DES DECHETS RADIOACTIFS VENANT DE CHINE DECOUVERTS AU PORT D’ALGER (AFP)

Des déchets radioactifs venant de Chine

découverts au port d’Alger

DES DECHETS RADIOACTIFS VENANT DE CHINE DECOUVERTS AU PORT D'ALGER (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES sigle-radioactif

ALGER – Des déchets radioactifs en provenance de Chine ont été découverts au port d’Alger et les responsables de ce trafic feraient partie d’un réseau international qui disperse ces substances sur le continent africain, a rapporté jeudi 16 mai 2013 le quotidien francophone Le Soir d’Algérie.

Les déchets radioactifs sous forme de roches ont été découverts le 9 avril 2013 par les douaniers du port d’Alger. Ils étaient stockés dans trois conteneurs de vingt pieds en provenance de Chine, a indiqué Le Soir d’Algérie.

Les douaniers ont signalé avoir découvert des pierres de différentes tailles et de différentes couleurs. Les analyses réalisées sur des échantillons ont confirmé le caractère radioactif de ces roches, selon le journal.

Les trois conteneurs ont été importés par un opérateur algérien. La marchandise a été chargée au port de Qingdao, en Chine, à bord du Nicolas, un navire battant pavillon antiguais, selon les premiers éléments de l’enquête cités par le journal qui précise que le navire avait fait escale à Malte avant de rallier Alger.

Le journal relève que les enquêteurs travaillent sur la piste d’un important réseau de trafic de déchets radioactifs d’envergure internationale.

Ce réseau, selon la même source, transporte puis disperse sur le continent africain des substances radioactives produites dans des pays développés.

L’origine de ces roches n’a toujours pas été déterminée mais des analyses complémentaires sont effectuées au port d’Alger, a rapporté le journal.

(©AFP / 16 mai 2013 09h54)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP)

Japon:

JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa4

Faille active confirmée sous un réacteur

nucléaire à Tsuruga

TOKYO – Un des deux réacteurs d’une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi 15 mai 2013, dans un rapport final un panel d’experts de l’autorité de régulation nucléaire nippone.

Hormis en cas de nouvelles données (peu probables) venant infirmer ce jugement, le réacteur ne devrait pas obtenir l’assentiment de sûreté, ce qui interdirait son redémarrage. Le cas échéant, la compagnie Japan Atomic Power sera alors forcée d’étudier son démantèlement.

Les quatre experts mandatés par l’autorité ont procédé à des examens sous le site, études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu’elle est active.

A la suite de réunions avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l’organisme de régulation, avait déjà laissé entendre en décembre 2012 que l’autorité aurait de facto du mal à garantir la sécurité du site.

En janvier 2013 pourtant, les conclusions du panel d’experts avaient été ajournées dans le but de prolonger les débats sur ce point litigieux, la compagnie réfutant l’hypothèse d’une faille active.

Mercredi après-midi, une nouvelle réunion s’est tenue pour acter le fait que la faille devait être considérée comme active. C’est la première fois que les examens en cours sur plusieurs sites nucléaires japonais débouchent sur un tel résultat.

Les conclusions des experts vont désormais être transmises aux décisionnaires de l’autorité qui émettra un jugement définitif, a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’institution.

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l’arrêt par mesure de précaution dans l’attente de nouvelles normes de sûreté en phase finale d’élaboration et qui devraient entrer en application en juillet 2013.

Ces dispositions durcies font suite à l’accident nucléaire de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012.

Des experts sont aussi consultés sur d’autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d’Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement en opération, ayant obtenu en juin dernier l’aval de l’Etat pour être relancées pendant 13 mois.

Ils ont par ailleurs fait part de l’existence probable d’une faille active à proximité de la centrale Higashidori (nord), mais n’ont pas encore établi le rapport final, tandis que l’exploitant, Tohoku Electric Power, conteste les assertions des géologues choisis par l’autorité. Si leurs conclusions sont confirmées, la compagnie pourrait être contrainte à de nouveaux travaux de sécurisation avant une éventuelle remise en exploitation.

Des enquêtes sont aussi prévues pour trois autres sites, dont le prototype de surgénérateur de Monju, également situé à Tsuruga.

Alors qu’environ 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l’accident de Fukushima, la population nippone souhaite en majorité que s’applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

(©AFP / 15 mai 2013 11h29)

Japon:

aaaaaaaaa12 CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Les préparatifs de relance du surgénérateur

de Monju gelés de facto

TOKYO – L’autorité de régulation nucléaire du Japon a décidé mercredi 15 mai 2013 d’ordonner à l’exploitant de n’effectuer aucune manipulation destinée à la remise en service du surgénérateur atomique expérimental de Monju, tant que la gestion de sa sûreté, jusqu’ici bâclée, ne sera pas améliorée.

L’autorité va sous peu officiellement transmettre un ordre en ce sens à l’Agence Publique de l’Energie Atomique (JAEA), gérante du site.

Cette interdiction d’usage des installations, qui rend caduc le projet de réactiver Monju d’ici à mars 2014, fait suite à des enquêtes qui ont montré des négligences d’entretien.

L’exploitant n’a pas procédé dans les délais aux contrôles de sécurité périodiques de près de 10.000 des 39.000 pièces d’équipement du site, selon un récent rapport.

L’autorité exige que l’opérateur de ce prototype de surgénérateur situé à Tsuruga (ouest) modifie en profondeur ses règles d’entretien, estimant que les lois ont été transgressées à maintes reprises.

Le gendarme du secteur n’autorisera ainsi pas l’exploitant à effectuer les tâches nécessaires au redémarrage, comme le remplacement du combustible nucléaire ou le déplacement des barres de contrôle.

Le surgénérateur à neutrons rapides de Monju, qui emploie un mélange d’oxydes de plutonium et uranium (MOX), est de nouveau stoppé depuis un incident survenu en août 2010. Il venait alors tout juste d’être remis en fonction à l’essai, après 14 ans et demi d’arrêt dû à un grave accident en 1995 (fuite de sodium et incendie).

Mis en chantier en 1985, ce prototype avait été lancé en 1994 et, malgré un grand nombre d’avaries et les arrêts prolongés, l’exploitant pensait qu’il pourrait être pleinement opérationnel d’ici à mars 2014, un objectif désormais absolument irréaliste.

La survenue en mars 2011 de l’accident de Fukushima a en outre entraîné une réorganisation de la réglementation des installations nucléaires dont pâtit aussi Monju, d’autant qu’il fait en plus l’objet d’enquêtes géologiques en raison de craintes de présence de faille active.

(©AFP / 15 mai 2013 05h32)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2013 |1 Commentaire »

OMERTA SUR LES BOUES ROUGES DE LA CIOTAT (Françoise DEGERT / http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-degert))

OMERTA sur les boues rouges à La Ciotat

(Françoise DEGERT)

Le Parc National des Calanques a profondément divisé La Ciotat (Bouches-du-Rhône, 34 000 habitants), du projet à sa création en mars 2012. Partisans et opposants s’y sont affrontés, au point de fissurer la droite à la tête de la municipalité. La pression semblait retombée lorsqu’une poignée de Ciotadens découvrent que l’usine d’alumine de Gardanne déverse ses boues rouges dans la décharge du Mentaure. Le Comité Ecologique de La Ciotat est alerté.

Le secret était bien gardé même si l’ampleur du dépôt aurait fini par se voir, vu la noria de camions transportant ces déchets industriels dans la décharge d’ordures ménagères du Mentaure. Située à 270 mètres d’altitude, la décharge surplombe, d’un côté, La Ciotat et son réservoir d’eau, de l’autre, la ville de Cassis…

Involontairement, c’est la conférence de presse du 9 novembre 2012 organisée par les députés Verts Européens, José Bové et Michèle Rivasi, qui a mis le feu aux poudres. Entourés d’associations écologistes et de journalistes, ils ont solennellement réclamé qu’il soit mis un terme au déversement de boues rouges… en mer, en 2013, soit deux ans avant le terme prévu (31 décembre 2015). Mais pas un mot sur les boues rouges déversées sur terre. Représentant le Comité Ecologique de La Ciotat, Béatrice de Crozet, qui fut à la pointe du combat contre le Parc National, les informe que les boues rouges sont maintenant déversées sur la décharge du Mentaure, photos à l’appui. « Si les boues sont toxiques en mer, elles le sont aussi sur terre », dit-elle. Les écologistes pro-parc tombent des nues et les ennemis d’hier se sont alliés contre les boues rouges déversées sur terre et en mer. Dans la ville, plus personne n’ignore le problème, les élus et le Parc National des Calanques sont informés.

Fabrique du consentement

Briser le silence n’est pas une mince affaire, les poids lourds de l’industrie ont la manie du secret. Loin d’informer, les industries « communiquent », embellissent leur rôle, tordent le cou à la réalité. Et les pouvoirs publics leur emboîtent le pas. Le rejet des boues rouges dans la Méditerranée est un cas d’école. Dans les années 60, l’usine Pechiney de Gardanne ne savait plus où déverser les boues rouges sur terre. Les sites de Mangegarri et d’Encorse étaient saturés. À l’époque, la production d’aluminium battait son plein. Pechiney a tout de suite proposé d’envoyer ses rejets en mer, un choix d’autant plus judicieux qu’il lui revenait… 15 fois moins cher.

L’établissement a facilement convaincu les politiques, y compris les communistes (1), du bienfait de son projet. Il y a bien eu quelques réticences du côté de la population, notamment des pêcheurs de Cassis et de La Ciotat. Pour apaiser leur colère, Pechiney a fait intervenir le commandant Cousteau dans les années 60 au côté de quelques scientifiques amis. Ce dernier n’a pas hésité à envoyer ses plongeurs dans les rejets pour faire croire à l’innocuité des boues rouges en mer (2). Jusqu’au choix des mots, rien n’a été épargné pour la fabrique du consentement. Ainsi, pendant cinquante ans, Pechiney a systématiquement remplacé les « boues rouges » par la terminologie « rejets inertes ». Ce jeu sémantique a laissé des traces dans quelques esprits et perdure aujourd’hui. C’est le cas de Denise Bellan-Santini, l’Autorité Scientifique du Parc National des Calanques nommée par le préfet, qui ne voit que des « rejets inertes » en s’appuyant sur les conclusions du Comité Scientifique de Suivi (CSS) (3).

Auto-contrôle par l’industrie

Ce comité, créé par arrêté préfectoral (24 mai 1994) est toujours présidé par Jean-Claude Dauvin depuis sa création en 1995. Constitué de scientifiques et d’ingénieurs désignés par le préfet, il commande des études, fournit des rapports. Tous les frais sont financés par l’usine, conformément à la loi de 1976 sur les installations classées. Son indépendance est régulièrement mise en cause, mais Henri Thomas, le directeur de l’usine ALTEO (autrefois Pechiney, puis Rio Tinto-Alcan), soutient l’impartialité de ses membres car « ils ne sont pas payés par l’usine. Seuls leurs frais de déplacement sont remboursés. Soit une dépense totale de 7 à 10 000€ par an ».

En fait, le Comité Scientifique de Suivi s’apparente à un véritable service environnement de l’établissement dont il a partagé les soubresauts jusqu’à son rachat par HIG, un fonds d’investissement américain.

Le comité applique strictement le cadre des études fixé par l’arrêté préfectoral. Il se charge de l’évaluation, l’inspecteur des installations classées vérifie ensuite que les normes ne sont pas dépassées. Les études portent essentiellement sur les rejets en mer. Pour les rejets sur terre, seule leur radioactivité est vérifiée. Le comité a engagé quatre campagnes en mer. Le rapport de la dernière (2012) n’est toujours pas publié. Ses conclusions n’ont pas varié. Selon Jean-Claude Dauvin, il n’y a pas eu « d’évolution temporelle significative de l’écotoxicité » de 1997 à 2007, ni « de risques sanitaires liés à la consommation de poissons », pas davantage de « risque cumulé pour les éléments chimiques quantifiés », bref, il n’a « pas été possible (…) de mettre en évidence une incidence directe des résidus inertes sur les peuplements, pouvant traduire un effet toxique particulier » (communiqué de Jean-Claude Dauvin du 25/7/2012). Selon le Comité Scientifique de Suivi, les boues rouges sont toujours des « résidus inertes ».

Silence de plomb

OMERTA SUR LES BOUES ROUGES DE LA CIOTAT (Françoise DEGERT / http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-degert)) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa6

Cette affirmation est contredite par de nombreuses études scientifiques au protocole bien établi, pour être vérifiables par leurs pairs. Ce que l’on ne trouve pas dans les rapports du Comité Scientifique de Suivi. L’usine détient ces études, mais seul le Comité Scientifique de Suivi y a accès, elles sont introuvables pour le public. En voici quelques unes résumées. En 1991, des études commanditées par l’IFREMER (Toulon – La Seyne s/m) sur les rejets de l’usine Pechiney de Gardanne ont rapporté que « des échantillons d’effluent du traitement de la bauxite pouvaient induire des altérations dans le développement embryonnaire et dans la fécondation de l’oursin de mer Paracentrotus lividus ».

Dans une seconde phase, les chercheurs confirment la toxicité de l’effluent sur les embryons et le sperme des oursins. Une toxicité d’autant plus forte que les particules sont fines. Et les dommages provoqués par l’effluent se transmettent à la descendance. En 1992, des expériences conduites par la même équipe démontrent la toxicité des boues à la sortie de l’usine et celles qui ont été accumulées au fond du canyon de Cassidaigne. « Cette toxicité se manifeste aussi bien sur le développement larvaire que sur la fécondation ».

En 1993, Creocean compile plusieurs études, dont celles de 1991 et 1992, qui démontrent la toxicité des boues. Le rapport est toujours « confidentiel », inaccessible. En 1994, une autre équipe de chercheurs fait une analyse spectrométrique de la composition des boues de Gardanne.

Résultat : les boues constituent un cocktail de métaux lourds avec, par ordre décroissant, de l’aluminium, du fer, du chrome, du mercure…. « D’après ces données, le rejet sauvage des résidus de bauxite constitue un risque majeur pour l’environnement avec des conséquences néfastes sur les premières étapes de la vie… ».

À noter que l’une des dernières études scientifiques réalisée par plusieurs chercheurs du CNRS, en 2012, a disparu des écrans, même en la payant. Le résumé de « Deep-sea foraminifera from the Cassidaigne canyon : accessing the environmental impact of bauxite red mud disposal » n’apparaît qu’en partie (publiée dans le « Marine Pollution Bulletin » du 13 juillet 2012).

Comment justifier cette loi du silence ? Ces informations ne relèvent pas du Secret Défense. Elles ne relèvent pas non plus du secret de fabrication. Les informations scientifiques occultées montrent les conséquences d’une activité sur l’environnement, le vivant, avec des supçons légitimes sur la santé des humains. Elles intéressent tout un chacun. L’industrie et les pouvoirs publics n’admettent pas la controverse, c’est évident. Mais cette OMERTA pourrait bien être anti-constitutionnelle depuis que la Constitution inclut la Charte de l’Environnement dont l’article 7 donne droit à « toute personne (…) d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques ».

Boues rouges et bauxaline® , même combat

Si les rejets en mer sont inquiétants, l’épandage des boues rouges sur terre l’est tout autant. Confronté à la fin des rejets en mer, ALTEO cherche de nouveaux débouchés aux résidus, sur terre ou dans les cavités souterraines de la région. Ses ingénieurs ont commencé par mettre au point un filtre-presse afin de diminuer le volume des boues rouges en les compactant. Il en sort des résidus secs appelés bauxaline®. Reste à « valoriser » cette bauxaline®, en clair, à s’en débarrasser. Le site de Mangegarri est plein à craquer. La principale perspective réside dans les décharges d’ordures ménagères (appelées centres de stockage des déchets ultimes).

La bauxaline® servirait alors « de couverture imperméable. Après avoir isolé les déchets de l’eau, il est possible de récupérer les biogaz. Cette technique a été mise au point avec l’État » assure Henri Thomas, le directeur d’ALTEO. Les eaux rouges de ruissellement qui dévalaient le Mentaure lors des dernières pluies, les nuages de poussière rouge lorsque souffle le Mistral, ne plaident pour l’étanchéité. D’ailleurs, « l’usine a demandé aux exploitants de la décharge de recouvrir les boues rouges d’une couche de terre végétale. L’objectif est d’éviter la dispersion des particules fines par le vent » précise son directeur. Autre perspective : intégrer la bauxaline® au béton ou en faire un matériau des travaux publics. Ce dernier point n’est pas encore envisagé par le SETRA dont les guides ne portent que sur les mâchefers et les laitiers sidérurgiques. « Il n’existe pas de guide ou projet de guide relatif aux résidus de bauxite dont la bauxaline® est extraite » (4).

Radioactivité dans l’air, métaux lourds dans l’eau

bbbbbbb BOUES ROUGES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Or, les boues rouges, comme la bauxaline®, ne se contentent pas de concentrer une radioactivité supérieure à la radioactivité naturelle. Les Ciotadens en colère qui sont allés faire des relevés de radioactivité sur la décharge du Mentaure l’ont fait constater. Les boues contiennent également des métaux lourds toxiques. L’usine affirme qu’elles n’en recèleraient presque plus, ou à des doses infimes, grâce à leur lessivage. Une étude de 2002, commanditée par la Commission Européenne et le Ministère du Travail Italien, porte sur les rejets de deux usines, à Gardanne et en Sardaigne. Les chercheurs se sont rendus sur place pour prélever des échantillons de poussières et de sol dans les terrains environnant l’usine.

Première analyse : les échantillons recèlent une forte teneur en aluminium, fer, manganèse, plomb, zinc.

Deuxième test : mélangés à de l’eau de mer, les prélèvements ont eu un impact négatif sur le développement des embryons d’oursins et leur sperme. Les échantillons prélevés à l’Est de l’usine de Gardanne se sont avérés les plus toxiques, car ils se trouvaient sous les vents dominants.

L’affaire est d’autant plus sérieuse que les sols de la région sont calcaires, voire carrément karstiques. Ce qui veut dire que toute infiltration d’eau polluée atteint rapidement les sources, les rivières souterraines, voire les nappes phréatiques. Les métaux lourds de la bauxaline® suivront le même chemin, que ce soit sur les décharges d’ordures ménagères ou dans les carrières. (5) Il était même question d’entasser la bauxaline® dans les anciennes plâtrières de Roquevaire…

L’État au service des intérêts privés

Dans les conflits d’usage, l’État devrait normalement servir l’intérêt public.

Force est de constater que depuis les années 60, l’État a surtout servi les intérêts privés : en acceptant les rejets en mer au moindre coût (les effluents sont beaucoup moins taxés que les déchets), en se rangeant systématiquement du côté du Comité Scientifique de Suivi, en cachant la vérité aux yeux du public, en se gardant les études sérieuses sous le sceau de la confidentialité…

Les questions au préfet, de la part de Ciotadens et de moi même, sont restées à ce jour sans réponse.

L’État a-t-il engagé de véritables recherches sur la toxicité de la bauxaline® ?

Y a-t-il eu une étude d’impact de la bauxaline® sur l’eau de surface et l’eau souterraine ?

Y a-t-il eu une étude d’impact sur la poussière ?

Cette collusion avec le groupe industriel n’a pas stimulé la recherche d’alternatives innovantes, et ce dès le début, au moment de la splendeur du groupe Pechiney… Aujourd’hui, ALTEO, comme toute l’industrie, est soumis à une forte pression des investisseurs financiers qui attendent le meilleur retour sur investissement.

Cette collusion État-industrie pèse à l’échelon local, notamment sur le Parc National des Calanques qui a brillé par son silence, tiraillé entre quelques dirigeants opposés aux boues rouges – Danielle Milon, sa présidente, Yves Lancelot, membre du conseil d’administration ancien directeur de recherches au CNRS, et Denise Bellan-Santini, dans la ligne du Comité Scientifique de Suivi

ALTEO bénéficie toutefois d’un soutien de poids : celui du député EELV François-Michel Lambert, « à fond dans l’économie circulaire » avec son institut largement financé par l’établissement… Autrement dit, à fond dans le recyclage de la bauxaline® dans les décharges, les carrières, les plâtrières, le bâtiment, les travaux publics… Sans aucune crainte pour l’environement en général, les humains et les générations futures en particulier. (6)

Françoise DEGERT

Notes:

1 – Je peux témoigner d’un dîner mémorable avec l’ancien sénateur-maire communiste de Roquevaire, Léon David, qui soutenait le projet de déversement des boues rouges dans la mer au motif qu’il fallait préserver les emplois. Nous étions quatre, Léon et sa femme Agnés d’un côté, deux étudiantes dont moi, de l’autre. C’était en 1966. La discussion a semblé l’ébranler. Il a tout de même continué à soutenir le projet.

2- « Pechiney a financé plusieurs études visant à prouver le faible impact des rejets.A Cassis les pêcheurs rigolent encore -avec une rage contenue- de la venue de Jacques-Yves Cousteau en 1966 avec la Calypso. Chargé par l’ industriel d’apporter sa caution à I’autorisation de rejet, le commandant s’était beaucoup discrédité avec une démonstration publique où il versait des boues rouges dans un aquarium contenant quelques poissons marins, et concluait à I’innocuité des déchets, puisque les animaux semblaient n’avoir aucune réaction. Au même moment la Calypso effectuait les sondages préalables à I’installation du tuyau ». Par Robin des Bois, in « le Pastis de Pechiney », La Flèche, n°33, 1999. P2.

(3) Rapports du comité scientifique de suivi: http://www.alteo-environnement-gardanne.fr/-Publications-du-Comite-

(4) SETRA: Service d’Etudes sur les Transports, les Routes et leurs Aménagements.http://www.setra.equipement.gouv.fr/

(5). Sur les sols de la région, voir l’étude et la carte du BRGMhttp://infoterre.brgm.fr/rapports/72-SGN-394-PRC.pdf

Plus simple: http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/milieux-continentaux/eaux-s…

(6) http://www.institut-economie-circulaire.fr/search/bauxaline/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2013 |1 Commentaire »

LE BRUT AMERICAIN: UN CHOC SUR L’OFFRE DE PETROLE MONDIALE (AFP)

Le brut américain:

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Un choc sur l’offre de pétrole mondiale

PARIS – L’exploitation du pétrole non conventionnel en Amérique du nord va créer une onde de choc pour le marché pétrolier mondial, comparable dans ses effets à la hausse de la demande chinoise pour l’or noir, a jugé mardi 14 mai 2013 l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) dans un rapport.

L’Amérique du nord a déclenché une onde de choc qui se répercute dans le monde entier, a résumé la patronne de l’AIE, Maria van der Hoeven, dans un communiqué présentant ce rapport semestriel sur l’évolution du marché pétrolier.

Selon elle, l’accroissement de l’offre pétrolière mondiale menée par l’Amérique du nord, supérieure à l’augmentation de la demande, devrait aider à calmer un marché pétrolier qui était relativement tendu depuis plusieurs années.

L’AIE prévoit ainsi que la capacité de production de pétrole brut planétaire augmentera de 8,3 millions de barils par jour (mbj) entre 2012 et 2018 pour atteindre 103 mbj, des projections globalement un peu plus élevées que dans son précédent rapport semestriel. Parallèlement, la demande devrait augmenter de 6,9 mbj, à 96,68 mbj.

Selon l’agence, qui émane de l’OCDE et défend les grands pays consommateurs d’énergie, la croissance des capacités de production proviendra pour 6 mbj de pays hors Opep, et parmi ceux-ci, pour 3,9 mbj de l’Amérique du Nord.

Cela découle de l’essor de l’extraction des réserves non conventionnelles de brut aux Etats-Unis, comme le pétrole de schiste ou les réservoirs imperméables de pétrole léger exploités notamment dans le Dakota, et des sables bitumineux dans l’Ouest canadien. Leur production se développe spectaculairement depuis plusieurs années dans le sillage du gaz de schiste.

Cette montée en puissance du brut nord-américain va transformer le marché du pétrole dans les cinq prochaines années de façon aussi significative que la hausse de la demande chinoise d’or noir l’a été au cours des quinze dernières années, estime encore l’AIE.

(©AFP / 14 mai 2013 10h47)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2013 |Pas de commentaires »

GUERRE AU MALI: LETTRE OUVERTE DU MOUVEMENT NATIONAL DE LIBERATION DE L’AZAWAD

Lettre ouverte du Secrétaire Général du MNLA

GUERRE AU MALI: LETTRE OUVERTE DU MOUVEMENT NATIONAL DE LIBERATION DE L'AZAWAD dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa2

Mouvement National de Libération de l’Azawad)

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MNLA

Unité – Liberté – Justice

Lettre N°015-2013/P-CTEA

Le Secrétaire Général du MNLA, Président du CTEA À

Son Excellence, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, New York,

Son Excellence, Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Addis Abeba,

Son Excellence, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Européenne,

Son Excellence, Monsieur le Président en exercice de la CEDEAO,

Son Excellence, Monsieur le Chef de la MISMA- Bamako,

Son Excellence, Monsieur le Président de la République Française,

Son Excellence, Monsieur le Président des Etats Unis d’Amérique,

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) se félicite de tous les efforts que vos institutions respectives et vous–mêmes ne cessez de déployer en faveur de la paix et particulièrement pour trouver une issue au conflit opposant le MNLA au gouvernement de transition du Mali.

C’est pourquoi le MNLA saisit l’occasion pour vous renouveler sa confiance en vue d’un règlement pacifique, équitable et définitif de la question de l’Azawad.

1 – Négociations politiques:

Le MNLA a, à maintes reprises, tendu la main aux négociations politiques avec les autorités maliennes, et ce bien avant le déclenchement des hostilités. Le MNLA a renouvelé son offre de négociations de façon constante après la libération de l’Azawad. Depuis le mois de septembre 2012, une plate-forme de règlement politique du conflit opposant l’Azawad au Mali a été élaborée et remise au médiateur de la CEDEAO par le MNLA ainsi qu’à d’autres pays impliqués dans la recherche d’une solution négociée entre les deux parties ; toutefois, pour éviter de renouveler les échecs antérieurs (1964, 1991, 1992, 2006), le dialogue politique doit se faire sous l’égide, et avec les garanties, de la communauté internationale, de même que celles de tous les pays engagés à servir la paix.

Le MNLA rappelle qu’il demeure prêt à entamer, et dès maintenant, des négociations politiques avec les autorités maliennes de la transition, conformément aux termes de la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il est cependant utile de préciser que les négociations politiques ne semblent êtres souhaitées et recherchées que par une seule partie, le MNLA en l’occurrence. Or, il est indispensable que les autorités de transition de Bamako affichent clairement leur volonté quant à la recherche d’une véritable solution négociée.

Nous avons remarqué avec regret que le Mali, après son échec dans la sécurisation des villes qu’il occupe et son inefficacité dans la lutte contre le terrorisme, cherche à présent à attaquer les positions tenues par le MNLA. C’est pourquoi, nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur cette préoccupante question car si le Mali ouvre à nouveau les hostilités, cela anéantira les efforts déjà consentis et les résultats positifs de l’opération SERVAL. Le MNLA constate également que les appels émis jusqu’à présent par certains acteurs de la communauté internationale en faveur de la paix ne semblent pas avoir été entendus par Bamako.

Pour notre part, le MNLA assure la communauté internationale qu’il ne relancera en aucun cas les hostilités, mais il n’aura pas d’autre choix que de se défendre s’il est attaqué. Par ailleurs, le MNLA précise qu’il sera, dans ce cas, dans l’obligation de réviser ses décisions antérieures relatives à sa volonté et à son engagement à œuvrer pour une solution politique négociée avec les autorités de transition de Bamako.

Aussi, le MNLA appelle solennellement tous les pays engagés à servir la paix à ramener les autorités de transition de Bamako à la raison. Si l’armée malienne, qui serait plus utile à assurer la protection des populations civiles livrées aux exactions, en venait à attaquer les positions du MNLA, nous nous considérerions alors en légitime défense.

2- L’intégrité territoriale du Mali :

Conscient des contraintes imposées par la communauté internationale, le MNLA a reconnu l’intégrité territoriale du Mali mais constate cependant que jamais rien de significatif n’a été fait en matière de développement dans l’Azawad, et ce à la suite de multiples conflits et négociations antérieures. Le MNLA estime donc que la création d’une entité fédérale pour l’Azawad, regroupant l’ensemble de l’espace communément appelé « Nord–Mali », au sein d’un Mali réellement rénové, constitue véritablement une solution juste et durable pour le conflit qui oppose l’Azawad à Bamako depuis l’indépendance du Mali.

Par ailleurs, le MNLA rappelle encore une fois qu’il a déjà déclaré, à plusieurs reprises, dans des lettres officielles et à travers des communiqués sur son site officiel, qu’il reconnaissait les frontières internationales du Mali.

3 – Observateurs des Nations Unies :

Afin de garantir la sécurité et l’intégrité physique des azawadiens, le MNLA souhaite le déploiement immédiat des observateurs des Nations Unies sur l’ensemble du territoire de l’Azawad. L’ouverture des bureaux de l’ONU dans les régions de l’Azawad permettra le retour à la paix et sa réelle consolidation et permettra par ailleurs la réalisation effective du développement de la région.

4 – Situation humanitaire :

Un nombre important des populations de l’Azawad est actuellement réfugié dans les pays voisins : Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Algérie. D’autres populations sont déplacées à l’intérieur. Celles-ci sont dans une situation dramatique, dans l’insécurité la plus totale, comme ont pu formellement en témoigner les organisations internationales des droits humains. Le MNLA estime que le sort de ces populations mérite une attention particulière des organisations humanitaires et que leur sécurité relève de la responsabilité internationale et plus particulièrement de celle de tous les acteurs impliqués dans le conflit.

Pour conclure, le MNLA réitère son entière disposition à s’asseoir à la table des négociations avec les autorités maliennes de transition, sous l’égide et la garantie de la communauté internationale.

Le MNLA s’est formellement engagé à cesser toute hostilité, et il tiendra ses engagements. Le MNLA ne reprendra le combat que s’il y est contraint. Cependant, s’il y est contraint, il le fera avec détermination.

Aussi, le MNLA attire vos honorables attentions et vous sollicite respectueusement car vous pouvez empêcher que le Mali ne relance la guerre et vous pourrez ainsi éviter aux populations civiles de nouvelles et inutiles souffrances car le peuple de l’Azawad, dont le MNLA est le représentant légitime, est déterminé à régler définitivement ce conflit qui nous oppose depuis déja trop longtemps.

Je vous prie d’agréer, vos Excellences, l’expression de notre plus haute considération.

Kidal, le 05 Mai 2013

Pour le MNLA,

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2013 |Pas de commentaires »

DU SAUMON TRANSGENIQUE SINON RIEN ! (« Le Canard Enchaîné » / Mardi 30 avril 2013)

Du saumon transgénique sinon rien !

DU SAUMON TRANSGENIQUE SINON RIEN ! (

(« Le Canard Enchaîné » / Mardi 30 avril 2013)

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule: alors que l’Europe vient de donner son feu vert pour que les poissons d’élevage s’empiffrent de nouveau de farine de porc et de volaille aux Etats-Unis, les consommateurs vont bientôt pouvoir se régaler avec du saumon transgénique.

Cela fait vingt ans que AQUABOUNTY TECHNOLOGIES, une boîte américaine de biotech, fait des pieds et des mains pour avoir le droit de vendre aux éleveurs de poissons des oeufs de saumon génétiquement modifié.

Ces efforts sont sur le point d’être récompensés. En décembre 2012, la FOOD AND DRUG ADMINISTRATION (FDA), le gendarme américain de l’alimentation, a pondu un avis certifiant que l’on pouvait déguster les yeux fermés ce nouveau poisson créé en laboratoire.

L’avis définitif de la FDA est attendu avant la fin du mois mais, à en croire AQUABOUNTY, c’est dans la poche.

Il est vrai que « AquAdvantage » (c’est ainsi que la firme a baptisé son saumon « mutant ») a tout pour plaire.

D’abord, il grandit presque deux fois plus vite qu’un saumon « normal ». Comptez 18 mois, contre 30, pour qu’il atteigne son poids de vente. Ensuite, il pèse deux fois plus qu’un saumon d’Atlantique dont on n’a pas tripoté les gènes. Tout cela avec 25% de nourriture en moins dans la gamelle. Ce qui lui permet d’afficher un super « taux de rentabilité alimentaire », comme l’on dit dans le jargon.

C’est dans un laboratoire ultra-secret, au PANAMA, que AQUABOUNTY TECHNOLOGIES a mis au point sa petite merveille dûment brevetée.

Prenez trois poissons. Un saumon royal, le plus volumineux des salmonidés. Un tacaud, de la famille des morues, particulièrement adapté aux eaux glacées. Et un saumon d’Atlantique. Prélevez sur le premier le gène qui lui fait produire à gogo de l’hormone de croissance, prélevez sur le deuxième le gène qui lui sert à fabriquer de la protéine « antigel », et greffez le tout dans l’ADN du troisième.

Résultat: dopé à l’hormone de croissance, « AquAdvantage » pousse en supersonique et, en plus, grâce à son « antigel », il grossit même en hiver, contrairement au saumon lambda.

Aux écolos rabat-joie qui s’inquiètent de voir un « Frankenfish », comme ils l’ont tout de suite rebaptisé, s’échapper d’une cage en haute mer et aller refiler ses gènes aux saumons sauvages, la FDA assure que le risque est « extrêmement éloigné ».

Certes, la technique utilisée pour stériliser les poissons ne marche qu’à 95%, mais la firme jure que toutes les précautions seront prises pour empêcher les saumons OGM de se faire la belle.

Qu’à cela ne tienne, AQUABOUNTY TECHNOLOGIES, qui a construit une énorme écloserie sur une île canadienne, s’est donné deux ans pour inonder le marché.

Un filon rentable puisque le saumon, deuxième poisson le plus consommé au monde après le thon, rapporte chaque année 5,3 milliards d’euros.

En nourrissant « AquAdvantage » avec de la farine de volaille, on pourra vraiment parler d’une poule aux oeufs d’or !

Cot cot cot…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2013 |Pas de commentaires »

QUI SONT LES PRIMITIFS ?…

Qui sont les primitifs ?

QUI SONT LES PRIMITIFS ?... dans REFLEXIONS PERSONNELLES qui-sont-les-primitifs

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mai, 2013 |Pas de commentaires »

METTEZ-MOI UNE TONNE DE CO2 ! (Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné / Mercredi 24 avril 2013)

Mettez-moi une tonne de CO2 !

METTEZ-MOI UNE TONNE DE CO2 ! (Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné / Mercredi 24 avril 2013) dans REFLEXIONS PERSONNELLES schemapuitsdecarbonearntzenfr

(Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné)

Comme le notent, pour une fois désopilants, « Les Echos » (17/6), « au train où vont les choses, il sera bientôt plus coûteux de se payer un petit noir dans le café au coin de la rue qu’une tonne de CO2. »

La veille, en effet, la tonne de CO2 avait dégringolé jusqu’à 2,60 euros: c’est l’aboutissement d’une des farces les plus grotesques de l’époque.

En 2005, vu le réchauffement climatique qui s’accélère, l’Europe a une idée de génie: c’est la Bourse qui va rendre l’économie vertueuse, durable et verte. Puisque le le CO2 est un des principaux gaz à l’effet de serre et qu’il faut en réduire les émissions, il suffit de fixer chaque année, aux 12000 industriels européens qui émettent beaucoup, des plafonds à ne pas dépasser.

Dans le cas contraire, ils devront acheter des permis d’émettre cotés en Bourse et, à force, plutôt que de se ruiner en achats de tonnes de CO2 sur ce marché carbone, les industriels les plus pollueurs préfèreront investir dans les technologies vertes.

Très joli sur le papier, ce beau raisonnement marchand et financier n’a pas tenu une seconde.

On n’en détaillera pas ici les raisons-plus de 110 ONG, dont les Amis de la Terre, viennent de le faire dans une forte déclaration intitulée:

« Il est temps de mettre fin au marché du carbone européen ! »

Mais on admirera le résultat: les émissions n’ont guère baissé; de gros pollueurs comme LAFARGE et ARCELORMittal s’en sont mis plein les poches; ce nouveau marché a permis à des escrocs à la TVA de s’en donner à coeur joie et à grande échelle, plus de 10 milliard d’euros détournés.

Et la crise a achevé de mettre le système à terre: moins d’activités industrielles, donc moins d’émissions, du coup le prix de la tonne de CO2 (30 euros à l’origine) s’est effondré…Et l’on se retrouve avec des industriels qui, n’ayant plus aucun intérêt financier à faire baisser leurs émissions, se remettent dare-dare à réchauffer joyeusement la planète.

Pour essayer de sauver l’affaire et faire remonter le prix du CO2, Bruxelles a tenté une manoeuvre de la dernière chance: geler provisoirement 900 millions de quotas d’émissions.

Mais, mardi 16 avril 2013, le Parlement européen, sous la pression du lobby industriel, a voté non.

On ne va quand même pas pénaliser la compétitivité de nos entreprises polluantes sous prétexte qu’elles renforcent un réchauffement qui nous prépare de sales quarts d’heure pour la fin du siècle !

La preuve est ainsi faîte que ce marché du CO2 est aussi stupide qu’inefficace: il a donc l’avenir devant lui, l’entêtement dans l’erreur étant, on le sait, un vrai plaisir de technocrate.

Voyez d’ailleurs l’autre idée européenne pour lutter contre le réchauffement, qui consiste à enfouir sous terre des montagnes de CO2.

C’est hors de prix: entre 30 et 100 euros la tonne. C’est dangereux: pollution, risque de remontée brutale, etc.

Ce sera tellement difficile à faire avaler aux riverains qu’il faut s’attendre à de belles jacqueries.

Pas grave: Bruxelles invite les Vingt-Sept à déployer rapidement cette technologie.

Comme dit l’autre, perseverare diabolicum…

Jean-Luc PORQUET

« Le Canard Enchaîné » / Mercredi 24 avril 2013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LA DICTATURE DES EXPERTS (vidéo de la CBC / Diffusion RTBF / Réalisation: Josh FREED))

La dictature des experts

 Réalisation: Josh FREED

Production: Janet TORGE

Diffusion: RTBF / La Une

Copyright: CBC

LA DICTATURE DES EXPERTS (vidéo de la CBC / Diffusion RTBF / Réalisation: Josh FREED)) dans REFLEXIONS PERSONNELLES experts

Ce n’est pas vraiment une spécialité française et ils pullulent sur les chaines télé, ces fameux experts qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous, surtout si cela va dans le sens souhaité par quelques financiers, lobbyistes, médias ou politiques, et ils peuvent nous dire tout et n’importe quoi !

D’ailleurs, en parlant d’experts, il ne faut pas oublier que le Mediator fut un médicament fantastique qui a sauvé nombre de vie sans enrichir personne, que l’euro est une monnaie forte et que l’Europe est le seul avenir possible pour notre bonheur économique, que le nucléaire est propre et très loin d’être dangereux, et que les OGM ont été créés pour lutter contre la faim dans le monde ! Tout cela les rend tellement crédibles… Mais c’est juste une opinion personnelle…

Les experts sont désormais partout: pas un jour sans qu’un média ne fasse appel à eux pour analyser la crise financière, juger les nouveaux crus du Bordelais ou estimer des oeuvres d’art. Avec le temps, l’opinion a appris à accorder une confiance totale aux experts. Et si cela n’avait pas autant de sens ?

http://www.dailymotion.com/video/xzeg38

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

ALGERIE: BP VEUT FILER A…L’ANGLAISE ! (Ali OUSSI / http://lecourrier-dalgerie.com/)

BP veut filer à…l’anglaise
ALGERIE: BP VEUT FILER A...L'ANGLAISE ! (Ali OUSSI / http://lecourrier-dalgerie.com/) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bp

La compagnie pétrolière britannique, touchée de plein fouet par la tristement célèbre prise d’otages du site gazier de Tiguentourine, trouve aujourd’hui mille et un prétextes pour se désengager, récupérer ses billes, ses mises de départ ainsi que de très substantiels dividendes.

Tout porte à croire que l’Algérie aura, dans les tous prochains mois, à faire face à des problèmes d’un genre tout à fait nouveau dans le domaine des hydrocarbures. L’agence de presse Reuters annonce en effet que le géant britannique BP (British Petroleum) aurait décidé de se retirer d’Algérie. Touché de plein fouet par la sanglante prise d’otages du site gazier de Tiguentourine, BP, dont la «franchise» expire dès le mois de septembre de l’année 2013, ne fournit aucun effort pour tenter d’en négocier la moindre prolongation.
Au contraire, il est en train de tout faire, semble-t-il, pour se retirer bien avant cette date. Pour cela, lit-on dans la dépêche de Reuters, tous les prétextes sont bons. Ces derniers sont de deux types différents. D’un côté il y a la sécurité des sites pétroliers et gaziers, très curieusement jugée «insuffisante», par BP, mais aussi par plusieurs autres compagnies pétrolières internationales, alors que ce sont ces mêmes compagnies qui, au début, refusaient que cette sécurité soit prise en charge par les corps constitués algériens.

La fameuse règle instaurée par Ahmed Ouyahia, relative aux 51-49 % de parts est, elle aussi, remise en cause par BP. À la faveur de ces arguments, pour le moins fallacieux, ne serait-ce que parce qu’ils auraient pu être brandis en leur temps et non pas aussi tardivement, on se rend bien compte que ces compagnies, avec BP à leur tête, nous cachent les vraies raisons qui les poussent, en quelque sorte, à chercher à… filer à l’anglaise.

En attendant, le groupe britannique affiche clairement la couleur en procédant au report sine die de deux grands projets en Algérie, rapporte encore l’agence Reuters.

Le directeur exécutif de BP, Robert Dudley a énoncé ce changement de cap ces derniers jours en affirmant que les quatre journées terribles vécues à Tiguentourine ont eu un impact sur les projets du groupe.

«De bons progrès ont été faits pour nos projets de 2014 même si le calendrier de réalisation des projets à In Amenas et In Salah est en cours de réévaluation à la suite de l’incident tragique de janvier 2013 à In Amenas» où 4 employés de BP faisaient partie des victimes.

Les compagnies pétrolières étrangères font valoir que des conditions plus «avantageuses» sont offertes ailleurs qu’en Algérie. Elles mettent ainsi la pression sur les autorités algériennes pour assouplir les conditions d’investissements, durcies à la suite de la dernière révision de la loi sur les hydrocarbures, en dépit des avantages fiscaux nouveaux qu’elle accorde. Et c’est donc là, et nulle part ailleurs, que réside la vraie raison de ce revirement spectaculaire, qui promet de faire couler encore, à défaut de pétrole, pas mal d’encre et de salive.

Ali OUSSI

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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