CONTRE-PORTRAIT POUR SORTIR DE L’IDOLATRIE: OBAMA, PORTRAIT EN UNE PHRASE (Guillaume de Rouville)

Contre-portrait pour sortir de l’idolâtrie

Obama – Portrait en une Phrase

CONTRE-PORTRAIT POUR SORTIR DE L'IDOLATRIE: OBAMA, PORTRAIT EN UNE PHRASE (Guillaume de Rouville) dans REFLEXIONS PERSONNELLES OBAMA

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Guillaume de Rouville
 

Frantz Fanon dirait de lui qu’il a la peau noire et le masque blanc, on pourrait ajouter qu’il sert bien l’oligarchie qui l’a porté au pouvoir en ayant nommé dans son administration des dizaines de membres de la commission Trilatérale de son mentor Brzezinski (adepte de la domination de l’Eurasie par les États-Unis), ajouter qu’il a sauvé ses amis de Wall Street en imprimant des centaines de milliards de dollars sans exiger de contreparties (sans doute pour les remercier d’avoir financé sa campagne électorale), ajouter qu’il a approuvé les plus gros budgets militaires de l’histoire des États-Unis ainsi que la plus grande vente d’armes de son pays en faveur de l’Arabie Saoudite qui continue, pourtant, au vu et au su de tous, à financer le terrorisme islamique partout dans le monde et à violer les droits de l’homme les plus basiques, ajouter qu’il a approuvé le coup d’État sanglant au Honduras contre le Président de centre-gauche Zelaya (journalistes, syndicalistes, civils torturés et exécutés) qui a été remplacé par une junte militaire et ensuite un nouveau Président aux ordres de Washington, ajouter qu’il n’a pas fermé Guantanamo en dépit de ses engagements ni les centaines de prisons-goulags sous administration US où l’on torture à tour de bras les récalcitrants à sa vision du monde, ajouter qu’il n’a pas opposé son veto à la loi NDAA qui autorise la détention indéfinie et sans jugement de personnes étrangères ou américaines soupçonnées de terrorisme selon la perception subjective et sans contrôle judiciaire de ses agences de renseignement ou de lui-même, ajouter qu’il a abandonné la communauté noire de la Nouvelle Orléans à son triste sort depuis l’ouragan Katrina alors qu’il avait promis de s’occuper d’eux (la planche à billets ce n’est pas pour les noirs), et, pour continuer ce contre-portrait, cet anti-portrait, ce méchant portrait, on pourrait encore ajouter que, s’il a élargi quelque peu la couverture médico-sociale à davantage de personnes sans ressources, il ne l’a fait qu’à condition de ne pas toucher la rente de l’industrie pharmaceutique, autre grande contributrice de sa première campagne présidentielle, et ajouter qu’il n’a pas pris de mesures significatives pour lutter contre la pauvreté endémique qui touche plus de 15% de la population de son pays (la planche à billets ce n’est pas pour les pauvres), ajouter qu’il a reçu le Prix Nobel de la Paix en prévision de ses reniements futurs sur la question de l’existence d’un État Palestinien ou pour avoir soutenu le dictateur Moubarak jusqu’à sa chute, ou encore pour avoir instrumentalisé, comme son prédécesseur, les réseaux islamistes radicaux proches d’Al-Qaeda pour déstabiliser à son profit et celui de ses amis du complexe militaro-industriel la Libye, la Syrie (et bientôt le Liban) sans demander ou obtenir l’aval de l’ONU et pour avoir commis des attentats en Iran ou interdire à ce pays d’avoir accès aux transactions financières internationales par le système mondial Swift (alors que l’Iran ne lui a pas déclaré la guerre) et, enfin, ajouter qu’il a massacré avec l’Otan plus de 50 000 civils en Libye pour les sauver d’un hypothétique massacre dont on n’a aucune preuve aujourd’hui, mais, qu’on se rassure, il sait faire de bons et longs discours et dans un monde où les mots, l’image et l’empathie comptent plus que les actes, il saura émouvoir, séduire et dompter les foules qui ne détestent rien tant que la dure réalité des faits bruts, ternes et déprimants.

Guillaume de Rouville, auteur de La Démocratie ambiguë, et journaliste pour l’Idiot du Village

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2012 |Pas de commentaires »

POURQUOI ENCORE L’OTAN…21 ANS APRES LA FIN DU « PERIL ROUGE » ?

21 ans après la fin du « péril rouge »

 pourquoi encore l’Otan ?

(Roland Marounek)

POURQUOI ENCORE L'OTAN...21 ANS APRES LA FIN DU

 Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.

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Article paru en 2009

La création de l’Alliance Atlantique,

 en contradiction avec la Charte

des Nations Unies

Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.

Ainsi dans son récent document consacré à l’Otan1, la CNAPD pose la question de la légitimité, aujourd’hui, de l’Alliance Atlantique en ces termes : « L’existence même d’une alliance comme l’Otan aujourd’hui ne sape-t-elle pas la tentative d’un ordre mondial réellement multilatéral sous égide de l’ONU ? ». En fait c’est dès sa création en 1949 que l’existence de l’Otan sapait cet ordre multilatéral onusien.

Un premier élément qui est généralement oublié, est que le dit Pacte de Varsovie a été créé plus de cinq ans après l’Otan, le 14 mai 1955 ; ce seul fait donne un éclairage singulier à l’argument usuel, selon lequel l’Otan était une réaction face à la menace du Pacte de Varsovie. De façon factuelle, la situation est juste inverse : le Pacte de Varsovie est une réaction à l’intégration dans l’Otan de l’Allemagne de l’Ouest ; la perspective du réarmement de ce pays à l’origine de la seconde guerre mondiale, au sein d’une alliance qui reprenait exactement le discours fasciste sur le péril communiste, était, de fait, une menace réelle.

La Charte des Nations-Unies, ratifiée en novembre 1945, énonce de façon précise les obligations qui incombent aux Nations membres pour écarter la guerre, et explicite en particulier l’obligation qu’ils ont d’unir les forces pour maintenir la paix et de prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix. Le Nations-Unies ont pour but de « .…réaliser, par des moyens pacifiques (…) le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes…  »

Quel pouvait bien être le sens d’une alliance militaire isolant 12 pays si l’ensemble des pays sont sincèrement résolus à unir leurs forces pour maintenir la paix ?

Moins de trois ans après la signature de la Charte des Nations-Unies, les principaux empires coloniaux (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) plus la Belgique et le Luxembourg concluaient le Pacte de Bruxelles, qui allait être le noyau de l’Otan un an plus tard. La création d’un pacte militaire entre quelques superpuissances vidait de leur sens les principes et obligations exprimés dans la Charte. La prétendue nécessité de se protéger (et avec les armes offensives que l’on sait) dans un club de pays surarmés, revenait à affirmer que ces principes étaient pour eux lettre morte.

1948 : Qui devait avoir peur de qui ?

« Savez-vous quelle est la base de notre politique ? C’est la peur. La peur de vous, la peur de votre Gouvernement, la peur de votre politique. »

En septembre 1948, Paul-Henri Spaak lance à la tribune des Nations Unies son fameux discours « nous avons peur », considéré en quelque sorte comme l’acte de foi justifiant la création de l’Otan un an plus tard. Le chef de la diplomatie belge défendait en fait le Pacte de Bruxelles conclu quelques mois plus tôt.

Dans son discours, Spaak fait inévitablement référence aux idéaux du Monde libre, aux valeurs de la civilisation occidentale et démocratique face au totalitarisme. Il est frappant de constater que, en substituant ‘terrorisme’ à ‘totalitarisme’, ce discours n’a pas trop vieilli …

En 1948, les USA étaient encore les seuls détenteurs de l’arme atomique ; ils venaient de commettre les crimes de Hiroshima et Nagasaki, et ceux de Dresde notamment, non pas pour soumettre des nations déjà sur la voie de la capitulation, mais en réalité à l’adresse directe de l’Union Soviétique : littéralement, des actes de terreur. En Corée, ils avaient remplacé l’occupant japonais ; ils allaient bientôt y mener la guerre atroce que l’on sait. L’Empire Hollandais perpétuait ses massacres en Indonésie dans sa tentative désespérée de repousser l’indépendance. La France menait depuis 1946 sa guerre contre les nationalistes en Indochine, qui devait durer jusqu’en 1954. La « pacification » à Madagascar avait fait 89 000 morts en 1947… On pourrait continuer ainsi longuement. En ce qui concerne la Belgique, les Congolais devaient également avoir une vision assez particulière des idéaux du monde libre. Dans le même ordre d’idée, il est intéressant de rappeler que le Portugal de Salazar faisait partie des membres fondateurs de cette ‘union du Monde Libre’, qui avaient tellement peur.

« Ce régime [la démocratie libérale occidentale] a d’immenses avantages : (…) Il répudie l’emploi de la force et l’emploi de la violence. Il fait confiance au bon sens et à la sagesse de l’homme » (extrait du discours de Spaak). Il n’est pas certain que le reste du monde ait la mémoire aussi courte.
Défense de la liberté ? Démocratie ? Quelle tartufferie évidente, avec le recul, pour ces Empires coloniaux occupés à tenter de préserver leurs intérêts dans le sang. Et aujourd’hui ces mêmes puissances justifient souvent leur alliance militaire par la nécessité de faire respecter les droits de l’homme dans les pays qui avaient déjà si bien bénéficié de leur sollicitude dans le passé.

La Colonie avait été un élément indispensable à la prospérité de l’Europe occidentale. Et, quoi que l’on pense du ‘régime communiste’, l’Union Soviétique a été indéniablement (et dès sa création) non seulement un des plus actifs défenseurs de l’émancipation des peuples, et un acteur essentiel de la lutte anti-coloniale, mais aussi pour des millions de personnes à travers tout le Tiers Monde, un exemple concret d’un pays sortant du sous-développement en quelques décennies, et par ses propres moyens.
De ce point de vue, il y avait effectivement de quoi être effrayé.

Nos valeurs, – et nos ressources.

«  Nous avons à peu près 60 % de la richesse du monde mais seulement 6,3 % de sa population. Dans cette situation, nous ne pouvons éviter d’être un objet d’envie et de ressentiment. Notre véritable tâche dans la période qui vient est d’imaginer un système de relations qui nous assure de maintenir cette disparité. »
George Kennan, ex-responsable de la planification politique du département d’Etat US, février 1948

« Il est indispensable que l’OTAN définisse ce qu’elle peut apporter de plus au niveau de la protection des infrastructures essentielles ou de la sécurisation des goulets d’étranglement par lesquels passent les flux d’approvisionnement. Je pense d’ailleurs que l’OTAN a d’ores et déjà des moyens qui peuvent apporter une contribution majeure dans ce domaine.  »
Jaap de Hoop Scheffer, mars 2009

La désintégration du camp soviétique en 1991 a permis une politique de reconquête du monde de nature coloniale. La première guerre du Golfe a marqué le coup d’envoi. Les multinationales occidentales ont bien digéré l’Europe de l’Est, et les récalcitrants tels la Yougoslavie, ont été mis au pas comme il fallait.
La présence de l’Otan en Asie Centrale, et son ambition de plus en plus affichée de se projeter au besoin partout dans le monde pour sécuriser les sources d’approvisionnement, sont la continuation d’une même vieille politique.

La perte d’un épouvantail a nécessité la confection d’un autre ; le ‘terrorisme’ semble être un excellent choix, qui n’a pas à craindre de disparition prématurée.

L’Otan n’a pas disparu en 1991 : sa raison d’être aujourd’hui, est la même qu’en 1949.

 

 

Source : Comité de Surveillance Otan (2009)

 

1. « L’Otan, du bouclier à l’épée », Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), www.cnapd.be/uploads/pdf/200901/brochure%20plaidoyer%20OTAN.pdf

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 mai, 2012 |Pas de commentaires »

OU EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ? RETRAIT FRANCAIS ET DEFAITE ANNONCEE

OÙ EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ?

Retrait français et défaite annoncée
 
OU EN EST LA GUERRE EN AFGHANISTAN ? RETRAIT FRANCAIS ET DEFAITE ANNONCEE dans REFLEXIONS PERSONNELLES AFGHAN-300x210
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En Afghanistan, les talibans sont à l’offensive et Al Qaïda est de retour. L’accélération, par le président Hollande, du retrait, dès la fin de cette année, de nos « forces combattantes » n’est que la confirmation de l’échec de la guerre menée par les démocraties contre l’islamisme radical, dans ce pays tribal. C’est aussi le désir ne pas avoir à endosser, politiquement, de nouvelles pertes humaines.

La situation ne cesse objectivement de se dégrader. Quelques dizaines de combattants d’Al Qaïda sont de retour dans les montagnes de l’Est du pays. Ces combattants arabes et pakistanais dont le nombre n’excède pas la centaine  ont, selon toute vraisemblance, franchi la frontière du Pakistan pour s’établir dans les provinces de Kunar et du Nouristan, où le regroupement des bases de l’OTAN n’a laissé sur place qu’environ 4.200 soldats occidentaux.

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Le nombre est, certes, réduit, mais il est jugé préoccupant par les responsables américains, dans la perspective du retrait des troupes de l’OTAN et du transfert de la sécurité aux forces afghanes d’ici à la fin 2014. La réapparition de « djihadistes » dans cette région est emblématique des défis auxquels Washington et ses alliés seront confrontés pour se sortir d’une guerre longue et coûteuse, sans laisser l’Afghanistan redevenir une plaque tournante de l’islam radical anti-occidental.

Le président François Hollande a rappelé à son homologue américain, Barack Obama, sa promesse d’accélérer le rapatriement du contingent français, tout en indiquant que Paris appuierait la mission de l’OTAN, dans ce pays, « sous une autre forme ». Il a précisé, lors d’une conférence de presse, que le retrait n’était « pas négociable », mais que Paris ferait ses choix, « en bonne intelligence » avec ses alliés.

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Politiquement, François Hollande ne peut revenir, à peine élu, sur l’un de ses rares engagements en politique étrangère. Même si la chancelière allemande Angela Merkel, comme le secrétaire général de l’OTAN, Anders Rogh Rasmussen, ont rappelé fermemen Paris à ses responsabilités. A Chicago, cette fin de semaine, il y aura une discussion complexe sur le retrait des matériels, la réorganisation du dispositif. « Mais il n’y a pas de raison que ce soit très traumatisant », estime François Heisbourg, président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres.

Les militaires redoutent, pour leur part ,un départ précipité qui donnerait une impression de désordre après dix ans de présence. C’est effectivement le point le plus important. Le signal envoyé par la France au taliban est celui de l’acceptation d’une défaite. Cela tombe, en plus, à un mauvais moment stratégique.

Un retrait « non négociable »

Les talibans ont annoncé mercredi, sur l’un de leur site internet ,qu’ils lanceraient, à partir de jeudi, leur traditionnelle « offensive de printemps » contre les forces de l’OTAN qui soutiennent le gouvernement de Kaboul et tous leurs alliés. L’opération « Al-Farouq » visera en premier lieu les « envahisseurs étrangers, leurs conseillers, leurs sous-traitants et tous ceux qui les aident militairement et par le renseignement. »

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Ce communiqué intervient quelques heures après que les insurgés islamistes aient tué sept personnes, dont six civils afghans, dans une attaque suicide contre une pension abritant des étrangers de l’ONU, de l’Union Européenne et d’ONG à Kaboul. Et peu après une visite surprise du président Barack Obama, venu à Kaboul promettre que la fin de la guerre était proche. Il y a deux semaines, les mêmes talibans avaient déjà annoncé le début de leur « offensive du printemps » en lançant six attaques suicide coordonnées dans la capitale afghane, visant notamment l’OTAN, des ambassades occidentales et des bâtiments publics.

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Les hivers afghans, très rigoureux, sont d’ordinaire mis à profit par les insurgés islamistes pour se « reposer ». Les offensives de la guérilla, qui gagne en intensité et s’étend à tout le pays ces dernières années, reprennent généralement de plus belle au début du printemps.

Le retrait des occidentaux ne marquera certes pas la fin de la guerre, ni du danger pour nos conseillers même « non combattants » sur place. Les rebelles ont dénoncé comme illégitime l’accord de partenariat américano-afghan, signé par les présidents Barack Obama et Hamid Karzaï, qui encadre les conditions d’une présence militaire en Afghanistan jusqu’en 2024. Ils considèrent ce document comme un acte de vente de l’Afghanistan, établi par une marionnette sans pouvoir à son maître et envahisseur, et le condamnent dans les termes les plus forts.

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En tant que véritables représentants de la nation islamique d’Afghanistan, les talibans ajoutent qu’ils continueront, de toutes leurs forces, à mener la guerre sainte contre toutes les mesures contenues dans ce document illégitime et jusqu’au retrait total d’Afghanistan de tous les envahisseurs et de leurs marionnettes. Le retrait de Hollande risque donc de rendre plus difficile le retrait en bon ordre des alliés sans pour autant éviter aux Français de nouvelles pertes.
http://www.metamag.fr/metamag-840-O%C3%B9-en-est-la-guerre-e…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2012 |Pas de commentaires »

L’ART DE LA GUERRE: L’ETERNELLE JEUNESSE DE L’OTAN (IL MANIFESTO)

L’art de la guerre

L’éternelle jeunesse de l’OTAN (Il Manifesto)

L'ART DE LA GUERRE: L'ETERNELLE JEUNESSE DE L'OTAN (IL MANIFESTO) dans REFLEXIONS PERSONNELLES OTAN1

Manlio DINUCCI
L’OTAN, qui s’est autocélébrée avec le Sommet de Chicago, a 63 ans, mais ne les fait pas : sur sa nouvelle carte d’identité elle a vingt ans. Pendant la guerre froide, écrit-elle dans son autobiographie officielle, elle ne mena aucune opération guerrière, mais se limita à « assurer la défense de son propre territoire contre la menace du Pacte de Varsovie ». Elle ne dit pas cependant que celui-ci fût formé six ans après l’OTAN.

C’est avec la fin de la guerre froide, à la suite de la dissolution du Pacte de Varsovie et de l’URSS en 1991, que l’OTAN renaît à une nouvelle vie. En gardant quand même sa marque : le commandement USA.

En juillet 1992, elle lance sa première opération de « réponse aux crises », la Maritime Monitor, pour imposer un embargo à la Yougoslavie. Dans les Balkans, entre octobre 92 et mars 99, elle conduit onze opérations aux noms évocateurs (Deny Flight, Sharp Guard, Eagle Eye et autres). Le 28 février 1994, pendant la Deny Flight en Bosnie, l’OTAN effectue la première action de guerre de son histoire. Ce faisant elle viole l’article 5 de sa propre charte constitutive, puisque l’action guerrière n’est pas motivée par l’attaque d’un membre de l’Alliance et est effectuée en-dehors de son aire géographique.

On arrive de cette façon à l’opération Allied Force, lancée le 24 mars 1999 : pendant 78 jours, en décollant surtout de bases italiennes, 1.100 avions, pour 75% étasuniens, effectuent 38 mille sorties, en larguant 23 mille bombes et missiles sur la Yougoslavie.

La même année, le Sommet OTAN de Washington autorise les pays membres à « conduire des opérations de riposte aux crises non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance ». Et l’OTAN commence son expansion à l’Est, englobant en 1999-2009 neuf pays de l’ex Pacte de Varsovie, dont trois de l’ex URSS, et trois de l’ex Yougoslavie.

Sans plus de limites, l’Alliance née comme Pacte de l’Atlantique Nord arrive sur les montagnes afghanes : en août 2003, par un coup de main, l’OTAN prend « le rôle de leadership de l’Isaf, force qui a un mandat ONU ». Commence ainsi « la première mission hors de l’aire euro-atlantique dans l’histoire de l’OTAN ».

En 2004, elle entre en Irak, officiellement pour une « mission d’entraînement ».

Elle étend enfin ses opérations en Afrique : en 2005 au Soudan, en 2007 en Somalie, en 2009 dans la Corne d’Afrique et dans l’Océan Indien.

En 2011 c’est le tour de la Libye : dans l’opération Unified Protector, l’OTAN effectue (selon ses déclarations) 9.700 missions d’attaque aérienne, dans lesquelles sont larguées 7.700 bombes de précision afin de « faire tout son possible pour minimiser les risques contre les civils ». A présent l’OTAN prend pour cible la Syrie et l’Iran, mais avec la Russie et la Chine en arriere-plan.

Dans sa « conquête de l’Est », elle est arrivée au bord de la Chine, en Mongolie, avec laquelle elle a lancé il y a deux mois un « Programme individuel de partenariat et de coopération ». Comme sur les 28 pays de l’Alliance cinq seulement se trouvent sur la façade atlantique nord, on est en train, à Bruxelles, de penser à un changement de nom : certains proposent « Alliance Trans-Atlantique ». Mais celui-ci aussi est restrictif puisque, dans le sillage des USA, l’Alliance s’étend désormais à la région Asie/Pacifique.

Ainsi l’Alliance se renouvelle-t-elle, en s’abreuvant à la source de sa jeunesse : la guerre.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 22 mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/…

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2012 |Pas de commentaires »

COMBIEN NOUS COUTE L’OTAN DE LA « DEFENSE INTELLIGENTE ?  » (IL MANIFESTO)

Combien nous coûte l’OTAN

de la

« défense intelligente ? »

 (Il Manifesto)

COMBIEN NOUS COUTE L'OTAN DE LA

Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverses questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire.

Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a écrit sur la Nato Review, à la veille du Sommet, que la participation à l’Alliance a donné à la Grèce « la nécessaire stabilité et sécurité pour le développement dans le secteur politique, financier et civil ». On en voit les résultats. Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Rasmussen, par contre, ne cache pas sa préoccupation quant à l’impact de la crise. En préparation du Sommet, il a prévenu que si les membres européens de l’Otan font trop de coupes dans les dépenses militaires, « nous ne serons pas en mesure de défendre la sécurité dont dépendent nos sociétés démocratiques et nos économies prospères ».

Combien dépense l’Otan ? Selon les données officielles mises à jour pour 2011, les « dépenses pour la défense » des 28 états membres se montent à 1.038 milliards de dollars annuels. Un chiffre équivalant à environ 60% de la dépense militaire mondiale. En ajoutant d’autres postes de caractère militaire, il grimpe à environ deux tiers de la dépense militaire mondiale. Le tout payé en deniers publics, soustraits aux dépenses sociales.

Il y a cependant un déséquilibre croissant à l’intérieur de l’Otan, entre la dépense étasunienne, qui a augmenté en dix ans de 50 à plus de 70% de la dépense totale, et celle de l’Europe qui a proportionnellement chuté. Rasmussen fait donc pression pour que les alliés européens s’engagent davantage : si l’écart de capacités militaires entre les deux rives de l’Atlantique continue à se creuser, « nous risquons d’avoir, à plus de vingt ans de la chute du Mur de Berlin, une Europe faible et divisée.

Il passe sous silence par contre le fait que sur les pays européens pèsent d’autres dépenses, dérivant de leur participation à l’Otan. Comme le « Budget civil de l’Otan » pour l’entretien du quartier général à Bruxelles et du staff civil : environ un demi milliard de dollars annuels, dont 80% sont payés par les alliés européens. Comme le « Budget militaire de l’Otan » pour l’entretien des quartiers généraux subordonnés et du personnel militaire international : presque 2 milliards annuels, payés à 75% par les Européens. Comme le « Programme d’investissement pour la sécurité de l’Otan », destiné à l’entretien de bases militaires et autres infrastructures pour la « mobilité et flexibilité des forces de déploiement rapide de l’Otan » : environ un milliard et demi de dollars annuels, dont 78% payés par les Européens. Ainsi que le spécifie un rapport sur les fonds communs de l’Otan, présenté au Congrès étasunien en février dernier, depuis 1993 ont été éliminées les contributions pour les bases militaires des alliés européens, tandis qu’ont été gardées celles pour les bases militaires étasuniennes en Europe. Ceci signifie, par exemple, que l’Otan n’a pas déboursé un centime pour l’utilisation des sept bases italiennes mises à sa disposition pour la guerre contre la Libye, tandis que l’Italie contribue aux dépenses pour le maintien des bases Usa en Italie.

Des dépenses ultérieures, qui s’ajoutent aux budgets de la défense des alliés européens, sont celles relatives à l’élargissement de l’Otan à l’est, estimées entre 10 et plus de 100 milliards de dollars. On y trouve celles pour l’extension à l’Europe du « bouclier anti-missiles » étasunien, que Rasmussen quantifie à 260 millions de dollars, sachant bien que la dépense réelle sera beaucoup plus élevée, et qu’il faut y ajouter celle de la potentialisation du système Altbmd, dont le coût est prévu à environ un milliard de dollars. On y trouve les dépenses pour le système Ags qui, intégré par les drones Global Hawk made in Usa, permettra à l’Otan de « surveiller » depuis Sigonella (Sicile) les territoires à attaquer : l’Italie a endossé 12% du coût du programme, estimé à au moins 3,5 milliards de dollars, en payant en outre 300 millions pour les infrastructures. On y trouve les dépenses pour les « missions internationales », parmi lesquelles au moins 4 milliards de dollars annuels pour entraîner et armer les « forces de sécurité » afghanes.

Comment les gouvernements européens, sous pression de la crise, peuvent-ils faire face à ces dépenses et à d’autres ? Le secrétaire général de l’Otan a la formule magique : comme les alliés européens « ne peuvent pas se permettre de sortir du business de la sécurité », ils doivent « revitaliser leur rôle » en adoptant, suivant l’exemple des Etats-Unis, la « défense intelligente ». Celle-ci « fournira plus de sécurité, pour moins d’argent, en travaillant ensemble ». La formule, inventée à Washington, prévoit une série de programmes communs pour les manœuvres, la logistique, l’achat d’armements (en commençant par le chasseur étasunien F-35). Programmes structurés de façon à renforcer le leadership étasunien sur les alliés européens. Une sorte de « groupements d’achat solidaire » pour faire semblant d’épargner sur la dépense de guerre.

Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco

Edition de dimanche 20 mai 2012 de il manifesto

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 mai, 2012 |Pas de commentaires »

SOMMET DU G8 ET DE L’OTAN: LE MOUVEMENT DE LA PAIX S’ADRESSE AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

SOMMET DU G8 ET DE L’OTAN:

LE MOUVEMENT DE LA PAIX

 S’ADRESSE AU NOUVEAU 

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

SOMMET DU G8 ET DE L'OTAN: LE MOUVEMENT DE LA PAIX S'ADRESSE AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE dans REFLEXIONS PERSONNELLES Bombe-atomique

 Monsieur François Hollande

Président de la République,

Permettez-nous tout d’abord de vous présenter au nom du Mouvement de la Paix nos félicitations pour votre élection mais aussi de préciser certaines de nos attentes.

 Nous espérons que les mots fraternité, solidarité, justice, désarmement et paix seront des mots-clés dans la politique internationale de la France. Nous souhaitons que cette dernière prenne une part active à la construction d’un monde de paix et à l’émergence en France et dans le monde, d’une culture de la paix et de la non-violence.

 Les urgences de la situation internationale nécessitent que nous nous adressions à vous avant le sommet du G8 à Camp David et le sommet de l’OTAN à Chicago.

 Nous sommes conscients d’exprimer sur les principales questions abordées dans ce courrier, l’opinion majoritaire du peuple français qui demande :

 - à 75 % le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.

- à 81 % (1) que la France s’engage pour la mise en œuvre d’une convention mondiale d’élimination des armes nucléaires recommandée par la conférence d’examen du TNP de New York en 2010.

- à 64 % (1) que des économies soient faites par la France en matière de dépenses d’armement.

 Nous vous demandons donc en tant que Président de la République de porter ces exigences du Peuple français lors de votre participation à ces deux sommets.

Ces exigences impliquent que la France :

 - prenne toute sa part dans la mise en œuvre des orientations définies lors de la conférence d’examen du TNP tenue à New York en 2010, et soutenues par l’ONU, en particulier sur deux points : la mise en œuvre d’une convention mondiale d’élimination des armes nucléaires et la tenue en 2012 d’une conférence internationale pour faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires. Cette dernière décision est particulièrement importante eu égard à la question iranienne. Son urgence a été rappelée à Vienne en mai 2012 lors de la récente conférence préparatoire au TNP.

- refuse toute participation à la mise en œuvre du bouclier antimissile qui ne ferait que favoriser la prolifération horizontale et verticale des armes nucléaires

- demande le retrait des armes nucléaires américaines présentes sur le sol européen

 Pour ce qui concerne le désarmement nucléaire, si vous annonciez à Chicago la décision de la France de geler la mise en œuvre du programme M 51, ce serait là non pas une mesure de désarmement unilatéral auquel nous savons que vous êtes opposé, mais une décision politique d’une immense portée qui serait perçue comme telle par l’opinion publique internationale. Un tel acte viendrait en appui aux efforts faits par les Nations unies mais aussi individuellement par le Secrétaire général de l’ONU pour avancer dans la voie du désarmement nucléaire. Ce serait une contribution déterminante de la France pour la mise en œuvre du Traité de Non-prolifération nucléaire signé par la France.

 Pour notre part en tant que Mouvement de la Paix, nous participerons aux initiatives internationales qui auront lieu en parallèle avec le sommet du G8 et le sommet de l’OTAN aux côtés des autres mouvements qui portent des exigences similaires aux nôtres au plan mondial en disant non aux politiques de dominations économiques, financières, militaires et demandent une sortie de la crise grâce à des mesures de justice sociale, de solidarité et de désarmement au plan mondial, seuls moyens d’aller vers un monde de paix et de solidarité et d’éviter des embrasements et des guerres, dangereux pour la paix mondiale.

 Dans le même temps nous développerons en France de nombreuses actions avec tous les partenaires qui le souhaitent et en particulier ceux présents dans le collectif OTAN / Afghanistan, afin de favoriser l’expression du peuple français sur ces questions.

 Les questions du retrait de la France de l’OTAN et de la dissolution de cette organisation que nous considérons comme illégale au plan international par rapport à la Charte des Nations Unies, dangereuse pour la paix et inefficace comme le montre la situation actuelle en Afghanistan, fera partie des questions que nous mettrons en débat avec l’opinion publique française qui estime à 67 % (1) que ces questions majeures sont insuffisamment débattues.

 Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette lettre que nous vous adressons dans une démarche de citoyenneté active et de diplomatie civile, convaincus que nous sommes que la construction de la Paix nécessite l’action conjointe des Peuples, des Etats et des Nations Unies.

 Recevez Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Bureau national du Mouvement de la Paix

Saint-Ouen, le 12 mai 2012

Pierre Villard

Président du Mouvement de la Paix

(1) Sondage IFOP réalisé en mars 2012 par le Mouvement de la Paix, Témoignage Chrétien, l’Humanité et le mensuel Planète Paix

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 mai, 2012 |Pas de commentaires »
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