DOCUMENT « EXPLOSIF »…MANUEL SUR LES PRINCIPES DE SECURITE DE L’OTAN APPLICABLE AUX STOCKAGES DES MUNITIONS ET EXPLOSIFS A L’URANIUM « APPAUVRI »

Manuel sur les principes de sécurité  de l’OTAN,

applicable aux stockages des Munitions et

explosifs à l’uranium « appauvri ».

DOCUMENT

Document. AC/258-D/425
Diffusion de l’AASTP-1

Document parvenu à « Avigolfe », remis au Ministère de la Défense le 29 juin 2005, et authentifié le même jour par l’OTAN à la demande de France3.

Ce document « explosif » n’a pas été classifié « secret défense », sans doute parce que ces quelques pages ne représentent qu’une partie d’un document beaucoup plus large concernant les précautions à prendre pour le stockage de l’ensemble des munitions et explosifs. Il a, selon toute vraisemblance, été diffusé aux responsables militaires et politiques des pays membres de l’OTAN, dont la France. Ceux-ci connaissent donc, par ce document comme par les études de leurs propres services, tous les dangers que représentent les armes à l’uranium « appauvri ».

CHAPITRE 8- MUNITION A L’URANIUM APPAUVRI

Section I – Caractéristique de l’uranium appauvri (UA)
2.8.1.1.
Généralité

La matière première à partir de laquelle est produit l’UA est l’uranium DIT naturel, largement répandu dans la nature sous la forme de minerais à basse teneur d’oxydes d’uranium. L’uranium DIT naturel se compose d’isotopes radioactifs, dans les proportions suivantes : U238 (99,3%), U235 (0,7%) et U234 (0,006%). L’uranium sert surtout dans l’industrie nucléaire (Il s’agit alors d’un métal qui n’a plus rien de « naturel », puisque 1°) produit de transformations mécaniques et chimiques subies par le minerai 2°) enrichi en isotope 235 -cf. ci-dessous), comme combustible primaire pour les réacteurs ou comme source d’uranium enrichi en isotope U235 et destiné au combustible des réacteurs et aux armes nucléaires. Le sous-produit du processus d’enrichissement est l’UA, dans lequel le contenu en U235 est réduit au tiers environ de celui de l’uranium naturel. Il en résulte que l’UA n’est pas économique à utiliser comme combustible primaire pour les réacteurs, de même qu’il ne peut pas servir à amorcer la réaction en chaîne de la fission dans une arme nucléaire. Le terme « appauvri » signifie simplement que le contenu en U235 de l’uranium naturel a été réduit de façon artificielle. Pourtant, ce processus n’influence pas sensiblement le contenu radioactif du matériau. La radioactivité spécifique (radioactivité par masse unitaire) de l’UA est donc presque la même que celle de l’uranium naturel, c’est-à-dire environ 25 MBq/Kg (0,7 mCi/Kg).

2.8.1.2. Métal d’UA

Le métal d’UA sans alliage a le même aspect et les mêmes propriétés chimiques que le métal d’uranium naturel : il a une teinte argentée mate, lorsqu’il vient d’être préparé, mais sa surface s’oxyde rapidement à la température ambiante, pour former une pellicule d’oxyde bleu-noir. L’oxydation est plus rapide dans une atmosphère humide et l’uranium est rapidement corrodé par l’eau froide. (C’est ce qui se passe quand les restes d’obus ou de balles à l’UA sont arrosés par la pluie, et quand les particules sont entraînées dans les nappes phréatiques.) Les acides dissolvent l’uranium, mais il est insensible aux alcalis. L’UA utilisé dans les munitions perforantes peut être allié avec d’autres métaux, ce qui améliore sa résistance à la corrosion et ses propriétés mécaniques. L’aspect de l’alliage, sous la forme de métal massif, ne différera probablement pas beaucoup de celui de l’UA pur, mais il est possible qu’il ne se forme pas une pellicule d’oxyde foncée.

2.8.1.3. Caractéristiques de combustion

a) A la température ambiante, la couche d’oxyde adhère mais est perméable : elle n’arrête pas la lente poursuite de l’oxydation et n’empêche pas non plus la combustion, lorsque le métal est exposé à une source de chaleur ; la couche d’oxyde formée pendant la combustion se désintègre continuellement et permet à l’air frais d’entrer en contact avec le métal. Lorsqu’il est chauffé et qu’il se trouve dans une quantité d’air ambiant non limitée, l’UA brûle rapidement ; aux températures intermédiaires, par exemple entre 300 et 600°C, il forme un oxyde noir, l’UO2 et, aux températures élevées, c’est-à-dire au-dessus de 700°C, il brûle avec éclat pour donner U308 brun foncé-noir. (Cette « combustion » ou pyrolyse se produit à plus forte raison en cas d’explosion des munitions à UA ; elle est alors auto-entretenue -voir ci-dessous- ; « l’éclat » dont il est ici question, blanc-jaune, est celui qu’on a pu voir sur les images télévisées d’explosions de missiles ou d’obus sur Bagdad pendant la guerre contre l’Irak en 2003. L’emploi de ces armes a été dénoncé par ACDN dans une lettre adressée au Président de la République en pleine offensive de la Coalition, le 6 avril 2003.)

b) Sous forme massive, c’est-à-dire avec un rapport superficie-masse peu élevé, le métal d’UA est normalement incapable de brûler à l’air de façon auto-entretenue sans application permanente de chaleur provenant d’une source extérieure. Si la température de la masse de métal est augmentée par une telle application de chaleur de l’extérieur, elle atteint un point où la réaction s’accélère rapidement et l’on assiste alors à une combustion auto-entretenue, c’est-à-dire à une inflammation. La température d’inflammation est celle de la masse de métal et elle dépend d’un équilibre entre les pertes et le gain de chaleur. Les pertes sont dues aux processus normaux de transport de chaleur, à la convection, à la conduction et au rayonnement ; le gain provient de la réaction exothermique. Ainsi, dans le cas d’un incendie impliquant des munitions à l’UA, la température extérieure à laquelle se produira l’inflammation dépend de divers facteurs, (un incendie pouvant se produire dans les centres de stockage en dehors même d’une situation de guerre ou d’un attentat, cela entraîne ipso facto le risque de « catastrophe civile ») y compris le rapport superficie-masse des différents dispositifs de pénétration, le degré d’apport d’oxygène, les effets des configurations particulières d’emballage et d’empilage sur les mécanismes de transport de chaleur, la composition de l’alliage, etc.

c) Si, après le début de l’inflation, l’uranium fond et que le métal en fusion se disloque, par exemple en s’écoulant ou en tombant goutte à goutte d’un conteneur, le rapport superficie-masse augmentera fortement, ce qui se traduira par une combustion encore plus rapide. La combustion de gouttelettes d’uranium en fusion s’accompagne d’un jaillissement d’étincelles et de projections permettant à une plus grande partie de la masse de métal de se transformer en une fine vapeur ou une fine poussière d’oxyde, qui en cas d’inhalation, risqueront davantage de pénétrer et de se fixer dans les poumons. C’est automatiquement ce qui se produit lors d’une explosion volontaire, c’est-à-dire quand on emploie des munitions avec flèche perforante à l’UA, comme en Irak en 1991 et 2003, dans les Balkans, et en Afghanistan. La « fine vapeur ou fine poussière d’oxyde » est composée de particules céramisées de l’ordre du micron ou millième de millimètre, dont certaines peuvent retomber rapidement mais dont d’autres, par suite de phénomènes électromagnétiques, peuvent rester en suspens dans l’air et peuvent, sous l’effet du vent, être entraînées dans l’atmosphère, dans les couches basses, moyennes et hautes de la troposphère (où le personnel navigant et les passagers des avions sont particulièrement exposés) et jusque dans la stratosphère (au-dessus de 10 000 mètres). Dans ce dernier cas, elles pourront faire pendant des mois ou des années de nombreuses fois le tour de la terre avant de retomber au sol. Ainsi, l’air de l’hémisphère nord que nous respirons actuellement est certainement contaminé par une partie des 1500 à 2000 tonnes d’UA diffusées par explosion pendant la guerre d’Irak. Le nombre des cancers augmentera en conséquence. Tout cela a été annoncé dans la lettre du 6 avril 2003 par laquelle ACDN a demandé au président Chirac d’intervenir auprès de la Coalition pour faire cesser les bombardements avec des armes à UA : « Les milliards de particules ainsi émises vont transformer l’Irak en une terre inhabitable pour l’éternité, et retomber sur tout l’hémisphère Nord, où elles accroîtront, avec la radioactivité ambiante, les « statistiques » anonymes des cancers. A quoi sert-il de lancer une « campagne nationale contre le cancer » si l’on n’intervient pas à temps pour prévenir l’expansion de l’une de ses principales causes ? ». Nous avons dénoncé ce crime contre l’humanité au moment où il se produisait. En vain : les bombardiers de la Coalition chargés d’armes à UA, en vol pour l’Irak depuis la Grande-Bretagne, ont continué à traverser l’espace aérien français. Le métal d’uranium en fusion pourrait perforer rapidement un conteneur métallique par la formation d’alliages aux points de fusion peu élevés. (En clair : ce sera une réaction en chaîne, et l’origine d’une catastrophe totalement incontrôlable. )

2.8.1.4. Caractéristiques de rayonnement

a) Le rayonnement émis par l’UA comprend des particules alpha et bêta et des rayons gamma et X. L’UA n’ayant qu’une faible radioactivité, l’intensité du rayonnement qu’il émet ne présente pas de risques importants (peu importants, mais pas nuls, même hors accident !) pour la santé du personnel affecté au stockage et à la manipulation des munitions à l’UA. C’est néanmoins un principe accepté au niveau international que l’on doit éviter toute exposition inutile au rayonnement, aussi infime que soit le risque escompté d’effets néfastes sur la santé. Dans le cas des munitions à l’UA, qui ne sont que légèrement radioactives, («légèrement », mais pas nulles !) ce principe peut se traduire par l’application de mesures préventives relativement simples.

b) L’exposition externe potentielle des personnes au rayonnement de l’UA se limite au rayonnement bêta, X et gamma. Le rayonnement alpha n’effectue qu’un parcours très réduit dans la matière (par exemple, quelques centimètres dans l’air) et ne peut pas pénétrer dans la couche extérieure insensible de la peau humaine. Le rayonnement bêta pénètre d’avantage que le rayonnement alpha, mais moins que les rayons X et gamma. Les particules alpha ne peuvent être émises que par la surface du métal d’UA, (elles le peuvent, donc elles le sont !) puisque le métal lui-même absorbe les particules alpha provenant de profondeurs supérieures à quelques microns. Le même effet d’autoblindage se produit avec le rayonnement bêta, mais dans une moindre mesure. L’autoabsorption des rayons X et gamma est moindre et, dans le cas des petites pièces de métal, il se peut qu’elle n’entraîne pas de réduction importante de l’émission. (Donc, dans le cas des « petites pièces », les rayonnements bêta et plus encore gamma et X sont importants.)

c) Il résulte des différences du pouvoir de pénétration des divers rayonnements émis par l’UA que de champ de rayonnement, à proximité d’une pile de munitions à l’UA, ne dépend pas seulement de l’espacement, de la taille et de la forme réels des munitions à L’UA et des autres matériaux présents dans la pille. Tout matériau d’emballage éliminera le rayonnement bêta externe à l’emballage ou à la pile. (Mais pas les rayons X ni gamma.) Les seules conditions dans lesquelles il est possible d’être personnellement exposé au rayonnement bêta sont celles où la peau découverte se trouve à une distance de moins d’un mètre de l’UA à nu, par exemple en cas de manipulation de l’UA à nu sans gants. (Quand on se souvient de l’absence totale de protection dont ont « bénéficié » la plupart des militaires ou des civils mobilisés pour les essais nucléaires français, on peut craindre que ce genre de situation ne se produise effectivement dans la manipulation des armes à UA.) En raison du caractère plus pénétrant des rayons X et gamma, ces rayonnements existeront toujours à proximité des munitions à l’UA, mais probablement (pas sûr donc) à des niveaux qui ne dépasseront pas le décuple du rayonnement naturel. (L’UA, on l’a déjà dit, n’a rien de « naturel ».)

Section III – Conséquences des accidents

2.8.3.1 Incendie ou explosion accidentels

L’UA ne peut avoir des effets nuisibles à la santé, dus au rayonnement alpha à parcours réduit ou à la toxicité chimique, que s’il pénètre dans l’organisme par inhalation ou ingestion. Ces formes d’absorption pourraient résulter (NON : résulteront) d’un incendie ou d’une explosion accidentelle (et à plus forte raison d’une explosion « volontaire » !) impliquant des munitions à l’UA oxydé peut se disperser dans l’atmosphère. Il pourrait y avoir (NON : il y aura) des effets radiologiques ou toxicologiques sur les tissus humains lorsque les personnes inhalent la fumée chargée d’oxyde d’UA qui se dégage pendant l’incident. (« L’incident » : qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! Mais c’est aussi ce qui se passe obligatoirement pour tous les civils et militaires inhalant cette fumée, quand les munitions sont mises en oeuvre, comme dans la « guerre du Golfe » ou la guerre d’Irak ou dans les Balkans. Il ne s’agit plus alors d’ « incident » ni d’ « accident » !)

2.8.3.2. Résidus d’un incendie ou d’une explosion accidentels

Il est également possible (pas seulement possible : hautement probable !) que l’oxyde d’UA pulvérulent subsistant sur le lieu de l’incendie avec les cendres des autres matériaux impliqués soit remué par des agents naturels ou humains, comme le vent ou la circulation. La nouvelle contamination qui en résulterait pour l’atmosphère à proximité immédiate du lieu de l’accident pourrait donc constituer un risque à retardement d’exposition par inhalation. (La durée de ce « retardement » n’est pas précisée ici, et pour cause : elle est indéterminée, et à la limite, illimitée. Qu’on se souvienne de la réponse faite au cours d’un « JT » de 13 heures, environ deux semaines après l’explosion de Tchernobyl le 26 avril 1986, par le professeur Pellerin -le « patron » de la surveillance et de la sûreté nucléaire française- à Jean-Claude Bourret. Le journaliste lui demandait : « L’augmentation de la radioactivité constatée (tel jour) en Provence n’est-elle pas due au nuage de Tchernobyl ? » (censé à l’époque s’être arrêté aux frontières françaises.) « Non, non, répondit le professeur Pellerin, cette radioactivité-là est due au nuage d’Hiroshima. » Plus de quarante ans après le bombardement d’Hiroshima !!!) Le même effet pourrait se produire (NON : se produira), bien que dans une moindre mesure, avec les macroparticules, plus largement répandues, qui se sont déposées sur (le sol) ou ont été absorbées par des surfaces, à mesure que le nuage primitif de fumée et de poussière était déplacé par le vent. Ce mécanisme d’exposition indirecte, connu sous le nom de resuspension, créerait donc des effets persistants à long terme (« à long terme » : là encore, pas de limite définie) si aucune mesure n’était prise pour supprimer cette contamination résiduelle. Toutefois, les effets dus à cette cause seront probablement (pas sûr, donc) encore moindres (« encore moindres » : ouf, on va pouvoir respirer… de l’UA !) que ceux qu’il faudra potentiellement subir en raison du panache de fumée émis pendant l’accident proprement dit. (Autrement dit, les effets du panache de fumée seront encore plus importants. Ce sont là très précisément les effets que les combattants de la guerre du Golfe, des Balkans et de la guerre d’Irak placés « en première ligne » ont dû « subir ». Et les civils qui respiraient par là…)

2.8.3.3. Métal d’UA couvant sous la cendre

Une troisième façon d’être exposé en inhalant de l’UA (Jamais deux sans trois ! Mais il y a encore une quatrième façon d’être exposé à encore plus long terme : celle dont nous avons parlé plus haut à propos de la circulation des poussières d’UA dans la troposphère et la stratosphère) pourrait tenir à la présence d’éclats de métal d’UA enterrés dans les débris et continuant à couver sous la cendre, si l’incendie n’a pas été correctement éteint. La fumée d’oxyde d’UA ainsi formée renfermerait des particules extrêmement petites (OUI, on l’a dit : de l’ordre du micron), se présentant sous une forme capable de pénétrer dans les poumons et de s’y fixer. (Et capable d’y provoquer « l’effet de proximité » démontré dès 1975 par le militaire belge spécialisé en protection NBC Maurice-Eugène André : les particules d’uranium inhalées provoquent, principalement du fait du rayonnement alpha -celui-là même que la peau suffit à arrêter- la destruction de l’ADN des cellules pulmonaires voisines avec une « efficacité » proportionnellement inverse au carré de la distance, ce qui entraîne des cancers.) Bien que le taux fractionnaire de conversion de la masse du métal d’UA en fumée d’oxyde soit préalablement moins élevé que pendant l’incendie ou l’explosion précédents, ces particules peuvent néanmoins constituer un risque non négligeable d’exposition pour le personnel concerné (Si ce moindre risque est reconnu « non négligeable », que dire des autres ! Il est seulement dommage que les dirigeants politiques, militaires et industriels ayant décidé de fabriquer et d’utiliser des armes à UA les aient tous trouvés « négligeables » : normal, puisque par leur statut de « responsables » ils se croyaient « hors de portée » des effets de leurs armes. Eh bien, en tant qu’animaux doués de poumons, même placés « à l’arrière », ils doivent savoir que désormais, grâce à la « guerre du Golfe », à celles des Balkans, d’Afghanistan, d’Irak… où leurs armes ont fait des merveilles, ils ne le sont même plus protégés. Comme bientôt chaque être humain.) par les opérations de récupération sur le lieu de l’accident.

2.8.3.4. Plantes et bétail en pâture

Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. (C’est bien ce qu’on disait : c’est toute la biosphère qui se trouve concernée.) Le dépôt d’UA pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la consommation se met dans la chaîne alimentaire. L’absorption fractionnaire des oxydes d’UA dans les intestins humains représente moins d’1 % de la quantité ingérée, et il y a dès lors très peu de chances que des personnes subissent une irradiation ou des effets toxiques importants par cette voie, surtout parce que l’on pourrait facilement empêcher de vendre et de consommer les produits (comme après Tchernobyl ?) – peu nombreux (le mieux étant tout de même de cesser de manger) – susceptibles d’être contaminés.

2.8.3.5 Installations de stockage

Les installations de stockage des munitions à l’UA se trouveront normalement dans les sites militaires contrôlés, suffisamment éloignés du point le plus proche où le public a accès pour que les effets escomptés des explosions, de l’inhalation et de la contamination de la surface soient acceptables. Toute contamination accidentelle nécessitant des mesures de réparations devrait donc (pourvu que la contamination respecte les consignes administratives de l’armée, comme le nuage de Tchernobyl a respecté celles du gouvernement français) se limiter à des zones sous contrôle militaire, et les restrictions à imposer à l’accès pendant l’exécution de ces mesures ne perturberaient dès lors pas de façon sensible la vie publique normale. (C’est cela l’essentiel : ne pas effrayer le populo. Heureusement, la radioactivité est incolore, inodore, sans saveur, et invisible… sauf par ses effets sur la santé, qui mettent parfois des années à se déclarer, et qui sont non reconnus par l’armée et le gouvernement français, comme le prouve le cas des vétéranse)

Section IV – Effets de l’exposition interne

2.8.4.1. Ingestion

L’UA peut pénétrer dans le corps humain par inhalation, par ingestion ou par des blessures contaminées par l’UA. Il est probable que ces deux dernières voies ne seront importantes que si l’uranium se présente sous la forme d’un composé soluble, auquel cas l’effet de toxicité chimique l’emportera sur l’effet radiologique. (En effet, l’UA a aussi une toxicité chimique !) On considère généralement que la dose mortelle dans le sang humain est d’environ 70 mg. L’exposition chronique par ingestion répétée aura des effets négligeables si l’absorption quotidienne de composés d’uranium soluble par voie orale se limite à un maximum de 0.3 mg. Comme le métal d’UA est relativement insoluble et que des composés hautement solubles ne se formeront probablement pas dans le cas de tout accident imaginable, l’ingestion ne constitue pas une forme d’exposition vraisemblable dans le contexte du stockage des munitions à l’UA. (Dans ce contexte, sans doute, mais pas dans celui d’une guerre, ni d’une catastrophe accidentelle.)

2.8.4.2 Inhalation

La nature des effets dus à l’inhalation dépend de la forme chimique et physique de l’UA. L’inhalation de formes d’uranium insolubles dans les liquides organiques peut créer un état où l’effet radiologique l’emporte sur l’effet de toxicité chimique. Cet état est dû à l’effet potentiellement nuisible du rayonnement alpha sur les tissus pulmonaires. Pour un matériau très faiblement radioactif comme l’UA, un effet intense est très improbable, même en cas d’inhalation de quantités qui auraient un effet nocif sur la fonction respiratoire, en raison du simple volume de poussière absorbé. L’effet à long terme se traduit par une probabilité extrêmement faible, mais qu’il ne faut pas tout à fait négliger, de cancer latent du poumon, qui pourrait ne se manifester que de dix à trente ans après l’absorption. Si une forme d’uranium hautement soluble était inhalée, elle serait véhiculée par les liquides organiques, pour passer des poumons aux autres organes de corps. Dans ce cas, les organes le plus probablement affectés seraient les reins, qui subiraient avant tout les effets de la toxicité chimique plutôt que les dégâts de l’irradiation. Ces effets se traduiraient par une protéinurie, c’est-à-dire une diminution temporaire des fonctions rénales. Il est probable ( pas probable : certain) qu’en cas d’incendie ou d’explosion impliquant des munitions à l’UA, il se dégage une fumée d’oxyde d’uranium et que celle-ci, lorsqu’elle est inhalée, agisse davantage comme une forme insoluble dans les liquides pulmonaires.

2.8.4.3. Critères d’exposition interne

Quand on établit un projet, la capacité, la conception structurale et l’emplacement des installations de stockage d’UA devraient dépendre de l’importance présumée de la dispersion de la contamination à l’UA en cas d’accident, et ce, en plus des critères normaux (par exemple, distances de sécurité) qui s’appliquent au stockage des explosifs militaires. Ce sont les services nationaux compétents qui déterminent les critères de contrôle de l’exposition interne aux effets radiologiques et aux effets de la toxicité chimique de l’UA. Dans le contexte de la dispersion de l’UA dans l’atmosphère, le critère le plus important est celui qui limite l’absorption par inhalation. Celle-ci devrait être fixée à un niveau tel que les dangers pour la population du contenu d’UA des munitions ne soient pas supérieurs à ceux qui sont liés à leur contenu explosif, et aussi bas qu’il est raisonnablement possible de le fixer.(qu’est-ce qui est « raisonnable » : 7 % de pertes dans la population civile comme dans l’armée ?) En raison de la grande diversité des circonstances possibles des accidents, y compris les conditions météorologiques, qui influencent le taux de dilution lorsque la fumée et la poussière se dispersent dans l’atmosphère, il n’est pas possible de préconiser des formules simples généralisées pour établir un rapport entre les effets de la dispersion et la quantité d’UA impliquée, c’est-à-dire des formules analogues à celles qui permettent de calculer la distance de sécurité pour les explosifs. Il est dès lors nécessaire de prévoir les réactions de tous les types de munitions à l’UA concernés, afin de choisir les conditions appropriées pour les stocker en sécurité.(Tout de même pas en toute sécurité : il faut être « raisonnable » !)

Section V – Isolement des munitions à l’uranium appauvri

2.8.5.1. UA seul

Si l’UA n’est associé à aucun explosif, par exemple s’il consiste uniquement en noyaux perforants sans agents propulseurs, et qu’il est impliqué dans un incendie, le seul risque potentiel sera celui de sa dispersion dans l’atmosphère. Il subsistera une contamination de la surface après l’extinction de l’incendie, mais la zone concernée sera peu étendue. (En revanche, lorsqu’il est associé à un explosif, comme dans les munitions à UA, où l’UA ne constitue que la pointe ou « flèche » perforante, la zone concernée sera immense : planétaire.)

2.8.5.2. UA et agents propulseurs

La présence d’agents propulseurs introduirait un risque potentiel, dû aux agents propulseurs eux-mêmes, mais aggraverait également la dispersion de l’UA en provoquant un incendie plus important. (Par définition, il y a des « agents propulseurs » dans les missiles.)

2.8.5.3. UA et autres munitions

Stocker dans une même pile ou dans un même magasin des munitions à l’UA et d’autres types de munitions, surtout celles qui sont capables de provoquer des explosions en masse, augmenteraient le risque de dispersion de l’UA en cas d’accident, dans un bien plus grande mesure, pour les raisons suivantes. Le taux de conversion de l’UA métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (c’est-à-dire très petites), est bien plus important (de 10 à 1 000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’UA en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’UA et de contamination de la surface. (L’explosion, c’est par définition ce qui a lieu quand on utilise les armes à UA.)

2.8.5.4. Principes d’isolement

De ce qui précède il ressort clairement que le stockage séparé de l’UA et des composants explosifs des munitions, ou du moins le stockage séparé des munitions à l’UA et des autres types des munitions doit être considéré comme présentant des avantages indiscutables au plan de la sécurité et devrait être adopté chaque fois que c’est possible. (Et si ça ne l’est pas, tant pis ! Mais ce qui ne sera jamais possible, c’est d’arrêter la contamination une fois qu’elle s’est produite.)

CONCLUSION d’ACDN et d’AVIGOLFE :

Ce document donne totalement raison aux spécialistes du monde entier qui s’opposent aux armes à UA (le professeur Durakovic, Leuren Moret, le Dr Rosalie Bertell, Maurice-Eugène André, etc.) en raison de leurs effets sanitaires, pathologiques, morbides, et en outre tératogènes (dont il n’a pas été question ici). Il nous donne raison d’exiger l’abandon sans condition par la France des armes à UA et l’interdiction universelle des armes radiologiques. Et d’avoir remis au ministère, le 29 juin 2005, une pétition commune d’ACDN, du réseau « Sortir du nucléaire » et d’AVIGOLFE l’exigeant. Ce sont des instruments de crime contre l’humanité : elles ne respectent aucune « loi de la guerre », elles affectent toutes les catégories d’humains, les civils comme les combattants, les générations actuelles et les générations futures, et toutes les espèces vivantes. Ce sont des instruments de génocide et d’écocide.
Ce rapport donne également raison aux vétérans de la guerre du Golfe ou des Balkans qui s’estiment atteints dans leur santé et dans leur vie par un « cocktail » de facteurs parmi lesquels l’UA tient une place capitale.

VOIR AUSSI : Leuren MORET- Uranium appauvri, cheval de Troie de la guerre nucléaire
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-01-05%2009:50:59&log=invites

AVIGOLFE ACDN
49, Avenue de Bontemps 31, Rue du Cormier
95750 – CHARS 17100 – SAINTES
Tél : 06 85 20 06 99 Tél : 06 73 50 76 61
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avigolfe@tiscali.fr acdn.france@wanadoo.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2013 |Pas de commentaires »

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr)

La décroissance,

préalable à toute intervention écologique ?

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES suicide_de_la_terre-fea0a

(Metamag.fr)

Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre « Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain ». Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré.

Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?
AV : Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

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HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?
AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.
AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?
C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction ?
AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.
http://www.metamag.fr/metamag-1163-La-decroissance-Prealable…

URL de cet article 19352
http://www.legrandsoir.info/la-decroissance-prealable-a-toute-intervention-ecologique.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 février, 2013 |Pas de commentaires »

PANG FEAT. MONKEYMIX: « LES POTES A JE ». SUPERBE VIDEO DE RAP…BELGE!

PANG feat. MonkeyMix

« Les potes à Jé »

PANG FEAT. MONKEYMIX:

Voici le très réussi rap des potagers urbains (clip vidéo)

Ils ont osé : un groupe a enregistré un rap et tourné un clip vidéo sur le thème des potagers urbains à Bruxelles, lesquels sont de plus en plus nombreux dans les quartiers. Le nom du morceau, « les Potes à Jé » interprété par Pang feat. MonkeyMix.

ll n’y a rien à dire : outre le message durable positif, le ton reste humoristique et la mélodie rentre très rapidement dans la tête. Un projet plus que réussi.

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Pour BX – BRUXELLES
Pour BX – BRUXELLES

Ici c’est chacun sa parcelle, on ramasse l’oseille
Alors retiens ce conseil, ici t’es pas à Marseille.

BXL – Ouais c’est Bruxelles
BXL – Ouais c’est Bruxelles

Avec nos potes âgés on inonde les marchés
Viens accompagné car on va te faire planter.

On te plante des choux, est-ce que ça te dit ?
Joe, fais pas le mou, ou ce sera les radis.

Dans mon hood on pratique la permaculture :
Une tech de ouf inspirée de la nature.

Insulte pas la Terre, Mec c’est ma mère
Observe la bien, jamais plus t’auras faim.

La paillle et la forêt ont été mises dans le coup
Les fourmis et les abeilles ont toutes rejoint notre crew.

La seule limite à ta production
Mec non c’est pas le site c’est ton imagination.

Fais donc les liens, les interconnections
Et tu verras tout vient, et cela à profusion.

Pas de pesticides ni engrais chimiques, non
Pas de tracteur ici on a des bourriques.

Si tu fais ta bête et ton petit marrant
Ici tu pousses des bettes et des potimarrons YO.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

TSP, mais ça c’est quoi ? Mais boy je sais pas j’ai jamais entendu parler de ça.
TSP, mais ça c’est quoi ? Attends je vais t’expliquer le mode d’emploi.

TSP c’est le Toilette Sèche Powa,
On chie plus dans l’eau potable mais dans la sciure de bois.
TSP c’est le Toilette Sèche Powa,
On a fait le choix de plus gaspiller d’aqua.
Etape 1, t’arrêtes les couches et tu passes au pot.
Etape 2, tu montes sur le trône, c déjà bien haut.
Etape 3, tu t’essuies tout seul tu tires la chasse d’eau.
Etape 4, t’arrêtes la chasse et t’adoptes le seau.

Le caca dans l’eau c’est fini,
Le plouf ! c’est fini
Les fesses mouillées c’est fini,
Les Africains aiment ça aussi.
En Asie, on l’a choisi.
Au Maroc tout le monde dit oui.
A la campagne ou à Paris tout le monde l’apprécie.

Si t’es dans ce ca ca ca ca ca,
Alors rejoins le toilette sèche powa.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

Et Yo Pang dans ta gueule, oui on s’est recyclé.
Nous, on mixe du tilleul et on bombe dans les prés.

Je représente mon verger que j’ai gagné au tiercé.
Trop cool pour rien branler, mais j’étais affamé.
Alors j’ai eu l’idée d’apprendre à labourer,
D’planter mes poils de carotte et d’en récolter du blé.

Pour des raisons alimentaires, je cultive la Terre,
Me shoot au nucléaire, Mec j’connais les affaires.

Big up aux fruits, aux légumes, aux graines, aux pistilles,
Maintenant je plante des agrumes comme les dunks de Shaquille.

Dimanche jpimpe mon tracteur en mode gangster,
La sketca à l’envers pour renifler la Terre

Pang dans ta gueule tu nous a reconnu,
Les fermiers sont à genoux et les vaches dévêtues.

J’en place une pour mon crew les pesticides sauvages.
On rajoute du gout fais passer le message…

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Chacun sa carotte et chacun son poireau.
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau.

C’est quoi notre quartier ? C’est le potager.
Qu’est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé.
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney.
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI

MONSANTO:

MONSANTO: UN CLIP RAP PAR KOLIBRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES monsanto

Un clip rap par Kolibri

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MONSANTO : SOS entreprise mortelle

L’entreprise assassine

Octobre 2006, dans le cadre de ses recherches, Marie-Monique Robin questionne un homme, Alan Gibson, vice président de l’association Vietnam Veterans of America. Le malheureux est sérieusement amoché. Il a « le regard émacié des grands malades en fin de vie. A soixante-sept ans, il en paraît quinze de plus. Installé dans son fauteuil roulant, il me montre les deux jambes qu’il n’a plus. »

Pourtant, Alan Gibson n’est pas un mutilé de guerre. Le bout d’homme fait partie des multiples victimes de MONSANTO et du gouvernement américain de l’époque.

Le vecteur, c’est l’agent orange, produit par la firme au moment de la guerre du Viêt-nam. De janvier 1962 à 1971, « on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de forêts et de terres [vietnamiennes]. Plus de 3 000 villages ont été contaminés et 60 % des défoliants utilisés étaient de l’agent orange, représentant l’équivalent de quatre cents kilos de dioxine pure. Or, selon une étude de l’université de Columbia (New York) publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de 8 millions d’habitants. » (p. 53)

A Anniston, à cause de MONSANTO, les habitants meurent les uns après les autres. Des années durant, la firme a déversé des PCB (ou polychlorobiphényles), huiles chimiques hautement toxiques, un peu partout dans la ville. 

« Mon petit frère est mort à dix-sept ans, d’une tumeur au cerveau et d’un cancer des poumons… il est mort parce qu’il mangeait les légumes de notre jardin et le poisson qu’il pêchait dans un cour d’eau hautement contaminé ! MONSANTO a fait d’Anniston une ville fantôme »(David Baker, président du comité d’Anniston contre la pollution).

Plus loin, Marie-Monique Robin indique que, « selon un rapport déclassifié, établi secrètement en mars 2005 par la Envirenmental Protection Agency (EPA, l’Agence américaine de protection de l’environnement), 308 000 tonnes de PCB ont été fabriqués à Anniston de 1929 à 1971. Sur ce total, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au coeur de la communauté noire de la ville » (p. 23). Jusqu’en 1971 ! Pourtant, dès 1937, MONSANTO savait que les PCB représentaient un grave danger pour la santé. Alors pourquoi continuer à polluer ? A cause d’une idéologie claire, formulée dans un document déclassifié de la firme, « Pollution letter » (daté du 16 février 1970), Monsanto « ne peut pas se permettre de perdre un dollar de business ».

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Pas de danger
© Marc

Suite à une plainte déposée par 20 000 habitants de Anniston en 2001, MONSANTO est jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB ». Et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts. Mais, regrette David Baker, « aucun des dirigeants de la firme n’a été condamné à de la prison »(p. 39).

Dans l’affaire de la dioxine qui a décimé la petite ville de Times Beach, MONSANTO échappe aux poursuites.

Mais ne soyons pas trop sévères. Il y eut quelques châtiments. En 1996 à New-York puis en janvier 2007 en France, MONSANTO est condamnée pour publicité mensongère. Depuis 1974, elle vendait son cher Roundup ready, (qui a des effets néfastes sur les cellules humaines et qui est l’herbicide le plus vendu au monde depuis 30 ans !) comme un produit biodégradable et bon pour l’environnement.

Des politiques complices

De 1997 à 2007, les cultures transgéniques se sont étendues sur plus de cent millions d’hectares dans le monde. Et MONSANTO possède 90 % des OGM cultivés sur la planète, emploie 18 000 salariés dans une cinquantaine de pays, et ses bénéfices ne cessent de grimper (ils ont atteint le milliard de dollars). De l’autre côté, dans des pays comme l’Inde, le Mexique ou le Paraguay, des millions de paysans subissent déjà les conséquences, lourdes, des OGM (faillite de leur modeste entreprise, étranges maladies de peau constatées chez les enfants qui traversent quotidiennement des champs de cultures génétiquement modifiées…).

Pourquoi laisse-t-on ce dangereux géant industriel opérer ?

D’une part parce que, signe de l’ampleur de l’influence de MONSANTO, dès qu’un scientifique honnête trouve un résultat qui ne correspond pas aux intérêts de la firme, il est licencié ou banni des cercles de recherche. Le Professeur Ignacio Chapela – par exemple – a eu la mauvaise idée d’écrire un article pas vraiment favorable à la multinationale, publié dans la revue scientifique Nature. Dans son texte, il montre que le maïs que l’on croit sans OGM contient en fait des substances transgéniques, à cause de la contamination génétique. Quand l’article paraît, Ignacio Chapela subit une sacrée campagne de diffamation, orchestrée par MONSANTO.

Autre exemple, Richard Burroughs, vétérinaire à la Food and Drug Administration (FDA, agence chargée de la sécurité des denrées alimentaires et des médicaments), chargé de réaliser des tests sur l’hormone de croissance transgénique bovine RBGH. Les résultats du chercheur sont décevants pour MONSANTO: pour les vaches comme pour les buveurs de lait, le danger est énorme. Il est licencié. Et à partir de 1994, le produit est commercialisé aux Etats-unis.

D’autre part, à cause de la réglementation américaine en matière d’OGM. Pour ne donner qu’un élément, le principe d’équivalence en substance – même substance entre les plantes génétiquement modifiées et les plantes conventionnelles – est accepté.

Mais aussi et surtout parce que face aux pressions de la firme, les politiques ne font pas le poids. En 1998, le bureau de Tony Blair fait stopper les travaux trop gênants du scientifique Arpad Pusztai. Dan Glickman, Ministre de l’Agriculture de Bill Clinton de 1995 à 2000 avoue quant à lui à Marie-Monique Robin avoir « subi beaucoup de pressions de la part de l’industrie [MONSANTO] et de certains membres du gouvernement surtout dans le domaine du commerce extérieur ».

L’entreprise finance, en toute légalité, les campagnes électorales des grands partis. Mais plus efficace est « sa capacité d’infiltration dans tous les rouages décisionnels du pays », via le système des « portes tournantes »(chaises musicales) : quatre ministères importants de l’administration W. Bush sont ainsi « tenus par des proches de MONSANTO, soit qu’ils aient reçu des subsides de la firme, soit qu’ils aient travaillé directement pour elle ». Parmi ces collaborateurs, citons pêle-mêle John Ashcroft, Tommy Thompson, Ann Venneman, Donald Rumsfeld et Clarence Thomas (p. 178).

Laissons le mot de la faim à Vandana Shiva, présidente de la fondation Navdanya en Inde. Pour cette militante anti-OGM, le seul but de la « seconde révolution verte », c’est « d’augmenter les profits de MONSANTO ». Dès lors que chaque paysan dépendra de cette firme pour chaque grain semé, pour chaque champ cultivé, non seulement l’entreprise empochera quantité de royalties, mais, plus puissante qu’une bombe, elle contrôlera les populations du monde.

Alors ne craignez rien, Monsanto veille au grain !

- Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto – De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, éditions La Découverte, 370 pages (parution : le 6 mars 2008).

- Les victimes vietnamiennes de l’agent orange ont été déboutées, vendredi 22 février 2008, par la justice américaine. Lire ici la réaction du Courrier du Vietnam (25/02/08) via le site internet Contre Info .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 février, 2013 |Pas de commentaires »

QUE CREVENT…(Gaëtan PELLETIER)

Que crèvent…

QUE CREVENT...(Gaëtan PELLETIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES terre

Que crèvent les mondialistes…

Que crèvent les sanguinaires cravatés

Que crèvent les grands projets assassinant les grands tout petits

Que crèvent les États et leur couchette putain aux hommes d’affaires parfumés à l’or

Que crèvent les grands de ce monde, portails organiques, lustrés, flamboyants, éteints…

Que crèvent ceux qui ne savent ni vivre au grand savoir du non-vivre

Que crèvent les animaux désâmés

Que crèvent les enterrés de chair

Qu’ils crèvent pour que l’on vive, enfin vivre, sans montre, sans horaire, sans rien, mais avec tout…

l’amour…

Pour qu’enfin ne crève l’amour des uns des autres encoffré dans le savantisme puant

Que crèvent ceux qui croient que l’or est buvable, alors que l’humain est constitué d’eau

Que crèvent les mangeurs de Terre, les affamés d’humains, les cannibales mondialistes

Que crève  ce lard de la planète, ce blé soufflé, barbe-à-papa

Que crèvent les compteurs d’eau élus, les machines machinant les sous

Que crèvent les fabricants de douleurs

Que crèvent sorciers et fabulateurs de sciences falsifiées

Qu’ils crèvent tous, pour que nous puissions vivre et décider de nos vies, à petits pas, sans vouloir conquérir la lune, mais reconquérir la Terre qui nous a été volée.

Gaëtan PELLETIER

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LES FIBRES AMOUREUSES

LES FIBRES AMOUREUSES

LES FIBRES AMOUREUSES dans REFLEXIONS PERSONNELLES fibres-amoureuse

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER)

Regarder les humains

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arbre

comme on regarde les arbres

 ADULTES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Illustration: Tree of Life, Vladimir Kush

Si ce que vous apprenez vous tue ou vous apprend à tuer, vous fabriquez votre propre mort. Le tronc qui apprend à tuer la feuille ne sait pas qu’il tue l’arbre. (Gaëtan PELLETIER)

Il n’y a pas de petites journées, il n’y a que de petits regards et des écoutes que trop infimes.

Il faut donc, pour comprendre et apprendre, regarder les humains comme on regarde les arbres.

Sans juger…

Qui donc jugerait un arbre ?

Il le faut pour nous comprendre et nous accepter.

Il est étrange que nous nous haïssions parfois dans nos différences… Alors que ce sont elles qui font la beauté de cette humanité.

Nous avons tellement appris à juger que c’est devenu un réflexe aussi anodin que de se passer la main dans les cheveux.

Mais nous l’ignorons.

***

Je suis parti à vélo ce matin. Une heure. À la manière méditative. C’est-à-dire , dans une perspective de contemplation et non de jugement. Regarder les paysages filer… Ne rien attendre. N’aller nulle part. Sauf vers soi…

Vous savez, les enfants, quand ils vont à bicyclette, ils ne vont nulle part… Ils s’amusent.

Les adultes eux, se font des trajets.

À partir du moment où nous échappons à tout but, itinéraire, – tel que l’on nous l’a appris – nous ne parvenons qu’à un exercice physique, rivés à un BUT.

Découvrir est savoir qu’il n’y a pas de but à préparer, mais de se préparer à reconnaître les buts.

On laisse les paysages passer, comme au cinéma. On jette un œil sur les ombres, la valse des mouvements, la lumière, les craquelures de l’asphalte, les maisons, les couleurs, les murs écaillés.

***

Copier-coller aux humains

Assis sur une terrasse, il y a là de vieux couples, des jeunes bien « modés », et derrière un voilier qui passe sur le lac.

Vous regarder tout cela sans juger. Sans dire : « C’est une mode qui va passer ». La jeune blonde est une top modèle et son amoureux un parfait imbécile bien coiffé, avec son corps gribouillé de tatous, les biceps lustrés par le soleil.

On cultive son corps comme le plus âgés cultivent leurs « valeurs ».

Il n’y a pas de différences.

En décryptant la structure des modèles à travers les âges, simplement en les regardant, on finit par comprendre au moins une chose.

Chacun est un modèle.

Mais comment échapper aux modèles.

De fait, nous n’y échappons pas.

Il n’y a pas de différence entre le club des bronzés de 16 ans et les intellectuels tatoués aux savoir universitaire.

C’est stéréoïdé à  l’orgueil.

Les jeunes changent de vêtements, parfois…

Les plus vieux passent souvent leur vie dans une mode intellectuelle, une foi, se déclarant athées – car la raison est un formidable outil.

Mais c’est aussi un tournevis.

La meilleure façon d’avoir une réponse sur le sens de la vie et sa compréhension est de ne pas se poser de question en usant de la raison.

C’est laisser l’intuition parler en faisant taire un peu ce babillage de l’esprit.

Si les schizophrènes entendent des voix, les gens « normaux » aussi…

Sauf qu’elles sont dictées d’en bas.

Et on risque d’y rester

Gaëtan PELLETIER

27 juillet 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA FRANCE « BOB » (Gaëtan PELLETIER / legrandsoir.info)

La France « BOB »

LA FRANCE

arton19032-68ff4 AFRIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Gaëtan PELLETIER

Le « monde » se dégrade comme un Big Mac abandonné dans la nature : il doit en rester pour au plus 100 ans.

Les gens ont eu une peur de la fin du monde… hilarante. On a rit jaune. A-t-on besoin d’un calendrier Maya pour fabriquer une « fin du monde » ? Nous sommes en train de le tricoter. Il n’y a plus un coin de planète qui ne soit infecté par la punaise de lit la plus armée au monde : les USA. Ils ne sont pas au Mali ? Que non ! Ils ont trouvé une recette délicieuse d’entre amis : faire faire la job par des « amis ».

Vous devriez lire cette histoire de « BOB ».

« Bob » était l’ingénieur informatique le plus apprécié de son entreprise aux États-Unis, travaillait bien et terminait toujours à l’heure… sauf que Bob sous-traitait son travail à une entreprise chinoise pendant qu’il passait ses journées à surfer sur internet.

Le cas de Bob a été découvert l’an dernier par une équipe de sécurité de l’opérateur américain de télécommunications Verizon, qui a raconté sur son blogue cette histoire, la « plus incroyable » de mémoire d’enquêteur.Ni le nom de l’employé ni celui de son entreprise n’ont été dévoilés.

Verizon a commencé à enquêter sur une mystérieuse connexion sécurisée qui venait de Chine vers le réseau interne d’une entreprise basée aux États-Unis.

Mais l’opérateur n’a pas découvert de manoeuvres d’espionnage industriel : à la place, ses enquêteurs ont trouvé un salarié qui passait ses journées à faire semblant de travailler à son bureau pendant qu’une société chinoise accomplissait sa tâche en échange d’une petite partie de son salaire.

Selon Andrew Valentine, qui a publié cette histoire sur le blogue Verizon RISK Team, Bob pourrait avoir eu également recours aux services d’autres entreprises pour faire accomplir son travail.

« Au final, il apparaît qu’il gagnait plusieurs centaines de milliers de dollars par an et qu’il ne payait que 50 000 dollars à la société chinoise de conseil qu’il mettait à contribution », a expliqué M. Valentine.

« Mais le meilleur, c’est que toutes ces dernières années, cet employé a reçu des compliments pour son travail. Ses rapports étaient propres, bien écrits et remis à temps », a ajouté l’expert.

Il était même décrit comme « le meilleur développeur de l’immeuble ».

La journée au bureau typique de Bob commençait par un peu de surf sur le réseau communautaire Reddit et une séance de visionnage de vidéos de chats avant d’aller déjeuner.

L’après-midi était consacré au site de commerce en ligne eBay, à Facebook et LinkedIn. Bob terminait sa journée avec un petit courriel à ses supérieurs pour les informer de l’avancement de ses projets.

Verizon n’a pas donné de précisions sur cet homme, un tranquille père de famille âgé d’une quarantaine d’années, employé de longue date dans sa société. Bob 

En fait, mon titre est bancal : Bob l’éponge, ce sont les U.S.A. Pendant que l’administration étasunienne se passe les mains dans le lavabo chloré, les autres pissent le sang pour la « bonne cause ». Les U.S.A. n’est plus un pays, c’est une armée de snipers.

M. Hollande a dit qu’il n’allait pas au Mali pour les richesses… Pourquoi il l’a dit ? En fait, plus personne ne comprend vraiment ce qui se passe. C’est l’ère de la magie.

Le Canada sème la zizanie dans son pays en traitant les chômeurs de paresseux, de voleurs, d’arnaqueur, pendant qu’au cinéma-télé, on nous refile la chanson d’Al Quaida. Tous les terroristes sont d’Al Quaida.

J’étais en train d’écouter les premières heures de l’attentat du WTC, (vidéo) , quand un « spécialiste » a affirmé, pendant que les tours s’écroulaient, que Ben Laden avait une fortune immense et une organisation tellement bien structurée qu’il pouvait frapper partout dans le monde. Le budget des U.S.A consacre la majeure partie à l’armement et s’en vont bombarder des rochers avec des cavernes comme on en trouve partout sur la planète. Bang ! Les missionnaires n’ont plus de soutane, ils ont des armes. C’est la religion du 21e siècle. On a réussi à convaincre des pilotes de l’Armée que la roche contient des terroristes.

À en croire les info télévisées, les analyses des déshydratés du cerveau, les terroristes sont puissants, mènent le monde, et ont le pouvoir d’abattre l’Occident.

Ah !

Pourquoi, alors, dépenser 40% de son budget en des armes sophistiquées pour aller tirer sur des rochers vides ? Aussi bien acheter la version AK47 made in China…

Je parlais du calendrier Maya et de sa prédiction de la « fin du monde ». J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

1. L’information circule, nous sommes tous au courant

2. L’information mondialisée est fragmentée au point qu’un citoyen « ordinaire », cloué au boulot, n’a pas les moyens de se faire une idée de ce qui se passe. Et même s’il y passait sa journée… Bof ! C’est la grande question philosophique… On apprend en étant l’observateur de ce qu’on nous a appris. Le mauvais observateur a vite fait de trancher le sort du monde en disant qu’il y a des bons et des méchants.

Et c’est comme ça que la vie est en train de couler. Les dinosaures humanoïdes sont nés dans une matrice et perpétuent le rôle de la matrice.

Alors, pas besoin d’attendre la fin du monde. Elle est sous nos yeux…

Pendant ce temps, au pays des merveilles, les étasuniens se posent la question à savoir la raison d’autant de violence dans leur pays, suite à une fusillade dans une école.

C’est la recette du jardinier : plante trois graines si tu veux en avoir une qui pousse. Une pour la terre, une pour l’oiseau, et une pour le plant. Mais aux U.S.A. on se demande si la violence n’est pas dans les jeux vidéos. Comment cette soi-disant élite de génie peut-elle en arriver à une question aussi stupide ? Les jeux vidéos n’ont pas créé de sociétés, ils sont nés des sociétés violentes.

À force de planter des graines OGM, il finit par pousser quelque « chose ». Et c’est le résultat du jardin étasunien.

Mais la France n’est pas Bob, c’est Bob qui a triché. Et Bob, en voulant ne pas travailler, a embauché des noirs. Maintenant, de par l’ONU, L’OTAN et les petites pestes ignorantes de leurs rôles, la punaise de lit se répand dans le monde.

Quand un pays a l’indécence d’abattre 50 millions de bisons – pour la peau – et enfourner des amérindiens, dites-vous que cent ans plus tard, nous sommes tous un petit bison.

P.S. : J’en connais qui doivent rigoler dans une maison de chaux… Le décor arrière de tout le branle-bas africain pourrait être une organisation de snipers économiques, militaires, « d’intelligence », assis derrière des bureaux.

Ils ne font plus qu’écrire sur un calendrier. Après Al-Quaida, ils ont créé « BOB ».

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

Avez-vous vraiment compris ?

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

I started a joke
Which started the whole world crying
But I didn’t see
That the joke was on me, oh no
I started to cry
Which started the whole world laughing
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
[. From : http://www.elyrics.net .]
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
Oh, if I’d only seen, oh yeah
That the joke was on me, oh no
That the joke was on me, ohh

Gaëtan PELLETIER

20 janvier 2013
La Vidure

URL de cet article 19032
http://www.legrandsoir.info/la-france-bob.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DES DECHARGES SECRETES POUR FAIRE FACE A DES TAS DE DECHETS RADIOACTIFS (ajw.asahi.com)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DES DECHARGES SECRETES POUR FAIRE FACE A DES TAS DE DECHETS RADIOACTIFS (ajw.asahi.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fuku2

Des décharges secrètes pour faire face à des tas

de déchets radioactifs

Toujours d’actualité bientôt deux ans après la catastrophe selon nos informations … il nous a été signalé que le lien n’était plus actif voici donc le lien vers l’article original de l’époque Août 2011 de l’ Ashahi

AJ201108055292

Une main-d’oeuvre liée aux yakuzas

Le fait n’est pas nouveau : le recours aux yakuzas pour travailler dans les centrales remonterait aux années 1990. Ces derniers mois, ceux-ci se seraient distingués en ayant effectué la tâche quasi suicidaire de nettoyer le noyau dur de la centrale endommagée, s’exposant ainsi à des taux de radiation très élevés.

Non pas qu’ils aient eu le choix : la plupart des « travailleurs » déployés sur le site et affiliés aux yakuzas seraient criblés de dettes et forcés pour les rembourser d’effectuer tout travail qui leur est imposé. Une main-d’oeuvre docile, qui permet aux clans de s’imposer comme sous-traitants de choix auprès de TEPCO.

Mais les « services » ne se limiteraient pas à la sous-traitance du personnel : la corruption des clans et de politiciens aurait favorisé l’obtention de permis de construire, et certains clans, notamment le Matsuba-Kai – l’une des dix organisations criminelles les plus influentes au Japon, auraient été en charge de la gestion des déchets pour TEPCO.

Shimbun  http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201108055290

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

GAZ DE SCHISTE: UN RAPPORT CENSURE AUX ETATS-UNIS SOUS LA PRESSION DE L’INDUSTRIE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

TRANSPARENCE ?

Gaz de schiste :

GAZ DE SCHISTE: UN RAPPORT CENSURE AUX ETATS-UNIS SOUS LA PRESSION DE L'INDUSTRIE (Sophie CHAPELLE / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gaz2

Un rapport censuré aux Etats-Unis sous la

pression de l’industrie

(Sophie CHAPELLE)

L’Agence Américaine de Protection de l’Environnement est sous le feu des critiques, accusée d’avoir censuré un rapport sur les dangers de la fracturation hydraulique. Cette technique, nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constituerait bien une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable. Les organisations écologistes reprochent à l’Agence américaine d’avoir plié sous la pression de l’industrie.

arton2894-0cfe9 EAU DU ROBINET dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA) a t-elle censuré un rapport mettant en cause la fracturation hydraulique, sous la pression de l’industrie gazière et pétrolière ? C’est ce qu’assure l’agence Associated Press qui s’est procurée le rapport de l’EPA révélant que la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constitue une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable.

Des bulles dans l’eau, « comme du champagne »

L’affaire débute en 2010 à Weatherfod au Texas. La famille Lipsky constate que l’eau « potable » de la maison commence à « faire des bulles comme du champagne ». « Au début, l’EPA a estimé la situation si grave qu’elle a émis une ordonnance d’urgence fin 2010 établissant qu’au moins deux propriétaires étaient en danger immédiat du fait d’un puits saturé de méthane inflammable », écrit l’Associated Press (AP). La compagnie Range Resources, propriétaire de plusieurs puits de gaz au Texas, dont l’un situé à moins de deux kilomètres de la maison des Lipsky, est pointée du doigt.

L’agence environnementale ordonne à la société de prendre des mesures pour nettoyer leurs puits et fournir de l’eau sûre aux propriétaires affectés. Range Resources menace alors de ne pas prendre part à une étude menée par l’EPA concernant le lien entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau, ni d’autoriser les scientifiques du gouvernement à accéder à ses sites de forage. Sans explication officielle, l’EPA opère en mars 2012 un revirement en retirant son ordonnance d’urgence et en décidant de mettre fin à la bataille judiciaire.

Preuves dissimulées ?

L’Agence états-unienne ne rend pas non plus public le rapport commandé quelques mois plus tôt à un scientifique indépendant, Geoffrey Thine. Après avoir fait analyser les échantillons d’eau prélevés dans 32 puits, le chercheur conclut que le gaz présent dans l’eau potable de la famille Lipsky pourrait bien provenir de l’opération de fracturation hydraulique. « Je ne peux pas croire qu’un organisme qui connait la vérité sur quelque chose comme ça, ou dispose de telles preuves, ne les utiliserait pas », a déclaré Lipsky auprès de l’AP. Cet habitant est désormais contraint de payer 1 000 $ par mois pour avoir de l’eau potable acheminée jusqu’à sa maison. Les autorités de l’État ayant déclaré que Range Resources n’était pas responsable, la compagnie a cessé ses opérations de nettoyage des puits.

« Il est inadmissible que l’EPA, qui est en charge de la protection des ressources vitales de notre pays, se replie sous la pression de l’industrie gazière et pétrolières’insurge la coalition Americans Against FrackingCette affaire montre que la fracturation hydraulique ne peut être réglementée de manière sûre quand l’industrie du pétrole et du gaz peut user de son influence considérable pour contourner les règles en sa faveur. » La coalition demande l’interdiction de la fracturation hydraulique. En 2012, 200 mesures locales visant à interdire la fracturation ont été prises à travers les États-Unis.

Sophie CHAPELLE

bastamag.net

Photo Une : Food and Water Watch

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
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