L’ART DE LA GUERRE. LE PUITS AFGHAN SANS FOND (Il Manifesto)

L’art de la guerre

Le puits afghan sans fond (Il Manifesto)

L'ART DE LA GUERRE. LE PUITS AFGHAN SANS FOND (Il Manifesto) dans REFLEXIONS PERSONNELLES AFGHAN

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Manlio DINUCCI
 

« C’est merveilleux d’entendre les oiseaux saluer de leur chant cette belle journée ici à Kaboul » : ce sont les paroles romantiques par lesquelles Hillary Clinton a ouvert la cérémonie officielle au milieu des arbres du très blindé palais présidentiel dans la capitale afghane. Tandis qu’elle parlait, d’autres oiseaux à la queue à rayures et étoiles volaient dans les cieux afghans : les chasseurs F/A 18 qui, ayant décollé du porte-avions Stennis dans la Mer Arabique, survolent l’Afghanistan. Une fois leur proie choisie, ils l’attaquent avec des missiles et des bombes à guidage laser et la mitraillent avec leur canon de 20mm, qui tire à chaque rafale 200 projectiles à l’uranium appauvri.

Ces avions et d’autres, dont le prix dépasse les 100 millions de dollars, coûtent 20 mille dollars l’heure de vol : chaque mission durant environ huit heures, elle emporte une dépense de plus de 150 mille dollars, auxquels s’ajoute celle des armes utilisées. Et l’an dernier, selon les chiffres officiels, les avions USA/OTAN ont effectué 35 mille missions d’attaque sur l’Afghanistan. On ne s’étonnera donc pas que les Etats-Unis à eux seuls aient dépensé jusqu’ici, pour cette guerre, environ 550 milliards de dollars. Un puits sans fond, qui continuera à engloutir des milliards de dollars et d’euros. A Kaboul Clinton a annoncé la bonne nouvelle : « J’ai le plaisir d’annoncer que le président Obama a officiellement désigné l’Afghanistan comme plus grand allié non-Otan des Etats-Unis ». Ceci signifie que ce pays a acquis le statut dont jouit Israël et que, sur la base de l’ «  Accord de partenariat stratégique », les Usa s’engagent à garantir sa « sécurité ».

Selon des fonctionnaires de l’administration, les USA conserveront en Afghanistan 10-30 mille hommes, surtout des forces spéciales, flanqués de compagnies militaires privées. Et ils continueront à utiliser en Afghanistan leur propre force aérienne, y compris les drones d’attaque. Le « plus grand allié non-OTAN » recevra de l’OTAN une aide militaire de plus de 4 milliards de dollars annuels. L’Italie, qui s’engage à verser 120 millions annuels, continuera à fournir, selon les mots du ministre de la défense Di Paola, « assistance et support aux forces de sécurité afghanes ». Le gouvernement afghan recevra en outre, comme décidé à la conférence des « donateurs » de Tokyo, 4 autres milliards annuels pour les « exigences civiles ». Et dans ce domaine aussi, a déclaré le ministre des affaires étrangères Terzi, «  l’Italie accomplira sa part ». Selon la motivation officielle, on aidera de cette façon la « la société civile afgane ».

Selon l’expérience réelle, chaque dollar et chaque euro, dépensé officiellement à des fins civiles, sera utilisé pour renforcer la domination militaire USA/OTAN sur ce pays. Pays dont la position géographique est de première importance stratégique pour les puissances occidentales et leurs groupes multinationaux, qui avancent de plus en plus vers l’est, en défiant la Russie et la Chine. Pour convaincre les citoyens étasuniens et européens, lourdement touchés par les coupes dans les dépenses sociales, qu’il convient de prélever d’autres milliards de dollars et euros des caisses publiques pour les destiner à l’Afghanistan, on raconte qu’ils servent à apporter de meilleures conditions de vie au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux enfants. C’est la fable qu’Hillary Clinton a racontée, accompagnée par le gazouillis des petits oiseaux de Kaboul et par le chœur de ceux qui jouissent de toute cette largesse.

Edition de mardi 10 juillet 2012 de « il manifesto »

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/…

Traduit de l‘italien par Marie-Ange Patrizio

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

LA LIBYE APRES L’INTERVENTION IMPERIALISTE (Mohamed BELAALI)

La Libye après l’intervention impérialiste

LA LIBYE APRES L'INTERVENTION IMPERIALISTE (Mohamed BELAALI) dans REFLEXIONS PERSONNELLES LIBYE

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Mohamed BELAALI

Dans « l’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple  » (1). Aujourd’hui cette tragédie est de plus en plus évidente.Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d’anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l’intervention impérialiste.

Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d’une centaine de blessés dans le sud-est libyen (2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s’affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu’à Tripoli !) non contentes de s’entretuer, font régner une véritable terreur sur l’ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d’armes et d’alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée… » disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement « anarchique »commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan. » (5) Il ne s’agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d’avant l’intervention impérialiste !

La violence, l’arbitraire et l’anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l’OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l’Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).

L’intervention impérialiste a brisé également l’unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l’essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.

A quelques jours des élections de l’assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l’est libyen.

Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c’est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d’armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.

La Cyrénaïque comme d’ailleurs les Toubous (ethnie du sud d’origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.

Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L’éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s’entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l’intervention impérialiste.

L’autre conséquence directe de l’intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l’OTAN n’avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n’aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L’occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s’emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l’Arabie Saoudite l’opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d’aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n’a pas compris, c’est que la France dont il demande l’intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l’OTAN mais aussi à travers l’AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s’approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C’est dans ce cadre général qu’il convient de situer l’intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.

L’intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l’essentiel de l’infrastructure économique du pays. Elle a brisé l’unité de la nation libyenne. L’impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l’ex-Yougoslavie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Côte d’Ivoire et bien d’autres États encore.

Aujourd’hui, l’impérialisme américain et européen avec l’aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n’ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l’impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n’arrêtera cette minorité d’exploiteurs d’exercer sur l’immense majorité d’exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.

Mohamed Belaali

(1) http://www.belaali.com/article-l-imperialisme-est-l-ennemi-des-peuples-le-cas-de-la-libye-68565735.html

(2) http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120701101410/

(3) http://www.rfi.fr/afrique/20120404-libye-reprise-affrontements-entre-groupes-armes-zouara-ouest-tripoli

(4) http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2012/02/120215_invite.shtml

(5) http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Crises/Afrique-du-Nord-Moyen-Orient/Actualites/Libye-un-apres-le-soulevement-des-milices-commettent-des-violations-massives-4673

(6) http://allafrica.com/stories/201205110309.html

(7) http://www.humanite.fr/monde/libye-premieres-elections-sous-tension-500391

(8) http://www.irinnews.org/fr/Report/95542/LIBYE-Les-minorit%C3%A9s-libyennes-revendiquent-leurs-droits

(9) http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-

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DES NAVIRES DE GUERRE RUSSES EN ROUTE VERS LE PORT SYRIEN DE TARTOUS…UNE GUERRE IMMINENTE ?…

ALERTE – Des navires de guerre russes en route vers le port syrien de TARTOUS…

Une guerre imminente ?…

DES NAVIRES DE GUERRE RUSSES EN ROUTE VERS LE PORT SYRIEN DE TARTOUS...UNE GUERRE IMMINENTE ?... dans REFLEXIONS PERSONNELLES NAVIRE

MOSCOU – Un groupe de navires de guerre russes, avec à leur tête l’Admiral Tchabanenko, un bâtiment de lutte anti-sous-marine, a quitté mardi Severomorsk, près de Mourmansk (nord-ouest), pour le port syrien de Tartous, seule base navale russe en Méditerranée, a annoncé Interfax.

Trois navires de transport de troupes ont quitté Severomorsk en compagnie de l’Admiral Tchabanenko, et deux autres bâtiments devaient les rejoindre au cours de leur périple, selon l’agence de presse russe citant une source militaro-diplomatique.

(©AFP / 10 juillet 2012 13h04)

 

Navires de guerre russes à Tartous en Syrie et autres petits bateaux …

 10 janvier 2012 user GUERRE dans REFLEXIONS PERSONNELLES Aschkel
Navire de guerre russe Positionnement pour une bataille navale grandeur nature ?Voir aussi – Vidéo du jour : L’Egypte la Turquie s’entraînent à la guerre

Navire-de-guerre-russe-2 ISRAEL Admiral-Tchebanenko

Des bâtiments de la Marine russe ont accosté dimanche au port de Tartous (ouest de la Syrie) pour procéder à un réapprovisionnement, a annoncé dimanche un représentant du département de l’Information et de la Presse du ministère russe de la Défense.

« Le navire anti-sous-marin Admiral-Tchebanenko, le patrouilleur Ladny, le pétrolier Lena sont entrés dans le port de Tartous, tandis que le porte-avions Admiral Kouznetsov et le remorqueur Nikolaï Tchiker sont restés en rade extérieure du port »

Navire-Charlottown-canadien RUSSIE navire de guerre canadien Charlottetown

Le navire de guerre canadien Charlottetown a quitté Halifax pour aller relever le NCSM Vancouver et se joindre aux autres bateaux de l’OTAN qui participent à une mission de lutte antiterrorisme en Méditerranée.

Le NCSM Charlottetown sera déployé jusqu’à l’été 2012. Le navire était d’ailleurs revenu de Méditerranée en septembre 2011. Son équipage, qui se prépare à cette mission depuis des mois, a été entièrement remplacé.

«Grâce à la présence du NCSM Charlottetown en Méditerranée pour l’opération «Active Endeavour», le gouvernement du Canada a une capacité d’intervention si une crise se déclenchait dans la région», a déclaré Greg Kerr, député fédéral conservateur de la circonscription de West Nova en Nouvelle-Écosse.


Précision:

Dans le cadre de l’opération « Active Endeavour », des navires de l’OTAN effectuent des missions de patrouille en Méditerranée où ils surveillent le trafic maritime afin de détecter et de décourager les activités terroristes, et d’assurer une protection contre ces activités.

Cette opération, qui s’inscrit dans le droit fil de la réaction immédiate de l’OTAN aux attentats terroristes perpétrés le 11 septembre 2001 contre les États-Unis, est prolongée en raison de son succès.

L’Alliance ayant précisé son rôle dans la lutte contre le terrorisme au cours des années suivantes, le mandat de l’opération a été régulièrement réexaminé et élargi.

Grâce à l’expérience acquise dans le cadre de l’opération Active Endeavour, l’Alliance a atteint un niveau inégalé de savoir-faire dans la dissuasion d’activités de terrorisme maritime en Méditerranée. Ces compétences peuvent s’appliquer dans le cadre d’autres activités internationales générales de lutte contre le terrorisme – et en particulier de lutte contre la prolifération et le trafic d’armes de destruction massive – ainsi que dans le cadre d’une coopération renforcée avec des pays non membres de l’OTAN et des organismes civils.


HMS-Daring SYRIE HMS Daring britannique

La marine britannique a décidé de déployer dans le golfe Persique son plus puissant bâtiment de surface, le HMS Daring Long de 152.4 mètres pour un déplacement de 7450 tonnes en charge, le HMS Daring est spécialisé dans la défense aérienne. A ce titre, il dispose de puissants radars et autres armements sophistiqués. Une présence navale « cruciale pour garder le détroit d’Ormuz ouvert »

En dehors de ces unités, la marine britannique positionne également dans le golfe une force significative en matière de guerre des mines. Ainsi, quatre bâtiments spécialisés sont présents dans la région depuis 5 ans. Il s’agit, en ce moment, des HMS Ramsey et HMS Pembroke, du type Sandown, ainsi que les HMS Middleton et HMS Quorn, du type Hunt. Ces chasseurs de mines seraient notamment employés si, d’aventure, l’Iran décidait de bloquer le détroit d’Ormuz, une menace que Téhéran a de nouveau proféré ces dernières semaines. Vital pour l’économie internationale, et notamment européenne, cet étroit passage entre le golfe et l’océan Indien, par où transite plus d’un tiers du pétrole mondial, est considéré comme stratégique par le Royaume-Uni et ses alliés. C’est pourquoi Londres maintient dans le secteur une force navale importante, qui travaille en coopération avec les pays alliés du Golfe et les autres puissances occidentales présentes sur place (notamment les Etats-Unis et la France). « Notre présence navale commune dans le golfe, que nos partenaires régionaux apprécient beaucoup, est la clé pour garder le détroit d’Ormuz ouvert au commerce international », a déclaré le ministre britannique de la Défense. « La perturbation des approvisionnements en pétrole transitant par le détroit menacerait la croissance économique régionale et mondiale. Toute tentative iranienne pour fermer Ormuz serait illégale et échouerait », a prévenu Philip Hammond. Une déclaration qui fait suite à celle de son homologue américain, Leon Panetta, qui a indiqué le week-end dernier que les Etats-Unis répondraient par la force à un éventuel blocage du détroit.

Par Aschkel pour Israël-flash –

source :

meretmarine -nato-canoe-rian.ru

Copyright © Israël Flash – Reproduction autorisée avec la mention et un lien vers la source

Un sous-marin lance-missiles de croisière    américain entre en Méditerranée

(11 juillet 2012)

 

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Le SSGN qui a franchi dimanche le détroit de Gibraltar
crédits : MARINE NATIONALE

10/07/2012

Dans le sillage du porte-avions nucléaire USS Dwight D. Eisenhower et de son groupe aéronaval, un bâtiment beaucoup plus discret d’ordinaire a été vu dimanche franchissant le détroit de Gibraltar. Il s’agit de l’un des quatre sous-marins nucléaires lance-missiles de croisière de l’US Navy.
  • Longs de 170.7 mètres et affichant un déplacement de 18.750 tonnes en plongée, les USS Ohio, USS Michigan, USS Florida et USS Georgia sont d’anciens sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SSBN) du type Ohio, reconvertis à partir de 2002.
  • A cet effet, les 22 des 24 tubes précédemment utilisés pour les missiles balistiques Trident accueillent désormais des modules de lancement pour Tomahawk, soit 7 missiles par tube, et donc un total de 154 Tomahawk embarqués (engins capables de détruire une cible terrestre durcie à plus de 1500 kilomètres).
  • Les deux autres tubes Trident, situés au plus près du kiosque, ont, quant à eux, été aménagés pour accueillir des équipements destinés aux commandos.
  • Les SSGN ont, en effet, été également pensés pour mener des opérations spéciales et peuvent embarquer, en plus de l’équipage (154 hommes), 66 commandos SEAL.
En plus des deux tubes modifiés pour le stockage d’équipements, les SSGN peuvent aussi transporter, en pontée, différents modules comprenant du matériel pour commandos (embarcations pneumatiques, sous-marins, drones…). C’est d’ailleurs le cas pour le SSGN croisé dimanche à Gibraltar.
  • En matière électronique, la refonte a porté sur une modernisation des moyens, avec par exemple l’ajout de mâts optroniques et de nouveaux systèmes de communication, notamment satellitaires.
  • Enfin, pour leur autodéfense, les sous-marins ont conservé leurs quatre tubes de 533mm, qui mettent en oeuvre des torpilles Mk48.
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L’USS Dwight D. Eisenhower (© : MARINE NATIONALE) Un coup de pression sur la Syrie et l’Iran ?  Disposant d’une puissance de feu considérable, ces sous-marins constituent une véritable arme de dissuasion. Et, l’an dernier, un bâtiment de ce type a été utilisé pour la première fois lors de l’intervention militaire, en l’occurence en Libye. Ainsi, en mars 2011, dans le cadre de l’opération « Odyssey Dawn », l’USS Florida a lancé à lui seul plus de 90 missiles Tomahawk sur les installations des forces fidèles au colonel Kadhafi.
Aujourd’hui, le bâtiment entré en Méditerranée pourrait faire peser une réelle menace sur la Syrie, où l’Iran. C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle le franchissement de Gibraltar n’a manifestement pas été entouré d’une grande discrétion…
Les Américains vont, en tout cas, pouvoir jouer les gros bras en Méditerranée orientale puisque l’USS Dwight D. Eisenhower doit s’approcher de la Syrie avant, normalement, d’emprunter le canal de Suez pour gagner la région du golfe Persique, où se trouvent actuellement deux autres porte-avions américain, l’USS Enterprise et l’USS Abraham Lincoln.43092
L’USS Enterprise et son groupe (© : US NAVY)

 

Départ d’un cargo russe chargé d’hélicoptères  destinés à la Syrie

MOSCOU – Le cargo russe Alaed, qui avait dû faire demi-tour en juin au large de l’Ecosse sans avoir pu livrer à la Syrie des hélicoptères remis en état par la Russie, a quitté le port de Mourmansk, a annoncé vendredi l’agence publique russe chargée des exportations militaires.

Les hélicoptères MI-25 destinés à être retournés à la Syrie après réparation se trouvent comme auparavant à bord de l’Alaed, qui navigue du port de Mourmansk (nord-ouest, sur l’océan Arctique, ndlr) vers un des ports de la Fédération de Russie, indique Rosoboronexport dans un communiqué.

Le navire est parti mardi de ce port, où il était en rade depuis le 25 juin, vers la mer Baltique, ce qui l’oblige à passer au large de la Finlande et de la Norvège, a expliqué de son côté l’administration portuaire de Mourmansk, citée par l’agence de presse Interfax.

L’Alaed, qui bat pavillon russe et appartient à la compagnie privée Femco, devait rejoindre le port de Baltiisk, dans l’enclave russe de Kaliningrad, à l’est de la Pologne, selon la même source.

Le site internet spécialisé marinetraffic.com a, quant à lui, annoncé jeudi avoir repéré le bâtiment au large des côtes norvégiennes.

Le cargo de 9.000 tonnes est ensuite attendu le 17 juillet à Saint-Pétersbourg, encore plus à l’est dans la Baltique, a de son côté souligné Femco, également citée par Interfax.

On ignorait toutefois si l’Alaed allait en fin de compte lui-même directement livrer sa cargaison en Syrie.

Des révélations sur la mission de ce cargo avaient poussé son assureur britannique à résilier son assurance, ce qui l’avait empêché de facto d’entrer dans quelque port que ce soit pendant son précédent périple et l’avait obligé à retourner dans les eaux russes.

La Russie, alliée au régime de Damas, avait reconnu le 21 juin que l’Alaed transportait du matériel de défense antiaérienne et trois hélicoptères Mi-25 appartenant à la Syrie et remis en état sur le territoire russe.

Moscou va poursuivre ses livraisons à la Syrie de systèmes de défense antiaérienne et honorer les contrats conclus dès 2008 sur la réparation des hélicoptères fournis à ce pays, a annoncé mercredi le directeur adjoint du service fédéral de coopération militaire, Viatcheslav Dzirkaln.

Par ailleurs, un groupe de navires de guerre russes, avec à sa tête l’Admiral Tchabanenko, un bâtiment de lutte anti-sous-marine, a quitté mardi Severomorsk, près de Mourmansk, pour le port syrien de Tartous, seule base navale russe en Méditerranée.

D’autres navires, de la Flotte de la Baltique et de la Flotte de la mer Noire, devaient les rejoindre pour participer à cette mission, c’est-à-dire, affirment les autorités russes, à des manoeuvres sans rapport avec les événements en Syrie.

Une source anonyme citée par Interfax a à ce sujet déclaré que deux bâtiments de guerre de la Flotte de la Baltique faisant route vers la Méditerranée pourraient assurer la protection de l’Alaed.

(©AFP / 13 juillet 2012 15h25)

 

Les Etats-Unis accélèrent le déploiement d’un  porte-avions au Moyen-Orient

 
WASHINGTON – La marine américaine va accélérer le déploiement d’un porte-avions et de son escorte au Moyen-Orient pour faire face aux tensions dans la région, notamment en Iran et en Syrie, a affirmé lundi le porte-parole du Pentagone, George Little.

Le secrétaire (à la Défense Leon Panetta) a approuvé en fin de semaine dernière la requête du Central Command afin d’accélérer de quatre mois le déploiement de l’USS John-Stennis, a déclaré M. Little à des journalistes.

Le Centcom est le commandement américain responsable du Moyen-Orient, qui s’étend de la mer Rouge au Golfe et à la partie occidentale de l’océan Indien.

Ces dernières semaines, l’USS Abraham-Lincoln et l’USS Enterprise se trouvaient dans cette zone.

Le Lincoln a passé lundi le canal de Suez vers la Méditerranée, a annoncé la Marine américaine. Il doit être remplacé dans les prochains jours par l’USS Dwight-Eisenhower.

Actuellement en Méditerranée orientale, l’Eisenhower aurait dû se retrouver seul dans la zone après le départ de l’Enterprise, qui sera finalement remplacé à la fin de l’été par le Stennis, selon George Little.

La politique du Pentagone est de maintenir en permanence une moyenne annuelle de 1,7 porte-avions dans la région dépendant du Centcom, sur les 11 de l’inventaire américain. Depuis début 2012, deux porte-avions se sont toujours trouvés sur zone, signe des tensions dans la région, que le déploiement accéléré du Stennis ne fait que confirmer.

Le John-Stennis avait rejoint son port d’attache de Bremerton (Etat de Washington, nord-ouest) seulement en mars, après huit mois de déploiement. Au début de l’année, l’Iran avait menacé de s’en prendre aux navires militaires américains qui repasseraient le détroit d’Ormuz après que le porte-avions eut croisé dans le Golfe.

Plusieurs navires, dont des porte-avions, sont depuis retournés dans le Golfe sans que Téhéran ne réagisse mais les tensions restent fortes et les Etats-Unis ont renforcé de manière significative leurs moyens militaires dans la région, notamment en matière de lutte contre les mines.

Le détroit d’Ormuz est un goulet stratégique par lequel transitent 40% des exportations mondiales de pétrole par voie maritime. Leon Panetta a averti que son blocage constituerait une ligne rouge pour les Etats-Unis.

(©AFP / 16 juillet 2012 19h22)

L’armée turque déploie des missiles sol-air à la frontière syrienne

ISTANBUL – L’armée turque a renforcé son dispositif le long de la frontière syrienne avec l’envoi dimanche de batteries de missiles sol-air et de véhicules de transport de troupes à Mardin (sud-est), a rapporté l’agence de presse Anatolie.

Un convoi ferroviaire transportant plusieurs batteries de missiles antiaériens et de véhicules de transport de troupes est arrivé à la gare de Mardin, placée pour l’occasion sous haute surveillance, a affirmé Anatolie.

Le convoi comprenait au moins cinq véhicules équipés de missiles anti-aériens, selon des images diffusées par la chaîne NTV.

Les équipements doivent être répartis au sein des différentes unités déployées le long de la frontière syrienne, a ajouté l’agence, citant une source militaire locale.

Ces mouvements interviennent alors que trois des sept postes-frontières syriens avec la Turquie ont été pris par les rebelles syriens au cours des six derniers jours.

Les relations entre la Turquie et la Syrie, très mauvaises depuis le début de la répression des mouvements de contestation du régime du président Bachar al-Assad, en mars 2011, se sont gravement tendues fin juin après que la défense antiaérienne syrienne a abattu un avion de combat turc au large de ses côtes.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a alors annoncé que les règles d’engagement militaire vis-à-vis de la Syrie avaient été changées, de telle sorte que tout élément militaire qui posera (…) un danger de sécurité à la frontière turque venant de la Syrie sera considéré comme une cible.

Ces déclarations ont été suivies par le déploiement de batteries antiaériennes le long de la frontière, et des patrouilles aériennes ont survolé les abords de la frontière à plusieurs reprises début juillet alors que des hélicoptères syriens s’en approchaient.

(©AFP / 22 juillet 2012 16h16)

 

 

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 juillet, 2012 |2 Commentaires »

ISRAEL ET LE TABOU DE LA BOMBE…UN TABOU RADIOACTIF (ARTE)

ISRAEL ET LE TABOU DE LA BOMBE

(ARTE)

Un tabou radioactif
ISRAEL ET LE TABOU DE LA BOMBE...UN TABOU RADIOACTIF (ARTE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES Bombe-atomique
 
(Allemagne, 2012, 52mn, ZDF)

 

Date de première diffusion : Sam., 7 juil. 2012, 13h03
http://videos.arte.tv/fr/videos/israel_et_le_tabou_de_la_bombe-6781120.html

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

L’US NAVY TESTE UNE NOUVELLE ARME: LE CANON ELECTROMAGNETIQUE !

L’US NAVY TESTE UNE NOUVELLE ARME:

LE CANON ELECTROMAGNETIQUE !

L'US NAVY TESTE UNE NOUVELLE ARME: LE CANON ELECTROMAGNETIQUE ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES canon-2-530x719

Depuis 2008, la marine américaine  procède aux essais d’un canon électromagnétique pour les navires de combat.

Selon un communiqué officiel de l’armée américaine,la Navy dispose d’un premier prototype industriel de canon électromagnétique.
Cette arme fonctionne sans poudre, ni produit chimique : un courant électrique variable très intense envoyé le long de deux rails parallèles crée une force électromagnétique qui permet de propulser un projectile métallique à une très grande vitesse.

La marine de guerre des Etats-Unis travaille sur cette nouvelle arme depuis 2005 et avait déjà réalisé des tests en 2010 sur un prototype expérimental
Fabriqué par le géant de l’armement BAE Systems, le premier prototype industriel a été livré le 30 janvier dernier à la Navy qui a pu effectuer ses premiers tests fin février. Ce « canon » a une capacité de 32 mégajoules (le joule étant une unité quantifiant l’énergie), sachant qu’un mégajoule correspond à une voiture d’une tonne propulsée à 160 km/h.Le potentiel destructeur de cette arme dépend de la masse du projectile et de la vitesse à laquelle il est projeté. Les Américains assurent pouvoir atteindre des vitesses comprises entre 7000 et 9000 km/h, et espèrent pouvoir atteindre rapidement des cibles à 185 km. L’objectif est maintenant d’optimiser les dispositifs de refroidissement de ces canons pour atteindre la cadence de dix tirs à la minute nécessaire au combat réel. Parallèlement, la Navy réfléchit déjà à des supports pour embarquer ces armes du futur.La première force aéronavale au monde affirme que cette arme va lui permettre de diversifier ses missions (attaque au sol précise et lointaine, destruction de missiles balistiques ennemis ou de bateaux croiseurs…).
Ceux qui s’intéressent à l’ufologie savent qu’il existe des cas d’observations d’ovnis dans les 50 dernières années où ce type de technologie semble être mise en oeuvre par ces engins d’origine inconnue. Cet état de faits permet à certains ufologues d’émettre l’hypothèse que le développement et la mise au point de ce type d’armes auraient bien pu s’inspirer de l’examen d’épaves d’objets volants non-identifiés récupérés par l’armée américaine. (voir aussi « car stopper« ). Rappelons ici, selon un ex-membre du Conseil National de Sécurité des USA, le colonel Philip CORSO, que parmi les technologies inspirées de l’examen d’épaves d’ovnis, il y a aussi : la fibre optique, le laser, les fibres à haute tenacité, la vision nocturne, etc…

Les performances du canon électromagnétique bien que déjà exceptionnelles lors des premiers essais (puissance de tir de 10 mégajoules) ont été grandement améliorées.  Le canon recourt à la force électromagnétique pour faire accélérer un obus conducteur de 9 kilos qui atteint mach 5, soit cinq fois la vitesse du son. Pour donner un ordre d’idée, 1 mégajoule correspond à l’énergie dégagée par une voiture de une tonne qui s’écraserait contre un mur à plus de 160 kmh.

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Selon le Pentagone, ce canon électromagnétique est l’arme du XXIe siècle. Sa portée est désormais de 1000 miles nautiques (1852 km), soit près de 200 fois plus loin que les engins habituellement embarqués en mer !

Ainsi, les navires américains seront désormais capables d’attaquer leurs adversaires à une distance sécurisée d ‘une éventuelle riposte ennemie en améliorant les conditions de sécurité des équipages qui n’auront plus à manipuler des obus ou des missiles remplis de matières explosives.

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L’US NAVY TESTE UN CANON ELECTROMAGNETIQUE

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

LA CONFRONTATION ETATS-UNIS / IRAN ENTRE DANS UNE NOUVELLE ET DANGEREUSE PHASE (Peter SYMONDS)

La confrontation Etats-Unis-Iran entre dans une nouvelle et dangereuse phase

LA CONFRONTATION ETATS-UNIS / IRAN ENTRE DANS UNE NOUVELLE ET DANGEREUSE PHASE (Peter SYMONDS) dans REFLEXIONS PERSONNELLES IRAN-1

Par Peter SYMONDS
7 juillet 2012

La confrontation avec l’Iran, menée par les Etats-Unis, au sujet des programmes nucléaires a atteint un nouveau et dangereux stade suite au blocage de pourparlers internationaux et à l’imposition de sanctions supplémentaires destinées à paralyser l’économie iranienne. Le gouvernement Obama a à maintes reprises déclaré que toutes les options, y compris l’option militaire, restaient sur la table si Téhéran ne s’inclinait pas devant les exigences américaines.

En parlant cette semaine au « New York Times », des responsables américains ont donné le détail du renforcement militaire déjà en cours dans le golfe Persique sous prétexte de maintenir ouvertes les routes de navigation. Deux porte-avions – l’USS Lincoln et l’USS Enterprise – se trouvent dans la région, ainsi que leurs groupements tactiques associés. La marine américaine a doublé le nombre de dragueurs de mines dans le golfe et l’aviation américaine a renforcé sa présence par des avions furtifs F-22 et des chasseurs bombardiers F-15C.

Le Pentagone a stationné dans le golfe une plate-forme commando en mer, l’USS Ponce. Elle peut être utilisée de diverses manières, entre autres, comme base des forces spéciales américaines. Vu que la plateforme est déployée dans les eaux internationales, les troupes américaines seraient en mesure de mener des opérations à l’intérieur de l’Iran sans avoir à consulter les gouvernements régionaux pour utiliser leurs bases.

IRAN-2 GUERRE dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Un responsable américain du Département de la Défense a dit au « Times » : « Il ne s’agit pas seulement des ambitions nucléaires iraniennes, mais des ambitions hégémoniques régionales de l’Iran. C’est un ensemble complexe de la puissance militaire américaine qui est une preuve tangible pour tous nos alliés, partenaires et amis de ce que, alors même que les Etats-Unis se tournent vers l’Asie, ils restent vigilants partout au Moyen-Orient. »

Ces remarques soulignent le fait que des affirmations américaines infondées concernant les programmes nucléaires de l’Iran sont tout simplement le prétexte à une politique irresponsable visant à étendre l’hégémonie de l’impérialisme américain dans les régions riches en pétrole au Moyen-Orient et en Asie centrale. Washington considère le régime iranien comme un obstacle majeur à cette ambition.

La référence au « tournant » américain vers l’Asie – à savoir, l’intensification des efforts diplomatiques et militaires du gouvernement Obama pour contrer l’influence chinoise – est un indicateur de la stratégie sous-jacente. Les Etats-Unis ont pour objectif de contrôler les approvisionnements énergétiques de leurs rivaux, en particulier de la Chine, en s’assurant la mainmise stratégique sur le Moyen-Orient et aussi sur les routes maritimes-clés traversant l’Asie du Sud-Est à destination des ports chinois.

IRAN-3 IRAN

L’administration Obama a à présent atteint le dernier stade d’une stratégie de confrontation avec l’Iran et définie dès le premier jour de son entrée en fonction. La soi-disant approche de la « carotte et du bâton » fut conçue en détail dans un rapport publié en septembre 2008 par le Centre politique bipartite et parmi les auteurs duquel figure, entre autres, Dennis Ross, qui devint le principal conseiller d’Obama sur l’Iran. Les incitations américaines limitées pour que l’Iran négocie furent accompagnées par la mise en place de sanctions croissantes et la menace de frappes militaires.

L’offre d’Obama de discuter n’a jamais visé à parvenir à de véritables négociations avec le régime iranien. Elle devait plutôt garantir le soutien d’alliés européens-clés qui avaient été aliénés par la politique du gouvernement Bush. Les intentions de Washington devinrent évidentes lorsque, avec le soutien de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne, Obama a lancé en juin 2009 une campagne de changement de régime en Iran pour soutenir le mouvement Vert d’opposition petite-bourgeoise et annuler la réélection du président, Mahmoud Ahmadinejad.

Les pourparlers entre l’Iran et le groupe P5+1 – les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, la Russie et l’Allemagne – ont plus ou moins périclité le mois dernier à Moscou. L’Iran a refusé d’accepter l’ultimatum, parrainé par les Etats-Unis, de mettre fin à l’enrichissement d’uranium à 20 pour cent, de renoncer à son stock d’uranium enrichi et de fermer son usine d’opérations d’enrichissement d’uranium à Fordow. Téhéran était tout à fait conscient que cet ultimatum n’était que le premier volet d’une série sans fin d’exigences américaines pour des inspections inquisitrices et un arrêt de tout enrichissement d’uranium. D’autres discussions techniques de second ordre eurent lieu cette semaine à Istanbul sans que soit fixée une date pour de nouveaux pourparlers.

IRAN-4 NUCLEAIRE

Le gouvernement Obama n’a jamais négocié de bonne foi avec l’Iran, refusant même d’accepter tout report ou moratoire pour les nouvelles sanctions américaines et européennes imposées le 1er juillet. Un embargo de l’Union Européenne sur les importations pétrolières iraniennes est entré en vigueur dimanche, en complément à la législation américaine qui pénalise les entreprises étrangères faisant des affaires avec la banque centrale de l’Iran. Les exportations pétrolières cruciales pour l’Iran ont déjà chuté d’environ 40 pour cent, causant d’énormes difficultés pour la population laborieuse.

Washington a désormais quasiment épuisé toutes les « options diplomatiques » et imposé ce qui correspond à un blocus économique de l’Iran – ce qui en soi est un acte de guerre. La prochaine étape est l’option militaire. Comme le rapport de 2008 du Centre politique bipartite l’a souligné : « Nous estimons qu’une frappe militaire est une option envisageable et doit rester le dernier recours pour retarder le programme nucléaire de l’Iran. » Le rapport a expliqué qu’une attaque militaire américaine « aurait non seulement pour cible l’infrastructure nucléaire de l’Iran, mais aussi son infrastructure militaire conventionnelle dans le but d’éliminer toute réponse iranienne. »

IRAN-5 USA

Près de quatre ans plus tard, le renforcement des moyens miliaires par le Pentagone dans Golfe persique a créé la capacité de réaliser ces projets. Le gouvernement Obama a fait augmenter les tensions régionales par l’annonce de manoeuvres conjointes de grande envergure Etats-Unis-Israël en octobre ou novembre et ayant pour but de tester les systèmes de défense antimissiles. Le « New York Times » a rapporté que les Etats-Unis organiseraient dans le golfe Persique en septembre un important exercice de déminage avec 19 autres pays. Washington va également prendre d’autres mesures pour étendre ses liens militaires avec l’Arabie saoudite, le rival régional de l’Iran et avec les Etats du Golfe.

Ces agissements menaçants contre l’Iran, alors même que les Etats-Unis et leurs alliés menacent d’intervenir militairement contre l’allié de l’Iran, le régime syrien du président Bachar al-Assad, ont transformé le Moyen-Orient en une dangereuse poudrière. Indépendamment des intentions immédiates du gouvernement Obama, toute erreur de calcul militaire ou tout incident peut devenir le point de départ d’une guerre qui pourrait rapidement se transformer en un conflit régional où les grandes puissances se verraient entraînées.

(Article original paru le 5 juillet 2012)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

L’ONU PRESSEE D’AGIR VITE ET FORT SUR LA SYRIE

L’ONU pressée d’agir vite et fort sur la Syrie

L'ONU PRESSEE D'AGIR VITE ET FORT SUR LA SYRIE  dans REFLEXIONS PERSONNELLES SYRIE2

vendredi 6 juillet 2012 15h01
 
 par Patrick Vignal et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) – Les Nations Unies doivent agir rapidement pour tenter de débloquer la crise syrienne et précipiter la fin du régime de Bachar al Assad, a déclaré vendredi le groupe des Amis du Peuple Syrien après une réunion à Paris.

Les pays qui soutiennent le soulèvement contre le régime de Damas demandent au Conseil de Sécurité de l’ONU d’adopter une résolution pour imposer les dispositions du plan de paix de l’émissaire de l’ONU et de la Ligue Arabe, Kofi Annan.

Les Amis du Peuple Syrien rejoignent ainsi la position de la France, favorable à une résolution sous chapitre VII, c’est-à-dire autorisant tous les moyens, y compris militaires, pour faire appliquer le plan Annan.

Celui-ci exige notamment un désengagement militaire du régime et le lancement d’un processus de transition politique.

« Nous allons faire en sorte que l’action du Conseil de Sécurité soit renforcée, ce qui signifie clairement un appel à l’adoption d’urgence d’une résolution sous chapitre VII », a dit le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, lors de la conférence de presse de clôture de la réunion.

Un tel projet se heurte cependant à l’opposition de la Russie, qui soutient militairement le régime de Damas, et de la Chine, qui s’aligne sur les positions de Moscou depuis le début de la crise syrienne.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui a assisté à la réunion, a souligné que la Russie et la Chine devraient payer le prix de leur soutien à Bachar al Assad.

La centaine de pays présents à Paris se sont accordés à estimer que l’homme fort de Damas devait s’écarter.

« Pour l’ensemble des participants, une évidence s’impose : Bachar al Assad doit quitter le pouvoir et le plus tôt sera le mieux », a dit Laurent Fabius.

La réunion de Paris, en présence de représentants de l’opposition, s’est tenue alors que les signes de délitement du régime se multiplient sur le terrain.

« COUP DUR »

Bachar al Assad a ainsi été confronté jeudi à la plus importante défection depuis le début de l’insurrection, avec le départ pour la Turquie du général Manaf Tlas, membre de la Garde républicaine. Il est en route pour la France, a précisé Laurent Fabius, qui a parlé de « coup dur pour le régime ».

L’opposition à Bachar al Assad est cependant loin d’être unie. Les querelles entre opposants sont apparues au grand jour lorsqu’ils en sont venus aux mains cette semaine lors d’une réunion dans un palace du Caire.

La recherche d’une solution diplomatique ne progresse guère, Russie et Chine ayant à nouveau refusé le week-end passé, lors d’une réunion à Genève, d’appuyer une déclaration réclamant une transition politique et la mise à l’écart de Bachar al Assad.

Ryad Seif, membre du Conseil National Syrien présent à la réunion de Paris, a souligné que les belles déclarations d’intention n’empêchaient pas les massacres sur le terrain.

« Nous souhaitons que votre amitié soit efficace et puisse arrêter les morts en Syrie », a-t-il dit aux participants – des ministres des Affaires étrangères pour la plupart.

En plus d’exhorter l’ONU à agir, les Amis du Peuple Syrien ont souhaité que les responsables et soutiens de la répression soient plus durement sanctionnés, l’opposition plus soutenue et l’aide humanitaire à la population renforcée.

Sur le terrain, les combats s’intensifient. L’armée syrienne a continué ces derniers jours de bombarder les positions rebelles, notamment à Douma, dans la banlieue de Damas.

Le conflit, qui dure depuis mars 2011, a fait plus de 16.000 morts, selon un chiffre donné vendredi par Laurent Fabius, et aucune accalmie ne se dessine.

La France estime toutefois que la mobilisation contre le régime syrien marque des points et que la réunion de Paris en a témoigné. « C’est une bonne journée pour le peuple syrien et une mauvaise journée pour Bachar al Assad », a dit Laurent Fabius.

Julien Ponthus et Patrick Vignal, édité par Emmanuel Jarry

© Thomson Reuters 2012 Tous droits réservés.

Grandes manoeuvres de l’armée syrienne

DAMAS (AP) — L’armée syrienne vient d’entamer des exercices militaires à grande échelle, annonce dimanche l’agence officielle SANA. A l’appui de cette démonstration de force, des tests de missiles, manoeuvres terrestres, navales et aériennes apparemment destinés à prouver que le régime de Damas se tient prêt à risposter à toute éventuelle agression.

L’agence de presse officielle syrienne SANA a rapporté dimanche que les manoeuvres avaient commencé la veille par un exercice des forces navales simulant la riposte à une attaque par la mer. L’agence précise que ces manoeuvres doivent durer plusieurs jours.

La Syrie semble ainsi vouloir mettre en garde la communauté internationale contre toute volonté d’intervention militaire dans le conflit dans le pays. AP

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(AP / 08.07.2012 12h04)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

AVION TURC: L’OTAN A-T-ELLE MENTI ? (LE POINT)

Avion turc : l’Otan a-t-elle menti ? 
( Le Point)

AVION TURC: L'OTAN A-T-ELLE MENTI ? (LE POINT) dans REFLEXIONS PERSONNELLES F4 
mardi 3 juillet 2012 – 22h17

Présenté comme un avion d’entraînement illégalement abattu par Damas, le F-4 Phantom turc se serait livré à une mission dans l’espace syrien.

C’est suffisamment rare pour être noté. Bachar el-Assad « regrette à 100 % » que la défense de son pays ait abattu, le 22 juin dernier, un avion de chasse turc. Dans un entretien au journal Cumhuriyet, le président syrien explique que le F-4 Phantom turc volait dans un couloir aérien utilisé par le passé par des avions israéliens. « Un pays en guerre agit toujours de cette façon, cet appareil volait à une très basse altitude et a été abattu par la DCA, qui l’a pris pour un appareil israélien », affirme Bachar el-Assad, qui a présenté ses condoléances aux familles des deux pilotes de l’appareil qui n’ont pu être trouvés.

Des regrets, certes, mais pas d’excuses. Ainsi, le chef de l’État syrien rejette une nouvelle fois les accusations d’Ankara selon lesquelles l’avion, qui se trouvait dans l’espace international, a été intentionnellement abattu par la Syrie. Une fin de non-recevoir qui ne dissipe aucune des zones d’ombre entourant les circonstances de l’incident. Et elles sont nombreuses. Tout d’abord, le 22 juin dernier, la Turquie a attendu près de douze heures, après la nouvelle de la perte de son appareil, avant de confirmer que l’un de ses F-4 Phantom avait bel et bien été abattu par la DCA syrienne. « Cible non identifiée » (Syrie)

Dans son communiqué, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, adopte un ton pour le moins mesuré, annonçant que la Turquie agira de « manière déterminée » dès que la lumière aura été complètement faite sur l’incident. Côté syrien, on est bien plus catégorique : l’armée syrienne a assuré de son côté avoir détecté aux radars, vendredi vers 11 h 40, une « cible non identifiée » ayant pénétré dans l’espace aérien syrien à grande vitesse et à basse altitude. « La défense antiaérienne a alors reçu l’ordre d’ouvrir le feu », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée syrienne. « L’appareil a été abattu d’un coup direct. Il s’est écrasé en mer dans les eaux territoriales syriennes à environ 10 kilomètres des côtes de la province de Lattaquié », a-t-il ajouté. Des explications qui ne sont pas prises pour argent comptant, tant Damas s’est révélée experte depuis plus d’un an en matière de désinformation.

Or, au lendemain de l’incident, c’est le coup de théâtre. Ankara admet que l’appareil, qui effectuait une mission d’entraînement et de test d’un système radar en Méditerranée, a bien violé de façon « non intentionnelle » l’espace aérien syrien. « Quand vous pensez à la vitesse des jets lorsqu’ils volent au-dessus de la mer, il est courant qu’ils passent et repassent les frontières pour un court laps de temps », justifie le président turc, Abdullah Gül. Et la Turquie va encore attendre un jour supplémentaire avant de donner sa propre version des faits. « D’après nos conclusions, notre avion a été abattu dans l’espace aérien international, à 13 milles nautiques de la Syrie », souligne dimanche Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères.

À la demande de la Turquie, qui parle désormais d’ »un acte hostile au plus haut point », l’OTAN décide de tenir mardi à Bruxelles une réunion d’urgence au titre de l’article 4 du traité de l’Alliance, qui prévoit que tout pays membre estimant que son intégrité territoriale est menacée, puisse saisir le Conseil. Mardi 26 juin, l’Alliance ne va pas hésiter à qualifier d’ »inacceptable » et de « contraire aux « normes internationales » la destruction par la Syrie du biplace. Le message se veut sec et limpide, mais il ne s’accompagne d’aucune sanction. « Tester » la Syrie

Pourtant, cette version est rapidement remise en cause par des experts russes cités par l’agence d’État Ria Novosti. D’après eux, le F-4 Phantom turc effectuait en réalité un vol de reconnaissance pour tester la défense antiaérienne syrienne pour le compte de l’OTAN. « L’avion a été abattu dans l’espace aérien syrien. La DCA de ce pays est très efficace », estime le directeur du Centre d’analyse du commerce mondial d’armes Igor Korotchenko. Cette explication est confirmée au Point.fr par François Géré, directeur de l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas).

« L’avion volait évidemment à l’extrême limite de l’espace aérien syrien pour une mission de reconnaissance du système antiaérien syrien », indique-t-il. « Il se trouvait très probablement, au moment où il a été détecté, légèrement à l’intérieur de l’espace syrien ». Ainsi, ajoute le chercheur, même si l’appareil a ensuite regagné l’espace international, il n’a pu échapper à la batterie. Des sources du renseignement américain, citées par le Wall street journal, vont encore plus loin. D’après elles, l’avion turc a été touché par la batterie antiaérienne alors qu’il se trouvait toujours dans l’espace syrien. Moscou impliquée ?

Interrogé par le Point.fr, le chercheur David Rigoulet-Roze (2) affirme que les tirs seraient l’oeuvre de la 73e brigade de la 26e division antiaérienne syrienne, qui aurait utilisé ses batteries antiaériennes de courte et moyenne portée. « Il s’agit de lanceurs de type Pantsir S1, plus connus sous la dénomination internationale SA-22 Greyhound, dont 36 ont été livrés par la Russie à la Syrie en 2006″, affirme le spécialiste. Selon une source bien informée, qui a souhaité conserver l’anonymat, la supervision de l’attaque aurait été assurée non pas par des Syriens, mais par des Russes.

« Le niveau de qualification nécessaire pour la mise en marche de ce système étant élevé, il est très vraisemblable que ce soient des officiers russes qui l’aient activé », estime la source. Pourquoi Moscou aurait-elle agi de la sorte ? « Il s’agit d’une réponse ferme de la Russie et de la Syrie à ce qui n’était certainement pas une violation accidentelle de l’espace syrien », juge-t-on. Leur message, en substance : « Vous avez voulu nous tester ? Vous avez été servis. »

Par Armin Arefi

(1) François Géré, auteur de Iran : l’état de crise (éditions Karthala)

(2) David Rigoulet-Roze, auteur de L’Iran pluriel (éditions L’Harmattan) et de Géopolitique de l’Arabie saoudite (éditions Armand Colin).

http://www.lepoint.fr/monde/avion-t…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

CE QUE LA SYRIE VEUT DIRE POUR LA RUSSIE (Fida DAKROUB)

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie

CE QUE LA SYRIE VEUT DIRE POUR LA RUSSIE (Fida DAKROUB) dans REFLEXIONS PERSONNELLES SYRIE-300x163

Fida DAKROUB

Dans les derniers jours du sommet du G20, les responsables atlantiques semblaient vouloir encore une fois jouer la comédie sur la scène internationale, agir comme s’ils formaient le seul groupe de théâtre dans la ville, organiser des spectacles solo dans les couloirs du sommet, à Los Cabos, et présenter ainsi un monologue plus burlesque que les tirades d’Arnolphe [1].

 Généralités

Qui n’en a pas suivi les déclarations concernant la Syrie en marge du sommet du G20 ? Qui n’a pas lu les analyses qui ont suivi ? Des analyses se sont fait jour sur le Web, interprétant les relations Moscou-Damas en présentant un discours médiatique déterminé par son point de départ ainsi que par son point d’arrivée. Des analystes, qui se veulent objectifs, interprètent la position de Moscou de la crise syrienne en tant qu’une position purement pragmatique, soumise aux prix d’échange et de négociation tels qu’ils sont déterminés au bazar des intérêts géopolitiques et stratégiques des grandes puissances. À plus forte raison, le point commun qui caractérise leurs analyses c’est qu’elles commencent par la même constatation – les Russes sont pragmatiques – et se terminent par la même conclusion – les Russes vendront le président syrien Assad une fois que les Occidentaux et les Arabiques auront payé le prix demandé. Ainsi qu’en témoignent les analyses publiées sur le Web, qui répandent aussi, d’une manière sinistre, un état lugubre et cafardeux parmi les lecteurs, et attirent par conséquent les hiboux et les corbeaux de la région s’étendant du désert du Sinaï, au Sud, jusqu’au plateau d’Anatolie, au Nord.

Brouillage atlantique

Les sources d’information de telles analyses restent toujours les mêmes : les dirigeants et les responsables arabiques et atlantiques qui font souvent des déclarations soupçonnables, mais intentionnelles, concernant la Syrie. D’ailleurs, l’objectif de telles déclarations se précise en deux points : premièrement, démoraliser les masses et les forces qui soutiennent le gouvernement syrien, et qui se tiennent résistantes face à la propagande arabo-atlantique ; deuxièmement, perturber les relations diplomatiques Moscou-Damas.

À titre d’exemple, le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a déclaré le 14 juin que Paris et Moscou avaient entamé des pourparlers concernant la période après-Assad [2] . Parallèlement, le porte-parole du département d’État américain, Mme Victoria Nuland, a annoncé pour sa part que Washington et Moscou « continuent des pourparlers concernant l’après-Assad » [3] . Ajoutons à ceux-ci les déclarations des chefs atlantiques au sommet du G20, à Los Cabos au Mexique. En marge du sommet, le président français, François Hollande, a affirmé que Moscou jouait « son rôle pour permettre la transition » en Syrie, impliquant le départ de Bachar al-Assad du pouvoir [4]. Branché sur la même prise électrique, le premier ministre britannique, David Cameron, ne voulant pas manquer la fête, a annoncé que le président russe, Vladimir Poutine, avait changé sa position et il voulait désormais le départ du président Assad : « la position du président Poutine devient explicitement claire, il ne veut plus Assad au pouvoir » [5], affirma-t-il.

Ainsi, partout aux capitales de la Sainte-Alliance arabo-atlantique, des prophètes et des messies clairvoyants se sont précipités à l’autel des médias de l’ordre pour annoncer la « Bonne nouvelle » au peuple syrien et aux Gentils des nations : le président russe, a exprimé son intention à abandonner le Satan de Damas et à se joindre à la Sainte-Alliance. Alléluia !

Comme d’habitude, suite à de pareilles prophéties, des analystes, des experts stratégiques et des gitans clairvoyants se sont avancés sur la scène pour prévoir, dans la boule de Cristal magique, la « chute inévitable » du président syrien, Bachar al-Assad.

« Cieux, écoutez ! terre, prête l’oreille ! car l’Éternel parle » [6] .

Pourtant, les déclarations de type commérage des chefs atlantiques ont été immédiatement rejetées par Moscou. Le président russe, Vladimir Poutine, a estimé que « personne n’avait le droit de décider pour d’autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas » [7] . Il a ajouté : « il est important que la paix s’établisse et que le carnage s’arrête à la suite d’un changement de régime ; et si l’on arrive à un tel changement, il devra être achevé par des moyens constitutionnels (…) la majorité du peuple syrien ne veut pas le départ d’Assad » [8] . Pour sa part, le ministre russe des Affaires Etrangères, Sergei Lavrov, a rejeté, de Bagdad, les déclarations atlantiques, et a confirmé que « Moscou ne discute pas un changement de régime, ni en approuvant des actions unilatérales au sein du Conseil de sécurité de l’ONU ni en participant à des conspirations politiques » [9] .

À quoi bon ces jeux enfantins performés sur la scène internationale par des chefs atlantiques ? et « de quel frivole soin mon esprit s’embarrasse ! » [10] .

Les constantes de la politique extérieure russe

Il est vrai que le « comportement » des nations, la Russie incluse, se mesure par leur pragmatisme ainsi que par leurs intérêts géopolitiques ; et que dans le jeu des nations, les principes et les amitiés permanentes n’ont pas de place ; pourtant, il est non moins vrai que ce même jeu de nations se détermine par des constantes et des variantes, qui à leur tour se soumettent à des déterminants géopolitiques, économiques et stratégiques.

Ceci dit, la position de Moscou de la crise syrienne se lit non en interprétant les prophéties des chefs atlantiques, mais plutôt en partant d’abord des constantes de la politique extérieure russe pour arriver ensuite à ses variantes. Précisons, ici, que la question des constantes qui peuvent exister dans la politique extérieure de telle ou telle nation ne doit être posée qu’avec beaucoup de circonspection, de sorte que toute prophétie ou clairvoyance quant à l’avenir sera évitée. Notons à ce propos deux éléments qui sont à la base de la politique d’une nation : « d’une part, ses ambitions en tant que société, qui tiennent elles-mêmes à sa composition sociale et à ses conceptions idéologiques ; d’autres part, le rapport de forces existant entre elle et les puissances qui sont ses concurrentes sur le plan régional ou sur le plan mondial. Ce rapport lui-même subit de constants changements en fonction des découvertes techniques et de l’évolution démographique qui caractérisent chaque époque » [11]. En prenant compte des points ci-devant, l’étude des relations Moscou-Damas abandonne le domaine de la clairvoyance pour se joindre au domaine de l’analyse objective.

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie

Premièrement, en ce qui concerne les ambitions russes, il n’est plus secret que les Russes rêvent depuis des siècles d’arriver à des mers chaudes, sinon d’y avoir au moins un accès sûr et sécurisé [12]. Vue sa position géographique, le chemin le plus court menant à la Méditerranée, tout en partant de la Russie, passe par la Turquie. Évidemment, cette réalité géographique ne cache pas une certaine réciprocité : le chemin le plus court menant en Russie, tout en partant de la Méditerrané, passe aussi par la Turquie ; ce qui entraine à dire que le positionnement de la Turquie au sein de l’OTAN depuis l’après deuxième Guerre Mondiale constitue une menace stratégique à la Russie, qui se trouve obligée de chercher un contrepoids sur la côte est de la Méditerranée, pour qu’elle ne soit pas d’abord bloquée voire assiégée, ensuite envahie par l’OTAN à travers la Turquie ; et pour qu’elle puisse enfin, le cas échéant, s’infiltrer au-delà de la « boucle » turque et contre-attaquer toute menace probable de la part de l’OTAN. Notons, ici, qu’à la fin des années quarante, l’Union Soviétique se trouvait « assiégée » par un barrage de pays atlantiques et de régimes despotiques proaméricains qui bloquaient sa côté sud. Ce barrage s’étendait de la France à l’Ouest jusqu’en Chine à l’Est. Au Moyen-Orient, le barrage américain comportait des dictatures militaristes, telles que la Turquie et le Pakistan, et des monarchies despotiques imposées par l’occupation franco-britannique au lendemain du démembrement de l’Empire Ottoman en 1918 ; telles que, le royaume d’Irak, les émirats et sultanats arabiques, l’empire de Perse et le royaume d’Afghanistan. En Asie, la Chine de Tchang Kaï-chek était un satellite américain. Par contre, en 1947, les soviétiques ont trouvé en État hébreu leur « terre promise » ! Ce qui explique l’approbation par l’URSS du plan de partage de la Palestine de 1947 à l’ONU puis la reconnaissance quasi-immédiate de l’État d’Israël, en mai 1948. En plus, l’Union Soviétique a même permis au jeune État Hébreu « de s’imposer sur ses voisins arabes en lui fournissant d’importants armements durant la guerre de 1948-1949 » [13] . Par ailleurs, le rapprochement soviétique de l’État Hébreu a créé, parmi les Arabes, des méfiances et des soupçons face aux Soviétiques.

Pourtant, la lune de miel entre le pays de kolkhoz et celui de kibboutz devrait arriver à sa fin. Le rapprochement d’Israël et des États-Unis et la dégradation des rapports entre Soviétiques et Israéliens poussaient finalement Moscou, quelques années plus tard, à « repenser profondément sa politique moyen-orientale en établissant des liens avec les régimes nationalistes arabes » [14]. Dans les années soixante, la Syrie sous le commandement du parti Baath [15], offrait aux soviétiques un contrepoids idéal dans la région, après qu’ils avaient perdu leur influence en État Hébreu. Les relations de coopération économique et militaire entre les deux pays se renforçaient progressivement avec l’arrivée au pouvoir du président Hafez al-Assad en 1970 [16], pour qu’elles deviennent plus tard stratégiques sous le mandat du président Bachar al-Assad ; de sorte que les Russes ne semblent point, sous n’importe quelle circonstance, prêts à abandonner leur allié stratégique à des moments aussi critiques que ceux présentés par la guerre arabo-atlantique contre la Syrie. La preuve en est qu’après seize mois de pressions et de « propositions » arabo-atlantiques envers Moscou, les Russes sont plus que jamais déterminés à s’opposer, par tout moyen possible, à toute tentative arabo-atlantique visant à renverser le régime Assad par la force militaire ; que cette force soit de l’extérieur ou de l’intérieur. À plus forte raison, chaque fois que les Atlantiques menacent d’intervenir militairement en Syrie, des navires de guerre russes se dirigent vers les côtes syriennes. Mentionnons ici que selon une source au sein de l’état-major de la marine russe, deux grands navires de débarquement, le Nikolaï Filtchenkov, le César Kounikov et un remorqueur SB-15 [17] , se dirigeront vers le port de Tartous en Syrie. Il s’agit, en effet, de deux navires de guerres amphibies avec des milliers de marins, a indiqué l’agence Interfax [18] En un mot, même si la Russie et la Syrie n’ont pas annoncé officiellement la formation d’un front uni, au model du Bloc Socialiste à l’époque de la Guerre Froide, il reste à prendre en considération que la collaboration entre les deux pays, concernant le conflit au Moyen-Orient, a atteint, effectivement, un niveau stratégique.

Notons, ici, que les Russes ont connu des situations pareilles où ils devaient s’allier à d’autres pays avec lesquels ils ne partageaient pas de frontières. L’exemple le plus pertinent, ici, c’est l’alliance franco-russe (1892 – 1917) face à la Triple Alliance [19]. Les Russes visaient d’après cette alliance à éviter, à n’importe quel prix, de se trouver martelés par les ambitions expansionnistes du nouveau kaisar prussien, Guillaume II [20], qui avait mis fin à l’alliance des trois empereurs [21].

« Message » balistique Topol-M

Deuxièmement, il est vrai que la Russie, sous le mandat du président Boris Eltsine, a connu une période de souplesse discursive et de vulgarisation politique à l’américaine [22], mais cette période ne constitue qu’une variante limitée à un moment historique précis, celui de la chute de l’Union Soviétique. Par contre, sous le mandat de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev, le rapport de forces existant entre la Russie et ses concurrentes sur le plan régional et sur le plan mondial a subi de constants changements en faveur de Moscou, et cela en fonction de nouvelles découvertes et inventions techniques dans le domaine militaire. Ainsi qu’en témoigne le « message » balistique intercontinental envoyé récemment par Moscou aux capitales occidentales.

De surcroît, après plusieurs échecs, l’armée russe a réussi, le 23 mai, à lancer avec succès, un prototype d’un nouveau missile balistique intercontinental, selon le porte-parole des Troupes Balistiques Stratégiques Russes (RVSN), Vadim Koval : « l’ogive d’essai a atteint ses cibles situées sur la péninsule du Kamchatka » [23] . Deux semaines plus tard, le 7 juin, les troupes RVSN ont effectué un autre tir d’essai réussi d’un missile balistique intercontinental RS-12M Topol. Le porte-parole a déclaré aussi aux journalistes que le missile avait atteint sa cible avec la précision requise.

D’ailleurs, ce qui caractérise le nouveau missile, ce sont les nouvelles technologies développées lors de la reproduction de missiles de cinquième génération ; ce qui réduit notablement les frais de sa création. Ce missile de 45 tonnes, à tête unique et à trois étages, a une portée maximale de 10 000 km et peut transporter une ogive nucléaire de 550 kilotonnes [24] . L’accélération rapide de sa vitesse très élevée au moment de lancement lui permet d’atteindre une vitesse de 7320 m / s et à parcourir une trajectoire plate allant jusqu’à 10 000 km ; ce qui le rend effectivement imperceptible par les radars, et élimine par conséquent l’efficacité du système antimissile américain (ABM) [25]déployé en Europe et en Turquie. Le missile est aussi « blindé » contre toutes radiations, impulsions électromagnétiques (IEM) [26], ou explosions nucléaires à des distances dépassant 500 mètres ; en effet, le missile a été construit selon une technologie précise lui permettant de survivre à toute sorte de frappe laser [27].

Il est clair d’emblée que le tir de missiles balistiques intercontinentaux russes a semé la confusion parmi les chefs de la Sainte-Alliance, qui ont bien décodé le message balistique de Moscou et en ont tiré la conclusion suivante : la position de Moscou de la crise syrienne, qu’elle soit au sein du Conseil de Sécurité ou sur le champ de bataille, est une position ferme et sérieuse, reposant sur des constantes historiques et stratégiques bien déterminées, soutenues à leur tour par une puissance militaire réelle ; et non sur des « bargaining » au bazar des intérêts provisoires. En effet, le tir de missiles balistiques a levé les doutes et dissipé les délires concernant la puissance militaire russe.

Ainsi, après deux décennies d’hégémonie atlantique  suite au démembrement de l’Union Soviétique et de la période de souplesse et de vulgarisation sous le mandat de Boris Eltsine, voici la Russie quittant la cour extérieure pour retrouver sa place à l’intérieur du temple, couronnée par les dieux du Panthéon d’Agrippa [28].

Fida Dakroub, Ph. D

Pour communiquer avec l’auteure : http://bofdakroub.blogspot.com/

Cet article a été publié initialement sur Mondialisation.ca

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© Droits d’auteurs Fida Dakroub, Mondialisation.ca, 2012

Docteur en Études Françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de Recherche et d’Etudes sur les Littératures et Cultures de l’Espace Francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est militante pour la paix et les droits civiques. Fida Dakroub est une collaboratrice régulière de Mondialisation.ca.

[1] Dans « L’École des femmes » de Molière, Arnolphe emploie, dans ses nombreuses tirades, le champ lexical de l’amour – « amoureuse ardeur » – avec une aspiration à la noblesse des sentiments et qui, en même temps, est tourné en ridicule par la trivialité de ses préoccupations – la femme n’est qu’un objet « mariée à demi ».

[2] Press TV. (15 juin 2012). « Russia denies entering talks on political transition in Syria. »Récupéré le 20 juin 2012.

[3] loc. cit.

[4] L’Orient Le Jour. (21 juin 2012). Les forces syriennes essuient de lourdes pertes sans cesser la répression. Récupéré le 21 juin 2012.

[5] Russia Today. (20 juin 2012). Putin on Syria : No state can decide another’s government. Récupéré le 21 juin 2012 de http://www.rt.com/news/putin-g20-syria-assad-252/

[6] Essaïe, 1 :2.

[7] loc.cit.

[8] loc. cit.

[9] al-Akhbar. (14 juin 2012). Russia denies discussing post-Assad Syria. Récupéré le 20 juin 2012.

[10] Racine, Jean. Iphigénie, acte IV, scène VIII.

[11] Beloff, Max. (1953). Les constantes de la politique extérieure russe. In : Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 8e année, N. 4, 1953. pp. 493-497.

[12] Pendant des siècles, les tsars russes ont rêvé d’un accès maritime à la mer Méditerranée. La France, la Grande-Bretagne, et l’Empire Ottoman craignaient que cette expansion mît en péril leurs intérêts dans la région. Le conflit a atteint son paroxysme avec la guerre de Crimée de 1853-1856. Environ 300 000 Russes sont morts dans les combats acharnés qui ont abouti à une perte militaire russe.

[13] Romeo, Lisa. (16 février 2012). Syrie et Russie : historique des relations de 1946 à 2012. Les clés du Moyen-Orient. Récupéré le 25 juin 2012.

[14] loc.cit.

[15] L’assistance économique de l’URSS se poursuit d’autant plus avec l’arrivée du parti Baath au pouvoir en 1963. Le nouveau régime instaure alors le « socialisme arabe » et se lance dans une importante réforme agraire et une lourde politique de nationalisation.

[16] Le 13 novembre 1970, Hafez al-Assad (1930-2000) prend le pouvoir en Syrie. Le nouvel homme fort du pays s’appuie également sur l’URSS pour asseoir son pouvoir et contrôler les fractions socialistes et communistes syriennes mais refuse toute forme d’ingérence dans les affaires internes du pays.

[17] Russia Today. (18 juin 2012). Russian warships ’ready to sail for Syria’. Récupéré le 21 juin 2012.

[18] L’Express. (18 juin 2012). Syrie : Moscou envoie deux navires de guerre vers sa base militaire de Tartous. Récupéré le 23 juin 2012.

[19] L’alliance franco-russe était d’abord un accord de coopération militaire signé entre la France et l’Empire Russe qui fut en vigueur de 1892 à 1917. Cet accord stipulait que les deux pays devaient se soutenir mutuellement s’ils étaient attaqués par un des pays de la Triple Alliance (dite aussi Triplice : l’Empire Allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume d’Italie). Au sens large il s’agissait d’une coopération militaire, économique et financière entre les deux puissances.

[20] Le nouveau kaiser Guillaume II souhaitait avoir les mains plus libres et refusa de renouveler le traité de réassurance avec la Russie Impériale, mettant fin à l’entente des trois empereurs que Bismarck avait toujours défendue, permettant aux grandes puissances d’éviter la guerre.

[21] L’entente des trois empereurs constitue le premier système d’alliances bismarckien entre 1871 et 1875 afin d’isoler diplomatiquement la France. Le chancelier Bismarck chercha donc à rapprocher l’empire allemand de l’Autriche-Hongrie et de la Russie.

[22] Le mandat du président Eltsine a été éclaboussé par une corruption importante au niveau national, des crises politiques qui se succédaient et une maladie qui le rongeait.

[23] RIA Novosti. (23 mai 2012). La Russie teste un nouveau missile intercontinental. Récupéré le 23 juin 2012

[24] Le Courrier du Vietnam.(8 juin 2012). La Russie teste avec succès un missile balistique intercontinental RS-12M Topol. Récupéré le 23 juin 2012.

[25] USA Today. (27 mai 2008). General says Russia will counter U.S. missile defense plans. Récupéré le 28 juin 2012.

[26] L’impulsion électromagnétique (IEM), plus connue sous le nom EMP de l’anglais « Electromagnetic pulse » désigne une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude.

[27] Missile Threat. (n.d). SS-27. Récupéré le 28 juin 2012.

[28] Le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur le Champ de Mars, bâti sur l’ordre d’Agrippa au Ier siècle (av. È. C.), endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien (IIe siècle È.C.). À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église chrétienne au VIIe siècle.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

BARACK OBAMA LOVES PAUL KAGAME, PRESIDENT RWANDAIS DU CONGO…(Woodward et Newton)

Barack Obama loves Paul Kagamé

L’administration américaine fait pression sur l’ONU pour empêcher la diffusion d’un rapport peu amène sur la responsabilité du président rwandais dans les massacres au Congo.
BARACK OBAMA LOVES PAUL KAGAME, PRESIDENT RWANDAIS DU CONGO...(Woodward et Newton) dans REFLEXIONS PERSONNELLES CONGO-1

Pour des raisons obscures, Barack Obama semble s’être entiché de Paul Kagamé, le président Rwandais adoré de son peuple comme chacun sait, qui l’a réélu triomphalement en 2010 avec 93% des suffrages.

Ayant discrètement facilité l’obtention anecdotique de son Doctorat – d’honneur certes, mais très controversé quand même – de l’Université William Penn dans l’Iowa le 12 mai 2012, ne voilà-t-il pas que le président US récidive et file un nouveau coup de main assez tordu à son copain Polo. Du côté de l’ONU cette fois-ci.

En cause, le rapport d’un groupe d’experts qui se propose de décrire par le menu, l’aide apportée par le Rwanda de Kagamé, au charismatique et néanmoins charmant Bosco Ntaganda, dit «Terminator », surnom assez répandu dans l’ex Zaïre.

Ex-général des forces armées de la République Démocratique du Congo, Terminator coulait des jours heureux jusqu’au début de l’année dans sa coquette demeure de l’avenue des tulipes à Goma, à un jet de pierre de la frontière rwandaise. 

 Les aventures de Terminator 

au Congo

CONGO-2 CONGO dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Son petit commerce minier avec ses associés Edson Musabarura et Saddam Ringo se développait à la satisfaction générale du trio. 

C’est le 4 avril que Ntaganda a décidé de retourner son treillis et de rentrer dans le chou des forces gouvernementales dans la région de Rutshuru avec l’aide de 300 soldats congolais mutins. Selon les autorités congolaises, il avait déjà violé en mars et septembre 2011, deux assignations à résidence en se rendant à Gisenyi de l’autre côté de la frontière pour participer avait-il déclaré, « à des obsèques »…Faute de mieux, le président congolais Kabila a appelé à son arrestation le 11 avril 2012.

Terminator, pour qui le retournement de veste est une seconde nature, est surtout passé à la postérité lorsque le Tribunal Pénal International a décidé de lui mettre le grappin dessus en avril 2008. L’homme s’était fait dans le passé, une spécialité de recruter des gamins de moins de 15 ans comme soldats et de les envoyer à l’abattoir. 

 

ntaganda GEOPOLITIQUE

Aux dires de l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) il semble qu’il ait récidivé (cf. www.hrw.org : RD Congo : « Bosco Ntaganda continue d’enrôler des enfants de force – Il est urgent d’arrêter le général renégat recherché par la Cour Pénale Internationale » – 15 mai 2012).

Fin 2011, un groupe d’experts de l’ONU a consacré un rapport circonstancié aux investissements militaro-miniers de Terminator au travers de la Compagnie Minière des Grands lacs et à l’aide logistique et militaire voire aux refuges que lui apportait – déjà – le Rwanda. Actualisé à début juin, le rapport en question n’attend plus que le feu vert des pontes Onusiens pour être publié.

 Les enfants stars de la guerre civile

CONGO-3 GUERRE

C’était sans compter sur l’idylle entre Obama et Kagamé. Ce dernier a donc demandé au président américain de mettre tout en œuvre pour éviter la parution du rapport, lequel est vraisemblablement assez sévère pour le nouveau Docteur « ès lettres et humanités » de l’Université William Penn, d’Oskaloosa en Iowa.

Depuis, on ne compte plus les observateurs (dont HRW)  qui dénoncent les pressions exercée par Susan Rice, ambassadrice américaine à l’ONU, afin d’enterrer le rapport sur Terminator impliquant le Rwanda.

Les porte-paroles de l’administration US qui soutient fidèlement le Rwanda depuis le génocide de 1994 entre Tutsis et Hutus, rejettent assez vivement les accusations selon lesquelles l’Oncle Sam s’emploierait à faire disparaître le rapport compromettant pour Kagamé. Non sans humour, ils affirment au contraire qu’ils ont seulement demandé à l’ONU de différer sa parution, le temps pour Kagamé et son gouvernement de prendre connaissance des accusations portées contre eux.

Chair fraîche à canon

CONGO-4 OBAMA

Pendant ce temps, là, Ntaganda et ses conquistadors ont pris le contrôle de Kitchanga, Kilolirwe, Mushaki, Rubaya, Kingi et des zones environnantes dans le territoire de Masisi, dans l’Est de la République Démocratique du Congo. A la mi-avril, il aurait fait savoir aux représentants des villes et des villages conquis, qu’il avait besoin de chair fraîche pour renforcer ses effectifs. 

Face au peu d’enthousiasme suscité par son aimable requête, sa petite armée a enlevé de force, dans les jours qui ont suivi environ 150 gamins dans leurs écoles, à leur domicile, dans les fermes ou sur les bords des routes.

Certains d’entre eux ont raconté à HRW qu’ils étaient obligés de marcher en tête de colonne en portant armes et munitions jusqu’au front afin d’être les premiers à essuyer les tirs d’embuscade et à permettre aux hommes de Terminator avertis, d’éviter de subir le même sort. 

Annecke Van Woudenberg, chercheuse de HRW pour la division Afrique, n’y va pas par quatre chemins : « Tant que Bosco Ntaganda sera en liberté, les enfants et les civils vivant dans l’Est du Congo seront exposés à un risque sérieux pour leur sécurité…Le gouvernement congolais doit mettre fin au cycle destructeur de protection des auteurs d’atteintes graves aux droits humains et doit, au lieu de cela, les arrêter… »

A condition que le Dr Kagamé, protégé de Barack Obama, y consente…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juillet, 2012 |1 Commentaire »
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