L’ERE DE L’IRRESPECT ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

L’ère de l’irrespect ?

(Thierry LAMIREAU)

L'ère de l'irrespect OBAMA dit HOLLANDE est un con

(Photo d’origine: 20h de FRANCE 2)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 juin, 2014 |Pas de commentaires »

IRAK: CE QUE LES JOURNALISTES ET LES ETATS OCCIDENTAUX NE DISENT PAS AVEC L’AIDE DE LA RUSSIE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-Exclusif

Thierry LAMIREAU-

IRAK:

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Ce que les journalistes

et les Etats occidentaux

ne disent pas

avec l’intervention

de la RUSSIE

(Thierry LAMIREAU)

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L’Irak a reçu de la Russie une première livraison d’avions Sukhoï

SU-25 pour l’aider dans sa contre-offensive face aux insurgés

menés par les djihadistes qui se sont emparés de nombreux

territoires en IRAK.

En réalité, c’est une tentative de créer un caliphat islamique en

Syrie et en Irak.

Tous contre les Djihadistes

L'avancée des djihadistes en IRAK et en SYRIE Document AFP

Tous contre les djihadistes, après les Américains, les Iraniens et désormais les Russes !

L’annonce par Bagdad de cette livraison est survenue alors que les forces gouvernementales ont donné l’assaut pour reprendre la ville de Tikrit ancien fief de Saddam Hussein situé à 160 km au nord de Bagdad.

Les SU-25, qui viennent d’être livrés par Moscou, devraient être conduits par des pilotes de l’armée de l’air du temps du régime déchu de Saddam Hussein, qui ont eu l’habitude de piloter ces avions d’attaque au sol, a indiqué un responsable irakien.

Bagdad va acheter plus d’une douzaine d’avions à la Russie, un accord estimé à quelque 368 millions d’euros.

Un risque important de destabilisation du Proche-Orient

La dislocation de l’Irak déstabiliserait l’ensemble du Proche-Orient et les régions limitrophes pour des années, a estimé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, samedi 28 juin 2014, à la télévision russe.

«Si l’Irak éclate (la Libye s’est presque disloquée, quelqu’un veut disloquer la Syrie), la région explosera, la déstabilisation s’y installera pour de longues années et non seulement au Proche-Orient et en Afrique du Nord, mais aussi dans les régions limitrophes», a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Ce que les journalistes 

et les Etats occidentaux

ne disent pas

avec l’intervention

de la Russie:

SU-25 RUSSE pour l'IRAK 1

(Photo: Des militaires russes préparant les aéronefs SOUKHOI SU-25 pour l’IRAK)

La RUSSIE vend des avions 

armés à

l’URANIUM « APPAUVRI » !

-Les avions SOUKHOI SU-25

Scorpion « Frogfoot »-

Avion SUKHOI SU-25

Fiche descriptive:

Appareil : Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’
Constructeur : Sukhoï P. O.
Désignation : Su-25
Nom / Surnom : Scorpion
Code allié / OTAN : Frogfoot
Variante :  
Mise en service : 1980
Pays d’origine :
Catégorie : Avions d’attaque
Rôle et missions : Avion d’assaut

Le Su-25 « Frogfoot » est un appareil d’attaque et d’appui d’aspect rustique, il est un redoutable appareil monoplace d’appui rapproché, adapté aux pistes très sommaire. Lourdement armé de canons et d’engins air-sol, cet avion a été spécialement conçu pour le soutien des troupes au sol. Le Su-25 fit son premier vol en 1976 et entra en service 4 ans plus tard, après une longue période de mise au point.

Comme ces missions sont très risquées, la cellule du Su-25 Frogfoot a été prévue pour pouvoir encaisser beaucoup de dommages, comme son homologue américain A-10 Thunderbolt II. Le pilote est placé dans une nacelle blindée au titane, les réservoirs sont spécialement conçus pour limiter les risques d’explosion. Mais ces blindages n’ont pas empêché l’avion de subir des pertes en Afghanistan, dues aux missiles sol-air portatifs des combattants. Mais en 60 000 sorties en 8 ans de guerre en Afghanistan, 23 Su-25 seulement furent perdus.

Les différentes versions sont nombreuses. Il y a le Su-25 « Frogfoot A » qui est la première version, capable d’embarquer 6 400 kg de bombes. Le Su-25B « Frogfoot B » est la version biplace d’entrainement. Le Su-25BK est sa version d’exportation.

Le Su-25UT est identique à la version UB mais dépourvue d’armement et rebaptisé Su-28. Le Su-25UTG est identique au Su-25UT mais est pourvu d’une crosse d’arrêt pour une utilisation sur porte-avions. Le Su-25T est la version monoplace du Su-25UT, destiné à l’attaque antichar. La version Su-25T est l’ancienne désignation du Su-34, qui a été amélioré grâce aux enseignements de la guerre afghane, en particulier pour la survivabilité en environnement antiaérien intense. On estime que plus plus de 6.000 exemplaires ont été livrés avec pour utilisateurs la Russie, la Hongrie, la Bulgarie, l’Irak, la Tchéquie, la Slovaquie et l’Afghanistan.

Une nouvelle version du Su-25 Frogfoot, le Su-39 Frogfoot (désignée également Su-25TM) a été mise au point. Celle-ci se distingue par des améliorations au niveau de la capacité de dommages et du système de navigation et d’attaque. Les pales du réacteurs sont mieux refroidis pour que la signature infrarouge soit plus faible. Cette nouvelle version est basée sur le biplace d’entraînement, dont le deuxième siège est remplacé par un réservoir et de l’avionique. Le Su-39 est très reconnaissable avec cette bosse derrière le fuselage.

Caractéristiques techniques:

Modèle : Sukhoï Su-25 ‘Frogfoot-A’
Envergure : 14.36 m
Longueur : 15.53 m
Hauteur : 4.80 m
Motorisation : 2 turboréacteurs MNPK Tumanski R-13-300
Puissance totale : 2 x 5100 kgp.
Armement : 1 canon rotatif de 30 mm
charge offensive de 4.500 kg
Charge utile : -
Poids en charge : 19200 kg
Vitesse max. : 880 km/h
Plafond pratique : 7000 m
Distance max. : 1100 Km
Equipage : 1
[...] Plan 3 vues

Plan 3 vues du Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’

Cet aéronef utilise,

entre autres,

des armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

RAPPEL:

Des SU-25 pour le NIGER:

La FRANCE a participé

au financement.

ALERTE ! DES AERONEFS SU-25 POUR LE NIGER: LA FRANCE A PARTICIPE AU FINANCEMENT. CERTAINES ARMES SONT A L'URANIUM

Certaines armes sont à

l’uranium « appauvri » !

(Entreprises Défense et Relations Internationales)

L’Ukraine a récemment vendu au Niger deux SU-25 Frogfoot, tirés de ses stocks de guerre froide. La France, qui aurait participé au financement de cet achat conséquent pour un pays comme le Niger, voit d’un très bon œil le renfort de moyens aériens locaux dans sa lutte sahélienne contre les mouvances terroristes, particulièrement dans le contexte des attaques sur les sites d’AREVA.

SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

 SU-25 Ukrainien avec une partie de l’armement qu’il peut emporter

(crédit: Wikimedia)
En toute discrétion…
Les deux avions font la fierté de la petite mais vaillante armée de l’air nigérienne, qui jusque là ne comptait que quelques avions de transports et quelques hélicoptères de manœuvre. Les deux SU-25 (portant les numéros d’immatriculation 5U-MCC et 5U-MCF, 5U étant le préfixe OACI du Niger naturellement) seront les premiers véritables avions de chasse de cette armée de l’air. Ils sont vraisemblablement arrivés au Niger en février 2013, car les premières informations à leur sujet remontent à cette date. Ils ont très certainement été livrés début février en toute discrétion, sous la forme de kits apportés par avions gros porteurs, en même temps que l’outillage et les pièces nécessaires à la maintenance.
Ces avions proviennent sans doute de la 4070ème Base de Réserve ukrainienne qui, jusqu’à une date récente, stockait sous cocon une trentaine de SU-25 en version de base. Quelques exemplaires de cette version originelle du SU-25, aussi appelée Frogfoot-A en codification OTAN, ont déjà été vendus par l’Ukraine à la Macédoine (4 appareils en 2001, dont 1 SU-25UB biplace), à la Guinée équatoriale (4 exemplaires entre 2007 et 2009 dont 2 SU-25UB) et au Tchad (6 ou 7 exemplaires entre 2008 et 2010 dont au moins 2 SU-25UB).
Les appareils destinés au Niger ont d’abord suscité l’intérêt de la République Démocratique du Congo en 2012, qui a finalement renoncé à l’achat et créé une opportunité pour le Niger.
Bien que cet investissement ait été qualifié « d’urgent » par le Niger, il n’a pas de lien avec l’offensive terrestre française au Mali, état donné que la commande a été passée à l’été 2012. Par contre, il découle directement de l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali dont la France continue de faire les frais à travers les otages enlevés sur le site d’Arlit il y aura bientôt trois ans.
 
Les pilotes:
Des mercenaires
A l’instar de ce qui se passe chez les autres clients du SU-25 en Afrique, le Niger va très probablement confier le pilotage et l’entretien de ces avions à des contractors ukrainiens, connus pour officier de la même façon au Tchad ou en Guinée équatoriale. Mais à la différence du Tchad, où des pilotes tchadiens sont formés à prendre la relève des pilotes ukrainiens, le Niger ne dispose pas de version biplace permettant une formation dans de bonnes conditions. Les avions nigériens vont donc rester vraisemblablement longtemps entre les mains de mercenaires coûteux, peu prompts à prendre des risques et dont le comportement au combat peut être sujet à caution.
Mais malgré les réticences que peut susciter l’emploi de mercenaires, le Su-25 est probablement le meilleur choix possible pour une armée africaine. C’est un avion rustique spécialisé dans l’attaque au sol et l’appui des forces terrestres. Il est le pendant russe de l’A-10 américain, bien que son design et sa masse le rapproche plus de l’YA-9 de Northrop, concurrent malheureux de l’A-10 lors de l’appel d’offre. La ressemblance est d’ailleurs suffisamment prononcée pour se demander s’il n’y a pas eu migration discrète des schémas de l’YA-9 de l’autre côté du rideau de fer.
Quoiqu’il en soit le SU-25 est un biréacteur subsonique, avec environ 800 km de rayon d’action (à pleine charge avec deux réservoirs supplémentaires), ce qui est relativement faible notamment dans les immensités sahéliennes. Ce rayon d’action limité est compensé par la facilité avec laquelle l’avion peut être déployé sur des pistes sommaires avancées, avec un minimum de logistique : sur de courtes périodes, le SU-25 ne nécessite pas d’infrastructures particulières, à part une piste d’une longueur suffisante. Une équipe d’une demi-douzaine de mécaniciens, équipée d’un outillage rudimentaire et de quelques pièces détachées permet une utilisation opérationnelle de plusieurs semaines sur des bases sommaires.
 
L’armement:
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(Photo:  quelques armes à l’URANIUM « APPAUVRI »)
Possibilité d’usage des munitions à l’uranium « appauvri ».
En termes d’armement, le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri.
Il se retrouve également sur les MI-24P, facilement reconnaissable du fait des deux tubes visibles sur le côté droit du fuselage. Il est également réputé pour être particulièrement rustique. Bien que pouvant tirer quasiment aux mêmes cadences que le canon GAU-8A de l’A-10 des munitions aux effets équivalents, on notera qu’il pèse 20 fois moins lourd : à peine 115 kilos hors munitions. Avec 4 tonnes de charge utile réparties sur 11 points d’emport, le SU-25 peut embarquer une bonne partie de l’inventaire soviétique des munitions air-sol, mais il est utilisé de manière privilégiée en Afrique avec des bombes lisses de 250 ou 500 kg de type RBK ou OFAB (voir article sur les bombes syriennes pour plus de détails sur les bombes russes). Ce sont des munitions non guidées, à effet de zone ou effet de souffle. Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur les munitions que pourraient emporter les SU-25, sachant que les Nigériens ne dispose pas de stocks de telles armes, en théorie, n’ayant eu jusque là aucun aéronef pour en utiliser.
COMMENTAIRE:
 
(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)
 
Il est intéressant de noter l’origine de cet article:
Entreprises Défense et Relations Internationales.
 
Ce site, il y a quelques semaines, avait longuement critiqué des articles écrit par moi-même sur l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par la France dans la guerre au MALI en précisant que c’était de la « désinformation ».
Or l’on note dans ce texte que la France a participé à l’achat
d’aéronefs qui utilisent des munitions à l’uranium « appauvri » !
« Le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri. »…indique le site.
 
Ces « fameux » canons « redoutables » sont redoutables parce qu’ils utilisent justement des munitions à l’uranium « appauvri » !
 
En outre, la « codification OTAN » indique que ces aéronefs sont équipés d’armes à l’uranium « appauvri ».
En participant au financement d’un tel achat pour le Niger, la France pourra, d’une manière plus discrète, intervenir au Niger et ce avec toujours ces armes maléfiques à l’uranium « appauvri ».
On comprend mieux pourquoi la livraison s’est réalisée dans la plus grande discrétion !
Quel superbe achat pour un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète.
Bouffer de l’uranium « appauvri »…cela sera sûrement bon pour la santé des populations !
 L’OMERTA continue !
SU-25 RUSSE pour l'IRAK 2
Le conflit en IRAK montre une nouvelle fois l’action des occidentaux et de la Russie.
Pour frapper FORT et VITE, on utilise toujours les mêmes armes à l’ URANIUM APPAUVRI.
 
Mais CHUT ! C’est un SECRET d’ETATS…
C’est l’OMERTA TOTALE !
 
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr
 
Sources images:
Ria Novosti, Wikipédia,enderi.fr
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 juin, 2014 |Pas de commentaires »

RAPPEL: SARKOZY…LE MEILLEUR !

RAPPEL:

SARKOZY l'homme politique IDEAL

SARKOZY…LE MEILLEUR !

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/05/04/le-meilleur-de-nicolas-sarkozy/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juin, 2014 |Pas de commentaires »

FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/AFP/Dan FAHEY/GRIP)

Frappes aériennes israéliennes

sur GAZA

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[avec des armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI]

après un tir de roquette:

L’aviation israélienne a lancé, samedi 14 juin 2014, plusieurs frappes sur le sud de la bande de GAZA, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que l’aviation avait touché un site d’activités terroristes et un dépôt d’armes dans le sud de la bande de GAZA.

Les raids israéliens

ont été confirmés

par les autorités de GAZA

Selon un porte-parole palestinien, des hélicoptères APACHE israéliens ont endommagé un camp d’entraînement de la branche armée du Hamas à l’ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis GAZA vers le sud d’Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l’armée israélienne.

Dans l’après-midi trois autres roquettes ont été tirées, dont une a atterri en territoire israélien, ne faisant pas de victime ou de dégâts. L’armée a lancé des recherches pour retrouver les débris de deux autres engins, a annoncé un porte-parole militaire dans un communiqué.

L’aviation a ensuite lancé dans la soirée trois raids

Trois raids près de Rafah dans le sud de la bande de GAZA, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas.

Ces tirs de roquettes interviennent alors qu’une très vive tension règne sur le terrain. L’armée et les services de sécurité israéliens conduisent des recherches intensives pour retrouver trois jeunes Israéliens portés disparus depuis jeudi soir en Cisjordanie qui, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été enlevés par un groupe terroriste.

Les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de GAZA ont été fermés pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de GAZA contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon de nouvelles statistiques de l’armée, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l’année de la bande de GAZA vers le sud d’Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres. Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d’attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de GAZA ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s’efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont régulièrement revendiquées par des groupes jihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l’islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s’en sont progressivement éloignés, estimant qu’il n’allait pas assez loin dans l’imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l’ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.

(©AFP / 14 juin 2014 22h39) FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L'URANIUM

 

Les hélicoptères APACHE:

RAPPEL:

-Boeing AH-64 APACHE Longbow Attack Helicopter-

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE

24 HELICOPTERES D’ATTAQUE A L’IRAK:

LE COMBLE DE L’HORREUR MACHIAVELIQUE !

(AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hélicoptère APACHE

WASHINGTON – Le Pentagone a notifié, lundi 27 janvier 2014, le Congrès américain d’un projet de vente à l’Irak de 24 hélicoptères d’attaque APACHE pour 4,8 milliards de dollars, a annoncé l’agence chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Bagdad réclamait depuis des mois que Washington lui fournisse ces équipements mais de nombreux élus américains s’y opposaient, craignant que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne s’en serve contre des groupes autres que ceux liés à Al-Qaïda. Le Congrès dispose de 30 jours pour soulever d’éventuelles objections, faute de quoi le contrat sera conclu.

Le projet de contrat porte sur 24 hélicoptères avec leurs équipements et pièces détachées. Il comporte également la vente de 480 missiles Hellfire, une arme antichar qui peut être tirée depuis des hélicoptères ou des avions.

Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Ces hélicoptères seront dédiés à des missions de soutien aérien pour les troupes au sol, de reconnaissance armée et de missions antichars, selon la DSCA.

Nouri al-Maliki, un chiite critiqué pour son manque d’ouverture envers les autres composantes de la société irakienne, est confronté à la perte de contrôle d’une partie de la province à majorité sunnite d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) se sont notamment emparés de la ville de Fallouja, à 60 km à l’ouest de Bagdad.

Dans un projet de contrat séparé, la DSCA a également notifié lundi le Congrès du projet de location de six autres hélicoptères APACHE à Bagdad pour un montant de 1,37 milliard de dollars.

Cette location doit permettre à l’armée irakienne de débuter l’entraînement opérationnel et de maintenance dans l’attente de la livraison des 24 appareils achetés, un processus qui prend des mois sinon des années.

Les six appareils en location ne sont donc pas destinées à être utilisés pour des opérations, a fortiori pour faire face à la situation actuelle dans la province d’Al-Anbar.

Le Pentagone a en outre notifié vendredi le Congrès d’un autre projet de contrat portant sur l’achat par Bagdad de 500 missiles Hellfire pour un montant de 82 millions de dollars.

Face aux événements qui secouent la province d’Al-Anbar, Washington s’est par ailleurs engagé ces dernières semaines à accélérer les livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad.

Quelque 75 missiles Hellfire ont ainsi été livrés à Bagdad à la mi-décembre. Cent missiles Hellfire supplémentaires et 10 drones ScanEagle doivent être livrés au printemps, selon le Pentagone.

Face à la résurgence d’Al-Qaïda en Irak, Washington envisage enfin de former dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes, selon un haut responsable américain de la Défense.

La Jordanie s’est dit prête à accéder à la requête de Washington pour que l’entraînement de forces irakiennes se déroule sur son sol.

Malgré le retrait de ses troupes d’Irak fin 2011, Washington s’est imposé comme le principal partenaire de l’Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont fourni pour plus de 14 milliards de dollars d’armements à Bagdad entre 2005 et 2013.

La formation de troupes irakiennes serait en revanche une première depuis 2011, la centaine de militaires américains stationnée à l’ambassade américaine à Bagdad étant cantonnée à des missions de conseil au niveau ministériel.

(©AFP / 27 janvier 2014 22h57) 

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D'ATTAQUE A L'IRAK: LE COMBLE DE L'HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans ENVIRONNEMENT 01-99-091-02-08

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Liens et photos WIKIPEDIA: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_AH-64_Apache

http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-114_Hellfire

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calibre_30_mm

File:30 mm.jpg

Désigné au départ Hughes Model 77l’AH-64A APACHE a été développé par la firme McDonnell Douglas pour répondre aux exigences de l’US Army, qui réclamait un hélicoptère capable d’effectuer des missions d’appui au sol et de lutte antichar, de jour comme de nuit, et bénéficiant d’une survivabilité élevée.

Le prototype YAH-64 effectua son vol initial en 1975, tandis que les premières machines de série étaient livrées en janvier 1984 (675 exemplaires doivent être livrés à l’US Army). L’équipement de l’APACHE comprend des missiles antichars Hellfire, un système d’acquisition de cibles et de visualisation de nuit Martin, un télémètre à laser International, un écran de visée Honeywell, un système de navigation Doppler, un récepteur de veille radar passif et des brouilleurs radar ou à infrarouges. Une version améliorée, le Longbow, a été développée.

Mi-juin 2014 ?

Les livraisons annoncées:

36 avions de combat F-16, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Les 24 hélicoptères APACHE, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Des centaines de missiles à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Divers blindés et une cinquantaine de drones armés d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Le comble de l’horreur machiavélique

est atteint par ces chers ETATS-UNIS !

Après avoir pollué et contaminé pour l’éternité (cf. durée de vie des éléments radioactifs déposés in situ) l’Irak en attaquant le pays avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI », les Etats-Unis vendent de nombreux matériels qui utilisent des armes à l’URANIUM APPAUVRI !

La raison:

Sous couvert de protéger l’Irak contre « des menaces terroristes » (les USA ne reculent devant aucune contradiction),les Etats-Unis veulent uniquement protéger les intérêts économiques en jeux et notamment les réserves de pétrole.

« Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger. »

C’est donc très clair !

L’Irak, après avoir été contaminé par les armes à l’uranium « appauvri » des Etats-Unis, va utiliser elle-même des armes fournies par les Etats-Unis qui vont polluer et contaminer le pays !

Les Etats-Unis sont très rusés:

En donnant de telles armes, ils ont l’assurance que la santé de la population irakienne va encore plus être détruite…La domination n’en sera que plus complète !

Les décideurs américains (politiques et militaires) sont vraiment des « ordures » et surtout des CRIMINELS puisqu’ils commettent des CRIMES CONTRE L’HUMANITE en attaquant, entre autres problèmes, l’ADN des populations.

MACHIAVEL serait fier de constater que les Etats-Unis sont de valeureux héritiers…

Thierry LAMIREAU

 

RAPPEL:

GAZA:

GENOCIDE A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
-Idan COHEN Photo: Idan Chesler -Ynet 25/06/2007-
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri ». 
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone. 
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste « a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israélienne dans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
 DROIT INTERNATIONAL dans NUCLEAIRE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires.

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
post-18-1309204296 GAZA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité. 
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.
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Date d’insertion:

23/06/99

ARMES A URANIUM APPAUVRI:

Leçons de la guerre du Golfe

par, Dan Fahey, Swords to Plowshares (USA)

(Traduction de : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health» – Laka Foundation – Mai 1999)

    La Guerre du Golfe Persique de 1991 a fait étalage des armes les plus effrayantes et les plus dévastatrices du vingtième siècle, armes nucléaires, chimiques et biologiques toutes prêtes à l’usage, chacune pouvant causer des pertes massives tant chez les alliés que chez l’ennemi. Lorsque les hostilités ont pris fin en mars 1991, le monde a poussé un soupir de soulagement à l’idée qu’aucune arme de destruction massive n’avait été utilisée. Mais était-ce vraiment le cas?

    Pendant la Guerre du Golfe, les forces américaines et britanniques ont utilisé pour la première fois des munitions antichars faites d’uranium appauvri, un déchet radioactif toxique. A la fin de la guerre, plus de 290.000 kilos d’uranium appauvri avaient contaminé le matériel et le sol des champs de bataille d’Arabie Saoudite, du Koweït et du sud de l’Irak. Bien que des enquêtes soient encore en cours et que des recherches complémentaires soient nécessaires, il apparaît maintenant que certains anciens combattants et des civils exposés à la contamination par uranium appauvri souffrent aujourd’hui de problèmes de santé, notamment de lésions rénales et de cancers.

    L’utilisation de déchets radioactifs toxiques dans les munitions annonce l’arrivée d’une ère nouvelle de guerres terrestres dangereuses, une ère où la frontière entre la guerre conventionnelle et non conventionnelle sera irréversiblement trouble. La prolifération et l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri joueront un rôle dans les conflits armés dans un avenir proche. Il faut par conséquent tirer les leçons de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et prendre des mesures pour réduire à un minimum et prévenir les effets nuisibles sur les soldats, les civils et les réserves alimentaires et aquifères.

    L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium permettant son utilisation dans des armes et réacteurs nucléaires. Comme d’autres métaux lourds tels que le plomb, l’uranium appauvri est chimiquement toxique mais il s’agit aussi et surtout d’un émetteur de particules alpha d’une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années. L’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine (U.S. Army Environmental Policy Institute) spécifie que « l’UA est un déchet radioactif de faible activité qui doit, par conséquent, être entreposé dans des sites autorisés ».

    Dans les années 50, le Ministère américain de la défense (U.S. Department of Defense) a commencé à s’intéresser à l’utilisation de métal d’uranium appauvri dans les armes car il est extrêmement dense, pyrophore, bon marché et disponible en énormes quantités aux Etats-Unis. Au cours des années 60 et 70, les recherches et les essais à ciel ouvert réalisés sur divers sites aux Etats-Unis ont démontré l’efficacité de l’uranium appauvri dans les perforateurs à énergie cinétique qui sont des projectiles de métal solide tirés par des canons. Les perforateurs à énergie cinétique n’explosent pas; ils se fragmentent et se consument à travers le blindage « en raison de la nature pyrophore du métal d’uranium et des températures extrêmes atteintes au moment de l’impact. » Dans les années 80, l’uranium appauvri a également été développé pour être utilisé dans le blindage des chars.

    Pendant l’Opération Tempête du Désert, les chars américains M1A1, M1 et M60 ainsi que les chars britanniques Challenger ont tiré des milliers de projectiles perforants de grand calibre à uranium appauvri. Les avions américains A-10 et AV-8B ont tiré des centaines de milliers de projectiles de petit calibre contenant de l’uranium appauvri. Les tireurs isolés américains ont utilisé des balles de 7,62 mm et probablement de calibre 0,5 contenant de l’uranium appauvri.

Par ailleurs, un tiers (654) des chars américains utilisés pendant la guerre (2.054) étaient équipés d’un blindage contenant de l’uranium appauvri. Les perforateurs contenant de l’uranium appauvri ont accru l’avantage tactique des forces américaines et britanniques sur l’Armée irakienne mais l’efficacité du blindage des chars contenant de l’uranium appauvri n’a jamais été testé sur le champ de bataille. L’Irak n’avait pas de blindages ni de munitions contenant de l’uranium appauvri dans son stock d’armements.

    En dépit de toute la publicité faite après la guerre autour des succès remportés par les armements de pointe onéreux, il est étonnant que les responsables du Pentagone et de l’industrie américaine de la défense n’aient émis que peu de louanges à propos des armes contenant de l’uranium appauvri.

On trouve une possible explication à ce silence prudent dans les rapports rédigés par l’Armée américaine avant la guerre, lesquels mettaient en garde contre le fait que l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri pourrait avoir de graves conséquences sur la santé et l’environnement et provoquer une « réaction hostile de l’opinion internationale. »

Néanmoins, les rapports publiés après la guerre ont préconisé une politique favorable à l’usage illimité et à la prolifération des armes à uranium appauvri. L’intérêt du Pentagone pour cette politique favorable à l’UA a anticipé sur les enquêtes et recherches à propos des maladies frappant à la fois les soldats ayant combattu dans la force expéditionnaire dirigée par les Américains et les populations du sud de l’Irak, maladies pouvant être en rapport avec l’exposition de ces personnes à l’uranium appauvri.

    Les leçons à tirer de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe sont inquiétantes mais les comprendre nous permettra à l’avenir de prévenir ou de réduire au maximum les effets des armes contenant de l’uranium appauvri.

 Première leçon:

Les armes contenant de l’uranium appauvri contaminent les zones d’impact avec des poussières radioactives et toxiques extrêmement fines.

    Les tests réalisés par l’Armée américaine ont révélé que 18 à 70% d’un perforateur à uranium appauvri, en se consumant et en s’oxydant, se transforment en particules extrêmement petites au moment de l’impact. L’impact d’un perforateur de 120 mm à uranium appauvri tiré d’un char américain Abrams crée par conséquent entre 900 et 3.400 grammes de poussières d’oxyde d’uranium.

Les tests de l’armée américaine ont par ailleurs démontré que « l’aérosol d’oxyde d’UA formé pendant l’impact (moment où l’uranium appauvri entre en contact avec le blindage) contient un pourcentage élevé de particules d’une taille leur permettant d’être inhalées (50 à 96%) » et que 52 à 83% de ces particules inhalables sont insolubles dans les liquides pulmonaires. Les particules inhalables (moins de 5 microns de diamètre) sont facilement inhalées ou ingérées. Les particules insolubles ne sont pas aisément excrétées du corps et peuvent rester dans les poumons ou d’autres organes pendant des années.

    Les recherches de l’armée américaine ont révélé dernièrement que certaines poussières d’uranium inhalables restent en suspension dans l’air pendant des heures après l’impact.

Comme démontré dans les années 70 par l’émission d’uranium appauvri lors de la fabrication de munitions à uranium appauvri près d’Albany (Etat de New York), les poussières d’uranium appauvri peuvent être transportées par le vent à 40 kilomètres de distance, voire plus. La plupart des poussières créées par un impact sont concentrées dans la cible, sur la cible ou dans un périmètre de 50 mètres autour de la cible. Les tests de l’armée américaine ont toutefois révélé que les poussières d’uranium appauvri pouvaient être remises en suspension par l’action du vent ou le mouvement des personnes et des véhicules.

    Les dangers à long terme de la contamination par uranium appauvri sont examinés dans un manuel d’entraînement de l’U.S. Army Chemical School (Ecole de chimie de l’armée américaine):

La mobilité de l’UA dans l’eau est due au fait qu’il peut se dissoudre facilement. Les composés solubles d’UA se dissoudront facilement et se déplaceront avec l’eau de surface ou les nappes phréatiques. Boire l’eau contaminée, l’utiliser pour le nettoyage ou tout autre contact avec cette eau répandront la contamination… Après la contamination de l’air et de l’eau, l’UA se dépose dans le sol. Une fois qu’il s’y trouve, il y reste à moins qu’il n’en soit retiré. En d’autres termes, la zone restera contaminée et ne se décontaminera pas d’elle-même.

    Aucun nettoyage du sol contaminé par de l’uranium appauvri n’a eu lieu en Irak ou au Koweït. Curieusement, le Ministère américain de la défense prétend avoir testé le sol du Koweït et n’avoir trouvé aucune présence de contamination par uranium appauvri. Pourtant, en 1995 et 1997, des équipes tournant des films documentaires ont décelé une contamination à l’uranium appauvri sur des véhicules détruits et dans le sol au sud de l’Irak.

    Outre les fines poussières d’uranium créées par les impacts, les fragments d’uranium appauvri et les perforateurs intacts en uranium appauvri présentent également un risque.

En mars 1991, une note interne de l’Agence Nucléaire de la Défense Américaine (U.S. Defense Nuclear Agency) faisait remarquer que « les particules alpha (poussières d’oxyde d’uranium) des projectiles épuisés sont inquiétantes pour la santé mais les particules bêta provenant des fragments et des projectiles intacts présentent un sérieux risque pour la santé, avec un taux possible d’exposition de 200 millirads par heure s’il y a contact ».

Un perforateur à uranium appauvri trouvé en avril 1991 dans le port de Damman, en Arabie Saoudite, avait une radiation de 260-270 mrad/heure. Le taux de corrosion dans le sol d’un perforateur à uranium appauvri dépend de la composition chimique du sol et d’autres facteurs environnementaux. En se corrodant, les perforateurs à UA exposés aux éléments se transforment principalement en poussières d’uranium solubles dans l’eau.

    Les doses limites établies pour l’absorption de poussières d’uranium appauvri démontrent qu’une toute petite quantité représente une menace sérieuse pour la santé. La dose limite d’absorption fixée pour un professionnel est de 0,001 gramme par semaine (U.S. Nuclear Regulatory Commission – Commission américaine de réglementation nucléaire) et de 0,008 gramme par an (Ministère britannique de la défense). La dose limite d’absorption pour le public est fixée à 0,002 gramme par an (Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique).

    Le chemin suivi par l’uranium appauvri dans le corps dépend de la forme d’exposition (contamination par inhalation, ingestion, implantation ou blessure) et de la taille ainsi que de la solubilité des particules. Des recherches récentes ont révélé que les particules d’uranium appauvri peuvent rester dans les poumons lorsqu’elles sont inhalées, ou voyager dans le sang et se déposer dans le cerveau, les reins, les os, le système reproductif, les muscles et la rate. Les particules insolubles d’uranium appauvri (jusqu’à 83% du volume total des poussières créées par un impact), si elles sont inhalées, « présentent d’abord un risque radiologique et non chimique et toxicologique ». En 1997, de l’uranium appauvri a été décelé dans le sperme de cinq anciens combattants américains sur vingt-deux soldats qui avaient été blessés par des fragments à uranium appauvri en 1991.

    Bien que des études complémentaires sur les effets de l’uranium appauvri sur la santé soient nécessaires, il est reconnu que la présence d’uranium appauvri dans le corps cause des lésions rénales, des cancers du poumon et des os, des maladies respiratoires non malignes, des problèmes de peau, des troubles neurocognitifs, des lésions chromosomiques et des malformations à la naissance.

Un rapport de l’U.S. Army Armament, Munitions and Chemical Command (Commandement de l’armée américaine chargé de l’armement, des munitions et des produits chimiques) datant de juillet 1990 revèle que l’uranium appauvri est un « émetteur de rayons alpha de faible activité qui peut provoquer le cancer lorsque les expositions sont internes, la toxicité chimique causant pour sa part des lésions rénales ».

En août 1993, l’U.S. Army Surgeon General’s Office (bureau médical de l’armée) a confirmé que les « effets physiologiques estimés suite à l’exposition à des poussières d’uranium appauvri incluent une possibilité de risque accru de cancer (du poumon ou des os) et de lésions rénales ». Un rapport datant de juin 1995 de l’Institut de politique environnementale de l’armée américaine ajoute que « la dose de radiation infligée à des organes vitaux dépend de la période pendant laquelle l’UA réside dans les organes. Lorsque cette valeur est connue ou estimée, les risques de cancer et les risques héréditaires peuvent être déterminés ».

    L’utilisation d’armes à uranium appauvri entraîne une contamination du matériel endommagé et de l’environnement par la présence de poussières et de déchets d’uranium appauvri en quantités dangereuses. Les particules inhalables formées durant les impacts et les poussières solubles d’oxyde d’uranium formées par les perforateurs en se corrodant peuvent être transportées par le vent ou l’eau et peuvent contaminer les réserves alimentaires ou aquifères. Tant les alliés que l’ennemi peuvent inhaler ou ingérer les poussières d’uranium appauvri et souffrir de graves problèmes de santé à court et long terme.

 Deuxième leçon:

 Il est peu probable que les forces armées soient protégées contre une exposition à la contamination par l’uranium appauvri.

    En 1974 déjà – soit dix-sept ans avant que les armes à uranium appauvri ne soient utilisées dans la Guerre du Golfe -, un groupe d’études du Ministère Américain de la Défense prédisait que « Dans des situations de combat impliquant l’utilisation courante de munitions à uranium appauvri, les possibilités d’inhalation, d’ingestion ou d’implantation de composés d’uranium appauvri peuvent être localement importantes ».

En juillet 1990, un fournisseur de l’armée américaine a également lancé une mise en garde:

« Les expositions des soldats à l’uranium appauvri sous forme d’aérosol sur le champ de bataille pourrait être importantes et avoir des effets radiologiques et toxicologiques… Dans des conditions de combat, les individus les plus exposés sont probablement les troupes terrestres qui pénètrent sur un champ de bataille après un échange de tirs de munitions antichars, qu’ils soient à pied ou motorisés ».

    En dépit des avertissements catégoriques émis dans les rapports de l’armée américaine avant la guerre, aucune mise en garde sur les dangers de l’uranium appauvri n’a été transmise aux forces américaines ni aux forces de la coalition qui allaient être confrontées à une contamination par uranium appauvri sur les champs de bataille de la Guerre du Golfe. Les combattants et le personnel de soutien n’ont pas été informés du besoin de vérifier si les blessures des soldats ne présentaient pas de signe de contamination par uranium appauvri et on ne leur a pas dit qu’il fallait revêtir des vêtements de protection totale en cas de contact avec le matériel et le sol contaminés.

En violation des règlements de l’armée américaine et de la Commission Américaine de Réglementation Nucléaire, aucun test ni suivi médical n’a été prodigué aux soldats qui avaient été blessés par des fragments contenant de l’uranium appauvri ou qui risquaient d’avoir inhalé ou ingéré des poussières d’UA.

    Bien que les responsables militaires américains n’aient jamais offert d’explication sur le fait de ne pas avoir averti les troupes à propos des dangers des armes à uranium appauvri, il semble que leur inaction ait été inspirée par leur désir d’éviter de soulever des préoccupations dans les rangs de l’armée et dans l’opinion publique.

Suite à une enquête menée en 1992, les enquêteurs de l’U.S. General Accounting Office ont rapporté que « les responsables de l’armée [américaine] estiment que les systèmes de protection contre l’uranium appauvri peuvent être laissés de côté pendant les combats et autres situations extrêmement dangereuses car les risques que présente l’uranium appauvri pour la santé sont largement inférieurs aux risques inhérents aux combats ».

Lorsqu’il est apparu clairement que les responsables militaires américains n’avaient pris aucune mesure de protection contre l’uranium appauvri pendant et après la Guerre du Golfe, l’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine a exprimé sa préoccupation quant aux coûts des soins médicaux à prodiguer aux soldats ayant été exposés:

« Quand l’uranium appauvri sera accusé d’être la cause du syndrome de la Guerre du Golfe, l’armée devra disposer de données suffisantes pour séparer la fiction de la réalité. S’il y a un manque de prévoyance et de données, les implications financières des indemnités versées pour des incapacités à long terme et pour les frais de soins de santé seront excessives ».

    En janvier 1998, le Ministère Américain de la Défense a admis pour la seule et unique fois sa responsabilité dans les expositions à l’uranium appauvri lors de la Guerre du Golfe:

Nos recherches sur les risques potentiels que présente l’uranium appauvri pour la santé mettent en évidence le manque significatif d’informations de nos troupes à propos des effets, sur la santé, de l’uranium appauvri se trouvant sur le champ de bataille… Les troupes de combat ou les membres du personnel de soutien ignoraient généralement que l’uranium appauvri contaminait le matériel, notamment les véhicules ennemis touchés par des projectiles à uranium appauvri, et qu’il requérait une manipulation spéciale… Le fait de ne pas avoir diffusé ces informations parmi les troupes de façon adéquate et à tous les niveaux peut avoir entraîné inutilement des milliers de cas d’expositions.

    Une carte publiée par le Ministère Américain de la Défense en novembre 1998 montre à la fois les zones principales où a été émis l’uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et les mouvements de centaines de milliers de soldats américains et de soldats des forces de la coalition dans ces zones contaminées. Bien que le Ministère Américain de la Défense reconnaisse que des « milliers » de soldats américains pourraient avoir été inutilement exposés à la contamination par uranium appauvri, il affirme également qu’il est impossible qu’un seul soldat américain soit malade en raison d’une exposition à l’uranium appauvri.

    L’incendie d’un dépôt de munitions à la base de l’armée américaine de Doha, au Koweït, en juillet 1991, illustre bien les risques d’émissions accidentelles d’uranium appauvri.

Parmi la grande quantité d’engins et de munitions détruits pendant les vingt-quatre heures qu’a duré l’incendie, se trouvaient 660 obus pour chars contenant 3.200 kg d’uranium appauvri.

Alors que le feu faisait rage, le Commandement central américain a reconnu que:

« … l’uranium appauvri émet des rayons alpha lorsqu’il prend feu. Les particules d’uranium peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont inhalées. Le 11ACR [le commandement de l'armée américaine à Doha] a été informé qu’il fallait traiter la zone comme s’il s’agissait d’une zone chimique, c’est-à-dire qu’il fallait rester du côté du vent et porter un masque de protection dans le voisinage ».

Malgré cela et en dépit d’autres avertissements, les soldats américains n’ont pas été informés des dangers que présente l’uranium appauvri et ils n’ont pas reçu l’ordre de porter du matériel de protection, même pendant les opérations de nettoyage qui ont suivi l’incendie. En outre, la fumée provoquée par l’incendie s’est déplacée et est arrivée à proximité de la ville de Koweït, risquant d’exposer les populations sous le vent à l’uranium appauvri porté par l’air.

    La protection adéquate des forces armées contre l’exposition à la contamination par uranium appauvri demande une formation, l’utilisation de vêtements de protection dans un milieu contaminé et la distribution d’appareils de détection de la radiation au personnel médical.

Malheureusement, étant donné que les cancers et autres problèmes de santé ne risquent pas de se développer avant la fin d’une bataille ou d’une guerre, les responsables militaires sont peu encouragés à se conformer à des procédures de sécurité qui pourraient affecter la prestation d’un soldat ou d’un ‘marine’ sur le champ de bataille.

La Guerre du Golfe a démontré que les responsables militaires ne seront pas tenus responsables de l’émission non contrôlée de déchets radioactifs toxiques ou de la violation des règles de sécurité exigeant que des examens médicaux aient lieu et que des soins soient prodigués aux soldats exposés.

    La Guerre du Golfe de 1991 a démontré qu’il est peu probable que les membres des forces armées recevront une protection adéquate contre l’exposition à l’uranium appauvri pendant ou après de futurs conflits ou émissions accidentelles. Par ailleurs, il est peu probable que les gouvernements procurent des soins médicaux à long terme aux anciens combattants souffrant de problèmes de santé en rapport avec l’uranium appauvri.

 Troisième leçon:

 Il est peu probable que les populations civiles locales soient averties lorsque des armes à uranium appauvri sont utilisées – même si l’uranium appauvri contamine leurs réserves alimentaires ou aquifères.

    Avant la Guerre du Golfe, l’armée américaine était consciente que la contamination par uranium appauvri pourrait entraîner des problèmes de santé parmi les populations civiles.

Pourtant, pendant et après la Guerre du Golfe, le Ministère Américain de la Défense n’a pris aucune mesure pour avertir les habitants du Koweït, d’Arabie Saoudite et d’Irak de la contamination de leurs terres par de l’uranium appauvri.

Au contraire, les rapports de l’armée américaine donnent à penser que celle-ci s’inquiète davantage des protestations de l’opinion publique et de futures restrictions concernant l’utilisation d’armes à uranium appauvri que de la contamination de terres étrangères et de l’empoisonnement de civils.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 prédisait que:

« Suite aux combats, les conditions des champs de bataille et les risques à long terme pour la santé des habitants et des anciens combattants pourraient mettre en question l’acceptabilité de la poursuite de l’emploi de perforateurs à énergie cinétique à UA pour des applications militaires ».

Cette préoccupation a été réitérée en mars 1991 alors que la guerre prenait fin:

« L’impact de l’UA sur l’environnement a soulevé et continue de soulever des inquiétudes. Par conséquent, même si personne ne met en doute l’efficacité de l’UA sur les champs de bataille, les projectiles à UA pourraient devenir politiquement non acceptables et être donc éliminés des arsenaux… Je crois qu’il faudrait penser à cette question délicate au moment de rédiger les rapports après les opérations ».

    Une fois que les hostilités ont pris fin et que l’ampleur de la contamination par uranium appauvri dans le sud de l’Irak et au Koweït a été connue, la U.S. Defense Nuclear Agency a également fait part de sa préoccupation:

« Alors que l’Explosive Ordnance Disposal (équipes d’enlèvement du matériel explosif de l’armée), les unités de combat au sol et les populations civiles d’Arabie Saoudite, du Koweït et d’Irak sont de plus en plus en contact avec les pièces d’artillerie contenant de l’UA, nous devons nous apprêter à gérer les problèmes qui pourraient se poser. Les souvenirs de guerre toxique, le scandale politique et les opérations de nettoyage d’après-guerre (accord avec le pays d’accueil) ne sont que quelques-uns des problèmes qui devront être abordés ».

    En avril 1991, l’Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique a également exprimé son inquiétude à propos de la contamination par uranium appauvri au Koweït:

Il serait imprudent pour la population de rester à proximité de grandes quantités d’UA pendant de longues périodes, et cela concerne évidemment les gens qui collectent ce métal lourd et le conservent. Il est certains endroits où de nombreuses salves ont été tirées et où la contamination des véhicules et du sol peut excéder les limites permises, ce qui présente un risque à la fois pour les équipes de nettoyage et pour la population locale… De plus, si l’UA rentre dans la chaîne alimentaire ou dans l’eau, cela entraînera probablement des problèmes de santé.

    La possibilité de problèmes politiques a aussi été relevée:

« Toute la question de la contamination au Koweït comporte une charge émotive et doit donc être traitée de façon délicate. Il est nécessaire d’informer le gouvernement koweïtien du problème avec tact et il vaut probablement mieux le faire par l’entremise de l’Ambassadeur du Royaume-Uni au Koweït ».

    Les Etats-Unis ont créé un précédent pendant la Guerre du Golfe en autorisant une force armée à utiliser des armes à uranium appauvri sans prévenir les populations civiles de la contamination de leur pays.

Les Etats-Unis poursuivent cette pratique dans la guerre au Kosovo. Les nations impliquées dans les conflits dans lesquels des armes à uranium appauvri sont utilisées peuvent se trouver confrontées à des coûts « excessifs » pour prodiguer des soins de santé à long terme aux soldats et aux civils exposés.

Les conséquences des armes à uranium appauvri sur la santé et l’environnement attireront probablement moins l’attention dans les pays où les populations ne sont pas conscientes de leur utilisation ou ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations et faire valoir leurs droits.

 Quatrième leçon:

 Les armes à uranium appauvri prolifèrent et seront probablement employées couramment dans les conflits terrestres.

    Un manuel d’entraînement de la U.S. Army Chemical School relève que:

« Le succès rencontré par les Etats-Unis en utilisant de l’UA dans les combats nous amène à conclure que d’autres nations, pas toutes amies, utiliseront l’UA dans le futur ». Par ailleurs, « il est probable que l’UA devienne également pour nos ennemis potentiels la principale munition permettant de mettre les tanks hors d’état de nuire… dans les batailles à venir, presque tous les tanks et véhicules de combat atteints par des projectiles seront probablement contaminés par de l’UA ».

    Un autre rapport de l’armée américaine datant de 1995 fait observer que:

« Etant donné que les armes à UA sont ouvertement disponibles sur le marché mondial des armes, elles seront utilisées dans les futurs conflits … Le nombre de patients contaminés par l’UA sur les champs de bataille sera considérablement plus élevé car d’autres pays utiliseront des systèmes contenant de l’UA ». Les soldats et ‘marines’ américains seront probablement parmi les patients contaminés par de l’UA sur les champs de bataille, comme le fait remarquer un rapport de 1998 publié par le Ministère américain de la défense: « L’efficacité de l’UA sur les champs de bataille a encouragé sa prolifération constante tant dans les arsenaux de nos alliés que dans ceux de nos adversaires. Que l’UA sera utilisé contre nos troupes dans les conflits du futur laisse donc peu de place au doute ».

    Depuis 1991, les Etats-Unis sont les premiers à utiliser et à faire proliférer les armes à uranium appauvri.

Après l’Opération Tempête du Désert, ils ont commencé à utiliser des projectiles à uranium appauvri dans les véhicules de combat Bradley M2 et M3 (25 mm), les véhicules amphibies légers (25 mm), les hélicoptères d’attaque APACHE (30 mm) et les hélicoptères de combat « Whiskey Cobra » AH-1W (20 mm). En 1994 et 1995, les avions de chasse américains ont tiré des salves contenant de l’uranium appauvri contre des cibles serbes en Bosnie et pendant les entraînements près d’Okinawa, au Japon.

    En avril 1999, le Ministère Américain de la Dfense n’a ni confirmé ni démenti l’utilisation par les avions A-10 de munitions à uranium appauvri au Kosovo. Il est toutefois intéressant de relever que l’armée américaine a déclaré que les hélicoptères APACHE ne tireraient pas de projectiles à uranium appauvri car les analystes estimaient que des projectiles hautement explosifs suffiraient pour détruire les chars serbes. L’intérêt croissant de l’opinion publique et des médias sur l’utilisation d’armes à UA au Kosovo a manifestement forcé les responsables militaires à reconsidérer leur usage de munitions à uranium appauvri.

    La liste croissante des pays possédant ou fabriquant des armes à uranium appauvri comprend les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Grèce, la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Bahrein, l’Egypte, la Thaïlande, Taïwan et le Pakistan.

L’ « interopérabilité » des forces militaires de l’OTAN pourrait également permettre à d’autres forces armées en Europe d’obtenir et d’utiliser des armes à uranium appauvri.

    Sans trop faire l’objet de débats et assez discrètement, les armes à uranium appauvri se sont installées dans les arsenaux des nations puissantes et pauvres dans quelques-unes des régions les plus explosives du globe.

Le Ministère Américain de la Défense prévoit l’emploi d’armes à uranium appauvri dans les conflits à venir ainsi qu’un nombre croissant d’expositions à l’uranium appauvri tant chez les alliés que chez les ennemis. Longtemps après que les fusils se seront tus et que les survivants seront rentrés chez eux, le nombre de victimes et le coût de l’utilisation des armes à uranium appauvri continueront à monter.

 Cinquième leçon:

 Il est peu probable que des opérations de nettoyage soient entreprises par les vainqueurs ou les vaincus s’il y a contamination par l’uranium appauvri en raison du coût extrêmement élevé et du risque de dommages environnementaux plus grands encore.

    L’armée américaine fait remarquer que:

« La terre contaminée [par l'UA]… devrait être enlevée et mise dans des conteneurs à l’instar des déchets radioactifs ».

C’est la procédure qui a été suivie aux Etats-Unis lors des opérations de nettoyage effectuées suite à la contamination par l’uranium appauvri dans les installations de Starmet à Concord, dans le Massachussetts (où sont fabriqués des perforateurs en UA) et à la base aérienne Sandia National Laboratory and Kirkland Air Force Base au Nouveau-Mexique (où ont été testés les perforateurs en UA).

    L’armée américaine déclare que le nettoyage doit consister à enlever « la couche supérieure du sol », ce qui pourrait être dévastateur pour l’environnement, surtout si l’uranium appauvri contamine les terres cultivables ou les zones humides.

Par ailleurs, le coût que représente le fait d’enlever la couche supérieure du sol dans les zones contaminées pourrait être astronomique. A titre d’exemple, le coût du nettoyage et de l’enlèvement d’environ 69.000 kg de poussières et de déchets d’uranium appauvri sur 200 hectares au Jefferson Proving Ground (site d’expérimentation de l’armée américaine) dans l’Indiana a été estimé à 4 ou 5 milliards de $US.

Le coût du nettoyage de 290.000 kg d’uranium appauvri sur des milliers d’hectares en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak pourrait donc facilement se chiffrer à des dizaines de milliards de dollars américains.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 lançait une mise en garde:

« En supposant que les normes réglementaires et les pratiques américaines en matière de protection de la santé soient appliquées, il est probable que des actions réparatrices soient nécessaires après les combats sur les sites contaminés par de l’UA ».

Cependant, dès lors que l’ampleur et que le coût des opérations de nettoyage de l’uranium appauvri dans la région du Golfe Persique sont apparus clairement, l’Institut de Politique Environnementale de l’Armée Américaine a informé les responsables politiques américains:

« Qu’il n’existe aucune loi, aucun traité, aucune réglementation ni aucune coutume au niveau international exigeant que les Etats-Unis réparent les dégâts causés sur les champs de bataille du Golfe Persique ». Forts de leur position de première puissance mondiale aujourd’hui, les Etats-Unis ont établi une norme de comportement dans la Guerre du Golfe qui permet aux nations et aux forces armées d’utiliser des armes à uranium appauvri sans assumer la moindre responsabilité quant au nettoyage, à la restauration de l’environnement ou aux soins de santé à prodiguer aux combattants ou aux civils exposés.

    Au cours des cent ans qui se sont écoulés depuis la première conférence de La Haye, les effets dévastateurs de la guerre se sont multipliés proportionnellement à l’augmentation de la mobilité des forces armées et à la capacité de destruction sans précédent des armes utilisées.

Dans les conflits du siècle prochain et de ceux qui suivront, d’énormes étendues de terres et un nombre incalculable de soldats et de civils risqueront d’être empoisonnés par des déchets radioactifs toxiques tirés de véhicules blindés, d’avions, d’armes légères et de bateaux. Les armes à uranium appauvri sont le produit des armes nucléaires. Il s’agit de l’arme la plus récente capable de causer des destructions massives. Si la communauté internationale accepte l’utilisation des armes à uranium appauvri dans la guerre, elle doit aussi accepter l’obligation morale d’assumer pleinement les conséquences de cette utilisation pour la santé et l’environnement, quel qu’en soit le coût.

 

Personne de contact:

Dan Fahey
c/o Swords to Plowshares
1063 Market Street
San Francisco, CA 94139, USA

Tél: +1-415-252-4788
Fax: +1-415-252-4790
Adresse électronique: duweapons@hotmail.com


griplogo75 ARMES A dans REFLEXIONS PERSONNELLES
G
roupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles
Tél.: +32.2.241 84 20 – Fax : +32.2.245 19 33
Internet : www.grip.org - Courriel : admi@grip.org 

Situation actuelle en IRAK,

L’ URANIUM  »appauvri », ou U-238, est le déchet du phénomène d’enrichissement de l’uranium naturel permettant d’obtenir de l’uranium U-238 fissile, utilisé à des fins militaires (armes et sous-marins nucléaires) ou civiles (centrales nucléaires, aviation). C’est le métal le plus dense, le plus lourd. Projeté à une vitesse de 1 200 mètres/seconde (Mach 5), il perfore les blindages des chars et peut transpercer une plaque de béton sous trois mètres de terre.

Il est donc beaucoup plus efficace que le tungstène utilisé jusqu’alors. En outre, il ne coûte rien (c’est, littéralement, un déchet de l’industrie nucléaire), contrairement au tungstène, qu’il faut importer, et son utilisation pour l’armement permet de résoudre en partie l’incontournable problème du stockage des déchets nucléaires.

Les Etats-Unis vont utiliser

des drones

REAPER PREDATOR

pour contrer l’avancée

des Djihadistes proches

de BAGDAD

ce mi-juin 2014

MQ-9 REAPER UAV

PREDATOR

Origine de la vidéo:

Armée américaine.

Ces DRONES sont armés d’armes à l’URANIUM « appauvri » !

Ils vont donc polluer pour l’éternité les sols, les eaux et l’air tout en contaminant les populations autochtones en touchant de plus leur ADN !

CONCLUSION:

ISRAËL et les ETATS-UNIS effectuent donc des crimes contre l’Humanité !…comme tous les pays employant ces armes…comme la FRANCE au MALI, en LIBYE, etc.

Que font les médias occidentaux ?

RIEN ! Ils ne disent rien et participent honteusement à l’OMERTA TOTALE imposée par tous les Etats utilisateurs de ces armes machiavéliques !

Que disent les politiques

des pays occidentaux ?

RIEN !

HONTE à vous !

fichier pdf Utilisation des drones armés Considérations juridiques et pratiques

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2014 |Pas de commentaires »

LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D’AUJOURD’HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info)

Le Débarquement du 6 juin 1944 :
Le jour où la civilisation fut sauvée D DAY
Du mythe d’aujourd’hui
à la réalité historique
LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D'AUJOURD'HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton25845-86f3d
Annie LACROIX-RIZ

Le triomphe du mythe de la libération

américaine de l’Europe

En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57% [1]. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps » [2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs [3].

La légende a progressé avec l’expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l’aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d’influence “occidentale” » [4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l’Allemagne réunifiée), cette poussée vers l’Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d’une sphère d’influence recouvrant l’ancien « cordon sanitaire » d’Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d’invasion de la Russie) [5]. Le projet américain avançait si vite qu’Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d’ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l’Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l’URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d’Europe Centrale et Orientale qu’elle domine actuellement. » [6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l’ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

L’hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l’opinion française » s’était fait « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” » transformant l’URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l’avait persuadée que l’abandon de l’alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu’une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l’armée [7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” ».

Ils perçurent certes les réalités militaires plus tard que « les milieux bien informés », mais, en nombre croissant au fil des mois, ils suivirent sur les atlas ou les cartes de la presse collaborationniste l’évolution du « front de l’Est ». Ils comprirent que l’URSS, qui réclamait en vain depuis juillet 1941 l’ouverture, à l’Ouest, d’un « second front » allégeant son martyre, portait seule le poids de la guerre. L’« enthousiasme » que suscita en eux la nouvelle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) était « éteint » au printemps suivant : « Aujourd’hui tous les espoirs sont tournés vers la Russie dont les succès remplissent de joie la population tout entière […] Toute propagande du parti communiste est devenue inutile […] la comparaison trop facile entre l’inaction inexplicable des uns et l’héroïque activité des autres prépare des jours pénibles à ceux qui s’inquiètent du péril bolchevique », trancha un rapport d’avril 1943 destiné au BCRA gaulliste [8].

Si duper les générations qui avaient conservé le souvenir du conflit était délicat, l’exercice est aujourd’hui devenu aisé. À la disparition progressive de ses témoins et acteurs s’est ajouté l’effondrement du mouvement ouvrier radical. Le PCF, « parti des fusillés », a longtemps informé largement, bien au-delà de ses rangs, sur les réalités de cette guerre. Ce qui en demeure en traite moins volontiers dans sa presse, elle-même en voie de disparition, voire bat sa coulpe sur le passé « stalinien » contemporain de sa Résistance. L’idéologie dominante, débarrassée d’un sérieux obstacle, a conquis l’hégémonie sur ce terrain comme sur les autres. La sphère académique n’oppose plus rien (voire s’associe) à l’intoxication déchaînée dans la presse écrite et audiovisuelle ou le cinéma [9]. Or, les préparatifs et objectifs du 6 juin 1944 ne sont éclairés ni par le film « Il faut sauver le soldat Ryan » ni par le long documentaire « Apocalypse ».

La Pax Americana

vue par Armand Bérard

en juillet 1941

La DEMOCRATIE et les USA

C’est bien avant le « tournant » de Stalingrad (janvier-février 1943) que les élites françaises saisirent les conséquences américaines de la situation militaire née de la « résistance […] farouche du soldat russe ». En témoigne le rapport daté de la mi-juillet 1941 que le général Paul Doyen, président de la délégation française à la Commission allemande d’armistice de Wiesbaden, fit rédiger par son collaborateur diplomatique Armand Bérard [10] :

1° Le Blitzkrieg était mort. « Le tour pris par les opérations » contredisait le pronostic des « dirigeants [du] IIIème Reich [qui…] n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications.

Les batailles gigantesques de tanks et d’avions, la nécessité, en l’absence de wagons à écartement convenable, d’assurer par des routes défoncées des transports de plusieurs centaines de kilomètres entraînent, pour l’Armée allemande, une usure de matériel et une dépense d’essence qui risquent de diminuer dangereusement ses stocks irremplaçables de carburants et de caoutchouc. Nous savons que l’État-Major allemand a constitué trois mois de réserves d’essence. II faut qu’une campagne de trois mois lui permette de réduire à merci le communisme soviétique, de rétablir l’ordre en Russie sous un régime nouveau, de remettre en exploitation toutes les richesses naturelles du pays et en particulier les gisements, du Caucase. Cependant, sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ».

2° Le risque d’une défaite allemande (longuement détaillé par Bérard) contraignait les maîtres de la France à rallier un autre protecteur que l’impérialisme « continental » choisi depuis la « Réconciliation » des années 1920. Un tel tournant s’avérant impossible « dans les mois à venir », on passerait avec doigté de l’hégémonie allemande à l’américaine, inéluctable. Car « déjà les États-Unis sont sortis seuls vainqueurs de la guerre de 1918 : ils en sortiront plus encore du conflit actuel. Leur puissance économique, leur haute civilisation, le chiffre de leur population, leur influence croissante sur tous les continents, l’affaiblissement des États européens qui pouvaient rivaliser avec eux font que, quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » [11] Bérard distinguait donc dès juillet 1941 le futur vainqueur militaire soviétique – que le Vatican identifia clairement peu après [12] ‑, que la guerre d’attrition allemande épuiserait, du « seul vainqueur », par « puissance économique », qui pratiquerait dans cette guerre comme dans la précédente la « stratégie périphérique ».

« Stratégie périphérique »

et Pax Americana 

contre l’URSS

Les guerres les enrichissent

Les États-Unis, n’ayant jamais souffert d’occupation étrangère ni d’aucune destruction depuis la soumission du Sud agricole (esclavagiste) au Nord industriel, avaient cantonné leur armée permanente à des missions aussi impitoyables qu’aisées, avant (et éventuellement depuis) l’ère impérialiste : liquidation des populations indigènes, soumission de voisins faibles (« l’arrière-cour » latino-américaine) et répression intérieure. Pour l’expansion impériale, la consigne du chantre de l’impérialisme Alfred Mahan ‑ développer indéfiniment la Marine ‑, s’était enrichie sous ses successeurs des mêmes prescriptions concernant l’aviation [13]. Mais la modestie de leurs forces armées terrestres dictait leur incapacité dans un conflit européen. Victoire une fois acquise par pays interposé, fournisseur de la « chair à canon » (« canon fodder »), des forces américaines tardivement déployées investiraient, comme à partir du printemps 1918, le territoire à contrôler : désormais, ce serait à partir de bases aéronavales étrangères, celles d’Afrique du Nord s’ajoutant depuis novembre 1942 aux britanniques [14].

L’Entente tripartite (France, Angleterre, Russie) s’était en 1914 partagé le rôle militaire, finalement dévolu, vu le retrait russe, à la France surtout. C’est l’URSS seule qui l’assumerait cette fois dans une guerre américaine qui, selon l’étude secrète de décembre 1942 du Comité des chefs d’États-majors interarmées (Joint Chiefs of Staff, JCS), se fixait pour norme d’« ignorer les considérations de souveraineté nationale » des pays étrangers. En 1942-1943, le JCS 1° tira du conflit en cours (et du précédent) la conclusion que la prochaine guerre aurait « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains » et que, simple « instrument de la politique américaine, une armée internationale » chargée des tâches subalternes (terrestres) « internationaliserait et légitimerait la puissance américaine » ; et 2° dressa l’interminable liste des bases d’après-guerre sillonnant l’univers, colonies des « alliés » comprises (JCS 570) : rien ne pourrait nous conduire à « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’avion militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère », trancha le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 [15].

La « Guerre froide » transformant l’URSS en « ogre soviétique » [16] débriderait les aveux sur la tactique subordonnant l’usage de la « chair à canon » des alliés (momentanés) aux objectifs des « bombardements stratégiques américains ». En mai 1949, Pacte atlantique signé (le 4 avril), Clarence Cannon, président de la commission des Finances de la Chambre des Représentants (House Committee on Appropriations) glorifia les fort coûteux « bombardiers terrestres de grand raid capables de transporter la bombe atomique qui “en trois semaines auraient pulvérisé tous les centres militaires soviétiques” » et se félicita de la « contribution » qu’apporteraient nos « alliés […] en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes. […] Nous avons suivi un tel plan pendant la dernière guerre » [17].

Les historiens américains Michael Sherry et Martin Sherwin l’ont montré : c’est l’URSS, instrument militairede la victoire, qui était la cible simultanée des futures guerres de conquête – et non le Reich, officiellement désigné comme ennemi « des Nations unies » [18]. On comprend pourquoi en lisant William Appleman Williams, un des fondateurs de « l’école révisionniste » (progressiste) américaine. Sa thèse sur « les relations américano-russes de 1781 à 1947 » (1952) a démontré que l’impérialisme américain ne supportait aucune limitation à sa sphère d’influence mondiale, que la « Guerre froide », née en 1917 et non en 1945-1947, avait des fondements non idéologiques mais économiques, et que la russophobie américaine datait de l’ère impérialiste [19]. « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ». Les Soviets eurent au surplus l’audace d’exploiter eux-mêmes leur caverne d’Ali Baba, soustrayant aux capitaux américains leur immense territoire (22 millions de km2). Voilà ce qui généra « la continuité, de Theodore Roosevelt et John Hay à Franklin Roosevelt en passant par Wilson, Hugues et Hoover, de la politique américaine en Extrême-Orient » [20] ‑ mais aussi en Afrique et en Europe, autres champs privilégiés « d’un partage et d’un repartage du monde » [21] américains renouvelés sans répit depuis 1880-1890.

Washington prétendait opérer ce « partage-repartage » à son bénéfice exclusif, raison fondamentale pour laquelle Roosevelt mit son veto à toute discussion en temps de guerre avec Staline et Churchill sur la répartition des « zones d’influence ». L’arrêt des armes lui assurerait la victoire militaire à coût nul, vu l’état pitoyable de son grand rival russe, ravagé par l’assaut allemand [22]. En février-mars 1944, le milliardaire Harriman, ambassadeur à Moscou depuis 1943, s’accordait avec deux rapports des services « russes » du Département d’État (« Certains aspects de la politique soviétique actuelle » et « La Russie et l’Europe orientale ») pour penser que l’URSS, « appauvrie par la guerre et à l’affût de notre assistance économique […,] un de nos principaux leviers pour orienter une action politique compatible avec nos principes », n’aurait même pas la force d’empiéter sur l’Est de l’Europe bientôt américaine. Elle se contenterait pour l’après-guerre d’une promesse d’aide américaine, ce qui nous permettrait « d’éviter le développement d’une sphère d’influence de l’Union Soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans » [23]. Pronostic manifestant un optimisme excessif, l’URSS n’ayant pas renoncé à s’en ménager une.

La Pax Americana

dans le tronçon français

de la zone d’influence.

 Les plans de paix synarchique…

L'OTAN apporte la démocratie

Ce « levier » financier était, tant à l’Ouest qu’à l’Est, « une des armes les plus efficaces à notre disposition pour influer sur les événements politiques européens dans la direction que nous désirons » [24].

En vue de cette Pax Americana, la haute finance synarchique, cœur de l’impérialisme français particulièrement représenté outre-mer – Lemaigre-Dubreuil, chef des huiles Lesieur (et de sociétés pétrolières), le président de la banque d’Indochine Paul Baudouin, dernier ministre des Affaires étrangères de Reynaud et premier de Pétain, etc. –, négocia, plus activement depuis le second semestre 1941, avec le financier Robert Murphy, délégué spécial de Roosevelt en Afrique du Nord. Futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne et un des chefs des services de renseignements, de l’Office of Strategic Services (OSS) de guerre à la Central Intelligence Agency de 1947, il s’était installé à Alger en décembre 1940. Ce catholique intégriste y préparait le débarquement des États-Unis en Afrique du Nord, tremplin vers l’occupation de l’Europe qui commencerait par le territoire français quand l’URSS s’apprêterait à franchir ses frontières de 1940-1941 pour libérer les pays occupés [25]. Ces pourparlers secrets furent tenus en zone non occupée, dans « l’empire », via les « neutres », des pro-hitlériens Salazar et Franco, sensibles aux sirènes américaines, aux Suisses et aux Suédois, et via le Vatican, aussi soucieux qu’en 1917-1918 d’assurer une paix douce au Reich vaincu. Prolongés jusqu’à la fin de la guerre, ils inclurent dès 1942 des plans de « retournement des fronts », contre l’URSS, qui percèrent avant la capitulation allemande [26] mais n’eurent plein effet qu’après les 8-9 mai 1945.

Traitant d’affaires économiques immédiates (en Afrique du Nord) et futures (métropolitaines et coloniales pour l’après-Libération) avec les grands synarques, Washington comptait aussi sur eux pour évincer de Gaulle, également haï des deux parties. En aucun cas parce qu’il était une sorte de dictateur militaire insupportable, conformément à une durable légende, au grand démocrate Roosevelt. De Gaulle déplaisait seulement parce que, si réactionnaire qu’il eût été ou fût, il tirait sa popularité et sa force de la Résistance intérieure (surtout communiste) : c’est à ce titre qu’il entraverait la mainmise totale des États-Unis, alors qu’un « Vichy sans Vichy » offrirait des partenaires honnis du peuple, donc aussi dociles « perinde ac cadaver » aux injonctions américaines qu’ils l’étaient aux ordres allemands. Cette formule américaine, finalement vouée à l’échec vu le rapport de forces général et français, eut donc pour héros successifs, de 1941 à 1943, les cagoulards vichystes Weygand, Darlan puis Giraud, champions avérés de dictature militaire [27], si représentatifs du goût de Washington pour les étrangers acquis à la liberté de ses capitaux et à l’installation de ses bases aéronavales [28].

On ne s’efforçait pas d’esquiver De Gaulle pour subir les Soviets : épouvantés par l’issue de la bataille de Stalingrad, les mêmes financiers français dépêchèrent aussitôt à Rome leur tout dévoué Emmanuel Suhard, instrument depuis 1926 de leurs plans de liquidation de la République. Le cardinal-archevêque (de Reims) avait été, la Cagoule ayant opportunément en avril 1940 liquidé son prédécesseur Verdier, nommé à Paris en mai juste après l’invasion allemande (du 10 mai) : ses mandants et Paul Reynaud, complice du putsch Pétain-Laval imminent, l’envoyèrent amorcer à Madrid le 15 mai, via Franco, les tractations de « Paix » (capitulation) avec le Reich [29]. Suhard fut donc à nouveau chargé de préparer, en vue de la Pax Americana, les pourparlers avec le nouveau tuteur : il devait demander à Pie XII de poser « à Washington », via Myron Taylor, ancien président de l’US Steel et depuis l’été 1939 « représentant personnel » de Roosevelt « auprès du pape », « la question suivante : “Si les troupes américaines sont amenées à pénétrer en France, le gouvernement de Washington s’engage-t-il à ce que l’occupation américaine soit aussi totale que l’occupation allemande ?” », à l’exclusion de toute « autre occupation étrangère (soviétique). Washington a répondu que les États-Unis se désintéresseraient de la forme future du gouvernement de la France et qu’ils s’engageaient à ne pas laisser le communisme s’installer dans le pays » [30]. La bourgeoisie, nota un informateur du BCRA fin juillet 1943, « ne croyant plus à la victoire allemande, compte […] sur l’Amérique pour lui éviter le bolchevisme. Elle attend le débarquement anglo-américain avec impatience, tout retard lui apparaissant comme une sorte de trahison ». Ce refrain fut chanté jusqu’à la mise en œuvre de l’opération « Overlord » [31].

… contre les espérances populaires

OBAMA et HOLLANDE La Grande Embrouille Dessin comique

Au « bourgeois français [qui avait] toujours considéré le soldat américain ou britannique comme devant être naturellement à son service au cas d’une victoire bolchevique », les RG opposaient depuis février 1943 « le prolétariat », qui exultait : « les craintes de voir “sa” victoire escamotée par la haute finance internationale s’estompent avec la chute de Stalingrad et l’avance générale des soviets » [32]. De ce côté, à la rancœur contre l’inaction militaire des Anglo-Saxons contre l’Axe s’ajouta la colère provoquée par leur guerre aérienne contre les civils, ceux des « Nations unies » compris. Les « bombardements stratégiques américains », ininterrompus depuis 1942, frappaient les populations mais épargnaient les Konzernepartenaires, IG Farben en tête comme le rapporta en novembre « un très important industriel suédois en relations étroites avec [le géant chimique], retour d’un voyage d’affaires en Allemagne » : à Francfort, « les usines n’ont pas souffert », à Ludwigshafen, « les dégâts sont insignifiants », à Leverkusen, « les usines de l’IG Farben […] n’ont pas été bombardées » [33].

Rien ne changea jusqu’en 1944, où un long rapport de mars sur « les bombardements de l’aviation anglo-américaine et les réactions de la population française » exposa les effets de « ces raids meurtriers et inopérants » : l’indignation enflait tant depuis 1943 qu’elle ébranlait l’assise du contrôle américain imminent du territoire. Depuis septembre 1943 s’étaient intensifiées les attaques contre la banlieue de Paris, où les bombes étaient comme « jetées au hasard, sans but précis, et sans le moindre souci d’épargner des vies humaines ». Nantes avait suivi, Strasbourg, La Bocca, Annecy, puis Toulon, qui avait « mis le comble à la colère des ouvriers contre les Anglo-Saxons » : toujours les mêmes morts ouvriers et peu ou pas d’objectifs industriels touchés. Les opérations préservaient toujours l’économie de guerre allemande, comme si les Anglo-Saxons « craignaient de voir finir la guerre trop vite ». Ainsi trônaient intacts les hauts-fourneaux, dont la « destruction paralyserait immédiatement les industries de transformation, qui cesseraient de fonctionner faute de matières premières ». Se répandait « une opinion très dangereuse […] dans certaines parties de la population ouvrière qui a été durement frappée par les raids. C’est que les capitalistes anglo-saxons ne sont pas mécontents d’éliminer des concurrents commerciaux, et en même temps de décimer la classe ouvrière, de la plonger dans un état de détresse et de misère qui lui rendra plus difficile après la guerre la présentation de ses revendications sociales. Il serait vain de dissimuler que l’opinion française est, depuis quelque temps, considérablement refroidie à l’égard des Anglo-Américains », qui reculent toujours devant « le débarquement promis […]. La France souffre indiciblement […] Les forces vives du pays s’épuisent à une cadence qui s’accélère de jour en jour, et la confiance dans les alliés prend une courbe descendante. […] Instruits par la cruelle réalité des faits, la plupart des ouvriers portent désormais tous leurs espoirs vers la Russie, dont l’armée est, à leur avis, la seule qui puisse venir à bout dans un délai prochain de la résistance des Allemands » [34].

C’est donc dans une atmosphère de rancœur contre ces « alliés » aussi bienveillants pour le Reich qu’avant et après 1918 qu’eut lieu leur débarquement du 6 juin 1944. Colère et soviétophilie populaires persistèrent, donnant au PCF un écho qui inquiétait l’État gaulliste imminent : « le débarquement a enlevé à sa propagande une part de sa force de pénétration », mais « le temps assez long qu’ont mis les armées anglo-américaines à débarquer sur le sol français a été exploité pour démontrer que seule l’armée russe était en mesure de lutter efficacement contre les nazis. Les morts provoquées par les bombardements et les douleurs qu’elles suscitent servent également d’éléments favorables à une propagande qui prétend que les Russes se battent suivant les méthodes traditionnelles et ne s’en prennent point à la population civile » [35].

Le déficit de sympathie enregistré dans ce morceau initial de la sphère d’influence américaine se maintint entre la Libération de Paris et la fin de la guerre en Europe, comme l’attestent les sondages de l’Ifop d’après-Libération, parisien (« du 28 août au 2 septembre 1944 ») et de mai 1945, national (déjà cité) [36]. Il fut après-guerre, on l’a dit, d’abord progressivement, puis brutalement comblé. Il n’est donc plus grand monde pour rappeler qu’après la bataille des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945), seuls combats importants livrés par les Anglo-Saxons contre des troupes allemandes (9 000 morts américains) [37], le haut-commandement de la Wehrmacht négocia fébrilement sa reddition « aux armées anglo-américaines et le report des forces à l’Est » ;

- que, fin mars 1945, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental », à seule fin d’évacuation « vers l’Ouest » par les ports du Nord, « contre 170 divisions sur le front de l’Est », qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) [38] ;

- que le libérateur américain, qui avait doublé à la faveur de la guerre son revenu national, avait sur les fronts du Pacifique et d’Europe perdu 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 [39] : soit l’effectif soviétique tombé dans les dernières semaines de la chute de Berlin, et 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions sur 50.

Du 6 juin 1944 au 9 mai 1945, Washington acheva de mettre en place tout ou presque pour rétablir le « cordon sanitaire » que les rivaux impérialistes anglais et français avaient édifié en 1919 ; et pour transformer en bête noire le pays le plus chéri des peuples d’Europe (français inclus). La légende de la « Guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe [40].

Annie LACROIX-RIZ

Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-Denis Diderot

NOTA:

Images rajoutées par Thierry LAMIREAU

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Si vous le pouvez du vôtre, essayez…

[1] Frédéric Dabi, « 1938-1944 : Des accords de Munich à la libération de Paris ou l’aube des sondages d’opinion en France », février 2012, http://www.revuepolitique.fr/1938-1944-laube-des-sondages-dopinion-en-france/, chiffres extraits du tableau, p. 5. Total inférieur à 100 : 3 autres données : Angleterre ; 3 pays ; sans avis.

[2Ibid., p. 4.

[3] Campagne si délirante qu’un journal électronique lié aux États-Unis a le 2 mai 2014 a prôné quelque pudeur sur l’équation CIA-démocratie http://www.huffingtonpost.fr/charles-grandjean/liberte-democratie-armes-desinformation-massive-ukraine_b_5252155.html

[4] Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition), passim.

[5] Lynn E. Davis, The Cold War begins […] 1941-1945, Princeton, Princeton UP, 1974 ; Lloyd Gardner,Spheres of influence […], 1938-1945, Chicago, Ivan R. Dee, 1993 ; Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London : Yale University Press, 2006, traduction chez Delga, septembre 2014.

[6] Tél. 1450-1467 de Bérard, Bonn, 18 février 1952, Europe généralités 1949-1955, 22, CED, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[7] Note État-major, anonyme, 15 septembre 1938 (modèle et papier des notes Gamelin), N 579, Service historique de l’armée de terre (SHAT).

[8] Moral de la région parisienne, note reçue le 22 avril 1943, F1a, 3743, Archives nationales (AN).

[9] Lacroix-Riz, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises,2012.

[10] Revendication de paternité, t. 1 de ses mémoires, Un ambassadeur se souvient. Au temps du danger allemand, Paris, Plon, 1976, p. 458, vraisemblable, vu sa correspondance du MAE.

[11] Rapport 556/EM/S au général Koeltz, Wiesbaden, 16 juillet 1941, W3, 210 (Laval), AN.

[12] Les difficultés « des Allemands » nous menacent, se lamenta fin août Tardini, troisième personnage de la secrétairerie d’État du Vatican, d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt », entretien avec Léon Bérard, lettre Bérard, Rome-Saint-Siège, 4 septembre 1941, Vichy-Europe, 551, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[13] Michael Sherry, Preparation for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977, chap. 1, dont p. 39.

[14] Exemples français et scandinave (naguère fief britannique), Lacroix-Riz, « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48 ; Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l’indépendance 1942-1956, Paris, L’Harmattan, 1988, chap. 1 ; « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains (gmcc), 5 articles, 1988-1994, liste, http://www.historiographie.info/cv.html.

[15] Sherry, Preparation, p. 39-47 (citations éparses).

[16] Sarcasme de l’ambassadeur américain H. Freeman Matthews, ancien directeur du bureau des Affaires européennes, dépêche de Dampierre n° 1068, Stockholm, 23 novembre 1948, Europe Généralités 1944-1949, 43, MAE.

[17] Tél. Bonnet n° 944-1947, Washington, 10 mai 1949, Europe généralités 1944-1949, 27, MAE, voir Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie », gmcc, n° 173, 1994, p. 150-151 (150-168).

[18] Martin Sherwin, A world destroyed. The atomic bomb and the Grand Alliance, Alfred a Knopf, New York, 1975 ; Sherry Michael, Preparation ; The rise of American Air Power : the creation of Armageddon, New Haven, Yale University Press, 1987 ; In the shadow of war : the US since the 1930’s, New Haven, Yale University Press, 1995.

[19] Williams, Ph.D., American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & Co., 1952, et The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (2e éd).

[20] Richard W. Van Alstyne, recension d’American Russian Relations, The Journal of Asian Studies, vol. 12, n° 3, 1953, p. 311.

[21] Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalismeEssai de vulgarisation, Paris, Le Temps des cerises, 2001 (1e édition, 1917), p. 172. Souligné dans le texte.

[22] Élément clé de l’analyse révisionniste, dont Gardner, Spheres of influence, essentiel.

[23] Tél. 861.01/2320 de Harriman, Moscou, 13 mars 1944, Foreign Relations of the United States 1944IV, Europe, p 951 (en ligne).

[24Ibid.

[25] Lacroix-Riz, « Politique et intérêts ultra-marins de la synarchie entre Blitzkrieg et Pax Americana, 1939-1944 », in Hubert Bonin et al.Les entreprises et l’outre-mer français pendant la Seconde Guerre mondiale, Pessac, MSHA, 2010, p. 59-77 ; « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48.

[26] Dont la capitulation de l’armée Kesselring d’Italie, opération Sunrise négociée en mars-avril 1945 par Allen Dulles, chef de l’OSS-Europe en poste à Berne, avec Karl Wolff, « chef de l’état-major personnel de Himmler » responsable de « l’assassinat de 300 000 juifs », qui ulcéra Moscou. Lacroix-Riz, Le Vatican, chap. 10, dont p. 562-563, et Industriels et banquiers français sous l’Occupation,Paris, Armand Colin, 2013, chap.

[27] Jean-Baptiste Duroselle, L’Abîme 1939-1945, Paris, Imprimerie nationale, 1982, passim ; Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003, p. 19 ; Industriels, chap. 9.

[28] David F Schmitz, Thank God, they’re on our side. The US and right wing dictatorships, 1921-1965, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1999.

[29] Index Suhard Lacroix-Riz, Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, etDe Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition) et 2008.

[30] LIBE/9/14, 5 février 1943 (visite récente), F1a, 3784, AN. Taylor, Vatican, chap. 9-11 et index.

[31] Information d’octobre, reçue le 26 décembre 1943, F1a, 3958, AN, et Industriels, chap. 9.

[32] Lettre n° 740 du commissaire des RG au préfet de Melun, 13 février 1943, F7, 14904, AN.

[33] Renseignement 3271, arrivé le 17 février 1943, Alger-Londres, 278, MAE.

[34] Informations du 15 mai, diffusées les 5 et 9 juin 1944, F1a, 3864 et 3846, AN.

[35] Information du 13 juin, diffusée le 20 juillet 1944, « le PC à Grenoble », F1a, 3889, AN.

[36] M. Dabi, directeur du département Opinion de l’Ifop, phare de l’ignorance régnant en 2012 sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, déplore le résultat de 1944 : « une très nette majorité (61%) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national [fin août 1944 ??], nerecueillent respectivement que 29,3% et 11,5% », « 1938-1944 », p. 4, souligné par moi.

[37] Jacques Mordal, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Paris, Larousse, 1979, t. 1, p. 109-114.

[38] Gabriel Kolko, The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969, chap. 13-14.

[39] Pertes « militaires uniquement », Pieter Lagrou, « Les guerres, la mort et le deuil : bilan chiffré de la Seconde Guerre mondiale », in Stéphane Audoin-Rouzeau et al., dir., La violence de guerre 1914-1945, Bruxelles, Complexe, 2002, p. 322 (313-327).

[40] Bibliographie, Jacques Pauwels, Le Mythe de la bonne guerre : les USA et la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, Éditions Aden, 2012, 2e édition ; Lacroix-Riz, Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2014.

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Quelques commentaires:
OBAMA Game of Drones
05/06/2014 à 07:59 par BEYER Michel

Voici ce que titre en page 4 Ouest-France du 05/06/14 :
La reconquête de l’Europe a démarré en Normandie.
Voila comment on fait l’Histoire. Heureusement que des historiennes comme Annie LACROIX-RIZ apportent des éléments pour corriger toute cette propagande.

05/06/2014 à 09:53 par jean-marie DEFOSSE

Un grand MERCI à Annie LACROIX-RIZ qui me réconcilie peu à peu avec nos « historiens français » desquels je m’étais prudemment éloignés , ces derniers ayant trop tendance à nous rejouer l’histoire de France suivant le bon vouloir de ceux qui tirent profits de notre République depuis des lustres .

05/06/2014 à 10:19 par Nina

« La légende de la « guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe » tout est dit.
1) Annie LACROIX-RIZ devrait faire partie des manuels d’histoire dès le collège de nos enfants…
2) Et imaginons un grand débat POUTINE – OBAMA ce 6 juin 2014 avec LACROIX-RIZ pour arbitre…
Mais faut pas rêver !!

L'enfant qui désigne l'adulte Tu es coupable
05/06/2014 à 10:37 par Scalpel

@Michel BEYER
Ouest-France est en 2014 ce que Ouest-Eclair (son collabo d’ancêtre) fut en 1940 : un ardent organe de désinformation, sur le mode pâté d’alouette, s’asseyant sur toutes les vérités dérangeantes pour ne cracher que mensonges et contrevérités à la face de se son cheptel de lecteurs.
Je m’honore de boycotter ce torchon depuis des lustres et invite à faire de même.

@ Annie LACROIX-RIZ
Les USA ont donc volé (au secours de ) la victoire contre le nazisme (au nez et à la barbe des russes) pour en pérenniser le fond idéologique à leur exclusif profit.
Aussi avéré que soit cet implacable constat, il n’en est pas moins vrai que la propagande supplante la réalité, le mensonge la vérité, la voracité infinie d’une poignée de psychopathes le simple désir de vivre harmonieusement de l’écrasante majorité de nos congénères.
J’irai jusqu’à dire que si nous ne sommes pas en dictature totale, ce n’est que parce du point de vue de la clique de perpétuels criminels contre l’humanité, triomphants bénéficiaires du système, leur mensonge hollywoodien, rouage maintenant l’illusion collective, est plus efficient dans une démocratie de façade, fut-elle bien lézardée, que la vérité crue de la barbarie totalitaire et que, internet aidant, la quantité critique ( tolérable pour ne pas menacer directement leur funeste joug) de consciences éveillées est sur le point d’être atteinte.
JP Morgan, banque hier partenaire d’Adolphe Hitler, n’appelait-elle pas ouvertement dès 2013 à l’avènement d’un totalitarisme européen. ?

L'EUROPE un emprisonnement
05/06/2014 à 10:47 par Placide PRCF

Cette article d’Annie LACROIX-RIZ a été initialement publié sur le site La Faute à Diderot, ainsi que sur le site web du PRCF, dont Annie LACROIX-RIZ est également militante, sous le chapeau suivant :
Notre camarade Annie LACROIX-RIZ, historienne professeur d’histoire contemporaine émérite de l’Université Paris VII Diderot, nous rappelle dans un article très documenté, fort opportunément, les dimensions véritables du 6 juin 1944.
La déferlante médiatique qui accompagne le 70e anniversaire de l’événement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la IIe guerre mondiale. (NDLR : Il suffit de voir la chape de plomb sur le 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad l’année dernière totalement passée sous silence par les médias dominant, alors que la seule commémoration le 2 février 2013 à Paris de cette victoire décisive pour la libération de la France à l’initiative du PRCF a été totalement censurée. Sur le sujet lire nos articles que vous pouvez retrouver par la fonction recherche avec le mot clé Stalingrad, notamment :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stalingrad-on-noub…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/70e-anniversaire-de-…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-70-ans-de-stalin…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/un-monument-digne-de…)

05/06/2014 à 18:39 par ARCHER Gabrielle

Toutes « les commémorations » d’événements guerriers ou malheureux du passé ne sont en fait que les intentions cachées d’hypocrites vindicatifs qui entretiennent leur haine en la déversant sur leurs enfants et dans un futur saccagé et détruit d’avance….. !
Les yankees en passant sur un grand nombre de petites Françaises écervelées sont seulement venus défendre leurs uniques intérêts en Europe et en particulier les usines d’armement de la famille Kennedy qui se trouvent encore entre Coblence et la forêt noire *in Deutchland*

Marché transatlantique
05/06/2014 à 19:16 par ARCHER Gabrielle

« Les Français savent que la Russie soviétique « URSS » a joué le rôle principal dans leur libération. »
(Phrase de Charles DE GAULLE à Moscou en 1966) »

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle
05/06/2014 à 21:40 par Dwaabala

Puisqu’il est fait allusion aux bombardements sur Paris en 1942, et que sur un autre fil il était question de polars, en voici un de Léo Malet qui se situe à cette époque :

Nestor Burma contre CQFD”. Il y en a d’autres, du même LM, qui reflètent de façon intéressante la France de l’occupation, de la ligne de démarcation, du manque de tabac pour la pipe du héros, et des tickets de rationnement. Ce dernier point en rapport aussi avec l’amaigrissement des Français dont parle l’article au temps des restrictions.
À la Libération, il n’était pas interdit aux enfants de jouer aux soldats de plomb ni à la petite guerre. À part les gendarmes et les voleurs, les billes, le cerceau, et les castagnettes maison, et plus tard les cow-boys et les indiens, il n’y avait même que cela.
D’ailleurs je portais des culottes courtes taillées dans du drap de récupération allemand. – Allemands prisonniers que je vis un jour passer en rangs dans la rue, les mains sur la nuque.
Pour me rapprocher de l’article, dans la cour de récréation la discussion pouvait porter sur le point de savoir grâce à qui l’Allemagne avait été vaincue. Je me souviens d’une empoignade à la Petit Nicolas avec le fils d’un aventurier (atténuation) qui se retrouvait à la direction de la presse locale, qui roulait déjà (!) en voiture américaine de luxe, et qui tenait que c’était par les Américains. Je ne sais pourquoi (bien que j’aie quelques soupçons), je défendais mordicus que c’étaient les Russes grâce à leurs chars ! … et plus tard, il y eu la mort de Marcel Cerdan, mais je dérape.

L'élite vit de l'ignorance du peuple
05/06/2014 à 22:39 par Gérard

J’ai très peu de temps en ce moment pour effectuer des recherches, donc à c’est à vous de « jouer », mais je suis certain d’avoir entendu vite fait un présentateur d’une chaîne de télé nationale avoir dit en substance ceci : « Certes le débarquement (du 6 juin) a eu un impact sur la fin de la guerre, mais il ne faut pas oublier que c’est l’Union Soviétique qui a payé le plus lourd tribut de cette guerre » et si je me souviens bien, il a rajouté : « avec ses 21 millions de morts, et que sans elle le débarquement n’aurait pas pu avoir lieu »…
Est-il à l’heure actuelle dans un placard ?
Que rajouter après Annie LACROIX-RIZ et ses fabuleuses et implacables analyses (les mots me manquent !), sinon que paradoxe parmi les paradoxes, qu’elle est citée admirativement sur des sites qu’ont dit d’extrême droite, nationalistes, traditionalistes, ou autre (?) mais surtout pas fascistes…
Çà donnerait plutôt à réfléchir, non ?
Voir ci-dessous ce que j’ai trouvé, d’où cela provient-il ?…voir ci-dessus, mais je n’apporterai aucune référence.
C’est assez long pour un commentaire, et il y a un nom qui risquera de choquer. Je ne connais rien de lui, culture de Gauche oblige, c’est donc à chacun de Juger…
(@ Viktor)
« Ce n’est pas parce que la palette a été mélangée dans les têtes que les couleurs fondamentales n’existent plus. »
J’aime bien cette expression, mais reste à mettre en évidence quelles sont ces « couleurs fondamentales »

Dans le Manifeste du Parti Communiste (1848), Karl Marx écrit : « La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange et, à la place des libertés si chèrement acquises, elle a substitué l’unique et impitoyable liberté du commerce (…) Elle force toutes les nations à adopter le style de production de la bourgeoisie, même si elles ne veulent pas y venir. Elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle forme le monde à son image ».

Comment mieux décrire les effets destructeurs, pour les cultures, de l’esprit marchand propagé par la bourgeoisie ? Ces cultures se trouvent ainsi réduites à de simples comportements de consommation et le seul langage admis est celui du pouvoir d’achat, potentiellement égal chez tous les peuples et sur toute la Terre. Cette volonté de diffusion d’un seul mode de vie menace à terme la richesse culturelle de l’humanité. De même que pour les marchands classiques, les frontières et les mœurs variées constituaient des obstacles intolérables, pour la société marchande, les différences ethniques, culturelles, nationales, sociales et même personnelles, doivent être inexorablement résolues. Le rêve universaliste d’un vaste et homogène marché mondial de la consommation annonce l’avènement de l’homo œconomicus.

Dépassant ainsi largement sa fonction de satisfaction des besoins matériels essentiels, l’économie est devenue le fondement même de la nouvelle « culture » universelle. Cette mutation a réduit l’homme à n’être plus que ce qu’il achète : pour employer un mot à la mode, il s’est réifié. Et Valéry Giscard d’Estaing de définir en ces termes son projet politique : « Promouvoir une immense classe moyenne de consommateurs ». Dictature du bien-être ?
Dès 1927, Drieu La Rochelle nous mettait en garde : « L’étouffement des désirs par la satisfaction des besoins, telle est l’économie sordide, découlant des facilités dont nous accablent les machines, qui viendra à bout de nos races. L’abondance de l’épicerie tue les passions. Bourrée de conserves, il se fait dans la bouche de l’homme une mauvaise chimie qui corrompt les vocables. Plus de religions, plus d’arts, plus de langages. Assommé, l’homme n’exprime plus rien » (Le Jeune Européen).

N’est-ce pas ça la « couleur fondamentale » ?

Missile russe TOPOL M
06/06/2014 à 15:12 par Dominique

Sur http://www.mondialisation.ca/6-juin-44-ce-quon-ne-vous-dira-pas/5385768 :

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas
Par Michel COLLON
Mondialisation.ca, 05 juin 2014

« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » combien de fois, l’ai-je entendue celle-là ! sur les bancs de l’école. mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule ‘bonne’ guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l’historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu’une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan…

Pire. La grande nouveauté stratégique d’Hitler, ce fut la “Blitzkrieg”, la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l’adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l’essence. L’Allemagne n’ayant aucun des deux, c’est Esso qui a fourni l’essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

“Que cette guerre dure le plus longtemps possible !”

Pauwels montre que :

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

2. Cela n’a changé qu’au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l’agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : ”Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent.”

Le futur président Harry Truman, 1941 : ” Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté.”

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

Le 6 juin 2014, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Le 6 juin 2014, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

Michel COLLON

Note :

(1). Paru en néerlandais sous le titre ”Le mythe de la bonne guerre (l’Amérique et la Deuxième Guerre mondiale) , EPO 2000. Il existe aussi la version française. A recommander, c’est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d’envahir l’URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta…

http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

UKRAINE, LE NOUVEAU PRESIDENT MILLIARDAIRE PRO-OCCIDENTAL PETRO POROCHENKO UTILISE DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » POUR ATTAQUER LES « INSURGES PRO-RUSSES » ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestma vie.unblog.fr/AFP)

UKRAINE: 

depleted-uranium1

(Photo: armes à l’URANIUM « APPAUVRI »)

Le nouveau Président

milliardaire pro-occidental

Petro POROCHENKO

utilise des armes

à l’URANIUM

« APPAUVRI » 

pour attaquer

les « insurgés pro-russes »

(Thierry LAMIREAU

avec infos AFP

via romandie.com)

Donetsk (Ukraine) – L’armée ukrainienne livrait lundi une bataille avec hélicoptères et parachutistes pour tenter de reprendre le contrôle de l’aéroport de Donetsk, occupé par des insurgés prorusses au lendemain de l’élection du milliardaire pro-occidental Petro Porochenko comme président de l’Ukraine.

M. Porochenko, officiellement déclaré lundi nouveau président de l’Ukraine élu avec plus de 54% des voix, avait annoncé dès dimanche soir qu’il se rendrait dans le Donbass, le bassin minier dans l’Est, coeur de l’insurrection. Lundi, il a promis de ne jamais laisser les insurgés, qu’il appelle les terroristes, transformer la région rebelle en Somalie.

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a salué le scrutin, qu’elle a jugé conforme aux normes démocratiques. La Russie s’est dite prête au dialogue avec le président élu.

Mais la réponse des séparatistes prorusses n’a pas tardé: ils ont pris de nuit le contrôle de l’aéroport international de Donetsk, manière également de rappeler au président élu qu’il n’était pas le bienvenu.

Dans l’après-midi, des combats se poursuivaient dans l’enceinte de l’aéroport: fumée noire dans le ciel, bruit de mitrailleuses lourdes, tirs d’hélicoptères et vrombissement des avions de combat dans le ciel après l’annonce par l’armée ukrainienne qu’une opération anti-terroriste était en cours.

Dans la soirée, des renforts de combattants séparatistes arrivaient à l’aéroport, selon des journalistes de l’AFP.
Le maire de Donetsk, Olexandre Loukiantchenko, a conseillé aux habitants de rester chez eux et d’éviter surtout les zones de l’aéroport et de la gare ferroviaire après des combats ayant fait des victimes civiles.

Après des combats qui ont fait une quarantaine de morts lundi à l’aéroport international de Donetsk, la tension reste vive sur le terrain, avec des assauts des insurgés mercredi soir contre des forces ukrainiennes dans la région de Lougansk et des tirs jeudi 29 mai 2014, selon les médias locaux, dans le bastion rebelle de Slaviansk.

 L’Est ne sera pas la Somalie 

Quelques heures avant le début de la bataille de l’aéroport, Petro Porochenko avait annoncé qu’il poursuivrait l’opération militaire contre les insurgés de manière plus efficace pour les empêcher de transformer l’Est du pays en Somalie.

Ceux qui refusent de déposer les armes sont des terroristes et on ne négocie pas avec les terroristes. Leur objectif est de transformer le Donbass en Somalie, a lancé M. Porochenko au cours d’une conférence de presse. Je ne laisserai personne faire cela.

Le nouveau président, qui suscite d’énormes attentes en Ukraine et en Occident pour le règlement de la crise politique qui dure depuis plus de six mois, a confirmé l’orientation qu’il comptait donner à sa politique: en route vers l’intégration européenne.

La Russie s’est dite prête à un dialogue pragmatique avec Petro Porochenko, sans toutefois indiquer qu’elle reconnaissait la légitimité du président élu.

Signe de la tension, les garde-frontières ukrainiens ont déclaré lundi avoir repéré en Russie, à 10 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, quarante camions avec des combattants armés prêts à franchir la frontière.

Les Européens ont félicité M. Porochenko et émis l’espoir d’un apaisement dans la crise ukrainienne, qui a déclenché le pire conflit entre Moscou et les Occidentaux depuis la fin de la guerre froide.

Paris a appelé le nouveau chef de l’Etat ukrainien à mener des réformes dans un esprit d’apaisement, de stabilité et de dialogue national.

HOLLANDE et le nouveau Président Ukrainien POROCHENKO

(photo: Le président HOLLANDE et le nouveau président Ukrainien Petro POROCHENKO / FRANCE 2)

L’Union européenne a exprimé son souhait de travailler étroitement avec Petro Porochenko, afin de stabiliser la situation politique et économique du pays.

L’OSCE, qui avait déployé un millier d’observateurs, a estimé que l’élection avait été conforme aux normes démocratiques et a déclaré que le scrutin offrait à son vainqueur la légitimité pour dialoguer avec l’Est séparatiste.

Tâche titanesque 

Au soir de son élection, Petro Porochenko, deux fois ministre de précédents gouvernements, n’avait pas attendu les résultats officiels pour détailler les premières mesures qu’il prendra en tant que chef de l’Etat: ramener la paix en Ukraine et convoquer dès cette année des élections législatives anticipées.

Un travail titanesque attend le président, qui devra gérer tout autant la rébellion prorusse dans l’Est que la quasi-faillite de l’économie ukrainienne, ainsi que des réformes économiques impopulaires imposées en échange de l’aide de 27 milliards de dollars consentie par le FMI, la Banque Mondiale et l’Union européenne.

Le cinquième président de l’Ukraine indépendante devra également négocier avec la Russie sur la dette gazière que son pays a contractée auprès d’elle, un dossier qui inquiète les Européens, tributaires du gaz russe.

Le scrutin, soutenu par les Occidentaux, s’est déroulé après six mois d’une crise politique marquée par la sanglante répression du mouvement pro-européen de contestation de Maïdan, le rattachement express de la Crimée à la Russie et une insurrection armée pro-russe qui a pratiquement coupé l’Est russophone du reste de l’Ukraine.

Globalement, l’élection n’a pas pu se dérouler dans l’Est, entre refus ou peur des gens d’aller voter, commissions électorales locales sous le contrôle des séparatistes et en raison de l’absence d’urnes et de bulletins dans certains bureaux de vote.

En date du jeudi 29 mai 2014, les combats continuent toujours avec la présence des hélicoptères d’attaque et des avions de chasse.

Les attaques

des hélicoptères

et des avions de combat:

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: explosion d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI »)

Ce qui n’est pas dit 

par le nouveau Président

et par la presse !

Pour les attaques, les engins utilisés sont:

-Les hélicoptères Mi-24-

Photo hélicoptère Mi-24

-Les avions SOUKHOI SU-25 Scorpion « Frogfoot »-

Avion SUKHOI SU-25

Fiche descriptive:

Appareil : Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’
Constructeur : Sukhoï P. O.
Désignation : Su-25
Nom / Surnom : Scorpion
Code allié / OTAN : Frogfoot
Variante :  
Mise en service : 1980
Pays d’origine :
Catégorie : Avions d’attaque
Rôle et missions : Avion d’assaut

Le Su-25 « Frogfoot » est un appareil d’attaque et d’appui d’aspect rustique, il est un redoutable appareil monoplace d’appui rapproché, adapté aux pistes très sommaire. Lourdement armé de canons et d’engins air-sol, cet avion a été spécialement conçu pour le soutien des troupes au sol. Le Su-25 fit son premier vol en 1976 et entra en service 4 ans plus tard, après une longue période de mise au point.

Comme ces missions sont très risquées, la cellule du Su-25 Frogfoot a été prévue pour pouvoir encaisser beaucoup de dommages, comme son homologue américain A-10 Thunderbolt II. Le pilote est placé dans une nacelle blindée au titane, les réservoirs sont spécialement conçus pour limiter les risques d’explosion. Mais ces blindages n’ont pas empêcher l’avion de subir des pertes en Afghanistan, dues aux missiles sol-air portatifs des combattants. Mais en 60 000 sorties en 8 ans de guerre en Afghanistan, 23 Su-25 seulement furent perdus.

Les différentes versions sont nombreuses. Il y a le Su-25 « Frogfoot A » qui est la première version, capable d’embarquer 6 400 kg de bombes. Le Su-25B « Frogfoot B » est la version biplace d’entrainement. Le Su-25BK est sa version d’exportation.

Le Su-25UT est identique à la version UB mais dépourvue d’armement et rebaptisé Su-28. Le Su-25UTG est identique au Su-25UT mais est pourvu d’une crosse d’arrêt pour une utilisation sur porte-avions. Le Su-25T est la version monoplace du Su-25UT, destiné à l’attaque antichar. La version Su-25T est l’ancienne désignation du Su-34, qui a été amélioré grâce aux enseignements de la guerre afghane, en particulier pour la survivabilité en environnement antiaérien intense. On estime que plus plus de 6.000 exemplaires ont été livrés avec pour utilisateurs la Russie, la Hongrie, la Bulgarie, l’Irak, la Tchéquie, la Slovaquie et l’Afghanistan.

Une nouvelle version du Su-25 Frogfoot, le Su-39 Frogfoot (désignée également Su-25TM) a été mise au point. Celle-ci se distingue par des améliorations au niveau de la capacité de dommages et du système de navigation et d’attaque. Les pales du réacteurs sont mieux refroidis pour que la signature infrarouge soit plus faible. Cette nouvelle version est basée sur le biplace d’entraînement, dont le deuxième siège est remplacé par un réservoir et de l’avionique. Le Su-39 est très reconnaissable avec cette bosse derrière le fuselage.

Caractéristiques techniques:

Modèle : Sukhoï Su-25 ‘Frogfoot-A’
Envergure : 14.36 m
Longueur : 15.53 m
Hauteur : 4.80 m
Motorisation : 2 turboréacteurs MNPK Tumanski R-13-300
Puissance totale : 2 x 5100 kgp.
Armement : 1 canon rotatif de 30 mm
charge offensive de 4.500 kg
Charge utile : -
Poids en charge : 19200 kg
Vitesse max. : 880 km/h
Plafond pratique : 7000 m
Distance max. : 1100 Km
Equipage : 1
[...] Plan 3 vues

Plan 3 vues du Sukhoï Su-25 Scorpion ‘Frogfoot’

-Les avions MIG-29-

Avion MIG-29

Fiche technique MIG-29

Ces aéronefs utilisent, entre autres,

des armes

à l’URANIUM « APPAUVRI »

Un beau petit scandale caché par le nouveau Président de l’Ukraine, les occidentaux et la presse.

RAPPEL:

Des SU-25 pour le NIGER:

La FRANCE a participé

au financement.

ALERTE ! DES AERONEFS SU-25 POUR LE NIGER: LA FRANCE A PARTICIPE AU FINANCEMENT. CERTAINES ARMES SONT A L'URANIUM

Certaines armes sont à

l’uranium « appauvri » !

(Entreprises Défense et Relations Internationales)

L’Ukraine a récemment vendu au Niger deux SU-25 Frogfoot, tirés de ses stocks de guerre froide. La France, qui aurait participé au financement de cet achat conséquent pour un pays comme le Niger, voit d’un très bon œil le renfort de moyens aériens locaux dans sa lutte sahélienne contre les mouvances terroristes, particulièrement dans le contexte des attaques sur les sites d’AREVA.

SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

 SU-25 Ukrainien avec une partie de l’armement qu’il peut emporter

(crédit: Wikimedia)
En toute discrétion…
Les deux avions font la fierté de la petite mais vaillante armée de l’air nigérienne, qui jusque là ne comptait que quelques avions de transports et quelques hélicoptères de manœuvre. Les deux SU-25 (portant les numéros d’immatriculation 5U-MCC et 5U-MCF, 5U étant le préfixe OACI du Niger naturellement) seront les premiers véritables avions de chasse de cette armée de l’air. Ils sont vraisemblablement arrivés au Niger en février 2013, car les premières informations à leur sujet remontent à cette date. Ils ont très certainement été livrés début février en toute discrétion, sous la forme de kits apportés par avions gros porteurs, en même temps que l’outillage et les pièces nécessaires à la maintenance.
Ces avions proviennent sans doute de la 4070ème Base de Réserve ukrainienne qui, jusqu’à une date récente, stockait sous cocon une trentaine de SU-25 en version de base. Quelques exemplaires de cette version originelle du SU-25, aussi appelée Frogfoot-A en codification OTAN, ont déjà été vendus par l’Ukraine à la Macédoine (4 appareils en 2001, dont 1 SU-25UB biplace), à la Guinée équatoriale (4 exemplaires entre 2007 et 2009 dont 2 SU-25UB) et au Tchad (6 ou 7 exemplaires entre 2008 et 2010 dont au moins 2 SU-25UB).
Les appareils destinés au Niger ont d’abord suscité l’intérêt de la République Démocratique du Congo en 2012, qui a finalement renoncé à l’achat et créé une opportunité pour le Niger.
Bien que cet investissement ait été qualifié « d’urgent » par le Niger, il n’a pas de lien avec l’offensive terrestre française au Mali, état donné que la commande a été passée à l’été 2012. Par contre, il découle directement de l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali dont la France continue de faire les frais à travers les otages enlevés sur le site d’Arlit il y aura bientôt trois ans.
Les pilotes:
Des mercenaires
A l’instar de ce qui se passe chez les autres clients du SU-25 en Afrique, le Niger va très probablement confier le pilotage et l’entretien de ces avions à des contractors ukrainiens, connus pour officier de la même façon au Tchad ou en Guinée équatoriale. Mais à la différence du Tchad, où des pilotes tchadiens sont formés à prendre la relève des pilotes ukrainiens, le Niger ne dispose pas de version biplace permettant une formation dans de bonnes conditions. Les avions nigériens vont donc rester vraisemblablement longtemps entre les mains de mercenaires coûteux, peu prompts à prendre des risques et dont le comportement au combat peut être sujet à caution.
Mais malgré les réticences que peut susciter l’emploi de mercenaires, le Su-25 est probablement le meilleur choix possible pour une armée africaine. C’est un avion rustique spécialisé dans l’attaque au sol et l’appui des forces terrestres. Il est le pendant russe de l’A-10 américain, bien que son design et sa masse le rapproche plus de l’YA-9 de Northrop, concurrent malheureux de l’A-10 lors de l’appel d’offre. La ressemblance est d’ailleurs suffisamment prononcée pour se demander s’il n’y a pas eu migration discrète des schémas de l’YA-9 de l’autre côté du rideau de fer.
Quoiqu’il en soit le SU-25 est un biréacteur subsonique, avec environ 800 km de rayon d’action (à pleine charge avec deux réservoirs supplémentaires), ce qui est relativement faible notamment dans les immensités sahéliennes. Ce rayon d’action limité est compensé par la facilité avec laquelle l’avion peut être déployé sur des pistes sommaires avancées, avec un minimum de logistique : sur de courtes périodes, le SU-25 ne nécessite pas d’infrastructures particulières, à part une piste d’une longueur suffisante. Une équipe d’une demi-douzaine de mécaniciens, équipée d’un outillage rudimentaire et de quelques pièces détachées permet une utilisation opérationnelle de plusieurs semaines sur des bases sommaires.
L’armement:
Possibilité d’usage des munitions à l’uranium « appauvri ».
En termes d’armement, le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri.
Il se retrouve également sur les MI-24P, facilement reconnaissable du fait des deux tubes visibles sur le côté droit du fuselage. Il est également réputé pour être particulièrement rustique. Bien que pouvant tirer quasiment aux mêmes cadences que le canon GAU-8A de l’A-10 des munitions aux effets équivalents, on notera qu’il pèse 20 fois moins lourd : à peine 115 kilos hors munitions. Avec 4 tonnes de charge utile réparties sur 11 points d’emport, le SU-25 peut embarquer une bonne partie de l’inventaire soviétique des munitions air-sol, mais il est utilisé de manière privilégiée en Afrique avec des bombes lisses de 250 ou 500 kg de type RBK ou OFAB (voir article sur les bombes syriennes pour plus de détails sur les bombes russes). Ce sont des munitions non guidées, à effet de zone ou effet de souffle. Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur les munitions que pourraient emporter les SU-25, sachant que les Nigériens ne dispose pas de stocks de telles armes, en théorie, n’ayant eu jusque là aucun aéronef pour en utiliser.
COMMENTAIRE:
(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)
Il est intéressant de noter l’origine de cet article:
Entreprises Défense et Relations Internationales.
Ce site, il y a quelques semaines, avait longuement critiqué des articles écrit par moi-même sur l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par la France dans la guerre au MALI en précisant que c’était de la « désinformation ».
Or l’on note dans ce texte que la France a participé à l’achat d’aéronefs qui utilisent des munitions à l’uranium « appauvri » !…
« Le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri. »…indique le site.
Ces « fameux » canons « redoutables » sont redoutables parce qu’ils utilisent justement des munitions à l’uranium « appauvri » !
En outre, la « codification OTAN » indique que ces aéronefs sont équipés d’armes à l’uranium « appauvri ».
En participant au financement d’un tel achat pour le Niger, la France pourra, d’une manière plus discrète, intervenir au Niger et ce avec toujours ces armes maléfiques à l’uranium « appauvri ».
On comprend mieux pourquoi la livraison s’est réalisée dans la plus grande discrétion !
Quel superbe achat pour un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète.
Bouffer de l’uranium « appauvri »…cela sera sûrement bon pour la santé des populations !
L’OMERTA continue !
Le conflit en Ukraine montre une nouvelle fois l’action des occidentaux et de la Russie.
Pour frapper FORT et VITE, on utilise toujours les mêmes armes à l’ URANIUM APPAUVRI.
Mais CHUT ! C’est un SECRET d’ETATS
C’est l’OMERTA TOTALE !
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr
Sources images:
Ria Novosti, Wikipédia,enderi.fr
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 mai, 2014 |Pas de commentaires »

LE MONDE EN GIF (Gaëtan PELLETIER/legrandsoir.info)

Le monde en GIF
LE MONDE EN GIF (Gaëtan PELLETIER/legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton24804-32429
Gaëtan PELLETIER

La Terre est une ronde bombe. Intra-bombes et extra-bombes. Vu la capacité de tuer à coups de largages de bombes, les moustique, eux-mêmes, ne résisteront plus.

Qui donc veut raser la Terre ?

Le vinaigre ou vin-aigre 

Les bulletins télévisés, ce sont les fast-foods de notre intellect : plus on en mange, plus notre peur grossit. Et plus nous sommes emmêlés dans notre jargon de disséquer les aberrations quotidiennes. Le poison n’est plus seulement dans notre assiette, il est dans nos esprits controuvés, « délicatement » transformés en éponges. Et comme à Jésus, quand il eu soif, on lui a servi du vinaigre.

Les industries et le culte de l’argent sont en couleur, mais la politique est en noir et blanc. Ça fait de belles photos, c’est bien rigolo, mais rien n’avance. La politique est en fauteuil roulant pendant que le développement des énormes corporations mondialistes roulent en formule 1 sur une piste ronde, déchirant les champs d’OGM, de tubulures transporteuses d’or noir, etc. Qui plus est, Nestlé puise l’eau partout et le vend en bouteilles. Ce qui nécessite, pour le transport, autant de pétrole que d’eau.

Face à ces critiques, Nestlé tente de laver son image. Dans le camp de Kebribeyah, en Ethiopie, 20 000 réfugiés bénéficient gratuitement d’un système d’alimentation en eau potable. Ils attendent simplement qu’il soit réparé. Autre exemple édifiant, à Lahore, au Pakistan. Hier, l’eau y était gratuite. Aujourd’hui, on ne sert plus que Pure Life, la nouvelle gamme de Nestlé. Purifiée et enrichie en minéraux, c’est l’eau en bouteille la plus vendue au monde. Les classes privilégiées du Pakistan ont servi de marché test. Mais, près des bidonvilles, les sources s’épuisent et sont de plus en plus insalubres. Désormais inaccessible pour des dizaines de milliers d’habitants, à Lahore comme ailleurs, l’eau potable n’existe plus qu’en bouteille. (Le monde) 

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« Sommes-nous en train de « fumer » la Terre ? » Blaster QuitOn

INF-EAU KARASHI, PAKISTAN 

LA POLITIQUE ET LA PLANETE

La télé, l’internet, et le reste en format papier, c’est comme l’eau. Au Pakistan, l’eau coûte une journée de travail, mais si vous la puisez aux quelques sources qui restent, on y trouve des vers, des saletés, et il faut la faire bouillir. Et les enfants souffrent de problèmes intestinaux. Mais Nestlé vide les nappes souterraines, défendant aux habitants de creuser un puits sous la nappe « appartenant » à Nestlé. 

Karashi

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Sher Shah est l’un des principaux marchés d’occasion de matériel obsolète. Ici, les ordinateurs, les téléphones et tous les autres objets électroniques non utilisables sont compactés sous forme de cubes. Ces derniers sont ensuite laissés le long des routes et des rivières, menaçant ainsi l’environnement. Des planches affichées à l’extérieur d’une clinique de rue de Karachi montrent les maladies qu’encourent les recycleurs : brûlures provoquées par le mercure, lésions du système respiratoire causées par le plomb, malformations fœtales dues à l’acide chlorhydrique. Selon les scientifiques, à partir du moment où les ouvriers travaillent dans ces décharges, leur espérance de vie n’excède pas dix ans.  (Wikipédia) 

La schizophrénie

des mélanges bizarres

de savoirs et d’ignorance en boucle 

NOIRS

La schizophrénie est une maladie mentale se développant généralement au début de la vie adulte. Elle est caractérisée par des difficultés à partager une interprétation du réel avec les autres, ce qui entraîne des comportements et des discours bizarres, parfois délirants. (Wikipédia) 

C’est comme ça. À force d’analyser, de vouloir comprendre mais, surtout, de vouloir corriger les sociétés, nous voilà dans un monde en format GIF qui ne permet que d’avoir accès à une partie du film qui se déroule devant nous et EN nous. Tout va si vite et tout est si complexe, que même sur la toile nous sommes devenus les schizophrènes les plus savants et les plus en santé jamais apparus sur la planète. Nous avons l’illusion de pouvoir cerner une réalité. En fait, nous ne tournons qu’en rond.

La vie est un film, mais la politique et les organisations sociales sont en format GIF.

INF-EAU, VERSION OCCIDENTALE 

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Si nous sommes ce que nous buvons et mangeons, dans ce mitraillage dit d’informations, nous avalons et tentons de refaire le puzzle des mouvements de société – Venezuela, France, USA, Canada- peu importe, car le format d’info est fait de la même manière. On a mondialisé l’information dans un format étriqué pouvant convenir à la plupart des spectateurs. Pour ce qui est de l’International, la plupart des chaînes n’offrent que quelques minutes. Mais la machine à fabriquer des « coups d’État », elle, fonctionne 24 heures sur 24, avec des moyens payés par les travailleurs de tous les pays.

Information, surinformation, sous-information, information trafiquée, tronquée, c’est la nourriture « intellectuelle » que nous mangeons. Même découpée en morceaux, plus facile à avaler, la rapidité des mouvements des marchands de bonheurs qui concentrent tout en un mot- économie- est une menace voilée de vous enlever vos petits avoirs : terres, emplois, vies, etc. Tout est désormais plongé et centrifugé vers la peur et l’ignorance.

C’est l’eau des occidentaux, bien tranquilles, allant voter, sûr de changer l’Histoire, mais complètement dépassés par les remous frelatés par cette accélération soudaine de la différence entre ce que nous pouvons percevoir, contrôler.

Nous buvons aux puits de ce qui nous est offert. Mais cette effervescence, perçue comme la vitesse du progrès, est sans doute la plus architecturale construction néfaste et empoisonnante, non pas seulement de l’ignorance, mais surtout de la capacité d’agir sur le développement de nos vies, de nos sociétés, et pire encore, d’une planète entière.

L’obsession du progrès – ce à quoi nous croyons -, est un énorme subterfuge de celle de la science bouturée à la vie simple. En fait de toutes les activités humaines sous couvert de « science ». Une appellation « contrôlée »…

Nous avons vendu nos âmes à des machinistes magiciens, des mécanos numérisés.

Mais le plus grand problème reste le suivant : comment le prisonnier peut-il sortir de la prison à laquelle il s’est inscrit et à laquelle il croit ?

Le prisonnier peut-il changer la prison ?

Gaëtan PELLETIER

15 mars 2014

URL de cet article 24804
http://www.legrandsoir.info/le-monde-en-gif.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mai, 2014 |Pas de commentaires »

CENTRAFRIQUE: C’EST UN FIASCO…ALORS SILENCE ABSOLU DANS LES MEDIAS ! (zebuzzeo.blogspot.fr)

Centrafrique :

PRESSE ne pas avaler

C’est un fiasco.

Alors silence absolu dans les médias !

CENTRAFRIQUE: C'EST UN FIASCO...ALORS SILENCE ABSOLU DANS LES MEDIAS ! (zebuzzeo.blogspot.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES Centrafrique+fiasco

Les violences se poursuivent en RCA et  le sang continue d’être

versé impunément.

La Centrafrique glisse lentement vers le gouffre  

depuis plusieurs mois.

Comme au Rwanda en 1995,

des signaux avant-coureurs existent …

 Rien n’est réglé en Centrafrique

La Centrafrique ne fait plus les grands titres dans les medias.

Quelques brèves ici ou là dans la presse écrite. Et silence absolu dans les télés.

On pourrait s’en réjouir si c’était le signe d’un retour à la normale dans l’ancienne colonie française après des mois de folie meurtrière et la preuve que la gestion du dossier centrafricain par Paris est un succès. Ce n’est malheureusement pas le cas.

A Bangui, la capitale – vidée de ses habitants de confession musulmane -, la sécurité s’est notoirement améliorée depuis l’intervention des militaires français de l’opération SANGARIS qu’appuient plusieurs milliers de soldats africains et un maigre contingent d’Européens rassemblé à grand peine par la France.

Catherine SAMBA PANZA,

une fausse valeur.

GUERRES Dessin de LICHUAN de Chine

Pour autant rien n’est réglé. Une grande partie du pays – plus vaste que la France – est entre les mains de chefs de guerre de l’ex-Séléka qui ont fait de Bria, située dans le centre de la Centrafrique, leur capitale. Or qui contrôle Bria contrôle la production de diamant, l’une des ressources du pays.

Tout aussi inquiétante est la situation politique.

En poussant la candidature de Catherine SAMBA-PANZA, épaulée par un banquier comme premier ministre, pour assurer la transition avant la tenue d’élections générales, le Quai d’Orsay pensait avoir trouvé la perle rare.

La déception est à la mesure des espoirs suscités par cette femme issue de la société civile. 

Depuis son arrivée au pouvoir en début d’année rien n’avance. L’administration est toujours aux abonnés absents. Les caisses de l’Etat restent désespérément vides tandis que se remplissent celles des coupeurs de route qui rançonnent les commerçants.

Avec le voisin tchadien, le parrain de la région, les relations sont exécrables au point que N’Djamena a fermé il y a quelques jours sa frontière avec la RCA.

Entre la présidente et son premier ministre le divorce est consommé. Ils ne se parlent plus. Mais chacun entretient une armée de conseillers, de ministres sans portefeuille, de chargés de mission dont l’ambition semble se limiter à voyager à l’étranger, de préférence en Europe.

FABIUS désavoué.

Mali

Il y a quelques semaines à Bruxelles le spectacle pitoyable du premier ministre, son côté sybarite impénitent, ont choqué les Allemands sollicités pour apporter une aide financière à l’un des pays les plus pauvres de la planète.

Pour le Quai d’Orsay et Laurent FABIUS qui, rappelons-le, ont vendu la candidature de Catherine SAMBA-PANZA (l’Elysée avait un autre candidat) à la communauté internationale et aux pays voisins de la Centrafrique, l’échec est patent et ce n’est pas l’arrivée en septembre des premiers casques bleus à Bangui qui va changer la donne.

Plus personne ne croit qu’une élection présidentielle pourra être organisée, comme c’était prévu, début 2015. Le calendrier est impossible à tenir dans un pays où l’Etat est à terre, les listes électorales détruites et la classe politique inconsistante.

Dans ces conditions, l’engagement pris en décembre 2013 par François HOLLANDE à mener en Centrafrique une opération « rapide qui n’a pas vocation à durer » va venir s’ajouter à la liste déjà longue des promesses présidentielles non tenues.

Une de plus !

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2014/05/centrafrique-cest-un-fiasco-alors.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. « J HAVE A DRONE ». LE BAL DES TUEURS MENTEURS: BARACK OBAMA AND MITT ROMNEY (thejuicemedia.com)

« I HAVE A DRONE » 

-Le bal des tueurs menteurs-

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle

Barack OBAMA

and

Mitt ROMNEY

-Version RAP-

It’s nearing the end of 2012, and the bastion of world democracy (The United States of America) is displaying its free and open process of elections for the world to observe. As is customary every four years, the rigorous selection process has served up a number of philosopher kings and queens from which to choose. But why have so many choices when with a bit of effort you can whittle it down to two candidates and let the people pick from those? Especially when it makes for such scintillating debates. Join Juice Rap News stalwart host Robert Foster as he shares his dreams for the Presidential Debates… and then receives something of a rude awakening.

C’est presque la fin de 2012, et le bastion de la démocratie mondiale (Etats-Unis d’Amérique) présente au monde son processus libre et ouvert des élections.

Comme c’est la coutume tous les quatre ans, le processus de sélection rigoureux a servi un certain nombre de personnes. Mais pourquoi tant de choix quand avec un peu d’effort, vous pouvez rogner vers le bas en gardant uniquement deux candidats ? Surtout lorsque les débats sont si « brillants ».

- Written & created by Giordano Nanni & Hugo Farrant in a suburban backyard home-studio in Melbourne, Australia – on Wurundjeri Land.

- Gratitude to our donors whose generosity has made this episode possible. SUPPORT the creation of new episodes of Juice Rap News, an independent show which relies on private donations:http://thejuicemedia.com/donate- 

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* FREE MP3: https://soundcloud.com/juice-rap-news…
http://thejuicemedia.com/video 
* LYRICS available here: http://thejuicemedia.com/video/lyrics

- CREDITS:
* MAIN BEAT: « Rivals » Produced by the one and only Red Skull Beats: http://www.redskullbeats.tumblr.com Instrumental available here: http://www.youtube.com/watch?v=yYoJmo…
* BARACK OBAMA performed and rapped by Ben Bizuneh: 
http://www.benbizuneh.tumblr.com
http://www.twitter.com/benbizuneh
* ARTWORK & WEBSITE wizardry by Zoe Tame ofhttp://visualtonic.com.au
* VIDEO ANIMATIONS for « Legitimate Debate » by Jonas Schweizer
* MUSIC & BEAT for « Legitimate Debate » composed by Adrian Sergovich
* VOICES for Romney, Elmo & Cookie Monster performed by Ming Lang
* MUSIC/VIDEO EDITING by Giordano
* PRESIDENTIAL PUPPETRY by Lucy and Hugo 
* PROPS: Thanks to Zoe Umlaut of Umlautronics for constructing the miniature podia, sewing the itty-bitty collars and ties for Elmo & Cookie Monster. Thanks to the gang at Rose Chongs Costumes for styling the RMoney wig.
* FILMING in L.A. of Obama scenes by Justin Small and Dustin Jones; Thanks to Steve Rea at Green Screen Downtown for assistance: http://www.greenscreendowntown.com/ 
* THANKS to D-Bot for many political conversations leading up to this episode; to Brother Damian for shoot assist and inspiration. And, as always, deep gratitude to Lucy & Caitlin for all the ongoing support (and patience).

- CAPTIONS: Merci to Koolfy from la Quadrature du Net for creating the sync’d English captions for our episodes!

- TRANSLATIONS: 
* Thanks to Jonas Maebe for Dutch translation
* Thanks to Euclides for Portuguese translation
* Thanks to Julie Chatagnon for French translation
* Thanks to Matija for Slovenian translation
* Thanks to Marjan Rizov for Macedonian translation
* Thanks to Alf for Spanish translation (and Ricardo for addtional suggestions)
* Thanks to Rafael for German translation
* Thanks to Martins for Latvian translation
* Thanks to Tamara for Serbian translation
* Thanks to Rav for Polish translation
* Thanks to Ahmad Nimer for Arabic translation
* Thanks to Jonathan for Hebrew translation
* Thanks to Prokhor Ozornin for Russian translation

** If you’d like to translate this episode into your language, please contact us via our website http://thejuicemedia.com/contact

- IMPORTANT LINKS:

* MUST READ (Duty of Care) article by Daniel Ellsberg, « Progressives: In Swing States, Vote for Obama »http://www.huffingtonpost.com/daniel-…

* Check out DemocracyNow’s « Expanding the Debate » series, in which you can hear Third-Party candidates responding to the same questions posed in the Presidential Debates – from which they are excluded by the Commission on Presidential Debates. 
1) First Presidential debate including Jill Stein & Rocky Anderson:http://www.democracynow.org/2012/10/4… 
2) VP Debate including Green Party and Justice Party VPs:http://www.democracynow.org/2012/10/1…
3) Second Presidential Debate including Jill Stein, Rocky Anderson and Virgil Goode: http://www.democracynow.org/2012/10/1…

* « Green Party Candidates Arrested, Shackled to Chairs For 8 Hours After Trying to Enter Hofstra Debate »:http://www.democracynow.org/2012/10/1…

NOTA:

Cliquer sur « cc » et français pour le sous-titre en français.

RETOUR SUR INFOS:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/04/reves-en-infrarouges-un-teleguideur-de-drones-raconte-son-parcours-nicolas-abe-httpwww-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/28/la-france-achete-des-drones-aux-usa-parce-quil-y-a-urgence-urgence-pour-quoi-pour-qui-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr-wikipedia/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/16/le-marathon-de-boston-cette-chose-que-lon-appelle-le-terrorisme-et-les-etats-unis-willian-blum-httpwilliamblum-orgaerread116/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/19/i-have-a-dream-i-have-a-drone-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/13/les-guerres-intelligentes-du-21-eme-siecle-mercenaires-et-drones-predator-chems-eddine-chitour-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/06/avez-vous-votre-tapette-a-drones-gaetan-pelletier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/des-drones-evoluent-au-dessus-des-etats-unis-tom-carter/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/jimmy-carter-ex-president-americain-accuse-obama-detre-un-assassin-bill-van-auken/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/23/des-meurtres-injustifies-lonu-demande-aux-etats-unis-de-justifier-les-attaques-de-drones/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/13/lart-de-la-guerre-drones-sicaires-pour-la-kill-list-il-manifesto/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2014 |Pas de commentaires »

MISE EN PLACE D’UN DETACHEMENT AIR DE RAFALES EN POLOGNE. EXCLUSIF THIERRY LAMIREAU (CE QUE TAISENT LES JOURNALISTES): ARMES D’ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (http://www.defense.gouv.fr)

Mise en place

d’un détachement

air de RAFALES

en Pologne

[armés d’armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI » !]

adsl TV 2014-04-29 20-17-10 France 2 HD

(Photo: image tirée des infos de FRANCE 2)

Depuis le 25 avril 2014, un détachement français est déployé sur

la base de Malbork pour préparer l’arrivée des avions de chasse

français.

Fin mars 2014, la France a annoncé à l’OTAN sa disponibilité pour assurer des missions de police de l’air et de surveillance des espaces aériens d’Europe orientale et baltique. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mesures dites de « réassurance » qui visent à contribuer, au sein de l’OTAN, à la paix et à la sécurité du continent européen.

Dès le 1er avril 2014, des Awacs français ont été engagés, au départ de la base d’Avord, dans la mission de surveillance des espaces aériens. 

Le 16 avril 2014, l’OTAN a de nouveau sollicité la France pour qu’elle engage des capacités aériennes supplémentaires. Avec l’accord du gouvernement polonais, quatre RAFALE de l’armée de l’air seront ainsi déployés à compter du 28 avril 2014. Ils se poseront sur la base de Malbork, situé dans le nord de la Pologne (Voïvodie de Poméranie).

L’arrivée de ces chasseurs nécessite naturellement le déploiement d’un échelon précurseur qui est arrivé à Malbork le 24 avril.

Cet échelon se compose de 61 militaires, mécaniciens, fusiliers commandos et cyno-techniciens avec leur animal, gendarme, etc. Huit tonnes de fret technique et deux tonnes de fret « civil » ont également été acheminées à bord d’un Airbus A 310 de l’escadron Esterel.

Ces militaires sont désormais en mesure d’assurer la manœuvre logistique préparatoire à l’arrivée des chasseurs. Le 25 avril 2014, un Hercule C-130 de la base aérienne 123 d’Orléans a déjà convoyé 6,5 tonnes de matériel. Un second acheminera le 26 avril des lots de matériels techniques d’emport sous aéronefs.

ARMES GBU RAFALE en vol

Mise en place d'un détachement air en Pologne

Sources : EMA 
Droits : Ministère de la Défense 

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Et devinez ce qu’il y aura sous les aéronefs RAFALE ?…

Des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !

Mais CHUT !…SECRET DEFENSE !

(« Des lots de matériels techniques d’emport sous aéronefs »)

C’est plus joli et discret que de dire à l’URANIUM « APPAUVRI »…pour sûr ARTHUR !

Emports/Armement

Des équipements

d’une grande diversité…

emports.jpg

Au total, le RAFALE comporte 14 points d’emports maximum (13 sur le RAFALE M) dont 5 pour les charges lourdes (2000kg) ou les bidons (carburants).

Ci-dessous, l’ensemble des armements dont dispose le RAFALE et un schéma présentant les points d’emports. 

De multiples configurations de ces points d’emports sont possibles, selon le type de mission à effectuer. 

rafaleemports.gif

Quelques améliorations des armements à chaque standard :

De 2001 à début 2006 : Standard F1

  • Canon air-air 30 mm
  • Missile air-air MICA(1) EM
  • Missile air-air MAGIC II à courte portée Infra-Rouge
  • Fonctions RBE2(2) air-air
  • Liaison avion-missile
  • SPECTRA(3)
  • Ravitaillement en vol

(1): Missile d’Interception, de Combat et d’Auto-défense)

(2): Radar à Balayage Electronique 2plans

(3):Système de Protection et d’Evitement des Conduites de Tir du RAfale

De 2006 à fin 2008 : Standards F2.1 et F2.2

  • Missile air-air MICA IR
  • Missile air-sol SCALP-EG(1)
  • AASM(2)
  • Liaison de données L16(3) 
  • Fonctions radar air-sol et air-mer
  • Optronique Secteur Frontal (OSF)
  • Améliorations SPECTRA
  • Améliorations du RBE2

(1): Système de Croisière conventionnel Autonome à LonguePortée - Emploi Général

(2): Armement Air Sol Modulaire

(3): Liaison de données tactique très importante utilisée par l’OTAN. Permet l’échange d’informations tactiques entre AWACS, porte avions, chasseurs… C’est un facteur d’interopérabilité important

 De début 2009 à aujourd’hui : Standards F3, F3.2 et F3.3

  • Missile Exocet AM39
  • Missile ASMPA(1)
  • Nacelle Reco-NG(2)
  • Fonctions radar air-surface
  • Vol en Suivi de Terrain Radar
  • Enregistreur de vol numérique
  • Fonctions SPECTRA supplémentaires
  • Améliorations de la Liaison 16
  • Intégration des GBU-24

(1): Air-Sol Moyenne PortéeAméliorée

(2): Reconnaissance Nouvelle-Génération

En cours de livraison : Standard F3-04T

  • RBE2 AESA
  • DDM-NG (1)
  • OSF-IT ( voie TV améliorée)

A partir de 2018 : Standard F3-R

  • PDL NG(2)
  • missile Meteor
  • IFF(3) Mode 5/S
  • améliorations de la Liaison 16
  • améliorations SPECTRA
  • mises à jour de certaines conduites de tir air-sol
  • nouvelles capacités du pod Reco-NG

(1): Détecteur de Départ MissileNouvelle Génération

(2): Pod de Désignation LaserNouvelle Génération (remplacera le Pod Damoclès)

(3) : « Identification Friend or Foe » = radar de surveillance secondaire

Quelques exemples de configurations…

Interception/défense aérienne :

  • Missiles Air-Air MICA 
  • De 1 à 3 bidons supplémentaires

interception.jpg      defense-aerienne.png

Sur le schéma de gauche (interception), on distingue 6 missiles MICA (4 EM et 2 IR) et 1 bidon de 1250 L.

Sur le schéma de droite (défense aérienne), on distingue 6 missiles MICA (4 EM et 2 IR) et 3 bidons de 1250 L.

EM: Electro-Magnétique

IR: Infrarouge

Attaque d’objectifs marins :

  • Missile Exocet
  • Missiles MICA 
  • Bidons supplémentaires

anti-navire.png attaquemarine.jpg

Ici, 6 MICA (4 EM et 2 IR) et le missile Exocet en point d’emport central. 2 bidons de 1250 L sur la photo de gauche et 2 bidons de 2000 L à droite.

Appui au sol:

  • AASM 
  • GBU
  • Pod de désignation laser Damoclès.
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

Ici, 3 bidons, 2X3 GBU-12 et le pod Damoclès.

attaque-au-sol-1-1.jpg  attaque-au-sol1.png

Ou encore, 6 AASM, 4 MICA  et plusieurs bidons

aasm.jpg  appui au sol.png

Ce sont deux exemples, de multiples configurations sont possibles avec les équipements cités plus haut.

Frappe nucléaire :

  • Missile nucléaire ASMP-A (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré)
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

config-nucleaire.jpg  nucleaire.png

On distingue sur ces photos : 6 MICA, 1 ASMP-A (point d’emport central), et 2 bidons de 2000 L.

Configuration de ravitaillement « Super-nounou » :

  • Emport de la nacelle de ravitaillement
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

rafale-super-nounou.jpg rafale-super-nounou-ravitaillement.jpg

Sur la photo de gauche, 2 MICA, 2 bidons de 2000 L, 2 bidons de 1250 L et la nacelle de ravitaillement (point d’emport central).

Même configuration sur le RAFALE à droite de la deuxième photo, en cours de ravitaillement.

Attaque d’objectifs de valeur

  • Apache
  • Scalp
  • MICA
  • Bidons supplémentaires

Ici avec 4 MICA, 2 SCALP-EG et 3 bidons de 2000 L

attaque-au-sol2.jpg

Reconnaissance :

  • Emport de la nacelle RECO-NG
  • Bidons supplémentaires
  • Missiles MICA

reconnaissance2.jpg reconaissance-1.gif

 Sur ces RAFALE, 2 bidons de 2000 L, 6 MICA et la nacelle RECO-NG

Présentation de

quelques équipements…

Remarque : Certains des équipements présentés ici ne sont pas exclusifs au RAFALE et équipent d’autres avions.

Armement Air-Air:

Canon Nexter DEFA 791B :

800px-p1220889.jpg  rafale-gun0002-1-1.jpg

  • Masse: 120 kg
  • Dimensions: longueur: 240cm, largeur: 29cm, hauteur: 24cm.
  • Munitions: 30mm de largeur pour 150mm de longueur (30×150)
  • 4 types d’obus utilisables: OX (obus d’exercice), OXTC (obus d’exercice traçant), OEI (obus explosif incendiaire), OSPEI (obus semi perforant explosif incendiaire)
  • Cadence de tir : 2500 coups par minute (soit 21 munitions tirées pour 1kg de charge explosive en 0.5 seconde.
  • Différents modes de tir: libre ou rafales limitées à 0.5 seconde ou 1 seconde  
  • Vitesse à la bouche (sortie du canon): 1025 m/s
  • Effort de recul inférieur à 2700 daN
  • Alimentation électrique de 28V et 5A en continu
  • Température de fonctionnement: – 54°C/+ 74°C
  • Arme fixe, située sur le côté droit du Rafale.

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Vidéo campagne de tir à Solenzara

 MBDA Matra R550 Magic II :

Missile Air-Air courte portée utilisé de 1986 à 2007 et remplacé par les MICA IR.

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Caractéristiques :

      - Guidage infrarouge (donc attiré par la chaleur qui se dégage des tuyères de réacteurs des cibles)
      – 15 km de portée maximale
      – Vitesse Max de Mach 2.7 (=1800 kts ou 3333 km/h)
      – Longueur: 2.75m   Diamètre: 15.7cm   Masse: 89 kg
      – 12.5 kg de charge explosive
      – Propulsion par un moteur fusée (combustible solide à base de propergol)
      – Contrôle en vol assuré par 12 ailerons, divisés en trois groupes de 4 (2 à l’avant et 1 à l’arrière)  

MBDA MICA IR/EM:

Utilisé dans presque toutes les configurations du RAFALE et pouvant être présent sur 6 points d’emport, le MICA (Missile d’Interception, de Combat et d’Auto-défense) est un missile Air-Air dont les têtes offrent en deux versions :

  • Version à guidage Infrarouge (IR) pour les engagements à courte distance. Premiers exemplaires livrés en 2005 
  • Version à guidage Electromagnétique (EM) pour les engagements à plus longue distance. Premiers exemplaires livrés en 1999

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Caractéristiques générales :

  • 80 km de portée maximale
  • Longueur: 3,10m  Diamètre: 16cm  Envergure: 56cm  Masse: 112 kg
  • Vitesse Max de Mach 4 (=2666 kts ou 4939 km/h)
  • 12 kg de charge explosive, réalisée par TDA Armements (filiale de Thalès)
  • Lancement à partir de rails (sous la voilure) ou d’éjecteurs (sous fuselage)
  • Propulsion par un moteur fusée
  • Durée de vie de 13 ans
  • Coût unitaire :  + d’1.8 millions d’euros si l’on se réfère au contrat de 950 millions d’euros pour 500 MICA, signé par l’Indian Air Force en janvier 2012. (source)   + d’1.5 millions par missile d’euros pour la France : 1674 millions d’euros pour 1110 missiles (source)

Ensemble du système de guidage : guidage inertiel(1) + réactualisation par la liaison de données Avion-Missile + radar actif en fin de tir (version EM)/guidage infrarouge actif (version IR)

L’autodirecteur EM, fabriqué par Thalès, est efficace dans un système de contre-mesures élevé. Même sans informations du système d’armes tireur, il est capable de choisir la cible appropriée.

L’autodirecteur IR, construit par SAGEM, est très développé. Parmi ses qualités : sa grande sensibilité, ses algorithmes d’imagerie performants, son imagerie bispectrale, son acquisition automatique de cibles tout aspect, sa capacité d’accrochage avant ou après tir… Il est ainsi capable par exemple de distinguer un aéronef d’un leurre lancé pour le tromper. Cet autodirecteur est donc insensible aux systèmes de contre-mesures infrarouge classiques.

La liaison avion-missile est assurée par le RBE2 du RAFALE et de petites antennes situées à l’arrière du missile. Cette liaison permet une mise à jour en temps réel des coordonnées de la cible, jusqu’au contact, et ceci pour six(2) MICA tirés simultanément.

Depuis le standard F3 du Rafale, le collimateur tête haute (voir page sur l’IHM) de l’avion est capable d’afficher la probabilité de réussite d’un tir de missile avant qu’il ne soit tiré.

Quand il est placé aux points d’emports sous le fuselage, le missile MICA est éjecté alors qu’il est tiré sur rails aux points d’emports sous la voilure et à l’extérieur des ailes.

(1): « Le guidage inertiel consiste à maîtriser l’évolution de la trajectoire de l’engin. Il vise à suivre une trajectoire de référence définie par les contraintes géométriques et cinématiques du problème et fournit à cet effet des consignes d’accélérations et d’angles d’attitude » (définition wikipédia)

(2): Le RBE2 AESA permet d’engager jusqu’a 8 cibles simultanément et le Rafale peut emporter jusqu’a 6 MICA

Pour la France; 540 MICA EM commandés au total, la dernière livraison s’est effectuée en 2008. Le dernier des 570 MICA IR commandés a été livré en 2012.

Ce missile peut être utilisé dans 4 modes de tirs différents ! 

Mode 1: Tir longue distance avec une liaison avion-missile. Le champ de recherche et la trajectoire du missile sont optimisés à chaque instant, ce qui permet d’obtenir des plus longues portées. 

Mode 2: Tir longue distance sans liaison avion-missile. Grâce à ce mode, l’avion tireur peut engager plusieurs cibles et rompre le combat

Mode 3: Tir à courte distance avec accrochage de l’autodirecteur en vol. L’utilisation du viseur de casque rend ce mode optimal pour un combat rapproché avec un fort dépointage.  

Mode 4: Tir à courte distance avec autodirecteur accroché avant le tir. Ce mode est classique et le missile est ainsi tiré de façon autonome.

En 2010, le constructeur MBDA annonçait un taux de réussite de 93% sur 240 tirs de MICA réalisés.

Sur cette page , description d’un exercice mettant en oeuvre des MICA (sur Mirage 2000 cependant, mais le principe est le même que sur RAFALE), lors du  TLP (Tactical Leadership Program), réunissant chaque année des pilotes de chasse des forces de l’OTAN).

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Description d’une configuration de tir de MICA possible : le tir  »over the shoulder », réalisé pour la première fois en 2007

Le 11 juin (2007), le Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan a réalisé une première européenne, et peut-être  mêmetheme-tir-2.jpg

mondiale. Dans le cadre d’un tir d’évaluation technico-opérationnelle (ETO), un missile air-air Mica, tiré à partir d’un RAFALE F2, a réussi à abattre une cible située en arrière et poursuivant l’avion tireur. A l’issue d’une trajectoire à 180°, le Mica a abattu sa cible, un avion-cible C-22, situé dans « les 6 h » de l’avion tireur. Ce tir, de loin le plus complexe de la série d’évaluation, teste une combinaison unique. Il implique deux Rafale (RAFALE tireur et illuminateur) et un avion-cible C-22. Le C-22 est positionné derrière le RAFALE tireur. Celui-ci n’a aucun contact radar avec le C-22.

Le RAFALE illuminateur manœuvre à plusieurs dizaines de kilomètres du Rafale tireur et maintient le contact grâce à une combinaison de son radar RBE2 et de la Liaison 16 (liaison de données tactique). Le RAFALE illuminateur effectue la désignation de la cible grâce à son radar et transmet sa position au RAFALE tireur par L.16. Celui-ci utilise alors les coordonnées transmises pour caler la navigation inertielle du Mica EM (autodirecteur électromagnétique) et tire le missile. Le Mica entre dans la zone désignée par les coordonnées, ouvre son autodirecteur, engage la cible et la détruit à une distance supérieure à la portée des missiles de combat aérien de courte portée de type Magic 2, qui aurait pu menacer le RAFALE tireur. Dans un combat réel, l’avion poursuivant aurait donc été abattu avant même de pouvoir tirer son propre armement.

Ce tir met en jeu une combinaison unique d’éléments spécifiques : détection et transmission des coordonnées de la cible par un avion et tir à 180° sans contact radar direct par l’avion menacé. Ces essais, réalisés par l’armée de l’air et la DGA, valident la pertinence tactique de l’ensemble du système d’armes, qui allie les performances du radar RBE2, l’agilité du Mica et les capacités d’échanges d’informations de la Liaison 16. D’un point de vue opérationnel, ce tir montre que le système d’armes Rafale engage une révolution dans le combat aérien. Le RBE2 et la L.16 permettent à un Rafale de tirer sur un avion le poursuivant sans que celui-ci ne soit « accroché » ou même « balayé » par son propre radar. L’agilité et l’accélération du Mica permettent un tir à 180°, transformant ainsi le chasseur en proie.

Outre cette performance spectaculaire, les avancées par rapport aux prédécesseurs du Mica sont nombreuses. Le seul Mica, dans ses deux versions IR et EM, remplace le missile d’interception Super 530 et le missile de combat rapproché R 550 Magic II. Le Mica dispose d’une portée deux fois supérieure au Super 530 : 80 km au lieu de 40 km. La « no escape zone » est largement augmentée et optimise, de ce fait, la mission d’interception. Grâce à sa fonction « Fire-and-forget » multicibles, le Mica est beaucoup plus souple d’emploi que le Super 530 à guidage radar semi-actif qui oblige l’avion tireur à éclairer la cible pour guider le missile.

Le Mica, associé à la liaison de données tactique L. 16, ouvre des perspectives d’emploi très prometteuses. Le balayage et la désignation de la cible pourraient être effectués par un avion AWACS ou un système de détection sol. Dans ces configurations, la zone balayée par le radar serait nettement plus étendue et l’avion tireur pourrait lancer son missile avec une discrétion électromagnétique totale en configuration Mica IR.

Ce tir est l’avant-dernier d’une série de 12 dans le cadre de l’ETO du Mica sur RAFALE et MIRAGE 2000-5. Les tests déjà effectués avaient autorisé une mise en service opérationnelle sur RAFALE et MIRAGE 2000-5 du Mica EM en 2006 et du Mica IR (infrarouge) en 2007. Les essais s’orientent maintenant vers la mise en service du standard F3 du RAFALE qui inclura, notamment, le missile nucléaire ASMP-A, le missile anti-navire Exocet AM 39 et une capacité de reconnaissance avec la nacelle Reco NG.

Source de cet extrait 

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 Illustrations publiées par MBDA présentant d’autres configurations de tir de MICA, là aussi avec transfert d’informations sur la cible depuis un autre aéronef, grâce à la Liaison 16.   

MBDA METEOR :

Caractéristiques : 

  • Longueur: 3,657m     Diamètre : 0.178m 
  • Masse: 185 kg 
  • Vitesse: Supérieure à Mach 4 
  • Portée: Supérieure à 100 km
  • Propulsion assurée par un moteur fusée et un statoréacteur 
  • Système de guidage: Guidage inertiel – réactualisation par liaison de données pendant la course – radar actif en fin de course.
  • Autodirecteur Electromagnétique
  • Coût unitaire encore inconnu

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Le Meteor est un missile air-air longue portée. 200 exemplaires ont été commandés par la France en 2010, afin d’équiper le RAFALE à partir de 2018. Le programme Meteor ne concerne pas seulement la France et le RAFALE, mais aussi le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Suède avec les avions Typhoon et Gripen.

De plus, une solution d’intégration sur le F-35 est possible et envisagée. En conséquence, MBDA-UK (Royaume-Uni) assure la maitrise d’oeuvre industrielle du programme, en partenariat avec MBDA-F (France), MBDA-IT (Italie), SAAB (Suède) et Inmize (Espagne). Le programme a été lancé en 2003 et les premiers essais ont été effectués en 2005 (premier test de vol sur RAFALE en septembre 2005).

Le développement a été achevé en 2008 pour entrer dans un phase de préproduction puis de production en série. Le Royaume-Uni et la Suède seront les premiers à recevoir les missiles de ce programme de européen: en 2012 pour le Royaume-Uni et 2015 pour la Suède. Le RAFALE sera donc équipé tardivement par rapport à ses concurrents européens.

Cependant, les premiers travaux d’intégration sur RAFALE ont été effectués entre 2010 et fin 2012. En effet, les 4 et 10 octobre 2012 ont été marqués par les essais de séparation sur RAFALE, réalisés avec succès. Sur RAFALE, le programme d’intégration de ce missile serait chiffré 350 millions d’euros.

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Photographies de ces essais de séparation effectués avec le RAFALE B 301, publiées par Dassault. On remarque les 2 verrins sur le pylône d’emport qui permettent la séparation (photo de gauche). On déduit de ces photos que le Meteor serait emporté sur les deux points d’emports arrières du fuselage, là ou peuvent être emportés actuellement des MICA.

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Cette autre photo nous suggère que le Meteor peut aussi être embarqué en point 2 de chaque côté de la voilure. On aurait donc au total une capacité d’emport de 4 Meteor maximum, pouvant être accompagnés par 4 MICA mais aussi de bidons supplémentaires et éventuellement d’armement air-sol. Le missile sera utilisable aussi bien sur les RAFALE C, B et M. 

Le Meteor est un missile de type BVRAAM (Beyond Visual Range Air to Air Missile), il est donc conçu pour des missions d’interception et de défense aérienne,  BVR (Beyond Visual Range = Au delà de la portée visuelle), à grande distance donc.  

Etant donné que ce missile doit être capable de détruire une cible à une distance relativement importante, le système d’arme du missile a été conçu pour assurer la plus grande réussite :

  • Comme pour le MICA, les informations sur la cible peuvent être transmises à l’avion tireur, avant le tir de Meteor, par un autre aéronef (un AWACS ou un autre RAFALE par exemple), grâce à la Liaison 16. Evidemment, ces informations peuvent très bien être fournies par les radars de l’avion tireur lui-même.
  • L’augmentation de la portée du missile a nécessité l’amélioration des systèmes d’identification des cibles
  • Quelles que soient la direction et la distance de tir, la manoeuvrabilité a été optimisée pour toutes les phases du tir, 

La réactualisation des données pendant la course se fera, comme pour les MICA, grâce à la liaison avion-missile, assurée par le RBE2-AESA qui sera opérationnel lors de l’arrivée du Meteor.

Le choix de la propulsion à l’aide d’un statoréacteur est en lui même un défi technique : le statoréacteur est le mode de propulsion le plus efficace à partir de Mach 3 jusqu’à Mach 5 (c’est ensuite le superstatoréacteur) .

Cependant un statoréacteur n’est pas capable d’assurer sa propulsion à vitesse nulle, et il ne peut évoluer qu’en domaine supersonique, à une vitesse supérieure à Mach 1. Dans le cas du Meteor (qui emporte un statoréacteur à accélération controlée), le statoréacteur comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion. Ainsi, une impulsion initiale est donnée et le missile peut atteindre le domaine supersonique nécessaire, avant que le statoréacteur ne fonctionne correctement et maintienne une vitesse élevée, comme le montre le graphique suivant. 

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 La vitesse en fonction de la portée du Meteor est ici comparée aux actuels MRAAM (Mid Range Air to Air Missile), les missiles de moyenne portée comme le MICA par exemple. La portée du Meteor est plus importante et contrairement aux missiles actuels, il est capable de maintenir une vitesse élevée. 

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Autre atout du Meteor : une NEZ(1) bien plus conséquente que les missiles actuels.

(1): « No Escape Zone » : Zone déterminée dans lequel le missile est sûr d’atteindre sa cible qui n’a dans ce cas là    aucun moyen d’échapper au missile. 

Armement Air-Sol

MBDA APACHE:

Armement Propulsé A Charges Ejectables

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L’APACHE est un missile air-sol de croisière conventionnel anti-piste. Il est donc destiné à la destruction d’aérodromes de bases aériennes très protégées, élément primordial pour le contrôle de l’espace aérien en situation de guerre. Comme ces sites sont très protégés, un pilote doit pouvoir les neutraliser avec son appareil sans se mettre en danger et donc s’en approcher trop près. Le tir doit donc s’effectuer à distance de sécurité. A l’origine, APACHE avait pour signification « Arme Planante A CHarges Ejectables ». Mais une arme planante de ce type, sans motorisation donc, était incompatible avec l’objectif de détruire une cible précise avec une distance de sécurité puisque la portée du missile était faible. L’intégration d’un turboréacteur a donc été effectuée. Deux APACHE peuvent être embarqués aux points d’emports sous voilure du RAFALE. Il a été livré à l’armée entre 2001 et 2004, en 100 exemplaires. 

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  • Masse: 1230 kg
  • Envegure: 2.85m  Longueur: 5.10m
  • Doté de 4 gouvernes et 2 dérives ventrales (déploiement après le tir)
  • Altitude de croisière: entre 20 et 60m
  • Portée: 150 km en suivi de terrain, à très basse altitude et en toutes conditions
  • Précision décamétrique
  • Vitesse: Mach 0.8 (c’est donc un missile subsonique)
  • Guidage inertiel + réactualisation des données en vol (assurés par radar ou GPS)
  • 10 sous-munitions anti-piste KRISS « Kill Runway Improved Sub System ». Elles sont éjectées du missile au dessus de l’objectif et pénètrent ensuite dans le béton avant d’exploser avec un retardement variable (0 à 12h), pour limiter l’accès à la plate-forme visée le plus longtemps possible
  • Capacité « fire and forget »(1)
  • Vol en trois phases: Phase initiale durant laquelle le missile doit rejoindre un point d’entrée à l’issue d’une trajectoire en chute libre. Phase de croisière, dans un couloir programmé, durant laquelle la navigation inertielle est périodiquement recalée. Phase terminale pendant laquelle, aprés un dernier recalage de navigation, le missile procède à l’acquisition finale de l’objectif à l’aide de son radar, afin de déterminer l’instant optimum de largage des sous-munitions

L’architecture du missile et les matériaux choisis contribuent à la réduction de sa Surface Equivalente Radar et sa signature infrarouge, le principe même de la furtivité. L’APACHE est donc un missile furtif peu susceptible aux systèmes de brouillage. 

Ce missile a été « mis sous cocon » depuis 2008/2009, il est rare de le voir emporté sur RAFALE depuis et il est désormais plutôt destiné pour des missions avec le MIRAGE 2000.

 (1): Capacité d’un missile à être totalement autonome après le lancement.

Photo: Rafale B emportant des APACHE (en noir)

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MBDA SCALP-EG/ »Storm Shadow »:

« Système de Croisière Autonome à Longue Portée – Emploi Général ». C’est la version anglaise qui est baptisée « Storm Shadow ». 

Le missile SCALP est un dérivé de l’APACHE présenté plus haut.

Cependant, il comporte une charge unitaire contrairement à l’APACHE qui emportait des sous-munitions. Son développement a commencé en 1994 et le missile a pu être  livré aux forces en 2004 après une commande passée en 1998 (500 missiles dont 50 pour la Marine).

Le principe ressemble a celui évoqué avec l’APACHE, à savoir détruire un objectif terrestre primordial en profondeur ou présentant un danger (bunker, centre de commandement, de stockage de munitions…), déterminé avant le vol, sans que l’avion tireur ne soit en danger, tout en évitant les dommages collatéraux grâce à une très grande précision. Une fois lancé, sa cible ne peut donc pas être modifiée.

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  • Masse: 1300 kg Longueur: 5.10 m, envergure: 2.85m, diamètre inférieur à 1m
  • Vitesse: Mach 0.8
  • Portée: 250km
  • Altitude de croisière: 30m
  • Précision métrique
  • Charge unitaire de 400 kg
  • Capacité « fire and forget »
  • Guidage inertiel – topographique – radar – gps et guidage final par imagerie infrarouge
  • Coût unitaire: 626 000 euros (estimé)
  • Partie avant: equipements avionique  Partie centrale: charge militaire   Partie arrière: propulsion et contrôle du missile
  • Propulsion: Moteur Microturbo TR60-30 (allumage se faisant avant le tir) 

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Ce missile dispose d’une charge en tandem de 360 kg, également nommée BROACH (Bomb Royal Ordnance Augmented Charge), à double effet : pénétration (dans plusieurs mètres de bétons) et éclats. En cas de non-identification de la cible et de dommages collatéraux possibles, le SCALP est capable de changer de trajectoire pour s’écraser dans une zone déserte.

La différence de portée conséquente entre l’APACHE et le SCALP réside dans le fait que la charge unitaire du SCALP est moins volumineuse que l’ensemble des sous-munitions KRISS de l’APACHE. Le SCALP emporte donc plus de carburant et sa portée est accrue. Tout comme l’APACHE, le SCALP est furtif.

Sur RAFALE C et B, deux SCALP peuvent être emportés sans problèmes (sous voilure, voir photo suivante), mais sur RAFALE Marine, un seul SCALP peut être emporté (point d’emport central). En effet si un RAFALE M emporterait deux SCALP et n’en tirerait qu’un avant son retour au porte-avions, il y aurait une configuration asymétrique au moment de l’appontage.

Le SCALP est le missile qui a été principalement utilisé lors de l’intervention française en Libye, où il a démontré son efficacité. C’est d’ailleurs la première fois que ce missile était utilisé en contexte opérationnel.

En 2015, ces missiles feront progressivement tous partie d’un programme de rénovation, permettant notamment d’augmenter la capacité de pénétration du missile. Ils seront ensuite réceptionnés à partir de 2018.

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Vues aériennes de la base d’Al Jufra (Libye, 2011), avant et après le tir de missile Scalp sur celle-ci.

MBDA Exocet AM-39: 

L’Exocet est un missile anti-navire décliné en plusieurs versions : Mer/Mer (MM-38 et MM-40),  Sous-marin/Mer (SM-39) et Air/Mer (AM-39). C’est ce dernier qui équipe le RAFALE. Il peut être lancé par des avions de chasse de la Marine mais aussi depuis des hélicoptères ou des avions de patrouille par exemple. Il est utilisé depuis les années 70 par beaucoup de pays, mais la version actuelle a bien évidemment évolué depuis sa mise en service. Ce missile a prouvé son efficacité au combat, c’est notamment lui qui a détruit le destroyer Sheffield de la Royal Navy durant la Guerre des Malouines (1982). Il est disponible sur Rafale depuis le Standard F3, dans la version baptisée « AM 39 Block II Mod 2″. Les expérimentations et la qualification de ce missile se sont déroulés en 2012 et il est désormais opérationnel sur Rafale. Un seul missile peut y ête emporté, au point d’emport central.

  • Masse: 655 kg
  • Longueur: 4.69m   Diamètre: 0.34m    Envergure: 1m  
  • Charge militaire: 165 kg
  • Vitesse: légèrement inférieure à Mach 1 
  • Portée variable selon la vitesse et l’atitude du tireur (jusqu’à 70km)
  • Moteur fusée (propulseur solide)
  • Capacité « fire and forget » 
  • « Sea skimming »: ce missile effleure le niveau de la mer
  • Guidage inertiel + radar actif
  • Utilisable dans toutes conditions climatiques
  • Coût unitaire estimé :800 000 euros

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MBDA ASMP-A:

Le missile nucléaire ASMP-A (Air-Sol Moyenne Portée Amélioré) est une évolution du missile nucléaire ASMP qui a équipé les forces aériennes stratégiques (FAS) et assuré une partie de la dissuasion nucléaire française de 1986 à 2009, en complément des SNLE (Sous marin Nucléaire Lanceur d’Engins, qui emporte un autre type de missiles nucléaires, bien plus élaborés). Il était emporté sur MIRAGE IV, MIRAGE 2000 N et Super-Etendard. L’ASMP-A, programme débuté en 1997, est donc venu remplacer totalement l’ASMP; il a été qualifié le 1er octobre 2009 sur MIRAGE 2000 N. L’arrivée du standard F3 de l’avion de Dassault a permis sa qualification sur RAFALE un an plus tard, en 2010. Il est aussi bien utilisable sur RAFALE B que sur RAFALE M.

Les derniers missiles commandés par la France ont été livrés fin 2011. 

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  • Masse: 840 kg
  • Longueur: 5.40m   Diamètre: 0.35   Envergure: 0.96m
  • Mode de propulsion: Accélérateur à poudre puis statoréacteur
  • Portée: >500km en haute altitude, environ 100km en basse altitude (contre 300km maximum pour l’ASMP)
  • Vitesse: + de Mach 3 en haute altitude, Mach 2 en basse altitude
  • Précision accrue par rapport à l’ASMP (moins de 10 mètres de marge d’erreur)
  • Charge: Tête Nucléaire Aéroportée (TNA) qui remplace la TN-81 de l’ASMP. Cette TNA, dont la puissance est classifiée, serait d’une puissance de 300kt. Pour comparaison, « Little Boy »  larguée sur Hiroshima avait une puissance de 20kt. 
  • Guidage inertiel sur programme
  • Missile furtif, doté d’une grande manoeuvrabilité
  • Emporté sur point d’emport central sur Rafale
  • La France disposerait de 79 ASMP-A
  • Coût unitaire inconnu, estimé à 15 millions d’euros.
  • Durée de vie: 25 ans, rénovation prévue à mi-vie
  • REMARQUE: Il est toujours difficile, et c’est normal, d’avoir des informations et des données précises sur les armements nucléaires. 

Le tir se déroule en plusieurs phases. Après éjection, le missile descend de quelques mètres sous l’avion. Ensuite, l’accélérateur à poudre s’allume (mise à feu du bloc poudre) et propulse le missile au delà de la vitesse supersonique en quelques secondes. Le statoréacteur prend ensuite le relais : la transition s’effectuant en un dixième de seconde (largage de la tuyère d’accélération – ouverture des entrés d’air- éjection des obturateurs de la chambre de combustion – injection du kérosène et enfin allumage du statoréacteur). Le missile entre alors dans sa phase de croisière, avec une trajectoire pouvant être à haute altitude (avec descente à forte pente sur l’objectif), à basse altitude (en épousant le relief).

L’ASMP-A, et plus précisément la TNA présente la particularité mondiale d’être la seule tête nucléaire a avoir démontré son efficacité, sa fiabilité et sa sécurité sans essai nucléaire préalable, grâce au programme de simulation.

L’ASMP-A est un point essentiel de la dissusasion nucléaire française, par sa capacité à « réagir ou agir en tout temps, en toute heure, en tout lieu, quelles que soient les circonstances ».

Comme on peut le contaster sur la photo suivante (de gauche), qui présente le prototype Rafale B 01 avec un missile ASMP dans les années 90, la capacité à tirer l’arme nucléaire depuis le Rafale était envisagée dès l’origine.

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Les GBU:

Les GBU (Guided Bomb Unit) sont des bombes guidées par laser américaines. On utilise souvent le terme « Paveway » pour désigner le système de guidage de ces bombes américaines fabriqués par Raytheon. Les premières bombes laser, conçues par Texas Instruments, ont été utilisées la première fois par les Etats-Unis au Vietnam. Depuis, ils ont sans cesse développé et amélioré ce type de bombes. Les premières GBU sont elles entrées en service dans les années 70 et étaient utilisées par les Etats-Unis. La première à entrer en service étant la GBU-10, en 1976.  

Une bombe guidée laser, c’est en fait une bombe classique, à laquelle on rajoute un système de guidage: des ailettes arrières pour assurer la portance de la bombe, des ailerons canards dirigeant le bombe vers son objectif et un calculateur pour controler le tout. Ce dernier commande les ailerons en fonction de ce que voit le capteur de la tête. Ces bombes à guidage laser ne sont pas autonomes. Elles nécessitent l’utilisation d’un illuminateur (désignateur laser), utilisé au sol par un soldat ou embarqué sur un aéronef. Cet illuminateur a pour but de faire une « tache » laser sur la cible. (c’est le cas du pod Damocles sur Rafale).  Lorsque la bombe est larguée, elle entre alors dans une phase d’acquisition où la bombe va rechercher la tache de l’illuminateur puis acquérir l’objectif et enfin adapter la configuration de vol jusqu’à celui-ci. Dans la phase de guidage terminal, le calculateur tient les paramètres optimum jusqu’à la phase d’impact avec la cible. La cible doit cependant être illuminée pendant tout le vol de la bombe, ce qui fait de celle-ci une arme non-autonome, et n’est donc pas de type « fire and forget ». 

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Voici le profil de certains GBU qui peuvent être emportés sur RAFALE. A ceux-ci, il faudrait rajouter les GBU-49, qualifiés depuis 2012 pour que le document soit complet. D’autres GBU existent (GBU-27, GBU-28, GBU-39…). Vous trouverez le descriptif technique de chacune d’elle plus bas.

Type Corps de bombe Charge militaire (kg) Masse (kg) Longueur (m) Diamètre (m) Envergure en vol (m) Portée (km) 
GBU-12 Paveway II Mk-82 ou BANG 250 87 ou 70 250 à 277 3,3 0,27 0,43 15
GBU-16 Paveway II Mk-83 215 495 3,7 0,35 0,72 15
GBU-22 Paveway III Mk-82 87 227 ? ? ? 18
GBU-24/B Paveway III Mk-84 429 1050 4,39 0,46 2 18
GBU-24/A/B Paveway III BLU-109 243 1065 4,33 0,37 2,03 18
GBU-49 Enhanced Paveway  II  Mk-82 ou BANG 250 87 ou 70 250 à 277 3,3 0,27 0,43 15

La seule différence entre les deux GBU-24 est la charge, l’une est pénétrante (la BLU-109), et l’autre non. En ce qui concerne les GBU-49, c’est une GBU-12 qui est dotée d’un guidage GPS en plus du guidage laser. En effet, par mauvais temps par exemple, une interruption du faisceau du désignateur laser est possible, rendant la bombe obsolète. Dans le cas du GBU-49, le kit GPS prend alors le relais pour assurer la navigation.

La différence entre Paveway II / Paveway III réside dans un système navigation considérablement amélioré une précision accrue, de l’ordre d’un mètre sur Paveway III contre 10 mètres sur Paveway II.

Une bombe GBU coûte entre 50 000 et 70 000 euros.

Les GBU (sauf GBU-24) sont emportés sous voilure, par 2 ou 3 grâce aux adapterus bi et tri-bombes.

rafale-gbu22.jpg    rafale-gbu22-02.jpg

3 GBU-22 de chaque côté de la voilure.        

Tir de GBU-22

gbu-24-damocles-2.jpg

GBU-24 au point d’emport central

triple-gbu-49-loadout-and-tda-lr68-rocket-pod.jpg            gbu-12.jpg

Trois GBU-49                                                                                              

 2×2  GBU-12    

Remarque: Sur la photo où les GBU-49 sont montés sur Rafale, on note aussi la présence au sol du panier lance-roquettes LR-68, qui peut emporter 18 roquettes de 68mm.     

SAGEM AASM :

Désignation OTAN: SBU (Smart Bomb Unit) 38/54/64 HAMMER (Highly Agile Modular Munition Extended Range).

Les AASM (Armement Air Sol Modulaire) désignent une famille d’armements air-sol guidés de précision de nouvelle génération. Créée par Sagem, filiale du Groupe Safran, c’est le premier armement de ce type développé en Europe. On les appelle couramment les bombes AASM mais l’AASM est en réalité un kit de guidage associé à un kit d’augmentation de portée qui viennent s’adapter sur un corps de bombe classique, pour donner une arme guidée de précision.

L’objectif recherché à l’origine du programme, dans les années 90, est le même que pour le SCALP et l’APACHE: pouvoir frapper avec précision à longue distance sans mettre en danger le tireur. Cependant, les missiles de croisière SCALP et APACHE sont destinés à des objectifs de valeur situés vraiment en profondeur du territoire ennemi. Les AASM, eux sont destinés à des objectifs tactiques se trouvant à plusieurs dizaines de kilomètres du tireur. La sécurité du tireur est assurée par la grande portée que procure les AASM, plus de 50km. Cette grande portée est obtenue grâce aux bonnes performances de son propulseur.

Les commandes d’AASM à Sagem ont été passées en 2000. En 2007, les premiers AASM INS/GPS (SBU-38) ont été livrés. Les premiers déploiements d’AASM en opérations ont été réalisés en 2008 en Afghanistan. 2008 marque aussi la signature d’un accord entre Sagem et MBDA pour la commercialisation par MBDA à l’export de l’AASM. En 2009, c’est la version INS/GPS/Infrarouge (SBU-54) qui est livrée.

En 2013, c’est la version INS/GPS/Laser qui doit être reçue par les forces françaises, cette version ayant effectué ses tirs de qualification en 2011. Selon le rapport du Sénat, ce sont pas moins de 2348 kits AASM qui ont été commandés et au moins 800 autres kits qui devraient être commandés à partir de 2013. Le coût du programme s’élève pour le moment à 575 millions d’euros, ce qui nous donne un coût unitaire (avec développement) de plus de 240 000 euros. Sans tenir compte du développement, le coût unitaire est de 164 000 euros.

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  • Comme on le constate ci contre, les kits AASM s’adaptent à différents corps de bombe, de charge plus ou moins grande (125, 250, 500 ou 1000 kg) et de type différent (Mk-82, BLU 111 ou BANG)
  • Trois systèmes de guidage différents
  • Masse: environ 340kg et une longueur de 3.10m pour un corps de bombe de 250kg 
  • Portée: >15 km en basse altitude et >50 km en haute altitude
  • Capacité fire and forget
  • Capacité de tir tous temps
  • Capacités multicibles (jusqu’à 6 AASM peuvent être tirés en même temps) 
  • Emporté en 4 ou 6 exemplaires sur Rafale grâce aux adapteurs bi et tri-bombes
  • Précision: <10m pour la version INS/GPS et <5 m pour la version INS/GPS/Infrarouge et moins d’ un mètre pour la version INS/GPS/Laser
  • Très bonne manoeuvrabilité, capacité à très fort dépointage (tir à la verticale possible)
  • Propulsion à propergol solide
  • Durée de vie de 24 ans (d’arpès l’Assemblée Nationale)

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La conception modulaire présente un grand avantage, il permet à l’armée, en fonction de ses missions, de composer le type de bombe adéquat à celles-ci, avec pour résultat une excellente disponibilité. La charge et le système de guidage sont alors optimaux et en accord avec l’objectif déterminé. 

Comme dit plus haut, c’est la version SBU-38 HAMMER, à guidage INS/GPS qui est entrée en service la première, en 2007 (tir de qualification réalisés en jullet 2006). Cette version offre donc un système de guidage hybride; inertiel suivi d’un recalage GPS.

Vidéo des premiers tirs d’AASM

En 2009, la France a reçu la version INS/GPS/Infrarouge, qui ajoute une détection terminale assurée par un imageur infrarouge et qui permet d’effectuer un recalage final avant l’impact pour une plus grande précision. En effet, cet imageur infrarouge est capable de reconnaitre une cible fixe qui a été enregistrée dans sa mémoire. L’imageur infrarouge permet également à l’AASM d’être utilisé de jour comme de nuit. 

sbu-38.jpg aasm-Ir.jpg

A gauche, trois AASM à guidage INS/GPS et à droite, deux AASM à guidage INS/GPS/IR.

La SBU-64, version INS/GPS/Laser a effectué son premier tir de qualification en juillet 2012. Le tir de qualification sur cible mobile a eu lieu en décembre 2012. Dans cette version, un autodirecteur laser est ajouté, de la même façon qu’est ajouté un autodirecteur infrarouge sur SBU-54.

Cet autodirecteur laser permet la destruction de cible à forte mobilité. Lors des tirs d’essais, une cible motorisée au sol (un 4*4 roulant jusqu’à une vitesse de 80 km/h) a été détruite par le SBU-64 avec une précision de moins d’un mètre et un avion tireur se trouvant à une quinzaine de kilomètres, le tout avec un fort dépointage. Cette version laser a été commandée et va pouvoir être livrée dans les prochaines années. 

aasm laser tir essai.jpg 

Actuellement, seul le corps de bombe de 250 kg est utilisé (on parle d’AASM-250), mais des tirs ont déjà été réalisés avec un corps de bombe de 125kg. Les versions avec corps de bombe de 500 ou 1000kg sont en développement. Des améliorations de l’AASM, telles qu’une liaison de données sont elles aussi en développement.

Par rapport aux GBU, les AASM, grâce à leur mode d’attaque final vertical (il peut aborder une cible en coordonnées géographiques pures avec un angle de presque 90°), peuvent atteindre des objectifs dans des rues étroites par exemple ou encore dans un court espace entre deux reliefs… 

Cet armement présente le grand avantage d’avoir la précision d’un missile avec un coût trois à quatre fois inférieur.

Explication du guidage INS/GPS par Sagem: « kit de guidage de base utilisant trois gyroscopes inertiels dont les impulsions directionnelles sont gérées par un filtre de Kalman et recalées en temps réel par un récepteur GPS (Global Positioning System) de qualité militaire. Outil d’aide à la précision, un filtre de Kalman peut se résumer à un faisceau d’algorythmes mathématiques réunis sous la forme d’un dispositif électronique à réponse impulsionnelle infinie qui estime les divers états d’un système dynamique, à partir d’une série de mesures incomplètes ou brouillées. Les ingénieurs de Sagem ont particulièrement travaillé cette question, de telle sorte que la trajectoire de vol de l’AASM est lissée en permanence et recalculée selon une course prédictive qui lui permet d’atteindre une précision finale (ou erreur probable à l’impact) de quelques mètres. Et cela au bout d’un vol d’une cinquantaine, voire de soixante à soixante-dix kilomètres » (source)

aasm-sur-rafale.jpg

Mais aussi…

Le pod de désignation laser Damocles:

Ce pod de désignation multi-fonction, développé par Thalès a prouvé son efficacité sur RAFALE dans les différentes missions où il a été engagé.

Caractéristiques:

  • Masse: 265 kg   Longueur: 250cm   Diamètre: 37cm
  • Spectre de 3 à 5 µm
  • Laser de télémétrie: 1.5 µm de longuer d’onde
  • Laser de désignation : 1.06 µm de longueur d’onde
  • Champ de vision : de 4°x3° à 1°x0.75°
  • Grossissement électronique x2
  • Conception modulaire pour permettre des mises à jour
  • Compatibilité avec les systèmes d’armes existant mais aussi futurs

Les missions et le fonctions de ce pod:

Air-sol:

  • Compatible avec les armes guidées par laser (GBU), les armes guidées par INS/GPS (AASM) et les armes guidées par imagerie
  • Deux modes d’attaque: autonome ou en coopération, en utilisant le traqueur laser intégré
  • Forte énergie laser combinée à une forte résolution laser qui offrent une longue portée de sécurité et un grand niveau de survivabilité
  •  A longue portée, capacité à évaluer les dommages
  • Capacité à reconnaitre la cible
  • Localisation assurée en 3D
  • Navigation FLIR intégrée (Forward Lookind InfraRed, utilisiation des rayons infrarouges pour détecter les cibles)
  • Résolution infrarouge de 320*240

Reconnaissance:

  • Reconnaissance moyenne portée de jour comme de nuit même sur petites cibles
  • Identification visuelle de cibles aériennes de jour comme de nuit (facilite localisation et approche des ravitailleurs).

 Données fournies par Thalès, le constructeur de ce pod

Présentation à partir de 4min15 sur la vidéo.

  damocles-1.jpg

Les principaux concurrents du pod Damocles sont le pod « Sniper » de Lockheed-Martin (US) et le pod « Litening » de Rafael (Israel). Mais le Damocles apparait en retrait, moins performant que ceux-ci et ceci pourrait être préjudiciable pour l’exportation du Rafale. C’est pourquoi Thales développe un nouveau pod, le PDL-NG (Pod de Désignation Laser – Nouvelle Génération).

Au départ Thales avait pensé à un « Damocles-XF », (le pod Damocles amélioré avec une voie TV) mais il a été abandonné au profit du PDL-NG (contrat de 150 millions d’euros pour le développement de celui-ci signé en janvier 2013 avec Thales). Ce PDL-NG, serait lui doté d’une voie TV mais aussi d’un nouveau capteur infrarouge et une résolution infrarouge portée à 620*540. Aussi, une caméra de jour supplémentaire et des capacités de géolocalisation accrues. Il pourra notamment effectuer des missions de renseignement non conventionnel. Ce tout nouveau pod doit être livré en 2018 et la facture s’élevera alors à 450 millions d’euros avec la fabrication de 45 exemplaires.

Le pod RECO-NG:

RECO-NG: Reconnaissance Nouvelle Génération. Ce pod est aussi appellé AEROS. 

L’armée de l’air, tout comme la marine a exprimé le besoin en 1997 d’un dispositif de reconnaissance aérienne possèdant des capacités nettement supérieures aux équipements alors utilisés. Parmi les améliorations souhaitées, on retient une augmentation de la durée de reconnaissance possible au dessus de la zone à observer, un matériel offrant une souplesse d’emploi accrue, ou encore la possibilité de recueillir plus de données.

La France a donc commandé à Thales 20 exemplaires de pod de reconnaissance baptisé RECO-NG en 2000. Pour rappel, la fonction reconnaisance est une capacité déterminante, elle permet de préparer avec la plus grand précision les missions et aussi de s’assurer une bonne maitrise de l’environnement de la mission.  Le pod a été qualifié par la DGA en 2009 et est entré en service en 2010. Les forces françaises ont reçu 10 pods en 2011 et les 10 autres en 2012. Il est utilisable sur RAFALE air (biplace de préférence) et sur RAFALE Marine. Ses compétences ont été prouvées lors de l’engagement en Lybie en 2011.

  • Longueur : environ 5m
  • Diamètre: 80cm
  • Masse: environ 1 tonne
  • Qualifié pour un vol jusqu’à Mach 1.4

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Description fournie par le site du ministère de la Défense:

« Le Pod Reco-NG peut prendre des photos en très basse comme en haute altitude, à courte comme à grande distance, à grande comme à très grande vitesse. Il permet une reconnaissance photographique aérienne inédite pour l’armée française. En comparaison, son prédécesseur, le Presto, ne prenait pas de clichés en basse altitude par exemple.

Les capteurs optiques, placés dans une nacelle intégrée sous un Rafale, tournent à 180 degrés. Ils peuvent viser une zone, pointer un objectif sous différents angles ou pointer différents objectifs lors d’un seul passage.

Le Pod Reco-NG opère sur deux bandes spectrales (visible et infrarouge) afin de réaliser des prises de vue diurnes et nocturnes. Mais le capteur infrarouge est aussi utilisé en plein jour. « On fait du bispectral systématiquement pour être sûr de ne rien rater, raconte le Lieutenant Colonel Loïc Rullière, commandant de l’Escadron de Chasse 1/7 « Provence »En superposant, pour un même site, une image en vision diurne et une autre prise en infrarouge, des éléments peuvent être découverts, comme la trace thermique d’un avion qui vient de décoller ou la présence d’hélicoptères dans des hangars. »

Pour la première fois, le « tout numérique » est utilisé dans un système de reconnaissance. Cela permet de stocker une grande quantité d’images, géoréférencées directement dans la nacelle. « Fini la pellicule : le stockage de l’information ne sera pas une limite », assure le commandant de l’escadron. «  

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Vidéo d’explication de la mise en oeuvre du pod RECO-NG

LGTR: Laser Guided Training Round

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  • Masse: 40kg
  • Longueur: 1.90m 
  • Diamètre: 0.10m 
  • Ce système est utilisé lors d’entrainements, il permet de simuler un tir de GBU sur des cibles d’entrainement.
LGTR.jpg
Pod ACMI (SEMAC):
 
ACMI: Air Combat Maneuvering Instrumentation                
SEMAC: Système d’Entrainement aux Missions Aériennes Complexes
 
MBDA fabrique la version française de ces dispositifs, l’acronyme SEMAC est donc seulement utilisé pour la version française. Le pod ne peut qu’être situé à l’extrémité de la voilure du RAFALE, sur les rails, là où l’on voit par habitude des MICA. Globalement, cet équipement a pour but d’enregistrer puis de restituer les actions qui ont été effectuées par l’aéronef qui le porte. Il est constitué d’équipements électroniques d’une antenne émettrice/réceptrice. Ainsi, on l’utilise pour effectuer des debriefings après vols puisque le pod est capable de simuler un tir de missile air-air, un tir au canon ou un tir de leurres, et aussi calculer une probabilité d’impact. L’information est alors immédiatement transmise au pilote mais aussi aux équipes au sol qui analysent ces résultats. Lors d’un exercice ou d’une « confrontation » lors des rassemblements comme le Red Flag ou le TLP (Tactical Leadership Program), ce sont ces systèmes qui sont utilisés par les différents avions y participant. Les informations qu’émettent les systèmes ACMI sont alors centralisées par les équipes au sol qui pevent suivre en direct l’évolution de la situation tactique de l’exercice. 
pod-semac.jpg
 
Nacelle de ravitaillement en vol
 
La Marine est la seule à exploiter les capacités de ravitailleur du Rafale. Grâce à la nacelle de ravitaillement buddy-buddy Intertechnique Douglas D827, un Rafale Marine peut ravitailler un autre RAFALE Marine ou un Super-Etendard. On dit alors que le RAFALE qui a la fonction de ravitailleur est en configuration « Super-Nounou », ou le RAFALE emporte la nacelle (sous fuselage) avec 6500 litres de carburants en emports externes (2 bidons de 2000L et 2 de 1250 L) La nacelle permet un transfert de carburant à 530 litres par minute. Un ravitaillement n’est possible qu’en vitesse subsonique. D’une longueur qui ne dépasse pas les 3m et d’une masse inférieure à 400 kg, cette nacelle est munie de pompes à combustible et hydraulique, et aussi d’un tuyau flexibles d’une quinzaine de mètres, au bout duquel est monté un « panier » qui va se fixer à la perche de l’avion à ravitailler. 
super-nounou.jpg  panier-ravitaillement.jpg
Un RAFALE M en configuration super – nounou.                                              
Le panier de ravitaillement monté sur le tuyau flexible
ravitaillement.jpg
Phase de ravitaillement entre deux RAFALE Marine
 

Présentation du métier d’armurier sur RAFALE

Source: 
http://tpe-rafale.e-monsite.com/pages/rafale-ses-caracteristiques/emports-armements/

De jolis petits « cadeaux »

à

l’URANIUM « APPAUVRI »

prêts à contaminer

les populations autochtones

et à polluer les eaux,

les sols et l’air…

pour l’éternité !

Merci HOLLANDE !

HOLLANDE Je vous mens, je vous manipule et j'en suis fier avec signature Thierry LAMIREAU

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI
Jean-Yves LE DRIAN

Ministre de la Défense

sort ses gros bras

avec les RAFALE:

(Source: RFI montage de l’interview de Olivier FOURT)

Spectre de la guerre:

Les Européens envoient

des avions militaires

à la frontière russe

Quatre avions de combat britanniques ont rejoint, lundi 28 avril 2014, la Lituanie dans le cadre d’une mission de surveillance de l’OTAN visant les pays baltes, selon des sources officielles. Quatre engins français étaient déjà arrivés plus tôt dans la journée dans le ciel polonais.

Les quatre RAFALE français ont rejoint la base de Malbrok, dans le nord de la Pologne, où environ 70 militaires tricolores ont été déployés. Quatre JET Typhoon britanniques sont quant à eux arrivés en Lituanie et vont survoler les espaces aériens estonien, lettonien et lituanien. Ces renforts font partie des mesures prises par l’OTAN pour rassurer les pays de l’Est de l’Europe, inquiets de l’attitude de Moscou dans la crise ukrainienne.
Depuis le 1er avril 2014, un avion radar Awacs français assure par ailleurs plusieurs fois par semaine des missions de surveillance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie. Un autre avion radar Awacs, britannique celui-là, a également été déployé en mars pour les mêmes missions.
L’OTAN a annoncé mi-avril le renforcement de la défense des pays d’Europe orientale et multiplie les sorties de ses avions au-dessus des pays baltes. Des navires doivent être déployés dans la mer Baltique et en Méditerranée orientale. Washington a également annoncé la semaine dernière le déploiement de quatre compagnies de parachutistes, soit 600 soldats, pour des exercices en Pologne et dans les pays Baltes.

Arrivée de 150 soldats américains en Estonie

Une compagnie de 150 hommes de la 173e brigade aéroportée de l’armée américaine est également arrivée lundi en Estonie, complétant ainsi ce déploiement annoncé par Washington. Les soldats américains ont atterri à la base aérienne d’Amari (ouest) où ils ont été accueillis par le président estonien Toomas Hendrik Ilves. Ils seront stationnés au port de Paldiski sur la mer Baltique, au moins jusqu’à la fin de l’année.
« Les liens transatlantiques ne vont pas de soi, mais constituent un élément vital de la sécurité, dans un monde non sécurisé. Nous apprécions ainsi d’autant plus les troupes alliées sur notre sol. L’Estonie est un pays qui a toujours apprécié et aimé les Etats-Unis », a déclaré M. Ilves lors de la cérémonie d’accueil.  »Le seul danger militaire dans la région de la mer Baltique est la Russie. La Russie ne reconnaît pas la neutralité: vous êtes soit avec eux soit contre eux », a commenté le chef d’état-major des armées estonien, Riho Terras au cours du week-end.  »Cela étant le cas, la présence de forces armées occidentales dans notre région est d’une importance vitale ».

 UE et Etats-Unis imposent

de nouvelles sanctions à la Russie

Par ailleurs, les Etats-Unis ont décidé, lundi 28 avril 2014, d’imposer des sanctions à 7 responsables russes et 17 sociétés proches du président Vladimir Poutine, en représailles à ce qu’ils ont qualifié  »d’actes de provocation » en Ukraine. Parallèlement, l’Union Européenne va également ajouter quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à la liste des personnes sanctionnées dans le cadre de la crise ukrainienne, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.
L’ajout de ces noms a été décidé par les ambassadeurs auprès de l’UE des 28 pays membres, qui se sont réunis à Bruxelles en raison de l’absence de « désescalade » de la situation en Ukraine. Côté américain, Washington va également revoir les conditions d’autorisation à l’exportation en Russie de certains équipements high-tech qui pourraient avoir un usage militaire, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué publié à Manille, où le président Barack Obama est en visite officielle.

http://www.rtl.be/info/monde/europe/1087150/spectre-de-la-guerre-les-europeens-envoient-des-avions-militaires-a-la-frontiere-russe

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2014 |Pas de commentaires »
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