SYRIE: LES DEPUTES « ECOLOGISTES » FRANCAIS APPROUVENT LA POSITION OFFICIELLE FRANCAISE…HONTE A EUX! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

SYRIE: LES DEPUTES

Les députés « écologistes » français suivent

comme un seul homme

la décision du Président HOLLANDE !

Honte à vous députés « écologistes » !

Vous approuvez la décision d’intervenir en SYRIE avec des armes CHIMIQUES ET RADIOACTIVES à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Vous êtes de petits inconscients CRIMINELS !

Pour être vulgaire et expéditif:

Je vous CRACHE A LA GUEULE !

NOTA:

Quelques remarques arrivent sur un autre canal pour dénoncer mon « agressivité » envers ces députés « VERTS ».

Oui, il est vrai, je suis « VERT DE RAGE ! »

Comment peut-on rester « de marbre » sachant ce qui va se passer:

Destruction et pollutions majeures de l’environnement, induction de cancers, de leucémies, de mutations génétiques, décès, ADN touché, etc.

Non, vraiment, désolé, je ne puis rester tranquille face à une telle position des élus VERTS.

Ils devraient tous démissionner (députés comme ministres) mais ils sont trop attachés à leurs petites places politiques pour daigner défendre la nature et l’humain…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: DEPUIS SAMEDI 31 AOÛT 2013, LA CENSURE EST MISE EN PLACE SUR LES NUMEROS PERSONNELS (MAIL ET TELEPHONE) DE THIERRY LAMIREAU, AUTEUR DU BLOG « lesoufflecestmavie.unblog.fr »…OU SYRIE, CE QU’IL FAUT TAIRE !(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

Ce qu’il faut taire !

SYRIE: DEPUIS SAMEDI 31 AOÛT 2013, LA CENSURE EST MISE EN PLACE SUR LES NUMEROS PERSONNELS (MAIL ET TELEPHONE) DE THIERRY LAMIREAU, AUTEUR DU BLOG

(Thierry LAMIREAU)

La censure est désormais à l’oeuvre sur mon adresse mail personnelle et sur mon téléphone de domicile.

Impossible d’envoyer des messages et impossible d’avoir la ligne pour contacter des journalistes et certaines autres personnes…

Depuis des premiers contacts avec des journalistes de FRANCE 2 ce samedi 31 août 2013, je suis donc sous haute surveillance depuis que j’essaye de lancer ce SCOOP, ce « pavé dans la mare » pour indiquer que les ETATS-UNIS et la FRANCE vont utiliser du CHIMIQUE et du RADIOACTIF pour « punir » la SYRIE à l’aide d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Il est clair que l’on veut museler cette information capitale; il est évident que l’on veut me nuire; il est certain que je prends des risques personnels.

Quand vais-je pouvoir « passer le filtre » de la désinformation, du MENSONGE PAR OMISSION et atteindre les médias nationaux et internationaux ?

A défaut d’un sacré coup de chance…je pense…JAMAIS !

JOURNALISTES, VOUS DEVEZ ME CONTACTER car l’enjeu est énorme !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

MESSAGE AUX JOURNALISTES.URGENT: LES ETATS -UNIS ET LA FRANCE VONT UTILISER DU CHIMIQUE ET DU RADIOACTIF EN « PUNISSANT » LA SYRIE OU COMMENT UTILISER DES ARMES A L’URANIUM APPAUVRI SANS LE DIRE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

SYRIE:

MESSAGE AUX JOURNALISTES.URGENT: LES ETATS -UNIS ET LA FRANCE VONT UTILISER DU CHIMIQUE ET DU RADIOACTIF EN

L’hypocrisie et le mensonge

des ETATS-UNIS et de la FRANCE

qui vont utiliser des armes 

CHIMIQUES ET RADIOACTIVES

avec l’emploi de l’uranium « appauvri » !

Pour agir « ponctuellement » après l’utilisation d’armes chimiques par la SYRIE (cf.version officielle), un comble démoniaque va être franchi par les ETATS-UNIS et la FRANCE…ils vont utiliser des armes à l’uranium « appauvri » qui sont, par leurs composés, CHIMIQUES ET RADIOACTIVES.

Le comble de l’horreur va s’accomplir d’une manière machiavélique !

 COMMENT ?

Avec l’utilisation de différents missiles et notamment les missiles TOMAHAWK voire CRUISE ou PHALANX.

Si des aéronefs interviennent (A-10, MIRAGE, RAFALE ou hélicoptères APACHE et TIGRE) des bombes et missiles seront lancés sous les génériques GBU et AASM principalement et sous d’autres formes pour les hélicoptères.

Toutes ces armes contiennent de l’uranium « appauvri » !

Ce sont les seules technologies actuelles qui permettent des interventions RAPIDES et en PROFONDEUR dans leurs cibles.

Lorsque les cibles sont atteintes, les armes explosent et se consument à 5000°C et libèrent tout un panel de micro-particules CHIMIQUES ET RADIOACTIVES.

Les sols, les eaux et les populations sont ainsi contaminés pour des millions d’années si l’on se réfère à certains éléments radioactifs. Il en résulte une augmentation très importante des cas de cancers, de leucémies, de mutations génétiques et notamment parce que l’ADN est irrémédiablement touché.

La faune, la flore et les humains sont donc touchés « pour l’éternité » si l’on peut dire.

On en a d’ailleurs eu des « exemples » dans les BALKANS, en IRAK, en BOSNIE, etc.

L’utilisation militaire de l’uranium appauvri viole la Législation Internationale Humanitaire actuelle, incluant les principes qu’il n’y a pas de Droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art.22 Convention VI de LA HAYE-HCIV; Art.35 du Protocole Additionnel de GENEVE-GP1), l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art.23&HCIV, Art.35&2GP1), la guerre aveugle (Art.51&4C et 5bGP1), aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

Le déploiement et l’utilisation de l’uranium « appauvri » dans les armes violent les principes de protection des Droits Internationaux Humains et Environnementaux. Ils contredisent le Droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du Sous-Comité à l’ONU des Droits Humains.

Les Etats s’abritent derrière le « paravent » MENSONGER des rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord…pour dire que les armes à l’uranium appauvri sont des armes conventionnelles et ne sont ni chimiques ni radioactives et ne sont interdites par aucune Convention Internationale !

C’est, par exemple, la récente réponse du Ministre de la Défense français pour affirmer d’une manière MENSONGERE que la FRANCE « n’a jamais utilisé ces armes et pas au MALI » !…alors que, pour qui sait reconnaître les armes sous les fuselages avant l’envol, la FRANCE a UTILISE DES ARMES A L’URANIUM APPAUVRI AU MALI !

Or, il existe en FRANCE l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) qui a sorti un rapport le 30 juillet 2008 intitulé:

« Uranium, properties and biological effects after internal contamination » ou « Uranium, propriétés et effets biologiques après une contamination interne ». Cette étude très documentée présente notamment les effets de l’Uranium appauvri sur le champ de bataille ! (lire plus loin sur mon blog).

Ces réponses sont donc SCANDALEUSES, MENSONGERES et CRIMINELLES puisqu’elles devraient être considérées comme des CRIMES CONTRE L’HUMANITE aux yeux de la Législation Internationale !

Dans les missiles TOMAHAWK, se trouve de l’uranium « appauvri » pour une masse de 300KG!

On peut imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère et dans les zones d’impact après l’explosion et la destruction des armes à 5000°C !

 MESSAGE AUX JOURNALISTES:

Je souhaiterais intervenir sur un plateau en direct (ou dans votre autre média, radio ou presse écrite) pour dénoncer ces faits GRAVES qui vont être effectués par les ETATS-UNIS et la FRANCE…Les Etats savent mais NE DISENT RIEN ! Les populations du Monde entier doivent savoir.

Le plateau direct pourrait être dans vos studios ou chez moi en duplex à RUMILLY en HAUTE-SAVOIE ou en duplex depuis les studios de FRANCE3 ANNECY ou de RADIO FRANCE PAYS DE SAVOIE, etc…selon votre choix.

Enfin, pour reparler du MALI, le Président HOLLANDE n’a JAMAIS répondu à ma lettre ouverte en date du 24 janvier 2013 ni Monsieur le Ministre de la Défense quant à l’utilisation des armes à l’uranium appauvri au MALI.

M.LE DRIAN a répondu « en tapant en touche » à deux Députés et une sénatrice qui se sont (mal) inspirés de mes nombreux textes sur le sujet paru sur mon blog !

M.OBAMA a été Prix NOBEL DE LA PAIX…encore un autre comble dans cette horrible affaire.

LAMIREAU Thierry

thierry-restaurant-bord-du-lac-dannecy-photo-reduite-pour-internet-ovs-300x224 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Auteur d’articles pour le GSIEN (Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

Je suis à l’origine de l’émission « Pièces à conviction » de FRANCE3 « URANIUM: le scandale de la FRANCE contaminée » qui avait fait tant de bruit il y a 4 ans (11 février 2009) pour parler de diverses pollutions radioactives en FRANCE. J’en suis à l’origine parce que des journalistes avaient lu un article personnel paru dans « La Gazette Nucléaire » du GSIEN et j’avais également participé à l’émission.

Enseignant

Ancien JRI et ancien producteur/animateur à RADIO FRANCE (Atelier de Création Radiophonique de FRANCE CULTURE, animateur dans deux locales de RADIO FRANCE)

De nombreux prix Nationaux et Internationaux reçus en RADIO et pour mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN »

NOTA:

M’envoyer un message si vous voulez traiter ce sujet sur votre média (télé, radio, presse écrite).

MILITAIRES, JOURNALISTES, CITOYENS, pour plus de sécurité et de confidentialité, merci de me contacter sur l’adresse suivante:

t.lamireau@yopmail.com

Parmi les commentaires j’en « remonte » deux

pour une lecture plus directe:

geohound
toinou_88@hotmail.com
85.27.110.172

Je reste très sceptique face au manque de sources, et certains arguments me semblent un peu en papier mâché…
Parlons du missile Tomahawk, citer son nom sans parler de sa charge, me semble inutile, ce serait comme parler de seringue au lieu de parler de ce qu’on injecte…
Des abréviations AASM et GBU pour « impressionner » le chalant, ces abréviations sont des abréviations standard pour désigner des types d’armement, AASM => Armement Air-Sol Modulaire, GBU => guided bomb unit…
Dans le panel des armes actuelles, il existe des bombes à faible charge nucléaire dans le but d’irradier une zone afin de la rendre inhabitable, mais ce n’est pas le but dans ce conflit. Les bombes dites thermobarique, consulter « MOAB » pour les etats unis et « FOAB » pour la russie, sont des bombes provocants les mêmes dégâts physiques qu’une bombe nucléaire de charge moyenne sans retombé radioactive. Tout ça pour dire que les gouvernements sont bien équipés et ont des armes spécifiques à chaque situation…
Je suis absolument contre ce conflit mais cet article me laisse un peu incertains…

lesoufflecestmavie
t.lamireau@free.fr
88.174.155.103
Envoyé le 06/09/2013 à 18 h 19 min | En réponse à geohound.

Cher Monsieur,
« Certains arguments vous semblent un peu en papier mâché ». Lesquels ?
Manque de sources ? Je vous renvoie à tous mes articles traitant de ce sujet sur mon blog lesoufflecestmavie.unblog.fr
Vous trouverez les réponses à ce qui vous paraît comme étant un « manque de sources. »
Je ne pense pas que c’est du papier mâché qui ait atteint les populations de l’ex-Yougoslavie, de la Bosnie, de la Serbie, du Kosovo, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, du Liban, pour ne citer que ces pays !
L’ utilisation des armes à l’uranium « appauvri » s’est banalisée dans l’indifférence générale.
50 pays (dont la France) détiennent (la France, comme certains autres pays fabriquent aussi ces armes) des munitions et des armes à l’uranium « appauvri ».
Vous voulez des sources ?
Ces pays affirment que « l’utilisation de ces munitions se justifie sur un plan militaire car elles sont plus efficaces que celles au tungstène (l’autre option principale) pour pénétrer dans les blindages et le béton. » (Ministère de la Défense 2001, Memorandum: Gulf War Illnesses, présenté au Defense Select Committee de la Chambre des Communes, le 26 avril 2001, Londres, HMSO, page 37. Department of the Air Force, Headquarters United States Air Force).
Ajoutons que l’uranium « appauvri » coûte moins cher que le tungstène et qu’il est plus largement disponible.
En outre, la densité et la vitesse de ces armes permettent aux pilotes qui les lancent de se trouver plus loin de la cible lorsqu’ils tirent, ce qui accroît leur sécurité (Pour une étude de l’intérêt militaire de l’uranium appauvri, voir Carnaham, 2008).
Sur les effets in situ des armes à l’uranium « appauvri » sur le champ de bataille, je vous renvoie au document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (document AC/258-D/425).
« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de déchets radioactifs et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD Corinne Castanier et Bruno Chareyron).
La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays comme la France ou les Etats-Unis de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.
Quant aux armes citées dans mon article : GBU et AASM.
Les missiles TOMAHAWK envoyés par les Etats-Unis contiennent tous de l’uranium « appauvri » dans de telles missions telles que celles prévues en SYRIE !
Je « n’impressionne pas le chalant » cher monsieur. Vous avez raison pour la définition des abréviations. Cependant, vous semblez ignorer que celles utilisées dans ce genre de conflits ont toutes des charges à l’uranium « appauvri » afin de détruire RAPIDEMENT et en PROFONDEUR…que ce soit par les ETATS-UNIS et la FRANCE seuls…ou sous mandat de l’OTAN. Les armes labellisées OTAN sont, pour la majorité, chargées à l’uranium « appauvri ».
En outre, si vous consultez la documentation des armes des avions RAFALE DASSAULT, vous pourrez noter des armes dites au « tungstène » et labellisées OTAN. Ces armes ne sont pas au tungstène…mais à l’uranium « appauvri » car DASSAULT n’a pas voulu s’attirer les foudres et les critiques. D’ailleurs, les anciennes documentations de DASSAULT indiquaient auparavant « Uranium appauvri »…ce terme a disparu.
Les GBU utilisées dans les récents conflits ont pratiquement toutes été armées à l’uranium « appauvri » et vous chercherez aussi pour les AASM.
Je crois vous en avoir assez dit.
A vous de chercher, je refuse de « mâcher » le travail à une personne qui met à ce point en doute mes affirmations.
Pouquoi, le Ministre de la Défense français n’a JAMAIS répondu à mes questions écrites ?
Pourquoi le Président HOLLANDE n’a même pas daigné démentir ce que j’écrivais dans ma lettre ouverte (24 janvier 2013, envoyée avec accusé de réception) ?
Pourquoi depuis que je suis entré en contact avec des journalistes depuis le 31 août 2013 ma ligne téléphonique et mon mail perso sont bloqués pour certains envois (en direction de journalistes ou de certaines personnes) ?
Pourquoi, ai-je des appels anonymes ?
Si j’étais aussi nul que vous le décrivez….on me laisserait faire !
Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 septembre, 2013 |25 Commentaires »

-RAPPORT: L’UTILISATION D’ARMES RADIOACTIVES A GAZA PENDANT L’OPERATION « PLOMB DURCI » + QU’EN EST-IL POUR LA GUERRE AU MALI ? (Jean-Marie MATAGNE / ACDN / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Rapport:

L’utilisation d’armes

radioactives à Gaza

pendant l’opération

« Plomb durci » (II)

+
Qu’en est-il pour la guerre au MALI ?
-RAPPORT: L'UTILISATION D'ARMES RADIOACTIVES A GAZA PENDANT L'OPERATION
(Jean-Marie MATAGNE)- ACDN – Paru en 2009-

Il est des vérités qui sont de longues patiences.

2ème partie

10. Historique de la GBU-39
11. Un brevet ambigu
12. Gaza, terrain d’essai
13. « Le génocide de Gaza a commencé »
14. Lettre à M. Ban Ki-moon : les Nations Unies doivent enquêter
15. L’art de l’esquive
16. La GBU-39B : portrait au 20 mai 2009
17. Combien d’uranium, et où ?
18. Autres armes mises en œuvre à Gaza
19. Les enjeux
20. La charge de la preuve
21. Dernière minute : la preuve est là
Conclusion : un seul camp, celui de l’humanité

Voir la 1ère partie http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6960 ]

10. Historique de la GBU-39

Contrairement aux bombes « gravitationnelles » qui tombent d’un bombardier lorsque celui-ci survole sa cible ou s’en approche, la « bombe intelligente GBU-39″ est capable, grâce aux ailes qu’elle déploie une fois lancée par l’avion porteur, de profiter de son énergie cinétique pour « planer » en descendant, et atteindre une cible située (suivant l’altitude de lancement) jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Elle peut même effectuer, selon certaines sources, un arc de cercle pour frapper une cible située derrière l’avion qui l’a lancée. En contact avec les installations au sol sur le théâtre d’opération, elle est guidée par un système de positionnement GPS et de calcul de trajectoire qui lui permet de modifier celle-ci pour atteindre sa cible avec une précision à l’arrivée de l’ordre du mètre. Ce système préprogrammé peut en outre être reprogrammé par l’équipage juste avant le lancement. Chaque bombe peut avoir sa cible.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003 pour développer cette « bombe de faible diamètre » (SDB-Small Diameter Bomb) après une sévère compétition où elle a été accusée -et convaincue- de corruption.

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu.

A cette occasion, le Maj. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre l’USAF et les différents fournisseurs, déclarait:

« Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options létales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme. »

D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’une seule bombe ordinairement beaucoup plus lourde. Le lancement de chaque bombe est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre « létalité » (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de « dommages collatéraux ». Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de « troupes amies »… ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les « Lois de la guerre » et le Droit International. L’idéal, en somme, pour la guerre « anti-guérilla » ou « anti-terroriste »…

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E « Strike Eagles » appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak.

Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants:

« Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens.

« La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations « Iraqi Freedom » et « Enduring Freedom ». Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci. »

Le 19 décembre 2006, la firme Boeing annonce que l’US Air Force lui verse 80 millions de dollars – sans doute à titre d’à-valoir – pour une première commande de 1600 SDB1 et divers équipements associés à la bombe. Il ne s’agit que d’un premier contrat, puisque « Boeing fabriquera plus de 24 000 SDB1 et 2000 supports livrables d’ici à 2015″.

11. Un brevet ambigu

« Bombe guidée » et de « petit diamètre », la GBU-39 ou SDB1 est le type même de « petite bombe intelligente » (« small smart bomb ») et autres « systèmes d’armes employant le même principe », que décrit le brevet « US Patent App.11/541,207, 2006″. Ce brevet est accordé à MM. SD Roemerman et JP Volpi – sûrement connus de la firme Boeing. Il est publié le 12 juillet 2007 mais semble remonter à novembre 2006, le mois précédant la commande de 1600 bombes passée à Boeing par l’USAF. En tout cas, c’est bien la GBU-39 qui est visée et protégée en priorité par ce brevet : elle y est expressément citée au § 43, ainsi que dans le tableau 2, continué page 8, colonne « Remarks », où elle est citée avec son poids effectif de 285 livres comme étant « la » SDB concernée par le brevet.

A la page 7 de ce document, le § 33 cite « le zirconium » comme exemple de « matériau pyrophorique » pouvant être incorporé dans une « petite bombe intelligente ». Le § 34 explique que « les matériaux non-explosifs auxquels ce document s’applique sont essentiellement inertes dans des environnements normaux et dans des conditions favorables » (« the non-explosive materials applied herein are substantially inert in environments that are normal under benign conditions »). Ce qui veut dire que « dans des conditions normales de manipulation » (« in normal handling »), ils ne risquent pas de « devenir destructeurs d’une façon soit explosive, soit incendiaire » (« to become destructive in an explosive or an incendiary manner ») car « le facteur explosif potentiellement létal est minime ou inexistant. »

Or, voici la liste de ces « matériaux sélectionnés » (selected materials) cités en exemple pour leur « inertie »:

« le tungstène, l’acier trempé, le zirconium, le cuivre, l’uranium appauvri, et autres matériaux de ce genre » « (e.g. tungsten, hardened steel, zirconium, copper, depleted uranium and other like materials) ».

L’uranium appauvri !

Dans un texte juridique où chaque mot compte et peut coûter ou rapporter des millions de dollars, rien n’est laissé au hasard. Alors pourquoi avoir cité un produit aussi « mal famé » que l’uranium appauvri ?

Serait-il cité là par erreur, par inadvertance, ou parce que ce serait un matériau « exemplaire » ? Non, certes. Mais parce qu’il faut l’avoir cité au moins une fois dans la « patente » pour que sa mise en œuvre soit, à l’avenir, protégée de la concurrence devant les tribunaux. Une fois, mais pas plus et en passant, dans une énumération, pour éviter d’attirer l’attention sur « ce genre de matériau ».

Voilà sans doute pourquoi il n’est pas repris dans le tableau 1 qui, sur la même page, énumère les matériaux entrant dans la composition d’une « petite bombe intelligente », avec, pour chacun, sa fonction, sa nature, sa densité, son poids et son volume.

Sont cités: en première ligne, le tungstène, en tant que « ballast » (il est donc retenu ici avant tout pour son poids, et c’est justement le principal mérite de l’UA). Puis l’aluminium, le pyrex, l’acier, des matériaux électroniques divers, des polymères et enfin l’explosif (sans indication de poids). Le nom de la bombe n’est pas donné. Le poids total, étonnamment précis, est aussi dérisoirement petit (25,036 livres). En fait il faut le multiplier par 10 (donc aussi le poids des composants) pour obtenir le poids réel : 250 livres – sans compter le poids d’explosif. Ce qu’il faut retenir du tableau, c’est surtout le rapport de poids entre les différents matériaux. Sur 25,036 livres, le « ballast » en « tungstène », représente à lui seul 20,239 livres, soit plus de 80 % du poids total, hors explosif. Et si l’on multiplie par dix : 202,39 livres. Soit approximativement 80 kg.

Hypothèse:

L’« uranium appauvri » dont il est question au § 33 a été remplacé, dans le tableau 1, par le mot « tungstène ». Procédez à l’opération inverse : remplacez « tungstène » par « uranium appauvri », et vous avez le poids d’UA dans une SDB1 : 80 kg. Ou peut-être un peu moins, s’il entre dans un alliage dont les autres composants ne sont pas cités, secret industriel oblige… Hypothèse, bien sûr !

12. Gaza, terrain d’essai

Le coût réduit de la GBU-39 (mais les estimations varient : de moins de 30 000 $ – prix d’ami pour l’USAF – à 100 000 dollars pièce, tout de même…) est intéressant pour les clients en général et Israël en particulier (pour qui il est question quelque part de 67 000 $ l’unité). Il se peut même qu’en échange de son expérimentation massive sur le terrain, in vivo, Israël ait bénéficié d’une grosse ristourne, voire d’une livraison gratuite. Car on ignore en fait les conditions réelles du transfert… et Boeing a nié officiellement y avoir procédé ! Alors qui ?

L’ensemble de ses caractéristiques fait de la GBU-39B, version SDB1, l’arme idéale pour l’offensive contre Gaza.

Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a également été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement aboutisse fin 2009, les essais de qualification étant programmés pour avril 2009. Rien n’autorise à penser que l’armée de l’air israélienne ait déjà disposé de tels engins en décembre 2008, dont elle n’avait d’ailleurs nul besoin – à moins bien sûr que « Plomb durci » ait aussi servi de banc d’essai à quelques prototypes de SDB2.

La capacité de pénétration de la GBU-39 permet de détruire aussi bien les sites enterrés de lancement de roquettes que les tunnels ou les boyaux souterrains du « Corridor Philadelphie ».

Sa précision permet d’atteindre des cibles fixes prédéfinies, tout en réduisant les « dommages collatéraux » dans la population civile – de surcroît avertie par tracts ou par téléphone mobile d’avoir à évacuer au plus vite les cibles, c’est-à-dire les maisons ou les sites liés d’après Tsahal aux infrastructures du Hamas, à la fabrication, au stockage ou au lancement de roquettes Qassam contre le sud d’Israël. Ce qui réduit d’autant le risque politique, juridique et diplomatique, d’être accusé de perpétrer des massacres et des crimes de guerre.

Avec la semi-vacance du pouvoir aux Etats-Unis pendant la période de transition entre l’administration Bush et l’administration Obama, présumée beaucoup moins favorable à une action militaire (on note d’ailleurs qu’Israël interrompt « Plomb durci » deux jours avant l’investiture d’Obama), avec l’expiration de la trève acceptée 6 mois plus tôt par le Hamas, avec les fêtes de fin d’année propres à détourner l’attention de l’opinion mondiale, la disposition et la maîtrise des GBU-39 par l’IAF (Armée de l’Air Israélienne) explique le « timing » de l’opération. Début septembre 2008, on l’a vu, le Congrès américain a autorisé la vente de 1000 exemplaires à Israël. Elles lui sont livrées début décembre. Il faut les rendre opérationnelles. Monter les racks sur les F15E. Préparer le support logistique. Entraîner les équipages. Le 19 décembre, la trève expire. Le 27 décembre, l’offensive aérienne commence. Un samedi, jour de shabat, histoire d’augmenter la surprise.

Le problème, c’est que la GBU-39, si elle limite les risques de crimes de guerre, entraîne le crime contre l’humanité. Il y a en effet « un souci » qui n’apparaît dans aucun descriptif : l’Uranium appauvri.

13. « Le génocide de Gaza a commencé »

Gaza est une étroite bande de terre hébergeant sur 360 Km2 près d’un million et demi d’habitants, avec une densité de 3823 habitants au Km2.

La coque des bombes GBU-39 contient de l’Uranium « appauvri », ce n’est qu’une façon de parler. Il est appauvri en U235, mais enrichi en U238 – qui perd la moitié de sa radioactivité en 4,5 milliards d’années.

L’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se transforme en particules radioactives extrêmement petites (micrométriques et même nanométriques, c’est-à-dire de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et tout type de masque à gaz. Les produits de toutes ces combustions d’uranium voyagent avec les mouvements de l’air, contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les organismes via la respiration, l’ingestion ou les moindres blessures. Ainsi, une partie de l’uranium se retrouve sous forme d’oxyde d’uranium radioactif invisible dans l’atmosphère que les populations respirent, tandis qu’une autre partie contamine les sols, les sous-sols, les nappes phréatiques, la végétation et la chaîne alimentaire.

Les conséquences de l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan [http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=8 ] et en Irak [http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=444 ] sont parfaitement connues, démontrées et dénoncées par de nombreux scientifiques [http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=394 ] – sinon tous, excepté ceux dont le salaire émarge aux budgets des armées américaine, française, israélienne… et autres. Elles ont été rendues dramatiquement visibles par les photos insoutenables de nouveaux nés mal formés [http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=200 ].

On imagine sans peine les conséquences catastrophiques que de tels bombardements pourront avoir sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire… et ce d’autant plus qu’elle souffre de malnutrition chronique et de manque de soins, en raison notamment du blocus israélien.

Lorsqu’ils ont décidé de larguer des bombes GBU-39 contenant de l’UA sur des zones densément peuplées de Gaza, les responsables israéliens ne pouvaient pas ne pas en connaître les effets. Mais la population israélienne, dont on peut comprendre la lassitude et l’exaspération sous les tirs de Qassam et d’obus de mortiers, les connaît-elle, aujourd’hui encore ?

Se doute-t-elle que son gouvernement, tout en déclarant viser les dirigeants, les militants et les installations du Hamas, procédait, délibérément ou non, à un « nettoyage ethnique » lent de la population palestinienne, qui sera inéluctablement contaminée, et à une destruction de son environnement ? Mesure-t-elle le risque qu’elle court d’en devenir elle-même victime, puisque les mouvements atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières de Gaza ? Sait-elle que, même s’ils sont revenus indemnes ou légèrement blessés de cette opération terrestre, les soldats de Tsahal peuvent avoir été eux aussi marqués à vie dans leurs poumons, leur sang ou leur capital génétique par les effets de cette arme perverse ?

14. Lettre à Ban Ki-moon : les Nations Unies doivent enquêter

Le dimanche 18 janvier 2009, le jour même où Israël annonce qu’il cesse son opération militaire, nous envoyons par fax et par courriel une lettre au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Elle évoque les armes radioactives employées à Gaza, les précédents connus, en Irak, dans les Balkans et en Afghanistan, et poursuit:

« Le même malheur risque de survenir dans la bande de Gaza et dans les pays voisins, comme l’Egypte, la Jordanie, et Israël lui-même. En outre, les nanoparticules d’uranium en suspension dans l’atmosphère peuvent voyager beaucoup plus loin encore, de sorte qu’aucune partie de la planète ne se trouve à l’abri de leur contamination.

« En s’attaquant à l’ADN des cellules, l’uranium inhalé, ingéré ou passé dans le sang ne multiplie pas seulement les cancers et diverses pathologies, il s’attaque aussi au patrimoine génétique de ses victimes. Il contamine l’environnement pratiquement pour l’éternité, puisque l’U238, principal composant de l’UA, a une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années.

« Les armes à Uranium appauvri présentent donc un caractère génocidaire, voire anthropocidaire, et leur emploi relève du crime contre l’humanité.

« Nous avons conscience que seuls des prélèvements sur place et des analyses scientifiques approfondies, multiples, contradictoires et objectives, permettraient soit de vérifier nos craintes en mettant en évidence la présence de matières radioactives, soit de les écarter, ce dont nous nous réjouirions au plus haut point. Si des matières radioactives sont trouvées, des mesures d’urgence devront être prises pour décontaminer les lieux, informer et protéger la population dans toute la mesure du possible.

« C’est pourquoi nous vous demandons instamment de bien vouloir ordonner dans les plus brefs délais une enquête sur le terrain, à la recherche de traces radioactives. Nous présumons que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement pourrait en être chargé, puisque lors d’une précédente affaire sur laquelle l’une de nos associations avait eu l’occasion d’attirer votre attention et celle de l’AIEA, cette dernière nous a fait savoir que ce type d’enquête n’entrait pas dans le cadre de ses missions. »

La lettre est cosignée par Jean-Marie Matagne pour ACDN, Paolo Scampa, pour l’Association Internationale pour la Protection contre les Radiations Ionisantes (A.I.P.R.I.) et Alain Acariès, père d’un casque bleu de la FORPRONU (Balkans) décédé des suites d’une contamination -démontrée par les analyses d’un laboratoire italien- par des nanoparticules issues de l’usage d’armes à l’uranium appauvri, et par ailleurs secrétaire d’AVIGOLFE.

Ils suggèrent de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes ». Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

Quatre mois plus tard (mai 2009), l’AIEA n’a pas trouvé un seul expert à envoyer sur le terrain. Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien avait assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc qui sautait pourtant aux yeux de tout le monde, avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier et de se replier sur une deuxième ligne de défense : « ce sont des armes autorisées ». Oui, tout juste tolérées – mais tout de même pas contre des civils… Quant à la radioactivité des GBU-39, nous comprendrons plus loin pour quelles raisons techniques Tsahal croit pouvoir encore moins être prise « la main dans le sac ».

15. L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN, Jack Cohen, demande au ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y a ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39. En attendant la réponse du ministère, il pose au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il reçoit cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » (« Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility. »)

Mais en analysant de près cette réponse, on s’aperçoit que, malgré ses allures de démenti, elle n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. Pour remonter la piste de l’uranium appauvri, il faudrait s’adresser aux laboratoires de l’USAF, ou au sous-traitant qui fournit le corps de bombe. Mais l’USAF, également interpellée par Jack Cohen, a sa réponse toute prête : « No comment ». Comme prévu.

16. La GBU-39B : portrait au 20 mai 2009

Les informations accessibles dans le domaine public et celles recueillies de plusieurs sources par Jean-François Fechino aboutissent, à ce jour et sous réserve des modifications qu’autorisera l’afflux de nouvelles informations, à dresser de la GBU-39B le portrait suivant :

La GBU-39B pèse au lancement 130 kg (285 livres anglaises, ou lb, la livre anglaise pesant 453,592 grammes). La bombe proprement dite pèse, si c’est bien le cas, 113 kg (250 lb).

La différence, soit 17 kg, correspondrait au « kit de navigation », lequel comprend:

•une coque extérieure en carbone, très légère et très lisse, favorisant la pénétration dans l’air ;
•rattachés à cette coque, un empennage et des ailes, eux aussi en carbone ; les ailes, repliées au départ, se déploient quelques secondes après le lancement, lorsque la bombe a pivoté sur elle-même de 180° ;
•un servomoteur et des petits vérins permettant de déployer les ailes et de varier ultérieurement leur ouverture et leur orientation pour régler la trajectoire sde la bombe ;
•un système anti-brouillage de positionnement GPS et de navigation (Advanced Anti-Jam GPS aided Inertial Navigation)
L’ensemble de ce kit explose à l’impact sur la cible.

La bombe elle-même pesant 113 kg, comprend :

•un détonateur pouvant être programmé pour provoquer l’explosion juste avant, pendant ou après l’impact sur la cible, selon l’effet recherché ;
•près de 23 kg d’explosif (50 lb soit 22,680 kg) : le tritonal, un dérivé de perchlorate d’ammonium dans lequel l’alumine a été remplacée par de la poudre d’UA (à hauteur de 10%), et auquel a été ajouté du fulminate.
Le tritonal est classé dans la catégorie des explosifs à haute énergie (HE), il se présente sous forme d’un solide légèrement pulvérulent qui réagit à la moindre étincelle électrique. On le coule en forme de boudin serré qui va se consumer à très haute vitesse et dégager un gaz qui, comprimé par l’enveloppe de la bombe, la fait exploser et voler en éclat, le tout à une vitesse de l’ordre du centième de seconde.

Cet explosif hyper puissant assure une grande vélocité aux « échardes de métal », lesquelles s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage et s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre. Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées… et ce en raison des « mini impacts » largement répandus autour de la cible.

Il n’est pas exclu toutefois que les GBU-39 ou certaines d’entre elles aient été chargées du dernier cri en matière d’explosif : le D.I.M.E. (Dense Inert Metal Explosive).

•une coque (cover) métallique constituée d’un alliage composé de 10 % de titane, 10% de tungstène, 80 % d’uranium appauvri.
L’alliage Ti/Tu/UA est « friable » et « préformé » en « aiguilles d’aciers » ou échardes d’acier (preformated alloy iron sharps). L’explosion est réalisée pour les faire « voler en éclats » selon leurs « préformatages ». Elles tiennent en raison du moulage lors de la coulée et sont maintenues en forme (en dépit des contraintes de forces et de vitesse) par le manteau de fullérènes qui, lui aussi, explose en échardes.

•une couche ou « manteau » (coat) de 2,5 mm d’épaisseur, constituée de fullerènes.
Cette couche enveloppant la coque métallique est destinée à renforcer sa dureté lorsqu’elle pénètre dans la cible après dislocation de l’enveloppe extérieure, et surtout à protéger l’UA d’un frottement prématuré ou excessif lors de la pénétration dans la cible, en particulier lorsqu’il s’agit de bétons ultra durs (enforced ultra strong concrete) dans lesquels on a mélangé de la fibre de carbone ou carbure de tungstène (carbon tungsten fibers).

Les fullerènes sont un nouveau « type de carbone » à structures moléculaires renforcées, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire.

Comme pour les autres armes expérimentées à Gaza, les matériaux et les autres caractéristiques des GBU assurent, avec l’ensemble du dispositif de leur mise en œuvre, un « service multiple » de destruction et de morbidité:

•pénétration en profondeur des cibles enfouies sous terre, même les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
•explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
•explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le dispositif primaire de mise à feu aurait échoué ;
•destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis l’intérieur même ;
•projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation » ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
•crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant elles-mêmes des brandons ;
•chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
•réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à ses descendants ;
•contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
•atteintes au génome de la population.
En un mot: Des armes génocidaires.

17. Combien d’uranium, et où ?

Boeing annonçait un corps de bombe (Warhead) de 206 livres ou 93 kg. (en fait 93,44 kg). Ce chiffre n’inclut pas le poids d’explosif. Mais il contredit d’autres données déjà citées, d’après lesquelles « la GBU-39B est équipée d’une tête ou corps de bombe (warhead) de 250 livres… contenant 50 livres d’explosif », ce qui implique logiquement que le corps de bombe pèse seulement 200 lb, soit 90,718 kg. Il faut donc supposer que Boeing y ajoute les poids, relativement minimes, du « manteau » de fullerènes et du détonateur – poids qu’il convient alors de déduire des 35 livres ajoutées à la « bombe nue » par le kit de navigation, pour conserver 50 livres d’explosif.

Quoi qu’il en soit, la coque métallique de la GBU-39 dépasse les 90 kg : elle pèse au maximum 93 kg, au minimum 90,718 kg. Admettons ce dernier chiffre. 80% d’Uranium Appauvri sur 90,718 kg d’alliage métallique font 72,57 kg. Si l’on y ajoute les 2,26 kg d’UA mélangé à l’explosif, lorsque la bombe atteint sa cible (une fois débarrassée de sa gangue de carbone, ses ailes, sa queue, etc.) le poids total d’Uranium Appauvri dans une GBU-39B doit être, approximativement, de 75 kg (74,83 kg). (Si les 206 livres dont parle Boeing se rapportaient seulement à la coque métallique, le poids d’UA atteindrait 77 kg.)

C’est cette masse extrêmement compacte, ce « lest » (« ballast »), arrivant en piqué, donc à grande vitesse (en effet, dans la dernière partie de sa trajectoire, la bombe est orientée de façon à chuter aussi verticalement que possible) qui permet à la GBU-39 de percer, avant d’exploser, au moins 90 cm de béton armé de haute résistance (le double selon plusieurs sources dont GlobalSecurity, qui rapporte que dès les premiers essais, elle a été capable de percer 6 pieds de « béton renforcé ») ou plusieurs dizaines de mètres de terre – jusqu’à 60 mètres… voire 100 mètres de profondeur dans un sol meuble. Et d’exploser à la profondeur programmée.

En fonction des informations parfois contradictoires dont nous disposions précédemment, nous avions largement sous-estimé le poids minimal d’uranium appauvri compris dans une GBU-39 et dispersé par son explosion. Aujourd’hui, nous pensons pouvoir dire que son poids réel doit tourner autour de 75 kg et rejoint l’hypothèse tirée de l’analyse du brevet déposé.

Si l’on suppose qu’Israël a « consommé » dans l’opération « Plomb durci » la totalité des 1000 GBU-39B (mais il peut en avoir gardé en réserve, par ex. pour l’Iran), ce seraient donc quelque 75 tonnes d’UA qui auraient été dispersées dans le sol et le sous-sol de la bande de Gaza, en partie dans les sites suspectés d’héberger des lance-roquettes, en partie et surtout dans les tunnels du « couloir Philadelphie » courant près de Rafah le long de la frontière égyptienne. Soit, sur une surface très restreinte et en plein cœur de zones peuplées, le cinquième du tonnage d’UA qui, selon des estimations généralement admises, aurait été dispersé sur l’ensemble du territoire irakien pendant toute la « guerre du Golfe » de 1991.

Il est pour le moins hautement probable que plusieurs centaines de GBU-39 ont été utilisées pendant l’opération « Plomb durci », injectant plusieurs dizaines de tonnes d’Uranium Appauvri dans le sol de Gaza. Mais qu’en reste-t-il sur le terrain, en surface ?

Rien à première vue. Pourquoi ?

•Parce que la radioactivité, invisible, inodore et sans saveur, peut être présente sans que personne ne s’en aperçoive ; parce qu’il faut, pour s’en apercevoir, disposer de récepteurs spéciaux (compteurs Geiger, « Quartex »…), les placer très près de la source d’émission et être capable de les interpréter ; parce que le temps qui passe et les travaux de remblaiement rendent chaque jour plus difficile la collecte des indices à Gaza.
•Parce que, contrairement à bien d’autres armements retrouvés sur place, y compris un corps entier, non radioactif, de GBU-10, semble-t-il, ayant fait long feu (voir les photos dans le « rapport préliminaire » de J-F Fechino), on ne retrouvera probablement aucun élément des corps de bombe de GBU-39 : pour le cas justement où elles feraient long feu, ces bombes ont été dotées d’un dispositif d’autodestruction à retardement.
•Parce que l’Uranium Appauvri est constitué à 99,8 % d’Uranium 238 et qu’aucune des ondes émises par l’U238 -toutes dangereuses pour la santé- ne peut traverser plusieurs mètres de terre : ni les ondes alpha (qui sont arrêtées par la peau, mais sont aussi les plus nocives pour l’ADN lorsqu’elles franchissent cette barrière par inhalation ou par ingestion), ni les ondes bêta, ni même les ondes gamma (les plus puissantes).
•Parce que les micro ou nanoparticules d’UA qui ont pu remonter par l’évent de pénétration de la bombe au moment de son explosion ont été aussitôt dispersées dans l’atmosphère, où elles se sont confondues avec le « bruit de fond » de la radioactivité naturelle ou artificielle préexistante, qu’elles ont augmentée sans qu’on puisse leur en attribuer la responsabilité.
•Parce que la plus grande masse des particules d’UA se trouve emprisonnée sous terre, là où les bombes ont explosé… sans pour autant faire de cratère. En effet, la puissance de l’explosion est délibérément limitée. Son aire de souffle n’excède pas un diamètre de 26 pieds (moins de 8 mètres). Sous terre, elle crée seulement une sorte de cavité temporaire qui peut s’effondrer ensuite sur elle-même.
Elles ne vont pas cesser pour autant de faire des dégâts.

D’abord, dans son « rapport préliminaire » sur Gaza, J-F Fechino signale avoir relevé en plusieurs endroits des taux de radioactivité double des valeurs moyennes données par l’AIEA pour les mêmes lieux. Cette augmentation de la radioactivité ambiante n’a rien d’anodin, puisque on sait qu’il n’existe pas de dose minimale inoffensive pour l’être humain.

Ensuite, les Gazaouis qui ont reconstitué depuis janvier 2009 des tunnels dans la zone bombardée risquent de traverser des zones contaminées, d’inhaler des particules radioactives, et de développer à plus ou moins brève échéance des cancers et des symptômes comparables à ceux décrits dans le « syndrome du Golfe ».

Enfin, les radioéléments restés sous terre finiront par se retrouver dans les nappes phréatiques et par suite, dans la chaîne alimentaire.

Seule l’analyse d’échantillons prélevés à la bonne profondeur sur les lieux où l’on sait que des bombes ont explosé permettra de constater la contamination et la réalité du risque radioactif.

Ensuite, pour isoler et interdire d’accès les zones concernées en attendant (ou à défaut) de les décontaminer au moyen de gigantesques travaux de terrassement, les indications de l’Armée de l’Air Israélienne se révéleront indispensables. Elle seule peut dire avec précision quel type de bombe a été utilisé en tel et tel endroit, et à quelle profondeur les bombes étaient censées exploser.

Paradoxalement, et non sans un certain cynisme, Israël pourrait trouver intérêt à reconnaître l’usage de bombes radioactives : si nos assertions sont exactes, c’est quasiment tout le « corridor de Philadelphie » qui est, en profondeur, devenu radioactif – ce qui condamne le percement et l’usage de tunnels… Il va sans dire que le meilleur moyen d’éliminer ce risque, sinon le seul, serait de rendre les tunnels inutiles, c’est-à-dire de lever enfin le blocus inhumain et illégal de Gaza.

18. Autres armes mises en œuvre à Gaza

Les GBU-39 ne sont pas les seules bombes à avoir été utilisées contre les tunnels du couloir Philadelphie, loin s’en faut. Dès le 1er janvier, un journaliste italien (Pietro Battachi, dans “l’Occidentale”) signale que « ses sources » (militaires ou gouvernementales, manifestement) « parlent de dizaines de couloirs souterrains détruits par les GBU-28 de 5000 livres » (Le fonti parlano decine di corridoi sotterranei centrati dalle GBU-28 da 5000 libbre). Il n’est pas exclu, bien sûr, que les GBU-28 (des « bunker busters » conventionnels) soient citées à la place des GBU-39, qui peuvent faire le même travail en profondeur que les GBU-28, en pesant 16 à 20 fois moins. Des « bunker busters” de fabrication israélienne comme la bombe PB500A1 de 1000 livres (425 kg) ou la Mk82 de 500 livres (227 kg) ont été aussi utilisées.

Les GBU-39 font partie, avec les munitions à fléchettes, les munitions au phosphore blanc, les munitions au DIME, de ces armes meurtrières que les dirigeants politiques et les chefs militaires israéliens n’ont pas hésité à mettre en œuvre au beau milieu de la population de Gaza et souvent directement contre elle.

Les dirigeants israéliens ne reculent pas devant l’emploi d’armes radioactives. La preuve : sur la photographie ci-dessous, on voit le soldat Idan Cohen, camarade du soldat Gilad Shalit, employé dans la même brigade de tank, le long de la frontière de la bande de Gaza. Elle est parue le 25 juin 2007 sur le site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot. Il porte sur l’épaule un obus-flèche dont la flèche est en uranium appauvri.

Pour mesurer ce que toutes ces armes signifient concrètement, il faut se reporter aux descriptions faites, par les chirurgiens présents à Gaza, des effets sur les victimes des « nouveaux types d’armes » ou des matériaux (phosphore blanc, DIME, tungstène, Uranium appauvri…) employés pendant l’opération « Plomb durci » : « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) « Quand on commence à opérer, tout semble en ordre… Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : « Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? » Et comment qualifier cette « guerre » qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un « tir ami », et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus, Conn Hallinan, 11 février 2009)

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou est-ce un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et qui se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Toutes les armes de guerre sont, par nature, « létales ». Mais celles qui utilisent des matériaux radioactifs, sous forme d’explosif comme dans les armes atomiques ou thermonucléaires, sous forme d’enveloppe métallique ou de pénétrateur pyrophorique comme dans les munitions à Uranium appauvri, ont une particularité qui devrait les prohiber dans tous les cas de figure : outre leurs effets directs plus ou moins « limités » selon la puissance de l’explosion, elles ont aussi et toujours des effets collatéraux « contaminants » pratiquement illimités dans le temps et l’espace.

Ce sont donc des armes triplement criminelles:

En tant qu’armes de guerre (puisque la charte de l’ONU, on l’oublie trop souvent, prohibe la guerre comme moyen de régler les conflits) ; en tant qu’armes génocidaires ; en tant qu’armes écocidaires.

19. Les enjeux

Reconnaître l’extraordinaire nocivité des armes radioactives, en particulier des armes à « Uranium appauvri » aurait d’immenses conséquences – avant tout économiques et financières.

Cette reconnaissance impliquerait que les États responsables de leur emploi versent des indemnités compensatoires aux victimes de ces armes – si tant est que leurs effets puissent jamais être compensés- ou aux familles des victimes décédées.

Elle impliquerait de soigner les victimes encore en vie, tant civiles que militaires, ce qui coûterait fort cher ; il est donc préférable qu’elles meurent à petit feu, dans le déni des causes de leur sort. Car comment prouver aux commissions de pension militaire, des mois ou des années après avoir été exposé à de l’uranium appauvri – ou aux retombées d’une explosion nucléaire -, que le cancer des reins ou des poumons qu’on développe, ou la malformation congénitale de son enfant, sont dus à cette exposition ? De nombreux phénomènes peuvent les expliquer… Seuls les militaires blessés (en général par un « tir ami »…) et ayant conservé dans leur corps des particules décelables d’Uranium appauvri ont quelque chance d’en être reconnus victimes.

Cette reconnaissance impliquerait :

•que toutes les armes comportant de l’uranium appauvri – munitions de toutes sortes : balles, obus, bombes, missiles, mines, mais aussi chars blindés à l’UA, comme le char Leclerc des Français ou ses homologues étrangers – soient retirées du service, donc remplacées (les armées ont horreur du vide), ce qui coûterait une fortune. De plus, l’uranium « réformé » devrait être rendu inoffensif, ce qui est impossible, ou stocké en lieu sûr et surveillé, ce qui coûterait encore plus cher.

•qu’on cesse de les produire, ce qui mettrait au chômage nombre de « travailleurs de l’armement », donc accroîtrait la crise économique. Et surtout, ce qui réduirait les profits des actionnaires de Boeing, Lockheed, Raytheon et Cie. On sait que Boeing est déjà engagé pour plus de 24 000 GBU-39. Mais certains ont avancé pour les décennies à venir le chiffre de 150 000 unités. Sans parler de la GBU-40 (SDB2). Un programme de plus de 4 milliards de dollars à annuler, et le fleuron de l’USAF réduit à néant.
•qu’on réhabilite les sites contaminés, ce qui coûterait encore une fortune.

Ainsi, selon Jean-François Fechino, les 88 bombes à sous munitions CBU-105 WCMD-SWF, pesant chacune 417 kg, qui ont été larguées par les bombardiers B-1B pendant la guerre d’Irak de 2003 ont dispersé leur uranium sur une surface cumulée de 44 km2. Les 818 CBU-103 WCMD (autres bombes à sous munitions, de 429 kg), l’ont dispersé sur une surface cumulée de 218 km2. Et ce n’est là qu’une toute petite partie de l’uranium appauvri déversé au total en Irak : au moins 350 tonnes en 1991, et certainement plus de 1200 tonnes depuis 2003.
•que les responsables de ces crimes à l’Uranium appauvri soient traduits en justice.
•et enfin, que soit remis en cause l’ensemble de l’industrie nucléaire civile et militaire, grande pourvoyeuse d’uranium appauvri dont on ne sait que faire et que l’on « recycle » dans le secteur militaire.
Dans ces conditions, on comprend que certains dirigeants préfèrent conduire insidieusement la population du globe à sa perte.

20. La charge de la preuve

Nous avons, dans ce qui précède, décrit de manière précise les GBU-39. Cette description n’est pas exhaustive ; il se peut qu’elle soit inexacte sur certains points de détail. Mais nous avons aussi et surtout affirmé que les GBU-39 contiennent chacune une masse très importante, égale ou supérieure à 75 kg d’uranium appauvri.

Si nous sommes dans l’erreur sur ce point essentiel, c’est à l’armée israélienne et à l’USAF, désormais, d’en apporter la preuve.

Comme utilisatrice et comme pourvoyeuse, elles doivent nous dire de quel alliage métallique est constitué le corps de bombe. Nous expliquer pourquoi les personnels bien informés (ils ne le sont pas tous, loin s’en faut) le considèrent comme « du métal chaud, très chaud » (« hot, very hot metal ») – en clair : radioactif – et pourquoi ceux qui le manipulent portent une combinaison spéciale. L’USAF doit nous expliquer pourquoi, en Afghanistan où elle utilise également des GBU-39, elle oblige les militaires alliés arrivant sur les lieux d’un bombardement à porter des combinaisons NBC. Les prétextes avancés sont spécieux.

L’Armée de l’Air Israélienne (Israeli Air Force) et l’US Air Force doivent laisser des experts indépendants équipés de compteurs Geiger accéder aux armes elles-mêmes, de préférence sans préavis et dans n’importe quel arsenal pour ne pas avoir le temps de les leurrer, comme les Israéliens surent si bien le faire lorsque le « centre de recherches nucléaires » de Dimona fit, dans les années 60, l’objet d’une unique visite d’inspection américaine : les étages souterrains voués à la production de plutonium militaire furent si bien masqués que les inspecteurs en ignorèrent l’existence.

Israël doit indiquer précisément les lieux où les GBU-39 ont été employées, en faciliter l’accès aux experts et autoriser le prélèvement d’échantillons pour analyse approfondie par des laboratoires indépendants. Aucun « secret industriel », aucun « secret défense » ne saurait être invoqué contre une telle enquête. Tout refus, au contraire, devrait être interprété comme un aveu du crime.

21. Dernière minute, 20 mai 2009 : la preuve est là

En avril 2009, une mission de 4 personnes dont Jean-François Fechino s’est rendue à Gaza sous l’égide de la Commission Arabe des Droits Humains. Les échantillons de terre et de poussières rapportés de Gaza ont ensuite été soumis à l’analyse d’un laboratoire spécialisé. Celui-ci y a trouvé de l’Uranium Appauvri (radioactif, cancérigène, tératogène), du Césium (radioactif, cancérigène) peut-être originaire de Tchernobyl, de la poussière d’amiante (cancérigène), des Composés Organiques Volatils (fines particules dangereuses pour la santé, surtout celle des enfants, des asthmatiques et des vieillards), des phosphates (oxydation du phosphore blanc), du tungstène (cancérigène), du cuivre, de l’alumine (cancérigène), de l’Oxyde de Thorium (ThO2) (radioactif, cancérigène)…

Des résultats détaillés seront transmis aux autorités compétentes et rendus publics dès que possible.

Conclusion : un seul camp, celui de l’humanité

Un génocide est l’extermination d’un groupe humain. Les armes à Uranium Appauvri sont des armes d’extermination. Elles frappent de façon indiscriminée une population entière, jusque dans son patrimoine génétique. Le groupe humain qu’elles frappent est la population qui en respire ou en ingère les retombées. Ce groupe ne se définit pas par ses appartenances politiques, nationales, religieuses ou ethniques, mais par sa situation géographique. Par cette localisation, il devient, pour des raisons physiques et météorologiques, la victime « privilégiée » de l’extermination, bien qu’aucune frontière n’assure à ses voisins qu’ils ne partageront pas son sort tragique à un degré quelconque.

La même remarque vaut pour les victimes des retombées radioactives d’essais ou de catastrophes nucléaires. Tchernobyl est en Ukraine, mais ses victimes sont aussi bien en Russie, au Belarus ou en France.

En ce sens, l’utilisation dans la bande de Gaza d’armes à Uranium appauvri, en particulier des bombes GBU-39, constitue bien, à double titre, un crime contre l’humanité : l’humanité des Gazaouis, l’humanité en général.

Le génocide est assez établi si les responsables civils ou militaires de l’emploi d’armes radioactives connaissaient, avant de les employer, leur caractère attentatoire à la vie, à l’environnement, à la survie et à la dignité des victimes de ces armes – en un mot leur caractère génocidaire. Cette condition suffit à démontrer le mépris dans lequel ils tenaient leurs futures victimes.

Employer des armes radioactives,

c’est donc bien commettre un génocide.

Mais c’est aussi un anthropocide: ce néologisme s’impose pour désigner un nouveau type de crime contre l’humanité, qui détruit les individus en s’attaquant à leur ADN, les familles en s’attaquant à leur descendance, les groupes en s’attaquant à leur génome, et l’espèce, en contaminant sans remède sa niche biologique.

C’est pourquoi l’humanité tout entière, à commencer par le peuple palestinien et le peuple israélien, doit se mobiliser pour dénoncer ce crime, exiger la sanction des coupables et la réparation pour les victimes, et pour prendre toutes les mesures propres à l’empêcher de se reproduire, où que ce soit, en Palestine, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde.

Toutes les armes radioactives, atomiques, thermonucléaires, à l’uranium, quelle que soit leur formule, doivent être interdites et démantelées.

ACDN, le 20 mai 2009

Actualisé le 4 juin 2009

RAPPORT Sur l’utilisation d’armes radioactives dans la Bande de Gaza pendant l’opération « Plomb durci » (27 décembre 2008 – 18 janvier 2009) © Jean-Marie Matagne / ACDN

Mai 2009

Tous droits réservés – All rights reserved

Sauf indication contraire, toutes les traductions de l’anglais en français sont dues à l’auteur du rapport.

Source: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14345

Lien de l’article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6961

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le même type d’armes est utilisé par la FRANCE dans la guerre au MALI.

Si le Ministre de la Défense, M. LE DRIAN, a répondu d’une manière biaisée et mensongère à une sénatrice et à un député, il n’a pas répondu à mes questions précises à travers un document envoyé directement par l’intermédiaire d’un de ses services du Ministère ! (après une longue communication téléphonique entre eux et moi).

La FRANCE UTILISE ces armes et MENT sur son utilisation et sur les pollutions et contaminations induites !…et aucun journaliste n’en parle !

L’OMERTA est toujours TOTALE car les enjeux sont GRAVISSIMES !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

SALON DU BOURGET: LES PETITS VENDEURS D’URANIUM « APPAUVRI » (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie)

Salon du BOURGET:

SALON DU BOURGET: LES PETITS VENDEURS D'URANIUM

(Photo: salon-du-bourget.fr)

Les vendeurs d’uranium « appauvri »

criminels de guerre

Le « Cinquantième salon de l’Espace et de l’Aéronautique », ou Salon du BOURGET, est en plein boum (si l’on peut dire) du 17 au 23 juin 2013.

Un rendez-vous formidable où tous les vendeurs d’armes rivalisent en nouveauté pour charmer le client.

En tout cas, ceux qui s’enrichissent à merveille…mais en toute discrétion…sont ceux qui proposent leurs armes à l’uranium « appauvri » !… »A quoi ?…disait le sieur DASSAULT à un journaliste…ah non, je ne vois pas ce que c’est…non, je ne sais pas »…alors que le bonhomme proposait sur son stand, derrière lui, des munitions flèches à l’uranium « appauvri ».

NEXTER, DASSAULT et tant d’autres se font des « couilles en or » en vendant leurs armes de mort détruisant la santé des populations locales à travers la pollution et la contamination des eaux et des sols…pour des millions d’années !…L’ADN des populations touché, un beau cadeau pour le genre humain.

Ces gentils marchands d’armes devraient mourir à petit feu pour se souvenir de leurs crimes de guerres.

Bien sûr, les politiques des pays concernés (dont la FRANCE) devraient être mis dans le même lot d’individus responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité…comme les BUSH, OBAMA et HOLLANDE.

Car, rappelons-nous que la FRANCE utilise des armes à l’uranium « appauvri » au MALI…et que tout le monde ferme sa gueule.

Honte à vous, politiques de tout bord, honte à vous journalistes complices !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 juin, 2013 |Pas de commentaires »

LE MARATHON DE BOSTON: CETTE CHOSE QUE L’ON APPELLE LE TERRORISME ET LES ETATS-UNIS (Willian BLUM / http://williamblum.org/aer/read/116)

Le Rapport anti-Empire

LE MARATHON DE BOSTON: CETTE CHOSE QUE L'ON APPELLE LE TERRORISME ET LES ETATS-UNIS (Willian BLUM / http://williamblum.org/aer/read/116) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa10

Le Marathon de Boston, cette chose qu’on

appelle le terrorisme, et les Etats-Unis

arton20475-eb455 AFGHANISTAN dans REFLEXIONS PERSONNELLES
William BLUM

Qu’est-ce qui pousse des jeunes hommes, raisonnablement bien éduqués, en bonne santé et beaux, avec une longue vie devant eux, à utiliser des explosifs puissants pour tuer de parfaits inconnus en raison de leurs convictions politiques ?

Je parle des militaires américains, bien sûr, au sol, dans les airs, ou dans un bureau au Nevada en train de télécommander des drones.

Est-ce que les survivants d’attaques américaines en Irak, en Afghanistan, au Yémen, au Pakistan, en Somalie, en Libye et ailleurs, ainsi que leurs proches, ne se posent pas la même question ?

Les survivants et les proches de Boston ont leur réponse – les guerres de l’Amérique en Irak et en Afghanistan.

C’est ce que Dzhokhar Tsarnaev, un des auteurs survivants de l’attentat de Boston a déclaré lors de sa garde à vue, et il n’y a aucune raison d’en douter, ni les dizaines d’autres au cours des deux dernières décennies qui ont mené des attaques terroristes contre des cibles américaines et exprimé leur colère contre la politique étrangère des Etats-Unis. (1) Les deux frères Tsarnaev avaient aussi exprimé de telles opinions avant l’attaque. (2) L’attentat du Marathon a eu lieu quelques jours après une attaque meurtrière américaine en Afghanistan qui a tué 17 civils, dont 12 enfants, un exemple parmi d’innombrables horreurs similaires au cours de ces dernières années. « Oh », dirait un Américain, « mais ce sont des accidents. Ce que les terroristes font est volontaire. Ce sont des meurtres de sang-froid. »

Mais si l’armée américaine décide d’effectuer un bombardement le lundi qui tue plusieurs civils innocents, et que l’armée annonce : « Désolé, c’était un accident. »

Et puis le mardi l’armée effectue un autre bombardement qui tue plusieurs civils innocents , puis elle annonce : « Désolé, c’était un accident. » Et puis le mercredi l’armée américaine effectue un autre bombardement qui tue plusieurs civils innocents, et elle annonce : « Désolé, c’était un accident » … jeudi … vendredi … Combien de temps avant que l’armée américaine perde le droit de dire qu’il s’agit d’un accident ?

Le terrorisme est essentiellement un acte de propagande, pour attirer l’attention sur une cause. Les auteurs des attentats du 11 septembre s’attaquèrent à des symboles célèbres de l’armée et du pouvoir économique américain. Traditionnellement, les auteurs auraient téléphoné auparavant un message à un média local, mais aujourd’hui, dans cette société hautement surveillée, avec des caméras et une surveillance électronique digne d’un roman de science-fiction, il est devenu beaucoup plus difficile de le faire sans être détecté ; trouver un téléphone public est devenu presque impossible.

De ce qui a été rapporté, le frère aîné, Tamerlan, considérait que la politique étrangère américaine était anti-Islam, à l’instar de nombreux musulmans. Je pense que c’est mal interpréter les intentions de Washington. L’empire américain n’est pas contre l’Islam. Il est contre ceux qui constituent un sérieux obstacle aux plans de l’Empire qui visent une domination mondiale.

Les Etats-Unis ont des relations étroites avec l’Arabie Saoudite, la Jordanie et le Qatar, entre autres pays islamiques. Et ces dernières années, les Etats-Unis ont déployé de gros efforts pour renverser les principaux états laïques du Moyen-Orient – Irak, la Libye et la Syrie.

En outre, il est même douteux que Washington soit contre le terrorisme en soi, mais plutôt contre les terroristes qui ne sont pas des alliés de l’empire. Il y a, par exemple, une longue et tristement célèbre historique de tolérance, et souvent de soutien ouvert, à de nombreux terroristes anti-castristes, même lorsque leurs actes terroristes ont été commis sur le sol des États-Unis. Des centaines de terroristes latino-américains anticastristes et autres ont reçu l’asile aux États-Unis au cours des années. Les Etats-Unis ont également fourni un soutien à des terroristes en Afghanistan, au Nicaragua, au Kosovo, en Bosnie, en Iran, en Libye et en Syrie, y compris à des terroristes qui avaient des connexions connues avec al-Qaïda, pour des objectifs politiques plus importants que le combat contre le terrorisme.

En vertu de l’une ou de plusieurs des lois anti-terroristes sévères édictées aux États-Unis au cours des dernières années, le président Obama lui-même pourrait être accusé de graves crimes pour avoir permis aux Etats-Unis de combattre aux côtés de terroristes d’Al Qaeda en Libye et en Syrie et pour avoir financé et équipé ces groupes. D’autres aux Etats-Unis sont en prison pour beaucoup moins que ça.

Un exemple frappant de la façon dont Washington a mis son agenda impérialiste avant toute autre chose: nous pouvons examiner le cas de Gulbuddin Hekmatyar, un seigneur de guerre afghan dont les adeptes se sont fait connaître dans les années 80 en jetant de l’acide au visage des femmes qui refusaient de porter le voile. C’est ainsi que ces types horribles passaient leur temps quand ils ne hurlaient pas « Mort à l’Amérique ». Des fonctionnaires du Département d’Etat et de la CIA ont qualifié Hekmatyar de « effrayant », « cruel », « fasciste », « un véritable dictateur en puissance ». (3) Cela n’a pas empêché le gouvernement des États-Unis de l’inonder d’aide pour lutter contre le gouvernement afghan soutenu par les soviétiques. (4) Hekmatyar est toujours un chef de guerre de premier plan en Afghanistan.

Un exemple similaire est celui de Luis Posada qui a orchestré l’attentat contre un avion cubain en 1976, tuant 73 civils. Il a vécu en homme libre en Floride pendant de nombreuses années.

USA Today a publié il y a quelques mois un article sur un combattant rebelle en Syrie qui a déclaré au journal dans une interview : « La vie après la mort est la seule chose qui compte pour moi, et je ne peux l’atteindre qu’avec la djihad. » (5)

Tamerlan Tsarnaev a peut être choisi d’échanger des tirs avec la police de Boston comme un acte de suicide ; pour mourir en faisant la djihad, bien que des questions demeurent quant aux circonstances exactes de sa mort. En tout cas, je pense qu’il est raisonnable de dire que les autorités voulaient capturer les frères vivants pour pouvoir les interroger.

Il serait très intéressant d’être présent au moment où un djihadiste meurt et découvre, avec un grand choc, qu’il n’y a peut-être pas de vie après la mort. Bien sûr, par définition, il faudrait une vie après la mort pour découvrir qu’il n’y a pas de vie après la mort. Par ailleurs, un non-croyant serait probablement ravi de découvrir qu’il avait tort.

Espérons que les hommes d’Etat éminents, les officiers militaires et les chefs d’entreprises qui possèdent et gouvernent l’Amérique découvrent dans cette vie-ci que pour mettre un terme au terrorisme anti-américain, ils vont devoir apprendre à vivre sans une guerre indéfinie contre le reste du monde . Il n’y a pas d’autre moyen de défense contre deux jeunes fanatiques avec des sacs à dos. Les qualifier simplement de fous ou de mauvais n’en dit pas assez, sinon rien du tout.

Mais cette modification de conscience chez l’élite va être extrêmement difficile, aussi difficile que cela semble être pour les parents des deux garçons d’accepter la culpabilité de leurs fils. Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens, a déclaré après l’attaque de Boston :

« Le projet américain de domination mondiale est condamné à générer toutes sortes de résistances dans le monde post-colonial. À certains égards, les États-Unis ont eu la chance de ne pas connaître des actes de représailles pires que ça… En ce moment, nous devrions nous poser la question, « Combien de canaris devront-ils mourir avant que nous nous éveillons de notre rêve géopolitique de domination mondiale ? » » (6)

Des fonctionnaires du Canada et de la Grande-Bretagne ainsi que l’ambassadeur américain à l’ONU, Susan Rice, ont demandé que Falk soit démis de ses fonctions. (7)

Le discours du président Kennedy, il y a un demi-siècle

jfk-university-1963-ea1ac AL QAIDA

Je ne sais pas combien de fois, au cours des 50 années qui se sont écoulées depuis le très acclamé discours du président John F. Kennedy en 1963 à l’American University à Washington, DC (8), j’ai entendu ou lu que s’il avait survécu, il aurait mis une fin rapide à la guerre au Vietnam, épargnant ainsi à ce pays dix années terribles de plus, et que la guerre froide aurait pu se terminer 25 ans plus tôt. Avec le 50e anniversaire qui s’annonce pour le 13 Juin 2013, on peut s’attendre à entendre encore des choses dans la même veine, je voudrais donc en profiter pour sauter le pas et offrir une opinion divergente.

Kennedy a déclaré:

 « Réexaminons notre attitude à l’égard de l’Union Soviétique. Il est décourageant de penser que leurs dirigeants peuvent réellement croire ce que leurs propagandistes écrivent. Il est décourageant de lire un texte soviétique récent faisant autorité sur la stratégie militaire et de trouver, page après page, des allégations totalement infondées et incroyables telle que l’allégation selon laquelle « les cercles impérialistes américains se préparent à déclencher différents types de guerre … qu’il existe une très réelle menace qu’une guerre préventive soit déclenchée par l’impérialisme américain contre l’Union Soviétique » … [et que] les objectifs politiques – et je cite – « des impérialistes américains sont d’asservir économiquement et politiquement les pays capitalistes européens et autres … [et de] parvenir à la domination mondiale … au moyen d’une guerre d’agression ».

Il est en effet amusant qu’un président américain puisse formuler une pensée telle que:

« Il est décourageant de penser que leurs dirigeants peuvent réellement croire ce que leurs propagandistes écrivent ». C’est ce que les radicaux du monde entier se disent à propos de leurs propres dirigeants, aux États- Unis comme ailleurs. Par exemple, « des allégations incroyables telles que l’allégation selon laquelle « les cercles impérialistes américains se préparent à déclencher différents types de guerre. » »

Au cours du mandat de Kennedy, les Etats-Unis ont déclenché de nombreux types de guerre, depuis des tentatives pour renverser des gouvernements et réprimer les mouvements politiques jusqu’à des tentatives d’assassinat contre les dirigeants, et même des interventions militaires – une ou plusieurs de ces options ont été appliquées au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Guyane britannique, en Irak, au Congo, à Haïti, au Brésil, en République dominicaine, et à Cuba. Tout cela en plus des activités de subversion habituelles et routinières de la CIA dans le monde entier. Kennedy croyait-il vraiment que les affirmations soviétiques étaient « incroyables » ?

Et est-ce qu’il doutait vraiment que la force motrice de la politique étrangère américaine était la « domination du monde » ? Sinon, comment expliquer toutes les interventions mentionnées ci-dessus (et qui n’ont jamais cessé au cours du 21ème siècle) ? Si le président estimait que les Russes racontaient des bêtises lorsqu’ils accusaient les Etats-Unis de chercher à dominer le monde, alors pourquoi n’a-t-il pas désavoué les mises en garde incessantes du gouvernement et des médias américains contre une « conspiration communiste internationale » ? Ou au moins donné une définition rigoureuse du terme et présenté des preuves concrètes de son existence.

Autre citation:

« Nos forces militaires sont attachées à la paix et disciplinées pour faire preuve de retenue. » No comment.

« Nous ne voulons pas imposer notre système à ceux qui n’en veulent pas. »

A l’exception, bien sûr, de ceux qui sont assez bêtes pour vouloir une alternative socialiste. Demandez à ceux du Vietnam, du Laos, du Cambodge, de la Guyane britannique et de Cuba, pour ne mentionner que quelques-uns de l’époque de Kennedy.

« Dans le même temps, nous cherchons à maintenir la paix dans le monde non-communiste, où de nombreuses nations, tous nos amis … »

Les présidents américains parlent de « nos amis » depuis de nombreuses années. Ce qu’ils veulent tous dire, mais ne disent jamais, c’est que « nos amis » désigne les chefs d’État et de sociétés que nous maintenons au pouvoir par tous les moyens nécessaires – les dictateurs, les rois, les oligarques, les tortionnaires – pas les masses de la population, en particulier celles qui ont une certaine éducation.

« Nos efforts en Nouvelle-Guinée occidentale, au Congo, au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, ont été persévérants et patients en dépit des critiques des deux côtés. »

Persistants, oui. Patients, souvent. Mais moral, en faveur des Droits de l’Homme, de la démocratie, des libertés civiles, de l’autodétermination, de la non-servilité à l’égard d’Israël …? Comme exemple flagrant, l’assassinat de Patrice Lumumba, au Congo, qui représentait peut-être le dernier espoir d’une vie décente pour les habitants de cette terre douloureusement opprimée. Un assassinat planifié par la CIA sous Eisenhower, mais exécuté sous Kennedy.

« La volonté communiste d’imposer leur système politique et économique aux autres est la principale cause de tensions dans le monde aujourd’hui. Car il ne fait aucun doute que, si toutes les nations pouvaient s’abstenir de s’ingérer dans les affaires intérieures des autres, la paix serait beaucoup plus stable » .

Pour ce morceau d’hypocrisie, voir tout ce qui précède. Ainsi donc, si aucune nation ne s’immisce dans les affaires d’un autre pays, il n’y aurait plus de guerres. Brillant. Si tout le monde était riche, il n’y aurait plus de pauvres. Si tout le monde apprenait à lire, il n’y aurait plus d’analphabètes.

« Comme le monde entier le sait, les Etats-Unis ne déclencheront jamais une guerre. »

Alors … le Vietnam, le Laos, le Cambodge, Cuba, et des dizaines d’autres pays, puis, plus tard, et maintenant, jusqu’à la Libye en 2012 … ils ont tous envahi les Etats-Unis en premier ? Remarquable.

Et ça, c’était l’homme qui était censé mettre fin à la guerre au Vietnam peu après sa réélection ? Que Dieu nous vienne en aide.

L’héritage de Bush

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Il ne s’agit pas de ridiculiser George W. Bush. C’est trop facile, et je l’ai fait plusieurs fois. Non, c’est pour contrer la tendance actuelle à réhabiliter l’homme et son spectacle d’horreur irakien, qui coïncide en partie avec l’ouverture de sa bibliothèque présidentielle au Texas. Lors de la cérémonie d’inauguration, le président Obama a parlé de « la compassion et la générosité » de Bush et a déclaré que : « C’est un homme bon. » Il n’a pas prononcé le mot « Irak ». Le plus proche fut lorsqu’il dit « Alors que nous, Américains, pouvons parfois être en désaccord sur certaines questions de politique étrangère, nous partageons tous un profond respect et une vénération pour les hommes et les femmes de nos forces armées et leurs familles. » (9) La morale peut-elle être aussi flexible que ça ? Même pour un homme politique ? Obama aurait mieux fait de se faire porter malade.

Au cours de l’audition du 31 janvier 2013 devant le Congrès sur la nomination de Chuck Hagel au poste de Secrétaire à la Défense, le sénateur John McCain l’a attaqué en lui reprochant sa critique de la guerre en Irak :

« La question est celle-ci, aviez-vous raison ou aviez-vous tort ? » a demandé McCain, en harcelant Hagel sur son opposition à la décision de Bush d’envoyer 20.000 soldats supplémentaires en Irak lors de la soi-disant « offensive ».

« Je ne vais pas vous répondre par oui ou par non. Je pense que c’est beaucoup plus compliqué que ça », a répondu Hagel. Il a dit qu’il attendrait le « jugement de l’histoire. »

En fixant Hagel du regard, McCain a conclu l’échange avec une réplique amère : «  Je pense que l’histoire a déjà rendu un jugement sur l’offensive, monsieur, et vous êtes dans le mauvais camp. » (10)

Avant que l’histoire révisionniste sur l’offensive soit gravée dans le marbre, permettez-moi de répéter une partie de ce que j’ai écrit dans ce rapport à l’époque, en Décembre 2007:

La Maison Blanche a décidé que la progression américaine est mesurée par une diminution de la violence – un holocauste quotidien a été réduit à plusieurs catastrophes quotidiennes. Et qui tient les comptes ? Eh bien, les mêmes braves gens qui nous ont régulièrement abreuvé de mensonges ces cinq dernières années sur le nombre de morts irakiens, en ignorant complètement les études épidémiologiques. Une analyse récente effectué par le Washington Post a plus ou moins démoli la version de la Maison Blanche. L’article commence ainsi : « L’affirmation de l’armée américaine que la violence a fortement diminué en Irak ces derniers mois a été examiné de près par de nombreux experts, au sein et en dehors du gouvernement, qui soutiennent que certaines statistiques sont discutables et ignorent de manière sélective les tendances négatives. »

Dans la mesure où il peut y avoir eu une réduction de la violence, nous devons aussi garder à l’esprit que, grâce à cette belle petite guerre, il y a plusieurs millions d’Irakiens qui sont soit morts, soit blessés, soit en exil à l’étranger, ou dans des prisons américaines et irakiennes surpeuplées. Le nombre de victimes et de tueurs potentiels a donc été considérablement réduit. En outre, un vaste nettoyage ethnique a eu lieu en Irak (un autre bon indicateur de progrès, n’est pas ? – nicht wahr ?) – Sunnites et Chiites vivent désormais dans leurs enclaves respectives, alors fini les communautés mixtes abjectes et leurs mariages mixtes impies. La violence de type confessionnel a donc également baissé. En plus de tout cela, les soldats américains s’aventurent beaucoup moins souvent à l’extérieur (de peur de certaines choses comme … eh bien, de mourir), de sorte que la violence contre nos braves gars est également en baisse.

Un des signes de la diminution de la violence en Irak, l’administration voudrait nous faire croire, est le nombre de familles irakiennes qui reviennent de Syrie, où elles avaient fui pour échapper à la violence. Cependant, le New York Times a indiqué que « Sous la pression intense de montrer des résultats après des mois d’impasse politique, le gouvernement [irakien] a continué de publier des chiffres qui exagèrent le mouvement de retour vers l’Irak », et d’exagérer aussi « la confiance des Irakiens quant au maintien de l’accalmie. » Il s’avère que les chiffres prenaient en compte tous les Irakiens qui traversaient la frontière, pour une raison ou pour une autre. Une enquête des Nations Unies a révélé que 46 pour cent abandonnaient la Syrie parce qu’ils n’avaient plus les moyens d’y vivre ; 25 pour cent ont dit qu’ils ont été victimes d’une politique de visas plus stricte de la part de la Syrie ; et seulement 14 pour cent ont dit qu’ils rentraient parce qu’ils avaient entendu parler de l’amélioration de la sécurité.

Combien de temps avant que nos téléviseurs ne diffusent des clips pour des vacances à destination de « Irak, l’exotique  » ? « Les magnifiques plages de Bagdad vous attendent ». Il suffit d’enjamber les cadavres. En effet, le Département d’Etat a récemment diffusé un offre d’emploi pour un poste à Bagdad d’un expert en « développement des affaires et du tourisme » avec « un accent particulier sur le tourisme et les services connexes. » (11)

Un autre argument soulevé encore récemment pour défendre l’héritage de George W. est que « Il a préservé notre sécurité ». Hum … J’aurais pourtant juré qu’il était à la Maison Blanche le 11 Septembre 2001 … Ce que ses partisans veulent dire, c’est que la guerre de Bush contre le terrorisme a été un succès parce qu’il n’y a pas eu d’autre attaque terroriste aux Etats-Unis après le 11 Septembre, sous son mandat. Comme si tuer des Américains est acceptable pourvu que ce soit à l’étranger. Suite à la frappe américano-Bush de l’Afghanistan en Octobre 2001, il y avait littéralement des dizaines d’attaques terroristes – certaines très importantes – contre les institutions américaines au Moyen-Orient, en Asie du Sud et dans le Pacifique : militaires, civils, chrétiens et autres objectifs liés aux États-Unis.

Même l’affirmation selon laquelle la guerre contre le terrorisme a apporté la sécurité aux Américains chez eux est discutable. Il n’y a eu aucune attaque terroriste aux Etats-Unis au cours des 6 années et demi qui ont précédé celle de septembre 2001 ; pas depuis l’attentat contre le bâtiment fédéral à Oklahoma City en avril 1995. Il apparaît donc que l’absence d’attentat terroriste aux États-Unis est la norme.

William BLUM

http://williamblum.org/aer/read/116

Traduction « oui, mais Kennedy était beau gosse, et ça, ça compte non ? » par VD pour le Grand Soir 

1. William Blum, Rogue State : A Guide to the World’s Only Superpower, chapters 1 and 2, for cases up to about 2003 ; later similar cases are numerous ; e.g., Glenn Greenwald, “They Hate US for our Occupations”, Salon, October 12, 2010

2. Huffington Post, April 20, 2013 ; Washington Post, April 21

3. Tim Weiner, Blank Check : The Pentagon’s Black Budget (1990), p.149-50.

4. William Blum, Killing Hope : U.S. Military and CIA Interventions Since World War II

5. USA Today, December 3, 2012

6. ForeignPolicyJournal.com, April 21, 2013

7. The Telegraph (London), April 25, 2013 ; Politico.com, April 24

8. Full text of speech

9. Remarks by President Obama at Dedication of the George W. Bush Presidential Library

10. Los Angeles Times, February 1, 2013

11. Anti-Empire Report, #52, December 11, 2007

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

SYRIE: L’ONU VA ENQUÊTER SUR L’EVENTUEL EMPLOI D’ARMES CHIMIQUES…ET QUE FONT LES ETATS COMME LA FRANCE LORSQU’ILS UTILISENT LES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » ? ( ats / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Syrie:

SYRIE: L'ONU VA ENQUÊTER SUR L'EVENTUEL EMPLOI D'ARMES CHIMIQUES...ET QUE FONT LES ETATS COMME LA FRANCE LORSQU'ILS UTILISENT LES ARMES A L'URANIUM

l’ONU va enquêter sur l’éventuel emploi

d’armes chimiques

Les Nations Unies vont enquêter à la demande des autorités syriennes sur des soupçons d’utilisation d’armes chimiques dans la ville de Khan al Assal, près d’Alep, a annoncé jeudi 21 mars 2013 Ban Ki-moon. Cette enquête sera lancée « dès que possible en pratique », a déclaré le diplomate sud-coréen.

M. Ban a réaffirmé que l’emploi d’armes chimiques par l’un ou l’autre camp en Syrie, quelles que soient les circonstances, serait « un crime monstrueux » ainsi qu’un « crime contre l’humanité ». Il a estimé que « la pleine coopération de toutes les parties sera essentielle » pour l’enquête, y compris un « accès sans entrave » au territoire syrien.

Le secrétaire général de l’ONU a précisé que la mission d’enquête serait préparée par ses services en coopération avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC). Les préparatifs porteront sur le « mandat global » de la mission, sa composition et les conditions de sécurité.

Le gouvernement syrien et l’opposition armée s’accusent mutuellement d’avoir employé des armes chimiques dans les régions d’Alep (nord) et de Damas. Le gouvernement syrien a déposé mercredi 20 mars 2013 une requête officielle pour une enquête de l’ONU. Paris, Londres et Washington ont annoncé mercredi leur intention de demander aussi une enquête de l’ONU qui porterait sur « toutes les allégations » d’emploi d’armes chimiques en Syrie, venant des deux camps.

Ligne rouge

La Russie a quant à elle soutenu la demande formulée par le régime de Damas d’une enquête sur la seule attaque de Khan al-Assal, près d’Alep, survenue mardi. Vingt-six personnes sont mortes dans l’incident et des rescapés ont dit souffrir de problèmes respiratoires et sentir une forte odeur de chlore après le tir.

Des diplomates occidentaux restent prudents sur la véracité des accusations lancées de part et d’autre. L’utilisation à très faibles doses de substances chimiques toxiques par le régime, qui dispose de stocks de divers gaz comme le sarin, est possible « dans le cadre d’une stratégie de la terreur », explique l’un d’eux, mais Bachar al-Assad n’est pas assez aux abois pour « faire n’importe quoi ».

Les Occidentaux ont à plusieurs reprises affirmé que l’entrée en jeu des armes chimiques dans le conflit syrien était une ligne rouge, mais sans jamais préciser ce qu’il en coûterait aux coupables ni confirmer que ces armes ont bien été employées.

ats

COMMENTAIRE:

syrie-2 ADN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

 QUE FONT LES ETATS COMME

LES ETATS-UNIS OU LA FRANCE

LORSQU’ILS UTILISENT

LES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » ?

Constater que l’ONU s’insurge contre les éventuelles actions du régime Syrien ou d’opposants au régime serait assez risible si le sujet n’était pas aussi grave !

Que font tous les Etats, sous couvert de l’ONU, de l’OTAN, de l’AIEA, de l’OMS, lorsqu’ils utilisent des armes à l’uranium « appauvri » ?

Les armes à l’uranium « appauvri » sont à la fois CHIMIQUES ET RADIOACTIVES…ce qui est pire dans ce domaine de l’horreur !

Ces armes CONDAMNENT les générations actuelles ET futures parce qu’elles induisent une morbidité et une mortalité très importantes. Ces armes atteignent l’ADN des individus donc pour l’éternité !

Que font tous les organismes internationaux pour condamner cela ?…RIEN !

PIRE: 

Ils considèrent que ce sont des armes « normales » si l’on peut dire…alors qu’il y a une violation des règles Internationales de Radioprotection.

Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales !

L’utilisation de telles armes est un CRIME CONTRE L’HUMANITE.

OBAMA, HOLLANDE et compagnie feraient bien de balayer devant leur porte avant de critiquer les autres car ce sont les premiers fossoyeurs de l’Humanité !                            

Obama Warns Syria

Against Using Chemical Weapons

President Barack Obama warned Syria on Monday that the use of chemical weapons would be « totally unacceptable. » U.S. officials said intelligence had detected Syrian movement of chemical weapons components in recent days.

 

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 mars, 2013 |Pas de commentaires »

LA NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE ETASUNIENNE (Belhaouari BENKHEDDA / http://www.lequotidien-oran.com)

La nouvelle politique étrangère étasunienne

LA NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE ETASUNIENNE (Belhaouari BENKHEDDA / http://www.lequotidien-oran.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES 478px-uss_nassau_harriers

(Belhaouari Benkhedda)

Lors d’une récente conférence en Pologne, le stratège étatsunien Zbigniew Brzezinski a déclaré ceci : « Le déplacement actuel du centre de gravité du pouvoir politique mondial de l’Ouest vers l’Est, accentué par l’émergence de la Chine et de l’Asie plus généralement, annonce le début d’une distribution nouvelle et plus complexe du pouvoir mondial. »

Zbigniew Brzezinski n’est pas n’importe quel analyste. De 1977 à 1981, il a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter. Il est connu pour avoir recruté Ben Laden et planifié la guerre d’Afghanistan contre l’URSS. Zbigniew Brzezinski est surtout connu pour avoir créé, en 1973 avec David Rockefeller, le très puissante think tank la Trilatérale qui s’est fixé comme objectif la construction d’une coopération politique et économique entre les trois zones clés du monde : l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et l’Asie pacifique. L’ancien conseiller de Jimmy Carter a également été le conseiller de Barack Obama lors de la campagne présidentielle de 2008. Notons qu’après son élection, Barack Obama a nommé une dizaine de hauts fonctionnaires issus de la Trilatérale.

LES PRINCIPES DE LA POLITIQUE ETRANGERE ÉTASUNIENNE

Il y a une quinzaine d’années, Zbigniew Brzezinski parlait sur un autre ton. Dans son livre Le Grand Échiquier(1997), le cofondateur de la Trilatérale écrivait :

« Il est impératif qu’aucune puissance eurasienne concurrente capable de dominer l’Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester l’Amérique (…) Deux étapes fondamentales sont donc nécessaires.

Premièrement, identifier les États géopolitiquement dynamiques qui ont le potentiel de créer un basculement important en terme de distribution internationale du pouvoir, et de décrypter les objectifs poursuivis par leurs élites politiques, et les conséquences éventuelles.

Deuxièmement, mettre en œuvre des politiques US pour les compenser, coopter, et/ou contrôler. » Pourquoi Zbigniew Brzezinski a-t-il changé de ton dernièrement ?

En réalité, beaucoup de choses ont changé sur l’échiquier politique mondial. Les échanges économiques et militaires entre la Russie et la Chine ne cessent de se multiplier. En 2012, le groupe des BRICS, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, a annoncé son projet de banque Sud-Sud. Si les pays du Brics n’utilisent plus le dollar américain, ce sera la fin du système monétaire international actuel. Il faut savoir que les pays du BRICS représentent 40 % de la population mondiale et réalisent un quart du PIB planétaire. Par ailleurs, Moscou et Pékin renforcent de plus en plus leur coopération en matière de sécurité. L’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée en 2001, regroupant six pays membres (Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan Ouzbékistan) et quatre pays observateurs (Iran, Inde, Pakistan, Mongolie), reste une force politico-militaire non négligeable. Les pays membres de l’OCS effectuent des manœuvres militaires conjointes de manière régulière.

Mais la montée en puissance de la Russie et de la Chine a-t-elle vraiment poussé Zbigniew Brzezinski et ses congénères à faire des concessions ? Les États Unis ont-ils changé de politique étrangère ?

En fait, la politique étrangère étasunienne a des principes immuables. Elle repose sur le principe de l’explorateur britannique Walter Raleigh (1552-1618) :

« Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce du monde tient la richesse du monde ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même. »

En 1919, l’un des adeptes de l’école de la maîtrise des mers, le géographe anglais John Mackinder a établi une théorie selon laquelle le monde peut être partagé en trois espaces :

1) Le « Heartland », une zone qui comprend l’Europe de l’Est et la Russie, considérée comme le centre du monde.

2) Le « Rimland » (croissant intérieur), région composée de l’Europe de l’Ouest, du Proche et Moyen-Orient, et de l’Extrême-Orient.

3) « The Off-Shore Continents » (croissant extérieur) ou reste du monde, composé de la Grande-Bretagne, Japon, Australie, Amériques du Sud et du Nord, Afrique. (Voir l’encyclopédie Wikipedia).

Selon John Mackinder, la domination du monde passe obligatoirement par la domination de la zone pivot, le Heartland. Le géographe anglais voulait empêcher la Russie, qui possédait des ressources naturelles importantes et des infrastructures développées, de dominer le continent eurasien et d’accéder à l’ensemble des mers et des terres de la planète.

La théorie de John Mackinder a été développée par son disciple l’Américain Nicholas Spykman. Ce dernier considère que la zone pivot est le Rimland (région intermédiaire entre le Heartland et les mers riveraines). Les rapports de force entre la puissance continentale et la puissance maritime se jouent donc dans cette zone du Rimland. Il faut, par conséquent, à tout prix éviter l’union du Rimland et du Heartland.

Pour Nicholas Spykman : « Celui qui domine le Rimland domine l’Eurasie ; celui qui domine l’Eurasie tient le destin du monde entre ses mains. » (Voir Les Cahiers du RMES « Réseau Multidisciplinaire d’Etudes Stratégiques », volume IV, numéro 1, 2007).

Afin de garantir l’hégémonie des États-Unis sur Eurasie, les Américains ont établi une stratégie à plusieurs axes. L’éclatement de l’Union Soviétique a été provoqué afin d’affaiblir de manière irrémédiable la Russie. Après avoir divisé la Yougoslavie, envahi l’Afghanistan et détruit l’Irak, une opposition sunnite-chiite a été montée en toute pièce pour isoler l’Iran. Ensuite, le Printemps Arabe a été déclenché.

La jeunesse arabe, révoltée contre les tyrans, a été exploitée. L’Empire espérait engendrer un effet domino afin de neutraliser la Syrie et l’Algérie, les derniers pays méditerranéens qui réfutaient le système mondial unipolaire. Sans aucun répit, l’empire américain continue de faire main basse sur les ressources naturelles dont la Chine a tellement besoin. Toutefois, l’axe anti-USA Russie-Iran-Chine est devenu très fort. Les États-Unis en sont tout à fait conscients. C’est pourquoi ils ont décidé une nouvelle politique étrangère. Pour l’administration américaine, il s’agit d’une part de maintenir l’Union Européenne dans son état d’inféodation et d’autre part de neutraliser la Russie et la Chine en adoptant le soft power qui consiste à faire recours aux guerres par pays interposés, aux services secrets, aux ONG et aux multinationales. L’administration étatsunienne renonce pour le moment à la domination totale du continent eurasiatique et se concentre sur l’Europe occidentale.

LE BLOC TRANSATLANTIQUE

Les États-Unis s’apprêtent à construire un bloc transatlantique qui réunit les pays de l’Amérique du Nord et l’Union Européenne. Le projet d’un vaste bloc transatlantique dominé par les États-Unis ne date pas d’aujourd’hui.

En 1997, Zbigniew Brzezinski écrivait : « Pour l’Amérique, les enjeux géostratégiques sur le continent eurasien sont énormes. Plus précieuse encore que la relation avec l’archipel japonais, l’Alliance Atlantique lui permet d’exercer une influence politique et d’avoir un poids militaire directement sur le continent. Au point où nous en sommes des relations américano-européennes, les nations européennes alliées dépendent des États-Unis pour leur sécurité. Si l’Europe s’élargissait, cela accroîtrait automatiquement l’influence directe des États-Unis. A l’inverse, si les liens transatlantiques se distendaient, c’en serait finit de la primauté de l’Amérique en Eurasie. »

La plupart des macroéconomistes estiment que le bloc transatlantique représente environ un tiers du volume des échanges commerciaux internationaux. L’émergence de ce bloc de 800 millions de consommateurs permettra aux Étatsuniens de contrer la concurrence chinoise et russe, mais aussi d’établir un nouveau système monétaire international en leur faveur. D’après le professeur le Pierre Hillard, auteur du livre La marche irrésistible du nouvel ordre mondial (2007), l’instauration d’un marché transatlantique sans entraves est en train de s’accélérer. Elle pourrait devenir une réalité dès la mi-2014.

Les États-Unis sont donc à deux doigts de devenir la plus grande puissance de l’histoire. Apparemment, ils sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Mais l’axe Russie-Iran-Chine n’a pas encore dit son dernier mot. L’histoire est loin d’être terminée.

Belhaouari BENKHEDDA 

http://www.lequotidien-oran.com

* Universitaire

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mars, 2013 |Pas de commentaires »

USA: LE VEAU D’OR EN RAQUETTES ASSERMENTEES (Gaëtan PELLETIER / la vidure / legrandsoir.info)

U.S.A. :

USA: LE VEAU D'OR EN RAQUETTES ASSERMENTEES (Gaëtan PELLETIER / la vidure / legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES sourire-600x400

Le veau d’or en raquettes assermentées

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Gaëtan PELLETIER

« Personne n’a plus intérêt à un monde en paix que le pays le plus puissant » - Barack Obama

Citant le texte de la déclaration d’indépendance face à plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées devant le Capitole, le 44e président américain a affirmé à ses compatriotes : « Notre voyage ne sera pas terminé » tant que ces questions ne seront pas réglées. « Maintenant, plus encore que jamais, nous devons faire tout cela ensemble, comme un seul pays et un seul peuple », a-t-il lancé sous les acclamations de la foule. Le monde

Il y a des animaux qui se fondent dans la nature, au point où on ne les voit pas…

Il doit exister, ou il faudrait l’inventer, une loi de la gravité qui stipule que plus la cérémonie est féérique et gonflée comme les muscles d’Arnold – jadis -, plus il y’a des anguilles qui s’agitent sous roche.

Dommage que l’on ait pu créer et entretenir un monde où la jeunesse s’est fait Alzheimerisée au grand total par des systèmes « d’éducations » dans lesquels l’étudiant est une marchandise à vendre à l’État. Si la vie n’était pas une série d’échecs et d’expériences, nous ne pourrions rien apprendre de nos erreurs. C’est comme ça, qu’à la « fin », on devient un peu plus savants et sage. C’est une loi qui égale celle de la gravité… On tombe de haut, alors que jeune, on pensait voler…

Mais…

Voilà le mais… L’Histoire, et ses tricotés du grandiose, a fait en sorte que se perpétue cette saleté d’ignorance. Car l’ignorance, c’est l’oubli. Ne pas trop se gaufrer de savoirs comme le Big Mac ou le poulet « triché » à la Kentucky… On meure tous d’une indigestion de la vie… Alors, pour les amateurs de « règne de mille ans », comme je le disais, il faudrait des psys pour les peuples. Le gras et le sel servent d’appât pour les amateurs de fast food. C’est une partie du cerveau qui, jadis, avait besoin de faire des réserves pour survivre. Mais de quoi donc se nourrissent les peuples ?

De cette délectation enrobée d’une couche de « dieux »… Le veau d’or ? Ça ne vous dit rien ?

Le symbole de l’idolâtrie…

« Pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug du Pharaon, pressèrent Aaron de leur construire une idole d’or, en fondant les bracelets et colliers qu’ils avaient réussi à prendre avec eux. Il construisit un veau d’or qu’ils adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. »

Nous vivons maintenant dans un monde dans lequel nous nous fondons tous pour satisfaire l’appétit des dieux qui passent et repassent dans l’Histoire. À la queue leu leu…

À la queue leu leu.. (Vieilli) Jeu d’enfants [1] [2], ainsi appelé parce qu’à ce jeu on marche à la suite les uns des autres, comme marchent les loups, qu’on appelait autrefois leux dans certaines régions du nord de la France.

Qui donc peut « croire » aux vertus de ce nazisme rose ?

Obama discours

Des mots, des signes, des croyants…

Face au président de la Cour Suprême, John Roberts, Barack Obama a ensuite levé la main droite et posé la gauche sur deux Bibles, tenues par son épouse Michelle : celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union et émancipateur des esclaves, et celle de Martin Luther King dont, coïncidence, la mémoire est honorée lundi aux Etats-Unis. Le monde

Deux bibles ?

Pourquoi pas quatre ? Pourquoi pas dix ?

L’authenticité et l’ouverture sur le reste de la planète, de la simplicité et de la beauté de l’unicité de chaque être humain ne fait pas partie du « plan » des États-Unis. Les États-Unis ont un « plan » pour le monde…

Tous les mots, toutes les bibles, toutes les religions n’amélioreront en rien ce monde si nous ne pratiquons pas ce que nous lisons et si nous n’avons pas un esprit critique sur les veaux qui nous mènent à l’abattoir.

Billy Pèlerin avait le pouvoir de voyager dans le temps et de mener plusieurs existences à la fois. Il se trouvait, dans une bulle de verre, sur la planète Tralfamadore auprès de la belle Montana Patachon. Mais il est, en même temps, en février 1945, au fond d’un abattoir de Dresde sous le plus terrible bombardement aérien de la Seconde Guerre Mondiale. Pendant que les savants de Tralfamadore observaient son accouplement avec Montana, Billy se trouvait également dans son magasin d’optique d’une petite ville des États-Unis et, toujours au même instant, dans une colonne de prisonniers américains en Allemagne. Le futur de Billy Pèlerin faisait partie de son passé et il lui restait encore à vivre les événements dont il gardait déjà le souvenir. Abattoir 5, ou la croisade des enfants

De la science fiction…

Qui nous apprend une chose : si nous ne savons pas voyager dans le temps de par nos connaissances, notre savoir, notre attention, nous allons faire en sorte que se reproduisent les veaux d’or.

On s’arrachera la peau comme des grands brûlés…

À queue l’eau l’eau… Pour s’éteindre quand il sera trop tard.

Depuis la mort de « Dieu », il n’y a plus personne de méchant : il n’y a que des grandes causes qui, elles, persistent.

Nous sommes tous des dommages collatéraux d’une guerre de croyants et de fanatiques, nourris par une sorte de nourriture hypocrite intraveineuse, ou intra-cervicale.

Peu importe… Nous vivons le résultat.

L’autruche a un gros derrière mais la tête dans le sable…

Cultivons nos gros derrières. On est dans le sable. Mais on est beaux à en pleurer. Sang et eau pour Wall-Street et les Compagnies à numéros.

Vous valez plus que ça… C’est juste qu’on vous a fait croire que vous ne valez rien sans l’État-Dieu et son veau brûlé que vous élisez.

Vous avez échangé votre être pour un autre « monté pièce par pièce », irréel, en imagerie concoctée savamment (sic).

Jésus a multiplié les poissons et le vin… Aux noces de Cana.Da.

Donnez votre vieillesse à l’État, vos reins, votre sueur, votre bravoure, vos nerfs, votre tranquillité, votre bonheur.

Les cordes de l’État, c’est l’argent. Il a les moyens de se sculpter un Pinocchio qui parle.

Ou une bonne raquette…

La raquette à neige, appelée plus communément raquette, est un instrument qui permet de marcher sur des couches épaisses de neige molle.

C’est comme un amas de moutons, mais congelés…

Gaëtan PELLETIER

La Vidure

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http://www.legrandsoir.info/u-s-a-le-veau-d-or-en-raquettes-assermentees.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

I HAVE A DREAM…I HAVE A DRONE (legrandsoir.info)

I have a dream…I have a drone

I HAVE A DREAM...I HAVE A DRONE (legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES dreamdrone350-ec004

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
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