EN FRANCE L’URANIUM « APPAUVRI » RESTE UN TABOU !

En France l’uranium « appauvri »

reste un sujet tabou

EN FRANCE L'URANIUM

(Guy POUSSY / 15 janvier 2001)

La France a mis au point des obus-flèches à uranium « appauvri » (UA) qui équipent ses chars de combat « Leclerc » depuis leur mise en service en 1991 ainsi que des munitions pour certains aéronefs. Le Ministre des Armées, nie l’utilisation des munitions U.A. par l’armée française. Il nie aussi la contamination de soldats français ayant participé à la guerre du golfe et du Kosovo. En 1995, trois journalistes Jean BERNARD, Clément SARRASIN et François WEILL menèrent une enquête. Leur article: « la tempête du désert était radioactive » fut proposé à différents journaux, la publication fut refusée. L’article fut soumis à Pierre Zarka, directeur de « l’Humanité », il ne l’a jamais publié. 

LE LOURD SECRET

DE LA GUERRE DU GOLFE:

La « Tempête du désert » était radioactive!

Révélations sur un crime de guerre…

et d’autres à venir

Une enquête de Jean BERNARD, Clément SARRASIN et François WEILL

Il existe depuis la guerre d’Irak un « mystère du syndrome du Golfe ». Depuis plus de quatre ans un « mal non identifié » continue à faire des victimes dans les rangs des combattants, voire de leur descendance. Émanation d’incendies ? Gaz de combat ? Maladie inconnue ? Nombre d’hypothèses ont été avancées sans que l’armée des USA (dont plusieurs dizaines de soldats sont atteints) ne rompe un silence étrange et inquiétant… Mais les apprentis sorciers se vantent-il de leurs erreurs mortelles ? Car il est aujourd’hui avéré que furent pour la première fois utilisées massivement lors de ce conflit des munitions radioactives ! Inconscience ou action délibérée, les USA comme la France continuent à fabriquer ce type d’armes… Fin d’un mystère ou début d’un scandale ?

La Guerre du Golfe, qui fut certainement la plus médiatisée à ce jour, fut qualifiée de « guerre propre », privilégiant les « opérations chirurgicales » aux affrontements conventionnels. La rapidité avec laquelle les forces de l’alliance américano-européenne anéantirent la résistance de l’armée irakienne n’étonna aucun spectateur, la supériorité technologique et celle du nombre étant évidente… Les plus surpris furent les militaires irakiens, lorsqu’ils constatèrent que les chars américains bénéficiaient d’une portée de tir de près de mille mètres supérieure aux leurs accompagnée d’un pouvoir de destruction stupéfiant… Ils ne pouvaient à l’époque savoir qu’ils servaient de cobayes à la première utilisation « in vivo » d’une nouvelle génération de munitions à base d’uranium « appauvri » !
Le fait serait sans doute resté confidentiel (défense ?) sans ce fameux « syndrome du Golfe » dont nombre de soldats américains furent affectés: troubles cardiaques et pulmonaires, perte de mémoire, chute des cheveux… Un an après le conflit naissaient aux USA des enfants anormalement conformés, pour certains hydrocéphales, pour d’autres avec une oreille ou un oeil en moins…

En 1993, le « Veterans Affairs Departement » avoua l’existence d’une « maladie inconnue » chez les anciens de la Guerre du Golfe.

En 1994, l’observation médicale de certains sujets mit en lumière une troublante similitude entre les symptômes constatés et des cas connus d’irradiation par ingestion. Impossible dès lors pour l’armée américaine de continuer à dissimuler les effets secondaires de quelques « bavures fratricides » ayant entraîné la mort et l’irradiation de nombreux soldats américains. Immédiatement prise à partie par une commission du Congrès, la « grande muette » américaine dut alors reconnaître l’utilisation sur le terrain de munitions à composantes d’isotope U 238 dont les effets secondaires avaient été largement sous-évalués, sinon délibérément ignorés…
En effet, le développement de ce type -de munition remonte au début des années 70. Celles-ci étaient à l’époque motivées par la recherche d’une plus grande portée de tir et d’une meilleure capacité à percer les blindages. L’uranium « appauvri », disponible en grande quantité et d’un faible coût, offrait toutes les caractéristiques requises pour la conception de l’alliage idéal: extrême densité (trois fois plus que l’acier) et très faible résistance à l’air, permettant à un obus-flèche de 120 mm d’atteindre la vitesse de Mach 5 pour une portée supérieure de mille mètres à celle d’un projectile conventionnel. En outre, l’exceptionnelle concentration d’énergie provoquée par l’impact démontrait des capacités inégalées à percer les blindages jusqu’alors réputés invulnérables…
La radioactivité de l’U.A. étant faible sous forme de métal inerte (voir encadré), fut-il fait fi délibérément des risques de contamination chimique du nuage de micro particules engendré par l’explosion de ces munitions ? Un incident significatif pourrait le laisser penser: en 1979, une usine d’Albany qui fabriquait des munitions de 30 mm en U.A. pour l’U.S. Air Force fit l’objet d’une enquête pour dépassement du taux de radiation autorisé qui amena à sa fermeture définitive en 1983 ! La radioactivité constatée n’excédait pourtant que de peu les 150 micro Curie, soit l’équivalent du rayonnement provoqué par environ 400 g d’isotope U 238… Comment est-il possible d’imaginer que le risque engendré par l’utilisation intensive de ce type de munition lors d’un conflit n’ait pu être dès lors pris en compte ?
On sait aujourd’hui que durant la guerre éclair de 100 heures dans le Golfe, 940.000 cartouches de 30 mm et 4.000 obus de 120 mm en U.A. ont été tirés par l’aviation et les chars américains. Le poids des éclats ainsi répandus sur le champ de bataille est évalué à 300 t ! Ces munitions ont entraîné la destruction de plus de 3.000 chars et 1.856 véhicules blindés irakiens (1). En Novembre 1991, un rapport de l’Atomic Energy Authority de Grande Bretagne a révélé que les déchets d’U.A, pourraient être la cause de 500.000 morts potentiels et précise « qu’il y a certains endroits où suffisamment de cartouches ont été tirées pour que la contamination localisée sur les véhicules et au sol excède les limites autorisées pour les équipes de nettoyage… » (2). Cette étude se basait à l’époque sur l’hypothèse selon laquelle 25t de munition d’U.A. avaient été utilisées… En fait le douzième de la réalité !
A la suite de ce rapport, Ramsey Clark, ancien chef du « Département of Justice » des Etats Unis a ouvertement dénoncé l’utilisation de ce type d’armes comme « crime de guerre »(3)…
Quatre ans se sont écoulés depuis la fin de la Guerre du Golfe. Les conséquences de l’embargo maintenu contre l’Irak sont aujourd’hui difficiles à estimer… quinze mille morts par mois, peut-être plus?… Combien de générations d’Irakiens sont-elles par contre condamnées à une effroyable mort lente et qui en portera la responsabilité devant l’Histoire ? Est-il imaginable que de telles armes soient encore produites et puissent être utilisées dans un conflit à venir ?
La France produit-elle de telles armes ? Hélas oui, et il semble paradoxalement que la Guerre du Golfe en ait stimulé la fabrication.

A la poursuite de l’U.A.

Nous avons mené une enquête discrète dans le monde des apprentis-sorciers et fait de stupéfiantes découvertes en France, en suivant la piste de 75 tonnes de ce fameux uranium « appauvri » du Massachusetts au canon du char Leclerc…
Point de départ de toute enquête: la documentation. Début Mai 1995, nous prenons connaissance grâce au CDRPC (Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits) à Lyon d’un surprenant document daté du 1er Février 1991, soit un mois jour pour jour avant la fin de la Guerre du Golfe et émis par le N.R.C. (Nuclear Regulatory Commission) des USA. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une autorisation d’exportation aux fins de fabrication de munitions de 75 tonnes d’U.A. au bénéfice d’une société française, la CERCA à Bonneuil, dans le Val de Marne. La prise d’effet de cette licence est le 1 er Mars 1991, soit trois jours exactement après la fin des hostilités !… Nous savions déjà que des recherches visant au « durcissement » à l’U.A. des obus-flèches avaient été menées en France durant la décennie 70 à 80 pour avoir recueilli de précieux témoignages d’un certain nombre d’ingénieurs de l’armement ayant travaillé à l’époque sur ces programmes… Rien d’étonnant à cela, notre industrie de l’armement n’ayant pas la réputation d’être la moins performante.

Curieuses constatations:

 - La société désignée comme fournisseur dans ce document est la Nuclear Metal inc. (Mass. USA) qui n’est autre que l’un des principaux fabricants de munitions auxquels l’U.S. Army et l’U.S. Air Force avaient commandé dans les années 70 à 80 plusieurs centaines de milliers de munitions en U.A. pour mener des essais sur quatre sites dont la décontamination est aujourd’hui estimée à plus d’un milliard de dollars !… C’est aussi, avec Aerojet Heavy Metals l’une des sociétés autorisées par la NRC à conserver un rythme de production de temps de guerre pour recomplèter les stocks d’armes en U.A. après la guerre du Golfe…
– L’activité de la CERCA S.A. ne concerne nullement la fabrication d’armement, son objet déclaré étant « Recherche, études et mise au point de combustibles nucléaires, études et mise au point des procédés de leur fabrication, traitement et exploitation de ces procédés… » En outre « l’usine de Bonneuil », spécifiée comme destinataire final du produit, ne figure nulle part comme établissement secondaire de cette société au capital de 20 millions de francs dont deux des actionnaires les plus représentatifs ne sont autres que FRAMATOME et COGEMA… Son siège social se trouve dans la tour Fait à la Défense où elle voisine avec d’autres sociétés « très spécialisées ». Plus étrange encore, le site de Bonneuil semble aujourd’hui « mis en sommeil ».
L’enquête sur place nous révélera l’éphémère existence d’une petite SARL au capital de 50.000 F: La CERCA-NUKEM (CECCN), dissoute le 29 Août 1994 et dont la durée de vie peut sembler avoir été étrangement liée à la validité du document de la N.R.C. . Cette société aurait-elle donc été constituée dans le seul but de servir de couverture à un transfert devant être le plus discret possible ? Il n’y aurait rien d’étonnant à cela, ce type de montage étant monnaie courante dans ce genre d’opérations… Mais comme il existe toujours une faille, même dans les secrets les mieux gardés, nous apprendrons que si l’U.A. en question a bien transité par Bonneuil, il fut en réalité transféré à l’usine S,I.C.N. d’Annecy, filiale à 100% de la COGEMA qui ne fait aucun mystère dans ses plaquettes commerciales de sa participation à des applications militaires de l’uranium métal, naturel ou « appauvri »…
Etrange coïncidence, nous avions localisé à peine à une quarantaine de kilomètres d’Annecy (donc de la SICN), une des entreprises françaises les plus performantes dans le domaine très particulier des obus-flèches… Entreprise discrète s’il en est, la société CIME BOCUSE ne figure pudiquement dans les pages jaunes de l’annuaire qu’à la rubrique « Métallurgie »… Point d’entreprise d’armement dans le département de Haute Savoie à plus forte raison à St. Pierre en Faucigny, charmant petit bourg de 5000 âmes niché au creux d’une vallée…
Même le bulletin municipal reste très discret sur la nature des activités de l’entreprise et la décrit ainsi: « …Cette entreprise très importante et forte de 200 salariés il y a quelques vingt ans est réduite à 80 emplois après plusieurs « plans sociaux » successifs. Rachetée par un groupement d’intérêt national, elle est en passe de trouver un régime de croisière avec de réelles et intéressantes possibilités… »
En fait le « groupement d’intérêt national » dont il est fait mention n’est ni plus ni moins que le GIAT (Groupement Industriel de l’Armement Terrestre) mais le bulletin n’en souffle mot. Il se montre en revanche plus disert sur la part du budget communal que représente la contribution de l’entreprise: 25%!…
Pour trouver CIME – BOCUSE il faut savoir et vouloir. Vue de l’extérieur, l’usine elle-même ne paye pas de mine et la sécurité visible se limite à l’entrée à une guérite et une barrière des plus communes dans toute entreprise industrielle d’importance moyenne. Autour du site court une clôture bien anodine. Ses secrets semblent protégés surtout par la discrétion plus que par d’ostensibles dispositifs. En revanche on ne badine pas sur la sécurité à l’intérieur de l’usine. Tout manquement aux règles de sécurité en matière de protection individuelle y serait particulièrement sanctionné comme par exemple l’oubli du masque de protection des voies respiratoires…
Règles de sécurité aussi en matière de filtrage des entrées et des sorties par le service de garde, notamment pour les transporteurs locaux qui assurent avec leurs camions l’essentiel des livraisons de matières premières mais qui, curieusement, selon un des responsables, ne s’étend pas à la nature de la cargaison. Tandis que les produits finis sont évacués par les mêmes moyens.
Bien que le haut savoyard n’ait pas une réputation de bavard, une discrète et patiente enquête auprès des habitants nous confirmera l’existence de deux modèles de munitions flèches d’aspect rigoureusement identique mais dont l’une, nettement plus lourde que l’autre, ne peut correspondre qu’à l’APF -.SDS – FI, décrite dans notre encadré…
Dans un rapport de synthèse en date du 3 Décembre 1987 intitulé « La munition-flèche: L’apport industriel et commercial de CIME – BOCUSE dans le développement et la vie d’un nouveau produit », l’entreprise ne laisse planer aucun doute sur l’exceptionnelle bienveillance de la D.G.A. à son égard, elle qui est détentrice du brevet des « pénétrateurs DENAL » pour munitions de gros calibre à énergie cinétique. Exceptionnelle bienveillance qui se manifeste, le rapport dixit, par une « coopération technique CIME-BOCUSE – DGA – EFAB  » comportant la mise à disposition des moyens d’essais statiques et dynamiques de la DGA et un « programme de fournitures d’essai pour la sélection des matériaux ».
Est-il envisageable que tout ou partie des 75 tonnes d’U.A. d’origine américaine dont nous avons pu suivre l’étrange parcours jusqu’à Annecy aient pu faire une quarantaine de kilomètres supplémentaires pour bénéficier du savoir-faire de CIME-BOCUSE, devenue GIAT
Reste une question et non des moindres: pourquoi la France qui dispose du parc de centrales électronucléaires le plus puissant d’Europe et par conséquent d’un stock plus que considérable d’U 238, aurait-elle eu besoin d’en importer des USA ? La subtilité de cette intéressante question n’échappera à personne, chacun étant libre d’échafauder sa propre théorie en la matière…
La France continue donc de fabriquer aujourd’hui, et sans trop s’en cacher, des munitions identiques à celles que les américains utilisèrent massivement avec les effets désastreux que l’on sait dans le Golfe. Inconscience criminelle dictée par une « sorte d’obligation » aussi tactique que commerciale ou mépris délibéré des règles de la guerre ?
Questionné sur ce point précis, le Général Pierre Marie GALLOIS ne fait pas dans la dentelle:
-  »Les Américains se sont conduits en apprentis-sorciers. L’utilisation de ce type de munitions relève du mépris le plus absolu de toutes les règles qu’un militaire se doit de respecter… L’obstination à vouloir percer les blindages est d’une imbécillité totale, le fait étant parfaitement connu, et ce depuis de très longues années, que le seul effet de choc produit par l’impact d’un obus contre la tourelle d’un char suffit à faire exploser la tête de ses occupants! …Qui plus est, les effets induits par la propagation des particules d’uranium à la suite des explosions sont qu’on le veuille ou non – même indirectement – du domaine de la guerre chimique. Admettre la généralisation de ce type d’armes revient à légaliser la contamination par radioactivité et ce pour une durée sans comparaison avec les conséquences des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Ce ne peut être considéré que comme un crime contre l’humanité!… Quant au fait que les Français persistent en la matière, il n’y a à cela rien d’étonnant car, depuis 1945, il y a chez nous une tradition bien établie de suivre les Américains en toutes choses et surtout dans leurs pires conneries… Reste peut être la seule chose réellement importante dont le monde entier n’a cure: le peuple d’Irak, déjà soumis à un embargo criminel qui, comme tous les embargos, n’atteint que les innocents est en prime affligé par nos soins d’un inguérissable fléau dont les peuples « civilisés » que nous prétendons être détiennent la responsabilité!… ».

Qu’est-ce que l’Uranium 238?

L’uranium 238 est un isotope (même corps dont le noyau comporte un nombre différent de neutrons) de l’uranium.
La plus grande partie de cet isotope provient aujourd’hui des déchets. des centrales électronucléaires qui utilisent pour la fission l’isotope U 235, lequel ne représente que 0, 7% de la masse initiale de minerai.
Un stock représentant aujourd’hui plus d’un million de tonnes dans le monde « à recycler » dans l’armement par exemple…
L’uranium 238, dit uranium « appauvri », est à l’état neutre peu radioactif (1 Curie par tonne) le danger d’irradiation directe peut être considéré comme quasiment nul. Néanmoins, l’aérosolisation provoquée au moment de l’impact et de l’inflammation d’un projectile à base d’uranium « appauvri » rend à l’isotope U 238 toutes .ses facultés radioactives par la production d’un nuage de micro particules (en général inférieures à 5 microns) qui, ingérées, sort directement par les voies respiratoires, soit indirectement par les voies digestives via l’eau ou les aliments contaminés, et se fixent sur les muqueuses. Dès lors, sa radioactivité commence à produire sur l’organisme des effets destructeurs qui s’étendent à des mutations génétiques affectant la descendance des êtres vivants contaminés.

Très lourd, il pénètre profondément dans le sol, polluant les récoltes en surface et les nappes phréatiques, rendant toute décontamination quasi-impossible. Le fait le plus terrifiant réside dans la durée de vie de cet isotope qui est de l’ordre de 4,5 milliards d’années…
A-t-on alors, par l’utilisation consciente ou inconsciente de munitions en U.A, condamné une grande partie de l’Irak à une insidieuse mort lente et inventé la « guerre éternelle « ?

Code APF – SDS – FI

Les trois chars les plus performants de l’OTAN (Leclerc français, Leopard II allemand et MIA2 Abrams U.S) sont tous équipés d’un canon de 120 mm à âme lisse et tous trois sont susceptibles de tirer des obus flèches (en tungstène ou en U.A.)…
Ce type de munitions figure au « Catalogue des matériels français de défense terrestre » sous la référence OTAN APF – SILS – 1″1 model. Les caractéristiques de performances annoncées ne laissent aucun doute sur la nature de l’alliage employé pour leur fabrication.

Le char Leclerc tire de l’uranium!

Concurrent à l’exportation du MI A2 Abrams américain, le char Leclerc, fer de lance de la technologie française de l’armement, ne pouvait pas ne pas suivre l’exemple de son «oncle d’Amérique » tant il est vrai que depuis le débarquement, les GI’s et la Jeep, il n’est pour le français de bon modèle que le modèle américain. Le Leclerc tirera donc des obus flèches en UA. qui font d’ailleurs déjà partie de l’argumentaire des commis-voyageurs du complexe militaro-industriel fiançais. La D.G.A. (Délégation Générale à l’Armement) ne dissimule d’ailleurs même pas les capacités spécifiques du canon principal de ce char …
Le fameux secret du blindage du Leclerc ne serait-il pas par hasard également dû à l’emploi d’UA. dans sa composition ?
N’attendez pas de nous une réponse, il paraît que c’est un secret !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

URANIUM APPAUVRI. MICHELLE BARILLET: JE VEUX CONNAÎTRE LA VERITE !

Uranium « appauvri ». Michelle Barillet :

URANIUM APPAUVRI. MICHELLE BARILLET: JE VEUX CONNAÎTRE LA VERITE ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES ua

Je veux connaître la vérité !

Michelle-Barillet-Mehun-57-200
Pascal Barillet a travaillé chez Giat Industries de 1970 à 2000. Pendant ces trente années, il était tourneur sur métaux sur tour à commande numérique (avec la qualification d’Ouvrier hautement qualifié). Giat Industries, réduisant ses effectifs, le licencie dans le cadre d’un plan social en 2000, Pascal Barillet n’a que cinquante deux ans. Il passe quelques années paisibles dans sa maison de Mehun. En janvier 2009 il ressent une très grande fatigue, est essoufflé pour un rien, ne supporte plus le café qu’il aimait tant. Il consulte son médecin qui décide une analyse sanguine. Au vu des résultats, il décide une hospitalisation immédiate à l’hôpital de Bourges. Pascal est atteint d’une myélodysplasie (une forme de leucémie) qui l’emporte en dix-huit mois.

À l’hôpital de Bourges, il croise un jour un ancien collègue d’atelier venu, lui aussi, pour une leucémie et une transfusion. Ce dernier déclare  » Si j’étais parti plus tôt, comme toi, je ne serais pas ici en traitement ! »

À l’hôpital Bretonneau à Tours où Pascal a été transféré pour une tentative de greffe de moelle osseuse, Michelle, son épouse s’interroge sur l’origine de cette leucémie. On lui répond: « qu’il n’existe pas d’examen qui permet spécifiquement de relier une leucémie à une cause ». Mais « il existe éventuellement des faisceaux d’arguments. On ne peut pas éliminer un lien entre une exposition à un élément radioactif et une leucémie. Il est évident que si plusieurs cas se sont manifestés chez des personnes qui avaient travaillé avec votre mari… »

Michelle Barillet : « Des conversations, l’énoncé de plusieurs faits auxquels je n’avais pas prêté attention à l’époque, me sont revenus en mémoire. Je m’interrogeais, j’avais des doutes, cette leucémie était-elle due à l’environnement professionnel ? Était-elle due à une autre cause ? Je voulais savoir ».

« Quand mon mari travaillait chez Giat, il citait le cas de collègues tombés malades et avait remarqué le décès de quatre d’entre eux. Il ajoutait: « il vont tous nous faire crever », mais ne soupçonnant rien de particulier, j’attribuais ces paroles à des problèmes rencontrés au travail, ou aux soucis causés par les restructurations ».

Michelle Barillet rapporte que son mari tournait des obus flèches dans divers métaux, dans un matériau nommé Denal, et se disait étonné des réactions d’un métal qu’il usinait et qui avait la particularité de s’enflammer. D’ailleurs Giat avait fait disposer des seaux de sable près des postes de travail. Cela lui a été confirmé par un collègue de son mari, qui a déclaré avoir travaillé lui aussi sur un métal inflammable. On pense évidemment à l’uranium « appauvri », qui s’enflamme à six cent degrés.

Un agent de maîtrise, maintenant retraité, confirme l’existence d’un atelier (une cinquantaine de personnes) spécifique pour l’uranium « appauvri » et commente : « Enfin, c’était pas Tchernobyl, les machines étaient carénées, mais on ne portait pas de masques. »

Par une coupure de journal, un ami informe Michelle Barillet de l’existence du Collectif Alerte Uranium. Elle décide de rejoindre le groupe et participe activement à la recherche de témoignages en cours. « J’ai déjà recensé quatorze personnes qui ont travaillé chez Giat Industries à la même époque que Pascal, certaines dans le même atelier (l’une d’entre elles est morte d’un cancer), je poursuis mes recherches pour trouver d’autres personnes qui voudront bien répondre à notre enquête ».

> Voilà le « faisceau d’arguments » qui est la cause des interrogations et des doutes de Michelle, et qui explique sa démarche. Elle veut savoir la vérité. Oui ou non, la maladie de Pascal Barillet a-t-elle pour origine son travail à la production d’obus flèches en uranium « appauvri » et en Denal chez Giat industries ?

> C’est également la démarche du Collectif Alerte Uranium, qui demande au Ministre de l’Écologie de faire procéder à une recherche d’uranium « appauvri » dans les sols, les eaux, la flore et la faune dans le polygone de tir de Bourges et ses alentours. Le Collectif  demande également au Ministre de la Santé une enquête sanitaire dans la région de Bourges et dans les communes proches du polygone de tir avec l’enregistrement des cas de cancers et la recherche de l’éventuelle implication de l’uranium « appauvri » dans ces pathologies.

Cette position est la même que celle du Parlement Européen qui a adopté le 22 mai 2008 une résolution « sur les armes contenant de l’uranium « appauvri » et leurs effets sur la santé humaine et l’environnement ». Dans cette résolution le Parlement Européen demande aux Etats de réaliser un inventaire environnemental des zones (y compris les zones d’essais) polluées par de l’uranium « appauvri », et d’imposer un moratoire sur l’emploi de ces armes.

> Si vous souhaitez répondre à l’enquête, ou si vous connaissez une personne dont le témoignage pourrait s’avérer utile, prenez contact avec le Collectif Alerte Uranium dont voici les coordonnées :

Collectif « Alerte Uranium » 139 avenue de Saint Amand 18000 Bourges.

02 48 20 30 15. Courriel:  18@mvtpaix.org

> Lire aussi dans gilblog :

Les tirs à l’uranium appauvri dans le Cher  http://www.gilblog.fr/berry_blog/les-tirs-a-luranium-appauvr.html

Gérard Longuet à Bourges, a-t-il vu de l’uranium appauvri ?

http://www.gilblog.fr/berry_blog/gerard-longuet-a-bourges.html

Le conseil général demande la vérité  http://www.gilblog.fr/berry_blog/conseil-general-armes-uranium.html

Armes à l’uranium. De méry ès Bois à France inter  http://www.gilblog.fr/berry_blog/armes-a-luranium-on-en.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2013 |Pas de commentaires »

BARRY MCGUIRE: « EVE OF DESTRUCTION » (Enregistrement sonore mis en images par Jason BERWICK)

Barry McGuire 

« Eve of Destruction »

BARRY MCGUIRE:

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The eastern world it is explodin’,
violence flarin’, bullets loadin’,
you’re old enough to kill but not for votin’,
you don’t believe in war, what’s that gun you’re totin’,
and even the Jordan river has bodies floatin’,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Don’t you understand, what I’m trying to say?
Can’t you see the fear that I’m feeling today?
If the button is pushed, there’s no running away,
There’ll be noone to save with the world in a grave,
take a look around you, boy, it’s bound to scare you, boy,
but you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Yeah, my blood’s so mad, feels like coagulatin’,
I’m sittin’ here, just contemplatin’,
I can’t twist the truth, it knows no regulation,
handful of Senators don’t pass legislation,
and marches alone can’t bring integration,
when human respect is disintegratin’,
this whole crazy world is just too frustratin’,
and you tell me over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Think of all the hate there is in Red China!
Tehn take a look around to Selma, Alabama!
Ah, you may leave here, for four days in space,
but when your eturn, it’s the same old place,
the poundin’ of the drums, th pride and disgrace,
you can bury your dead, but don’t leave a trace,
hate your next-door-neighbour, but don’t forget to say grace,
and you tell me over and over and over and over again my friend,
ah, you don’t believe we’re on the eve of destruction.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 février, 2013 |Pas de commentaires »

DES DRONES US AU NIGER POUR LES GUERRES D’AFRIQUE (Antonio MAZZEO / Traduction: Fausto GIUDICE / antoniomazzeoblog.blogspot.com)

Des drones US au NIGER

pour les guerres d’Afrique

DES DRONES US AU NIGER POUR LES GUERRES D'AFRIQUE (Antonio MAZZEO / Traduction: Fausto GIUDICE / antoniomazzeoblog.blogspot.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES drone

(Antonio MAZZEO)
Translated by Fausto GIUDICE

L’Afrique sera le nouveau terrain de chasse des avions sans pilote de l’armée US. Le gouvernement du NIGER a autorisé le déploiement de drones du Ministère de la Défense et de la CIA pour les opérations de surveillance et de renseignement contre les diverses milices pro-Al Qaïda actives dans la région nord-ouest du continent. La demande de création d’une base d’opérations au NIGER a été officialisée il ya une dizaine de jours par l’ambassadeur US Bisa Williams lors d’une rencontre avec le président Mahamadou Issoufou.

Comme l’ont révélé les principaux quotidiens US, les drones ne seront pas armés, mais on n’exclut pas la possibilité que, dans l’avenir, ils puissent être utilisés pour effectuer des frappes de missiles « contre la menace croissante du terrorisme. » Les missions d’espionnage et destrike (frappe) pourront être coordonnées avec les forces armées françaises qui opèrent depuis le 11 janvier 2013 dans le conflit au MALI et seront dirigées par l’US Africom, le commandement US des opérations militaires en Afrique basé à Stuttgart (Allemagne). Les avions sans pilote seront probablement stationnés sur une base aérienne de la région désertique d’Agadez, près de la frontière avec le MALI et l’Algérie.

Des négociations en vue de développer le partenariat NIGER-USA et de définir le statut juridique et les fonctions des militaires US appelés à intervenir dans ce pays d’Afrique ont été engagées l’an dernier. Il y a quelques mois, le commandant de l’US AFRICOM, le général Carter Ham, avait visité le NIGER et rencontré les plus hautes autorités civiles et militaires. Après le début des combats dans le nord du MALI et de l’intervention française contre les milices islamiques radicales d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), les autorités gouvernementales nigériennes ont décidé de mettre noir sur blanc le texte d’accord bilatéral proposé par Washington.

«Ils ont exprimé le désir de nouer des relations plus solides avec nous et nous avons été heureux de les nouer avec eux», a déclaré le porte-parole du Pentagone George Little. En plus de déployer des drones, l’armée US pourra utiliser les principaux aérodromes pour stationner les avions-espions pilotés et quelques unités spéciales d’intervention d’urgence qui appuieront les forces armées nigériennes pour le contrôle des frontières et la formation à l’ « anti-terrorisme ». Le Pentagone n’a pas révélé le nombre de soldats US autorisés à résider au NIGER; jusqu’à présent, ils ont été environ cinquante, mais ils pourraient bientôt atteindre 300 hommes. Rien que pour garder en orbite une batterie de drones (quatre avions en vol pendant 24 heures consécutives), sont en effet nécessaires pas moins de 170 militaires en appui au sol.

Le NIGER est l’un des pays les plus pauvres du continent africain : l’espérance de vie est de 54,7 ans, le taux de mortalité infantile de 160,3 ‰, tandis que seulement 28,7% des adultes sont alphabétisés. Néanmoins, le gouvernement consacre une grande partie des ressources financières à l’achat de moyens de guerre et aider l’allié politico-militaire US dans la «lutte contre le terrorisme mondial» déclenchée après le 11 septembre 2001. Plusieurs officiers du NIGER ont été invités aux USA pour suivre des cours sur « la lutte contre le terrorisme », la logistique et les télécommunications. En collaboration avec les forces armées du MALI, du TCHAD et de la MAURITANIE, sous le commandement de l’ US Africom, l’armée nigérienne a pris part à des exercices dans le désert, avec l’utilisation de nouvelles méthodes de guerre. Avec l’aide de «conseillers» du Pentagone, en décembre 2004, les forces armées ont également lancé un raid sur une grande échelle dans la région du SAHEL – à plus de 600 km de la capitale Niamey – contre un groupe de miliciens islamistes radicaux basé en Algérie. Comme l’a déclaré le commandant adjoint des forces US en Europe, le général Charles F. Wald, plus de 750 officiers du NIGER, du MALI, du TCHAD et de la MAURITANIE ont déjà été formés et spécialisés, pour un coût de 7,75 millions de dollars.

En 2009, le Corps d’Ingénierie de l’US Army a lancé un programme d’intervention dans les communautés les plus pauvres et les plus isolées de l’ouest du Sahara par le biais d’un fonds d’«aide humanitaire» géré par le commandement Africom à Stuttgart. Localisé dans les zones frontalières entre le MALI et le NIGER, le programme vise à réaliser des «puits d’eau, des écoles, des points de santé et des banques de céréales» pour un coût total de 1,7 millions de dollars. Évidemment l’«humanitaire» vise à accroître le consensus local au plan de pénétration militaire et économique US dans la région. « Notre espoir est de soutenir les objectifs de sécurité de l’Africom et d’acquérir de l’expérience sur le continent et d’être plus efficaces à l’avenir », a admis Diana Putman, responsable du plan d ‘«aide humanitaire» du Commandement Stratégique des Troupes sur le Continent Africain.

En 2010, un coup d’État fomenté par l’armée pour empêcher la réélection de l’ancien président Mamadou Tandja a refroidi les relations entre le NIGER et les USA. La décision de la junte militaire d’organiser une élection présidentielle en mars 2011 pour restituer le pouvoir aux civils, a cependant convaincu Washington de pousser l’accélérateur pour obtenir la permission de déployer ses fameux avions sans pilote au NIGER.

Le Ministère de la Défense et la CIA ont déjà stationnés des drones d’attaque espions dans plusieurs pays africains. La base principale d’opérations est certainement celle de Camp Lemonnier à Djibouti, qui abrite plus de 2.000 militaires US engagés dans des conflits qui déchirent la Corne de l’Afrique, le YEMEN et le nord-est du continent. D’après le Washington Post, le centre de drones qui coordonne tout le système de renseignement en Afrique serait au BURKINA FASO. Sous le couvert d’un programme top secret au nom de code Sand Creek, une douzaine de militaires et de sous-traitants US opèreraient de manière stable dans la zone militaire de l’aéroport de Ouagadougou. Les avions espions décolleraient aussi du MALI, de MAURITANIE, d’ÉTHIOPIE, du KENYA, d’OUGANDA et de l’archipel des SEYCHELLES (Océan Indien). Une autre base pourrait être activée prochainement au Sud-SOUDAN et – comme l’ont admis certains responsables US – l’ALGERIE serait sur le point d’autoriser les atterrissages et les décollages de drones pour combattre les milices d’AQMI en échange de sessions d’entraînement, d’équipement et de systèmes d’armement US.


Courtesy of Tlaxcala
Source: antoniomazzeoblog.blogspot.com
Publication date of original article: 01/02/2013
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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 février, 2013 |Pas de commentaires »

« BONS BAISERS DU MALI » (Le journal de Personne)

« Bons baisers du MALI »

(Le Journal de Personne)

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Je viens de recevoir un fairepart…
Pas pour un mariage… mais pour un enterrement.
L’enterrement d’un camarade que j’ai connu sur les bancs de l’université à Paris IV
La bonne Sorbonne.
Il s’est donné la mort après le passage du Président Français dans son pays … le Mali
Les liesses populaires… l’ont achevé… tous ces gens qui ont réservé un accueil amical et triomphal au représentant du néo-colonialisme.
Ça lui a ôté toute envie de vivre.
Il m’a écrit juste avant de passer à l’acte. Qu’il s’est senti brusquement dissemblable de ses semblables…
Il préféra mourir que les laisser dormir… de ce sommeil dont l’Afrique a le secret…
“Je fais une croix sur ce que je fus… et une autre sur ce que je suis devenu…”.
Puis il déchira ses vêtements et toutes ses vieilles croyances, s’arracha les cheveux et se jeta dans le feu… nu sous l’œil de Dieu.
“Pourquoi? M’écrit-il sans lyrisme, pourquoi ?
Mes frères s’accommodent-ils de leur destin servile ?
“Pourquoi acceptent-ils de vivre la tête basse ? Pourquoi cette fâcheuse tendance à courber l’échine ? J’ai honte d’exister entre les terroristes d’un côté et les impérialistes de l’autre…
Entre le puits et le pendule, entre la peste et le choléra, entre le pire et l’empire, je croyais…
Qu’une troisième voie était encore possible…
Mais les politiques en ont décidé autrement… abominablement.
L’Afrique n’en peut plus d’être le ténor des apparences.
J’aime les pianos désaccordés, les violons sans archer, les flutes désenchantées
Mais pas la musique bon marché.
Je dis oui à toutes les souffrances…
Mais pas à la France… pas à la mauvaise conscience qui prétend, comme elle l’a toujours fait, nous sauver de nous-mêmes.
C’est la liberté qu’ils ont choisi pour nous qui voudrait éclipser la liberté qu’on s’est choisi sans eux.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 février, 2013 |Pas de commentaires »

DOCUMENT EXCEPTIONNEL:PENDANT QUE L’URANIUM EST APPAUVRI, C’EST NOS POUMONS QUI S’ENRICHISSENT (Doug WESTERMAN / 2007 / Traduction:Pétrus LOMBART)

Pendant que l’uranium est appauvri,
c’est nos poumons qui s’enrichissent…
(Doug WESTERMAN / Traduction: Pétrus LOMBART)
DOCUMENT EXCEPTIONNEL:PENDANT QUE L'URANIUM EST APPAUVRI, C'EST NOS POUMONS QUI S'ENRICHISSENT (Doug WESTERMAN / 2007 / Traduction:Pétrus LOMBART) dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Déchargement d’uranium appauvri sur le site nucléaire
COGEMA / AREVA de BESSINES (France / Haute-Vienne / Janvier 2013)
En 1979, des particules d’uranium appauvri (UA) se sont échappées de l’usine de National Lead Industries près d’Albany dans l’État de New York, qui fabriquait des armes à l’UA pour les militaires. Les particules ont parcouru 42 kilomètres et ont été découvertes dans un filtre de laboratoire par le Dr Leonard Dietz, physicien nucléaire. Cette découverte mena à le fermeture de l’usine en 1980, parce qu’elle libérait chaque mois plus de 0,85 livres (386 grammes) de poussière d’UA dans l’atmosphère, et cela avait entraîné le nettoyage des propriétés contaminées pour un coût de plus de 100 millions de dollars.
Pendant que l'uranium est appauvri, c'est nos poumons qui s'enrichissent...
Imaginez un scénario bien pire. Les terroristes prennent 450 tonnes de poussière mortelle et la dispersent sur les régions peuplées dans tous les USA. Des centaines d’enfants présentent des symptômes. Beaucoup ayant contracté le cancer et la leucémie souffrent d’une mort précoce et douloureuse. Une immense augmentation de malformations congénitales graves est signalée. Les oncologues sont débordés. Les terrains de football, les plages et les parcs, les aires de jeux pour les enfants ne sont plus sûrs. Les gens perdent leur libertés les plus fondamentales, la possibilité d’aller respirer à l’extérieur en toute sécurité. Ça paraît pire que le 9/11 ? Bienvenue en Iraq et en Afghanistan.

Le Dr Jawad Al Ali (55 ans), directeur du Centre d’Oncologie du plus grand hôpital de Bassora en Iraq a déclaré, lors d’une récente conférence (2003) au Japon :

Deux phénomènes étranges que je n’avais jamais vu auparavant se sont produits à Bassora. Le première est le cancer double et triple chez un patient. Par exemple, la leucémie et le cancer de l’estomac. Nous avons eu un patient avec 2 cancers, à l’estomac et au rein. Quelques mois plus tard, le cancer s’est développé dans l’autre rein, il avait trois types de cancer différents. Le second est le cancer se groupant chez les familles. Nous avons ici 58 familles avec plus d’une personne touchées par le cancer. Le Dr Yasin, chirurgien général avait deux oncles, une sœur et un cousin touchées par le cancer. Le Dr Mazen, un autre spécialiste, a six membres de sa famille atteints de cancer. Ma femme a neuf membres de sa famille avec le cancer.

Les enfants sont particulièrement sensibles à l’empoisonnement de l’UA. Ils ont un taux d’absorption beaucoup plus élevé car leur sang sert à construire et à nourrir leurs os et ils ont beaucoup de tissus mous. Le cancer des os et la leucémie sont accusés d’être les maladies qui les touchent le plus, toutefois, le cancer du système lymphatique, qui peut se développer n’importe où sur le corps, et qui a rarement été vu avant l’âge de 12 ans est maintenant commun lui aussi.

Nous avons été accusés de faire de la propagande pour Saddam Hussein avant la guerre. Quand je faisais des exposés, des gens m’accusaient d’être pro-Saddam.

Parfois, j’éprouvais même de la peur à parler. Les gens du régime ont volé mes données en disant qu’elles étaient à eux, et les ont utilisées pour leurs propres programmes. Les Koweïtiens m’ont interdit de pénétrer au Koweït. Nous avons été accusés d’être des partisans de Saddam.

L’arrogance des gens du Pentagone est incroyable

John Hanchette, professeur de journalisme à l’Université Saint Bonaventure, est l’un des fondateurs éditeurs de USA Today apparentés aux disciples de la chercheuse sur l’UA Leuren Moret. Il a déclaré qu’il avait préparé la révélation de nouvelles informations au sujet des effets de l’UA sur les soldats de la Guerre du Golfe et les irakiens, mais que chaque fois qu’il était prêt à publier, il recevait un appel téléphonique du Pentagone lui demandant de ne pas imprimer l’information. Il a depuis été remplacé en tant que rédacteur en chef de USA Today.

Dr Keith Baverstock, chef experts en radioprotection et en santé de World Health Organization pendant 11 ans, et auteur d’une étude non publiée, a fair ressortir que son rapport « Sur les risques de cancer pour les civils en Iraq en respirant les poussières d’uranium contaminées » a été aussi délibérément supprimé.

Les informations publiées par le Ministère de la Défense US ne sont pas fiables, selon certaines sources au sein même de l’armée.

En 1997, alors qu’il citait des expériences faites par d’autres dans lesquelles 84% des chiens exposés à inhalation d’uranium mouraient de cancer du poumon, le Dr Asaf Durakovic, alors professeur de radiologie et de médecine nucléaire à l’Université de Georgetown à Washington, a été cité disant, « L’administration des anciens combattants m’a demandé de mentir sur le risque d’intégrer de l’uranium appauvri dans le corps humain. »

À cette époque, le Dr Durakovic était colonel de l’US Army. Il a depuis quitté l’armée, pour fonder l’Uranium Medical Research Center, une organisation financée par des fonds privés dont le siège est au Canada.

Stuart Grainger caporal de 23 ans de la division de l’armée du 34ème Platoon, (les noms et les numéros ont été modifiés) a été diagnostiqué avec le cancer après son retour d’Iraq. Sept autres hommes du peloton ont aussi des tumeurs malignes.

Les « bombes sales » du Pentagone

Doug Rokke, un entrepreneur sous contrat de l’US Army qui a dirigé un nettoyage d’uranium appauvri après la première Guerre du Golfe, a déclaré :

L’uranium appauvri est un crime l’humanité.

La propre équipe de Rokke, une centaine d’employés, a été terrassée par l’exposition à la fine poussière. Il a déclaré: « Lorsque nous sommes allés dans la région du Golfe, nous étions vraiment tous en bonne santé. » Après avoir effectué les opérations de nettoyage dans le désert (par erreur, sans équipement de protection), 30 membres de son personnel sont morts, et la plupart des autres, dont Rokke lui-même, ont attrapé de graves problèmes de santé. Rokke a maintenant une maladie réactive des voies respiratoires, des dommages neurologiques, des cataractes, et des problèmes rénaux.

Nous avons alerté le Ministère de la Défense (DoD) en 1991 après la Guerre du Golfe. Leur arrogance est au-delà de la compréhension. Pourtant, le DoD maintient toujours que les ingestions d’UA de ce genre « ne sont pas suffisantes pour rendre les troupes sérieusement malades dans la plupart des cas. »

Pourquoi alors rendent-elles l’équipe de nettoyage sérieusement malade ou en phase terminale dans presque tous les cas ?

Des particules d’un dixième de micron sont dispersées dans

l’atmosphère

Il a demandé à Marion Falk, le physicien chimiste retraité qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au Lawrence Livermore Lab, s’il pensait que les armes à l’UA opèrent de la même manière que les bombes sales.

C’est exactement ce qu’elles sont. Elles correspondent à la description d’une bombe sale dans tous les sens du terme.

Selon Falk, plus de 30% de l’UA tiré par les canons des chars US est réduit à l’impact en particules d’un dixième de micron. « Plus l’explosion est grande, plus est grande la quantité d’UA dispersée dans l’atmosphère, » a dit Falk. Avec les plus grands missiles et bombes, presque 100% de l’UA est réduit en particules de poussière radioactive de la taille du micron ou plus petites, a-t-il dit.

Les bombes à l’UA sont des armes parfaites pour tuer beaucoup

de gens

Lorsqu’on lui a demandé si le principal objectif de l’utilisation de l’UA était de détruire les choses et de tuer les gens, Falk a été plus précis :

Je dirais que c’est l’arme parfaite pour tuer beaucoup de gens.

Quand une balle ou une bombe à l’UA frappe une cible dure, la majeure partie de son énergie cinétique est transformée en chaleur suffisante pour enflammer l’UA [1]. De 40% à 70% de l’UA est converti en particules de poussière extrêmement fines de céramique d’oxyde d’uranium (essentiellement du dioxyde, mais d’autres formulations se produisent aussi). Plus de 60% de ces particules ont un diamètre inférieur à 5 microns, à peu près la même taille que les particules des cendres de cigarettes dans la fumée, et donc respirables.

Les conditions sont tellement chaotiques en Irak que l’infrastructure médicale a été fortement compromise. En termes de cancers et de malformations congénitales dues à l’UA, seule une petite fraction des cas est signalée.

Les anomalies congénitales sont désormais banales

Les médecins dans le sud de l’Iraq comparent les anomalies de naissance à celles qui ont suivi les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Ils ont de nombreuses photos d’enfants nés sans cerveau, avec les organes internes à l’extérieur du corps, sans organes sexuels, sans colonne vertébrale, et la liste des déformations continue à monter. Ces malformations de naissance, extrêmement rares en Irak avant l’utilisation à grande échelle des armes à l’UA, sont aujourd’hui banales. Dans les hôpitaux à travers l’Irak, les mamans ne demandent plus : « Docteur, c’est un garçon ou une fille? » Mais plutôt, « Docteur, est-il normal ? » Les photos sont horribles.

On peut les voir sur ce site internet :

http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/extremedeformities.html

Ross B.Mirkarimi, un porte-parole de Arms Control Research Center, a déclaré:

« On a demandé aux enfants à naître de la région de payer le prix le plus fort, l’intégrité de leur ADN. »

Avant sa mort par leucémie en septembre 2004, Nuha Al Radi, artiste irakien accompli et auteur des « Chroniques de Bagdad » a écrit :

« Tout le monde semble être en train de mourir du cancer. Chaque jour, on entend qu’une autre connaissance ou l’ami d’un ami est en train de mourir. Combien d’autres meurent dans les hôpitaux sans qu’on le sache ? Apparemment, plus de trente pour cent des irakiens ont le cancer, et il y a beaucoup d’enfants avec la leucémie.

L’uranium appauvri laissé par la campagne de bombardements US a transformé l’Irak en pays infesté de cancer. Pendant les centaines d’années à venir, les effets de l’uranium continueront à faire des ravages sur l’Irak et ses environs ».

Cet extrait de son journal a été écrit en 1993, après la première Guerre du Golfe (environ 300 tonnes d’UA, pour la plupart dans les zones désertiques) mais avant l’Operation Iraqi Freedom, (1.700 tonnes estimées beaucoup plus près des grands centres de population). C’est donc cinq à six fois pire maintenant que ce l’était quand il écrivait son journal !

Plus de 450 tonnes de poussière d’UA dispersées dans tout l’Iraq

Selon les estimations, le pourcentage d’UA, vaporisé en fines poussières d’oxyde d’uranium, est d’environ 30 à 40%. Cela équivaut à plus de 450 tonnes de poussière dispersées dans tout l’Iraq.

En tant que conseiller spécial de l’Organisation Mondiale de la Santé, de l’ONU, et du Ministère de la Santé Irakien, le Dr Ahmad Hardan a documenté les effets de l’UA en Iraq entre 1991 et 2002:

« Les forces US admettent avoir utilisé plus de 300 tonnes d’armes à l’UA en 1991. Le chiffre réel est plus proche de 800. Cela a provoqué une crise sanitaire qui a affecté près d’un tiers de million de gens. Comme si cela ne suffisait pas, les USA en ont utilisé 200 tonnes de plus seulement à Bagdad au cours de la récente invasion.

Je ne sais pas dans les autres parties de l’Iraq, il me faudra des années pour les documenter.

À Bassora, il nous a fallu deux ans pour obtenir des preuves concluantes de ce que produit l’UA, mais nous savons maintenant ce qu’il faut chercher et les résultats sont terrifiants.

Les effets de loin les plus dévastateurs affecteront les enfants à naître. Rien ne peut préparer quelqu’un à la vue des centaines de fœtus conservés, aux apparences à peine humaines. L’Iraq est maintenant en train de voir des bébés avec des membres terriblement réduits, avec leurs intestins à l’extérieur du corps, avec d’énormes tumeurs renflées à la place des yeux, ou avec un seul œil, comme des cyclopes, ou sans yeux ou sans membres, et même sans tête. De manière significative, certains de ces défauts sont pratiquement inconnus en dehors des manuels montrant les bébés nés près des sites d’essais des bombes A dans le Pacifique ».

Les USA empêchent les échanges scientifiques

Le Dr Hardan a aussi déclaré :

« J’ai pris des dispositions pour qu’une délégation de l’Hôpital d’Hiroshima du Japon vienne partager leur connaissances des maladies dues aux radiations que nous sommes susceptibles de rencontrer au fil du temps. La délégation m’a dit que les USA avaient décidé de ne pas venir. De même, un célèbre spécialiste du cancer allemand qui avait accepté de venir a seulement dit plus tard qu’il n’avait pas eu la permission d’entrer Iraq.

Non seulement nous sommes en train d’empoisonner les irakiens et les afghans, mais nous faisons des efforts concertés pour empêcher d’entrer les spécialistes des autres pays qui peuvent les aider. Les militaires US ne veulent pas que le reste du monde découvre ce que nous avons fait ».

Le développement relativement rapide des cancers a été rapporté par les médecins des hôpitaux civils suite au bombardement avec de l’UA de la Yougoslavie par l’OTAN en 1998-1999, et à l’invasion de l’Irak par les militaires US utilisant de l’UA pour la première fois en 1991. Les experts médicaux rapportent que ce phénomène de multiples tumeurs malignes sans rapport de causes, qui était inconnu jusqu’à présent, est un nouveau syndrome associé à l’irradiation de l’UA de l’intérieur du corps.

À peine 467 étasuniens ont été blessés dans les trois semaines de la Guerre du Golfe Persique en 1990-1991. Sur les 580.400 soldats ayant servi dans cette guerre, 11.000 sont morts, et en 2000 ils étaient 325.000 en invalidité médicale permanente. Ce nombre effarant d’anciens combattants handicapés signifie que 56% des soldats ayant servi dans la première Guerre du Golfe ont maintenant, une décennie plus tard, des problèmes médicaux.

Le Tribunal de Tokyo, guidé par les principes du Droit Pénal

International et du Droit Humanitaire International, a jugé

Bush coupable de crimes de guerre

Bien qu’il n’ait pas été signalé dans la grande presse US, récemment un Tribunal à Tokyo, guidé par les principes du Droit Pénal International et du Droit Humanitaire International, a constaté que le président George W. Bush était coupable de crimes de guerre. Le 14 mars 2004, Nao Shimoyachi rapportait, dans The Japan Times, que le président Bush avait été reconnu coupable « pour attaque de civils avec des armes non discriminantes et d’autres armes, » et le « Tribunal a aussi émis des recommandations pour interdire les obus de l’uranium appauvri et les autres armes qui nuisent aux gens indistinctement. » Bien que c’était un « Tribunal de Citoyens » n’ayant aucune autorité légale, les participants ont décidé sincèrement que les Lois Internationales ont été violées et que la condamnation pour crimes de guerre était justifiée.

Les troupes impliquées dans le combat réel ne sont pas les seules à signaler des symptômes. La 442ème compagnie de Police Militaire de l’Armée de la Garde Nationale de New York, servant en Iraq, a plusieurs membres qui disent lutter contre des malaises physiques persistants qui ont commencé l’été dernier à Samawa en Iraq.

Je suis tombé malade immédiatement en juin, a déclaré le sergent-chef. Ray Ramos, un flic habitant à Brooklyn. Ma santé va périclitant avec des maux de tête tous les jours, les mains constamment engourdies et des éruptions cutanées sur l’estomac.

Uranium Medical Research Center :

Les échantillons d’air, de sol et d’eau contenaient des

centaines de milliers de fois le niveau normal de radiation

Le Dr Asaf Durakovic, fondateur de l’Uranium Medical Research Center (UMRC), et expert en médecine nucléaire, qui a examiné et testé neuf soldats de la compagnie, affirme que quatre ont presque certainement inhalé des poussières radioactives des explosions des obus US fabriqués avec de l’uranium appauvri. Les tests du laboratoire ont révélé des traces de deux formules d’uranium artificiel dans les échantillons d’urine provenant de quatre soldats.

Si tel est le cas, les hommes — le sergent Hector Vega, le sergent Ray Ramos, le sergent Agustin Matos et le caporal Anthony Yonnone – sont les premiers cas confirmés d’irradiation par l’uranium appauvri inhalé dans le conflit actuel en Irak.

La 442ème, composée en majorité de policiers, de pompiers et d’agents de correction de New York, est basée à Orangeburg dans le Compté de Rockland. Dépêchés en Iraq à Pâques 2003, les membres de l’unité ont fournit la garde pour les convois, le fonctionnement des prisons et la formation de la police irakiennes. La compagnie entière doit rentrer chez elle plus tard ce mois-ci.

« Ce sont des résultats étonnants, d’autant plus que ces soldats étaient membres de la police militaire et n’étaient pas exposés au feu de la bataille, » a déclaré le Dr Duracovic Asaf, qui a examiné les GI et effectué les tests.

Dans un groupe de huit militaires de la coalition menée par les USA, dont les bébés sont nés sans yeux, sept sont connus pour avoir été exposés directement à la poussière d’UA. Dans un groupe (250 soldats) exposé durant la première Guerre du Golfe, 67% des enfants conçus après la guerre, avaient des malformations à la naissance.

L’équipe de recherche du Dr Durakovic de l’UMRC a aussi effectué une visite de trois semaines sur le terrain en Iraq en octobre 2003. Elle a recueilli environ 100 échantillons de substances comme de la terre, de l’urine de civils et des tissus de cadavres de soldats irakiens dans 10 villes, dont Bagdad, Bassora et Najaf. Durakovic a dit que les tests préliminaires montraient que les échantillons d’air, de terre et d’eau contenaient « des centaines de milliers de fois » le niveau de radiation naturel. Durakovic a déclaré à The Japan Times :

« Il y a ce haut niveau de contamination parce que beaucoup plus d’uranium appauvri a été utilisé cette année qu’en 1991 (première Guerre du Golfe) ».

Ils entravent les efforts visant à prouver le lien entre l’uranium

appauvri et la maladie

Ils ne veulent pas admettre qu’ils commettent des crimes de guerre en utilisant des armes qui tuent sans discernement et qui sont interdites par le Droit International.

(Note sur le Dr Durakovic : Tout d’abord, il lui a été instamment demandé de mettre fin à ses travaux, il a été viré de sa fonction, puis sa maison a été saccagée et il a aussi déclaré avoir reçu des menaces de mort. Evidemment, le DoD est très désireux de censurer les dénonciateurs de l’UA !)

Distinction diagnostique entre uranium naturel et UA par la

technique de TIMS

Le Dr Durakovic avec Patricia Horan et Leonard Dietz, ses associés de recherche à l’UMRC, ont publié une unique étude en août 2002, publiée dans le Military Medicine Medical Journal. L’étude est considérée comme la première à examiner l’UA inhalé par les anciens combattants de la Guerre du Golfe en utilisant la technique de spectrométrie de masse de l’ionisation thermique, ce qui leur a permis de différencier facilement l’uranium naturel de l’uranium appauvri. L’étude, qui a examiné des anciens combattants britanniques, canadiens et étasuniens, tous souffrant des affections typiques du Syndrome de la Guerre du Golfe, a constaté que, neuf ans après la guerre, 14 des 27 anciens combattants étudiés avaient de l’UA dans leurs urines. De l’UA a aussi été trouvé dans les poumons et les os d’un ancien combattant de la Guerre du Golfe décédé. Qu’aucune étude gouvernementales n’ait été faite sur l’UA inhalé « équivaut à une énorme faute professionnelle, » a déclaré Dietz dans une interview.

Particules de petite taille et de structure cristalline

Les japonais ont commencé à étudier les effets de l’UA dans le sud de l’Iraq au cours de l’été 2003. Ils avaient un compteur Geiger dont ils voyaient les dépassements d’échelle à de nombreuses occasions. Au cours de leur visite, un hôpital local traitait plus de 600 enfants par jour, parmi lesquels beaucoup souffraient de symptômes d’empoisonnement par les radiations internes. 600 enfants par jour ? Combien de ces enfants auront le cancer et souffriront de mort précoce et douloureuse ?

« L’ingestion de particules d’UA peut provoquer jusqu’à 1.000 fois les dégâts d’une radiographie, » a déclaré Mary Olson, spécialiste des déchets nucléaires et biologiste au Nuclear Information and Resource Service de Washington.

C’est la différence de taille des particules ainsi que leur structure cristalline qui rend la présence de poussière d’UA dans l’environnement aussi extrêmement dangereuse, et qui différencie ses propriétés de celle de la poussière d’uranium naturel omniprésente, à laquelle nous sommes tous exposés chaque jour, dont les particules atteignent rarement une aussi petite taille. Ce point souligne que la comparaison des particules d’UA à celles de l’uranium naturel, beaucoup plus grandes, est trompeuse.

Les militaire US et leurs partisans citent régulièrement une étude de Rand Corp, qui se sert de l’uranium naturel inhalé par les mineurs.

Les particules d’un diamètre inférieur à 10 microns peuvent accéder aux plus profonds recoins des tissus pulmonaires où elle restent logées en permanence. Par ailleurs, si la substance est relativement insoluble, comme la poussière produite par la combustion de l’UA, elle restera en place pendant des décennies, se dissolvant très lentement au cours du temps dans la circulation sanguine et lymphatique. Des études ont identifié de l’UA dans l’urine d’anciens combattants de la Guerre du Golfe neuf ans après le conflit, ce qui atteste de la permanence de la céramique d’oxyde d’UA dans les poumons. Les effets sont donc très différentes de la poussière d’uranium naturel, dont les particules grossières sont presque entièrement éliminées par l’organisme en 24 heures.

Plus de 10 billions de doses de 0,34 milligrammes flottent autour

de l’Iraq et de l’Afghanistan

L’armée est consciente des effets nocifs de l’UA sur le code génétique humain. En 2001, une étude des effets de l’UA sur l’ADN réalisée par la Dr Alexandra C. Miller pour l’Armed Forces Radiobiology Research Institute à Bethesda dans le Maryland, indiquait que l’instabilité chimique de l’UA provoque un million de fois plus de dommages génétiques que l’on en attendrait de son seul effet radioactif.

Les études ont montré que les nano particules inhalées sont beaucoup plus toxiques que les micro particules de même composition chimique. Le toxicologue britannique Vyvyan Howard a signalé que l’augmentation de toxicité des nano particules est due à leur taille.

Par exemple, quand des souris ont été exposées à un virus de la taille des particules du Teflon (0,13 micron) dans une étude à l’Université de Rochester, il n’y a pas eu d’effet néfaste. Mais lorsque les souris ont été exposées à des nano particules de Teflon pendant 15 minutes, presque toutes les souris sont mortes en moins de 4 heures.

Leuren Moret, une autre chercheuse sur l’UA a écrit :

Les voies d’irradiation de l’uranium appauvri peuvent être à travers la peau, par inhalation et par ingestion. Les nano particules ont une grande mobilité et peuvent facilement entrer dans le corps. L’inhalation de nano particules d’uranium appauvri est la plus dangereuse irradiation, car les particules passent directement dans le sang à travers la barrière pulmonaire-sanguine.

Lorsqu’elles sont inhalées par le nez, les nano particules peuvent passer du bulbe olfactif directement dans le cerveau à travers la barrière hématoencéphalique, où elles migrent toutes à travers le cerveau. Beaucoup de soldats exposés à l’uranium appauvri à l’ère du Golfe ont été diagnostiqués avec des tumeurs du cerveau, des lésions cérébrales et la faculté de penser compromise. L’uranium peut interférer avec les mitochondries, qui fournissent l’énergie des processus nerveux, et dans la transmission des signaux nerveux à travers les synapses dans le cerveau.

En se basant sur les données de dissolution et du taux d’excrétion, il est possible d’évaluer approximativement la quantité d’UA initialement inhalée par les anciens combattants. Pour la poignée d’anciens combattants étudiée, la quantité moyenne est 0,34 milligrammes. La connaissance de l’activité spécifique (taux de rayonnement) de l’UA permet de déterminer que la quantité totale des radiations (alpha, bêta et gamma) provenant de l’UA et de ses produits de désintégration radioactifs dans leur corps s’élève à environ 26 émissions radioactives par seconde, soit 800 millions d’émissions par an. À 34 milligrammes la dose, il y en a plus de 10 billions flottant autour de l’Iraq et de l’Afghanistan.

De combien de morts supplémentaires parle-t-on ? Au lendemain de la première Guerre du Golfe, l’Atomic Energy Authority (AEA) britannique a présenté des estimations sur les effets potentiels de la contamination de l’UA laissée par le conflit. Il a calculé qu’ils « pouvaient provoquer potentiellement 500.000 morts. » C’est « un chiffre théorique » avait-il souligné, qui indiquait « un important problème. »

Le calcul de l’AEA a été fait dans une note confidentielle pour la compagnie privatisée de munitions, Royal Ordnance, datée du 30 avril 1991. Le nombre élevé de décès potentiels a été rejeté comme « très loin d’être réaliste » par le Ministre de la Défense Britannique, Lord Gilbert.

« Puisque les salves ont été tirées dans le désert, à plusieurs kilomètres du village le plus proche, il est hautement improbable que la population locale ait été exposée à d’importante quantité d’oxyde respirable, » a-t-il dit. Ces remarques ont été faites avant les dernières invasions d’Afghanistan et d’Irak, où l’uranium appauvri a été utilisé à plus grande échelle à l’intérieur et à proximité de bon nombre des quartiers les plus peuplés. Si la quantité d’UA utilisée dans la première Guerre du Golfe suffisait pour provoquer 500.000 décès potentiels, (si elle avait été utilisée à près des quartiers peuplés), alors qu’est-ce que va donner près de six fois cette quantité utilisée à l’intérieur et à proximité des grandes villes dans l’opération Iraqi Freedom ? En extrapolant l’estimation de l’AEA, cette quantité donne le chiffre potentiel de 3 millions de morts supplémentaires dus à l’inhalation de poussières d’UA en Irak seul, sans inclure l’Afghanistan. Cela représente environ 11% du total des 27 millions de gens de la population irakienne. Dan Bishop, docteur en chimie pour IDUST juge que cette estimation est basse, en considérant la longue durée de vie de la poussière d’UA. Dans certaines régions d’Afghanistan, la concentration est plus grande qu’en Irak.

Les souffrances des anciens combattants

Que peut faire une personne en bonne santé, à part attendre, quand elle a inhalé de la poussière mortelles ? Le capitaine Terry Riordon était membre des Forces Armées Canadiennes qui servaient dans la première Guerre du Golfe. Il est mort en avril 1999 à l’âge de 45 ans. Terry avait quitté le Canada en très bonne forme, un homme qui faisait du ski de fond et courait des marathons. À son retour, seulement deux mois plus tard, il pouvait à peine marcher.

Il est revenu au Canada en février 1991 avec la perte certifiée du contrôle moteur, de la fatigue chronique, des difficultés respiratoires, des douleurs thoraciques, des problèmes de sommeil, la perte de la mémoire à court terme, des douleurs testiculaires, des douleurs des os, de la diarrhée, et une dépression. Après sa mort, la contamination par l’uranium appauvri a été découverte dans ses poumons et ses os. Pendant huit ans, il a subi d’innombrables maux et lutté avec la bureaucratie militaire et le système pour obtenir un diagnostic et un traitement. Il s’était arrangé pour, à sa mort, léguer son corps à l’UMRC. Grâce à son don, l’UMRC a été en mesure d’obtenir la preuve concluante que l’inhalation de fines particules de poussière d’uranium appauvri avait complètement détruit sa santé. Combien de Terry Riordon sont là exposés au milieu des troupes, sans parler des civils irakiens et afghans ?

L’inhalation de poussière ne va pas tuer tout de suite un grand nombre de civils irakiens et afghans, pas plus qu’elle ne l’a fait pour le capitaine Riordan. Ce que nous allons plutôt voir est un grand nombre de gens avec de graves maladies chroniques, ayant une espérance de vie considérablement réduite, avec de multiples formes de cancer.

Melissa Sterry, une autre ancienne combattante malade, a servi six mois à l’approvisionnement de la base du Koweït au cours de l’hiver 1991-92. Une partie de son travail avec la Compagnie d’Équipements de Combat de la Garde Nationale était de nettoyer les chars et les autres véhicules blindés qui avaient servi pendant la guerre, de les préparer pour l’entreposage.

Elle a dit qu’elle avait balayé les véhicules blindés, nettoyé la poussière, le sable et les débris, parfois ordonné d’aider à enterrer des pièces contaminées. Dans un entretien téléphonique, elle a déclaré que, après des recherches sur l’uranium appauvri, elle a choisi de ne pas faire les tests de l’armée, car elle ne pouvait pas faire confiance aux résultats. Il est alarmant de constater que Melissa était stationnée au Koweït, et non pas en Irak. Le nettoyage des tanks avec de la poussière d’UA a suffi à la rendre malade.

L’alliance militaire US-UK : des criminels de guerre

En 2003, le Christian Science Monitor a envoyé des reporters en Irak pour enquêter sur les effets à long terme de l’uranium appauvri. Le rédacteur Scott Peterson a vu des enfants jouant sur un tank incendié près d’un stand de légumes à la périphérie de Bagdad, un tank, qui avait été détruit par des obus à blindage perçant recouverts d’uranium appauvri. Portant son masque et des vêtements de protection, il a pointé son compteur Geiger vers le tank. Il a enregistré 1.000 fois le rayonnement du fond naturel. Si les troupes étaient en mission charitable d’apporter la démocratie en Irak, tenir ces enfants hors de portée de ces dangers ne serait-il pas la priorité ?

Les lois de la guerre interdisent l’utilisation d’armes ayant des effets mortels et inhumains au-delà du champ de bataille. On ne peut pas non plus déployer légalement des armes en temps de guerre quand il est connu qu’elle resteront actives, ou nuiront après que la guerre soit terminée. Il n’est donc pas étonnant que le tribunal japonais ait jugé le président Bush coupable de crimes de guerre.

Le Dr Alim Yacoub de l’Université de Bassora a mené une étude épidémiologique sur l’incidence des cancers chez les enfants de moins de quinze ans, dans la région de Bassora (une région bombardée à l’UA lors de la première Guerre du Golfe). Ils ont constaté 24% d’augmentation au cours de la période de 1990 à 1999. C’était avant la dernière invasion.

Au Kosovo, des pics de cancer et de malformations congénitales semblables ont été remarquées par de nombreux experts internationaux, bien que la quantité d’armes à l’UA utilisée n’était qu’une petite fraction de celle qui a servi en Iraq.

Résultats d’une étude de terrain en Afghanistan

Les statistiques vérifiables pour l’Iraq resteront évasives pendant un certain temps, mais les études de terrain très répandue en Afghanistan montrent l’existence d’un désastre de santé publique à grande échelle. En mai 2002, l’UMRC (Uranium Medical Research Center) a envoyé une équipe sur le terrain pour interroger et examiner les habitants et les gens déplacés en Afghanistan. L’équipe de terrain de l’UMRC a commencé d’abord par identifier plusieurs centaines de gens souffrant de maladies et d’états médicaux montrant les symptômes cliniques considérés propres à l’exposition aux rayonnements. Pour enquêter sur la possibilité que les symptômes sont dus à des maladies de radiations, l’équipe de l’UMRC a recueilli des échantillons d’urine et de terre, pour les transporter dans un laboratoire de recherche indépendant en Angleterre.

L’équipe de terrain de l’UMRC a trouvé des civils afghans avec des symptômes aiguës d’empoisonnement par radiations, avec des symptômes de contamination interne chronique à l’uranium, notamment des problèmes congénitaux chez les nouveau-nés. Les civils locaux ont signalé de grands nuages de poussière dense et des panaches de fumée montant des points d’impacts, une odeur âcre, suivie par la brûlure des fosses nasales, de la gorge et des voies respiratoires supérieures. En tous lieux les sujets présentaient des symptômes au profil et à la chronologie identiques. Les victimes signalaient des symptômes incluant des douleurs dans les vertèbres cervicales, sur le dessus des épaules et dans la zone basale du crâne, en bas du dos/douleurs rénales, de la faiblesse des muscles et des jointures, des difficultés à dormir, des maux de tête, des problèmes de mémoire et de désorientation.

Deux équipes scientifiques supplémentaires ont été envoyées en Afghanistan. La première, arrivée en juin 2002, s’est concentrée sur la région de Jalalabad. La seconde, arrivée quatre mois plus tard, a élargi l’étude pour inclure la capitale Kaboul, qui a une population de près de 3,5 millions de gens. La ville elle-même contient le plus grand nombre d’objectifs relevés, déterminés durant l’Operation Enduring Freedom. Aux fins de l’étude, les alentours de trois grands sites bombardés ont été examinés. Il était prévu que la signature de l’uranium appauvri ou enrichi serait trouvée dans les échantillons d’urine et de terre relevés au cours de l’étude. L’équipe n’était pas prête au choc de ses trouvailles, qui indiquaient à Jalalabad et à Kaboul que l’UA était à l’origine du taux de maladies élevé. Les tests effectués sur un certain nombre de sujets de Jalalabad montraient une concentration de 400% à 2.000% fois supérieure à celui d’une population normale, des montants jamais enregistrés auparavant par des études civiles.

Ceux de Kaboul, qui ont été directement exposés aux bombardements « chirurgicaux » US-britanniques, montraient des signes de contamination extrême, compatibles avec l’irradiation à l’uranium. Il s’agit notamment de douleurs dans les articulations, de douleurs dans le dos/reins, de faiblesse musculaire, de problèmes de mémoire, de désorientation et de confusion. Ceux exposés aux bombardements rapportent des symptômes de maladies du type de la grippe, des saignements, des écoulements du nez et les muqueuses sanguinolentes. Combien de ces gens souffrent d’une mort par cancer, douloureuse et précoce ? L’équipe de l’étude elle-même s’est plainte de symptômes analogues pendant son séjour. La plupart de ces symptômes durent des jours, voire des mois.

En août 2002, l’UMRC achevait l’analyse préliminaire des résultats de Nangarhar. Sans exception, chaque donneur d’échantillon d’urine était positif à la contamination à l’uranium. Les résultats indiquent un niveau de contamination incroyablement élevé ; la concentration étaient 100 à 400 fois plus grande que celles des anciens combattants de la Guerre du Golfe testés en 1999. Un chercheur a signalé, « Nous avons pris deux échantillons de sol et biologiques, et avons constaté la présence d’une radioactivité considérable dans l’urine, la forte concentration nous a étonné. Elle est au-delà de nos plus folles supputations. »

Automne 2002 : 30% des gens interrogés en Afghanistan montrent les symptômes de la maladie des radiations

En automne 2002, l’équipe de terrain de l’UMRC revenait en Afghanistan pour une enquête plus étendue, et révélait une irradiation potentiellement plus grande que prévue initialement. Environ 30% des gens interrogées dans les zones touchées montraient des symptômes de la maladie des radiations. Les nouveaux nés sont parmi ceux affichant les symptômes, avec les anciens des villages signalant que plus de 25% des nourrissons étaient inexplicablement malades.

Quelle est l’importance et l’étendue de l’irradiation ?

Une citation du rapport de terrain de l’UMRC indique :

« L’équipe de terrain de l’UMRC a été choquée par l’ampleur des effets de Santé Publique en relation avec les bombardements. Sans exception, sur chaque site bombardé examiné, les gens sont malades. Une portion importante de la population civile présente des symptômes correspondants à la contamination interne par l’uranium.

En Afghanistan, contrairement à l’Iraq, les résultats de laboratoire de l’UMRC montraient des concentrations d’uranium non appauvri beaucoup plus élevées que chez les victimes de l’UA en Iraq. L’Afghanistan a servi de terrain d’essai pour une nouvelle génération de bombes brise-bunkers contenant de fortes concentrations d’autres alliages d’uranium.

« Une partie importante de la population civile » ? Il semble qu’en allant détruire une poignée de terroristes en Afghanistan, nous ayons empoisonné un grand nombre de civils innocents, dont un nombre disproportionné d’enfants.

L’armée a trouvé de l’uranium appauvri dans l’urine de certains soldats, mais a soutenu qu’il ne suffisait pas à les rendre gravement malades dans la plupart des cas. Les critiques ont demandé des tests plus pointus, plus coûteux.

Italie

Selon un envoi en octobre 2004 de l’Observatoire de Santé Militaire Italien, un total de 109 soldats italiens sont morts jusqu’ici d’irradiation par l’uranium appauvri. Un porte-parole militaire à l’Observatoire de Santé, Domenico Leggiero, a déclare que:

« Le total des victimes dépasse le nombre total de gens morts d’accidents de la route [il parlait certainement des militaires sans considérer les civils, NDT]. Quiconque niant l’importance de ces données est simplement de mauvaise foi, et la vérité est que nos soldats sont en train de disparaître à cause du manque de protection adéquate contre l’uranium appauvri. » Les membres de l’Observatoire ont demandé une audience d’urgence « en vue d’étudier l’efficacité des mesures de sauvegarde et de prévention visant à réduire le nombre de morts parmi nos soldats ». [2]

Il n’y avait que 3.000 soldats italiens envoyés en Iraq, et ils étaient là pour une courte période. 109 représente environ 3,6% du total. Si le même pourcentage d’Irakiens recevait une irradiation similaire, leur nombre s’élèverait à 936.000. Comme les Irakiens vivent en permanence dans le même environnement contaminé, le pourcentage sera plus élevé.

Pentagone et machine à désinformation : Ils mentent et dénigrent

Le Pentagone/DoD a interféré dans la capacité de l’UMRC à publier ses études en dirigeant de manière progressive et persistante un programme de désinformation dans la presse contre lui, et grâce à son contrôle des subventions de recherche en science, à réfuter les résultats scientifiques de l’UMRC et à détruire la réputation de son personnel scientifique, de ses médecins et de ses laboratoires.

L’UMRC est la première organisation indépendante de recherche à trouver de l’uranium appauvri chez les anciens combattants US, anglais et canadiens de la première Guerre du Golfe et a, plus tard, suite à l’opération Iraqi Freedom, trouvé de l’uranium appauvri dans l’eau, les sols et l’atmosphère de l’Iraq, ainsi que dans les échantillons biologiques donnés par les civils irakiens. Pourtant, la première chose remontant des recherches sur Internet sont ces supposés « études montrant à maintes reprises l’UA inoffensif. » La technique est d’aborder l’histoire comme un débat entre le gouvernement et les experts indépendants, dans lequel l’intérêt public est stimulé par la polarisation des questions plutôt que la révélation de la vérité scientifique et médicale. Les questions des gouvernements, des organismes de contrôle de l’ONU (OMS, le PNUE, l’AIEA, CDC, DOE, etc) et du secteur de la défense (militaires, développeurs et fabricants d’armes) sont systématiquement confuses et mal informées.

Le Dr Yuko Fujita, un professeur assistant de l’Université de Keio au Japon, qui a examiné les effets de la radioactivité en Irak de mai à juin 2003, a déclaré:

« Je doute que l’Iraq contrefasse les données, car il existe en fait un grand nombre d’enfants souffrant de leucémie dans les hôpitaux. Après la guerre, la situation en Irak sera désespérée chez certains enfants de cinq à 10 ans. »

Le 14 mars 2004, le Tribunal des Citoyens de Tokyo, qui « a déclaré coupable » le président Bush, a fait le résumé suivant concernant les armes à l’UA (ce Tribunal de Citoyens n’a pas d’autorité légale contraignante) :

1. Leur utilisation a des effets non discriminés.

2. Leur utilisation est hors de proportion avec la poursuite d’objectifs militaires.

3. Leur utilisation a des effets néfastes, durables et graves sur une étendue considérable de l’environnement.

4. Leur utilisation provoque des blessures superflues et des souffrances inutiles.

Il y a deux ans, le président Bush a retiré les États-Unis des signataires de la Cour Pénale Internationale, ratifié par toutes les autres démocraties occidentales. La Maison Blanche vise en fait à immuniser entièrement les chefs de guerre US contre les poursuites pour crimes de guerre. Il a aussi demandé expressément l’immunité des ressortissants étasuniens contre les poursuites de la Cour Criminelle Internationale.

Conclusions

Si des terroristes avaient réussi à propager partout aux USA quelque chose qui provoquera pendant de nombreuses années des centaines de milliers de cancers et des malformations congénitales, ils seraient coupables d’un crime contre l’humanité qui dépasse de loin, en portée et en gravité, les attentats du 11 septembre. Même si ce n’était pas délibéré [3], avec nos campagnes militaires nous avons fait tout cela en Irak et en Afghanistan. Si l’environnement est tellement dangereux et malsain que l’on ne puisse respirer sans danger, alors les signes extérieurs de la démocratie ont peu de sens. Au moins sous Saddam Hussein, les irakiens pouvaient rester en bonne santé et concevoir des enfants normaux. Peu d’étasuniens sont conscients qu’en se débarrassant de Saddam, nous avons laissé à sa place quelque chose de beaucoup plus grave.

Doug WESTERMAN

Current Concerns, le 19 octobre 2007, traduction Pétrus LOMBART

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 février, 2013 |3 Commentaires »

LE JOURNAL DE PERSONNE: LE BENI ET LE MALI

Le Journal de Personne :

 Le Béni et le MALI

LE JOURNAL DE PERSONNE: LE BENI ET LE MALI dans REFLEXIONS PERSONNELLES mali2

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Tout est matière… surtout la matière !
C’est la raison pour laquelle on se fait la guerre…
Pour réconcilier nos deux hémisphères
Avec une vision totalitaire
Qui prétend à un droit et à un devoir planétaire
Liberticide ou libertaire ?
Qu’importe la manière
Au Mali, comme en Somalie, la matière est première
Pour évacuer l’esprit de la surface de la terre
L’univers n’a nul besoin de l’esprit pervers
La pensée unique est on ne peut pas plus claire !

Tout ce qui n’est pas à l’endroit est à l’envers
On peut tout réduire à un calcul binaire
1 point zéro : pour se soustraire à toutes les galères
Point de désirs que des besoins à satisfaire
Que des biens qu’on gère, que des maux qu’on digère,
Des intérêts et surtout pas de frontières.
Après l’âge d’or, un retour à l’âge de fer
Adieu à Dieu … parce que c’est le règne des lumières.

La vérité c’est pour demain, l’erreur c’était pour hier…
Sciences et techniques sont un seul et même repère
Un pour tous et tous dans la même souricière
Où ne s’en sortent que ceux qui obtempèrent
C’est la vie : on n’y gagne que ce qu’on y perd.

Dans le vice, l’ennui et le besoin on prospère.
Au terrorisme on déclare la guerre, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire
Quand on se ment, quand on n’est pas sincère
Pour reconnaître que toute notre idéologie est déficitaire
En réalité nous ne pouvons plus gagner la guerre
Contre Dieu et ses indignes représentants sur terre
Parce que les bonheurs illusoires sont nécessaires
Pour la bonne marche de nos affaires
Oui, l’illusion est avant-première
Et toutes nos économies, bien derrière !

Nous allons être mangés…à la petite cuillère !

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 février, 2013 |Pas de commentaires »

ENTRAÎNEMENT DE L’ARMEE MALIENNE…ILS TIRENT AVEC…DES BALLES…A BLANC ? (Thierry LAMIREAU)

Entraînement de l’armée malienne…

Eh ben…y’a du boulot les gars !

Ils tirent avec…des balles…à blanc ?…

ENTRAÎNEMENT DE L'ARMEE MALIENNE...ILS TIRENT AVEC...DES BALLES...A BLANC ? (Thierry LAMIREAU) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mali

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 2 février, 2013 |Pas de commentaires »

PRINCIPES ELEMENTAIRES DE PROPAGANDE DE GUERRE (Anne MORELLI)

Les dix commandements sans lesquels nos
guerres sembleraient injustes

PRINCIPES ELEMENTAIRES DE PROPAGANDE DE GUERRE (Anne MORELLI) dans REFLEXIONS PERSONNELLES guerre_froide

Principes élémentaires de propagande de guerre

arton19128-e00b2 AFGHANISTAN dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Anne MORELLI

Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne MORELLI paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la Paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

Anne MORELLI réactualise, grâce à ce petit manuel du citoyen critique, des formes invariables pour des contenus divers. La propagande s’exerce toujours via les mêmes invariants quelle que soit la guerre, d’où la grande pertinence de la grille proposée. Il semble également essentiel dans cette introduction de citer Lord Ponsonby qu’Anne MORELLI remercie dès les premières pages de son ouvrage. En effet, Ponsonby a largement contribué à l’élaboration des principes. Lord Ponsonby était un travailliste anglais qui s’était radicalement opposé à la guerre. Déjà durant la Première Guerre mondiale, il s’illustre par divers pamphlets et finit par écrire un livre sur ces mécanismes de propagande. Livre qu’Anne Morelli reprend, réactualise et systématise en dix principes élémentaires.

Nous ne voulons pas la guerre

« Arthur Ponsonby avait déjà remarqué que les hommes d’État de tous les pays, avant de déclarer la guerre ou au moment même de cette déclaration, assuraient toujours solennellement en préliminaire qu’ils ne voulaient pas la guerre . » [2]

La guerre n’est jamais désirée, elle n’est que rarement vue comme positive par la population. Avec l’avènement de nos démocraties, le consentement de la population devient essentiel, il ne faut donc pas vouloir la guerre et être un pacifiste dans l’âme. À la différence du Moyen Âge, où l’avis de la population n’avait que peu d’importance et la question sociale n’était pas substantielle.

« Ainsi déjà le gouvernement français mobilise tout en proclamant que la mobilisation n’est pas la guerre mais, au contraire, le meilleur moyen d’assurer la paix. » [3] « Si tous les chefs d’État et de gouvernements sont animés de semblables volontés de paix, on peut évidemment se demander innocemment pourquoi, parfois (et même souvent), des guerres éclatent tout de même ? » [4] Mais le second principe répond à cette question.

Le camp adverse est le seul responsable de la guerre

Ce deuxième principe émane du fait que chaque camp assure avoir été contraint de déclarer la guerre pour empêcher l’autre de détruire nos valeurs, mettre en péril nos libertés, ou même nous détruire totalement. C’est donc l’aporie d’une guerre pour mettre fin aux guerres [5]. On en arrive presque à la mythique phrase de George Orwell « War is Peace ».

Ainsi, les États-Unis ont été « contraints » de faire la guerre contre l’Irak qui ne leur a pas laissé le choix. Nous ne faisons donc que « réagir », nous défendre des provocations de l’ennemi qui est entièrement responsable de la guerre à venir.

« Ainsi déjà, Daladier dans son « appel à la nation » – faisant l’impasse sur les responsabilités françaises dans la situation créée par le traité de Versailles – assure le 3 septembre 1939 : l’Allemagne avait déjà refusé de répondre à tous les hommes de cœur dont la voix s’était élevée ces temps derniers en faveur de la paix du monde. […] Nous faisons la guerre parce qu’on nous l’a imposée. » [6]

Ribbentrop justifie la guerre contre la Pologne en ces termes : « Le Führer ne veut pas la guerre. Il ne s’y résoudra qu’a contrecœur. Mais ce n’est pas de lui que dépend la décision en faveur de la guerre ou de la paix. Elle dépend de la Pologne. Sur certaines questions d’un intérêt vital pour le Reich, la Pologne doit céder et faire droit à des revendications auxquelles nous ne pouvons renoncer. Si elle s’y refuse, c’est sur elle que retombera la responsabilité d’un conflit, et non sur l’Allemagne. » [7]

On a pu également lire lors de la Guerre du golfe dans Le Soir du 9 janvier 1991 :

« La paix que tout le monde désire plus que tout, ne peut pas se bâtir sur de simples concessions à un acte de piraterie. (…) La balle étant essentiellement, faut-il le dire dans le camp de l’Irak. » [8]

Idem pour la guerre en Irak, ainsi avant que la guerre ne commence, Le Parisien titrait le 12 septembre 2002 : « Comment Saddam se prépare à la guerre ».

Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service »)

« On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble, même présenté comme ennemi. Il est donc plus efficace de concentrer cette haine de l’ennemi sur le leader adverse. L’ennemi aura ainsi un visage et ce visage sera bien évidemment odieux. » [9]

« Le vainqueur se présentera toujours (voir Bush ou Blair récemment) comme un pacifiste épris de conciliation mais acculé par le camp adverse à la guerre. Ce camp adverse est bien sûr dirigé par un fou, un monstre (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein, …) qui nous défie et dont il convient de débarrasser l’humanité. » [10]]

La première opération d’une campagne de démonisation consiste donc à réduire un pays à un seul homme. À faire donc comme si personne ne vivait en Irak, que seul Saddam Hussein, sa « redoutable » garde républicaine et ses « terribles » armes de destruction massive vivent là-bas [11]. Personnaliser ainsi le conflit est très typique d’une certaine conception de l’histoire, qui serait faite par des « héros », l’œuvre des grands personnages [12]. Conception de l’histoire qu’Anne MORELLI refuse en écrivant inlassablement sur les « laissés pour compte » de l’histoire légitime. Cette vison est particulièrement idéaliste et métaphysique en que l’histoire est le fruit des idées de ses « grand » hommes. À cette conception de l’histoire s’oppose un conception dialectique et matérialiste qui définit l’histoire en termes de rapports et de mouvements sociaux. Ainsi l’adversaire est qualifié de tous les maux possibles. Il en va de son physique à ses mœurs sexuelles. Ainsi, Le Vif-L’Express du 2 au 8 avril 1999 présente « L’effroyable Milosevic ».

« Le Vif-L’Express ne site aucun discours aucun écrit du « maître de Belgrade » mais par contre relève ses sautes d’humeur anormales, ses explosions de colère, maladives et brutales : Quand il était en colère, son visage se tordait. Puis, instantanément, il recouvrait son sang-froid. » [13] Ce type de démonisation n’est d’ailleurs pas utilisé uniquement pour la propagande de guerre (comme tous les autres principes d’ailleurs.)

Ainsi, Pierre Bourdieu rapportait qu’aux États-Unis, nombre d’enseignants universitaires, excédés de la popularité de Michel Foucault dans leurs collèges, écrivaient bon nombre de livres sur la vie intime de l’auteur. Ainsi, Michel Foucault, « l’homosexuel masochiste et fou » avait des pratiques « contre-nature », « scandaleuses » et « inacceptables. ». Par ce biais, il n’y a donc pas besoin de débattre la pensée de l’auteur ou les discours d’un homme politique, mais le réfuter sur des jugements moraux relatifs aux soi-disant pratiques de l’individu.

C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

Les buts économiques et géopolitiques de la guerre doivent être masqués sous un idéal, des valeurs moralement justes et légitimes. Ainsi on pouvait déjà entendre George Bush père déclarer « Il y a des gens qui ne comprennent jamais. Le combat ne concerne pas le pétrole, le combat concerne une agression brutale » [14] ou Le Monde le 22 janvier 1991 : « Les buts de guerre américains et français sont d’abord les buts du Conseil de Sécurité. Nous sommes là en raison des décisions prises par Conseil de Sécurité et l’objectif essentiel, c’est la libération du Koweït. » [15]

En fait, dans nos sociétés modernes, à la différence de Louis XIV, une guerre ne peut se réaliser qu’avec un certain consentement de la population. Gramsci avait déjà montré à quel point l’hégémonie culturelle et le consentement sont indispensables au pouvoir. Ce consentement sera facilement acquis si la population pense que de cette guerre dépendent leur liberté, leur vie, leur honneur [16]. Les buts de la Première Guerre mondiale par exemple se résument en trois points :

- écraser le militarisme
– défendre les petites nations
– préparer le monde à la démocratie.

Ces objectifs, très honorables, sont depuis recopiés quasi textuellement à la veille de chaque conflit, même s’ils ne cadrent que très peu ou absolument pas avec ses objectifs réels. » [17] « Il faut persuader l’opinion publique que nous – au contraire de nos ennemis – faisons la guerre pour des motifs infiniment honorables. » [18]

« Pour la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie, on retrouve le même décalage entre buts officiels et inavoués du conflit. Officiellement l’OTAN intervient pour préserver le caractère multi-ethnique du Kosovo, pour empêcher que les minorités y soient maltraitées, pour y imposer la démocratie et pour en finir avec le dictateur. Il s’agit de défendre la cause sacrée des droits de l’homme. Non seulement à la fin de la guerre, on peut constater qu’aucun de ces objectifs n’a été atteint, qu’on est notamment loin d’une société multi-ethnique et que les violences contre les minorités – serbes et roms cette fois – sont quotidiennes, mais encore on se rend compte que les buts économiques et géopolitiques de la guerre, dont on n’avait jamais parlé, sont -eux- atteints. » [19]

Ce principe implique son corollaire, l’ennemi lui est un monstre sanguinaire qui représente la société de la barbarie.

L’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c’est involontairement

Les récits des atrocités commises par l’ennemi constituent un élément essentiel de la propagande de guerre. Cela ne veut évidemment pas dire que des atrocités n’ont pas lieu pendant les guerres. Tout au contraire, les assassinats, les vols à main armée, les incendies, les pillages et les viols semblent plutôt – malheureusement – récurrents dans l’histoire des guerres. Mais le fait de faire croire que seul l’ennemi commet de telles atrocités, et que notre armée est aimée de la population, c’est une armée « humanitaire ».

Mais la propagande de guerre s’arrête rarement là, non contente des viols et pillages existants, il lui faut le plus souvent créer des atrocités « inhumaines » pour incarner en l’ennemi l’alter-ego d’Hitler (Hitlerosevic, …). Nous pouvons ainsi mettre côte à côte plusieurs passages ayant trait à des guerres différentes sans y trouver de grandes différences. Durant la Première Guerre mondiale, Ponsonby rapporte cette histoire :

« Trente ou trente-cinq soldats allemands étaient entrés dans la maison de David Tordens, charretier à Sempst (aujourd’hui Zempst). Ils ligotèrent l’homme puis cinq ou six d’entre eux se jetèrent sous ses yeux sur la fille âgée de treize ans et lui firent violence, ensuite ils l’embrochèrent sur leurs baïonnettes. Après cette action horrible ils lardèrent de coups de baïonnettes son fils âgé de neuf ans et fusillèrent sa femme. »

On n’oubliera pas non plus l’épisode des enfants aux mains coupées, qui s’apparente plus à une rumeur infondée qu’à un fait historique [21]. Leur exode sera passé sous silence alors que les images de réfugiés albanais du Kosovo et leur accueil à l’étranger avaient fait l’objet d’émissions complètes à la télévision. C’est que ce cinquième principe de la propagande de guerre veut que seul l’ennemi commette des atrocités, notre camp ne peut commettre que des « erreurs ». La propagande de l’OTAN popularisera à l’occasion de la guerre contre la Yougoslavie le terme de « dégâts collatéraux » et présentera comme tels les bombardements de populations civiles et d’hôpitaux, qui auraient fait, selon les sources, entre 1 200 et 5 000 victimes. « Erreur » donc que le bombardement de l’ambassade chinoise [22], d’un convoi de réfugiés albanais, ou d’un train passant sur un pont. L’ennemi, lui, ne commet pas d’erreurs, mais commet le mal sciemment. » [23]

Pour conclure sur une citation de Jean-Claude Guillebaud :

« Nous étions devenus, nous journalistes, à notre corps défendant, des espèces de marchands d’horreur et l’on attendait de nos articles qu’ils émeuvent, rarement qu’ils expliquent ».

L’ennemi utilise des armes non autorisées

Ce principe est le corollaire du précédent. « Non seulement nous ne commettons pas d’atrocités, mais nous faisons la guerre de manière chevaleresque, en respectant – comme s’il s’agissait d’un jeu, certes dur mais viril ! – les règles. » [24] Ainsi déjà pendant la Première Guerre mondiale, la polémique fit rage à propos de l’usage des gaz asphyxiants. Chaque camp accusait l’autre d’avoir commencer à les utiliser [25]. Bien que les deux camps avaient fait usage du gaz et qu’ils avaient effectué tous des recherches dans le domaine, cette arme était le reflet symbolique de la guerre « inhumaine ». Il convient ainsi de l’imputer à l’ennemi. C’est en quelque sorte l’arme « malhonnête », l’arme du fourbe.

Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

« À de rares exceptions près, les êtres humains préfèrent généralement adhérer à des causes victorieuses. En cas de guerre l’adhésion de l’opinion publique dépend donc des résultats apparents du conflit. Si les résultats ne sont pas bons, la propagande devra cacher nos pertes et exagérer celles l’ennemi. » [26]

Déjà durant la Première Guerre mondiale, après un mois du début des opérations, les pertes s’élevaient déjà à 313 000 tués. Mais l’état major français n’a jamais avoué la perte d’un cheval et ne publiait pas la liste nominative des morts [27]. Dernièrement, la guerre en Irak nous fournit un exemple du genre, où on a interdit la publication des photos des cercueils de soldats américains dans la presse. Les pertes de l’ennemi sont elles, par contre, énormes, leur armée ne résiste pas. « Dans les deux camps ces informations remontent le moral des troupes et persuadent l’opinion publique de l’utilité du conflit. » [28]

Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

Lors de la Première Guerre mondiale, sauf quelques rares exceptions, les intellectuels soutinrent massivement leur propre camp. Chaque belligérant pouvait largement compter sur l’appui des peintres, des poètes, des musiciens qui soutenaient, par des initiatives dans leur domaine, la cause de leur pays [29]

Les caricaturistes sont largement mis au travail, pour justifier la guerre et dépeindre le « boucher » et ses atrocités, tandis que d’autres artistes vont travailler, caméra au poing, pour produire des documents édifiants sur les réfugiés, toujours soigneusement pris dans les rangs albanais, et choisis les plus ressemblants possible par rapport au public auquel ils s’adressent, comme ce bel enfant blond au regard nostalgique, censé évoquer les victimes albanaises. On peut voir ainsi les « manifestes » se développer partout. Le manifeste des cent, pour soutenir la France pendant la Première Guerre mondiale (André Gide, Claude Monet, Claude Debussy, Paul Claudel). Plus récemment le « manifeste des 12 » contre le « nouveau totalitarisme [30] » qu’est l’islamisme. Ces « collectifs » d’intellectuels, artistes et hommes notables se mettent donc à légitimer l’action du pouvoir politique en place.

Notre cause a un caractère sacré

Ce critère peut être pris dans deux sens, soit littéral, soit au sens général. Dans le sens littéral, la guerre se présente donc comme une croisade, donc la volonté est divine. On ne peut donc se soustraire de la volonté de Dieu, mais seulement l’accomplir. Ce discours a repris une grande importance depuis l’arrivée de George Bush fils au pouvoir et avec lui toute une série d’ultra-conservateurs intégristes. Ainsi la guerre en Irak s’est manifestée comme une croisade contre « l’Axe du Mal » une lutte du « bien » contre le « mal ». Il était de notre devoir de « donner » la démocratie à l’Irak, la démocratie étant un don issu tout droit de la volonté divine. Ainsi faire la guerre c’est réaliser la volonté divine. Des choix politiques prennent un caractère biblique qui efface toute réalité sociale et économique. Les références à Dieu on toujours été nombreuses (In God We Trust, God Save the Queen, Gott mit Uns, …) et servent à légitimer sans appel les actions du souverain.

Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres

Ce dernier principe est le corollaire de tous les précédents, tout personne mettant en doute un seul des principes énoncés ci-dessus est forcément un collaborateur de l’ennemi. Ainsi, la vision médiatique se limite aux deux camps cités ci-dessus. Le camp du bien, de la volonté divine, et celui du mal, des dictateurs. Ainsi, on est « pour ou contre » le mal. En ce sens, les opposants à la guerre du Kosovo se sont vu traiter dans L’Évènement du 29 avril au 5 mai 1999 de « complices de Milosevic ». L’hebdomadaire va même jusqu’à systématiser plusieurs « familles ». On retrouve ainsi la famille « anti-américaine » avec Pierre Bourdieu, Régis Debray, Serge Halimi, Noam Chomsky ou Harold Pinter. La famille « pacifiste intégriste » avec Gisèle Halimi, Renaud, l’abbé Pierre… et leur organes respectifs, le Monde diplomatique, le PCF.

Il devient donc impossible de faire surgir une opinion dissidente sans subir un lynchage médiatique. Le pluralisme des avis n’existe plus, il est réduit à néant, toute opposition au gouvernement est réduite au silence et au discrédit par des arguments bidon. Ce même argumentaire a été de nouveau en application lors de la guerre en Irak, bien que l’opinion internationale étant plus partagée, cela c’est moins ressenti. Mais être contre la guerre c’est être pour Saddam Hussein… Le même schéma fut appliqué dans un tout autre contexte qu’était le référendum sur la constitution européenne : « être contre la constitution c’est être contre l’Europe ! »

Anne MORELLI

Source : http://www.michelcollon.info/Principes-elementaires-de.html

[1] MORELLI, Anne, « Principes élémentaires de propagande de guerre », Bruxelles, Aden, 2010

[2] Ibid, p. 7

[3] Ibidem

[4] Ibid, p. 10

[5] Ibid, p. 11

[6] Ibid, p. 14

[7] Ibid, p. 16.

[8] COLLON, Michel, « attention médias ! », Bruxelles, éditions EPO, 1992, p. 34

[9] MORELLI, Anne, op. cit., p. 21.

[10] MORELLI, Anne, « L’histoire selon les vainqueurs, l’histoire selon les vaincus. », 8 décembre 2003 in :http://www.brusselstribunal.org/8dec_fulltexts.htm

[11] COLLON, Michel, op. cit., p. 60.

[12] Ibidem.

[13] MORELLI, Anne, op. cit., p. 25.

[14] COLLON, Michel, op. cit., p. 32.

[15] Ibidem.

[16] MORELLI, Anne, op. cit., p. 27.

[17] Ibid, p. 28

[18] Ibid, p. 28.

[19] Ibid, p. 34.

[20] L’enfant aux mains coupées [archive]1914, nouvelle guerre entre les deux pays. On se racontait avec insistance, côté français, que les soldats allemands étaient d’ignobles brutes qui coupaient les mains des enfants.

[21] Serbie : Après l’échec des négociations sur le Kosovo, la parole est à l’ONU [archive]Le Kosovo considéré par Belgrade comme le berceau de sa culture et de sa religion compte 5 % de Serbes après l’exode de plus de 200000 d’entre eux.

[22] Révélation : l’Otan a bombardé volontairement l’ambassade de Chine à Belgrade [archive] Selon une enquête de l’hebdomadaire britannique The Observer, conduite avec le journal danois Politiken, l’Otan aurait bombardé sciemment l’ambassade chinoise de Belgrade le 7 mai dernier (voir aussi notre article du 10/05/99). Des responsables militaires et des renseignements auraient déclaré que l’ambassade chinoise abritait un système de retransmission des émissions de l’armée yougoslave. Du coup, elle aurait été rayée de la liste des « cibles interdites », et bombardée.

[23] Ibid, pp. 37-47.

[24] Ibid, p. 48.

[25] Ibid, p. 49.

[26] Ibid, p. 54.

[27] Ibidem.

[28] Ibid, p. 56.

[29]MORELLI, Anne, « les 10 commandements de Ponsonby », sur le site de Zaléa TV : [1] [archive].

[30] Son usage envers le terrorisme par Jack Straw semble en ce sens impropre. Le « terrorisme » en général ne peut être considéré comme un « totalitarisme » au sens originaire du terme. Il ne remplit pas les critères nécessaires. L’usage du concept requiert une analyse approfondie de la société ou de la structure du groupe étudié, il faut en faire ressortir les catégories essentielles et les processus de dé-différenciation propres au totalitarisme. Il ne semble pourtant pas que Jack Straw ait réalisé une telle analyse pour pouvoir donner une vraie assise théorique à son assertion. L’usage du terme a dans ce cas un but politique ou de propagande de guerre.

URL de cet article 19128
http://www.legrandsoir.info/principes-elementaires-de-propagande-de-guerre.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA FRANCE « BOB » (Gaëtan PELLETIER / legrandsoir.info)

La France « BOB »

LA FRANCE

arton19032-68ff4 AFRIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Gaëtan PELLETIER

Le « monde » se dégrade comme un Big Mac abandonné dans la nature : il doit en rester pour au plus 100 ans.

Les gens ont eu une peur de la fin du monde… hilarante. On a rit jaune. A-t-on besoin d’un calendrier Maya pour fabriquer une « fin du monde » ? Nous sommes en train de le tricoter. Il n’y a plus un coin de planète qui ne soit infecté par la punaise de lit la plus armée au monde : les USA. Ils ne sont pas au Mali ? Que non ! Ils ont trouvé une recette délicieuse d’entre amis : faire faire la job par des « amis ».

Vous devriez lire cette histoire de « BOB ».

« Bob » était l’ingénieur informatique le plus apprécié de son entreprise aux États-Unis, travaillait bien et terminait toujours à l’heure… sauf que Bob sous-traitait son travail à une entreprise chinoise pendant qu’il passait ses journées à surfer sur internet.

Le cas de Bob a été découvert l’an dernier par une équipe de sécurité de l’opérateur américain de télécommunications Verizon, qui a raconté sur son blogue cette histoire, la « plus incroyable » de mémoire d’enquêteur.Ni le nom de l’employé ni celui de son entreprise n’ont été dévoilés.

Verizon a commencé à enquêter sur une mystérieuse connexion sécurisée qui venait de Chine vers le réseau interne d’une entreprise basée aux États-Unis.

Mais l’opérateur n’a pas découvert de manoeuvres d’espionnage industriel : à la place, ses enquêteurs ont trouvé un salarié qui passait ses journées à faire semblant de travailler à son bureau pendant qu’une société chinoise accomplissait sa tâche en échange d’une petite partie de son salaire.

Selon Andrew Valentine, qui a publié cette histoire sur le blogue Verizon RISK Team, Bob pourrait avoir eu également recours aux services d’autres entreprises pour faire accomplir son travail.

« Au final, il apparaît qu’il gagnait plusieurs centaines de milliers de dollars par an et qu’il ne payait que 50 000 dollars à la société chinoise de conseil qu’il mettait à contribution », a expliqué M. Valentine.

« Mais le meilleur, c’est que toutes ces dernières années, cet employé a reçu des compliments pour son travail. Ses rapports étaient propres, bien écrits et remis à temps », a ajouté l’expert.

Il était même décrit comme « le meilleur développeur de l’immeuble ».

La journée au bureau typique de Bob commençait par un peu de surf sur le réseau communautaire Reddit et une séance de visionnage de vidéos de chats avant d’aller déjeuner.

L’après-midi était consacré au site de commerce en ligne eBay, à Facebook et LinkedIn. Bob terminait sa journée avec un petit courriel à ses supérieurs pour les informer de l’avancement de ses projets.

Verizon n’a pas donné de précisions sur cet homme, un tranquille père de famille âgé d’une quarantaine d’années, employé de longue date dans sa société. Bob 

En fait, mon titre est bancal : Bob l’éponge, ce sont les U.S.A. Pendant que l’administration étasunienne se passe les mains dans le lavabo chloré, les autres pissent le sang pour la « bonne cause ». Les U.S.A. n’est plus un pays, c’est une armée de snipers.

M. Hollande a dit qu’il n’allait pas au Mali pour les richesses… Pourquoi il l’a dit ? En fait, plus personne ne comprend vraiment ce qui se passe. C’est l’ère de la magie.

Le Canada sème la zizanie dans son pays en traitant les chômeurs de paresseux, de voleurs, d’arnaqueur, pendant qu’au cinéma-télé, on nous refile la chanson d’Al Quaida. Tous les terroristes sont d’Al Quaida.

J’étais en train d’écouter les premières heures de l’attentat du WTC, (vidéo) , quand un « spécialiste » a affirmé, pendant que les tours s’écroulaient, que Ben Laden avait une fortune immense et une organisation tellement bien structurée qu’il pouvait frapper partout dans le monde. Le budget des U.S.A consacre la majeure partie à l’armement et s’en vont bombarder des rochers avec des cavernes comme on en trouve partout sur la planète. Bang ! Les missionnaires n’ont plus de soutane, ils ont des armes. C’est la religion du 21e siècle. On a réussi à convaincre des pilotes de l’Armée que la roche contient des terroristes.

À en croire les info télévisées, les analyses des déshydratés du cerveau, les terroristes sont puissants, mènent le monde, et ont le pouvoir d’abattre l’Occident.

Ah !

Pourquoi, alors, dépenser 40% de son budget en des armes sophistiquées pour aller tirer sur des rochers vides ? Aussi bien acheter la version AK47 made in China…

Je parlais du calendrier Maya et de sa prédiction de la « fin du monde ». J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

1. L’information circule, nous sommes tous au courant

2. L’information mondialisée est fragmentée au point qu’un citoyen « ordinaire », cloué au boulot, n’a pas les moyens de se faire une idée de ce qui se passe. Et même s’il y passait sa journée… Bof ! C’est la grande question philosophique… On apprend en étant l’observateur de ce qu’on nous a appris. Le mauvais observateur a vite fait de trancher le sort du monde en disant qu’il y a des bons et des méchants.

Et c’est comme ça que la vie est en train de couler. Les dinosaures humanoïdes sont nés dans une matrice et perpétuent le rôle de la matrice.

Alors, pas besoin d’attendre la fin du monde. Elle est sous nos yeux…

Pendant ce temps, au pays des merveilles, les étasuniens se posent la question à savoir la raison d’autant de violence dans leur pays, suite à une fusillade dans une école.

C’est la recette du jardinier : plante trois graines si tu veux en avoir une qui pousse. Une pour la terre, une pour l’oiseau, et une pour le plant. Mais aux U.S.A. on se demande si la violence n’est pas dans les jeux vidéos. Comment cette soi-disant élite de génie peut-elle en arriver à une question aussi stupide ? Les jeux vidéos n’ont pas créé de sociétés, ils sont nés des sociétés violentes.

À force de planter des graines OGM, il finit par pousser quelque « chose ». Et c’est le résultat du jardin étasunien.

Mais la France n’est pas Bob, c’est Bob qui a triché. Et Bob, en voulant ne pas travailler, a embauché des noirs. Maintenant, de par l’ONU, L’OTAN et les petites pestes ignorantes de leurs rôles, la punaise de lit se répand dans le monde.

Quand un pays a l’indécence d’abattre 50 millions de bisons – pour la peau – et enfourner des amérindiens, dites-vous que cent ans plus tard, nous sommes tous un petit bison.

P.S. : J’en connais qui doivent rigoler dans une maison de chaux… Le décor arrière de tout le branle-bas africain pourrait être une organisation de snipers économiques, militaires, « d’intelligence », assis derrière des bureaux.

Ils ne font plus qu’écrire sur un calendrier. Après Al-Quaida, ils ont créé « BOB ».

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

Avez-vous vraiment compris ?

La sous-traitance, c’est payant… Et quelle belle image !

I started a joke
Which started the whole world crying
But I didn’t see
That the joke was on me, oh no
I started to cry
Which started the whole world laughing
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
[. From : http://www.elyrics.net .]
Oh, if I’d only seen
That the joke was on me
I looked at the skies
Running my hands over my eyes
And I fell out of bed
Hurting my head from things that I’d said
Till I finally died
Which started the whole world living
Oh, if I’d only seen, oh yeah
That the joke was on me, oh no
That the joke was on me, ohh

Gaëtan PELLETIER

20 janvier 2013
La Vidure

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http://www.legrandsoir.info/la-france-bob.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
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