MALI: LETTRE OUVERTE à FRANCOIS HOLLANDE (Christine POUPIN, Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU)

MALI :

Lettre ouverte à F.HOLLANDE

MALI: LETTRE OUVERTE à FRANCOIS HOLLANDE (Christine POUPIN, Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mali4

Christine Poupin, Olivier Besancenot, Philippe

Poutou : VIA A.C

(mardi 22 janvier 2013 – 12h35)

Monsieur Hollande, ,

Lors d’un point presse, le 15 janvier 2013, vous avez déclaré : « Qu’allons nous faire des terroristes ? Les détruire ! ». Déclaration choc, violente, et guerrière, qui rappellerait presque les intonations de Vladimir Poutine. Déclaration également quelque peu imprudente par son côté péremptoire. Car, au jeu de l’escalade verbale, les faits, eux, suivent un engrenage où, hélas, fréquemment les otages s’additionnent aux otages. La tragique prise d’otages qui s’est déroulée sur le site gazier de Tigantourine, en Algérie, qui nous révolte tous, en a donné, durant son dénouement, la dramatique illustration.

Alors qu’avez vous voulu prouver en utilisant ces mots ?

Que vous étiez aussi chef des armées, chef de guerre. Et surtout, que vous assumiez entièrement la guerre au Mali. Comme c’est attristant de constater que le rare domaine où vous ne vous autorisez pas d’hésitations, soit celui de la guerre. Dans la plus grande tradition, vous emboîtez joyeusement le pas de vos prédécesseurs. Qu’on se le dise, vous aussi, postulez à la stature de président de la Françafrique (France « A fric » pour reprendre l’expression de l’association Survie). Comme c’est consternant de se retrancher, comme à l’accoutumée, derrière des raisons humanitaires – qui ne se rappellent à vous que selon les circonstances – pour masquer à l’opinion les vrais intérêts colonialistes que la France défend dans ce conflit.

Alors, oui, Monsieur Hollande, dans le nord du Mali, des fanatiques religieux cherchent à imposer un régime odieux à la population malienne. Et oui, il y a des raisons de s’en émouvoir et de se sentir solidaires du peuple malien. La seule question qui vaille alors est de savoir si votre intervention militaire, menée en solo, risque d’améliorer ou d’aggraver la situation. Poser cette seule question dérange. Et pour cause.

Les premiers applaudissements, rituel des débuts de guerre, qui ont salué votre initiative, s’estompent rapidement et le murmure des premiers doutes s’installe déjà. Aurions-nous, sur ce sujet aussi, perdu la mémoire de notre histoire récente ?

Les différentes interventions militaires étrangères de ce type, qui se sont succédées ces 20 dernières années, en Irak, Afghanistan, Somalie, Libye, ont débouché sur une situation politique ingérable, chaotique, et le plus souvent sur une guerre civile doublée d’une catastrophe humanitaire. Car le décompte lugubre des milliers de morts ne s’arrête pas au cessez-le feu décrété par les puissances occidentales ; Il déroule inlassablement son lot de nouvelles victimes, énoncé en quelques secondes seulement durant nos journaux télévisés du soir. Au final, ces guerres qui prétendaient stopper, voire « détruire » le terrorisme, n’ont fait que renforcer bien souvent la position des plus déterminés, des plus extrémistes, et des plus radicaux d’entre eux. Quant à la défense du droit des femmes, qui oserait dire qu’elle s’est améliorée ? Et où ? En Irak, Afghanistan, Somalie, Libye ?

Monsieur Hollande, le monde politique vous tresse maintenant des lauriers.

De quoi se sentir porté par cet élan d’union nationale probablement recherché. Au point d’en perdre un peu le sens des proportions. Vous êtes vous seulement rendu compte du ridicule de la situation lorsque, sans rire, vous êtes arrivé paré de votre nouvel accoutrement de chevalier universel de la démocratie, arborant fièrement vos belles valeurs – les droits de l’homme, des femmes, la lutte implacable contre l’obscurantisme religieux – pour faire le point sur cette guerre, durant une conférence de presse tenue… aux Emirats arabes unis ? Là-bas, la législation s’applique selon la « charia », et fait encourir la lapidation pour adultère, blasphème ou homosexualité. Mais, qu’importe. La délégation du CAC 40 est sortie repue, gavée de juteux contrats. Et nous voulons tous croire que le sommet sur la défense de l’environnement, sponsorisé par Total et Exon a du tenir des propos percutants et plein de bon sens. Malheureusement, un sujet a cependant empoisonné vos entretiens : s’entendre enfin sur un prix avec la présidence des Emirats afin de vendre 6O avions Rafale. Le groupe Dassault le sait bien : faire la guerre, c’est un métier.

Aux Emirats arabes unis, comme au Mali, vous suivez inexorablement votre mission: assurer le bon commerce de la France. Nous découvrons donc que le Sahel n’est pas qu’un désert mais qu’il est le confluent géostratégique de nombreux échanges, licites comme illicites. Il est aussi la clé d’entrée frontalière fragile qui donne accès à des zones que la France tient à sécuriser, en premier lieu les mines d’uranium qu’exploite au Niger Areva, fleuron français de l’industrie nucléaire. Vous n’êtes pas un héros désintéressé dans cette guerre. Ni un pompier volontaire qui serait venu éteindre un feu qui, rappelons-le, a été entretenu sciemment ces dernières années par tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis le début des années 1980.

En effet, les politiques libérales, les plans d’ajustements structurels, liés à la dette malienne, dont le remboursement intéresse particulièrement la France, ont désagrégé la société, la privant de ses services publics, de ses industries, et de ses entreprises de services… L’état s’est délité, au point de quasiment disparaître dans le nord du Mali. En outre, les récents événements sont directement liés à la guerre en Libye.

Or, l’intervention militaire française en Libye n’a pas consisté à livrer gracieusement des armes à la révolution légitime du peuple libyen. La France est intervenue militairement en tant que puissance extérieure pour rappeler au futur pouvoir toute sa dépendance, et espérer autant de gestes en retour, notamment sur le marché pétrolier. Il a dépossédé par là même la révolution libyenne de la possibilité de s’approprier politiquement le contrôle des régions prises militairement. Ainsi, la région du Sahel a été brutalement déstabilisée et a libéré un afflux de combattants surarmés dans leur pays d’origine, notamment au Mali.

Enfin, vous êtes bien placé pour savoir que l’Etat français n’a pas vu d’un bon œil la destitution en mars 2012 du régime corrompu d’Amadou Toumani Touré, par une mutinerie militaire qui s’est transformée en coup d’état. Dès lors, la France n’a eu de cesse de priver l’armée malienne de ses propres appuis logistiques. La Cédéao, dirigée par Alassane Ouattara, qui doit beaucoup à la France pour son accession au pouvoir en Côte-d’Ivoire en 2011, a ainsi décidé d’un embargo, l’été dernier, sur des armes pourtant destinées aux militaires maliens, en bloquant des blindés, des munitions, des armes lourdes dans les ports de Dakar au Sénégal, et de Conakry en Guinée. Se défendre seul devient nécessairement plus compliqué.

Monsieur Hollande, le destin des maliens appartient aux maliens.

Et si une guerre est à mener, ce n’est sûrement pas à la France de s’autoproclamer sauveur au Mali. Le paternalisme français en Afrique n’a que trop duré. En France, l’Etat s’intéressait jusqu’alors aux Maliens surtout pour les expulser. Cette France-là serait soudainement touchée par les plus sincères sentiments humanitaires ?

Cette France qui n’arrive même pas à reconnaître sa responsabilité dans le génocide Tutsi qui s’est déroulé au Rwanda en 1994. Ne privons pas le peuple malien d’une solution politique que des voix réclament là bas avec insistance : le député Oumar Mariko de l’organisation SADI (Solidarités, Afrique, démocratie, indépendance), par exemple, ou l’ancienne ministre Aminata Traoré, qui a lancé, il y a plusieurs mois, un manifeste contre cette guerre au nom du droit des femmes. Car la société civile, syndicale et politique est une réalité incontournable au Mali.

En France, l’union nationale, au-delà des doutes exprimés sur le mandat français ou le peu de débat parlementaire, semble avoir contaminé quasiment tous les partis. A de trop rares exceptions près. Le meilleur moyen d’aider le peuple malien à mener son combat contre l’obscurantisme religieux, Monsieur Hollande, c’est que l’État français cesse de parler au nom des autres.

Le 18 janvier 2013

Christine Poupin, Olivier Besancenot, Philippe Poutou

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE MALI ET LA RUEE VERS L’AFRIQUE: UNE NOUVELLE VAGUE DE BARBARIE (Ben SCHREINER / Global Research)

Le Mali et la ruée vers l’Afrique :

AFRIQUE

Une nouvelle vague de Barbarie

L’intervention militaire française au Mali qui a débuté, la seconde intervention de la France en deux ans dans une ex-colonie africaine, est rapportée être “secondée” par les Etats-Unis. Ceci ne doit pas être une surprise lorsque l’on considère l’intensification de la pénétration du Pentagone en Afrique.

D’après le centre de commandement étasunien en Afrique, AFRICOM, le Pentagone prévoit de déployer des soldats dans quelques 35 pays africains différents en 2013. Comme le rapporte NPR, environ 4000 soldats étasuniens vont prendre part « à des manœuvres militaires et entraîner les troupes africaines dans des domaines allant de la logistique au tir en passant par l’organisation des soins médicaux. » (de plus, l’officier malien responsable du coup d’état en mars dernier venait juste de recevoir une formation militaire par les Etats-Unis.)

Bien entendu, l’armée US a déjà une présence de terrain très significative en Afrique. Par exemple, la « base de drones Predator, la plus active en dehors de la zone de guerre d’Afghanistan » avec 16 vols de drones par jour, est localisée au Camp Lemonnier à Djibouti.

Mais comme le note la revue Army Times : « La région, à bien des égards, représente la dernière frontière militaire » et afin de rassasier l’appétit des États-Unis pour une « projection de sa puissance mondiale », aucune frontière n’est laissée non conquise.

Ainsi, un rapport de juin 2012 du Washington Post révélait que les tentacules préliminaires de l’armée américaine s’étendaient déjà à travers les États-Unis. Comme le journal le rapportait, la surveillance aérienne étasunienne s’exerce actuellement depuis des bases clandestines au Burkina Faso, en Mauritanie, en Ouganda, en Ethiopie, à Djibouti et au Kenya, avec un plan contingent d’ouvrir une nouvelle base au sud Soudan.

Le Post expliquait plus en disant que: « le pentagone dépense 8,1 millions de dollars pour moderniser une base aérienne opérationnelle avancée en Mauritanie, sur la côte ouest du Sahara. La base est proche de la frontière avec le Mali touché par les troubles. »

Avec de tels avantages déjà en place, le Pentagone était en position non seulement de « seconder » la France dans son intervention au Mali, mais, comme l’a rapporté le New York Times (NdT: La voix officielle de la CIA dans la presse écrite étasunienne), de peser “sur un bon nombre d’options pour aider les efforts français, ceci incluant un soutien accru dans la logistique et dans le partage optimisé du renseignement”.

Pour mieux mettre en lumière ce qu’un soutien étasunien pourrait éventuellement devenir au Mali, J. Peter Pham, le directeur de l’Atlantic Council’s Africa Center de Washington et un chef conseiller stratégique de l’AFRICOM a commenté: « Les attaques de drones ou de l’armée de l’air ne vont pas restaurer l’intégrité territoriale du Mali ou défaire les islamistes, mais elles peuvent être de moindres maux. » Un signe plutôt de mauvaise augure, quand on sait que « cette option du moindre mal » a déjà coûté le massacre de centaines d’innocents dans la campagne d’assassinat des Etats-Unis par les drones.

Bien sûr, tout comme avec la campagne de drones, la poussée du Pentagone en Afrique est devenue partie intégrante par extension de l’emballage acidulé de la “guerre contre la terreur”. Un rapport de Juin d’Army Times notait: « L’Afrique en particulier, a émergé comme la plus grande des priorités pour le gouvernement américain parce que des groupes terroristes y sont devenus une menace de plus en plus grande pour les Etats-Unis et la sécurité régionale. »

Mais quelle intervention n’a t’elle pas été justifiée en employant quelque variante que ce soit de la toujours très utile rengaine de la « guerre contre la terreur » ? Comme le président français François Hollande l’a déclaré vendredi dernier: « Les terroristes devraient savoir que la France sera toujours là quand les droits d’un peuple, ceux du Mali qui veut vivre librement et dans une démocratie, sont en danger. »

« L’idéologie de notre temps, du moins lorsqu’il s’agit de légitimer la guerre, est un certain discours sur les Droits de l’Homme et la démocratie », a écrit Jean Bricmont dans son livre “L’impérialisme humanitaire“. Et nous pourrions même ajouter, un certain discours cynique de combattre la terreur.

Naturellement, la notion même que le renouveau d’intérêt de l’Occident pour l’Afrique soit ancré dans un désir altruiste d’aider les états africains à combattre le terrorisme et d’établir la démocratie est complètement absurde. Ce fut l’alliance de l’OTAN, moins une nation, qui s’est si avidement alignée avec les combattants salafistes pour renverser Mouamar Kadhafi en Libye. De plus, c’est la même alliance militaire qui encourage les salafistes en Syrie, tout en les bombardant dans la région AfPak (Afghanistan/Pakistan), en Somalie, au Yémen et maintenant au Mali.

Clairement, seuls ceux qui pratiquent la double pensée ont une chance de comprendre le terrain en permanence mouvant de la « guerre contre la terreur » menée par l’Occident.

De fait, pour une fois, le voile de la « protection de la démocratie » et de « combattre la terreur » est levé et le visage impérialiste est dévoilé.

Ainsi, l’impératif qui motive le renouvellement de l’intérêt occidental en Afrique, comme l’a expliqué Conn Hallinan, est la course pour sécuriser les vastes ressources et richesses du continent.

« Les Etats-Unis reçoivent actuellement environ 18% de ses sources d’énergie de l’Afrique, on prévoit que ce chiffre grimpera à 25% à l’aube de 2015, l’Afrique aussi fournit environ un tiers des besoins énergétiques de la Chine, plus du cuivre, du platine, du bois et du minerai de fer », écrit Hallinan.

De plus, comme l’affirme Maximilian Forte dans son Slouching Towards Sirte : « Les intérêts chinois sont perçus comme entrant en concurrence avec ceux de l’Occident quant à l’accès aux ressources et aux influences politiques. AFRICOM et quelques autres initiatives du gouvernement étasuniens sont faits pour prendre en compte et contrer ce phénomène. »

Ceci explique l’aventure de l’OTAN de 2011 en Libye qui a éliminé du pouvoir un leader panafricain borné qui menaçait de frustrer l’expansion d’AFRICOM dans cette “dernière frontière” militaire. Ceci explique aussi l’intervention française, soutenue par les Etats-Unis au Mali, qui sert au renforcement des intérêts occidentaux plus avant en Afrique.

L’intervention, comme nous le voyons, appelle l’intervention. Comme Nick Turse nous avait prévenu en Juillet: « Le Mali n’est sûrement que le début et bien malin qui peut dire comment cela va se terminer. »

Une chose est certaine, nous allons vers une nouvelle vague de barbarisme alors que la course effrénée pour l’Afrique s’accélère.

Ben SCHREINER

Article original en anglais :

Mali and the Scramble for Africa, A New Wave of Barbarism, Global Research, le 13 janvier 2013.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Ben SCHREINER est un écrivain free lance qui couvre la politique étasunienne et internationale. Il est actuellement étudiant en Masters de journalisme à l’université du Wisconsin-Madison.

Contact via email at bnschreinergmail.com. workingleft

mondialisation.ca

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA COREE DU NORD MENACE SEOUL, LA CHINE S’IMPATIENTE

La Corée du Nord menace Séoul,

LA COREE DU NORD MENACE SEOUL, LA CHINE S'IMPATIENTE dans REFLEXIONS PERSONNELLES coree

la Chine s’impatiente

SEOUL – La Corée du Nord a menacé, vendredi 25 janvier 2013, la Corée du Sud de représailles physiques si elle s’associait aux sanctions votées cette semaine par le Conseil de Sécurité de l’ONU, irritant son alliée chinoise qui a engagé sa crédibilité en votant la résolution moyennant des sanctions limitées.

Si les traîtres du régime fantoche en Corée du Sud participent directement aux soi-disant +sanctions+ des Nations Unies, de sévères représailles physiques seront prises, a prévenu le Comité Nord-Coréen pour la Réunification Pacifique de la Patrie, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle KCNA.

La Corée du Nord a annoncé jeudi son intention de procéder à une date indéterminée à un nouvel essai nucléaire en signe de défi aux Etats-Unis, son ennemi juré, et en réponse aux sanctions élargies de l’ONU votées mardi après le lancement le 12 décembre 2012 d’une fusée considérée par Washington comme un missile balistique.

Ces sanctions sont une déclaration de guerre contre nous, a estimé le comité nord-coréen.

Washington a immédiatement dénoncé les menaces nord-coréennes.

La déclaration de la Corée du Nord est une provocation inutile, a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, soulignant qu’un nouvel essai nucléaire constituerait une sérieuse violation des sanctions des Nations Unies et isolerait davantage encore Pyongyang.

Le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a souligné de son côté que les Etats-Unis étaient pleinement préparés pour faire face à un tel test.

Un nouvel essai nucléaire nord-coréen serait le troisième, après ceux de 2006 et 2009 qui répondaient déjà à l’époque à des sanctions votées à l’ONU après des tirs de fusée.

Dans la résolution, le Conseil de Sécurité se déclare résolu à prendre des mesures décisives en cas de nouvelle infraction.

Conformément aux principes de la résolution, Washington a pris de nouvelles mesures de rétorsion à l’encontre des entités ou individus que les Etats-Unis accusent de contribuer à son programme nucléaire militaire.

Le gouvernement américain précise que ces mesures découlent de la mise en oeuvre de la résolution 2087 du Conseil de Sécurité de l’ONU votée mardi après le tir du 12 décembre 2012.

Ce texte est le fruit d’intenses tractations entre Washington et la Chine, qui l’a voté bien qu’elle ait plaidé pour une simple déclaration.

Dans une rare mise en garde à son allié, la Chine a prévenu vendredi qu’elle n’hésitera pas à réduire son aide à la Corée du Nord si Pyongyang procède à un nouvel essai nucléaire.

Si la Corée du Nord se livre à de nouveaux essais nucléaires, la Chine n’hésitera pas à réduire son aide au régime de Kim Jong-Un, écrit le Global Times dans un éditorial soulignant que Pékin fait face à un dilemme devant la situation dans la péninsule coréenne.

Il semble que la Corée du Nord n’apprécie pas les efforts de la Chine. Elle critique la Chine sans la nommer explicitement, poursuit l’éditorial du quotidien de langue anglaise.

Le Global Times, dont la version anglaise et chinoise de l’éditorial sont identiques, est un quotidien du groupe du Quotidien du Peuple, l’organe central du Parti Communiste Chinois (PCC).

Il répondait à une déclaration nord-coréenne qui égratignait implicitement la Chine en évoquant ces grands pays (…) qui abandonnent sans hésitation jusqu’aux principes les plus élémentaires, sous l’influence de l’arbitraire américain.

Cette polémique feutrée entre Pékin et Pyongyang par voie de presse est largement inédite. Elle traduit la lassitude et une forme d’impuissance de la part de la Chine à influer sur son allié et ses ambitions nucléaires, relèvent les analystes.

Exsangue, la Corée du Nord, où a sévi une famine qui a fait des centaines de milliers de morts au milieu des années 1990, ne survit économiquement que grâce au soutien chinois et à l’aide alimentaire internationale.

(©AFP / 25 janvier 2013 10h21)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MALI: 40 ARTISTES MALIENS SE MOBILISENT POUR LA PAIX (jolpress.com)

CONFLIT MALIEN:
MALI: 40 ARTISTES MALIENS SE MOBILISENT POUR LA PAIX (jolpress.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES touaregs_-_alfred_weidinger
Quarante artistes maliens
se mobilisent pour la paix

La chanteuse et comédienne malienne Fatoumata Diawara a réuni quarante artistes autour d’une chanson intitulée « Maliko » afin d’apporter leur soutien à la population du Nord-Mali.

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 Fatoumata Diawara, Amadou et Maryam chantent pour la paix

Des grands noms de la scène africaine se sont mobilisés pour la paix au Mali, en collaborant à une chanson de soutien baptisée « Maliko » (La Paix).  

C’est la chanteuse et comédienne malienne Fatoumata Diawara qui a composé la chanson sur sa guitare. Les artistes, dont le duo Amadou et Mariam, les chanteurs Vieux Farka Touré, Habib Koite et Oumou Sangaré, se sont ensuite joints au projet. 

« Il y a eu une envie de tous les artistes du Mali de faire une chanson, parce que c’est notre arme, c’est avec elle qu’on voyage aux quatre coins du monde pour défendre ce pays dans sa dignité par rapport à sa culture, par rapport à son histoire », a expliqué la chanteuse sur France Inter, jeudi 17 janvier 2013

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Amkoullel :

« Cette guerre est peut-être nouvelle pour le reste du monde, pas pour nous »

Amkoullel, rappeur et présentateur de télévision malien, était invité sur le plateau du Petit Journal sur Canal +. L’artiste s’est adressé à ses compatriotes en déclarant:

« Restez toujours aussi forts et dignes, conservez ce qui fait la grandeur du Mali, la tolérance, l’unité et la paix », avant d’ajouter : « Cette guerre est peut-être nouvelle pour le reste du monde, pas pour nous, ça fait plus d’un an. Ma mission en tant que rappeur est de porter la voix des sans-voix, dénoncer une situation d’insécurité totale au Mali (…) », rapporte le journal L’Express. En juin 2012, le rappeur avait déjà sorti un titre intitulé « SOS » dans lequel il dénonçait la situation alarmante au Mali. 

S.O.S.

En achetant ce titre, vous faites un don aux populations du nord Mali. Tous les bénéfices générés par les téléchargements de S.O.S seront versés aux victimes maliennes du nord Mali. (iTunes)
Merci pour votre solidaritéCette vidéo est actuellement censurée par la télé nationale au Mali, et je ne demande vraiment pourquoi ? Peut être que vous saurez m’en dire la raison après l’avoir visionnée..

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CRISE MALIENNE
Bernard Lugan:
« Il y a deux guerres au Mali »
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Islamistes et Touaregs se battent pour le Mali. Ou plutôt contre, mais conjointement. Ces deux organisations que tout opposent, se sont entendues, dans une alliance de circonstances et contre-nature pour arriver à leurs fins. Pour Bernard Lugan, spécialiste des questions africaines, la question touareg et la question islamiste doivent pourtant être traitées de manières stratégiquement différentes.
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Photo : Alfred Weidinger / cc

La crise qui sévit au Mali réveille l’intérêt des Occidentaux sur un problème complexe, ignoré, voire étouffé. Une crise qui s’est déroulée en plusieurs étapes. Jeudi 22 mars 2012, le général Amadou Toumani Touré, à la tête du Mali, est évincé à la suite d’un coup d’État mené par un petit groupe de militaires. Quelques jours plus tard, profitant du chaos, un groupe d’islamistes portant le nom d’Ansar Dine et les Touaregs du nord du pays, regroupés derrière la bannière du Mouvement de libération de l’Azawad (MNLA) prenaient Kidal, Gao et Tombouctou, trois villes situées au nord du fleuve Niger.

Une alliance contre-nature

Le Mali est dans la tourmente et la communauté internationale ne doit pas se méprendre sur les revendications de ces deux mouvements. Bernard Lugan, historien et spécialiste de l’Afrique, se positionne en faveur d’une nouvelle partition du Mali, seule solution raisonnable à la complexe crise que subit le pays qui pourrait, si rien n’est fait, s’étendre et rendre l’ensemble du Sahara et du Sahel hors de contrôle.

Historien, spécialiste de l’Afrique, Bernard Lugan a enseigné de nombreuses années au Rwanda et en France. Il est également expert auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

JOL Press : Le Mali est devenu le théâtre d’une guerre menée par un mouvement islamistes et par les Touaregs du nord du pays. Peut-on croire que ces deux groupes se sont alliés dans un même combat ?

Bernard Lugan : Il n’y a pas une, mais deux guerres, actuellement en cours au Mali. La première concerne les seuls Touaregs et est menée par le MNLA. Son but est l’indépendance de l’Azawad, la terre touareg, ce qui passe par la partition du Mali. La seconde est menée par un petit mouvement islamiste du nom d’Ansar Dine dont l’objectif est totalement différent puisqu’il veut contrôler tout le Mali pour y instaurer la charia. 

Ansar Dine est dirigé par un Touareg Ifora, tribu dont est également issu le chef du MNLA et qui fournit l’essentiel de ses troupes. S’ils n’ont pas la même guerre, ces deux chefs se connaissent depuis toujours. C’est d’ailleurs pour cela, je pense, que Tombouctou, qui est considérée comme hors du territoire touareg, a été laissé par le MNLA aux mains d’Ansar Dine.

Il y a manifestement une alliance de circonstance entre Touaregs et islamistes. Pourtant les Touaregs ne se retrouvent pas dans l’islamisme et refusent même fondamentalement toute forme d’islam radical. C’est donc une alliance contre-nature qui devrait avoir une fin.

Ne pas laisser les Touaregs aux mains des islamistes

Compte tenu de la configuration actuelle et de l’avancée des islamistes, comment la situation va-t-elle évoluer ?

Les Touaregs n’avanceront pas. Ils n’ont d’autres revendications que l’autonomie de leur territoire. En revanche, Ansar Dine a de grandes ambitions. Ils ne sont pas nombreux, peut-être 150 hommes sur quelques « pick-up », mais n’ont personne en face d’eux. S’ils ne sont pas arrêtés, ils pourraient remonter le Niger jusqu’à Mopti, Ségou et peut-être même jusqu’à Bamako. Nous sommes assez mal renseignés sur Ansar Dine mais dans la configuration actuelle des choses, s’ils n’obtiennent pas de renforts, ils pourraient sans problèmes être arrêtés par une vingtaine de légionnaires.

En revanche, le problème touareg doit être abordé avec plus de précautions. Si leur alliance avec Ansar Dine est purement circonstancielle, il ne faut pas prendre leurs revendications à la légère sous peine de perdre un important allié dans la lutte contre l’islamisme.

S’ils n’obtiennent pas ce qu’ils demandent, les Touaregs pourraient donc se rallier au clan islamiste ?

Ils ne le veulent pas, mais ils pourraient le faire s’ils sont acculés. Actuellement, les Touaregs exigent l’indépendance de leur territoire, sans doute pour faire monter les enchères. Au fond, ils se satisferaient d’une autonomie administrative dans un État confédéré. Mais compte tenu du chaos qui règne actuellement au Mali, les Touaregs n’ont personne avec qui négocier. Cette situation d’instabilité politique peut durer longtemps et si personne ne vient soutenir le MNLA, ils pourraient tout à fait choisir de se ranger aux côtés des islamistes d’Al Qaïda au Maghreb islamiste (AQMI). Si la communauté internationale décidait de reconnaître le fait berbéro-touareg, ceux-ci pourraient se charger de la lutte contre AQMI et devenir un allié de poids dans cette région de l’Afrique.

Les Touaregs nourrissent une haine féroce contre le Mali. Une haine qui dure depuis des dizaines d’années. Il ne faut pas oublier que les Touaregs ont été victimes d’un génocide dans les années 80. Ils n’abandonneront pas leur combat qui dure depuis toujours. Ils ont tout leur temps, et dans le désert, le temps n’a pas la même valeur.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D’ARMES

La Russie a vendu pour plus de 15 milliards de

dollars d’armes

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D'ARMES dans REFLEXIONS PERSONNELLES russie-iran-s300_177

Les exportations d’équipements militaires de la Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète, ont atteint un niveau record de 15,2 milliards de dollars en 2012. Ce chiffre, qui doit encore être affiné fin janvier/début février, dépasse de 12% les objectifs du gouvernement.

Ce résultat représente en outre une croissance de 15% par rapport à l’année 2011, durant laquelle Moscou avait livré pour 13,2 milliards de dollars d’armements, a déclaré lundi Alexandre Fomine, directeur du Service Fédéral de Coopération Militaro-Technique, cité par les agences de presse russes.

La Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète après les Etats-Unis, a plus que doublé ses ventes à l’étranger par rapport au début des années 2000.

Ventes à la Syrie

Le pays compte parmi ses plus gros clients l’Inde et la Chine. Il continue de vendre des équipements à la Syrie, mais affirme qu’il s’agit essentiellement de systèmes de défense antiaérienne et non d’armes à proprement parler. M. Fomine a précisé que l’Afghanistan, le Ghana, la Tanzanie et Oman figuraient parmi les nouveaux clients de l’industrie russe en 2012.

En décembre, le président russe Vladimir Poutine s’était félicité du niveau record des exportations militaires et avait indiqué que les nouveaux contrats signés en 2012 (pour des livraisons éventuellement ultérieures) représentaient également, comme les livraisons, plus de 15 milliards de dollars.

Fin décembre 2012, il a profité de son voyage officiel en Inde, premier importateur mondial, pour signer des accords de plusieurs milliards de dollars, essentiellement pour des hélicoptères et des avions de chasse.

(ats / 21.01.2013 11h49)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

APPROVISIONNEMENT EN URANIUM: UN PROBLEME MAJEUR QUI S’ANNONCE ! (Michael DITTMAR /realinfos)

Uranium:

APPROVISIONNEMENT EN URANIUM: UN PROBLEME MAJEUR QUI S'ANNONCE ! (Michael DITTMAR /realinfos) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mine_d_uranium_large

Il n’y en aura bientôt plus pour tout le monde…!

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Les prix de l’uranium explosent. Est-ce normal ?
Quelle est la production et  la consommation d’uranium pour les centrales nucléaires dans le monde ? Quels seront les pays gagnants ou perdants ? Michael DITTMAR apporte son éclairage.

Ux U3O8 Prix © UxC.com

http://uxc.com/review/uxc_Prices.aspx

Peak uranium pour 2013: L’offre peine à suivre

Durant les 15 dernières années, l’uranium a navigué dans une fourchette de 7$ (années 90) à plus 140$ en 2008. Suite à la crise économique actuelle, l’uranium est retombé à 40$.

L’intérêt principal de l’uranium pour les spéculateurs réside dans la grosse pénurie de production prévue dès 2013 et le ratissage quasi général de la Chine de tout stock restant dans le monde. (lire La Chine fait main basse sur l’uranium d’Areva au Niger).

Beaucoup d’analystes s’accordent à dire que la demande pousse traditionnellement à la hausse ou à la baisse les prix des commodities (matières premières). Cependant quand l’offre est à la source du problème, c’est la situation idéale et rêvée par tous les spéculateurs. Leur chance de gains se démultiplie. L’uranium est un cas d’école parfait qui souligne avec bonheur les courbes et les espoirs des traders.

production_uranium CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Graphique: Le Kazakhstan est l’Arabie Saoudite de l’uranium mais sa production devrait arriver à son peak dans les prochaines années. Dès 2013, la situation sera également tendue au niveau de l’utilisation des stocks militaires russes et américains.

Les coûts de production explosent

Pendant la guerre froide, la production d’uranium fut très abondante et les prix restèrent au plancher pendant de trop nombreuses années. Cet aspect a totalement décimé la production minière durant les années 90.

Aujourd’hui alors que les stocks d’uranium militaires se tarissent, les prix flambent et devrait aider l’industrie minière. Cependant, de nombreuses années sont nécessaires pour mettre en service de nouvelles unités de production et les risques techniques sont élevés.

Tout est une question de timing. Si les probables nouvelles mines arrivent trop tard, de nombreux projets de centrales nucléaires seront mis aux oubliettes reléguant l’intérêt des investisseurs dans le secteur minier. C’est donc bien sur l’uranium qu’il faut miser ! Oubliez les mines et les constructeurs de centrales.

Le déficit de production devrait se produire dès 2013 avec la fin de l’accord entre la Russie et les USA. Il s’agit encore une question de timing: Quand monter dans le bon wagon pour s’assurer du maximum de rentabilité de son investissement?

L’uranium: un fort potentiel de hausse

Par le passé, la production minière était facile, avec des gisements généreux pour des frais d’extraction minimaux. Cette configuration s’apparente à deux gouttes d’eau au pétrole. Aujourd’hui, les gisements sont minimaux et il faut aller de plus en plus profond et loin pour trouver le précieux minerai. Les coûts d’exploitation explosent. En parallèle, les centrales nucléaires auront besoin de 90’000 tonnes en 2014. La question qui brûle les lèvres est : comment faire pour satisfaire tout le monde et pourrons-nous satisfaire tout le monde ?

Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi les analystes et les investisseurs pensent que l’uranium a des bases solides de croissances pour les prochaines années. Pour tous ceux qui ont déjà investi dans l’uranium, la hausse des derniers mois les conforte dans leurs achats mais chacun espère dépasser le record de 2008.

Finalement, si l’on compare l’uranium aux autres matières premières, la hausse de 70% des derniers mois reste en retrait. Aujourd’hui l’uranium est encore très bon marché. Sa marge de progression est très prometteuse, d’autant plus que les centrales nucléaires devront se battre pour acquérir leur carburant pour ne pas tomber en panne. L’uranium a le potentiel de dépasser les 200$.

Mais le jeu comporte des risques. Si un accident nucléaire sérieux devrait se produire dans une centrale, la chute pourrait être brutale et rapide.

Par Laurent Horvath, Janvier 2011. Reproduction autorisée avec la mention 2000Watts.org
Cet article n’engage pas la responsabilité de 2000Watts.org ou de son auteur en cas de perte ou de gains boursiers.

Graphique: prix de production estimée de l’uranium

production_Uranium_couts CHINE

http://www.2000watts.org/index.php/home/edito/528-investisseur-parier-sur-luranium-en-2011.html

FALEA ou la colonisation minière au Mali.

http://survie.org/francafrique/mali…

Déclaration des élus des douze communes du Cercle de Keniéba à propos de l’exploitation future de l’uranium dans la commune de FALEA.

http://www.falea21.org/spip.php?art…

Entretien avec Many Camara. FALEA 21 (Mali) 1/2

http://video-streaming.orange.fr/ac…

Source: Realinfos

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MALI: L’OMERTA SUR L’UTILISATION DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » PAR LA FRANCE (Thierry LAMIREAU)

MALI:

MALI: L'OMERTA SUR L'UTILISATION DES ARMES A L'URANIUM

L’omerta sur l’utilisation des armes

à l’uranium « appauvri » par la FRANCE                      

Le 12 octobre 2012, lors d’une interview exclusive par FRANCE 24, TV5 Monde et RFI, François HOLLANDE indiquait en substance: « La France, l’Afrique, désormais deux mots distincts. Il n’y aura plus de « Françafrique ».

Ceci, bien sûr, était un mensonge parmi tant d’autres !

Le colonialisme est toujours là, bien évidemment….ne serait-ce que pour voler les ressources minières diverses…et les otages de AREVA en sont une preuve pour l’instant encore vivante.

La majorité des problèmes en Afrique existent parce que la France et d’autres pays ont laissé s’installer (voire ont installé directement) des Présidents dictateurs et corrompus.

Ce matin, mercredi 16 janvier 2013, dans le « 7 / 9″ de FRANCE INTER, l’on a pu entendre ce cher Monsieur Bernard KOUCHNER, lui qui a tant navigué dans les eaux troubles de la politique en suivant souvent « le sens du vent » pour flatter sa vanité personnelle.

Cet adorateur du « Droit d’ingérence » et des « Droits de l’Homme », grand porteur de sac de riz…

Ce matin donc, sur FRANCE INTER, M.KOUCHNER nous parlait de « petits matériels » envoyés par la FRANCE au MALI.

Ceci est une vaste plaisanterie.

2595873-3660257 ARMES A L'URANIUM APPAUVRI dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Déjà des MIRAGE 2000, des RAFALE, des hélicoptères TIGRE et certains blindés sont en action.

Ces appareils utilisent des armes dites « munitions flèches » à l’URANIUM « appauvri ». 

Dans tous les conflits, les pays comme la France ou d’autres comme les Etats-Unis, l’Angleterre, Israël, la Russie, etc…utilisent ces armes pour détruire plus profondément leurs « cibles ».

Pour rappel, le bout de ces « munitions flèches » est constitué d’URANIUM métal plus dense que le plomb. Ainsi, au lieu de traverser un char, cela peut en traverser deux, au lieu de pénétrer dans 10 mètres de béton cela en pénètre encore plus !

Cela permet, également, aux industries nucléaires de se séparer à bon compte d’un URANIUM « appauvri » dont elles ne savent que faire !

Le problème majeur est que, lorsque ces armes atteignent leurs « cibles » et explosent, elles se consument à des températures très élevées et libèrent de nombreuses particules fines TRES RADIOACTIVES et des éléments importants de métaux lourds.

Ainsi, pour des milliers d’années, l’air, les sols et les eaux sont définitivement contaminés et pollués.

Les populations autochtones ingèrent et inhalent « éternellement » ces contaminants.

Cela induit de très nombreuses pathologies et notamment sur les enfants et toutes les générations naissantes à venir.

Photos of Babies Deformed at Birth as a Result of Depleted Uranium (DU) 2003 photos: Dr. Jenan Hassan

On note une augmentation MAJEURE de la morbidité (différentes maladies comme leucémies, cancers solides, troubles neurologiques, cardiaques, déficiences intellectuelles, malformations à la naissance, etc) et de la mortalité.

La FRANCE utilise donc actuellement ces armes à l’URANIUM « appauvri » au MALI !

Une OMERTA est présente actuellement pour ne rien dévoiler.

La presse, si prompte à dénoncer d’autres scandales voire des « faits divers », se tait !

Les élus…se taisent !…évidemment, ils sont pour l’intervention de la France au MALI.

J’ACCUSE le Président de la République française d’utiliser les armes à l’URANIUM « appauvri » dans tous les conflits, qu’ils soient au nom de la France ou sous l’égide de l’OTAN et de l’ONU.

Je vais prochainement envoyer une « lettre ouverte » à François HOLLANDE pour lui demander d’être clair sur le sujet et de bien vouloir s’engager à abandonner l’utilisation de ces armes y compris dans le cadre des missions de l’OTAN et de l’ONU.

Il doit répondre clairement et indiquer s’il souhaite toujours utiliser ces armes.

Je ne suis pas naïf: toutes les armes devraient être interdites…mais déjà le dire…c’est sûrement être naïf !

Mais je m’en moque, jusqu’à ma mort, je lutterai à mon petit niveau pour dénoncer l’utilisation de ces armes à l’URANIUM « appauvri » parce qu’elles touchent l’ADN du vivant, parce qu’elles détruisent l’équilibre séculaire naturel, parce qu’elles sont la signification de l’approche du NEANT !

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

PS: Je vous renvoie aux autres articles de mon blog sur l’uranium « appauvri »

Image de prévisualisation YouTube               

Un exemple d’article très intéressant:

L’URANIUM « APPAUVRI »:

CHEVAL DE TROIE

DE LA GUERRE NUCLEAIRE

Par Leuren Moret, juillet 2004

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, défiant tous les traités internationaux, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, illégales devant tous les traités internationaux, conventions et accords, aussi bien que devant la loi militaire US. L’usage continu de ces armes radioactives illégales, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri – de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde – avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 Le Grand Echiquier.

Région du Sud : « Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide.  »

Le « Manhattan Project 1943″ modèle pour l’uranium appauvri

Dans une note déclassée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’  »Usage de Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite… Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures… cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 Comme Contaminant de Terrain :

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu sur le sol soit par voie aérienne ou à partir du sol, si en territoire contrôlé par l’ennemi. Afin d’interdire le terrain à l’un ou l’autre côté, excepté aux dépends d’exposer du personnel aux radiations malfaisantes…Des endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue…pour le terrain courant il n’y a pas de méthodes de décontamination connues. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. …Des réservoirs ou des puits seraient contaminés ou la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée. »

Exposition interne :

« …Les particules inférieures à 1 micron se déposeraient plus probablement dans les alvéoles où soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang…pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, ou de la nourriture, ou de l’air. …pourraient être prélevées des poumons ou du système G-I par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

Les deux produits de fission et le déchet uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui le fait commencer à brûler à la très basse température de la friction dans le canon de l’arme, en fit dès lors et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était aussi plus disponible parce que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonné sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon…et il répandrait une vive terreur…  » (Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

Les armes à l’uranium appauvri ont été fournies en premier par les US à Israël pour un usage sous supervision US dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent le tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

Les militaires US admirent utiliser des projectiles à uranium appauvri dans des tanks et des avions, mais la présence d’ogives dans des missiles et des bombes est classifiée ou désignée comme un « dense » ou « mystérieux métal ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme « uranium appauvri » ou « métal dense », dont la densité ne peut-être que celles de l’uranium appauvri ou du tungstène pour s’adapter aux dimensions de l’ogive.

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à l’uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères de bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive d’uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisé depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussière radioactive et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

A cause de maladies mystérieuses et de naissances défectueuses après la guerre rapportées parmi des Vétérans du Golfe ainsi que des civils dans le sud de l’Irak, et de maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU servant en Yougoslavie, des inquiétudes grandissantes au sujet des effets des radiations et des dommages causés à l’environnement ont soulevé l’outrage international quant à l’utilisation d’armes radioactives par les US après 1991. A la réunion 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir US de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

« Il incombe au reste du monde…de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

ILLEGALES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :

TEST DE LEGALITE DES ARMES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

TEST DE TEMPORALITE – Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL – Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST TERRITORIAL – Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST D’HUMANITE – Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme «  poison  ». Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que l’uranium appauvri est une arme de destruction massive qui ne devrait pas être utilisée :

RESOLUTION 1996/ 16 SUR L’ARRET DE L’UTILISATION DE L’URANIUM APPAUVRI – UA

L’utilisation militaire de l’UA viole la législation internationale humanitaire actuelle, incluant le principe qu’il n’y a pas de droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ; l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 §le HCIV ; Art. 35 §2 GP1), la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1) aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

Le déploiement et l’utilisation de l’UA violent les principes de protection des droits internationaux humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du sous-comité à l’ONU des Droits Humains.

QUATRE GUERRES NUCLEAIRES

Bien que restreinte aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement de l’histoire du monde. Incendies de puits de pétrole, bombardement de pétroliers et de puits qui répandirent des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. Les effets à long terme et de grande envergure, et la dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, ont eu un effet environnemental mondial. De la fumée des feux de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale répandront rapidement la contamination radioactive autour du monde, et le fil des saisons sur les vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres régions produira de nouvelles sources de contamination radioactive dans les années futures. Sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre aussi une grande augmentation de cancers du sein, de leucémies et de diabète infantile.

LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIERE, AUCUNE CLASSE SOCIO-ECONOMIQUE, AUCUNE RELIGION.

…/…Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe rentrèrent aux US d’une guerre qui ne dura que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement US sur les bébés nés après la guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% des bébés présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Ils sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des bébés, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent «  est-ce qu’il est normal ?  »

Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, participa à un rapport ( http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant des années à venir. L’OMS lui refusa la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias (http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, partage l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

« PEUR DE L’URANIUM APPAUVRI. » – clamée par G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche :

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas pour sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis de substantiels efforts pour promouvoir la fausse plainte que les tirs à uranium appauvri des forces de la coalition ont causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a distribué d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux ateliers de propagande majeurs. »

« Uranium est un nom qui a d’effrayantes associations dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge relativement facile à vendre; et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »

« Mais des scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale pour la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

La guerre US en Afghanistan montra clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été estimées avoir été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’ai perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que les US nous ont apporté, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Lagham, mars 2003)

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement de l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait «  dans leur estimation, si 50 tonnes de poussière résiduelle d’UA restent «  dans la région  » il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000].  » Les estimations d’armes à uranium appauvri utilisées en 1991, vont maintenant de 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres corps scientifiques. Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9.000.000, selon la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Dans la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données – causant à peu près 22.000.000 de nouveaux cas de cancer. Dans son ensemble, le nombre total de patients atteints de cancer estimé en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 janvier, 2013 |5 Commentaires »

L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU MALI VISE-T-ELLE A ASSURER, ENTRE AUTRES, LES INTERÊTS DE AREVA ? (Spencer DELANE / Mecanopolis)

L’intervention militaire française au Mali

vise-t-elle, entre autres,

à assurer les intérêts de AREVA ?

L'INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU MALI VISE-T-ELLE A ASSURER, ENTRE AUTRES, LES INTERÊTS DE AREVA ? (Spencer DELANE / Mecanopolis) dans REFLEXIONS PERSONNELLES photo-pour-illustrer-sujet-sur-le-malijpg

Pour bien comprendre un décision politique, il faut toujours suivre la piste de l’argent, c’est cela qui dirige le monde (malheureusement), et cette guerre au Mali n’est pas humanitaire, l’humanité n’est pas un concept politique, même chez les socialistes!

Les soldats français vont-ils risquer leur vie au Mali pour « la France » ? Pour empêcher « l’islamisation » de la région ? Pour défendre la « conditions des femmes et de la liberté d’expression », comme l’indiquait Bernard Kouchner sur BFMTV ce samedi, ou pour que AREVA puisse obtenir les droits d’exploitation d’une mine d’uranium de 5000 tonnes dans le sud-ouest du pays qu’elle convoite depuis de nombreuses années ?

L’intervention française, baptisée « Opération Serval », du nom d’un félin africain, a été décidée après que les islamistes d’Ansar Edine aient pris plusieurs positions dans le sud du pays, notamment la région de Komma, et menaçaient de prendre la capitale Bamako, et donc d’avoir un contrôle total du pays.

Une situation qui posait un problème à la France, non pas pour les raisons « humanitaires » si chères à Bernard Kouchner et autres BHL, mais plus vraisemblablement parce que la société AREVA, groupe industriel français spécialisé dans les métiers du nucléaire, en particulier l’extraction de minerai d’uranium, bataille depuis plusieurs années pour obtenir l’exploitation de quelques 5000 tonnes de minerai qui se trouvent à Faléa, une commune de 21 villages et 17000 habitants, située dans une région isolée à 350 kilomètres de Bamako.

L’histoire de l’exploration du sous-sol de la région de Faléa ne date pas d’hier: dans les années 1970, déjà, la COGEMA (l’ancien nom de AREVA) et le Bureau de Recherche Géologique Minière en collaboration avec la société d’Etat malienne (SONAREM) avaient effectué des travaux de prospection. L’exploitation n’avait pas semblé rentable à l’époque, notamment du fait de l’enclavement de la zone, des problèmes d’accès à l’eau et de l’énergie nécessaire au fonctionnement de la mine. Depuis, le contexte mondial a changé et c’est désormais une véritable « colonisation minière » qui se joue au Mali.

Depuis 2005, la société canadienne Rockgate a été mandatée par le gouvernement malien afin d’effectuer des forages et des recherches à Faléa. Rockgate a produit en 2010 un rapport préliminaire, qui a ensuite été complété par Golder Associates, une société internationale de « conseils dans les domaines connexes de l’énergie » qui indique « que le Mali offre un environnement de classe mondiale pour l’exploitation d’uranium ».

Depuis 2011, Rockgate a mandaté l’entreprise française Foraco, basée à Marseille et cotée en bourse à Toronto, pour l’aider dans l’expansion des explorations et forages à Faléa.

La France semble donc bien engagée sur le dossier de l’uranium malien. D’ailleurs, son ambassadeur, Christian Rouyer, déclarait il y a quelques mois: «qu’AREVA sera le futur exploitant de la mine d’uranium à Faléa. »

De là à penser que l’intervention militaire française au Mali vise principalement à protéger les intérêts d’AREVA, il n’y a qu’un pas !…

Spencer DELANE, pour Mecanopolis

Source: Mecanopolis

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MALI: LE FARDEAU NEOCOLONIAL DE LA FRANCE (Adenifuja BOLAJI / le grandsoir.info)

Dits et non-dits d’un Discours

MALI: LE FARDEAU NEOCOLONIAL DE LA FRANCE (Adenifuja BOLAJI / le grandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mali

Le président François Hollande annonce, le 11 janvier 2013 à l’Elysée, l’engagement armé de la France au Mali – Photo de Philippe Wojazer – Pool/AFP © 2013 AFP

Mali :

Le Fardeau Néocolonial de la France

arton18944-f49fb COLONIES FRANCAISES dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Adenifuja BOLAJI
The Visage of War – Salvador Dali (1940)

Dans son discours sur l’intervention militaire au Mali, François Hollande, dit que la France répond à la demande d’aide d’un pays ami, le Mali, demande qui lui a été adressée par son homologue malien, etc…

Même un Président de gauche normal qui avant d’accéder à la fonction avait la dent dure contre le paternalisme néocolonial des rapports de la France avec ses anciennes colonies, se voit aujourd’hui dans l’obligation de mettre ses pas dans ceux qui depuis des décennies on tracé le sentier peu lumineux de l’intervention française en Afrique. On chercherait en vain l’équivalent de telles interventions du côté de Londres, bien que l’Angleterre, à l’instar de la France possède aussi d’anciennes colonies sur le continent.

Aussi salutaire soit-elle, cette intervention française au Mali, comme celles du passé ailleurs sur le continent, a toujours une odeur de soufre qui la précède.

Soit parce que l’on considère que les malheurs actuels du Mali résultent du vide créé par l’élimination léonine de Kadhafi, et l’appel d’air chaud qu’elle a induit dans la sous-région. Et on voit tout aussitôt que la France n’est pas toute blanche dans cette affaire, de même que son président, aussi normal soit-il. En effet, qui mieux que la France, son président d’alors et quelques intellectuels hystériques se sont faits les vedettes forcenées de cette géopolitique de l’élimination ?

Mais l’absurdité de la position de François Hollande n’est pas seulement dans cet héritage qu’il assume au moins au nom de la continuité objective de l’État en tout État de droit et de cause. Mais elle est dans ce non-dit de la prise de responsabilité. Car avouer que l’on intervient au Mali parce que l’on comprend que ce qui s’y passe aujourd’hui est la conséquence d’actions préalables dans lesquelles la France a eu un rôle et non des moindres, c’est pointer du doigt la survivance de la logique néocoloniale incarnée par la Françafrique que renie François Hollande.

Alors le langage devient le gage de la bonne foi idéologique et éthique. La rhétorique plus précisément qui brosse un tableau égalitariste des rapports d’amitié entre deux États amis et leurs chefs dont l’un demande amicalement de l’aide à l’autre. Une Françafrique horizontale et empathique se substituerait-elle à la Françafrique verticale prédatrice d’hier ?

Quoi qu’il en soit, le mystère de l’équation françafricaine de François Hollande est tout entier dans cette rhétorique de l’égalité. Pourquoi la France est-il le seul pays à être sensible aux cris de détresse du Mali ? Parce qu’elle est généreuse ? Pourquoi la Russie ou l’Inde par exemple y sont au contraire si sourdes ?

Il y a là des évidences qui en disent long sur la permanence d’une culture et d’une volonté. Des évidences que les dits ne disent pas, et que les non-dits disent haut et fort…

Adenifuja BOLAJI
Le 12 janvier 2013

Source : Mali : Le Fardeau Néocolonial de la France

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LES GUERRES « INTELLIGENTES » DU 21 EME SIECLE: MERCENAIRES ET DRONES PREDATOR (Chems Eddine CHITOUR / legrandsoir.info)

Les guerres « intelligentes » du XXIème siècle :

LES GUERRES

Mercenaires et drones prédator

-Chems Eddine CHITOUR-

« La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. » – Victor Hugo

Un article du journal Le Monde a attiré mon attention, il raconte un cas de conscience d’un militaire américain qui, du fin fond d’une salle climatisée de l’Amérique profonde a décidé de voler la vie d’un enfant à 10.000 km de là en le ciblant « grâce » à un drone prédateur. Naturellement, il n’y eut pas de réaction ou si peu des médias d’habitude si prompts à diaboliser quand il s’agit de jeter l’anathème sur les damnés de la Terre, surtout s’ils sont musulmans. Comme rapporte Théophraste R. dans un billet du site alternatif Le Grand Soir : Quelqu’un disait (…) :

« Les médias ne vous disent pas seulement ce que vous devez penser, mais SUR QUOI vous devez penser. Pensez chaque jour aux petites victimes du tueur fou de Newtown et pas à celles de l’aviateur normal qui bombarde par erreur un village afghan. Jean-Paul Sartre a écrit dans « Qu’est-ce que la littérature ? » : « Le silence est un moment du langage ; se taire ce n’est pas être muet, c’est refuser de parler, donc parler encore. Si donc un écrivain a choisi de se taire sur un aspect quelconque du monde, ou, selon une locution qui dit bien ce qu’elle veut dire de le passer sous silence, on est en droit de lui poser une [...] question : pourquoi as-tu parlé de ceci plutôt que de cela et – puisque tu parles pour changer – pourquoi veux-tu changer ceci plutôt que cela ? ».(1)

J’ai donc voulu savoir comment l’on faisait la guerre actuellement par esprit de déconstruction en décortiquant l’information, et en regardant derrière les plis pour voir la « vraie vérité » comme le dit si bien Jacques Prévert. La façon de faire la guerre a changé totalement depuis que les puissances occidentales ne se font plus la guerre entre elles. La doctrine est celle de « zéro mort » chez le puissant et le maximum de morts chez l’adversaire. Pour cela pratiquement un quart de siècle, après la chute de l’empire soviétique, l’hyper-puissance américaine n’ayant plus « l’empire du mal » comme adversaire s’est trouvé un nouveau Satan de rechange, l’Islam.

Cela s’est fait concomitamment, avec le tarissement des puits de pétrole et les avancées technologiques.

Il y avait donc un triple gain, démolir l’Islam, en démolissant le pays musulman, s’emparer des puits de pétrole et expérimenter au réel les nouvelles armes létales pour voir « leur performance ».

Donner la mort par procuration

Dans cet ordre d’idée , Georges Stanechy écrit :

« Il était une fois…un pays, qui avait à sa tête un dictateur : l’Irak. Ni pire ni meilleur que les pires autocrates féodaux et corrompus des pétromonarchies du coin, reçus en permanence avec tapis rouge et accolades dans nos « vertueuses démocraties ». Mais, il avait eu le tort d’entrer en conflit avec ses protecteurs qui l’avaient installé au pouvoir. Alors, comme dans les films de gangsters, ils ont décidé de le remplacer par des marionnettes interchangeables et plus dociles. Pétrole oblige… « Apporter la Liberté et la Démocratie », affirmaient-ils, la main sur le coeur. Ils avaient une obsession, toutefois : « Renvoyer le pays à l’âge de pierre », disaient-ils. On ne comprenait pas bien : pourquoi chasser un dictateur imposait-il de réduire l’Irak en cendres ?… Ils ont tout rasé. Méthodiquement. Tout ce qui est interdit par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels, ces « Traités internationaux qui contiennent les règles essentielles fixant des limites à la barbarie de la guerre. » Tout : centrales électriques, stations d’épuration d’eau, ponts, ports et aéroports civils, hôpitaux, universités, écoles, usines d’automobiles ou de tracteurs, ateliers mécaniques ou conditionnements de lait et yaourt, fermes d’élevage. Tous les ministères, sauf celui du Pétrole ! « Retour à l’âge de pierre » : mission accomplie. Jusqu’aux musées et sites archéologiques, pillés à l’exemple du sac du palais d’été des empereurs en Chine, en 1860, par les troupes françaises et les britanniques… Détruire, massacrer, piller… Le plus curieux : ils se sont acharnés sur les femmes et les enfants (…) ». (2)

Les sociétés militaires privées

Autres innovations que nous avons déjà rapportées : les sociétés militaires privées. Le vrai mercenariat est du côté de la coalition qui fait la guerre aux peuples irakien et afghan en faisant appel à des mercenaires. Il est né dans le sillage de la « guerre de l’information » et de la doctrine du « zéro mort » suite aux guerres perdues du Vietnam et du Cambodge, expérimenté notamment au Kosovo. Les Etats-Unis sont aujourd’hui déployés dans plus de 50 pays. Les raisons du recours à des sociétés militaires privées sont multiples : politiques…contourner le Parlement américain et éviter la critique populaire. Contourner le contrôle administratif : ne pas irriter l’opinion publique (doctrine de zéro mort). Les morts BW ne sont pas décomptés comme des soldats. A partir des années 2000, parallèlement à la disparition progressive du mercenariat traditionnel, se sont développées les Sociétés Militaires Privées (SMP) anglo-saxonnes, parfois en renfort d’une milice. Afghanistan et surtout en Irak (Military Professionnal Ressources Inc, Blackwater, Erinys, Aegis) depuis 2003 (…) Blackwater est une multinationale rentable.. ». (3)

« 1 milliard de dollars de contrats avec l’Etat américain. En 2006, le nombre de soldats de Blackwater déployés dans le monde était estimé à 23.000. Le chiffre d’affaires de Blackwater a augmenté de 80,000% entre 2001 et 2006. Entre 2005 et octobre 2007 on a dénombré plus de 195 incidents impliquant Blackwater.

Les guerres que mène l’Occident ne sont pas justes et donc, pas morales. Cette guerre dissymétrique de 1 pour 1000 est encore plus amorale quand on utilise les satellites, les drones et les robots. On tue son adversaire sans le connaître à des milliers de kilomètres, à partir d’une salle climatisée du fin fond des Etats-Unis…(3)

Les guerres du futur

Les médias ne tarissent pas d’éloges en décrivant, par le menu, les prouesses des nouvelles armes qui donnent la mort. Cela se fait d’ailleurs dans des kermesses telles que le Salon du Bourget, où les marchands de mort viennent fourguer à des roitelets arabes ventripotents les dernières armes toujours en décalage avec l’état de l’art.

Il n’est pas question de donner ce qu’il y a de récent. Souvenons-nous du contrat saoudien de plusieurs dizaines de milliards de dollars avec les Etats-Unis. Que va faire l’Arabie Saoudite avec ses armes si ce n’est les retourner contre son peuple ou contre les Bahreinis ?

Avec un rare cynisme les médias occidentaux faisant la promotion des armes écrivent :

« Pour protéger sa vie, le matériel coûteux et éviter l’enlisement, notamment lors de combats en milieu urbain, le fantassin du futur sera bardé d’électronique et relié en réseau avec l’ensemble des blindés et aéronefs. Il ne s’agit plus de science-fiction, mais d’une réalité. Les fantassins en sont couverts. Ils sont équipés d’un gilet bourré d’accessoires électroniques. Grâce à cet équipement, ils sont tous connectés à un réseau informatisé. Chaque combattant dispose d’un écran lui permettant de connaître sa position et celle de ses camarades via GPS. Ils peuvent s’organiser et communiquer entre eux avec un ostéophone, un système qui capte la voix via la résonance des os (…). C’est la poignée avant du fusil mitrailleur (Famas) qui permet de commander la radio. Ainsi, pas besoin d’arrêter un tir pour actionner un interrupteur. Ces mêmes commandes permettent de régler un tir sans se mettre à découvert (…) Ce même dispositif est doté d’options infrarouges, ou de vision de nuit. Le futur, c’est maintenant. Le combattant porte un équipement électronique qui le connecte en réseau avec la troupe, les aéronefs et les véhicules blindés.(…) Le LOCC, Logiciel opérationnel de conduite du combat, est l’outil de suivi des opérations du chef. C’est une sorte de gros iPad façon militaire, qui peut afficher en temps réel l’intégralité des combattants, véhicules et unités sur le terrain. Les positions des ennemis y sont affichées ainsi que les champs de vision et les directions de déplacement des uns et des autres. Dans un blindé, il est présenté sous la forme d’un double écran tactile. Sur le terrain, les chefs de sections sont, quant à eux, équipés d’une tablette tactique de plus petite taille (..) » (4)

On le voit ce qui est important, c’est qu’il y ait zéro mort du côté de l’attaquant, que le matériel soit protégé, au besoin en tuant et aussi que le conflit ne s’enlise pas, car c’est de l’argent perdu…

La mort en joystick

Une autre technologique infernale concernant la mort est le drone avec des noms qui font froid dans le dos : drone predator, drones furtifs, drones reapers (faucheuses). Outils favoris des militaires depuis les années 1990, les drones sont de plus en plus utilisés. Ils sont expérimentés sur les faibles qui pensent échapper en vain à l’attaque sans pitié. Nous l’avons vu avec les éliminations des dirigeants palestiniens. Les drones ont, d’ores et déjà, changé la nature de la guerre.

Dans cet ordre, l’histoire que nous allons rapporter est celle d’une bavure parmi des dizaines :

« Brandon Bryant était pilote de drone au sein d’une unité spéciale de l’armée de l’air américaine. Depuis l’Etat du Nouveau-Mexique, il a tué des dizaines de personnes. Jusqu’au jour où il a déclaré forfait. Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant a travaillé dans un container allongé de la taille d’une caravane, sans fenêtres, à température constante de 17 °C, et dont la porte était condamnée par mesure de sécurité. Devant les yeux de Brandon et de ses collègues scintillaient quatorze écrans. Sous leurs doigts, quatre claviers. Il suffisait que Brandon presse un bouton au Nouveau-Mexique pour qu’un homme meure à l’autre bout de la planète. A l’intérieur du container, des ordinateurs ronronnent. C’est le cerveau d’un drone. Dans l’US Air Force, on appelle cette pièce un « cockpit ». A cette différence près que les pilotes du container ne volent pas – ils se contentent de piloter. Brandon était l’un d’entre eux. Il se souvient très précisément des huit que décrivait le Predator dans le ciel afghan, à plus de 10.000 kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Dans le réticule du drone, une maison aplatie en terre, avec une étable pour les chèvres, se rappelle-t-il. Lorsque l’ordre de faire feu tombe, Brandon presse un bouton de la main gauche, « marque » le toit au laser, et le pilote assis à côté de lui déclenche le tir à l’aide d’un joystick. Le drone lance un missile de type Hellfire. Il reste alors seize secondes avant l’impact. « Les secondes s’écoulent au ralenti », se souvient Brandon aujourd’hui. Enregistrées au moyen d’une caméra infrarouge orientée vers le sol, les images sont transmises par satellite et apparaissent sur son moniteur avec un décalage de deux à cinq secondes ».(5)

« Plus que sept secondes, pas l’ombre d’un humain. A cet instant, Brandon aurait encore pu détourner le missile roquette. Trois secondes. Brandon scrute le moindre pixel sur l’écran. Soudain, un enfant qui court à l’angle de la maison. Au moment de l’impact, le monde virtuel de Brandon et le monde réel d’un village situé entre Baghlan et Mazar-e Charif se télescopent. Brandon voit une lueur sur l’écran- l’explosion. Des pans du bâtiment s’écroulent. L’enfant a disparu. Brandon a l’estomac noué. « On vient de tuer le gamin ? » demande-t-il à son collègue assis à côté. « Je crois que c’était un gamin », lui répond le pilote. « C’était un gamin ? » continuent-ils de s’interroger dans la fenêtre de messagerie instantanée qui s’affiche sur leur écran. C’est alors que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas intervient, quelqu’un qui se trouve quelque part dans un poste de commandement de l’armée et qui a suivi leur attaque : « Non, c’était un chien. » (…) Brandon se souvient de son premier tir de missile : deux hommes meurent sur le coup et il assiste à l’agonie du troisième. L’homme a perdu une jambe, il se tient le moignon, son sang chaud ruisselle sur l’asphalte. La scène dure deux minutes. Un beau jour, Brandon Bryant n’a plus eu qu’une seule envie, partir, faire autre chose. L’espoir d’une guerre confortable, sans séquelles psychologiques, a fait long feu ».(5)

La nouvelle guerre par les « ponctuelles »

La guerre moderne est devenue en théorie d’après les stratèges vendeurs de mort, un tel raffinement que les médias main stream qui nous font la promotion de ces nouvelles formes de suppression de vie, utilisent un langage neutre souvenons-nous des « ponctuelles » terminologie utilisée par les commandos deltas qui éliminaient pour le compte de l’OAS, tout ce qui dérangeaient aussi bien les bougnoules, que les pieds noirs « tièdes ». En vendant ces informations ces médias se pâment devant les frappes dites « chirurgicales » tout en sachant que la chirurgie contrairement à son sens morbide dans ces guerres du XXie siècle, est en principe utilisée pour sauver les vies humaines.

Dans cet ordre, Joe Becker du New York Times démonte la mécanique de mise à mort par les drones.

« Au fil de son premier mandat écrit-il c’est devenu la spécialité du président américain : sélectionner les terroristes à abattre et donner son aval à chaque frappe de drones à l’étranger. Une méthode expéditive qui suscite la polémique. (…) En août 2009, le patron de la CIA, Leon Panetta, a fait savoir à John Brennan que l’agence avait Mehsud dans sa ligne de mire. Toutefois, a prévenu Leon Panetta, la liquidation du chef des taliban au Pakistan ne satisfaisait pas aux exigences d’Obama, pour lequel il faut avoir la « quasi-certitude » qu’aucun innocent ne sera tué. De fait, il était certain qu’une opération causerait la mort d’innocents, puisque Mehsud se trouvait en compagnie de son épouse chez sa belle-famille. (…) Mais pas cette fois. Obama a donné son feu vert à la CIA et Mehsud a été tué ainsi que son épouse et, selon certaines informations, d’autres membres de sa famille. (…) Ce n’était pas vraiment le type de frappe chirurgicale que souhaitait Barack Obama. (…) A juste titre ou non, les drones sont devenus le symbole provocateur de la puissance américaine, foulant aux pieds les souverainetés nationales et causant la mort d’innocents. (…) Le bilan d’Obama a fait reculer l’idée selon laquelle les démocrates sont peu performants en matière de sécurité nationale. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Obama s’est révélé plus prompt à dégainer que Bush. Au Pakistan, depuis 2009, Il y eut 261 attaques avec 1819 talibans morts et 87 civils morts pour Obama contre 38 attaques avec 481 morts dont 94 civils avec Bush. Au Yémen, il y eut 48 attaques par les drones contre deux avec Bush (6)

Conclusion : Qu’est ce qu’une guerre juste ?

Dans une contribution précédente j’avais décortiqué le vocable de guerre juste selon l’Eglise et la charité chrétienne dont se prévalent les semeurs de mort. J’écrivais :

« Si l’on croit la théologie catholique « une guerre juste » doit obéir à trois conditions, (…) La première des trois conditions énoncées par Saint Thomas est que la guerre ne peut être légitimement décidée que par l’autorité politique souveraine qui a pour fin principale de connaître et de promouvoir le bien commun de la cité ou société politique parfaite. (…) La deuxième condition de la guerre juste est que la guerre soit entreprise pour une cause juste (..°) La troisième condition de la guerre juste est ainsi la rectitude de l’intention de celui qui fait la guerre. L’autorité politique suprême peut entreprendre une guerre pour une cause juste mais en étant mue principalement par une intention mauvaise. (…) On pourrait ajouter une condition que Saint Thomas n’affirme pas explicitement : il faut que le belligérant use de moyens militaires légitimes. Il n’est donc pas permis d’user de n’importe quel moyen militaire pour vaincre son ennemi. Il y a des actes qui sont toujours mauvais en eux-mêmes et il n’est jamais permis de les poser. L’intervention des armées américaines et anglaises en Irak, décidée sans l’assentiment du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies » (3) (7)

Pour Louis Delmas, la guerre n’est plus un affrontement de combattants, même éloignés les uns des autres par l’artillerie ou l’aviation, qui se battent en risquant leurs vies, mais un jeu informatique mortel où des opérateurs confortablement installés à des milliers de kilomètres, assassinent des adversaires en manipulant un clavier. Sous prétexte d’abattre un terroriste, les drones télécommandés envoient à un écran lointain les images de la vie d’une famille qu’ils observent pendant des jours avant de recevoir l’ordre de l’éliminer. Des militaires au chaud dans leur bureau, qui ne connaissent rien d’un champ de bataille, regardent des enfants jouer dans la cour, des femmes faire leur lessive, des vieux jouir du soleil.

Jour après jour, la routine d’une existence ordinaire. Puis d’un coup, l’exécution est décidée. L’ordre arrive. Ils appuient sur un bouton. Si la cible est bien ajustée, le terroriste est tué. L’explosion fait le vide. Mission accomplie. Les enfants, femmes, vieillards qu’ils reconnaissaient chaque matin ne sont plus que des cadavres. Difficile à supporter. (…) Qu’est-ce qu’une guerre à zéro mort ? Le robot (…) celui qui tue votre ennemi sans que vous couriez le moindre risque change la face de la guerre. Zéro mort chez l’agresseur, c’est devenu le slogan des nouveaux traîneurs de sabres. Ils disposent désormais d’un moyen de réaliser leur rêve. C’est un encouragement à déclencher des combats qui font impunément des masses de victimes.(8)

Les guerres que mène l’Occident ne sont pas justes et donc pas morales. Quand Bush avait envahi l’Afghanistan, c’était pour délivrer les Afghanes, maintenant c’est pour combattre le terrorisme. Et demain ? Cette guerre dissymétrique de 1 pour 1000 est encore plus amorale quand on utilise les satellites, les drones et les robots. On tue son adversaire sans le connaître à des milliers de kilomètres, à partir d’une salle climatisée du fin fond des Etats-Unis… On rentre chez soi avec la satisfaction du devoir bien fait, d’avoir été un bon patriote, pendant qu’à des milliers de kms de là , c’est la terreur, le sang, les larmes la désolation, des vies volées et une haine des survivants qui sédimente inexorablement. Que veut dire alors « une guerre juste » ? La question reste posée.

Chems Eddine CHITOUR

1. http://www.legrandsoir.info/+jean-paul-sartre-explique-une-a…

2. George Stanechy http://stanechy.over-blog.com/article-noel-les-enfants-de-fa…

3. http://www.legrandsoir.info/Les-societes-militaires-privees-…

4. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/high-tech-4/d/repor…

5. Nicola Abé : Drones:Un ancien pilote américain raconte Der Spiegel 3 janvier 2013

6. Jo Becker The New York Times 7 juin 2012 Jo Becker Comment Obama a appris à tuer avec ses drones The New York Times 7 juin 2012

7. Qu’est-ce qu’une guerre juste ? http://www.etudesfda.com/SPIP/spip.php?article48

8. http://www.mondialisation.ca/la-dangereuse-ere-de-la-telecom…

URL de cet article 18915
http://www.legrandsoir.info/les-guerres-intelligentes-du-xxieme-siecle-mercenaires-et-drones-predator.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
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