MOSCOU-WASHINGTON: LA GUERRE DU RAIL EST DECLAREE (Comité Valmy)

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MOSCOU-WASHINGTON: LA GUERRE DU RAIL EST DECLAREE (Comité Valmy) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bombe

la guerre du rail est déclarée

(Comité Valmy)

La Russie riposte au système ABM déployé par l’OTAN en Europe en remettant sur les rails ses « trains-assassins » nucléaires, écrit mercredi 26 décembre 2012 le quotidien russe Moskovski Komsomolets.

On sait qu’aujourd’hui, la Russie développe deux systèmes de missiles nucléaires : le premier est équipé de missiles lourds à ergols liquides, identiques au légendaire SS-18 Satan, l’autre est un missile plus léger doté d’un propulseur à propergol solide dont les tests se déroulent actuellement avec succès. On vient d’apprendre qu’au plus haut niveau, une décision politique a été prise pour créer un troisième type de système.

Selon une source de l’industrie russe des missiles, l’arme en question est installée sur une plate-forme ferroviaire. Les travaux de recherche et développement sont déjà lancés pour la création de cette arme.

Les essais de systèmes dotés de missiles RT-23UTTKh Molodets (code Otan SS-24 Scalpel) ont débuté en février 1985 dans leur version ferroviaire et se sont achevés en 1987, date à laquelle le premier système a été livré à l’armée stationnée à Kostroma. En 1988, cinq nouveaux régiments ont été déployés (15 systèmes au total) et en 1991, trois divisions de missiles étaient en poste près de Kostroma, Perm et Krasnoïarsk. Chaque unité comprenait quatre régiments de missiles, soit 12 trains dotés de plates-formes au total.

Ces plates-formes avaient la même apparence que les wagons réfrigérés, de transport de bagages et de passagers. Chaque train comportait trois plates-formes ferroviaires servant de pas de tir pour des missiles SS-24 aux propulseurs à propergol solide, ainsi que des wagons de commande et de support pour le personnel militaire.

Les missiles pouvaient être lancés depuis n’importe quel point du réseau ferroviaire. L’espacement entre les systèmes s’élevait à près de 4 km et ils stationnaient dans des abris permanents. Dans un rayon de 1 500 km autour de leurs bases, les militaires et les cheminots avaient renforcé les voies ferrées en installant des rails plus lourds, remplaçant les traverses en bois par du béton armé et augmentant la densité du ballast.

Il était très difficile, voire impossible pour un non-professionnel, de distinguer les plates-formes militaires des trains de marchandises circulant par milliers à travers la Russie. En 24 heures, le train pouvait parcourir près de 1 200 km. Ses patrouilles duraient 21 jours.

Selon une légende propagée par les militaires, les concepteurs soviétiques avaient procédé au développement des plates-formes après que le service de renseignement soviétique avait appris que les Américains développaient leurs propres systèmes ferroviaires, capables de circuler dans des tunnels souterrains et d’apparaître au besoin à la surface à des endroits précis pour lancer, de manière complètement inattendue, des missiles stratégiques.

Ce rapport aurait tellement impressionné le gouvernement soviétique qu’il a tout de suite ordonné de créer une arme similaire. Toutefois, les ingénieurs russes ont décidé de ne pas envoyer leurs trains sous terre mais de les faire circuler sur des voies ferrées ordinaires en les camouflant en trains de marchandises.

Plus tard, on apprenait que les études menées par les Américains avaient démontré l’insuffisance de ces systèmes aux Etats-Unis. Mais il était déjà trop tard pour tout annuler : au moment d’apprendre cette nouvelle, l’URSS avait déjà créé une nouvelle arme nucléaire dotée d’un missile à ogive mirvée d’une portée de 10 000 km, qui disposait d’un système de neutralisation de moyens antimissiles.

Washington a été choqué par la nouvelle. Comment déterminer quel train détruire en cas d’attaque nucléaire ? Afin de surveiller les déplacements des plates-formes, les Américains étaient contraints de maintenir en quasi-permanence au-dessus du territoire russe un groupe de 18 satellites, ce qui revenait très cher.

Ainsi, dès que la situation politique a évolué au début des années 1990, les Etats-Unis ont tout de suite tenté d’éliminer cette menace. Dans un premier temps, ils ont obtenu du gouvernement russe de ne pas faire circuler les trains à travers le pays mais de les cantonner à des endroits fixes. Aussi ont-ils pu réduire leur groupe de satellites à 3 ou 4 unités. Dans un second temps, ils ont convaincu les hommes politiques russes de mettre ces armes hors service.

Eh bien, il semblerait que cette bête noire des Américains revienne, sous la forme de nouvelles plates-formes équipées de missiles nucléaires.                                          

Comité VALMY

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 30 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LA SYRIE SAIGNEE A BLANC DANS UN GRAND TOUR DE PASSE-PASSE (Palestinechronicle.com / Traduction: Dominique MUSELET)

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LA SYRIE SAIGNEE A BLANC DANS UN GRAND TOUR DE PASSE-PASSE (Palestinechronicle.com / Traduction: Dominique MUSELET) dans REFLEXIONS PERSONNELLES guerre2

(Palestine Chronicle)

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Jeremy SALT

Ankara – Selon le dictionnaire, le mot « politicide » peut être utilisé pour décrire la destruction d’un gouvernement ou d’un groupe socio-politique spécifique, comme les Palestiniens, dans un sens plus large que « génocide » (perpétré pour des motifs ethniques, raciaux ou culturels, ndt). On peut l’appliquer à un état, un système et un pays. Saddam Hussein a tenté de commettre un politicide en effaçant le Koweït de la carte. Dans les années 1930, les fascistes ont commis un politicide en détruisant le gouvernement espagnol. Territorialement le pays n’a pas changé. Il a simplement été vidé de son contenu idéologique et transformé en autre chose.

La destruction de gouvernements, leaders ou valeurs qui contrecarrent les intérêts de gouvernements puissants est monnaie courante. Depuis la seconde guerre mondiale, les assassins ont souvent été des gouvernements démocratiques de style libéral. Il n’y a aucun endroit du monde qui a échappé à leur attention. Rien que dans les 11 dernières années, l’Irak et la Libye ont été, au Moyen-Orient, les victimes d’un politicide. Leurs gouvernements, leur système de valeurs et leurs leaders avaient peut-être grand besoin de changer, mais le changement n’est pas venu de leur peuple mais de gouvernements étrangers. Maintenant c’est la Syrie qui retient leur attention. Comme en Irak et en Libye, la justification brandie pour les massacres en Syrie des 20 derniers mois est « le dictateur » et « le régime ». Mais en fait ce qu’ils veulent c’est le pays lui-même. Comme Saddam et Kadhafi, le « dictateur » sert de diversion au magicien pour que les spectateurs ne voient pas ce qu’il est réellement en train de faire.

Comme les gangs armés ne parviennent pas à renverser le gouvernement de Damas, il semble que la menace d’une intervention militaire se précise. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Hollande ont fourni à la Turquie six batteries de missiles Patriotes qui doivent être installées à la frontière avec la Syrie. Environ 2000 soldats étrangers vont être envoyés en Turquie pour opérer et protéger les batteries de missiles et assister un nombre inconnu de soldats turcs. Les Patriotes seront situés dans trois provinces du sud-est qui sont majoritairement sunnites, les provinces de Gaziantep, Adana et Kahramanmaras. Pour de raisons de sécurité, elles ne seront pas placées dans la province de Hatay, où plus de la moitié de la population est Alevi (Alawi), et profondément opposée à l’intervention de la Turquie en Syrie ni dans celle de Diyarbakir qui est majoritairement Kurde et hostile au gouvernement pour d’autres raisons.

Le jour qui a suivi la fourniture par l’OTAN de missiles Patriotes à la Turquie, la Russie a répondu en envoyant des missiles Iskander à l’armée syrienne. Ces armes hypersoniques volent à plus de 2 km seconde et les experts en armement affirment qu’elles sont plus performantes que les Patriotes. Pour donner de la consistance au spectre de la Turquie menacée par la Syrie, les porte-parole de l’OTAN prétendent que l’armée syrienne utilise déjà des missiles Scud et se prépare à utiliser des armes chimiques mais ces deux affirmations ne sont que de la propagande guerrière. Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire Général de l’OTAN condamne l’utilisation de missiles Scud – sans apporter la moindre preuve qu’ils aient été tirés – mais pas les attentats à la bombe, bien réels ceux-là, perpétrés au coeur des villes par les groupes armés que lui et les membres de son organisation soutiennent.

La Turquie prétend que les Patriots sont uniquement défensifs, mais on peut se demander quelle attaque au juste elle craint : Une attaque gratuite de la Syrie tout à fait improbable ou une attaque de l’OTAN à partir du sol turc ? Bien que la cible évidente semble être la Syrie, le commentateur Abdel Bari Atwan pense que les missiles ont été mis en place en vue d’une attaque contre l’Iran. Si les Etats-Unis décidaient de se servir de la base aérienne d’Incirlik dans la province d’Adana où se trouvent des milliers de soldats pour attaquer l’Iran, la Turquie serait exposée à des frappes de représailles. C’est pourquoi elle a besoin non seulement des Patriots mais aussi des radars anti-missiles installés dans la province de Malatya plus tôt dans l’année, et qui sont aussi considérés par la Russie comme une dangereuse extension du bouclier de défense anti-missile européen de l’OTAN.

Même si c’était Israël qui attaquait, l’Iran considérerait que les Etats-Unis sont partie prenante et il rétorquerait en attaquant les bases Etasuno/OTAN de Turquie et du Golfe. L’Iran pense que l’installation des Patriots en Turquie fait partie des préparatifs de guerre de l’OTAN dans la région, avec comme cible lui-même et la Syrie. Le fait de savoir si les Etats-Unis et/ou d’Israël finiront pas attaquer ou non l’Iran qu’ils menacent depuis des années, continue, bien sûr, à faire l’objet d’intenses spéculations.

Si la cible est la Syrie, l’OTAN interviendra probablement derrière l’écran d’une zone d’exclusion aérienne, qui s’étendra sans doute jusqu’à Alep pour pouvoir placer toute la ville sous le contrôle des groupes armés et en faire la « capitale » des territoires « libérés ». Sans l’accord du Conseil de Sécurité de l’ONU, la mise en place unilatérale d’une zone d’exclusion aérienne n’aurait pas le moindre semblant de légalité. Dans une telle situation, abattre un avion syrien dans l’espace aérien syrien serait un acte de guerre. Les conséquences seraient si graves qu’on a du mal à imaginer l’OTAN s’avancer sur ce terrain là sans l’accord tacite de la Chine et de la Russie.

Ils ne semblent pas prêts de le donner. L’enjeu est d’importance pour la Russie et si ses positions sur la Syrie ont évolué, ce serait plutôt dans le sens d’un durcissement. Malgré les interprétations aussi mensongères que malveillantes de tout ce qui sort de Moscou par les médias occidentales, la Russie n’est pas revenue sur ses engagements. Elle a dit tout au long que son principal souci était l’intégrité de la Syrie et non le sort de tel ou tel gouvernement. Elle ne s’est jamais engagée à maintenir le « régime d’Assad » en tant que tel. Depuis le début, elle souligne que le droit de choisir revient au peuple syrien et pas aux groupes armés ni à leur sponsors étrangers.

La Russie a affirmé tout au long, qu’elle ne laisserait pas l’OTAN faire de la Syrie une seconde Libye. La semaine prochaine, des unités russes de la mer Noire, la Baltique et la mer du Nord se rassembleront pour des manoeuvres militaires au large des côtes syriennes. Les navires de guerre étasuniens sont aussi présents à l’est de la mer Méditerranée, ce qui laisse présager l’éventualité d’une confrontation maritime dans le style de Cuba dont la Syrie serait l’enjeu si l’OTAN intervenait.

On peut se demander si l’OTAN a vraiment l’intention d’intervenir en Syrie ou si l’installation des missiles en Turquie fait partie d’une guerre psychologique à base de propagande.

Donner des missiles à la Turquie est une chose. Attaquer la Syrie est une autre paire de manches. On ne peut pas entièrement rejeter cette possibilité mais on voit mal comment les membres de l’OTAN pourraient le faire, à moins qu’ils ne parviennent à neutraliser la Russie et la Chine, ce qui changerait la donne. Et pourtant, sans intervention directe, les groupes armés ne semblent pas capables de renverser le gouvernement syrien.

On dirait que l’OTAN se retrouve dans un impasse mais seulement si l’on assume que le renversement du régime syrien est vraiment le but premier de l’intervention en Syrie. Pour Hasan Nasrallah, le but des Etats-Unis et de ses alliés est de sortir la Syrie de « l’équation régionale ». Cela peut se faire en renversant le gouvernement mais on peut aussi y arriver en semant le chaos en Syrie. C’est ainsi que l’Irak et la Libye ont été sortis de « l’équation régionale ». Dans les deux cas, le « dictateur » a été utilisé comme prétexte à l’intervention. En Irak, les Etasuniens ont choisi de laisser Saddam en place parce qu’on pouvait compter sur lui pour maintenir l’Irak à genoux. C’est seulement quand les sanctions ont perdu de leur impact et que l’Irak menaçait de se reconstruire que la décision a été prise de le renverser. Bashar est utilisé de la même manière, mais cela ne signifie pas que les Etats-Unis et leurs alliés veulent le remplacer par les groupes armés. Ils poursuivent leur propres objectifs en s’adaptant à la réalité du terrain.

Dans le journal Al Akhbar, le vice-président syrien, Faruq al Shar’a, a proposé récemment une solution politique pour sortir de l’impasse. Il faut dire ici que si les soi-disant « amis de la Syrie » se souciaient le moins du monde du peuple syrien, ils auraient depuis longtemps trouvé une solution politique au lieu de bloquer, saboter et rejeter à priori toute tentative de négociation. La lecture de l’article ne permet pas de penser que Monsieur Shara’a ait le moindre espoir que les sponsors des groupes armés acceptent une solution politique. De fait, si l’on convient avec Hasan Nasrallah que le principal objectif des Etats-Unis et de leurs alliés est de sortir la Syrie de « l’équation régionale », alors les 20 mois de destruction auxquels on vient d’assister prennent tout leur sens. Le moment viendra peut-être où ces gouvernements s’intéresseront à une solution politique mais pour le moment la Syrie peut continuer de perdre son sang.

Pour que ces gouvernements se trouvent finalement obligés de venir à la table des négociations, il faudrait, par exemple, que les groupes armés parviennent à remplir leur contrat, c’est à dire à renverser le gouvernement de Damas. Si les gangs armés étaient sur le point de prendre la relève, leurs sponsors occidentaux pourraient changer de tactique en interrompant leur approvisionnement en argent et en armes (par des pressions sur l’Arabie Saoudite et le Qatar) et en réclamant une intervention et des négociations immédiates qui leur permettraient de mettre en place leur protégés « modérés » Mu’iz al Khatib et le Conseil de Doha.

Ou à l’opposé, il faudrait que l’armée syrienne réussisse à mettre en déroute les gangs armés. Cela pourrait aussi susciter un intérêt soudain pour une solution négociée qui permettrait de contrôler le processus de transition politique. Il y a un sérieux problème qui inquiète de plus en plus les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux, c’est le « retour de bâton ». La plupart de ces groupes armés détestent « l’Occident » autant que le gouvernement de Damas. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux qui n’ont pas oublié ce qui s’est passé en Afghanistan, ne veulent que la Syrie se transforme en une nouvelle base takfiri agissant contre les intérêts des Occidentaux et de leurs alliés dans la région. Bien sûr, rien n’est certain, mais une Syrie très affaiblie avec Bashar toujours en place – comme l’Irak de Saddam après 1991 – pendant un processus de transition pourrait leur sembler préférable. En filigrane de tous ces développements, il y a toujours la possibilité que la Syrie n’implose et que les acteurs étrangers qui ont tout fait pour l’amener au point de non retour, en perdent le contrôle.

La dégradation de la Syrie donne un avantage incontestable aux Etats-Unis et à Israël. Inutile d’ajouter que ce qui est bon pour les Etats-Unis et Israël est toujours mauvais pour les Palestiniens. La Syrie a été l’ennemi viscéral d’Israël depuis le début. Depuis sa création, Israël a comme stratégie de faire éclater les états arabes sur des lignes sectaires et rien ne pourrait mieux lui convenir que l’explosion de l’état syrien en petites enclaves ethno-religieuses querelleuses. Quoi qu’Israël fasse au Moyen-Orient, la Palestine est le centre de gravité de sa stratégie.

Le problème central des Etats-Unis et de leurs alliés est la gestion de ce qui va suivre en Syrie. A moment donné le chaos cessera de servir leurs intérêts. Dans l’abstrait, un état islamique ne leur pose aucun problème. L’Arabie Saoudite, le Qatar, le Barhein sont gouvernés selon la loi islamique et sont des piliers des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Le gouvernement des Frères Musulmans d’Egypte a montré qu’il n’avait nulle intention de malmener le navire occidental. Le Conseil de Doha est majoritairement Frère Musulman. Cependant, bien qu’il soit présenté par ses sponsors comme le prochain gouvernement syrien, le Conseil de Doha a peu d’espoir de s’installer dans les bureaux du gouvernement de Damas, du moins dans ce qu’il en reste. Après avoir utilisé les gangs armés comme fer de lance, leurs soutiens étrangers, en tous cas les Etats-Unis, l’Angleterre, et la France sinon l’Arabie Saoudite et le Qatar, n’ont aucune envie de les laisser prendre le pouvoir pour les voir se disputer le butin. Lakhdar Brahimi a souligné que la Syrie pourrait finir comme la Somalie. Une autre possibilité est un gouvernement de style Taliban au coeur du Moyen-Orient. Mais aucune de ces alternatives ne garantirait avec certitude les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux.

La ligne rouge que les Etats-Unis et leurs alliés européens ont tracée entre les groupes armés « extrémistes » et « modérés » est artificielle. Quand Obama a mis Jabhat an Nusra sur la liste des organisations terroristes affiliées à Al Qaida, le chef du Conseil de Doha, Mu’iz al Khatib, a demandé qu’elle en soit enlevée parce que son rôle dans la lutte armée était crucial. Ses atrocités ne le dérangeaient pas. Si égorger des prisonniers est une acte terroriste alors Jabhat al Nusra est sans nul doute une organisation terroriste mais d’autres groupes font exactement la même chose, y compris l’Armée Libre Syrienne. Les gangs armés les plus importants ont rejeté l’autorité du Conseil de Doha et exprimé leur solidarité avec Jabhat al Nusra. Certains s’affairent déjà à poser les fondations d’un état islamique sans concession. On brandit partout le drapeau noir d’Al Qaida. Mais des « modérés », on n’en voit nulle part.

Il y a plus d’un an, la Syrie a été délibérément plongée dans une longue guerre contre des gangs armés. Depuis, la situation a métastasé bien au-delà de l’équation gouvernement autoritaire contre mouvement de protestation légitime, ou de l’équation crimes du « régime » contre crimes des gangs armés. Dans cette guerre par procuration impulsée par des gouvernements étrangers, le bien être de la population syrienne ne pèse pas lourd. Si le peuple syrien avait la moindre importance aux yeux de ces gouvernements étrangers, ils se conduiraient différemment.

Ceux qui ont soutenu activement ou tacitement la lutte armée au nom d’une transition politique démocratique ne peuvent espérer rien de plus qu’une victoire à la Pyrrhus. La Syrie ne jouera plus aucun rôle sur la scène arabe, elle est en train d’être ruinée et détruite sous nos yeux par l’Occident et sa tactique : diviser pour régner, qui lui réussit si bien depuis 200 ans.

Jeremy SALT

Jeremy SALT, professeur adjoint d’histoire et politique du Moyen-Orient de l’université Bilkent d’Ankara, en Turquie.

Pour consulter l’original : http://palestinechronicle.com/the-magicians-diversion-bleedi…

Traduction : Dominique MUSELET

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

C’EST ISRAEL, LE DANGER…PAS L’IRAN ! (J.MASSAD / le grand soir)

C’est Israël, le danger… pas l’Iran !

C'EST ISRAEL, LE DANGER...PAS L'IRAN ! (J.MASSAD / le grand soir) dans REFLEXIONS PERSONNELLES h-intifada-israel_articlephoto(J. MASSAD)

Combien de fois faudra-t-il répéter cette histoire ? Elle est pourtant de notoriété publique aux Etats-Unis, en Europe, dans le monde arabe, et dans le monde entier.

En 1955, le président Dwight Eisenhower a donné à Israël son première petit réacteur nucléaire, installé à NahalSorek. En 1964, la France a permis à Israël de construire son réacteur nucléaire beaucoup plus puissant à Dimona dans le Naqab (Néguev).

En 1965, Israël a volé 200 livres de composés riches en uranium aux Etats-Unis grâce à ses espions à la Nuclear Materials and Equipment Corporation company en Pennsylvanie. En 1968, Israël a détourné un navire libérien dans les eaux internationales et a volé ses 200 tonnes de yellowcake [concentré d’uranium avant purification].

L’entité sioniste possède des bombes nucléaires depuis 1970.

Malgré les démentis officiels américains, Golda Meir, le quatrième Premier Ministre d’Israël, aurait préparé le lancement de 13 bombes nucléaires sur la Syrie et l’Egypte en 1973 et a été stoppée de justesse de commettre cet acte génocidaire quand Henry Kissinger a fourni à l’entité sioniste le transport aérien pour le plus massif transfert d’armes de toute l’Histoire, pour inverser le cours de la guerre de 1973 (comme l’avait rapporté Time Magazine).

L’entité sioniste a eu une collaboration permanente dans le domaine des armes nucléaires avec le régime sud-africain d’apartheid pendant des décennies, et cette collaboration ne s’est achevée qu’avec l’effondrement du régime en 1994.

Depuis, les experts ont estimé qu’Israël avait en sa possession plus de 400 engins nucléaires, dont des armes thermonucléaires dans la gamme des mégatonnes, des bombes à neutrons, des armes nucléaires tactiques et des suitcase nuke (armes nucléaires suffisamment miniaturisées pour être transportables dans une mallette).

Il dispose également de systèmes de missiles pouvant être lancés avec une portée de 11500 km (qui peuvent donc aller au-delà de l’Iran). Israël a également des sous-marins capables de lancer des attaques nucléaires, ainsi que des chasseurs à réaction qui peuvent lâcher des charges nucléaires.

Israël a empêché avec zèle ses voisins de même acquérir des réacteurs nucléaires à des fins pacifiques. Cet Etat a violé le droit international en bombardant en 1981 le réacteur nucléaire d’Osirak – en cours de construction en Irak avec une collaboration française – dans une attaque sans aucune provocation préalable, et même si le réacteur devait être utilisé, selon les gouvernements français et irakien, à des fins pacifiques et scientifiques.

Israël a aussi bombardé en 2007 ce qui, selon ce qu’affirmaient des rapports de ses services de renseignement, aurait été un réacteur nucléaire nord-coréen en construction en Syrie. Le Mossad israélien a également été lié au cours des dernières décennies à l’assassinat de nombreux égyptiens, irakiens et iraniens spécialistes du nucléaire. Israël continue de refuser de signer le Traité de Non-Prolifération Nucléaire et refuse de permettre aux membres de la Commission Internationale d’Energie Atomique (IAEA) d’inspecter son réacteur de Dimona.

Israël, un pays prédateur et agressif qui a toujours lancé des guerres contre tous ses voisins depuis sa création, qui a expulsé des centaines de milliers de personnes, fait des millions de réfugiés palestiniens, libanais, égyptiens, et a assassiné des dizaines de milliers de civils et utilisé des armes interdites au niveau international (du napalm jusqu’aux bombes au phosphore, les armes à l’uranium « appauvri » pour citer les cas les plus notoires), continue d’occuper les territoires palestiniens et d’opprimer le peuple palestinien en violation du droit international.

Israël s’appuie sur une idéologie étatique raciste, anti-arabe et anti-musulmane, à laquelle souscrivent ses dirigeants, les structures gouvernementales et les institutions et qui se retrouve dans sa culture populaire et politique et dans un grand éventail de ses lois.

En effet, Israël a non seulement constamment lancé des guerres contre ses voisins, mais il a aussi exhorté les puissances mondiales à envahir ces mêmes voisins tout en se faisant le commanditaire de campagnes racistes et haineuses anti-arabes et anti-musulmanes aux États-Unis et en Europe.

Israël a intégré ce racisme dans ses programmes scolaires et universitaires et dans une grande partie de sa production culturelle.

Politiques racistes

Protecteur d’Israël, les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui ait jamais délibérément utilisé des bombes nucléaires contre des populations civiles, qui continue de vouloir justifier cette décision 66 ans après cet acte génocidaire, et qui conditionne sa population, dans ses programmes scolaires et dans les médias pour continuer à la défendre.

Les Etats-Unis ont également assuré que l’arsenal nucléaire d’Israël ne serait jamais discuté au Conseil de Sécurité des Nations Unies, malgré les propositions régulières au fil des décennies pour pouvoir en parler. L’insistance des Etats-Unis à garder la capacité nucléaire d’Israël « secrète » [malgré son caractère public] a pour raison, entre autres choses, de faire perdurer l’aide américaine à l’entité sioniste car au niveau légal, une condition clé pour recevoir une telle aide est que les pays bénéficiaires soient signataires du Traité de non-prolifération nucléaire.

Or Israël refuse de le signer.

Pourtant, les États-Unis et Israël, qui ont été les principales menaces à la paix mondiale et même les principaux fauteurs de guerre au niveau mondial depuis la Seconde Guerre mondiale, insistent à prétendre que l’Iran, un pays dont le régime actuel n’a jamais envahi aucun pays – mais a plutôt été envahi par l’Irak de Saddam Hussein en 1981 à l’instigation des dictatures du Golfe riches en pétrole et leurs parrains américains et français – serait une menace pour la paix dans le monde si elle possédait une arme nucléaire.

La politique raciste des États-Unis quant à savoir qui devrait être autorisé à posséder des armes nucléaires et qui ne l’est pas (en fonction de critères raciaux, au bénéfice de ceux qui sont européens ou de souche européenne), il doit être clair que dans la mesure où existerait une course au nucléaire au Moyen-Orient, elle est encouragée par le bellicisme d’Israël et sa possession de ce genre d’armes de destruction massive. Si le Moyen-Orient doit être une zone exempte d’armes nucléaires, alors les pressions internationales doivent commencer par s’appliquer sur Israël qui est le seul pays de la région à posséder de telles armes, et non pas par l’Iran, que celui-ci soit ou non en train d’en développer.

Le racisme de l’administration Obama envers les Arabes et les Musulmans n’a vraiment pas de limites, mais pour les habitants du Moyen-Orient (Arabes, Turcs, et Iraniens), les critères racistes dont use Obama ne sont pas terriblement persuasifs. Avoir ou ne pas avoir l’arme nucléaire est une question de sécurité humaine et absolument pas un privilège racial européen.

Alors que les Etats-Unis n’ont pas à craindre les bombes nucléaires israéliennes, les pays voisins d’Israël et leurs populations civiles ont été pendant des décennies (et continuent d’être) terrorisés par l’existence de ces mêmes bombes, et pour de bonnes raisons.

Une fois que Barack Obama aura compris cela, les peuples de la région reconsidéreront leur opinion sur la crédibilité des Etats-Unis quand ceux-ci disent craindre une prétendue prolifération nucléaire.

J. MASSAD

http://www.reflexiondz.net/C-est-Israel-le-danger-pas-l-Iran…

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

ASSAD DOIT ÊTRE TRADUIT EN JUSTICE S’IL A RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES…ET CEUX QUI UTILISENT LES AUTRES ARMES COMME CELLES A L’URANIUM « APPAUVRI » ?…(Thierry LAMIREAU)

ASSAD doit être traduit en justice

s’il a recours aux armes chimiques…

et ceux qui utilisent

les armes à l’URANIUM « APPAUVRI »…

on en fait quoi ?

ASSAD DOIT ÊTRE TRADUIT EN JUSTICE S'IL A RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES...ET CEUX QUI UTILISENT LES AUTRES ARMES COMME CELLES A L'URANIUM

BAGDAD – Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé, jeudi 6 décembre 2012 depuis Bagdad, que le président syrien Bachar al-Assad devrait être traduit en justice s’il avait recours aux armes chimiques contre la rébellion.

Quiconque utilisera des armes chimiques devra être traduit en justice, a dit M. Ban, en réponse à la question d’un journaliste lors d’une conférence de presse, avec le Premier Ministre irakien Nouri al-Maliki.

Ces armes auront de très graves conséquences sur la population, a insisté le secrétaire général des Nations Unies.

J’ai fait part de mon inquiétude au gouvernement syrien et j’ai envoyé une lettre au président Assad il y a deux jours, pour le mettre en garde contre l’utilisation de ces armes, a-t-il ajouté.

La communauté internationale s’inquiète de plus en plus de l’évolution du conflit syrien et redoute notamment l’utilisation par le régime du président Bachar al-Assad d’armes chimiques contre la rébellion. Un responsable américain a affirmé lundi que Damas mélangeait les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin, un neurotoxique mortel.

(©AFP / 06 décembre 2012 12h31)                                                                                                

COMMENTAIRE:                                                                                                                             

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Si le sujet n’était pas aussi GRAVE, on pourrait en rire !

Si Bachar Al ASSAD utilisait des armes chimiques cela serait, en effet, criminel.

Mais que fait l’ONU lorsque toutes les autres Nations utilisent d’autres armes aussi DEVASTATRICES ?…

RIEN ! L’ONU ne dit RIEN et ne fait RIEN

pour demander l’interdiction des armes à l’URANIUM « APPAUVRI »

alors que « ces armes auront de très graves conséquences sur les populations des pays concernés » !

On ne dit RIEN à TOUS les pays membres de l’OTAN qui inondent, pour de nombreuses générations, des peuples, des sols et des eaux à cause des ARMES RADIOACTIVES si pratiques pour détruire des chars, des aéronefs, des bunkers en béton !

Qui amène au Tribunal Pénal International…les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, les Allemands…etc…les Israéliens qui massacrent tant d’êtres innocents à l’aide de munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » ?

Les Grands Médias Nationaux et Internationaux se refusent à dénoncer de tels CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

HONTE à vous, Journalistes de pacotille, qui, pour rester en place, refusent de dénoncer à grande échelle…

un TEL SCANDALE SANITAIRE PLANETAIRE !  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

PRES DE LA MOITIE DES JEUNES PALESTINIENS AU LIBAN DESCOLARISES

Près de la moitié des jeunes Palestiniens au

Liban déscolarisés

PRES DE LA MOITIE DES JEUNES PALESTINIENS AU LIBAN DESCOLARISES dans REFLEXIONS PERSONNELLES camp_1.psd_

BEYROUTH – Les jeunes réfugiés palestiniens au Liban sont marginalisés dès leur plus jeune âge, la moitié d’entre eux quittant l’école au secondaire, selon un sondage réalisé par l’UNICEF et le Bureau Central Palestinien des Statistiques (BCPS) publié mercredi 5 décembre 2012.

Seuls 53% des jeunes palestiniens au Liban fréquentent le secondaire, indique ainsi à l’AFP Soha Bsat Boustani, responsable de la communication de l’UNICEF au Liban.

Cela signifie que près de la moitié des jeunes Palestiniens sont marginalisés dès leur plus jeune âge. Quitter l’école crée un obstacle majeur pour l’avenir de ces enfants, souligne-t-elle.

Quelque 455.000 réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’Agence Onusienne d’Aide aux Réfugiés Palestiniens (UNRWA) au Liban, mais ils seraient aujourd’hui entre 260.000 et 280.000, selon une ONG internationale. Selon le sondage, 43% d’entre eux ont moins de 19 ans.

Les conditions de vie dans les 12 camps de réfugiés sont sordides, l’hygiène, les infrastructures et l’accès aux services de base comme la santé et l’éducation y sont rudimentaires. Selon l’ONG internationale ANERA, elles sont les pires de tous les camps de la région.

La façon dont les enfants palestiniens grandissent au Liban en fait des bombes à retardement. Le taux de déscolarisation au secondaire est si haut qu’il en est dangereux, estime Ola Awad, présidente du BCPS.

Sur le long terme, nous observons une génération destinée à vivre avec des problèmes psychologiques et de santé, poursuit-elle. C’est désolant que ces jeunes aient autant de potentiel et aucune opportunité.

La pauvreté pousse de nombreux garçons à travailler dans le secteur informel très jeune, mais l’interdiction faite aux Palestiniens d’exercer toutes les professions libérales au Liban joue aussi un rôle dans cette déscolarisation, note Isabella Castrogiovanni, expert en protection de l’enfance à l’UNICEF.

Les Palestiniens au Liban font face à d’importants obstacles, notamment des problèmes liés à l’accès à l’emploi, dit-elle. Les jeunes sont frustrés et désenchantés du système car ils savent qu’aussi bons soient-ils à l’école, leur avenir sera toujours limité.

Autre problème, la malnutrition: 13% des enfants sont en-dessous ou très en-dessous de la taille moyenne des jeunes de leur âge et 5% sont très en-dessous de cette taille, selon le sondage, qui affirme que ces indicateurs reflètent une malnutrition chronique.

Pour Mme Awad, cela saute aux yeux en traversant n’importe quel camp, l’hygiène, l’environnement et les conditions sociales ne sont pas adéquates pour des enfants.

Dans ces conditions, personne ne peut être surpris de la violence sociale qui y existe.

(©AFP / 05 décembre 2012 19h49) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be)

GAZA :

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mosadeegaza

le moyen et le message

(Santiago ALBA RICO)
Gaza n’est ni un pays, ni la partie d’une nation, ni une bande de terre et encore moins un ensemble d’êtres humains : c’est un simple investissement. Israël – et je le dis sans la moindre pointe d’ironie – n’est pas en train d’appliquer une politique génocidaire en Palestine : elle veut tuer des enfants, mais pas tous les enfants ; elle veut détruire des écoles et des hôpitaux, mais non pas empêcher radicalement toute forme de survie ; elle veut affamer ses habitants, mais non pas les tuer tous par la faim.

N’oublions pas que c’est Ariel Sharon, le même qui avait joué pendant des mois au chat et à la souris avec Yasser Arafat dans la Mouquata, qui a appliqué le fameux « plan de déconnexion » en 2005 pour transformer Gaza en une immense Mouquata de 1.500.000 habitants. Gaza est très importante pour Israël.

C’est l’urinoir où les dirigeants sionistes soulagent leurs plus bas instincts ; c’est le petit frère désarmé qu’ils frappent quand ils voulaient frapper son grand frère plus costaud ; c’est la poubelle où ses politiciens ensevelissent leurs déchets : c’est le mur où ils collent leurs affiches électorales ; c’est leur jeu vidéo guerrier ; c’est la vitrine de leur marché d’armement : c’est l’otage pour toute négociation ; c’est la condition même – avec un système compliqué de respiration artificielle – de conservation de l’Etat sioniste.

Comme le répète l’écrivain libanais Elias Khoury, « Israël achète du temps en échange du sang » et ce sont les Gazaouis qui dépensent ce sang. Gaza est la banque centrale d’Israël ; sa réserve de devises. Elle est indispensable. « Déconnectée », sous blocus, démembrée, parfois frappée, mais indispensable. Israël ne veut pas détruire Gaza, ni assassiner tous ses habitants. On pourrait croire que Tel Aviv est en train de bombarder ses édifices et de tuer ses enfants, mais en réalité elle est en train de « soigner » son outil favori, d’affiner son instrument, de remodeler sa musculature. Elle est en train de tirer tout le parti dont elle peut tirer de Gaza en rentabilisant toutes ses « prestations ».

Comme le disent les analystes, Israël est en train d’envoyer des « messages ». Les messages d’Israël sont tellement évidents et prévisibles qu’il ne faut pas être un savant pour les déchiffrer. Il est bon qu’ils soient clairs pour que tous les comprennent.

L’un d’eux est adressé aux électeurs israéliens, afin qu’ils craignent « l’antisémitisme islamique » et se sentent soulagés d’avoir un gouvernement fort, implacable avec l’ennemi, mais aussi avec les dissidents.

Un autre message est adressé à l’Egypte et à tous les pays musulmans – de la Tunisie à la Turquie – qui, après les bouleversements et les changements de ces deux dernières années, pourraient être tentés de réviser leurs relations avec Israël.

Un autre message est dirigé à l’Iran, une manière de lui montrer les dents à partir de son camp d’entraînement habituel.

Non moins important est le message destiné à Obama, afin de poursuivre l’alignement étasunien inconditionnel vieux de 40 ans, en lui rappelant par la voie des faits qu’Israël est son unique véritable allié dans la région et l’unique garant de ses intérêts.

Le dernier message, et le principal, s’adresse à tout le monde : Israël, le plus artificiel et imposé des Etats, est le seul qui soit véritablement « indépendant » dans le monde et il est disposé à tout – bombes, assassinats, guerres apocalyptiques –, sans le moindre égard pour le droit international, pour les règles humanitaires, aux équilibres diplomatiques, au pragmatisme politique et à la morale commune, et cela dans l’unique but de préserver son identité raciste et coloniale.

Si le moyen est le message, les messages d’Israël ont une dimension inhumaine et criminelle. Mais ils ont aussi, pour la première fois sans doute depuis 1948, un accent désespéré. Derrière les hypocrites et obscènes déclarations de soutien occidental à l’agresseur, nous entendons une inquiétude nouvelle et nous percevons une réaction insolite de dégoût. Israël se sent moins à l’aise ; elle est plus isolée.

Comme le rappelait à juste titre Ilan Pape quelques jours avant les nouvelles attaques contre Gaza, la véritable préoccupation du régime sioniste se centre sur les changements qui ont ébranlé le statu quo dans la région.

Le « printemps arabe » constitue une menace sérieuse, stratégique et politique, pour sa survie.

Paradoxalement, c’est sous la poussée des peuples arabes contre les dictatures locales qu’Israël s’est enfin inscrit dans le Proche Orient : c’est une « dictature arabe » comme les autres qui s’oppose, avec les mêmes moyens que Moubarak, Ben Ali ou Bachar Al-Assad, à la démocratisation du monde arabe.

De là découle ses alliances, actives ou passives, avec tous les dictateurs, et de là provient son effort réalisé pour soutenir, en tant que base arrière, toutes les contre-révolutions.

De là découle également son intérêt à alimenter tous les fanatismes sectaires qui, comme dans le cas d’Al Quaeda, peuvent empêcher la constitution souveraine de gouvernements arabes démocratiques, dont la légitimité dégradera celle du gouvernement d’Israël au yeux de l’opinion publique et en feront des interlocuteurs inévitables pour les puissances occidentales dans un cadre nouveau d’alliances régionales.

Mais Israël est ainsi faite. Sa faiblesse est une bonne nouvelle qui devrait nous réjouir. Mais nous en sommes incapables. Parce ce que ce qui donne la véritable mesure du danger que représente Israël pour la paix mondiale, c’est précisément sa capacité – et sa détermination – à transformer une bonne nouvelle en la pire qui soit : des enfants tués, des familles détruites, des maisons en ruines.

Gaza est le message que nous devons tous entendre.

S’il existe un acteur irrationnel dans la région, ce n’est pas Al Quaeda, ni Bachar Al Assad, aussi irrationnel et criminel soit-il, mais bien Israël, et son isolement régional multiplie les dangers pour tout le monde.

Gaza est le message

Israël – nous dit la missive – a aussi peu de scrupules qu’Al Quaeda et beaucoup plus d’armes que Bachar Al Assad, y compris des armes nucléaires, et elle est infiniment plus « indépendante » que les Etats-Unis. Lorsque cela se révèle nécessaire pour défendre un projet dont la racine « idéologique » ne répond à aucune raison ni pragmatisme d’aucune sorte, elle est disposée à utiliser tous les moyens, contre n’importe qui, sans craindre les conséquences.

L’autre message, le dernier et le premier, est proclamé de l’autre côté, par les Palestiniens, qu’il ne faut pas oublier. Face à cette pluie de feu et à ces frappes chirurgicalement infanticides, contre ce Goliath soudard qui veut les transformer en urinoir, en poubelle, en panneau électoral, en jeu vidéo, en vitrine et en monnaie d’échange, les rares roquettes que lancent les Palestiniens depuis Gaza ne sont qu’une simple, élémentaire, naturelle, rageuse et douloureuse déclaration de dignité humaine. Puissent les Israéliens être capables un jour de le comprendre, d’entendre ce message de la Palestine, comme l’ont déjà entendu tous les peuples arabes et une bonne partie des peuples de la terre.

Santiago ALBA RICO

Source : http://www.rebelion.org/noticia.php…

Traduction française Ataulfo Riera pour Avanti4.be : http://www.avanti4.be/analyses/arti…

Santiago Alba Rico est un écrivain et philosophe marxiste. Il a vécu plusieurs années au Caire et réside aujourd’hui en Tunisie.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

CES SCIENTIFIQUES INTERNATIONAUX DU NUCLEAIRE QUI TRAVAILLENT POUR ISRAEL

Ces scientifiques internationaux du nucléaire

 qui travaillent pour Israël

CES SCIENTIFIQUES INTERNATIONAUX DU NUCLEAIRE QUI TRAVAILLENT POUR ISRAEL dans REFLEXIONS PERSONNELLES atome-5918e

**Ils travaillent à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et leurs noms sont connus grace a des pirates informatiques !

Des hackers ont mis en ligne les noms d’une centaine de scientifiques internationaux volés sur un serveur de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique. Ils leur reprochent de travailler avec Israël. et ils sont directement impliqués dans des activités nucléaires en Israël.

Un acte sans précédent qui inquiète l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

Un site Internet a dévoilé dimanche des informations confidentielles relatives au programme nucléaire israélien. Des informations prélevées sur un ordinateur de l’AIEA que des hackers auraient réussi à pirater. Un acte sans précédent qui inquiète l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, laquelle mène depuis plus de dix ans une guerre sans merci contre le programme nucléaire iranien.
Des pirates ont publié une liste d’emails faisant état d’activités nucléaires menées en Israël, qu’ils auraient trouvés sur un ordinateur dont l’ip attesterait qu’il se situe en Autriche, base de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.
« Parastoo » – c’est le pseudo sous lequel se cachent les pirates – publie par la même occasion une liste d’une centaine de noms, selon RFI, de personnes qui seraient directement impliquées dans des activités nucléaires en Israël.
Parmi cette liste, figurent 14 adresses électroniques renvoyant à des scientifiques, des physiciens moléculaires travaillant dans de prestigieuses universités françaises, dont celle de Jussieu, ou des laboratoires de recherche à l’image du CNRS, ainsi qu’une personnalité diplomatique, conseiller pour les sciences dans une ambassade française stratégique.
Mardi 27.11.2012, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique a confirmé avoir fait l’objet de vol de données hébergées sur un de ses serveurs qui, selon le gendarme du nucléaire, ne serait plus en activité. L’AIEA qui se veut rassurante, a exprimé sa vigilance et sa détermination à raffermir la sécurité de ses données pour prévenir d’autres fuites.
Un acte sans précédent qui, au moment où il est de plus en plus question de menaces et de frappes israéliennes contre l’Iran…
**Agora.Vox-28.11.2012.
***L’Agence Internationale pour l’Energie Atomique a été victime pour la première fois de pirates informatiques. Dimanche, un site Internet a publié des données secrètes sur le programme nucléaire israélien volées sur un serveur de l’agence basée à Vienne.Les hackers, qui agissent sous le nom de Parastoo – un prénom féminin populaire qui signifie «hirondelle» en farsi – ont mis en ligne une liste de noms et d’adresses mail de plus d’une centaine d’experts travaillant pour l’Agence. Les pirates laissent entendre que ces scientifiques auraient tous des liens avec Israël et le site de Dimona. Ce centre de recherches est généralement considéré comme le cœur du programme militaire nucléaire israélien, une information que Tel-Aviv ne confirme ni ne nie.

L’embarras de l’AIEA

Les hackers, qui rappellent que l’AIEA enquête depuis plus de dix ans sur les velléités iraniennes de posséder une arme nucléaire, exigent l’ouverture d’investigations publiques sur Dinoma, le site nucléaire israélien. À leurs yeux, les activités israéliennes représentent un plus grand danger pour la paix au Moyen-Orient que l’obstination de Téhéran.

Pour l’AIEA, cette brèche dans sa sécurité informatique est très gênante.Selon RFI, les noms révélés sont ceux de spécialistes internationaux, des physiciens moléculaires pour la plupart. Ils travaillent pour le département d’État ou pour celui de l’Énergie à Washington mais aussi en France. Quatorze d’entre eux sont employés dans des laboratoires de Jussieu et du CNRS ou comme conseiller dans des ambassades.

Les hackers n’ont adressé aucune menace précise contre ces scientifiques. Mais personne n’oublie que plusieurs scientifiques iraniens ont été assassinés dans des attentats ces dernières années.

L’AIEA s’est refusée à tout commentaire se contentant de reconnaître mardi que des informations avaient été dérobées sur l’un de ses anciens serveurs.

*Les Médias-28.11.2012.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

« FIVE BROKEN CAMERAS » (CINQ CAMERAS BRISEES) (Emad BURNAT / Guy DAVIDI / Pierre FOGLIA /legrandsoir.info)

« Cinq caméras brisées »

(Emad BURNAT / Guy DAVIDI)

À HURLER !

arton18455-84ec5 CISJORDANIE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Pierre FOGLIA
T’as aimé ça ? J’étais dans le hall de l’Excentris, où je venais de voir Five Broken Cameras - cinq caméras brisées -, un documentaire qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens. Cinquante deux minutes de lourde oppression. Non, je n’ai pas aimé ça. Personne ne peut voir des gens se faire écoeurer à ce point-là et aimer ça. Tu sors de là avec l’envie de hurler.

Mais je veux dire le film ?

Arrête ! J’ai envie de hurler, j’te dis, pas de jouer au critique de cinéma. Ces derniers jours, quand tu regardais ce qui se passait à Gaza, t’aimais ça ou, comme moi, tu rentrais ta rage en entendant les Israéliens dire que ce n’était pas eux qui avaient commencé ?

Five Broken Cameras est 100 fois plus enrageant. Parce que ce n’est pas la guerre. C’est la paix, enfin si on peut appeler la paix des claques sur la gueule, des soldats qui t’enfument, te réveillent en pleine nuit à coups de crosse dans la porte, des colons qui foutent le feu à tes oliviers.

Le village s’appelle Bil’in. Le cinéaste ? Y’a pas de cinéaste. Le documentariste ? Y’a pas de documentariste. Qu’on se le tienne pour dit : il n’y a pas derrière ce documentaire un cinéaste pacifiste danois pro-palestinien, ni une altermondialiste québécoise tombée amoureuse d’un Palestinien, ni un journaliste français de Libération, ni aucun autre Michael MOORE. Il y a un paysan de 40 ans qui s’appelle Emad BURNAT. Et si Emad s’est acheté une caméra, ce n’est pas pour filmer les méchants soldats israéliens. C’est pour filmer son quatrième fils, Gibreel, qui vient de naître.

Mais voilà qu’au même moment arrivent sur les terres du village des arpenteurs venus pour tracer la frontière où doit s’élever le fameux mur qui protège maintenant Israël des terroristes. Emad les filme. Quand les gens du village se mettent à manifester pacifiquement, très pacifiquement, Emad les filme aussi. Les villageois ne protestent pas à cause du mur, ils s’y sont résignés depuis longtemps, ils manifestent parce que le tracé empiète très largement sur leurs oliveraies, on est en train de les spolier au profit de la colonie juive voisine.

Quand l’armée débarque, Emad filme. Quand l’armée enfume le village, quand l’armée blesse un de ses frères, quand l’armée tue un villageois, Emad filme. Quand l’armée investit le village en pleine nuit, quand un soldat frappe à sa porte, Emad vient lui répondre la caméra à l’épaule, le soldat l’informe alors de cette chose inouïe : cette maison où est né Emad, où dorment à l’instant ses fils, cette maison se trouve désormais dans une zone interdite, et donc Emad y est interdit de séjour.

Quand un soldat tire sur Emad, Emad ne filme plus, parce que la balle s’est logée dans la lentille de la caméra. Il ne filme plus non plus quand un soldat donne un coup de crosse dans sa caméra. Il ne filme plus quand un colon lui arrache sa caméra. Il lui faudra cinq caméras pour aller au bout de son documentaire. Il lui faudra aussi l’aide d’un cinéaste israélien (Guy DAVIDI) pour le monter, le lancer, le montrer.

JPEG - 32.1 ko

Five Broken Cameras a été primé cette année aux deux plus grands festivals du documentaire dans le monde, Sundance et Amsterdam. Et il vient d’avoir le prix du public aux récentes Rencontres du Documentaire de Montréal.

T’as aimé ça, alors ?

Je te l’ai dit : j’ai envie de hurler.

Le film m’a replongé dans une de mes plus anciennes indignations. Je suis de ceux – nombreux et d’opinion plus documentée que la mienne, je pense à des intellectuels comme Edgar MORIN, Jean DANIEL, Amos OZ – qui pensent qu’il n’y aurait bientôt plus de conflit israélo-palestinien s’il n’y avait plus de colonies.

Je ne comprends pas ces enclaves à l’intérieur du territoire palestinien. Je ne comprends pas que de nouvelles colonies continuent de s’implanter. Je ne comprends pas que les anciennes colonies s’étendent en empiétant sur le territoire palestinien comme on le voit dans le documentaire d’Emad. Je ne comprends pas que des autoroutes, interdites aux Palestiniens, les relient entre elles et à Israël.

Mais ce que je comprends le moins de cette ghettoïsation des Palestiniens, c’est qu’elle se fait au vu et au su du monde entier et qu’aucune des grandes démocraties du monde, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, ne mette son poing sur la table. De temps en temps, un ou une secrétaire d’État américain déclare que les États-Unis ont demandé à l’État hébreu de mettre fin à l’implantation de nouvelles colonies. Notez bien : pas de procéder à l’évacuation des colonies implantées, non, non… S’il vous plaît, M. NETANYAHOU, pas de nouvelles colonies. Il en rit comme SHARON avant lui et les plus libéraux aussi.

Ne comptez pas sur OBAMA pour lever le ton et conditionner la considérable aide américaine à l’évacuation des colonies. Rappelez-vous comment NETANYAHOU a été accueilli en héros, ovationné par le Congrès, rappelez-vous qu’il a eu l’outrecuidance de planter OBAMA devant ce même Congrès…

Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire.

Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

Devinez derrière laquelle se rangent ceux qui mènent l’univers ?

Pierre FOGLIA

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/20121…                                      

Five Broken Cameras – 2011

Durée 52′
Auteurs-réalisateurs: Emad BURNAT et Guy DAVIDI
Une production Alegria Productions / Burnat Films Palestine / Guy DVD Films, avec la participation de France Télévisions

Déconseillé aux moins de 10 ans

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

PLONGEE DANS LES HÔPITAUX DE GOMA, VILLE MEURTRIE (FRANCE 24)

Plongée dans les hôpitaux de GOMA, ville

meurtrie

PLONGEE DANS LES HÔPITAUX DE GOMA, VILLE MEURTRIE (FRANCE 24) dans REFLEXIONS PERSONNELLES enfant

enfant%20blesse%202 CICR dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Photos des blessés de guerre à Goma, avec l’autorisation de l’hôpital HealAfrica.
Une semaine après la prise de la ville par les rebelles du M23, les blessés continuent d’affluer dans les hôpitaux et les personnels hospitaliers s’inquiètent d’une pénurie de médicaments.
Les petites structures comme l’hôpital provincial du Nord-Kivu (Goma), qui compte une vingtaine de lits, ont été forcées de tourner au ralenti toute la semaine à cause des coupures d’eau et d’électricité. D’autres centres hospitaliers ont pu bénéficier de l’appui d’équipes chirurgicales du CICR.
cropped520_enfant%20blesse%201 GOMA
Sur sa page Facebook, l’hôpital Heal Africa, le principal établissement de Goma (155 lits) a proposé de soigner gratuitement toutes les personnes qui lui seraient transférées. Selon les derniers bilans, 111 blessés de guerre reçoivent actuellement des soins dans cet hôpital, tandis que des médecins parcourent actuellement la ville pour aller à la recherche d’autres victimes.
On estime à 100 000 personnes le nombre de déplacés présents dans la région du Nord et du Sud-Kivu, ou dans des camps du Rwanda et d’Ouganda.
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CONTRIBUTEURS

« Nous aurons bientôt épuisé le stock de

médicaments disponibles »

Luc Malemo est chirurgien à l’hôpital Heal Africa.
quote_start ONU

Nous manquons d’équipements et certains malades ne peuvent pas être soignés. Nous n’avons par ailleurs pas assez de spécialistes en chirurgie thoracique pour soigner ceux qui ont pris des balles dans la poitrine. Il nous faudrait aussi davantage de moniteurs cardio-pulmonaires pour permettre une assistance respiratoire aux blessés ainsi que des fixateurs externes afin d’opérer les fractures ouvertes. Mais la priorité absolue, c’est d’avoir des ambulances médicalisées pour permettre d’acheminer les malades vers de plus grandes structures notamment au Rwanda.
À cause de la coupure d’électricité, nous avons dû utiliser des générateurs et nous avons traité en priorité les cas qui avaient besoin de machines pour survivre. Pour le moment, nous déplorons trois décès. La plupart des patients sont des blessés par balle, essentiellement à la tête ou aux jambes.
  »Si on doit évacuer un patient vers un autre
hôpital, celui-ci a plus de chance de mourir que
de survivre »
Nous avons eu des promesses de médicaments de la part de l’UNC et MSFmais nous ne savons pas du tout quand cela doit arriver. D’ici le milieu de la semaine, nous aurons épuisé les ressources que nous avons.
L’hôpital est neutre, nous accueillons tout le monde, quelles que soient l’opinion politique ou la nationalité. Nous n’avons pas rencontré les rebelles du M23 pour parler des conditions d’évacuation des blessés. Mais dans le contexte actuel, si on doit transférer un patient vers un autre hôpital, celui-ci a plus de chance de mourir que de survivre.

« Le M23 ne contrôle pas les livraisons de

médicaments et ne s’occupe pas de la situation

des blessés civils »

Patrick (pseudonyme) est médecin à l’hôpital public provincial du Nord-Kivu.
quote_start REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Les militaires du M23 ne s’occupent pas de la situation des blessés civils. Tout ce qui les intéresse, c’est de venir récupérer les soldats et les policiers qui arrivent chez nous pour les emmener dans l’hôpital militaire de Katindo, où ils sont « formés ».
Notre hôpital est débordé : pendant les six premiers jours après la prise de Goma, notre directeur avait disparu. Il était retranché chez lui, pour protéger sa famille. Nous n’étions que deux médecins, quelques infirmiers et trois stagiaires pour nous occuper de plus de vingt personnes. Vu la situation, on était vraiment en sous-effectif.

« Le directeur de l’hôpital a disparu pendant six
jours »
On a surtout des blessures par balle, mais aussi neuf enfants qui ont été piétinés lors de la fuite du camp de Kanyaruchinya et qui ont de multiples fractures. Depuis que l’électricité est revenue dimanche, et que nous avons de l’eau, la situation des patients s’améliore un peu. Mais en une semaine, nous avons reçu qu’une seule livraison de médicaments. Ce n’est pas assez.
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Ce billet a été rédigé avec la collaboration d’Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste à FRANCE 24.
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

L’IRAN REAFFIRME QU’IL VA POUSUIVRE L’ENRICHISSEMENT D’URANIUM AVEC FORCE

L’IRAN réaffirme qu’il va poursuivre

l’enrichissement d’uranium avec force

L'IRAN REAFFIRME QU'IL VA POUSUIVRE L'ENRICHISSEMENT D'URANIUM AVEC FORCE dans REFLEXIONS PERSONNELLES arak

Image du site d’Arak acquise par le satellite GeoEye le 17 février 2005.
Crédit image : GeoEye.

TEHERAN – L’IRAN va poursuivre avec force l’enrichissement d’uranium qui est au centre de son conflit avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé, a réaffirmé, mercredi 28 novembre 2012, la chef de ce programme Fereydoun Abbassi Davani.

Cette déclaration intervient alors que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) doit se réunir jeudi 29 novembre 2012 pour évoquer l’absence de progrès dans ses efforts visant à lever les doutes sur les activités nucléaires de Téhéran.

En dépit des sanctions (internationales), nous avons pu accroître significativement le nombre de centrifugeuses (…) ainsi que l’enrichissement, et ce développement va être poursuivi cette année (ndlr: l’année iranienne se terminant le 20 mars 2013), a déclaré M. Abbassi Davani cité par plusieurs médias officiels iraniens.

Nous allons continuer l’enrichisement (d’uranium) avec force, a ajouté le responsable de l’Organisation Iranienne de l’Energie Atomique.

L’IRAN est depuis 2007 sous le coup de sanctions de plus en plus sévères du Conseil de Sécurité de l’ONU et des pays occidentaux pour son programme nucléaire, soupçonné par la communauté internationale d’avoir un objectif militaire en dépit des dénégations véhémentes de Téhéran.

Six résolutions du Conseil de Sécurité ont enjoint à Téhéran de cesser notamment l’enrichissement d’uranium, mais les dirigeants iraniens ont toujours affirmé qu’ils ne cèderaient pas aux sanctions et que l’IRAN continuerait à enrichir de l’uranium conformément aux droits que lui donne, selon eux, le Traité de Non-Prolifération Nucléaire (TNP) dont il est signataire.

Dans son dernier rapport sur l’IRAN, l’AIEA a répété à la mi-novembre qu’elle n’était pas en mesure de conclure que tous les matériaux nucléaires en IRAN sont (utilisés) à des fins pacifiques.

Le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne plus l’Allemagne), qui discutent en vain depuis trois ans du dossier nucléaire iranien avec Téhéran, ont proposé de leur côté la semaine dernière de reprendre dès que possible les négociations au point mort après l’échec d’une réunion à Moscou en juin.

Téhéran n’a pas encore réagi publiquement à cette proposition.

M. Abbassi Davani a par ailleurs affirmé que l’IRAN allait prochainement tester avec du combustible virtuel son réacteur à eau lourde en construction à Arak (centre).

L’AIEA a noté dans son dernier rapport que Téhéran avait retardé de six mois, au premier trimestre 2014, la date de mise en service de cette installation.

En dépit des rumeurs (…), les travaux progressent selon le calendrier prévu, a affirmé le responsable iranien.

Il a toutefois ajouté que l’Iran avance avec précaution sur ce projet en raison des efforts de ses ennemis pour provoquer des dommages au réacteur, sans donner de détail sur la nature des menaces redoutées par les ingénieurs iraniens.

Les efforts de l’IRAN pour développer une filière nucléaire à eau lourde, qui ne nécessite pas d’uranium enrichi mais peut permettre de produire du plutonium susceptible d’avoir lui aussi un usage militaire, ont également été condamnés par le Conseil de Sécurité de l’ONU et ils sont suivis de près par l’AIEA. 

Les installations d’Arak ne sont toutefois que partiellement sous contrôle de l’agence onusienne, l’IRAN ne donnant qu’épisodiquement à ses inspecteurs l’accès à son site de production d’eau lourde.

(©AFP / 28 novembre 2012 12h06)                                                                                              

 fichier pdfRapport AIEA sur l’IRAN

fichier pdf IAEA_Iran_8Nov2011 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 novembre, 2012 |Pas de commentaires »
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