uranium appauvri a trouvé d’excellentes modalités d’utilisation dans le domaine militaire.

S’il est traité de façon adéquate, l’alliage U-Ti (Uranium-Titane) constitue un matériau très efficace pour la construction de pénétrants à énergie cinétique, des barres métalliques denses qui peuvent perforer un blindage quand elles sont tirées sur lui à vitesse élevée.

Le processus de pénétration pulvérise la plus grande partie de l’uranium qui explose en fragments incandescents (combustion violente à presque 5 000° C) quand il atteint l’air de l’autre côté du blindage perforé, en en augmentant l’effet de destruction. Cette propriété est appelée pyrophoricité, c’est par exemple une caractéristique du soufre des allumettes. Donc, outre sa densité élevée, la pyrophoricité augmente l’intérêt de l’uranium appauvri dans diverses applications, en particulier comme arme incendiaire (API : Armour Piercing Incendiary, c’est-à-dire pénétrateur incendiaire de blindage).

Enfin, dans la phase d’impact sur l’objectif, la relative dureté de l’uranium appauvri (en alliage avec le titane) fournit au projectile des capacités auto-affilantes : en d’autres termes, le projectile ne « s’aplatit pas » contre le blindage qu’il doit pénétrer en formant une « tête plate » —comme le fait par exemple un projectile de plomb—, mais garde sa forme fuselée jusqu’à la fragmentation complète, sans donc perdre ses propriétés de pénétration. Sur le champ de bataille, l’uranium appauvri a été employé dans la Guerre du Golfe de 1991, pendant les bombardements OTAN/ONU sur la République Serbe de Bosnie en septembre 1995 ; sur la Yougoslavie au printemps 1999 ; dans notre siècle, pendant l’attaque contre l’Afghanistan puis, encore, en Irak en 2003. L’utilisation de dispositifs à l’uranium appauvri dans les guerres de Somalie et Bosnie centrale et centre-orientale (surtout dans de larges zones autour de Sarajevo) dans les années 1990, en Palestine et dans les polygones de tir de la compétence des forces militaires de l’OTAN, est pour le moment incomplètement documentée [2].

Parmi les armements qui emploient de l’uranium appauvri, citons aussi le missile de croisière Tomahawk dont l’utilisation pendant la guerre des Balkans du printemps 1999 —bien que non reconnue par l’OTAN— a été confirmée par ce qui a été retrouvé sur place et par des sources de l’Union européenne [3]. Par ailleurs, dans le décalogue des officiers, remis à tous les hommes en uniforme expédiés au Kosovo, se trouvaient des recommandations à suivre à la lettre, concernant la présence d’uranium appauvri sur le territoire et en particulier dans les missiles Tomahawk. L’introduction indique ceci : « Les véhicules et matériels de l’armée serbe au Kosovo peuvent constituer une menace contre la santé des militaires et des civils qui pourraient être à leur contact. Les véhicules et les équipements trouvés détruits, endommagés ou abandonnés doivent être inspectés et manipulés seulement par du personnel qualifié. Les dangers peuvent dériver de l’uranium appauvri en conséquence des dommages dus à la campagne de bombardements OTAN, relativement aux engins touchés directement ou indirectement. En outre, les collimateurs contiennent du tritium et les instruments et indicateurs peuvent être traités au vernis radioactif, dangereux pour ceux qui accèderaient à ces engins pour les inspecter ». Suivent des conseils sur comment éviter l’explosion à l’uranium appauvri. Textuellement : « Évitez tout engin ou matériel que vous suspectez avoir été frappé par des munitions contenant de l’uranium appauvri ou des missiles de croisière Tomahawk. Ne pas ramasser ou collecter des munitions à l’uranium appauvri trouvées sur le terrain. Informez immédiatement votre commandement sur l’aire que vous jugez contaminée. Où que vous soyez, délimitez la zone contaminée avec n’importe quel matériel trouvé sur place. Si vous vous trouvez dans une zone contaminée mettez, au minimum, le masque et les gants de protection. Procédez à la meilleure hygiène personnelle. Lavez fréquemment votre corps et vos vêtements ».

Les évaluations sur la quantité d’uranium appauvri utilisée dans les missiles divergent. En particulier, elles varient, selon les diverses sources, entre des valeurs autour de 3 kg jusqu’à environ 400 kg. Voir en note la compilation des diverses sources qu’on peut trouver à ce sujet, assez importante pour faire une estimation de l’impact environnemental [4].

Les démentis prévisibles sur la présence d’uranium dans ces missiles peuvent être comparés à la compilation rapportée en bas de page, ainsi qu’aux sources d’origine militaire [5].

Cette grande variabilité dans les données peut facilement être expliquée. Certains missiles de croisière sont à tête lestée à l’uranium appauvri, d’autres non. Ces autres aussi, cependant, ont de l’uranium appauvri : non pas dans la tête du missile, mais dans ses ailes, comme stabilisateur pendant le vol. Nous pouvons alors définir deux cas :

- Hypothèse haute : missile de croisière à l’uranium dans la tête du missile. Nous retenons 400 kgs d’uranium appauvri ;

- Hypothèse basse : missile de croisère qui n’a PAS d’uranium dans la tête. Nous retenons 3 kg de DU d’uranium appauvri sur les ailes.

Calcul de l’impact environnemental et sur la santé

Dans la vaste littérature consacrée par l’auteur au problème de l’uranium appauvri [6] avait déjà été abordé un calcul de contamination radioactive à l’uranium imputable aux missiles de croisière : en particulier ceux lancés contre la Bosnie en 1995. L’étude est consultable aussi sur Internet, ainsi que dans la revue scientifique Tribuna biologica e Medica [7] [8].

Si l’on reprend les modèles utilisés dans l’article cité, on peut déduire quelle est la situation sur le terrain, sur les lieux d’inhalation, avec un calcul destiné seulement à préciser si, au moins dans un cas réaliste, l’ordre de grandeur des doses en jeu ne permet pas de négliger le problème.

Considérons l’impact d’un missile de croisière Tomahawk qui porte 3 kg (meilleur cas) ou 400 kg (pire cas) d’uranium appauvri.

L’impact produit un nuage de détritus de dimension variable, après combustion violente à environ 5 000° C. Les grains de poussière sont, comme on l’a dit, composés de particules de dimensions de l’ordre du micron [0.5 - 5]. De 500 à 1 000 mètres de l’impact on peut respirer des nuages de densité suffisante pour causer des doses significatives, composées de particules qui ont une masse d’environ 0.6 à environ 5 nanogrammes (6-50 x 10-10gr.). Une estimation a été effectuée selon le code de calcul de doses GEN II [9], en négligeant les effets dus à l’incendie et en considérant seulement l’exposition pour une inhalation d’une heure due à la dispersion simple du matériau, sans considérer certains facteurs qui pourraient faire ultérieurement augmenter l’exposition. En une heure on peut inhaler des grains de poussière radioactifs provenant du nuage en quantité déjà notables.

Il convient de tenir compte du fait que de nombreux fluides-dynamiques du corps atmosphérique (direction et vitesse du vent, gradient vertical de la température, etc.) peuvent causer, dans des angles solides relativement petits, des concentrations de polluant de plusieurs ordres de grandeur supérieurs même à ceux qu’on aurait avec un calcul de dispersion uniforme, qui n’est pas compatible avec ce scénario. Le groupe critique, dans ce cas, se trouve être justement ces personnes « touchées » par le nuage de grains de poussière. Un missile qui atteint l’objectif peut prendre feu et répandre des poussières oxydées dans l’environnement, selon l’estimation des probabilités qui sera faite dans ce travail.

Environ 70 % de l’uranium appauvri contenu dans les missiles dont on suppose, étant « intelligents », qu’ils vont toujours au but, brûle. La moitié environ sont des oxydes solubles.

La granulométrie des particules constituant la poudre d’oxyde d’uranium appauvri appartient totalement aux poussières respirables, et des poussières ultrafines sont aussi créées. En particulier, le diamètre des particules est dans ce cas plus fin par rapport aux poussières d’uranium d’origine industrielle, communes dans le milieu de l’industrie nucléaire. On parle ici de la grande majorité des poussières contenue dans le range [1-10] micron, avec une partie significative de diamètre inférieur au micron.

Pour ce qui concerne le destin des poussières de DU dans le corps humain, la voie d’absorption principale est —on le sait— l’inhalation. Comme on l’a dit, une partie des poussières sont solubles et les autres sont insolubles dans les fluides corporels.

Étant données les caractéristiques des oxydes d’uranium appauvri d’origine militaire, il convient de relever de quelle manière leur comportement diffère par rapport aux poussières industrielles d’uranium. On peut en tous cas encore supposer, selon l’IRCP [10] qu’environ 60 % de ce qui est inhalé se dépose dans l’appareil respiratoire, le reste étant expiré.

On peut retenir que 25 % environ des particules de diamètre aux alentours d’1 micron sont retenues pendant une longue période dans les poumons, tandis que le reste se dépose dans les voies aériennes supérieures, passe dans l’appareil digestif et de là est éliminé pour la plus grande part à travers les voies urinaires, pendant que de petites parties vont s’accumuler dans les os. Des 25 % de microparticules restées dans les poumons, la moitié environ se comporte comme un matériau de classe M selon l’ICRP, c’est-à-dire qu’elle est soluble lentement dans les fluides corporels, alors que le reste est insoluble. Ce type de comportement et d’exposition n’a été étudié dans aucune situation précédente d’exposition à des alfas émetteurs dans les poumons, rencontrées en milieu civil. La modalité d’exposition est ainsi très différente de celles sur la base desquelles on a recueilli les équivalences doses-dommages en radioprotection.

Il n’est donc pas du tout correct —bien que cela constitue un point de référence— d’extrapoler des évaluations de risque par exposition à ce type de micropoussières radioactives depuis des données recueillies pour les mineurs d’uranium, ni même évidemment pour les personnes gravement irradiées de Hiroshima et Nagasaki. Les standards de radioprotection de l’ICRP se fondent sur ces seules expériences, et par conséquent peuvent aboutir à des sous-estimations du risque dans ce cas.

Quand on passe ensuite à d’autres types de toxicité que celle radiologique, il est alors plausible que:

- vue la composante fine et ultrafine des poussières d’uranium appauvri d’origine militaire,

- vue la toxicité chimique de l’uranium, la contamination environnementale par des oxydes d’uranium appauvri d’origine militaire ait une toxicité et chimique et radiologique : il faut évaluer l’effet synergique de ces deux composantes. En d’autres termes, la radioactivité et la toxicité chimique de l’uranium appauvri pourraient agir ensemble en créant un effet « cocktail » qui augmente ultérieurement le danger.

On fera ensuite ressortir le fait que le climat aride de la Libye favorise la dispersion dans l’air des particules d’uranium appauvri, qui pourront être respirées par des civils pendant des années. Le mécanisme principal d’exposition à moyen-long terme concerne la re-suspension de poussières et leur conséquente inhalation.

La méthodologie et les résultats relatifs à ce modèle ont déjà été publiés dans d’autres travaux de l’auteur [11] auxquels on renvoie ici. Ne sont ici mises en évidence que les applications et variations au modèle appliqué et déjà publié, et en particulier :

- le calcul d’engagement (semi vie, NdT) de dose est à 70 ans et non plus à 50 ans, selon ce qui est recommandé par l’ICRP.

- On a utilisé des données actuellement approchées sur la distribution de la population autour des points d’impact, qui tiennent aussi compte de l’utilisation principale des projectiles à l’uranium appauvri dans des zones peuplées.

Les résultats du modèle peuvent être résumées ainsi:

- CEDE (Committed effective dose equivalent) (Dose collective) : 370 mSvp in 70 y, pour 1 kg d’uranium appauvri oxydé et répandu dans l’environnement.
- CEDE annuelle maximale dans la première année (76 mSvp), puis la seconde année (47 mSvp) et la troisième (33mSvp).

- La voie d’exposition est entièrement par inhalation des poussières. Les poumons sont l’organe cible (97,5 % de la contribution à la CEDE).
- Parmi les nucléides responsables, 83 % de la CEDE l’est par U238 et 14 % par U234.

En ce qui concerne la quantité totale d’uranium appauvri oxydé répandu dans l’environnement, on part pour cette évaluation des données rapportées par la presse internationale : au premier jour de guerre, le Pentagone déclare avoir tiré avec les Britanniques 112 missiles de croisière sur le sol libyen [12]. Combien de missiles seront lancés avant la fin de la guerre ? Comme il ne nous est pas possible de le savoir, nous baserons notre hypothèse sur 1 000 missiles lancés, aussi quoi qu’il advienne le lecteur pourra facilement estimer l’impact environnement et sanitaire par une simple règle de trois en fonction du nombre exact de missiles tirés.

Si tous les missiles étaient « dépourvus » d’uranium appauvri sur leurs têtes, on aurait de toute façon une quantité de:

1000 x 3 = 3000 kg = 3 tonnes d’uranium appauvri (meilleur cas). Si tous les missiles avaient un tête à l’uranium appauvri, nous aurions une quantité jusqu’à 400 000 kg, soit 400 tonnes d’uranium appauvri.

On confrontera cette donnée avec les 10-15 tonnes d’uranium appauvri lancées au Kosovo en 1999 pour en évaluer la gravité.

Supposons qu’environ 70 % de l’uranium brûle et soit répandu dans l’environnement, arrivant ainsi à une estimation de la quantité d’oxydes d’uranium appauvri égale à environ 2,1 tonnes (meilleur cas) et 280 tonnes (pire cas).

Ceci permet d’estimer par conséquent une CEDE (dose collective) pour toute la population équivalente à:

- meilleur cas : 370 mSvp/kg x 2 100 kg = 780 Svp environ. – pire cas : 370 mSvp/kg x 280 000 kg = 104 000 Svp environ. Nous rappelons qu’il n’est pas correct —bien que cela constitue un point de référence— d’extrapoler des évaluations par exposition à ce type de micropoussières radioactives à partir des standards de radioprotection de l’ICRP, qui sont ceux adoptés par le code GEN II. Si toutefois nous appliquons aussi ici le coefficient de 6 % Sv-1 pour le risque d’apparition de tumeurs, nous obtenons environ :

- meilleur cas : environ 50 cas de tumeurs de plus, prévues en 70 ans.
- pire cas : environ 6 200 cas de tumeurs de plus, prévues en 70 ans. Conclusions

Les risques d’exposition à l’uranium appauvri de la population libyenne à la suite de l’utilisation de ce matériau dans la guerre de 2011 ont été évalués selon une approche la plus large possible, en essayant de tenir compte de certains résultats récents d’études dans ce secteur.

Ce type d’exposition n’a été étudié en aucune situation précédente d’exposition à des alphas récepteurs dans les poumons, rencontrées en milieu civil. Toutefois, l’évaluation faite des doses et du risque conséquent aux deux situations (missiles « sans uranium » ou « avec uranium ») permet de tirer certaines conclusions.

Dans le premier cas (meilleur cas) le nombre de tumeurs attendues est très exigu et absolument pas significatif du point de vue statistique. Cette difficulté statistique — comme il est presque inutile de remarquer — n’a rien à voir avec une absolution de ce type de pratique, avec son acceptation, ou moins encore avec une assertion d’importance faible, voire d’innocuité. Dans le second cas (pire cas), par contre, nous sommes face à un nombre d’apparition de tumeurs de l’ordre de plusieurs milliers. Celles-ci pourraient clairement être relevables à un niveau épidémiologique et soulèvent, sans aucun doute, une forte préoccupation.

Il convient, de ce fait, que les armées qui bombardent la Libye clarifient par des preuves certaines, et non par des assertions de commodité, la présence ou pas, et en quelles quantités, d’uranium appauvri dans leurs missiles. Dans le passé, il y a eu des « démentis officiels » de la présence d’uranium dans les missiles de croisière, mais ceux-ci provenant de milieux militaires, l’auteur se permet de les considérer, pour le moins, avec une certaine prudence.

Sur la base des données qui sont à notre disposition, les estimations sur l’évolution des cas de tumeurs dans les prochaines années en Libye, à cause de cette pratique totalement injustifiée, sont absolument préoccupantes. La discussion sur l’incidence relative de chacun des agents tératogènes utilisés dans une guerre (chimiques, radioactifs, etc.) nous semble —à un certain niveau— peu significative et même, qu’on nous le permette en conclusion, peu respectueuse d’une donnée de fait : les morts en Libye à cause de cette attaque dépassent et dépasseront de loin n’importe quel chiffre qui puisse un jour être défini comme « le prix à payer ».

Il est important, enfin, de recueillir des données et des études —et il y en a beaucoup— dans le domaine des effets des « nouvelles guerres » sur l’homme et l’environnement ; il faut montrer comment nos armes modernes, nullement chirurgicales, produisent des dommages inacceptables ; il faut étudier ce qu’ont causé, aux hommes et à l’environnement qui les ont subies, les guerres « humanitaires » à partir de 1991.

[1] « Uranio impoverito nei Tomahawk sulla Libia », Contropiano, 20 mars 2011.

[2] Zajic V.S., 1999. Review of radioactivity, « Military use and health effects of DU ; Liolos Th. E.(1999), « Assessing the risk from the Depleted Uranium Weapons used in Operation Allied Forces », Science and Global Security, Volume 8:2, pp.162 (1999) ; Bukowski, G., Lopez, D.A. and McGehee, F.M., (1993) « Uranium Battlefields Home and Abroad : Depleted Uranium Use by the U.S. Department of Defense » March 1993, pp.166, published by Citizen Alert and Rural Alliance for Military Accountability.

[3] Satu Hassi, Ministre de l’Environnement Finlandais, a envoyé une lettre à ses collègues de l’UE. Il y indique que la plus grande partie des 1 500 missiles tirés sur la Serbie, Kosovo compris, contenaient environ 3 kg chacun d’uranium appauvri. Le ministre, entre autres choses dans cette lettre, lance un appel à la Commission européenne et à ses collègues ministres de l’environnement pour prendre des initiatives en faveur du bannissement de l’UA.

[4] Sources diverses sur la présence et la quantité d’uranium appauvri dans les missiles de croisière Tomahawk :
- « Known & suspected DU weapon systems » in « Depleted Uranium weapons 2001-2002 », (Téléchargement).
- « The use of depleted uranium bullets and bombs by NATO forces in Yugoslavia ». Nadir.org, décembre 1996.
- « Alcune testi e fatti sull’uranio impoverito, sul suo uso nei balcani, sulle conseguenze sulla laute di militari e popolazione », Comitato Scienziate e Scienziati contro la guerra, 9 janvier 2001.
- « Depleted Uranium Weapons & the New World Order, International Coalition toi Ban Uranium Waepons.
- « About 100 cruise missiles fired at targets in Afghanistan (Interfax), « NATO using depleted uranium weapons » (Sunday Herald).
- « Pentagon Dirty Bombers : Depleted Uranium in the USA », par Dave Lindorff, Atlantic Free Press, 28 octobre 2009.
- « Review of Radioactivity, Military Use, and Health Effects of Depleted Uranium », par Vladimir S. Zajic, 1999.
- « Depleted uranium : Recycling death », Uranium medical research center, Progressive Review.
- « Radiation in Iraq Equals 250,000 Nagasaki Bombs », par Bob Nichols, Online Journal, 3 août 2004.
- « Depleted uranium : ethics of the silver bullet », par Iliya Pesic, Santa Clara University.

[5] « While the US Navy claims that they have replaced the MK149-2 Phalanx round with a DU penetrator by the MK149-4 Phalanx round with a tungsten penetrator (with the DU round remaining in the inventory), new types of DU ammunition are being developed for other weapons systems, such as the M919 rounds for Bradley fighting vehicles. Depleted uranium is also placed into the tips of the Tomahawk land-attack cruise missiles (TLAM) during test flights to provide weight and stability. The TLAM missile has a range of 680 nautical miles (1,260 km) and is able to carry a conventional warhead of 1000 lb. (454 kg). Older warheads were steel encased. In order to increase the missile range to 1,000 nautical miles (1,850 km), the latest Tomahawk cruise missiles carry a lighter 700 lb. (318 kg) warhead WDU-36 developed in 1993, which is encased in titanium with a depleted uranium tip. »

[6] – M. Zucchetti, ’Measurements of Radioactive Contamination in Kosovo Battlefields due to the use of Depleted Uranium Weapons By Nato Forces’’, Proc. 20th Conf. of the Nuclear Societies in Israel, Dead Sea (Israel), dec. 1999, p.282.
- M. Cristaldi, A. Di Fazio, C. Pona, A. Tarozzi, M. Zucchetti “Uranio impoverito (DU). Il suo uso nei Balcani, le sue conseguenze sul territorio e la popolazione”, Giano, n.36 (sett-dic. 2000), pp. 11-31.
- M. Zucchetti, “Caratterizzazione dell’Uranio impoverito e pericolosità per inalazione”, Giano, n.36 (sett-dic. 2000), pp. 33-44.
- M. Cristaldi P. Angeloni, F. Degrassi, F. Iannuzzelli, A. Martocchia, L. Nencini, C. Pona, S. Salerno, M. Zucchetti. “Conseguenze ambientali ed effetti patogeni dell’uso di Uranio Impoverito nei dispositivi bellici”. Tribuna Biologica e Medica, 9 (1-2), Gennaio-Giugno 2001 : 29-41.
- M. Zucchetti, “Military Use of Depleted Uranium : a Model for Assessment of Atmospheric Pollution and Health Effects in the Balkans”, 11th International Symposium on « Environmental Pollution And Its Impact On Life In The Mediterranean Region », MESAEP, Lymassol, Cyprus, October 2001, p.25.
- M. Zucchetti “Some Facts On Depleted Uranium (DU), Its Use In The Balkans And Its Effects On The Health Of Soldiers And Civilian Population”, Proc. Int. Conf. NURT2001, L’Avana (Cuba), oct. 2001, p.31.
- M. Zucchetti, M. Azzati « Environmental Pollution and Population Health Effects in the Quirra Area, Sardinia Island (Italy) », 12th International Symposium on Environmental Pollution and its Impact on Life in the Mediterranean Region, Antalya (Turkey), October 2003, p. 190, ISBN 975-288-621-3.
- M. Zucchetti, R. Chiarelli ‘Environmental Diffusion of DU. Application of Models and Codes for Assessment of Atmospheric Pollution and Health Effects’, Convegno ‘Uranio Impoverito. Stato delle Conoscenze e Prospettive di Ricerca’, Istituto Superiore di Sanità (Roma) Ottobre 2004.
- R. Chiarelli, M. Zucchetti, ‘Effetti sanitari dell’uranio impoverito in Iraq’, Convegno ‘La Prevenzione Primaria dei Tumori di Origine Professionale ed Ambientale’, Genova, Novembre 2004.
- R. Chiarelli, M. Zucchetti, ‘Applicazione di modelli e codici di dose alla popolazione alla dispersione ambientale di Uranio impoverito’, Convegno ‘La Prevenzione Primaria dei Tumori di Origine Professionale ed Ambientale’, Genova, Novembre 2004.
- M. Zucchetti, « Environmental Pollution and Population Health Effects in the Quirra Area, Sardinia Island (Italy) and the Depleted Uranium Case », J. Env. Prot. And Ecology 1, 7 (2006) 82-92.
- M. Zucchetti, “Scenari di esposizione futura In Iraq : convivere con l’uranio impoverito” in : M.Zucchetti (a cura di) “Il male invisibile sempre più visibile”, Odradek, Roma, giugno 2005, pp. 81-98.
- M. Zucchetti, “Uranio impoverito. Con elementi di radioprotezione ed utilizzo delle radiazioni ionizzanti”, CLUT, Torino, febbraio 2006. ISBN 88-7992-225-4.
- M. Zucchetti “Depleted Uranium”, European Parliament, GiethoornTen Brink bv, Meppel (Holland), 2009. ISBN 978-90-9024147-0.

[7] « Alcune testi e fatti sull’uranio impoverito, sul suo uso nei balcani, sulle conseguenze sulla laute di militari e popolazione », Comitato Scienziate e Scienziati contro la guerra, 9 janvier 2001. op. cit.

[8] Cristaldi M. et al., Conseguenze ambientali ed effetti patogeni dell’uso di Uranio Impoverito nei dispositivi bellici. Tribuna Biologica e Medica, 9 (1-2), Gennaio-Giugno 2001 : 29-41.

[9] Il s’agit d’un code élaboré dans un laboratoire étasunien, reconnu et utilisé au niveau international. Voir : B.A.Napier et al. (1990), GENII – The Hanford Environmental Radiation Dosimetry Software System, PNL-6584, Pacific Northwest Laboratories (USA). Il ne peut être utilisé dans ce cas que pour une estimation des doses d’inhalation, étant donnée la particularité du scénario examiné.

[10] IRCP, 1995. « Age-dependent Doses to Members of the Public from Intake of Radionuclides : Part 3 – Ingestion Dose Coefficients ». Publication 69 Annals of the ICRP. 25 (no 1).

[11] M. Zucchetti, ‘Caratterizzazione dell’Uranio impoverito e pericolosità per inalazione’, Giano, n.36 (sett-dic. 2000), pp. 33-44 ; R. Chiarelli, M. Zucchetti, ‘Applicazione di modelli e codici di dose alla popolazione alla dispersione ambientale di Uranio impoverito’, Convegno ‘La Prevenzione Primaria dei Tumori di Origine Professionale ed Ambientale’, Genova, Nov.2004.

[12] « U.S. Tomahawk Cruise Missiles Hit Targets in Libya », par Devin Dwyer et Luis Martinez, ABC News, 19 mars 2011.

Uranium appauvri:

Le cheval de Troie

de la guerre nucléaire

 (Leuren Moret)

 ENVIRONNEMENT

source:http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-Trojan-Horse1jul04.htm

Traduction partielle de cet article:http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/message/507

Changement de Société remercie Maurice Lecomte, qui a proposé ce texte.

« La chaleur n’est plus une fournaise

pour votre ennemi si son intensité

vous grille [vous-même] ! »

William Shakespeare (1564-1616)

L’utilisation d’armes à uranium appauvri par les Etats-Unis, défiant tous les traités internationaux, va lentement anéantir toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays poursuit cette pratique en toute connaissance de son potentiel destructeur.

  ●●●

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à uranium appauvri, illégales sous tous les traités internationaux, conventions et accords, ainsi que sous la loi militaire américaine. L’utilisation continue de ces armes radioactives illégales, qui a déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de rayonnement va continuer de contaminer d’autres parties du monde au fil du temps. C’est en effet une affaire concernant le monde entier et une question internationale. La raison profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri – Egypte, Moyen-Orient, Asie centrale et la moitié nord de l’Inde – aux impératifs géostratégiques américains décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier de 1997.

RÉGION DU SUD:

«Cette immense région, déchirée par des haines tant volatiles que versatiles, entourée de puissants voisins concurrents, est susceptible d’être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre États-nations, que plus probablement pour des violences ethniques et religieuses de longue durée. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver, mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. »

Le fait est que les Etats-Unis et ses partenaires militaires ont « subrepticement » mené quatre guerres nucléaires en utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous cette forme d’aérosols, l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les Etats-Unis doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4,5 milliards d’années, l’âge de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit, là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des  »essais » atmosphériques équivalait alors [elle croît avec la multiplication des"essais"-explosions] à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, le Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : Omnicide. »

 « PROJET MANHATTAN 1943 »,

PLAN MODELE

pour

URANIUM APPAUVRI

Dans une note déclassifiée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’ « Usage des Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu du sol par des lance projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite… Il n’y a aucune méthode de traitement connue à de telles blessures… cela traverserait un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

Comme Contaminant de Terrain :

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu au sol soit par voie aérienne, soit à partir du sol, l’hypothèse étant que le territoire est contrôlé par l’ennemi. Cela reviendrait à interdire le terrain à l’un ou l’autre belligérant, sauf à exposer ce personnel là aux radiations malfaisantes…Les endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue…pour le terrain ordinaire il n’y a aucune méthode de décontamination connue. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. …Les réservoirs ou les puits seraient contaminés et la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée.»

Exposition interne :

« …Les particules inférieures à 1μ [micron] se déposeraient le plus probablement dans les alvéoles où, soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang…et pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, la nourriture, ou l’air, …ou encore pourraient être prélevées des poumons ou du système gastro-intestinal par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

Les deux produits de fission et le déchet d’uranium appauvri issus du  »Projet Bombe Atomique » devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui lui fait commencer sa combustion à la très basse température de sa friction dans le canon de l’arme, en fit dès le début et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était en outre abondamment disponible du fait que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonnés sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon…et il répandrait une vive terreur… »

(Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

 DES SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

Les armes à uranium appauvri ont été fournies en premier par les Etats-Unis à Israël pour un usage sous supervision des Etats-Unis dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent ce tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

Les militaires US admettent utiliser des projectiles à uranium appauvri au moyen de tanks et d’avions, la présence de ces ogives de missiles et de bombes étant classifiée ou désignée comme « dense » ou «métal mystérieux ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme «uranium appauvri » ou « métal dense », indiquant une densité ne pouvant-être que celle de l’uranium appauvri ou du tungstène pour pouvoir s’adapter aux dimensions de l’ogive.

Poids des ogives

Le poids d’une ogive inclut l’explosif (~20 %) et l’enveloppe. Le lest métallique dit « dense » ou la doublure (soupçonné d’être du DU) est évalué à 50-75 % du poids de l’ogive – nécessité de doubler la densité des versions précédentes. AUP = Pénétrateurs Avancés. S/CH = Charge Spéciale. BR = Système à Têtes Multiples. (S/CH+AUP). P = Pénétrateurs en Vieux « Métal Lourd ». © Dai Williams 2002

Source: armes à Uranium Appauvri en 2001-2002 : questions de santé professionnelle, publique et environnementale – Mystérieux Métal Cauchemardesque en Afghanistan ? Études rassemblées et sources du domaine public compilées par Dai Williams, première édition du 31 janvier 2002.

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères des bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive à uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisée depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussières radioactives et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

En raison de maladies mystérieuses et de malformations à la naissance chez les nouveaux nés rapportées après la guerre parmi :

● des Vétérans du Golfe [et leurs familles],

● des civils dans le sud de l’Irak,

● ainsi que des maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU ayant servis en Yougoslavie,

sont apparues des inquiétudes grandissantes relatives aux effets des radiations et aux dommages causés à l’environnement et ont soulevé l’indignation internationale quant à l’utilisation d’armes radioactives par les Etats-Unis après 1991. A la réunion de 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir des Etats-Unis de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

« Il incombe au reste du monde…de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

 ILLEGALES

EN DROIT INTERNATIONAL

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits de l’Homme :

TESTS de LÉGALITÉ RELATIVE aux ARMES EN DROIT INTERNATIONAL-

● TEST de TEMPORALITÉ – Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

● TEST ENVIRONNEMENTAL – Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

● TEST de TERRITORIALITÉ– Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

● TEST d’HUMANITÉ – Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

L’avocate humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests relatifs à la légalité des armes au regard du droit international, et que cet armement est en outre illégal sous la définition d’une arme « poison ». Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU a déterminé en 1996 que l’uranium appauvri est une arme de destruction massive qui ne devrait pas être utilisée :

 RÉSOLUTION 1996/16 sur

L’ARRÊT de L’UTILISATION

de

L’URANIUM APPAUVRI

L’utilisation militaire de l’Uranium Appauvri viole le droit international humanitaire actuel, incluant ;

  • le principe qu’il n’y a aucun droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ;
  • Interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 § le HCIV ; Art. 35 §2 GP1),
  • la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1)
  • aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

Le déploiement et l’utilisation de l’Uranium Appauvri violent les principes internationaux de protection des droits humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 de la Sous-Comission des Nations Unies relative aux droits de l’homme.

QUATRE GUERRES NUCLÉAIRES

 « Les militaires sont juste bas-du-front,stupides,

des bêtes à utilisercomme des pions dans la politique étrangère »

- Henry Kissinger-

Bien que limitée aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement dans l’histoire du monde. Les puits de pétrole incendiés, les bombardements de pétroliers et de puits de pétrole ayant répandu des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. La dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, avec ses effets à long terme et de grande envergure ont eu et auront un effet environnemental mondial. De la fumée des incendies de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans
l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale étendront rapidement la contamination radioactive dans le monde entier. L’altération des vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres domaines produira de nouvelles sources de contamination radioactive au fil des saisons dans les années futures. C’est ainsi que [déjà et par exemple], sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre d’une forte augmentation des cancers du sein, des leucémies et des diabètes infantiles.

LE RAYONNEMENT

NE RESPECTE AUCUNE FRONTIÈRE,

AUCUNE CLASSE SOCIO-ÉCONOMIQUE

et AUCUNE RELIGION.

Le mépris du respect fondamental de la vie pour l’atteinte des objectifs politiques états-uniens a été décrit par des soldats américains au sol, et dans les airs, le long de la Route de la Mort en Irak en 1991.

«Les soldats irakiens sont des garçons ou des jeunes hommes. Ils présentaient un bien triste spectacle, aucune chance au combat ne leur ayant été laissée. Leurs dirigeants leurs avaient coupé les tendons d’Achille de sorte qu’ils ne pouvaient pas s’enfuir et puis les avait abandonnés. Leurs armes en mauvais état et leur peu de munitions étaient abandonnées sur place. Ils avaient faim, froid et peur. La haine que j’avais envers tout Irakien s’est dissipée. Ces personnes n’avaient rien à faire sur un champ de bataille. »

(S Hersh, New Yorker, le 22 mai 2000)

Des pilotes américains, acteurs des bombardements et mitraillages au moyen des armes à uranium appauvri, devant le recul des soldats irakiens impuissants qui avaient déjà cédé, s’écrient :

« Nous les avons grillés !… Nous avons touché le jackpot !… Une véritable chasse aux perdreaux !… L’harponnage d’un poisson dans un bocal !… Une flopée de canards apeurés sur leurs culs !… Il n’y avait juste rien de plus jouissif !… Cela a été le plus grandiose Quatorze Juillet que je n’ai jamais vu !… Ces chars faisant simplement «boom» !… Avec toute cette substance qu’ils vomissaient d’eux !… Ils sont juste devenus translucides de [leur] fusion !… C’était merveilleux !… »

(Los Angeles Times et Washington Post, tous les deux du 27 Février 1991)

Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe sont revenus aux États-Unis d’une guerre qui n’aura duré que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement américain sur les bébés nés après cette guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% d’entre eux présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Nombre sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres anomalies. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des enfants, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent « est-il normal ? »

MALADIES CONNUES INFLIGÉES

par l’ INTERNALISATION

des PARTICULES

d’URANIUM APPAUVRI

Tableau 1: Compilé par Leuren Moret à partir de ses entretiens avec des Vétérans de la guerre du Golfe et leurs familles

Consultez: http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/du-diagnosis.html

Site: Bouclier du Désert/Tempête du désert:http://www.ushostnet.com/gulfwar/articles.htm04/1504

Les soldats ayant servi dans les véhicules de combat Bradley, où il est fréquent de s’asseoir sur les caisses de munitions empilées, munitions à uranium appauvri, sont maintenant nombreux à rapporter des cancers du rectum.

Pour la première fois, les médecins en Yougoslavie et en Irak ont annoncé l’apparition de plusieurs cancers sans rapport avec ceux développés par les patients parmi les familles qui vivent dans des zones fortement contaminées. Plus étrange encore, ils rapportent que le cancer était inconnu des générations précédentes. Le développement de cancers très rares et insolites ainsi que de malformations congénitales ont également été signalés avec une augmentation bien au-delà des normes d’avant 1991, non seulement dans les pays déchirés par la guerre, mais également dans les pays transfrontaliers voisins de la zone contaminée.

Le Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, a participé à un rapport ;

(http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm ) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant les années à venir. L’OMS lui a refusé la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Le Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias ;

(http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm/ ) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, a partagé l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

 « CRAIGNEZ L’URANIUM APPAUVRI. »

– clamait G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche-

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas en raison de sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis des efforts considérables pour promouvoir la fausse plainte que ces tirs à l’uranium appauvri des forces de la coalition avaient causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a diffusé d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux atouts majeurs de propagande. »

« Uranium est un mot ayant d’effrayantes consonances dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge est relativement facile à vendre, et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »
« Mais les scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

La guerre US en Afghanistan a montré clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où on estime que 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils naître déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’avais perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie de ce génocide invisible que l’Amérique nous a amené, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Laghman, mars 2003)

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement consécutivement à l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait, « selon leur estimation de 50 tonnes de poussière résiduelles d’uranium appauvri restantes dans  »la région », il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000] ». Les estimations relatives à la quantité d’armes à uranium appauvri utilisée en 1991, vont maintenant des 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres organismes scientifiques. Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9 millions en corrélation avec la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Durant la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données – causant à peu près 22 millions de nouveaux cas de cancer. Au total, le nombre estimé de patients atteints de cancer, en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990 !

LES PARALLÈLES

« La guerre ne peut réellement causer aucun boum économique, du moins pas directement, puisque une augmentation de richesse ne peut jamais résulter d’une destruction de biens. »
– Ludwig von Mises

Les parallèles entre l’Iraq, la Yougoslavie et l’Afghanistan sont étonnamment similaires. Les armes utilisées, les traités injustes offerts par les US, le bombardement et la destruction de l’environnement et de toutes les infrastructures. Dans chaque ville d’Irak et de Yougoslavie, la télévision et les stations de radios ont été bombardées.

Les centres éducatifs ont été ciblés, et les magasins où était vendu le matériel éducatif ont été détruits pratiquement le même jour. Pendant la durée des sanctions de l’ONU, l’Iraq n’avait même pas droit à des stylos pour les écoliers. Des vestiges culturels et des trésors historiques ont été visés et détruits dans les trois pays, une sorte de nettoyage culturel et historique, un traumatisme psychologique national collectif.

La contamination radioactive permanente et la dévastation environnementale de ces trois pays est sans précédent, s’ensuivant une énorme augmentation des cancers et des malformations congénitales suite aux attaques. Celles-ci s’amplifieront au cours du temps avec des effets inconnus dus à l’exposition chronique, à l’augmentation du niveau interne de rayonnement de la poussière d’uranium appauvri et des effets génétiques permanents transmis aux générations futures. En clair, il s’agit d’un plan de génocide depuis le début.

Fig. 3: Carte des régions, dans un rayon de 1.609 kilomètres [1.000 miles] autour de Bagdad et de l’Afghanistan, ayant été contaminées par l’uranium appauvri depuis 1991. Les poussières d’uranium appauvri seront reprises et recyclées dans toute cette région sèche, et également diffusées travers le monde. La quantité déjà présente de radiations dans l’atmosphère du fait des essais atmosphériques déjà réalisés a été multipliée par plus de 10 fois avec les radiations issues des explosions des munitions à uranium appauvri depuis 1991. En 2002, le gouvernement américain a admis que chaque personne vivant aux États-Unis entre 1957 et 1963 a été contaminée en interne par des radiations. Notez que la région contaminée correspond au «Sud» de la région mentionnée sur l’échiquier eurasien de la Fig. 1.

Qu’est-il arrivé aux droits de l’homme, aux droits de l’enfant, à la société civile et à l’humanité commune ?

Il revient aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à uranium appauvri et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne restera que quelques générations encore épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement – nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol.

« Notre patrimoine génétique de vie collective, en évolution depuis des millions d’années, a été gravement endommagé durant ces cinquante dernières années. Le temps restant pour renverser cette culture de « MOUTONS de PANURGE » nous est compté. Dans le futur, que pourrez-vous bien dire à vos petits-enfants de ce que vous aurez fait de meilleur avec votre vie pour contrer ce processus de mort ? »

(Rosalie Bertell, 1982)

 LES BUTS-MOTIFS PROFONDS:

G O D ! …No GOD! but

[Gold, Oil, Drugs][Or, Pétrole, Drogues] !

« Nous devons devenir à tout prix, sinon les propriétaires, du moins les contrôleurs à la source d’une partie significative du pétrole dont nous avons besoin. »
(Commission Britannique Royale, s’accordant à la politique de Winston Churchill envers l’Irak 1913).

« Il est clair que notre nation soit dépendante d’une grande quantité de pétrole étranger. De plus en plus de nos importations proviennent d’outre-mer.»
(Le président étasunien G.W. Bush, Beaverton, Oregon, 25 septembre 2000).

« S’ils branchent les radars nous ferons exploser leurs maudits SAMs (missiles à décollage vertical). Ils savent que nous possédons leur pays. Nous possédons leur espace aérien… Nous dictons leur manière de vivre et de parler. Et c’est ce qu’il y a de grand dans l’Amérique d’aujourd’hui. C’est une bonne chose, spécialement quand il y a là-bas, beaucoup de ce pétrole dont on a besoin. »
(Général étasunien William Looney en 1999, se référant à l’Irak).

Il y a des millions d’années, avant que l’Inde n’entre en collision avec le continent Eurasien provoquant l’érection de l’Himalaya, l’antique et peu profonde mer Téthys s’étendait de l’Atlantique à ce qui est maintenant la Méditerranée, la mer Noire, Caspiennes et d’Aral. De riches gisements de pétrole se situent maintenant là où la vie antique a accumulé et  »cuit » dans des conditions adéquates de grands gisements anciens de sédiments. Bien avant 1991, Unocal en Afghanistan, Amoco en Yougoslavie et diverses autres compagnies pétrolières étaient intéressées par les gisements de pétrole de l’Irak, ayant conduit une vaste exploration pour aboutir à la caractérisation des gisements de pétrole dans les régions asiatiques du Centre et Moyen-Orient, y compris la moitié du nord de l’Inde.

La Grande-Bretagne a maintenu un grand intérêt pour les gisements de pétrole du Moyen-Orient pendant un siècle et a été l’associée militaire le plus loyal des Etats-Unis depuis la première guerre à l’uranium appauvri de 1991 en Irak. L’Allemagne, un autre partenaire militaire en Yougoslavie des forces maintenant en Afghanistan, a été un des bénéficiaires économiques majeurs de l’éclatement de la Yougoslavie et la colonisation des Balkans.

Les intérêts américains en Yougoslavie avaient beaucoup à voir avec la construction du pipeline d’Asie centrale vers les ports en eau chaude méditerranéens de Yougoslavie. Un partenaire silencieux et caché des Etats-Unis est le Japon. Il a fourni de grandes quantités de liquidités pour financer l’opération de 1991 en Irak et les guerres yougoslaves de 1995/99, ainsi qu’une aide supplémentaire en Afghanistan en fournissant non seulement de la trésorerie, mais le carburant pour la guerre, des navires de guerre sous l’égide des forces japonaises d’autodéfense dans l’Océan Indien. Nippon Steel, Mitsubishi, et Halliburton sont maintenant des associés dans un projet d’oléoduc en Asie centrale. En 2004, malgré l’opposition de ses citoyens, le gouvernement japonais a envoyé des forces d’autodéfense en Irak pour la «reconstruction». Cette mesure prise par le gouvernement japonais de placer des troupes sur le terrain dans une zone de guerre, mènera à l’annulation de l’article 9 de la Constitution japonaise, qui interdit à jamais que le Japon puisse se livrer à une agression militaire.

 LE TRIANGLE DE FER

(tout sous un même toit) :

ARMÉE, GRANDES ENTREPRISES, POLITIQUE 

La liberté d’une démocratie n’est plus garantie si le peuple tolère la croissance d’un pouvoir privé au point où il devient plus fort que leur État démocratique lui-même. Cet état est, dans son essence, le fascisme – quand un individu, un groupe, ou tout pouvoir privé a pris le contrôle du gouvernement.

  • Franklin Delano Roosevelt

Mais qu’est-ce que le pétrole, les alliés partenaires militaires, les guerres à l’uranium appauvri, et la politique étrangère américaine ont à faire avec les armes nucléaires? La réponse m’est venue en 1991 lorsque je suis devenu un dénonciateur au Laboratoire des Armes Nucléaires de Livermore, près de San Francisco, en Californie. Richard Berta, l’inspecteur régional de l’Ouest pour le ministère de l’Énergie, m’a dit ; « Le Pentagone existe pour les compagnies pétrolières … et les laboratoires d’armes nucléaires existent pour le Pentagone. »

L’uranium appauvri a été utilisé à partir de 1991, pour trois raisons:

● Pour tester les effets radio-biologiques des armes nucléaires de la 4èmegénération, qui sont encore en cours de développement.

● Pour flouter, flouer et briser la distinction entre armes conventionnelles et nucléaires.

● Pour rendre plus facile la réintroduction des armes nucléaires dans l’arsenal militaire américain.

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont les premiers dans la recherche et le développement de la production d’armes nucléaire de la quatrième génération, suivis par le Japon et l’Allemagne à égalité au second rang, tandis que la Russie et d’autres pays suivent.

Le Groupe Carlyle, une des plus grosses société privée en capitaux propres, la 12ème plus grande affaire de défense ayant une marge bénéficiaire énorme est « un arrangement » d’affaires entre les familles Bush, Ben Laden, des Saoudiens riches, l’ancien Premier Ministre britannique John Major, James Baker III, Afsaneh Masheyekhi, Frank Carlucci, Colin Powell, d’autres anciens administrateurs du gouvernement américain et la fille de Madeleine Albright. Le Groupe Carlyle est le »gardien »de la communauté des investisseurs saoudiens. Il possède 70% de Lockheed Martin Marietta, le plus grand entrepreneur militaire des États-Unis et du fait que Carlyle est privée, n’a aucun contrôle ni responsabilité quelle qu’elle soit.Un journaliste se compare à  »un chien dans un jeu de quilles » pour décrire sa démarche de compréhension ou d’enquête sur le Groupe Carlyle, comme quelque chose  »ressemblant à une partie de boxe avec un fantôme ». Le Groupe engage comme lobbyistes les meilleurs politiciens connus du monde entier, afin d’influencer la politique de guerre, et en privé, tirer profit de leurs précédentes politiques publiques. Le conflit d’intérêts est évident : le Président George W. Bush, comme son père l’ancien Président George Bush, crée des guerres à l’échelle mondiale afin d’alimenter le marché des armes et monnayer la « protection » états-unienne. Lockheed Martin Marietta possède maintenant les Laboratoires Sandia, un entrepreneur privé fabricant les détonateurs des armes nucléaires, qui se sont installés le plus facilement du monde de l’autre côté de la rue Los Alamos où les Laboratoires nationaux Livermore fabriquent les bombes nucléaires. C’est un membre du corps professoral qui organisera un  »Comité du Ruban Bleu » qui désignera l’institution choisie pour l’attribution du contrat, soit l’université du Texas.

Lors de la réunion de mai 2003 de l’Université des Administrateurs/Régents de Californie que j’ai suivie, l’Amiral Linton Brooks était présent comme nouveau responsable du programme d’armes nucléaires sous le Ministère de l’Energie. Celui-ci a informé le Lieutenant Gouverneur Cruz Bustamante et les Administrateurs/Régents de l’Université de Californie que le contrat de gestion avec les laboratoires d’armes nucléaires qui était tenu de manière incontestable par l’Université de Californie depuis plus de 60 ans, serait soumis à l’offre concurrentielle en 2005. Cette privatisation et le transfert du contrat de gestion du programme d’armes nucléaires des Etats-Unis mettront le contrôle de ce programme américain auprès du groupe Carlyle. La relation incestueuse entre le gouvernement américain, les entreprises privées, et les familles Bush et Ben Laden fournit beaucoup de réponses aux questions qui subsistent dans tous les esprits au sujet de nombreuses décisions semblant incongrues et des politiques mises en œuvre.

Leuren Moret a travaillé dans deux laboratoires d’armes nucléaires des États-Unis à titre de géoscientifique. En 1991, elle devient une dénonciatrice dans le laboratoire d’armes nucléaires de Livermore. Elle a depuis travaillé en tant que citoyenne de la science indépendante et spécialiste des rayonnements dans les communautés du monde entier, et a contribué à la sous-commission d’enquête sur l’uranium appauvri de l’ONU. Ses recherches sur les effets environnementaux et la santé publique du faible niveau de rayonnement provenant des retombées des essais atmosphériques, des centrales nucléaires, et de l’armement à uranium appauvri, est disponible sur Internet et au ; http://www.mindfully.org

En 2003, elle a témoigné devant le Tribunal Pénal International pour l’Afghanistan tenu au Japon, et est intervenue à la Conférence mondiale sur les armes à uranium appauvri à Hambourg, en Allemagne, et devant la Cour mondiale des femmes au Forum social mondial à Bombay, en Inde en Janvier 2004. Elle est un éditrice et Contributrice de GLOBAL OUTLOOK-PERSPECTIVES MONDIALES-, commissaire à l’environnement de la ville de Berkeley, et présidente sortante de l’Association pour les femmes géoscientifiques.

Pour en savoir plus, aller sur Mindfully.org par Leuren Moret :http://www.mindfully.org/

Sites web:

● Tribunal Pénal International pour l’Opinion Ècrite sur l’Afghanistan. Juge N. Bhagwat : aussi http://www.traprockpeace.org/tokyo_trial_13march04.doc

● Question 11: Qu’est-ce que le gouvernement américain sait sur l’uranium appauvri : http://traprockpeace.org/moret_25nov03.pdf

● Conférence Mondiale sur les armes à uranium appauvri :http://www.uraniumweaponsconference.de/

● Rayonnement et projets de santé publique: http://www.radiation.org

● «Une comparaison des effets à retardement de la radiobiologie de l’uranium appauvri à l’encontre de la quatrième génération d’armes nucléaires » par A. Gsponer, J.-P. Hurni, et B. Vitale, 4ème Conférence internationale de la Société Nucléaire yougoslave, Belgrade, du 4 Septembre au 30 Octobre 2002.http://arXiv.org/abs/physics/0210071

● «Les armes nucléaires de quatrième génération: les principes physiques des explosifs thermonucléaires, fusion par confinement inertiel, et la quête d’armes nucléaires de quatrième génération » par André Gsponer et Jean-Pierre Hurnihttp://www.inesap.org/publ_tech01.htm

● 54 minutesde télévision néerlandaiseVPRO »Carlyle Group » documentaire surInternet: http://www.vpro.nl/info/tegenlicht/index.shtml?7738514+7738518+7738520+11838857

○ Documentaire vidéoPlayer surle groupe Carlyle, par VPROhollandaise[vidéode 500 kbpsréelle]la télévision ; http://cgi.omroep.nl/cgi-bin/streams?/tv/vpro/tegenlicht/bb.20030516.rm?title=Bekijk%20de%20uitzending%20DE%20IJZEREN%20DRIEHOEK%20in%20%20realvideo%20BREEDBAND%20tot%20500%20kbs

○ Documentaire vidéoPlayer surle groupe Carlyle, parVPROtélévisionhollandaise[100kbpsréel de la vidéo] ; http://cgi.omroep.nl/cgi-bin/streams?/tv/vpro/tegenlicht/sb.20030516.rm?title=Bekijk%20de%20uitzending%20DE%20IJZEREN%20DRIEHOEK%20in%20realvideo%20SMALBAND%20tot%20100%20kbs

○ Vue d’ensembledocumentaire -Animation Flashinteractive -avec des liens versles biographies et lesarticles(néerlandais) etdes sections spécifiques devidéo ;http://www.vpro.nl/info/tegenlicht/carlyle/
○ Traduction anglaise del’introductionde la traductionnéerlandaise desdeuxpremièresminutesde ce programme.

La guerre en Irak est terminée.

Les décombres encore fumants, 

alors que lespremiers bulldozers 

sont déjà dans le pays.

Après que les forces de la coalition ont détruit Bagdad, ce sont aujourd’hui principalement des sociétés américaines qui sont à reconstruire l’Irak.

Un point intéressant est que ces entreprises ont généralement des gens parmi ceux qu’il salarient qui ont été des politiciens. Est-ce un conflit d’intérêts ou une nouvelle manière (mondialisée) de faire des affaires ?

Une des sociétés qui fonctionnent de cette manière est Carlyle Group. Sur leur listing de paies sont des gens comme George Bush (père), M. James Baker III et l’ancien Premier ministre John Major.

Carlyle Group est une banque privée d’investissement qui n’attire pas souvent l’attention du public, mais il est un des plus grands investisseurs américains (ndlr: Etats-Unis) dans l’industrie de la défense, les télécoms, les biens et les services financiers.

Qu’est le Carlyle Group? Qui sont les personnes derrière ce nom ? Et combien de puissants regroupe Carlyle ?

● Perspectives mondiales: http://www.globalresearch.de

Une réponse intéressante. . .

– Original Message —–

De: « Leuren Moret » <leurenmoret@yahoo.com>
Pour: <[de l'armée américaine Col Special Ops Béret Vert]>
Sent: Wednesday, 16 Juin, 2004 00:56
Sujet: Re: traîtrise et trahison

Salut Jean – Voici un article qui sort en Juillet au World Affairs Journal. Pouvez-vous s’il vous plaît me dire ce que vous en pensez et d’où et qui pourrait venir la décision d’utiliser l’UA sur le monde arabe ? Il me semble que c’était dans les années 1970.

Leuren

—– Réponse —–

De: <[de l'armée américaine Col Special Ops Béret Vert]>
Pour: «Leuren Moret » <leurenmoret@yahoo.com>
Sujet: Re: traîtrise et trahison
Date: Wed, 16 juin 2004 11:10:01 -0700

Salut Leuren,

Votre rapport est très complet et convaincant.

On peut se poser la question. Qui et pourquoi prendre la responsabilité de la décision de créer un espace de déni couvrant le monde arabe.

Il semble crédible que la décision d’isoler les zones arabes occupées du monde a été et est intentionnelle dans le but express de contrôler le flux de pétrole de la Russie, à travers la zone mi-Est de l’Afghanistan et de l’Irak (avec extension éventuelle à la Syrie, l’Iran, l’Afrique du Nord et l’Arabie Saoudite) tout en détruisant la population actuelle pour empêcher la résistance.

Les morts dans la zone contestée comme résultat direct de l’UA est, à mon avis, le moyen secret par lequel le contrôle sur ces terres sera accompli.

Les systèmes en matière de développement visent à finalement offrir un contrôle automatisé des mécanismes de production du pétrole et la réduction au minimum de l’exposition humaine pour l’entretien. L’observation à partir de la haute altitude contrôlera la menace de sabotage à l’image de la façon perfectionnée de sécuriser la zone 51 au Nevada.

D’où vient l’idée de ce scénario ? Les empreintes digitales de Henry Kissinger sont sur ce projet. Le Groupe Carlyle est en position idéale pour mener à bien la conception de Henry.

Prenez par exemple l’exposition de l’action génocidaire de Kissinger ayant configuré plus de 3.000 bombardements secrets de B-52 (en utilisant plusieurs aéronefs) sur le Cambodge (1969-1972) comme écrit dans le livre « Side Show« . Le B-52 décollait de Guam avec les objectifs assignés pour le Nord et le Sud-Vietnam et ne recevait qu’en vol les modifications des coordonnées des cibles au Cambodge. Seul le pilote et le navigateur étaient au courant des changements de commandement, de par leur conception de garder le bombardement du Cambodge compartimenté des autres membres d’équipage afin de minimiser la compromission dans ces actes illégaux de guerre à un pays neutre. Cela concorde et se raccorde avec l’attaque secrète à l’UA sur le monde arabe. Cela en fournit aussi la raison pour les Etats-Unis. L’Air Force a couru après 750 bombes pendant la guerre du Vietnam. Ceci donne aussi une explication convaincante quant à la déviation de la guerre contre le terrorisme qui a commencé en Afghanistan pour être orientée ensuite, sans justification vers l’Irak, coupant ainsi les ressources disponibles de poursuivre Ben Laden et les bastions Al-Qaïda en Afghanistan. Il est maintenant évident que les Etats-Unis ne voulaient que donner l’apparencede courir aprèsBen Ladendepuis qu’ilfait partie intégrantedu groupe Carlyle. Ce sont des«sourceset méthodes»qui doivent être conservéscompartimentéespour désemparer et préserver l’ignorance.

Les citations d’Henry concernant les militaires sont [révélatrices] ; « ce sont des bestiaux stupides ». Mais, la encore et de nouveau, excepté la direction militaire, l’existence des hommes est considérée comme « actif consommable ».

Il aurait fait un merveilleux nazi. Là-bas avec Goebbels, Eichmann, Erlichman, Haldeman, et Rumsfeld et Wolfowitz.

Nous sommes certainement devenus Nation Agresseur. Je crains que nous payions chèrement pour l’avidité criminelle de ceux qui sont responsables.

Je vais attendre jusqu’à ce que votre matériel soit publié avant de les transmettre aux parties intéressées.

Curieusement, c’est le cheval de Troie à l’intérieur d’un bouclier qui était l’emblème des Bérets Verts du 10ème groupe des forces spéciales en Allemagne dans les années cinquante et soixante, … qui a été mon premier contact avec la pensée diabolique et les «sources et méthodes» de l’Agence.

Bien à vous.

John

Uranium appauvri:

Le rapport qui accuse

Un scientifique français, expert auprès des Nations Unies, a évalué les risques pour la santé des populations et des soldats américains après la mise en œuvre d’armements à base d’uranium appauvri au mois de mars 2003.

En avril 2003, au cours d’une réunion de consultants d’IBM Conseil à Genève, un avocat américain, sur le point d’ouvrir un bureau pour la reconstruction de l’Irak dans la ville suisse, propose à Jean-François Fechino de réaliser une évaluation des risques environnementaux et de santé humaine à la suite de la mise en œuvre d’armements à base d’uranium appauvri. Intervenant pour le compte du Programme des Nations Unies pour l’environnement, ce dernier mènera plus d’une année de mission sur ce dossier. Il rédige en 2004 un rapport de 120 pages, dont nous publions ci-dessous des extraits. Comme on le verra, il contredit largement le concept de “guerre propre” mis en avant par la Maison Blanche et l’armée américaine, et conteste la notion de “dégâts collatéraux”.

L’auteur souligne l’ambivalence des motivations américaines dans la commande de ce rapport à un expert indépendant : “D’un côté, [la présidence américaine] souhaitait obtenir des résultats sur le terrain pour éviter que de jeunes Américains ne reviennent avec des maladies identiques à celles de la première guerre du Golfe, mais surtout pour éviter toute campagne de presse qui accuserait l’Administration et son équipe dirigeante de négligences ou d’un usage d’armements prohibés par les lois internationales [...]. D’un autre côté, cette même équipe espérait étouffer au maximum les dégâts occasionnés par l’usage de ces armements en se retranchant systématiquement derrière les rapports des experts [...] pour continuer à édulcorer voire occulter les dangers réels de ces armements.” (…)

Dans un conflit qui a probablement déjà fait un million de morts civils et qui n’est pas achevé, que pèsent ces prophéties ? Les pathologies subies par les anciens de la guerre du Vietnam ou par ceux de la première guerre du Golfe en 1991, comme par les militaires français témoins des essais nucléaires en Algérie en 1960, soulignent tragiquement l’intérêt d’un tel document. II s’agit à la fois d’un grave problème de santé et d’un immense problème économique en raison des suites juridiques prévisibles. Il s’agit enfin d’une question de démocratie face au silence et aux dénégations des autorités américaines.

L’uranium appauvri n’est pas inoffensif…

“Les zones expertisées jusqu’alors n’ont jamais connu un engagement aussi massif qu’en Irak, avec une utilisation en zone urbaine d’armements extrêmement dangereux pour la santé. Cependant, et quoi qu’il en soit, si l’uranium appauvri est « estimé 40 % moins contaminant que l’uranium naturel », cela signifie que les 60 % qui restent sont des matières radioactives contaminatrices !” [...]
“La dernière intervention militaire en Irak, qui se prolonge encore actuellement, a infligé et continue d’infliger, entre autres choses, des dommages inestimables à l’endroit de l’environnement, de la faune et de la flore, sans compter tous les effets néfastes pour la santé de l’homme, à court, moyen et très long terme.”
“Cette guerre est une violation caractérisée de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, qui stipule que “les opérations de guerre qui ont un effet destructeur sur le développement durable et sur la protection de l’environnement [...] sont du ressort des lois internationales et doivent faire l’objet de contrôle””. (…)

Des pathologies graves

“Les études menées à partir des examens des vétérans de la guerre du Golfe de 1991 indiquent qu’en moyenne ces vétérans ont absorbé une dose de 0,34 milligramme d’uranium appauvri. Cette contamination est absorbée définitivement par les tissus pulmonaires, sous formes de corpuscules.” […]
“Aussi, que ce soit par un bombardement direct ou la création de radicaux libres, les dommages causés aux cellules, les coupures chromosomiques, les altérations de l’ADN (tout cela ayant été observé en laboratoire lors de tests) et leurs conséquences (cancer, lymphomes, leucémie, stérilité, malformations fœtales…) sont irréversibles et conséquentes.” […]
“La reconnaissance des maladies officielles, de maladies type cancers, leucémies, etc., ainsi que l’attribution aux poussières d’uranium appauvri de malformations congénitales, n’est pas seulement un problème d’éthique médicale ou humanitaire. C’est avant tout une question économique.”
“Une telle reconnaissance par les gouvernements belligérants aurait des effets financiers « dramatiquement insupportables ». Ils seraient dans l’obligation de rétribuer des pensions et de verser des compensations financières tellement importantes que les budgets nationaux ne suffiraient pas.”
“Une telle reconnaissance entraînerait aussi, certainement, des conséquences pour l’industrie nucléaire et celle de l’armement. Or, l’énoncé de ces seules contraintes montre que cette reconnaissance est impossible à réaliser, ni même à envisager. De ce fait, lorsque l’OMS a demandé un complément de mission pour mettre en place une étude épidémiologique, face à l’ampleur de la tâche, il devenait évident que cette demande semblait tenir plus de la « diplomatie » que du réalisme d’une véritable et réelle prise en compte de la santé des populations civiles.” (…)

Briser le silence

“Devant l’accumulation de ces informations, plus horribles les unes que les autres, il est difficile de conserver un simple devoir de réserve, objectif. Lors de ce travail [...], il m’est très vite apparu que les plus hautes autorités américaines, anglaises et internationales connaissaient l’exactitude de la situation mais qu’elles continuaient à se retrancher derrière les rapports lénifiants des experts et scientifiques.” (…)

“Ce que les experts internationaux omettent de dire, c’est que cet uranium, appauvri en isotopes estimés « dangereux », a d’abord été concentré (ce que la nature ne fait jamais), et, malheureusement, cet uranium est aussi « pollué » par des isotopes non naturels car il est trop souvent issu des filières de retraitement. Ainsi, la donne change du tout au tout, et les dégâts occasionnés par ces armements sont irréversibles et présents pour des siècles et des siècles dans la nature.”
“Cette remise en cause du jugement des experts est aussi une remise en cause de l’ensemble de la filière du nucléaire, de l’armement, et laisse la porte ouverte à toute une série d’attaques en justice… C’est certainement pourquoi une véritable reconnaissance des problèmes liés à la contamination de l’air, des sols, des plantes, des eaux (surface et souterraines), des problèmes liés à l’inhalation ou à l’ingestion de poussières chargées d’uranium (même) appauvri ne peut sembler possible tant les enjeux sont inimaginables.” (…)

Les dénégations officielles

“Reconnaître officiellement et explicitement que l’usage de ces armements pouvait présenter des dangers pour la santé des populations civiles, c’était bien reconnaître que les soldats pouvaient être concernés, et, dès alors, c’était ouvrir la voie à des demandes de pensions pour invalidité, suite à une contamination. Cette reconnaissance risquait alors d’induire des coûts exorbitants et incompatibles avec les budgets consacrés aux vétérans. Indépendamment des militaires, une telle reconnaissance induisait aussi des demandes d’indemnisation de la part de populations civiles, voire l’ouverture de (nombreux et) spectaculaires procès. Enfin, par extrapolation, une telle reconnaissance induisait aussi une remise en cause de la mécanique bien huilée qu’est le secteur nucléaire (civil et militaire), et aurait créé une brèche dans le système que les experts, les scientifiques et les gouvernements protègent de tout leur poids.”

Manon Besse et Maïram Guissé
Source: Politis du 17 juillet 2008

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

ARMES A L’URANIUM APPAUVRI: EXPLICATIONS EN VIDEOS

Les belles armes des occidentaux…

dont la FRANCE !

ARMES A L'URANIUM APPAUVRI: EXPLICATIONS EN VIDEOS dans REFLEXIONS PERSONNELLES depleted-uranium14http://www.dailymotion.com/video/xx6d79

http://www.dailymotion.com/video/xx6do5

NOTA:

Cliquer gauche sur le titre pour voir les vidéos correctement.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

ISRAËL A TESTE LE 12 JUILLET 2013 UN BEAU PETIT MISSILE…POUR QUI LE PETIT CADEAU ? (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Un beau petit cadeau d’Israël pour qui ?

ISRAËL A TESTE LE 12 JUILLET 2013 UN BEAU PETIT MISSILE...POUR QUI LE PETIT CADEAU ? (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa

(Thierry LAMIREAU)

Israël a testé le 12 juillet 2013 un nouveau missile balistique à longue portée capable de transporter une ogive nucléaire, chimique ou biologique.Israel_a_teste-un_Jericho_IIILes médias israéliens, citant des analystes, ont déclaré que le test était très probablement un missile balistique Jericho. La dernière version était le Jericho III lancé à partir de silo et dont la portée est estimée de 4.800 à 6.500 km.

Les premiers programmes de missiles ont débuté en Israël en 1954 en coopération avec la France. En 1962, le gouvernement français a demandé à Dassault Aviation (à l’époque Générale Aéronautique Marcel Dassault) de concevoir un missile balistique à courte portée pour le compte d’Israël. Ce fut le début du programme MD-620 dont naitra le missile Jericho I.

Israël n’est pas signataire du traité de non-prolifération d’armes nucléaires. Bien que le pays n’ait jamais officiellement reconnu posséder l’arme nucléaire, il possède au moins 80 missiles équipés d’ogives (source:SIPRI).

Vu l’ambiance actuelle au Moyen-Orient et l’envie terrible d’Israël d’en découdre avec l’Iran, on « comprend » mieux les actions entreprises pour effectuer de tels essais de missiles !

Thierry LAMIREAU

(lesoufflecestmavie.unblog.fr)

 

Jéricho (missile)

(Sources WIKIPEDIA)


Les Jéricho sont des missiles balistiques israélien. Cette famille de missiles a donné naissance au lanceur Shavit.

Sommaire

  [masquer

·                                 1 Jéricho I

o                                        1.1 Développement

o                                        1.2 Caractéristiques

·                                 2 Jéricho II

o                                        2.1 Développement

o                                        2.2 Caractéristiques

o                                        2.3 Variante

·                                 3 Jéricho IIB

·                                 4 Jéricho III

·                                 5 Notes et références

·                                 6 Voir aussi

o                                        6.1 Articles connexes

o                                        6.2 Liens externes

Jéricho I[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Les premiers programmes de missiles sont lancés en Israël en 1954. La même année débute une coopération entre la France et Israël sur le développement de missile à courte portée. Début 1958, Israël développe son premier missile de conception israélienne le Lutz.

Le missile Jericho I a été construit avec l’aide de la société Dassault Aviation (à l’époque Générale Aéronautique Marcel Dassault) à partir du missile MD-620.

Ce programme fut la réponse à la menace de déploiement de missiles sol-sol par l’Égypte dans les années 1960.

En 1957, Générale Aéronautique Marcel Dassault créa un département missile. Le gouvernement français demande en 1962 à Dassault de concevoir un missile balistique à courte portée pour le compte d’Israël. Ce fut le début du programme MD-620.

Le premier test eu lieu le 23 décembre 1965, et fut un échec. Mais le second test fut réussi le 16 mars 1966 à partir de l’île du Levant et il fut déclaré opérationnel en 1973 après un total de 16 tirs, dont dix réussis1.

14 de ces missiles auraient été construits par GAMD par les usines d’Argenteuil et de Saint-Cloud, les autres (moins d’une centaine) construits directement en Israël avec l’aide d’une centaine de techniciens français venus entre mai 1964 et mai 1969.

La collaboration entre IAI et GAMD s’arrêta en 1969, suite à l’embargo sur les armes décrété par la France.

Un article du New York Times paru en octobre 1979 mentionne qu’Israël serait en mesure de produire de trois à six missiles par mois, pour un coût unitaire d’environ 1 à 1,5 millions de dollars. Ce prix semblerait trop élevé pour l’utilisation conventionnelle de ce missile2.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Jéricho 1 est un missile balistique à courte portée à deux étages à carburant solide. Il peut être lancé à partir d’un train, camion ou d’un site fixe.

  • Longueur : 13,20 m
  • Diamètre : 0,80 m
  • Poids : 6 700 kg
  • Charge : 650 kg (soit une charge conventionnelle, soit une charge nucléaire de 20 kt)3
  • Portée : max. 500 km
  • ECP : 1000 m

Jéricho II[modifier | modifier le code]

Le Jéricho II est un missile balistique israélien de portée intermédiaire conçu par IAI. Il dérive du Jericho I, et fut le premier missile balistique entièrement développé par Israël à partir de fonds iraniens. Le programme démarra en 1977, mais fut interrompu après la révolution iranienne en 1979. Israël continua seul le projet.

Développement[modifier | modifier le code]

Le programme, en 1977, prévoyait de développer deux versions du Jericho II, une terrestre, l’autre embarquée à bord desous-marins. Après la révolution iranienne, Israël décida de collaborer avec l’Afrique du Sud4 et d’abandonner la version embarquée.

Un essai du Jericho II a été effectué en 1989 à partir du Cap (République Sud-africaine). Un autre essai à partir d’Israël fut lancé, la même année, en direction de la Libye. Le missile a atterri à 400 km au nord de Benghazi, parcourant plus de1 300 km.

Le Jéricho II s’appuie sur les tests et le développement du Jéricho I. La principale différence réside en l’augmentation de diamètre du missile qui passe de 0,80 m à 1,56 m. Ce qui a pour résultat d’allonger la portée du missile.

Les études techniques et développements du Jericho II ont servi de base à la construction du lanceur Shavit.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Jéricho II est un missile balistique de portée intermédiaire à deux étages à carburant solide. Il peut être lancé à partir d’un train, camion ou d’un site fixe. Il est opérationnel depuis 1989.

  • Longueur : 14 00 m
  • Diamètre : 1 56m
  • Masse : 26 000 kg
  • Charge : entre 500 et 1 000kg
  • Portée : entre 1 500 et 3 500 km
  • ECP : 1 000 m

Le Jéricho II aurait la capacité d’emporter, soit une charge conventionnelle, soit une charge nucléaire 1 Mt3.

Variante[modifier | modifier le code]

  • Le Jericho 2 a servi de développement au lanceur Shavit
  • L’Afrique du Sud a développé sa propre version du Jéricho II sous le nom de RSA-3.

Jéricho IIB[modifier | modifier le code]

Le Jericho IIB est une version améliorée du Jericho II. La principale modification réside en un allongement de la portée qui passe à 2 800 km et augmentation de la charge militaire qui est de 1 tonne5.

Jéricho III[modifier | modifier le code]

En 1994 Israël démarre un projet d’un missile de portée intermédiaire de plus 4 500 km. Ce missile à la différence de ses prédécesseurs serait un missile fixe lancé à partir de silo.

Le premier test s’est déroulé le 15 janvier 20086,7.

Le Jericho III serait un missile de deux ou trois étages à propergol solide emportant une charge de 1.000 à 1.300 kg, voire une charge nucléaire 2 ou 3 charges MIRV. Sa portée est estimée de 4.800 à 6.500 km.8.

  • Longueur : 15 50 m
  • Diamètre : 1 56m
  • Masse : 29 000 kg
  • Charge : entre 1000 et 1 300kg
  • Portée : entre 4 800 et 12 000 km
  • ECP : 1 000 m

Notes et références[modifier | modifier le code]

1.       Air & Cosmos/Aviation International, 6 décembre 1996 —Dassault Lève Le Voile Sur Le Missile Jericho-

2.       Article du New York Times, 5 Octobre 1971-

3.       a et b Jane’s Strategic Weapon Systems

4.       http://www.astronautix.com/lvfam/jericho.htm [archive]

5.       http://www.fas.org/irp/threat/missile/rumsfeld/pt1_africa.htm [archive]

6.       http://www.usatoday.com/news/world/2008-01-17-israel-missile_N.htm [archive]

7.       http://www.haaretz.com/hasen/spages/945859.html [archive]

8.       1.Jane’s Strategic Weapons Systems, Issue 50, ed. Duncan Lennox, (Surrey: Jane’s Information Group, January 2009), 85-6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

LES BELLES FRAPPES DE L’ARMEE AMERICAINE : VERSION DE PURE VERITE DU PRESIDENT OBAMA (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Les belles frappes de l’armée américaine !

LES BELLES FRAPPES DE L'ARMEE AMERICAINE : VERSION DE PURE VERITE DU PRESIDENT OBAMA (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES explosion-avec-des-armes-a-luranium-appauvri2

Photo: Explosion après impact par des armes à l’uranium « appauvri ».

(Thierry LAMIREAU)

OBAMA s’est donc exprimé il y a quelques heures ce mercredi 11 septembre (!) 2013 sur différents médias pour nous sortir une pure vérité:

« L’armée américaine ne frappe jamais de simples coups d’épingles. »

Pour sûr ARTHUR ! OBAMA, tu es dans le juste !

Quelques petits rappels:

HIROSHIMA,

NAGASAKI,

L’ agent ORANGE au VIETNAM,

Le NAPALM,

Armes au phosphore,

Armes à fragmentation,

Les essais nucléaires en atmosphère et leurs effets dévastateurs sur les populations autochtones, civiles et militaires.

L’utilisation (dans tous les conflits), depuis les années 70, des armes à l’uranium « appauvri » qui sont à la fois CHIMIQUES ET RADIOACTIVES…armes qui seront utilisées par les ETATS-UNIS et la FRANCE s’ils interviennent en SYRIE.

Mais, ne nous leurrons pas, du côté de l’URSS et désormais maintenant de la RUSSIE, on peut trouver les mêmes horreurs !

Il ne faut rien attendre des chefs d’Etat:

Ils mentent et manipulent à longueur de journée…comme ce matin sur FRANCE INTER l’Ambassadeur de RUSSIE qui nous sort avec sa belle « langue de bois » extraordinaire:

« Il faut se faire confiance sinon cela ne mènerait à rien. »

Pourquoi espionne-t-on le voisin alors ?…comme cela, pour faire mumuse !

C’est fou ce que l’on s’amuse avec ces MINABLES personnages…et en plus, ils voudraient qu’on les croit !

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: LE PENTAGONE PREPARE UNE OPERATION D’ENVERGURE (lapresse.ca+AFP)

SYRIE:

SYRIE: LE PENTAGONE PREPARE UNE OPERATION D'ENVERGURE (lapresse.ca+AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES uss_nimitz_1997

Le Pentagone prépare une opération

d’envergure

Le porte-avions Nimitz, dans la mer Rouge, peut...

Photo: Le porte-avions Nimitz, dans la mer Rouge, peut tirer des missiles de croisière à l’uranium « appauvri » sur la Syrie.

Agence France-Presse

Le Pentagone prépare des frappes sur la Syrie plus longues et plus intenses que prévu, pendant trois jours, a rapporté le Los Angeles Times dimanche 8 septembre 2013.

Les stratèges américains optent désormais pour un massif barrage de tirs de missiles, suivi rapidement par d’autres attaques sur des cibles manquées ou non détruites après l’attaque initiale, selon des responsables du Pentagone cités par le quotidien.

Deux officiers américains ont déclaré au journal que la Maison-Blanche avait demandé une liste d’objectifs élargie pour inclure «beaucoup plus» que la liste initiale d’environ 50 objectifs.

Les spécialistes veulent obtenir une puissance de feu supplémentaire pour frapper les forces dispersées du président syrien Bachar al-Assad.

Les planificateurs du Pentagone envisagent désormais la participation de bombardiers de l’armée de l’Air, ainsi que des cinq contre-torpilleurs lance-missiles américains qui patrouillent actuellement en Méditerranée orientale, pour lancer des missiles de croisière et des missiles air-sol, en restant hors de portée de la défense aérienne syrienne, selon le rapport.

Le porte-avions Nimitz avec son escorte — un croiseur et trois contre-torpilleurs positionnés en mer Rouge — peut également tirer des missiles de croisière sur la Syrie.

«Il y aura plusieurs salves et une évaluation après chaque raid, mais le tout limité à 72 heures et une indication claire lorsque nous aurons terminé», a déclaré au journal un officier au courant des plans militaires.

Ce changement de plans intervient au moment où le président Barack Obama continue à plaider en faveur d’une intervention en Syrie, après les attaques à l’arme chimique du 21 août, qui ont fait plusieurs centaines de morts.

Tentant de rassurer les élus et ses compatriotes, Barack Obama a promis dans son allocution hebdomadaire de samedi qu’«il ne s’agirait pas d’un autre Irak ou d’un autre Afghanistan», répétant que les États-Unis n’enverraient pas de soldats au sol.

Obama doit enregistrer lundi une interview avec les trois grands réseaux de télévision et les chaînes PBS, CNN et Fox News.

Diffusée dans la soirée (heure locale), l’interview précédera le message à la nation d’Obama mardi, avant le vote du Congrès.

Selon le Los Angeles Times, le président est plutôt favorable à une attaque limitée avec seulement un nombre réduit d’avions pour bombarder la Syrie.

Mis à part les doutes qu’une offensive américaine limitée suffirait pour réduire les capacités militaires d’Assad, un officier a déclaré au journal que l’opération envisagée constituerait une «démonstration de force» de plusieurs jours, mais qui ne modifierait pas fondamentalement la situation sur le terrain.

La frappe «n’aura pas d’impact stratégique sur la situation actuelle dans la guerre, que les Syriens ont bien en mains, mais les combats pourraient durer encore deux ans de plus», a déclaré un autre officier américain.

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201309/08/01-4687179-syrie-le-pentagone-prepare-une-operation-denvergure.php

AFP

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: LES DEPUTES « ECOLOGISTES » FRANCAIS APPROUVENT LA POSITION OFFICIELLE FRANCAISE…HONTE A EUX! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

SYRIE: LES DEPUTES

Les députés « écologistes » français suivent

comme un seul homme

la décision du Président HOLLANDE !

Honte à vous députés « écologistes » !

Vous approuvez la décision d’intervenir en SYRIE avec des armes CHIMIQUES ET RADIOACTIVES à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Vous êtes de petits inconscients CRIMINELS !

Pour être vulgaire et expéditif:

Je vous CRACHE A LA GUEULE !

NOTA:

Quelques remarques arrivent sur un autre canal pour dénoncer mon « agressivité » envers ces députés « VERTS ».

Oui, il est vrai, je suis « VERT DE RAGE ! »

Comment peut-on rester « de marbre » sachant ce qui va se passer:

Destruction et pollutions majeures de l’environnement, induction de cancers, de leucémies, de mutations génétiques, décès, ADN touché, etc.

Non, vraiment, désolé, je ne puis rester tranquille face à une telle position des élus VERTS.

Ils devraient tous démissionner (députés comme ministres) mais ils sont trop attachés à leurs petites places politiques pour daigner défendre la nature et l’humain…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: DEPUIS SAMEDI 31 AOÛT 2013, LA CENSURE EST MISE EN PLACE SUR LES NUMEROS PERSONNELS (MAIL ET TELEPHONE) DE THIERRY LAMIREAU, AUTEUR DU BLOG « lesoufflecestmavie.unblog.fr »…OU SYRIE, CE QU’IL FAUT TAIRE !(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

Ce qu’il faut taire !

SYRIE: DEPUIS SAMEDI 31 AOÛT 2013, LA CENSURE EST MISE EN PLACE SUR LES NUMEROS PERSONNELS (MAIL ET TELEPHONE) DE THIERRY LAMIREAU, AUTEUR DU BLOG

(Thierry LAMIREAU)

La censure est désormais à l’oeuvre sur mon adresse mail personnelle et sur mon téléphone de domicile.

Impossible d’envoyer des messages et impossible d’avoir la ligne pour contacter des journalistes et certaines autres personnes…

Depuis des premiers contacts avec des journalistes de FRANCE 2 ce samedi 31 août 2013, je suis donc sous haute surveillance depuis que j’essaye de lancer ce SCOOP, ce « pavé dans la mare » pour indiquer que les ETATS-UNIS et la FRANCE vont utiliser du CHIMIQUE et du RADIOACTIF pour « punir » la SYRIE à l’aide d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Il est clair que l’on veut museler cette information capitale; il est évident que l’on veut me nuire; il est certain que je prends des risques personnels.

Quand vais-je pouvoir « passer le filtre » de la désinformation, du MENSONGE PAR OMISSION et atteindre les médias nationaux et internationaux ?

A défaut d’un sacré coup de chance…je pense…JAMAIS !

JOURNALISTES, VOUS DEVEZ ME CONTACTER car l’enjeu est énorme !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE IRAKIENNES VIENNENT D’ÊTRE RETROUVEES ! (legrandsoir.info)

Oui, c’est vraiment un scoop!

LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE IRAKIENNES VIENNENT D'ÊTRE RETROUVEES ! (legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa4

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 août, 2013 |2 Commentaires »

CE QUE LES POLITIQUES ET LES MILITAIRES TAISENT…URANIUM: PROPRIETES ET EFFETS BIOLOGIQUES APRES UNE CONTAMINATION INTERNE (IRSN Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire / 30 Juillet 2008)

Uranium: 

CE QUE LES POLITIQUES ET LES MILITAIRES TAISENT...URANIUM: PROPRIETES ET EFFETS BIOLOGIQUES APRES UNE CONTAMINATION INTERNE (IRSN Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire / 30 Juillet 2008)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES explosion-avec-des-armes-a-luranium-appauvri4

Properties and biological effects

after internal contamination

Annales de Biologie Clinique. Volume 67, Number 1, 23-38, janvier-février 2009, revue généraleDOI : 10.1684/abc.2008.0290Résumé   SummaryAuthor(s) : M Souidi, E Tissandie, R Racine, H Ben Soussan, C Rouas, E Grignard, I Dublineau, P Gourmelon, P Lestaevel, Y Gueguen , Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, Direction de la radioprotection de l’homme, IRSN, Fontenay-aux-Roses.Summary : Uranium is a radionuclide present in the environment since the origin of the Earth. In addition to natural uranium, recent deposits from industrial or military activities are acknowledged. Uranium’s toxicity is due to a combination of its chemical (heavy metal) and radiological properties (emission of ionizing radiations). Acute toxicity induces an important weight loss and signs of renal and cerebral impairment. Alterations of bone growth, modifications of the reproductive system and carcinogenic effects are also often seen. On the contrary, the biological effects of a chronic exposure to low doses are unwell known. However, results from different recent studies suggest that a chronic contamination with low levels of uranium induces subtle but significant levels. Indeed, an internal contamination of rats for several weeks leads to detection of uranium in many cerebral structures, in association with an alteration of short-term memory and an increase of anxiety level. Biological effects of uranium on the metabolisms of xenobiotics, steroid hormones and vitamin D were described in the liver, testis and kidneys. These recent scientific data suggest that uranium could participate to increase of health risks linked to environmental pollution.Keywords : uranium, chronic contamination, acute exposurePicturesARTICLEAuteur(s) : M Souidi, E Tissandie, R Racine, H Ben Soussan, C Rouas, E Grignard, I Dublineau, P Gourmelon, P Lestaevel, Y Gueguen

Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, Direction de la radioprotection de l’homme, IRSN, Fontenay-aux-Roses

Article reçu le 30 Juillet 2008, accepté le 7 Octobre 2008

La pollution de l’environnement est devenue l’une des préoccupations majeures du public. Tous les milieux (aquatique, atmosphérique et terrestre) sont concernés par cette pollution, qu’elle soit d’origine anthropique (émissions des moteurs ou des usines, stations d’épuration, etc.) ou naturelle (éruption volcanique, érosion, etc.). La croissance démographique et l’augmentation de l’activité industrielle contribuent pour une part considérable à la contamination de l’environnement. Parmi les nombreuses causes de pollution, nous pouvons citer par exemple l’utilisation d’engrais ou d’insecticides par l’industrie agricole, les rejets d’hydrocarbures (dégazage, marée noire) ou l’émission de métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, etc.) autour des sites d’activités liés à la métallurgie. Cette pollution incessante, à laquelle chacun est exposé, peut avoir un impact sur la santé humaine. Parmi ces polluants, certains sont des perturbateurs endocriniens et peuvent avoir un impact sur l’équilibre hormonal de l’espèce humaine. On peut citer par exemple les résidus de dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) ou le chlordane, des insecticides qui sont des agonistes des estrogènes et de la progestérone et altèrent la fertilité ; les dithiocarbamates, des fongicides qui perturbent la synthèse de neurotransmetteurs comme l’adrénaline ; le cadmium, un métal lourd qui perturbe le métabolisme de la vitamine D ; ou les dioxines, qui diminuent le taux d’hormones thyroïdiennes. Ainsi, l’augmentation de la prévalence de certaines maladies dans les pays industrialisés soumis à cette pollution, telles que les cancers ou les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, est au cœur de l’actualité médicale et aussi sociale et médiatique. Les résultats de la recherche scientifique laissent donc à penser que ces maladies pourraient être également la conséquence d’une altération lente et progressive de notre environnement par l’utilisation de substances chimiques et radiologiques. L’exposition à l’uranium, qui possède une double toxicité (chimique et radiologique) pourrait participer à l’augmentation des risques potentiels émergents liés à une contamination éventuelle de l’environnement.

L’uranium est un radionucléide présent sur la terre depuis son origine. Il est retrouvé aussi bien dans le sol, l’air et l’eau que dans l’ensemble de la chaîne alimentaire en raison de ce dépôt naturel. A cette provenance naturelle de l’uranium s’ajoutent des apports résultant des activités industrielles de l’homme. En effet, depuis le XXe siècle, les sources d’exposition à l’uranium ont considérablement augmenté du fait des activités humaines (centrales nucléaires, exploitation des mines d’uranium, déchets radioactifs, etc.). En dehors des activités industrielles liées au cycle du combustible du nucléaire qui expose une population bien identifiée (les travailleurs du nucléaire), les émissions des industries de retraitement participent aussi à l’augmentation de l’exposition du public. Par ailleurs, l’utilisation d’obus contenant de l’uranium lors des derniers conflits internationaux a conduit à l’augmentation du taux de dissémination de ce radioélément dans l’environnement. Ces différentes situations peuvent donc contribuer à augmenter la probabilité d’exposition de l’homme, et induire donc d’éventuels effets délétères en termes de santé humaine.

Cette revue propose donc de faire une synthèse des connaissances sur l’uranium, en partant de ses propriétés, puis de sa dispersion dans l’environnement, suivi par sa biocinétique d’entrée et de distribution, ainsi que ses effets biologiques induits dans différents organes comme les reins, l’os, le système nerveux central, les gonades, le foie, les poumons, le système digestif, dans le cas d’une contamination aiguë puis après contamination chronique à faible dose.

Les radionucléides dans l’environnement

Les radionucléides existent naturellement ou sont produits artificiellement dans les réacteurs nucléaires. Les radionucléides naturels se divisent en deux catégories : les radionucléides primordiaux, qui étaient présents au moment de la formation de la terre, et les radionucléides cosmogéniques, produits en permanence par le bombardement des molécules gazeuses de l’atmosphère terrestre par les rayons cosmiques. Le potassium 40, l’uranium 238 et le thorium 232 sont les principaux radionucléides primordiaux. Ces éléments, ainsi que leurs descendants radioactifs, sont présents dans les roches, les sols et se retrouvent à l’état de traces dans les eaux et les végétaux. Les quatre principaux radionucléides cosmogéniques sont le carbone 14, le béryllium 7, le sodium 22 et le tritium. Ils sont déposés sur la terre par l’action du brassage atmosphérique, des précipitations et de la pesanteur. Les radionucléides d’origine artificielle sont utilisés pour les activités médicales (technétium 99m, thallium 201, iode 131, etc.) et dans l’industrie nucléaire civile et militaire (plutonium 239, strontium 90, césium 137, etc.) [1].Parmi ces radionucléides, l’uranium représente une source de contamination potentiellement importante pour la population.

L’uranium

Propriétés et utilisations

Découvert en 1789 par le chimiste allemand Martin Klaproth, l’uranium est l’élément le plus lourd présent naturellement dans les roches, les sols et l’eau. Sa propriété radioactive a été mise en évidence une centaine d’années plus tard, en 1896, par le physicien français Henri Becquerel.La concentration moyenne de l’uranium dans la croûte terrestre est de 2 mg/kg [2]. Elle varie en fonction de la constitution des roches. On rencontre l’uranium sous différentes formes minéralogiques, aussi bien dans les terrains granitiques que sédimentaires. Il se combine, par exemple avec l’oxygène dans l’uraninite et la pechblende, deux des principaux minerais d’uranium, constitués d’oxyde uraneux (UO2).

De symbole U, l’uranium est le dernier élément naturel du tableau périodique de Mendeleïev. Il possède le plus grand numéro atomique (Z = 92) et fait partie de la famille des actinides. L’atome d’uranium possède 6 électrons périphériques qui sont facilement extractibles. Il peut se présenter aux valences III, IV, V et VI. En solution aqueuse, l’uranium est préférentiellement à la valence VI et forme différents complexes par l’intermédiaire de l’ion uranyle UO22+. Dans les fluides biologiques, il est présent uniquement sous forme d’ion uranyle principalement complexé avec les ions carbonate ou citrate [3].

L’uranium possède 17 isotopes avec des nombres de masse compris entre 227 et 242. Parmi ces isotopes, trois seulement sont présents à l’état naturel : l’uranium 238 (238U, 99,28 %) ; l’uranium 235 (235U, 0,718 %) et l’uranium 234 (234U, 0,0054 %). Ces isotopes, tous radioactifs, se désintègrent principalement par émission de rayonnements α et possèdent des périodes très longues (tableau 1). D’autres isotopes peuvent être induits artificiellement, l’uranium 233 ou 236.

L’uranium 235 est le seul noyau naturel aisément fissible et il présente donc un intérêt énergétique et militaire. Les deux applications principales de la fission sont les réacteurs nucléaires producteurs d’électricité et les armes nucléaires. La plupart des réacteurs nucléaires utilisent de l’uranium dit enrichi (UE). L’enrichissement consiste donc à augmenter la teneur en 235U de l’uranium naturel (UN, 0,7 % 235U) jusqu’à un niveau compris entre 3 et 5 % en vue de l’utiliser comme combustible ou jusqu’à un niveau supérieur à 90 % en vue de l’utiliser comme explosif. Le mélange restant après séparation de l’UE est appelé uranium appauvri (UA) car il contient très peu d’235U (0,3 % en moyenne). Il possède les mêmes propriétés chimiques que l’UN mais est 60 % moins radioactif (tableau 2). C’est à la fois un résidu de l’industrie nucléaire, disponible en très grande quantité et bon marché, et un matériau employé pour des utilisations non nucléaires. En effet, la fabrication d’une tonne d’UE à 3,5 % à partir d’UN entraîne la production de plus de quatre tonnes d’UA. Sa forte densité (19 g/cm3, environ 1,7 fois celle du plomb) et son prix favorisent son utilisation par rapport aux autres métaux de densité comparable comme l’iridium, l’osmium ou le tungstène, malgré sa radioactivité. Ses propriétés ont conduit à l’utiliser dans de nombreuses applications civiles et militaires : contrepoids ou lest dans les avions, boucliers de protection contre les rayonnements dans le matériel médical utilisé pour les radiothérapies et dans les conteneurs servant aux transports des matières radioactives, blindage dans les plaques de char d’assaut et plus particulièrement composant de projectile d’armes de guerre [4, 5].

Tableau 1 Caractéristiques des isotopes de l’uranium naturel.

Isotope Périodes de décroissance Masse relative (%) Activité (Bq) pour 1 g d’uranium Activité (%)
238U 4,5 milliards d’années 99,28 12,4.103 48,2
235U 0,7 milliard d’années 0,72 5,8.102 2,3
234U 0,25 million d’années 5,40.10-3 12,5.103 49,5

Tableau 2 Composition et activité des 3 types d’uranium.

Masse d’235U (%) Activité spécifique (kBq/g)
Uranium naturel 0,7 25
Uranium enrichi 3 42
Uranium appauvri 0,3 14

Sources d’exposition

L’alimentation et l’eau potable constituent les deux principales sources d’exposition chronique à l’uranium (figure 1). L’homme ingère quotidiennement 1-2 μg d’uranium (sous forme d’uranyl) dans l’alimentation et à 1,5 μg dans l’eau de boisson [2]. Certaines régions sont naturellement riches en uranium. Ainsi, certaines populations de Finlande sont exposées à un taux d’UN dans leur eau de boisson 100 à 1 000 fois plus élevé que la moyenne [6]. Des concentrations d’uranium de 1,2 mg/L ont été détectées dans les eaux destinées ou non à la consommation humaine au Nouveau-Mexique [7], de 0,7 mg/L au Canada [8] et atteignant 20 mg/L en Finlande [9]. La combustion du charbon et des carburants constitue l’une des principales sources de contamination de l’air par l’uranium. On a signalé les teneurs en uranium suivantes dans l’atmosphère locale : New York, 0,4 ng/m3 [10] et Royaume-Uni, 0,02 ng/m3 [11]. La fumée de cigarette (deux paquets par jour) est responsable d’un apport individuel équivalent à 0,05 μg d’uranium par jour [12]. Si l’on suppose que le volume quotidien d’air respiré atteint 20 m3 et que la concentration moyenne d’uranium dans l’air de la ville est de 0,1 ng/m3, la dose quotidienne d’uranium inspirée par l’individu s’élève à environ 2,0 ng.A cette exposition naturelle, vient s’ajouter une exposition à l’UA et beaucoup plus rarement à l’UE du fait de l’activité humaine. Les résidus miniers laissés par le broyage et le traitement du minerai d’uranium ainsi que l’utilisation d’armes à l’UA lors des derniers conflits internationaux (Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Irak, etc.) participent à la contamination de l’environnement et augmentent les sources d’exposition des populations locales [2, 13, 14]. De plus, certains engrais phosphatés employés dans l’agriculture présentent des teneurs élevées en uranium [15, 16].

Biocinétique

Le préambule à toute étude de toxicologie est la mise en place d’étude de biocinétique et de distribution dans les tissus, permettant de connaître le devenir biologique du toxique dans l’organisme.

Absorption

Les différents modes de pénétration de l’uranium dans l’organisme sont l’ingestion, l’inhalation et la blessure cutanée [17]. La contamination par inhalation concerne principalement des personnes à leur poste de travail dans l’industrie électronucléaire, ou des soldats exposés à des projectiles contenant de l’UA. En revanche, l’ingestion est la voie la plus fréquente pour l’exposition du public ; elle est due à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés.Après ingestion, une faible quantité d’uranium est absorbée au niveau du tractus gastro-intestinal. Chez l’homme, le taux d’absorption intestinale est estimé à environ 1-1,5 % [18]. Les études réalisées chez l’animal montrent que ce taux varie en fonction de l’espèce, du régime alimentaire, de l’âge, de la forme physico-chimique du sel d’uranium et de la solubilité du composé [19-22]. Chez le rat, des études récentes ont montré que le taux de résorption était de 0,4 % dans le cas d’une ingestion d’eau contaminée par du nitrate d’uranyle [23].

L’intestin grêle est le lieu principal de résorption et de transfert de l’uranium depuis le bol alimentaire vers le compartiment sanguin [24]. Par ailleurs, cette étude indique que la voie de passage majoritaire est la voie transcellulaire (à plus de 80 %), ce qui pose la question des transporteurs impliqués dans le transport de l’uranium à travers l’intestin grêle. Aucune donnée expérimentale ne permet actuellement de répondre à cette question, d’autant que la nature de ces transporteurs dépend de la nature physicochimique de l’uranium dans le fluide gastro-intestinal.

Distribution et rétention

Une fois dans le sang, l’uranium est rapidement distribué aux organes cibles et majoritairement excrété par les urines. L’uranium plasmatique est associé à des molécules de faible poids moléculaire comme les ions carbonate ou citrate, ou bien lié à des protéines plasmatiques telles que la transferrine ou l’albumine [25, 26]. Quelques jours après son passage dans la circulation générale, la charge systémique d’uranium se retrouve principalement dans l’os et au niveau du cortex rénal (environ 90 %) et une partie beaucoup plus faible dans les tissus mous (poumons, rate, foie, etc.) [27] (figure 2). L’os représente le site de stockage à long terme de l’uranium qui se trouve essentiellement concentré à proximité des zones vascularisées et des zones de calcification active. Le comportement de l’uranium dans le squelette est comparable à celui des éléments alcalino-terreux [28]. Sa fixation à la surface de l’os se fait par échange d’ions uranyle UO22+ avec les ions Ca2+ présents dans les cristaux d’hydroxyapatite [19, 29]. Dans les cellules tubulaires proximales du rein, l’uranium précipite sous forme de phosphate d’uranyle. Ces microprécipités insolubles sont alors déversés dans la lumière du néphron et éliminés dans les urines sous forme de grains submicroscopiques [30].Des travaux menés sur le rat contaminé de façon chronique à l’uranium (1 mg par jour) montrent que ce radionucléide s’accumule dans la plupart des organes (reins, squelette, intestin, cerveau, muscle, foie…) selon un processus complexe [31]. L’ingestion chronique d’uranium conduit à un profil irrégulier, caractérisé par des pics d’accumulation à 3, 10 et 19 mois de contamination, entrecoupés de retour à des niveaux d’accumulation peu élevés.

Excrétion et élimination

Après ingestion, la majeure partie de l’uranium n’est pas résorbée et est éliminée via les fèces [32]. En revanche, l’excrétion de l’uranium solubilisé qui circule dans le sang est essentiellement urinaire. La mesure de l’uranium urinaire permet de suivre l’élimination d’une partie de l’uranium ayant été absorbé. Environ la moitié de l’uranium absorbé est éliminée dans les urines dès le premier jour, 70 % sont éliminés dans les 10 jours et 85 % après trois mois [33]. Avec une demi-vie de rétention allant de 300 à 5 000 jours, l’élimination de l’uranium stocké dans les os est beaucoup plus lente [32]. Ainsi une fraction de l’uranium absorbé reste piégée dans l’os pendant plusieurs dizaines d’années.

Toxicité

L’os et le rein étant respectivement les organes de stockage à long terme et à court terme de l’uranium, ils ont été décrits comme les premières cibles de la toxicité de l’uranium. La néphrite est effectivement le principal signe clinique dû à l’uranium mais de nombreux autres tissus sont affectés suite à la contamination par l’uranium.L’uranium possède une double toxicité : une toxicité chimique due à sa nature de métal lourd et une toxicité radiologique due à sa nature de radioélément. La toxicité radiologique varie en fonction de son isotopie et de son degré d’enrichissement en 235U. A l’inverse, quel que soit l’isotope considéré, le risque chimique reste identique. Lors d’une contamination par de l’uranium naturel ou appauvri, la toxicité chimique est prépondérante. En revanche, plus l’activité spécifique du composé uranifère est importante (comme c’est le cas pour l’uranium enrichi), plus le risque radiotoxique est à prendre en considération. Pour les risques chimiques et radiologiques, deux types d’effets sont à distinguer : les effets de toxicité dite aiguë qui correspondent à une exposition à une forte dose pendant un temps court et les effets de toxicité dite chronique qui correspondent à une exposition à long terme mais à des doses plus faibles.

Il est généralement admis que le rein, organe de stockage à court terme, est le siège de la chimiotoxicité de l’uranium et que l’os, tissu de rétention à long terme, est la cible de la radiotoxicité. Cependant, certaines études décrivent des effets neurotoxiques, hépatotoxiques, génotoxiques et embryonnaires qui pourraient également jouer un rôle non négligeable dans la toxicité de ce radionucléide.

Toxicité à forte dose

Effets sur le rein

L’effet néphrotoxique de l’uranium est dû essentiellement à ses propriétés chimiotoxiques. La dose létale 50 (DL50) par voie orale est de 204 mg/kg chez le rat et de 242 mg/kg chez la souris (tableau 3). C’est la toxicité rénale (néphrite tubulaire aiguë) qui entraîne la mort de l’animal [34]. Chez l’homme, la DL50 pour une prise orale d’uranium soluble dépasse plusieurs grammes d’uranium par kg [35].A forte dose, l’uranium est capable d’induire des néphropathies sévères affectant surtout les tubules proximaux, mais également les structures glomérulaires [28, 36, 37]. Des études histologiques et morphologiques révèlent une altération de l’architecture de l’épithélium glomérulaire [37] et une nécrose cellulaire au niveau de l’épithélium tubulaire proximal [36]. Malgré cette nécrose rénale, l’épithélium tubulaire est capable de se régénérer. Après injection répétée de fluorure d’uranyle UO2F2 (à une dose de 0,66 ou 1,32 mg U/kg de poids corporel), une étude histologique chez le rat révèle une nécrose massive des tubules proximaux (au niveau des segments terminaux) suivie d’une régénération de l’épithélium après l’arrêt du traitement [36]. Cependant, les cellules lésées sont apparemment remplacées par des nouvelles cellules structurellement différentes et dépourvues de certaines capacités fonctionnelles [22]. Une étude réalisée in vitro montre qu’à forte concentration, l’uranium peut déclencher l’apoptose par activation des caspases 3 et 9 (protéases à cystéine) activées par des signaux intrinsèques via la mitochondrie [38].

Une exposition aiguë à l’uranium se caractérise également par des anomalies fonctionnelles telles que la polyurie, l’enzymurie, la protéinurie et l’élévation sanguine de la créatinine et de l’urée [34, 36, 39, 40]. La sévérité et la réversibilité des lésions dépendent de la concentration d’uranium dans les reins et du temps d’exposition. En 1959, la Commission internationale de protection radiologique a recommandé une concentration maximale admissible en uranium de 3 μg/g de rein. Cependant, cette valeur seuil est aujourd’hui très discutée. En effet, des nécroses cellulaires des tubules proximaux accompagnées d’une protéinurie et d’une enzymurie sont observées chez des animaux contenant des concentrations d’uranium dans les reins bien inférieures à la dose recommandée (0,7 à 1,4 μg U/g de poids de rein) [36]. L’administration aiguë d’UA (204 mg/kg) à des rats perturbe également le métabolisme rénal de la vitamine D aboutissant à des variations de son taux plasmatique [41].

L’un des mécanismes de toxicité de l’uranium au niveau rénal pourrait être dû à l’acidité accrue du tubule proximal entraînant la dissociation du complexe d’uranium et les ions uranyles peuvent alors se combiner avec des composants de la membrane luminale [42, 43]. Dans la cellule, les ions uranyles s’accumulent principalement dans les lysosomes pour former des aiguilles de phosphate d’uranyle, mais également dans les mitochondries [30, 44].

Tableau 3 Synthèse des effets toxiques de l’uranium.

Doses Effets toxiques Références
Reins Données animales 120 à 240 μg d’U/kg de poids corporel (injections intrapéritonéales multiples) Atteintes tubulaires Diamond et al. 1989
2 mg d’U/kg de poids corporel (injection intraveineuse) Atteintes glomérulaires Kobayashi et al. 1984
10 mg d’U/kg de poids corporel (injection sous-cutanée) Atteintes tubulaires et glomérulaires Domingo et al. 1987
10 mg d’U/kg de poids corporel (injection sous-cutanée) Atteintes tubulaires et glomérulaires Haley et al. 1982
204 mg/kg de poids corporel (administration intragastrique) Modifications du métabolisme de la vitamine D Tissandié et al. 2006
25 mg d’U/kg de poids corporel (injection intraveineuse) Atteintes tubulaires et glomérulaires Blantz 1975
Os Données in vitro Traitement de cellules ostéoblastiques humaines avec 10 à 250 μM d’U Transformation en cellules cancéreuses Miller et al. 1998
Données animales 2 mg d’U/kg de poids corporel (injection intrapéritonéale) Inhibition formation osseuse Gluglielmotti et al. 1985
0,2 à 2 mg d’U/kg de poids corporel (injection intramusculaire) Inhibition formation osseuse et augmentation résorption osseuse Fukuda et al. 2006
0,8 et 2 mg d’U/kg de poids corporel (injection intrapéritonéale) Inhibition formation osseuse et augmentation résorption osseuse Ubios et al. 1991
Système nerveux central Données animales 10 ou 210 mg d’U/kg de poids corporel (administration orale ou sous-cutanée) Signes cliniques de neurotoxicité Domingo et al. 1987
144 μg d’U/kg de poids corporel (injection intrapéritonéale) Abaissement de la quantité de sommeil paradoxal Lestaevel et al. 2005b
Implants sous-cutanés contenant 99,25% d’U Modifications de l’electrophysiologie de l’hippocampe Pellmar et al. 1999b
Reproduction Données animales 5 à 50 mg d’U/kg de poids corporel/jour pendant la période de gestation (administration orale) Toxicité maternelle et fœtale Domingo et al. 1989
10 à 80 mg d’U/kg de poids corporel/jour pendant 64 jours (administration orale) Altération du tissu interstitiel dans les testicules et vacuolisation des cellules de Leydig LLobet et al. 1991
5 à 25 mg d’U/kg de poids corporel/jour pendant 14 à 60 jours (administration orale) Perturbation croissance et développement et augmentation létalité embryonnaire Paternain et al. 1989
Foie Données animales 10 ou 210 mg d’U/kg de poids corporel (administration orale ou sous-cutanée) Modifications histologiques Domingo et al. 1987
Inhalation de poussières d’U à 19±8 mg U/m3 (6 h par jour, 5 jours par semaine pendant 1 à 11 mois) Nécroses focales Cross et al. 1981
11,5 mg d’U/kg de poids corporel (injection sous-cutanée) Atteinte fonction hépatique Gueguen et al. 2006b
0,1 à 2 mg d’U/kg de poids corporel (administration intra-trachéale) Atteinte fonction hépatique Pasanen et al. 1995
Système gastro-intestinal Données animales 204 mg d’U/kg de poids corporel (administration intra-gastrique) Perturbation du système immunitaire intestinal

Dublineau et al. 2006

Effets sur l’os

L’os étant le site de stockage à long terme de l’uranium, il est la cible potentielle de la radiotoxicité et de la chimiotoxicité. Des cancers osseux (ostéosarcomes) ont été observés chez les animaux exposés à l’uranium présentant des activités spécifiques élevées (232U ou233U). En revanche, aucun cancer n’a été décrit chez l’animal après incorporation d’UN [22].Des études réalisées in vitro ont montré que l’UA sous forme soluble transforme des cellules ostéoblastiques humaines (cellules cubiques situées à la surface externe et interne du tissu osseux en croissance et impliquées dans la formation osseuse) en cellules cancéreuses [45].

In vivo, l’uranium est capable d’inhiber la formation osseuse et d’augmenter la résorption osseuse. Ces effets sont attribués aux propriétés chimiotoxiques de l’uranium [46-48]. Ubios et al. observent chez le rat la diminution de la formation de l’os cortical couplée à une augmentation de la résorption osseuse, 14 jours après injection intrapéritonéale de nitrate d’uranyle (UNO3) (2 mg/kg de poids corporel). Les auteurs suggèrent que l’uranium pourrait contribuer à l’ostéoporose ou à d’autres pathologies osseuses chez les individus exposés.

Effets sur le système nerveux central

Chez l’homme, la neurotoxicité de l’uranium n’a pas été clairement démontrée. Cependant, une étude révèle des troubles du comportement tels que des états de dépression ou d’agitation chez des travailleurs exposés à de fortes doses d’uranium [49].Chez l’animal, l’administration orale ou sous-cutanée d’acétate d’uranium (10-210 mg U/kg) conduit à l’apparition de signes cliniques de neurotoxicité tels que tremblements, hypothermie, et un myosis [34]. De plus, un abaissement de la quantité de sommeil paradoxal est observé chez le rat après une injection subnéphrotoxique d’UA (144 μg/kg) [50]. A une dose néphrotoxique (576 μg/kg), l’injection d’uranium provoque au niveau du système nerveux central une oxydation lipidique et des dommages histopathologiques [51].

L’accumulation de l’uranium dans le cerveau est mise en évidence chez des rats implantés avec des fragments d’UA simulant des blessures d’éclat d’obus [52]. L’uranium est capable de traverser la barrière hématoencéphalique et se distribue de façon hétérogène dans les structures cérébrales [52-54]. Sa distribution est dépendante de la dose [52]. Ainsi l’uranium se concentre préférentiellement dans certaines structures, notamment au niveau du cervelet, du mésencéphale, de l’hippocampe et du cortex où il pourrait induire un effet toxique. Chez les rats portant des implants sous-cutanés d’UA, Pellmar et al. constatent des modifications de l’électrophysiologie de l’hippocampe et suggèrent que ces effets pourraient être une conséquence directe de l’accumulation d’uranium dans cette structure [55].

Effets sur la reproduction

La toxicité de l’uranium sur le développement et la reproduction a été observée principalement chez la souris lorsque l’uranium est administré par voie orale ou par injection [56]. L’ingestion d’uranium pendant l’organogenèse induit une toxicité maternelle et fœtale. En effet, Domingo et al. [57] rapportent une réduction de la prise de poids, une diminution de la prise alimentaire et une augmentation du poids du foie chez les souris femelles après gavage pendant la période de gestation (quantités d’uranium comprises entre 5 et 50 mg d’acétate d’uranyle/kg/jour). Chez le fœtus, ils constatent également l’apparition de malformations (palatoschisis ou fissures congénitales du palais et malformations du sternum). Les auteurs décrivent des troubles de l’ossification voire une absence d’ossification du squelette.Aucun effet sur la fertilité n’est mis en évidence après administration d’uranium à des doses comprises entre 5 et 25 mg/kg/jour [58]. En revanche, une diminution du nombre de nouveau-nés due à une augmentation de la mortalité in utero, une augmentation de la létalité des embryons ainsi qu’une perturbation de la croissance et du développement des souriceaux ont été notées pour les doses d’uranium les plus élevées. Malgré l’absence d’effet constaté sur la spermatogenèse, Llobet et al. [59] rapportent des altérations du tissu interstitiel dans les testicules et une vacuolisation des cellules de Leydig chez les souris mâles exposées à l’uranium via l’eau de boisson pendant 64 jours avant l’accouplement (quantités d’acétate d’uranyle comprises entre 10 et 80 mg d’uranium/kg/jour).

Effets sur le foie

Quelques études récentes montrent que le foie serait également le siège de la toxicité de l’uranium. Des modifications histologiques telles que l’apparition de lésions après exposition à de fortes doses d’uranium sont décrites [34]. Des nécroses focales sont observées au niveau du foie chez le hamster après une exposition aiguë et à forte dose à l’uranium [60]. Une élévation des taux plasmatiques des transaminases ALAT ou TGP (alanine amino transférase ou transaminase glutamique pyruvique) et ASAT ou TGO (aspartate amino transférase ou transaminase glutamique oxalo-acétique) traduisant une altération de la perméabilité membranaire et éventuellement une nécrose hépatique est observée après injection sous-cutanée d’uranium chez le rat [34, 61]. Des anomalies fonctionnelles telles que la diminution des triglycérides sont également décrites [61]. Au niveau moléculaire, l’inhalation de dioxyde d’uranium induit une modification de l’activité d’enzymes de type cytochromes P450 (CYPs) hépatiques impliquées dans le catabolisme de la testostérone [62]. D’autre part, dans le foie, l’activité de la CYP27A1 qui assure le métabolisme du cholestérol et de la vitamine D, ainsi que l’activité et l’expression des CYP3A impliquées dans le métabolisme des xénobiotiques sont aussi perturbées chez le rat quelques jours après l’administration d’UA [61] ce qui peut conduire à l’altération du métabolisme de certains médicaments [63, 64].

Effets sur les poumons

Lors d’une contamination par inhalation, les poumons constituent la première cible biologique potentielle pour l’uranium. Divers effets ont été décrits sur les poumons après exposition aiguë par l’uranium : réaction inflammatoire, stress oxydatif, effet génotoxique, ou modification de l’expression des cytochromes P450 [62, 65, 66]. Le développement d’une réaction inflammatoire constitue l’effet majeur induit par les particules d’uranium, que ce soit après instillation intratrachéale [62] ou inhalation [66]. L’analyse histologique a pu mettre en évidence que les cellules inflammatoires sont présentes à proximité des agrégats de particules d’uranium [62, 65]. Cette réaction inflammatoire s’accompagne de l’induction de différentes cytokines pro- (IL-8, TNFα) et anti-inflammatoires (IL-10) [66]. L’induction d’une réaction inflammatoire par l’uranium peut expliquer la diminution de l’activité enzymatique de certains cytochromes P450 à trois jours post-instillation, ces enzymes étant connues comme sensibles à l’inflammation [62]. La question se pose de la réversion ou du maintien de cette réaction inflammatoire sur le long terme. D’autre part, il est à noter qu’aucune donnée n’est disponible sur les éventuels effets à court terme d’une exposition aiguë à l’uranium sur les poumons dans le cas d’autre mode de contamination, blessure ou ingestion.Afin de décrire au mieux les mécanismes d’action de l’uranium dans les poumons, différents auteurs ont étudié l’effet de l’uranium in vitro sur des cultures cellulaires de macrophages impliqués dans l’épuration pulmonaire [67-71]. L’ensemble de ces résultats permet de construire une proposition de succession d’événements pour expliquer les différents effets observés de l’uranium. La première étape est l’incorporation d’uranium par les macrophages qui se fait dans les 2 heures qui suivent l’exposition [69]. Cette incorporation conduit à l’induction de la voie transcellulaire passant par la jun kinase impliquée dans la régulation de l’apoptose [67, 70]. L’apparition de cellules soit en apoptose, soit en nécrose pro-apoptotique est observée dès 6 heures post-exposition [68, 69]. Enfin, l’activation de la voie JNK induit l’expression de cytokines pro-inflammatoires telles que TNFα ou IL-6 [67, 70, 71].

Par ailleurs, une étude réalisée sur une lignée de cellules épithéliales de rat a mis en évidence l’induction d’un stress oxydatif suivi par une diminution des défenses anti-oxydantes dès 30 minutes après exposition à l’uranium [72]. Cet effet oxydant de l’uranium est suivi dans les 24 heures par une diminution de la prolifération de ces cellules, qui est attribuée à une diminution des défenses antioxydantes.

Enfin, parmi les effets induits par l’uranium régulièrement cités figurent les effets génotoxiques. A notre connaissance, une seule étude a montré un effet génotoxique visualisé par un test de comet sur les macrophages alvéolaires 24 heures après inhalation aiguë, mais seulement pour la dose la plus forte [66]. Cela semble indiquer que l’uranium n’induit pas d’effet marqué en termes de génotoxicité à court terme après inhalation aiguë.

Effets sur le système digestif

Le système digestif est probablement à l’heure actuelle le système physiologique pour lequel les éventuels effets de l’uranium sont les moins bien connus, alors que ce système constitue la voie d’entrée des toxiques lors d’une exposition par ingestion. Le tractus gastro-intestinal a développé un certain nombre de mécanismes de défense immunologiques et non immunologiques afin de pouvoir répondre à l’entrée de toxiques dans l’organisme via la voie orale. Les éventuels effets de l’uranium sur ces deux types de défense sont très peu décrits dans la littérature, même si quelques études se sont attachées à décrire l’absorption gastro-intestinale d’uranium [18, 20, 27, 73].Les premières études portant sur l’effet d’une exposition aiguë à forte dose d’uranium ont été réalisées en 1966 [74], puis en 1985-1986 [75, 76]. Ces études ont mis en évidence que les deux composantes principales de la paroi intestinale, à savoir l’épithélium et les muscles lisses intestinaux, étaient touchées par une contamination par l’uranium. En effet, une inhibition du transporteur de sucres dans le jéjunum de rat a été rapportée [74, 76], ainsi qu’une stimulation des contractions du muscle longitudinal d’iléon de cochon d’Inde [75]. Ces études indiquent donc que l’uranium, en tout cas à forte dose, peut avoir une action sur différents types de transporteurs présents dans l’intestin. Plus récemment, une étude a été réalisée à court terme après administration intragastrique de nitrate d’uranium afin d’évaluer la toxicité de ce radionucléide sur l’épithélium intestinal [77]. Les résultats de cette étude montrent une absence de modification dans les processus de prolifération, de différenciation et d’apoptose au niveau de l’épithélium iléal. Par ailleurs, le statut immunitaire de l’intestin a également été estimé via la quantification d’un certain nombre de cellules immunitaires (lymphocytes cytotoxiques, lymphocytes helper, neutrophiles) et de l’expression génique et protéique de cytokines pro- et anti-inflammatoires [77]. Une diminution du taux protéique de CCL-2, la chimiokine attractante pour les macrophages, ainsi qu’une augmentation du taux d’ARNm d’IFNγ est respectivement observée à 1 et 3 jours post-contamination. En revanche, aucune modification dans la localisation et la densité des populations cellulaires observées n’a été notée. En conclusion, cette étude montre que les propriétés de barrière et d’immunité mucosale de l’intestin ne sont que peu touchées à court terme par une administration orale d’uranium appauvri à forte dose, malgré le fait que le segment étudié, l’iléon, soit le site privilégié de passage de l’uranium en cas d’administration orale [24]. Cependant, les modifications induites par l’uranium sur les taux de cytokines et chimiokines de la muqueuse intestinale suggèrent qu’à long terme, et dans le cas d’une contamination chronique, des effets pourraient être observés sur le statut immunitaire de l’intestin.

In vitro, une seule étude a été effectuée [78]. Les auteurs ont comparé des cellules épithéliales de côlon à différents niveaux de différenciation, afin d’estimer la toxicité cellulaire de l’uranium sur ces cellules, ainsi que l’effet génotoxique de l’uranium. Un effet génotoxique est observé dans les cellules prénéoplastiques et hautement transformées, mais non dans les cellules normales. Il semble notamment que le gène TP53 suppresseur de tumeurs soit sensible à l’acétate d’uranium, en tout cas pour de fortes concentrations.

Toxicité à faible dose

Comparées aux connaissances acquises après exposition aiguë, peu de données sont disponibles sur les effets biologiques d’une contamination chronique à l’uranium (tableau 4). Pourtant ces expositions par ingestion chronique de faibles quantités via l’alimentation et l’eau de boisson constituent le principal mode d’exposition de la population.

Effets sur les deux principaux organes cibles d’uranium : l’os et le rein

Les données obtenues chez l’homme démontrent que même pour des apports quotidiens faibles, l’ingestion d’uranium peut altérer la fonction rénale. Ainsi, dans une étude canadienne (concentrations moyennes d’uranium dans l’eau de 0,71 μg/L, 16,6 μg/L et 14,7 μg/L), une association statistiquement significative a été observée entre l’exposition à l’uranium (concentrations dans l’eau, durée d’exposition) et l’albumine urinaire, indicateur d’un dysfonctionnement rénal [79]. De plus, Zamora et al. [80] montrent dans une population de la Nouvelle-Ecosse (concentrations moyennes d’uranium dans l’eau de 2 à 781 μg/L), une corrélation positive des phosphatases alcalines et de la bêta-2-microglobuline urinaires avec l’augmentation d’incorporation d’uranium évoquant une atteinte des tubules proximaux. Enfin, une autre étude a permis d’observer des effets tubulaires (calciurie, phosphaturie et polyurie) associés à la présence d’uranium dans l’eau potable [81]. Cependant, aucun signe d’atteinte glomérulaire n’a été mis en évidence lors de ces études. Chez l’homme, des effets toxiques sur l’os ont été également mis en évidence. Une étude épidémiologique réalisée en Finlande révèle une association entre le taux d’uranium dans l’eau potable et l’augmentation des phases de résorption/synthèse de l’os. En effet, les auteurs observent l’augmentation d’un marqueur de la résorption osseuse (télopeptide C-terminal du collagène de type-I, CTX) et d’un marqueur de la formation osseuse (ostéocalcine) [82].Chez l’animal, l’ingestion d’uranium pendant 91 jours à une concentration de 0,96 mg de nitrate d’uranyle (UNO3) par litre d’eau de boisson induit des lésions au niveau du rein, caractéristiques de la toxicité de l’uranium [83]. Ces lésions concernent les tubules contournés proximaux (vacuolisation cytoplasmique, vésicule nucléaire, dilatation tubulaire) mais aussi les glomérules. Cette étude impliquant des animaux exposés à des concentrations allant de 0,96 à 600 mg/L d’uranium indique que les modifications histopathologiques observées au niveau du rein sont dépendantes de la dose ingérée. Chez le rat, l’analyse microscopique des tubules proximaux révèle une augmentation du nombre de vésicules contenant des granules d’oxyde de fer après ingestion chronique d’UA. Le nombre de ces vésicules augmente avec la durée d’exposition à l’uranium. Dans cette étude, les auteurs suggèrent que l’uranium rentrerait en compétition avec le fer, entraînant ainsi une excrétion préférentielle de l’uranium et une surcharge en fer dans la cellule tubulaire [84]. De plus, des modifications du métabolisme rénal de la vitamine D sont observées chez le rat après ingestion chronique d’UA ou d’UE contenu dans l’eau de boisson (40 mg/L) [85, 86]. Plus particulièrement, l’exposition à l’uranium modifie l’expression du récepteur à la vitamine D, VDR (Vitamin D Receptor), qui intervient dans la réponse biologique de cette vitamine, ainsi que le taux circulant de vitamine D dont la régulation est essentiellement rénale.

Lors d’une exposition chronique, le tissu osseux peut contenir 66 à 75 % de la charge corporelle en uranium [19, 22]. Chez le rat, la contamination chronique par implantation sous-cutanée de poudre de dioxyde d’uranium UO2 révèle une inhibition de la formation osseuse [87], comme il a été décrit après intoxication aiguë à l’uranium. Par ailleurs, Miller et al. suggèrent qu’une exposition à long terme à l’UA pourrait provoquer des cancers osseux chez l’homme [88].

Tableau 4 Synthèse des effets biologiques induits après contamination chronique à l’uranium chez l’homme et l’animal.

Doses Effets toxiques Références
Reins Données animales 0,96 à 600 mg d’U/l d’eau de boisson pendant 91 jours Atteintes tubulaires et glomérulaires Gilman et al. 1998a
40 mg d’U/l d’eau de boisson Atteintes tubulaires Donnadieu-Claraz et al. 2007
40 mg d’U/l d’eau de boisson Modifications du métabolisme de la vitamine D Tissandié et al. 2007a; 2007b
Données humaines 2 à 781 µg d’U/l d’eau de boisson Atteintes tubulaires Zamora et al. 1998
28 µg d’U/l d’eau de boisson Atteintes tubulaires Kurttio et al. 2002
0,71, 16,6 ou 14,7 µg d’U/l d’eau de boisson Atteintes tubulaires Mao et al. 1995
Os Données animales 0,125 mg de U/kg de poids corporel pendant 30 jours (implantation sous-cutanée) Inhibition formation osseuse Diaz Sylvester et al. 2002
Données humaines 27 µg d’U/l d’eau de boisson Augmentation turnover osseux Kurttio et al. 2005
Foie Données animales
  • 1 à 9 mg d’U/kg de poids corporel/jour dans eau de boisson pendant 4
  • semaines
Atteinte fonction hépatique Ortega et al. 1989
0,96 à 600 mg d’U/l d’eau de boisson pendant 91 jours Lésions histologiques Gilman et al. 1998b
40 mg d’U/l d’eau de boisson Modifications du métabolisme des xénobiotiques Souidi et al. 2005 ; Gueguen et al. 2007
Système nerveux central Données animales 40 mg d’U/l d’eau de boisson Modification comportement Houpert et al. 2005
Augmentation sommeil paradoxal Lestaevel et al. 2005
40 mg d’U/l d’eau de boisson Perturbation neurotransmission Bussy et al. 2006
Données humaines Soldats exposés à U à partir de fragments d’obus Déficits neurocognitifs Mc Diarmid et al. 2000
Gonades Données animales 40 mg d’U/l d’eau de boisson Augmentation testostérone Grignard et al. 2007
0,5 à 60 µg U/l d’eau de boisson Modification de la maturation folliculaire ovarienne Raymond-Whish et al. 2007

Effets sur le système nerveux central

Au niveau du système nerveux central, des troubles neurologiques ont été observés chez de nombreux vétérans à la suite de la guerre du Golfe ; ces troubles sont rassemblés sous la terminologie « Syndrome de la guerre du Golfe ». Ils sont la conséquence de facteurs multiples parmi lesquels figure l’uranium appauvri [89].Plusieurs études expérimentales suggèrent que le cerveau constituerait une cible privilégiée de la toxicité de l’uranium. Son accumulation cérébrale est hétérogène d’une structure cérébrale à l’autre et dose-dépendante [31, 52]. Après ingestion de 40 mg/L d’UA pendant plusieurs mois (soit 1 mg/jour/rat), des perturbations des systèmes de neurotransmission dopaminergique et sérotoninergique sont observées chez le rat [90]. Dans ces conditions expérimentales (40 mg/L d’uranium), l’uranium appauvri n’induit pas d’effet sur l’anxiété ou le sommeil paradoxal chez le rat [91-93]. En revanche, l’uranium enrichi à 4,26 % en 235U provoque une augmentation de la quantité de sommeil paradoxal, une baisse de la mémoire à court terme et une hausse de l’anxiété [91-93]. D’autres équipes ont démontré que l’uranium appauvri est capable d’augmenter l’activité locomotrice et de perturber la mémoire spatiale [94, 95].

Les mécanismes d’action par lesquels l’uranium exerce ces effets centraux sont totalement inconnus. Néanmoins, lors d’une étude comportementale, des auteurs ont montré chez le rat mâle une augmentation de la peroxydation lipidique dans le cerveau suggérant une atteinte des membranes cellulaires par augmentation du stress oxydant et des radicaux libres [94]. Par ailleurs, Linares et al. ont également démontré l’existence d’une corrélation entre la concentration en uranium dans l’hippocampe et une augmentation de l’activité enzymatique de deux enzymes anti-oxydantes, la super-oxyde dismutase (SOD) et la catalase (CAT) dans cette région du cerveau [96]. Ces résultats expérimentaux suggèrent que le stress oxydant jouerait un rôle important dans le mécanisme d’action neurotoxique de l’uranium, mais ce n’est sans doute pas le seul.

Effets sur les organes sexuels

Chez l’homme, et plus précisément chez les vétérans de la guerre du Golfe, présentant des fragments d’uranium dans le muscle suite à des blessures, plusieurs études n’ont pas permis de mettre en évidence, quel que soit le taux d’uranium excrété, des modifications de la fonction reproductrice (pas de modifications des taux plasmatiques hormonaux (testostérone, FSH, LH), ni des paramètres spermatiques [97-99]. En revanche, une étude épidémiologique réalisée en Namibie sur des mineurs d’uranium a montré une diminution de leur taux de testostérone [100].Afin de mimer des situations de contamination des populations via l’eau de boisson, des études ont été réalisées sur des rongeurs. Chez la souris femelle, des contaminations avec des doses de 0,5 μg/L à 28 mg/L (doses retrouvées dans l’eau de boisson de certaines régions des États-Unis) montrent que l’uranium peut être considéré comme un perturbateur endocrinien. En effet, il modifie le développement et la maturation folliculaire ovarienne, accélère l’ouverture vaginale et augmente le poids de l’utérus [101]. Ces effets sont bloqués par un anti-estrogène, montrant ainsi l’implication des récepteurs aux estrogènes. Par ailleurs, une étude récente a montré qu’une contamination de rats mâles par de l’UE (40 mg/L) perturbe le métabolisme des hormones stéroïdiennes testiculaires [102]. En effet, il a été mis en évidence une augmentation du taux de testostérone plasmatique, ainsi qu’une augmentation de l’expression des gènes codant pour des enzymes de synthèse des hormones stéroïdiennes et pour des récepteurs nucléaires modulant l’expression de ces enzymes. Cependant, une contamination identique (40 mg/L) par de l’UA n’induit aucune modification de ces paramètres. Dans cette étude, il semblerait que le métabolisme testiculaire des hormones stéroïdiennes soit plus sensible à l’UE possédant une double toxicité (chimique et radiologique) qu’à l’UA (toxicité essentiellement chimique).

Ces différents résultats semblent indiquer que le système reproducteur est sensible à des contaminations environnementales par de l’uranium. Cependant, cette sensibilité diffère en fonction de la voie de contamination, du modèle et du sexe.

Effets sur le foie

Le foie est également une cible biologique de l’uranium après une exposition chronique. Une augmentation du taux des transaminases TGO et TGP [103], ainsi que des lésions histologiques au niveau du foie [104] sont observées chez le rat lors de contaminations chroniques par ingestion d’uranium contenu dans l’eau de boisson. Tout comme lors d’une exposition aiguë, les cytochromes P450, qui sont prépondérantes dans le foie, sont des cibles d’une exposition chronique par l’UA. Récemment, il a été montré qu’après une contamination chronique de neuf mois par de l’UA (40 mg/L), l’expression de certaines enzymes de la phase I (CYP3A) est augmentée dans le foie, alors que l’expression des enzymes de la phase II (GST, UGT) et des transporteurs de la phase III (MDR1, MRP2) du métabolisme des xénobiotiques ne varient pas [105, 106]. En conséquence, il a été émis l’hypothèse que la pharmacocinétique – donc la biodisponibilité – des médicaments pourrait être modifiée et conduire à une toxicité médicamenteuse ou une inefficacité thérapeutique lors d’un traitement médicamenteux chez des individus exposés à l’uranium. Cette hypothèse a été testée avec un traitement par le paracétamol (500 mg/kg) [105], un médicament potentiellement hépatotoxique. Dans cette étude il a été décrit que les animaux contaminés par l’UA éliminaient moins rapidement le paracétamol plasmatique. De plus, l’administration de paracétamol aux rats contaminés par l’UA augmente les transaminases plasmatiques (TGO, TGP) plus rapidement que pour les animaux non contaminés. Dans le foie, les activités des CYPs sont également diminuées pour les animaux contaminés par rapport aux animaux témoins. Ces études confirment que le métabolisme des xénobiotiques (médicaments) est altéré lors d’une exposition chronique par l’UA.

Effets sur les poumons

Lors d’une contamination essentiellement par inhalation, les poumons constituent la première cible biologique pour l’uranium. En effet, après contamination interne les particules d’uranium insoluble s’accumulent dans les poumons et les ganglions lymphatiques [107-109]. Dans ce cas, le poumon pourrait être non seulement confronté à la toxicité chimique, mais aussi à la toxicité radiologique qui pourrait devenir non négligeable à long terme.Après contamination interne, les particules d’uranium atteignent principalement deux cibles cellulaires au niveau pulmonaire, les macrophages et les cellules épithéliales [110]. L’interaction entre uranium et cellules épithéliales peut être directe et entraîner des dommages biologiques sur l’épithélium [110], conduisant à une altération de la fonction respiratoire. Les macrophages sont impliqués dans l’épuration des particules d’uranium et dans leur rétention dans le compartiment alvéolaire [111]. Après phagocytose de l’uranium par les macrophages, il se concentre essentiellement au niveau des lysosomes [112, 113]. Ainsi, les macrophages sont responsables de la redistribution de ce radionucléide dans le poumon et la formation de zones d’accumulation [114, 115] pouvant induire des œdèmes pulmonaires et une inflammation des bronches et des alvéoles. De plus, des études ont rapporté que des expositions chroniques de longue durée à des oxydes d’uranium induisent une prolifération cellulaire et des zones de fibrose et/ou de nécrose [107, 108, 116]. Récemment, une étude chez l’animal a mis en évidence un effet d’une contamination interne par l’uranium sur le système de détoxication des xénobiotiques au niveau pulmonaire [106]. En effet, Cette étude montre qu’une contamination chronique par ingestion d’uranium induit une modification au niveau génique de l’expression de la CYP3A2 impliquée dans le métabolisme des xénobiotiques ainsi qu’un des facteurs de transcription associé CAR. Ces différentes études montrent clairement que le poumon est une cible biologique de l’uranium après contamination chronique par inhalation ou ingestion.

Chez l’homme, des études sur des mineurs d’uranium ont montré une augmentation des fibroses pulmonaires et du risque de cancer du poumon avec une relation linéaire entre le risque de cancer du poumon et la radioexposition due au radon [117-119]. Les effets cancérigènes observés sont expliqués plutôt par l’irradiation de l’épithélium bronchique. Des études complémentaires chez l’animal et d’autres études épidémiologiques chez l’homme sont nécessaires afin de répondre plus précisément sur l’impact d’une contamination interne chronique sur le poumon.

Effets sur l’intestin

Les études effectuées à court terme sur le système digestif ont montré que l’uranium n’avait que peu d’effets sur les propriétés intestinales, excepté à forte dose et in vitro [74]. Le nombre d’études portant sur les conséquences (en termes de bioaccumulation et d’effets biologiques) à plus ou moins long terme d’une contamination chronique d’uranium est relativement faible. En ce qui concerne les phénomènes de bioaccumulation dans l’intestin, une étude exhaustive, réalisée à différents temps de contamination par l’uranium sur de nombreux organes, a montré qu’une ingestion chronique d’uranium appauvri conduisait à une accumulation de ce radionucléide dans l’intestin grêle dès le premier mois d’exposition, suivie par une décroissance régulière au fur et à mesure de la contamination [31]. Une étude plus précise en termes d’accumulation a mis en évidence que l’uranium était plus particulièrement localisé au niveau des plaques de Peyer, follicules lymphoïdes insérés dans la paroi intestinale [120]. Cependant, cette accumulation ne s’accompagne pas d’effets biologiques marqués, comme l’indique l’absence de modification du taux d’ARNm des cytokines dans les plaques de Peyer et des processus apoptotique et prolifératif. Paradoxalement, divers effets sont observés au niveau de la muqueuse malgré une accumulation moindre d’uranium [121]. Un des effets observés les plus significatifs en termes d’éventuelle conséquence est la modification de la densité de certaines populations de cellules immunitaires sans modifier leur localisation. Ainsi, une augmentation du nombre de neutrophiles est observée dès trois mois de contamination, effet qui se maintient à neuf mois d’exposition. Une diminution du nombre de mastocytes et de macrophages est également observée après contamination (respectivement à 6 et 9 mois). Ces changements dans la densité cellulaire de neutrophiles (augmentation) et macrophages (diminution) pourraient conduire à la suppression de certains mécanismes de défense ou à l’inverse à l’induction d’une hypersensibilité. Il est par ailleurs intéressant de noter que cette étude met en évidence une inhibition de la voie NOergique, similaire à ce qui a été observé dans le cas d’une exposition au plomb dans différents organes [122].

Conclusion

L’uranium occupe une place unique parmi les actinides. En raison de ses caractéristiques chimiques, il se comporte comme un composé néphrotoxique, indépendamment de ses propriétés radioactives. De plus, en fonction de son isotopie ou de son degré d’enrichissement en 235U, il est considéré comme un composé radiotoxique. Nos connaissances sur la toxicité de l’uranium proviennent d’observations faites chez l’homme, mais surtout d’études sur l’animal qui montrent que l’os et le rein sont les deux principaux organes cibles de l’uranium. Néanmoins, une exposition chronique à l’uranium affecte de nombreuses fonctions physiologiques (physiologie rénale et hépatique, métabolisme osseux), ainsi que le système nerveux central et le système reproducteur. De plus, des modifications de l’homéostasie phosphocalcique et de certains métabolismes (vitamine D, hormones stéroïdiennes et médicaments) sont décrites chez l’animal après contamination à l’uranium. Ainsi, l’exposition chronique à une faible quantité d’uranium est responsable d’atteintes de systèmes biologiques qui ne sont pas forcément corrélés à l’accumulation tissulaire de ce radioélément ; la question de l’effet systémique ou direct reste donc encore sans réponse.L’exposition à l’uranium induit ainsi chez le rat adulte des modifications subtiles mais significatives de plusieurs systèmes physiologiques. La question subséquente à l’observation de ces effets est de savoir si ces modifications sont les signes précurseurs de l’apparition d’une pathologie observable sur le plan clinique, ou si elles sont plutôt le reflet d’une adaptation de la physiologie des organes à cette exposition chronique. Les études présentées étant réalisées chez un modèle rongeur représentatif d’une population adulte et ‘saine’, une des manières de répondre à cette interrogation serait d’évaluer les effets de l’uranium sur d’autres populations, soit chez des individus en croissance dont l’exposition à ce radionucléide se fait de façon simultanée à la mise en place des grands systèmes physiologiques, soit chez des individus ayant des prédispositions à des pathologies particulières.

Remerciements

Les auteurs de cet article ont une pensée émue pour l’amie Francoise Pluchet, qui nous a quittés prématurément.

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 août, 2013 |Pas de commentaires »

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE A L’INSTITUT DES HAUTES ETUDES DE DEFENSE NATIONALE: A LIRE POUR LES INFOS !

 Discours de François HOLLANDE

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE A L'INSTITUT DES HAUTES ETUDES DE DEFENSE NATIONALE: A LIRE POUR LES INFOS ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbbb4

à l’Institut des Hautes Etudes de Défense

Nationale

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Je veux commencer par un moment fort, celui que j’ai vécu le 15 mai 2013.

Je présidais à Bruxelles la conférence pour le Mali au niveau des chefs d’État. Plus de 100 délégations venant du monde entier ont salué l’intervention de la France. J’ai pu une nouvelle fois mesurer l’influence de notre Nation, le respect qu’elle suscite et les attentes qui sont placées en elle. Elle les doit à ses militaires et aux personnels civils qui les soutiennent. Leur professionnalisme, leur efficacité, leur dévouement sont reconnus par tous. Et d’abord par nos concitoyens.

Plus que jamais, la France a besoin d’une défense forte.

D’abord, pour rester ce qu’elle est : un pays indépendant, un allié fiable, une puissance dont les armées sont sollicitées sans discontinuer depuis une dizaine d’années.

Ensuite, pour appréhender le nouveau contexte géopolitique.

En effet, les États-Unis se désengagent des théâtres sur lesquels ils s’étaient impliqués ces dernières années. L’Europe est confrontée à une récession qui conduit plusieurs de ses membres à réduire leur effort de défense.

Dans le même temps, les ambitions des puissances émergentes s’affirment à mesure que leur poids économique se renforce. Ainsi, les dépenses militaires de la région Asie – Pacifique, viennent de dépasser celles de l’Union Européenne.

Les révolutions arabes qui avaient suscité de grands espoirs soulèvent désormais de légitimes inquiétudes. En Libye, l’instabilité menace non seulement ce pays mais aussi les voisins immédiats, mais aussi l’Europe toute proche. Ensuite en Syrie, où le conflit a aujourd’hui pris une ampleur qui nous oblige, avec nos alliés, à n’écarter aucune option, si l’usage des armes chimiques était bien établi. C’est l’enjeu de la prochaine conférence de Genève.

Quant à l’Afrique, elle est confrontée, malgré un développement économique incontestable, à une insécurité grandissante. À ce titre, il me paraît tout à fait pertinent que l’Institut des Hautes études de Défense Nationale, ait choisi cette année, comme thème d’étude, ce grand continent.

La France a besoin d’une défense forte parce que le monde n’est pas plus sûr qu’hier.

La prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs met en péril l’équilibre de régions entières, comme nous le constatons avec l’Iran et la Corée du Nord. Le terrorisme s’en prend à nos ressortissants, frappe nos intérêts – nous avons encore une illustration ces dernières heures – et outrage partout nos valeurs. Les trafics de drogue – grand enjeu à mon sens des relations internationales -, les trafics d’armes souvent liés et le blanchiment d’argent qui accompagnent les autres trafics se conjuguent pour affaiblir des États et surtout pour déstructurer les sociétés.

Dois-je ajouter qu’il y a maintenant de nouveaux risques ? Celui de cyber attaque avec des capacités informatiques offensives particulièrement redoutables. Notre dépendance à l’égard des systèmes d’information nous rend plus vulnérables à des risques de paralysie, voire de destruction à distance des réseaux d’importance vitale sur le plan économique et même militaire.

Face à ces menaces, la France doit se donner un objectif, un seul : à tout moment assurer sa sécurité, répondre aux attentes de ses partenaires comme de ses alliés, et préserver la paix dans le monde.

La France y a vocation parce que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, elle a cette responsabilité. La France y a vocation parce qu’elle est un pays fondateur de l’Union Européenne, elle porte un idéal de paix entre les nations.

La France y a vocation parce qu’elle est dépositaire par son histoire, d’une capacité militaire et diplomatique, qu’elle met au service de ses propres intérêts – et nous devons les revendiquer – et du Droit International.

Chef de l’État, chef des armées, il me revient de définir les orientations d’une politique de défense qui réponde à ces obligations.

Cette charge, je l’assume pleinement depuis les premiers jours de ma prise de fonction.

C’est elle qui m’a conduit à prendre la décision de retirer dès la fin de l’année dernière nos troupes combattantes d’Afghanistan. On me disait que c’était impossible, dangereux même ! C’est fait – depuis le 15 décembre 2012. Je veux en féliciter tous ceux qui ont contribué à ce retrait dans des conditions de sécurité rigoureuses pour nos soldats et en pleine concertation avec nos alliés. Nous n’avons maintenant que les effectifs en Afghanistan qui correspondent aux missions qui sont prévues par le traité d’amitié et de coopération que nous avons paraphé avec l’Afghanistan.

C’est cette même responsabilité qui m’a convaincu d’engager la France au Mali.

Pourquoi ? Parce que nous étions appelés par un pays ami, représenté par son Président légitime ? Oui. Parce qu’il y avait une menace terroriste qui pouvait soumettre le Mali à une emprise dangereuse ? Oui. Parce qu’il y avait un risque pour le Sahel tout entier ? À l’évidence. Mais parce qu’il y avait aussi une menace pour notre propre sécurité.

J’ai donc répondu le premier, au nom de la France, parce que nous étions le seul pays disposant de moyens militaires pouvant agir immédiatement, à côté de nos amis africains. Nous ne sommes pas intervenus à la place des Africains, mais avec les Africains, permettant maintenant qu’une opération de maintien de la paix puisse être menée dans des conditions de légitimité internationale, d’une part, et d’efficacité d’autre part.

Nous resterons, là encore, avec des effectifs moindres dans les prochains mois. Mais nous resterons au Mali et autour du Mali. Parce que nous n’en avons pas terminé avec le terrorisme. J’ai évoqué ce qui s’est passé au Niger, hier, où nos intérêts ont été directement visés, où des Nigériens – parce qu’ils nous avaient appuyés, soutenus – ont été lâchement assassinés. J’exprime ma solidarité à l’égard du président Issoufou et de la population du Niger. Mais c’est une preuve supplémentaire que le combat que nous engageons contre le terrorisme, c’est un combat dans lequel tous les pays doivent, à un moment ou à un autre, être partie prenante, dès lors qu’ils portent les valeurs qui sont les nôtres. Notamment en Afrique, nous devons apporter toute notre solidarité, tout notre soutien, tout notre appui, aux pays de l’Afrique de l’Ouest qui sont confrontés à ce fléau du terrorisme. Nous continuerons à le faire.

C’est toujours ma responsabilité que de présenter aux Français un nouveau Livre blanc qui sera prolongé par une loi de programmation militaire qui fixera les moyens à consacrer à notre défense, autour de trois priorités : la protection, la projection et la dissuasion.

Notre territoire et nos concitoyens, dans l’hexagone et en outre-mer doivent être protégés. C’est notre premier devoir. Pour y parvenir, il exige des disponibilités permanentes de surveillance et de réaction terrestres, aériennes et maritimes. Des moyens doivent pouvoir être mobilisés à tout moment pour intervenir aux côtés des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile lorsque c’est nécessaire.

Parallèlement, la France doit être en mesure de projeter des forces préparées et équipées, à son initiative ou dans le cadre d’une coalition. Dans cet esprit, au-delà du volume de forces projetables, j’ai souhaité que soit encore améliorée l’efficacité opérationnelle de nos armées. Elles disposeront de 66.000 soldats projetables organisés en brigades terrestres. Elles pourront intervenir à partir du groupe aéronaval autour du porte-avions Charles de Gaulle. Elles auront aussi des capacités amphibies et sous-marines. Les moyens aériens nous donneront la possibilité d’appréciation de situation et de frappe dans la profondeur. Voilà l’ensemble de notre dispositif de projection. J’ajoute que les personnels engagés bénéficieront d’une protection juridique élargie. Les Ministères de la Défense et de la Justice doivent y travailler. Des mesures seront présentées en ce sens notamment dans le cadre de la loi de programmation militaire.

Enfin, la France doit assurer la crédibilité de sa dissuasion.

Dois-je rappeler son caractère stratégique ? Elle nous protège de toute agression ou de tout chantage qui menacerait nos intérêts vitaux. C’est sa raison d’être. Elle préserve notre liberté d’action et notre souveraineté. Elle convainc tout adversaire de ne pas s’en prendre à la France au risque de dommages considérables pour son territoire.

Notre doctrine est fondée sur le principe de stricte suffisance. Cela permet à la France de montrer l’exemple en matière de désarmement nucléaire.

De cette garantie ultime, certains dénoncent régulièrement le coût pour nos finances publiques. Je veux leur répondre. La dépense affectée à la dissuasion représente aujourd’hui 11 % du budget annuel de la défense. 11 % est-ce trop pour sanctuariser la sécurité de notre pays ? Je ne le pense pas. D’autant plus que l’innovation et la recherche nous ont permis de réaliser des économies substantielles sur les programmes. J’ai donc pris la décision de conserver les deux composantes, océanique et aéroportée. Le récent échec de l’essai d’un missile M51 après cinq succès, nous rappelle que la mobilisation de nos technologies est une conquête exigeante et nécessite une vigilance permanente. Je tirerai toutes les conclusions de l’enquête en cours.

Aujourd’hui, je tiens à renouveler ma confiance dans les personnels exceptionnels qui assurent, en toute circonstance, en tout point du monde, notre dissuasion.

Il reste que la défense nationale est un investissement lourd pour la Nation.

C’est pourquoi je suis attentif à l’adéquation de nos ressources budgétaires rares à nos objectifs impérieux, surtout dans cette période. Aussi, les miens reposeront sur un seul critère : l’intérêt national. Car je dois préparer notre pays à relever les défis, pour les 15 prochaines années, qu’il peut rencontrer.

Ce qui ne signifie pas « dépenser plus » au nom d’une couverture de tous les risques possibles, ni « dépenser moins » au nom d’un abaissement de notre ambition. Il faut « dépenser juste », le bon niveau, pour à la fois sécuriser nos objectifs et en même temps maîtriser nos comptes publics et dire, à tout moment, la vérité aux Français.

Georges Clemenceau avait une belle formule : « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire ». Les lois de programmation militaire de ces dernières décennies n’ont pas appliqué à la lettre le principe de Georges Clemenceau. Non pas que la Nation n’ait pas dit ce qu’elle voulait, elle l’affirmait et ces textes étaient des références utiles. Non pas qu’elle n’avait pas le courage de dire. Mais elle n’avait pas toujours la possibilité de faire. Nous devons donc faire en sorte d’assurer, à la fois, la souveraineté de notre pays pour ses décisions stratégiques et, en même temps, garantir la souveraineté de notre pays pour assurer la maîtrise de nos comptes publics – et ne pas dépendre de l’extérieur et notamment des marchés pour le financement de notre dette souveraine.

J’ai donc décidé comme réaliste de maintenir à son niveau actuel l’effort pour notre défense. Le budget sera fixé en 2014 à 31,4 milliards d’euros c’est-à-dire exactement le même montant qu’en 2012 et en 2013. Pour l’ensemble de la période 2014-2025, nos forces disposeront de 365 milliards d’euros, dont 179,2 milliards d’euros pour la période 2014-2019.

Dans le passé, les objectifs ambitieux annoncés dans nos lois de programmation n’ont pas pu être tenus. Je n’aurai pas la cruauté de rappeler les précédents. L’écart entre les engagements et la réalité n’a cessé de s’accroître ; ce qui nous a conduit à une impasse qui doit désormais être intégrée dans l’exercice à venir, car l’on ne peut jamais oublier la continuité de l’État et faire comme si tout pouvait recommencer. Nous sommes forcement comptables de ce qui n’a pas été payé hier.

Ainsi, il y aura des conséquences. Nous avons voulu avec le Premier ministre et les ministres concernés les maitriser. Au terme de la loi de programmation militaire 2014/2019, les effectifs du ministère seront réduits de 24.000 hommes supplémentaires pour atteindre de l’ordre de 250.000 personnels de la défense. Ce chiffre, je veux que chacun l’ait à l’esprit : c’est l’effectif le plus important d’Europe. Nous sommes le pays qui dispose, non seulement, de la dissuasion nucléaire, mais qui dispose, sur la plupart des équipements, des matériels pouvant offrir une capacité d’action et d’intervention ; et le pays d’Europe qui a l’effectif – en termes de personnels militaires et civils – le plus important. Cela renvoie donc à nos responsabilités. Mais cela nous permet aussi d’être un pays influent, un pays actif, un pays qui peut parler parce qu’il a les moyens aussi de pouvoir se faire respecter.

Deuxième conséquence, par rapport aux sites d’implantation militaire dans l’hexagone. Sujet toujours sensible pour les personnels concernés, pour les élus des territoires. J’ai demandé qu’une attention particulière soit portée pour que nous puissions maintenir une présence partout sur le territoire et éviter des fermetures de site. Mais je suis aussi attentif à ce qu’en outre-mer, nous puissions également assurer notre présence.

Nos équipements, doivent être ajustés à la réalité des menaces d’aujourd’hui et de demain.

Nos forces seront dotées à l’horizon 2025 – 2030 de matériels modernes et performants, prenant en compte l’évolution des modes de confrontations armées. Je pense aux drones de surveillance et de combat, dont la décision de les commander a été trop longtemps différée, au risque d’être amenés dans certaines interventions à demander et à solliciter l’appui de nos alliés. Nous avons donc l’obligation aujourd’hui de commander ces matériels. Nous avons aussi la volonté d’engager les commandes des avions de transport A 400 M et de ravitaillement en vol MRTT, aux missiles anti-navires légers ou encore aux frégates multirôles FREMM et aux véhicules blindés VBMR.

Pour faire face également aux nouvelles menaces que j’ai évoquées – cyber-attaques, terrorisme – les crédits consacrés au renseignement, à la police et à la justice seront augmentés. Je tiens aussi à relancer la politique spatiale avec les satellites d’observation MUSIS et d’interception électromagnétique CERES.

Tous ces investissements indispensables à la préparation du futur s’ajouteront aux programmes déjà lancés : Rafale, hélicoptères d’attaque Tigre et de transport NH-90, sous-marins Barracuda et le système Félin. Aucun programme lancé ne sera arrêté, à la fois, pour des raisons de capacité, d’efficacité, mais aussi parce que j’entends préserver notre industrie de défense.

J’en connais les atouts d’abord sur le plan des effectifs, de l’emploi, de sa présence sur le territoire. Il y a là de grandes entreprises que nous connaissons bien et qui nous connaissent bien. Mais il y a aussi un tissu de plusieurs milliers de PME et de PMI. Nous avons l’une des premières industries de défense en Europe. Nous devons encore améliorer son niveau.

L’effort de recherche et de développement sera maintenu à haut niveau. C’est essentiel pour garantir à nos armées les matériels dont elles auront besoin demain. C’est indispensable pour exporter et pour avoir l’impact le plus fort sur l’industrie civile.

La diversification fait aussi partie de nos atouts. La modernisation de notre appareil de production se poursuivra. Les participations détenues par l’État évolueront. Des alliances industrielles nouvelles seront nouées notamment à l’échelle européenne. Et les salariés devront être formés en même temps qu’ils seront associés à l’avenir de leur entreprise et de leur savoir-faire.

C’est un enjeu de compétitivité mais aussi de souveraineté.

La souveraineté, ce n’est pas l’isolement. C’est aussi d’être capable d’agir avec les autres.

Les opérations militaires récentes ont montré combien nous devons travailler avec l’Union Européenne pour être en mesure de répondre aux crises.

C’est pourquoi la France veut ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la défense. Plusieurs facteurs nous y conduisent.

La nécessité partagée de redresser nos finances publiques nous invite à mutualiser des capacités, à prendre davantage d’initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération, en tenant compte des savoirs faire de chacun.

C’est ce que la France fait déjà avec le Royaume Uni, pour construire notamment une force d’intervention conjointe.

C’est aussi ce que la France veut faire avec l’Allemagne, y compris pour des opérations militaires extérieures. De même, je souhaite poursuivre nos partenariats avec la Belgique, l’Italie ou l’Espagne et associer les nouveaux membres de l’Union Européenne à cette démarche. À commencer par la Pologne et les pays du groupe de Visegrad car l’Europe de la défense, cela doit être l’Europe toute entière, y compris celle qui hier était de l’autre côté.

Je ferai des propositions d’ici le Conseil Européen de décembre 2013.

Elles porteront sur nos présences dans les Balkans, en Méditerranée, au Proche-Orient, en Asie. Partout, l’Europe doit agir de façon mieux coordonnée. Réfléchit-elle à ce que nous pourrions faire mieux et peut-être moins cher ?

Elles concerneront aussi nos coopérations dans les domaines du transport aérien, des satellites d’observation, du ravitaillement en vol, des drones pour ne citer que quelques exemples.

Les échecs du passé ne doivent pas nous décourager mais au contraire nous inviter à persévérer. Notre ambition, c’est de promouvoir, pour l’industrie de défense européenne, des champions européens. C’est déterminant pour le maintien d’une base industrielle et technologique compétitive.

Le grand sujet pour l’Europe n’est pas simplement d’avoir un grand marché, d’avoir une zone monétaire stable. Cela ce sont des conditions. C’est d’avoir aussi une politique industrielle. Et dans la politique industrielle, il y a l’enjeu de la défense.

La France est dans l’Europe mais elle agit aussi dans le cadre de l’OTAN.

Le rapport présenté par Hubert Védrine – je le remercie pour ses réflexions – m’a conduit à confirmer notre présence dans le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique, tout en intensifiant notre influence en son sein.

Mais il ne s’agit pas de perdre notre liberté de décision et d’action et encore moins de diluer le caractère national de notre défense.

Mesdames, Messieurs,

La France a toujours eu un lien singulier avec son armée. J’entends parfois dire que cette relation se serait distendue, avec la professionnalisation de ces personnels et avec la disparition de toute menace vitale à nos frontières. Eh bien, je ne le crois en aucune façon. Je ne constate rien de tel. Le soutien apporté par nos concitoyens à nos soldats est la preuve de l’attachement des Français à leur défense.

Quand on songe à ce qu’était l’image de l’armée il y a 30 ou 40 ans dans un contexte différent de guerre froide, de décolonisation. Ce qu’était le lien parfois contesté, y compris à travers la conscription. Et ce qu’est aujourd’hui le lien, je considère que la relation s’est confortée mais, d’un certain point de vue, la fin de la conscription a été aussi un éloignement et une forme d’acceptation d’une assurance passée, généralement considérée comme coûteuse, sans que l’on sache exactement le prix. Mais une forme de délégation de la responsabilité et d’ignorance de la réalité de ce qu’est l’institution militaire.

C’est la raison pour laquelle nous devons renforcer le lien. Comment ?

En associant davantage la société française dans toute sa diversité à la connaissance de l’institution militaire. C’est le rôle que joue notamment l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, dont je salue l’action ici. Pas simplement en accueillant des professions brillantes, ce que l’on pense être l’élite du pays qui s’y retrouvera. Mais en s’adressant au-delà, à toute la nation, à la jeunesse en particulier. Celle qui se sent peut-être moins concernée et qui, pourtant, doit être également protégée par rapport à un certain nombre de fléaux, de menaces que j’indiquais comme étant susceptibles de renforcer encore nos outils et nos protections.

C’est la responsabilité aussi du Parlement. J’ai tenu à ce que le gouvernement respecte pleinement ses droits, en matière d’information et de délibération sur les opérations dans lesquelles sont engagées nos forces.

J’ai aussi souhaité que la politique d’exportation d’armement fasse l’objet de rapports annuels débattus devant les commissions compétentes des assemblées. Là aussi, ne craignons rien de la transparence doit encore progresser. Nous veillerons à traiter, en particulier, la situation des intermédiaires.

Car chaque État doit se montrer rigoureux dans le contrôle de ses exportations d’armement comme nous y incite le traité sur le commerce des armes conventionnelles que la France a contribué à faire adopter notamment aux Nations Unies.

Le contrôle du Parlement sera également amélioré en matière de renseignement. Loin d’affaiblir notre sécurité, l’information confirme la légitimité et l’efficacité de nos dispositifs.

Le lien entre la Nation et son armée, c’est aussi les réserves opérationnelle et citoyenne. Je veux les saluer. Nous y ajouterons une branche nouvelle pour la cyber défense dont l’objectif sera de mobiliser de jeunes techniciens et informaticiens intéressés par les enjeux de sécurité.

D’une manière générale, rien n’est plus important que d’encourager les jeunes générations à prendre conscience du destin singulier de notre pays, de son histoire. D’où l’importance des célébrations de l’année prochaine – le Ministre Délégué aux Anciens Combattants y travaillera : le centenaire de la Première Guerre Mondiale, le 70ème anniversaire du débarquement puis de la Libération.

Il y aura des manifestations importantes sur le plan international. Nous inviterons tous ceux qui ont été belligérant. Nous ferons en sorte de pouvoir donner, là encore, tout l’esprit qui s’attache à ces célébrations. C’est-à-dire de bien comprendre ce qui s’est produit, de bien analyser ce que furent ces conflits, ces guerres qui se sont produites à l’échelle internationale, même la Première, avec des destructions considérables.

Nous veillerons aussi à en faire des évocations citoyennes pour que les jeunes sachent bien ce qu’est la guerre, pour mieux apprécier ce qu’est la paix.

La défense de la France, c’est une grande histoire. C’est aussi notre avenir.

La défense de la France, c’est la sécurité de l’Europe.

La défense de la France, ce sont des moyens au service de la préservation de la paix.

La défense de la France, ce sont des femmes et des hommes, militaires et civils, dont je veux saluer ici le dévouement.

Encore cette année 2013, nous avons eu des morts au Mali. Et en 2012, y compris avec le retrait, nous avons eu des morts en Afghanistan. Je n’oublie pas aussi les militaires en opération qui ont pu payer de leur vie, notamment en Guyane. Je n’oublie pas non plus les gendarmes, j’associe également les policiers victimes de l’insécurité et de la lutte contre tous les trafics. Dans ces moments où nous saluons l’effort de la défense, où nous revendiquons un certain nombre d’objectifs, je pense aux familles aujourd’hui de ces soldats, de ces gendarmes, de ces policiers.

« Les grands pays le sont pour l’avoir voulu « disait le général de Gaulle. La France veut toujours être une grande Nation. Non pas pour elle-même, non ! Pour porter les valeurs de la République. Merci à tous d’y contribuer.

Je veux donc ici, redire l’engagement qui est le mien, la conviction que nous préparons l’avenir, et vous exprimer ma gratitude pour contribuer à la défense de notre pays.

François HOLLANDE
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 juin, 2013 |Pas de commentaires »
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