LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr)

La décroissance,

préalable à toute intervention écologique ?

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES suicide_de_la_terre-fea0a

(Metamag.fr)

Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre « Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain ». Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré.

Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?
AV : Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

PNG - 148 ko

HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?
AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.
AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?
C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction ?
AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.
http://www.metamag.fr/metamag-1163-La-decroissance-Prealable…

URL de cet article 19352
http://www.legrandsoir.info/la-decroissance-prealable-a-toute-intervention-ecologique.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 février, 2013 |Pas de commentaires »

PANG FEAT. MONKEYMIX: « LES POTES A JE ». SUPERBE VIDEO DE RAP…BELGE!

PANG feat. MonkeyMix

« Les potes à Jé »

PANG FEAT. MONKEYMIX:

Voici le très réussi rap des potagers urbains (clip vidéo)

Ils ont osé : un groupe a enregistré un rap et tourné un clip vidéo sur le thème des potagers urbains à Bruxelles, lesquels sont de plus en plus nombreux dans les quartiers. Le nom du morceau, « les Potes à Jé » interprété par Pang feat. MonkeyMix.

ll n’y a rien à dire : outre le message durable positif, le ton reste humoristique et la mélodie rentre très rapidement dans la tête. Un projet plus que réussi.

Image de prévisualisation YouTube

Pour BX – BRUXELLES
Pour BX – BRUXELLES

Ici c’est chacun sa parcelle, on ramasse l’oseille
Alors retiens ce conseil, ici t’es pas à Marseille.

BXL – Ouais c’est Bruxelles
BXL – Ouais c’est Bruxelles

Avec nos potes âgés on inonde les marchés
Viens accompagné car on va te faire planter.

On te plante des choux, est-ce que ça te dit ?
Joe, fais pas le mou, ou ce sera les radis.

Dans mon hood on pratique la permaculture :
Une tech de ouf inspirée de la nature.

Insulte pas la Terre, Mec c’est ma mère
Observe la bien, jamais plus t’auras faim.

La paillle et la forêt ont été mises dans le coup
Les fourmis et les abeilles ont toutes rejoint notre crew.

La seule limite à ta production
Mec non c’est pas le site c’est ton imagination.

Fais donc les liens, les interconnections
Et tu verras tout vient, et cela à profusion.

Pas de pesticides ni engrais chimiques, non
Pas de tracteur ici on a des bourriques.

Si tu fais ta bête et ton petit marrant
Ici tu pousses des bettes et des potimarrons YO.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

TSP, mais ça c’est quoi ? Mais boy je sais pas j’ai jamais entendu parler de ça.
TSP, mais ça c’est quoi ? Attends je vais t’expliquer le mode d’emploi.

TSP c’est le Toilette Sèche Powa,
On chie plus dans l’eau potable mais dans la sciure de bois.
TSP c’est le Toilette Sèche Powa,
On a fait le choix de plus gaspiller d’aqua.
Etape 1, t’arrêtes les couches et tu passes au pot.
Etape 2, tu montes sur le trône, c déjà bien haut.
Etape 3, tu t’essuies tout seul tu tires la chasse d’eau.
Etape 4, t’arrêtes la chasse et t’adoptes le seau.

Le caca dans l’eau c’est fini,
Le plouf ! c’est fini
Les fesses mouillées c’est fini,
Les Africains aiment ça aussi.
En Asie, on l’a choisi.
Au Maroc tout le monde dit oui.
A la campagne ou à Paris tout le monde l’apprécie.

Si t’es dans ce ca ca ca ca ca,
Alors rejoins le toilette sèche powa.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

Et Yo Pang dans ta gueule, oui on s’est recyclé.
Nous, on mixe du tilleul et on bombe dans les prés.

Je représente mon verger que j’ai gagné au tiercé.
Trop cool pour rien branler, mais j’étais affamé.
Alors j’ai eu l’idée d’apprendre à labourer,
D’planter mes poils de carotte et d’en récolter du blé.

Pour des raisons alimentaires, je cultive la Terre,
Me shoot au nucléaire, Mec j’connais les affaires.

Big up aux fruits, aux légumes, aux graines, aux pistilles,
Maintenant je plante des agrumes comme les dunks de Shaquille.

Dimanche jpimpe mon tracteur en mode gangster,
La sketca à l’envers pour renifler la Terre

Pang dans ta gueule tu nous a reconnu,
Les fermiers sont à genoux et les vaches dévêtues.

J’en place une pour mon crew les pesticides sauvages.
On rajoute du gout fais passer le message…

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI

MONSANTO:

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES monsanto

Un clip rap par Kolibri

Image de prévisualisation YouTube

MONSANTO : SOS entreprise mortelle

L’entreprise assassine

Octobre 2006, dans le cadre de ses recherches, Marie-Monique Robin questionne un homme, Alan Gibson, vice président de l’association Vietnam Veterans of America. Le malheureux est sérieusement amoché. Il a « le regard émacié des grands malades en fin de vie. A soixante-sept ans, il en paraît quinze de plus. Installé dans son fauteuil roulant, il me montre les deux jambes qu’il n’a plus. »

Pourtant, Alan Gibson n’est pas un mutilé de guerre. Le bout d’homme fait partie des multiples victimes de MONSANTO et du gouvernement américain de l’époque.

Le vecteur, c’est l’agent orange, produit par la firme au moment de la guerre du Viêt-nam. De janvier 1962 à 1971, « on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de forêts et de terres [vietnamiennes]. Plus de 3 000 villages ont été contaminés et 60 % des défoliants utilisés étaient de l’agent orange, représentant l’équivalent de quatre cents kilos de dioxine pure. Or, selon une étude de l’université de Columbia (New York) publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de 8 millions d’habitants. » (p. 53)

A Anniston, à cause de MONSANTO, les habitants meurent les uns après les autres. Des années durant, la firme a déversé des PCB (ou polychlorobiphényles), huiles chimiques hautement toxiques, un peu partout dans la ville. 

« Mon petit frère est mort à dix-sept ans, d’une tumeur au cerveau et d’un cancer des poumons… il est mort parce qu’il mangeait les légumes de notre jardin et le poisson qu’il pêchait dans un cour d’eau hautement contaminé ! MONSANTO a fait d’Anniston une ville fantôme »(David Baker, président du comité d’Anniston contre la pollution).

Plus loin, Marie-Monique Robin indique que, « selon un rapport déclassifié, établi secrètement en mars 2005 par la Envirenmental Protection Agency (EPA, l’Agence américaine de protection de l’environnement), 308 000 tonnes de PCB ont été fabriqués à Anniston de 1929 à 1971. Sur ce total, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au coeur de la communauté noire de la ville » (p. 23). Jusqu’en 1971 ! Pourtant, dès 1937, MONSANTO savait que les PCB représentaient un grave danger pour la santé. Alors pourquoi continuer à polluer ? A cause d’une idéologie claire, formulée dans un document déclassifié de la firme, « Pollution letter » (daté du 16 février 1970), Monsanto « ne peut pas se permettre de perdre un dollar de business ».

Pas de danger - JPG - 111.5 ko

Pas de danger
© Marc

Suite à une plainte déposée par 20 000 habitants de Anniston en 2001, MONSANTO est jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB ». Et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts. Mais, regrette David Baker, « aucun des dirigeants de la firme n’a été condamné à de la prison »(p. 39).

Dans l’affaire de la dioxine qui a décimé la petite ville de Times Beach, MONSANTO échappe aux poursuites.

Mais ne soyons pas trop sévères. Il y eut quelques châtiments. En 1996 à New-York puis en janvier 2007 en France, MONSANTO est condamnée pour publicité mensongère. Depuis 1974, elle vendait son cher Roundup ready, (qui a des effets néfastes sur les cellules humaines et qui est l’herbicide le plus vendu au monde depuis 30 ans !) comme un produit biodégradable et bon pour l’environnement.

Des politiques complices

De 1997 à 2007, les cultures transgéniques se sont étendues sur plus de cent millions d’hectares dans le monde. Et MONSANTO possède 90 % des OGM cultivés sur la planète, emploie 18 000 salariés dans une cinquantaine de pays, et ses bénéfices ne cessent de grimper (ils ont atteint le milliard de dollars). De l’autre côté, dans des pays comme l’Inde, le Mexique ou le Paraguay, des millions de paysans subissent déjà les conséquences, lourdes, des OGM (faillite de leur modeste entreprise, étranges maladies de peau constatées chez les enfants qui traversent quotidiennement des champs de cultures génétiquement modifiées…).

Pourquoi laisse-t-on ce dangereux géant industriel opérer ?

D’une part parce que, signe de l’ampleur de l’influence de MONSANTO, dès qu’un scientifique honnête trouve un résultat qui ne correspond pas aux intérêts de la firme, il est licencié ou banni des cercles de recherche. Le Professeur Ignacio Chapela – par exemple – a eu la mauvaise idée d’écrire un article pas vraiment favorable à la multinationale, publié dans la revue scientifique Nature. Dans son texte, il montre que le maïs que l’on croit sans OGM contient en fait des substances transgéniques, à cause de la contamination génétique. Quand l’article paraît, Ignacio Chapela subit une sacrée campagne de diffamation, orchestrée par MONSANTO.

Autre exemple, Richard Burroughs, vétérinaire à la Food and Drug Administration (FDA, agence chargée de la sécurité des denrées alimentaires et des médicaments), chargé de réaliser des tests sur l’hormone de croissance transgénique bovine RBGH. Les résultats du chercheur sont décevants pour MONSANTO: pour les vaches comme pour les buveurs de lait, le danger est énorme. Il est licencié. Et à partir de 1994, le produit est commercialisé aux Etats-unis.

D’autre part, à cause de la réglementation américaine en matière d’OGM. Pour ne donner qu’un élément, le principe d’équivalence en substance – même substance entre les plantes génétiquement modifiées et les plantes conventionnelles – est accepté.

Mais aussi et surtout parce que face aux pressions de la firme, les politiques ne font pas le poids. En 1998, le bureau de Tony Blair fait stopper les travaux trop gênants du scientifique Arpad Pusztai. Dan Glickman, Ministre de l’Agriculture de Bill Clinton de 1995 à 2000 avoue quant à lui à Marie-Monique Robin avoir « subi beaucoup de pressions de la part de l’industrie [MONSANTO] et de certains membres du gouvernement surtout dans le domaine du commerce extérieur ».

L’entreprise finance, en toute légalité, les campagnes électorales des grands partis. Mais plus efficace est « sa capacité d’infiltration dans tous les rouages décisionnels du pays », via le système des « portes tournantes »(chaises musicales) : quatre ministères importants de l’administration W. Bush sont ainsi « tenus par des proches de MONSANTO, soit qu’ils aient reçu des subsides de la firme, soit qu’ils aient travaillé directement pour elle ». Parmi ces collaborateurs, citons pêle-mêle John Ashcroft, Tommy Thompson, Ann Venneman, Donald Rumsfeld et Clarence Thomas (p. 178).

Laissons le mot de la faim à Vandana Shiva, présidente de la fondation Navdanya en Inde. Pour cette militante anti-OGM, le seul but de la « seconde révolution verte », c’est « d’augmenter les profits de MONSANTO ». Dès lors que chaque paysan dépendra de cette firme pour chaque grain semé, pour chaque champ cultivé, non seulement l’entreprise empochera quantité de royalties, mais, plus puissante qu’une bombe, elle contrôlera les populations du monde.

Alors ne craignez rien, Monsanto veille au grain !

- Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto – De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, éditions La Découverte, 370 pages (parution : le 6 mars 2008).

- Les victimes vietnamiennes de l’agent orange ont été déboutées, vendredi 22 février 2008, par la justice américaine. Lire ici la réaction du Courrier du Vietnam (25/02/08) via le site internet Contre Info .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 février, 2013 |Pas de commentaires »

QUE CREVENT…(Gaëtan PELLETIER)

Que crèvent…

QUE CREVENT...(Gaëtan PELLETIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES terre

Que crèvent les mondialistes…

Que crèvent les sanguinaires cravatés

Que crèvent les grands projets assassinant les grands tout petits

Que crèvent les États et leur couchette putain aux hommes d’affaires parfumés à l’or

Que crèvent les grands de ce monde, portails organiques, lustrés, flamboyants, éteints…

Que crèvent ceux qui ne savent ni vivre au grand savoir du non-vivre

Que crèvent les animaux désâmés

Que crèvent les enterrés de chair

Qu’ils crèvent pour que l’on vive, enfin vivre, sans montre, sans horaire, sans rien, mais avec tout…

l’amour…

Pour qu’enfin ne crève l’amour des uns des autres encoffré dans le savantisme puant

Que crèvent ceux qui croient que l’or est buvable, alors que l’humain est constitué d’eau

Que crèvent les mangeurs de Terre, les affamés d’humains, les cannibales mondialistes

Que crève  ce lard de la planète, ce blé soufflé, barbe-à-papa

Que crèvent les compteurs d’eau élus, les machines machinant les sous

Que crèvent les fabricants de douleurs

Que crèvent sorciers et fabulateurs de sciences falsifiées

Qu’ils crèvent tous, pour que nous puissions vivre et décider de nos vies, à petits pas, sans vouloir conquérir la lune, mais reconquérir la Terre qui nous a été volée.

Gaëtan PELLETIER

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LES FIBRES AMOUREUSES

LES FIBRES AMOUREUSES

LES FIBRES AMOUREUSES dans REFLEXIONS PERSONNELLES fibres-amoureuse

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER)

Regarder les humains

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arbre

comme on regarde les arbres

 ADULTES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Illustration: Tree of Life, Vladimir Kush

Si ce que vous apprenez vous tue ou vous apprend à tuer, vous fabriquez votre propre mort. Le tronc qui apprend à tuer la feuille ne sait pas qu’il tue l’arbre. (Gaëtan PELLETIER)

Il n’y a pas de petites journées, il n’y a que de petits regards et des écoutes que trop infimes.

Il faut donc, pour comprendre et apprendre, regarder les humains comme on regarde les arbres.

Sans juger…

Qui donc jugerait un arbre ?

Il le faut pour nous comprendre et nous accepter.

Il est étrange que nous nous haïssions parfois dans nos différences… Alors que ce sont elles qui font la beauté de cette humanité.

Nous avons tellement appris à juger que c’est devenu un réflexe aussi anodin que de se passer la main dans les cheveux.

Mais nous l’ignorons.

***

Je suis parti à vélo ce matin. Une heure. À la manière méditative. C’est-à-dire , dans une perspective de contemplation et non de jugement. Regarder les paysages filer… Ne rien attendre. N’aller nulle part. Sauf vers soi…

Vous savez, les enfants, quand ils vont à bicyclette, ils ne vont nulle part… Ils s’amusent.

Les adultes eux, se font des trajets.

À partir du moment où nous échappons à tout but, itinéraire, – tel que l’on nous l’a appris – nous ne parvenons qu’à un exercice physique, rivés à un BUT.

Découvrir est savoir qu’il n’y a pas de but à préparer, mais de se préparer à reconnaître les buts.

On laisse les paysages passer, comme au cinéma. On jette un œil sur les ombres, la valse des mouvements, la lumière, les craquelures de l’asphalte, les maisons, les couleurs, les murs écaillés.

***

Copier-coller aux humains

Assis sur une terrasse, il y a là de vieux couples, des jeunes bien « modés », et derrière un voilier qui passe sur le lac.

Vous regarder tout cela sans juger. Sans dire : « C’est une mode qui va passer ». La jeune blonde est une top modèle et son amoureux un parfait imbécile bien coiffé, avec son corps gribouillé de tatous, les biceps lustrés par le soleil.

On cultive son corps comme le plus âgés cultivent leurs « valeurs ».

Il n’y a pas de différences.

En décryptant la structure des modèles à travers les âges, simplement en les regardant, on finit par comprendre au moins une chose.

Chacun est un modèle.

Mais comment échapper aux modèles.

De fait, nous n’y échappons pas.

Il n’y a pas de différence entre le club des bronzés de 16 ans et les intellectuels tatoués aux savoir universitaire.

C’est stéréoïdé à  l’orgueil.

Les jeunes changent de vêtements, parfois…

Les plus vieux passent souvent leur vie dans une mode intellectuelle, une foi, se déclarant athées – car la raison est un formidable outil.

Mais c’est aussi un tournevis.

La meilleure façon d’avoir une réponse sur le sens de la vie et sa compréhension est de ne pas se poser de question en usant de la raison.

C’est laisser l’intuition parler en faisant taire un peu ce babillage de l’esprit.

Si les schizophrènes entendent des voix, les gens « normaux » aussi…

Sauf qu’elles sont dictées d’en bas.

Et on risque d’y rester

Gaëtan PELLETIER

27 juillet 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA FRANCE « BOB » (Gaëtan PELLETIER / legrandsoir.info)

La France « BOB »

LA FRANCE

arton19032-68ff4 AFRIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Gaëtan PELLETIER

Le « monde » se dégrade comme un Big Mac abandonné dans la nature : il doit en rester pour au plus 100 ans.

Les gens ont eu une peur de la fin du monde… hilarante. On a rit jaune. A-t-on besoin d’un calendrier Maya pour fabriquer une « fin du monde » ? Nous sommes en train de le tricoter. Il n’y a plus un coin de planète qui ne soit infecté par la punaise de lit la plus armée au monde : les USA. Ils ne sont pas au Mali ? Que non ! Ils ont trouvé une recette délicieuse d’entre amis : faire faire la job par des « amis ».

Vous devriez lire cette histoire de « BOB ».

« Bob » était l’ingénieur informatique le plus apprécié de son entreprise aux États-Unis, travaillait bien et terminait toujours à l’heure… sauf que Bob sous-traitait son travail à une entreprise chinoise pendant qu’il passait ses journées à surfer sur internet.

Le cas de Bob a été découvert l’an dernier par une équipe de sécurité de l’opérateur américain de télécommunications Verizon, qui a raconté sur son blogue cette histoire, la « plus incroyable » de mémoire d’enquêteur.Ni le nom de l’employé ni celui de son entreprise n’ont été dévoilés.

Verizon a commencé à enquêter sur une mystérieuse connexion sécurisée qui venait de Chine vers le réseau interne d’une entreprise basée aux États-Unis.

Mais l’opérateur n’a pas découvert de manoeuvres d’espionnage industriel : à la place, ses enquêteurs ont trouvé un salarié qui passait ses journées à faire semblant de travailler à son bureau pendant qu’une société chinoise accomplissait sa tâche en échange d’une petite partie de son salaire.

Selon Andrew Valentine, qui a publié cette histoire sur le blogue Verizon RISK Team, Bob pourrait avoir eu également recours aux services d’autres entreprises pour faire accomplir son travail.

« Au final, il apparaît qu’il gagnait plusieurs centaines de milliers de dollars par an et qu’il ne payait que 50 000 dollars à la société chinoise de conseil qu’il mettait à contribution », a expliqué M. Valentine.

« Mais le meilleur, c’est que toutes ces dernières années, cet employé a reçu des compliments pour son travail. Ses rapports étaient propres, bien écrits et remis à temps », a ajouté l’expert.

Il était même décrit comme « le meilleur développeur de l’immeuble ».

La journée au bureau typique de Bob commençait par un peu de surf sur le réseau communautaire Reddit et une séance de visionnage de vidéos de chats avant d’aller déjeuner.

L’après-midi était consacré au site de commerce en ligne eBay, à Facebook et LinkedIn. Bob terminait sa journée avec un petit courriel à ses supérieurs pour les informer de l’avancement de ses projets.

Verizon n’a pas donné de précisions sur cet homme, un tranquille père de famille âgé d’une quarantaine d’années, employé de longue date dans sa société. Bob 

En fait, mon titre est bancal : Bob l’éponge, ce sont les U.S.A. Pendant que l’administration étasunienne se passe les mains dans le lavabo chloré, les autres pissent le sang pour la « bonne cause ». Les U.S.A. n’est plus un pays, c’est une armée de snipers.

M. Hollande a dit qu’il n’allait pas au Mali pour les richesses… Pourquoi il l’a dit ? En fait, plus personne ne comprend vraiment ce qui se passe. C’est l’ère de la magie.

Le Canada sème la zizanie dans son pays en traitant les chômeurs de paresseux, de voleurs, d’arnaqueur, pendant qu’au cinéma-télé, on nous refile la chanson d’Al Quaida. Tous les terroristes sont d’Al Quaida.

J’étais en train d’écouter les premières heures de l’attentat du WTC, (vidéo) , quand un « spécialiste » a affirmé, pendant que les tours s’écroulaient, que Ben Laden avait une fortune immense et une organisation tellement bien structurée qu’il pouvait frapper partout dans le monde. Le budget des U.S.A consacre la majeure partie à l’armement et s’en vont bombarder des rochers avec des cavernes comme on en trouve partout sur la planète. Bang ! Les missionnaires n’ont plus de soutane, ils ont des armes. C’est la religion du 21e siècle. On a réussi à convaincre des pilotes de l’Armée que la roche contient des terroristes.

À en croire les info télévisées, les analyses des déshydratés du cerveau, les terroristes sont puissants, mènent le monde, et ont le pouvoir d’abattre l’Occident.

Ah !

Pourquoi, alors, dépenser 40% de son budget en des armes sophistiquées pour aller tirer sur des rochers vides ? Aussi bien acheter la version AK47 made in China…

Je parlais du calendrier Maya et de sa prédiction de la « fin du monde ». J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

1. L’information circule, nous sommes tous au courant

2. L’information mondialisée est fragmentée au point qu’un citoyen « ordinaire », cloué au boulot, n’a pas les moyens de se faire une idée de ce qui se passe. Et même s’il y passait sa journée… Bof ! C’est la grande question philosophique… On apprend en étant l’observateur de ce qu’on nous a appris. Le mauvais observateur a vite fait de trancher le sort du monde en disant qu’il y a des bons et des méchants.

Et c’est comme ça que la vie est en train de couler. Les dinosaures humanoïdes sont nés dans une matrice et perpétuent le rôle de la matrice.

Alors, pas besoin d’attendre la fin du monde. Elle est sous nos yeux…

Pendant ce temps, au pays des merveilles, les étasuniens se posent la question à savoir la raison d’autant de violence dans leur pays, suite à une fusillade dans une école.

C’est la recette du jardinier : plante trois graines si tu veux en avoir une qui pousse. Une pour la terre, une pour l’oiseau, et une pour le plant. Mais aux U.S.A. on se demande si la violence n’est pas dans les jeux vidéos. Comment cette soi-disant élite de génie peut-elle en arriver à une question aussi stupide ? Les jeux vidéos n’ont pas créé de sociétés, ils sont nés des sociétés violentes.

À force de planter des graines OGM, il finit par pousser quelque « chose ». Et c’est le résultat du jardin étasunien.

Mais la France n’est pas Bob, c’est Bob qui a triché. Et Bob, en voulant ne pas travailler, a embauché des noirs. Maintenant, de par l’ONU, L’OTAN et les petites pestes ignorantes de leurs rôles, la punaise de lit se répand dans le monde.

Quand un pays a l’indécence d’abattre 50 millions de bisons – pour la peau – et enfourner des amérindiens, dites-vous que cent ans plus tard, nous sommes tous un petit bison.

P.S. : J’en connais qui doivent rigoler dans une maison de chaux… Le décor arrière de tout le branle-bas africain pourrait être une organisation de snipers économiques, militaires, « d’intelligence », assis derrière des bureaux.

Ils ne font plus qu’écrire sur un calendrier. Après Al-Quaida, ils ont créé « BOB ».

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

Avez-vous vraiment compris ?

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

I started a joke
Which started the whole world crying
But I didn’t see
That the joke was on me, oh no
I started to cry
Which started the whole world laughing
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
[. From : http://www.elyrics.net .]
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
Oh, if I’d only seen, oh yeah
That the joke was on me, oh no
That the joke was on me, ohh

Gaëtan PELLETIER

20 janvier 2013
La Vidure

URL de cet article 19032
http://www.legrandsoir.info/la-france-bob.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DES DECHARGES SECRETES POUR FAIRE FACE A DES TAS DE DECHETS RADIOACTIFS (ajw.asahi.com)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DES DECHARGES SECRETES POUR FAIRE FACE A DES TAS DE DECHETS RADIOACTIFS (ajw.asahi.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fuku2

Des décharges secrètes pour faire face à des tas

de déchets radioactifs

Toujours d’actualité bientôt deux ans après la catastrophe selon nos informations … il nous a été signalé que le lien n’était plus actif voici donc le lien vers l’article original de l’époque Août 2011 de l’ Ashahi

AJ201108055292

Une main-d’oeuvre liée aux yakuzas

Le fait n’est pas nouveau : le recours aux yakuzas pour travailler dans les centrales remonterait aux années 1990. Ces derniers mois, ceux-ci se seraient distingués en ayant effectué la tâche quasi suicidaire de nettoyer le noyau dur de la centrale endommagée, s’exposant ainsi à des taux de radiation très élevés.

Non pas qu’ils aient eu le choix : la plupart des « travailleurs » déployés sur le site et affiliés aux yakuzas seraient criblés de dettes et forcés pour les rembourser d’effectuer tout travail qui leur est imposé. Une main-d’oeuvre docile, qui permet aux clans de s’imposer comme sous-traitants de choix auprès de TEPCO.

Mais les « services » ne se limiteraient pas à la sous-traitance du personnel : la corruption des clans et de politiciens aurait favorisé l’obtention de permis de construire, et certains clans, notamment le Matsuba-Kai – l’une des dix organisations criminelles les plus influentes au Japon, auraient été en charge de la gestion des déchets pour TEPCO.

Shimbun  http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201108055290

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

GAZ DE SCHISTE: UN RAPPORT CENSURE AUX ETATS-UNIS SOUS LA PRESSION DE L’INDUSTRIE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

TRANSPARENCE ?

Gaz de schiste :

GAZ DE SCHISTE: UN RAPPORT CENSURE AUX ETATS-UNIS SOUS LA PRESSION DE L'INDUSTRIE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gaz2

Un rapport censuré aux Etats-Unis sous la

pression de l’industrie

(Sophie CHAPELLE)

L’Agence Américaine de Protection de l’Environnement est sous le feu des critiques, accusée d’avoir censuré un rapport sur les dangers de la fracturation hydraulique. Cette technique, nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constituerait bien une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable. Les organisations écologistes reprochent à l’Agence américaine d’avoir plié sous la pression de l’industrie.

arton2894-0cfe9 EAU DU ROBINET dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA) a t-elle censuré un rapport mettant en cause la fracturation hydraulique, sous la pression de l’industrie gazière et pétrolière ? C’est ce qu’assure l’agence Associated Press qui s’est procurée le rapport de l’EPA révélant que la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constitue une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable.

Des bulles dans l’eau, « comme du champagne »

L’affaire débute en 2010 à Weatherfod au Texas. La famille Lipsky constate que l’eau « potable » de la maison commence à « faire des bulles comme du champagne ». « Au début, l’EPA a estimé la situation si grave qu’elle a émis une ordonnance d’urgence fin 2010 établissant qu’au moins deux propriétaires étaient en danger immédiat du fait d’un puits saturé de méthane inflammable », écrit l’Associated Press (AP). La compagnie Range Resources, propriétaire de plusieurs puits de gaz au Texas, dont l’un situé à moins de deux kilomètres de la maison des Lipsky, est pointée du doigt.

L’agence environnementale ordonne à la société de prendre des mesures pour nettoyer leurs puits et fournir de l’eau sûre aux propriétaires affectés. Range Resources menace alors de ne pas prendre part à une étude menée par l’EPA concernant le lien entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau, ni d’autoriser les scientifiques du gouvernement à accéder à ses sites de forage. Sans explication officielle, l’EPA opère en mars 2012 un revirement en retirant son ordonnance d’urgence et en décidant de mettre fin à la bataille judiciaire.

Preuves dissimulées ?

L’Agence états-unienne ne rend pas non plus public le rapport commandé quelques mois plus tôt à un scientifique indépendant, Geoffrey Thine. Après avoir fait analyser les échantillons d’eau prélevés dans 32 puits, le chercheur conclut que le gaz présent dans l’eau potable de la famille Lipsky pourrait bien provenir de l’opération de fracturation hydraulique. « Je ne peux pas croire qu’un organisme qui connait la vérité sur quelque chose comme ça, ou dispose de telles preuves, ne les utiliserait pas », a déclaré Lipsky auprès de l’AP. Cet habitant est désormais contraint de payer 1 000 $ par mois pour avoir de l’eau potable acheminée jusqu’à sa maison. Les autorités de l’État ayant déclaré que Range Resources n’était pas responsable, la compagnie a cessé ses opérations de nettoyage des puits.

« Il est inadmissible que l’EPA, qui est en charge de la protection des ressources vitales de notre pays, se replie sous la pression de l’industrie gazière et pétrolières’insurge la coalition Americans Against FrackingCette affaire montre que la fracturation hydraulique ne peut être réglementée de manière sûre quand l’industrie du pétrole et du gaz peut user de son influence considérable pour contourner les règles en sa faveur. » La coalition demande l’interdiction de la fracturation hydraulique. En 2012, 200 mesures locales visant à interdire la fracturation ont été prises à travers les États-Unis.

Sophie CHAPELLE

bastamag.net

Photo Une : Food and Water Watch

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

TOXICITE CONFIRMEE POUR UN OGM ET POUR LE PESTICIDE ROUNDUP (CRIIGEN)

Toxicité confirmée pour un OGM

et pour le pesticide ROUNDUP

TOXICITE CONFIRMEE POUR UN OGM ET POUR LE PESTICIDE ROUNDUP (CRIIGEN) dans REFLEXIONS PERSONNELLES toxicite-ogm

Le CRIIGEN se réjouit de la confirmation des recherches de l’équipe du Pr. Séralini , publiées en septembre 2012 sur la toxicité à long terme du principal herbicide du monde, le Roundup, et d’un maïs OGM qui l’absorbe sans mourir, deux produits de la firme Monsanto. Cette étude a été une des plus consultées au monde depuis septembre 2012. Non seulement elle a été maintenue dans sa publication par une des meilleures revues de toxicologie au monde, malgré des pressions incessantes, mais aussi les réponses détaillées à toutes les critiques viennent d’être publiées par le même éditeur. De plus, l’équipe a de nouvelles données expérimentales qu’elle diffusera bientôt sur le Roundup.

Les critiques négatives émanaient d’une quarantaine de scientifiques ou regroupements (associations, agences de validation des produits…) dont les conflits d’intérêts ont été établis pour une grande majorité d’entre eux, que ce soit directement avec la société Monsanto, ou bien avec les personnes ayant favorisé les autorisations des produits de la firme en question, ou du même type de produits. La plupart de ces personnes ne sont pas de la spécialité, ou ne publient pas dans le domaine de la toxicologie des pesticides ou de l’évaluation des OGM.

Le CRIIGEN et l’équipe de recherche ont reçu le soutien et les critiques positives de plus de 300 scientifiques de 33 pays et 5 continents, qui représentent davantage à notre sens l’ensemble de la communauté scientifique.

Le CRIIGEN se réjouit aussi du fait que l’ANSES, et plusieurs pays dont la France, ont reconnu la nécessité de tests à long terme pour les OGM, et la sous-évaluation des pesticides. Un projet de résolution en ce sens va être soumis au Parlement français. Nous nous en félicitons. Par ailleurs, la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs de la Commission Européenne a désavoué l’avis de l’EFSA sur l’absence de nécessité de tests à long terme.

Ainsi, notre étude a révélé les carences des évaluations ayant conduit aux autorisations des produits incriminés, ainsi que le laxisme des agences sanitaires, dont l’EFSA, qui ont commis des fautes professionnelles graves pouvant mettre en danger la vie d’autrui.
Par ailleurs, nous avons déposé fin 2012 des plaintes en diffamation contre les assertions de « fraude » et « données falsifiées » publiées respectivement dans Marianne et La Provence par Jean-Claude Jaillette et Claude Allègre. Nous rappelons que Claude Allègre fait partie de l’Association de Défense des Biotechnologies Végétales (AFBV) qui a déjà été condamnée avec son président M. Fellous pour diffamation à notre encontre en 2011. D’autres plaintes sont en cours pour propos diffamatoires ridicules et mensongers, alors que toutes les critiques scientifiques s’essoufflent.

Nous allons prendre en 2013 d’autres mesures judiciaires appropriées afin notamment de faire toute la transparence sur les données toxicologiques cachées et laxistes qui ont permis, via les agences sanitaires, d’obtenir les autorisations de commercialisation des produits que nous avons testés, entre autres. Pour donner l’exemple, nous déposons nos données brutes auprès d’un huissier de justice, très solennellement. Nous les rendrons publiques dès que les agences ou Monsanto auront fait de même pour les leurs, et que les gouvernements y auront consenti. Ceci permettra vraiment à l’ensemble de la communauté scientifique de disposer de toutes les données toxicologiques existantes sur ces produits industriels, afin que s’opère une véritable expertise contradictoire et transparente, et non plus une pseudo-expertise biaisée par des groupes de pressions plus soucieux de leurs intérêts que de la santé publique.

CRIIGEN

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
123456

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007