NUCLEAIRE COREEN ET ISRAELIEN: QUELLE DIFFERENCE ? (Zouhir MEBARKI / www.lexpressiondz.com)

Nucléaire coréen et israélien :

NUCLEAIRE COREEN ET ISRAELIEN: QUELLE DIFFERENCE ? (Zouhir MEBARKI / www.lexpressiondz.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES coree

Le «cher leader» nord-coréen, Kim Jong-Il. Crédits photo : AFP

Quelle différence ?

(Zouhir MEBARKI)

La Corée du Nord vient de procéder à son troisième essai nucléaire. En décembre 2012 elle avait réussi à envoyer une fusée dans l’espace. Ce qui lui permet de disposer, aujourd’hui, d’une tête nucléaire pour missile longue portée. Mais à qui la faute ?

Nullement impressionnée par les mises en garde du monde occidental, la Corée du Nord vient de procéder, à son troisième essai nucléaire. La particularité cette fois est que la bombe est miniaturisée. En décembre dernier, Pyongyang avait réussi à envoyer une fusée dans l’espace. Le tout permet à la Corée du Nord de disposer, aujourd’hui, d’une tête nucléaire pour missile longue portée. Parmi les raisons qui poussent les dirigeants nord-coréens à se doter de l’arme nucléaire, se trouve l’objectif de contraindre les États-Unis à s’asseoir à la table de négociations pour signer un traité de paix qui sortirait le pays de l’isolement dans lequel il est confiné depuis l’armistice de 1953 par lequel a pris fin la guerre de Corée (1950-1953).

Il n’en reste pas moins qu’elle représente désormais davantage de danger pour plusieurs pays. Il faut savoir qu’elle est soupçonnée d’aider l’Iran dans son programme nucléaire. D’aider aussi la Syrie, toujours dans le domaine nucléaire.

Et quel est l’adversaire le plus résolu de ces deux pays ? C’est l’État d’Israël ! Un État lui-même hors la loi dans le domaine nucléaire. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est en 1949 que David Ben Gourion, alors Premier Ministre, a lancé le programme nucléaire israélien. Mais c’est en 1956 que le gouvernement français, dirigé par Guy Mollet, fournit à Israël la technologie pour construire le fameux réacteur de Dimona. Le vis-à-vis israélien n’était autre que Shimon Peres, qui reçut par la suite le…prix Nobel de la paix. Le tout sans divulguer, à ce jour, la moindre information sur son arsenal nucléaire.

64 ans d’arrogance et de mépris vis-à-vis de la communauté internationale qu’il sollicite aujourd’hui pour arrêter les programmes de ses voisins de la région, notamment l’Iran. Depuis sa création en 1948, l’État d’Israël n’a tenu compte d’aucune résolution votée contre lui par l’ONU et son Conseil de Sécurité. La énième et dernière résolution date du 3 décembre 2012.

Elle « appelle Israël à ouvrir rapidement ses installations nucléaires aux inspecteurs internationaux ». Elle rejoindra dans les tiroirs les dizaines d’autres adoptées par principe et sans réaction aucune des puissances qui les votent.

Comment s’étonner aujourd’hui que la Corée du Nord fasse de même ? Par quelle logique croirait-on pouvoir imposer à l’un et pas à l’autre ? Des observateurs « s’amusent » à avancer mille causes à la « surdité » de la Corée du Nord. Alors que l’antécédent créé par Israël est totalement éludé. Ce qui encourage Israël à « pousser le bouchon » jusqu’à vouloir interdire même le nucléaire civil aux autres pays comme l’Iran. Il n’en demeure pas moins vrai que les Occidentaux qui « ferment les yeux » sur le programme israélien ne suivent pas ce gouvernement dans ses intentions d’attaquer les installations iraniennes. Que de fois n’avons-nous pas entendu Tel-Aviv se vanter d’aller attaquer lui-même ces installations. Personne ne croit un instant qu’il en est capable. Sauf à mettre son existence en péril. L’Iran l’a prévenu : sa riposte sera immédiate et massive. Dans ce jeu à « se faire peur » les États-Unis font de l’équilibrisme. Pour faire bonne figure, le département d’État américain a indiqué que les autorités nord-coréennes l’avaient informé « de leur intention de conduire un essai nucléaire, sans donner de calendrier spécifique de l’événement ».

Ils le savaient donc, mais que pouvaient-ils faire pour l’empêcher ? Rien ! Et cela, Pyongyang en est convaincue. D’autant qu’elle a un allié de taille en la Chine pour alléger le poids des « sanctions » économiques surtout (tout comme pour l’Iran d’ailleurs) prises contre elle par la communauté internationale. C’est tout ce que peut obtenir Israël de ses alliés. Comment pourrait-il en attendre plus, alors qu’il ne répond à aucun de leurs appels pour reprendre le processus de paix ou pour arrêter ses implantations de nouvelles colonies en Cisjordanie ? Il est clair qu’à cette allure, Israël, qui fait de plus en plus l’unanimité contre lui, finira par se retrouver dos au mur. Ses dirigeants, Nethanyahu en tête, donnent l’impression de confondre « patience » et « impuissance » du reste du monde.

Comme il est clair que si l’on veut sauver la Terre de toute conflagration nucléaire comme semblent s’y acheminer les États-Unis et la Russie après la signature, en 2010, du Traité Start de désarmement nucléaire qui devrait être suivi par « des pourparlers avec la Russie pour rechercher des réductions supplémentaires de nos arsenaux nucléaires » annoncés par Barack Obama dans son discours sur l’état de l’Union, il faut au préalable « remettre Israël dans le droit chemin ».

C’est là qu’est le mauvais exemple. C’est là que se trouve la vraie menace pour toute la planète. Ni à Pyongyang, ni à Téhéran et encore moins à Damas !

Zouhir MEBARKI

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mars, 2013 |Pas de commentaires »

LA SYRIE SAIGNEE A BLANC DANS UN GRAND TOUR DE PASSE-PASSE (Palestinechronicle.com / Traduction: Dominique MUSELET)

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LA SYRIE SAIGNEE A BLANC DANS UN GRAND TOUR DE PASSE-PASSE (Palestinechronicle.com / Traduction: Dominique MUSELET) dans REFLEXIONS PERSONNELLES guerre2

(Palestine Chronicle)

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Jeremy SALT

Ankara – Selon le dictionnaire, le mot « politicide » peut être utilisé pour décrire la destruction d’un gouvernement ou d’un groupe socio-politique spécifique, comme les Palestiniens, dans un sens plus large que « génocide » (perpétré pour des motifs ethniques, raciaux ou culturels, ndt). On peut l’appliquer à un état, un système et un pays. Saddam Hussein a tenté de commettre un politicide en effaçant le Koweït de la carte. Dans les années 1930, les fascistes ont commis un politicide en détruisant le gouvernement espagnol. Territorialement le pays n’a pas changé. Il a simplement été vidé de son contenu idéologique et transformé en autre chose.

La destruction de gouvernements, leaders ou valeurs qui contrecarrent les intérêts de gouvernements puissants est monnaie courante. Depuis la seconde guerre mondiale, les assassins ont souvent été des gouvernements démocratiques de style libéral. Il n’y a aucun endroit du monde qui a échappé à leur attention. Rien que dans les 11 dernières années, l’Irak et la Libye ont été, au Moyen-Orient, les victimes d’un politicide. Leurs gouvernements, leur système de valeurs et leurs leaders avaient peut-être grand besoin de changer, mais le changement n’est pas venu de leur peuple mais de gouvernements étrangers. Maintenant c’est la Syrie qui retient leur attention. Comme en Irak et en Libye, la justification brandie pour les massacres en Syrie des 20 derniers mois est « le dictateur » et « le régime ». Mais en fait ce qu’ils veulent c’est le pays lui-même. Comme Saddam et Kadhafi, le « dictateur » sert de diversion au magicien pour que les spectateurs ne voient pas ce qu’il est réellement en train de faire.

Comme les gangs armés ne parviennent pas à renverser le gouvernement de Damas, il semble que la menace d’une intervention militaire se précise. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Hollande ont fourni à la Turquie six batteries de missiles Patriotes qui doivent être installées à la frontière avec la Syrie. Environ 2000 soldats étrangers vont être envoyés en Turquie pour opérer et protéger les batteries de missiles et assister un nombre inconnu de soldats turcs. Les Patriotes seront situés dans trois provinces du sud-est qui sont majoritairement sunnites, les provinces de Gaziantep, Adana et Kahramanmaras. Pour de raisons de sécurité, elles ne seront pas placées dans la province de Hatay, où plus de la moitié de la population est Alevi (Alawi), et profondément opposée à l’intervention de la Turquie en Syrie ni dans celle de Diyarbakir qui est majoritairement Kurde et hostile au gouvernement pour d’autres raisons.

Le jour qui a suivi la fourniture par l’OTAN de missiles Patriotes à la Turquie, la Russie a répondu en envoyant des missiles Iskander à l’armée syrienne. Ces armes hypersoniques volent à plus de 2 km seconde et les experts en armement affirment qu’elles sont plus performantes que les Patriotes. Pour donner de la consistance au spectre de la Turquie menacée par la Syrie, les porte-parole de l’OTAN prétendent que l’armée syrienne utilise déjà des missiles Scud et se prépare à utiliser des armes chimiques mais ces deux affirmations ne sont que de la propagande guerrière. Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire Général de l’OTAN condamne l’utilisation de missiles Scud – sans apporter la moindre preuve qu’ils aient été tirés – mais pas les attentats à la bombe, bien réels ceux-là, perpétrés au coeur des villes par les groupes armés que lui et les membres de son organisation soutiennent.

La Turquie prétend que les Patriots sont uniquement défensifs, mais on peut se demander quelle attaque au juste elle craint : Une attaque gratuite de la Syrie tout à fait improbable ou une attaque de l’OTAN à partir du sol turc ? Bien que la cible évidente semble être la Syrie, le commentateur Abdel Bari Atwan pense que les missiles ont été mis en place en vue d’une attaque contre l’Iran. Si les Etats-Unis décidaient de se servir de la base aérienne d’Incirlik dans la province d’Adana où se trouvent des milliers de soldats pour attaquer l’Iran, la Turquie serait exposée à des frappes de représailles. C’est pourquoi elle a besoin non seulement des Patriots mais aussi des radars anti-missiles installés dans la province de Malatya plus tôt dans l’année, et qui sont aussi considérés par la Russie comme une dangereuse extension du bouclier de défense anti-missile européen de l’OTAN.

Même si c’était Israël qui attaquait, l’Iran considérerait que les Etats-Unis sont partie prenante et il rétorquerait en attaquant les bases Etasuno/OTAN de Turquie et du Golfe. L’Iran pense que l’installation des Patriots en Turquie fait partie des préparatifs de guerre de l’OTAN dans la région, avec comme cible lui-même et la Syrie. Le fait de savoir si les Etats-Unis et/ou d’Israël finiront pas attaquer ou non l’Iran qu’ils menacent depuis des années, continue, bien sûr, à faire l’objet d’intenses spéculations.

Si la cible est la Syrie, l’OTAN interviendra probablement derrière l’écran d’une zone d’exclusion aérienne, qui s’étendra sans doute jusqu’à Alep pour pouvoir placer toute la ville sous le contrôle des groupes armés et en faire la « capitale » des territoires « libérés ». Sans l’accord du Conseil de Sécurité de l’ONU, la mise en place unilatérale d’une zone d’exclusion aérienne n’aurait pas le moindre semblant de légalité. Dans une telle situation, abattre un avion syrien dans l’espace aérien syrien serait un acte de guerre. Les conséquences seraient si graves qu’on a du mal à imaginer l’OTAN s’avancer sur ce terrain là sans l’accord tacite de la Chine et de la Russie.

Ils ne semblent pas prêts de le donner. L’enjeu est d’importance pour la Russie et si ses positions sur la Syrie ont évolué, ce serait plutôt dans le sens d’un durcissement. Malgré les interprétations aussi mensongères que malveillantes de tout ce qui sort de Moscou par les médias occidentales, la Russie n’est pas revenue sur ses engagements. Elle a dit tout au long que son principal souci était l’intégrité de la Syrie et non le sort de tel ou tel gouvernement. Elle ne s’est jamais engagée à maintenir le « régime d’Assad » en tant que tel. Depuis le début, elle souligne que le droit de choisir revient au peuple syrien et pas aux groupes armés ni à leur sponsors étrangers.

La Russie a affirmé tout au long, qu’elle ne laisserait pas l’OTAN faire de la Syrie une seconde Libye. La semaine prochaine, des unités russes de la mer Noire, la Baltique et la mer du Nord se rassembleront pour des manoeuvres militaires au large des côtes syriennes. Les navires de guerre étasuniens sont aussi présents à l’est de la mer Méditerranée, ce qui laisse présager l’éventualité d’une confrontation maritime dans le style de Cuba dont la Syrie serait l’enjeu si l’OTAN intervenait.

On peut se demander si l’OTAN a vraiment l’intention d’intervenir en Syrie ou si l’installation des missiles en Turquie fait partie d’une guerre psychologique à base de propagande.

Donner des missiles à la Turquie est une chose. Attaquer la Syrie est une autre paire de manches. On ne peut pas entièrement rejeter cette possibilité mais on voit mal comment les membres de l’OTAN pourraient le faire, à moins qu’ils ne parviennent à neutraliser la Russie et la Chine, ce qui changerait la donne. Et pourtant, sans intervention directe, les groupes armés ne semblent pas capables de renverser le gouvernement syrien.

On dirait que l’OTAN se retrouve dans un impasse mais seulement si l’on assume que le renversement du régime syrien est vraiment le but premier de l’intervention en Syrie. Pour Hasan Nasrallah, le but des Etats-Unis et de ses alliés est de sortir la Syrie de « l’équation régionale ». Cela peut se faire en renversant le gouvernement mais on peut aussi y arriver en semant le chaos en Syrie. C’est ainsi que l’Irak et la Libye ont été sortis de « l’équation régionale ». Dans les deux cas, le « dictateur » a été utilisé comme prétexte à l’intervention. En Irak, les Etasuniens ont choisi de laisser Saddam en place parce qu’on pouvait compter sur lui pour maintenir l’Irak à genoux. C’est seulement quand les sanctions ont perdu de leur impact et que l’Irak menaçait de se reconstruire que la décision a été prise de le renverser. Bashar est utilisé de la même manière, mais cela ne signifie pas que les Etats-Unis et leurs alliés veulent le remplacer par les groupes armés. Ils poursuivent leur propres objectifs en s’adaptant à la réalité du terrain.

Dans le journal Al Akhbar, le vice-président syrien, Faruq al Shar’a, a proposé récemment une solution politique pour sortir de l’impasse. Il faut dire ici que si les soi-disant « amis de la Syrie » se souciaient le moins du monde du peuple syrien, ils auraient depuis longtemps trouvé une solution politique au lieu de bloquer, saboter et rejeter à priori toute tentative de négociation. La lecture de l’article ne permet pas de penser que Monsieur Shara’a ait le moindre espoir que les sponsors des groupes armés acceptent une solution politique. De fait, si l’on convient avec Hasan Nasrallah que le principal objectif des Etats-Unis et de leurs alliés est de sortir la Syrie de « l’équation régionale », alors les 20 mois de destruction auxquels on vient d’assister prennent tout leur sens. Le moment viendra peut-être où ces gouvernements s’intéresseront à une solution politique mais pour le moment la Syrie peut continuer de perdre son sang.

Pour que ces gouvernements se trouvent finalement obligés de venir à la table des négociations, il faudrait, par exemple, que les groupes armés parviennent à remplir leur contrat, c’est à dire à renverser le gouvernement de Damas. Si les gangs armés étaient sur le point de prendre la relève, leurs sponsors occidentaux pourraient changer de tactique en interrompant leur approvisionnement en argent et en armes (par des pressions sur l’Arabie Saoudite et le Qatar) et en réclamant une intervention et des négociations immédiates qui leur permettraient de mettre en place leur protégés « modérés » Mu’iz al Khatib et le Conseil de Doha.

Ou à l’opposé, il faudrait que l’armée syrienne réussisse à mettre en déroute les gangs armés. Cela pourrait aussi susciter un intérêt soudain pour une solution négociée qui permettrait de contrôler le processus de transition politique. Il y a un sérieux problème qui inquiète de plus en plus les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux, c’est le « retour de bâton ». La plupart de ces groupes armés détestent « l’Occident » autant que le gouvernement de Damas. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux qui n’ont pas oublié ce qui s’est passé en Afghanistan, ne veulent que la Syrie se transforme en une nouvelle base takfiri agissant contre les intérêts des Occidentaux et de leurs alliés dans la région. Bien sûr, rien n’est certain, mais une Syrie très affaiblie avec Bashar toujours en place – comme l’Irak de Saddam après 1991 – pendant un processus de transition pourrait leur sembler préférable. En filigrane de tous ces développements, il y a toujours la possibilité que la Syrie n’implose et que les acteurs étrangers qui ont tout fait pour l’amener au point de non retour, en perdent le contrôle.

La dégradation de la Syrie donne un avantage incontestable aux Etats-Unis et à Israël. Inutile d’ajouter que ce qui est bon pour les Etats-Unis et Israël est toujours mauvais pour les Palestiniens. La Syrie a été l’ennemi viscéral d’Israël depuis le début. Depuis sa création, Israël a comme stratégie de faire éclater les états arabes sur des lignes sectaires et rien ne pourrait mieux lui convenir que l’explosion de l’état syrien en petites enclaves ethno-religieuses querelleuses. Quoi qu’Israël fasse au Moyen-Orient, la Palestine est le centre de gravité de sa stratégie.

Le problème central des Etats-Unis et de leurs alliés est la gestion de ce qui va suivre en Syrie. A moment donné le chaos cessera de servir leurs intérêts. Dans l’abstrait, un état islamique ne leur pose aucun problème. L’Arabie Saoudite, le Qatar, le Barhein sont gouvernés selon la loi islamique et sont des piliers des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Le gouvernement des Frères Musulmans d’Egypte a montré qu’il n’avait nulle intention de malmener le navire occidental. Le Conseil de Doha est majoritairement Frère Musulman. Cependant, bien qu’il soit présenté par ses sponsors comme le prochain gouvernement syrien, le Conseil de Doha a peu d’espoir de s’installer dans les bureaux du gouvernement de Damas, du moins dans ce qu’il en reste. Après avoir utilisé les gangs armés comme fer de lance, leurs soutiens étrangers, en tous cas les Etats-Unis, l’Angleterre, et la France sinon l’Arabie Saoudite et le Qatar, n’ont aucune envie de les laisser prendre le pouvoir pour les voir se disputer le butin. Lakhdar Brahimi a souligné que la Syrie pourrait finir comme la Somalie. Une autre possibilité est un gouvernement de style Taliban au coeur du Moyen-Orient. Mais aucune de ces alternatives ne garantirait avec certitude les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux.

La ligne rouge que les Etats-Unis et leurs alliés européens ont tracée entre les groupes armés « extrémistes » et « modérés » est artificielle. Quand Obama a mis Jabhat an Nusra sur la liste des organisations terroristes affiliées à Al Qaida, le chef du Conseil de Doha, Mu’iz al Khatib, a demandé qu’elle en soit enlevée parce que son rôle dans la lutte armée était crucial. Ses atrocités ne le dérangeaient pas. Si égorger des prisonniers est une acte terroriste alors Jabhat al Nusra est sans nul doute une organisation terroriste mais d’autres groupes font exactement la même chose, y compris l’Armée Libre Syrienne. Les gangs armés les plus importants ont rejeté l’autorité du Conseil de Doha et exprimé leur solidarité avec Jabhat al Nusra. Certains s’affairent déjà à poser les fondations d’un état islamique sans concession. On brandit partout le drapeau noir d’Al Qaida. Mais des « modérés », on n’en voit nulle part.

Il y a plus d’un an, la Syrie a été délibérément plongée dans une longue guerre contre des gangs armés. Depuis, la situation a métastasé bien au-delà de l’équation gouvernement autoritaire contre mouvement de protestation légitime, ou de l’équation crimes du « régime » contre crimes des gangs armés. Dans cette guerre par procuration impulsée par des gouvernements étrangers, le bien être de la population syrienne ne pèse pas lourd. Si le peuple syrien avait la moindre importance aux yeux de ces gouvernements étrangers, ils se conduiraient différemment.

Ceux qui ont soutenu activement ou tacitement la lutte armée au nom d’une transition politique démocratique ne peuvent espérer rien de plus qu’une victoire à la Pyrrhus. La Syrie ne jouera plus aucun rôle sur la scène arabe, elle est en train d’être ruinée et détruite sous nos yeux par l’Occident et sa tactique : diviser pour régner, qui lui réussit si bien depuis 200 ans.

Jeremy SALT

Jeremy SALT, professeur adjoint d’histoire et politique du Moyen-Orient de l’université Bilkent d’Ankara, en Turquie.

Pour consulter l’original : http://palestinechronicle.com/the-magicians-diversion-bleedi…

Traduction : Dominique MUSELET

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

ASSAD DOIT ÊTRE TRADUIT EN JUSTICE S’IL A RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES…ET CEUX QUI UTILISENT LES AUTRES ARMES COMME CELLES A L’URANIUM « APPAUVRI » ?…(Thierry LAMIREAU)

ASSAD doit être traduit en justice

s’il a recours aux armes chimiques…

et ceux qui utilisent

les armes à l’URANIUM « APPAUVRI »…

on en fait quoi ?

ASSAD DOIT ÊTRE TRADUIT EN JUSTICE S'IL A RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES...ET CEUX QUI UTILISENT LES AUTRES ARMES COMME CELLES A L'URANIUM

BAGDAD – Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé, jeudi 6 décembre 2012 depuis Bagdad, que le président syrien Bachar al-Assad devrait être traduit en justice s’il avait recours aux armes chimiques contre la rébellion.

Quiconque utilisera des armes chimiques devra être traduit en justice, a dit M. Ban, en réponse à la question d’un journaliste lors d’une conférence de presse, avec le Premier Ministre irakien Nouri al-Maliki.

Ces armes auront de très graves conséquences sur la population, a insisté le secrétaire général des Nations Unies.

J’ai fait part de mon inquiétude au gouvernement syrien et j’ai envoyé une lettre au président Assad il y a deux jours, pour le mettre en garde contre l’utilisation de ces armes, a-t-il ajouté.

La communauté internationale s’inquiète de plus en plus de l’évolution du conflit syrien et redoute notamment l’utilisation par le régime du président Bachar al-Assad d’armes chimiques contre la rébellion. Un responsable américain a affirmé lundi que Damas mélangeait les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin, un neurotoxique mortel.

(©AFP / 06 décembre 2012 12h31)                                                                                                

COMMENTAIRE:                                                                                                                             

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Si le sujet n’était pas aussi GRAVE, on pourrait en rire !

Si Bachar Al ASSAD utilisait des armes chimiques cela serait, en effet, criminel.

Mais que fait l’ONU lorsque toutes les autres Nations utilisent d’autres armes aussi DEVASTATRICES ?…

RIEN ! L’ONU ne dit RIEN et ne fait RIEN

pour demander l’interdiction des armes à l’URANIUM « APPAUVRI »

alors que « ces armes auront de très graves conséquences sur les populations des pays concernés » !

On ne dit RIEN à TOUS les pays membres de l’OTAN qui inondent, pour de nombreuses générations, des peuples, des sols et des eaux à cause des ARMES RADIOACTIVES si pratiques pour détruire des chars, des aéronefs, des bunkers en béton !

Qui amène au Tribunal Pénal International…les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, les Allemands…etc…les Israéliens qui massacrent tant d’êtres innocents à l’aide de munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » ?

Les Grands Médias Nationaux et Internationaux se refusent à dénoncer de tels CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

HONTE à vous, Journalistes de pacotille, qui, pour rester en place, refusent de dénoncer à grande échelle…

un TEL SCANDALE SANITAIRE PLANETAIRE !  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be)

GAZA :

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mosadeegaza

le moyen et le message

(Santiago ALBA RICO)
Gaza n’est ni un pays, ni la partie d’une nation, ni une bande de terre et encore moins un ensemble d’êtres humains : c’est un simple investissement. Israël – et je le dis sans la moindre pointe d’ironie – n’est pas en train d’appliquer une politique génocidaire en Palestine : elle veut tuer des enfants, mais pas tous les enfants ; elle veut détruire des écoles et des hôpitaux, mais non pas empêcher radicalement toute forme de survie ; elle veut affamer ses habitants, mais non pas les tuer tous par la faim.

N’oublions pas que c’est Ariel Sharon, le même qui avait joué pendant des mois au chat et à la souris avec Yasser Arafat dans la Mouquata, qui a appliqué le fameux « plan de déconnexion » en 2005 pour transformer Gaza en une immense Mouquata de 1.500.000 habitants. Gaza est très importante pour Israël.

C’est l’urinoir où les dirigeants sionistes soulagent leurs plus bas instincts ; c’est le petit frère désarmé qu’ils frappent quand ils voulaient frapper son grand frère plus costaud ; c’est la poubelle où ses politiciens ensevelissent leurs déchets : c’est le mur où ils collent leurs affiches électorales ; c’est leur jeu vidéo guerrier ; c’est la vitrine de leur marché d’armement : c’est l’otage pour toute négociation ; c’est la condition même – avec un système compliqué de respiration artificielle – de conservation de l’Etat sioniste.

Comme le répète l’écrivain libanais Elias Khoury, « Israël achète du temps en échange du sang » et ce sont les Gazaouis qui dépensent ce sang. Gaza est la banque centrale d’Israël ; sa réserve de devises. Elle est indispensable. « Déconnectée », sous blocus, démembrée, parfois frappée, mais indispensable. Israël ne veut pas détruire Gaza, ni assassiner tous ses habitants. On pourrait croire que Tel Aviv est en train de bombarder ses édifices et de tuer ses enfants, mais en réalité elle est en train de « soigner » son outil favori, d’affiner son instrument, de remodeler sa musculature. Elle est en train de tirer tout le parti dont elle peut tirer de Gaza en rentabilisant toutes ses « prestations ».

Comme le disent les analystes, Israël est en train d’envoyer des « messages ». Les messages d’Israël sont tellement évidents et prévisibles qu’il ne faut pas être un savant pour les déchiffrer. Il est bon qu’ils soient clairs pour que tous les comprennent.

L’un d’eux est adressé aux électeurs israéliens, afin qu’ils craignent « l’antisémitisme islamique » et se sentent soulagés d’avoir un gouvernement fort, implacable avec l’ennemi, mais aussi avec les dissidents.

Un autre message est adressé à l’Egypte et à tous les pays musulmans – de la Tunisie à la Turquie – qui, après les bouleversements et les changements de ces deux dernières années, pourraient être tentés de réviser leurs relations avec Israël.

Un autre message est dirigé à l’Iran, une manière de lui montrer les dents à partir de son camp d’entraînement habituel.

Non moins important est le message destiné à Obama, afin de poursuivre l’alignement étasunien inconditionnel vieux de 40 ans, en lui rappelant par la voie des faits qu’Israël est son unique véritable allié dans la région et l’unique garant de ses intérêts.

Le dernier message, et le principal, s’adresse à tout le monde : Israël, le plus artificiel et imposé des Etats, est le seul qui soit véritablement « indépendant » dans le monde et il est disposé à tout – bombes, assassinats, guerres apocalyptiques –, sans le moindre égard pour le droit international, pour les règles humanitaires, aux équilibres diplomatiques, au pragmatisme politique et à la morale commune, et cela dans l’unique but de préserver son identité raciste et coloniale.

Si le moyen est le message, les messages d’Israël ont une dimension inhumaine et criminelle. Mais ils ont aussi, pour la première fois sans doute depuis 1948, un accent désespéré. Derrière les hypocrites et obscènes déclarations de soutien occidental à l’agresseur, nous entendons une inquiétude nouvelle et nous percevons une réaction insolite de dégoût. Israël se sent moins à l’aise ; elle est plus isolée.

Comme le rappelait à juste titre Ilan Pape quelques jours avant les nouvelles attaques contre Gaza, la véritable préoccupation du régime sioniste se centre sur les changements qui ont ébranlé le statu quo dans la région.

Le « printemps arabe » constitue une menace sérieuse, stratégique et politique, pour sa survie.

Paradoxalement, c’est sous la poussée des peuples arabes contre les dictatures locales qu’Israël s’est enfin inscrit dans le Proche Orient : c’est une « dictature arabe » comme les autres qui s’oppose, avec les mêmes moyens que Moubarak, Ben Ali ou Bachar Al-Assad, à la démocratisation du monde arabe.

De là découle ses alliances, actives ou passives, avec tous les dictateurs, et de là provient son effort réalisé pour soutenir, en tant que base arrière, toutes les contre-révolutions.

De là découle également son intérêt à alimenter tous les fanatismes sectaires qui, comme dans le cas d’Al Quaeda, peuvent empêcher la constitution souveraine de gouvernements arabes démocratiques, dont la légitimité dégradera celle du gouvernement d’Israël au yeux de l’opinion publique et en feront des interlocuteurs inévitables pour les puissances occidentales dans un cadre nouveau d’alliances régionales.

Mais Israël est ainsi faite. Sa faiblesse est une bonne nouvelle qui devrait nous réjouir. Mais nous en sommes incapables. Parce ce que ce qui donne la véritable mesure du danger que représente Israël pour la paix mondiale, c’est précisément sa capacité – et sa détermination – à transformer une bonne nouvelle en la pire qui soit : des enfants tués, des familles détruites, des maisons en ruines.

Gaza est le message que nous devons tous entendre.

S’il existe un acteur irrationnel dans la région, ce n’est pas Al Quaeda, ni Bachar Al Assad, aussi irrationnel et criminel soit-il, mais bien Israël, et son isolement régional multiplie les dangers pour tout le monde.

Gaza est le message

Israël – nous dit la missive – a aussi peu de scrupules qu’Al Quaeda et beaucoup plus d’armes que Bachar Al Assad, y compris des armes nucléaires, et elle est infiniment plus « indépendante » que les Etats-Unis. Lorsque cela se révèle nécessaire pour défendre un projet dont la racine « idéologique » ne répond à aucune raison ni pragmatisme d’aucune sorte, elle est disposée à utiliser tous les moyens, contre n’importe qui, sans craindre les conséquences.

L’autre message, le dernier et le premier, est proclamé de l’autre côté, par les Palestiniens, qu’il ne faut pas oublier. Face à cette pluie de feu et à ces frappes chirurgicalement infanticides, contre ce Goliath soudard qui veut les transformer en urinoir, en poubelle, en panneau électoral, en jeu vidéo, en vitrine et en monnaie d’échange, les rares roquettes que lancent les Palestiniens depuis Gaza ne sont qu’une simple, élémentaire, naturelle, rageuse et douloureuse déclaration de dignité humaine. Puissent les Israéliens être capables un jour de le comprendre, d’entendre ce message de la Palestine, comme l’ont déjà entendu tous les peuples arabes et une bonne partie des peuples de la terre.

Santiago ALBA RICO

Source : http://www.rebelion.org/noticia.php…

Traduction française Ataulfo Riera pour Avanti4.be : http://www.avanti4.be/analyses/arti…

Santiago Alba Rico est un écrivain et philosophe marxiste. Il a vécu plusieurs années au Caire et réside aujourd’hui en Tunisie.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

CES SCIENTIFIQUES INTERNATIONAUX DU NUCLEAIRE QUI TRAVAILLENT POUR ISRAEL

Ces scientifiques internationaux du nucléaire

 qui travaillent pour Israël

CES SCIENTIFIQUES INTERNATIONAUX DU NUCLEAIRE QUI TRAVAILLENT POUR ISRAEL dans REFLEXIONS PERSONNELLES atome-5918e

**Ils travaillent à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et leurs noms sont connus grace a des pirates informatiques !

Des hackers ont mis en ligne les noms d’une centaine de scientifiques internationaux volés sur un serveur de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique. Ils leur reprochent de travailler avec Israël. et ils sont directement impliqués dans des activités nucléaires en Israël.

Un acte sans précédent qui inquiète l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

Un site Internet a dévoilé dimanche des informations confidentielles relatives au programme nucléaire israélien. Des informations prélevées sur un ordinateur de l’AIEA que des hackers auraient réussi à pirater. Un acte sans précédent qui inquiète l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, laquelle mène depuis plus de dix ans une guerre sans merci contre le programme nucléaire iranien.
Des pirates ont publié une liste d’emails faisant état d’activités nucléaires menées en Israël, qu’ils auraient trouvés sur un ordinateur dont l’ip attesterait qu’il se situe en Autriche, base de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.
« Parastoo » – c’est le pseudo sous lequel se cachent les pirates – publie par la même occasion une liste d’une centaine de noms, selon RFI, de personnes qui seraient directement impliquées dans des activités nucléaires en Israël.
Parmi cette liste, figurent 14 adresses électroniques renvoyant à des scientifiques, des physiciens moléculaires travaillant dans de prestigieuses universités françaises, dont celle de Jussieu, ou des laboratoires de recherche à l’image du CNRS, ainsi qu’une personnalité diplomatique, conseiller pour les sciences dans une ambassade française stratégique.
Mardi 27.11.2012, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique a confirmé avoir fait l’objet de vol de données hébergées sur un de ses serveurs qui, selon le gendarme du nucléaire, ne serait plus en activité. L’AIEA qui se veut rassurante, a exprimé sa vigilance et sa détermination à raffermir la sécurité de ses données pour prévenir d’autres fuites.
Un acte sans précédent qui, au moment où il est de plus en plus question de menaces et de frappes israéliennes contre l’Iran…
**Agora.Vox-28.11.2012.
***L’Agence Internationale pour l’Energie Atomique a été victime pour la première fois de pirates informatiques. Dimanche, un site Internet a publié des données secrètes sur le programme nucléaire israélien volées sur un serveur de l’agence basée à Vienne.Les hackers, qui agissent sous le nom de Parastoo – un prénom féminin populaire qui signifie «hirondelle» en farsi – ont mis en ligne une liste de noms et d’adresses mail de plus d’une centaine d’experts travaillant pour l’Agence. Les pirates laissent entendre que ces scientifiques auraient tous des liens avec Israël et le site de Dimona. Ce centre de recherches est généralement considéré comme le cœur du programme militaire nucléaire israélien, une information que Tel-Aviv ne confirme ni ne nie.

L’embarras de l’AIEA

Les hackers, qui rappellent que l’AIEA enquête depuis plus de dix ans sur les velléités iraniennes de posséder une arme nucléaire, exigent l’ouverture d’investigations publiques sur Dinoma, le site nucléaire israélien. À leurs yeux, les activités israéliennes représentent un plus grand danger pour la paix au Moyen-Orient que l’obstination de Téhéran.

Pour l’AIEA, cette brèche dans sa sécurité informatique est très gênante.Selon RFI, les noms révélés sont ceux de spécialistes internationaux, des physiciens moléculaires pour la plupart. Ils travaillent pour le département d’État ou pour celui de l’Énergie à Washington mais aussi en France. Quatorze d’entre eux sont employés dans des laboratoires de Jussieu et du CNRS ou comme conseiller dans des ambassades.

Les hackers n’ont adressé aucune menace précise contre ces scientifiques. Mais personne n’oublie que plusieurs scientifiques iraniens ont été assassinés dans des attentats ces dernières années.

L’AIEA s’est refusée à tout commentaire se contentant de reconnaître mardi que des informations avaient été dérobées sur l’un de ses anciens serveurs.

*Les Médias-28.11.2012.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

« FIVE BROKEN CAMERAS » (CINQ CAMERAS BRISEES) (Emad BURNAT / Guy DAVIDI / Pierre FOGLIA /legrandsoir.info)

« Cinq caméras brisées »

(Emad BURNAT / Guy DAVIDI)

À HURLER !

arton18455-84ec5 CISJORDANIE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Pierre FOGLIA
T’as aimé ça ? J’étais dans le hall de l’Excentris, où je venais de voir Five Broken Cameras - cinq caméras brisées -, un documentaire qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens. Cinquante deux minutes de lourde oppression. Non, je n’ai pas aimé ça. Personne ne peut voir des gens se faire écoeurer à ce point-là et aimer ça. Tu sors de là avec l’envie de hurler.

Mais je veux dire le film ?

Arrête ! J’ai envie de hurler, j’te dis, pas de jouer au critique de cinéma. Ces derniers jours, quand tu regardais ce qui se passait à Gaza, t’aimais ça ou, comme moi, tu rentrais ta rage en entendant les Israéliens dire que ce n’était pas eux qui avaient commencé ?

Five Broken Cameras est 100 fois plus enrageant. Parce que ce n’est pas la guerre. C’est la paix, enfin si on peut appeler la paix des claques sur la gueule, des soldats qui t’enfument, te réveillent en pleine nuit à coups de crosse dans la porte, des colons qui foutent le feu à tes oliviers.

Le village s’appelle Bil’in. Le cinéaste ? Y’a pas de cinéaste. Le documentariste ? Y’a pas de documentariste. Qu’on se le tienne pour dit : il n’y a pas derrière ce documentaire un cinéaste pacifiste danois pro-palestinien, ni une altermondialiste québécoise tombée amoureuse d’un Palestinien, ni un journaliste français de Libération, ni aucun autre Michael MOORE. Il y a un paysan de 40 ans qui s’appelle Emad BURNAT. Et si Emad s’est acheté une caméra, ce n’est pas pour filmer les méchants soldats israéliens. C’est pour filmer son quatrième fils, Gibreel, qui vient de naître.

Mais voilà qu’au même moment arrivent sur les terres du village des arpenteurs venus pour tracer la frontière où doit s’élever le fameux mur qui protège maintenant Israël des terroristes. Emad les filme. Quand les gens du village se mettent à manifester pacifiquement, très pacifiquement, Emad les filme aussi. Les villageois ne protestent pas à cause du mur, ils s’y sont résignés depuis longtemps, ils manifestent parce que le tracé empiète très largement sur leurs oliveraies, on est en train de les spolier au profit de la colonie juive voisine.

Quand l’armée débarque, Emad filme. Quand l’armée enfume le village, quand l’armée blesse un de ses frères, quand l’armée tue un villageois, Emad filme. Quand l’armée investit le village en pleine nuit, quand un soldat frappe à sa porte, Emad vient lui répondre la caméra à l’épaule, le soldat l’informe alors de cette chose inouïe : cette maison où est né Emad, où dorment à l’instant ses fils, cette maison se trouve désormais dans une zone interdite, et donc Emad y est interdit de séjour.

Quand un soldat tire sur Emad, Emad ne filme plus, parce que la balle s’est logée dans la lentille de la caméra. Il ne filme plus non plus quand un soldat donne un coup de crosse dans sa caméra. Il ne filme plus quand un colon lui arrache sa caméra. Il lui faudra cinq caméras pour aller au bout de son documentaire. Il lui faudra aussi l’aide d’un cinéaste israélien (Guy DAVIDI) pour le monter, le lancer, le montrer.

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Five Broken Cameras a été primé cette année aux deux plus grands festivals du documentaire dans le monde, Sundance et Amsterdam. Et il vient d’avoir le prix du public aux récentes Rencontres du Documentaire de Montréal.

T’as aimé ça, alors ?

Je te l’ai dit : j’ai envie de hurler.

Le film m’a replongé dans une de mes plus anciennes indignations. Je suis de ceux – nombreux et d’opinion plus documentée que la mienne, je pense à des intellectuels comme Edgar MORIN, Jean DANIEL, Amos OZ – qui pensent qu’il n’y aurait bientôt plus de conflit israélo-palestinien s’il n’y avait plus de colonies.

Je ne comprends pas ces enclaves à l’intérieur du territoire palestinien. Je ne comprends pas que de nouvelles colonies continuent de s’implanter. Je ne comprends pas que les anciennes colonies s’étendent en empiétant sur le territoire palestinien comme on le voit dans le documentaire d’Emad. Je ne comprends pas que des autoroutes, interdites aux Palestiniens, les relient entre elles et à Israël.

Mais ce que je comprends le moins de cette ghettoïsation des Palestiniens, c’est qu’elle se fait au vu et au su du monde entier et qu’aucune des grandes démocraties du monde, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, ne mette son poing sur la table. De temps en temps, un ou une secrétaire d’État américain déclare que les États-Unis ont demandé à l’État hébreu de mettre fin à l’implantation de nouvelles colonies. Notez bien : pas de procéder à l’évacuation des colonies implantées, non, non… S’il vous plaît, M. NETANYAHOU, pas de nouvelles colonies. Il en rit comme SHARON avant lui et les plus libéraux aussi.

Ne comptez pas sur OBAMA pour lever le ton et conditionner la considérable aide américaine à l’évacuation des colonies. Rappelez-vous comment NETANYAHOU a été accueilli en héros, ovationné par le Congrès, rappelez-vous qu’il a eu l’outrecuidance de planter OBAMA devant ce même Congrès…

Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire.

Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

Devinez derrière laquelle se rangent ceux qui mènent l’univers ?

Pierre FOGLIA

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/20121…                                      

Five Broken Cameras – 2011

Durée 52′
Auteurs-réalisateurs: Emad BURNAT et Guy DAVIDI
Une production Alegria Productions / Burnat Films Palestine / Guy DVD Films, avec la participation de France Télévisions

Déconseillé aux moins de 10 ans

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

GAZA: GENOCIDE A L’URANIUM « APPAUVRI » ! L’ARMEE ISRAELIENNE UTILISE A NOUVEAU DES ARMES RADIOACTIVES…(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com / trapockpeace.org)

GAZA :

Génocide

à l’Uranium « appauvri »

 L’armée israélienne

utilise bien des armes

à l’URANIUM « appauvri » 

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza. 

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07

Idan COHEN Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban. Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à Gaza, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. » L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
La Bande de Gaza a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer. Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de Gaza avec des obus à l’Uranium « appauvri ». La Bande de Gaza, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination. En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de Gaza, mais aussi pour les générations à venir. Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de Gaza, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien. L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone. 
Un expert américain renommé dénonce
l’utilisation de munitions à l’UA par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ». Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité. « Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste « a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique. Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale. ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74. Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. « L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. « Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayions ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »

« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 

Note:

En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. 

ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité. Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.

Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. Source : www.prisonplanet.com 
 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël
d’avoir utilisé des armes radioactives au sud
Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israélienne dans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh. Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité. Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes à l’UA sont illégales
Une arme est illégale de deux façons :
 
 CONVENTION DE LA HAYE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

 pic.php DROIT INTERNATIONAL
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation d’armements à l’UA dans des opérations militaires 

armes-uranium DROITS DE L'HOMME
Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme crime de guerre et crime contre l’humanité l’utilisation d’armements à l’UA
 
post-18-1309204296 ENVIRONNEMENT
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité. 
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de la Conférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg. 
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 novembre, 2012 |3 Commentaires »

GAZA: LA GUERRE…MERCI ISRAEL ! ARMES A FRAGMENTATION, ARMES AU PHOSPHORE, ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI »…A VOMIR !

GAZA:

GAZA: LA GUERRE...MERCI ISRAEL ! ARMES A FRAGMENTATION, ARMES AU PHOSPHORE, ARMES A L'URANIUM La guerre…Merci ISRAEL !

Armes à fragmentation

Armes au phosphore

Armes à l’uranium « appauvri »…

A VOMIR !

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN: L’ONU DENONCE L’IMPACT SUR LES ENFANTS

Conflit israélo-palestinien:

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN: L'ONU DENONCE L'IMPACT SUR LES ENFANTS dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Photo: AFP

L’ONU dénonce l’impact sur les enfants

Le Comité de l’ONU sur les Droits de l’Enfant a dénoncé jeudi 22 novembre 2012 les profonds traumatismes subis par les enfants en raison du conflit « des deux côtés de la frontière » entre Israël et la bande de Gaza. Au moins 26 enfants ont été tués et 400 blessés en huit jours à Gaza, selon l’ONU.

« Pendant la semaine écoulée, des centaines de milliers d’enfants palestiniens et israéliens ont vécu dans la terreur d’explosions provoquées par les attaques de roquettes ou les frappes aériennes », a déclaré le comité.

L’impact sur les enfants s’est traduit « par un grand nombre de morts et de blessés à Gaza ainsi que par des traumatismes profonds et d’autres effets psychologiques des deux côtés de la frontière ».

« Ces expériences peuvent avoir des effets sur eux durant de nombreuses années, y compris à l’âge adulte », ont ajouté les experts de l’ONU.

Au moins 26 enfants palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés durant les attaques israéliennes sur Gaza, selon le comité, citant des chiffres donnés par le Ministère Palestinien de la Santé à Gaza. Dans le sud d’Israël, 14 enfants israéliens ont été blessés par les roquettes du Hamas.

Graves violations

« Beaucoup d’enfants à Gaza ont perdu leurs parents ou des proches et sont profondément traumatisés », a déclaré en outre le comité, en relevant que de nombreux enfants présentent des « signes évidents de stress, comme des pleurs et des hurlements durant les explosions ».

Au sud d’Israël, par ailleurs, des enfants « ont aussi vécu dans la crainte et ont été obligés de se réfugier dans des abris anti-bombes », selon le comité.

Les experts ont dénoncé de graves violations de la Convention de l’ONU sur les Droits de l’Enfant lors des frappes israéliennes dans des zones densément peuplées à Gaza.

(ats / 22.11.2012 17h54) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

NOUS ACCUSONS ! LA SOURDE OREILLE DES GRANDS MEDIAS SUR LA SITUATION ET LA GRAVITE DES ATROCITES COMMISES PAR ISRAEL A GAZA (Borer, Bustros, Chomsky, Heap, Kelly, Noonan, Prevost; Stresing, Tuller)

Nous accusons !

La sourde oreille des grands médias sur la

situation et la gravité des atrocités commises par

Israël à Gaza.

NOUS ACCUSONS ! LA SOURDE OREILLE DES GRANDS MEDIAS SUR LA SITUATION ET LA GRAVITE DES ATROCITES COMMISES PAR ISRAEL A GAZA (Borer, Bustros, Chomsky, Heap, Kelly, Noonan, Prevost; Stresing, Tuller) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gazzzzzaHagit BORER, Grande Bretagne 
Antoine BUSTROS, Canada 
Noam CHOMSKY, USA 
David HEAP, Canada 
Stephanie KELLY, Canada 
Máire NOONAN, Canada 
Philippe PREVOST, France 
Verena STRESING, France 
Laurie TULLER, France

-samedi 17 novembre 2012-

Tandis que les nations d’Europe et d’Amérique du Nord

commémoraient, le 11 novembre 2012, les pertes militaires de

guerres passées et présentes, Israël ciblait des civils.

Le 12 novembre 2012, à l’orée d’une nouvelle semaine, les lecteurs étaient inondés, pendant leur petit-déjeuner, de comptes rendus déchirants relatant les pertes humaines militaires passées et actuelles. Cependant, on semblait taire le fait essentiel selon lequel les pertes humaines les plus importantes lors des conflits armés contemporains touchent les populations civiles.

Le matin du 12 novembre était également marqué par une absence criante d’information relatant les attaques militaires sur Gaza qui se sont poursuivies pendant tout le week-end. Une recherche superficielle confirme cette omission sur le réseau de télévision canadien Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et les journaux canadiens le Globe and Mail, la Gazette de Montréal et le Toronto Star. De même en ce qui concerne le New York Times et la BBC.

Selon le rapport du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme daté du 11 novembre 2012, cinq civils palestiniens, dont trois enfants, avaient été tués dans la Bande de Gaza dans les 72 heures précédentes, en plus de deux membres de la sécurité palestinienne. Quatre de ces décès étaient dus à des tirs d’obus de Tsahal sur des enfants jouant au football. De plus, 52 civils ont été blessés, dont six femmes et 12 enfants. (Depuis que nous avons commencé à rédiger ce texte, le nombre de victimes palestiniennes a d’ailleurs augmenté et continue de croître.)

Les articles qui rapportent les meurtres commis se concentrent en grande majorité sur l’élimination des membres de la sécurité palestinienne.

Par exemple, un article de l’Associated Press (AP) publié par la CBC le 13 novembre 2012, intitulé Israel mulls resuming targeted killings of Gaza militants (« Israël réfléchit à la reprise des éliminations ciblées de militants de Gaza ») ne fait aucune mention des morts et des blessés parmi la population civile. Il caractérise les meurtres « d’assassinats ciblés ». Le fait que les pertes humaines soient dans une large mesure des victimes civiles indique qu’Israël n’est pas tant engagée dans des meurtres « ciblés » que dans des assassinats « collectifs », commettant ainsi à nouveau le crime de punition collective.

Un autre article de l’AP paru au bulletin d’informations de la CBC le 12 novembre et intitulé Gaza rocket fire raises pressure on Israel government (« Des tirs de roquettes mettent la pression sur le gouvernement israélien ») est accompagné de la photo d’une femme israélienne regardant un trou dans le plafond de son salon. Et là encore, aucune image, ni aucune mention des nombreuses victimes et des cadavres à Gaza. Dans le même ordre d’idées, la BBC titrait, le 12 novembre, Israel hit by fresh volley of rockets from Gaza (« Israël frappée par une nouvelle pluie de roquettes tirées depuis Gaza »). La même tendance se retrouve dans les grands journaux européens.

La couverture des événements récents et actuels insiste principalement sur les roquettes tirées depuis Gaza, dont aucune n’a causé de blessés ni de morts.

Ce qui est sciemment laissé de côté, ce sont les bombardements touchant la bande de Gaza qui, eux, ont causé de nombreuses victimes, dont plusieurs morts et blessés graves. Nul besoin d’être un expert en science des médias pour comprendre qu’on a affaire au mieux à des reportages bâclés et biaisés, et au pire à une désinformation pure et simple basée sur une mauvaise foi délibérée visant à déformer les faits pour tromper les lecteurs.

De plus, les articles mentionnant les victimes palestiniennes à Gaza rapportent systématiquement que les opérations militaires israéliennes avaient répondu à des tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza ayant occasionné des victimes du côté des soldats de Tsahal.

Cependant, si l’on examine la chronologie des événements, la flambée de violence actuelle a débuté le 5 novembre 2012 quand un innocent âgé de 20 ans et souffrant apparemment de troubles mentaux, Ahmad al-Nabaheen, a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir, et ils pensent que son décès est très certainement dû à cette attente. Puis, le 8 novembre, un garçon âgé de 13 ans qui jouait au football devant sa maison a été tué par les Forces d’Occupation Israéliennes qui avaient fait une incursion dans le territoire de la Bande de Gaza avec des chars d’assaut et des hélicoptères.

Le fait que quatre soldats israéliens aient été blessés à la frontière le 10 novembre faisait donc partie d’une série d’événements incluant la mort de civils de Gaza, et n’en constituait en aucun cas l’élément déclencheur.

Nous, les signataires de ce texte, sommes récemment rentrés d’un séjour dans la Bande de Gaza. Certains d’entre nous sommes en contact direct avec des palestiniens vivant à Gaza à travers les réseaux sociaux.

Pendant deux nuits d’affilée, les palestiniens de Gaza ont été privés de sommeil à cause de survols incessants de drones et d’avions F16 et de bombardements aveugles de leur territoire densément peuplé.

L’objectif de ces opérations semble clair : il est de terroriser la population, objectif atteint d’ailleurs, comme nous pouvons l’affirmer grâce aux témoignages de nos contacts sur place. S’il n’y avait pas eu de messages affichés sur Facebook, nous n’aurions pas conscience du degré de terreur ressenti par les civils palestiniens ordinaires de Gaza.

Ceci contraste vivement avec ce que le monde sait de la terreur ressentie par les citoyens israéliens victimes des tirs de roquettes. Selon un rapport envoyé par un médecin canadien qui se trouvait à Gaza et qui a apporté son aide au service d’urgences de l’hôpital de Shifa durant le week-end, « les blessés étaient tous des civils présentant de multiples blessures de perforation provenant d’éclats d’obus : lésions cérébrales, blessures au cou, hemo-pneumothorax, tamponnade péricardiale, rupture de la rate, perforations intestinales, membres déchiquetés, amputations traumatiques. Tout ceci sans aucun écran de contrôle, avec peu de stéthoscopes, une seule machine à ultrasons… Plusieurs victimes souffrant de blessures graves mais n’engageant pas leur pronostic vital ont été renvoyées chez elles avant d’être examinées de nouveau le lendemain matin à cause du nombre considérable de blessures à traiter. La profondeur des blessures dues aux éclats d’obus donnait froid dans le dos. De petites blessures au demeurant, mais avec des dégâts internes massifs… Et tout cela avec très peu de morphine disponible pour atténuer la douleur. » Apparemment, ce genre de scènes n’est pas digne d’être rapporté par le New York Times, la CBC ou la BBC.

Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux ; ceci a été amplement documenté.

Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne.

Benyamin Netanyahu est en ce moment même en train de recueillir le soutien diplomatique des pays occidentaux en vue d’attaques à venir sur Gaza, ce qui nous fait craindre qu’une nouvelle opération du même type que « Plomb Durci » se profile à l’horizon.

En fait, les événements les plus récents confirment qu’une telle escalade est déjà en état de marche, tel que le montre le décompte des morts aujourd’hui. L’absence d’indignation populaire massive face à ces crimes est une conséquence directe de la dissimulation systématique des faits et de la manière distordue dont ces crimes sont rapportés.

Nous souhaitons exprimer notre indignation concernant la couverture médiatique scandaleuse de ces événements dans les grands médias.

Nous appelons les journalistes du monde entier travaillant pour des antennes de ces grands médias à refuser d’être instrumentalisés à travers cette politique systématique de manipulation.

Nous appelons également les citoyens à s’informer en consultant les médias indépendants et à laisser leur conscience s’exprimer ouvertement de la manière qu’ils jugent la plus efficace et appropriée.

Hagit BORER, Grande Bretagne 
Antoine BUSTROS, Canada 
Noam CHOMSKY, USA 
David HEAP, Canada 
Stephanie KELLY, Canada 
Máire NOONAN, Canada 
Philippe PREVOST, France 
Verena STRESING, France 
Laurie TULLER, France

Voir en ligne : l’article original en anglais
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 novembre, 2012 |1 Commentaire »
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