HOLLANDE AUX ETATS-UNIS. LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS « AMIS POUR TOUJOURS » : MOI, HOLLANDE, MASOCHISTE POUR LA VIE ! (metronews.fr / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hollande aux États-Unis :

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La France et les États-Unis

« amis pour toujours ».

Moi, HOLLANDE,

masochiste pour la vie !

(Thierry LAMIREAU)

Barack Obama a accueilli François Hollande, le 10 février 2014, à sa descente de l'avion

Barack Obama a accueilli François Hollande, le 10 février 2014, à sa descente de l’avion.

(Crédit: AFP)

François Hollande a profité de sa visite aux Etats-Unis pour rappeler les liens d’amitié entre la France et l’Amérique, déclarant les deux pays « amis pour toujours ».

1 /OBAMA n’a plus envie de se « brûler les ailes » sur le terrain  de l’Afrique.

HOLLANDE continuera donc son sale boulot à l’aide des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !…comme le fait OBAMA ailleurs notamment à l’aide de ses drones tueurs chargés aussi à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Entre CRIMINELS DE GUERRE on se comprend !

2 / HOLLANDE s’est retrouvé seul comme un minable après le retrait des Etats-Unis pour d’éventuelles frappes sur la Syrie.

3 / HOLLANDE ne voit rien à redire quant aux pratiques de la NSA…entre « amis », on continuera donc à s’espionner mutuellement !

4 / Retrouver les patrons des géants d’internet, Facebook, Twitter, Mozilla ou Google est, pour le moins, du plus mauvais goût d’autant que ces entreprises ne sont pas un modèle du genre quant au respect de la législation française.

La pratique favorite de HOLLANDE est donc le masochisme.

C’est une nouvelle confirmation que le Monde est tenu par des MANIPULATEURS et des MENTEURS.

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

U.S. President Obama listens to French President Hollande address joint news conference at the White House in Washington

Barack Obama – François Hollande:
Mais pourquoi tant d’amour?
(Thomas GUIEN / metronews.fr)

ANALYSE – Se donnant du « François » et du « Barack », le président français et son homologue américain n’en finissent pas d’afficher leur entente parfaite depuis lundi. Une attitude qui ne doit rien au hasard. Explications.

François Hollande et Barack Obama, lundi à la Maison Blanche. 

François Hollande et Barack Obama, lundi à la Maison Blanche. 
(Photo: Alain JOCARD / AFP)

Quelques phrases balbutiantes en anglais pour l’un, plaisanteries glissées en français pour l’autre… Depuis l’arrivée de François Hollande sur le sol américain ce lundi, le président français et son homologue Barack Obama rivalisent de mots complices pour afficher au grand jour les liens étroits entre les deux nations.

Vol à bord d’Air Force One, honneurs militaires, fastueux dîner… les Etats-Unis couvrent en effet d’attentions le chef d’Etat tricolore, en particulier durant le volet washingtonien de cette visite, la première du genre pour un chef d’Etat français en 18 ans. Et pour cause : les deux hommes ont besoin l’un de l’autre. Pourquoi Barack Obama est-il aussi démonstratif ? Pourquoi tant d’amour franco-états-uniens ? Explications.

1. Obama a besoin de Hollande sur les dossiers internationaux

Il semble loin le temps où Washington vilipendait Paris pour son opposition à l’invasion en Irak. Désormais, les deux pays veulent afficher leur harmonie sur les dossiers chauds du moment. Les Etats Unis, qui ne veulent plus jouer le rôle du « gendarme du monde », reconnaissent d’ailleurs le leadership tricolore sur les dossiers malien et centrafricain. « Un seul pays ne peut venir à bout de tous les défis », ont écrit Barack Obama et François Hollande dans une tribune commune publiée dans Le Monde. Les deux hommes ont aussi évoqué leurs positions communes sur l’Iran et la Syrie, et souligné que l’Afrique « du Sénégal à la Somalie » est le théâtre « le plus visible » de leur « nouveau partenariat ».

2. Obama a peut-être quelque chose à se faire pardonner…

Barack Obama a-t-il quelque chose à se reprocher sur le dossier syrien ? En septembre dernier, le président américain avait en effet « lâché » Paris au dernier moment s’agissant d’éventuelles frappes, laissant François Hollande dos au mur. Il n’y a, souligne-t-on désormais à l’Elysée, ni « acrimonie » ni « amertume » à l’égard de la Maison Blanche.

3. Barack Obama n’aimait pas Nicolas Sarkozy

La dernière visite d’État d’un président français aux États-Unis remonte à 1996, du temps de Jacques Chirac. Son successeur, Nicolas Sarkozy, n’avait en effet pas eu cet honneur. Et pour cause, sa relation avec Barack Obama n’était pas au beau fixe. Elle était même « exécrable », selon François Heisbourg, président de la Fondation pour la Recherche Stratégique, cité par BFMTV. Barack Obama, de passage à Paris en juin 2009, avait d’ailleurs refusé un déjeuner à l’Élysée. Recevoir François Hollande en visite d’État, c’est retrouver l’amitié entre les deux pays.

4. Des passions communes (…et des intérêts aussi)

Au-delà de la high-tech, François Hollande et Barack Obama partagent « une même obsession »: remettre les économies de leur pays sur la voie d’une croissance dynamique, fait-on valoir à Paris. Des économies fortement imbriquées : près d’un demi-million d’emplois sont générés par des entreprises françaises aux Etats-Unis et réciproquement. Mercredi, François Hollande fera un crochet par San Francisco pour promouvoir les start-up françaises réunies au sein d’un « French Tech Hub » –quelques-uns de leurs dirigeants seront aussi à bord de l’Airbus présidentiel– et y retrouver les patrons des géants d’internet, Facebook, Twitter, Mozilla ou Google.

5. La force du pardon

La NSA, l’agence de renseignement américaine, est au cœur d’un vaste scandale depuis l’été 2013, les révélations de son ancien collaborateur Edward Snowden ayant mis en lumière des pratiques d’espionnage à grande échelle, notamment de dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel. Des pratiques qui avaient scandalisé Paris… avant que François Hollande ne passe l’éponge. « Il y a une confiance mutuelle qui a été restaurée (et) qui doit être fondée à la fois sur le respect de chacun de nos pays et également sur la protection de la vie privée », a déclaré ce mardi le président français.

HOLLANDE demande l'asile politique

6. France – USA : des amis historiques

Une première visite lourde de sens. Dès son arrivée sur le sol américain, Barack Obama a emmené son homologue pour effectuer un pélerinage au domaine de Monticello (Virginie, est), le fief du troisième président américain (1801-1809). Acteur de premier plan de l’indépendance soutenue par la France contre le pouvoir colonial britannique, Jefferson fut en effet l’un des premiers représentants diplomatiques des Etats-Unis à Paris. Histoire toujours, avec cette fois-ci les cérémonies du débarquement des alliés en 1944 : Barack Obama a annoncé ce mardi avoir accepté l’invitation française à se rendre sur les plages de Normandie l’été prochain.

HOLLANDE AUX ETATS-UNIS. LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS
Thomas GUIEN
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metronews.fr
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 février, 2014 |Pas de commentaires »

LE POUVOIR MILITAIRE EN UN CLIN D’OEIL (Jean-Claude PECLET / bequilles.ch)

Le pouvoir militaire en un clin d’oeil

Hélicoptère APACHE

()

MB2014-Top-15-Defence-budgets-NEWDans la série « un graphique vaut mieux que mille mots », voici celui extrait du « Military Balance 2014″, publié par l’International Institute of Strategic Studies.

On y voit que les dépenses militaires américaines l’an dernier, 600 milliards de dollars, équivalent à peu près à celles des quinze autres pays les plus dépensiers dans ce domaine – pris ensemble.

Le déséquilibre avec l’Europe s’accentue puisque les dépenses militaires du Vieux Continent ont diminué en moyenne de 2,5% par an depuis 2010.

Les efforts de coopération censés compenser cette réduction ont un succès mitigé, ajoute le rapport. Pendant ce temps, les pays asiatiques ont augmenté leurs budgets militaires de 11,6% depuis 2010. Globalement, ils ont dépassé l’Europe en 2012 déjà. Les dépenses militaires chinoises sont trois fois supérieures à celles de l’Inde.

Dans les enjeux à venir, l’IISS signale le désengagement international en Afghanistan, qui devrait être effectif cette année. Ainsi s’achèvera une longue période d’utilisation des forces terrestres. Autre tendance, la cyber-guerre dont la Grande-Bretagne entend faire un pilier de ses forces militaires, à côté des troupes traditionnelles. Les engins guidés sans pilotes sont aussi très tendance.

A ce sujet, l’ex-président du Parti Socialiste suisse Peter Bodenmann ironisait dans une récente chronique de la Weltwoche sur l’armée suisse qui s’apprête à acheter de nouveaux jets de combats Gripen pour plus de trois milliards de francs mais ne saurait pas comment arrêter un drone chargé de quelques kilos d’explosif dévastateur (coût: quelques dizaines de milliers de francs dans le commerce) que des terroristes ingénieux piloteraient à distance sur le centre de congrès de Davos où se réunissent les « global leaders ».

Jean-Claude PECLET

http://bequilles.ch/2014/02/05/le-pouvoir-militaire-en-un-clin-doeil/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 février, 2014 |Pas de commentaires »

PUBLIEZ LES DONNEES SUR LES MALFORMATIONS CONGENITALES EN IRAK ! LES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » ET LEURS TRACES POUR L’ETERNITE (Docteur Samira ALAANI / Fallujah, IRAK)

Publiez les données sur les malformations congénitales en Irak #Act4Iraq
-Petitioning Dr Margaret CHAN-

Publiez les données

sur les malformations congénitales

en Irak

Samira Alaani

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

-Fallujah, IRAK-

Je suis le Docteur Samira ALAANI, je suis pédiatre à l’Hôpital Général de Falloujah. Dans les années qui ont suivi les attaques des forces américaines sur notre ville, mes collègues et moi avons remarqué une augmentation horrible du nombre de bébés nés avec des malformations congénitales graves : spina bifida, anomalies cardiaques et des malformations auxquelles je ne peux même pas donner de nom. Beaucoup ne survivent pas. Pour ceux qui survivent, nous leur procurons des soins tant bien que mal avec le peu de ressources dont nous disposons.

Je travaille comme pédiatre à Falloujah depuis 1997, et c’est depuis 2006 que j’ai remarqué ce problème, nous avons alors commencé à enregistrer ces cas. 

Nous nous sommes rendus compte que sur 1000 naissances, 144 bébés présentaient des malformations. Nous sommes convaincus que, même aujourd’hui, ces cas sont liés à la contamination provenant des conflits dans notre ville il y a plus de dix ans maintenant. Ce phénomène n’est pas unique à Falloujah : les hôpitaux dans tout le Gouvernorat d’Al Anbar ainsi que d’autres régions d’Irak constatent une hausse similaire. Tous les jours je vois les ravages que cette peur inculque aux futures mères et à leurs familles. La première question que l’on me pose lorsqu’un enfant naît n’est pas « Est-ce une fille ou un garçon ? »mais « Mon bébé est-il en bonne santé ? »

Lorsque j’ai entendu que le Ministère de la Santé Irakien et l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) allaient faire des recherches, cela m’a donné une lueur d’espoir. 

Je savais que cela ne ferait que confirmer ce que nous savions déjà : que le nombre de malformations congénitales avait augmenté, mais je pensais aussi que cela pousserait l’Irak et la communauté internationale à agir.

La recherche est maintenant terminée et on nous avait promis que le rapport serait publié début 2013 ; mais nous voici six mois plus tard et l’OMS vient d’annoncer de nouveaux délais. Nous sommes inquiets que cela soit dû à un problème d’ordre politique et non pas scientifique. 

Nous avons déjà attendu des années que la vérité éclate et mes patientes ne peuvent plus continuer comme cela. L’OMS a une autre option. Que les données soient publiées dans une revue à libre accès pour un examen indépendant par des pairs. Ce procédé serait rapide, rigoureux et transparent.

Mes patientes ont besoin de savoir la vérité, elles ont besoin de savoir pourquoi elles ont fait une fausse couche, elles ont besoin de savoir pourquoi leurs bébés sont si malades et par-dessus tout, elles ont besoin de savoir que l’on est en train de faire quelque chose pour y remédier. Le Ministère de la Santé Irakien et l’OMS se doivent de publier ces données et de nous fournir des réponses.

Je vous demande de signer cette pétition et de prouver que le reste du monde n’a pas oublié le peuple d’Irak.

Docteur Samira ALAANI

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI »,

fusion à 5000°c et pollutions radioactives et chimiques)

Les armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

sont passées par là !

L’histoire est malheureusement claire depuis un bon bout de temps:

L’OMS, sous pression, entre autres, de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), refuse de publier les résultats car cela montrerait que les armes à l’URANIUM « APPAUVRI » détruisent pour l’ETERNITE la santé des populations.

Par une pollution RADIOACTIVE et CHIMIQUE in situ, une progression très importante de la morbidité et de la mortalité est constatée.

Ceci est d’autant plus grave que l’ADN des personnes est très profondément touché et altéré !

Avouer ceci serait une reconnaissance d’un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D’ATTAQUE A L’IRAK: LE COMBLE DE L’HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le Pentagone prêt à vendre

24 hélicoptères d’attaque

à l’Irak:

Hélicoptère APACHE

[Le comble de l’horreur machiavélique]

(Titre changé par Thierry LAMIREAU)

WASHINGTON – Le Pentagone a notifié, lundi 27 janvier 2014, le Congrès américain d’un projet de vente à l’Irak de 24 hélicoptères d’attaque APACHE pour 4,8 milliards de dollars, a annoncé l’agence chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Bagdad réclamait depuis des mois que Washington lui fournisse ces équipements mais de nombreux élus américains s’y opposaient, craignant que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne s’en serve contre des groupes autres que ceux liés à Al-Qaïda. Le Congrès dispose de 30 jours pour soulever d’éventuelles objections, faute de quoi le contrat sera conclu.

Le projet de contrat porte sur 24 hélicoptères avec leurs équipements et pièces détachées. Il comporte également la vente de 480 missiles Hellfire, une arme antichar qui peut être tirée depuis des hélicoptères ou des avions.

Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Ces hélicoptères seront dédiés à des missions de soutien aérien pour les troupes au sol, de reconnaissance armée et de missions antichars, selon la DSCA.

Nouri al-Maliki, un chiite critiqué pour son manque d’ouverture envers les autres composantes de la société irakienne, est confronté à la perte de contrôle d’une partie de la province à majorité sunnite d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) se sont notamment emparés de la ville de Fallouja, à 60 km à l’ouest de Bagdad.

Dans un projet de contrat séparé, la DSCA a également notifié lundi le Congrès du projet de location de six autres hélicoptères APACHE à Bagdad pour un montant de 1,37 milliard de dollars.

Cette location doit permettre à l’armée irakienne de débuter l’entraînement opérationnel et de maintenance dans l’attente de la livraison des 24 appareils achetés, un processus qui prend des mois sinon des années.

Les six appareils en location ne sont donc pas destinées à être utilisés pour des opérations, a fortiori pour faire face à la situation actuelle dans la province d’Al-Anbar.

Le Pentagone a en outre notifié vendredi le Congrès d’un autre projet de contrat portant sur l’achat par Bagdad de 500 missiles Hellfire pour un montant de 82 millions de dollars.

Face aux événements qui secouent la province d’Al-Anbar, Washington s’est par ailleurs engagé ces dernières semaines à accélérer les livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad.

Quelque 75 missiles Hellfire ont ainsi été livrés à Bagdad à la mi-décembre. Cent missiles Hellfire supplémentaires et 10 drones ScanEagle doivent être livrés au printemps, selon le Pentagone.

Face à la résurgence d’Al-Qaïda en Irak, Washington envisage enfin de former dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes, selon un haut responsable américain de la Défense.

La Jordanie s’est dit prête à accéder à la requête de Washington pour que l’entraînement de forces irakiennes se déroule sur son sol.

Malgré le retrait de ses troupes d’Irak fin 2011, Washington s’est imposé comme le principal partenaire de l’Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont fourni pour plus de 14 milliards de dollars d’armements à Bagdad entre 2005 et 2013.

La formation de troupes irakiennes serait en revanche une première depuis 2011, la centaine de militaires américains stationnée à l’ambassade américaine à Bagdad étant cantonnée à des missions de conseil au niveau ministériel.

(©AFP / 27 janvier 2014 22h57)

 LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D'ATTAQUE A L'IRAK: LE COMBLE DE L'HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES 01-99-091-02-08

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Liens et photos WIKIPEDIA: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_AH-64_Apache

http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-114_Hellfire

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calibre_30_mm

File:30 mm.jpg

Désigné au départ Hughes Model 77, l’AH-64A APACHE a été développé par la firme McDonnell Douglas pour répondre aux exigences de l’US Army, qui réclamait un hélicoptère capable d’effectuer des missions d’appui au sol et de lutte antichar, de jour comme de nuit, et bénéficiant d’une survivabilité élevée.

Le prototype YAH-64 effectua son vol initial en 1975, tandis que les premières machines de série étaient livrées en janvier 1984 (675 exemplaires doivent être livrés à l’US Army). L’équipement de l’APACHE comprend des missiles antichars Hellfire, un système d’acquisition de cibles et de visualisation de nuit Martin, un télémètre à laser International, un écran de visée Honeywell, un système de navigation Doppler, un récepteur de veille radar passif et des brouilleurs radar ou à infrarouges. Une version améliorée, le Longbow, a été développée.

Le comble de l’horreur machiavélique

est atteint par ces chers ETATS-UNIS !

Après avoir pollué et contaminé pour l’éternité (cf. durée de vie des éléments radioactifs déposés in situ) l’Irak en attaquant le pays avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI », les Etats-Unis vendent des hélicoptères APACHE qui utilisent des armes à l’URANIUM APPAUVRI !

La raison:

Sous couvert de protéger l’Irak contre « des menaces terroristes » (les USA ne reculent devant aucune contradiction), les Etats-Unis veulent uniquement protéger les intérêts économiques en jeux et notamment les réserves de pétrole.

« Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger. »

C’est donc très clair !

L’Irak, après avoir été contaminé par les armes à l’uranium « appauvri » des Etats-Unis, va utiliser elle-même des armes fournies par les Etats-Unis qui vont polluer et contaminer le pays !

Les Etats-Unis sont très rusés:

En donnant de telles armes, ils ont l’assurance que la santé de la population irakienne va encore plus être détruite…La domination n’en sera que plus complète !

Les décideurs américains (politiques et militaires) sont vraiment des « ordures » et surtout des CRIMINELS puisqu’ils commettent des CRIMES CONTRE L’HUMANITE en attaquant, entre autres problèmes, l’ADN des populations.

MACHIAVEL serait fier de constater que les Etats-Unis sont de valeureux héritiers…

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. LA VERITE SUR LES BOMBES SALES A L’URANIUM APPAUVRI: DES PREUVES IRREFUTABLES (Bill WILSON / Membre du Parlement écossais)

La vérité sur

les bombes sales

à

l’uranium appauvri 

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

Un membre du Parlement écossais a envoyé le dossier de l’uranium « appauvri » au ministre de la Défense : La vérité sur les bombes sales ! L’assassinat de personnalités pour faire taire les opposants

Bill Wilson MSP, 9 février 2011

Uranium appauvri = bombes sales

Le Dr Wilson a expliqué, « On parle beaucoup de terroristes utilisant éventuellement des « bombes sales », c’est-à-dire, d’armes émettrices de radiations affectant indifféremment toute personne dans le voisinage, mais les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël ont utilisé plusieurs tonnes d’obus à embouts d’uranium appauvri. L’uranium « appauvri » a une demi-vie de 4,5 milliards d’années et les poussières microscopiques d’oxyde d’uranium que produisent ces obus à l’impact peuvent s’éparpiller sur des centaines de miles et être inhalées et ingérées. Si ce ne sont pas des bombes sales, de quoi s’agit-il alors ?

« Il est largement prouvé que des milliers de membres des forces armées, leurs familles et d’innombrables civils ont été et sont toujours affectés de multiples façons par l’uranium « appauvri ». Ils souffrent, par exemple, de mort prématurée, de problèmes respiratoires, de cancers, d’enfants mort-nés et de malformations congénitales.

L’assassinat de personnalités

« Par ailleurs, j’ai vu assez de preuves pour penser que ceux qui sont assez courageux pour se pencher sur les effets de l’uranium « appauvri » risquent de perdre leur emploi et pire. L’assassinat de personnalités est un instrument dans l’arsenal de ceux qui cherchent à faire taire les chercheurs de vérité. J’ai reçu des courriels attaquant grossièrement la crédibilité de l’un de mes informateurs. Malheureusement pour les défenseurs de l’uranium « appauvri », j’avais déjà pu obtenir divers documents réfutant leurs allégations sans fondement. Ce fut un aperçu révélateur de la cruauté du lobby de l’uranium « appauvri ».

« J’ai incité Liam Fox à étudier l’impact de l’uranium « appauvri » sur la santé du personnel des services du Royaume-Uni et des civils. Je l’ai aussi prié de :

- reconnaître la pertinence du principe de précaution pour les conséquences sanitaires potentielles de l’uranium « appauvri » ;

- respecter les résolutions de l’ONU relatives à l’uranium « appauvri » ;

- cesser d’utiliser toute arme à uranium « appauvri » (par exemple, le projectile antichar CHARM 3 de 120 mm), 

- nettoyer le désordre laissé sur les théâtres de guerre où des armes à uranium « appauvri » ont été utilisées par les troupes alliées (ceci incluant des mesures du style huiler la poussière radioactive pour éviter qu’elle soit emportée par le vent et barricader les sites fortement contaminés, comme les chars détruits où la dépollution est irréalisable et où les enfants sont actuellement libres de jouer). »

Le Dr Wilson a conclu en disant, « Je ne me fais pas trop d’illusions, mais il serait merveilleux que le gouvernement de coalition fasse ce qui convient, adopte une posture de haute moralité et renonce une fois pour toutes aux bombes sales. En attendant, je demande au gouvernement écossais de se pencher sur la santé des anciens combattants des forces armées et leur famille résidant ici, car j’accorde peu de foi en ce que fera le gouvernement britannique. »

Contact:
Dr Bill Wilson, membre du Parlement écossais
Tel : +44 (0) 782 459 6994 / 131 348 6805 / 141 840 2772
Fax : +44 (0) 131 348 6806 / 141 889 4693
Adresse électronique : Bill.Wilson.msp@scottis h.parliament.uk
Site Internet : www.billwilsonmsp.com/

 Texte intégral de la lettre

avec liens aux preuves

8 février 2011
Au très honorable député Liam Fox, ministre d’État à la Défense
Service du courrier du ministère de la Défense
Étage, Zone A
Bâtiment principal
Administration de Londres
SW1A 2HB

Cher Monsieur Fox,

Santé du personnel de service et des civils exposés

à l’uranium « appauvri »

Il existe des preuves considérables montrant que l’uranium « appauvri » a un effet pernicieux sur la santé et de sérieux motifs de penser que le gouvernement britannique et le ministère de la Défense ont failli à leur devoir de prendre soin de leur personnel de service et des civils.

J’aimerais attirer votre attention sur cette déclaration du site du ministère de la Défense : « Il va de soi que le gouvernement considère attentivement toute donnée scientifique ou médicale sérieuse pouvant faire apparaître une incidence sur la mauvaise santé en Irak. » Vous saurez que le gouvernement britannique a effectivement tenté d’entraver l’enquête sur le lien entre uranium « appauvri » et mauvaise santé en votant à 65/55 contre une résolution de l’ONU sur l’uranium « appauvri » qui demandait instamment aux États utilisateurs d’armes à l’uranium « appauvri » de révéler l’endroit où elles ont été tirées quand les pays affectés par elles demandent ces informations.

Vous serez au courant de la profusion croissante d’évidences sur l’incidence des problèmes de santé en Irak, que, je suppose, vous avez étudiez. Vous pourriez commencer par répondre à cet article revu par les pairs de C. Busby, M. Hamdan et E. Ariabi : Cancer, mortalité infantile et rapport de masculinité à Falloujah en Irak de 2005 à 2009, Int. J. Environ. Res. Public Health 2010, 7, 2828-2837.

Il a été évoqué que la Royal Society entérine le point de vue de l’innocuité de l’uranium « appauvri ». La Royal Society elle-même a osé exprimer son inquiétude du fait que son document original a été mal interprété, comme le sous-entend cette affaire.

J’attire votre attention sur les points suivants (documents complets joints):

- Preuve présentée par le Dr Keith Baverstock, Département des Sciences Environnementales de l’Université de Finlande Orientale, au Comité de Défense de la Chambre des Députés Belge sur la toxicité de l’uranium « appauvri » (Présentation au Comité de défense de la Chambre des députés belge le 20 novembre 2006). Notez qu’il met l’accent sur le principe de précaution, un concept apparemment inconnu des gouvernements et ministères de la Défense britanniques et des Etats-Unis, et déclare : « Je pense qu’il est clair que les évaluations des risques majeurs de l’impact sur la santé de l’uranium « appauvri » n’ont pas abordé le risque génotoxique, qui brille par son absence dans beaucoup d’évaluations de toxicité citées, telles que celle de Priest. Il fait aussi cas du fait qu’aucune instance particulière, autant que nous le sachions, n’a reçu la responsabilité de produire les preuves nécessaires montrant que les poussières d’oxyde d’uranium « appauvri » ne représentent aucun danger pour la santé.

- De la BBC, en date du 1er novembre 2006, un article cite le Dr Baverstock attaquant des rapports selon lesquels l’uranium « appauvri » serait relativement inoffensif (Périls ignorés de l’uranium appauvri).

Preuve présentée par le Dr Chris Busby, secrétaire scientifique du Comité Européen sur la Radioprotection, réfutant l’article du ministère de l’Intérieur sur les effets de l’uranium « appauvri ».

Preuve présentée par le Dr Chris Busby, réfutant l’affirmation de la Royal Society selon laquelle l’uranium « appauvri » ne présente que peu de risques.

Preuve présentée par Martin Hooper, professeur émérite de chimie médicinale à l’université de Sunderland, réfutant aussi l’allégation de la Royal Society selon laquelle l’uranium « appauvri » ne présente que peu de risques.

- La Royal Society a elle-même déclaré qu’« à la fois soldats et civils sont en danger à court et long terme » (Des scientifiques exhortent au nettoyage pour protéger les civils. La Royal Society explique bien clairement le danger de l’uranium appauvri).

- Une notice explicative remise au personnel de service du Royaume-Uni indique clairement que l’uranium « appauvri » « a le potentiel de nuire à la santé. »

La documentation du Dr Major Doug Rokke, employé par l’armée des Etats-Unis pour imaginer des protocoles de traitement sans danger de l’uranium « appauvri », cite des preuves considérables de ses effets et présente la preuve d’une politique délibérée répression, démenti et dissimulation, de la part des gouvernements et ministères de la Défense des Etats-Unis et britanniques.

- Au moins deux anciens employés des services du Royaume-Uni ont été constatés, par voie médico-légale, souffrir des suites d’une exposition à l’uranium « appauvri ». L’un a obtenu une pension en appel sur cette base, et l’autre a été trouvé mort à la suite de l’exposition à ce produit (Premiers dommages-intérêts pour déclaration d’empoisonnement  par l’uranium appauvri « ; et « Communiqué de presse : La NGFVA (Association nationale des anciens combattants du Golfe et leurs familles) des vétérans de la guerre du Golfe soutient les constats et préoccupations des coroners).

- « Les gouvernements [britanniques] successifs se sont opposés aux demandes d’enquête publique sur les effets nocifs des munitions à l’uranium « appauvri » pour éviter des réclamations d’indemnisation pouvant leur coûter des centaines de millions de livres » (Moins de 10 soldats de la Guerre du golfe ont été empoisonnés par l’uranium).

Datée 1er mars 1991, une note de service de l’armée des Etats-Unis ordonne de supprimer les informations concernant les effets de l’uranium « appauvri » sur la santé.

- Un article intitulé Question d’intérêt, qui est une « note de service de l’Agence de Défense Nucléaire, » a été écrite par Gregory K. Lyle, lieutenant-colonel américains, au sujet de ce qui « peut, doit ou devrait être fait en matière de règlement avec les millions de projectiles à l’uranium « appauvri » déployés » en Irak. Elle indique que les procédures de nettoyage « n’étaient pas destinées à pourvoir aux transports des milliers d’obus à l’uranium « appauvri » de la restauration du site. » Il poursuit en notant, « Comme les équipes de désamorçage des explosifs et munitions, les unités de combat au sol, et les populations civiles d’Arabie saoudite, du Koweït et d’Irak sont de plus en plus en contact avec des munitions à l’uranium « appauvri », nous devons nous préparer à traiter les problèmes potentiels. » De plus, « Les particules alpha (poussière d’oxyde d’uranium) des projectiles déployés sont un problème de santé, mais les particules bêta des fragments et des obus intacts sont une grave menace pour la santé, avec un taux d’exposition possible de 200 millirems à l’heure au contact. » Le mémo prévient que les directives spécifiques du ministère de la Défense concernant l’élimination du matériel à l’uranium « appauvri » dans la phase de restauration suivant le combat font actuellement défaut. « L’auteur espère que l’expression de nos préoccupations sur les effets secondaires de l’usage de l’uranium « appauvri » aidera à assurer la protection de nos troupes et alliés. » Cette note n’est pas datée. Le Dr Rokke dit l’avoir reçue aux alentours de la même époque où il a reçu la note de Los Alamos en 1991.

- L’État britannique a déjà tenté de nier les effets des radiations sur le personnel de service (Avis : La lutte contre l’héritage des essais nucléaires de la Grande-Bretagne).

- Le témoignage du Dr Asaf Durakovic, ancien chef de médecine nucléaire à l’hôpital des anciens combattants de Wilmington dans le Delaware, semble montrer une tentative délibérée (et potentiellement criminelle) d’étouffement des informations sur les effets de l’uranium « appauvri » et l’impitoyable exposition sur lui par le personnel des services (The NI Interview. Asaf Durakovic. Felicity Arbuthnot rencontre un honorable scientifique combattant au nom des vétérans zuniens de la Guerre du golfe).

- En 1990, l’Autorité sur l’Energie atomique Britannique a envoyé au gouvernement un rapport estimant que, si 50 tonnes d’uranium « appauvri » étaient laissées dans la région du Golfe où il devait y avoir une guerre, cela entraînerait environ 50.000 morts supplémentaires par cancer en dix ans. En 1999, des experts ont estimé qu’il pourrait rester 900 tonnes d’uranium « appauvr »i dispersées par le vent (L’héritage empoisonné. de la guerre. Felicity Arbuthnot enquête à travers le monde sur la propagation du cancer et les malformations depuis la Guerre du golfe).

- Un article de Vanity Fair résume le dossier contre l’uranium « appauvri » tel qu’il se présentait en décembre 2004. Il se réfère aux travaux du Dr Asaf Durakovic et du Major Doug Rokke, aux tentatives manifestes de les faire taire ou de les écarter quand leurs conclusions se montrent inopportunes, et aux expériences de divers membres du personnel de service et d’ouvriers des Etats-Unis exposés à l’uranium « appauvri ». (Armes d’autodestruction. Est-ce que le syndrome de la Guerre du golfe — peut-être causé par les munitions du Pentagone — fait beaucoup de victimes chez GI en Irak ?)
J’espère que vous ne continuerez pas à fermer les yeux sur les preuves considérables qui existent et à refuser de prendre des mesures adéquates pour enquêter sur l’impact de l’uranium « appauvri » sur la santé du personnel des services du Royaume-Uni et des civils. Je vous demande de :

- reconnaître la pertinence du principe de précaution pour les conséquences sanitaires potentielles de l’uranium « appauvri » ;

- respecter les résolutions de l’ONU relatives à l’uranium « appauvri » ;

- cesser d’utiliser toute arme à uranium « appauvri » (par exemple, le projectile antichar CHARM 3 de 120 mm), 

- nettoyer le désordre laissé sur les théâtres de guerre où des armes à uranium « appauvri » ont été utilisées par les troupes alliées (ceci incluant des mesures du style huiler la poussière radioactive pour éviter qu’elle soit emportée par le vent et barricader les sites fortement contaminés, comme les chars détruits où la dépollution est irréalisable et où les enfants sont actuellement libres de jouer). »

Je vous remercie par avance d’agir pour protéger la santé à la fois du personnel des services du Royaume-Uni et des civils en Irak, au Kosovo, en Bosnie et en Afghanistan.
2. Diffusions apparentées antérieures
Original: www.billwilsonmsp.com/index.php?option=com_content&task= view&id=1071&Itemid=2

Traduction de Pétrus LOMBARD

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO: LOI DU SILENCE SUR L’URANIUM APPAUVRI (Robert James PARSONS)

Retour sur info:

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

Loi du silence sur l’uranium appauvri

Depuis que les munitions à l’uranium appauvri (UA) ont été testées par les Etats-Unis contre l’Irak, décès et maladies inexpliquées se multiplient chez les combattants ayant servi dans le Golfe, mais aussi en Bosnie et au Kosovo.

A des degrés divers, les agences des Nations Unies ont imposé une chape de silence sur la dangerosité radiologique et chimique de cette arme. N’a-t-il pas fallu attendre janvier 2001 pour que l’Organisation Mondiale de la Santé « envisage » d’enquêter sur les effets de l’UA sur les populations du Golfe ?

(Robert James PARSONS)

Annoncé, reporté plusieurs fois, puis ressurgi sous la pression des agences internationales d’aide humanitaire présentes au Kosovo, le projet d’élaboration d’un rapport sur l’uranium appauvri (UA) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a toujours pas abouti. Après l’éclatement de l’affaire dite du « syndrome des Balkans », l’OMS s’est contentée de publier en janvier 2001 un aide-mémoire qui, en quatre pages, prétend traiter de l’essentiel du sujet (1). Cherchant surtout à calmer le jeu et à rassurer le public, les informations y sont vagues et souvent en flagrante contradiction avec les connaissances scientifiques actuelles. Si radiation il y a, affirme le texte, elle se situe en dessous du seuil acceptable : « La science fait apparaître comme improbable la détection d’une augmentation du risque de leucémie chez les militaires dans les Balkans en relation avec l’exposition à l’uranium appauvri. »

Plus haute instance mondiale dans le domaine de la santé, comment l’OMS a-t-elle pu produire un tel document ?

Elle y recommande, par exemple, comme « raisonnables » des« opérations de dépollution » aussi invraisemblables que celle consistant à récupérer des milliers de milliards de particules radioactives invisibles répandues sur des centaines de kilomètres carrés de territoire et mélangées avec des centaines de milliers de tonnes de terre !

En fait, un accord passé avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) en 1959 interdit à l’OMS de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l’aval de celle-ci. Aval qui n’est pratiquement jamais donné.

Dans les années 1950, aux Etats-Unis, pour justifier les budgets faramineux destinés à l’arsenal nucléaire, le gouvernement Eisenhower joua sur les retombées civiles de la recherche militaire. Il fit naître, en 1954, le programme « Atomes pour la paix », promettant à l’opinion une électricité, non seulement « propre », mais trop abondante pour qu’il vaille la peine de la facturer.

Bien des membres de la communauté scientifique, peu ou pas impliqués dans les recherches militaires, rappelèrent alors les travaux qui valurent à Herman Joseph Muller de recevoir un prix Nobel en 1946. Il avait découvert le caractère mutagène terrifiant de la radiation ionisante. C’est précisément cette radiation que les centrales nucléaires prévues par « Atomes pour la paix » allaient introduire au sein de la population civile.

Le docteur John W. Gofman, chef du groupe plutonium ayant isolé le premier milligramme de plutonium en 1942, ne cessait pour sa part de marteler :« D’après toute norme raisonnable basée sur des épreuves scientifiques, il n’existe aucune dose sûre (2). » Face à de telles réticences, les Etats-Unis poussèrent en 1956 à fonder l’AIEA, organisation du système de l’ONU dont le mandat revient tout simplement à promouvoir l’industrie nucléaire.

En 1957, l’OMS a organisé une conférence internationale sur les effets de la radiation sur la mutation génétique, dont les prémisses de base, issues des expériences de Muller, se reflètent dans les monographies présentées à la conférence et ensuite publiées (3). Pourtant, en 1959, le débat est clos. L’OMS accepte l’accord avec l’AIEA, selon lequel« chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord  (4). » C’est cette obligation de « commun accord » qui permettra à l’AIEA d’empêcher presque tous les efforts de l’OMS dans le domaine des rapports entre santé publique et radiation.

C’est ainsi que, lorsque l’OMS se propose de publier un aide-mémoire sur l’uranium appauvri, le projet n’aboutit pas. L’étude générique, qui traîne encore, devait se limiter à l’UA, « contaminant chimique en tant que métal lourd ». 

Il faudra que l’uranium appauvri fasse la « une » de la presse internationale pour que l’OMS annonce que l’étude sera étendue à la radiation. Le travail supplémentaire sera assuré par des experts en provenance d’organisations telles que le Nuclear Radiation Protection Board du Royaume-Uni (instance vivement critiquée par les anciens combattants britanniques atteints du syndrome de la guerre du Golfe) et, bien sûr…, l’AIEA.

Les organisations d’aide humanitaire présentes au Kosovo, telles le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, le Programme Alimentaire Mondial, l’Office des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires, l’Organisation des Migrations Internationales, qui, en vertu de leur appartenance au système onusien, sont obligées de se référer à l’OMS pour toute question de santé publique, attendent toujours.

Les normes qui, actuellement, établissent la dose de radiation « supportable » sans danger par l’organisme humain ont été fixées à partir d’études faites par l’Atomic Bomb Casualty Commission du Pentagone sur les survivants de Nagasaki et de Hiroshima, études dont un objectif important, sinon le principal, fut de déterminer l’efficacité de la bombe en tant qu’arme de guerre. Ces études (dont les détails ne furent publiés qu’en 1965) commencèrent en 1950, moment où bon nombre de victimes qui avaient initialement survécu étaient déjà mortes des suites des bombardements. Le groupe étudié comprenait surtout des sportifs jeunes en relativement bonne forme. Les personnes particulièrement vulnérables aux effets néfastes de la radiation – les enfants, les femmes et les vieux – n’y figurent pas.

Ces études des survivants furent rapidement terminées, sans attendre le développement de cancers qui mettent des décennies à apparaître.

De plus, elles furent menées par des physiciens sans formation en biologie. A l’époque, ceux-ci ignoraient encore l’existence – sans parler du fonctionnement – de l’ADN, et ne distinguaient pas entre les effets d’une seule explosion vive et intense et ceux d’une radiation de source interne, lente et constante, comme celle émise par les particules d’UA (qui pénètrent dans le corps par voie d’inhalation, d’ingestion, ou de blessures sur la peau).

Le lobby nucléaire a toujours prétendu que les effets de la radiation faible sont trop infimes pour être étudiés. On a donc extrapolé à partir des effets observés après une irradiation à forte dose (Hiroshima et Nagasaki), suivant cette logique : si 1 000 survivants étaient malades après l’exposition à une dose 100 (chiffre arbitraire), 500 seraient malades exposés à une dose 50 et un seul dans le cas d’une dose 0,5. Donc, en dessous de cette exposition, personne n’est affecté (5) !

Doutes sur les normes actuelles

Or une étude sur les enfants nés de mères ayant subi des radiographies pendant leur grossesse, de la chercheuse anglaise Alice Walker, a mis en évidence le danger de la radiation à faible dose pour l’organisme humain. Dans les années 1970, elle arriva aux mêmes conclusions pour les employés de l’usine de fabrication d’armes nucléaires de Hanford aux Etats-Unis. En 1998, toujours vaillante malgré ses quatre-vingt-onze ans, elle a publié, avec George W. Kneale, une réévaluation approfondie des enquêtes faites sur les survivants de 1945, montrant de façon irréfutable les erreurs présentes dans les études ayant servi de base à l’établissement des normes actuelles (6). Ce sont ces normes qui permettent à l’aide-mémoire de l’OMS de parler de « dose journalière acceptable » applicable aux personnes exposées à l’UA.

Allant dans le même sens, le docteur Chris Busby, chercheur anglais auteur de nombreux ouvrages sur les effets de la radiation faible (7) (travaux contestés par l’establishment nucléaire), a expliqué le mécanisme par lequel une radiation faible interne et chronique détruit de façon systématique l’ADN des cellules pour produire des mutations à la base des cancers.

Les normes internationales ont été revues à la baisse par l’lnternational Commission for Radiation Protection – agence chargée d’élaborer ces normes, qui sont ensuite appliquées par l’AIEA – à plusieurs reprises, plus récemment en 1965, 1986 et 1990. La révision de 1990 a réduit dans un rapport de 5 à 1 la dose permise. Les Etats-Unis n’ont toujours pas accepté cette révision. C’est donc sur des doses cinq fois plus élevées que celles acceptées par le reste du monde qu’ils prétendent que leurs soldats ont subi des doses « sûres » pendant la guerre du Golfe.

L’instance la plus haute en la matière aux Etats-Unis est l’Atomic Energy Commission (AEC), agence civile, mais en réalité dirigée par le Haut Commandement Militaire qui, ainsi, contrôle le développement de toute technologie nucléaire.

Toutes les sources principales de la radiation ionisante sont ainsi tombées sous le contrôle de personnes et d’institutions qui n’ont aucun intérêt à en explorer la dangerosité. Les quatre autorités scientifiques les plus éminentes ayant travaillé pour l’AEC sont MM. John Gofman, Karl Z. Morgan, Thomas Mancuse et Mme Alice Stewart. Chacun à son tour fut renvoyé pour avoir présenté des résultats d’études démontrant que l’exposition à la radiation faible provoque le cancer (8). L’aide-mémoire de l’OMS s’inscrit donc dans un historique de dénégation générale, dont l’affaire de l’UA en Yougoslavie n’est que l’épisode le plus récent.

Pendant la guerre du Kosovo, en mai 1999, l’ONU a organisé un voyage de représentants de toutes les agences impliquées dans le conflit afin d’en dresser une évaluation préliminaire. Chacune a rédigé un rapport qui, par la suite, a été partagé avec les autres agences. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) y a participé, mais son rapport a été supprimé.

Rendu public le 18 juin 1999, grâce à une fuite, dans deux quotidiens de Suisse Romande, le Courrier et la Liberté,9). le document issu de la plume de M. Bakary Kante, conseiller du directeur général du PNUE Klaus Toepfer, tirait le signal d’alarme sur la pollution engendrée par les bombardements et signalait spécifiquement l’UA.

Un autre rapport sur la pollution, commandité par la Commission Européenne et publié en juin, peu après la fin de la guerre, s’est donné la peine d’identifier ses sources (experts sur le terrain et ailleurs, ouvrages, monographies spécialisées, etc.) mais ne mentionne quasiment pas l’uranium appauvri (10). Sur une liste sommaire des types de pollution figure l’indication unique : « UA », suivie de la mention « en Yougoslavie – prétendu ». On pourrait supposer que ce groupe de travail ignorait l’existence du document de Kante. Pourtant, plusieurs paragraphes de son rapport le reproduisent mot à mot, et la liste de quelque 80 sites bombardés est identique à celle constituée par M. Kante.

Peu après, le PNUE constitue un groupe de travail, le Balkans Task Force (BTF), pour dresser un bilan complet. A sa tête M. Toepfer nomme M. Pekka Haavisto, ancien ministre de l’environnement de Finlande. Celui-ci est catégorique : l’UA fait partie du tableau global de la pollution et il ne faut pas l’écarter de l’enquête ; si on lui interdit de l’étudier comme pollution radioactive, il l’étudiera comme pollution chimique (voir « Chimiquement toxique »).

Où sont les sites contaminés ?

LE rapport du BTF enfin prêt (11), son lancement à Genève est annoncé pour le 8 octobre 1999. Un journaliste qui se rend au bureau du PNUE à Genève, siège du BTF, à la recherche anticipée d’une copie, est accueilli par M. Robert Bisset, porte-parole et bras droit de M. Toepfer, qui lui interdit tout contact avec l’équipe de M. Haavisto. On apprend finalement que ce dernier, contrairement au plan prévu, donnera une conférence de presse, le 11 octobre à New York. Les journalistes qui suivent de près la question de l’UA au Kosovo, tous basés à Genève, se voient ainsi ôter la possibilité d’interroger le responsable du rapport.

Retravaillée par M. Bisset, la partie finale du rapport est réduite de 72 pages à 2, comme en témoigne son texte boiteux (plus tard, les parties manquantes paraîtront sur le site Internet du PNUE) (12). Ses conclusions et recommandations parlent d’empêcher tout accès aux sites contaminés, tout en déclarant que ceux-ci… ne peuvent être repérés. L’experte canadienne Rosalie Bertell avait conseillé au BTF de prendre des échantillons sur les filtres d’air des véhicules au Kosovo, sur les chars blindés touchés, et sur des sites probablement atteints par des armes à l’UA : aucun échantillon conforme à ses conseils ne sera recueilli lors de la seule mission menée sur le terrain.

Pendant tout ce temps, Genève assiste à un défilé de personnalités directement impliquées dans la question. Envoyé spécial aux Balkans du Haut-Commissariat pour les Réfugiés, M. Dennis McNamara parle du retour de ces derniers sur des sites « d’environnement sûr ». Mais par « sûr », il entend « militairement sûr » et insiste au cours d’une conférence de presse tenue au Palais des nations le 12 juillet 2000 : « L’OTAN assure que l’UA ne pose pas de problème. » Sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis pour la population, les réfugiés et la migration, venue à Genève vanter devant le Conseil Economique et Social de l’ONU la réussite de la « guerre humanitaire », Mme Julia Taft avoue, elle, pendant une autre conférence de presse (Palais des nations, 14 juillet 1999), qu’elle ne sait pas ce qu’est l’UA.

Interrogé par nos soins, M. David Kyd, porte-parole de l’AIEA, prétend que le mandat de son agence ne permet aucunement à celle-ci d’enquêter sur l’uranium appauvri et assure que l’UA est de toute façon inoffensif. Le docteur Keith Baverstock de l’Office régional pour l’Europe de l’OMS débite la même litanie sur l’absence totale de danger, tout en ajoutant que « l’UA pourrait causer des problèmes dans une situation de bataille » ! Enfin, devenu envoyé spécial aux Balkans du secrétaire général de l’ONU, l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt tranche : l’affaire de l’UA est une « non-affaire ».

En mars 2000, le Military Toxics Project, ONG antinucléaire américaine, annonce qu’une carte des cibles touchées par l’uranium appauvri au Kosovo aurait été remise par l’OTAN au PNUE en janvier, information confirmée par une source du Ministère des Affaires Etrangères des Pays-Bas (13). Craignant un tollé général, M. Toepfer convoque une réunion de crise à Genève, le 20 mars 2000, pour arrêter une stratégie. Il est trop tard. Le matin même, le Courrier,dernier journal indépendant de Suisse romande, publie la carte.

Le lendemain, M. Haavisto tient une conférence de presse pour la rendre publique. S’il se veut rassurant, il renvoie cependant aux recommandations du rapport d’octobre : il convient d’empêcher l’accès aux endroits contaminés – tout en indiquant que la carte disponible n’est pas assez précise pour identifier ceux-ci. Un communiqué de presse signale l’étude de l’OMS éternellement en préparation et une autre commanditée par le BTF auprès de la Royal Society du Royaume-Uni (dont on n’a plus parlé depuis).

La carte, censée révéler les 28 sites touchés par des projectiles flèches [en anglais : penetrators] antichars de 30 mm lâchés par des avions A-10, pose pourtant des questions. Les cibles sont concentrées près de la frontière albanaise (zones d’occupation italienne et allemande), où Tito, craignant l’irrédentisme du dirigeant albanais Enver Hoxha, avait fait construire d’importantes installations militaires souterraines en béton. Selon M. Jacques Langendorf, analyste militaire suisse ayant visité les lieux du temps de Tito, les projectiles flèches de 30 mm auraient peu d’effet contre ce béton, mais des missiles Cruise armés d’UA pourraient s’avérer efficaces. Et, selon l’analyste britannique Dennis Flaherty, un des buts de la guerre aurait été de tester de tels missiles équipés d’une nouvelle technologie (appelée Broach), qui permet de tirer jusqu’à dix projectiles flèches à la fois, en vue d’une pénétration plus efficace de bunkers souterrains.

Après des demandes insistantes du secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, une nouvelle carte a été remise à M. Toepfer, en juillet 2000, par l’OTAN. Elle comporte 112 cibles accompagnées d’une liste de munitions censées y avoir été lâchées (une vingtaine de sites portent la mention « inconnu » en face du type de munitions – invraisemblable vu les systèmes de contrôle informatique dont disposent et l’OTAN et le Pentagone) et aurait été cachée à M. Haavisto jusqu’en septembre. En la découvrant, ce dernier aurait voulu mettre immédiatement sur pied une mission d’enquête au Kosovo. M. Toepfer aurait interdit une telle démarche avant les élections du 24 octobre 2000, craignant, en cas de révélations inquiétantes… des exodes massifs, comme pendant la guerre.

Quoi qu’il en soit, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, las d’attendre l’OMS, a mis sur pied ses propres consignes pour son personnel (14) : aucune femme enceinte ne sera envoyée au Kosovo, toute personne pressentie pour cette zone doit avoir l’option d’un autre poste ailleurs, et tout fonctionnaire envoyé au Kosovo doit voir figurer dans son dossier une indication de « service sur le terrain », pour faciliter la recherche de compensation en cas de maladie provoquée par… la contamination. Selon M. Frederick Barton, haut-commissaire adjoint pour les réfugiés, les efforts du HCR pour signaler le danger de contamination aux populations civiles se sont heurtés à une résistance formidable tant de la part des chefs politiques albanais que de la part de l’administration de l’OTAN et de l’Unmik (Mission des Nations unies au Kosovo).

Pour la docteure Rosalie Bertell, la « non-affaire » de l’uranium appauvri s’inscrit en droite ligne dans une longue histoire qui se joue encore et semble loin de se terminer. Une « non-affaire » à suivre.

Robert James PARSONS

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2014 |1 Commentaire »

LES « PLOMBIERS » DE LA NSA POSTES EN ALLEMAGNE (dedefensa.org / legrandsoir.info)

Les “plombiers” de la NSA
postés en Allemagne
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dedefensa.org

La dernière “livraison” du fonds Snowden, le 29 décembre 2013 dans le Spiegel, devrait laisser des traces par son importance politique, encore plus que par ses aspects techniques ou son écho médiatique. Il s’agit de l’exposition en détails d’une unité spéciale de la NSA, désignée Office of Tailored Access Operations, ou TAO, et agissant comme des “plombiers” appelés à intervenir ponctuellement dans des actes de cyberguerre. (Le terme “plombiers” est effectivement employé, et il constitue une référence aux “plombiers” du Watergate, l’équipe spéciale mise sur pied par le président Nixon et dépendant directement de son cabinet pour effectuer diverses opérations “spéciales”, – dont le cambriolage dans l’immeuble du Watergate qui aboutit directement à la crise du même nom.)

Cette unité des TAO représente un bras opérationnel d’exception, une sorte de “commandos de cyberguerre”, qui a à son actif nombre d’activités mises à jour dans de précédentes livraisons, et qui ont soulevé beaucoup de remous. Par exemple, il semble bien les TAO aient la responsabilité opérationnelle de l’écoute et de la surveillance de dirigeants politiques de pays étrangers, y compris “les amis” (« Indeed, TAO specialists have directly accessed the protected networks of democratically elected leaders of countries »). Cela devrait sonner désagréablement aux oreilles d’une Merkel ou d’une Rousseff.

L’équipe de journalistes qui s’est chargée de rédiger le texte après examen minutieux du fonds Snowden mêle des gens du Spiegel et des personnalités du réseau Snowden-Greenwald (Jacob Appelbaum et Laura Poitras). Le fait confirme la place désormais prééminente prise par le Spiegel, dans un contexte qu’on connaît, où l’Allemagne a pris une position en flèche de contestatrice de la NSA. (Par contraste, on observera que le Guardian place l’information en cinquième ou sixième position dans la hiérarchie de ses nouvelles, que ni The Independent ni The Daily Telegraph par exemple n’en signale rien sur leurs pages d’accueil, tout cela confirmant la courbe rentrante, jusqu’à la négation même de cette sorte de nouvelles, de la presse britannique.) Nous donnons ici un extrait du texte publié par le Spiegel.

« One of the two main buildings at the former plant has since housed a sophisticated NSA unit, one that has benefited the most from this expansion and has grown the fastest in recent years – the Office of Tailored Access Operations, or TAO. This is the NSA’s top operative unit – something like a squad of plumbers that can be called in when normal access to a target is blocked.

»According to internal NSA documents viewed by Spiegel, these on-call digital plumbers are involved in many sensitive operations conducted by American intelligence agencies. TAO’s area of operations ranges from counterterrorism to cyber attacks to traditional espionage. The documents reveal just how diversified the tools at TAO’s disposal have become – and also how it exploits the technical weaknesses of the IT industry, from Microsoft to Cisco and Huawei, to carry out its discreet and efficient attacks.

»The unit is “akin to the wunderkind of the US intelligence community,” says Matthew Aid, a historian who specializes in the history of the NSA. “Getting the ungettable” is the NSA’s own description of its duties. “It is not about the quantity produced but the quality of intelligence that is important,” one former TAO chief wrote, describing her work in a document. The paper seen by Spiegel quotes the former unit head stating that TAO has contributed “some of the most significant intelligence our country has ever seen.” The unit, it goes on, has “access to our very hardest targets.” » [...]

»Defining the future of her unit at the time, she wrote that TAO “needs to continue to grow and must lay the foundation for integrated Computer Network Operations,” and that it must “support Computer Network Attacks as an integrated part of military operations.” To succeed in this, she wrote, TAO would have to acquire “pervasive, persistent access on the global network.” An internal description of TAO’s responsibilities makes clear that aggressive attacks are an explicit part of the unit’s tasks. In other words, the NSA’s hackers have been given a government mandate for their work. During the middle part of the last decade, the special unit succeeded in gaining access to 258 targets in 89 countries – nearly everywhere in the world. In 2010, it conducted 279 operations worldwide.

»Indeed, TAO specialists have directly accessed the protected networks of democratically elected leaders of countries. They infiltrated networks of European telecommunications companies and gained access to and read mails sent over Blackberry’s BES email servers, which until then were believed to be securely encrypted. Achieving this last goal required a “sustained TAO operation,“ one document states.

»This TAO unit is born of the Internet – created in 1997, a time when not even 2 percent of the world’s population had Internet access and no one had yet thought of Facebook, YouTube or Twitter. From the time the first TAO employees moved into offices at NSA headquarters in Fort Meade, Maryland, the unit was housed in a separate wing, set apart from the rest of the agency. Their task was clear from the beginning – to work around the clock to find ways to hack into global communications traffic. [...]

»To do this, the NSA needed a new kind of employee. The TAO workers authorized to access the special, secure floor on which the unit is located are for the most part considerably younger than the average NSA staff. Their job is breaking into, manipulating and exploiting computer networks, making them hackers and civil servants in one. Many resemble geeks – and act the part too.

»Indeed, it is from these very circles that the NSA recruits new hires for its Tailored Access Operations unit. In recent years, NSA Director Keith Alexander has made several appearances at major hacker conferences in the United States. Sometimes, Alexander wears his military uniform, but at others, he even dons jeans and a t-shirt in his effort to court trust and a new generation of employees. The recruitment strategy seems to have borne fruit. Certainly, few if any other divisions within the agency are growing as quickly as TAO. There are now TAO units in Wahiawa, Hawaii ; Fort Gordon, Georgia ; at the NSA’s outpost at Buckley Air Force Base, near Denver, Colorado ; at its headquarters in Fort Meade ; and, of course, in San Antonio.

»One trail also leads to Germany. According to a document dating from 2010 that lists the “Lead TAO Liaisons” domestically and abroad as well as names, email addresses and the number for their “Secure Phone,” a liaison office is located near Frankfurt – the European Security Operations Center (ESOC) at the so-called “Dagger Complex” at a US military compound in the Griesheim suburb of Darmstadt.

»But it is the growth of the unit’s Texas branch that has been uniquely impressive, the top secret documents reviewed by Spiegel show. These documents reveal that in 2008, the Texas Cryptologic Center employed fewer than 60 TAO specialists. By 2015, the number is projected to grow to 270 employees. In addition, there are another 85 specialists in the “Requirements & Targeting” division (up from 13 specialists in 2008). The number of software developers is expected to increase from the 2008 level of three to 38 in 2015. The San Antonio office handles attacks against targets in the Middle East, Cuba, Venezuela and Colombia, not to mention Mexico, just 200 kilometers (124 miles) away, where the government has fallen into the NSA’s crosshairs. »

Bien entendu, ces différentes révélations doivent conduire au constat, une fois de plus, de la puissance de la NSA, et de la puissance du Système par conséquent, et d’une puissance supposée toujours en expansion.

Cela n’a rien de nouveau pour nous, puisque nous parlons de façon encore plus généreuse de la surpuissance du Système, et d’ailleurs sans cacher que c’est justement cette “surpuissance” qui conduit paradoxalement à son impuissance grandissante. Pour le cas présent, il y a des remarques beaucoup plus intéressantes à faire que de s’exclamer sur la puissance de la NSA, notamment sur le point du constat que ces révélations sur la puissance de la NSA contribuent effectivement à accentuer divers facteurs contribuant à cette impuissance grandissante du Système dont nous parlons, en réunissant des éléments pour des effets potentiels extrêmement négatifs.

• La première remarque concerne l’Allemagne. Le Spiegel est allemand et ses révélations du fonds Snowden affectent directement l’opinion publique comme la direction politique du pays. On sait qu’à cet égard, l’Allemagne est le pays qui a réagi le plus vivement aux révélations-Snowden, jusqu’à un point très critique de ses relations avec les USA (voir le 12 décembre 2013 et le 20 décembre 2013). Le point opérationnel essentiel de ces révélations sur les TAO est que cette unité a des postes à l’étranger, et que l’un des principaux d’entre eux se trouve en Allemagne…

« One trail also leads to Germany. According to a document dating from 2010 that lists the “Lead TAO Liaisons” domestically and abroad as well as names, email addresses and the number for their “Secure Phone,” a liaison office is located near Frankfurt – the European Security Operations Center (ESOC) at the so-called “Dagger Complex” at a US military compound in the Griesheim suburb of Darmstadt. »

Cette “révélation” en est-elle une pour les SR allemands ?

Plusieurs réponses sont possibles (oui, c’est une “révélation”, non ils savaient en gros mais ignoraient les détails-TAO, oui ils savaient mais n’ont rien dit au pouvoir politique, oui ils savaient et Merkel aussi)… Quoi qu’il en soit, l’important est la publicité de cette “révélation”, qui pourrait placer l’Allemagne et Merkel face à un choix bien difficile. Après la fureur dénonciatrice des activités de la NSA, voilà le gouvernement allemand placé devant le cas qui semblerait celui de la présence d’une antenne hyperactive de la NSA sur le sol allemand lui-même, coordonnant sans doute les écoutes les plus intrusives (à l’encontre de Merkel).

L’Allemagne, truffée de bases US au nom des contraintes structurelles de l’OTAN héritées de la période de l’occupation, va-t-elle suivre sa logique de réaffirmation souverainiste et exiger, au moins, le départ de la station de la NSA du Dagger Complex ?

Se contentera-t-elle de garanties verbales ou exigera-t-elle des preuves concrètes, voir plus ? On commence à frôler le cas intéressant des structures militaires hégémoniques du Système qui pourraient devenir l’enjeu d’un affrontement à l’intérieur du Système. L’OTAN tremblerait sur ses bases. C’est une opportunité intéressante, – à suivre avec attention…

• La description de l’unité TAO est du plus grand intérêt, notamment avec les détails du recrutement de hackers civils, sans doute souvent jeunes, sans doute souvent avec un fond anarcho-contestataire qu’on met de côté puisque la NSA paye bien. Nous avons même le détail goûteux d’un Alexander sémillant, enfilant blue jeans et t-shirt, pour séduire les jeunes gens chevelus, barbus et éventuellement boutonneux, un détail qui touche simplement au sublime du grotesque (« In recent years, NSA Director Keith Alexander has made several appearances at major hacker conferences in the United States. Sometimes, Alexander wears his military uniform, but at others, he even dons jeans and a t-shirt in his effort to court trust and a new generation of employees »)… Le problème étant de savoir si, aujourd’hui, le pseudo-néo-beatnik Alexander recevrait le même accueil qu’il semblerait avoir reçu ces dernières années. Par exemple, on se rappelle ce compte-rendu de Russia Today le 1er août 2013, sur la conférence Black Hat de Las Vegas, dans le Nevada, où Alexander, hors-jeans et hors-t-shirt, se fit sévèrement chahuter par divers interrupteurs soutenus par les applaudissements de l’auditoire. (Depuis, Alexander-jeans ne s’est plus aventuré dans un de ces congrès de jeunes hackers dont les TAO ont tant besoin.)

Le problème du fonds Snowden, c’est qu’il nous donne une image de la puissance de la NSA avant la défection, avant l’ère-Snowden, et que cette défection bouleverse tout. Aujourd’hui, on peut entendre un Michael Hayden, général de l’USAF à la retraite, ex-directeur de la NSA et de la CIA, déclarer (voir Antiwar.com le 29 décembre 2013) :

« [Snowden leakings] is the “most serious hemorrhaging of American secrets in the history of American espionage.” Hayden went on to claim that the NSA was “infinitely weaker” now that everyone knows about what it is doing, insisting it would take “decades” for the NSA to return to the pre-Snowden era of unchecked power. »

URL de cet article 23892
http://www.legrandsoir.info/les-plombiers-de-la-nsa-postes-en-allemagne.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

ARMES A L’URANIUM APPAUVRI:LE SYNDROME DES BALKANS, ELEMENTS POUR UNE APPROCHE JURIDIQUE (Michèle POULAIN / Ingénieur d’études au CNRS)

LE SYNDROME DES BALKANS

ÉLÉMENTS

POUR UNE

APPROCHE JURIDIQUE

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

par
Michèle Poulain
-Ingénieur d’études au CNRS-

Résumé : De nombreux militaires ayant servi dans le Golfe ou les Balkans souffrent de problèmes de santé. Principal accusé : l’uranium appauvri. Aucun lien n’est à ce jour établi entre son utilisation et les pathologies rencontrées aux yeux des organismes internationaux. De nombreuses instances, tant nationales qu’internationales, se penchent toutefois sur la question et certaines implications juridiques se font déjà sentir tant dans le domaine de la responsabilité internationale que dans celui des normes applicables aux situations de conflit armé.

Impression et citations : Seule la version au format PDF fait référence.

Annexe : Quelques données relatives à l’uranium appauvri

Aux Etats-Unis, 132.700 vétérans de la guerre du Golfe, sur 700.000 engagés, sont suivis depuis la fin du conflit pour des pathologies diverses, dont 26.500 non diagnostiquées et regroupées sous le terme générique de « syndrome du Golfe ». Quatre vingt pour cent des malades ont présenté  - ou présentent encore – onze symptômes récurrents, parmi lesquels : fatigue chronique, douleurs musculaires, migraines, vertiges, perte de mémoire, problèmes intestinaux, grippes à répétition, cancers des poumons ou des reins, leucémies. Ces pathologies touchent également les contingents anglais et français.

D’abord confrontées à un épais silence, les personnes ou associations cherchant à éclaircir la question mettent progressivement à jour d’inquiétantes informations : prise de médicaments contre les effets d’une éventuelle guerre chimique[1], vaccins divers, exposition à des nuages toxiques après bombardement d’usines, enfin test en vraie grandeur de munitions à base d’uranium appauvri[2]. Les réactions des différents services publics concernés consistent au début à minimiser le problème, voire à le nier, attribuant les différents maux dont souffrent les « vétérans » au stress du retour à la vie civile[3].

Réactualisée ponctuellement par les médias, l’affaire est définitivement réveillée par la soudaine émergence en pleine lumière du syndrome dit « des Balkans » au dernier trimestre 2000. Elle explose avec la révélation en janvier 2001 de la mort par leucémie, en novembre 2000, d’un sixième militaire italien ayant servi en Bosnie et l’interpellation consécutive de l’OTAN par le chef du gouvernement italien, M. Giuliano Amato, sommant celle-ci de s’expliquer, cependant que M. Flahaut, ministre belge de la Défense, écrit à son homologue suédois afin qu’une démarche soit entreprise au niveau communautaire[4]. Les événements montent ensuite très rapidement en intensité : sous l’impulsion des associations[5] tous les Etats ayant envoyé des contingents dans les Balkans se découvrent, à des degrés divers, concernés et ouvrent successivement des enquêtes épidémiologiques, à la suite – pour certains d’entre eux – de celle qu’ils avaient initiée pour le syndrome du Golfe[6].

Parmi les organisations internationales, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) avait envoyé au Kosovo, dès novembre 2000, une équipe d’experts d’origines nationales diverses ou des représentants d’organisations internationales (AIEA, HCR, PNUE, MINUK notamment),  « pour évaluer l’impact du matériel militaire contenant de l’uranium appauvri … lors de la guerre dans les Balkans »[7]. L’OMS a également réagi en dépêchant au Kosovo une mission de quatre personnes (un spécialiste en toxicologie chimique, un épidémiologiste environnemental, un spécialiste de salubrité environnementale et un épidémiologiste spécialisé dans le domaine des rayonnements) « pour aider la MINUK à répondre aux allégations concernant les éventuels risques pour la santé des populations associées à une exposition aux rayonnements d’uranium appauvri et à d’autres contaminants environnementaux »[8]. L’OTAN, pour sa part, assume volontairement un rôle de « lieu d’échange » pour les informations recueillies par ailleurs, estimant qu’en tant qu’Alliance militaire, elle n’a pas à réaliser elle-même des enquêtes auxquelles elle entend néanmoins offrir sa collaboration[9].  Ces différentes actions requièrent calme et patience[10].

La position actuelle de tous les organismes publics, internes ou internationaux, concernés par cette question est très claire et constamment réitérée : « Il n’existe actuellement aucune preuve que l’exposition aux effets de l’utilisation de munitions à uranium appauvri représente un risque significatif pour la santé du personnel des forces dirigées par l’OTAN ou de la population civile dans les Balkans »[11]. Pas de preuve, pas de problème. Tout est là. D’un côté il y a utilisation avérée – d’ailleurs non contestée – d’un produit (de produits) dont on ne connaît pas vraiment les diverses implications à court ou à long terme. De l’autre, des pathologies récurrentes, quelquefois très lourdes, voire létales. Aussi longtemps que la toxicité potentielle de l’uranium appauvri ne sera pas établie de manière rigoureuse et scientifique, en dehors des quelques cercles qui l’admettent aujourd’hui, il manquera bien évidemment le lien de causalité entre l’exposition à ce matériau et les pathologies déclarées. La mise en évidence de ce lien est d’autant plus importante qu’elle conduirait à l’engagement et à la mise en œuvre de la responsabilité (I), ainsi qu’à la modification des normes applicables aux situations de conflits armés (II).

I. – VERS UN ENGAGEMENT ET UNE MISE EN ŒUVRE

DE LA RESPONSABILITÉ

La toxicité potentielle de l’uranium appauvri peut s’exercer à l’égard de plusieurs groupes de personnes, les risques encourus par chacun d’entre eux étant différents, aussi bien quantitativement que qualitativement. Schématiquement, il s’agit des personnes qui étaient présentes sur place au moment de l’utilisation des munitions ou autres substances incriminées et de celles qui, venues après la fin des opérations militaires, ont pu être confrontées à une contamination résiduelle de l’environnement. On peut y voir : les populations civiles des régions bombardées, les militaires appartenant aux forces participant à l’action mise en œuvre par l’OTAN, les personnels des Nations Unies (MINUK…), ceux des organisations humanitaires, les journalistes enfin, venus couvrir les événements.

A cette hétérogénéité catégorielle correspondrait une hétérogénéité des régimes de responsabilité applicables, en droit interne comme en droit international, ce qui soulèverait sans aucun doute des contentieux d’une extraordinaire complexité[12]. On se limitera à deux problèmes relevant de la responsabilité internationale. En droit international, le principe reste, on le sait, celui de l’association entre un fait illicite et la mise en œuvre de la responsabilité[13]. La violation d’une obligation internationale doit donc être démontrée afin que naisse l’obligation d’en réparer les conséquences dommageables[14].

A. – Violation d’une obligation internationale:

Le problème de la licéité de l’utilisation de l’uranium appauvri

Intervenant de manière péremptoire dans le débat, le porte-parole de l’OTAN affirme : « L’uranium appauvri n’est pas illégal. C’est une arme de guerre légale. Fin de l’histoire. Nous l’avons utilisée, c’est légal »[15]. De fait, il n’existe à l’heure actuelle aucune convention internationale interdisant de manière expresse l’usage d’uranium appauvri, ni même aucun consensus en ce sens, comme le montre aisément la pratique des Etats. Ceci ne saurait être mieux exprimé que par le comité ad hoc dans son rapport au Procureur général du TPIY, rapport qui ne concernait, il faut le préciser, que la situation ayant prévalu au Kosovo en 1999 et non les raids sur la Bosnie en 1994-1995 : « Il n’y a aucun traité spécifique interdisant l’usage de projectiles à uranium appauvri. Des inquiétudes et un débat scientifique se développent actuellement au sujet des conséquences de l’utilisation de tels projectiles et il est possible que, dans le futur, il y ait, dans les cercles juridiques internationaux, un consensus estimant que l’utilisation de tels projectiles est contraire aux principes généraux du droit applicables à l’utilisation des armes dans les conflits armés. Aucun consensus de ce genre n’existe à présent »[16].

Quelques voix s’élèvent cependant pour considérer, qu’à défaut d’une interdiction expresse, il pourrait néanmoins être fait référence aux dispositions du Protocole I (1977) aux conventions de Genève de 1949. Ainsi le Conseil de l’Europe, après avoir noté que « les effets [des conséquences écologiques des opérations militaires du 24 mars au 5 juin 1999] sur la santé et la qualité de vie seront durables ; les générations futures seront elles aussi touchées, en particulier du fait de la destruction de sites industriels et de stockage où étaient entreposées des substances dangereuses pour la santé, ainsi que de l’utilisation par l’OTAN de munitions contenant de l’uranium appauvri », affirme dans sa recommandation 1495 (2001) : « Comme dans le cas des opérations conduites en Bosnie et en Tchétchénie, les Etats qui ont participé à ces opérations ont méconnu les normes juridiques internationales contenues dans les articles 55 et 56 du protocole I (1977) aux conventions de Genève de 1949 visant à limiter les dommages causés à l’environnement en cas de conflit armé »[17]. La question est actuellement pendante devant la Cour Internationale de Justice. En effet, dans les différentes requêtes que la RFY a déposées en 1999 contre les pays occidentaux ayant participé aux opérations militaires menées par l’OTAN, la Yougoslavie prie la Cour de dire et juger … « qu’en recourant à l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri, [l’Etat visé] a agi contre la République fédérale de Yougoslavie en violation de son obligation de ne pas utiliser des armes interdites et de ne pas causer de dommages de grande ampleur à la santé et à l’environnement » ; … et indique comme « Fondements juridiques de la requête » : « les dispositions de la Convention de Genève et du protocole additionnel n° 1 de 1977 relatives à la protection des civils et des biens de caractère civil en temps de guerre ont été violées »[18].

L’origine de la responsabilité supposée établie, il resterait à clarifier les modalités de la réparation.

B. – Obligation de réparation

          « L’Etat responsable est tenu de réparer intégralement le préjudice causé par le fait internationalement illicite »[19]. La réparation intervient alors pour effacer les conséquences de l’acte illicite. « Elle peut prendre la forme de restitution, d’indemnisation et de satisfaction, de manière unique ou combinée »[20]. De manière concrète, les solutions retenues seraient différentes selon qu’il s’agirait d’un dommage aux personnes (civils ou militaires dont les pathologies auraient trouvé leur cause dans une exposition à l’uranium appauvri) ou d’un dommage aux biens (environnement pollué qui constituerait de ce fait un risque potentiel pour la santé humaine[21] et toucherait alors les personnes de manière médiate).

Considérant qu’« il faut fournir à ces pays [de l’Europe du Sud-Est] une assistance technique et financière spéciale en vue de la mise en oeuvre de mesures d’urgence destinées à remettre en état l’environnement et de la surveillance de la santé et des conditions de vie de leurs populations », l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe recommande au Comité des Ministres de prendre deux séries de mesures : « iii. D’affecter ses ressources au soutien des organisations non gouvernementales oeuvrant dans la région, y compris en République fédérale de Yougoslavie, afin de réparer les dommages causés à l’environnement par les opérations militaires et de réhabiliter le milieu naturel ; … v. d’exiger de l’OTAN et de l’ONU un programme de surveillance médicale des populations civiles dans les Balkans, des soldats qui ont participé aux opérations, des membres des organisations humanitaires aussi bien que des journalistes qui ont travaillé sur le terrain »[22].

Point n’est besoin d’insister sur les difficultés de tous ordres qui se profilent : remise en état des lieux (comment, par qui, est-ce techniquement réalisable ?)[23] ; suivi médical de toute une population à présent répartie dans des pays éloignés les uns des autres, confrontation et traitement des données obtenues ; définition éventuelle d’un seuil critique en-deçà duquel le risque serait considéré comme tolérable, voire normal, en référence à la radioactivité naturelle ; multiplication de contentieux complexes ; conséquences financières enfin auxquelles ont peut aisément imaginer que des échappatoires seraient recherchés[24].

Quoi qu’il en soit, la preuve de l’existence d’un lien de causalité entre utilisation d’uranium appauvri et différentes pathologies aurait une autre implication, cette fois sur le contenu matériel de la norme applicable aux situations de conflits armés.

II. – VERS UNE MODIFICATION DE LA NORME APPLICABLE

AUX SITUATIONS DE CONFLITS ARMÉS           

Si une remise en cause du droit international des conflits armés apparaît comme lointaine, une solution d’attente pourrait être trouvée par un consensus sur un moratoire.

A. – Le contenu matériel de la norme applicable

A l’heure actuelle le Conseil de l’Europe reste l’institution la plus engagée vers des solutions   radicales nécessitant l’adoption de nouvelles conventions internationales. Comme il est affirmé avec force dans les débats, « Le Conseil de l’Europe n’aurait plus de raison d’être s’il ne se prononçait pas contre l’utilisation d’armes dont on ne connaît pas les conséquences à long terme »[25]. Il recommande donc d’ajouter l’uranium appauvri à la liste des armes prohibées et, sur un plan plus général, de prendre des dispositions afin que soient respectées à l’avenir les dispositions des articles 55 et 56 du Protocole I (1977).

1. – Interdiction pure et simple de l’uranium appauvri

La première prise de position en faveur de cette interdiction est restée, dans son retentissement comme dans ses effets, remarquablement discrète. Elle revient à une Sous-Commission de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, la Sous-Commission de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités. Dans un rapport de 1996, celle-ci « prie instamment tous les Etats de se laisser guider dans le cadre de leur politique nationale par la nécessité de contenir la fabrication et la dissémination des armes de destruction massive ou aveugle, en particulier … les armes contenant de l’uranium appauvri »[26]. On sait ce qu’il en est et les difficultés que soulèverait la négociation de ce nouvel instrument apparaissent comme certaines, notamment du fait de la position que ne manqueraient pas de prendre les ministères de la Défense. En témoignent deux exemples, au cynisme  patent : – Les investigations menées par l’U.S. General Accounting Office en 1992 ont amené cet organisme aux considérations suivantes : « les responsables de l’armée [américaine] estiment que les systèmes de protection contre l’uranium appauvri peuvent être laissés de côté pendant les combats et autres situations extrêmement dangereuses car les risques que présente l’uranium appauvri pour la santé sont largement inférieurs aux risques inhérents aux combats ». Et l’auteur de conclure : « étant donné que les cancers et autres problèmes de santé ne risquent pas de se développer avant la fin d’une bataille ou d’une guerre, les responsables militaires sont peu encouragés à se conformer à des procédures de sécurité qui pourraient affecter la prestation d’un soldat ou d’un « marine » sur le champ de bataille »[27]. Au Parlement européen, le général Morillon (PPE/DE) déclare pour sa part : « Il ne faut pas tomber dans une dérive trop précautionneuse. Ces engins sont les plus efficaces et parfois les seuls utilisables. On ne peut pas sacrifier la défense du seul fait  qu’il existe des doutes quant aux dangers de l’emploi des armes »[28].

La recommandation 1495 (2001) du Conseil de l’Europe, précitée, va néanmoins en ce sens et recommande au Comité des ministres : « iv. De demander la prohibition de la fabrication, des essais, de l’utilisation et de la vente des armes contenant de l’uranium appauvri ou du plutonium ». 

2. – Prévention des dommages environnementaux

Dès 1963, le traité de Moscou s’était préoccupé de la protection de l’environnement en se référant à la cessation « de la contamination du milieu ambiant de l’homme par des substances radioactives ». Plus récemment, après la guerre du Golfe, plusieurs Etats s’étaient prononcés pour la conclusion d’une nouvelle convention sur la protection de l’environnement en période de conflit armé[29]. C’est dans cette même perspective et dans le prolongement de la mise en œuvre du Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est, que la recommandation 1495 du Conseil de l’Europe s’inscrit. Elle préconise en effet, afin d’éviter que ne se reproduisent de telles conséquences dommageables, d’entreprendre des discussions conjointes avec l’OSCE sur la rédaction d’une convention sur la prévention des dommages environnementaux consécutifs à l’usage de la force militaire et à la mise en œuvre de mesures visant à désamorcer les situations de crise, destinée notamment à garantir le respect des articles 55 et 56 du Protocole I (1977) aux conventions de Genève de 1949. Ceux-ci dépassent la question de l’utilisation de l’uranium appauvri  et concernent, d’une manière plus générale, la prévention des dommages environnementaux qui compromettent « la santé ou la survie de la population », quels que soient les méthodes ou moyens employés, notamment les attaques contre des ouvrages d’art, usines ou installations « contenant des forces dangereuses … lorsque de telles attaques peuvent provoquer la libération de ces forces ».

B. – Une solution d’attente : le moratoire

Proposée par l’Italie au début du mois de janvier 2001 dans l’attente que soient connus les résultats de l’évaluation des risques dus à leur utilisation, l’idée d’un moratoire en application du principe de précaution sur les munitions à uranium appauvri a fait naître des réactions contrastées. L’Allemagne et la Grèce sont en sa faveur[30]. Sont contre : le Royaume-Uni, la France et l’OTAN, cette dernière estimant : « nous ne sommes pas dans une situation de conflit, donc la question d’un moratoire ne se pose pas »[31].

Le refus d’un moratoire est cependant contestable : les dispositions du Protocole I (1977) aux conventions de Genève semblent au contraire venir en étayer la nécessité : l’article 57 du Protocole I « Mesures de précaution », prévoit de « …ii) prendre toutes les précautions pratiquement possibles quant au choix des moyens et méthodes d’attaque en vue d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux personnes civiles … ; iii) s’abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu’elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil ou une combinaison de ces pertes et dommages qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu ».  Ainsi le principe de précaution est étendu par le Protocole I lui-même aux situations de conflits armés : le choix des armes et méthodes y est subordonné à une simple potentialité de risques jugés excessifs par rapport à l’avantage militaire attendu.

On sait que l’« on pénètre dans le champ d’application du principe … dès lors qu’il y a risques de conséquences d’un degré élevé de gravité et que subsiste le moindre doute scientifique »[32]. Or, la toxicité potentielle de l’uranium appauvri (voir annexe) ne semble pas être une vue de l’esprit – encore moins si l’uranium employé provient d’une opération de retraitement et contient du plutonium – de même qu’elle est susceptible de dépasser largement, par ses effets à long terme, le strict cadre du conflit en cause. Et quand bien même la valeur juridique du principe ne serait à l’heure actuelle que celle d’un principe directeur, dépourvu de force contraignante[33], elle peut servir d’incitation. Ainsi le Parlement européen s’est également référé au principe dans une résolution du 17 janvier 2001 : « en application du principe de précaution, la résolution commune déposée au nom du PPE/DE, PSE, ELDR, Vers/ALE et UEN demande aux Etats membres faisant partie de l’OTAN de proposer un moratoire sur l’utilisation d’armes à uranium appauvri ». Cette résolution a été adoptée par 394 voix contre 60 et 106 abstentions[34].

Enfin, il faut signaler la fragilité juridique de la position adoptée par l’OTAN  - inutilité d’un moratoire puisqu’il n’y a pas de conflit en cours – car en l’absence d’un moratoire et si un conflit éclatait, l’utilisation d’armes à uranium appauvri resterait possible alors qu’elle ne le serait plus dans le cas contraire. Il convient donc bien d’aborder la question dès à présent tant il apparaît que ce qui ne serait pas décidé dans une situation de paix n’aurait aucune chance de l’être dans une situation de guerre.

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Bien des questions restent en suspens, notamment du fait du caractère partiel ou insuffisant des informations disponibles et des extraordinaires contradictions qui apparaissent jour après jour dans les déclarations de responsables scientifiques, politiques ou militaires.  Non des moindres : un rapport de l’armée américaine de 1990 dénonçait les effets de l’uranium appauvri, faisant état de cancers et de problèmes rénaux et allait jusqu’à envisager les réactions hostiles à son utilisation qui ne manqueraient pas de se produire dans l’opinion et dans les médias[35]. Ensuite, plus rien n’a filtré et le Pentagone a pris une position tout à fait opposée. Pour ne pas être en reste, l’OTAN a fait circuler une note parmi les états-majors concernés par les opérations en Serbie évoquant « la menace toxique possible » et suggérant de prendre « les mesures préventives » nécessaires[36]. Seulement cette note a été émise le 16 juillet 1999, soit près de cinq semaines après la fin des opérations ; cinq semaines après avoir tiré 31.000 obus sur la région[37]. Peut-on alors raisonnablement évoquer des mesures « préventives » ? Et que penser du paradoxe consistant à en recommander l’usage si par la suite aucune toxicité ne doit être officiellement reconnue ? Il reste que les incidences sanitaires, économiques et juridiques de cette affaire seront sans doute beaucoup plus importantes qu’on ne peut à l’heure actuelle le supposer[38]. Il reste également – et avant toute chose – qu’« il est inacceptable que se prolonge l’incertitude actuelle sur les conséquences sanitaires éventuelles de l’exposition à l’uranium appauvri »[39].

Avril 2001

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© 2001 Michèle POULAIN

POULAIN M. – « Le syndrome des Balkans – Eléments pour une approche juridique ». – Actualité et Droit International, avril 2001 (www.ridi.org/adi).

 NOTES:

[1] Ainsi de la pyridostigmine, considérée comme antidote aux produits chimiques mais dont les effets dangereux pour le cerveau ont été reconnus depuis (Le Monde, 2, 9 et 16 novembre 2000).

[2] L’uranium appauvri demeure le principal accusé. On y limitera le champ de cette approche, les développements qui suivent restant valables mutatis mutandis pour les autres chefs de toxicité dont les effets synergiques demeurent d’ailleurs inconnus. Comme le souligne dans une interview, Christine Abdelkrim-Delanne, auteur de « La sale guerre propre » : « il serait regrettable de réduire les recherches à un seul facteur, l’uranium et une seule guerre, les Balkans » (Libération, 8 janvier 2001).

[3] D’une estimation de 300 soldats ayant pu être exposés à un risque toxique en juin 1996, le Pentagone passa à 98.900, fin 1997 (Le Monde, 5 décembre 2000). Sur les effets du retour à la vie civile, cf. Journal of Epidemiology and Community Health, rapporté par Le Monde, 19 octobre 2000.

[4] Le Monde, 5 janvier 2001. La Commission européenne avait indiqué dès le 4 janvier qu’une enquête informelle était en cours. Une réunion en présence des responsables de la politique étrangère et de sécurité commune s’est ensuite tenue et la Suède, qui assume la présidence  de l’Union, s’est proposée pour « collecter les faits »  (Le Monde,  6 et 9 janvier 2001).

[5] En France, Avigolfe, regroupant les anciens combattants de la guerre du Golfe étend ses recherches aux Balkans, recherches qui sont loin d’être sans effet puisque c’est grâce à l’action de cette association que le ministère de la Défense a reconnu que l’ordre de prendre des cachets contre les armes chimiques avait bien été donné. Elle a également œuvré en faveur de la création d’une commission d’enquête parlementaire (Le Monde, 10-11 et 14 septembre 2000 ; Libération, 31 janvier 2001). C’est finalement une commission d’information parlementaire, aux pouvoirs moins importants, qui a été créée. Ses pouvoirs ont été étendus du Golfe aux Balkans. Au Royaume-Uni, l’Association nationale des anciens combattants de la guerre du Golfe réclame « une enquête publique parce que le ministère de la Défense n’a pas dit la vérité » (Reuters, 8 février 2001), ce qui fut accepté par le gouvernement.

[6] En France, un programme généralisé de surveillance médicale, à la fois prospective et rétrospective, est lancé pour l’ensemble des soldats ayant séjourné dans les Balkans ou y séjournant encore : analyse des dossiers médicaux de tous les militaires ayant dû être hospitalisés, quelle qu’en soit la raison ; contrôle médical associant examen clinique, dosages biologiques et radiographies pour les autres (Le Monde, 5 janvier 2001). Pour un état des différentes enquêtes par pays, v. Le Monde, 6 janvier 2001.

[7] Cette équipe est restée sur place deux semaines, mesurant les niveaux de radioactivité sur 11 des 112 sites visés par des projectiles contenant de l’uranium appauvri et prélevant 355 échantillons de sol et d’eau pour vérifier la présence de métaux lourds lors de la décomposition de l’uranium appauvri, le but de l’évaluation étant de « déterminer si l’uranium appauvri utilisé pendant les hostilités représente un risque pour la santé publique ou pour l’environnement, à l’heure actuelle ou dans l’avenir ». Les prélèvements ont été analysés par cinq laboratoires. Après des conclusions intermédiaires, relatives notamment à la présence d’uranium 236 et de plutonium (voir annexe) (PNUE, Communiqués, 3 novembre 2000 ; 17 novembre 2000 ; 11 et 16 janvier 2001 ; 16 février 2001), le PNUE vient de rendre son rapport le 13 mars dernier (on en trouvera le texte complet sur le site http://balkans.unep.ch qui contient par ailleurs de très nombreux liens). Ce rapport ne note pas de contamination étendue mais relève les incertitudes scientifiques qui demeurent en ce qui concerne notamment les nappes phréatiques. Certaines situations pouvant présenter un risque sont identifiées – il s’agit d’un risque lié à une toxicité chimique en cas d’ingestion de terre ou d’eau contaminée et de contamination par les mains (op. cit., p. 86) – et il est souligné que les risques à long terme ne sont pas connus. A cet égard, une mission en Bosnie « où des munitions sont restées pendant plus de cinq ans dans le milieu naturel » est recommandée. Enfin la nécessité d’études plus approfondies sur les 101 sites du Kosovo non visités est soulignée. Le rapport conclut à la nécessité de précautions à prendre.

[8] A cette fin, il sera recueilli des informations sur l’exposition de la population à l’uranium appauvri et à d’autres substances toxiques résultant des opérations militaires ; les données disponibles sur l’incidence du cancer et de la leucémie ainsi que d’autres affections, au sein de la population du Kosovo seront analysées ; les risques potentiels pour la santé des populations qui pourraient avoir été exposées à ces agents et qui nécessiteraient une surveillance médicale et un suivi seront définis. Un appel a été lancé afin de constituer un fonds d’urgence de 2 millions de dollars, nécessaire à l’exécution de ce programme d’investigation pour les six premier mois. Un appel ultérieur, plus important, servira à couvrir les travaux pour une durée de quatre ans (OMS, Communiqués de presse, 2001, n°1, 19 janvier 2001, et n°5, 1er février 2001).

[9] Ainsi que le déclare au Parlement européen, Javier Solana, anciennement Secrétaire général de l’OTAN, « L’Alliance est obligée de souligner qu’elle n’est pas une institution médicale mais seulement une institution militaire. Par conséquent, ce n’est pas elle qui est à même de fournir un véritable dossier sur le sujet. C’est à l’O.M.S. et à d’autres institutions scientifiques de le faire » (Parlement européen, Le point de la Session, 15 janvier 2001). Cette coopération se concrétise par une série de mesures : a. engagement de consultations avec les pays fournisseurs de troupes. Des réunions ont été tenues notamment les 12, 18 et 24 janvier et ont fait l’objet de compte-rendus écrits ; b. création d’un comité ad hoc dont les membres comprennent les Etats contributeurs à la KFOR et à la SFOR, qu’ils soient ou non membres de l’Alliance, soit 50 nations ainsi que les représentants de cinq organisations internationales : l’OMS, le PNUE, l’OSCE, l’UE et le Haut-représentant en Bosnie-Herzégovine. Des représentants d’ONG seront en outre invités ponctuellement, selon les questions abordées. Le Comité se réunit toutes les semaines ; c. la question est également suivie par le comité des chefs de santé militaires des différents Etats membres de l’Alliance (COMEDS) qui procède à des échanges de vues sur les données factuelles de base dans les domaines médical et scientifique (OTAN, communiqué de presse 2001-002, 10 janvier 2001. Toutes ces informations peuvent être trouvées sur le site internet de l’OTAN http://www.nato.int/du, où la question de l’uranium appauvri [depleted uranium] fait l’objet de mises à jour constantes. Très nombreux liens).

[10] M. Paul Lannoye, député européen (Verts, Belgique), souligne ainsi « la difficulté d’établir un lien entre l’état de santé des militaires et l’utilisation d’uranium appauvri. Il y a en effet toute une série de paramètres qui interviennent et les effets se font souvent sentir à long terme. Dans ce contexte, il ne comprend pas que des scientifiques puissent se prononcer dès maintenant » (Parlement européen, le point de la Session, 15 janvier 2001, p. 9).

[11] OTAN, Communiqué de presse 2001-002, 10 janvier 2001. Comme le signale au Conseil de l’Europe M. Soendergaard (Danemark) : « certains orateurs ont constaté qu’il n’y avait pas de lien établi entre les munitions à l’uranium appauvri et les problèmes de santé constatés chez les civils et les militaires après les opérations au Kosovo. Mais qui dispose des informations nécessaires sur ces munitions ?… L’OTAN et les fabricants doivent informer les populations et les Nations Unies lancer une enquête de santé publique auprès des civils, des soldats, des membres des ONG et des journalistes qui se sont trouvés sur place au moment du conflit » (Conseil de l’Europe, Compte-rendu des débats, 24 janvier 2001, version provisoire non corrigée, p. 22, disponible sur le site http://stars.coe.fr).

[12] A cet égard, il serait intéressant de se demander, dans un contexte où il y a eu substitution de l’action des Etats membres de l’OTAN à celle des Nations Unies, comment se répartiraient les responsabilités entre l’Alliance et les Etats fournisseurs de troupes. Qui, en définitive, est responsable de l’obligation d’observer les normes pertinentes ? Sur la substitution à l’action onusienne et l’illicéité de l’intervention organisée par l’OTAN, voir notamment les développements de P.-M. Dupuy, Droit international public, Dalloz, 5ème éd., 2000, pp. 555-558 et de S. Sur, « L’affaire du Kosovo et le droit international : points et contrepoints », A.F.D.I., 1999, pp. 280-291, ainsi que les différentes contributions parues en 2000 à la R.G.D.I.P. : N. Valticos, « Les droits de l’hommele droit international et l’intervention militaire en Yougoslavie », n°1, pp. 5-18 ; Ph. Weckel, « L’emploi de la force contre laYougoslavie ou la Charte fissurée », n°1, pp. 19-36 ; O. Corten et F. Dubuisson, « L’hypothèse d’une règle émergente fondant une intervention militaire surune « autorisation implicite » du Conseil de sécurité », n°4, pp. 873-910. Sur la question des responsabilités, s’agissant des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, voir C. Emmanuelli, Les actions militaires  de l’ONU et le droit international humanitaire, Ottawa, Editions de l’Université, 1995, 112 p.

[13] Sur cette question voir J. Combacau in J. Combacau, S. Sur, Droit international public, Montchrestien, 4ème éd., 1999, pp. 539 et s. et P.-M. Dupuy,op. cit., p. 444.

[14] En droit interne, au contraire, et plus spécialement en droit administratif français, la théorie des choses et activités dangereuses, utilisée par le Conseil d’Etat dans les hypothèses où l’administration utilise une chose considérée en elle-même comme dangereuse, aurait sans doute quelque chance de pouvoir fonder une responsabilité pour risque, dans la mesure où il serait démontré que le dommage est bien né d’un risque de nature exceptionnelle que l’administration a elle-même contribué à créer. Sur cette question, voir J.-C. Venezia, Y. Gaudemet, Traité élémentaire de droit administratif, LGDJ, 15ème éd., 1999, pp. 998-1000.

[15] « Depleted uranium is not illegal. It is a legal weapon of war. End of story. We used it, it’s legal ». Mark Laity, OTAN, Press Briefing, 24 janvier 2001, p. 10. (Traduction de l’auteur). La retranscription est disponible sur le site de l’OTAN : http://www.nato.int/docu/speech/2001/s010124a.htm.

[16] « There is no specific treaty ban on the use of depleted uranium projectiles. There is a developing scientific debate and concern expressed regarding the impact of the use of such projectiles and it is possible that, in future, there will be a consensus view in international legal circles that use of such projectiles violate general principles of the law applicable to use of weapons in armed conflicts. No such consensus exists at present ». TPIY, Final Report to the Prosecutor by the Committee established to review the NATO Bombing Campaign against the Federal Republic of Yugoslavia, 13 juin 2000, § 26 (Traduction de l’auteur). Le rapport continue : « In view of the uncertain state of development of the legal standards governing the area, it should be emphasised  that the use of depleted uranium or other potentially hazardous substance by any adversary to conflicts, within the former Yugoslavia since 1991 has not formed the basis of any charge laid by the Prosecutor ». En conséquence, le comité recommande que l’Office du Procureur n’entame aucune investigation sur l’utilisation par l’OTAN de projectiles à base d’uranium appauvri (ibid.). Le rapport est disponible sur le site Internet du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie : http://www.un.org/icty/pressreal/nato061300.htm, ainsi que dans International Legal Materials, 39 (2000), n°5, pp. 1257-1283.

[17] Conseil de l’Europe, recommandation 1495 (2001), 24 janvier 2001. Cette recommandation a été adoptée d’après le document 8925 présenté par la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des pouvoirs locaux sur les conséquences de la guerre en Yougoslavie pour l’environnement de l’Europe du Sud-Est. On trouvera le texte du protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux du 8 juin 1977 sur le site du Comité international de la Croix-Rouge : http://www.icrc.org. Les articles 55 et 56 traitent respectivement de la protection de l’environnement naturel et de la protection des ouvrages et installations contenant des forces dangereuses.

[18] CIJ, Requêtes introductive d’instance, Licéité de l’emploi de la force, 29 avril 1999. Après s’être, le 2 juin 1999, reconnue manifestement incompétente dans deux affaires (concernant l’Espagne et les Etats-Unis) et avoir dans les huit autres refusé d’indiquer des mesures conservatoires faute de compétence prima facie, la Cour a indiqué qu’elle restait saisie de ces affaires et a souligné que « les conclusions auxquelles elle était parvenue à ce stade ne préjuge[aie]nt en rien [s]a compétence … pour connaître du fond » (CIJ, Communiqué de presse, n°2001/5 du 23 février 2001. Sur les arrêts de la Cour, voir les développements de L. Boisson de Chazournes, « La Cour internationale de Justice aux prises avec la crise du Kosovo : à propos de la demande en mesures conservatoires de la République fédérale de Yougoslavie », A.F.D.I., 1999, pp. 452-471). La Yougoslavie a donc déposé ses mémoires dans chacune des huit affaires et les Etats défendeurs ont soulevé des exceptions préliminaires d’incompétence et d’irrecevabilité. La Cour venant de reporter d’un an la date d’expiration des délais fixés pour la présentation par la Yougoslavie d’exposés écrits sur ces exceptions préliminaires (Communiqué de presse 2001/5, précité), il faudra attendre quelque temps encore une décision sur le fond.

[19] Commission du  Droit international, Projets d’articles sur la responsabilité des Etats adoptés en seconde lecture par le comité de rédaction le 11 août 2000, article 31 : réparation  (R.G.D.I.P., 2000, n°4, p. 1121).

[20] Article 35 – Formes de la réparation  (ibid., p. 1122).

[21] Cf. C. London : « Il ne convient plus … de contrôler l’environnement pour l’environnement, mais bien d’assurer qu’il ne puisse véhiculer des facteurs de risque pour la santé humaine », in « Santé et environnement : des approches complémentaires ? », Petites affiches, n° 48, 8 mars 2001, p. 4.

[22] Conseil de l’Europe, recommandation 1495 (2001) précitée. Voir également les débats, très riches, relatifs à la séance du 24 janvier 2001, à 15 heures, précités note 11.

[23] Il s’agirait évidemment de beaucoup plus que ce qui est exigé de la RFY et de la Serbie dans l’accord de cessation des hostilités que ces Etats ont signé avec la KFOR le 9 juin 1999, à savoir : retirer « les mines, les gravats, les pièges, les obstacles et les éventuelles charges », R.G.D.I.P., 2000, n° 4, p. 1128. Dans son rapport précité du 13 mars 2001 et le communiqué de presse du même jour, le PNUE inscrit ainsi au nombre des précautions à prendre visant la totalité des sites bombardés : le retrait du sol des obus et parties d’obus radioactifs, la décontamination des secteurs et le retraitement de l’eau de boisson là où cela serait nécessaire.

[24] Des contentieux ont déjà été engagés au plan national. En France, la Cour régionale des Pensions de Bordeaux a accepté le 19 septembre 2000, mais contre l’avis du Ministère public, d’ordonner de nouvelles expertises dans le cas d’un militaire gravement malade depuis son retour du Golfe (Le Monde, 20 février 2000). En Belgique, ce sont cinq  procédures qui ont été engagées devant le ministère des Pensions, lequel a refusé de reconnaître un lien entre les symptômes et le service dans les Balkans. Il faut souligner l’initiative que s’apprêterait à prendre, pour tourner la difficulté, un député, J.-P. Moerman, qui travaille sur une proposition de loi permettant d’indemniser les militaires sur une simple présomption de contamination lors d’une mission à l’étranger. Les sommes nécessaires seraient déposées sur un Fonds spécial (L’Express, 16 février 2001). Aux Etats-Unis, les choses sont plus difficiles puisqu’il existe une loi interdisant aux vétérans de porter plainte contre l’Etat pour blessures reçues au combat. Cette loi a été étendue, depuis la guerre du Golfe, aux familles (T.M. Deffontaines, op. cit.).

[25] Conseil de l’Europe, débats relatifs à la séance du 24 janvier, op. cit., p. 23.

[26] Rapport du 25 novembre 1996, E/CN.4/Sub.2/1996/41, E/CN.4/1997/2. Souligné par nous.

[27] D. Fahey, « Armes à uranium appauvri : Leçons de la Guerre du Golfe », Notes et Analyses du Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP), 23 juin 1999 (Traduction de « Depleted uranium : a post-war disaster for environment and health », Laka Foundation, mai 1999).http://www.grip.org/bdg/g1687.html

[28] Parlement européen, Le point de la Session, 15 janvier 2001, p. 10. En admettant que cet aléa militaire  puisse être retenu, quid des populations civiles ? Quid des conséquences à long terme, susceptibles de se révéler bien après l’arrêt des hostilités ?

[29] Sur ces deux points, voir S. Sur, in J. Combacau, S. Sur, op. cit., p. 498.

[30] Reuters, 8 février 2001.

[31]  »We are not in a conflict of any kind, so the question of a moratorium doesn’t arise ». Mark Laity, loc. cit., p. 11. Traduction de l’auteur.

[32] L. Lucchini, in  »Le principe de précaution en droit international de l’environnement », A.F.D.I., 1999, p. 724.

[33] “Le principe de précaution paraît, à la vérité, appartenir à cette catégorie commode, dite des principes directeurs … [qui] sont – au moins provisoirement – dépourvus de force contraignante. Ils ont néanmoins pour fonction d’imprimer des orientations aux politiques des Etats et de canaliser l’ action des acteurs économiques », ibid., p. 730.

[34] Parlement européen, op .cit., p. 7.

[35] T. M. Deffontaines, op. cit. ; Dan Fahey, op. cit.

[36] Information donnée par le ministre allemand de la Défense (Le Monde, 9 janvier 2001).

[37] Le Monde, 24 mars 2000.

[38] Ainsi le Comité médical de l’OTAN, le COMEDS, propose-t-il de réorienter toute la politique médicale de l’Alliance qui, jusqu’ici était du ressort exclusif de chaque Etat membre, dans le sens de l’établissement par un groupe de travail d’une stratégie cohérente et de procédures standardisées (OTAN, Press Briefing, 16 janvier 2001, p. 2).  Ainsi pour M. Francis Wurtz, au Parlement européen,  « le syndrome des Balkans devrait nous amener à réévaluer le concept de sécurité européenne » (Le point de la Session, op. cit., p. 10).

[39] Dr Xavier Leus, Directeur du département Secours d’urgence et action humanitaire à l’O.M.S. (Communiqué de presse, 2001, n° 5, 1er février 2001).


QUELQUES DONNEES

RELATIVES

A L’URANIUM APPAUVRI (U.A.)

 

1. – Caractéristiques physiques

L’U.A. n’existe pas dans la nature. C’est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium, processus qui permet l’utilisation de celui-ci dans des armes et réacteurs nucléaires. Pendant ce processus d’enrichissement, une partie du métal (+ 14 %) est enrichie et l’autre, (+ 86 %) est corrélativement  appauvrie. Il y a donc production simultanée d’uranium enrichi et d’uranium appauvri.

L’U.A. est composé des isotopes 234, 235 et 238. Or, l’U.A. utilisé par les industries d’armement comporte également, comme le montrent les résultats des analyses effectuées par des laboratoires indépendants sur les prélèvements ramenés du Kosovo par une équipe du P.N.U.E. en novembre 2000, de l’uranium 236 – en faible quantité certes (0,0028%) et des traces de plutonium[1a]. Cette particularité est la preuve que l’U.A. en cause est, au moins partiellement, issu du processus d’enrichissement, non d’uranium naturel, mais d’uranium de retraitement. Il est donc « pollué par les isotopes artificiels produits au sein des réacteurs nucléaires »[2a].

Outre sa valeur économique peu importante, l’U.A. possède des propriétés qui rendent son emploi intéressant : il arrête les rayons gamma de façon plus efficace que le plomb – on l’utilise ainsi en radioprotection dans l’industrie civile ; il est pyrophore, c’est à dire capable de s’enflammer spontanément quand certaines conditions sont réunies et donc, une fois dans la cible, il prend feu en dégageant une fumée composée de fines particules d’uranium – pour l’industrie militaire, il perfore ainsi le blindage des tanks beaucoup mieux que le tungstène, traditionnellement utilisé[3a]. Cet aérosol de poussières peut rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures ou bien être transporté par le vent. Quand il se pose, il contamine les eaux de surface, puis les nappes phréatiques et le sol. Par ailleurs, les perforateurs restés intacts finissent par subir une corrosion et se transforment également en poussières, solubles dans l’eau[4a].

2. – Toxicité

L’U.A., qui émet des rayons principalement alpha mais aussi bêta et gamma, est un peu plus faiblement radioactif que l’uranium naturel (40 millions de becquerels par kilo [Mbq/kg] contre 51 millions). On a donc pu dire que sa radioactivité est inférieure à celle que l’on trouve dans les gisements d’uranium ou même dans certaines régions granitiques. Cependant, « cela ne signifie pas qu’il soit devenu inoffensif », bien au contraire puisque la radioactivité produite par le minerai a été concentrée au cours du processus d’obtention du métal. Ainsi, « la radioactivité de l’U.A. est 60.000 fois supérieure à celle que l’on trouve habituellement dans le sol »[5a]. En outre, comme tous les métaux lourds, il présente une toxicité chimique importante.

La question des risques est donc à évaluer différemment selon la « porte d’entrée » de l’U.A. dans l’organisme. Les manipulations sont considérées comme peu dangereuses si elles ne durent pas longtemps. Mais si l’U.A. pénètre dans le corps, que ce soit par inhalation, ingestion, implantation ou blessure, la dose de rayonnement reçue est alors plus importante et se trouve combinée aux effets de la toxicité chimique, laquelle interfère principalement sur la fonction rénale. L’uranium va alors se fixer en plusieurs endroits possibles, entre autres : squelette, ganglions lymphatiques, poumons ou foie. Des chercheurs ont ainsi montré in vitro que l’exposition de cellules osseuses à de l’U.A. pouvait entraîner la formation de tumeurs cancéreuses[6a].


[1a] P.N.U.E., Communiqués de presse des 16 janvier 2001 et 16 février 2001. V. également Le Monde, 26 janvier 2001 où il est révélé qu’une usine du Kentucky a fourni l’armée américaine en U.A. dès 1953.

[2a] Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, CRIIRAD,  Actualités, 5 janvier 2001.

[3a] « Contre les blindés, les munitions à l’U.A. (balles, obus, missiles) sont d’une efficacité redoutable » T.M. Deffontaines, Le Monde Télévision, 20-21 février 2000.

[4a] Dan Fahey, op. cit.

[5a] CRIIRAD, op. cit. A rapprocher de J.-F. Lacronique, président de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants : « Ce matériau est tout sauf anodin », rapporté par Le Monde, 12 janvier 2001.

[6a] A. Miller, Environmental Health Perspectives, août 1998, rapporté par Le Monde, 12 janvier 2001. Voir également le Rapport du commandement de l’armée américaine chargé de l’armement, des munitions et des produits chimiques, juillet 1990, cité par Dan Fahey : L’U.A. est un « émetteur de rayons alpha de faible activité qui peut provoquer le cancer lorsque les expositions sont internes, la toxicité chimique causant pour sa part des lésions rénales » et celui du bureau médical des armées d’août 1993 : « les effets physiologiques estimés suite à l’exposition à des poussières d’uranium appauvri incluent une possibilité de risque accru de cancer (du poumon et ou des os) et de lésions rénales » (Dan Fahey, op. cit.).

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI »: FRANCE INTER, LA VOIX EST CENSUREE !…LE CANARD ENCHAÎNE, L’OMERTA TOTALE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Exclusif

Armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI »:

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: explosion d’armes à l’uranium « appauvri »)

FRANCE INTER,

la voix est censurée !

LE CANARD ENCHAÎNE,

l’OMERTA totale !

(Thierry LAMIREAU)

Depuis janvier 2013, j’essaye de casser l’OMERTA TOTALE liée à l’utilisation par la France des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » au MALI et, par extension, auparavant en LIBYE et en AFGHANISTAN si l’on ne prend que ces exemples là.

La presse, dans son ensemble, valorise les interventions de l’armée française sur les lieux de guerre comme au MALI et ne parle nullement du type d’armes utilisées par les hélicoptères TIGRE et les avions MIRAGE et RAFALE alors que l’on a les preuves de l’utilisation de ces armes.

Ne pas en parler c’est éviter à l’Etat français (et à ses responsables politiques) d’être éventuellement poursuivi pour CRIME CONTRE L’HUMANITE si l’on se réfère aux textes internationaux.

Les journalistes complices « aux ordres » participent donc à une scandaleuse désinformation en omettant d’aborder la réalité des faits in situ.

Se taire, c’est renier les bases mêmes du métier de journaliste, c’est surtout accepter des pollutions majeures des sites dans les sols, les eaux et l’air des pays attaqués. C’est accepter une augmentation très grave de la morbidité et de la mortalité des populations autochtones et des pays voisins puisque les particules d’uranium « appauvri » (une fois consumées) de l’ordre des nanoparticules naviguent au gré des vents et des eaux !

depleted-uranium1

(Photo: Différentes armes à l’uranium « appauvri »)

Premier exemple:

LE CANARD ENCHAÎNE

Le « CANARD ENCHAÎNE », journal d’investigation, REFUSE d’aborder le sujet malgré mes nombreux mails envoyés y compris aux rédacteurs en chef Erik EMPTAZ et Louis-Marie HOREAU. En outre, le standard a toujours REFUSE de me passer les journalistes au téléphone.

Le dernier message envoyé était celui-ci:

« A l’attention de Messieurs Louis-Marie HOREAU et Eric EMPTAZ. Pourquoi refusez-vous de parler de l’utilisation des armes à l’uranium appauvri par la France au Mali ?

LAMIREAU Thierry
Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »
Auteur d’articles pour le GSIEN
Enseignant
Tél: 06 ………….
email: t…………………

Messieurs Louis-Marie HOREAU et Eric EMPTAZ,

Cela fait des mois que j’envoie à votre rédaction des informations sur la scandaleuse utilisation d’armes à l’uranium « appauvri » par la France au Mali…et que vous censurez le sujet !
Quelle en est la raison…vous qui êtes si prompts à dénoncer tant d’autres scandales ?
Je vous invite à nouveau à chercher les très nombreuses infos sur mon blog lesoufflecestmavie.unblog.fr.
Je vous joins deux liens récents mis sur mon blog:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/11/24/exclusif-ce-que-hollande-et-letat-francais-veulent-cacher-photos-des-armes-a-luranium-appauvri-utilisees-au-mali-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/11/exclusif-thierry-lamireau-assemblee-nationale-reponse-du-ministre-de-la-defense-sur-lequipement-du-rafale-confirmation-de-lutilisation-des-armes-contenant-de-luranium-appauvri-sans-e/

J’ai mon idée sur le fait que vous refusiez d’aborder ce sujet très sensible…
A ce jour, vous ne « valez pas mieux » que vos collègues puisque vous participez à l’OMERTA TOTALE !

J’ose, une dernière fois, espérer que vous me contacterez, soit par mail soit sur mon portable.

Cordialement,
Thierry LAMIREAU

AAAAAAAA

(Photo: RAFALE au-desus du MALI en février 2013. Ministère de la Défense)

Deuxième exemple:

FRANCE INTER

A travers la communication avec le journaliste Simon TIVOLLE, responsable des sujets liés aux armées et au Ministère de la Défense.

L’exemple de l’enregistrement ci-dessous est très clair !

J’ai envoyé, un mois après cette communication téléphonique, quelques messages SMS sur le numéro personnel du journaliste Simon TIVOLLE: la réponse est claire…circulez, y’a rien à voir, laissez-moi tranquille !…alors que Simon TIVOLLE promettait (un mois auparavant) de travailler le dossier et de me rappeler avec un air faussement intéressé si l’on se réfère à l’enregistrement.

Les échanges fidèles des SMS:

Samedi 7 décembre 2013 à 11h17 / Thierry LAMIREAU:

Fidèle auditeur de FRANCE INTER, j’écoute ce bel anniversaire…50 ans.

Et pendant ce temps la FRANCE utilise ses RAFALE dans l’opération SANGARIS…et avec quelles armes ?…les mêmes qu’au MALI !…et vous restez, comme les autres, dans l’OMERTA totale par rapport à l’utilisation des armes à l’uranium appauvri.

Comme pour le MALI, la FRANCE va utiliser des armes définies comme des crimes contre l’Humanité…pour faire cesser…des crimes contre l’Humanité !

Honte à vous, journalistes complices ! J’ose espérer qu’un jour l’histoire se souviendra aussi de vous…les petits soldats journalistes complices.

Thierry LAMIREAU

Samedi 7 décembre 2013 à 12h08 / Simon TIVOLLE:

Monsieur, vous avez le droit de penser ce que vous voulez, mais vos remarques vont trop loin.

Je vous prie désormais de cesser de m’appeler et de m’envoyer des messages sur ce numéro de téléphone.

Simon TIVOLLE

Samedi 7 décembre 2013 à 12h47 / Thierry LAMIREAU:

N’ayez crainte, je ne vous ennuierai plus sur votre téléphone. Mais je parlerai de tout cela prochainement sur mon blog d’autant que j’ai l’enregistrement de notre communication téléphonique du 6 novembre 2013.

Je ne souhaite qu’une seule chose…que vous disiez la vérité sur une radio dite « de service public »…que je finance à travers la redevance audiovisuelle.

Thierry LAMIREAU, ancien irradié, entre autres, par de l’uranium appauvri militaire…

Les journalistes ne font pas leur métier et préfèrent cacher un SCANDALE INTERNATIONAL.

Pourquoi ?

Parce que 50 pays possèdent des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Parce que TOUS LES OCCIDENTAUX utilisent ces armes dans TOUS LES CONFLITS !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 décembre, 2013 |9 Commentaires »

EXCEPTIONNEL: RAPPORTS MILITAIRES SUR LES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (Coalition belge / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Exceptionnel:

EXCEPTIONNEL: RAPPORTS MILITAIRES SUR LES ARMES A L'URANIUM

Rapports militaires

sur les armes

à l’ uranium « appauvri »

(Coalition Belge / août 2006 / Thierry LAMIREAU)

Le document ci-dessous est à rajouter au lourd dossier sur les armes à l’uranium « appauvri ».

L’intérêt est qu’il est composé de plusieurs origines et sources militaires et qu’il confirme, à nouveau, ce que j’ai toujours dit:

Les armes à l’uranium « appauvri » sont l’expression même d’un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Pollutions chimiques et radioactives pour l’éternité (4,5 milliards d’années) des eaux, des sols, de l’air et de l’ADN des populations autochtones, augmentation de la morbidité et de la mortalité…

TOUS les occidentaux utilisent ces armes…dont la France bien évidemment !

A peu près cinquante  pays possèdent ces armes machiavéliques.

TOUS les pays utilisateurs de ces armes indiquent une « non dangerosité et une non utilisation » de ces produits militaires !

Le MENSONGE et la MANIPULATION ont encore de beaux jours pour étouffer la vérité !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

fichier pdf RAPPORTS MILITAIRES SUR L’URANIUM APPAUVRI

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 novembre, 2013 |Pas de commentaires »
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