DYNAMIQUE ANTISOCIALE OU L’HISTOIRE VERITABLE DES AFFABILITES ANTISOCIALES (SERGIO)

Dynamique antisociale, ou l’histoire véritable

des affabilités antisociales

DYNAMIQUE ANTISOCIALE OU L'HISTOIRE VERITABLE DES AFFABILITES ANTISOCIALES (SERGIO) dans REFLEXIONS PERSONNELLES revolte_des_canuts_-_lyon_1831_-_1

(SERGIO)

Préambule : 

Depuis une décennie environ, les citoyennes et les citoyens du monde entier, des Etats-Unis en passant par l’Amérique latine, et quasiment toute l’Europe (en particulier la Grèce, l’Espagne, l’Islande, le Portugal ou bien la France…), de la Russie au Maghreb et au Proche-Orient (en particulier l’Egypte ou la Tunisie… ainsi que la Libye), et dans la plupart des pays africains (par exemple, en Côtes d’Ivoire !, et dans de nombreux pays africains ou des élections truquées furent « organisées »… comme en 2000 aux Etats-Unis !…, après plus d’un mois de décompte des voix… et malgré une confortable avance pour le « perdant » Al Gore – 550.000 voix d’avance – ou en Russie – selon l’opposition de nombreuses irrégularités furent constatées (mais jamais démontrées ?!), mais l’affaire fut promptement classée sans suite… et Vladimir Poutine fut déclaré président avec 63,6% des voix du premier tour !), jusqu’en Orient et en Extrême-Orient (en particulier la Chine, l’Inde, etc.), le système soi-disant « représentatif », ne représente pas (ou plus) grand-chose…, (du moins en ce qui concerne le peuple !), si ce n’est que les intérêts d’une minorité insatiable, cupide jusqu’au trognon…, (le fameux 1%).

Un système élitiste, souvent autoritaire, et surtout complètement obsolète, auquel plus personne ne croit vraiment… L’alternance ?, un attrape nigauds bien rôdé, pour que rien ne change !, où les * mêmes (depuis quasiment trente, quarante ou cinquante ans) règnent en maîtres et se passent et repassent les prérogatives et les fonctions à l’infini…

Les plus lucides d’entre-nous-vous savent tout ça explicitement, (par exemple lors des mouvements contestataires d’ »indignés » ou plus sérieusement, lors des émeutes en Egypte, en Tunisie, etc.) et l’expriment haut et fort…, et de plus en plus fermement !

Nous ne voulons plus de ce système électoral particulièrement ringard, que traîne nos soi-disant vieilles « démocraties »… depuis le XIXe siècle !, alors que le peuple réclame plus de démocratie réelle, un système démocratique à l’opposé de toutes ces vieilleries dépassées – issues d’un autre siècle ! –, (à l’heure ou les jeunes, mais pas que…, ont appris à se concerter directement et librement, sans passé par LE filtre du pouvoir politique, et demandent une adéquation des idées et des pratiques plus en « phase » avec le XXI e siècle !), donc PARTICIPATIF (pas le gadget récupéré par une partie du personnel politique… accommodé à la sauce politicarde !, c’est-à-dire, vidé de sa substance initiale pour être rendu parfaitement inopérant…) ainsi qu’HORIZONTAL (d’individu à individu, sans hiérarchie et surtout sans rapport de force !),  à l’opposé du système actuel (pyramidal, vertical, de haut en bas… du chef aux sous-fifres !) ou le pouvoir est détenu par un groupe d’individus (les donneurs d’ordres via le personnel politique) de plus en plus restreint et de plus en plus ultra-riche. Hackons et zappons ce système archi dépassé et passons promptement (fissa !) à autre chose !

* Les partis institutionnels (lisez les carriéristes de la politique) et leurs alliés, par le truchement d’un système d’alliances circonstancielles, – voire quasiment obligatoire…, pour soi-disant « exister » – ne trompe plus personne depuis déjà longtemps ! 

A méditer : 

1) Ils ont réussi à ressusciter l’esclavage moderne ?, (mais est-ce vraiment « moderne » ?) D’abord les petits boulots et les stages bidons (pour les jeunes, et souvent non rémunérés), ou comme en Allemagne mais aussi, et surtout aux Etats-Unis, où les salariés pour survivre additionnent les « Jobs » (un, deux, voire trois ou quatre !) qui ne « rapportent » presque rien… d’où leur accumulation exponentielle pour essayer d’obtenir des moyens « décents » !, (lisez, totalement indécents), et si on les laisse faire, la vie humaine n’aura bientôt plus d’importance (pas seulement la fameuse « variable d’ajustement », pour celles et ceux qui sont virés-ées, mais pire encore !)

2) Le souci de la bonne société est de l’améliorer, certes, mais une bonne société, certainement pas !

3) Le pouvoir leur échappe !, (et pour cacher cette évidence) : Les gouvernants des Etats-nation trouve opportun et avisé de rejeter les « dysfonctionnements », qu’ils ont eux-mêmes édifiés (en réalité l’impuissance programmée par les « donneurs d’ordres » et institutionnalisée par le personnel politique) sur l’Europe, ou mieux…, sur la mondialisation-globalisation ! (Tout le monde sait qu’il s’agit d’ordres imposés par le FMI, l’OMC, l’OCDE et la CE, – organismes éminemment anti-démocratiques, et adeptes de l’autoritarisme débridé ! – relayé par le personnel politique, le tout sous l’emprise des dominants (le fameux 1%) ).

4) Le « court-termisme » : une rentabilité maximum (pour les actionnaires) pour des périodes de plus en plus courtes, opposable à la durée déterminée pour les nouveaux contrats de travail, dans le but de se débarrasser des contrats à durée indéterminée…, (voir plus bas les conséquences sociales et économiques de telles règles !)

5) Question :« Où allons-nous ? », Réponse : « Sans doute vers le pire ! »… (réponse de Noam Chomsky sur la période actuelle… (Sans commentaire !, vous comprenez « sans doute » pourquoi ?)

Pauvreté spirituelle d’une civilisation (?) (on croirait (lire) du Malraux  !)

« La fin du monde » dont plaisantèrent les médias inféodés, étant l’une de ces élucubrations si « spirituelle »…, sans doute pour escamoter l’agonie (bien réelle celle-là) du capitalisme… : le titre de ce chapitre ainsi que les trois phrases suivantes (apparemment contradictoires, et polémiques – du moins en ce qui concerne la troisième et dernière phrase –, « …le versement de ces salaires sociaux aux couches parasitaires et exclus de la production… ») sont extraites d’un article de Mallers, paru sur le site « BELLACIAO », intitulé : « Capitalisme pourrissant » ;

première phrase : 

« …La fin du monde dont se sont tant gaussés les médias à la fin de l’ année dernière était un cache-sexe bien pratique pour éviter de parler de la fin du monde capitaliste qui agonise non pas encore sous les coups de boutoirs de populations révoltées et prêtes à en découdre, mais plutôt des soubresauts de ses contradictions internes. … »,

seconde phrase : 

« …Pour accéder à ce bonheur « à la petite semaine », ne sont-ils pas disposés à se sacrifier au travail en se droguant au prix de leur santé pour atteindre les objectifs remis en question le mois prochain avec des normes plus draconiennes… »,

troisième et dernière phrase : 

« … Les nouvelles technologies de communication numérique, véritable IIIème révolution industrielle, développées et généralisées en plein cœur de la crise chronique de suraccumulation de valeur dans les années 80/90, ne font plus illusion : elles laissent au rebus davantage de chômeurs que le capital continue bon gré mal gré d’entretenir à seule fin d’éviter les explosions sociales, les plus-values dégagés dans certains secteurs occidentaux encore rentables ou dans les pays émergents (Brésil, Chine, Indonésie, Mexique) permettant pour un temps le versement de ces salaires sociaux aux couches parasitaires et exclus de la production. … »

Dur constat, dure limite !…,

Sans oublier, « la flexibilité et la polyvalence généralisées », cités dans cet article : « … les activités multiples reflets de la flexibilité généralisé et de la polyvalence souhaités par le capital », pourtant si ardemment souhaitées par le MEDEF et réalisées « aux petits oignons » par les sociaux-démocrates, actuellement au pouvoir en France…, * le peuple (en colère) ne se révolte pas… et se résignerait même, pourquoi ?

Tout simplement par peur (et à cause) du chômage (et ce qui est nouveau à présent, c’est qu’il s’agit de celles et ceux qui ont un emploi (bien qu’ils-elles ne soient pas sûrs de le préserver…) mais surtout de leur descendance !), car les diktats et les menaces à peine voilées des organisations internationales telles le FMI, l’OMC, la CE, l’OCDE etc., ou les organisations ou lobbys patronaux font planer sur la tête des salariés-ées, sont on ne peut plus réels !… (dit comme ça, cela peut paraître simpliste et très incomplet, aussi pour celles et ceux qui auraient le temps de jeter un coup œil sur un article paru dans le dernier « Manière de voir » (N°127), intitulé « La crise a commencé il y a quarante ans », signé de Wolfgang Streeck, leur permettra (sans doute ?) d’aborder de manière plus exhaustive un sujet aussi important, comme par exemple : 

« Comment la déflation opère pour contrecarrer les droits des travailleurs ? », ou bien, « Comment la hausse des taux d’intérêt agit (à la hausse) sur la courbe du chômage ». Le chômage est l’arme absolue entre les mains d’organisations telles le FMI, l’OMC, la CE, l’OCDE etc., mais aussi du personnel politique…)

* En guise d’hypothèse (symptomatique d’un rattrapage sémantique, sans doute ?), l’auteur apporte cette précision : « L’aiguillon de la nécessité, les contraintes de plus en plus dures de la vie réelle nous contraindront à peupler nos rues de manifestations massives, déterminées, conscientes des sacrifices et des objectifs à mener ; à retrouver le goût passionné de la parole émancipée, des conversations collectives riches, profondes et débridées. »

Comment voulez-vous que : « … Les populations laborieuses d’Occident, celles qui devraient pourtant montrer par de violentes luttes massives la possibilité d’autres voies d’organisation sociale, restent, pour une grande majorité d’entre elles, fascinées, droguées, ivres de ce confort de pacotille dont les vitrines rutilantes regorgent de subterfuges commerciaux pour assouvir leurs désirs quotidiens. … », puissent peupler massivement les rues de manifestations monstres (c’est d’ailleurs ce qui c’est produit lors des manifestations« contre la réforme des retraites par répartitions », et le mépris affiché du personnel politique, que l’on peut résumer par ce commentaire acerbe :« Ce n’est pas la rue qui commande ! »« votez et taisez-vous ! »), alors que la grande majorité serait fascinée, droguée et ivre de confort de pacotille ? Sans omettre : « … Pauvreté spirituelle d’une civilisation qui ne sait plus s’appuyer que sur des esclaves du sport moderne pour lubrifier la machine spectaculaire du capital !, etc. … »

La richesse de cette « argumentation » personnelle, ne change apparemment pas grand-chose à la réalité, et ne bouscule pas beaucoup les foules… « on » se fait plaisir comme on peut !…

Et si le cœur vous en dit… nous-vous plongerons au cœur de la terrible réalité, (le rata quotidien des populations « fascinées », « droguées » et « ivre de pacotille »…, déjà largement consciente des sacrifices qu’on leur inflige…, pas besoin d’en rajouter, et de les accabler encore et encore !) en lisant les chapitres ci-dessous, qui vous éclairerons sur le détail des agapes patronales, ainsi que sur le nom des principaux initiateurs et introducteurs… (on ne peut mieux dire !…)

Contre-réforme du droit social (ou le « big » bon vers le moyen-âge) : 

(ou comment « l’abus d’éléments de langage » nuit gravement à la démocratie…)

La « novlangue » au service du patronat, (via les lobbys patronaux, le MEDEF et la CGPME) et du Normal (de plus en plus a-normal), sans oublier les amis et les alliés du gouvernement…, des sociaux-démocrates aux affiliés, les membres des groupes parlementaires de l’Assemblée et du Sénat, d’EELV au groupuscule les « Radicaux de gôche », (dits aussi : « ces enfoirés de « social-traitres ! »), pour une arnaque historique… (* ce que sarkozyrêvait de faire, le Normal, le « syndicat » des « jaunes », la CFDT, en tête (c’est Chérèque qui fut le grand inspirateur en chef de cette contre-réforme du « droit social »), CGC et CFTC (ces deux syndicats, selon les nouvelles normes consécutives aux nouveaux textes de loi, ne sont plus « représentatifs », mais qu’importe la loi, puisqu’ils s’assoient dessus !), les lobbys et officines patronaux, le MEDEF et la CGPME, l’ont fait en pire !

Saluée quasi unanimement par « les postillonneurs accrédités » et « les laudateurs-commentateurs politiques » et par « la presse aux ordres » (aux mains des patrons de groupes financiers), l’accord « historique », qui en réalité n’apporte que des emmerdements aux seuls salariés, un changement radical (certes, mais un « retour historique vers le passé »), et la logique globale permet au patronat un retour en arrière de plusieurs décennies (ou un alignement – régressif – sur le modèle (rétrograde) allemand ; l’Allemagne où le nombre de travailleurs pauvres explose, soi-dit en passant !… (Voir les excellents articles de Martine Bulard et de Florence Lefresne, intitulés : « Droit social à la moulinette », et « Précarité pour tous, la norme du futur », parus sur le site « Le Monde Diplomatique »).

* Déjà la « flexibilité » (transformée par la « magie » de la « novlangue » en « fléxisécurité »), le sous-paiement des heures supplémentaires, le recul de l’âge de départ à la retraite (et l’humiliation infligée par l’ancien locataire élyséen, sarkozy, aux salariés-es et à leurs familles…), les salariés vont travailler plus et gagner moins, alors que la France est déjà un pays de bas salaires !… C’était sa conception de la défense de la « valeur travail », mais son successeur, le Normal, à fait beaucoup mieux, mais en pire !… (Quoique, le patronat et ses lobbys rêve d’abolir tous les codes et lois qui protègent « encore » les salariés, et pas seulement un ballon d’essai du genre « auto-entrepreneur », non, bien plus infâme encore…)

° Il ne fut pas seul à commettre ce genres de turpitudes, car le couple infernal, Notat-Chérèque l’avait grandement aidé en 2003, en acceptant le plan de « réforme » des retraites, et participant de ce fait à l’échec d’un maousse mouvement social (à la dernière manif, ils étaient près de trois millions à défiler dans toute la France…), et en 2004, ils avaient négocié une révision à la baisse des indemnités chômage, les fameux « recalculés ». Depuis, Notat et Chérèque ont fait du chemin : en récompense de leurs bassesses, Notat est devenue présidente du « Siècle », club de parasites (de l’ »élite » autoproclamée), en remplacement de Kessler, (aussi faisandé que les deux mentionnés plus haut…), ex-vice président du syndicat patronal, MEDEF, et maintenant pdg d’une société de réassurance…, quant à Chérèque, il se la coulera douce après que le Normal l’eut nommé à l’Inspection Générale des Affaires Sociales, et tenez vous bien, il aura la charge du « suivi de la politique du gouvernement… (« social-traitre ») contre la pauvreté ! », pour la modique somme de 6.000 euros mensuel, (ça ne s’invente pas !), et la présidence du think tank « Terra Nova », chargé de la propaganda gouvernementale. Décidemment la « social-traîtrise » et la« collaboration », ça le connait bien !…

Un rééquilibrage, pays riches contre pays en voie de développement économique, où la couverture sociale et le droit syndical sont quasi inexistants ; il s’agit plus surement d’un transfert de la masse de travail vers les locomotives de l’économie mondiale, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (et leurs voisins proches), et un nivellement vers le bas de la « couverture sociale » (en peau de chagrin !) de la main-d’œuvre des pays occidentaux.

L’injustice sociale (suite… et sûrement sans fin ?)

Les contrats à durée déterminée (CDD)

Actuellement, 80 % des embauches se font en CDD, le reste étant en contrat à durée indéterminée (CDI). En 1981, à la veille de l’arrivée de la gauche au pouvoir, c’était exactement l’inverse. La baisse du pouvoir d’achat salarial et les plans successifs d’austérité conduiront mécaniquement à une réduction de la consommation, qui conduira elle-même à une baisse de l’activité, etc. même les experts et les doctrinaires du néolibéralisme du Fonds Monétaire International (FMI) ont fini par comprendre que cette logique économique serait fatale à l’économie des pays occidentaux, c’est vous dire !… Ce dispositif est également une machine à fabriquer des travailleurs pauvres.

Alors qu’en France, un salarié sur deux gagne moins de 1 675 euros par mois, on imagine le drame quand la paye sera réduite d’un quart ou de moitié. Actuellement, le nombre de travailleurs pauvres dépasse déjà le million (plus de 8 % des ouvriers, et 10 % des employés). L’expérience de l’Allemagne, qui a inauguré le système dont on nous vante le mérite, est parlante : le nombre de travailleurs « en risque de pauvreté » [sic] a pratiquement doublé entre 2005 et 2010, pour atteindre 7,7 %.

Selon le bureau officiel des statistiques, « en 2010, plus du cinquième des employés travaillant dans des entreprises d’au moins dix personnes percevaient des bas salaires, contre 18,7 % en 2006 ». Quant à la croissance dans ce pays, elle vire à la récession … 7,4 millions de travailleurs pauvres sur 41,5 millions d’actifs (avec moins de 450 euros par mois), ou le taux de pauvreté urbaine (comme-ci la pauvreté pouvait être autre chose que ce qu’elle est…) de 12% à 25% selon les villes allemandes.

Des « arrangements » de ce type ont déjà été signés par la grâce du chantage à la délocalisation et au chômage. On imagine le poids des travailleurs dans les PME… Le temps de travail revient, totalement ou presque, entre les mains du patronat, alors que le code du travail visait justement à l’en déposséder, au moins en partie. En cas de refus du salarié, le licenciement pour « motif personnel » est engagé, sans le minimum du dispositif social lié au licenciement économique (notamment sur le volet formation…).

Corruption et impunité généralisées dans les rangs des partis institutionnels, mais le Ministre de l’Intérieur et les membres du gouvernement social-démocrate et ses alliés (EELV et les Radicaux de gôche) ont pris les choses bien en main (dans le sac !)  ! (d’ailleurs le successeur des racistes multirécidivistes, Guéant et Hortefeux, n’a plus rien à leur envier !)

1) Intéressante collusion (et soutien réciproque efficace) entre un ministre social-démocrate, Cahuzac (il aura à subir les « affres » d’une enquête préliminaire pour blanchiment et fraude fiscale, diligentée par le Procureur de la République de Paris, Molins), et Woerth, l’ex-Ministre du Budget de sarkozy (très informé au sujet des petits et grands arrangements, concernant son mentor, lui-même ancien Ministre du Budget, ainsi que de l’Intérieur et ex-locataire élyséen) ; l’un couvrant les « méfaits » de l’autre, et vice-versa. Son prédécesseur, Woerth, sera-t-il arrangé par successeur, qui a commandé une expertise (neutre cela va de soi) pour contrecarrer celle initiée antérieurement par la Cour de justice de la République, et fait déposer un mémoire devant le tribunal Administratif de Paris pour voler au secours de…, Woerth. Touchante démonstration de solidarité entre chers collègues…,

2) Vallskyrie (spécialiste en : fausses déclarations et en fachos de tous poils, par populisme et surement par opportunisme !…) change (la règle) les repères statistiques de la délinquance (entendez la délinquance populaire), en incluant par exemple les délits qui aboutissent à une pollution, ou celui de « saisie de biens des délinquants-es » (sans y inclure, bien entendu, les biens des « délinquants en col blanc », où l’ex, sarkozy, a « nettoyer le terrain au ©Karcher » en supprimant quasiment tous les moyens juridiques et judiciaires pouvant parvenir à coincer les patrons voyous, les financiers et les banquiers véreux, ou les délits fiscaux en tous genres (étant lui-même « conseiller en « optimisation » fiscale », lisez « qu’il aida et conseilla personnellement, quand il était à la tête de divers ministères clés (du Budget à l’Intérieur en passant par la Présidence de la république), certain-nes de ses amis-es riches et même très riches, en favorisant « légalement » leur fiscalité – c’est devenu une pratique très répandue parmi les vautours de la classe dominante – l’évasion fiscale – et qui plus est, soi-disant légale ! »

A ce jour, lui, ses amis et * la majorité quasiment, du personnel politique (puisque les quelques affaires qui défrayèrent les chroniques politico-judiciaires se déroulèrent avant qu’il n’intervienne directement (et parfois personnellement pour certains dossiers fiscaux concernant ses amis proches, – qu’il qualifiait volontiers de « frères ») sur le (textes) législatif, en modifiant les lois – soit en les changeant, soit en les neutralisant – défavorables à ses amis-es les riches et les très riches.

Tous ces « braves gens », n’ont plus rien à craindre des conséquences de leurs nombreuses turpitudes devant une quelconque Cour de Justice…, puisqu’ils-elles sont devenus-es intouchables ! Mais le plus stupéfiant dans ces affaires qui alimentent la chronique les affaires d’« évasion fiscale », après le scandale des géants d’Internet, GoogleAmazon, ou encore eBay, qui profitent des difficultés à localiser les richesses créées par leurs activités pour transférer leurs bénéfices dans des paradis fiscaux !, l’Etat français n’est pas en reste, car selon le journal néerlandais« Het Financieele Dagblad », 19 groupes français n’ont pas hésité à créer des holdings (sociétés écran) pour réaliser de fructueuses opérations financières… en les domiciliant au Pays-Bas !, ceci pour la bagatelle de plus de 2 milliards d’euros (et parmi ces heureux bénéficiaires, il y a en tête de peloton, EDF, suivit de prêt par, CNP Assurances (via la Caisse des dépôts),GDF suezFrance Télécom et le Fonds stratégique d’investissementThale,RenaultEADSAccorTechnipSchneiderElectricVivendi, Alcatel-Lucent,ValeoSociété généraleDanoneSodexoCGG VeritasLagardère, etc., etc., etc.

(* et ses soi-disant adversaires, entendez l’opposition sociale-démocrate et ses satellites, EELV et les Radicaux de gôche)

La « dépendance » à la mondialisation aux produits intermédiaires contenus dans le chiffre global des exportations (? !) (c’est nouveau… ça vient de sortir !)

Découvert par hasard un article sur le sujet, paru dans « Alternative économique » (N°321), intitulé « L’autre face du commerce mondial », où l’auteur, Christian Chavagneux, écrit :

« … Et que les politiques mercantiles sont vouées à l’échec : dans le monde made in world il faut importer beaucoup pour exporter beaucoup. (?) C’est l’interprétation sur laquelle ont lourdement insisté Pascal Lamy et Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE, lors du lancement de l’étude dans un vibrant éloge du libéralisme, (en réalité néolibéralisme !), comme on n’en entend plus guère de la part des économistes et d’autres institutions économiques internationales. … », c’est dire le degré de soumission au système !

En écoutant une station de radio publique (« France Intox »), je suis tombé sur Pascal Lamy, (le « social-démocrate par excellence » à la tête de l’OMC, l’un des organismes le plus virulemment néolibéral, à la fois gendarme du commerce mondial et foire d’empoigne en « négociations »), vendre sa version de la « globalisation » (terme qui peut-être commodément substitué à « mondialisation »), on est sidéré de la stupéfiante argutie usité par cette caste de larbins aux ordres de la classe dominante !…

* Les économies émergentes, n’ont pas d’autres alternatives que de négocier avec les pays « développés », (en réalité, ils ont face à eux des multinationales organisées en groupes de pression d’une efficacité redoutable !…), des accords bilatéraux ou régionaux – pour obliger les pays plus faibles économiquement à faire d’avantage de concessions… –, plutôt que des accords mondiaux, sous la houlette d’un organisme indépendant, autre que l’OMC (organisation représentant exclusivement les intérêts des pays occidentaux –, et qui seraient beaucoup plus surement à l’avantage des pays émergents).

Dans son intervention, qui traitait principalement de commerce international, d’échanges commerciaux (importations et exportations), et des statistiques afférentes, il soutenait (sans l’air d’y toucher) un de ces raisonnements ultralibéraux de derrière les fagots, en prenant (entre-autres) pour étayer son argutie, l’exemple de l’industrie automobile… Cet exemple n’est certainement pas pris par hasard, puisqu’il est l’un de ceux qui « parle » le mieux à un maximum d’auditeurs-rices-consommateurs-rices… Jugez plutôt !

Externalisation…, délocalisation…, et sous-traitance

Vous connaissez les méfaits de « l’externalisation », pour l’avoir sans doute subie vous-même par contrecoups (le nivellement des salaires par le bas, la remise en cause des acquis sociaux, etc., en sont les conséquences indirectes) ?, dont le principal objectif serait d’ »améliorer » le coût et la qualité des « services » jusqu’à là dévolues (à la charge) de l’Etat-nation…, en faisant jouer la « concurrence » – après l’élimination du secteur public… pour cause d’austérité aggravée due à la dette des Etats-nations !… –, et l’ouverture des marchés à ladite « concurrence », aux redevables figurants dans le carnet d’adresses du personnel politique (aux affaires…, mais pas que, car les « ex-responsables politiques » sont aussi très actifs, recasés à des postes dans les sociétés dont ils-elles avaient la charge et la gestion de leurs dossiers, en tant que « chargé aux relations » avec l’ancienne administration ou le ministère qu’ils-elles viennent de quitter !) – et garantir le dynamisme du (soi-disant) secteur « concurrentiel », (sous couvert de slogans tels, « Modernisme et réformisme (réformes « nécessaires », évidemment !), sont plus performants …, qu’immobilisme et passéisme ! », vous savez « les acquis sociaux » (si durement arrachés au patronat), et si « passéistes » et tellement « ringards » !…)

Pour prendre un exemple concret (et d’actualité), l’aviation civile (ou le transport aérien) connaît depuis l’ouverture à la concurrence, (pas forcément en tant que compagnie aérienne « nationale », mais aussi plus insidieusement avec le secteur de la sous-traitance…), une grave crise (les experts ajoutent pour faire « sérieux », « structurelle »), due en grande partie aux (conséquences) importantes restructurations à répétition (entendez par là la recette habituelle : « sous-traitance » et « externalisation » à outrance, qui se traduisent presque toujours par « le non-remplacement de départs à la retraite », « des économies tout azimuts », etc.), et pour en revenir à notre exemple, la compagnie aérienne Boeing connaît de graves déboires sur son dernier-né, (au point de décider le gouvernement US de prendre une décision assez rare, « clouer ses avions au sol » !), mais la presse française s’est montrée (dans l’ensemble) très discrète sur le sujet, et pour cause…, les sociétés sous-traitantes françaises, Safran, Zodiac, et Thales, fournissent à cette compagnie aérienne des équipements pour ses avions, qui s’élèvent à des dizaines de millions de dollar !…

Lamy (des grands groupes financiers et des industriels…l’animateur en chef de l’OMC, et la participation de l’OCDE), a produit au micro d’une station radiophonique nationale cette « démo », qui laisserait pantois d’admiration n’importe quel pro-néolibéral, tellement le baratin (néolibéral, of course !) qu’il a servi est bien rôdé ! Jugez-en vous-même !…

On reprend l’exemple de la * sous-traitance, mais au niveau mondial (où les bénéfices s’évaporent dans les brumes de sommets financiers, tel le cycle de Doha…) ; des ateliers de sous-traitance… – qui produisent des pièces détachées et des équipements –, aux usines d’assemblages… – le montage et l’assemblage de pièces et équipements produits dans les ateliers de sous-traitance –, jusqu’aux concessionnaires – les magasins de vente où sont écoulés les véhicules neufs.

Tout ce chaînage a deux principales fonctions : la première est de diversifier les pays où sont fabriqués les équipements et les pièces détachées, de préférence dans les pays où le coût de la main d’œuvre est bon marché (et où les organisations syndicales sont, soit à la botte du patronat via un gouvernement autoritaire, soit quasi inexistantes – sous-entendu, la législation sur le travail et le droit syndical totalement exclus !), et le second est de procéder au montage des véhicules dans un pays riverain du dépositaire de la marque, où le taux d’imposition sera (très) avantageux pour le PDG de la marque…

* Bien que nous assistions depuis un an ou deux à un basculement de la part de certaines multinationales qui reviennent sur leur « externalisation » (ou mouvement de relocalisation) à cause d’une poussée soudaine et continuelle du prix du pétrole, (les chaînes d’approvisionnement se font exclusivement par voies aériennes, maritimes et routières, quand le baril de brut était de 20-25 dollars au milieu des années 1990 ça pouvait le faire…, mais actuellement il est monté à 90-100 dollars, donc plus du tout rentable pour le patronat !), le coût des marchandises est lié aux transports entre les différents sites de production et le site d’assemblage-montage… donc Lamy à encore tout faux !…, car un professeur d’économie à l’Université de Hambourg, Ricardo Meléndez-Ortiz, opérant au sein d’un groupe de réflexion (Centre international pour le Commerce et le Développement Durable, dont le siège se trouve à Genève), et directeur des Etudes Economiques à la Conférences des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced), déclare que pour combattre efficacement les inégalités entres pays riches et pays en voie de développement économique, il faut impérativement aborder les sujets dont l’OMC ne veut absolument pas entendre parler, comme par exemple ceux-ci : 

« Les taux de change sont-ils équitables et la mondialisation est-elle bénéfique pour les pauvres ? »« Nous avons désespérément besoin de nouvelles règles dans ce monde marqué par des inégalités obscènes, mais aussi confronté à une crise économique massive »« …un accès plus équitable au marché international », et conclut par : « Mais si elle refuse de s’emparer de ces sujets, l’OMC risque de perdre sa raison d’être… » J’ajouterai : et de sombrer pour disparaître à jamais !

L’organisation qu’il dirige, émet des contre-vérités flagrantes, à savoir :

« Les négociations menées à Genève (durant l’été 2008) ont lamentablement échouées, notamment parce que leur objectif était trop ambitieux : la démarche reposait sur un « engagement unique » en vue d’un accord global intégrant le commerce des produits agricoles, des biens et des services. » (Alors qu’il avait été promis aux économies émergentes, un « traitement spécial et différent »), « Le monde s’agite et entretient la fiction que ce système est efficace et qu’il fonctionnerait encore mieux si l’on supprimait toutes les mesures protectionnistes »…, ben voyons !

Même le FMI (un organisme prônant le néolibéralisme débridé, moins d’Etat pour une totale liberté d’entreprendre (la libre-entreprise) !…, pas ou peu de contraintes : pas ou peu de réglementations, pas ou peu de barrières administratives et surtout pas de mesures protectionnistes !…), s’interroge aujourd’hui sur les conséquences de l’austérité et les mouvements de capitaux qui limiteraient les flux d’investissements dans les pays transfrontaliers, (comme par exemple, les USA et son « arrière-cour », les pays d’Amérique Latine), aux économies fragiles… Contradiction quand tu nous tiens ! (Le système capitaliste produit ses propres contradictions, c’est très certainement ce qui causera sa perte !) Mais à part ça… Madame Lagarde, tout va très bien, n’est-ce pas ?…

Petite démonstration concernant les pratiques doctrinales du néolibéralisme :

Commençons par une définition « basique » (étant entendu que celle-ci a cours depuis des lustres) : Les statistiques actuelles du commerce international mesurent les exportations ou les importations en multipliant le volume des biens échangés par leur prix…, c’est ce que l’OMC et l’OCDE appellent « Les données brutes » (de coffrage).

Vient ensuite le baratin doctrinal, usité par les deux officines pro-néolibéral, l’OMC et l’OCDE, pour essayer d’escamoter « Les données brutes », en les substituant à des statistiques soi-disant plus réelles.

Pour ce faire il suffit d’ajouter une dose de « valeurs ajoutées » pour recalculer les importations, les exportations et les soldes commerciaux bilatéraux (?) de chaque Etat… bien que le solde commercial ne change pas, mais la répartition, (entre les états), quant à elle serait différente. Tout ce bidouillage, (n’a pas d’autre but), que de faire baisser (par exemple) de 25% les déficits commerciaux entre la Chine et les USA ! Un « effet » purement doctrinal, (ni plus, ni moins !).

Le but de la manœuvre est relativement facile à deviner, non ?

D’ailleurs, le commentaire suivant est sans équivoque:

 « … Au final, nos soldes bilatéraux sont relativement peu modifiés par les nouveaux calculs et notre déficit total (il s’agit de celui de la France) reste bien entendu aussi élevé. », et j’ajouterai, que c’est (encore une fois) pour jeter l’opprobre sur la Chine (ou d’autres pays dits « émergents », de préférence !…), « …car que les emplois perdus le soient vis-à-vis de l’un ou de l’autre de leurs partenaires commerciaux ne change pas grand-chose. Bref, ce n’est pas avec des statistiques que l’on empêchera le débat politique. … ». Bien vu m’sieur Chavagneux !

Ce commentaire (mais pas l’analyse… of course !) est extrait de l’article cité plus haut (paru dans « Alternative économique » (N°321)).

…et combines comptables !

La création de sous-sociétés écran (les holdings), (généralement dans les paradis fiscaux ou dans les pays européens qui pratiquent le « mieux disant fiscal »), permet aux sociétés et entreprises de soustraire à l’impôt, (en escamotant – par un jeu d’écritures comptables – l’impôt sur les bénéfices du pays où lesdites sociétés et entreprises travaillent) de la manière suivante : elles rachètent elles-mêmes leur propre production, via les sous-sociétés écran (holding), évitant d’acquitter normalement le taux d’imposition sur les marges bénéficiaires du pays où lesdites sociétés et entreprises travaillent, jugé trop lourd par leurs honorables dirigeants-es…, les pauvres !

L’oraison funèbre d’une société agonisante des fonctionnaires qui promènent à toutes les inaugurations (tous les hivers) leurs vieux pardingues usés jusqu’à la trame. Aucun (régime) gouvernement ou autres d’aucun pays ne résisterait à la révélation, publication, divulgation, de la vérité…

La loi des grandes fortunes (des plus grands nombres), c’est la loi qui gagne à tous les coups, comme les banquiers et les financiers, sont bien placées, hors d’atteinte, ne craignant plus personne, ni aucune loi. C’est comme chez l’homme, l’instinct de mort, la guerre et l’égoïsme occupent les meilleures places, et il faut être drôlement bouché pour (ne pas en parler) ne pas s’en apercevoir, car ils-elle (la mort, l’égoïsme et la guerre) étendent leurs ramifications, sur terre, sur mer, comme dans les airs, à toutes les époques et partout dans le monde… (mais hors des frontières de la sphère occidentale et de ses satellites !)

Avant pour laisser sa « marque » à la tête de l’Etat, (la plus haute fonction politique), – et donc de laisser une « trace » dans les manuels scolaires, comme « le plus ceci et le plus cela »… – ils construisaient un temple à leur gloire ou un mausolée à leur renommée , maintenant il déclare la guerre !…, et choisissent un « petit » Etat (ancien gros client en matériels de guerre), mais dont le sous-sol regorge (en quantité astronomique) de ressources naturelles stratégiques (minéraux rares ou précieux, pétroles, gaz, etc.), et mettent toutes les chances de leur côté pour mieux détruire toutes ses infrastructures civiles et militaires (pour mieux le reconstruire via leurs propres sociétés-vautours), ils opèrent soit en bandes organisées (les coalitions circonstancielles), soit « seul » (c’est juste une apparence, car les autres requins ne sont jamais loin et veillent à leurs intérêts en embuscade !)

* Guerre dite « moderne » (les centaines de milliers de victimes civiles innocentes, meurent-elles de manière « moderne » ?), c’est-à-dire des bombardements massifs d’objectifs plus ou moins stratégiques (en tuant ou blessant des centaines de milliers de civils innocents, femmes, enfants et vieillards…), envoi de drones, de commandos spéciaux (des tueurs sans foi ni loi, mais surpayés !) et leurs opérations tout aussi spéciales qu’eux !… D’autre part, plus personne ne croit au faux prétexte de la « guerre contre le « terrorisme » » (c’est du même tonneau que le baratin sur « les armes de destruction massive »), car les islamistes armés qui combattent au Mali, sont quasiment les mêmes qui combattent actuellement en Syrie contre le régime du président Assad !… D’ailleurs selon l’hebdomadaire « Marianne :

« Le mot terroriste traduit l’embarras de Paris, car les mêmes islamistes sont, peu ou prou, nos alliés contre le régime syrien du président Assad, dont la France est bien décidée à provoquer la chute, comme c’était le cas pendant la guerre de Libye en 2011 contre Mouammar Kadhafi ». Et de citer le juge Trévidic (l’un des juges du pôle antiterroriste français), qui — dans l’instruction de ses dossiers sur des cas de terrorisme présumé — se débat au quotidien au milieu de ces ambiguïtés : « Aller combattre le régime de Bachar El Assad, est-ce que c’est du terrorisme ? ». Allez savoir Monsieur le juge !…

Dernière minute : 

Après le matraquage médiatique du « mariage pour tous » (?)…, (qu’on ne vienne pas me chercher…, je suis indécrottablement pour l’Union librement consentie (l’Union Libre) point !

Pas besoin d’officialiser l’union de deux êtres (qu’importe le sexe, la nationalité ou le statut social) devant un quelconque pouvoir !…), sans oublier les malades mentaux, les taulards, les « sdf », les « sans papier », etc., etc., et après le matraquage médiatique sur la bidoche faisandée (tout le monde ou presque, sait depuis longtemps que les plats « mitonnés » industriellement, et les restaus où sévit (mal)bouffe « rapide », sont de véritables vacheries (pour ne pas dire « du poison dans l’assiette »), et c’est parce qu’ils sont bourrés de produits chimiques (conservateurs et autres babioles immondes) qu’il n’y a pas trop d’accidents à court terme (sur le moyen terme et le long terme, c’est une autre histoire…, les cancers de l’estomac ou autres, c’est sur le moyen terme et le long terme qu’ils se déclareront…, pas avant !… ou encore l’enneigement (en hiver !), soi-disant « historique », sans que personne ne vérifie quoique ce soit !

Pourquoi tant de haine, du moins en ce qui concerne le premier sujet, (même si pour certains-es, cette reconnaissance « officielle » serait un plus…, comme par exemple plus de « normalité » ? * (voir ci-dessous, l’introduction (encadré) d’un article, intitulé« La fabrique des débats publics », paru dans « Manière de voir » N°127), et pour d’autres un choix éthique, importants certes, mais il n’en demeure pas moins que des sujets tout aussi importants ont été évacués illico-presto !

D’autre part, après la création d’une sorte de « comité d’éthique », dont la composition est assez disparate, des femmes, des féministes, des associations (pro et anti), des psychiatres, des sociologue, des représentants de confessions religieuses, des psychologues, etc., qui ont pour objectif de transformer des opinions contradictoires, voire totalement antagonistes, en un discours universaliste !

« D’un côté une situation économique et sociale inouïe. De l’autre, un débat public mutilé, réduit à une alternative entre austérité de droite et rigueur de gauche. Comment se délimite l’espace des discours officiels, par quel prodige l’opinion d’une minorité se transforme-t-elle en « opinion publique » ? C’est ce qu’explique le sociologue Pierre Bourdieu dans ce cours sur l’Etat donné en 1990 au Collège de France. » 

Alors pourquoi ce tapage médiatique ? Ne serait-pas par calcul politicien (des partis institutionnels et de leurs alliés) ? Attitude parfaitement cynique et pleine de mépris envers celles et ceux qui souffrent des conséquences de la « crise » ! (les conflits sociaux se multiplient,la liste est très longue et parfois ancienne), et le Normal, comme ses prédécesseurs ne tient pas ses promesses, afin d’escamoter des sujets tout aussi graves et importants, que la guerre du Mali (la capacité de résistance des islamistes armés a intentionnellement été sous-estimée par l’état major français, afin de coller aux exigences médiatiques.

« Vendre » la guerre à l’opinion publique, c’est une chose, mais faire que ce mauvais deal corresponde au concept de guerre et « victoire » éclaires, en sera une autre ! L’armée française suréquipée a certes remporté une bataille, mais pas la guerre car la situation « idyllique » vendue à l’opinion publique, risque de salement basculer pour s’enliser dans le sable du désert…

Le réveil pour le Normal et son état major risque d’être dur, très, très dur, car après l’esbroufe médiatique vient la réalité de terrain,(le théâtre d’opération en l’occurrence), car dès à présent les islamistes armés imposeront leur stratégie, (comme en Afghanistan), et frapperont là ou ils veulent et quand ils le veulent, et ça va faire très mal, très mal !  

Les dernières concessions accordées par le Normal au MEDEF et aux Lobbys patronaux, le réveil des révolutions au Proche-Orient (en Tunisie et en Egypte), le « Nouvel aéroport de Nantes sud » (projet qui date des années 1970), et les antis qui luttent à NDDL (en Loire Atlantique), dont les Zadistes, l’affaire sarkozy-Lagarde-Tapie (scandale d’Etat !), etc. Pourquoi nous impose-t-on de tels choix éditoriaux alors que le monde bouge comme jamais ?

La misère, les conflits ou la vie humaine auraient-ils-elles si peu d’importance ?… 

Conclusion provisoire (ou la faiblesse de l’habillage légal)  : 

Quand « la grande truanderie politicarde » affiche des ambitions électoralistes disproportionnées ; sarkozy-Tapie-Berlusconi, et leurs casseroles (sans compter les gamelles !) font irruption sur la scène mérdiatique et prétendent incarner le mécontentement (flou si flou) des électeurs-rices et prétendre défendre les intérêts des honnêtes citoyens-nes ?! On croit rêver !… Comme le chantait Georges Brassens: 

« Quand on est con, on « nait » con ! », oser voter pour une telle clique !… il faut vraiment en avoir une sacrée couche !

Allez, portez-vous bien… et à bientôt sans doute ?

SERGIO

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 février, 2013 |Pas de commentaires »

DIRIGEANTS D’ENTREPRISES ET CHEFS DE GOUVERNEMENT BIENTÔT JUGES EN CAS DE CRIMES CONTRE L’ENVIRONNEMENT ? (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

EUROPE

DIRIGEANTS D'ENTREPRISES ET CHEFS DE GOUVERNEMENT BIENTÔT JUGES EN CAS DE CRIMES CONTRE L'ENVIRONNEMENT ? (Sophie CHAPELLE / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pollutionjpg

Dirigeants d’entreprises et chefs de

gouvernements bientôt jugés en cas de crimes

contre l’environnement ?

(Sophie CHAPELLE)

Imaginez des ministres, des PDG d’entreprises ou de banques, poursuivis pénalement pour crimes contre l’environnement. C’est l’objet d’une initiative citoyenne européenne lancée fin janvier 2013, qui doit recueillir un million de signatures pour pouvoir être étudiée par la Commission Européenne. Si cette directive« Ecocide » aboutit, elle pourrait influencer fortement les décisions stratégiques des dirigeants politiques et économiques. Et impulser une véritable transition énergétique.

arton2935-7fdb8 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Décembre 1999. Un navire pétrolier, l’Erika, sombre au large de la Bretagne entrainant une marée noire sur plus de 400 km de côtes françaises. Après des années de batailles juridiques, le groupe français Total est condamné à payer 200 millions d’euros de dommages et intérêts. Mais aucun des responsables de Total ne peut être poursuivi personnellement. Une situation qui pourrait évoluer prochainement. C’est ce que demande une initiative citoyenne européenne(ICE), intitulée « arrêtons l’écocide en Europe, donnons des droits à la Terre », lancée il y a quelques semaines, et qui propose un projet de nouvelle directive européenne.

« Avec cette directive, nous souhaitons que soit reconnue la responsabilité des personnes qui font des choix en termes d’investissements, d’innovations, de productions », explique Valérie Cabanes, juriste en Droit International et porte-parole de l’initiative. Si celle-ci aboutit, il deviendra illégal pour des citoyens européens, des sociétés ou des banques d’être impliqués dans un écocide, c’est-à-dire la destruction ou l’endommagement important d’un écosystème. Tout écocide commis sur le sol européen sera également puni. Un million de signatures – de 7 pays différents – doivent être recueillies en un an (jusqu’au 21 janvier 2014) sur le site End Ecocide. Si cet objectif est atteint, la Commission Européenne sera obligée d’examiner la proposition avec les organisateurs et leur donnera une chance de s’exprimer.

Engager la responsabilité pénale des dirigeants

L’enjeu : considérer comme pénalement responsables des personnes qui se rendraient coupables de crimes contre l’environnement. Les directives existantes ne reconnaissent le principe de « responsabilité hiérarchique » que pour les personnes dont l’intention de profit personnel a été démontrée. « La directive Ecocide reconnaît la responsabilité de personnes physiques selon le principe de supériorité hiérarchique, quelles qu’elles soient, même si les actes ont été commis sans intention. Elle lève ainsi toute impunité. Chefs de gouvernement et PDG peuvent donc être concernés », précise Valérie Cabanes. Seveso en Italie, Tchernobyl en Ukraine, AZF à Toulouse, marée noire terrestre de la réserve naturelle du Crau (Bouches-du-Rhône)… autant de catastrophes industrielles directement liées à l’activité humaine que l’on pourrait qualifier d’« écocides ».

La directive européenne reconnaît aussi la responsabilité de personnes complices, qui auraient facilité un écocide en conseillant ou subventionnant des activités dangereuses. En ligne de mire, les cabinets d’expertise environnementale qui agissent sur le territoire européen ou ailleurs. « Dans les écocides en cours, les projets industriels financent eux-mêmes leurs études d’impact environnemental avec l’accord des gouvernements », relate Valérie Cabanes. C’est le cas de GDF Suez qui, via sa filiale brésilienne LEME, a été en charge des études d’impact environnemental tant décriées du barrage de Belo Monte au Brésil [1].

La fin de l’impunité pour les banques et les multinationales

Le Brésil est un pays qui intéresse particulièrement Valérie Cabanes. Sur place, de nombreuses entreprises européennes sont impliquées dans des projets de grands barrages du bassin amazonien, comme GDF Suez, EDF, Alstom (français), Voith-Siemens (allemand) et Andritz (autrichien). Des entreprises, à l’instar d’EDF, dont l’État est parfois actionnaire majoritaire. GDF Suez détient plus de 50 % du capital de Jirau, le plus grand barrage des Amériques. Ce qui lui a valu une nomination au Public Eye Awards, couronnant l’entreprise la plus irresponsable en matière d’environnement. « Et c’est la société Alstom qui fournit du matériel, notamment les turbines, pour Belo Monte avec un contrat d’au moins 500 millions d’euros », précise Valérie Cabanes.

BNP Paribas, Société Générale, Crédit agricole : les banques françaises contribuent financièrement à des projets controversés. « BNP Paribas a ainsi été impliquée dans le financement de la centrale nucléaire de Belene, en Bulgarie, une centrale de technologie russe en zone sismique », rappelle le site Finance responsable. La banque s’est retirée du projet en janvier 2010 suite à la pression des ONG. La Société Générale a également fait machine arrière en 2009 sur le financement du barrage d’Ilisu en Turquie, un projet qui entrainerait le déplacement forcé de plus de 55 000 personnes. Pour les banques et assurances européennes qui participent à ce type de projets, des poursuites judiciaires pour écocide deviendraient possibles.

Élus locaux, plaignants ou complices ?

Les élus d’un territoire « victime » pourront se ranger du côté des plaignants, comme ce fut le cas pour les élus bretons, charentais et vendéens dans le procès de l’Erika. En revanche, si des accords sont passés entre élus et entreprises, et que ces dernières sont à l’origine d’un écocide, les élus pourront être poursuivis pour complicité. « Les élus prendront sans doute plus de mesures pour commanditer des études d’impact environnemental totalement indépendantes des entreprises qui agiront sur leur territoire », espère Valérie Cabanes.

Autre nouveauté de la proposition : la dangerosité d’une technologie ne s’évaluera plus en fonction des risques de catastrophe (le « facteur risque ») qu’elle pourrait engendrer, mais en fonction de l’étendue des dommages et des conséquences réels. 

« Le risque d’un « Fukushima » est minime, mais les conséquences de la catastrophe de Fukushima sont immenses », souligne Valérie Cabanes. Le coût d’une catastrophe nucléaire en France est évalué à 430 milliards d’euros par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). En cas d’accidents graves, outre les dirigeants d’EDF ou d’AREVA, toutes les personnes au sein de l’État qui ont promu le recours à l’énergie nucléaire pourraient être condamnées. De quoi faire réfléchir… « La directive demande donc aux dirigeants d’évaluer différemment leurs choix stratégiques et d’assumer, de par leurs fonctions et non leurs intentions, leurs responsabilités dans ces choix faits au nom de leur entreprise, de leur gouvernement ou de leur institution financière ». Il appartiendra au tribunal de décider quelle est cette superficie, sa durée ou son impact, de telle sorte qu’une telle destruction puisse être définie comme un écocide.

Élargir le champ du Tribunal Pénal International

Cette redéfinition des règles pourrait permettre de réinvestir l’argent autrement et d’accompagner la transition énergétique. « Cela demandera d’abandonner petit à petit des sites industriels polluants et de former et reclasser des ouvriers pour qu’ils puissent s’adapter à un nouveau marché, qui saura mieux préserver les ressources et les écosystèmes », explique Valérie Cabanes. D’où l’importance d’une période de transition et d’adaptation, qui n’est proposée dans aucune des directives sur l’environnement existantes. Pour éviter les délocalisations d’entreprises européennes cherchant à contourner la loi, les produits issus d’un écocide seraient interdits d’importation sur le territoire européen.

Cette initiative citoyenne européenne est née dans le sillon d’une proposition de Polly Higgins, une juriste internationale qui suggère que le crime d’Écocide soit reconnu comme le cinquième crime contre la Paix, aux côtés des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des génocides et des crimes d’agression. En avril 2010, Polly Higgins a déposé un texte de loi auprès des Nations Unies, pour amender les règles de fonctionnement de la Cour Pénale Internationale. Pour faire connaître cette proposition de loi, une campagne internationale, Eradicating Ecocide, a été lancée.

Court-circuiter les lobbys

La Cour Suprême du Royaume-Uni, s’appuyant sur les articles de la loi proposée, a mené un procès fictif en 2011 (voir la vidéo) démontrant que ces dispositions étaient applicables. Elle a jugé deux cas, sous de faux noms, faisant référence à l’explosion de la plateforme pétrolière de BP dans le Golfe du Mexique, et à l’exploitation des sables bitumineux en Alberta au Canada.

Une façon de montrer que des évolutions du droit sont tout à fait possibles. Reste à faire avancer ces propositions à l’échelle de l’Europe. « Cette initiative permet de court-circuiter les lobbys puisque la proposition de loi vient directement de citoyens et non de représentants élus du peuple qui, pour beaucoup, sont sous influence », relève Valérie Cabanes. Ce qui n’empêchera pas de futurs obstacles le jour où le Parlement Européen sera saisi par la Commission pour étudier le projet de loi. C’est-à-dire dans un an, si les porteurs de cette initiative parviennent à collecter un million de signatures.

Sophie CHAPELLE

@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : flickR

Notes:

[1] Source Document d’analyse stratégique sur le barrage de Belo Monte.

En savoir plus:

- Télécharger le projet de directive Ecocide.

- Le site des ICE

Nos dossiers :

Lire aussi :

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 février, 2013 |Pas de commentaires »

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr)

La décroissance,

préalable à toute intervention écologique ?

LA DECROISSANCE, PREALABLE A TOUTE INTERVENTION ECOLOGIQUE ? (metamag.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES suicide_de_la_terre-fea0a

(Metamag.fr)

Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre « Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain ». Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré.

Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l’incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l’idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l’avenir du monde. Pourtant vous partagez l’idée tout aussi répandue qu’une vue écologique est indispensable à cet avenir. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
Alban Vétillard : L’idée de croissance économique est une idée récente et ce n’est que depuis les années 1950-1960 qu’elle s’est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l’espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats écologiques, et particulièrement l’épuisement annoncé des ressources fossiles, sont partagés, l’impératif de croissance inhibe toute volonté d’embrasser le problème dans sa globalité. En contestant la croissance au-delà d’un certain seuil que nous avons largement dépassé dans nos sociétés, la vision écologique trouve toute sa place.

HM : Curieusement, vous semblez relativiser la possibilité de se définir comme écologiste. Selon vous, une société de croissance est-elle compatible avec une pratique écologique ?

AV : Ce que je montre, c’est que dans notre société, la pratique écologique est forcément à géométrie variable, que l’acte écologiste n’est au mieux qu’un acte de foi, au pire qu’un simple comportement économique. Il faut donc arrêter de diaboliser les uns et de vilipender les autres. Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n’a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. Le plus difficile c’est de comprendre que dans notre société, quelles que soient ses convictions, il ne peut pas y avoir d’action totalement écologique, sauf à vivre sans argent et sans lien avec la société. Dans une société de croissance, tout acte est critiquable et améliorable.

HM : Le monde politique et les médias ont imposé d’une certaine façon la notion de développement durable. Cette voie est-elle un compromis entre l’intérêt à long terme d’une pratique écologique et la nécessité d’une croissance économique ?
AV : Le développement durable est ce que Romain Felli nomme l’écologie « d’en haut », c’est à dire imposée par des « experts », les mêmes qui proclament haut et fort les vertus de la croissance. La croissance devient verte et le développement durable. Il est assez facile de montrer que tout mécanisme de croissance économique, fondé sur de la création monétaire perpétuelle, repose in fine sur de la consommation de matières premières et de ressources énergétiques. En ce sens, nombre d’écologistes qualifient d’oxymore l’expression « développement durable ». Pour moi, il ne s’agit que d’un mode mineur, partiel voire partial de l’écologie. La pratique de l’écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance.

PNG - 148 ko

HM : La notion de croissance Zéro a été proposée en 1972 par le rapport Meadows, dit du Club de Rome. Pourtant les scénarios proposés dans ce rapport n’ont eu aucun écho quatre décennies plus tard. Pour votre part, vous proposez non pas une croissance nulle mais une décroissance, c’est-à-dire une croissance négative. On imagine mal la société de marché actuelle l’accepter. Faut-il tout de même faire preuve d’optimisme ?
AV : Tout d’abord, ceux qui ont lu le rapport Meadows rappellent que les prédictions d’effondrement n’étaient pas datées, ou seulement avant 2100. Des extrapolations actualisées de ces modèles montrent, en total accord avec la notion de pics de production de pétrole et de gaz, que les effondrements sont à craindre entre 2020 et 2040. Ce qui n’a pas valeur de certitude et ne représente pas une catastrophe globale pour nos enfants. Ensuite, la décroissance n’est surtout pas une récession : celle-ci n’est que de la destruction monétaire et ses conséquences sociétales. Dans une société de croissance, on peut s’enrichir sans dépouiller son voisin. Le gâteau grandit, et en moyenne, chaque année la part de chacun augmente. Seulement, quand on n’a plus faim, en société de croissance, il faut continuer à manger et à produire. C’est l’origine de nos dégâts sociétaux et écologiques. La décroissance, avec une remise en cause de l’origine de la monnaie et un recentrage sur les ressources naturelles, l’autonomie et la production locale, se situe en rupture avec l’idéologie de croissance.

HM : Vous abordez la question essentiellement du seul point de vue franco-français. Or les questions que vous soulevez ont une portée planétaire : l’Europe, les pays émergents et les pays pauvres ont inéluctablement une vision différente de cette problématique.
AV : Il n’y a pas lieu d’interdire la croissance aux pays que nous jugeons pauvres, c’est à dire, l’idée que la monnaie doit être créée en permanence et en quantité croissante. Ce mécanisme, bien mené, permet des progrès essentiels et rapides. Mais il trouve vite des limites que nous allons probablement atteindre très bientôt – certaines sont selon moi déjà atteintes. Alors avec la récession à venir, l’épuisement des ressources, le changement climatique, que nous restera-t-il pour nous enrichir ? La décroissance n’est rien d’autre qu’un projet de société centré sur l’homme, pour revenir progressivement à l’autonomie des régions et des territoires sans impact majeur sur notre qualité de vie. En cela, elle peut nous permettre d’anticiper et de préparer les enjeux globaux de demain.

HM : Les questions posées n’ont de réponses que politiques. Or en France et en Europe, les partis de gouvernement paraissent étrangers à toute idée de limitation de la croissance. Et les partis qui se disent écologistes ne sont pas très crédibles et n’intègrent pas dans la vision de l’avenir qu’ils proposent une réelle décroissance. De plus les médias grand public sont acquis à l’idée de développement durable. Vont-ils finir par se réveiller ?
C’est l’objet de la quatrième partie de mon livre. Il est évident que la décroissance ne s’imposera pas d’elle-même. Elle ne peut faire l’objet que d’un compromis, qui permettrait au développement durable de s’affirmer, puis de s’émanciper en sa version Majeure, la décroissance. Nombre de mesures permettant de préparer la société à la décroissance existent déjà dans les cartons des partis politiques, mais sans réelle cohérence ni appréhension des enjeux globaux. De cette liste que je dresse, comme de la description imaginée de la vie en décroissance, je nourris des espoirs pour l’avenir.

HM : Vous consacrez une partie de votre réflexion à l’inéluctable disparition des ressources énergétiques. Mais voici que l’on évoque l’avènement du pétrole non conventionnel et surtout des gaz de schiste. C’est ainsi que les réserves potentielles de l’Algérie lui permettraient d’envisager une indépendance énergétique jusqu’à la fin du siècle et bien d’autres pays (USA, France) ont également des potentiels dont l’évaluation paraît significative. Ces réserves énergétiques nouvelles doivent-elles modifier l’approche des questions que vous soulevez, nonobstant les contraintes techniques actuellement nécessaires à leur extraction ?
AV : Ah, les gaz de schiste… tout d’abord ces gaz sont connus et exploités depuis plusieurs années, voire décennies. Leur exploitation n’est et ne sera envisageable que dans le cadre d’un renchérissement significatif du prix de l’énergie. Ensuite, les réserves font l’objet d’une intense spéculation dans le but non de donner l’indépendance énergétique, mais de gagner de l’argent ; de l’argent non sur la production, mais sur le potentiel de production. Tout comme il y a eu la mode des biocarburants. Ce ne sont que des avatars de la société de croissance, dont le seul leitmotiv est l’enrichissement. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les gaz de schiste (shale gas) et ses cousins non conventionnels représenteront « au mieux » en 2035, 45 % de la production gazière, soit seulement 10 % de la demande mondiale d’énergie, sans parler du coût environnemental, des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre et du risque de changement climatique, ou encore du désintérêt que connaîtraient alors les énergies renouvelables. Les ressources énergétiques ne sont pas infinies et la croissance non plus.
http://www.metamag.fr/metamag-1163-La-decroissance-Prealable…

URL de cet article 19352
http://www.legrandsoir.info/la-decroissance-prealable-a-toute-intervention-ecologique.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 février, 2013 |Pas de commentaires »

BARRY MCGUIRE: « EVE OF DESTRUCTION » (Enregistrement sonore mis en images par Jason BERWICK)

Barry McGuire 

« Eve of Destruction »

BARRY MCGUIRE:

Image de prévisualisation YouTube

The eastern world it is explodin’,
violence flarin’, bullets loadin’,
you’re old enough to kill but not for votin’,
you don’t believe in war, what’s that gun you’re totin’,
and even the Jordan river has bodies floatin’,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Don’t you understand, what I’m trying to say?
Can’t you see the fear that I’m feeling today?
If the button is pushed, there’s no running away,
There’ll be noone to save with the world in a grave,
take a look around you, boy, it’s bound to scare you, boy,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Yeah, my blood’s so mad, feels like coagulatin’,
I’m sittin’ here, just contemplatin’,
I can’t twist the truth, it knows no regulation,
handful of Senators don’t pass legislation,
and marches alone can’t bring integration,
when human respect is disintegratin’,
this whole crazy world is just too frustratin’,
and you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Think of all the hate there is in Red China!
Tehn take a look around to Selma, Alabama!
Ah, you may leave here, for four days in space,
but when your eturn, it’s the same old place,
the poundin’ of the drums, th pride and disgrace,
you can bury your dead, but don’t leave a trace,
hate your next-door-neighbour, but don’t forget to say grace,
and you tell me over and over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 février, 2013 |Pas de commentaires »

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER)

Regarder les humains

REGARDER LES HUMAINS COMME ON REGARDE LES ARBRES (Gaëtan PELLETIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arbre

comme on regarde les arbres

 ADULTES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Illustration: Tree of Life, Vladimir Kush

Si ce que vous apprenez vous tue ou vous apprend à tuer, vous fabriquez votre propre mort. Le tronc qui apprend à tuer la feuille ne sait pas qu’il tue l’arbre. (Gaëtan PELLETIER)

Il n’y a pas de petites journées, il n’y a que de petits regards et des écoutes que trop infimes.

Il faut donc, pour comprendre et apprendre, regarder les humains comme on regarde les arbres.

Sans juger…

Qui donc jugerait un arbre ?

Il le faut pour nous comprendre et nous accepter.

Il est étrange que nous nous haïssions parfois dans nos différences… Alors que ce sont elles qui font la beauté de cette humanité.

Nous avons tellement appris à juger que c’est devenu un réflexe aussi anodin que de se passer la main dans les cheveux.

Mais nous l’ignorons.

***

Je suis parti à vélo ce matin. Une heure. À la manière méditative. C’est-à-dire , dans une perspective de contemplation et non de jugement. Regarder les paysages filer… Ne rien attendre. N’aller nulle part. Sauf vers soi…

Vous savez, les enfants, quand ils vont à bicyclette, ils ne vont nulle part… Ils s’amusent.

Les adultes eux, se font des trajets.

À partir du moment où nous échappons à tout but, itinéraire, – tel que l’on nous l’a appris – nous ne parvenons qu’à un exercice physique, rivés à un BUT.

Découvrir est savoir qu’il n’y a pas de but à préparer, mais de se préparer à reconnaître les buts.

On laisse les paysages passer, comme au cinéma. On jette un œil sur les ombres, la valse des mouvements, la lumière, les craquelures de l’asphalte, les maisons, les couleurs, les murs écaillés.

***

Copier-coller aux humains

Assis sur une terrasse, il y a là de vieux couples, des jeunes bien « modés », et derrière un voilier qui passe sur le lac.

Vous regarder tout cela sans juger. Sans dire : « C’est une mode qui va passer ». La jeune blonde est une top modèle et son amoureux un parfait imbécile bien coiffé, avec son corps gribouillé de tatous, les biceps lustrés par le soleil.

On cultive son corps comme le plus âgés cultivent leurs « valeurs ».

Il n’y a pas de différences.

En décryptant la structure des modèles à travers les âges, simplement en les regardant, on finit par comprendre au moins une chose.

Chacun est un modèle.

Mais comment échapper aux modèles.

De fait, nous n’y échappons pas.

Il n’y a pas de différence entre le club des bronzés de 16 ans et les intellectuels tatoués aux savoir universitaire.

C’est stéréoïdé à  l’orgueil.

Les jeunes changent de vêtements, parfois…

Les plus vieux passent souvent leur vie dans une mode intellectuelle, une foi, se déclarant athées – car la raison est un formidable outil.

Mais c’est aussi un tournevis.

La meilleure façon d’avoir une réponse sur le sens de la vie et sa compréhension est de ne pas se poser de question en usant de la raison.

C’est laisser l’intuition parler en faisant taire un peu ce babillage de l’esprit.

Si les schizophrènes entendent des voix, les gens « normaux » aussi…

Sauf qu’elles sont dictées d’en bas.

Et on risque d’y rester

Gaëtan PELLETIER

27 juillet 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

QUAND TRIOMPHE L’HOMO DEBITOR (Yann FIEVET / netoyens.info)

Quand triomphe l’homo debitor

QUAND TRIOMPHE L'HOMO DEBITOR (Yann FIEVET / netoyens.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fabrique_homme_endette_s

(Yann FIEVET)

Fabrique_homme_endette.jpg

Les purs théoriciens de l’économie libérale ont longtemps loué l’homo economicus, individu essentiellement rationnel agissant en toutes circonstances après un intelligent calcul destiné à peser les avantages et les inconvénients de chacune de ses actions. Pourtant, dans la vraie vie – fût-elle économique – nul n’a jamais pu le rencontrer. Il est un peu comme le yéti : on n’a jamais rien fait d’autre que l’apercevoir.

Nous y faisions néanmoins référence parfois pour tenter de comprendre les comportements de nos congénères. L’entreprise était souvent vaine tant chacun de nous est une entité particulière, inattendue. La grande nouvelle de l’économie post-moderne qui nous étouffe de son omniprésence est que le chimérique homo economicus s’est totalement effacé devant le bien réel homo debitor [1]. La substitution est grandiose. Elle est aussi funeste : l’homme, définitivement, ne s’appartient plus. L’homo economicus fantôme réussissait encore à nous faire rêver à un monde meilleur ; l’homo debitor nous garantit le cauchemar du gouffre final. Attachons tout de même nos ceintures !

On ne parle plus que de la Dette ! Emprunt, crédit, déficits, remboursement, taux d’endettement, créanciers, débiteurs, « pacte budgétaire » : le vocabulaire financier sature le moindre discours. C’est que l’économie est devenue – et cela bien avant la crise des subprimes états-unienne – une pure économie d’endettement.

En trente ans, le néolibéralisme a transformé nombre de droits sociaux et éducatifs, auparavant jugés légitimes par le corps social, en de vulgaires droits au crédit. Avant de pouvoir se former, se soigner ou se loger il convient de faire la preuve que l’on dispose de ce droit au crédit, condition première à la réalisation de tout projet désormais. Ainsi, aux États-Unis, l’endettement de l’ensemble des étudiants aux fins du financement de leur formation atteint aujourd’hui 1000 milliards de dollars, soit la moitié de la richesse produite en France en une année ! Les anciens services publics devenant progressivement des marchandises onéreuses, chacun finit par n’être plus perçu que dans sa capacité à mettre en valeur son propre « capital humain ». Nous sommes tous potentiellement débiteurs de notre vie.

La situation est grave car désespérante.

La logique de l’endettement n’est éventuellement viable que si l’économie est en croissance. Or, la croissance nous a abandonné depuis longtemps ; elle n’est pas à la veille de nous revisiter. De plus, le sauvetage des banques dans la tourmente de 2007-2009 a eu pour conséquence le transfert de la dette aux États qui alors aggravent partout la crise en mettant en œuvre des plans d’austérité insupportables et en vendant ce qui leur reste de biens publics.

En Italie, il est prévu de céder aux intérêts privés entre 20 et 25 % des biens publics chaque année. Dans dix ans l’État n’aura plus rien ! La France qui doit rembourser 50 milliards d’euros par an échappera-t-elle à la même dilapidation ?

Marx l’avait prédit en son temps : demain ce ne seront pas les industriels qui dirigeront le capitalisme mais les banquiers. Et le demain de Marx est notre présent. C’est même notre hier : il semble que 1988 ait marqué un tournant en ce qui concerne la « gestion de la dette ». C’est à cette date que l’on a en effet décidé que les dettes pouvaient être vendues ou achetées quand, jusque-là, elles n’étaient que remboursées ou effacées. On nomma titrisation ce « progrès » au service de la Croissance.

Un barbarisme qui cacha au commun des mortels la funeste entreprise : notre vie bientôt appartiendra au Capital.

Notre vie ? Comme vous y allez ! Jean Baudrillard, lui, ne s’y trompait pas qui voyait dans la spirale infernale du crédit un retour au Moyen Âge : nous payons avant même d’avoir perçu les fruits de notre travail l’équivalent d’une dîme aux nouveaux saigneurs (!) que sont les dignitaires des oligarchies financières.

Une dîme pour renflouer des caisses que nous n’avons en rien contribué à vider. Une dîme pour nourrir l’enrichissement sans cause d’une poignée de gros actionnaires.

Et l’orthodoxie économique dominante fonctionnant telle une religion, nous sommes soumis, comme au temps de la Sainte Inquisition, à une Morale impitoyable. Une double morale, contradictoire qui plus est : au nom de l’austérité inévitable il nous est reproché l’endettement collectif – vous consommez trop et ne travaillez pas assez – tandis qu’au nom de l’impératif de croissance il nous est demandé de consommer toujours plus en recourant au… crédit.

Cette économie est schizophrène. Il faut l’enfermer coûte que coûte !

La consommation, qui a produit durant les Trente Glorieuses une déprolétarisation certaine, prolétarise aujourd’hui à tours de bras les pans inférieurs des classes moyennes.

Décidément, le couple austérité-croissance est un couple mortifère. Séparons sans tarder ces amants trop mal assortis. Surtout quand l’aliment de la croissance est la consommation pour la consommation et non pour la satisfaction.

La rigueur doit changer de camp : il faut de nouveau procéder à l’euthanasie des rentiers comme l’avait fait le new deal de Roosevelt en 1933. Lui avait osé les 90 % quand François Hollande est prêt à renoncer à sa promesse d’un petit 75 %. Il faudrait également avoir le courage d’effacer les dettes scélérates. Sans de telles mesures l’Histoire ne peut que mal finir.

Bref, reprenons au capital le temps qu’il nous vole chaque jour davantage. Alors, le temps de vivre ne sera plus à vendre. Nous cesserons d’être de perpétuels débiteurs.

Yann FIEVET

netoyens.info

Notes :

[1]  Fabrique_homme_endette.jpg

On lira avec grand profit ( !) : La Fabrique de l’homme endetté.. Essai sur la condition néolibérale, par Maurizio Lazzarato, éditions Amsterdam, 125 pages, 10,50 eu

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

L’ENFER…LE PARADIS…VICTOR HUGO

VICTOR HUGO

L'ENFER...LE PARADIS...VICTOR HUGO dans REFLEXIONS PERSONNELLES hugo

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE CHEF

LE CHEF

LE CHEF dans REFLEXIONS PERSONNELLES le-chefjpg

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MARCEL REGGAEMAN (partageux.blogspot.fr) + VIDEO: « LA FABRIQUE DE PAUVRES » ( un film de Lourdes PICARETA)

Marcel Reggaeman

MARCEL REGGAEMAN (partageux.blogspot.fr) + VIDEO:
fortune-suisse-c92ec ALLEMAGNE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Marcel occupe un trône impérial dans la catégorie des fêlés, cintrés, pliés, cinglés, secoués, frappés, siphonnés.
Marcel porte des cheveux et une barbe que le plus fondamentaliste des rastas ne renierait pas. Le poil feutré à la perfection. D’où le surnom de Reggaeman. Comment décrire des vêtements informes d’une couleur délavée marron sale qui ne craignent plus la tache de gras depuis le siècle dernier ?
Les poux et puces ont déserté depuis belle lune. Trop raides, les poils. Trop épaisse, la crasse. Trop puant, le lascar.
Marcel dort depuis plus de quinze ans dans un bâtiment désaffecté de la SNCF.
Un entrepôt délabré qu’il remplit de boîtes de conserve, de bouteilles et de prospectus publicitaires. Son antre est à faire vomir un éboueur chevronné. Marcel, c’est le géniteur du Kilimandjaro d’ordures de l’Apocalypse. L’odeur de pisse, de merde et d’ordures fouette sauvagement autour de sa bauge.
« Il doit habiter dans mon quartier parce que je le vois très souvent le long de la rivière. » « Reggaeman  doit squatter près de chez moi. Je le croise tous les jours  ou presque aux alentours de SuperMachin. »
« Je le vois tous les soirs. Son repaire ne doit pas être bien loin d’ici. » On entend ça dans tous les quartiers. Et presque tous se trompent. Parce Reggaeman marche dans la ville à grands pas décidés. Toujours mal embouché. Toujours furieux. Toujours vociférant seul. Avec son rayon d’action, sûr qu’il doit parcourir vingt à quarante kilomètres chaque jour.
Marcel va manger le matin à la Halte du cœur. Une table pour lui seul. Personne ne s’installe à proximité. Le zonard le plus fâché avec la savonnette dit que Reggaeman pue à faire vomir un putois en décomposition, qu’il traîne une odeur de chacal avarié à vous tuer un bœuf à trente pas.
Même les grandes gueules et les plus prompts à discuter avec les mains en ont peur. Marcel est méchant, toujours agressif. À jeun il est agressif. Ivre il est agressif.
Il grogne des mots solidaires dont on ne comprend qu’un sur trois. Et encore : seulement grâce au contexte ou au geste de sa patte noire. 
« Vire ! » « Manger. » « Boire. » « Argent. » « Encore. » Un vocabulaire de vingt-cinq mots. Même de l’aussi banal que bonjour, au-revoir ou merci ne fait pas partie de ses usages.
Pas de raison que la langue de bois soit l’apanage des politiciens ou du Medef.
Les travailleurs sociaux ont inventé la langue de bois du travail social. Histoire de montrer qu’on est capable de causer comme un vulgaire DRH. Histoire de ne pas parler ouvertement des fois que ça choquerait. Histoire d’acheter la conciliation des politiques qui se demandent trop souvent si l’argent pour le secteur social est bien utile. Dans le jargon trav soc Marcel Reggaeman est un  « grand marginal ».
Pour pas dire que c’est un dingue qui devrait être pris en charge par la psychiatrie. Pour pas dire que notre richissime société gavée porte la responsabilité de laisser partir à la dérive tous les reggaemen comme Marcel qui errent dans nos rues.
Pour faire oublier que les archéologues ont exhumé naguère le squelette d’un gars de la préhistoire qui ne pouvait plus marcher depuis des années quand il est mort ; ce qui démontre qu’il avait été pris en charge par sa communauté même s’il était improductif.
Tous les « grands marginaux » comme Marcel, qu’est-ce qu’on en fait ? On les tue ? Puisque les gavés fuient en Suisse, en Belgique ou ailleurs vu que ces grands mâles dominants veulent plus partager le gibier trop abondant avec les ceusses qui restent au campement. Alors on les tue tous, ces putains d’assistés même pas assistés et tous ces salauds d’improductifs ?
Partageux.blogspot.fr
« LA FABRIQUE DE PAUVRES »
pauvres1 ECONOMIE
(un film de Lourdes PICARETA)
11 millions en Allemagne, 9 millions en France : c’est le nombre de personnes, comprenant de nombreux enfants, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ces deux pays, pourtant parmi les plus riches d’Europe. Cette misère n’est ni un choix ni une fatalité. Elle est le produit d’un changement de paradigme économique et politique ayant débouché sur un nouveau système.

En Allemagne, des mères de famille jonglent entre des allocations chômage dérisoires et des « minijobs » à 400 euros.
Dans les cités françaises, l’ascenseur social est en panne.
En Espagne, les services sociaux sont asphyxiés par la baisse des crédits et des familles endettées se retrouvent à la rue alors même que les banques ne parviennent plus à vendre les logements vacants qu’elles ont saisis.
Autant de témoignages qui illustrent une pauvreté « héritée » dès l’enfance et le sentiment d’impuissance et de honte de ceux qui en sont victimes. Sociologues et politologues mettent en garde : dans des sociétés européennes « en situation d’urgence », le démantèlement de l’État providence pourrait bien être une bombe à retardement.

Image de prévisualisation YouTube
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |1 Commentaire »

UN NOUVEAU MONDE EN MARCHE ? (René BICKEL)

Un nouveau monde en marche ?

Sur terre, nous avons connu l’âge du fer, l’âge du bronze mais, par ailleurs, il semble que nous ne soyons pas encore sortis de l’âge des ténèbres.  Il suffit d’observer le monde de mensonges dans lequel nous sommes englués et les conséquences catastrophiques qui en découlent.

UN NOUVEAU MONDE EN MARCHE ? (René BICKEL) dans REFLEXIONS PERSONNELLES ecologieCe chaos et le plan de tyrannie totale qui s’emparent de notre civilisation devraient ou pourraient aussi être une période propice à un changement de société.

L’évolution de l’espèce humaine peut-elle être soumise ou associée à des dates précises ?

Même si nous sommes influencés par le cosmos, le devenir de notre planète n’est-il pas avant tout  lié à ce que nous en ferons, en  fonction de notre degré d’éveil ?  On peut aussi admettre que nous vivons une période d’éveil grâce à ces influences cosmiques et nous pourrions philosopher des heures sur ce sujet.

Le concept de l’émergence d’un nouveau monde ou d’un âge d’or est répandu dans diverses  philosophies et traditions.

La fin du calendrier maya indique-elle simplement la fin d’une ère ?  Entrons-nous dans une nouvelle ère qui apportera des changements importants dans l’évolution humaine ?

Rien ne peut être déterminé et une transition peut s’effectuer sur une échelle de temps très longue.

Personne ne peut prédire comment nous évoluerons et ce que sera le futur. 

Les religions attendent un sauveur… Et si le sauveur résidait en chacun de nous ?

Il est clair qu’actuellement notre civilisation s’achemine vers une impasse et qu’un changement de direction s’impose.

De gros moyens sont mis en oeuvre pour empêcher la masse de devenir plus lucide et pour l’empêcher de s’éveiller.

La première des pollutions est la pollution générale des esprits et elle est à la base de toutes les autres.

Le conditionnement mental se fait subtilement par le mensonge, la peur, l’angoisse tout en canalisant l’intérêt des citoyens vers des débilités.

La pollution des corps permet ou facilite le contrôle mental. Les vaccins avec, entre autres, la présence de métaux lourds, agressent le cerveau et le système nerveux des bébés et des enfants. A cela, on  rajoute une alimentation carencée, «chimiquée», des sodas dévitalisants à l’aspartame, les drogues pharmaceutiques, les ondes électromagnétiques nocives etc.

Une grande majorité fait preuve d’une inconscience déplorable par la façon de consommer et les attitudes mentales. L’ignorance, la soumission face aux autorités est consternante (le simple fait de voter pour un représentant politique est une démission, un asservissement).

Et si tout ce qui nous arrive, avait sa raison d’être ? L’humanité n’a-t-elle pas ses expériences à vivre ?

Ce que l’on ne veut pas apprendre par la sagesse, on l’apprendra par la douleur, disent avec raison certains sages philosophes.

Le monde extérieur est le miroir de notre monde intérieur, aussi bien sur le plan individuel que collectif.

Notre environnement et les conditions de notre vie reflètent ce que nous sommes à l’intérieur de nous.

La notion de libre arbitre est indissociable de la responsabilité.

«  Sur Terre nous sommes libres de nos choix, mais jamais nous ne serons libres des conséquences de nos choix. « 

Jan van Helsing  (Livre jaune n°5)

L’humanité vit l’expérience du libre arbitre. Cela devrait aussi impliquer le fait d’agir selon sa conscience.

Ce libre arbitre concerne l’aventure que mène l’humanité coupée de la source créatrice, un peu comme dans l’histoire du «fils prodigue» selon une parabole bien connue. Cette parabole révèle aussi le retour vers la maison du père.

Selon la cosmogonie hindoue, le Kali Yuga, que l’on appelle «l’âge des ténèbres» est un cycle dans lequel la civilisation humaine dégénère spirituellement et physiquement. Durant ce cycle, nous faisons l’expérience de vivre éloignés des Dieux, avant de retourner vers l’âge d’or. Selon cette cosmogonie, nous serions encore loin d’en sortir mais encore une fois les dates ne sont pas des bases rigides.

Dans de nombreuses traditions à travers le monde, nous trouvons des chroniques ou légendes à peu près similaires.

Notre évolution personnelle nous achemine vers une nouvelle conscience de notre rôle d’humain et de notre responsabilité. Cette évolution est possible et accentuée lorsque chacun de nous développe ses potentialités par la connexion avec la Source, l’Esprit ou l’Intelligence Universelle (peu importe le nom).

Par cette connexion, nous ressentons un sentiment d’universalité. Nous développons le sens de la fraternité et nous nous sentons solidaires de l’écosystème et de toute la nature vivante.

Le nombre de personnes qui s’éveille, ne souhaitant plus servir ce système aliénant, tout en aspirant à d’autres modes de vie, augmente lentement mais sûrement

Une mutation  des consciences, une mouvance vers un nouveau paradigme est en marche et rien ne l’arrêtera.

Changeons nous nous-mêmes et nous changerons le monde

René BICKEL   

Janvier 2012

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |3 Commentaires »
1...34567...13

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007