« La forteresse aux dents d’acier: amiante dans une école de Haute-Savoie ou l’omerta généralisée » (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

La forteresse

aux dents d’acier:

panneau Danger Amiante

(copie d’écran: image d’illustration)

Amiante dans une école

de Haute-Savoie

ou l’omerta généralisée

Retraité depuis août 2015, je dois supporter une respiration parfois difficile à cause d’un passé professionnel dans une école de Haute-Savoie.

J’ai travaillé dix ans à l’école de Vallières (près d’Annecy) dans la partie réservée aux classes maternelles.

Deux salles très mal isolées où la déperdition de chaleur existait en hiver et où l’on supportait des températures de 33 degrés à l’intérieur en été.

Mais un danger sanitaire majeur était présent sans que nous le sachions vraiment précisément: celui de l’AMIANTE.

Le toit est en amiante-ciment et les dalles des salles de classe, de la salle de jeux et de la salle de sieste comportent de l’amiante dite « chrysotile ».

Voici l’histoire d’une « forteresse aux dents d’acier », celle d’une omerta généralisée assumée par une collectivité locale, l’administration de l’Éducation Nationale et de l’Agence Régionale de la Santé sous couvert du ministère de l’Éducation Nationale et du ministère de la Santé…

C’est une malheureuse histoire de silence et de censure sur le dos de la Santé Publique, et notamment sur celui du personnel, des enfants et des familles.

Une affaire de Santé Publique comme tant d’autres où l’on retrouve l’omerta scandaleuse de diverses administrations qui ne souhaitent pas « faire de vagues »….une histoire bien « dégueulasse » si je puis m’exprimer ainsi.

Important:

J’ai volontairement laissé le nom des gens dans les documents joints (écrits et sonores) même s’il est possible qu’à l’époque actuelle certaines fonctions soient occupées éventuellement par des personnes différentes.

Á mes yeux, rien ne doit être caché excepté la pauvre prénommée Colette (décédée à 58 ans d’un cancer des poumons inopérable)…

Je ne souhaite pas non plus apitoyer les lecteurs sur mon sort et l’état de ma santé.

Cet article est juste un témoignage, rien d’autre.

Je dois essayer de « gérer » désormais une situation qui comporte de nombreux co-facteurs pas uniquement liés à l’amiante puisque j’ai aussi trop approché la radioactivité. (http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/)

Cependant, plus loin dans l’article je vous décrirai mes pathologies liées à mon exposition à l’amiante.

Je prends les bons moments qui passent et je supporte les périodes moins agréables.

Voici donc l’aventure de l’amiante dans une école de la République…

Mon alerte et mon questionnement

masque de protection contre l'amiante

(copie d’écran: image d’illustration)

Ayant eu très tôt connaissance de l’existence de la présence de l’amiante dans la partie « maternelle » de l’école, j’ai régulièrement posé des questions quant à l’éventuel danger de l’amiante dans les locaux.

Á chaque conseil d’école je posais les mêmes questions aux représentants de la mairie, à chaque fois j’avais le même type de réponse: « pas de danger, tout est ok et bien surveillé »…ou du genre « circulez y’a rien à voir » comme souvent dans ce genre de situation.

L’enchaînement d’une histoire

institutionnelle

liée à l’amiante

dans une école

de Haute-Savoie

Ecole VALLIERES 2

(Photo personnelle: école de Vallières, partie maternelle)

Je vais vous présenter un déroulement des périodes diverses vécues personnellement avec un respect des dates et des documents. Une présentation de mes envois, de ceux de l’administration, de la mairie de Vallières et de quelques enregistrements de communications téléphoniques avec les représentants de ces institutions.

En effet, lorsque l’on me téléphone, tout est automatiquement enregistré par une application intégrée à mon portable. Donc ensuite, je garde ou j’efface et là j’ai fait le choix de conserver les enregistrements car j’ai pensé dès le départ que tout pourrait être utile à une meilleure compréhension de l’affaire.

Appel à la mairie

de Vallières

(11 mars 2015)

NOTA:

La mairie n’a jamais donné suite à ma demande d’entretien…

 Communication téléphonique

avec l’Inspecteur

de L’Éducation Nationale

de la Circonscription de Rumilly

(27 mars 2015)

Courrier de confirmation

à l’Inspecteur de la Circonscription

de Rumilly

(28 mars 2015)

fichier pdf AFFAIRE AMIANTE école de VALLIERES courrier à l’Inspecteur de RUMILLY

Communication téléphonique

avec l’ARS Haute-Savoie

(Agence Régionale de la Santé)

(7 avril 2015)

ARS Amiante école VALLIERES1

Courrier de L’ARS

Haute-Savoie

(17 avril 2015)

InkedAMIANTE VALLIERES 3_LI

(extrait du courrier de l’ARS Haute-Savoie)

fichier pdf AMIANTE école de VALLIERES courrier 1 ARS du 17 avril 2015

fichier pdf AMIANTE école de VALLIERES courrier 2 ARS du 17 avril 2015

Communication téléphonique

avec la DDEN Haute-Savoie

(Direction Départementale

Éducation Nationale)

(23 avril 2015)

Lettre à la DDEN

Haute-Savoie

(23 avril 2015)

fichier pdf AMIANTE école VALLIERES lettre au DDEN 2 3 Avril 2015

Mon avis de Droit de Retrait

à la DDEN Haute-Savoie

(24 avril 2015)

fichier pdf Droit de Retrait AMIANTE école de VALLIERES

Réponse de l’Inspecteur

de la

Circonscription de Rumilly

(24 avril 2015)

fichier pdf Affaire AMIANTE école de VALLIERES réponse de M DAMIAN

Convocation envoyée

par la DDEN Haute-Savoie

pour un entretien

(27 avril 2015)

fichier pdf Convocation M.LAMIREAU par DDEN

Enregistrement de l’entretien

à la DDEN Haute-Savoie

(28 avril 2015)

NOTA:

Le téléphone était dans ma poche. Nous ne comprenons pas tout bien dans l’enregistrement.

Pour une bonne compréhension de l’enregistrement, je vous recommande d’ouvrir le fichier texte en même temps que l’écoute.

Je vous retranscris donc l’essentiel dans le fichier ci-dessous.

Retranscription

de l’enregistrement

du 28 avril 2015

 à la DDEN Haute-Savoie

fichier pdf AMIANTE école Vallières entretien convocation à la DDEN Annecy le 28 avril 2015

Compte-rendu

de l’entretien

par la DDEN

fichier pdf Compte rendu entretien LAMIREAU DDEN 28 avril 2015

Arrêtés DDEN

arrêts maladie

LAMIREAU Thierry

fichier pdf Arrêt maladie DDEN Haute Savoie LAMIREAU Thierry Juin 2015

Le Droit de Retrait

Pour moi, au contraire de l’administration, j’estime avoir été dans mon bon droit pour poser deux jours de Droit de Retrait considérant mon état de santé avec des pathologies directement liées à une exposition à l’amiante et spécifié dans la classification des maladies professionnelles du code de la Sécurité Sociale.

Pendant l’entretien, les fonctionnaires de la DDEN Haute-Savoie indiquent plusieurs fois que « mon Droit de Retrait » a été pris abusivement » d’autant, disent-ils, « qu’il n’y a aucun danger immédiat lié à l’amiante dans l’école »…alors qu’ils précisent, plusieurs fois aussi, qu’ils « ne sont pas compétents pour exprimer un jugement » !

Cela me rappelle, lorsque j’étais militant en Limousin, le même baratin scandaleux de la COGEMA (qui polluait lourdement in situ avec les mines d’uranium) précisant « qu’il n’y avait aucun danger pour la population »…alors qu’aucune étude épidémiologique n’avait été réalisée.

Par rapport au Droit de Retrait, je voudrais rappeler que les entraves au Droit de Retrait comme les mises en demeure sont punissables jusqu’à 10 000 euros par dossier (article L4741 alinéa 1 du Code du Travail).

fichier pdf DROIT DE RETRAIT

fichier pdf Tout savoir sur le Droit de Retrait

Ce qui manque

dans l’école de Vallières

CM140709-160514003

(photo personnelle: l’amiante Chrysotile dans les dalles de l’école)

Très simple:

1/Des mesures d’empoussiérage (réalisées par une entreprise compétente et indépendante de l’État) dans le grenier, la salle de jeux et dans toutes les pièces de la partie maternelle.

1/Une étude épidémiologique (réalisée par des scientifiques compétents et indépendants de l’État…si cela existe) sur le personnel, les enfants et les familles; étude à réaliser sur plusieurs décennies puisque l’amiante s’est probablement détériorée dans le grenier depuis très longtemps.

Problème majeur:

Cela représente, comme toute étude épidémiologique, un temps et un coût très important. Dans ce genre de situation, l’État trouve toujours une parade pour ne rien faire ou…faire croire qu’il « fait sérieusement »…comme dans la catastrophe de Lubrizol à Rouen.

L’humour

de l’administration:

les vœux de bonne retraite !

fichier pdf courrier DDEN de voeu de bonne retraite pour LAMIREAU Thierry juin 2015

Ai-je pensé au suicide

comme la pauvre directrice

Christine RENON ?

Arbres et coeur

(image d’illustration)

L’entretien effectué à la DDEN Haute-Savoie a été pour moi une grosse épreuve. J’étais en mauvaise santé et j’avais face à moi plusieurs fonctionnaires déterminés qui avaient probablement déjà prévu, avant de me voir, l’essentiel de leurs décisions.

J’ai, comme on peut le constater, fait face honorablement à cette désinformation scandaleuse de l’administration.

Si j’avais été fragile psychologiquement j’aurais pu…me suicider.

Heureusement j’ai été assez solide pour ne pas avoir cette fâcheuse idée en tête même si j’ai dit pendant l’entretien que « je ne me voyais pas retourner travailler dans cette école où l’amiante m’avait rendu malade ».

Certains travailleurs de l’amiante ont gagné des procès contre leur employeur pour « préjudice d’anxiété » même non malades au jour de leur procès.

fichier pdf Préjudice Anxiété AMIANTE Commentaires

fichier pdf Cour de cassation Préjudice Anxiété AMIANTE

Personnellement je suis « plus loin », si je puis dire, puisque j’ai eu de grosses pathologies et souffrances.

Lorsque j’ai eu un décollement de la plèvre, une pleurésie et les foyers liquides je ne pouvais même pas dormir allongé tellement j’avais mal. J’étais obligé d’essayer de supporter en passant les nuits assis sur mon lit…et ce pendant plusieurs mois.

Résumé de certaines

de mes pathologies

fin novembre 2014

avec arrêt maladie

Hôpital 5

(capture d’écran du film « L’hôpital à fleur de peau »)

Pleurésie / décollement de la plèvre / pneumonie / foyers liquides dans les poumons / Deuxième AVC  /

Comment est-ce arrivé ?

Ecole VALLIERES 3

(photo personnelle: école maternelle de Vallières

avec toit amiante Éternit)

Novembre 2014: 

Un samedi soir vers 22h15, douleur énorme dans la poitrine en respirant. J’avais une amie à cette époque. Les pompiers arrivent après son appel et me transportent aux urgences de l’hôpital d’ANNECY. Longue attente, passage d’une radio et rien de visible sur la radio même après mon étonnement et mon questionnement car « faire plus coûterait trop cher » me dit-on.

Ma douleur s’estompe avec de la morphine. L’hôpital nous laisse repartir à 6h15 du matin en nous indiquant que c’était « des douleurs intercostales »…

Nous rentrons par le train jusqu’à mon domicile, 20 kilomètres plus loin.

Le dimanche, à 14h30, à nouveau une douleur terrible dans le torse. Je perds connaissance.

Heureusement mon amie était là, elle m’a sauvé la vie.

Á mon réveil, dans la chambre, je vois une dizaine de personnes: des pompiers, des médecins du SAMU. Ils sont restés deux heures pour me « remettre à niveau » avant le transport vu que j’ai fait une décompensation cardiaque après un malaise respiratoire important.

J’arrive à nouveau aux urgences et là l’on me fait passer encore une radio et un scanner.

Résultat: Pneumonie et pleurésie avec décollement de la plèvre plus des poches avec des foyers liquides à certains endroits.

Bref, pour des histoires de fric, cela a induit deux interventions avec pompiers et SAMU en 24h !

Donc…des dépenses supplémentaires…un comble.

Et puis bien sûr des souffrances HORRIBLES rajoutées me  concernant.

Le plus TERRIBLE:

Comment l’AMIANTE

a probablement tué

une femme de 58 ans

dans l’école de Vallières

AMIANTE VALLIERES 4

(photo d’illustration)

Une femme prénommée Colette travaillait dans l’école tout d’abord comme secrétaire de direction. Lorsque le poste budgétaire a été supprimé, l’administration lui a permis de rester comme ATSEM à l’école pour aider dans les deux classes maternelles.

Je travaillais dans l’une des deux avec les petits/moyens.

Cette année là, elle se plaignait, au mois de novembre, d’un mal de dos. Elle passa une radio qui n’était pas suffisante. Un scanner révéla des métastases osseuses. Elle passa ensuite une radio des poumons sur laquelle les médecins trouvèrent un cancer des poumons inopérable

Colette mourut en quatre mois. C’était une femme vive et dynamique, toujours prête à déconner gentiment. Elle était très compétente et volontaire.

Des collègues (l’ancienne directrice, des enseignantes et une ATSEM) sont allées ensuite à son enterrement dans l’est de la France (sa famille vit là-bas)…Je pleure souvent en pensant à Colette.

Une OMERTA totale fut ensuite pratiquée notamment pour cacher la présence de l’amiante de l’école dans le grenier, la salle de jeux ou les salles de classes. Même mes collègues n’ont rien dit…

Le toit de cette partie d’école est en amiante-ciment. Le toit se dégrade notamment à l’intérieur dans le grenier où l’on trouve cette fameuse poussière d’amiante blanche.

Colette, moi-même, les ATSEM, des employés municipaux, d’autres enseignants sont allés très souvent dans ce grenier. Colette et moi sommes allés des dizaines de fois pour monter ou pour descendre du matériel divers. A chaque fois nous toussions.

PROBLÈME MAJEUR:

La salle de jeux est chauffée par un chauffage qui pulse l’air en le prenant…dans le grenier ! Lorsque je préparais du gros matériel de gymnastique en mousse dans la salle de jeux, je ramassais de la poussière d’amiante sur les objets…et je toussais souvent.

AUTRE PROBLÈME:

Les salles de classe, les couloirs contiennent aussi de l’amiante dans les dalles sous forme d’amiante dite « chrysotile ».

En début d’année une cireuse est passée sur ces espaces. Mais plus tard, avec le passages des enfants, tout redevient blanc poussiéreux.

Depuis des années cette école reçoit de nombreuses personnes: le personnel, les parents, etc. Des réunions avec les parents ont parfois lieu dans la salle de jeux. On peut même signaler que le toit du préau de la partie primaire est aussi en amiante-ciment.

Où sont les mesures

d’empoussiérage sérieuses

réalisées avec un protocole

digne de ce nom ?

Ecole VALLIERES 1

(photo personnelle: école de Vallières

avec toit amiante Éternit)

Pendant ces dix années passées dans cette école, j’ai toujours demandé des comptes à la mairie notamment en réunions des Conseils d’École. Toujours « pas de problème »…disaient les représentants de la mairie.

Jamais il n’y a eu de mesures d’empoussiérage…JAMAIS !

Il n’y a eu que des contrôles de présence d’amiante pour nous dire que tout était « OK ».

L’histoire de l’AMIANTE

en résumé

Dalles amiante chrysotyle

(photo d’illustration: extraction de dalles amiantées

par une entreprise spécialisée)

Le CPA (Comité Permanent Amiante) a été mis en place en 1982 dans des locaux du 8è arrondissement de Paris. Il était composé de très nombreuses personnes dont certains « scientifiques » pour décrire les « bénéfices » de l’amiante et surtout pour assurer qu’il n’y avait AUCUN DANGER ! Le lobby de l’amiante était donc à l’œuvre pour faire passer cette propagande dégueulasse y compris en fournissant des projets de Loi à certains Députés afin de « protéger » l’industrie de l’amiante. A ce jour, le procès de l’amiante n’existe toujours pas réellement au Pénal et de pauvres veuves enterrent encore leurs maris décédés avant d’obtenir justice…Il y a même eu des épouses qui sont mortes car elles nettoyaient les habits de leurs maris ! A vomir…

AUCUN DANGER…comme l’ont encore dit les fonctionnaires de la DDEN Haute-Savoie lors de mon entretien…INCROYABLE censure/omerta ! Pour moi, il n’y a pas d’autres mots que « dégueulasse« .

Le CPA sortait ses conneries en disant à tous qu’il y avait un « usage contrôlé de l’amiante » ce qui était uniquement un concept marketing pour rassurer tout le monde y compris les élus…pas très curieux…

Divers dossiers

pour aller plus loin

dans l’analyse

Pancaete Saint Gobain

(photo d’illustration)

fichier pdf Amiante dans un lycée région parisienne

fichier pdf Amiante Dossier TRES IMPORTANT

fichier pdf amiante et maladies hors cancerspdf

fichier pdf AMIANTE La Cour de Cassation va dans le sens des plaignants

fichier pdf AMIANTE lettre de A THEBAUD MONY

fichier pdf Amiante lycée article de l’HUMANITE

fichier pdf AMIANTE texte trouvé sur le journal LIBERATION

fichier pdf AMIANTE WIKIPEDIA

fichier pdf EDUCATION NATIONALE et suivi du personnel

fichier pdf L’AMIANTE en FRANCE et dans le Monde

fichier pdf Les maladies liées à l’AMIANTE

fichier pdf Réglementation AMIANTE

fichier pdf RISQUES pour la santé de l’inhalation des fibres d’AMIANTE Bilan des maladies au campus de JUSSIEU

fichier pdf Tableaux des maladies professionnelles

Où sont les RESPONSABLES

COUPABLES ?

Pancarte ETERNIT

(photo d’illustration)

La Mairie et ses représentants ?

L’administration  et ses différents services dont l’Éducation Nationale avec la Direction Départementale de l’Éducation Nationale…l’Agence Régionale de la Santé Haute-Savoie…Le Préfet…Les différents services du ministère de l’Éducation Nationale et du ministère de la Santé…les ministres BLANQUER et BUZYN (lorsque celle-ci était ministre)…j’ai prévenu plusieurs fois ces ministres…Les technocrates des ministères…Le Premier ministre…le Président de la République…les industriels comme ST GOBAIN ou ÉTERNIT ?…

Les politiques et élus divers en National et Régional ?…

Signalons que ST GOBAIN s’est considérablement enrichi sur le dos de la Santé Publique.

Il existe en outre en France le FIVA (Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante).

Problème: il est surtout financé par l’État (le contribuable, donc).

En France, les entreprises de l’amiante ont été très protégées et ont été à l’abri d’éventuelles poursuites au Pénal.

Rappelons qu’il y a, en France, une moyenne de dix morts par jour à cause de l’amiante !

L’inventaire des zones amiantées n’existe pas. Rien ne change car, comme pour l’école de Vallières, la gestion d’élimination de l’amiante reviendrait trop cher.

C’est ce qui explique, par exemple, que le Législateur ne se force pas de trop pour être de plus en plus contraignant afin de faire éliminer ces saloperies et, de fait, protéger les citoyens.

C’est encore un « permis de tuer » qui est accordé.

C’est une catastrophe « sans visages ».

La mort des simples citoyens n’intéresse personne.

Depuis le 1er janvier 1997, l’amiante est interdite en France mais, vu le nombre de lieux publics et privés concernés, la contamination et la mort ont encore un « bel avenir »…

Le temps « joue » contre les personnes contaminées, dont je suis.

L’oubli des lieux et des contaminations est le « meilleur allié » d’une mort lente sciemment programmée par la saloperie des dits « responsables » mais…jamais coupables.

Écrit le 15 février 2020,

Carpe Diem.

Thierry LAMIREAU

Photos: personnelles et copies d’écran des films « Amiante, le scandale continue » (Émission « Pièces à conviction »), « L’hôpital à fleur de peau », photos d’illustration prises sur internet.

Comment l’entrée de la finance à l’hôpital conditionne les soins

Comment l’entrée

de la finance

à l’hôpital

conditionne les soins

Hôpital 4

Sortant à peine de l’hôpital en ce début de février

2019, il m’a semblé nécessaire d’apporter un

témoignage  sur certaines « pratiques » dans les

hôpitaux, les cliniques et instituts divers.

A force de fréquenter ce genre de lieu il m’est

apparu que, de plus en plus, l’accueil et le

traitement des patients est conditionné par des

choix politiques et financiers.

Ce n’est pas une nouveauté mais là, j’ai comme

l’impression que tout cela s’accélère au détriment

du malade.

J’ai choisi d’élargir mon analyse en faisant

référence à une période beaucoup plus ancienne

car, de fait, tout a déjà commencé depuis longtemps

même si toutes ces incursions de la politique et de

la finance se faisaient plus discrètes…

Une HORREUR récente

en souvenir de l’hôpital

de RUMILLY

et de sa maison de retraite

Hôpital 2

Oui, je pense qu’il faudrait rappeler la catastrophe qui suit uniquement due à une « compression du personnel » c’est-à-dire plus clairement à ce que demande désormais tout gouvernement (quel qu’il soit): « faire plus avec moins »….ou « on te donne moins de TUNES mais tu te démerdes à gérer l’Etablissement aussi bien…enfin…aussi bien…en PIRE ».

Cette histoire est la signification d’une souffrance du personnel sur « le dos » des résidents en fin de vie dans une maison de retraite médicalisée ou EHPAD.

Cette histoire est celle d’un Procureur de la République qui a préféré « classer sans suite » ma plainte pour « protéger » une Institution, une municipalité et la réputation d’une région et de ses élus…

Cette histoire est celle de ma pauvre mère (ma gentille maman) et les conséquences que j’ai dû gérer dans l’urgence et la souffrance.

Une conclusion s’est donc, de fait, imposée:

« Mourir est un classement sans suite » !…

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2018/01/30/comment-mourir-scandaleusement-dans-lomerta-dun-ehpad-thierry-lamireau/

Subir une intervention chirurgicale

un certain lundi 28 janvier 2019

à l’hôpital d’ANNECY

Hôpital 3

Après être passé en rendez-vous avec le chirurgien et un anesthésiste (pas celui du jour de l’opération comme souvent), voici qu’arrive LE jour de l’intervention.

Je ne préciserai pas le service ni le type d’opération…c’est mon choix.

Pour faire court, disons que, vu mes pathologies passées et actuelles, une anesthésie générale est assez risquée pour moi notamment à cause de mes problèmes respiratoires et cardiaques passés ou actuels; les médecins sont bien en accord avec ce fait et me le disent.

Je ne souhaite pas « vous apitoyer sur mon sort », non loin de moi cette idée…il y a de très nombreuses personnes en plus grande souffrance.

Je souhaite décrire un enchaînement de situations assez déplorables induites essentiellement par une gestion administrative et financière.

Ce n’est donc assurément pas une gestion médicale et cela implique des conséquences incroyables « sur le dos » du patient.

Vivant seul, on me fait bien comprendre que « passer une nuit à l’hôpital est exceptionnel car cette opération devrait se réaliser en situation d’hôpital de jour »…c’est-à-dire que l’on revient normalement chez soi le soir si une personne de confiance vient vous chercher et s’engage à passer la première nuit chez vous…

Donc, vu que je vis seul, j’ai eu droit à une « nuit exceptionnelle » à l’hôpital…Super, pépère !

Comme je ne supporte plus les opiacés et la morphine, je vois bien que « j’emmerde » les toubibs pour trouver le bon compromis qui m’évitera de trop souffrir…

L’incroyable imprévu

sur la table d’opération

juste avant l’intervention

Hôpital 1

J’arrive donc dans la salle d’attente juste avant l’opération (vers 10h) mais...à pied, accompagné par une infirmière, en ayant parcouru de longs couloirs puisqu’il « n’y avait plus assez de chariots pour me transporter allongé » (sic).

L’infirmière, super sympa, responsable du bloc se présente et me parle un moment. 

Nous parlons sports en commun dont le ski télémark et l’on se frappe gentiment la paume de la main comme une reconnaissance d’un beau partage d’un sport peu pratiqué dans la région.

L’anesthésiste de service vient aussi à ma rencontre. Il a l’air sympa avec son petit accent écossais puis repart.

L’on me fait entrer ensuite dans la salle d’opération et l’on me fait passer sur la table d’opération…et là SURPRISE !

Sur la table d’opération:

BIG changement !

Hôpital 6

Subitement, avant l’endormissement, l’anesthésiste me demande si je « ne préfèrerais pas être anesthésié par une injection dans le rachis à cause de mes problèmes respiratoires et cardiaques »…je suis très surpris de cette demande à ce moment là…

J’hésite et je demande quels sont les problèmes liés au respiratoire (j’ai eu une pleurésie, un décollement de la plèvre avec des foyers liquides in situ à cause de l’amiante sur mon lieu de travail…l’école de VALLIERES). Le médecin m’indique que « l’anesthésie générale implique un resserrement des alvéoles pulmonaires par la suite ».

Je comprends le problème et je donne mon accord pour une rachianesthésie malgré mon signalement de certains rares problèmes induisant une paralysie totale et définitive à cause de cette pratique chez certains patients.

Je subis deux injections dans le rachis: une pour diminuer la douleur et l’autre pour anesthésier tout le bas de mon corps.

Avant que je m’endorme un peu, l’anesthésiste me demande « pourquoi j’ai accepté sa proposition ».

Je réponds « parce que j’ai été convaincu par son argumentation »…sûrement un truc pour voir si j’allais ensuite m’endormir car je suppose que l’on m’a injecté tout de même un produit pour que je dorme puisque je n’ai pas eu le souvenir de la suite de l’intervention.

D’étranges pratiques

Donc, dans cet hôpital d’ANNECY, on te propose de changer de type d’anesthésie juste avant l’intervention alors que tu es assis sur la table d’opération pendant un moment de faiblesse personnelle psychologique et physique !

Top le niveau m’sieurs dames !

Je signale que lors de l’entretien d’anesthésie, des jours avant l’intervention, personne ne m’a parlé de cette possibilité.

QUESTION:

Est-ce normal et respectueux du patient de proposer un tel changement opératoire juste avant l’intervention alors que le patient est…assis sur la table d’opération ?

Dans la salle de Réveil…

Hôpital 4

Je me réveille tranquillement vers 13h et j’entends parfois l’alarme qui indique que je m’arrête de respirer ainsi que le personnel qui me dit « monsieur LAMIREAU, réveillez-vous il faut respirer ».

Je m’aperçois subitement que je n’ai AUCUNE sensation sur mon bassin, mes jambes et mes pieds…Normal puisque j’ai eu une rachianesthésie.

Les heures passent et je vois bien qu’il y a un problème puisque de nombreux infirmier-e-s et médecins viennent toucher mes pieds et mes jambes mais…RIEN…je ne sens rien !

Je sens comme un léger questionnement chez le personnel et moi je commence à flipper légèrement en me demandant ce qui va se passer après.

QUESTION: L’anesthésiste a-t-il « merdé » ou a-t-il cru qu’il me fallait une dose comme pour un CHEVAL ?…

Les heures passent et j’ai tout le loisir de voir que le travail du personnel en salle de Réveil est ADMIRABLE. Beaucoup d’hommes et de femmes qui ne comptent pas leur dévouement et leur temps. Je décèle même une personne qui, à mon avis, n’est pas loin du « burn-out ».

Je remarque le caractère de chacun-e par rapport à telle ou telle situation. 

Á certains moments je vois que toutes et tous travaillent « comme des dingues à flux tendu » d’autant que les opérations ont commencé plus tard dans l’hôpital et que le personnel de la salle de réveil a accepté le « désentubage » des patients ce qui est fait normalement dans les salles d’opération…

Trop de monde ? Trop de compression du personnel et moins de moyens ?

Le fric, le fric toujours alors qu’un hôpital ne devrait JAMAIS être sous la pression budgétaire.

Un hôpital est un lieu qui devrait être au service des malades et tant pis pour le fric dépensé en plus…mais là, c’est un autre débat qui se « joue dans les têtes d’oeufs » des technocrates.

Une politique  dégueulasse pratiquée notamment par le « Législateur » comme l’on dit.

La fin de journée

en salle de réveil

20h: je suis toujours en salle de Réveil.

Je ressens de légers fourmillements, mes jambes tremblent légèrement et l’on m’indique que si je peux « plier mes jambes je remonterai dans ma chambre de service ».

Je fais un effort gigantesque et j’arrive à légèrement plier les jambes.

J’ai fait exploser le record de temps passé en salle de Réveil et comme le personnel et moi avons gardé tout de même un peu d’humour…j’ai le droit à MON « diplôme du courage » et « pour le record de la levée de rachianesthésie la plus longue ».

20190130_132728

Sûrement des documents remis aux enfants en général. Et comme « j’ai été très courageuse » j’accepte de « garder ma part féminine »…

Un bel humour présent entre le personnel et moi, même si je n’ai encore AUCUNE SENSATION au toucher sur mes pieds et mes jambes.

Je passe la nuit à somnoler en essayant de…pisser naturellement dans un « pistolet » car je veux absolument échapper à la sonde urinaire…(pardon pour ces détails mais dans ces moments là c’est ESSENTIEL).

6 heures du matin: je récupère mes fonctions naturelles, si je puis dire, et je retrouve enfin le « sensitif » lorsque l’on me touche les pieds, les jambes et le bassin.

J’aurai donc passé 17 heures « paralysé ».

Oui, l’anesthésiste a dû croire que j’étais un CHEVAL pour m’injecter une telle dose !…

Là où l’on te dit

que tu déranges…

le lendemain de l’opération

Hôpital 5

Au réveil, après une nuit « de merde » dans la douleur, une infirmière passe et me demande si je vais bien.

Je décris ma nuit et j’indique souffrir encore assez fortement.

Je ne me vois pas partir aujourd’hui.

« Vous devez vous lever même si vous avez mal ». J’indique avoir eu un malaise cardiaque après un lever suite à une autre opération en 2001. « Il faut vous lever quand même ».

J’exprime mon inquiétude et mon mécontentement, poliment malgré tout.

Peu de temps après l’infirmère revient en compagnie du chirurgien qui me parle sur un ton arrogant et assez minable je dois dire. 

« Monsieur LAMIREAU, avec vous ON ne peut pas faire ce que l’ON veut !

De toute façon, vous allez vous lever et vous préparer pour partir à 11h. Et puis prenez les médicaments de l’ordonnance, cela ira mieux.

Même si vous avez mal vous ne resterez pas un jour de plus dans le service. Vous ne croyez tout de même pas que vous allez rester cinq jours comme autrefois pour cette opération.

Les temps ont changé, ne vous plaignez pas vous avez passé une nuit dans le service.

Vous partez de toute façon. Et puis J’ASSUME » !

Le mot à ne pas dire pour moi…je crois réentendre MACRON et toute sa clique !

Je réponds en disant que « je trouve scandaleux que les hôpitaux fonctionnent désormais au service de la finance et de la rentabilité sur le dos des patients.

Me dire « j’assume » me semble être une attitude puante même si je respecte la fonction et les capacités du chirurgien. »

Et oui, ce sont les fameuses « DMS » (Durées Moyennes de Service) imposées aux hopitaux par les décisions politiques à la sauce SARKOZY, HOLLANDE, MACRON via la Sécurité Sociale et les votes du Législateur.

Par exemple, un cancer du rein rapporte plus (financièrement parlant) que l’opération d’une hernie inguinale. 

PROBLEME: un médecin n’est pas un gestionnaire et un hôpital ne devrait pas être « déficitaire ». Il doit produire des soins, un point c’est tout.

En outre il y a un « glissement des tâches » parmi le personnel; la polyvalence évite des remplacements coûteux par un personnel plus spécialisé.

Et MACRON voudrait « diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale (sic) des hôpitaux, soit l’équivalent de la suppression de 30000 infirmier-es…

C’est une « belle dégueulasserie » au détriment des malades et de la bonne santé morale et physique du personnel…d’où de plus en plus de suicides parmi le personnel médical.

Un autre souvenir

de l’hôpital

d’ANNECY ?

Hôpital 2

Ben oui FASTOCHE !

Novembre 2014: 

Un samedi soir vers 22h15, douleur énorme dans la poitrine en respirant. J’avais une amie à cette époque. Les pompiers arrivent après son appel et me transportent aux urgences de l’hôpital d’ANNECY. Longue attente, passage d’une radio et rien de visible sur la radio même après mon étonnement et mon questionnement car « faire plus coûterait trop cher » me dit-on.

Ma douleur s’estompe avec de la morphine. L’hôpital nous laisse repartir à 6h15 du matin en nous indiquant que c’était « des douleurs intercostales »…

Nous rentrons par le train jusqu’à mon domicile, 20 kilomètres plus loin.

Le dimanche, à 14h30, à nouveau une douleur terrible dans le torse. Je perds connaissance. 

Heureusement mon amie était là, elle m’a sauvé la vie.

Á mon réveil, dans la chambre, je vois une dizaine de personnes: des pompiers, des médecins du SAMU. Ils sont restés deux heures pour me « remettre à niveau » avant le transport vu que j’ai fait une décompensation cardiaque après un malaise respiratoire important.

J’arrive à nouveau aux urgences et là l’on me fait passer encore une radio ET un scanner.

Résultat: Pneumonie et pleurésie avec décollement de la plèvre plus des poches avec des foyers liquides à certains endroits. 

Bref, pour des histoires de fric, cela a induit deux interventions avec pompiers et SAMU en 24h !

Donc…des dépenses supplémentaires…un comble.

Et puis bien sûr des souffrances HORRIBLES rajoutées me  concernant.

Les choix financiers 

dans les hôpitaux

sont-ils nouveaux ?

La crise financière expliquée aux nuls

Non, les choix financiers dans les hôpitaux ne sont pas nouveaux.

En 2001, lorsque j’étais encore en LIMOUSIN, je me souviens bien avoir passé trois jours en médecine générale dans un hôpital parce que l’administration refusait de me faire certains examens car « trop coûteux ».

Les médecins ne croyaient pas à mes irradiations fortes reçues lors de mes investigations suivantes:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

Or, au bout des recherches supplémentaires tout de même acceptées après mon insistance, j’ai dû être opéré d’un stade pré-cancéreux à l’oesophage/estomac à cause des irradiations sur mon corps entier ce qui a, de fait, rétréci l’oesophage, fait remonter l’estomac et envoyé ensuite trop d’acide dans l’oesophage.

Après l’opération, toujours pour « ne pas dépenser trop d’argent », l’on a refusé de me croire lorsque je disais « je sens une douleur monter dans mon mollet droit ».

« Oui mais ce n’est pas rouge, dur et chaud »… qu’ils disaient les toubibs !

Résultat: j’ai failli rentrer chez moi avec…une phlébite voire avec plus aux poumons !

Toujours pour des histoires de FRIC, pour une opération d’une tumeur grosse comme un oeuf sur un avant-bras, le codage administratif lié à l’opération indiquait 40 minutes et… pas assez d’argent au goût du médecin.

L’opération a duré au final 2h30 car la tumeur était « encapsulée » dans les nerfs de mon bras.

Après l’opération le chirurgien m’a dit: « si j’avais su, je vous aurais pris plus cher pour le dépassement d’honoraire. »

Merci m’sieur, cela me remonte le moral…

« Oui mais vous comprenez, j’ai passé trop de temps dans cette opération…et puis je vous ai sauvé votre main droite »

Merci m’sieur c’est trop de bonté…

CONCLUSION:

Méfions nous de ceux qui par Thierry LAMIREAU

La description de mon petit vécu de patient n’est pas pour « faire pitié » mais pour bien montrer que l’entrée de la finance à l’hôpital conditionne les soins et l’attitude du personnel soignant.

Et là, c’est un véritable SCANDALE.

Les décisions politiques, les votes du Législateur et l’arrivée des intérêts financiers dans le milieu hospitalier détruisent le respect de l’intégrité des patients et ainsi que celui du personnel soignant qui est de plus en plus en souffrance lui aussi…

Ce fonctionnement de type capitaliste est une HONTE pour tout pays dit « Démocratique ».

Mais la Démocratie existe-t-elle encore ?…

« Vous avez quatre heures » comme dirait mon ancien prof de philo.

CARPE DIEM.

Thierry LAMIREAU

photos d’illustration: capture d’écran du film « L’hôpital à fleur de peau »

un documentaire de Cyril DENVERS et Pierre DUYCKAERTS

COMMENT MOURIR SCANDALEUSEMENT DANS L’OMERTA D’UN EHPAD (Thierry LAMIREAU)

COMMENT MOURIR

SCANDALEUSEMENT

DANS L’OMERTA

D’UN EHPAD

CM140415-102833001

(Photo personnelle)

La période est à la description de scandales liés à la maltraitance et aux manques de moyens dans les hôpitaux et les EHPAD ?

Voyons ce qu’il s’est donc passé un certain mois de janvier 2015 à l’EHPAD de RUMILLY en Haute-Savoie…

Ce n’est pas beau du tout, c’est même l’exemple type de destruction de la dignité humaine et de maltraitance.

Et là, il ne faudrait pas se tromper d’objectif. Je n’en veux pas à la personne qui a déclenché cette catastrophe.

J’en veux surtout à l’institution et au « système » (comme l’on dit souvent) mis en place par l’Etat français et les ministères responsables de ces terribles destructions du citoyen…en silence.

Avertissement:

J’ai très longtemps hésité à diffuser ce témoignage mais je savais qu’un jour je le ferai…ne serait-ce qu’en mémoire de ma mère.

J’ai longuement réfléchi pour savoir si j’allais mettre le plus terrible c’est-à-dire une photo et des enregistrements.

Je pense que, malgré tout, je devais le faire…

Considérant ce qu’il se passe en ce moment dans tous les EHPAD de France, c’était le moment qu’il fallait choisir…

Une négligence

liée à

l’institution

Voici, à travers le PDF ci-dessous (fautes comprises !), l’histoire terriblement banale de ma pauvre maman.

Un PDF qui présente ma plainte auprès du procureur de la République de l’époque près du Tribunal de Grande Instance d’ANNECY.

Une « banalité » que l’on doit retrouver dans tant d’EHPAD…pour gagner quelques postes budgétaires sûrement.

Société « de merde » !

fichier pdf Courrier au Procureur Affaire Mme LAMIREAU

La réponse de l’institution

EHPAD

fichier pdf Réponse EHPAD RUMILLY Affaire Mme LAMIREAU

Le classement sans suite

du procureur 

de la République

fichier pdf Classement sans suite Procureur Affaire Mme LAMIREAU

Il est donc clair que mourir est un « classement sans suite »…

Sauf erreur de ma part, le procureur est désormais à Clermont-Ferrand et a été remplacé par une femme à ANNECY.

Pourquoi un classement

de l’affaire ?

Très simple. Des locaux neufs pour des malades « alzheimer » ont été construits à côté de l’EHPAD de RUMILLY vers cette période.

L’EHPAD dépend de la Direction de l’hôpital très récent créé à côté.

Il est donc évident qu’il aurait été du plus mauvais goût d’amener de telles « vagues » en direction d’une structure si « moderne »

En outre devinez qui se trouve dans le Conseil d’Administration de l’hôpital.

Donc, « classement sans suite ».

Le déroulement des événements

par les enregistrements

Pourquoi des enregistrements ? Dès que l’on me téléphone tout est enregistré automatiquement…Je garde ou pas ensuite.

Et puis , malgré la douleur, je me suis dit qu’il fallait enregistrer ce qui serait peut-être une preuve de souffrance de la part de ma pauvre maman.

J’avais donc posé mon téléphone, en fonction enregistrement, sur une table de la chambre.

J’ai bien évidemment tout archivé en me disant « au cas où ».

Réécouter ces moments sonores maintenant sont très durs pour moi mais mon témoignage et celui de ma mère où elle se bat contre la misère humaine avec ses derniers instants sont là pour parler de tous ces pauvres gens qui meurent en silence et dans l’oubli d’un EHPAD.

Les relations par téléphone

avec l’administration

1/ Appel du docteur PRATO (EHPAD RUMILLY) pour m’annoncer que ma mère a une jambe cassée:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/appel-docteur-prato-jambe-cassee-de-lamireau-g-faute-grave-de-letablissement-6-janvier-2015.mp3

2/ Appel d’une infirmière de l’EHPAD pour m’indiquer que ma mère part aux urgences de l’hôpital d’ANNECY:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/appel-infirmiere-lamireau-g-part-aux-urgences-annecy-probleme-respiratoire-7-janvier-2015.mp3

3/ Appel du docteur PRATO pour m’annoncer le retour de ma mère des urgences d’ANNECY:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/appel-docteur-prato-apres-retour-des-urgences-dannecy-de-lamireau-g-8-janvier-2015.mp3

4/ J’appelle les urgences de l’hôpital d’ANNECY pour avoir leur avis:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/appel-aux-urgences-dannecy-pour-prendre-nouvelles-lamireau-g-8-janvier-2015-2.mp3

5/ J’appelle les urgences de l’hôpital d’ANNECY pour prendre des renseignements sur le transport entre ANNECY et RUMILLY et sur les différences d’interprétation des médecins:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/appel-aux-urgences-dannecy-pour-plus-dinfos-transport-annecy-rumilly-10-janvier-2015.mp3

Les derniers instants

de conscience de ma mère

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/sons-derniers-instants-de-conscience-de-lamireau-ginette-lundi-12-janvier-2015-deuxieme-partie.mp3

Les derniers souffles

d’une vie

en EHPAD

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/files/2018/01/sons-fin-de-vie-de-lamireau-ginette-lundi-12-janvier-2015-1ere-partie.mp3

InkedGinette LAMIREAUpng_LI

Voilà, c’est fini.

Regarder les photos de toute une vie de sa pauvre maman sur les murs d’une chambre d’EHPAD et « crier sa haine » à six heures du matin contre une institution qui a contribué à la mort de sa mère en une semaine…puis être obligé d’affronter deux « mafieux » des Pompes Funèbres à 9h15 qui veulent te refiler pour 900 euros de plus de prestation alors que tu arrives avec les photocopies du contrat déjà payé à l’avance par ma mère !…Tu les menaces d’aller chez les flics pour qu’ils arrêtent.

Là, tu maudis la terre entière !

En guise de conclusion

Que l’on ne se trompe pas.

Seul le mouvement #BalanceTonEHPAD m’a décidé à témoigner.

Sinon tout serait resté uniquement dans ma mémoire. Mon but n’est pas la vengeance.

Il est de « donner une parole » parmi tant d’autres sur ce qui est imposé par des institutions pour détruire la dignité humaine du citoyen, aussi bien chez les « résidents » que parmi le personnel des établissements qui doit aussi subir des horreurs…en silence là aussi.

Le plus terrible est de recevoir une telle violence dans un silence très destructeur car cela concerne la personne âgée comme la famille…mais là, pour la famille, j’ai dû gérer seul dans l’urgence.

En réfléchissant, je me dis que les deux mots à retenir dans ces histoires très particulières sont « destruction » et « silence ».

Enfin, ayons conscience qu’il y a pire: des êtres (dont des enfants) qui essayent de survivre dehors, d’autres qui quittent leur pays pour se noyer dans la mer, des civils tués ou blessés à vie par des bombardements, des populations entières décimées pour tant d’autres raisons afin de satisfaire quelques pourcentages de privilégiés….

A la mémoire de Ginette LAMIREAU.

Thierry LAMIREAU

UN SIMPLE CITOYEN EN PROCES CONTRE BOLLORE (Thierry LAMIREAU)

UN SIMPLE CITOYEN

PEUT-IL EN FINIR

AVEC VINCENT BOLLORE ?

 BOLLORE a des qualités

 La question est récurrente

pour moi…

Comment a débuté le procès

après une plainte de BOLLORE

C’est on ne peut plus simple, si je puis dire.

J’ai reçu en mars 2013 un mail !…tout simplement.

Aucun avis par courrier, aucune venue chez moi de gendarmes ou de policiers pour me prévenir de cette plainte.

Voir ci-dessous le document en PDF :

 fichier pdf Réquisition à personne plainte BOLLORE

J’ai même pensé à un moment que c’était une blague, m’étant contenté, en un premier temps, de lire uniquement le titre du mail.

Voilà comment peut débuter une lourde, longue et coûteuse procédure en justice afin d’essayer de se faire défendre par une avocate spécialisée de la place parisienne dans les plaintes « pour diffamation » et notamment contre des « mastodontes » tels que Vincent BOLLORE.

D’ailleurs je devrais dire des avocates car les deux premières sont passées magistrates…étrange promotion ou changement de cap. Ce qui est certain c’est que j’ai payé de grosses sommes aux deux premières avocates que je n’ai jamais vues !

J’ai donc été défendu par une troisième en Correctionnelle puis en Appel et en Cassation…puisque Vincent BOLLORE, ayant perdu contre moi, a fait appel du jugement et…a reperdu en Appel…et en Cassation !

Cependant, comme c’est au pénal que tout a été réalisé, le plaignant/perdant BOLLORE n’a pas été obligé de rembourser mes frais de justice.

Et c’est là que le problème est injuste et monstrueux.

Pour être éventuellement remboursé, il faudrait que je porte plainte contre…l’Etat français !

Vous m’avez compris ?…pas de tunes pour la suite, pas de défense !

Comme je n’ai pas bénéficié de l’aide juridictionnelle je l’ai eu dans le…

J’ai donc perdu 9000 euros alors que j’ai gagné trois fois contre Vincent BOLLORE.

Très injuste et écœurant pour le moins.

BOLLORE a continué en Cassation et…il a PERDU une troisième fois contre moi !

A mes yeux, la justice n’est pas juste car elle a refusé de reconnaître mes frais, mais il est vrai, rappelons-le, que l’Etat ne l’oblige pas à ce fait.

L’Etat est donc coupable de non reconnaissance de souffrance personnelle (cela fait quatre ans que la procédure est commencée) et de dépenses du gagnant (donc moi) dans la situation où le plaignant (Vincent BOLLORE) perd dans sa plainte pour « diffamation ».

Je vous renvoie vers le lien suivant pour toute l’histoire :

 https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-lamireau-thierry

J’avais donc fait également appel à la bonne volonté de chacun-e- sur le site spécialisé « Leetchi.com » : je pensais naïvement qu’une aide massive arriverait considérant l’affaire et le « monsieur d’en face ».

Je remercie vivement les donateurs-trices-.

Toute aide m’a beaucoup touché, quelle que soit la somme promise.

J’ai donc décidé, vu le peu de retour, d’arrêter cet appel à don le 31 décembre 2017.

Je dois souligner aussi que les journalistes de BASTAMAG ont refusé de me faire défendre conjointement avec l’aide de leur avocat.

En outre, je n’ai jamais eu de soutien de leur part (excepté deux RT sur Twitter de mon appel) que ce soit simplement demander de mes nouvelles pendant la procédure ou m’aider éventuellement financièrement. Pendant le procès, à peine un bonjour de loin de certains, rien d’autre.

J’ai, tout de même, soutenu et diffusé leur article au départ…et donc pris des risques puisqu’il y a eu un procès après !

Je suis donc bien écoeuré par cette mise à l’écart volontaire. 

La différence

entre

les journalistes

et moi

TGI PARIS jeudi 11 février 2016 Photo 2

(Photo: Thierry LAMIREAU 

TGI de PARIS)

La différence est très simple: pour eux c’est l’occasion de médiatiser leur action et pour moi c’est un stress continuel avec une perte sèche de 9000 euros en procédure

En procès contre BOLLORE

pour toute une vie

TGI  PARIS jeudi 11 février 2016 Photo 1

(Photo: TGI de PARIS 

Thierry LAMIREAU)

Cette affaire me perturbe toujours bien évidemment et je pense que cela durera toute ma vie.

Mais le sieur Vincent BOLLORE n’en a rien à faire bien évidemment.

Pensez donc, 9000 euros !

Et puis ce LAMIREAU Thierry, qui est-ce ?…un rien…comme dirait MACRON.

Conclusion :

Frontispice de la 17e Chambre Correctionnelle du TGI de PARIS Photo de Sylvain TRONCHET

(Photo: TGI de PARIS

 Thierry LAMIREAU)

Moins tu approches la justice, mieux tu te portes.

Je n’en pense pas moins sur le sieur Vincent BOLLORE et ses « potes ».

J’ai aussi mon avis sur le fonctionnement de la Justice, des avocats, de l’Etat et de certains journalistes…car avez-vous vu des journalistes parler de mon appel à l’aide ?

NIET, NOBODY, RIEN ! 

Où sont les dits « CHARLIE » ?

Je me pose la question.

CARPE DIEM,

Thierry LAMIREAU

1er DECEMBRE 2016: VISION PERSONNELLE D’UN PROCES CONTRE BOLLORE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

1er Décembre 2016:

Vision personnelle

d’un procès contre

Vincent BOLLORE

BOLLORE a des qualités

(Thierry LAMIREAU)

Mercredi 30 novembre 2016:

Départ d’ANNECY pour rejoindre PARIS en TGV.

Arrivé en milieu de journée je sens que ça pue dans les rues et j’apprends plus tard que je respire une pollution très importante intra-muros.

Pas de chance, avec mon ancienne pneumonie/pleurésie/décollement de la plèvre de 2014, je sais que c’est très MAUVAIS pour moi. Je sens que mes bronches n’aiment pas ce genre de truc et une toux importante arrive presque immédiatement.

Jeudi 1er décembre 2016:

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J’arrive au TGI de PARIS un peu en avance. Je vais à côté au bord de la Seine me mettre un peu au soleil mais je sais que c’est idiot puisque la pollution est toujours là.

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Je passe à côté du TGI et je remarque que les flics sont prêts à agir si des manifs se créaient devant l’entrée principale du Tribunal.

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Vers 13h, je pars vers l’entrée réservée au public. Là, chacun doit enlever manteau, sac, sacoche, pour les différents contrôles de sécurité.

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13h30, je rejoins mon avocate, Maître LHOTEL, avant d’entrer dans la salle d’audience en Appel.

Je retrouve les autres prévenus et les différents avocats.

Arrivée de la Cour:

Tu te lèves, on t’appelle pour vérifier ton identité, ta profession et ton lieu de résidence.

Les prévenus, donc moi dans le lot, sont installés sur des fauteuils devant la presse et les bancs réservés aux avocats et à leurs clients. Nous sommes très proches de la Cour.

Après un résumé de la situation, l’acocat de S.A BOLLORE, Maître Olivier BARATELLI, est invité à poser des questions à la journaliste de BASTAMAG, DJABALI Nadia, auteure principale de l’article présentant les problèmes liés à l’accaparement des terres dans différents pays.

Nous assistons à une « destruction » totale de l’article voire de la personnalité de la journaliste et de son travail. TERRIBLE ambiance où l’on voit l’action du défenseur de Vincent BOLLORE dans toute sa « splendeur ».

Maître BARATELLI s’adresse à la journaliste en disant souvent « celle-ci » !…

Il pose des questions humiliantes qui n’ont rien à voir avec ce qui nous amène TOUS ici à nouveau dans ce Tribunal puisque la société S.A BOLLORE a été déboutée de ses poursuites lors du procès en Correctionnelle.

L’avocat des journalistes, Maître Antoine COMTE, souligne d’ailleurs plusieurs fois ce fait et même la Présidente du Tribunal s’impatiente en demandant à Maître BARATELLI de « préciser sa pensée afin d’indiquer où il veut en venir ».

Je suis assis juste devant le défenseur de BOLLORE, à trente centimètres à peine. Il me surplombe et pourrait presque me toucher avec ses gestes amples.

Il est passionnant et impressionnant de voir le fonctionnement de la justice, in situ si je puis dire.

Autant en Correctionnelle j’avais pu sentir le professionnalisme « à longueur de manches » de l’avocat de BOLLORE autant là, en Appel, j’ai l’impression que Maître BARATELLI n’est « pas efficace » dans son intervention.

Tous les journalistes de BASTAMAG sont interrogés sur leur rôle dans la fabrication et la mise en ligne de l’article incriminé par le plaignant Vincent BOLLORE.

Arrive ensuite le tour des deux blogueurs, Laurent MENARD et moi-même ainsi que de la journaliste indépendante Dominique MARTIN-FERRARI. Le journaliste Pierre HASKI est absent.

Le pauvre Laurent MENARD est obligé de dire que ce n’est même pas lui qui a mis en ligne, sur le blog de son association de l’époque, l’article de BASTAMAG. Mais en tant que Président il a donc été mis en examen.

Il indique que des gendarmes sont venus le chercher à son domicile pour lui signifier sa mise en examen pour « diffamation » de la part de S.A BOLLORE. Il précise que l’article a été immédiatement enlevé du site de l’association. D’ailleurs cette association n’existe plus et l’élan militant proposé a été « cassé » depuis le début du procès. Bref, M MENARD ne comprend pas pourquoi il est encore là devant la Cour d’Appel.

Je suis ensuite appelé à témoigner. J’indique à la Présidente et à la Cour que « n’étant pas un professionnel de la parole et voulant rester précis je souhaiterais lire un texte personnel d’une durée de cinq minutes ».

Gros MALAISE:

La Présidente n’a pas l’air de bien vouloir suivre ma proposition. J’indique que « j’essaierai d’être le plus naturel possible ».  Je sens que je peux continuer et je n’attends pas de « temps mort ». J’enchaîne aussitôt la lecture de mon texte.

Je m’étais promis de rester décontracté mais, pas de bol, à un moment je sens l’émotion et le stress monter en moi.

Je sais qu’avec le stress j’ai énormément de mal à respirer à cause de mes récentes pathologies respiratoires. Je cherche l’air pour sortir les mots, c’est difficile. Je m’arrête un instant et je reprends. Je sens une bonne écoute de l’assemblée et de la Cour. J’arrive enfin aux derniers mots de mon intervention. OUF !

Je reste debout pour répondre à d’éventuelles questions…pas de questions !

Je vais m’asseoir, soulagé d’avoir pu dire, lire, ce que j’avais en tête depuis de nombreuses semaines.

Bien sûr, mon avocate avait lu auparant mon texte dans son cabinet et n’avait rien corrigé considérant que tout pouvait être dit ainsi.

Voir mon texte ici:

 fichier pdf LAMIREAU Th Appel Procès BOLLORE

Après la défense de la journaliste indépendante Dominique MARTIN-FERRARI sont arrivées les PLAIDOIRIES des différents avocats.

Le défenseur de S.A BOLLORE commence le premier.

Durée annoncée en séance du 30 juin 2016: 

45 minutes.

Durée réelle: 90 minutes.

Je ne reviens pas sur cette intervention. Cependant je sens que Maître BARATELLI essaye de défendre l’indéfendable en étant très virulent. A mes yeux de simple citoyen, sa plaidoirie n’est pas « terrible ». Il indique même que « les blogueurs auraient pu au moins l’appeler pour savoir si le texte des journalistes était diffamatoire ou non ».

Mauvaise pioche pour BOLLORE:

J’essaye de demander la parole immédiatement et je commence à dire que j’ai appelé le Service Communication à la Tour BOLLORE mais dans le bruit général ambiant je ne sais si cela a été entendu.

L’on m’indique que « je pourrai m’exprimer à nouveau mais plus tard ».

Je réfléchis et je me lève pour aller parler à mon avocate à l’extérieur de la salle d’audience.

Je lui parle en détail de cet appel téléphonique que j’avais réalisé auprès de la Tour BOLLORE, juste après les honneurs rendus aux morts de CHARLIE HEBDO. Je ne lui avais jamais parlé auparavant de cet appel car je ne pensais pas nécessaire d’en faire part…

Problème éventuel par rapport à la remarque de Maître BARATELLI: je peux parler de la teneur de cette communication et je sais que cela peut me servir pour une éventuelle autre défense si le procès continue car le contenu de cet échange a été très précis et éventuellement embêtant pour S.A BOLLORE.

Je me rends compte que Maître BARATELLI a trop parlé en disant que « les blogueurs n’ont pas essayé d’appeler l’entreprise S.A BOLLORE ». Je sais que mon éventuel témoignage peut poser problème vu sa teneur…

Mon avocate et moi revenons ensuite rapidement dans la salle d’audience.

L’avocat de l’artisan M. MENARD, Maître Raphaël MOLENAT, plaide très simplement mais très efficacement afin de montrer l’incohérence de la poursuite envers son client.

IMG_20161201_130158

Mon avocate, Maître Magaly LHOTEL plaide ensuite en mon nom et démontre aussi le non sérieux de la « plainte pour diffamation » à mon encontre de la part de S.A BOLLORE. Elle parle de ma santé, mauvaise, exacerbée par le stess du procès. Elle souligne l’incroyable conséquence financière induite pour ma défense depuis le début de la plainte de Vincent BOLLORE. Elle reparle de mon appel téléphonique au Service Communication de la Tour BOLLORE…et là, je me lève pour la « couper dans sa plaidoirie » et indiquer que je peux en révéler la teneur pour qui le souhaite. Puis mon avocate termine de plaider en ma faveur en montrant l’incohérence juridictionnelle appliquée sur le simple citoyen dans cette configuration à partir du moment où le plaignant (BOLLORE) fait Appel en Correctionnelle ce qui m’oblige à payer des sommes importantes pour continuer à profiter d’une défense compétente spécialisée.

Vient ensuite la plaidoirie de Maître COMTE pour la défense des journalistes de BASTAMAG.

Comme en Correctionnelle, il « démonte », « détruit » voire « ridiculise » la défense de l’avocat de S.A BOLLORE.

Là je m’aperçois que l’on a affaire à de sacrées « pointures » du Barreau…

Tout ceci est très intéressant surtout lorsque je sais que je suis « DANS le procès » et très proche physiquement des avocats et de la Cour.

L’audience se termine à 19h et la Présidente annonce que le verdict sera donné le 9 février 2017.

Encore attendre…Attendre et savoir si je gagne à nouveau comme en Correctionnelle, si je puis récupérer mes frais d’avocat voire plus même si je sais que dans ce cas là ce serait exceptionnel.

Je sais que je peux perdre mais si je gagne, je sais que Vincent BOLLORE a deux mois pour décider s’il arrête là ou s’il continue…en Cassation.

BOLLORE est un homme qui n’aime pas perdre même s’il a tort…

Tout ceci est très difficile à vivre. J’ai appris, malgré moi, que diffuser un texte, même d’autres personnes, peut mener à une suite juridique sans fin.

Je sors du Tribunal, épuisé physiquement mais moralement encore avec de l’espoir.

C’est vraiment une « histoire de dingue » pour moi. C’est ainsi. C’est ma vie.

Je me dis qu’il faut cueillir l’instant d’autant que, depuis un certain nombre d’années, ma santé en a pris un sacré coup notamment depuis mes multiples irradiations pour tourner mon documentaire URANIUM EN LIMOUSIN.

Voir le film ici:

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

Depuis 2001, ma vie a changé parce que mon corps m’impose d’autres objectifs et parce que je sais aussi que le psychologique, le stress, n’induisent pas de bonnes choses sur le physique notamment si l’on n’arrive pas à tout bien gérer d’une manière cool, comme l’on dit.

Pour plus d’infos sur le procès

voir ici:

https://reporterre.net/La-brutale-attaque-de-Bollore-en-justice-contre-Basta-et-des-sites-internet

Alors, CARPE DIEM.

Thierry LAMIREAU

TEFAL LAVE SES CASSEROLES DANS UN PROCES ABJECT OÙ LES INSPECTEURS DU TRAVAIL SONT DETRUITS (Thierry LAMIREAU)

-TEFAL

LAVE

SES CASSEROLES-

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ou comment détruire

une inspectrice du Travail

(Thierry LAMIREAU)

Une inspectrice du travail, Laura PFEIFFER, est passée, vendredi 16 octobre 2015, devant le Tribunal Correctionnel d’ANNECY pour « violation du secret professionnel et recel de courriels de l’entreprise TEFAL de RUMILLY (groupe SEB).

Un informaticien de TEFAL, aujourd’hui licencié, a lui aussi été poursuivi pour « détournement de courriels et accès frauduleux à un système informatique. »

Il leur est reproché d’avoir rendu public des mails internes à l’entreprise montrant que la direction avait cherché à entraver le travail de l’inspectrice.

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(La justice et l’Etat attendaient les citoyens avec les CRS de service.)

Saisi, le Conseil National de l’Inspection du Travail (CNIT) a estimé, en juillet 2014, que l’entreprise avait « porté atteinte à l’indépendance de l’inspection en tentant d’obtenir, de l’administration ( le préfet) et du responsable hiérarchique, le changement d’affectation de l’inspectrice ». « Ces pressions n’ont pas été suivies d’effet », a cependant indiqué le CNIT.

Laura PFEIFFER a établi ensuite un procès-verbal d’entrave à sa mission d’inspectrice, mettant notamment en cause sa hiérarchie. Elle a aussi porté plainte « pour harcèlement moral » contre Monsieur DUMONT. Ces faits ont fait l’objet de deux enquêtes ouvertes par le Parquet d’ANNECY et confiées à la Section de Recherches de la Gendarmerie de CHAMBERY.

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TEFAL a attaqué en poursuivant l’Inspectrice du Travail pour « violation du secret professionnel après la diffusion des courriels litigieux dans la presse. »

Les syndicats CGT, SUD, CNT, FSU et FO ont appelé à une nouvelle manifestation ce vendredi 16 octobre 2015 à partir de 13 heures devant le Tribunal d’ANNECY.

Les intermittents du « Collectif 3A » de LYON ont mis en scène, d’une manière humoristique, le procès au cours d’une pièce de théâtre devant le Palais de Justice.

Des Inspecteurs du Travail sont venus de toute la France.

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(La reconstitution théâtrale du procès 

a beaucoup fait rire.)

Le procureur d’ANNECY, Eric MAILLAUD, a contesté « formellement avoir voulu, par ces poursuites, faire le ménage dans l’Inspection du Travail.

Il a précisé avoir traité « avec la même rigueur (…) l’ensemble des procédures pénales qui lui sont soumises, y compris dans le domaine du Droit Pénal du Travail ».

(Texte d’après l’AFP)

Notons que ce cher Procureur a l’habitude de « classer » toutes les affaires embarrassantes pour les administrations et les communes de la région…je pourrais le prouver, s’il le fallait, dans une affaire de décès accéléré d’une personne âgée (ma mère) alors qu’un médecin et une cadre infirmière ont reconnu par écrit leur tort et leur erreur…

Je vous propose, en plus des images, un reportage sonore qui, je le pense, retraduira l’ambiance de l’après-midi. J’ai monté et mixé mes prises de sons pour faire croire que tout était dans la continuité même si je me suis souvent déplacé sur le site en laissant l’enregistreur en fonction. 

Ce témoignage sonore est, pour moi, une sorte de compte-rendu aussi valable qu’un article de presse.

Le lien Soudcloud pour le son:

 https://soundcloud.com/lamireau-thierry/tefal-lave-ses-casseroles-par

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(Gérard FILOCHE a apporté son soutien

même si « son » Parti est en grande partie

la cause de toutes ces agressions sociales du citoyen.)

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(Corinne MORELDARLEUX, du Parti de Gauche,

« récupère le sujet » en lisant

une communication de MELENCHON.) 

J’ai volontairement écarté les interventions des représentants politiques qui ont voulu « jouer le rôle de la récupération. »

Les syndicats aussi ont usé de leur influence pour faire venir en force les militants.

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(La Police Politique ou RG note sur le téléphone portable

les phrases essentielles de chacun. )

Je dois préciser que ce cher monsieur est venu me demander « qui j’étais et ce que je faisais avec mon enregistreur professionnel et mon téléphone portable pour les photos. »

Je l’ai « renvoyé dans les cordes » en lui disant « d’aller se renseigner ailleurs s’il voulait ces infos. » Je ne suis pas un journaliste local pour sympathiser avec ce genre de personnage que j’ai assez « fréquenté » dans le passé lorsque j’étais militant actif anti-nucléaire en LIMOUSIN (cf. mon film URANIUM EN LIMOUSIN).

Voir le lien ici pour plus d’infos:

URANIUM en LIMOUSIN

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

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Même si le symbole de la lutte est présent, l’essentiel n’est pas là mais dans le Tribunal.

Laura PFEIFFER risque gros: sa santé et une condamnation à hauteur de 5000 euros.

Le jugement final sera rendu le vendredi 4 décembre 2015.

BOLLORE fait coucou avec sa main droite

Moi qui suis inculpé, mis en examen dit-on maintenant, après une plainte de Vincent BOLLORE pour diffamation après la diffusion d’un article du site BASTAMAG sur l’accaparement des terres (le vol) par les multinationales, j’ai eu un avant-goût de ce qui m’attend le 11 février 2016 au TGI de PARIS…

Voir ici pour les infos et une aide éventuelle:

https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-lamireau-thierry

Moi aussi, je risque gros et j’ai dû trouver une avocate spécialisée à PARIS pour plusieurs milliers d’euros.

Je peux gagner, je peux perdre…énormément.

Je comprends mieux la situation HORRIBLE et INJUSTE de Laura PFEIFFER.

Je pense bien à elle même sans la connaître personnellement.

Thierry LAMIREAU

NOTA: Les photos ont été prises avec mon téléphone portable

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

AREVA AU COEUR D’UNE ENQUÊTE DE JUSTICE SUR LE RACHAT DE LA SOCIETE MINIERE CANADIENNE URAMIN (AFP)

AREVA au coeur

d’une enquête de justice

sur le rachat

de la société minière canadienne

URAMIN

URAMIN au CANADA

(AFP)

PARIS – L’affaire de la société minière canadienne URAMIN a rebondi, jeudi 10 avril 2014, avec l’annonce de l’ouverture d’une enquête judiciaire préliminaire sur les conditions du rachat en 2007 de cette société par le géant français du nucléaire AREVA, dirigé alors par Anne LAUVERGEON.

URAMIN, qui ambitionnait d’exploiter des gisements dans plusieurs pays africains (Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique), avait été achetée à prix d’or –2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) et la transaction avait viré au désastre financier pour le groupe français.

L’enquête, confiée à la brigade financière de la police judiciaire parisienne, fait suite à un signalement auprès du Parquet National Financier par la Cour des Comptes, qui mène sa propre enquête, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

Circonscrite à la seule période 2007-2011, elle vise des faits de présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles, diffusion d’informations fausses ou trompeuses, faux et usage de faux, selon le quotidien.

Le Monde précise aussi que la Cour des Comptes devrait rendre en mai un rapport définitif sur le groupe nucléaire français durant la période 2006-2012.

Un pré-rapport a déjà été rédigé, auquel Anne LAUVERGEON a répondu point par point la semaine dernière, avant son audition par les magistrats de la rue Cambon, selon un communiqué de l’ex-dirigeante.

Ma cliente est tout à fait sereine et je ne vois absolument pas quelle infraction pénale pourrait lui être reprochée, a indiqué à l’AFP son avocat, Me Jean-Pierre VERSINI-CAMPINCHI.

AREVA n’a de son côté pas souhaité faire de commentaire, tandis que la Cour des Comptes n’avait pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Affaire d’espionnage 

Après le départ de Mme LAUVERGEON, évincée avec l’aval de l’Elysée, sous la présidence de Nicolas SARKOZY, à la mi-2011 et remplacée par son adjoint Luc OURSEL, AREVA avait divisé par cinq la valeur comptable d’URAMIN.

La société avait dû inscrire dans ses comptes de 2010 et 2011 des provisions d’un montant total de près de 1,9 milliard d’euros.

L’ex-dirigeante était toutefois sortie blanchie d’une enquête menée par AREVA sur ce rachat.

Puis, en mars 2012, un rapport parlementaire avait largement repris les conclusions du comité d’enquête interne d’AREVA sur cette acquisition, qui avait estimé qu’elle n’avait pas donné lieu à des manoeuvres frauduleuses, mais avait été entachée par des dysfonctionnements en matière de gouvernance.

Ce rapport soulignait des carences tant du côté d’AREVA que de l’Agence des Participations de l’Etat (APE), l’organisme qui défend les intérêts de l’Etat au sein de ce groupe public à 87%, dans leurs échanges lors de l’acquisition d’URAMIN par le groupe nucléaire public.

Il estimait aussi que l’acquisition s’était révélée être un pari industriel, non illégitime pour AREVA, mais trop coûteux.

Mme LAUVERGEON a fait valoir que l’acquisition d’URAMIN était considérée comme stratégique à l’époque, soulignant qu’elle a été soumise et validée par toutes les instances de décision du groupe, et les règles de gouvernance ont été respectées.

La direction d’AREVA ainsi que les autorités de tutelle – l’Agence des Participations de l’Etat et le ministère de l’Industrie – se sont ainsi vus communiquer tous les éléments d’informations sur cette opération. En outre des analyses et des études avaient été menées, dans le cadre de cette acquisition, par des tiers indépendants, a-t-elle ajouté.

Pour Mme LAUVERGEON, les dépréciations des actifs miniers d’AREVA découlent pour l’essentiel de l’effondrement des cours de l’uranium consécutif à la catastrophe de Fukushima au Japon.

Cette affaire se double d’un autre volet, qui sera examiné le 16 mai 2014 par le Tribunal Correctionnel de Paris.

Anne LAUVERGEON s’est engagée depuis la fin 2011 dans un bras de fer judiciaire avec son ex-employeur après avoir découvert qu’elle et son mari avaient été espionnés par une officine suisse à laquelle AREVA avait commandité une enquête sur le rachat d’URAMIN.

(©AFP / 10 avril 2014 17h49) AREVA AU COEUR D'UNE ENQUÊTE DE JUSTICE SUR LE RACHAT DE LA SOCIETE MINIERE CANADIENNE URAMIN (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Comment URAMIN

est devenu

le cauchemar de AREVA

AREVA photo de jean-Christophe MARMARA LE FIGARO

(Photo: Jean-Christophe MARMARA 

LE FIGARO)

(Vincent LAMIGEON / challenges.fr)

En 2007, le groupe français s’offrait à prix d’or ce producteur

d’uranium apparemment prometteur.

L’exploitation est aujourd’hui au point mort.

Ce devait être une belle histoire. Une de ces OPA fondatrices qui transforment un groupe et couronnent un bilan. 15 juin 2007: AREVA lance une offre publique de 2,5 milliards de dollars sur le producteur canadien d’uranium URAMIN, propriétaire de trois gisements en Namibie (Trekkopje), en Centrafrique (Bakouma) et en Afrique du Sud (Ryst Kuil).

L’objectif est ambitieux: rattraper les deux leaders mondiaux de l’extraction d’uranium, CAMECO et RIO TINTO, et assurer l’approvisionnement du groupe à long terme. « AREVA possède les capacités techniques et commerciales pour mettre ces gisements en exploitation rapidement », assure alors Olivier Mallet, directeur du secteur mines, chimie et enrichissement de AREVA. La mise en exploitation du gisement namibien, le plus prometteur, est même prévue dès 2008-2009.

Illusions perdues

Quatre ans plus tard, la belle histoire a viré au cauchemar. Aucun des trois gisements n’est entré en production: pour Trekkopje, gisement à faible teneur qui nécessite une technologie d’exploitation très complexe, cela a été reporté à fin 2013 au mieux ; Bakouma et Ryst Kuil, eux, sont renvoyés aux calendes grecques.

AREVA a également reconnu fin juillet un « risque de baisse du niveau des ressources » en Namibie, le principal actif d’URAMIN.

Quant aux cours de l’uranium, ils sont passés de 120 dollars la livre en 2007 à 50 dollars aujourd’hui, sous le double effet de la crise et de Fukushima.

Résultat: après avoir passé 426 millions d’euros de dépréciations sur l’exercice 2010 sous l’influence du commissaire général à l’investissement René Ricol, appelé en catastrophe au comité d’audit du groupe, AREVA va devoir encore supporter des pertes.

« Il faudra passer de nouvelles provisions fin 2011, probablement plusieurs centaines de millions d’euros, pour tenir compte de l’effondrement des cours de l’uranium », pointe un proche du conseil de surveillance. L’affaire a-t-elle participé au non-renouvellement du mandat d’Anne Lauvergeon, remplacée par Luc Oursel en juin dernier? Ses adversaires y ont en tout cas vu l’occasion idéale de sortir la Grosse Bertha. Début 2011, une note non signée, transmise à l’Elysée et que Challenges a pu consulter, dénonçait pêle-mêle une « transaction financièrement inexplicable et commercialement contestable », « un rachat au prix le plus élevé », à savoir 2,5 milliards de dollars, quand « tous les experts évaluaient URAMIN au maximum entre 600 et 800 millions d’euros », et des gisements centrafricain et sud-africain « en dehors du champ des possibles ». Le document évoque même ouvertement « des intermédiaires en Belgique, au Luxembourg ou au Canada », qui auraient « exploité cet acharnement impérieux [à acquérir URAMIN. NDLR] pour se servir au passage ».

« Accusations fantaisistes du clan Proglio-Djouhri, rétorque un proche d’Anne Lauvergeon. Lors de son passage au comité d’audit, René Ricol n’a rien trouvé de condamnable. » Mais l’histoire a fait suffisamment de bruit pour que la commission des Finances de l’Assemblée nationale demande, fin juin, aux députés Marc Goua et Camille de Rocca Serra de tirer l’histoire au clair dans le cadre d’un audit sur les comptes d’AREVA et d’EDF, dont la publication est prévue fin octobre. « La grande question est celle du prix consenti, souligne Marc Goua 2,5 milliards de dollars pour des gisements qui n’ont rien produit depuis quatre ans, on est en droit de s’interroger. »

Diversification voulue

Comment AREVA a-t-il pu s’embarquer dans une telle galère?

Sans nier le prix très élevé de l’opération, le groupe défend aujourd’hui encore son intérêt stratégique.

« Cette acquisition répondait à la nécessité de diversifier nos sources d’approvisionnement et de réduire la dépendance d’AREVA au Niger et au Kazakhstan, deux pays aux risques politiques significatifs, explique Sébastien de Montessus, directeur général adjoint en charge du Business Group Mines et membre du directoire d’AREVA.

URAMIN était la seule « junior » à avoir un portefeuille de projets sur trois pays.

« De fait, le contexte géopolitique de la mi-2007 était loin d’être idéal pour les sites miniers de AREVA: au Niger, le directeur général du groupe était expulsé en juillet pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », dans un contexte de rumeurs de nationalisation des gisements.

Au Canada, la mine géante de Cigar Lake, codétenue par AREVA et son concurrent CAMECO et dont l’entrée en production était prévue en 2007, avait été noyée fin 2006 par des infiltrations d’eau, qui repoussaient la mise en service de sept ans…

« Nous étions fragilisés sur nos bases, il fallait réagir », assure un cadre dirigeant. Le choix de URAMIN pose pourtant question.

La société, créée en 2005 par un ancien du groupe aurifère Barrick Gold, n’avait pas extrait la moindre tonne d’uranium, les gisements ayant seulement fait l’objet d’explorations. L’entreprise, cotée à Londres et Toronto mais immatriculée aux îles Vierges venait de connaître un incroyable envol boursier, avec un quadruplement de sa capitalisation en six mois portée par l’intérêt de China National Nuclear Corp.

« Tout le monde savait que cette spéculation sentait le soufre » assure un spécialiste des matières premières. « Le prix était justifié par les perspectives de relance du nucléaire à l’époque ; et on savait que les Chinois, les Russes et les grands miniers étaient aussi sur le coup », répond AREVA. D’aucuns avancent une autre explication.

« Notre vraie cible c’était la mine australienne de OLYMPIC DAM, la plus grande du monde assure un ancien dirigeant.

L’APE [Agence des Participations de l'Etat. NDLR] et Thierry Breton, alors à Bercy ont mis leur veto à deux reprises en 2005 et c’est BHP Billiton qui a raflé la mise.

URAMIN était la meilleure cible qui restait sur le marché.

«  Pas forcément la plus fiable malheureusement: « On s’est fait enfler sur les estimations de réserves reconnaît un cadre. Cela fait partie des risques des acquisitions dans les mines, surtout à cette époque, où les carottages étaient moins fiables qu’aujourd’hui. » Fin 2008, AREVA croit pourtant voir débarquer un sauveur: l’électricien chinois CGNPC qui veut prendre 49% du capital d’URAMIN.

Le deal échouera sans raison apparente. « Les conditions qu’ils demandaient étaient inacceptables: ils voulaient les deux tiers de la production pour la moitié du prix », assure une source interne.

La responsabilité partagée

Qui porte la responsabilité du cas URAMIN ?

Celle-ci semble aller bien au-delà de la seule Anne Lauvergeon.

« Pour une acquisition à partir de 80 millions d’euros il faut l’aval de l’APE au conseil de surveillance d’AREVA pointe un familier de l’entreprise. Cette OPA a été validée par Bercy et tous les niveaux de l’Etat il est ridicule qu’ils se réveillent aujourd’hui en criant au loup. » Marc Goua chargé d’élucider l’affaire pour la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a pu se rendre compte du caractère sensible de la question: « J’ai le plus grand mal à avoir accès aux documents en possession de l’APE. Ils ne veulent pas me les transmettre, je vais devoir aller les consulter chez eux… » 

En attendant, AREVA continue de travailler à la mise en exploitation de Trekkopje. « L’usine pilote a sorti les premières tonnes d’uranium, assure une source interne.

La vraie question est celle des conditions de marché pour voir quand ce projet pourra être lancé. » Le cas sud-africain est plus complexe, AREVA ayant le plus grand mal à obtenir les permis d’exploration. La seule satisfaction réside dans le gisement centrafricain qui totaliserait 50.000 tonnes de réserves contre 18.000 escomptées. Même à URAMIN on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Vincent LAMIGEON

http://www.challenges.fr/entreprise/20111006.CHA5035/comment-uramin-est-devenu-le-cauchemar-d-areva.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 avril, 2014 |Pas de commentaires »

SARKOZY ECOUTE PAR LA JUSTICE ET SOUPCONNE DE TRAFIC D’INFLUENCE (AFP/Le Monde/liberation.fr)

L’ex-président Nicolas Sarkozy

mis sur écoutes en 2013

par la justice française

AAAAAAA

(Photo: Nicolas Sarkozy AFP)

PARIS – L’ex-président français Nicolas Sarkozy a été mis sur écoutes en 2013 par la justice dans une affaire de financement présumé de sa campagne électorale de 2007 par Mouammar Kadhafi, a affirmé vendredi 7 mars 2014 le quotidien Le Monde.

Dans le cadre de cette affaire, discrètement, les magistrats prennent une décision forte: ils mettent l’ancien président sur écoute, ainsi que deux de ses anciens ministres de l’Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux, écrit le quotidien français de référence.

Selon son avocat Me Thierry Herzog, cité par Le Monde, M. Sarkozy est toujours probablement sur écoute téléphonique.

Selon une source proche du dossier, une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat a eu pour conséquence l’ouverture le 26 février 2014 d’une enquête judiciaire pour trafic d’influence et pour violation du secret de l’instruction.

M. Herzog assure qu’il n’y a eu aucun trafic d’influence.

Lors de la conversation téléphonique en question, Nicolas Sarkozy, président entre 2007 et 2012, et Thierry Herzog évoquent un magistrat de haut rang de la Cour de Cassation, Gilbert Azibert.

Il y est question, selon la source proche du dossier, de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours concernant un autre dossier, l’affaire Liliane Bettencourt.

Dans cette affaire portant sur un possible abus de faiblesse sur l’héritière milliardaire du groupe L’Oréal, le nom de Nicolas Sarkozy comme possible bénéficiaire de ses largesses a été cité mais l’ancien président a bénéficié d’un non-lieu.

L’enquête ouverte le 26 février 2014 a donné lieu mardi dernier à des perquisitions menées par les juges Claire Thépaut et Patricia Simon à Paris, Nice (sud) et Bordeaux (sud-ouest), dans les bureaux et aux domiciles de MM. Azibert et Herzog.

Dans son article, Le Monde précise qu’après son départ de l’Elysée à la mi-2012, Nicolas Sarkozy s’était doté d’un second téléphone portable, enregistré sous un nom fictif, pour les échanges sensibles.

Fait du hasard, la révélation par Le Monde de la mise sous écoutes de Nicolas Sarkozy par la justice française survient au lendemain de la saisie de cette même justice par l’ex-président après la révélation qu’il a été enregistré à son insu par un ancien conseiller, Patrick Buisson. 

(©AFP / 07 mars 2014 12h28) 

 Sarkozy écouté

par la justice

et soupçonné

de trafic d’influence

-LIBERATION 7 MARS 2014 À 11:00-
Nicolas Sarkozy devant le siège de l'UMP, à Paris, le 8 juillet 2013.
Nicolas Sarkozy devant le siège de l’UMP, à Paris, le 8 juillet 2013.
(Photo: Fred Dufour. AFP)

Des juges ont découvert que l’ancien président bénéficiait d’un

informateur sur l’affaire Tapie/Lyonnais au sein de la Cour de

Cassation, qu’il pourrait avoir tenté de récompenser, révèle «le

Monde».

Deux magistrats chargés de l’enquête portant sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy ont pris l’initiative, en 2013, de le placer sur écoute, ainsi que deux de ses ministres de l’Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux, révèle vendredi le quotidien le Monde, qui détaille des révélations compromettantes concernant un possible trafic d’influence à la Cour de Cassation.

Des écoutes de conversations entre Hortefeux et celui qui était alors patron de la police judiciaire, Christian Flaesch, révèlent en décembre 2013 la proximité entre les deux hommes. 

«L’épisode inquiète les sarkozystes. M. Sarkozy lui-même devient laconique sur son téléphone « officiel ». Les juges s’interrogent, et finissent par découvrir que l’ex-chef de l’Etat dispose d’un second portable, enregistré sous un nom fictif. A son tour, cet appareil est placé sous surveillance. Les écoutes révèlent des échanges avec un autre téléphone mobile acquis avec une identité d’emprunt: il s’agit du portable acheté par Me Herzog pour échanger en toute confidentialité avec son client», écrit le Monde.

Ces nouvelles écoutes mettent au jour des faits très embarrassants pour l’ancien chef de l’Etat. Un magistrat de la Cour de Cassation, Gilbert Azibert, tient Sarkozy et Herzog informés de la procédure en cours concernant la saisie des agendas de l’ex-président, pièces déterminantes dans l’enquête sur l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans l’affaire l’ayant opposé au Crédit lyonnais. 

«M. Azibert, qui a accès au service intranet de la haute juridiction, renseigne le camp sarkozyste sur l’évolution des tendances au sein de la Cour de Cassation, les écoutes en font foi», note le Monde.

La fidélité de Gilbert Azibert mérite récompense et selon un enregistrement, l’avocat Thierry Herzog glisse à Nicolas Sarkozy que le magistrat, proche de la retraite, apprécierait un coup de pouce pour obtenir la mutation qu’il vise à un poste de conseiller d’Etat en principauté de Monaco. Ces révélations ont poussé le parquet national financier à ouvrir une information judiciaire pour «violation du secret de l’instruction» et «trafic d’influence».

Prochaine étape attendue de la procédure : de possibles auditions de hauts magistrats de la Cour de Cassation par l’Office Central de Lutte Contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales.

LIBERATION

http://www.liberation.fr/societe/2014/03/07/sarkozy-ecoute-par-la-justice-et-soupconne-de-trafic-d-influence_985211
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

THIERRY LAMIREAU DU BLOG « LESOUFFLECESTMAVIE.UNBLOG.FR » MIS EN EXAMEN SUITE A UNE PLAINTE DU GROUPE BOLLORE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Thierry LAMIREAU

du blog lesoufflecestmavie.unblog .fr

mis en examen, vendredi 11 octobre 2013, par

une juge du Tribunal de Grande Instance de

PARIS

suite à une plainte du groupe BOLLORE !

(Thierry LAMIREAU et extraits de bastamag.net)

THIERRY LAMIREAU DU BLOG

(Photo: Vincent BOLLORE / Copyright: Jean-Pierre MULLER)

Le groupe Bolloré a déposé une plainte en diffamation contre le blog lesoufflecestmavie.unblog.fr de Thierry Lamireau suite à la publication d’un article de synthèse sur l’accaparement des terres repris à l’origine sur le site bastamag.net. 

 La mise en examen vient d’arriver ce vendredi 11 octobre 2013.

Pour commencer, le 1er août 2013, Julien Lusson, directeur de publication, et Ivan du Roy, journaliste du site d’information Basta ! se sont vu signifier leur mise en examen par Mme Saida Kelati, juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris. Deux autres journalistes de Basta !, Nadia Djabali et Agnès Rousseaux, co-signataires de l’article sont aussi concernées par cette plainte.

Cette mise en examen fait suite à une plainte en diffamation déposée par le groupe Bolloré suite à la publication d’un article de synthèse, le 10 octobre 2012. S’appuyant sur des rapports des Nations Unies et d’organisations internationales, cet article dresse un état des lieux du mouvement d’accaparement de terres en Afrique, en Amérique latine ou en Asie et des grandes entreprises françaises qui y sont impliquées.

Plusieurs passages, dont ceux où le groupe Bolloré est cité, sont incriminés . Il est le seul des grands groupes français mentionnés dans l’article à avoir engagé des poursuites. Le groupe Bolloré a déjà attaqué en justice plusieurs médias, dont FRANCE INTER suite à la diffusion d’un reportage sur ses activités au Cameroun, ainsi que le journal TEMOIGNAGE  CHRETIEN (lire ici).

Pierre Haski, directeur de publication du site Rue 89 est également mis en examen. Rue 89 avait signalé l’article dans sa « vigie » (revue de presse signalant « le meilleur du Web »). 

Désormais, Thierry Lamireau, auteur du blog lesoufflecestmavie.unblog.fr vient d’être aussi mis en examen ce vendredi 11 octobre 2013 par la juge Saida Kelati du Tribunal de Grande Instance de Paris.

A la différence des sites de journalistes Basta ! et Rue 89, Thierry Lamireau n’est pas un journaliste même si parfois sa position est similaire. Son action est plus celle d’un « lanceur d’alerte » notamment dans les sujets liés aux problèmes de société, environnementaux comme le nucléaire ou de santé publique.

Il reste donc à se défendre !…position plus ardue que les journalistes qui ont parfois un service juridique spécialisé pour ce genre de situation.

Il reste une mise en examen, à effectuer vers le mois de janvier 2014, en direction d’un autre site et la procédure suivant son déroulement « normal », d’après la juge d’instruction, le procès ne commencera probablement pas avant 2015 !

______________________________________________________________

Je dois donc me défendre SEUL et malheureusement avec l’implication de dépenses liées aux frais d’avocat !

La lutte du « pot de terre » contre « le pot de fer » est à nouveau engagée…le procès à Paris arrivera donc en 2015…ce sera une épreuve personnelle…mais nous n’avons qu’une vie sur terre alors je fonce droit devant !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Lien du texte à l’origine de la plainte de BOLLORE:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/10/10/pillage-bollore-credit-agricole-louis-dreyfus-ces-groupes-francais-champions-de-laccaparement-de-terres-nadia-djabali-agnes-rousseaux-ivan-du-roy/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 octobre, 2013 |2 Commentaires »

UN OBSERVATOIRE DU NUCLEAIRE QUE AREVA VOUDRAIT FAIRE DISPARAÎTRE ! (Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)

Un Observatoire du Nucléaire…

que AREVA voudrait faire disparaître !

(Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)

UN OBSERVATOIRE DU NUCLEAIRE QUE AREVA VOUDRAIT FAIRE DISPARAÎTRE ! (Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa

Vendredi 20 décembre 2013 à 13h30

Rassemblement à 12h30 devant le Tribunal de Grande
Instance de Paris (4 boulevard du Palais, métro Cité)
Areva exige plus de 25 000 euros de pénalités…

Areva veut faire disparaître l’Observatoire du nucléaire mais… encore faut-il qu’il existe encore à la date du procès : l’Observatoire, qui n’a plus un sou en caisse, a besoin de 5400 euros (*) pour les trois mois de smic (octobre, novembre, décembre) de son unique salarié, Stéphane Lhomme, afin qu’il puisse continuer à travailler jusqu’au procès Areva… et en particulier préparer ce procès.
(*) un mois de smic = 1122 euros net pour la salarié, ce qui revient à 1800 euros TTC pour l’association.
Objectif 5400 euros : souscription pour sauver l’Observatoire du nucléaire… avant le procès Areva. 
Merci de votre aide. Informations et bilan financier : ici 
Résumé de l’affaire
Le 3 décembre 2012, l’opposition parlementaire nigérienne, l’ARN, dénonce par communiqué l’intervention intempestive du Ministre des finances dans le processus d’élaboration du budget national 2013, avec en particulier l’ajout d’un étonnant « don » d’Areva de 17 milliards de Francs CFA (environ 26 millions d’euros)… dont 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d’euros) sont directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le Président du Niger, M. Issoufou.
Le 11 décembre 2012, par communiqué, sur la base de la démarche de l’ARN mais aussi d’autres documents obtenus entre temps, l’Observatoire du nucléaire dénonce « une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger » et écrit au Ministre du Développement pour obtenir des explications.
Le 12 décembre 2012, l’Agence France Presse (AFP) traite l’affaire dans une longue dépêche dans laquelle on apprend qu’Areva nie : « Le groupe nucléaire français, qui exploite depuis des décennies l’uranium dans le nord du pays, a démenti le versement d’une aide budgétaire qui suscite la polémique.« 
Le 19 décembre 2012, Areva assigne l’Observatoire du nucléaire pour « diffamation » et exige environ 25 000  euros de pénalités (ce qui signifie à coup sûr la disparition de l’Observatoire du nucléaire, objectif évident d’Areva). Le procès est fixé dans un premier temps au 1er février 2013.
Le 7 janvier 2013, menacé de disparition, l’Observatoire du nucléaire fait savoir par communiqué qu’il écrit au Président de la République, au Premier ministre, et au Ministre du développement : l’Etat étant propriétaire d’Areva, les dirigeants politiques doivent dire la vérité sur le fameux « don ». Aucune réponse…
Le 13 janvier 2013, l’AFP publie une seconde dépêche sur l’affaire, dans laquelle on apprend que le directeur de cabinet du président nigérien a reconnu, au cours d’une conférence de presse, l’existence du fameux « don d’Areva ». La somme est en fin de compte de 35 millions d’euros : aux deux premières « tranches » de 16 et 10 millions, pour les budgets 2013 et 2014, s’ajoute un troisième versement de 9 millions pour 2015. Les autorités du Niger expliquent que ces sommes constituent un « dédommagement » du fait du retard pris par Areva pour l’ouverture de la mine d’uranium en projet à Imouraren.
Le 14 janvier 2013, l’Observatoire du nucléaire annonce par communiqué la mise en ligne d’un document confidentiel. Il s’agit du compte-rendu d’une rencontre discrète, entre le directeur de cabinet du président nigérien et trois hauts dirigeants d’Areva, qui a eu lieu le 9 novembre 2012 et au cours de laquelle Areva s’est effectivement engagée à verser 35 millions d’euros au budget du Niger. Ce versement est présenté par Areva comme permettant « la poursuite d’une coopération sereine entre l’Etat du Niger et Areva et prenant en compte le manque à gagner généré par le report probable du projet Imouraren« . C’est la publication de ce document dans un journal nigérien (en version papier) qui a amené le directeur de cabinet du président nigérien à reconnaître l’existence du versement, niée jusque là par Areva et par les autorités du Niger.
Le 14 janvier 2013 encore, l’AFP publie une dépêche titrée « Aide d’Areva au Niger : une ONG réitère ses accusations de corruption« , l’ONG en question étant l’Observatoire du nucléaire. On apprend dans la dépêche que, « interrogé par l’AFP, Areva a confirmé le versement d’une aide de 35 millions d’euros au Niger » : devant l’évidence, Areva est bien obligée de reconnaître l’existence de son versement controversé, malgré ses dénégations précédentes (autant dire ses mensonges).
Le 15 janvier 2013, sans attendre le verdict de la justice qu’elle a pourtant elle-même saisie, la société Areva met en demeure l’hébergeur Free pour l’amener sous 48 heures à censurer le site web de l’Observatoire du nucléaire. Après hésitation, Free renoncera à toute intervention, probablement convaincu par l’argumentation de l’association qui estime logiquement que c’est à la justice – et non à Areva ou à Free – de dire s’il y a ou non diffamation…
Le 21 janvier 2013, à dix jours du procès, et n’ayant pas obtenu la moindre réponse la part des autorités françaises, le directeur de l’Observatoire du nucléaire appelle au standard de France-inter et réussit à interpeller en direct le Ministre du Développement (Pascal Canfin, EELV), invité de la matinale. Mais ce dernier prend fait et cause pour Areva…
Le 1er février 2013, le tribunal renvoie l’affaire au… 20 décembre 2013, le planning étant semble-t-il obéré jusqu’à cette lointaine date. Pas de dépêche d’agence, pas d’article de presse… Difficile de ne pas rapprocher ce subit silence médiatique de l’intervention militaire française au Mali, déclenchée le 11 janvier 2013 officiellement pour « restaurer la démocratie », en réalité pour sécuriser les mines d’uranium « françaises » exploitées par Areva au nord-ouest Niger… près du Mali.
Le 9 mars 2013, l’AFP publie une nouvelle dépêche par laquelle Areva fait connaître une toute nouvelle version de l’affaire, comme si de rien n’était, comme si la multinationale n’avait pas menti auparavant (en particulier en commençant par nier l’existence du « don »), comme si la réunion secrète du 9 novembre 2012, et le document confidentiel qui en fait le compte-rendu, n’existaient pas. Profitant de l’actualité de l’intervention militaire française au Mali, Areva prétend désormais que le fameux versement n’avait pour autre but que de « sécuriser les mines d’uranium« . Il s’agit là d’une grossière réécriture de l’Histoire.
Le 18 mars 2013, l’Observatoire du nucléaire écrit à l’AFP pour signaler que la dépêche du 9 mars ne rend compte que de la nouvelle version d’Areva, faisant fi des éléments précédents et des autres points de vue (comme celui… de l’Observatoire) et pour suggérer une dépêche assurant le pluralisme (« Nous vous prions donc de trouver ci-dessous une mise au point afin que les lecteurs puissent noter la façon dont Areva s’arrange avec la réalité« ). Pas de réponse : l’Etat français étant le principal client de l’AFP, l’avenir permettra probablement de voir si l’agence a été sommée de s’aligner sur la « vérité d’Etat » (c’est à dire celle d’Areva).
20 décembre 2013 : procès d’Areva contre l’Observatoire du nucléaire, 13h30 au Tribunal de grande instance de Paris (4 rue du Palais). Rassemblement de soutien à l’Observatoire du nucléaire à partir de 12h30 devant le Tribunal.
 
Ce que demande Areva en justice (cf assignation):
- une amende de 5000 euros contre Stéphane Lhomme = 5 000 euros
- 3 publications dans la presse de 5000 euros HT chacune = 18 000 euros TTC
- frais de procédure et de déplacement = au minimum 2 000 euros
Total : au minimum 25 000 euros !
Objectif 5400 euros : souscription pour sauver l’Observatoire du nucléaire…
avant le procès Areva. Merci de votre aide ! Informations et bilan financier : ici
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 octobre, 2013 |Pas de commentaires »
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