BIENVENUE A UNE ERE NOUVELLE (Oscar FORTIN / humanisme.blogspot.ca)

Bienvenue à une ère nouvelle

BIENVENUE A UNE ERE NOUVELLE (Oscar FORTIN / humanisme.blogspot.ca) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mystiques-fecirctent-mexique-entreacutee-dans-egravere-nouvelle

(Oscar FORTIN)
Au cours des derniers jours, j’ai eu l’occasion d’entendre des représentants et représentantes du peuple Maya à travers les émissions de teleSURtv.net. Certains faisaient référence à des colloques, organisés par diverses associations, sur la fin du calendrier Maya, sans qu’aucun représentant du peuple Maya n’ait été invité à y prendre la parole pour en expliquer le sens profond. Ils trouvaient cela plutôt curieux que les principaux intéressés ne soient pas au nombre des intervenants.

Par contre, les Mayas organisèrent au Guatemala, en Bolivie et au Pérou, des rassemblements pour expliquer ce que signifiait pour eux la fin de ce calendrier. À quelques nuances près, ils présentèrent cette fin de calendrier, non pas comme la fin du monde, mais comme la fin d’une ère, caractérisée par la discrimination, le sectarisme, l’individualisme et le despotisme. Pour eux, l’ère nouvelle s’ouvre sur un paradigme nouveau, caractérisé par la paix et la solidarité entre les peuples. Une ère où il y aura un plus grand respect de la mère terre et une meilleure reconnaissance de ceux et celles qui l’habitent et en vivent.

Vu sous cet angle, le 21 décembre 2012 donne le point de départ à un nouveau cycle de l’Humanité la conduisant vers de nouveaux sommets.

Teilhard de Chardin, ce paléontologue du siècle dernier, écrivait déjà ceci, dans les années 1950 dans son livre « Le phénomène humain ». Je me permets d’en extraire quelques passages qui rejoignent les préoccupations d’aujourd’hui.

« L’Issue du Monde, les portes de l’Avenir, l’entrée dans le superhumain, elles ne s’ouvrent en avant ni à quelques privilégiés, ni à un seul peuple élu entre tous les peuples ! Elles ne céderont qu’à une poussée de tous ensemble, dans une direction où tous ensemble peuvent se rejoindre et s’achever dans une rénovation spirituelle de la Terre (…) Pas d’avenir évolutif à attendre pour l’homme en dehors de son association avec tous les autres hommes… » p.245-246

“Il se peut que, dans ses capacités et sa pénétration individuelles notre cerveau ait atteint ses limites organiques. Mais le mouvement ne s’arrête pas pour autant. De l’Occident à l’Orient, l’Évolution est désormais occupée ailleurs, dans un domaine plus riche et plus complexe, à construire, avec tous les esprits mis ensemble – l’Esprit. – Au-delà des nations et des races, la prise en bloc, inévitable et déjà en cours, de l’Humanité.” id. p.280

“Quelque chose…. s’accumule irréversiblement de toute évidence et se transmet, au moins collectivement, par éducation, au fil des âges…. … Un courant héréditaire et collectif de réflexion s’établit et se propage : l’avènement de l’Humanité à travers les Hommes.” id. p.175

Celui qui a projeté la trajectoire de l’évolution de l’univers, en faisant interagir matérialité, énergie et intériorité à travers des millions d’années, en était arrivé à l’émergence de la biosphère, cycle de la vie primaire conduisant inévitablement à la noosphère, celle de l’esprit et de l’intériorité. Il stigmatisait ainsi l’étape que nous vivons comme un lieu de passage obligé et nouveau :

« Ce qu’il peut y avoir de plus révélateur pour notre Science moderne c’est d’apercevoir que tout le précieux, tout l’actif, tout le progressif contenu originellement dans le lambeau cosmique d’où notre monde est sorti, se trouve maintenant concentrés dans la ‘couronne’ d’une Noosphère ». Id. p 180

Cette vision de Teilhard se retrouve dans une autre formulation d’un des hommes les plus brillants du siècle dernier, Albert Einstein. Dans un article écrit en 1949, pour Monthly Review, il fait ressortir les deux pôles fondamentaux qui font de l’homme un être à la fois solitaire et social.

« Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social, il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société ».

Poursuivant sa réflexion en la précisant davantage, Albert Einstein, explique ce qui constitue pour lui la crise de notre temps.

« Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance de la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société ».

Les propos de Teilhard de Chardin et ceux d’Albert Einstein ne jettent-ils pas un éclairage particulier sur les temps que nous vivons et sur cette nouvelle ère qui s’amorce ?

En effet, n’assistons-nous pas, en dépit de toutes les apparences, au renversement de l’influence des pôles ?

L’ordre du monde, établi pour répondre en priorité aux besoins égoïstes des sociétés de consommation et, à l’intérieur de celles-ci, de ceux qui en tirent les ficelles, n’est-il pas à un tournant de son histoire ?

En dépit et à cause des guerres menées par les sociétés industrialisées pour assurer la protection de leurs intérêts économiques n’y a-t-il pas une nouvelle solidarité qui se développe chez ceux qui en sont exclus ?

Cette transition, et c’est là le signe des temps, ce sera moins le passage d’un empire à un autre, comme l’histoire nous y a habitué, mais le passage du vieil homme, de l’homme solitaire, individualiste et matérialiste à un homme nouveau, à l’homme solidaire, porté par la conscience et l’intériorité.

Une réflexion, inspirée par les Mayas et alimentée par ces deux grands scientifiques du siècle dernier, Teilhard de Chardin et Albert Einstein.

Oscar FORTIN

Québec, le 21 décembre 2012

http://humanisme.blogspot.ca/2012/12/bienvenue-une-ere-nouve…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LES RENNES, SYMBÔLE DE NOËL, DISPARAISSENT MASSIVEMENT (Christophe MAGDELAINE / notre-planete.info)

Les rennes, symbole de Noël,

disparaissent massivement

caribous_AlaskaPetits groupes de caribous vus le long de la route de l’Alaska à l’est et à l’ouest de Watson Lake, Yukon en hiver
© Watson Lake

L’emblématique Renne du Canada, si célèbre à l’approche des fêtes de fin d’année, voit sa population se réduire comme une peau de chagrin. Outre le caractère festif et magique qu’il revêt, le caribou est surtout essentiel pour la biodiversité et la survie des populations du Grand Nord Canadien.

LES RENNES, SYMBÔLE DE NOËL, DISPARAISSENT MASSIVEMENT (Christophe MAGDELAINE / notre-planete.info)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES caribous_alaska

Les rennes se répartissent le long du cercle polaire arctique, on dit qu’ils ont une distribution circumpolaire. On les retrouve dans la toundra et la taïga dans le nord de l’Europe, en Sibérie et en Amérique du Nord.

En Amérique du Nord, le renne est appelé caribou. Autrefois, les troupeaux de caribous s’étendaient dans le centre de l’Idaho (USA), la région des Grands Lacs et au nord de la Nouvelle-Angleterre (USA). Cependant, comme de nombreux grands mammifères dans le monde, les populations sauvages se sont dramatiquement réduites et ils n’en restent qu’en Alaska, au Canada, dans l’état de Washington et au nord de l’Idaho, selon la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

En Europe, les populations sauvages ont une distribution fragmentée en Norvège, en Finlande et en Russie, la Suède ayant perdu ses rennes. En Laponie, les rennes semi-domestiques sont très répandus et la Norvège ne s’en cache pas au moment des fêtes. Enfin, une population sauvage d’un millier de rennes est établie en Islande.

En été, le renne broute de l’herbe, en hiver il se nourrit de mousse, lichen et champignons.

Déclin dramatique du nombre de rennes au Canada

En juillet 2012, le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec a effectué un inventaire aérien de la population de caribous toundriques du troupeau de la rivière George, le troupeau de rennes considéré jusqu’alors comme le plus grand du monde.

Autrefois, ce gigantesque troupeau dénombrait de 800 000 à 900 000 têtes ! En octobre 2010, sa population était estimée par le MRNF à seulement 74 000 caribous, plus de 10 fois moins… Pire, en juillet 2012, cette population a encore été divisée par trois avec seulement… 27 600 individus : une véritable hécatombe.

Or, les biologistes des deux provinces survolées estiment que l’inventaire décrit la taille de cette population avec une précision supérieure aux normes habituelles, soit plus ou moins 10 %. D’autres indicateurs de la santé du troupeau, comme le taux de survie des adultes et le taux de recrutement des faons, sont suivis par les biologistes.

Malheureusement, ces données dramatiques confirment « le déclin du troupeau de caribous de la rivière George depuis quelques années ». Les ministres du gouvernement canadien ont qualifié cette diminution de « considérable et terrifiante ».

Le déclin des rennes menace les populations autochtones

« Les rennes tiennent une place centrale dans la vie et la culture de nombreux peuples indigènes des régions sub-arctiques. C’est pourquoi, leur déclin dramatique et sans précédent a suscité la vive préoccupation des peuples indigènes de la région qui craignent pour leur survie. En effet, dans le monde entier, des peuples indigènes tels que les Nenets de Russie, sont dépendants de leurs rennes », souligne l’ONG Survival International.

La baisse de 63% des populations de rennes sur ce territoire en seulement deux ans a profondément traumatisé les peuples qui en vivent comme les Innus, un peuple autochtone originaire de l’est de la péninsule du Labrador.

George Rich, un aîné innu du nord-est du Canada, a confié à Survival : « L’exploitation et l’exploration minières à outrance est l’une des principales causes de la disparition des caribous. La compagnie Quest Minerals a, par exemple, récemment annoncé qu’elle projetait de construire une route qui traversera le cœur de l’aire de mise bas du caribou et que des hélicoptères et des avions survoleront la zone pour atteindre les sites d’exploration« .

Effectivement, c’est la destruction des habitats qui est bien souvent à l’origine de la dégradation de la biodiversité. Là aussi, les projets industriels canadiens ont détruit une grande partie des pâturages, affectant gravement les routes migratoires des caribous.
En effet, les rennes parcourent de 15 à 65 km par jour dans la même région et deux fois par an, ils migrent sur plus de 1200 km, une condition parfois indispensable pour mettre bas.

Exploration pétrolière (sables bitumineux…), forestière, développement industriel, braconnage, tourisme, loisirs d’hiver sont autant de causes qui contribuent à exterminer les populations de rennes. Résultat : les grands troupeaux emblématiques du grand Nord sont réduits à une infime portion de leur taille originelle.

Mais contrairement au bon sens, le déclin du troupeau a conduit certains biologistes à désapprouver les pratiques de chasse des Innus qui ont vivement réagi. Ainsi Georg Rich a-t-il fait valoir : « Le gouvernement nous accuse toujours, nous les peuples indigènes, mais il oublie que nous coexistons depuis des générations avec les caribous et que nous avons une profonde relation avec eux« , relève Survival International.

Les Innus appellent à un meilleur contrôle de leurs territoires et de leurs ressources et demandent à être partie prenante dans les décisions qui affectent leurs terres et les animaux qui y vivent.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Il est facile de reprocher aux peuples indigènes de pratiquer la surchasse puisqu’ils n’ont généralement pas la possibilité de se défendre de ces accusations. Mais il a été largement prouvé qu’ils sont les meilleurs gardiens de leur environnement. Quand les gouvernements et les scientifiques le comprendront-ils enfin ? Nous devons commencer à écouter ce que les peuples indigènes ont à nous dire sur les problèmes qui affectent leurs propres terres : ils le savent mieux que quiconque« .

Dans tous les cas, ce sont les rennes qui se meurent, loin de la magie de Noël qui les encense pour la gloire de la consommation à l’origine de leur destruction.

Sources:

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Christophe MAGDELEINE/ notre-planete.info 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LETTRE OUVERTE DE NEUF PRIX NOBEL DE LA PAIX AUX DIRIGEANTS DU MONDE (Réseau Sortir du Nucléaire)

Lettre ouverte de neuf Prix Nobel de la Paix

aux dirigeants du monde

26 avril 2011

LETTRE OUVERTE DE NEUF PRIX NOBEL DE LA PAIX AUX DIRIGEANTS DU MONDE (Réseau Sortir du Nucléaire) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima_galleryphoto_paysage_std

Lettre adressée aux dirigeants du monde par 9 Prix Nobel de la Paix dans les premiers mois de la catastrophe de Fukushima et pour le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

En ce 25ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine – et plus de deux mois après les gigantesques tremblement de terre et raz-de-marée qui ont dévasté le Japon – nous, soussignés et lauréats du Prix Nobel de la Paix, vous demandons d’investir dans un futur plus sûr et plus pacifique en vous engageant pour favoriser les sources d’énergie renouvelable. Il est temps de reconnaître que le nucléaire n’est pas une source d’énergie propre, ni sûre, ni économiquement abordable.

Nous sommes extrêmement inquiets de voir que la vie des Japonais est menacée par la radioactivité dispersée dans l’air, l’eau et la nourriture suite à la panne qui a eu lieu à la centrale nucléaire de Fukushima. Nous sommes fermement convaincus que si le monde cesse d’utiliser l’énergie nucléaire, les générations futures des peuples du monde entier – et en particulier les Japonais qui ont déjà trop souffert – connaîtront une vie plus pacifique et plus sûre.

« Vingt-cinq ans après Tchernobyl, il y a des gens qui affirment que les choses s’améliorent. Je ne suis pas d’accord », c’est ce que dit Mykola Isaiev, qui fut l’un des liquidateurs de Tchernobyl (les personnes qui contribuèrent à nettoyer le site).

« Nos enfants sont malades parce qu’ils ont mangé des aliments contaminés et notre économie est anéantie. » Isaiev ajoute qu’il peut se mettre à la place des liquidateurs qui travaillent actuellement au Japon. Comme lui, ils ne mettaient probablement pas beaucoup en question la sûreté nucléaire.

Entendez ce que déclare un commerçant de Kesennuma, l’une des villes de la côte Nord-Est ayant subi de plein fouet le tsunami : « Ces radiations sont quelque chose d’absolument effrayant. C’est bien pire qu’un tsunami. Un tsunami, ça se voit. Mais ça, on ne peut pas le voir ».

La triste réalité, c’est que la crise radiologique qui frappe actuellement le Japon peut se produire à nouveau dans d’autres pays, comme elle s’est déjà produite à Tchernobyl en Ukraine à l’époque soviétique (en 1986), à Three Mile Island aux États-Unis (en 1979) ainsi qu’à Windscale/Sellafield au Royaume-Uni (en 1957).

Les accidents nucléaires peuvent être engendrés – et le sont effectivement – par des catastrophes naturelles – comme un tremblement de terre ou un raz-de-marée – ainsi que par des erreurs et négligences humaines. Dans le monde entier, les gens craignent aussi l’éventualité d’attentats terroristes dirigés contre des centrales nucléaires.

Mais la radioactivité ne doit pas seulement nous inquiéter en cas d’accident nucléaire. Chaque étape de la chaîne du combustible nucléaire relâche de la radioactivité, à commencer par l’extraction de l’uranium ; ensuite, cela continue durant des générations car les déchets nucléaires contiennent du plutonium qui restera toxique pendant des milliers d’années. Malgré des années de recherche, les pays ayant un programme nucléaire, à l’instar des États-Unis, ont échoué à relever le défi que constitue la recherche d’un stockage sûr et sécurisé du combustible nucléaire « usagé ». En attendant, des déchets nucléaires supplémentaires sont produits chaque jour.

Les partisans de l’énergie nucléaire doivent affronter le fait que les programmes nucléaires civils fournissent les matières nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires. C’est bien là la préoccupation sous-jacente face au programme nucléaire iranien. Tandis que, pour continuer dans la voie de l’énergie atomique, l’industrie nucléaire préfère ignorer cette énorme menace, celle-ci ne disparaît pas du simple fait qu’on la minimise ou qu’on l’ignore.

Nous devons également nous confronter à la dure réalité économique de l’énergie nucléaire. Dans une économie de libre marché, le nucléaire ne rivalise pas avec les autres sources d’énergie, tout simplement parce qu’il n’en a pas la capacité.

L’énergie nucléaire est un choix énergétique au coût exorbitant, qui est en général payé par les contribuables. L’industrie nucléaire a reçu des subventions considérables – l’argent des contribuables, donc – de la part des gouvernements, qui ont apporté leur garantie pour le financement de la construction des centrales, pour limiter la responsabilité des opérateurs en cas d’accident et assumer les coûts sanitaires et de dépollution. Il ne tient qu’à nous d’utiliser cet argent public d’une manière plus responsable en l’investissant dans les nouvelles sources d’énergie.

Il y a actuellement plus de 400 réacteurs nucléaires à travers le monde – dont un grand nombre se trouve sur des sites à haut risque de catastrophes naturelles ou de bouleversements politiques. Ces centrales fournissent moins de 7 % de la consommation mondiale d’énergie. En tant que dirigeants du monde, vous pouvez travailler ensemble afin de remplacer cette petite quantité d’énergie d’origine nucléaire par d’autres sources d’énergie facilement disponibles, très sûres et économiquement abordables, pour nous engager vers un avenir sans carbone ni nucléaire.

Il nous est impossible d’empêcher de se produire les catastrophes naturelles comme celle qui vient d’avoir lieu au Japon, mais ensemble nous pouvons faire de meilleurs choix quant à nos sources d’énergie.

Nous sommes en mesure d’abandonner les combustibles fossiles ainsi que l’énergie nucléaire et d’investir dans une révolution des énergies propres. Ce changement est déjà en marche. Ces cinq dernières années, à l’échelle mondiale, l’éolien et le solaire ont produit plus d’énergie que les centrales nucléaires. Les revenus mondiaux provenant du solaire, de l’éolien et des autres sources d’énergie renouvelable ont bondi de 35 % en 2010. Investir dans ces énergies renouvelables sera également créateur d’emplois.

Les sources d’énergie renouvelable sont l’une des clés majeures pour un avenir pacifique. C’est pourquoi on trouve tant de gens à travers le monde – et spécialement les jeunes – qui s’engagent déjà de leur propre initiative dans cette transition, sans attendre que les gouvernements agissent en ce sens.

En s’engageant pour un avenir sans nucléaire et faiblement émetteur de carbone, les États pourront s’associer et renforcer le mouvement mondial, grandissant et de plus en plus influent, de citoyens qui rejettent la prolifération nucléaire et soutiennent les énergies renouvelables. Nous vous demandons de vous joindre à eux pour transmettre un héritage fort qui assurera la vie et la protection non seulement des générations futures mais aussi de notre planète elle-même.

Cordialement,

Betty Williams, Irlande (Prix Nobel 1976) 
Mairead Maguire, Irlande (Prix Nobel 1976) 
Rigoberta Menchu Tum, Guatemala (Prix Nobel 1992) 
Jody Williams, États-Unis (Prix Nobel 1997) 
Shirin Ebadi, Iran (Prix Nobel 2003) 
Wangari Maathai, Kenya (Prix Nobel 2004) 
Archevêque Desmond Tutu, Afrique du Sud (Prix Nobel 1984) 
Adolfo Perez Esquivel, Argentine (Prix Nobel 1980) 
Président Jose Ramos Horta, Timor oriental (Prix Nobel 1996)

Traduit de l’anglais au français par Laurienne Mazure et Xavier Rabilloud pour le Réseau « Sortir du nucléaire ».

- Lire le texte original de la lettre, en anglais

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info)

Le coût environnemental et social

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES tablette_numerique

des tablettes électroniques et smartphones

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iPad © C. Magdelaine / notre-planete.info

La dématérialisation[1] est souvent présentée comme la solution à la déforestation, à la destruction des milieux, etc. parce qu’elle permet de remplacer le support papier par des supports numériques. Pourtant, ces supports numériques sont eux bien matériels, et leur fabrication entraîne souvent l’abattage d’arbres ou la dégradation des écosystèmes sur les lieux d’exploitation des matières premières. Il apparaît donc comme légitime de s’interroger sur l’empreinte écologique du high-tech, ses modes de production et la manière dont on le consomme.

L’exploitation d’étain à Bangka:

Une activité désastreuse pour l’homme et l’environnement

L’ONG de défense de l’environnement Les Amis de la Terre a enquêté durant plusieurs mois sur l’île de Bangka en Indonésie où se trouvent des exploitations de mines d’étain. Elle a publié en novembre 2012 un rapport intitulé « Mining for smartphones : le véritable coût de l’étain ».

L’association condamne les pressions croissantes qui s’exercent sur les ressources mondiales de métaux, notamment celles d’étain, matériau qui entre dans la composition de nombreux produits high-tech et notamment des smartphones[2].

L’exploitation des mines à Bangka a causé des dégâts environnementaux importants : 65% des forêts et plus de 70% des récifs coralliens auraient été affectés, selon Pie Ginting, directeur de campagne des Amis de la Terre Indonésie, et l’accès à l’eau potable est devenu problématique sur l’île, à cause de la contamination des rivières par les déchets miniers.

Les Amis de la Terre se mobilisent donc pour que les grandes entreprises assurent une production responsable à tous les niveaux de la chaîne, et ne s’appuient pas sur des exploitations dangereuses pour les populations locales.

L’ONG demande à l’Union Européenne que des réglementations soient mises en place pour obliger les entreprises à rendre publique la liste des ressources qu’elles utilisent pour la fabrication de leurs produits, ainsi que les impacts environnementaux et sociaux qui y sont associés.

Multiplication des produits high-tech et raccourcissement de

leur durée de vie:

Une mauvaise configuration pour l’avenir

L’exemple de Bangka interroge l’utilité de ces technologies, considérant leurs impacts environnementaux. Chaque mois de nouveaux équipements électroniques sortent sur le marché, s’ajoutant à la gamme des traditionnels télévisions et téléphones : tablettes, smartphones, écrans plats, cadres numériques…

La miniaturisation exige des matériaux rares (coltan, lithium, étain…) dont l’exploitation entraîne déforestation, destruction, massacre d’animaux et pollution durable d’écosystèmes.

À cela s’ajoute le problème de l’obsolescence dite « programmée » des objets : rarement réparés – parce que c’est impossible (batterie soudée, etc.), trop complexe ou parce que ça ne vaut pas le coup économiquement – ils sont généralement délaissés au profit de nouveaux produits prétendument plus performants.

Or, la filière recyclage du high-tech n’est pour ainsi dire pas au point. Ces modes de production et de consommation génèrent donc un gaspillage de ressources, une quantité importante de déchets qui ne sont ni valorisés ni réutilisés, et une augmentation des pressions sur les ressources rares alors qu’il s’est vendu en 2011, 93 millions de smartphones pour Samsung et 95 millions pour Apple.

Heureusement, des alternatives existent pour ne pas encourager la logique consumériste, un luxe que nous ne pouvons aujourd’hui plus nous permettre.

En matière de produits high-tech, la sobriété devrait être privilégiée, dans la mesure où la fabrication de ces produits entraîne des dégâts critiques. Il est toutefois difficile pour le consommateur de faire les bons choix : en témoigne la sortie de l’i-Phone 5, dont le chargeur est incompatible avec tous les produits Apple précédents.

Malgré tout, la réparation (lorsqu’elle est possible), le don et la revente permettent de donner une seconde vie à nos objets et ainsi de réduire notre empreinte écologique. Sans oublier de nous interroger sur la pertinence de l’acte d’achat : en avons-nous vraiment besoin ?

Même les écoles s’équipent de tablettes numériques

Le développement rapide et massif des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) a radicalement modifié nos sociétés. Le quotidien ne cesse de changer au gré des nouveaux produits qui font leur apparition sur le marché.

Le bouleversement introduit par la démocratisation d’Internet en est la preuve évidente. La société évolue donc avec ses technologies, et après les entreprises, les industries, les médecins, l’administration, etc. ce sont les écoles qui se dotent de matériel dernier cri.

Ainsi, le monde de l’éducation a longtemps été agité par la question du bienfondé de l’évolution de l’école vers le numérique. Dernier débat en date, celui d’équiper chaque élève d’un iPad (tiens, tiens…) pour faciliter l’apprentissage.

Selon son fabriquant, Apple, qui a organisé en janvier dernier une conférence intitulée « Reinventing Textbooks[3] », des manuels interactifs (avec photo, vidéo, audio…) permettraient une meilleure pédagogie et donc une meilleure qualité d’enseignement.

Plusieurs études menées sur l’efficacité des tablettes seraient arrivées à la conclusion que les enfants apprennent mieux sur les supports numériques, car ils offrent un enseignement plus personnalisé.

Pourtant, nombreux sont les enseignants ou les parents d’élèves qui s’interrogent sur l’utilité des tablettes à l’école. Pourquoi démocratiser un équipement individuel aussi coûteux alors que les suppressions de poste se sont multipliées ces dernières années, surchargeant les classes et privant beaucoup d’élèves d’un suivi pédagogique adéquat ?

L’iPad est initialement conçu avec beaucoup de fonctions récréatives qui pourraient distraire l’élève si elles ne sont pas bloquées. La tablette est-elle un gadget ou un véritable support pédagogique ? L’équipement en iPad est-il le résultat d’un lobbying bien organisé ou une opportunité pour l’éducation ? L’utilisation prolongée de tablettes à des fins d’apprentissage induit des risques pour la vue des élèves, bien que ce point fasse débat chez les ophtalmologistes.

Il demeure que les enfants et adolescents d’aujourd’hui sont en permanence sur-connectés et sur-stimulés par des informations venant de toutes parts (Internet, télévision, téléphone portable et maintenant tablettes). Il est donc légitime de s’interroger sur la nécessité d’introduire un nouvel écran à l’école.

Enfin, d’un point de vue économique, l’enseignement numérique reste pour l’heure bien plus cher que l’enseignement « classique », puisqu’une tablette coûte environ 500 euros.

Le glissement de l’école vers le numérique comporte donc le risque d’une éducation à deux vitesses, entre ceux qui pourraient se payer une tablette et ceux qui ne pourraient pas. Qui plus est, les produits sont obsolètes au bout de seulement quelques années : comment l’école pourra-t-elle assumer de tels coûts économiques, mais aussi environnementaux, alors qu’elle est censée éduquer les enfants au respect de l’environnement ? Se pose également la question de la formation des enseignants, indispensable pour assurer une utilisation optimale des nouvelles technologies.

De plus, les établissements scolaires se dotent de plus en plus de Tableaux Numériques Interactifs (TNI) et les enfants de boîtiers électroniques pour remplacer une simple ardoise : est-il vraiment nécessaire d’y rajouter des iPad, que beaucoup pourraient bien se voir offrir à Noël, et probablement pas dans une optique pédagogique ?

Le risque de doublon et de confusion sur le rôle de la tablette est à prendre en compte.

Notes:

  1. La dématérialisation est la transformation de supports d’informations matériels (souvent des documents papier) en fichiers informatiques.
  2. Téléphone mobile disposant aussi des fonctions d’un assistant numérique personnel. Il est doté d’un écran tactile et/ou d’un clavier azerty, et permet notamment de naviguer sur Internet, de consulter son courrier électronique, etc.
  3. Littéralement, réinventer les manuels scolaires.

Sources:

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LA FIN DU MONDE A DEJA COMMENCE MAIS L’AGONIE SERA LENTE

La fin du monde a déjà commencé

mais l’agonie sera lente

LA FIN DU MONDE A DEJA COMMENCE MAIS L'AGONIE SERA LENTE dans REFLEXIONS PERSONNELLES villesjpg

PARIS – Astéroïde géant, pandémie virale, changement climatique, guerre nucléaire: calendrier maya ou pas, l’humanité n’a que l’embarras du choix en matière d’apocalypse, d’ailleurs déjà enclenchée depuis longtemps à l’échelle de l’Univers tout entier.

Qu’on se rassure, l’agonie sera lente. L’idée d’une fin du monde soudaine par une quelconque cause est absurde, tranche David Morrison, scientifique de la NASA et spécialiste de la vie dans l’espace.

La Terre est là depuis plus de quatre milliards d’années, et il va encore s’en écouler bien d’autres avant que le Soleil ne rende notre planète inhabitable, insiste ce grand pourfendeur du canular prédisant la fin du monde pour le 21 décembre 2012, injustement attribué au calendrier maya.

Dans 5 milliards d’années environ, le Soleil se transformera en géante rouge, mais sa chaleur croissante aura depuis longtemps provoqué l’évaporation des océans et la disparition de l’atmosphère terrestre. Il se refroidira ensuite jusqu’à en mourir mais cela ne devrait plus vraiment nous concerner…

D’ici là, il n’y aucune menace astronomique ou géologique connue qui pourrait détruire la Terre, assure David Morrison.

La menace pourrait-elle tout de même venir du ciel ?

Certains, films hollywoodiens à gros budget en tête, évoquent la possibilité qu’un gigantesque astéroïde surgisse de l’espace pour entrer en collision avec la Terre. Une telle catastrophe, impliquant un caillou de 10 à 15 km de diamètre tombé sur l’actuelle péninsule du Yucatan (Mexique), a probablement causé l’extinction des dinosaures voici 65 millions d’années.

Scénario peu probable dans l’immédiat, répondent les astronomes de la NASA qui scrutent très officiellement le ciel pour éviter qu’il ne nous tombe sur la tête.

Nous avons déjà établi qu’il n’y a pas d’astéroïdes menaçants aussi gros que celui qui a tué les dinosaures en approche de notre planète à court terme, affirme la NASA pour calmer les frayeurs des nouveaux millénaristes.

En outre, si un astéroïde a bien tué les dinosaures et de nombreuses espèces, il n’a pas éradiqué toute vie sur Terre, loin de là. L’espèce humaine aurait donc toujours une chance d’en réchapper.

Suicide aux gaz

Survivre à une pandémie mondiale d’un virus mutant, de type grippe aviaire H5N1, pourrait s’avérer plus compliqué. Mais même une pandémie extrêmement sévère ne peut entraîner la fin de l’humanité, déclare le Jean-Claude Manuguerra, spécialiste des virus à l’Institut Pasteur, au magazine Sciences & Vie, qui consacre un hors-série à la fin du monde.

La diversité des systèmes immunitaires est telle qu’il y a toujours au moins 1% de la population qui résiste naturellement à une infection, assure-t-il.

Hypothèse un peu passée de mode depuis la fin de la Guerre Froide, le spectre d’une guerre nucléaire mondiale n’a pas disparu pour autant.

Le nombre de victimes directes dépendrait de son ampleur. Mais même un conflit régional – comme le Pakistan et l’Inde qui auraient l’idée saugrenue d’échanger une centaine de bombes atomiques – suffirait à instaurer un hiver nucléaire plutôt désagréable sur l’ensemble de la planète. Soleil obscurci par les fumées, baisse des précipitations et chute des températures rendraient toute agriculture impossible et entraîneraient probablement une famine généralisée.

Au train où progressent les négociations mondiales sur le climat, c’est encore le réchauffement qui ressemble le plus à cette fameuse fin du monde, s’inquiètent de nombreux scientifiques.

Et il ne s’agit plus cette fois de simples hypothèses. Sécheresse, inondations, tempêtes et autres catastrophes naturelles deviendront à la fois plus fréquentes et plus intenses avec la hausse des températures mondiales: +2°C, +4°C, voire +5,4°C d’ici à 2100, selon les différents scénarios envisagés.

Une dose suffisante pour que l’espèce humaine réussisse son suicide collectif aux gaz à effet de serre ? Le thermomètre nous donnera la réponse bien assez vite.

(©AFP / 12 décembre 2012 07h39)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 décembre, 2012 |1 Commentaire »

DES MOTS…DES MAUX…DES PENSEES…EN COMPAGNIE DE PATRICIA PEREZ ALIAS « WANI PITA » (Autorisation spéciale pour « Le souffle c’est ma Vie »)

Des mots…des maux…des pensées…

En compagnie de Patricia PEREZ

alias « Wani Pita »

(Autorisation spéciale

pour

« Le Souffle c’est ma Vie »)

DES MOTS...DES MAUX...DES PENSEES...EN COMPAGNIE DE PATRICIA PEREZ ALIAS

HORRIPILEE

(2007)

Dans les débats, le plus souvent, les questions abordées sont traitées, par des gens plus ou moins compétents et désignés, parmi d’autres – soit par leurs  connaissances sur le sujet, soit par « piston » ou que sais-je encore –par le pouvoir et le système en place.

Il serait judicieux d’accueillir parmi les participants, des «  tout-un-chacun », au  regard ouvert, non limité et constructif pour confronter leurs points de vue avec les autres.

La plupart du temps, quand quelque chose de crucial se dit, qui mérite plus de temps, du fait même qu’il touche à la source du problème appréhendé avec discernement, aussitôt, les détracteurs et l’animateur s’investissent à en faire retomber l’effet, par bêtise, mauvaise foi, emportés par leurs ego démesurés.

Peut être cautionnent-ils aussi le système qui les privilégie. Néanmoins, je précise qu’il existe aussi des exceptions à la règle.

Quoi qu’il en soit, s’éternisant sur des parenthèses, se joutant verbalement sans jamais s’écouter , reléguant ainsi l’essentiel, le bafouant, le débat perd sa raison d’être et c’est décevant, frustrant de toujours voler au plus bas.

C’est le contraire de l’émulation , et c’est trop souvent ainsi que ces occasions de mieux cerner un sujet tombent lamentablement dans la médiocrité.

 DIRE

forets-landaises-262717 AMOUR dans REFLEXIONS PERSONNELLES

(2003)

S’éveiller au fait que l’homme est loin de lui-même, de ce qu’il est véritablement.

Il semble n’être qu’une partie de lui, ignorant sa nature, sa place dans le grand tout, obnubilé qu’il est à se nier en niant les autres, la nature et ses règnes, la planète et son devenir.

Saturé par la peur et la méfiance qu’elle induit, préoccupé par l’argent, par sa seule personne et quelques autres choisies.

Conscience et connaissance de soi, au ralenti, ou avec parcimonie.

Comme pas le temps, pour se connaître, pour se comprendre.

Comme un voile sur son âme, que du blâme dans son cœur et un esprit en perdition.

L’homme est mal en point, sans volonté ni vigilance, irresponsable et de mauvaise foi.

Oui l’homme est petit mais il est grand aussi.

Quand il est un homme véritable. Quand il existe dans toutes ses dimensions.

Quand il se sert de son intelligence, cherchant à se comprendre et à comprendre ce qui est plus grand que lui et ce qui est plus petit.

Quand il se voit, se sent, se ressent, et qu’il en fait autant avec ceux et ce qui l’entourent, même loin.

Reconnaître ses erreurs aux conséquences gravissimes est un premier pas, nécessaire. Le chemin est ardu et c’est le seul .

La vision de l’effroyable en fait partie, comme la vision du mystérieux, du magique, du beau.

A la source et au-delà, dans tout et partout c’est l’amour. 

INERTIE

coucher-soleil-hendaye APOLOGIE

(Septembre 2007)

Inertie, quand tu me tiens, je te hais davantage.

Comme le cœur du volcan sous le calme apparent, écrasée par ta masse, je cherche l’air. Puis je m’abandonne au démon principal qui hante ma vie écorchée.

Mon cœur s’ignore dans le désordre de ma colère ; blessée, dégoûtée, j’erre et me perds dans mes zones neutres.

Ensuite, la mélancolie qui m’est une intime me berce, jusqu’au moment où je ressens l’amour de la Nature  et du Ciel me faire signe.

Leur calme et leur sérénité m’apaisent.

Ainsi consolée au cœur de Mère terre, celle qui m’aime depuis toujours et que j’aime en retour, qui, toute mon existence m’a soutenue, écoutée et régénérée me donnant toutes latitudes.

Maintenant, contemplant les cimes de mes frères sages, je m’en vais rêver dans les nuages ouatés du vaste ciel, où l’aigle m’emporte haut, très haut si haut.

Ainsi suis-je épaisse ou subtile, parfois éteinte glacée et dure, puis brillante, chaleureuse et pleine d’amour, à la mesure de ma colère ou de ma prière. 

CHOIX

amitie COURAGE

La peur ou l’amour ! Le choix nous appartient mais les résultats diffèrent.

Conséquence de l’inconséquence ; bon ou mauvais n’est plus là le seul dilemme.

La vérité seule, tranche quant à tout cela…Mais l’image flagrante de toutes les différences, se joue des limitations des esprits ignorants et malades, pour donner le tout de ses chacun.

Quand l’idée nous deviendra familière, nous ayant testés au plus vif, provoquant des coups de sang sur son passage, nous piétinant à notre propre mesure.

Après un temps de réflexion , regardons à nouveau : tout semble différent, paraît plus clair.

Ecoutons comme nous voyons davantage.

En ce qui me concerne j’ai souffert jusqu’à la moelle et je demeure sans regret aucun.

Je suis comme chacun, grande et petite à la fois dans le grand tout que chacun et ensemble et encore à la fois, nous formons.

Je choisis ma source : l’amour et chemin faisant je suis heureuse d’avoir croisé votre humanité.

CONVENTIONS

arbre DROITS DE L'HOMME

Je me fiche je me fous de vos conventions.

J’ai mes propres valeurs qui vous appartiennent aussi.

En dépit de nos ignorances respectives, je vais mon chemin, celui que je choisis et je mets au rebut vos réticences.

Je ferai ce que je sais faire, ce pourquoi je suis au monde, éprouvant la co-existence de l’intolérable et du meilleur.

Je le ferai comme d’autres avant et après moi l’ont fait, le feront.

Et même dérisoire à l’échelle, il deviendra ce pourquoi je dois le faire, car tout se joue en permanence dans l’immensité incommensurable du Grand Mystère.

Tout moi dans le Grand moi. Je m’abandonne et me contiens.

Mes mains au bout de mes bras ouverts agrandissent le Grand Cercle du un en Un.

Levez-vous ! Il est temps d’être vraiment celui que vous êtes, que vous sentez que vous êtes, « sans peur et sans reproche », «  un pour tous et tous pour un ».

 APOLOGIE DU VRAI COURAGE

afrique_pacifique_blue_marble_2012 ENVIRONNEMENT

De nombreux êtres humains se sont succédés pour nous réveiller, en formulant ce qu’à coup sûr nous ressentons et ne savons pas oser dire ou dénoncer.

Beaucoup d’entre ceux-là sont même morts d’avoir dit la vérité.

Le courage de dire, de faire malgré les obstacles immenses.

Quand enfin, allons-nous commencer à comprendre qu’il est urgent de donner le meilleur de nous-mêmes  pour changer les bases d’un système qui détruit l’humanité et l’univers entier dans tous ses règnes et éléments ?

Et tout ce gâchis s’opère dans le cadre de démocraties bâtardes du monde entier, sous l’autorité irrespectable des politiques passifs, sans conscience ni caractère devant les grands problèmes semés à toutes les sauces et tous azimuts.

Quand comprendrons-nous que nous sommes tous reliés par le destin de notre planète et de ce que nous en faisons ?

Ceux qui nous gouvernent ne se préoccupent que de rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres et nous empêchent de vivre, de penser à ce que nous sommes véritablement, de nous aimer.

Pourtant nous savons bien que nous avons tous les mêmes besoins essentiels partout sur la terre.

La même sève coule dans nos veines à tous.

Allons réfléchissons ! Ces besoins vitaux communs appellent à comprendre le lien qui nous unit tous.

En vérité, bien que différents nous venons tous de la même source, comme des frères sur la terre.

Le système a toujours essayé de nous cadrer pour nous endormir avec ses critères malsains depuis l’école maternelle.

Et le temps de comprendre la grande embrouille, puis d’oser affronter les foudres qui s’abattent sur les diseurs de vérité…

Les réfractaires ont toujours des problèmes, certes, mais les « bien-pensants » en ont de bien plus graves, qui ne sont pas lucides pour s’apercevoir des manipulations crapuleuses qui s’opèrent.ou qui y participent.

Il est temps de se réveiller, de s’éveiller ; temps de réfléchir pour comprendre et oser se jeter à l’eau, pour de bon, une bonne fois pour toutes les occasions manquées.

Ne plus fuir ses responsabilités, dire enfin ce qu’on pense au risque des étiquettes que la plupart ici, excellent à coller.

Eh oui ! C’est ce qu’on nous fait vivre : le grand mensonge par le formatage et la corruption.

Mais c’est aussi ce que nous acceptons, ce à quoi nous nous résignons..

Attirer une énième fois l’attention sur le besoin vital et urgent de se positionner en faveur de la vie pour fonder ensemble,  les bases d’une véritable humanité.

Oser refuser de vivre sous la coupe d’un faux pouvoir qui nous anéantit et nous muselle.

Quant àla Presse, elle est formatée à un point qui fait honte même si existent aussi de véritables et bons journalistes.

En France, on se préoccupe de tout ce qui se passe partout dans le monde, d’anti-démocratique ou en matière d’atteintes aux Droits de l’homme, mais on ne prête qu’une attention ponctuelle à ce que vivent les 10% de chômeurs, les r-m-istes, les handicapés, les mères ou pères seuls à élever leurs enfants, les demandeurs d’emploi, les bas et moyens salariés, ceux qui vivent dans leurs voitures ou dans la rue, les personnes âgées et les sans-papiers…etc.

On ne se préoccupe que de ce qui se passe ailleurs, ignorant ce qui se passe ici, de la même manière qu’on s intéresse davantage à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Sortons de l’égoïsme et de la lâcheté, regardons la situation en face et servons-nous de nos intelligences.

Changer les paradigmes ne paraît certes pas aisé dans un monde ignorant de sa nature tout au long de l’histoire, presque partout.

Je parle du monde soi-disant civilisé –parce-que ceux que « le monde civilisé » qualifie de peuples primitifs, savent mieux leur véritable place dans l’univers et  qui ils sont.

Il est faux de croire que nous sommes des sociétés développées, démocratiques ou évoluées.

Il faut commencer par le commencement et amorcer les chantiers des générations futures.

Le commencement, c’est se connaître, se sentir et ne plus se mentir à soi-même d’abord.

Patricia PEREZ

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 décembre, 2012 |6 Commentaires »
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