LA CONSOMMATION MONDIALE D’ENERGIE AUGMENTERA DE 41% D’ICI 2035, TIREE PAR LES EMERGENTS (AFP)

La consommation mondiale d’énergie

augmentera de 41% d’ici 2035,

tirée par les émergents

AAAAAAAAA

La consommation mondiale d’énergie devrait augmenter de 41% entre 2012 et 2035, très majoritairement tirée par les pays émergents, Chine et Inde en tête, tandis que les énergies fossiles demeureront dominantes, ont estimé, mercredi 15 janvier 2014, les économistes de BP.
Dans son quatrième rapport annuel sur la prospective, dont la période d’étude a été rallongée cette année de 5 ans à 2035, les experts du géant pétrolier prévoient que 95% de la croissance de la demande d’énergie au niveau mondial proviendra des économies émergentes. 

L’usage d’énergie dans les économies avancées de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie en tant que groupe devrait augmenter très lentement – et commencer à décliner dans les dernières années de la période étudiée, notamment grâce aux améliorations en termes d’efficacité énergétique, explique le rapport. 

Pour ce qui est du type d’énergie utilisée à l’horizon 2035, BP avance que les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) resteront dominantes, captant encore 81% de parts de marché, contre 86% en 2012. 

Fait notable, pétrole, gaz et charbon auront chacun la même part de marché, autour de 27%, a souligné Christophe Rülhl, économiste en chef de BP lors d’une conférence mercredi à Londres. 

Ce sera la première fois dans l’histoire de l’Homme qu’aucune énergie ne sera dominante, a-t-il insisté. 

De leur côté, les énergies renouvelables progresseront rapidement, pour passer de 2% du marché à 7% en 2035, estime BP. En revanche, l’usage de l’énergie nucléaire stagnera. 

Le rapport de BP conclut qu’il y aura assez d’énergie pour combler la hausse de la demande, grâce aux nouvelles sources d’énergies telles que le gaz de schiste ou le pétrole de réservoirs compacts et grâce aux avancées technologiques. 

Toutefois, prévient-il, les pays ne seront pas sur un pied d’égalité en ce qui concerne la sécurité énergétique, avec les États-Unis qui atteindront l’autosuffisance tandis que la dépendance aux importations de l’Europe, de la Chine et de l’Inde augmentera. 

Enfin, les émissions de CO2 devraient augmenter de 29% d’ici 2035, ce qui reste bien au-delà de la trajectoire recommandée par les scientifiques, a souligné M. Rühl. 

Selon BP, cette croissance des émissions de CO2 proviendra entièrement des pays hors-OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), les émissions en provenance de l’OCDE déclinant de 9%.

(©AFP / 15 janvier 2014 18h42) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

CONTAMINATION DE L’EAU PAR LES PESTICIDES…VERSION GOUTAL !

Contamination de l’eau par les pesticides

(GOUTAL)

CONTAMINATION DE L'EAU PAR LES PESTICIDES...VERSION GOUTAL ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa2

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 août, 2013 |Pas de commentaires »

« MAN »: UN DESSIN ANIME TERRIBLE DE REALISME ! (Steve CUTTS)

« MAN »

La relation entre l’homme et le monde naturel…TERRIBLE !

Music: In the Hall of the Mountain King by Edvard Grieg.

facebook.com/SteveCuttsArt 
twitter.com/#!/Steve_Cutts 
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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 juin, 2013 |Pas de commentaires »

ENERGIE: L’AIE DEFEND 4 MESURES URGENTES POUR CONTENIR LE RECHAUFFEMENT (AFP)

Energie:

ENERGIE: L'AIE DEFEND 4 MESURES URGENTES POUR CONTENIR LE RECHAUFFEMENT (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa1

L’AIE défend 4 mesures urgentes

pour contenir le réchauffement

LONDRES – L’Agence Internationale de l’Energie a appelé les États à mettre en oeuvre sans tarder quatre mesures en matière d’énergie qui pourraient sauver, selon elle, l’objectif de contenir le réchauffement de la planète à 2 degrés, qui s’éloigne dangereusement.

Dans un rapport sur la problématique énergie-climat, l’AIE a confirmé ses mises en garde précédentes sur la question du réchauffement.

Si nous continuons sur la trajectoire actuelle, l’augmentation de la température ne sera pas de 2 degrés mais de 5,3 degrés (par rapport à l’époque préindustrielle, ndlr), ce qui aurait des conséquences désastreuses en termes d’événements climatiques extrêmes, d’élévation du niveau de la mer et entraînerait d’énormes coûts économiques et sociaux, a prévenu la directrice générale de l’AIE, Maria van der Hoeven, lors de la présentation du rapport à Londres.

Les négociations internationales sur le climat menées sous l’égide de l’ONU visent officiellement à contenir le réchauffement à deux degrés Celsius.

Pour revenir dans les clous de cet objectif, l’AIE, bras énergétique de l’OCDE, propose quatre séries de mesure, qui permettraient de réduire de 3,1 gigatonnes les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, soit 80% des économies recherchées par l’objectif de 2 degrés.

Ces mesures ne permettent pas d’atteindre (complètement) l’objectif de 2 degrés mais en ces temps de difficultés économiques, elles feront du bon travail, a justifié l’économiste en chef de l’AIE, Fatih Birol, lors de la conférence de presse.

Ce scénario, baptisé 4 pour 2°, ne devrait pas avoir d’impact négatif sur la croissance économique et s’appuie uniquement sur des technologies existantes et déjà mises en oeuvre avec succès dans plusieurs pays.

Le premier paquet de mesures, qui pèse pour la moitié des réductions d’émissions envisagées, consiste à multiplier les efforts d’efficacité énergétique dans le bâtiment, les transports et l’industrie. Leur coût étant plus que compensé par les économies d’énergies réalisées, selon les projections de l’agence.

Deuxième proposition: limiter l’utilisation et la construction de centrales électriques à charbon à bas rendement, extrêmement polluantes, et augmenter le recours au gaz et aux énergies renouvelables.

La troisième piste consiste à réduire les rejets de méthane (autrement dit de gaz naturel non brûlé, à fort effet de serre) de l’industrie pétrolière et gazière.

Enfin, l’AIE appelle à supprimer graduellement les subventions à la consommation de carburants fossiles en place dans de nombreux pays.

Selon les calculs de l’agence, si les États ne décidaient pas d’agir dès maintenant pour respecter la cible des 2 degrés, ils économiseraient 1.500 milliards de dollars mais ils leur en couteraient alors 5.000 milliards à partir de 2020 pour atteindre le même but.

La question n’est pas si nous pouvons nous permettre les investissements nécessaires; le fait est que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’attendre, a prévenu Maria van der Hoeven.

(©AFP / 10 juin 2013 13h38)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2013 |Pas de commentaires »

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S’ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EDF autorisé à utiliser du MOX

dans tous les réacteurs nucléaires du Blayais:

 Une pure FOLIE !

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S'ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa21

PARIS – EDF a été autorisé par le gouvernement à utiliser du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium provenant de combustibles usagés, dans deux réacteurs supplémentaires de sa centrale du Blayais (Gironde), selon un arrêté publié jeudi dernier au Journal Officiel.

Cet oxyde mixte d’uranium et de plutonium, spécialité française fabriquée par AREVA et employée dans l’Hexagone depuis 1987, était déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale proche de Bordeaux.

Il pourra désormais être employé dans les autres réacteurs, le 3 et le 4, précise le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué, ce qui porte à 22 sur 58 le nombre de réacteurs français moxés.

Après la demande d’EDF d’utiliser plus de MOX au Blayais en avril 2010, l’Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard que le dossier soit complété. Après une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sécurité Nucléaire a finalement émis un avis favorable en octobre 2012.

L’ASN a notamment considéré que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi, souligne le ministère.

Le MOX est dans le viseur des écologistes et de certains scientifiques, la radioactivité du plutonium étant considérablement plus élevée que celle de l’uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d’accident nucléaire. Il était ainsi employé dans un des réacteurs accidentés (le numéro 3) de la centrale japonaise de Fukushima.

Son « avantage » réside précisément à réutiliser du plutonium obtenu au terme de la combustion d’uranium enrichi, AREVA mettant en avant ce rôle de « recyclage ». Au total, le MOX contient entre 5 à 10% de plutonium.

Les quatre réacteurs du Blayais ont chacun une puissance de 900 mégawatts. Il fond partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

(©AFP / 30 mai 2013 09h31)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le MOX est une « technique » qui ne permet pas vraiment de « recycler » certains composés radioactifs puisque les déchets qui en découlent sont encore plus complexes à gérer notamment à cause de la radioactivité et de la chimio-toxicité.

La centrale nucléaire du BLAYAIS est très exposée à la montée des eaux (l’on est déjà d’ailleurs passé près d’une catastrophe sur ce site). Rajouter du MOX dans les coeurs des réacteurs est d’une INCONSCIENCE FOLLE.

En effet, l’un des réacteurs de FUKUSHIMA contenait du MOX…On a pu en  constater les résultats, une fois la radioactivité libérée dans l’atmosphère !

Insérer du MOX dans les réacteurs français conduit à une fragilisation du parc nucléaire français.

Cela accélère la venue d’une CATASTROPHE NUCLEAIRE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

ET S’IL N’Y AVAIT PLUS DE GULF STREAM: DEMONSTRATION VIDEO EDIFIANTE…UN SCENARIO CATASTROPHE ! (Documentaire de France 3 « Thalassa »)

Et s’il n’y avait plus de Gulf Stream…

ET S'IL N'Y AVAIT PLUS DE GULF STREAM: DEMONSTRATION VIDEO EDIFIANTE...UN SCENARIO CATASTROPHE ! (Documentaire de France 3

Scénario catastrophe !

(France 3 / Emission « Thalassa » / 3 septembre 2007)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

POLLUTION IMPORTANTE DUE A DE FINES PARTICULES DE PLASTIQUE DANS LE LAC LEMAN (AFP)

Beaucoup de pollution due à de fines particules

de plastique dans le lac Léman

POLLUTION IMPORTANTE DUE A DE FINES PARTICULES DE PLASTIQUE DANS LE LAC LEMAN (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa28

GENEVE – Des chercheurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) ont mesuré des concentrations de particules microscopiques de plastique en quantité suffisante pour engendrer une certaine inquiétude dans le lac Léman, selon un communiqué de l’institution.

Ces déchets, déjà observés dans les océans, commencent à faire l’objet d’études pour les lacs et les étangs.

Nous avons été très surpris de découvrir des concentrations de microplastiques aussi élevées en Suisse, un pays respectueux de l’environnement, déclare le principal auteur de l’article, Florian Faure, de l’EPFL.

Publiée dans le dernier numéro du journal Archives des Sciences, l’étude s’est focalisée sur le Léman, où de telles particules de plastique atteignant jusqu’à 5 mm de diamètre ont été trouvées.

Selon M. Faure, la situation reflète ce qui se passe au niveau planétaire, même si la Suisse et la France ont fourni de gros efforts pour préserver leurs rives ces dernières décennies.

Ces éléments microscopiques de plastique présentes dans l’eau douce pourraient être la principale source de cette pollution dans les océans, où il y a d’immenses surfaces présentant un taux élevé de ces particules.

Les scientifiques estiment que seulement 20% environ de ces substances sont déversées directement dans la mer. Les 80% restants proviendraient des terres, soit des décharges, des égouts et des ordures urbaines.

Lorsque les oiseaux et les poissons avalent ces tout petits morceaux de plastique, ceux-ci peuvent obstruer leurs voies digestives ou bloquer leurs voies respiratoires.

De plus, les débris ingérés peuvent transporter en surface des additifs toxiques comme le bisphénol A et les phtalates, deux agents cancérigènes utilisés dans les plastiques transparents ou d’autres polluants hydrophobes, tels que les PCB.

Pour mesurer la pollution par les fines particules de plastique, Florian Faure et son équipe ont recouru à plusieurs approches : ratissage des plages du lac Léman, dissection d’animaux, notamment de poissons (brochets, gardons, brèmes) ou encore observation des fientes de volatiles trouvées aux alentours du lac.

Pour prélever ces éléments dans l’eau, les chercheurs ont travaillé en collaboration avec Oceaneye, une association à but non lucratif dont le siège est à Genève, qui a mis au point un système de mesure de la pollution par le plastique en Méditerranée.

Nous avons trouvé du plastique dans chaque prélèvement effectué sur les plages, a expliqué Florent Faure.

Le principal accusé est le polystyrène.

Le volume de débris sortis du lac Léman au cours de cette étude préliminaire s’est révélé comparable à celui observé en Méditerranée.

(©AFP / 29 mai 2013 17h44)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC): « LES CENTRALES NUCLEAIRES DES USA NE SONT PAS SÛRES ET DEVRAIENT S’EFFACER DU PAYSAGE »

Grégory JACZKO :

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC):

A Fort Calhoun, une crue du Missouri a provoqué une inondation début juin 2011 (Nati Harnik/AP)

« Les centrales nucléaires des USA

ne sont pas sûres

et devraient s’effacer du paysage »

L’ancien Directeur Général de la NRC 1 Gregory Jaczko a fait récemment deux déclarations remettant en cause la soi-disant sécurité infaillible des centrales nucléaires américaines.

“Les centrales américaines ne sont pas sûres”

Le 29 mars 2013, M. Jaczko a déclaré que:

Les USA devraient stopper la totalité de leurs réacteurs nucléaires car il est impossible aux régulateurs [la NRC] de garantir qu’un accident majeur ne puisse survenir [sur le sol des États-Unis]”. L’ancien directeur de la NRC a également estimé que la commission actuelle a “sérieusement endommagé” la réputation internationale de l’agence en matière de sécurité et a accusé ouvertement l’équipe dirigeante actuelle de ne pas “réagir en profondeur” au niveau des accidents majeurs pour se contenter de placer des rustines sur un vieux pneu.

Les 104 réacteurs américains sont défectueux selon M. Jaczko

Le 8 avril 2013, le NYT a reporté que M. Jaczko a réitéré ses propos à la tribune de la Conférence sur les Règlementations Nucléaires de Washington. Selon l’ancien responsable de la NRC, la totalité des 104 réacteurs nucléaires opérant actuellement sur le sol américain seraient défectueux et présenteraient “une faille de sécurité qui ne peut être solutionnée”. Cette constatation – qui a récemment sauté aux yeux de M. Jaczko – nécessiterait selon lui la mise hors service de l’ensemble du parc nucléaire américain et son remplacement par une nouvelle génération de réacteurs, plus petits et plus sûrs.

Une prise de conscience récente

L’ancien responsable de la NRC avait prêté serment le 22 janvier 2009 pour démissionner de son poste en mai 2012 non sans avoir longuement et patiemment réclamé que les modifications techniques des réacteurs définies suite à la catastrophe Japonaise de Fukushima-Daiichi soient intégralement appliqués au parc nucléaire américain. M. Jaczko avait également été le seul membre de la NRC à s’opposer fermement à la mise en service de nouveaux réacteurs sur le sol des USA en estimant nécessaire que toutes les leçons de l’accident Japonais soient tirées ; tous les autres membres de la NRC ayant désavoué M. Jaczko et donné leur accord sur cette autorisation, le chairman de la NRC n’avait d’autre issue que de démissionner de la NRC, ce qu’il a fait le 21 mai 2012.

“Vous ne pouvez logiquement acheter un véhicule dont vous savez que le garagiste a essayé de réparer les freins sans y parvenir ; vous allez évidemment attendre que le garagiste ait réussi et terminé son intervention.”

M. Jaczko fait évidemment ici mention du fait qu’il est impossible d’arrêter complètement et rapidement un réacteur nucléaire et que sa propre puissance résiduelle – celle dégagée par les produits de fission du combustible – est largement suffisante pour induire éventuellement son auto-destruction accompagnée d’une radiopollution majeure, sans que personne ne puisse agir sur la situation.

Les évacuations Japonaises “simplement inacceptables”

Dans un long entretien accordé à l’Asahi et publié dans ses colonnes le 14 mars 2013, M. Jaczko estime que l’évacuation de plusieurs villes et villages suite à la catastrophe de Fukushima-Daiichi représente un “événement inacceptable” pour les populations évacuées car, selon son analyse que nous partageons volontiers, rien n’est plus douloureux que le fait de devoir abandonner sa maison indépendamment de la cause qui motive cette décision.

Selon M. Jaczko, la technologie électronucléaire utilisée actuellement devrait être totalement repensée en plaçant au premier plan la sécurité ; rien ne devrait pouvoir être décidé pour l’avenir sans qu’il soit possible d’affirmer qu’il existe exactement zéro chance qu’un tel accident se produise à nouveau.

“Si nous ne pouvons gérer le problème des déchets alors… arrêtons simplement de produire de l’électricité nucléaire”

Gregory Jaczko conclut son entretien avec l’Asahi en évoquant le délicat problème des déchets nucléaires qui le laissent plus que songeur ; il estime que des problèmes récurrents de perte de barrières radiologiques, par exemple par la dégradation probable des assemblages de combustible (ou, dans l’actualité récente, des problèmes d’étanchéité au niveau de réservoirs renfermant des déchets radiotoxiques) représenteront un problème majeur d’ici à quelques centaines d’années, et que s’il s’avère que ces problèmes ainsi que celui d’un stockage géologique éventuel ne peuvent être résolus 2, alors la seule réponse doit résider dans l’abandon pur et simple de l’énergie nucléaire.

Sources:

Ex-Regulator Says Reactors Are Flawed – NYT, 8413

Safety: Jaczko Calls for Phaseout in US, Says Plants Aren’t Safe– Energy Intel, 29313

STATEMENT ON THE RESIGNATION OF NRC CHAIRMAN GREGORY JACZKO – CALPIRG, 21512

INTERVIEW: Former U.S. nuke watchdog chair says regulators must stay independent – Asahi, 14313


(322) 

  1. Nuclear Regulatory Agency : Agence de Régulation Nucléaire des USA 
  2. Il semble que tout le monde trouve un tel site de stockage nécessaire… ailleurs 
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LE SENAT UNANIME POUR INSCRIRE LE PREJUDICE ECOLOGIQUE DANS LE CODE CIVIL (AFP)

Le Sénat unanime pour inscrire le préjudice

écologique dans le code civil

LE SENAT UNANIME POUR INSCRIRE LE PREJUDICE ECOLOGIQUE DANS LE CODE CIVIL (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa6

Naufrage de l’AMOCO CADIZ en 1978 (Photo: Marine Nationale)

PARIS – Le Sénat a adopté à l’unanimité, jeudi 16 mai 2013, une proposition de loi du sénateur UMP Bruno Retailleau visant à inscrire le préjudice écologique dans le Code Civil.

« Plus jamais ça! » s’est exclamé le sénateur de Vendée évoquant les marées noires trop nombreuses depuis le Torrey Canyon en 1967, l’Amoco Cadiz en 1978 jusqu’à l’Erika en 1999 et plus récemment le Prestige. Il a fallu 13 ans dans la procédure de l’Erika avant que la Cour de Cassation ne reconnaisse le préjudice écologique, défini comme une atteinte aux actifs environnementaux non marchands. Il est plus que temps d’inscrire cette notion dans notre Code Civil a-t-il plaidé.

Le rapporteur PS, Alain Anziani, élu de Gironde, autre département touché par les catastrophes, a soutenu la proposition. L’arrêt Erika a montré que notre législation ne suffisait pas a-t-il dit. Existe-t-il un préjudice écologique pur ? Je le crois, a-t-il répondu en citant l’exemple de l’ourse Cannelle dernière représentante de son espèce abattue par un chasseur dans les Pyrénées.

Chantal Jouanno pour les centristes et Joël Labbé pour les écologistes ont également apporté leur soutien enthousiaste à la proposition de loi.

Celle-ci comporte un seul article qui déclare que toute personne qui cause un dommage à l’environnement est tenue de le réparer. Il stipule aussi que la réparation s’effectue prioritairement en nature, c’est-à-dire par la remise en état.

La Ministre de la Justice, Christiane Taubira, au nom du gouvernement, s’en est remis à la sagesse du Sénat. Elle a toutefois indiqué qu’elle présentera un projet de loi sur le sujet à la fin de l’année, à partir des travaux d’un groupe de travail interministériel qui lui seront remis le 15 septembre 2013. Elle s’est engagée à intégrer les travaux des sénateurs dans son projet de loi.

Nous devons creuser le problème, a-t-elle souligné, pointant notamment le fait que les modalités d’exécution de la réparation en nature des dommages prévue par le texte, ses conditions précises, son suivi ne sont pas précisées.

L’important, c’est qu’on puisse déboucher, peu importe que ce soit par une proposition de loi ou un projet de loi, a déclaré M. Retailleau.

Pour qu’il puisse poursuivre son parcours parlementaire son texte doit encore être inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale.

Bruno Retailleau (UMP) et Alain Anziani (PS) se sont vivement félicités de ce vote lors d’une conférence de presse commune après la séance. C’est une grande question de ce siècle et le Code Civil doit s’adapter, a souligné M. Retailleau. On savait réparer le dommage causé à autrui il fallait savoir réparer le dommage causé à la nature, a renchéri M. Anziani.

C’est un pas de géant pour la protection de l’environnement. Faire entrer le préjudice écologique dans le Code Civil c’est en faire un fondement indiscutable, a estimé Laurent Neyret, professeur du Droit de l’Environnement lors de cette conférence de presse.

(©AFP / 16 mai 2013 15h30)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L’EAU EN MER…LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: TEPCO VEUT REJETER DE L'EAU EN MER...LES PÊCHEURS FONT BARRAGE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa12

TEPCO veut rejeter de l’eau en mer, les pêcheurs

font barrage

TOKYO – Les pêcheurs de la région de Fukushima empêchent pour le moment la compagnie d’électricité gérante de la centrale accidentée de pomper et rejeter dans l’océan Pacifique voisin de l’eau accumulée dans le sous-sol du site atomique. Ils craignent une contamination environnementale.

TEPCO (Tokyo Electric Power) ne sait que faire des dizaines de milliers de tonnes d’eau à différents stades de radioactivité et en grande partie stockées dans des réservoirs terrestres.

La compagnie a alors imaginé un dispositif pour pomper l’eau de pluie et d’autres origines naturelles en sous-sol, avant qu’elle ne se mélange à l’eau hautement radioactive provenant des systèmes de refroidissement dans les bâtiments des réacteurs nucléaires du complexe Fukushima Daiichi ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

TEPCO affirme que l’eau qu’elle veut récupérer en amont et rejeter en mer ne contient que très peu d’éléments radioactifs, ajoutant qu’elle n’était pas plus contaminée que celle des rivières environnantes qui finissent dans l’océan.

La compagnie a expliqué son plan aux organismes de pêche de la région, mais ceux-ci ont réservé leur réponse, jugeant ne pas disposer de suffisamment d’éléments pour se prononcer. Ils redoutent une contamination halieutique.

Il est important que nous puissions avancer, après avoir clairement expliqué la situation aux pêcheurs et obtenu leur compréhension, a plaidé à la télévision un responsable de TEPCO.

Ce à quoi un représentant de fédération de pêcheurs a répondu: nous avons besoin d’entendre à nouveau des explications de TEPCO et de l’Etat avant de nous concerter et d’émettre un nouveau jugement.

Une décision ne sera pas prise avant le mois prochain.

La quantité d’eau à gérer augmente au rythme de 400 tonnes par jour, au point qu’il ne faut que 2,5 jours pour remplir un réservoir terrestre dont la compagnie ne peut multiplier le nombre à l’infini.

Les solutions autres de stockage (bassins creusés dans le sol par exemple) se sont avérées peu fiables, les matériaux jusqu’à présent utilisés pour couvrir le fond ne garantissant par une étanchéité parfaite.

Plusieurs fuites récentes ont obligé la compagnie à finalement transvaser cette eau en un lieu plus sûr.

Ce problème de l’eau, encore loin d’être résolu, est le plus grave actuellement sur le site de Fukushima selon l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

(©AFP / 14 mai 2013 06h37)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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