EXPOSITION AUX PESTICIDES: DES NIVEAUX ELEVES EN FRANCE (AFP)

Exposition aux pesticides:

EXPOSITION AUX PESTICIDES: DES NIVEAUX ELEVES EN FRANCE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pesticides_865_w460

Des niveaux élevés en France

PARIS – L’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) a publié lundi 29 avril 2013 une étude reflétant l’exposition de la population française aux pesticides qui, pour la famille d’insecticides la plus utilisée, se révèle être plus élevée qu’en Allemagne ou en Amérique du Nord.

Sur la base de l’étude de concentrations urinaires mesurées en 2007, l’INVS indique que les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes (famille d’insecticides la plus utilisée aujourd’hui pour le traitement des cultures et les applications domestiques) étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis.

La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations, ajoute l’INVS.

L’étude rendue publique lundi est un des volets d’une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007.

La présence de 42 biomarqueurs a été mesurée chez 400 personnes pour évaluer l’exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles), ces derniers étant interdits depuis 1987.

Pour les pesticides organophosphorés, efficaces sur les insectes et les acariens mais dont les usages ont été fortement restreints, la France présente des concentrations urinaires similaires à la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens. Elle affiche en revanche des niveaux inférieurs à l’Allemagne, dont les chiffres datent de 1998.

Pour cette catégorie de pesticides, plusieurs facteurs semblent influencer les marqueurs urinaires (âge, corpulence, alimentation) et également le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne et l’usage d’insecticides dans le logement.

L’INVS estime qu’une attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables.

Pour la dernière famille de pesticides étudiés, les organochlorés, les mesures et restrictions d’usage semblent montrer leur efficacité, note l’INVS, tout en appelant à vérifier leur efficacité pour certains chlorophénols.

Par exemple, les concentrations de l’insecticide DDT (interdit depuis 1971 en France) étaient voisines, voire plus faibles que dans d’autres pays, notamment en Europe et en Amérique du nord, et encore nettement inférieures à celles observées en Asie.

Mais, si pour la plupart des chlorophénols, les concentrations moyennes françaises sont similaires à celles mesurées dans les études allemandes et américaines, elles étaient bien supérieures pour deux marqueurs, rapporte l’INVS.

Le premier (2,5-DCP), présent dans des désodorisants et des antimites, est interdit depuis 2009.

Enfin, si la concentration moyenne de PCB a été divisée par trois en 20 ans (1986-2007) dans les analyses de sang, il y a encore 13% des femmes en âge de procréer (18-45 ans) et moins de 1% des adultes, qui avaient en 2007 des niveaux supérieurs à ceux recommandés par les autorités sanitaires.

Ceci est imputé à l’héritage historique de la pollution aux PCB qui reste marquée en Europe et en France.

Les PCB, autrefois utilisés dans du matériel électrique, sont des substances qui s’accumulent dans l’organisme de certains poissons.

Plus de 90% des pesticides sont utilisés dans l’agriculture, le reste par des jardiniers amateurs et pour usages collectifs, comme les voies ferrées.

(©AFP / 29 avril 2013 16h53)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN PASSE DE FRANCHIR UN NOUVEAU SEUIL (AFP)

Le changement climatique en passe de franchir

un nouveau seuil

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN PASSE DE FRANCHIR UN NOUVEAU SEUIL (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES climat

PARIS – Le changement climatique s’apprête à franchir un cap: le plus célèbre instrument de mesure de la concentration de CO2 dans l’air va bientôt atteindre les 400 ppm, niveau inégalé depuis des millions d’années et signe d’un réchauffement lancé sur une trajectoire inquiétante.

Le 29 avril 2013, la concentration du principal gaz à effet de serre (GES) était de 399.50 parties par million (ppm) au-dessus du volcan Mauna Loa de Hawaï où des mesures sont effectuées depuis 1958, la plus longue séquence jamais enregistrée dans ce domaine.

Et le seuil des 400 ppm pourrait être atteint ce mois-ci, selon la Scripps Institution of Oceanography de San Diego qui collecte ces données connues comme la courbe de Keeling, du nom du scientifique américain Charles Keeling à l’origine du projet.

Ce graphe est l’une des plus fameuses pièces à charge contre le rôle de l’homme dans le réchauffement du globe. Depuis les premières mesures, établies à 316 ppm, la courbe croit sans discontinuité. Jusqu’à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n’avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements dans la glace polaire.

Urgence

Ce seuil de 400 ppm a le même type de signification qu’un indice boursier qui dépasserait un niveau symbolique, explique à l’AFP Ralph Keeling, qui poursuit les travaux de son père. Il est d’abord important pour la perception que les hommes ont du changement en cours. C’est un jalon, estime-t-il.

De fait, il ne s’agira alors que d’un taux journalier qui, quand la végétation aura repoussé et absorbera une partie du CO2, descendra à nouveau.

Pour le climatologue français Jean Jouzel, la valeur moyenne annuelle de 400 ppm devrait être atteinte dans deux ou trois ans. Mais ça n’empêche pas que ce soit très marquant de dépasser pour la première fois les 400 ppm, souligne-t-il.

Et pas n’importe où. Certes une telle valeur a déjà été dépassée en juin 2012 au-dessus de l’Arctique, mais l’intérêt de Hawaï, c’est que c’est une valeur moyenne pour l’hémisphère nord. C’est vraiment la série de référence, explique M. Jouzel.

Au point que la responsable de l’ONU Christiana Figueres a brandi cette semaine ces chiffres devant les délégations du monde entier réunies à Bonn pour reprendre les laborieuses négociations sur la lutte contre le changement climatique.

Je vous accueille avec une inquiétude plus vive et un sens de l’urgence plus fort, a-t-elle lancé aux négociateurs qui doivent élaborer d’ici 2015 un accord qui engagerait tous les pays à réduire leurs GES.

L’objectif fixé par la communauté internationale est de contenir le réchauffement à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d’événements extrêmes.

Or, 400 ppm de CO2 met déjà la planète sur la trajectoire d’une hausse moyenne de 2,4 degrés, selon le dernier rapport des experts de l’ONU sur le climat (GIEC).

Au rythme actuel on devrait atteindre une valeur de 450 ppm vers 2040, indique Jean Jouzel. Soit une hausse du thermomètre autour de 3°C.

Et les perspectives sont sombres: non seulement la consommation énergétique mondiale s’envole, mais on émet aujourd’hui toujours autant de CO2 pour chaque unité d’énergie produite qu’en 1990, selon l’Agence Internationale de l’Energie.

La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c’était il y a entre 3 et 5 millions d’années durant l’ère du pliocène. La température était de 3 à 4 degrés de plus qu’aujourd’hui et le niveau des mers cinq à 40 mètres plus haut, selon la Scripps Institution of Oceanography.

(©AFP / 02 mai 2013 18h50)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 2 mai, 2013 |Pas de commentaires »

SIMPLE COMME UN TOUR DE COCHON (Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013)

Simple comme un tour de cochon

Ah, le fameux « choc de simplification » !

(Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013)

SIMPLE COMME UN TOUR DE COCHON (Le Canard Enchaîné du mercredi 10 avril 2013) dans REFLEXIONS PERSONNELLES nitrates

Après l’allègement des contrôles dans les cantines, voilà une autre perle: la proposition n°9 sur les nitrates.

Selon les auteurs du Rapport Anti-Normes, l’ »exaspération des agriculteurs à l’égard des conditions d’application de la directive du 13 décembre 1991-dite Directive Nitrates« - est très compréhensible.

Et de s’indigner: « Il faut une fois lire les arrêtés prescrivant dans les zones concernées les dosages, les mesures, les modes opératoires, les évaluations, les calculs, les filtrages, les pesages. Pour maîtriser toutes ces règles, il faut au moins sortir d’une école nationale de chimie ! »

Cela, c’est du bon sens près de chez vous…

Les deux chasseurs de normes proposent ceci:

« Il serait souhaitable de passer des arrêtés portant leçon de chimie à des cahiers des charges établis avec les professionnels, à partir des bonnes pratiques dégagées par eux. »

Sans doute nos deux simplificateurs ne savent-ils pas que pas une virgule de ces arrêtés n’a été écrite sans obtenir l’aval des lobbies agricoles…

Autre proposition: 

Surtout pas de contrôles !

Le  lobby porcin veillera lui-même à la qualité de l’eau…

Nos bons auteurs ont juste oublié que la France traîne les pieds depuis vingt ans pour mettre en oeuvre cette Directive Nitrates.

Qu’elle a déjà été sanctionnée une fois par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour non-respect de ladite directive. et qu’elle a toutes les chances de l’être de nouveau en août 2013.

« A ceux qui s’interrogent sur la capacité des agriculteurs à pratiquer l’autocontrôle, il suffit de se référer aux labels ou aux appellations d’origine contrôlée, dont les cahiers des charges très rigoureux sont respectés srupuleusement dès lors que les normes qu’ils contiennent sont déduites de l’expérience », écrivent nos simples d’esprit.

Qui n’ont sans doute pas remarqué que coller aux critères d’un label qui vous permet de vendre plus cher votre jambon est un poil plus motivant que d’épandre précautionneusement son lisier pour ne pas charger la flotte en nitrates…

Mais qu’importe: la simplification avance à grands pas. Le Programme National d’Action Nitrates , qui durcit les conditions d’épandage et devait entrer en vigueur en juillet 2013, vient d’être reporté de six mois.

D’ici là, en 2014, le gouvernement aura peut-être mis à la baille, comme le lui suggère la Mission de Lutte contre les 400 000 Normes, les arrêtés de la Directive Nitrates.

Tout est bon, dans la simplification !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2013 |Pas de commentaires »

« LIBERTE » (PAUL ELUARD / « Poésies et Vérités » / 1942): MAGNIFIQUE MONTAGE VIDEO + BONUS MERVEILLEUX: PAUL ELUARD LISANT LUI-MÊME SON POEME !

« Liberté »

Paul ELUARD

Paul Éluard , de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, (il choisit à l’âge de vingt et un ans, le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie), était un poète français.

Obligé d’interrompre ses études pour rétablir sa santé gravement menacée (1912), il fut néanmoins mobilisé en 1914, puis publia ses premiers poèmes, marqués par son adhésion aux idées pacifistes (le Devoir et l’Inquiétude, 1917; Poèmes pour la paix, 1918). Au lendemain de la Grande Guerre, il fit la connaissance de Breton, d’Aragon, de Soupault, de Tzara, de Magritte, de Man Ray, ou encore de Miró, et participa au mouvement Dada (les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux, 1920; les Nécessités de la vie et les Conséquences des rêves, 1921), avant d’être admis dans le groupe de Littérature et de s’engager dans l’aventure surréaliste (Mourir, de ne ne pas mourir, 1924).

Au cours d’un voyage autour du monde, il fit la rencontre de Maria Benz (Nusch), qui devint sa muse et qui lui inspira certains de ses plus beaux poèmes d’amour (Capitale de la douleur, 1926; l’Amour, la poésie, 1929; la Vie immédiate, 1932).

Entré au Parti communiste en 1926, il en fut exclu en 1933, mais n’en milita pas moins pour une poésie sociale et accessible à tous (les Yeux fertiles, 1936; Cours naturel, 1938; Donner à voir, 1939), prit position en faveur de l’Espagne républicaine (la Victoire de Guernica, 1938), puis, s’engagea dans la Résistance et publia plusieurs ouvrages dans la clandestinité (parmi lesquels Poésie et Vérité 42, 1942, qui comprend le célèbre poème « Liberté »; les Sept Poèmes d’amour et de guerre, 1943; les Armes de la douleur, 1944). (« Poésies et Vérités » / 1942)

Musique: « Zoe and Kate watch » / Philippe GLASS


Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 mars, 2013 |2 Commentaires »

LYON-TURIN: COMMENT HOLLANDE S’APPRÊTE A DEPENSER 11 MILLIARDS POUR QUE LES BUSINESSMEN PRENNENT LE TRAIN (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

GRANDS PROJETS INUTILES

LYON-TURIN: COMMENT HOLLANDE S'APPRÊTE A DEPENSER 11 MILLIARDS POUR QUE LES BUSINESSMEN PRENNENT LE TRAIN (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES zad_partout_tav_nulle_part-ff462

Lyon-Turin:

Comment Hollande s’apprête à

dépenser 11 milliards pour que les businessmen

prennent le train

(Sophie CHAPELLE

Relier Lyon et Turin en deux heures, une belle idée… au coût pharaonique de 26 milliards d’euros ! C’est pourtant bien ce que comptent dépenser les gouvernements français et italien pour creuser une ligne à grande vitesse sous les Alpes. Prévisions de trafic marchandises à la baisse, conflits d’intérêts, perte de foncier agricole, absence de débats publics, pollutions de la vallée de l’Isère et de la Maurienne… Les opposants dénoncent un « grand projet d’inutilité publique ». Enquête.

arton2848-b77a2 ALPES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

C’est un projet d’infrastructure gigantesque, déjà vieux de vingt ans. La réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin prévoit notamment de creuser sous les Alpes le plus long tunnel d’Europe (57 km). Initié au début des années 90 par François Mitterrand, le projet a été remis au goût du jour ces derniers mois par François Hollande. Le 3 décembre 2012, aux côtés du Président du Conseil italien Mario Monti, il a réaffirmé l’intérêt du projet transalpin avec la signature d’une « déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin ». François Hollande vient ainsi d’engager l’État français à financer 42 % du projet. Soit 11 milliards d’euros ! Objectif de cette dépense : relier Lyon et Turin en 2h, Paris et Milan en 4h30.

Côté italien, le projet suscite une vaste opposition de la part des « No Tav » (pour Treno a alta velocità, train à haute vitesse). Entre occupations de chantier, batailles rangées contre les forces de l’ordre et manifestations de milliers de personnes, ils sont parvenus à retarder de plusieurs années le lancement des travaux. « Notre-Dame-des-Landes et No Tav sont deux luttes sœurs. On retrouve le même activisme des gouvernements à empêcher toute expression par la force militaire », estime Paolo Prieri, l’un des coordinateurs italiens de la lutte. En France, la contestation monte. Mais la militarisation de la répression va bon train.

Des milices privées pour protéger le chantier ?

Le gouvernement italien, soucieux de démarrer rapidement le chantier – à cause d’une possible annulation de subventions européennes – a mobilisé 2000 carabinieri en juin dernier pour protéger les débuts des travaux : le percement de la galerie de la Maddalena, à proximité de Suse. Le coût du dispositif policier avoisinerait les 868 millions d’euros, pour 56 mois de travaux, rapporte le site La voix des Allobroges. Les travaux sur cette galerie sont estimés à 143 millions d’euros…

Le chantier de la ligne Lyon-Turin pourrait-il prendre la tournure d’une « zone militaire d’intérêt stratégique » des deux côtés de la frontière ? Une filiale commune de Réseau Ferré de France (RFF), qui gère le réseau ferré national, et de son homologue italien Rete Ferroviaria Italiana, la société LTF (Lyon Turin Ferroviaire) est « en charge des études et des travaux de reconnaissance »pour la section transfrontalière de la ligne de chemin de fer. Ses prérogatives semblent aller plus loin. En septembre 2012, cette société a émis un appel d’offre d’une valeur d’1,8 million d’euros pour « le support logistique aux forces de l’ordre présentes dans la zone de chantier ».

arton2848-5c9cb COUR DES COMPTES

Via ce marché, RFF va donc contribuer à la rémunération de forces de l’ordre privées pour sécuriser le chantier côté italien. « C’est très grave, souligne Paolo Prieri, d’autant que cela se fait dans l’opacité la plus totale. Mais les pressions n’auront pas de prise sur nous, nous sommes résolus. »

Un coût similaire au déficit de la Sécurité Sociale

Le coût de la sécurité du chantier alourdit une note déjà bien salée. Le tunnel entre l’Italie et la France a été d’abord évalué à 8,5 milliards d’euros. Mais les« coûts prévisionnels sont en forte augmentation », pointe la Cour des Comptes, qui a adressé un référé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en août 2012. L’estimation du coût global est passée de 12 milliards d’euros, en comptant les accès au tunnel côté français et le renforcement des règles de sécurité dans les tunnels, à 26 milliards !

Le coût de la seule partie française serait supérieur à 11 milliards d’euros, soit l’équivalent des prévisions du déficit de la Sécurité Sociale en 2013. La Cour des Comptes prévoit une réévaluation, car ce budget ne prend pas en compte les difficultés géologiques, révélées par les premiers forages. Plus grave : « Les données disponibles concernant le projet ferroviaire Lyon-Turin ont difficilement permis d’apprécier l’évolution des coûts », relève la Cour des Comptes. Plus de dix millions d’euros auraient été versés pour le creusement de la galerie de Venaus qui n’a jamais vu le jour, pointe l’hebdomadaire Politis. Une illustration de la gestion douteuse du projet par son maître d’ouvrage, la société Lyon-Turin Ferroviaire.

Malgré ces réserves, Jean-Marc Ayrault persiste et signe. Dans sa réponse à la Cour des Comptes, datée du 8 octobre 2012, il réaffirme la volonté du gouvernement de réaliser le tronçon de ligne grande vitesse. Il reconnaît pourtant que « le budget nécessaire à la réalisation de ce grand projet est considérable, spécialement à un moment où le niveau des dépenses publiques doit être maîtrisé. En conséquence, une participation importante de l’Union Européenne au financement du projet est indispensable ». La participation financière européenne dépend du futur budget européen 2014-2020. Parallèlement, l’Élysée envisagerait un recours aux crédits de la Banque Européenne d’Investissement et à des emprunts obligataires. Bref, s’endetter davantage dans le seul but de relier Lyon et Turin en 2h…

Un projet écologique ?

Le gouvernement Ayrault justifie cet investissement faramineux par sa volonté de réduire le trafic routier – et les émissions de CO2 – avec un transfert vers le rail.

« Toutes les études ont tablé sur une croissance inéluctable du trafic routier. Mais dans les faits, le trafic des marchandises diminue sur l’axe Lyon-Turin », rétorque Daniel Ibanez, de la coordination des opposants. En 2011, le transport des marchandises était effectivement équivalent à celui de 1988 [1]…

« Le risque de saturation des infrastructures existantes n’est aujourd’hui envisagé qu’à l’horizon 2035 », confirme la Cour des Comptes. De quoi remettre sérieusement en question la pertinence du projet. La ligne existante n’est utilisée qu’à 20 % de sa capacité, renchérissent les opposants. Qui suggèrent de construire des plateformes de chargement, de favoriser le transport combiné, ou d’imposer le remplissage des camions… La Cour des Comptes va dans le même sens en proposant « de ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ».

Les opposants à la LGV Lyon-Turin soulignent que 90 % des émissions de CO2 en Savoie et Haute-Savoie proviennent des automobiles et poids lourds de desserte régionale, contre 10 % pour le trafic poids lourds franco-italien. « Il ne s’agit pas de ne rien faire mais au contraire de faire immédiatement, en commençant par investir dans les transports collectifs de proximité », estiment les No Tav. Les 11 milliards n’y seraient-ils pas mieux investis ?

Utilité publique pour business privé

Le jour où la Cour des Comptes confirmait un coût supérieur à 11 milliards d’euros pour la France, la commission d’enquête rendait son avis favorable. L’aspect financier étant essentiel pour l’appréciation de l’utilité publique, pourquoi la commission d’enquête n’a-t-elle émis aucune réserve ? Plusieurs conflits d’intérêts entachent le dossier. Dans son rapport, la commission d’enquête incite fortement RFF, le maître d’ouvrage, à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée… par le frère d’un des commissaires enquêteurs ! Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire le 3 octobre 2012, indique que le coût de cette opération pourrait générer « un chiffre d’affaires de 20 à 50 millions d’euros ».

zad_partout_tav_nulle_part-ff462 ECOLOGIE

Les opposants pointent d’autres conflits d’intérêts chez les membres de la commission d’enquête [2]. Son président, Pierre-Yves Fafournoux, a également participé au travail sur le contournement ferroviaire autour de Lyon (CFAL), dont la rentabilité dépend de la réalisation de la LGV Lyon-Turin [3]. « Comment avoir une appréciation impartiale des projets CFAL et Lyon-Turin en ayant instruit dans une décision récente une forte dépendance économique entre les deux projets d’investissements d’un même maître d’ouvrage ? », interrogent les opposants. Dans son référé du 5 novembre 2012, la Cour des Comptes rappelle que les intervenants ne devaient avoir « eu à travailler sur le dossier et [n’avoir] pas de conflit d’intérêt au regard des suites du projet ». Les No Tav demandent l’annulation de l’enquête publique.

3 millions de m3 de déchets entassés dans les villages

Trois descenderies et des couloirs de forage ont déjà été creusés sur le territoire français, dont une à Villarodin-Bourget (Savoie). « 400 000 m3 de déblais sont stockés en contrebas de notre commune alors qu’il ne devait en rester aucun », s’emporte le maire Gilles Margueron. « Avec le creusement de la ligne de train, on va se retrouver avec 3 millions de m3 sur les bras ». Résultat : un paysage défiguré, avec des conséquences sur l’activité économique et touristique du village. « Quand on demande à ce que ces déblais soient entreposés plus loin, on nous répond que cela alourdirait le bilan carbone du projet », ironise le maire, désabusé.

Sur la commune savoyarde d’Avressieux, on se demande aussi où seront stockés les millions de mètres cubes de remblais. Certaines maisons de la commune ont été détruites, d’autres deviendront invivables. « Des voies avec 100 mètres d’espacement vont être construites dans la zone humide afin de protéger les grenouilles », remarque Richard Mangeolle engagé dans le collectif local d’opposition. 

« Franchement, il vaut mieux être une espèce protégée qu’un être humain pour ce projet ! En saucissonnant les financements par tronçons, ils saucissonnent aussi les luttes ».

11 milliards d’euros pour 3 000 emplois précaires

Les défenseurs de la LGV ont annoncé jusqu’à 30 000 emplois directs générés par le chantier, entre 2014 et 2021 [4]. Des chiffres revus à la baisse par Louis Besson, président de la Commission Intergouvernementale Lyon-Turin : après avoir promis 10 000 emplois, il a admis qu’il n’y aurait que 3 000 emplois créés. Soit, rapporté au coût du projet, 3,7 millions d’euros par emploi… Des emplois qui ne dureront que le temps du chantier, quand ceux dans le tourisme et l’agriculture seront détruits. 

« Le foncier est l’outil de travail des paysanssouligne dans un communiqué la Confédération Paysanne de Savoie et de Haute-Savoie, fermement opposée au projet. Il en va dans le cas du projet Lyon-Turin de la dévastation de 1 500 hectares sur l’ensemble d’un tracé qui éliminera les paysans, détruira l’activité économique et la vitalité d’un territoire ».

Ce front agricole s’est élargi fin novembre 2012 aux Jeunes Agriculteurs et à la FDSEA de Savoie qui « confirment leur position de rejet du projet Lyon-Turin et mettent en cause le bien fondé de ce projet inutile ». Des organisations environnementales rejoignent l’opposition, comme France Nature Environnement, pourtant inflexible défenseur du transport ferroviaire de marchandises. Dans une lettre, ils demandent au ministère de l’Écologie l’ouverture d’un débat public sur les transports alpins.

EELV, le Parti de gauche et des élus UMP s’inquiètent

Côté PS, on demeure inflexible. « Il serait incompréhensible que la France renonce au Lyon-Turin pour lequel 800 millions d’euros ont déjà été mobilisés », peste Jean-Jacques Queyranne, le président (PS) de la région Rhône-Alpes. Autant donc dépenser les 10,2 milliards d’euros qui restent. Plusieurs élus et partis politiques commencent cependant à sérieusement s’inquiéter. Les écologistes de la région Rhône-Alpes, d’abord favorables au projet, font volte-face. 

« Les infrastructures nouvelles sont prédatrices d’espace, d’énergie et de deniers publics, déclare Europe Écologie dans un communiqué, elles doivent être proportionnées aux besoins présents et raisonnablement estimables à l’avenir. » Le Parti de Gauche demande un moratoire sur le projet. Le député UMP de Savoie Dominique Dord, maire d’Aix-les-Bains, se demande aujourd’hui s’il n’y pas eu « abus de conscience ». Il demande à RFF de se prononcer sur les hypothèses d’augmentation du trafic de marchandises. « S’il n’y a pas d’augmentation, voir même une légère baisse, je considérerai que j’ai été abusé par les experts ».

Un projet « très ambitieux »« un pilotage insuffisant », des coûts prévisionnels« en forte augmentation », des prévisions de trafic « revues à la baisse », une« faible rentabilité socioéconomique », un financement « non défini » : autant de réserves émises par la Cour des Comptes et appuyées par le travail de fond mené par les membres de No Tav. Si le projet n’a fait jusqu’ici l’objet d’aucun débat public, François Hollande devra néanmoins passer par le Parlement pour ratifier l’accord signé entre Mario Monti et Nicolas Sarkozy en janvier 2012. Pour l’italien Paolo Prieri, « le problème qui est posé n’est pas seulement celui d’une ligne à grande vitesse mais d’un grand projet d’inutilité publique ».

Sophie CHAPELLE

bastamag.net

@Sophie_Chapelle sur twitter

Photos : © Tempi / © Romain388

© Carte : Ministère de l’Ecologie

Notes:

[1] Selon l’Office Fédéral des Transports Suisse, le tonnage de marchandises transportées entre la France et l’Italie en 2011 est égal à celui de 1988 dans les Alpes du Nord. Lire à ce sujet la contribution rédigée par le collectif BOLGV, membre de la Coordination Contre la Ligne Nouvelle.

[2] Les membres de la commission d’enquête sont les suivants : Pierre-Yves Fafournoux (Président), Anne Mitault (remplaçant le Président en cas d’empêchement), Pierre Blanchard, Raymond Ullamann, Guy De Vallée, Claude Chevrier, Gérard Blondel, Guy Truchet, Yves Cassayre, Philippe Gamen, Alain Kestenband, Guy Gastaldi, Jean-Paul Gout.

[3] Le rapport d’enquête qui en est issu donnait un avis favorable en estimant que le taux de rentabilité interne du CFAL était « très dépendant (…) en particulier de la réalisation de la voie Lyon-Turin »

[4] Source : Journal Rhône-Alpes - N°25 – été 2012. Numéro spécial Grands projets.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

10 BONNES RAISONS DE FAIRE A NOUVEAU LA REVOLUTION (syti.net)

 10 BONNES RAISONS DE FAIRE À NOUVEAU

LA RÉVOLUTION

10 BONNES RAISONS DE FAIRE A NOUVEAU LA REVOLUTION (syti.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bastille

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies:

Injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés.

Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution…

1  La hausse des prix de 100% – La misère en travaillant

Depuis le passage à l’Euro, les prix des produits de base ont doublé, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2% par an.

Alors que les prix augmentent, les salaires n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais de la « croissance » ni des fantastiques profits réalisées par les entreprises.

Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le « Nouvel Ordre Economique », il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.

2  Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises

L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire de 20 ou 30% par an (parfois davantage), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).

En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans. (Entreprises du CAC 40, l’indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises).

3  Deux poids et deux mesures pour la justice

Selon la Constitution et la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champ.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien Président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été « totalement blanchi » à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du « sang contaminé », le Ministre de la Santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été « dispensé de peine » par le tribunal. Etc…

4  Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état

Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées « à la chaîne » et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

5  Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation

Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l’on peut lire à propos de l’Education Publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI:

« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. »  (extrait du « Cahier de Politique Economique » n°13 de l’OCDE)

6  La corruption à tous les niveaux de l’Etat

Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration: commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée… Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.

7  Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises

Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, et où la fiscalité est plus avantageuse.

8  La collusion entre les gouvernements et les multinationales 

Les gouvernements sont avant tout au service des multinationales et non de l’intérêt général. C’est à cause de cette collusion que le libéralisme est appliqué depuis 30 ans par les gouvernements de droite comme de gauche, malgré ses effets désastreux qui ne font que s’amplifier (misère croissante, envolée des prix, précarité généralisée, privatisation des biens publics, destruction de l’environnement, tiers-mondisation des pays occidentaux…).
De même, les seuils autorisés pour la pollution, les mises sur le marché des médicaments, ou encore les normes pour les produits alimentaires correspondent aux souhaits des industriels et non aux nécessités de la santé publique.

Il est temps d’exiger la « séparation de l’entreprise et de l’état », afin que les gouvernements soient à nouveau au service des citoyens, de leurs aspirations et de leur droit au bonheur.

9  Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu

Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, FMI, OCDE, Commission Européenne…). Les accords multilatéraux (AMI, AGCS…) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

10  Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité

Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les « prédateurs » saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Article 35 de la Constitution Française de l’An 1 (24 juin 1793)

© syti.net

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |2 Commentaires »

OR GUYANAIS: PERMIS DE POLLUER…MERCI ARNAUD MONTEBOURG ! (libération)

Or guyanais : permis de polluer…

OR GUYANAIS: PERMIS DE POLLUER...MERCI ARNAUD MONTEBOURG ! (libération) dans REFLEXIONS PERSONNELLES or

Merci Arnaud MONTEBOURG !

or

La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc National. L’impact s’annonce catastrophique.

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane Française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre 2012, le Ministère du Redressement Productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc National de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre 2012, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

«Miner». 

La contestation ne cesse de croître. Le 21 décembre 2012, les associations WWF, France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement accusaient Montebourg de «miner le plus grand Parc National Français». 

Le 8 janvier 2013, la Fondation Nicolas-Hulot demandait au gouvernement d’annuler cette «autorisation incompréhensible». Quant au Parc Amazonien de Guyane, créé en 2007, sa direction vient de réaffirmer son opposition, maintes fois exprimée depuis 2008. Elle rappelle que «plusieurs services de l’Etat [Direction Régionale de l’Environnement, Direction de l’Agriculture et de la Forêt, Office National des Forêts] et le préfet de l’époque» s’y étaient aussi opposés.

Jeudi dernier, c’est un collectif de scientifiques (1), spécialistes de la biodiversité guyanaise et de l’impact de l’orpaillage, qui a adressé à Montebourg une lettre ouverte, très argumentée, pour l’enjoindre de reconsidérer sa décision.

Au ministère, on rétorque que l’autorisation a en fait été accordée à Rexma le 2 mai 2012 par le gouvernement précédent, et que la validation du 26 octobre n’était qu’une formalité obligatoire pour publication au JO. Mais à Saül, la population est tombée des nues. 

«On pensait en avoir fini avec ce feuilleton», résume Christian Roudgé, coordinateur de Guyane Nature Environnement. Le Schéma Départemental d’Organisation Minière, entré en vigueur en janvier 2012, interdit en effet toute exploitation minière sur le territoire de Saül. Mais la société Rexma a bénéficié de l’antériorité de sa demande de permis, déposée en 2008, et a obtenu une autorisation pour cinq ans. «Le temps de déboiser, polluer les rivières, détruire le cadre de vie des habitants de Saül, ruiner l’activité touristique…» soupire Roudgé.

Le Parc de Guyane s’interroge aussi sur «la cohérence d’une décision qui va faire émerger une activité temporaire et néanmoins durablement dégradante pour l’environnement». 

L’exploitation aurifère ira aussi à l’encontre de la «solidarité écologique» que la loi de 2006 sur les parcs nationaux impose entre la zone cœur et la zone périphérique de ces établissements publics. La crique Limonade se situe à quelques kilomètres en amont du cœur du parc, et les boues générées par l’extraction de l’or affecteront cette zone protégée. «L’activité aurifère sera à l’origine de la destruction inévitable de milieux naturels et aquatiques jusqu’alors préservés», écrit la direction du parc.

Même si Rexma n’utilisera pas de mercure, désormais interdit pour extraire l’or, «l’extraction entraînera un relargage de cette substance très toxique dans la chaîne trophique», souligne Sébastien Brosse, chercheur en écologie aquatique (Université Paul-Sabatier de Toulouse-CNRS), un des signataires de la lettre à Montebourg.

Saül a été en effet un haut lieu de l’orpaillage depuis la fin du XIXe siècle, son sous-sol et ses eaux sont gorgés de mercure. Selon l’étude d’impact de Rexma, le permis recouvre une zone de 200 hectares de forêts primaires, qui recèle 16% des espèces remarquables régionales, 127 d’orchidées, 286 d’oiseaux, 52 de batraciens, ou encore 160 espèces de vertébrés protégés ou déterminants… Saül est aussi considéré comme le«château d’eau de la Guyane, ajoute Christian Roudgé. C’est dans cette zone que la plupart des fleuves prennent leur source».

Pêche. 

L’exploitation aurifère priverait, enfin, les habitants de leur seule zone de pêche, la crique Limonade, et mettrait en péril l’activité économique fondée sur l’écotourisme depuis vingt ans. Le Ministère du Redressement Productif assure avoir demandé au préfet de Guyane, qui doit délivrer l’autorisation de début des travaux, de «consulter au préalable toutes les parties concernées». En attendant, trois grosses pelles mécaniques sont arrivées chez Rexma, à Saül.

(1) CNRS, INRA, Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture

SourceLibération

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

HUIT DES NEUF ANNEES LES PLUS CHAUDES ONT EU LIEU DEPUIS 2000, SELON LA NASA

Huit des neuf années les plus chaudes ont eu lieu

depuis 2000, selon la NASA

HUIT DES NEUF ANNEES LES PLUS CHAUDES ONT EU LIEU DEPUIS 2000, SELON LA NASA dans REFLEXIONS PERSONNELLES baleine-echouee_galleryphoto_paysage_std

WASHINGTON – Huit des neuf années les plus chaudes enregistrées sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880 se sont toutes produites depuis 2000, a indiqué, mardi 15 janvier 2013, la NASA.

L’année 2012 a été la neuvième la plus chaude avec 14,6 degrés Celsius de moyenne, soit 0,6 degré de plus qu’au milieu du 20e siècle, selon les dernières estimations de l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales (GISS) de la NASA à New York.

La température moyenne mondiale a grimpé d’environ 0,8 degré depuis 1880, 2010 et 2005 ayant été les années les plus chaudes.

La température d’une année n’est pas en soi significative mais ce qui compte c’est le fait que la dernière décennie a été plus chaude que la précédente et que cette dernière a été plus chaude que celle d’avant, relève le climatologue Gavin Schmidt.

La planète se réchauffe et la raison est que nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmopshère, a-t-il souligné.

Le CO2 qui piège la chaleur du soleil et affecte dans une large mesure le climat terrestre se produit naturellement mais est aussi émis par la combustion d’énergie fossile qui ne cesse d’augmenter depuis des décennies, précise la NASA.

En 1880, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était environ de 285 parties par million en volume. En 1960, elle atteignait 315 parties par million, selon les mesures de l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA). Aujourd’hui, cette concentration dépasse 390 parties par million.

Si 2012 a été une année relativement chaude sur l’ensemble du globe, elle a été la plus torride jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) depuis 1880, avait annoncé la NOAA la semaine dernière.

Les températures élevées aux Etats-Unis durant l’été 2012 sont le signe d’une nouvelle tendance de vagues de chaleur saisonnières extrêmes, plus chaudes que durant les étés les plus chauds au milieu du 20e siècle, a relevé James Hansen, directeur du GISS.

Certaines saisons estivales pourront encore être plus fraîches que la moyenne à long terme, mais la fréquence des canicules extrêmes augmente et ce sont ces températures extrêmes qui affectent le plus les populations et les autres formes de vie sur notre planète, a-t-il ajouté.

(©AFP / 15 janvier 2013 20h28)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

CRI D’INDIGNATION: SAUVONS LA TRIBU KAYAPO DE L’EXTINCTION…VITE « QUE CETTE IMAGE FASSE LE TOUR DU MONDE »

Cri d’indignation :

Sauvons la tribu Kayapo de

l’extinction… Vite !

CRI D'INDIGNATION: SAUVONS LA TRIBU KAYAPO DE L'EXTINCTION...VITE

 » Que cette image fasse le tour du monde »
J’ai beaucoup plus de respect pour un Guerrier qui protège la Vie – pour nous, pour nos enfants, nos petits enfants et pour les générations futures – que pour une civilisation superficielle et ses intérêts personnels.

Pendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la vie des célébrités, le Chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire nouvelle de sa vie : Dilma, le nouveau président du Brésil, a donné son approbation pour la construction d’une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grande au monde).

C’est la sentence de mort pour tous les peuples vivant près du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La destruction de l’habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits !

J’ai honte de faire partie de cette « culture occidentale », lorsque l’on regarde la réaction du Chef de Tribu des Kayapo lorsqu’il apprend la décision – son geste d’impuissance devant l’avance du progrès du capitalisme, une civilisation moderne qui n’a aucun respect pour les cultures différentes de la leur…

Mais nous savons qu’une image vaut mille mots: elle montre le véritable prix à payer pour notre « qualité de vie ».

Faîtes passer et rendez-vous sur:

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2013 |5 Commentaires »

CANADA: LES AMERINDIENS BLOQUENT DES TRAINS POUR DENONCER LEURS CONDITIONS

Canada:

CANADA: LES AMERINDIENS BLOQUENT DES TRAINS POUR DENONCER LEURS CONDITIONS dans REFLEXIONS PERSONNELLES amerindiens

les Amérindiens bloquent des trains

pour dénoncer leurs conditions

MONTREAL – Le trafic ferroviaire entre Toronto, Ottawa et Montréal est revenu à la normale, lundi 31 décembre 2012, après avoir été interrompu par des Amérindiens dénonçant leurs conditions de vie, mais une autre ligne, plus à l’est, était bloquée depuis 4 jours par d’autres autochtones, selon la société Via Rail.

Quelque 2.500 passagers de 12 trains reliant ces grandes villes de l’est du Canada ont été bloqués pendant quatre heures dimanche soir au sud de Kingston (province de l’Ontario) par des Amérindiens dont la démarche s’inscrivait dans le cadre du mouvement Idle No More (Nous ne sommes plus passifs).

Le blocus a été levé par le groupe des Premières Nations dans la région de Marysville, a indiqué la société ferroviaire Via Rail dans un communiqué.

Plus à l’est, sur le littoral du golfe du Saint-Laurent, la voie ferrée reliant la péninsule de la Gaspésie au reste du Canada reste quant à elle occupée depuis vendredi au niveau du village québécois de Pointe-à-la-Croix, a déclaré à l’AFP une porte-parole de Via Rail, Mylène Bélanger.

Le trafic est interrompu par des Amérindiens de la réserve voisine qui veulent que le Canada change de direction dans plusieurs dossiers concernant les autochtones du pays, a fait valoir le maire du village, Jean-Paul Audy, pointant notamment le taux de chômage très élevé dans la communauté indigène.

Ces manifestations s’inscrivent dans le cadre d’Idle No More, un vaste mouvement de contestation lancé il y a un mois pour dénoncer les conditions de vie des 1,2 million d’Amérindiens, Métis et Inuits du Canada.

La colère des Premières Nations du pays a été ravivée par un projet de Loi Fédérale de Finances, dont certaines dispositions risquent, selon les opposants, de supprimer la protection légale dont bénéficient les cours d’eaux et les terres de leurs territoires.

La grève de la faim menée par la chef Amérindienne Theresa Spence depuis le 10 décembre 2012 à Ottawa, face au Parlement Fédéral, est devenue l’emblème de ce combat.

Pour cesser son jeûne, Mme Spence demande une rencontre avec le Premier Ministre, Stephen Harper, ou le Gouverneur Général, David Johnston –qui représente la Reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique– pour discuter de la situation des autochtones.

Face au refus de M. Harper de la rencontrer, le mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur à travers le pays ces derniers jours. Dimanche, une vingtaine de députés fédéraux sont venus apporter leur soutien à Mme Spence, tandis que des manifestations ont été organisées à Toronto, Calgary et Vancouver.

Nous demandons la place qui nous revient ici dans notre patrie que l’on appelle Canada, a déclaré dimanche Mme Spence, citée lundi 31 décembre 2012 par le Globe and Mail.

(©AFP / 31 décembre 2012 17h27)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 décembre, 2012 |Pas de commentaires »
12345

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007