32 PHOTOS PARFAITEMENT SYNCHRONISEES POUR UN EFFET MAGIQUE (J.R DENIS/chuitropquebecois.com)

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parfaitement

synchronisées

pour un effet

MAGIQUE !

(JR.DENIS) 

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Plus d’infos:

http://www.chuitropquebecois.com/photos-parfaitement-synchro/?fb_action_ids=762559337101164&fb_action_types=og.likes#sthash.l6kwqCla.dpuf

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 mai, 2014 |Pas de commentaires »

ABBAYE DE DAOULAS DANS LE FINISTERE: PEUPLES DE L’OMO. DIFFERENTS ?…PAS VRAIMENT. UNE FORMIDABLE EXPOSITION DES PHOTOS DE HANS SILVESTER (Thierry LAMIREAU)

PEUPLES DE L’OMO.

DIFFÉRENTS ?

PAS VRAIMENT.

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ABBAYE DE DAOULAS

-Exposition photographique

dans les jardins-

Reportage de

Thierry LAMIREAU

Un événement inédit

marque le printemps 2014

à l’Abbaye de DAOULAS

dans le Finistère:

L’exposition d’une trentaine de photographies de grand format

de Hans SILVESTER est installée

dans les jardins depuis le 28

mars jusqu’au 29 juin 2014. 

Un parcours qui nous interroge

sur la différence.

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Fervent défenseur de la nature, Hans SILVESTER retourne chaque année depuis maintenant onze ans dans la basse vallée de l’Omo, un territoire aux confins de l’Éthiopie, du Kenya et du Soudan.

Son premier voyage était motivé par le désir de connaître la vallée du Rift, berceau de l’humanité, « de comprendre pourquoi et comment tout avait commencé là » et de photographier les habitants, gardiens de notre patrimoine commun.

Cette zone très difficilement accessible est aujourd’hui peuplée d’une quinzaine de tribus nomades ou semi-nomades n’ayant jusqu’alors guère été confrontées au monde moderne et à la mondialisation, si ce n’est brutalement avec la guerre civile au proche Soudan impliquant un gros trafic d’armes.

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Cette exposition photographique intervient dans le cadre du projet culturel de l’Abbaye de DAOULAS (Finistère) comme la suite logique de l’exposition « Tous des sauvages ! » qui interroge notre rapport à l’autre et à la différence. Sans objectif de démonstration, elle s’impose avant tout par la force des images, leur beauté formelle et leur impact émotionnel. Elle présente un regard sensible sur notre humanité, en particulier, sur les enfants porteurs à la fois de nos quotidiens et de nos espérances.

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De grands visages peints avec des argiles colorées accueillent le visiteur dès l’entrée de l’Abbaye.

Un parcours photographique dans les jardins commenté par Hans SILVESTER permet de poursuivre la découverte de ces peuples si différents de nous – mais moins qu’il n’y paraît : des enfants qui jouent à la balle comme le font les nôtres, des mères et leurs enfants comme tant de mères et enfants partout ailleurs.

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Pourrait-on dire comme Jules RENARD dans son Journal : « Je ne dirai pas comme Jean-Jacques Rousseau : « Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus; j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent. » Non, non ! Je suis fait comme tout le monde et, si j’arrive à me voir dans ma glace, solidement accrochée, je verrai l’humanité presque toute entière. 

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Rencontre

Les peuples de l’Omo ? Qui les connait ? La fabuleuse exposition d’Hans SILVESTER, installée dans les jardins de l’abbaye, permet de combler cette lacune. « Une découverte frappante pour aller à la rencontre de l’autre. Une promenade dans les jardins, où les photos surgissent, se confondent, se distinguent, le tout jalonné de propos d’Hans enregistrés », explique Marianne DILASSER, directrice de l’exposition.

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Gagner leur confiance

Hans SILVESTER, photographe professionnel et militant écologiste, est allé à la rencontre de ces ethnies, dans la vallée de l’Omo située aux confins de l’Éthiopie, du Kenya et du Soudan. Un territoire de la taille du Finistère où vivent environ 35 000 personnes.

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« Cela m’a demandé beaucoup de temps, raconte l’artiste. La première visite a eu lieu en 2002. Depuis, j’y ai fait trente-trois séjours d’un mois minimum. Cela représente un fort engagement, beaucoup de temps et d’énergie pour gagner leur confiance. » 

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Il s’agit de peuples guerriers, naturellement méfiants : « Ils adorent les conflits. Avant, tout se réglait à la machette. Maintenant, avec la mondialisation et le conflit au Soudan, ils sont armés de Kalachnikov. C’est un vrai problème ! »

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Ces peuples maîtrisent incontestablement l’art de la guerre, mais pas seulement. Ils adorent aussi peindre leur corps et leur visage avec des terres aux différentes couleurs. « Ces couleurs ont un simple rôle esthétique. Les hommes et les femmes de l’Omo les appliquent avec une grande liberté artistique contemporaine », apprécie le photographe.

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Leurs coutumes ne sont pas les nôtres, leur mode de vie non plus, « mais ils sont parents comme nous, les enfants jouent comme partout », continue Hans SILVESTER. Cette exposition a une double lecture. La première est la découverte de ces véritables oeuvres d’art. La seconde réside dans la compréhension de l’autre, dans ses contrastes et ses similitudes.

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Quelle différence ?

« Avec Guy BOURREAU, qui a une grande connaissance du monde de la photographie, nous avons sollicité Hans SILVESTER car son travail est très orienté vers la culture de la différence, explique Marianne DILASSER. Une suite toute trouvée à notre exposition Tous des sauvages de l’année dernière. »

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Seul un photographe comme Hans SILVESTER, qui regarde l’autre comme son égal, pouvait faire comprendre nos ressemblances et nos différences. Il a su capturer des images qui nous captent à notre tour.

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Du 28 mars au 29 juin 2014, tous les jours de 13 h 30 à 18 h 30, à l’abbaye de Daoulas. Contact : 02 98 25 84 39, abbaye.daoulas@cdp29.fr.

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Des visites flash commentées et des ateliers sur la couleur sont aussi proposés.

Thierry LAMIREAU

avec l’aide des documents de l’exposition.

Photos du reportage: Thierry LAMIREAU

Prises avec: Téléphone SAMSUNG Galaxy Express

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mai, 2014 |Pas de commentaires »

EAU, CRISTAL DE VIE (Pierre RABHI / Kaizen-magazine.com)

Eau, Cristal de Vie

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Par Pierre RABHI le jeudi 23 janvier 2014, 12:18 - Lien permanent-

-Chronique de Pierre RABHI tirée du magazine Kaizen n°5-

Je suis né dans le désert, dans cette immensité aride où seule l’eau peut donner la vie.

La rareté de l’eau lui donne une immense valeur.

Les deux tiers de notre physiologie en sont composés. Sans cet élément substantiel, seule la désolation pourrait prospérer. Aussi doit-on la considérer avec le respect dû au Sacré. Ce cristal liquide porte en lui toute la mémoire de notre magnifique planète, mais sommes-nous vraiment conscients de tout cela ?

Dans les pays où elle coule en abondance, l’eau est banalisée, désacralisée.

Elle élimine nos déchets, purifie notre corps et évacue ses rejets.

Elle est versée, déversée et gaspillée litre après litre dans nos éviers, nos chasses d’eau, et profanée de bien d’autres façons encore…

L’être humain est ainsi fait : il néglige les éléments dont il dispose à loisir et ne reconnaît leurs véritables vertus que lorsqu’ils viennent à manquer.

On pourrait dire cela de la nourriture surabondante dans les pays dits prospères, au PNB triomphant, et on oublie qu’elle manque cruellement aux perdants du pseudo-progrès.

Même si l’on tente aujourd’hui de sensibiliser les plus jeunes au respect des biens vitaux, cette éducation des consciences peut-elle porter ses fruits quand la terre nourricière, elle-même ignorée, dégradée de mille manières, a perdu sa valeur nourricière aux yeux des hommes qui en sont les intendants à travers toute la planète ?

L’humain fait preuve d’une grande ignorance en ne percevant plus l’importance de ce qui entretient et maintient son existence, sa réalité tangible. Il ne sait plus se satisfaire de ce qui est simple et essentiel. Noyé dans le superflu, il est triste, consomme des antidépresseurs à outrance.

Peut-être l’une des origines de notre tristesse serait-elle due à notre incapacité à reconnaître la valeur immense des richesses naturelles qui nous sont offertes.

Lorsque j’étais enfant, le moindre morceau de pain était précieux et on ne pouvait boire de l’eau sans éprouver un profond sentiment de gratitude. Et de cette gratitude, de notre sensation que c’était là un don de la Terre, naissait notre joie.

Aujourd’hui le superflu nous submerge, banalise l’indispensable et donne aux futilités une importance extravagante. Il paraît que l’industrie du luxe n’est pas en crise !

Nous sommes étouffés par l’invasion d’objets inutiles, vecteurs d’une satisfaction éphémère. Notre faculté d’émerveillement s’érode. Nous la recherchons à travers la possession, le divertissement standardisé, source de profit sans limite. Ces considérations n’ont aucune intention désobligeante ou culpabilisante, elles sont et rien de plus, laissant à chacun son libre arbitre.

Le modèle actuel, dit dominant, a été engendré par l’Europe depuis plus de deux siècles. Je prétends que l’Europe a été la première victime de la modernité, par l’uniformisation qu’elle s’est imposée.

Elle a estompé les différentes formes de créativité des communautés qui la composaient au profit de la standardisation de l’ensemble.

Elle est devenue puissante en confisquant des territoires et en drainant les ressources qui faisaient leur richesse.

Il est maintenant essentiel de nous réjouir de ce qui est donné par la nature pour retrouver la valeur de la sobriété libératrice et la jubilation tranquille qui en découle.

Pierre Rabhi

signature

Cette chronique est parue dans le Kaizen n°5.

kaizen-magazine.com

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES 22 MERVEILLES DE LA NATURE QUI MERITENT D’ÊTRE VUES (Source: boredpanda)

Voici les 22 merveilles de la nature

qui méritent d’être vues

au moins une fois dans sa vie. 

Le tunnel de l’amour  

-Ukraine-

LES 22 MERVEILLES DE LA NATURE QUI MERITENT D'ÊTRE VUES (Source: boredpanda) dans REFLEXIONS PERSONNELLES unbelievable-places-8

 Le champ de tulipes

-Pays-Bas-

unbelievable-places-2 ENVIRONNEMENT dans REFLEXIONS PERSONNELLES

 Salar de Uyuni

-Bolivie-

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 Hitachi Park

-Japon-

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 Les caves de glace

-Alaska-

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 La plage rouge

-Panjin, Chine-

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La forêt de Bambous

-Japon-

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Street in boon

-Allemagne-

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La mine de Naica

-Mexique-

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Le tunnel de glycines

-Japon-

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La forêt noire

-Allemagne-

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Le champ de thé

-Chine-

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 Les montagnes Tianzi

-Chine-

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 Hang Son Doong

-Vietnam-

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 Takinoue Park

-Japon-

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 Le canyon de l’antilope

-USA-

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 Le lac Hillier

-Australie-

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 Le lac Retba

-Sénégal-

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 Le champ de lavandes

-France-

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 Le champ de colza

-Chine-

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Le mont Roraima

-Amérique du Sud-

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 Le relief de Zhangye Danxia

-Chine-

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Source: boredpanda
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 décembre, 2013 |4 Commentaires »

LE PASSE, LE PRESENT, L’AVENIR (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le passé, le présent, l’avenir

(Thierry LAMIREAU)LE PASSE, LE PRESENT, L'AVENIR (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES sigle-radioactifthierry-lamireau-au-desus-de-la-mer-de-glace AVENIR dans REFLEXIONS PERSONNELLESgros-plan-thierry DROITS DE L'HOMMEle-courage ENVIRONNEMENT

J’ignore ce que mon passé me réserve,

mais je cueille le présent ardemment,

car je sais que l’avenir est déjà inscrit.

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juin, 2013 |Pas de commentaires »

WOODKID: UNE VIREE DANS SON UNIVERS MUSICAL…DES VIDEOS A VOIR ET A ECOUTER !…UN SUPERBE BONHOMME !

WOODKID

WOODKID: UNE VIREE DANS SON UNIVERS MUSICAL...DES VIDEOS A VOIR ET A ECOUTER !...UN SUPERBE BONHOMME ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa22 (Run Boy Run, I Love You, Iron)

Production: Yoann LEMOINE et son travail incroyable 

Montage: RecordScratchStudios

Restons  fidèle à nous-même, soyons unique…

WOODKID a (re)visité FRANCE INTER…

WOODKID  poursuit sa belle aventure avec FRANCE  INTER. Son album « The Golden Age » est récemment  sorti  et pour l’occasion l’artiste a réinterprété l’habillage musical de la chaîne.
Nous avons suivi WOODKID lors de sa venue à FRANCE INTER et filmé les coulisses de la fabrication de l’habillage de la journée qui lui était consacrée.

WOODKID

En Live sur FRANCE INTER

Invité de Frédéric LOPEZ dans On va tous y passer.

(26 avril 2013)

-Boat song, Brooklyn et The Golden Age-


Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LE SALON DE L’AGRICULTURE…ET SES CHANGEMENTS ! (SB LE SNIPER)

Le SALON de L’AGRICULTURE…

LE SALON DE L'AGRICULTURE...ET SES CHANGEMENTS ! (SB LE SNIPER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

et ses changements !

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Photomontage signé ©SB LE SNIPER (Ma page Facebook & mon Twitter)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 février, 2013 |Pas de commentaires »

DIRIGEANTS D’ENTREPRISES ET CHEFS DE GOUVERNEMENT BIENTÔT JUGES EN CAS DE CRIMES CONTRE L’ENVIRONNEMENT ? (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

EUROPE

DIRIGEANTS D'ENTREPRISES ET CHEFS DE GOUVERNEMENT BIENTÔT JUGES EN CAS DE CRIMES CONTRE L'ENVIRONNEMENT ? (Sophie CHAPELLE / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pollutionjpg

Dirigeants d’entreprises et chefs de

gouvernements bientôt jugés en cas de crimes

contre l’environnement ?

(Sophie CHAPELLE)

Imaginez des ministres, des PDG d’entreprises ou de banques, poursuivis pénalement pour crimes contre l’environnement. C’est l’objet d’une initiative citoyenne européenne lancée fin janvier 2013, qui doit recueillir un million de signatures pour pouvoir être étudiée par la Commission Européenne. Si cette directive« Ecocide » aboutit, elle pourrait influencer fortement les décisions stratégiques des dirigeants politiques et économiques. Et impulser une véritable transition énergétique.

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Décembre 1999. Un navire pétrolier, l’Erika, sombre au large de la Bretagne entrainant une marée noire sur plus de 400 km de côtes françaises. Après des années de batailles juridiques, le groupe français Total est condamné à payer 200 millions d’euros de dommages et intérêts. Mais aucun des responsables de Total ne peut être poursuivi personnellement. Une situation qui pourrait évoluer prochainement. C’est ce que demande une initiative citoyenne européenne(ICE), intitulée « arrêtons l’écocide en Europe, donnons des droits à la Terre », lancée il y a quelques semaines, et qui propose un projet de nouvelle directive européenne.

« Avec cette directive, nous souhaitons que soit reconnue la responsabilité des personnes qui font des choix en termes d’investissements, d’innovations, de productions », explique Valérie Cabanes, juriste en Droit International et porte-parole de l’initiative. Si celle-ci aboutit, il deviendra illégal pour des citoyens européens, des sociétés ou des banques d’être impliqués dans un écocide, c’est-à-dire la destruction ou l’endommagement important d’un écosystème. Tout écocide commis sur le sol européen sera également puni. Un million de signatures – de 7 pays différents – doivent être recueillies en un an (jusqu’au 21 janvier 2014) sur le site End Ecocide. Si cet objectif est atteint, la Commission Européenne sera obligée d’examiner la proposition avec les organisateurs et leur donnera une chance de s’exprimer.

Engager la responsabilité pénale des dirigeants

L’enjeu : considérer comme pénalement responsables des personnes qui se rendraient coupables de crimes contre l’environnement. Les directives existantes ne reconnaissent le principe de « responsabilité hiérarchique » que pour les personnes dont l’intention de profit personnel a été démontrée. « La directive Ecocide reconnaît la responsabilité de personnes physiques selon le principe de supériorité hiérarchique, quelles qu’elles soient, même si les actes ont été commis sans intention. Elle lève ainsi toute impunité. Chefs de gouvernement et PDG peuvent donc être concernés », précise Valérie Cabanes. Seveso en Italie, Tchernobyl en Ukraine, AZF à Toulouse, marée noire terrestre de la réserve naturelle du Crau (Bouches-du-Rhône)… autant de catastrophes industrielles directement liées à l’activité humaine que l’on pourrait qualifier d’« écocides ».

La directive européenne reconnaît aussi la responsabilité de personnes complices, qui auraient facilité un écocide en conseillant ou subventionnant des activités dangereuses. En ligne de mire, les cabinets d’expertise environnementale qui agissent sur le territoire européen ou ailleurs. « Dans les écocides en cours, les projets industriels financent eux-mêmes leurs études d’impact environnemental avec l’accord des gouvernements », relate Valérie Cabanes. C’est le cas de GDF Suez qui, via sa filiale brésilienne LEME, a été en charge des études d’impact environnemental tant décriées du barrage de Belo Monte au Brésil [1].

La fin de l’impunité pour les banques et les multinationales

Le Brésil est un pays qui intéresse particulièrement Valérie Cabanes. Sur place, de nombreuses entreprises européennes sont impliquées dans des projets de grands barrages du bassin amazonien, comme GDF Suez, EDF, Alstom (français), Voith-Siemens (allemand) et Andritz (autrichien). Des entreprises, à l’instar d’EDF, dont l’État est parfois actionnaire majoritaire. GDF Suez détient plus de 50 % du capital de Jirau, le plus grand barrage des Amériques. Ce qui lui a valu une nomination au Public Eye Awards, couronnant l’entreprise la plus irresponsable en matière d’environnement. « Et c’est la société Alstom qui fournit du matériel, notamment les turbines, pour Belo Monte avec un contrat d’au moins 500 millions d’euros », précise Valérie Cabanes.

BNP Paribas, Société Générale, Crédit agricole : les banques françaises contribuent financièrement à des projets controversés. « BNP Paribas a ainsi été impliquée dans le financement de la centrale nucléaire de Belene, en Bulgarie, une centrale de technologie russe en zone sismique », rappelle le site Finance responsable. La banque s’est retirée du projet en janvier 2010 suite à la pression des ONG. La Société Générale a également fait machine arrière en 2009 sur le financement du barrage d’Ilisu en Turquie, un projet qui entrainerait le déplacement forcé de plus de 55 000 personnes. Pour les banques et assurances européennes qui participent à ce type de projets, des poursuites judiciaires pour écocide deviendraient possibles.

Élus locaux, plaignants ou complices ?

Les élus d’un territoire « victime » pourront se ranger du côté des plaignants, comme ce fut le cas pour les élus bretons, charentais et vendéens dans le procès de l’Erika. En revanche, si des accords sont passés entre élus et entreprises, et que ces dernières sont à l’origine d’un écocide, les élus pourront être poursuivis pour complicité. « Les élus prendront sans doute plus de mesures pour commanditer des études d’impact environnemental totalement indépendantes des entreprises qui agiront sur leur territoire », espère Valérie Cabanes.

Autre nouveauté de la proposition : la dangerosité d’une technologie ne s’évaluera plus en fonction des risques de catastrophe (le « facteur risque ») qu’elle pourrait engendrer, mais en fonction de l’étendue des dommages et des conséquences réels. 

« Le risque d’un « Fukushima » est minime, mais les conséquences de la catastrophe de Fukushima sont immenses », souligne Valérie Cabanes. Le coût d’une catastrophe nucléaire en France est évalué à 430 milliards d’euros par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). En cas d’accidents graves, outre les dirigeants d’EDF ou d’AREVA, toutes les personnes au sein de l’État qui ont promu le recours à l’énergie nucléaire pourraient être condamnées. De quoi faire réfléchir… « La directive demande donc aux dirigeants d’évaluer différemment leurs choix stratégiques et d’assumer, de par leurs fonctions et non leurs intentions, leurs responsabilités dans ces choix faits au nom de leur entreprise, de leur gouvernement ou de leur institution financière ». Il appartiendra au tribunal de décider quelle est cette superficie, sa durée ou son impact, de telle sorte qu’une telle destruction puisse être définie comme un écocide.

Élargir le champ du Tribunal Pénal International

Cette redéfinition des règles pourrait permettre de réinvestir l’argent autrement et d’accompagner la transition énergétique. « Cela demandera d’abandonner petit à petit des sites industriels polluants et de former et reclasser des ouvriers pour qu’ils puissent s’adapter à un nouveau marché, qui saura mieux préserver les ressources et les écosystèmes », explique Valérie Cabanes. D’où l’importance d’une période de transition et d’adaptation, qui n’est proposée dans aucune des directives sur l’environnement existantes. Pour éviter les délocalisations d’entreprises européennes cherchant à contourner la loi, les produits issus d’un écocide seraient interdits d’importation sur le territoire européen.

Cette initiative citoyenne européenne est née dans le sillon d’une proposition de Polly Higgins, une juriste internationale qui suggère que le crime d’Écocide soit reconnu comme le cinquième crime contre la Paix, aux côtés des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des génocides et des crimes d’agression. En avril 2010, Polly Higgins a déposé un texte de loi auprès des Nations Unies, pour amender les règles de fonctionnement de la Cour Pénale Internationale. Pour faire connaître cette proposition de loi, une campagne internationale, Eradicating Ecocide, a été lancée.

Court-circuiter les lobbys

La Cour Suprême du Royaume-Uni, s’appuyant sur les articles de la loi proposée, a mené un procès fictif en 2011 (voir la vidéo) démontrant que ces dispositions étaient applicables. Elle a jugé deux cas, sous de faux noms, faisant référence à l’explosion de la plateforme pétrolière de BP dans le Golfe du Mexique, et à l’exploitation des sables bitumineux en Alberta au Canada.

Une façon de montrer que des évolutions du droit sont tout à fait possibles. Reste à faire avancer ces propositions à l’échelle de l’Europe. « Cette initiative permet de court-circuiter les lobbys puisque la proposition de loi vient directement de citoyens et non de représentants élus du peuple qui, pour beaucoup, sont sous influence », relève Valérie Cabanes. Ce qui n’empêchera pas de futurs obstacles le jour où le Parlement Européen sera saisi par la Commission pour étudier le projet de loi. C’est-à-dire dans un an, si les porteurs de cette initiative parviennent à collecter un million de signatures.

Sophie CHAPELLE

@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : flickR

Notes:

[1] Source Document d’analyse stratégique sur le barrage de Belo Monte.

En savoir plus:

- Télécharger le projet de directive Ecocide.

- Le site des ICE

Nos dossiers :

Lire aussi :

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 février, 2013 |Pas de commentaires »

VIDEO DU GROUPE MONTREALAIS HALF MOON RUN: « CALL ME IN THE AFTERNOON »

VIDEO DU GROUPE MONTREALAIS HALF MOON RUN:
« Call me in the afternoon »
Un jeune groupe Montréalais promis à un bel avenir….                                   
Un clip très original pour une chanson fantastique.
halfmoonrun.bandcamp.com
Director: Człowiek Kamera
Les montréalais d’adoption Half Moon Run n’ont pas fait mentir les Inrocks, NMELa Presse, ou encore le Mirror qui leur promettaient une carrière internationale. Suite à une tournée européenne de 32 dates en 32 jours et moins de six mois après la sortie de leur premier effort Dark Eyes, les offres à l’internationales se multiplient. Metric, avec qui Half Moon Run partageait la scène au Festival d’été de Québec, a choisi le groupe comme première partie pour sa prochaine tournée des Etats-Unis. Pendant un mois et demi, le jeune trio, traversera le pays d’est en ouest afin de se produire dans 23 salles de concert des plus renommées, dont le légendaire Radio City Music Hall de New York et le Greek Theatre à Los Angeles. L’aventure américaine se poursuivra avec l’appui de leur nouvel agent de spectacle en sol américain Marty Diamond (l’agent de Coldplay, Dave Matthews Band, Franz Ferdinand, The National, MGMT, The Low Anthem et Sigur Ros) chez Paradigm.Des négociations avec plusieurs étiquettes aux Etats-Unis et en Europe sont bien avancées, des nouvelles à suivre sous peu! A son retour des Etats-Unis, Half Moon Run s’envolera pour une série de dates au Royaume-Uni, suivies par des spectacles au festival Iceland Airwaves et au Festival des Inrocks au Trianon de Paris. Le groupe rentrera ensuite pour une tournée pancanadienne se concluant au National à Montréal, avant de terminer l’année au prestigieux Woodford Folk Festival en Australie où l’album « Dark Eyes » est paru sur la nouvelle étiquette Indica Australia/MGM en juin dernier.

Le premier clip  en carrière du groupe a été visionné plus de 270 000 fois sur Youtube. Le vidéo du deuxième extrait ‘’Call Me in the Afternoon’’, tourné en Pologne, est désormais disponible. Les arrangements complexes de Half Moon Run, inspirés autant par les grands compositeurs classiques que les plus modernes, sont particulièrement impressionnants à voir et à entendre sur scène. La voix remarquable de Devon Portielje est soutenue superbement par Conner Molander et Dylan Phillips. Phillips joue de la batterie et du clavier simultanément, pendant que Molander et Portielje se partagent les guitares, échantillonneurs, claviers et percussions. Des harmonies recherchées, aux accents folks, soutiennent les envolées psychédéliques et mélancoliques du trio.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 février, 2013 |Pas de commentaires »

DOCUMENT « EXPLOSIF »…MANUEL SUR LES PRINCIPES DE SECURITE DE L’OTAN APPLICABLE AUX STOCKAGES DES MUNITIONS ET EXPLOSIFS A L’URANIUM « APPAUVRI »

Manuel sur les principes de sécurité  de l’OTAN,

applicable aux stockages des Munitions et

explosifs à l’uranium « appauvri ».

DOCUMENT

Document. AC/258-D/425
Diffusion de l’AASTP-1

Document parvenu à « Avigolfe », remis au Ministère de la Défense le 29 juin 2005, et authentifié le même jour par l’OTAN à la demande de France3.

Ce document « explosif » n’a pas été classifié « secret défense », sans doute parce que ces quelques pages ne représentent qu’une partie d’un document beaucoup plus large concernant les précautions à prendre pour le stockage de l’ensemble des munitions et explosifs. Il a, selon toute vraisemblance, été diffusé aux responsables militaires et politiques des pays membres de l’OTAN, dont la France. Ceux-ci connaissent donc, par ce document comme par les études de leurs propres services, tous les dangers que représentent les armes à l’uranium « appauvri ».

CHAPITRE 8- MUNITION A L’URANIUM APPAUVRI

Section I – Caractéristique de l’uranium appauvri (UA)
2.8.1.1.
Généralité

La matière première à partir de laquelle est produit l’UA est l’uranium DIT naturel, largement répandu dans la nature sous la forme de minerais à basse teneur d’oxydes d’uranium. L’uranium DIT naturel se compose d’isotopes radioactifs, dans les proportions suivantes : U238 (99,3%), U235 (0,7%) et U234 (0,006%). L’uranium sert surtout dans l’industrie nucléaire (Il s’agit alors d’un métal qui n’a plus rien de « naturel », puisque 1°) produit de transformations mécaniques et chimiques subies par le minerai 2°) enrichi en isotope 235 -cf. ci-dessous), comme combustible primaire pour les réacteurs ou comme source d’uranium enrichi en isotope U235 et destiné au combustible des réacteurs et aux armes nucléaires. Le sous-produit du processus d’enrichissement est l’UA, dans lequel le contenu en U235 est réduit au tiers environ de celui de l’uranium naturel. Il en résulte que l’UA n’est pas économique à utiliser comme combustible primaire pour les réacteurs, de même qu’il ne peut pas servir à amorcer la réaction en chaîne de la fission dans une arme nucléaire. Le terme « appauvri » signifie simplement que le contenu en U235 de l’uranium naturel a été réduit de façon artificielle. Pourtant, ce processus n’influence pas sensiblement le contenu radioactif du matériau. La radioactivité spécifique (radioactivité par masse unitaire) de l’UA est donc presque la même que celle de l’uranium naturel, c’est-à-dire environ 25 MBq/Kg (0,7 mCi/Kg).

2.8.1.2. Métal d’UA

Le métal d’UA sans alliage a le même aspect et les mêmes propriétés chimiques que le métal d’uranium naturel : il a une teinte argentée mate, lorsqu’il vient d’être préparé, mais sa surface s’oxyde rapidement à la température ambiante, pour former une pellicule d’oxyde bleu-noir. L’oxydation est plus rapide dans une atmosphère humide et l’uranium est rapidement corrodé par l’eau froide. (C’est ce qui se passe quand les restes d’obus ou de balles à l’UA sont arrosés par la pluie, et quand les particules sont entraînées dans les nappes phréatiques.) Les acides dissolvent l’uranium, mais il est insensible aux alcalis. L’UA utilisé dans les munitions perforantes peut être allié avec d’autres métaux, ce qui améliore sa résistance à la corrosion et ses propriétés mécaniques. L’aspect de l’alliage, sous la forme de métal massif, ne différera probablement pas beaucoup de celui de l’UA pur, mais il est possible qu’il ne se forme pas une pellicule d’oxyde foncée.

2.8.1.3. Caractéristiques de combustion

a) A la température ambiante, la couche d’oxyde adhère mais est perméable : elle n’arrête pas la lente poursuite de l’oxydation et n’empêche pas non plus la combustion, lorsque le métal est exposé à une source de chaleur ; la couche d’oxyde formée pendant la combustion se désintègre continuellement et permet à l’air frais d’entrer en contact avec le métal. Lorsqu’il est chauffé et qu’il se trouve dans une quantité d’air ambiant non limitée, l’UA brûle rapidement ; aux températures intermédiaires, par exemple entre 300 et 600°C, il forme un oxyde noir, l’UO2 et, aux températures élevées, c’est-à-dire au-dessus de 700°C, il brûle avec éclat pour donner U308 brun foncé-noir. (Cette « combustion » ou pyrolyse se produit à plus forte raison en cas d’explosion des munitions à UA ; elle est alors auto-entretenue -voir ci-dessous- ; « l’éclat » dont il est ici question, blanc-jaune, est celui qu’on a pu voir sur les images télévisées d’explosions de missiles ou d’obus sur Bagdad pendant la guerre contre l’Irak en 2003. L’emploi de ces armes a été dénoncé par ACDN dans une lettre adressée au Président de la République en pleine offensive de la Coalition, le 6 avril 2003.)

b) Sous forme massive, c’est-à-dire avec un rapport superficie-masse peu élevé, le métal d’UA est normalement incapable de brûler à l’air de façon auto-entretenue sans application permanente de chaleur provenant d’une source extérieure. Si la température de la masse de métal est augmentée par une telle application de chaleur de l’extérieur, elle atteint un point où la réaction s’accélère rapidement et l’on assiste alors à une combustion auto-entretenue, c’est-à-dire à une inflammation. La température d’inflammation est celle de la masse de métal et elle dépend d’un équilibre entre les pertes et le gain de chaleur. Les pertes sont dues aux processus normaux de transport de chaleur, à la convection, à la conduction et au rayonnement ; le gain provient de la réaction exothermique. Ainsi, dans le cas d’un incendie impliquant des munitions à l’UA, la température extérieure à laquelle se produira l’inflammation dépend de divers facteurs, (un incendie pouvant se produire dans les centres de stockage en dehors même d’une situation de guerre ou d’un attentat, cela entraîne ipso facto le risque de « catastrophe civile ») y compris le rapport superficie-masse des différents dispositifs de pénétration, le degré d’apport d’oxygène, les effets des configurations particulières d’emballage et d’empilage sur les mécanismes de transport de chaleur, la composition de l’alliage, etc.

c) Si, après le début de l’inflation, l’uranium fond et que le métal en fusion se disloque, par exemple en s’écoulant ou en tombant goutte à goutte d’un conteneur, le rapport superficie-masse augmentera fortement, ce qui se traduira par une combustion encore plus rapide. La combustion de gouttelettes d’uranium en fusion s’accompagne d’un jaillissement d’étincelles et de projections permettant à une plus grande partie de la masse de métal de se transformer en une fine vapeur ou une fine poussière d’oxyde, qui en cas d’inhalation, risqueront davantage de pénétrer et de se fixer dans les poumons. C’est automatiquement ce qui se produit lors d’une explosion volontaire, c’est-à-dire quand on emploie des munitions avec flèche perforante à l’UA, comme en Irak en 1991 et 2003, dans les Balkans, et en Afghanistan. La « fine vapeur ou fine poussière d’oxyde » est composée de particules céramisées de l’ordre du micron ou millième de millimètre, dont certaines peuvent retomber rapidement mais dont d’autres, par suite de phénomènes électromagnétiques, peuvent rester en suspens dans l’air et peuvent, sous l’effet du vent, être entraînées dans l’atmosphère, dans les couches basses, moyennes et hautes de la troposphère (où le personnel navigant et les passagers des avions sont particulièrement exposés) et jusque dans la stratosphère (au-dessus de 10 000 mètres). Dans ce dernier cas, elles pourront faire pendant des mois ou des années de nombreuses fois le tour de la terre avant de retomber au sol. Ainsi, l’air de l’hémisphère nord que nous respirons actuellement est certainement contaminé par une partie des 1500 à 2000 tonnes d’UA diffusées par explosion pendant la guerre d’Irak. Le nombre des cancers augmentera en conséquence. Tout cela a été annoncé dans la lettre du 6 avril 2003 par laquelle ACDN a demandé au président Chirac d’intervenir auprès de la Coalition pour faire cesser les bombardements avec des armes à UA : « Les milliards de particules ainsi émises vont transformer l’Irak en une terre inhabitable pour l’éternité, et retomber sur tout l’hémisphère Nord, où elles accroîtront, avec la radioactivité ambiante, les « statistiques » anonymes des cancers. A quoi sert-il de lancer une « campagne nationale contre le cancer » si l’on n’intervient pas à temps pour prévenir l’expansion de l’une de ses principales causes ? ». Nous avons dénoncé ce crime contre l’humanité au moment où il se produisait. En vain : les bombardiers de la Coalition chargés d’armes à UA, en vol pour l’Irak depuis la Grande-Bretagne, ont continué à traverser l’espace aérien français. Le métal d’uranium en fusion pourrait perforer rapidement un conteneur métallique par la formation d’alliages aux points de fusion peu élevés. (En clair : ce sera une réaction en chaîne, et l’origine d’une catastrophe totalement incontrôlable. )

2.8.1.4. Caractéristiques de rayonnement

a) Le rayonnement émis par l’UA comprend des particules alpha et bêta et des rayons gamma et X. L’UA n’ayant qu’une faible radioactivité, l’intensité du rayonnement qu’il émet ne présente pas de risques importants (peu importants, mais pas nuls, même hors accident !) pour la santé du personnel affecté au stockage et à la manipulation des munitions à l’UA. C’est néanmoins un principe accepté au niveau international que l’on doit éviter toute exposition inutile au rayonnement, aussi infime que soit le risque escompté d’effets néfastes sur la santé. Dans le cas des munitions à l’UA, qui ne sont que légèrement radioactives, («légèrement », mais pas nulles !) ce principe peut se traduire par l’application de mesures préventives relativement simples.

b) L’exposition externe potentielle des personnes au rayonnement de l’UA se limite au rayonnement bêta, X et gamma. Le rayonnement alpha n’effectue qu’un parcours très réduit dans la matière (par exemple, quelques centimètres dans l’air) et ne peut pas pénétrer dans la couche extérieure insensible de la peau humaine. Le rayonnement bêta pénètre d’avantage que le rayonnement alpha, mais moins que les rayons X et gamma. Les particules alpha ne peuvent être émises que par la surface du métal d’UA, (elles le peuvent, donc elles le sont !) puisque le métal lui-même absorbe les particules alpha provenant de profondeurs supérieures à quelques microns. Le même effet d’autoblindage se produit avec le rayonnement bêta, mais dans une moindre mesure. L’autoabsorption des rayons X et gamma est moindre et, dans le cas des petites pièces de métal, il se peut qu’elle n’entraîne pas de réduction importante de l’émission. (Donc, dans le cas des « petites pièces », les rayonnements bêta et plus encore gamma et X sont importants.)

c) Il résulte des différences du pouvoir de pénétration des divers rayonnements émis par l’UA que de champ de rayonnement, à proximité d’une pile de munitions à l’UA, ne dépend pas seulement de l’espacement, de la taille et de la forme réels des munitions à L’UA et des autres matériaux présents dans la pille. Tout matériau d’emballage éliminera le rayonnement bêta externe à l’emballage ou à la pile. (Mais pas les rayons X ni gamma.) Les seules conditions dans lesquelles il est possible d’être personnellement exposé au rayonnement bêta sont celles où la peau découverte se trouve à une distance de moins d’un mètre de l’UA à nu, par exemple en cas de manipulation de l’UA à nu sans gants. (Quand on se souvient de l’absence totale de protection dont ont « bénéficié » la plupart des militaires ou des civils mobilisés pour les essais nucléaires français, on peut craindre que ce genre de situation ne se produise effectivement dans la manipulation des armes à UA.) En raison du caractère plus pénétrant des rayons X et gamma, ces rayonnements existeront toujours à proximité des munitions à l’UA, mais probablement (pas sûr donc) à des niveaux qui ne dépasseront pas le décuple du rayonnement naturel. (L’UA, on l’a déjà dit, n’a rien de « naturel ».)

Section III – Conséquences des accidents

2.8.3.1 Incendie ou explosion accidentels

L’UA ne peut avoir des effets nuisibles à la santé, dus au rayonnement alpha à parcours réduit ou à la toxicité chimique, que s’il pénètre dans l’organisme par inhalation ou ingestion. Ces formes d’absorption pourraient résulter (NON : résulteront) d’un incendie ou d’une explosion accidentelle (et à plus forte raison d’une explosion « volontaire » !) impliquant des munitions à l’UA oxydé peut se disperser dans l’atmosphère. Il pourrait y avoir (NON : il y aura) des effets radiologiques ou toxicologiques sur les tissus humains lorsque les personnes inhalent la fumée chargée d’oxyde d’UA qui se dégage pendant l’incident. (« L’incident » : qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! Mais c’est aussi ce qui se passe obligatoirement pour tous les civils et militaires inhalant cette fumée, quand les munitions sont mises en oeuvre, comme dans la « guerre du Golfe » ou la guerre d’Irak ou dans les Balkans. Il ne s’agit plus alors d’ « incident » ni d’ « accident » !)

2.8.3.2. Résidus d’un incendie ou d’une explosion accidentels

Il est également possible (pas seulement possible : hautement probable !) que l’oxyde d’UA pulvérulent subsistant sur le lieu de l’incendie avec les cendres des autres matériaux impliqués soit remué par des agents naturels ou humains, comme le vent ou la circulation. La nouvelle contamination qui en résulterait pour l’atmosphère à proximité immédiate du lieu de l’accident pourrait donc constituer un risque à retardement d’exposition par inhalation. (La durée de ce « retardement » n’est pas précisée ici, et pour cause : elle est indéterminée, et à la limite, illimitée. Qu’on se souvienne de la réponse faite au cours d’un « JT » de 13 heures, environ deux semaines après l’explosion de Tchernobyl le 26 avril 1986, par le professeur Pellerin -le « patron » de la surveillance et de la sûreté nucléaire française- à Jean-Claude Bourret. Le journaliste lui demandait : « L’augmentation de la radioactivité constatée (tel jour) en Provence n’est-elle pas due au nuage de Tchernobyl ? » (censé à l’époque s’être arrêté aux frontières françaises.) « Non, non, répondit le professeur Pellerin, cette radioactivité-là est due au nuage d’Hiroshima. » Plus de quarante ans après le bombardement d’Hiroshima !!!) Le même effet pourrait se produire (NON : se produira), bien que dans une moindre mesure, avec les macroparticules, plus largement répandues, qui se sont déposées sur (le sol) ou ont été absorbées par des surfaces, à mesure que le nuage primitif de fumée et de poussière était déplacé par le vent. Ce mécanisme d’exposition indirecte, connu sous le nom de resuspension, créerait donc des effets persistants à long terme (« à long terme » : là encore, pas de limite définie) si aucune mesure n’était prise pour supprimer cette contamination résiduelle. Toutefois, les effets dus à cette cause seront probablement (pas sûr, donc) encore moindres (« encore moindres » : ouf, on va pouvoir respirer… de l’UA !) que ceux qu’il faudra potentiellement subir en raison du panache de fumée émis pendant l’accident proprement dit. (Autrement dit, les effets du panache de fumée seront encore plus importants. Ce sont là très précisément les effets que les combattants de la guerre du Golfe, des Balkans et de la guerre d’Irak placés « en première ligne » ont dû « subir ». Et les civils qui respiraient par là…)

2.8.3.3. Métal d’UA couvant sous la cendre

Une troisième façon d’être exposé en inhalant de l’UA (Jamais deux sans trois ! Mais il y a encore une quatrième façon d’être exposé à encore plus long terme : celle dont nous avons parlé plus haut à propos de la circulation des poussières d’UA dans la troposphère et la stratosphère) pourrait tenir à la présence d’éclats de métal d’UA enterrés dans les débris et continuant à couver sous la cendre, si l’incendie n’a pas été correctement éteint. La fumée d’oxyde d’UA ainsi formée renfermerait des particules extrêmement petites (OUI, on l’a dit : de l’ordre du micron), se présentant sous une forme capable de pénétrer dans les poumons et de s’y fixer. (Et capable d’y provoquer « l’effet de proximité » démontré dès 1975 par le militaire belge spécialisé en protection NBC Maurice-Eugène André : les particules d’uranium inhalées provoquent, principalement du fait du rayonnement alpha -celui-là même que la peau suffit à arrêter- la destruction de l’ADN des cellules pulmonaires voisines avec une « efficacité » proportionnellement inverse au carré de la distance, ce qui entraîne des cancers.) Bien que le taux fractionnaire de conversion de la masse du métal d’UA en fumée d’oxyde soit préalablement moins élevé que pendant l’incendie ou l’explosion précédents, ces particules peuvent néanmoins constituer un risque non négligeable d’exposition pour le personnel concerné (Si ce moindre risque est reconnu « non négligeable », que dire des autres ! Il est seulement dommage que les dirigeants politiques, militaires et industriels ayant décidé de fabriquer et d’utiliser des armes à UA les aient tous trouvés « négligeables » : normal, puisque par leur statut de « responsables » ils se croyaient « hors de portée » des effets de leurs armes. Eh bien, en tant qu’animaux doués de poumons, même placés « à l’arrière », ils doivent savoir que désormais, grâce à la « guerre du Golfe », à celles des Balkans, d’Afghanistan, d’Irak… où leurs armes ont fait des merveilles, ils ne le sont même plus protégés. Comme bientôt chaque être humain.) par les opérations de récupération sur le lieu de l’accident.

2.8.3.4. Plantes et bétail en pâture

Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. (C’est bien ce qu’on disait : c’est toute la biosphère qui se trouve concernée.) Le dépôt d’UA pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la consommation se met dans la chaîne alimentaire. L’absorption fractionnaire des oxydes d’UA dans les intestins humains représente moins d’1 % de la quantité ingérée, et il y a dès lors très peu de chances que des personnes subissent une irradiation ou des effets toxiques importants par cette voie, surtout parce que l’on pourrait facilement empêcher de vendre et de consommer les produits (comme après Tchernobyl ?) – peu nombreux (le mieux étant tout de même de cesser de manger) – susceptibles d’être contaminés.

2.8.3.5 Installations de stockage

Les installations de stockage des munitions à l’UA se trouveront normalement dans les sites militaires contrôlés, suffisamment éloignés du point le plus proche où le public a accès pour que les effets escomptés des explosions, de l’inhalation et de la contamination de la surface soient acceptables. Toute contamination accidentelle nécessitant des mesures de réparations devrait donc (pourvu que la contamination respecte les consignes administratives de l’armée, comme le nuage de Tchernobyl a respecté celles du gouvernement français) se limiter à des zones sous contrôle militaire, et les restrictions à imposer à l’accès pendant l’exécution de ces mesures ne perturberaient dès lors pas de façon sensible la vie publique normale. (C’est cela l’essentiel : ne pas effrayer le populo. Heureusement, la radioactivité est incolore, inodore, sans saveur, et invisible… sauf par ses effets sur la santé, qui mettent parfois des années à se déclarer, et qui sont non reconnus par l’armée et le gouvernement français, comme le prouve le cas des vétéranse)

Section IV – Effets de l’exposition interne

2.8.4.1. Ingestion

L’UA peut pénétrer dans le corps humain par inhalation, par ingestion ou par des blessures contaminées par l’UA. Il est probable que ces deux dernières voies ne seront importantes que si l’uranium se présente sous la forme d’un composé soluble, auquel cas l’effet de toxicité chimique l’emportera sur l’effet radiologique. (En effet, l’UA a aussi une toxicité chimique !) On considère généralement que la dose mortelle dans le sang humain est d’environ 70 mg. L’exposition chronique par ingestion répétée aura des effets négligeables si l’absorption quotidienne de composés d’uranium soluble par voie orale se limite à un maximum de 0.3 mg. Comme le métal d’UA est relativement insoluble et que des composés hautement solubles ne se formeront probablement pas dans le cas de tout accident imaginable, l’ingestion ne constitue pas une forme d’exposition vraisemblable dans le contexte du stockage des munitions à l’UA. (Dans ce contexte, sans doute, mais pas dans celui d’une guerre, ni d’une catastrophe accidentelle.)

2.8.4.2 Inhalation

La nature des effets dus à l’inhalation dépend de la forme chimique et physique de l’UA. L’inhalation de formes d’uranium insolubles dans les liquides organiques peut créer un état où l’effet radiologique l’emporte sur l’effet de toxicité chimique. Cet état est dû à l’effet potentiellement nuisible du rayonnement alpha sur les tissus pulmonaires. Pour un matériau très faiblement radioactif comme l’UA, un effet intense est très improbable, même en cas d’inhalation de quantités qui auraient un effet nocif sur la fonction respiratoire, en raison du simple volume de poussière absorbé. L’effet à long terme se traduit par une probabilité extrêmement faible, mais qu’il ne faut pas tout à fait négliger, de cancer latent du poumon, qui pourrait ne se manifester que de dix à trente ans après l’absorption. Si une forme d’uranium hautement soluble était inhalée, elle serait véhiculée par les liquides organiques, pour passer des poumons aux autres organes de corps. Dans ce cas, les organes le plus probablement affectés seraient les reins, qui subiraient avant tout les effets de la toxicité chimique plutôt que les dégâts de l’irradiation. Ces effets se traduiraient par une protéinurie, c’est-à-dire une diminution temporaire des fonctions rénales. Il est probable ( pas probable : certain) qu’en cas d’incendie ou d’explosion impliquant des munitions à l’UA, il se dégage une fumée d’oxyde d’uranium et que celle-ci, lorsqu’elle est inhalée, agisse davantage comme une forme insoluble dans les liquides pulmonaires.

2.8.4.3. Critères d’exposition interne

Quand on établit un projet, la capacité, la conception structurale et l’emplacement des installations de stockage d’UA devraient dépendre de l’importance présumée de la dispersion de la contamination à l’UA en cas d’accident, et ce, en plus des critères normaux (par exemple, distances de sécurité) qui s’appliquent au stockage des explosifs militaires. Ce sont les services nationaux compétents qui déterminent les critères de contrôle de l’exposition interne aux effets radiologiques et aux effets de la toxicité chimique de l’UA. Dans le contexte de la dispersion de l’UA dans l’atmosphère, le critère le plus important est celui qui limite l’absorption par inhalation. Celle-ci devrait être fixée à un niveau tel que les dangers pour la population du contenu d’UA des munitions ne soient pas supérieurs à ceux qui sont liés à leur contenu explosif, et aussi bas qu’il est raisonnablement possible de le fixer.(qu’est-ce qui est « raisonnable » : 7 % de pertes dans la population civile comme dans l’armée ?) En raison de la grande diversité des circonstances possibles des accidents, y compris les conditions météorologiques, qui influencent le taux de dilution lorsque la fumée et la poussière se dispersent dans l’atmosphère, il n’est pas possible de préconiser des formules simples généralisées pour établir un rapport entre les effets de la dispersion et la quantité d’UA impliquée, c’est-à-dire des formules analogues à celles qui permettent de calculer la distance de sécurité pour les explosifs. Il est dès lors nécessaire de prévoir les réactions de tous les types de munitions à l’UA concernés, afin de choisir les conditions appropriées pour les stocker en sécurité.(Tout de même pas en toute sécurité : il faut être « raisonnable » !)

Section V – Isolement des munitions à l’uranium appauvri

2.8.5.1. UA seul

Si l’UA n’est associé à aucun explosif, par exemple s’il consiste uniquement en noyaux perforants sans agents propulseurs, et qu’il est impliqué dans un incendie, le seul risque potentiel sera celui de sa dispersion dans l’atmosphère. Il subsistera une contamination de la surface après l’extinction de l’incendie, mais la zone concernée sera peu étendue. (En revanche, lorsqu’il est associé à un explosif, comme dans les munitions à UA, où l’UA ne constitue que la pointe ou « flèche » perforante, la zone concernée sera immense : planétaire.)

2.8.5.2. UA et agents propulseurs

La présence d’agents propulseurs introduirait un risque potentiel, dû aux agents propulseurs eux-mêmes, mais aggraverait également la dispersion de l’UA en provoquant un incendie plus important. (Par définition, il y a des « agents propulseurs » dans les missiles.)

2.8.5.3. UA et autres munitions

Stocker dans une même pile ou dans un même magasin des munitions à l’UA et d’autres types de munitions, surtout celles qui sont capables de provoquer des explosions en masse, augmenteraient le risque de dispersion de l’UA en cas d’accident, dans un bien plus grande mesure, pour les raisons suivantes. Le taux de conversion de l’UA métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (c’est-à-dire très petites), est bien plus important (de 10 à 1 000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’UA en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’UA et de contamination de la surface. (L’explosion, c’est par définition ce qui a lieu quand on utilise les armes à UA.)

2.8.5.4. Principes d’isolement

De ce qui précède il ressort clairement que le stockage séparé de l’UA et des composants explosifs des munitions, ou du moins le stockage séparé des munitions à l’UA et des autres types des munitions doit être considéré comme présentant des avantages indiscutables au plan de la sécurité et devrait être adopté chaque fois que c’est possible. (Et si ça ne l’est pas, tant pis ! Mais ce qui ne sera jamais possible, c’est d’arrêter la contamination une fois qu’elle s’est produite.)

CONCLUSION d’ACDN et d’AVIGOLFE :

Ce document donne totalement raison aux spécialistes du monde entier qui s’opposent aux armes à UA (le professeur Durakovic, Leuren Moret, le Dr Rosalie Bertell, Maurice-Eugène André, etc.) en raison de leurs effets sanitaires, pathologiques, morbides, et en outre tératogènes (dont il n’a pas été question ici). Il nous donne raison d’exiger l’abandon sans condition par la France des armes à UA et l’interdiction universelle des armes radiologiques. Et d’avoir remis au ministère, le 29 juin 2005, une pétition commune d’ACDN, du réseau « Sortir du nucléaire » et d’AVIGOLFE l’exigeant. Ce sont des instruments de crime contre l’humanité : elles ne respectent aucune « loi de la guerre », elles affectent toutes les catégories d’humains, les civils comme les combattants, les générations actuelles et les générations futures, et toutes les espèces vivantes. Ce sont des instruments de génocide et d’écocide.
Ce rapport donne également raison aux vétérans de la guerre du Golfe ou des Balkans qui s’estiment atteints dans leur santé et dans leur vie par un « cocktail » de facteurs parmi lesquels l’UA tient une place capitale.

VOIR AUSSI : Leuren MORET- Uranium appauvri, cheval de Troie de la guerre nucléaire
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-01-05%2009:50:59&log=invites

AVIGOLFE ACDN
49, Avenue de Bontemps 31, Rue du Cormier
95750 – CHARS 17100 – SAINTES
Tél : 06 85 20 06 99 Tél : 06 73 50 76 61
Fax : 05 46 74 08 60
avigolfe@tiscali.fr acdn.france@wanadoo.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2013 |Pas de commentaires »
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