UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org)

Ukraine, Pétrole, Guerre:

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Les Grosses compagnies pétrolières

américaines nous conduisent

à la guerre

(Mike WHITNEY)

UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES poutine_dernier_g8

« Nous assistons à une énorme partie géopolitique dans laquelle l’objectif est la destruction de la Russie en tant qu’opposante géopolitique aux Etats-Unis ou à l’oligarchie financière mondiale [.] La réalisation de ce projet va de pair avec le concept de domination mondiale menée par les Etats-Unis. »

(Vladimir Yakounine, ancien haut diplomate russe)

« L’Histoire montre que partout où les Etats-Unis font de l’ingérence, le chaos et la misère s’ensuivent. »

« Franchir une ligne

et provoquer le combat »

Après 13 années d’actes de violence qui ont réduit de larges pans de l’Asie Centrale et du Moyen-Orient à l’anarchie et à la ruine, le pouvoir destructeur de l’armée américaine a finalement trouvé à qui parler dans une petite péninsule du Sud-Est de l’Ukraine, qui sert de base opérationnelle principale à la flotte russe de la Mer Noire.

La Crimée est la porte par laquelle Washington doit passer pour pouvoir étendre ses bases avancées dans toute l’Eurasie, prendre le contrôle des couloirs vitaux de pipelines et de ressources, et s’établir en tant que puissance dominatrice militaro-économique dans ce nouveau siècle.

Malheureusement pour Washington, Moscou n’a aucune intention de se retirer de la Crimée ou de renoncer à contrôler son poste militaire avancé crucial de Sébastopol. Cela signifie que la Crimée – qui a été envahie par les Cimmériens, les Bulgares, les Grecs, les Scythes, les Goths, les Huns, les Khazars, les Ottomans, les Turcs, les Mongols et les Allemands – pourrait connaître une nouvelle conflagration dans les mois à venir.

Une telle situation pourrait déclencher une Troisième Guerre Mondiale, effondrer la structure mondiale de sécurité existante et établir un nouvel ordre mondial, qui serait toutefois différent de celui imaginé par les mythomanes du Council on Foreign Relations et autres groupes de réflexion d’extrême-droite qui guident la politique étrangère américaine et qui sont responsables de la crise actuelle.

La façon dont Washington se conduira dans ce nouveau conflit nous dira si les auteurs de la Guerre contre la Terreur – ce bobard des relations publiques qui a servi à cacher les objectifs visant à émasculer les libertés civiles et à établir un gouvernement mondial unique – étaient réellement sérieux quant à la réactualisation de leur vision d’un Nouvel Ordre Mondial ou si c’était simplement une chimère collective de PDG de grandes entreprises et de banquiers désouvrés.

En Crimée, l’empire est confronté à un véritable adversaire, et non à un groupe disparate de djihadistes en tongs brandissant des kalachnikovs.

C’est l’Armée russe; ils savent comment se défendre et sont préparés pour le faire.

La balle est désormais dans le camp d’Obama. C’est à lui et à ses conseillers tordus du « Grand Echiquier » de décider jusqu’où ils veulent pousser cette affaire. Veulent-ils intensifier la rhétorique et accroître de façon irréversible les sanctions jusqu’à ce que les coups soient échangés ? Veulent-ils tout risquer sur un coup de dé téméraire ou passer au Plan B ? Telle est la question.

Quoi que les responsables politiques américains décident, une chose est sûre : Moscou ne cèdera pas. Les Russes sont déjà dos au mur. Soit dit en passant, ils savent qu’un psychopathe assasin rôde en liberté, et ils sont prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger leur peuple. Si Washington décide de franchir cette ligne et de provoquer le combat, alors il y aura des problèmes. C’est aussi simple que cela.

John McCain, le faucon de toujours, pense qu’Obama devrait jeter son gant et montrer à Poutine qui est le chef. Dans une interview accordée au magazine TIME, McCain a déclaré : « C’est une partie d’échecs qui rappelle la Guerre Froide et nous devons en avoir conscience et agir en conséquence [.] Il nous faut prendre certaines mesures qui convaincraient Poutine que les actions qu’il est en train de mener aurait un coût élevé ».

« Un coût élevé » a dit McCain,

mais élevé pour qui ?

Ce que McCain ne réalise pas est que ce n’est pas l’Afghanistan et qu’Obama n’a pas affaire au docile fantoche de Karzaï. Lancer des sanctions contre Moscou aura des conséquences importantes, du genre qui causeraient beaucoup de dommages aux intérêts américains.

Avons-nous mentionné que le « plus gros projet pétrolier non-américain d’ExxonMobil est une collaboration avec le pétrolier russe Rosneft dans l’Arctique, où des milliards de dollars d’investissements sont en jeu ? »

Et que se passera-t-il si Poutine décide qu’il n’est plus dans les intérêts de Moscou d’honorer les contrats qu’il a passé avec des entreprises américaines ? A votre avis, quelle sera la réaction des actionnaires à cette nouvelle ? Et ce n’est qu’un seul exemple. Il y en a bien d’autres.

Toute confrontation avec la Russie aura pour conséquence des attaques asymétriques contre le dollar, le marché obligataire et l’approvisionnement en pétrole. Peut-être les Etats-Unis peuvent-ils vaincre les forces russes en Crimée. Peut-être pourraient-ils couler leur flotte et mettre leurs troupes en déroute, mais il y aurait un prix très élevé à payer et personne ne sera satisfait du résultat.

Voici l’extrait d’un article de Testosterone Pit qui résume bien la situation :

« Sergueï Glazyev, le conseiller le plus intransigeant de Poutine, a esquissé la stratégie de représailles. Se débarrasser des dollars, vendre les Bons du Trésor américain, encourager les sociétés russes à ne pas rembourser leurs dettes libellées en dollars et créer un système monétaire alternatif avec les BRICS et les producteurs d’hydrocarbures comme le Venezuela et l’Iran [.]

« L’allié de Poutine et son ami de confiance, le président de Rosneft Igor Sechin a suggéré qu’il était « recommandé de créer une bourse de valeurs internationale pour les pays participants, où les transactions pourraient être enregistrées en utilisant les monnaies régionales. » (Now On, No Compromises Are Possible For Russia [A partir de maintenant, aucun compromis n’est possible pour la Russie], Testosterone Pit)

A mesure que les Etats-Unis continuent d’abuser de leur pouvoir, ces changements deviennent de plus en plus nécessaires. Les gouvernements étrangers doivent former de nouvelles alliances afin d’abandonner le système actuel – le « système dollar » – et établir une plus grande parité entre les Etats-nations, ces mêmes Etats-nations que Washington détruit un à un pour établir sa vision macabre de l’utopie mondiale des affaires.

La seule façon de faire dérailler ce projet est d’exposer la faiblesse aveuglante de ce système lui-même, c’est-à-dire l’utilisation d’une devise internationale qui est adossée à une dette gouvernementale de 15.000 milliards de dollars, à une dette de la Réserve Fédérale de 4.000 milliards de dollars, et de milliers de milliards de dollars supplémentaires d’obligations fédérales non remboursées et non remboursables.

Quelles que soient les mesures prises par Moscou pour mettre un terme au système actuel et remplacer la devise de réserve mondiale par une monnaie qui représente une jolie réserve de valeurs, elles devraient être applaudies.

L’attitude irréfléchie et meurtrière de Washington dans le monde entier rend les Etats-Unis particulièrement impropres pour être le régisseur de fait du système financier mondial ou pour bénéficier d’une valorisation artificielle de leur monnaie, qui permet aux Etats-Unis de jouer le rôle de banquier avec le reste du monde.

Le dollar est la fondation sur laquelle reposent les trois piliers de la force impériale : politique, économique et militaire. Supprimez cette fondation et tout l’édifice s’écroule. Ayant abusé de ce pouvoir, en tuant et en estropiant des millions de personnes sur toute la planète, le monde a besoin d’une transition vers une autre façon bienveillante de perpétrer ses transactions d’affaires, de préférence une devise qui n’est pas adossée au sang et à la misère de victimes innocentes.

Paul Volcker a résumé les sentiments de nombreux détracteurs du dollar, en 2010, en disant :

« Le sentiment croissant dans une bonne partie du monde est que nous avons perdu à la fois la force économique relative et, ce qui est plus important, un modèle cohérent de gouvernance réussie pouvant être copié par le reste du monde. A la place, nous sommes confrontés à des marchés financiers cassés, à la sous-performance de notre économie et à un climat politique turbulent. »

L’Amérique est irréversiblement cassée et Washington est un marécage d’immoralité. Le monde a besoin d’un changement de régime, de nouveaux dirigeants, d’une nouvelle direction et d’un système différent.

Dans notre dernier article, nous avons essayé d’attirer l’attention sur le rôle que les grandes compagnies pétrolières ont joué dans la crise actuelle.

L’auteur Nafeez Ahmed s’étend sur ce thème dans un article « qu’il faut lire à tout prix » et qui a été publié dans l’édition du Guardian, lundi dernier. Voici un bref extrait de l’article d’Ahmed, intitulé « Ukraine crisis is about Great Power oil, gas pipeline rivalry » [La crise en Ukraine est une question de grandes puissances pétrolières et de rivalité en matière de pipelines » :

« L’Ukraine est de plus en plus perçue comme étant située à un endroit critique dans la bataille qui se fait jour pour dominer les couloirs de transport de l’énergie, reliant les réserves de pétrole et de gaz naturel du bassin de la Caspienne aux marchés européens.

Une compétition de grande envergure est déjà apparue dans la construction de pipelines. Il reste à voir si l’Ukraine fournira des itinéraires alternatifs pour aider à diversifier l’accès [à ces réserves], ce que préfère l’Ouest, ou si « elle se retrouvera forcée de jouer le rôle d’un subalterne de la Russie ». » (Guardian)

Les géants pétroliers occidentaux avaient du « retard à rattraper » depuis plus dix ans, avec Poutine qui faisait échec et mat à chacune de leur manouvres.

Il se trouve que l’habile ancien élève du KGB s’est avéré meilleur en affaires que tous ses concurrents, en les piégeant à leur propre jeu, se servant de l’économie de marché pour étendre son réseau de pipelines dans toute l’Asie Centrale et en Europe.

Voilà de quoi exactement est faite la crise actuelle.

Les grosses compagnies pétrolières se sont avérées être les « perdantes » dans cette guerre pour les ressources et elles veulent maintenant que l’Oncle Sam montre un peu de muscle pour qu’elles puissent revenir dans la partie. Cela s’appelle une « déconvenue », qui se rapporte aux jérémiades de ceux qui prennent une raclée.

Ecoutons à nouveau Ahmed :

« Certes, les violentes émeutes ont été déclenchées par la frustration que le rejet par Yanoukovitch de l’accord avec l’UE a engendrée, (à la faveur d’une soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars) dans un climat de prix de l’énergie qui flambent, tout comme les autres factures (notamment alimentaires) des Ukrainiens, lié aux infortunes nationales en matière de gaz de l’Ukraine. La brutalité policière pour réprimer ce qui a commencé comme des manifestations pacifiques a été la goutte qui a fait déborder le vase. » (Guardian)

Autrement dit, Yanoukovitch a rejeté une offre de Chevron que l’UE et Washington poussaient, et a préféré l’accord plus favorable de la Russie. Selon Ahmed, cela a mis en colère les grosses huiles qui ont décidé d’inciter aux émeutes.

(« La soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars a provoqué les manifestations.»)

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est juste une question de déconvenue.

Donc, permettez-moi, chers lecteurs, de dire ceci : Est-ce la première fois que vous entendez un analyste respecté dire que le pétrole était derrière les émeutes, le coup d’Etat et la confrontation avec Moscou ?

J’en donnerai ma main à couper. Quelles que soient les tentacules que Wall Street a enroulés autour de la Maison Blanche, du Capitole et du pouvoir judiciaire américain, les grosses compagnies pétrolières sont aux commandes.

Les Apôtres des combustibles fossiles constituent le club le plus ancien et le plus puissant de Washington et « Ce qu’ils disent est parole d’évangile ».

Ainsi que Ahmed l’a si bien formulé :

« La raréfaction des ressources et la compétition pour dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie sont derrière le militarisme russe et l’interférence américaine. L’Ukraine a la mauvaise fortune de se retrouver au milieu de cette lutte en accélération visant à dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie dans les dernières décennies de l’âge des combustibles fossiles ».

Vous avez dit « Guerre

pour les ressources » ?

Ainsi que nous le faisions remarquer dans un article précédent, le cerveau du Nouvel Ordre Mondial, Zbigniew Brzezinski, a dépeint ce conflit avec la Russie ainsi :

« Couper l’accès des Occidentaux à la Mer Caspienne et à l’Asie Centrale ».

Pour une raison inconnue, les compagnies pétrolière monstrueuses de l’Amérique pensent que les ressources qui reposent sous le sol de la Russie leur appartiennent.

La question est de savoir si leurs agents pousseront Obama à mettre les troupes américaines en danger pour faire respecter cette revendication. Si elles le font, il y aura la guerre.

Traduit de l’anglais (US) par [JFG-QuestionsCritiques]

CounterPunch, le 13 mars 2014
article original« http://www.counterpunch.org/2014/03/12/big-oils-sore-losers-lead-the-drive-to-war/ »

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 mars, 2014 |Pas de commentaires »

EAU, CRISTAL DE VIE (Pierre RABHI / Kaizen-magazine.com)

Eau, Cristal de Vie

ecologie

Par Pierre RABHI le jeudi 23 janvier 2014, 12:18 - Lien permanent-

-Chronique de Pierre RABHI tirée du magazine Kaizen n°5-

Je suis né dans le désert, dans cette immensité aride où seule l’eau peut donner la vie.

La rareté de l’eau lui donne une immense valeur.

Les deux tiers de notre physiologie en sont composés. Sans cet élément substantiel, seule la désolation pourrait prospérer. Aussi doit-on la considérer avec le respect dû au Sacré. Ce cristal liquide porte en lui toute la mémoire de notre magnifique planète, mais sommes-nous vraiment conscients de tout cela ?

Dans les pays où elle coule en abondance, l’eau est banalisée, désacralisée.

Elle élimine nos déchets, purifie notre corps et évacue ses rejets.

Elle est versée, déversée et gaspillée litre après litre dans nos éviers, nos chasses d’eau, et profanée de bien d’autres façons encore…

L’être humain est ainsi fait : il néglige les éléments dont il dispose à loisir et ne reconnaît leurs véritables vertus que lorsqu’ils viennent à manquer.

On pourrait dire cela de la nourriture surabondante dans les pays dits prospères, au PNB triomphant, et on oublie qu’elle manque cruellement aux perdants du pseudo-progrès.

Même si l’on tente aujourd’hui de sensibiliser les plus jeunes au respect des biens vitaux, cette éducation des consciences peut-elle porter ses fruits quand la terre nourricière, elle-même ignorée, dégradée de mille manières, a perdu sa valeur nourricière aux yeux des hommes qui en sont les intendants à travers toute la planète ?

L’humain fait preuve d’une grande ignorance en ne percevant plus l’importance de ce qui entretient et maintient son existence, sa réalité tangible. Il ne sait plus se satisfaire de ce qui est simple et essentiel. Noyé dans le superflu, il est triste, consomme des antidépresseurs à outrance.

Peut-être l’une des origines de notre tristesse serait-elle due à notre incapacité à reconnaître la valeur immense des richesses naturelles qui nous sont offertes.

Lorsque j’étais enfant, le moindre morceau de pain était précieux et on ne pouvait boire de l’eau sans éprouver un profond sentiment de gratitude. Et de cette gratitude, de notre sensation que c’était là un don de la Terre, naissait notre joie.

Aujourd’hui le superflu nous submerge, banalise l’indispensable et donne aux futilités une importance extravagante. Il paraît que l’industrie du luxe n’est pas en crise !

Nous sommes étouffés par l’invasion d’objets inutiles, vecteurs d’une satisfaction éphémère. Notre faculté d’émerveillement s’érode. Nous la recherchons à travers la possession, le divertissement standardisé, source de profit sans limite. Ces considérations n’ont aucune intention désobligeante ou culpabilisante, elles sont et rien de plus, laissant à chacun son libre arbitre.

Le modèle actuel, dit dominant, a été engendré par l’Europe depuis plus de deux siècles. Je prétends que l’Europe a été la première victime de la modernité, par l’uniformisation qu’elle s’est imposée.

Elle a estompé les différentes formes de créativité des communautés qui la composaient au profit de la standardisation de l’ensemble.

Elle est devenue puissante en confisquant des territoires et en drainant les ressources qui faisaient leur richesse.

Il est maintenant essentiel de nous réjouir de ce qui est donné par la nature pour retrouver la valeur de la sobriété libératrice et la jubilation tranquille qui en découle.

Pierre Rabhi

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Cette chronique est parue dans le Kaizen n°5.

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LA GUERRE SECRETE DES ETATS-UNIS: LES FORCES SPECIALES DEPLOYEES DANS 134 PAYS ! (Nick TURSE / Tomdispatch.com)

La guerre secrète des États-Unis :

AAAAAAAA

Les forces spéciales

déployées dans 134 pays

(Nick TURSE)
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 
Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent[ 1] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[2] contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[3]. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[4] dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complètement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

Comme on l’a constaté, dans les derniers jours de la présidence Bush, les forces d’Opérations Spéciales se déployaient[5] dans 60 pays au total dans le monde. En 2010, ce chiffre s’élevait à 75, selon[6] Karen DeYoung et Greg Jaffe duWashington Post. En 2011, le porte-parole du Commandement des Opérations Spéciales (SOCOM pour son sigle en anglais), le colonel Tim Nye dit[7] à TomDispatch que le chiffre total atteindrait 120. Actuellement, ce chiffre est encore plus élevé. En 2013, les forces d’élite des USA se sont déployées dans 134 pays de la planète, selon le commandant Matthew Robert Bockholt, des Relations Publiques de la SOCOM.

Cette augmentation de 123% pendant les années Obama démontre comment, en plus des guerres conventionnelles et de la campagne d’avions sans pilote de la CIA[8], de la diplomatie publique et de l’espionnage extensif électronique[9], les USA se sont engagés dans une autre importante et croissante forme de projection de pouvoir au-delà de leurs frontières. En grande mesure, menée dans l’ombre par les troupes d’élite des USA, l’immense majorité de ses missions se déroule loin des regards indiscrets, de ceux scrutateurs des medias et de quelque type de supervision externe, augmentant le possibilité de représailles imprévues et de conséquences catastrophiques.

Une industrie en expansion

Créé formellement en 1987, le Commandement des Opérations Spéciales a grandi rapidement dans l’étape postérieure au 11/S. Nous avons été informés que le SOCOM est en voie d’atteindre 72 000 effectifs en 2014, depuis les 33 000 qu’ils étaient en 2001. Le financement pour le monde a lui aussi augmenté en proportions géométriques au point que le budget de référence pour 2001, 2 300 millions de dollars, atteignait 6 900 millions en 2013 (10 400 millions de dollars si on ajoute le financement supplémentaire). Les déploiements d’effectifs à l’étranger ont explosé eux aussi passant de 4 900 hommes par an en 2011 à 11 500 en 2013.

Lors d’une récente enquête[10], TomDispatch, en consultant des documents du gouvernement d’accès libre et des communiqués de presse, ainsi que des informations de presse, a trouvé les preuves que les forces d’Opérations Spéciales des USA se sont déployées ou se sont impliquées avec des armées de 106 nations du monde entier en 2012-2O13.

De plus, pendant la période de plus d’un mois qu’a duré la préparation de cet article[11] le SOCOM nous a communiqué des statistiques exactes concernant le nombre total de pays dans lesquels ils avaient déployés des effectifs spéciaux : Bérets Verts et Rangers, SEAL de la Marine ou commandos de la Force Delta.

« Nous ne les avons pas sous la main », explique Bockholt de SOCOM, dans une entrevue téléphonique alors que l’article était presque terminé. « Nous devons chercher parmi beaucoup d’autres choses. Et cela demande beaucoup de temps » Quelques heures plus tard, juste avant la publication, il répondait à une question qui lui avait été faite en novembre de l’année précédente. « Les Forces d’Opérations Spéciales se sont déployées dans 134 pays », pendant l’année fiscale de 2013, explique Bockholt dans un email.

Opérations Spéciales Globalisées.

L’année passée, le chef du Commandement des Opérations Spéciales, l’Amiral William McRaven a expliqué sa vision concernant la globalisation des opérations spéciales. Dans une déclaration devant le Comité des Services Armés du Congrès, il dit :

« USSOCOM est en train d’améliorer son réseau global de Forces d’Opérations Spéciales afin d’appuyer nos relations interinstitutionnelles et nos associés internationaux de façon à pouvoir disposer d’une vaste connaissance des menaces et opportunités émergentes. Le réseau rend possible une présence limitée et persistante en des lieux cruciaux et facilite les possibilités d’actuation où c’est nécessaire ou opportun ».

Bien que cette « présence » puisse être limitée, l’étendue et l’influence de ces forces d’Opérations Spéciales est une autre question. Le saut de 12% dans les déploiements – de 120 à 134 – durant le mandat de McRaven reflète son désir de mettre ses bottes sur le terrain de la planète entière. Le SOCOM ne cite pas les nations concernées, alléguant la sensibilité des nations hôtesses et la sécurité des effectifs étasuniens, mais les déploiements que nous connaissons jettent au moins un peu de lumière sur l’étendue totale des missions que l’armée secrète des USA mène dans le monde.

Par exemple, en avril passé et en mai, le personnel des Opérations Spéciales prit part à des exercices d’entraînements à Djibouti, Malawi et dans les Iles Seychelles, dans l’Océan Indien. En juin, les SEAL de la Marine étasunienne se joignirent aux forces irakiennes, jordaniennes, libanaises et autres alliés du Moyen Orient pour réaliser des simulations guerrières asymétriques à Aqaba, Jordanie.

Le mois suivant, les Bérets Vert se rendirent à Trinidad et Tobago pour mettre en marche des petites unités d’armées tactiques avec les forces locales.

En Août, les Bérets Verts ont entraînés les marins du Honduras[12] en techniques d’explosif.

En septembre, selon les nouvelles de la presse[13] les forces d’Opérations Spéciales des USA se joignirent aux troupes d’élites des 10 pays membres de l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique – Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Birmanie) et Cambodge ainsi qu’avec leurs homologues d’Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Corée du Sud, Chine, Inde et Russie pour pratiquer des exercices antiterroristes, financés conjointement, qui se sont déroulés dans un centre d’entraînement à Sentul, à l’Ouest de Java.

En octobre, les troupes d’élites des USA ont mené des incursions[14] avec des commandos en Lybie et Somalie, séquestrant[15] un suspect de terrorisme dans la première nation citée alors que les SEAL tuaient au moins un militant dans la seconde avant que la réaction armée ne les expulse[16].

En novembre, les troupes d’Opérations Spéciales menèrent à bien des opérations humanitaires aux Philippines pour aider les survivants du typhon Hayan.

Le mois suivant, des membres du 352° Groupe d’Opérations Spéciales réalisèrent [17]un exercice d’entraînement auquel participèrent 130 pilotes et 6 avions dans une base aérienne en Angleterre, et plusieurs SEAL de la Marine furent blessés alors qu’ils participaient[18] à une mission d’évacuation au Soudan du Sud.

Les Bérets Verts ont entamé le 1er janvier de cette année une mission de combat conjointe avec des troupes d’élite Afghanes dans le village de Balhozi, province de Kandahar.

Pourtant, ce déploiement dans 134 pays ne paraît pas suffire pour le SOCOM.

En novembre 2013, le commandement annonça qu’il cherchait à ‘identifier des associés industriels qui pourraient, dans le cadre de l’Initiative du Web Transrégional du SOCOM, « développer potentiellement de nouveaux sites sur Internet adaptés à des publics étrangers ».

Cela s’adjoindrait à un réseau global de dix sites, déjà existant sur Internet, dédiés à la propagande dirigée par différents commandements combattants et configurés pour ressembler à des organes de presse légitimes incluant CentralAsiaOnline.com, Sabahi, qui cible la Corne de l’Afrique, un effort dirigé vers le Moyen Orient connu comme Al-Shorfa-com ainsi qu’un un autre pour l’Amérique Latine qui a reçu le nom deInfosurhoy.com

L’essor du SOCOM dans le cyberespace se reflète dans l’effort concerté du commandement pour être toujours plus profondément « dans le circuit ».

« J’ai des correspondants dans toutes les agences ici à Washington DC, depuis la CIA, le FBI, à l’Agence de Sécurité Nationale, à l’Agence Géo-spatiale Nationale, à l’« Agence de Renseignement de la Défense », dit l’amiral en chef du SOCOM McRaven pendant une table ronde dans le Centre Wilson de Washington, l’année passée. Quand il s’exprima, à la Bibliothèque Ronald Reagan, en novembre, il signala que le nombre de départements et agences dans lesquels le SOCOM à un ancrage[19] est de 38.

134 possibilités de représailles

Bien qu’élu en 2008 par nombre de ceux qui voyaient en lui un candidat anti-guerre[20], le Président Obama, a démontré qu’il était un commandant en chef résolument belliciste, dont les politiques ont produit de notables exemples de ce que dans le jargon de la CIA on appelle depuis longtemps déjà « retour de flamme » (Blowback)[21].

Quoique l’administration Obama ait supervisé le retrait des troupes d’Iraq (négocié[22] par son prédécesseur), ainsi qu’une réduction[23] des troupes étasuniennes en Afghanistan (après une importante augmentation de présence militaire[24] dans ce pays), le président a pris la tête d’une augmentation de la présence militaire étasunienne en Afrique[25], une redynamisation[26] des efforts[27] en Amérique Latine et a prononcé un discours musclé sur un rééquilibrage, ou pivot en Asie[28] (quoique jusqu’ici peu ait été fait en ce sens)

La Maison Blanche a également supervisé une croissance exponentielle de la guerre des drones des USA. Alors que le président Bush avait lancé 51 attaques de ce type, le président Obama en a ordonné environ 330[29], selon une enquête réalisée par le Bureau de Journalisme d’Investigation qui a son siège à Londres. Rien que l’année passée, on en dénombre en Afghanistan, Lybie[30], au Pakistan[31], en Somalie[32], et au Yémen[33]. Les récentes révélations d’Edward Snowden[34] concernant l’Agence Nationale de Sécurité ont démontré la terrible amplitude et la portée mondiale de la surveillance électronique étasunienne pendant les années Obama. Et au plus profond de l’ombre, les forces d’Opérations Spéciales sont à présent annuellement déployées dans plus du double de nations qu’à la fin du mandat de Bush.

Cependant, au cours des dernières années, les conséquences imprévues des opérations militaires des USA ont aidé à semer le mécontentement et l’indignation, incendiant des régions entières. Plus de 10 ans après le moment « mission accomplie »[35] des USA, sept ans après s’être targué de l’augmentation[36] des troupes déployées, l’Iraq que les USA abandonnent est en flammes[37]. Un pays dans lequel il n’y avait aucune présence d’Al Qaeda avant l’invasion étasunienne[38] et dont le gouvernement s’était opposé[39] aux ennemis des USA à Téhéran, voit à présent son gouvernement central aligné[40l] sur l’Iran et deux de ses villes[41] battant pavillon d’Al Qaeda.

Une intervention des USA plus récente, pour précipiter le renversement du dictateur libyen Mouammar Kadhafi aida à pousser le Mali voisin, rempart soutenu par les USA contre le terrorisme régional, jusqu’à une spirale descendante, lorsqu’un officier entraîné par les USA effectua un coup d’état qui finalement produit une sanglante attaque terroriste contre une usine de gaz algérienne, déchaînant une espèce de diaspora de terreur[42] dans la région.

En ce moment, le Soudan du Sud – une nation qui naquit couvée par les USA, qui l’appuient économiquement[43] et militairement[44] (malgré qu’elle utilise des enfants soldats[45]) et qui a été utilisée comme base secrète[46] des Opérations Spéciales s’est vue déchirée par la violence et glisse vers la guerre civile[47].

La Présidence d’Obama a vu les forces tactiques d’élite de l’armée étasunienne de plus en plus utilisées pour atteindre des objectifs stratégiques.

Mais avec les missions des forces d’Opérations Spéciales maintenues sous strict secret, les étasuniens ‘n’ont qu’une faible connaissance d’où sont déployées leurs troupes, de ce qu’elles font exactement et des conséquences que cela pourrait entraîner.
Comme le Colonel retraité Andrew Bacevish, professeur d’histoire et de relations internationales à l’Université de Boston, a signalé : l’utilisation de forces d’Opérations Spéciales pendant les années Obama a entraîné une diminution de la responsabilité militaire, a renforcé une « présidence impériale » et a préparé le terrain pour une guerre sans fin.

« En résumé », écrivit-il à TomDispatch[48] « remettre la guerre aux mains d’effectifs spéciaux rompt le fil ténu entre guerre et politique, la guerre s’est convertie en guerre pour la guerre ».
Les opérations secrètes, menées par des forces secrètes ont une désagréable tendance à produire des conséquences non désirées, imprévues et complétement désastreuses.

Les new-yorkais se souviennent[49] bien du résultat final[50] de l’appui clandestin[51][52] des USA aux militants islamiques, contre l’Union Soviétique en Afghanistan pendant la décennie des 80 : le 11/S. Mais pour étrange que cela paraisse, ceux qui ce jour-là se trouvaient au lieu de la principale attaque, le Pentagone[l53], ne paraissent pas avoir tiré une claire leçon de ce retour de flamme mortel.

Jusqu’ici, en Afghanistan et au Pakistan, plus de 12 ans après que les USA ont envahi le premier et près de 10 ans[54] après qu’ils aient entrepris des attaques secrètes[55] dans le second, les USA sont toujours aux prises avec les effets collatéraux de la Guerre Froide : par exemple quand les drones de la CIA, lancent des attaques avec des missiles[56] contre une organisation (le réseau Haqqani[57]) à laquelle dans les années 80, l’Agence fournissait des missiles.[58]

Sans une idée claire d’où agissent actuellement les forces clandestines de l’armée et de ce qu’elles y font, les étasuniens ne peuvent anticiper les conséquences et les représailles de nos guerres secrète en expansion alors qu’elles submergent le monde.

Mais si l’histoire nous apprend quelque chose, ces conséquences vont se faire sentir depuis le Sud-Ouest asiatique jusqu’au Maghreb, depuis le Moyen-Orient jusqu’à l’Afrique Centrale et à la fin, il est possible qu’elles se fassent aussi sentir aussi aux USA.

Dans son plan d’action pour le futur, le SOCOM 2020, l’amiral McRaven a essayé de vendre la globalisation des opérations spéciale des USA comme un « moyen de projeter du pouvoir, promouvoir la stabilité et empêcher les conflits ».

Il est possible que l’année passée le SOCOM se soit dédié à faire tout le contraire dans 134 lieux.

Nick TURSE
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 

Notes:

[1] US commando raids: John Kerry defends capture of Libyan terror suspect Abu Anas al-Liby in Tripoli – UK – News – The Independent

[2] U.S. Raids in Libya and Somalia Strike Terror Targets – NYTimes.com

[3] US Army special forces in Finland for winter war games | Yle Uutiset | yle.fi

[4] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[5] Operaciones especiales se desplegaron en 60 paises SOCOMn

[6] U.S. 'secret war' expands globally as Special Operations forces take larger role

[7] Tomgram: Nick Turse, Uncovering the Military's Secret Military | TomDispatch

Présentes dans 120 pays ; les forces d’opérations spéciales, une armée dans l’armée

[8] Tomgram: Engelhardt, Assassin-in-Chief | TomDispatch

[9] Tomgram: Engelhardt, You Are Our Secret | TomDispatch

[10] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[11] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[12] 130807-A-YI554-133 | Flickr : partage de photos !

[13] Indonesia, US Deepen Defense Ties Amid Exercises and Arms Deals | Defense News | defensenews.com

[14] US special forces raids target Islamist militants in Libya and Somalia | World news | theguardian.com

[15] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[16] U.S. strikes al-Shabab in Somalia and capturesbombing suspect in Libya – The Washington Post

[17] http://www.afsoc.af.mil/news/story.asp?id=123375269

352nd SOG conducts exercise at RAF Fairford - AFSOC

[18] U.S. Mission in South Sudan Shows Limits of Military – NYTimes.com

[19] Defense.gov News Article: Socom Planning Ahead for Future Missions, McRaven Says

[20] As Candidate, Obama Carves Antiwar Stance – New York Times

[21] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[22] Obama living up to Bush's terms on Iraq withdrawal, spokesman says – Los Angeles Times

[23] http://www.washingtonpost.com/world/national-security/in-afghanistan-drawdown-us-forced-to-take-costly-option-in-transporting-military-gear-out/2013/09/12/6a5e260a-1bde-11e3-b4fb-944b778463f5_story.htmlhttp:/www.washingtonpost.com/world/national-security/

[24] How Obama Came to Plan for ‘Surge’ in Afghanistan – NYTimes.com

[25] Tomgram: Nick Turse, AFRICOM's Gigantic « Small Footprint » | TomDispatch

[26] U.S. Turns Its Focus on Drug Smuggling in Honduras – NYTimes.com

[27] US Expands Its Presence in Mexico, Ramping Up Drug War

[28] USA upgrading in Asia, but 'pivot' questioned

[29] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[30] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[31] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[32] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[33] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[34] Edward Snowden: how the spy story of the age leaked out | World news | The Guardian

[35] Ten Years Ago: Bush Declared 'Mission Accomplished' – and the Media Swooned | The Nation

[36] Timeline: The Iraq Surge, Before and After (washingtonpost.com)

[37] Iraq’s ‘increasingly authoritarian’ policies partly to blame for violence, says former U.S. official – Amanpour – CNN.com Blogs

[38] Bush Acknowledges Absence Of Al Qaeda In Pre-Occupation Iraq With A 'So What?'

http://www.nytimes.com/2008/04/19/us/politics/19threat.html

[39] After U.S. War in Iraq, Iran Gains Political Influence – TIME

[40] Iraq-Iran Ties Grow Stronger As Iraq Rises From The Ashes

[41]http://www.pbs.org/newshour/bb/world/jan-june14/newswrap_01-07.html

[42] Tomgram: Nick Turse, Blowback Central | TomDispatch

[43] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[44] In South Sudan's violence, U.S.-backed army part of the problem | World | McClatchy DC

[45] U.S. Approves Military Aid For Countries With Child Soldiers | ThinkProgress

[46] Where’s Joseph Kony? US troops have yet to find him – Bangor Daily News – BDN Maine

[47] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[48] Tomgram: Andrew Bacevich, The Golden Age of Special Operations | TomDispatch

[49] The New York Times

[50] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[51] Missing from 9/11 anniversary coverage: crucial context and history

[52] Ronald Reagan and King Fahd

[53] Pentagon Attack Remembered 11 Years After 9/11 Terrorist Strike

[54] Origins of C.I.A.’s Not-So-Secret Drone War in Pakistan – NYTimes.com

[55] Six-month update: US covert actions in Pakistan, Yemen and Somalia | The Bureau of Investigative Journalism

[56] U.S. Drone Strike Kills 6 in Pakistan, Fueling Anger – NYTimes.com

[57] Haqqani Network | Mapping Militant Organizations

[58] Brutal Haqqani Clan Bedevils U.S. in Afghanistan – NYTimes.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mars, 2014 |Pas de commentaires »

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME DU 8 MARS: UNE BELLE HYPOCRISIE POUR OUBLIER LES FEMMES LE RESTE DE L’ANNEE ! (unwomen.org/Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Journée internationale

de la femme le 8 mars:

LE COURAGE

Une belle hypocrisie

pour oublier les femmes

le reste de l’année !

(Thierry LAMIREAU)

Célébrée chaque année le 8 Mars,

le thème de la Journée internationale de la femme 2014 est:

 « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous » .

http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day#sthash.9d5XA4eg.dpuf

Cette année, la Journée Internationale de la Femme sera célébrée au Siège des Nations Unies à New York le 7 Mars 2014, à la veille de la 58ème session de la Commission de la Condition de la Femme, qui commence le 10 Mars 2014.

L’événement devrait être assisté par le Secrétaire général de l’ONU et la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, entre autres dignitaires.

Journée internationale de la femme: 

Contexte

C’est au cours de la Journée Internationale de la Femme de 1975 que les Nations Unies ont commencé à commémorer la Journée Internationale de la Femme tous les 8 mars. Deux ans plus tard, en décembre 1977, l’Assemblée générale adoptait une résolution proclamant qu’une Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale devait être célébrée par les États membres un jour quelconque de l’année, selon leurs traditions historiques et nationales.

La Journée Internationale de la Femme trouve son origine dans les mouvements ouvriers du tournant du XXème siècle en Amérique du Nord et dans toute l’Europe. Depuis lors, cette Journée a pris une nouvelle dimension mondiale pour les femmes des pays développés comme pour celles des pays en développement.

Le mouvement international croissant en faveur des femmes, qui a été renforcé par les quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a contribué à faire de cette commémoration un point de ralliement pour mobiliser le soutien en faveur des droits des femmes et de la participation de ces dernières à la vie politique et économique.

La Journée internationale de la femme fournit de plus en plus l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés.

(http://www.unwomen.org/fr)

Une belle hypocrisie !

AAAAAA

Pour n’en pas douter regardons simplement une photo de l’Assemblée nationale française lors du récent débat pour l’égalité entre les femmes et les hommes en France…

Nous, on aime la femme on n'est pas là !

(Photo: LCP / texte, mise en forme Thierry LAMIREAU)

Très simple: la moitié de l’hémicycle est vide…devinez par qui ?…

Enfin, combien y-a-t-il de femmes

élues à l’Assemblée nationale ?

XIVe législature[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des députés de la quatorzième législature (2012-2017).

Durant la XIVe législature, 155 femmes sont élues à l’Assemblée nationale : il y a donc environ plus d’un quart de femmes députées, soit 45 % de plus que lors de l’élection de 2007. Il y a 37 % de femmes députées au sein du groupe PS (104 sur 280), 14 % au sein du groupe UMP (27 sur 188) et 50 % au sein du groupe EELV (9 sur 18) : cela est aussi le reflet du nombre de candidates présentées, soit seulement 30 % pour l’UMP15. À la suite de nominations gouvernementales, 10 suppléantes deviennent députées.

Comparaison internationale[modifier | modifier le code]

En 2012, après les élections législatives ayant eu lieu cette année-là, la France se situe au 34e rang mondial (elle était précédemment au 69e), soit entre l’Afghanistan et la Tunisie, et au 9e rang européen12.

Les femmes dans les assemblées parlementaires dans le monde sont, en pourcentage, cette même année13 :

Pays Pourcentage
Rwanda 56,3 %
Andorre 50,0 %
Suède 44,7 %
Espagne 36,0 %
Allemagne 32,9 %
Algérie 31,6 %
Suisse 28,5 %
France 26,9 %
Tunisie 26,7 %
Luxembourg 25,0 %
Canada 24,8 %
Australie 24,7 %
Chine 21,3 %
Moyenne mondiale 20,3 %
Maroc 17,0 %
États-Unis 16,8 %
Turquie 14,4 %
Colombie 12,1 %
Inde 11,0 %
Japon 10,8 %
Brésil 8,6 %
Iran 2,8 %
Yémen 0,3 %
Arabie saoudite 0 %

(extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_à_l’Assemblée_nationale_française)

Dans la société française

Dans le monde du travail, malgré la Loi, la femme est moins payée que l’homme à travail égal…

Cherchez l’erreur !

L’homme s’arrangera toujours pour écarter la femme, c’est masculin paraît-il !

Qui viole ?

Dans la plupart des cas, qui viole les femmes et les enfants ?…Toujours l’homme.

En tout cas, les guerres sont toujours mises en place par qui ?…

Ces connards de mecs !

L’homme est donc un MINABLE.

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LE POUVOIR MILITAIRE EN UN CLIN D’OEIL (Jean-Claude PECLET / bequilles.ch)

Le pouvoir militaire en un clin d’oeil

Hélicoptère APACHE

()

MB2014-Top-15-Defence-budgets-NEWDans la série « un graphique vaut mieux que mille mots », voici celui extrait du « Military Balance 2014″, publié par l’International Institute of Strategic Studies.

On y voit que les dépenses militaires américaines l’an dernier, 600 milliards de dollars, équivalent à peu près à celles des quinze autres pays les plus dépensiers dans ce domaine – pris ensemble.

Le déséquilibre avec l’Europe s’accentue puisque les dépenses militaires du Vieux Continent ont diminué en moyenne de 2,5% par an depuis 2010.

Les efforts de coopération censés compenser cette réduction ont un succès mitigé, ajoute le rapport. Pendant ce temps, les pays asiatiques ont augmenté leurs budgets militaires de 11,6% depuis 2010. Globalement, ils ont dépassé l’Europe en 2012 déjà. Les dépenses militaires chinoises sont trois fois supérieures à celles de l’Inde.

Dans les enjeux à venir, l’IISS signale le désengagement international en Afghanistan, qui devrait être effectif cette année. Ainsi s’achèvera une longue période d’utilisation des forces terrestres. Autre tendance, la cyber-guerre dont la Grande-Bretagne entend faire un pilier de ses forces militaires, à côté des troupes traditionnelles. Les engins guidés sans pilotes sont aussi très tendance.

A ce sujet, l’ex-président du Parti Socialiste suisse Peter Bodenmann ironisait dans une récente chronique de la Weltwoche sur l’armée suisse qui s’apprête à acheter de nouveaux jets de combats Gripen pour plus de trois milliards de francs mais ne saurait pas comment arrêter un drone chargé de quelques kilos d’explosif dévastateur (coût: quelques dizaines de milliers de francs dans le commerce) que des terroristes ingénieux piloteraient à distance sur le centre de congrès de Davos où se réunissent les « global leaders ».

Jean-Claude PECLET

http://bequilles.ch/2014/02/05/le-pouvoir-militaire-en-un-clin-doeil/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 février, 2014 |Pas de commentaires »

JOURNEE MONDIALE DE LA MALADIE DE ALZHEIMER: UNE PHRASE POUR MEDITER…(Thierry LAMIREAU / Drauzillo VARELLA)

Une petite phrase pour méditer:

Au fait, quelle est la cause de la maladie de

ALZHEIMER ?

JOURNEE MONDIALE DE LA MALADIE DE ALZHEIMER: UNE PHRASE POUR MEDITER...(Thierry LAMIREAU / Drauzillo VARELLA) dans REFLEXIONS PERSONNELLES alzheimer

J’ai ma petite idée…

(Thierry LAMIREAU)

« Dans le monde actuel, nous investissons cinq fois plus d’argent en médicaments pour la virilité masculine et en silicone pour les seins des femmes, que pour la guérison de la maladie d’ALZHEIMER.
Dans quelques années, nous aurons des vieilles avec des gros seins, des vieux à la verge dure, mais aucun d’entre eux ne se rappellera à quoi ça sert. »
Drauzillo VARELLA / oncologue brésilien

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

L’ECOLOGIE…

L'ECOLOGIE... dans REFLEXIONS PERSONNELLES ecologie

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

CONTAMINATION DE L’EAU PAR LES PESTICIDES…VERSION GOUTAL !

Contamination de l’eau par les pesticides

(GOUTAL)

CONTAMINATION DE L'EAU PAR LES PESTICIDES...VERSION GOUTAL ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa2

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 août, 2013 |Pas de commentaires »

VOIR LE MONDE…(William BLAKE)

Voir le Monde

VOIR LE MONDE...(William BLAKE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa16

To see a world in a grain of sand
and a heaven in a wild flower,
hold infinity in the palm of your hand
and eternity in an hour.

William Blake

Traduction basique:

Pour voir un monde dans un grain de sable

et un paradis dans une fleur,

tenir l’infini dans la paume de votre main

et l’éternité dans une heure.

NB:

Merci à Séhélia pour l’envoi de cette belle pensée.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

ENERGIE: L’AIE DEFEND 4 MESURES URGENTES POUR CONTENIR LE RECHAUFFEMENT (AFP)

Energie:

ENERGIE: L'AIE DEFEND 4 MESURES URGENTES POUR CONTENIR LE RECHAUFFEMENT (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa1

L’AIE défend 4 mesures urgentes

pour contenir le réchauffement

LONDRES – L’Agence Internationale de l’Energie a appelé les États à mettre en oeuvre sans tarder quatre mesures en matière d’énergie qui pourraient sauver, selon elle, l’objectif de contenir le réchauffement de la planète à 2 degrés, qui s’éloigne dangereusement.

Dans un rapport sur la problématique énergie-climat, l’AIE a confirmé ses mises en garde précédentes sur la question du réchauffement.

Si nous continuons sur la trajectoire actuelle, l’augmentation de la température ne sera pas de 2 degrés mais de 5,3 degrés (par rapport à l’époque préindustrielle, ndlr), ce qui aurait des conséquences désastreuses en termes d’événements climatiques extrêmes, d’élévation du niveau de la mer et entraînerait d’énormes coûts économiques et sociaux, a prévenu la directrice générale de l’AIE, Maria van der Hoeven, lors de la présentation du rapport à Londres.

Les négociations internationales sur le climat menées sous l’égide de l’ONU visent officiellement à contenir le réchauffement à deux degrés Celsius.

Pour revenir dans les clous de cet objectif, l’AIE, bras énergétique de l’OCDE, propose quatre séries de mesure, qui permettraient de réduire de 3,1 gigatonnes les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, soit 80% des économies recherchées par l’objectif de 2 degrés.

Ces mesures ne permettent pas d’atteindre (complètement) l’objectif de 2 degrés mais en ces temps de difficultés économiques, elles feront du bon travail, a justifié l’économiste en chef de l’AIE, Fatih Birol, lors de la conférence de presse.

Ce scénario, baptisé 4 pour 2°, ne devrait pas avoir d’impact négatif sur la croissance économique et s’appuie uniquement sur des technologies existantes et déjà mises en oeuvre avec succès dans plusieurs pays.

Le premier paquet de mesures, qui pèse pour la moitié des réductions d’émissions envisagées, consiste à multiplier les efforts d’efficacité énergétique dans le bâtiment, les transports et l’industrie. Leur coût étant plus que compensé par les économies d’énergies réalisées, selon les projections de l’agence.

Deuxième proposition: limiter l’utilisation et la construction de centrales électriques à charbon à bas rendement, extrêmement polluantes, et augmenter le recours au gaz et aux énergies renouvelables.

La troisième piste consiste à réduire les rejets de méthane (autrement dit de gaz naturel non brûlé, à fort effet de serre) de l’industrie pétrolière et gazière.

Enfin, l’AIE appelle à supprimer graduellement les subventions à la consommation de carburants fossiles en place dans de nombreux pays.

Selon les calculs de l’agence, si les États ne décidaient pas d’agir dès maintenant pour respecter la cible des 2 degrés, ils économiseraient 1.500 milliards de dollars mais ils leur en couteraient alors 5.000 milliards à partir de 2020 pour atteindre le même but.

La question n’est pas si nous pouvons nous permettre les investissements nécessaires; le fait est que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’attendre, a prévenu Maria van der Hoeven.

(©AFP / 10 juin 2013 13h38)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2013 |Pas de commentaires »
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