10 BONNES RAISONS DE FAIRE A NOUVEAU LA REVOLUTION (syti.net)

 10 BONNES RAISONS DE FAIRE À NOUVEAU

LA RÉVOLUTION

10 BONNES RAISONS DE FAIRE A NOUVEAU LA REVOLUTION (syti.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bastille

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies:

Injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés.

Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution…

1  La hausse des prix de 100% – La misère en travaillant

Depuis le passage à l’Euro, les prix des produits de base ont doublé, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2% par an.

Alors que les prix augmentent, les salaires n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais de la « croissance » ni des fantastiques profits réalisées par les entreprises.

Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le « Nouvel Ordre Economique », il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.

2  Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises

L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire de 20 ou 30% par an (parfois davantage), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).

En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans. (Entreprises du CAC 40, l’indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises).

3  Deux poids et deux mesures pour la justice

Selon la Constitution et la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champ.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien Président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été « totalement blanchi » à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du « sang contaminé », le Ministre de la Santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été « dispensé de peine » par le tribunal. Etc…

4  Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état

Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées « à la chaîne » et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

5  Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation

Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l’on peut lire à propos de l’Education Publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI:

« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. »  (extrait du « Cahier de Politique Economique » n°13 de l’OCDE)

6  La corruption à tous les niveaux de l’Etat

Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration: commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée… Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.

7  Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises

Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, et où la fiscalité est plus avantageuse.

8  La collusion entre les gouvernements et les multinationales 

Les gouvernements sont avant tout au service des multinationales et non de l’intérêt général. C’est à cause de cette collusion que le libéralisme est appliqué depuis 30 ans par les gouvernements de droite comme de gauche, malgré ses effets désastreux qui ne font que s’amplifier (misère croissante, envolée des prix, précarité généralisée, privatisation des biens publics, destruction de l’environnement, tiers-mondisation des pays occidentaux…).
De même, les seuils autorisés pour la pollution, les mises sur le marché des médicaments, ou encore les normes pour les produits alimentaires correspondent aux souhaits des industriels et non aux nécessités de la santé publique.

Il est temps d’exiger la « séparation de l’entreprise et de l’état », afin que les gouvernements soient à nouveau au service des citoyens, de leurs aspirations et de leur droit au bonheur.

9  Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu

Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, FMI, OCDE, Commission Européenne…). Les accords multilatéraux (AMI, AGCS…) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

10  Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité

Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les « prédateurs » saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Article 35 de la Constitution Française de l’An 1 (24 juin 1793)

© syti.net

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |2 Commentaires »

OR GUYANAIS: PERMIS DE POLLUER…MERCI ARNAUD MONTEBOURG ! (libération)

Or guyanais : permis de polluer…

OR GUYANAIS: PERMIS DE POLLUER...MERCI ARNAUD MONTEBOURG ! (libération) dans REFLEXIONS PERSONNELLES or

Merci Arnaud MONTEBOURG !

or

La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc National. L’impact s’annonce catastrophique.

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane Française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre 2012, le Ministère du Redressement Productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc National de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre 2012, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

«Miner». 

La contestation ne cesse de croître. Le 21 décembre 2012, les associations WWF, France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement accusaient Montebourg de «miner le plus grand Parc National Français». 

Le 8 janvier 2013, la Fondation Nicolas-Hulot demandait au gouvernement d’annuler cette «autorisation incompréhensible». Quant au Parc Amazonien de Guyane, créé en 2007, sa direction vient de réaffirmer son opposition, maintes fois exprimée depuis 2008. Elle rappelle que «plusieurs services de l’Etat [Direction Régionale de l’Environnement, Direction de l’Agriculture et de la Forêt, Office National des Forêts] et le préfet de l’époque» s’y étaient aussi opposés.

Jeudi dernier, c’est un collectif de scientifiques (1), spécialistes de la biodiversité guyanaise et de l’impact de l’orpaillage, qui a adressé à Montebourg une lettre ouverte, très argumentée, pour l’enjoindre de reconsidérer sa décision.

Au ministère, on rétorque que l’autorisation a en fait été accordée à Rexma le 2 mai 2012 par le gouvernement précédent, et que la validation du 26 octobre n’était qu’une formalité obligatoire pour publication au JO. Mais à Saül, la population est tombée des nues. 

«On pensait en avoir fini avec ce feuilleton», résume Christian Roudgé, coordinateur de Guyane Nature Environnement. Le Schéma Départemental d’Organisation Minière, entré en vigueur en janvier 2012, interdit en effet toute exploitation minière sur le territoire de Saül. Mais la société Rexma a bénéficié de l’antériorité de sa demande de permis, déposée en 2008, et a obtenu une autorisation pour cinq ans. «Le temps de déboiser, polluer les rivières, détruire le cadre de vie des habitants de Saül, ruiner l’activité touristique…» soupire Roudgé.

Le Parc de Guyane s’interroge aussi sur «la cohérence d’une décision qui va faire émerger une activité temporaire et néanmoins durablement dégradante pour l’environnement». 

L’exploitation aurifère ira aussi à l’encontre de la «solidarité écologique» que la loi de 2006 sur les parcs nationaux impose entre la zone cœur et la zone périphérique de ces établissements publics. La crique Limonade se situe à quelques kilomètres en amont du cœur du parc, et les boues générées par l’extraction de l’or affecteront cette zone protégée. «L’activité aurifère sera à l’origine de la destruction inévitable de milieux naturels et aquatiques jusqu’alors préservés», écrit la direction du parc.

Même si Rexma n’utilisera pas de mercure, désormais interdit pour extraire l’or, «l’extraction entraînera un relargage de cette substance très toxique dans la chaîne trophique», souligne Sébastien Brosse, chercheur en écologie aquatique (Université Paul-Sabatier de Toulouse-CNRS), un des signataires de la lettre à Montebourg.

Saül a été en effet un haut lieu de l’orpaillage depuis la fin du XIXe siècle, son sous-sol et ses eaux sont gorgés de mercure. Selon l’étude d’impact de Rexma, le permis recouvre une zone de 200 hectares de forêts primaires, qui recèle 16% des espèces remarquables régionales, 127 d’orchidées, 286 d’oiseaux, 52 de batraciens, ou encore 160 espèces de vertébrés protégés ou déterminants… Saül est aussi considéré comme le«château d’eau de la Guyane, ajoute Christian Roudgé. C’est dans cette zone que la plupart des fleuves prennent leur source».

Pêche. 

L’exploitation aurifère priverait, enfin, les habitants de leur seule zone de pêche, la crique Limonade, et mettrait en péril l’activité économique fondée sur l’écotourisme depuis vingt ans. Le Ministère du Redressement Productif assure avoir demandé au préfet de Guyane, qui doit délivrer l’autorisation de début des travaux, de «consulter au préalable toutes les parties concernées». En attendant, trois grosses pelles mécaniques sont arrivées chez Rexma, à Saül.

(1) CNRS, INRA, Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture

SourceLibération

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: UN POISSON PRESENTE UN NIVEAU IMPRESSIONNANT DE RADIOACTIVITE…PAS ETONNANT

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: UN POISSON PRESENTE UN NIVEAU IMPRESSIONNANT DE RADIOACTIVITE...PAS ETONNANT dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima Un poisson présente un niveau impressionnant

de radioactivité…pas étonnant

TOKYO – Un poisson pêché à des fins de contrôle près de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima présente un niveau impressionnant de contamination radioactive, plus de 2.500 fois supérieur à la limite légale fixée par le Japon, a annoncé, vendredi 18 janvier 2013, l’opérateur du site.

La compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO) a déclaré avoir mesuré dans un poisson appelé murasoi une quantité de césium radioactif égale à 254.000 becquerels par kilogramme, soit 2.540 fois la limite de 100 becquerels/kg définie pour les produits de la mer par le gouvernement.

Le poisson, proche des sébastes, a été capturé dans la baie à proximité de la centrale Fukukshima Daiichi située sur la côte nord-est du Japon, au bord du Pacifique.

Ce complexe nucléaire a été victime le 11 mars 2011 d’un gigantesque tsunami qui a saccagé quatre des six réacteurs, dispersant dans la nature d’importantes quantités de substances radioactives.

Pour éviter que les poissons hautement contaminés ne partent trop loin au risque d’être consommés par d’autres espèces ou pêchés, TEPCO va installer de nouveaux filets alentour.

Plusieurs restrictions ont frappé ou concernent encore des aliments de la préfecture de Fukushima et de province voisines, le gouvernement ayant durci l’an passé les normes légales.

(©AFP / 18 janvier 2013 15h17)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 janvier, 2013 |1 Commentaire »

HUIT DES NEUF ANNEES LES PLUS CHAUDES ONT EU LIEU DEPUIS 2000, SELON LA NASA

Huit des neuf années les plus chaudes ont eu lieu

depuis 2000, selon la NASA

HUIT DES NEUF ANNEES LES PLUS CHAUDES ONT EU LIEU DEPUIS 2000, SELON LA NASA dans REFLEXIONS PERSONNELLES baleine-echouee_galleryphoto_paysage_std

WASHINGTON – Huit des neuf années les plus chaudes enregistrées sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880 se sont toutes produites depuis 2000, a indiqué, mardi 15 janvier 2013, la NASA.

L’année 2012 a été la neuvième la plus chaude avec 14,6 degrés Celsius de moyenne, soit 0,6 degré de plus qu’au milieu du 20e siècle, selon les dernières estimations de l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales (GISS) de la NASA à New York.

La température moyenne mondiale a grimpé d’environ 0,8 degré depuis 1880, 2010 et 2005 ayant été les années les plus chaudes.

La température d’une année n’est pas en soi significative mais ce qui compte c’est le fait que la dernière décennie a été plus chaude que la précédente et que cette dernière a été plus chaude que celle d’avant, relève le climatologue Gavin Schmidt.

La planète se réchauffe et la raison est que nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmopshère, a-t-il souligné.

Le CO2 qui piège la chaleur du soleil et affecte dans une large mesure le climat terrestre se produit naturellement mais est aussi émis par la combustion d’énergie fossile qui ne cesse d’augmenter depuis des décennies, précise la NASA.

En 1880, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était environ de 285 parties par million en volume. En 1960, elle atteignait 315 parties par million, selon les mesures de l’Agence Américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA). Aujourd’hui, cette concentration dépasse 390 parties par million.

Si 2012 a été une année relativement chaude sur l’ensemble du globe, elle a été la plus torride jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) depuis 1880, avait annoncé la NOAA la semaine dernière.

Les températures élevées aux Etats-Unis durant l’été 2012 sont le signe d’une nouvelle tendance de vagues de chaleur saisonnières extrêmes, plus chaudes que durant les étés les plus chauds au milieu du 20e siècle, a relevé James Hansen, directeur du GISS.

Certaines saisons estivales pourront encore être plus fraîches que la moyenne à long terme, mais la fréquence des canicules extrêmes augmente et ce sont ces températures extrêmes qui affectent le plus les populations et les autres formes de vie sur notre planète, a-t-il ajouté.

(©AFP / 15 janvier 2013 20h28)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

CRI D’INDIGNATION: SAUVONS LA TRIBU KAYAPO DE L’EXTINCTION…VITE « QUE CETTE IMAGE FASSE LE TOUR DU MONDE »

Cri d’indignation :

Sauvons la tribu Kayapo de

l’extinction… Vite !

CRI D'INDIGNATION: SAUVONS LA TRIBU KAYAPO DE L'EXTINCTION...VITE

 » Que cette image fasse le tour du monde »
J’ai beaucoup plus de respect pour un Guerrier qui protège la Vie – pour nous, pour nos enfants, nos petits enfants et pour les générations futures – que pour une civilisation superficielle et ses intérêts personnels.

Pendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la vie des célébrités, le Chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire nouvelle de sa vie : Dilma, le nouveau président du Brésil, a donné son approbation pour la construction d’une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grande au monde).

C’est la sentence de mort pour tous les peuples vivant près du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La destruction de l’habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits !

J’ai honte de faire partie de cette « culture occidentale », lorsque l’on regarde la réaction du Chef de Tribu des Kayapo lorsqu’il apprend la décision – son geste d’impuissance devant l’avance du progrès du capitalisme, une civilisation moderne qui n’a aucun respect pour les cultures différentes de la leur…

Mais nous savons qu’une image vaut mille mots: elle montre le véritable prix à payer pour notre « qualité de vie ».

Faîtes passer et rendez-vous sur:

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2013 |5 Commentaires »

LA VIE DE CELLES ET CEUX NE(E)S ENTRE 1935 ET 1960. UN CARNET DE VOYAGES SUR L’ÎLE DE BREHAT (Nicole GAUROY)

LA VIE DE CELLES ET CEUX

NE(E)S ENTRE 1935 ET 1960

(Nicole GAUROY)

LA VIE DE CELLES ET CEUX NE(E)S ENTRE 1935 ET 1960. UN CARNET DE VOYAGES SUR L'ÎLE DE BREHAT (Nicole GAUROY) dans REFLEXIONS PERSONNELLES brehat

Carnet de voyages sur l’île de Bréhat

fichier pps VIE_entre_1935et1960_sur_photos_ile-_Cl

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2013 |1 Commentaire »

BIENVENUE A UNE ERE NOUVELLE (Oscar FORTIN / humanisme.blogspot.ca)

Bienvenue à une ère nouvelle

BIENVENUE A UNE ERE NOUVELLE (Oscar FORTIN / humanisme.blogspot.ca) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mystiques-fecirctent-mexique-entreacutee-dans-egravere-nouvelle

(Oscar FORTIN)
Au cours des derniers jours, j’ai eu l’occasion d’entendre des représentants et représentantes du peuple Maya à travers les émissions de teleSURtv.net. Certains faisaient référence à des colloques, organisés par diverses associations, sur la fin du calendrier Maya, sans qu’aucun représentant du peuple Maya n’ait été invité à y prendre la parole pour en expliquer le sens profond. Ils trouvaient cela plutôt curieux que les principaux intéressés ne soient pas au nombre des intervenants.

Par contre, les Mayas organisèrent au Guatemala, en Bolivie et au Pérou, des rassemblements pour expliquer ce que signifiait pour eux la fin de ce calendrier. À quelques nuances près, ils présentèrent cette fin de calendrier, non pas comme la fin du monde, mais comme la fin d’une ère, caractérisée par la discrimination, le sectarisme, l’individualisme et le despotisme. Pour eux, l’ère nouvelle s’ouvre sur un paradigme nouveau, caractérisé par la paix et la solidarité entre les peuples. Une ère où il y aura un plus grand respect de la mère terre et une meilleure reconnaissance de ceux et celles qui l’habitent et en vivent.

Vu sous cet angle, le 21 décembre 2012 donne le point de départ à un nouveau cycle de l’Humanité la conduisant vers de nouveaux sommets.

Teilhard de Chardin, ce paléontologue du siècle dernier, écrivait déjà ceci, dans les années 1950 dans son livre « Le phénomène humain ». Je me permets d’en extraire quelques passages qui rejoignent les préoccupations d’aujourd’hui.

« L’Issue du Monde, les portes de l’Avenir, l’entrée dans le superhumain, elles ne s’ouvrent en avant ni à quelques privilégiés, ni à un seul peuple élu entre tous les peuples ! Elles ne céderont qu’à une poussée de tous ensemble, dans une direction où tous ensemble peuvent se rejoindre et s’achever dans une rénovation spirituelle de la Terre (…) Pas d’avenir évolutif à attendre pour l’homme en dehors de son association avec tous les autres hommes… » p.245-246

“Il se peut que, dans ses capacités et sa pénétration individuelles notre cerveau ait atteint ses limites organiques. Mais le mouvement ne s’arrête pas pour autant. De l’Occident à l’Orient, l’Évolution est désormais occupée ailleurs, dans un domaine plus riche et plus complexe, à construire, avec tous les esprits mis ensemble – l’Esprit. – Au-delà des nations et des races, la prise en bloc, inévitable et déjà en cours, de l’Humanité.” id. p.280

“Quelque chose…. s’accumule irréversiblement de toute évidence et se transmet, au moins collectivement, par éducation, au fil des âges…. … Un courant héréditaire et collectif de réflexion s’établit et se propage : l’avènement de l’Humanité à travers les Hommes.” id. p.175

Celui qui a projeté la trajectoire de l’évolution de l’univers, en faisant interagir matérialité, énergie et intériorité à travers des millions d’années, en était arrivé à l’émergence de la biosphère, cycle de la vie primaire conduisant inévitablement à la noosphère, celle de l’esprit et de l’intériorité. Il stigmatisait ainsi l’étape que nous vivons comme un lieu de passage obligé et nouveau :

« Ce qu’il peut y avoir de plus révélateur pour notre Science moderne c’est d’apercevoir que tout le précieux, tout l’actif, tout le progressif contenu originellement dans le lambeau cosmique d’où notre monde est sorti, se trouve maintenant concentrés dans la ‘couronne’ d’une Noosphère ». Id. p 180

Cette vision de Teilhard se retrouve dans une autre formulation d’un des hommes les plus brillants du siècle dernier, Albert Einstein. Dans un article écrit en 1949, pour Monthly Review, il fait ressortir les deux pôles fondamentaux qui font de l’homme un être à la fois solitaire et social.

« Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social, il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société ».

Poursuivant sa réflexion en la précisant davantage, Albert Einstein, explique ce qui constitue pour lui la crise de notre temps.

« Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance de la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société ».

Les propos de Teilhard de Chardin et ceux d’Albert Einstein ne jettent-ils pas un éclairage particulier sur les temps que nous vivons et sur cette nouvelle ère qui s’amorce ?

En effet, n’assistons-nous pas, en dépit de toutes les apparences, au renversement de l’influence des pôles ?

L’ordre du monde, établi pour répondre en priorité aux besoins égoïstes des sociétés de consommation et, à l’intérieur de celles-ci, de ceux qui en tirent les ficelles, n’est-il pas à un tournant de son histoire ?

En dépit et à cause des guerres menées par les sociétés industrialisées pour assurer la protection de leurs intérêts économiques n’y a-t-il pas une nouvelle solidarité qui se développe chez ceux qui en sont exclus ?

Cette transition, et c’est là le signe des temps, ce sera moins le passage d’un empire à un autre, comme l’histoire nous y a habitué, mais le passage du vieil homme, de l’homme solitaire, individualiste et matérialiste à un homme nouveau, à l’homme solidaire, porté par la conscience et l’intériorité.

Une réflexion, inspirée par les Mayas et alimentée par ces deux grands scientifiques du siècle dernier, Teilhard de Chardin et Albert Einstein.

Oscar FORTIN

Québec, le 21 décembre 2012

http://humanisme.blogspot.ca/2012/12/bienvenue-une-ere-nouve…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LETTRE OUVERTE DE NEUF PRIX NOBEL DE LA PAIX AUX DIRIGEANTS DU MONDE (Réseau Sortir du Nucléaire)

Lettre ouverte de neuf Prix Nobel de la Paix

aux dirigeants du monde

26 avril 2011

LETTRE OUVERTE DE NEUF PRIX NOBEL DE LA PAIX AUX DIRIGEANTS DU MONDE (Réseau Sortir du Nucléaire) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima_galleryphoto_paysage_std

Lettre adressée aux dirigeants du monde par 9 Prix Nobel de la Paix dans les premiers mois de la catastrophe de Fukushima et pour le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

En ce 25ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine – et plus de deux mois après les gigantesques tremblement de terre et raz-de-marée qui ont dévasté le Japon – nous, soussignés et lauréats du Prix Nobel de la Paix, vous demandons d’investir dans un futur plus sûr et plus pacifique en vous engageant pour favoriser les sources d’énergie renouvelable. Il est temps de reconnaître que le nucléaire n’est pas une source d’énergie propre, ni sûre, ni économiquement abordable.

Nous sommes extrêmement inquiets de voir que la vie des Japonais est menacée par la radioactivité dispersée dans l’air, l’eau et la nourriture suite à la panne qui a eu lieu à la centrale nucléaire de Fukushima. Nous sommes fermement convaincus que si le monde cesse d’utiliser l’énergie nucléaire, les générations futures des peuples du monde entier – et en particulier les Japonais qui ont déjà trop souffert – connaîtront une vie plus pacifique et plus sûre.

« Vingt-cinq ans après Tchernobyl, il y a des gens qui affirment que les choses s’améliorent. Je ne suis pas d’accord », c’est ce que dit Mykola Isaiev, qui fut l’un des liquidateurs de Tchernobyl (les personnes qui contribuèrent à nettoyer le site).

« Nos enfants sont malades parce qu’ils ont mangé des aliments contaminés et notre économie est anéantie. » Isaiev ajoute qu’il peut se mettre à la place des liquidateurs qui travaillent actuellement au Japon. Comme lui, ils ne mettaient probablement pas beaucoup en question la sûreté nucléaire.

Entendez ce que déclare un commerçant de Kesennuma, l’une des villes de la côte Nord-Est ayant subi de plein fouet le tsunami : « Ces radiations sont quelque chose d’absolument effrayant. C’est bien pire qu’un tsunami. Un tsunami, ça se voit. Mais ça, on ne peut pas le voir ».

La triste réalité, c’est que la crise radiologique qui frappe actuellement le Japon peut se produire à nouveau dans d’autres pays, comme elle s’est déjà produite à Tchernobyl en Ukraine à l’époque soviétique (en 1986), à Three Mile Island aux États-Unis (en 1979) ainsi qu’à Windscale/Sellafield au Royaume-Uni (en 1957).

Les accidents nucléaires peuvent être engendrés – et le sont effectivement – par des catastrophes naturelles – comme un tremblement de terre ou un raz-de-marée – ainsi que par des erreurs et négligences humaines. Dans le monde entier, les gens craignent aussi l’éventualité d’attentats terroristes dirigés contre des centrales nucléaires.

Mais la radioactivité ne doit pas seulement nous inquiéter en cas d’accident nucléaire. Chaque étape de la chaîne du combustible nucléaire relâche de la radioactivité, à commencer par l’extraction de l’uranium ; ensuite, cela continue durant des générations car les déchets nucléaires contiennent du plutonium qui restera toxique pendant des milliers d’années. Malgré des années de recherche, les pays ayant un programme nucléaire, à l’instar des États-Unis, ont échoué à relever le défi que constitue la recherche d’un stockage sûr et sécurisé du combustible nucléaire « usagé ». En attendant, des déchets nucléaires supplémentaires sont produits chaque jour.

Les partisans de l’énergie nucléaire doivent affronter le fait que les programmes nucléaires civils fournissent les matières nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires. C’est bien là la préoccupation sous-jacente face au programme nucléaire iranien. Tandis que, pour continuer dans la voie de l’énergie atomique, l’industrie nucléaire préfère ignorer cette énorme menace, celle-ci ne disparaît pas du simple fait qu’on la minimise ou qu’on l’ignore.

Nous devons également nous confronter à la dure réalité économique de l’énergie nucléaire. Dans une économie de libre marché, le nucléaire ne rivalise pas avec les autres sources d’énergie, tout simplement parce qu’il n’en a pas la capacité.

L’énergie nucléaire est un choix énergétique au coût exorbitant, qui est en général payé par les contribuables. L’industrie nucléaire a reçu des subventions considérables – l’argent des contribuables, donc – de la part des gouvernements, qui ont apporté leur garantie pour le financement de la construction des centrales, pour limiter la responsabilité des opérateurs en cas d’accident et assumer les coûts sanitaires et de dépollution. Il ne tient qu’à nous d’utiliser cet argent public d’une manière plus responsable en l’investissant dans les nouvelles sources d’énergie.

Il y a actuellement plus de 400 réacteurs nucléaires à travers le monde – dont un grand nombre se trouve sur des sites à haut risque de catastrophes naturelles ou de bouleversements politiques. Ces centrales fournissent moins de 7 % de la consommation mondiale d’énergie. En tant que dirigeants du monde, vous pouvez travailler ensemble afin de remplacer cette petite quantité d’énergie d’origine nucléaire par d’autres sources d’énergie facilement disponibles, très sûres et économiquement abordables, pour nous engager vers un avenir sans carbone ni nucléaire.

Il nous est impossible d’empêcher de se produire les catastrophes naturelles comme celle qui vient d’avoir lieu au Japon, mais ensemble nous pouvons faire de meilleurs choix quant à nos sources d’énergie.

Nous sommes en mesure d’abandonner les combustibles fossiles ainsi que l’énergie nucléaire et d’investir dans une révolution des énergies propres. Ce changement est déjà en marche. Ces cinq dernières années, à l’échelle mondiale, l’éolien et le solaire ont produit plus d’énergie que les centrales nucléaires. Les revenus mondiaux provenant du solaire, de l’éolien et des autres sources d’énergie renouvelable ont bondi de 35 % en 2010. Investir dans ces énergies renouvelables sera également créateur d’emplois.

Les sources d’énergie renouvelable sont l’une des clés majeures pour un avenir pacifique. C’est pourquoi on trouve tant de gens à travers le monde – et spécialement les jeunes – qui s’engagent déjà de leur propre initiative dans cette transition, sans attendre que les gouvernements agissent en ce sens.

En s’engageant pour un avenir sans nucléaire et faiblement émetteur de carbone, les États pourront s’associer et renforcer le mouvement mondial, grandissant et de plus en plus influent, de citoyens qui rejettent la prolifération nucléaire et soutiennent les énergies renouvelables. Nous vous demandons de vous joindre à eux pour transmettre un héritage fort qui assurera la vie et la protection non seulement des générations futures mais aussi de notre planète elle-même.

Cordialement,

Betty Williams, Irlande (Prix Nobel 1976) 
Mairead Maguire, Irlande (Prix Nobel 1976) 
Rigoberta Menchu Tum, Guatemala (Prix Nobel 1992) 
Jody Williams, États-Unis (Prix Nobel 1997) 
Shirin Ebadi, Iran (Prix Nobel 2003) 
Wangari Maathai, Kenya (Prix Nobel 2004) 
Archevêque Desmond Tutu, Afrique du Sud (Prix Nobel 1984) 
Adolfo Perez Esquivel, Argentine (Prix Nobel 1980) 
Président Jose Ramos Horta, Timor oriental (Prix Nobel 1996)

Traduit de l’anglais au français par Laurienne Mazure et Xavier Rabilloud pour le Réseau « Sortir du nucléaire ».

- Lire le texte original de la lettre, en anglais

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

SURPRENANTE SIMULATION D’ACCIDENT LE 18 DECEMBRE 2012 A LA CENTRALE NUCLEAIRE DE DAMPIERRE EN BURLY (Claude-Marie VADROT / politis.fr)

Surprenante simulation d’accident le 18

décembre 2012

à la centrale nucléaire de Dampierre en Burly

SURPRENANTE SIMULATION D'ACCIDENT LE 18 DECEMBRE 2012 A LA CENTRALE NUCLEAIRE DE DAMPIERRE EN BURLY (Claude-Marie VADROT / politis.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES la-centrale-nucleaire-francaise-de-dampierre_3921_w460

(Claude-Marie VADROT / politis.fr)

Mardi 18 décembre 2012, la déjà bien vieille centrale de Dampierre en Burly a été l’objet, explique EDF, d’un« exercice grandeur nature » pour un accident nucléaire.

Tellement « grandeur nature » que les autorités expliquent que cette simulation basée sur d’importants rejets d’éléments radioactifs dans l’atmosphère ne concernera que… 340 personnes habitant dans un rayon de…deux kilomètres. L’exercice évitera soigneusement la petite ville de Dampierre en Burly, toute proche, qui en compte 1400. Tout comme la commune de Nevoy et ses 1200 résidents et celle de Gien, 15 000 personnes. Ces deux agglomérations dont la zone urbaine comptent 24 000 habitants et sont toutes les deux à l’Ouest des quatre réacteurs de la centrale, c’est à dire dans la zone que la radioactivité toucherait en quelques minutes.

« Le pire est prévu, explique le directeur de la centrale à la presse locale, afin que l’entraînement apporte le maximum de solutions à un maximum de situations ». Déclaration qui relève de la désormais célèbre langue de bois, approuvée par les syndicats, pratiquée depuis des lustres par les responsables d’EDF. Lesquels, par exemple, n’ont toujours pas expliqué pourquoi et comment un salarié de la centrale a été contaminé le 29 novembre 2012.

Les responsables d’EDF, avec cet exercice pour lequel seulement une part négligeable des populations sera concerné, cherchent une nouvelle fois à persuader les habitants de la région qu’un éventuel accident aurait des conséquences limitées et que la radioactivité s’arrêtera sagement là où ils l’ont décidé.

Ce qui ne correspond évidemment à aucune réalité météorologique. Tous les accidents ou incidents du passé, et pas seulement à Fukushima, à Three Miles Island et à Tchernobyl, ont amplement démontré trois choses.

D’abord que le déroulement d’un accident est imprévisible dans son développement, ensuite que la radioactivité n’obéit pas aux prudences des prophètes du nucléaire et enfin que les rejets éventuels concernent aussi les cours d’eau qui refroidissent en permanence les réacteurs. C’est à dire la Loire pour Dampierre, Loire qui devrait notamment charrier elle aussi des éléments radioactifs vers Orléans sans qu’il soit possible de les arrêter. Dans ce cas d’école destiné à rassurer et à prouver que l’accident nucléaire n’est pas plus dangereux qu’un simple accident industriel, les responsables de la centrale et d’EDF, contribuent à banaliser le fonctionnement d’une centrale.

Quand la sirène de Dampierre s’est déclenchée mardi à 9 heures, les 340 habitants officiellement concernés ont été prévenus par téléphone, ce qui serait impossible pour les 24 000 autres se trouvant dans le cône de dispersion de la radioactivité en cas d’accident réel. Les routes d’accès à la zone restreinte définie pas les autorités, ont été barrées par les gendarmes. Lesquels, dans une réalité menaçante, ne seraient même pas équipés d’un matériel leur permettant d’échapper au danger. Quant aux autres, ils attendront le véritable accident pour savoir quoi faire. Ils pourront toujours s’occuper à chercher fébrilement les fameuses pastilles d’iode qui n’ont pas été distribuées depuis des années dans tout le canton. Ils pourront toujours appeler le 800 201 299 ou le 02 38 62 48 48 pour manifester leur mécontentement devant cette simulation dérisoire…

D’ailleurs, comme il ne faut pas effrayer les abonnés à EDF, les gendarmes ont reçu comme instructions de ne pas s’opposer à la circulation avec leurs barrages. Ils ont fait simplement de la figuration… Alors que chacun sait qu’en cas d’accident, même limité, l’annonce de l’accident entraînerait instantanément un embouteillage monstre provoqué par les habitants pressés de fuir et d’aller récupérer leurs enfants dans les écoles. D’autant plus que les spécialistes de la cellule de crise installée à Fontenay aux Roses dans la banlieue parisienne, ne sont toujours pas d’accord sur la conduite à tenir : se calfeutrer dans les maisons ou fuir le plus rapidement possible en espérant échapper au nuage dangereux.

Il serait plus logique, pour EDF et surtout pour les habitants, de ne pas s’opposer plus longtemps à la fermeture de cette centrale vieillissante qui a été à plusieurs reprises rappelée à l’ordre pour ses manquements à la sécurité. Que celle ci concerne ses salariés ou les intérimaires de plus en plus nombreux.

Il serait plus honnête également qu’EDF renonce au chantage au chômage qui serait provoquée par la fermeture, alors que le démantèlement d’une telle installation donnera du travail aux ingénieurs, aux techniciens et aux ouvriers d’EDF pour au moins une quarantaine d’années….

Claude-Marie VADROT (politis.fr)

PS:

Au fait, si comme les augures nucléaires l’affirment et le répètent, l’accident est impossible, pourquoi se donner du mal à faire semblant d’en simuler un ?

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info)

Le coût environnemental et social

LE COÛT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES TABLETTES ELECTRONIQUES ET SMARTPHONES (Anaelle SORIGNET / notre-planete.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES tablette_numerique

des tablettes électroniques et smartphones

tablette_numerique
iPad © C. Magdelaine / notre-planete.info

La dématérialisation[1] est souvent présentée comme la solution à la déforestation, à la destruction des milieux, etc. parce qu’elle permet de remplacer le support papier par des supports numériques. Pourtant, ces supports numériques sont eux bien matériels, et leur fabrication entraîne souvent l’abattage d’arbres ou la dégradation des écosystèmes sur les lieux d’exploitation des matières premières. Il apparaît donc comme légitime de s’interroger sur l’empreinte écologique du high-tech, ses modes de production et la manière dont on le consomme.

L’exploitation d’étain à Bangka:

Une activité désastreuse pour l’homme et l’environnement

L’ONG de défense de l’environnement Les Amis de la Terre a enquêté durant plusieurs mois sur l’île de Bangka en Indonésie où se trouvent des exploitations de mines d’étain. Elle a publié en novembre 2012 un rapport intitulé « Mining for smartphones : le véritable coût de l’étain ».

L’association condamne les pressions croissantes qui s’exercent sur les ressources mondiales de métaux, notamment celles d’étain, matériau qui entre dans la composition de nombreux produits high-tech et notamment des smartphones[2].

L’exploitation des mines à Bangka a causé des dégâts environnementaux importants : 65% des forêts et plus de 70% des récifs coralliens auraient été affectés, selon Pie Ginting, directeur de campagne des Amis de la Terre Indonésie, et l’accès à l’eau potable est devenu problématique sur l’île, à cause de la contamination des rivières par les déchets miniers.

Les Amis de la Terre se mobilisent donc pour que les grandes entreprises assurent une production responsable à tous les niveaux de la chaîne, et ne s’appuient pas sur des exploitations dangereuses pour les populations locales.

L’ONG demande à l’Union Européenne que des réglementations soient mises en place pour obliger les entreprises à rendre publique la liste des ressources qu’elles utilisent pour la fabrication de leurs produits, ainsi que les impacts environnementaux et sociaux qui y sont associés.

Multiplication des produits high-tech et raccourcissement de

leur durée de vie:

Une mauvaise configuration pour l’avenir

L’exemple de Bangka interroge l’utilité de ces technologies, considérant leurs impacts environnementaux. Chaque mois de nouveaux équipements électroniques sortent sur le marché, s’ajoutant à la gamme des traditionnels télévisions et téléphones : tablettes, smartphones, écrans plats, cadres numériques…

La miniaturisation exige des matériaux rares (coltan, lithium, étain…) dont l’exploitation entraîne déforestation, destruction, massacre d’animaux et pollution durable d’écosystèmes.

À cela s’ajoute le problème de l’obsolescence dite « programmée » des objets : rarement réparés – parce que c’est impossible (batterie soudée, etc.), trop complexe ou parce que ça ne vaut pas le coup économiquement – ils sont généralement délaissés au profit de nouveaux produits prétendument plus performants.

Or, la filière recyclage du high-tech n’est pour ainsi dire pas au point. Ces modes de production et de consommation génèrent donc un gaspillage de ressources, une quantité importante de déchets qui ne sont ni valorisés ni réutilisés, et une augmentation des pressions sur les ressources rares alors qu’il s’est vendu en 2011, 93 millions de smartphones pour Samsung et 95 millions pour Apple.

Heureusement, des alternatives existent pour ne pas encourager la logique consumériste, un luxe que nous ne pouvons aujourd’hui plus nous permettre.

En matière de produits high-tech, la sobriété devrait être privilégiée, dans la mesure où la fabrication de ces produits entraîne des dégâts critiques. Il est toutefois difficile pour le consommateur de faire les bons choix : en témoigne la sortie de l’i-Phone 5, dont le chargeur est incompatible avec tous les produits Apple précédents.

Malgré tout, la réparation (lorsqu’elle est possible), le don et la revente permettent de donner une seconde vie à nos objets et ainsi de réduire notre empreinte écologique. Sans oublier de nous interroger sur la pertinence de l’acte d’achat : en avons-nous vraiment besoin ?

Même les écoles s’équipent de tablettes numériques

Le développement rapide et massif des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) a radicalement modifié nos sociétés. Le quotidien ne cesse de changer au gré des nouveaux produits qui font leur apparition sur le marché.

Le bouleversement introduit par la démocratisation d’Internet en est la preuve évidente. La société évolue donc avec ses technologies, et après les entreprises, les industries, les médecins, l’administration, etc. ce sont les écoles qui se dotent de matériel dernier cri.

Ainsi, le monde de l’éducation a longtemps été agité par la question du bienfondé de l’évolution de l’école vers le numérique. Dernier débat en date, celui d’équiper chaque élève d’un iPad (tiens, tiens…) pour faciliter l’apprentissage.

Selon son fabriquant, Apple, qui a organisé en janvier dernier une conférence intitulée « Reinventing Textbooks[3] », des manuels interactifs (avec photo, vidéo, audio…) permettraient une meilleure pédagogie et donc une meilleure qualité d’enseignement.

Plusieurs études menées sur l’efficacité des tablettes seraient arrivées à la conclusion que les enfants apprennent mieux sur les supports numériques, car ils offrent un enseignement plus personnalisé.

Pourtant, nombreux sont les enseignants ou les parents d’élèves qui s’interrogent sur l’utilité des tablettes à l’école. Pourquoi démocratiser un équipement individuel aussi coûteux alors que les suppressions de poste se sont multipliées ces dernières années, surchargeant les classes et privant beaucoup d’élèves d’un suivi pédagogique adéquat ?

L’iPad est initialement conçu avec beaucoup de fonctions récréatives qui pourraient distraire l’élève si elles ne sont pas bloquées. La tablette est-elle un gadget ou un véritable support pédagogique ? L’équipement en iPad est-il le résultat d’un lobbying bien organisé ou une opportunité pour l’éducation ? L’utilisation prolongée de tablettes à des fins d’apprentissage induit des risques pour la vue des élèves, bien que ce point fasse débat chez les ophtalmologistes.

Il demeure que les enfants et adolescents d’aujourd’hui sont en permanence sur-connectés et sur-stimulés par des informations venant de toutes parts (Internet, télévision, téléphone portable et maintenant tablettes). Il est donc légitime de s’interroger sur la nécessité d’introduire un nouvel écran à l’école.

Enfin, d’un point de vue économique, l’enseignement numérique reste pour l’heure bien plus cher que l’enseignement « classique », puisqu’une tablette coûte environ 500 euros.

Le glissement de l’école vers le numérique comporte donc le risque d’une éducation à deux vitesses, entre ceux qui pourraient se payer une tablette et ceux qui ne pourraient pas. Qui plus est, les produits sont obsolètes au bout de seulement quelques années : comment l’école pourra-t-elle assumer de tels coûts économiques, mais aussi environnementaux, alors qu’elle est censée éduquer les enfants au respect de l’environnement ? Se pose également la question de la formation des enseignants, indispensable pour assurer une utilisation optimale des nouvelles technologies.

De plus, les établissements scolaires se dotent de plus en plus de Tableaux Numériques Interactifs (TNI) et les enfants de boîtiers électroniques pour remplacer une simple ardoise : est-il vraiment nécessaire d’y rajouter des iPad, que beaucoup pourraient bien se voir offrir à Noël, et probablement pas dans une optique pédagogique ?

Le risque de doublon et de confusion sur le rôle de la tablette est à prendre en compte.

Notes:

  1. La dématérialisation est la transformation de supports d’informations matériels (souvent des documents papier) en fichiers informatiques.
  2. Téléphone mobile disposant aussi des fonctions d’un assistant numérique personnel. Il est doté d’un écran tactile et/ou d’un clavier azerty, et permet notamment de naviguer sur Internet, de consulter son courrier électronique, etc.
  3. Littéralement, réinventer les manuels scolaires.

Sources:

Auteur:

avatar

Anaelle Sorignet / notre-planete.info - Tous droits réservés

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 décembre, 2012 |Pas de commentaires »
123456

consultationjuridique |
mediatorspot |
femmebattueencolere |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tribulationsdepsys
| Bonjour d'Algérie Sou...
| kabylia2007