ECONOMIE LOCALE. TRANSITION ECOLOGIQUE: QUAND LA FRANCE RURALE REVENDIQUE L’INDEPENDANCE ENERGETIQUE

Économie locale

Transition écologique :

 quand la France rurale revendique

 l’indépendance énergétique

ECONOMIE LOCALE. TRANSITION ECOLOGIQUE: QUAND LA FRANCE RURALE REVENDIQUE L'INDEPENDANCE ENERGETIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES NEGA

Par Nolwenn Weiler (24 mai 2012)

Voilà quinze ans qu’un petit territoire breton a entamé sa mue écologique. Le Mené est devenu le symbole d’une transition écologique en voie d’achèvement. Sa recette ? Puiser dans ses quelques ressources locales – biomasse, soleil et vent – pour produire une grande partie de l’énergie consommée. Et s’appuyer sur la force des liens sociaux, la créativité de ses habitants et la concertation horizontale. Quitte à déranger certains intérêts.

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« Ici, nous ne sommes pas assez riches pour faire les choses chacun dans notre coin », entend-on dans le Mené. Ce petit territoire de moins de 200 km2 et de 7 000 habitants, perdu dans les landes qui séparent Rennes de Saint-Brieuc, n’est accessible ni en train ni par voie rapide. La seule industrie où l’on peut trouver du boulot, c’est Kermené, une industrie d’abattage, filiale de la chaîne de grande distribution E. Leclerc, où travaillent 2 500 personnes, soit un tiers des habitants de la communauté de communes. Le symbole même des zones rurales enclavées dont on parle tant depuis les élections.

« Bref, à première vue, nous avons peu d’atouts », sourit Jacky Aignel, maire de Saint-Gouéno, l’un des sept bourgs de ce petit pays. « Mais nous avons des richesses : le vent, la biomasse, le soleil et, surtout, une très forte envie de faire des choses ensemble. Pour que notre territoire vive, et que nous puissions y rester. » Et c’est ce qui a fait la différence. Progressivement, le Mené construit son autonomie énergétique et crée même des emplois.

Une transition qui part de la population

Il y a d’abord Géotexia, l’usine de méthanisation, qui produit du biogaz à partir des déchets organiques. Elle fête son premier anniversaire. « Le projet est né d’un constat : nous avions trop de lisier, et comme nous sommes en tête de bassin versant, cela posait des gros soucis environnementaux, explique Josette Vivier, de l’association Mené Initiative Rurale (MIR), à l’origine du projet. Le lisier, ce déchet agricole rejeté en masse par les élevages, est l’une des causes de la pollution des eaux douces et de la prolifération des algues vertes. Il sert désormais à fabriquer du biogaz, qui alimente une turbine produisant de l’électricité. L’idée a germé à la fin des années 1990 au sein d’une assemblée hétéroclite rassemblant agriculteurs, chasseurs, élus, pêcheurs et simples citoyens : l’association Mené Initiative Rurale. « L’objectif, c’était aussi de maintenir le plus d’exploitations agricoles possible. Donc de freiner l’agrandissement », ajoute Josette Vivier.

Parmi les engagements de la trentaine d’agriculteurs qui se sont lancés dans Géotexia : celui de ne pas augmenter leur cheptel. La coopérative d’utilisation du matériel agricole (Cuma) Mené Énergie, co-initiatrice du projet et actionnaire de l’usine, veille au grain. « Au début du projet, un agriculteur n’ayant pas respecté ce contrat a été exclu. Cela a braillé dans les campagnes, mais cela a assis l’autorité, et la cohérence de la Cuma », rappelle un habitant du territoire.

3 000 habitations éclairées grâce aux agriculteurs

Implantée sur un terrain acheté par la communauté de communes, l’usine de méthanisation produira chaque année 12 à 15 gigawattheures. De quoi couvrir les besoins d’environ 3 000 habitations, hors chauffage. « La chaleur produite par ailleurs sera directement valorisée sur place, notamment pour le séchage de la matière organique qui sera exportée vers des plaines céréalières, déficitaires en matière azotée », détaille Laurent Gaudicheau, directeur de la communauté de communes.

« La filière de chauffage au bois a aussi fait sont entrée dans le Mené », ajoute Josette Vivier. Cinq agriculteurs, membres de l’association, choisissent alors ce mode d’énergie. Depuis, l’idée a cheminé. Deux réseaux de chaleur alimentés par du bois déchiqueté local sont d’ores et déjà opérationnels. « L’un d’eux dessert 55 locaux – bâtiments communaux, logements sociaux et particuliers – et chauffe plus de 4 000 m2 », explique Marc Théry, chargé de mission énergie à la communauté de communes. À terme, six des sept communes du territoire seront équipées et près de 20 000 m2 seront ainsi chauffés. « Il y a un défrichage par le milieu associatif, repris ensuite par les politiques, commente Josette Vivier. La demande part de la base, pour aller vers les élus. »

« Les gens cherchent à créer du positif »

Ce fonctionnement horizontal force chacun à développer l’art du compromis. Ce n’est pas toujours simple et  cela peut prendre beaucoup de temps. « La première fois que j’ai entendu parler de méthanisation, c’était en 1981 », se remémore ainsi Paul Houé, sociologue au CNRS, et fils du pays. C’est lui qui, dans les années 1960, met en évidence la volonté des habitants du Mené de prendre en main leur territoire, de réfléchir aux modalités de sa survie.

À l’époque, il réalise des enquêtes de terrain pour sa thèse de doctorat sur le développement rural. « Les gens avaient l’impression d’avoir été oubliés par le développement qui agitait le reste de la France, se souvient Paul Houé. Ils ne voulaient pas voir leur territoire mourir. Mais ils ne se contentaient pas de se lamenter. Ils réfléchissaient à ce qu’ils allaient devenir. Ils cherchaient à créer du positif. »

Retour sur investissements publics

Dans la foulée de ce vaste questionnement est créé le comité d’expansion du Mené. Plus tard, viendra le « plan d’aménagement rural », puis les premiers « contrats de pays ». Autant de modalités de développement rural qui seront reprises, ensuite, ailleurs en France. « En quarante ans, les élans collectifs ont évidemment connu des hauts et des bas, poursuit le sociologue. Et ce qui se passe depuis la fin des années 1990 autour de l’énergie est, pour moi, inattendu mais passionnant et tout à fait logique, au fond. »

Financés jusqu’à 60 % par des investissements publics [1], les divers projets lancés dans le Mené ont un temps de retour sur investissements moyen de huit ans. « Le cabinet Solagro, qui a fait un état de lieux en 2004 pour mieux cerner les leviers d’action à notre disposition, a mis en évidence que les dépenses énergétiques entraînaient, chaque année, le départ de 9 millions d’euros du territoire, précise Laurent Gaudicheau. Le gisement de richesses est flagrant. » Grâce à la méthanisation puis à la création d’une filière bois locale, l’argent peut servir à d’autres investissements. Tout cela n’aurait pas été possible si le Mené avait sombré dans l’austérité budgétaire…

Une autonomie qui dérange

Tout le monde ne voit pas forcément ces projets d’un bon œil. Depuis 2007, l’huilerie Ménergol, une coopérative locale [2] au sein de laquelle on transforme le colza en huile de moteur pour les tracteurs, ne fonctionne qu’au tiers de ses capacités. C’est que la FNSEA est très implantée dans les campagnes. Or Xavier Beulin, patron du syndicat majoritaire, est aussi à la tête de Sofiprotéol, l’établissement financier de la filière des oléoprotéagineux (colza, tournesol, soja). « Ces grosses entreprises n’ont aucun intérêt à ce que les agriculteurs organisent leur autonomie », estime Marc Théry.

Les motivés du Mené sont aussi soumis aux aléas nationaux des politiques énergétiques décidées en haut lieu. Le construction d’un parc éolien participatif, qui devait être posé sur la crête du Mené, vient ainsi d’être suspendu. En cause : l’annulation probable par le Conseil d’État, à la demande d’un collectif anti-éoliennes, de l’arrêté fixant le tarif de rachat de l’électricité éolienne.

Sobriété volontaire

Ils ont par ailleurs quelques difficultés à obtenir le soutien des opérateurs d’électricité dans la mise en place de ce que l’on appelle « l’effacement des consommations électriques ». Très pratiquées aux États-Unis, ces coupures alternatives du chauffage dans les foyers – pour de courtes durées – permettent de limiter la consommation pendant les périodes de pointe. Quand le froid se fait piquant, en plein hiver, et que tournent en même temps dans tous les logements de France (généralement en fin de journée) chauffage mais aussi machines à laver, fours et résistances des ballons d’eau chaude.

« Ces coupures sont volontaires et maîtrisées par les habitants eux-mêmes », précise Marc Théry. Grâce à un système de télétransmission, ils peuvent consulter, en temps réel, leur consommation et ainsi apprendre à la gérer. Les volontaires du Mené (dont un tiers des habitants se chauffent à l’électricité) devraient s’y mettre après l’été. « Beaucoup sont motivés par les gains économiques que promet ce dispositif, ajoute Marc Théry. Et avec des coupures d’une demi-heure, la température des maisons ne baisse pas beaucoup. Il faut juste être vigilant. » Une politique énergétique qui tranche avec la France du nucléaire, où tout est agencé et décidé, pour tout le monde, par EDF. Créativité, autonomie, démocratie horizontale, sobriété… De quoi inspirer de nombreux autres territoires.

Nolwenn Weiler

Photo : Ivan du Roy/Basta !

Notes:

[1] Ademe, Fonds européen de développement régional (Feder), conseil régional, conseil général, communauté de communes.

[2] Coopérative d’utilisation du matériel agricole (Cuma).

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LA NOUNOU DE L’EUROPE, ANGELA MERKEL, EST ISOLEE. LES VENTS SONT DESORMAIS CONTRAIRES A L’AUSTERITE.

La nounou de l’Europe, Angela Merkel, est isolée.

 Les vents sont désormais contraires à l’austérité. (Counterpunch)

LA NOUNOU DE L'EUROPE, ANGELA MERKEL, EST ISOLEE. LES VENTS SONT DESORMAIS CONTRAIRES A L'AUSTERITE. dans REFLEXIONS PERSONNELLES angela-merkel971265propertyposter

Deepack TRIPATHI
Après les élections récentes en France et en Grèce beaucoup de commentateurs ont suggéré que les années de pouvoir du centre droit en l’Europe touchaient à leur fin. La défaite du président Nicolas Sarkozy et la victoire du candidat socialiste François Hollande en France, et l’effondrement, en Grèce, des partis politiques qui ont laissé le capitalisme sauvage se déchaîner et le chaos s’installer, sont des événements majeurs. Mais on ne peut pas encore être certain qu’ils constituent un tournant vers le retour de la démocratie sociale en Europe occidentale.

L’opinion publique s’est certainement radicalisée d’une manière inquiétante. Les sociétés européennes sont en train de s’atomiser à cause de leur perte de confiance dans les partis politiques principaux et leurs leaders. Alors que le continent vit une grave crise, des millions de gens ont l’impression que leurs leaders sont à la fois incapables et non désireux de chercher des solutions pour aider les plus vulnérables.

Les masses sont dégoûtées des politiciens professionnels à qui elles ont fait confiance encore et encore. Les récentes élections nationales et régionales en France, en Grèce et en Allemagne montrent que les électeurs quittent les partis principaux parce que leurs programmes et leurs lignes politiques les ont déçus. La même chose s’est produite dans les récentes élections locales en Angleterre. Malheureusement quand un gouvernement est battu, le vainqueur continue dans le même sens que le gouvernement sortant. Un total mépris des masses et l’obsession comptable « d’équilibrer les comptes » sont à l’origine de l’austérité qui est imposée aux citoyens ordinaires dans tout le continent européen. Avec comme résultat l’effondrement des politiques traditionnelles et la montée de groupes extrémistes.

Le phénomène en Europe reflète ce qui se produit aux Etats-Unis depuis des années. La différence est qu’en Europe le pouvoir coercitif d’institutions financières supranationales soutenues par les Etats-Unis se distingue par une hâte et une férocité extraordinaires. Il va à l’encontre du consensus libéral de l’après-guerre qui s’est construit sur les ruines des deux guerres mondiales du siècle dernier.

Les événements les plus traumatisants ont lieu en Grèce. L’effondrement du Mouvement Socialiste Panhellénique (PASOK) qui est passé du pouvoir à quelques pour cents de votes, et la perte d’une tiers de son électorat par le Nouveau Parti Démocratique aux dernières élections sont dramatiques. Le résultat est l’émergence de nouveaux groupes politiques, dont le plus notable est Syriza, qui sont catégoriquement opposés aux mesures d’austérité auxquelles l’Allemagne, le plus riche pays d’Europe, tient absolument.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a ses propres contraintes intérieures. L’opinion publique allemande s’oppose à l’idée d’aider d’autres pays à sortir de la crise. Mais en refusant de céder sur les coupes drastiques et de promouvoir la croissance économique, elle a donné le sentiment qu’elle ne prenait pas en considération le choix démocratique des Grecs. L’impression que Bonn impose son diktat est particulièrement mal ressentie en Grèce à cause du souvenir toujours vivace de l’occupation nazie du pays pendant la seconde guerre mondiale. Les grecs sont peut-être les membres les plus pauvres de l’Union Européenne mais ils sont fiers de leur histoire et de leur civilisation.

Le refus de l’électorat grec d’accepter davantage de coupures drastiques se reflète dans le clivage extraordinaire du pays qui a rendu impossible la formation d’une coalition gouvernementale. L’annonce que la chancelière allemande avait dit que la Grèce devait faire un référendum pour savoir si elle voulait garder ou non l’euro a échauffé encore davantage les esprits et l’Allemagne a dû la démentir. Toutefois, la prochaine élection de juin sera bien un référendum sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Dans le cas contraire, la Grèce sortira du carcan qu’est devenue la zone euro, se déclarera en faillite et engendrera une « catastrophe » financière comme de nombreux adeptes du libre-échange l’ont prédit avec passion.

La dernière décennie a vu le recul des politiques démocratiques et sociales en Europe. De la Scandinavie, au nord, à l’Italie et la Grèce au sud, la droite politique a dominé tout le continent. Cependant, juste au moment où les vieux sociaux démocrates semblent complètement vaincus, de nouvelles forces commencent à surgir. Grâce à leur combat la tendance commence à se renverser.

Ces derniers mois, la chancelière allemande Merkel a fait l’effet d’une nounou sans coeur incapable de gérer la crise grecque. Tant qu’elle avait comme allié le président de la France, Nicolas Sarkozy, le couple a dominé. Mais maintenant la Grèce n’est plus le seul pays européen en crise et Merkel est sérieusement affaiblie par au moins deux facteurs. Le premier est la défiance du peuple grec. Le second , encore plus important, est la défaite de Sarkozy aux élections présidentielles au profit de son rival socialiste, François Hollande. Comme la Grèce, la France se prépare à élire son assemblée nationale en juin ce qui mettra presque certainement fin à la domination de la droite en France. Quand à Merkel, la défaite de son parti dans la région la plus peuplée d’Allemagne, la Rhénanie de Nord-Westphalie, par les sociaux démocrates est une revers majeur pour sa coalition de centre droit.

Voilà donc que le courant s’est renversé en Europe et que la gauche sort du bois. Mais on ne sait pas encore si cette nouvelle gauche sera capable d’audace, car elle est divisée et la droite toujours très puissante lui donnera du fil à retordre. On ne peut pas encore être sûr que la gauche gagnera la lutte idéologique qui l’oppose à la droite.

Deepak Tripathi

Deepak Tripathi est un écrivain qui s’intéresse entre autres à l’Europe d’après la guerre froide. Il tient un blog (http://deepaktripathi.wordpress.com) et on peut le joindre à : dandatripathi@gmail.com.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 mai, 2012 |Pas de commentaires »

LES MALADIES DU CERVEAU EXPLOSENT, LES LABORATOIRES DISPOSENT…

Les maladies du cerveau explosent,

 les laboratoires disposent…

LES MALADIES DU CERVEAU EXPLOSENT, LES LABORATOIRES DISPOSENT... dans REFLEXIONS PERSONNELLES cerveau_intro

(Albert Swoni)

« Un Européen sur trois souffrirait de troubles neurologiques » indiquait en septembre 2011 Le Monde. Lorsqu’on sait que l’Europe compte quelques 800 millions d’habitants, cela donne une idée exacte de l’ampleur du défi face auquel les laboratoires pharmaceutiques se trouvent confrontés pour tenter de trouver des traitements efficaces. Même si certains d’entre eux se désengagent de leur activité de recherche et développement, faute d’un retour sur investissement suffisamment rapide comme en témoigne le récent exemple d’AstraZeneca.

Anxiété, insomnie, dépression, dépendance à l’alcool et aux drogues, démence sénile, toutes ces maladies touchent directement le cerveau de toutes les tranches d’âge et de toutes les catégories sociales. Dans ces conditions, il est particulièrement déconcertant de voir de grands laboratoires se désengager de la recherche dans ce domaine. C’est pourtant le cas de GlaxoSmithKline, de Pfizer, et du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca qui pour sa part, bien qu’ayant réalisé en 2011 plus de 10 milliards de dollars de profit et 33,6 milliards de chiffre d’affaire (soit +3%…), annonce la suppression de 7300 emplois ; mais surtout, la « réorganisation » de son service de R&D qui devient, selon le quotidien Les Echos, « virtuel ». Un désengagement que le journal explicite ainsi : « le laboratoire a créé une unité virtuelle dans les neurosciences, constituée d’une équipe réduite de 40 à 50 chercheurs d’AstraZeneca, qui mèneront leurs travaux en externe, via un réseau de partenaires industriels et académiques. » L’explication avancée par AstraZeneca semble, pour sa part, très discutable, sinon aberrante : « Nous avons choisi de rester dans les neurosciences, mais nous travaillerons de manière très différente pour partager les coûts, les risques et les rétributions avec des partenaires. » Autrement dit, AstraZeneca indique ici renoncer à l’ effort de recherche ; pas à ses parts de marché.

Profits en hausse, effectifs et recherche en baisse

Ainsi, ces laboratoires préfèrent désormais s’appuyer sur le secteur public et le monde associatif pour bénéficier des avancées de la recherche, sans pour autant s’engager financièrement dans des programmes longs, coûteux, et peu rentables à court terme. Cette politique de réduction des coûts accompagne désormais systématiquement les fusions entre groupes pharmaceutiques, pour la plupart pris en étau entre de multiples intérêts financiers. Sur le site Viv(r)e la recherche, Eric Sartori s’interroge lui aussi quant aux conséquences de ces stratégies industrielles sur l’innovation et la recherche. Il en ressort un bilan assez pessimiste qui nous démontre bien que les profits passent ici avant les malades. Le récent « Rapport de la mission sur la refonte du système français de contrôle des médicaments » pointe comme « sujet d’inquiétude », le « désengagement de l’industrie pharmaceutique de la recherche qui s’accélère » ainsi qu’une tendance de plus en plus marquée à l’externalisation de la recherche. On est encore ici bien loin de l’intérêt des malades et de l’accompagnement des politiques de santé destinées à combattre les maladies dégénératives ou psychiatriques.

Le coût des maladies

En 2010 déjà, des spécialistes du cerveau alertaient sur l’urgence de relancer la recherche avec un « plan cerveau » pour la prise en charge de l’ensemble des maladies neurologiques et psychiatriques. Le coût de ces maladies pour la collectivité était déjà évalué, en Europe à 35 % du total des dépenses de santé et, rien qu’en France, les coûts induits par les maladies mentales et neurologiques atteignaient 40 milliards d’euros par an. Par ailleurs, une étude publiée par l’European Brain Council (EBC) montre qu’en Europe, le coût des maladies neurologiques « a augmenté très rapidement pour atteindre 798 milliards d’euros par an ». De plus, l’allongement de l’espérance de vie vient encore renforcer ce phénomène qualifié de « défi économique numéro un pour le système de santé européen ». Au total, le coût de la prise en charge de ces troubles neurologiques est de 1.550 euros par personne et par an, soit le double de l’estimation faite par l’EBC lors d’une précédente étude en 2005.

La santé a un coût et le poids économique des maladies neurologiques sur la société est extrêmement lourd. En France, on estime à 15 millions le nombre de personnes touchées par une maladie du cerveau. Ne pas trouver de remèdes aux maladies neuropsychiatriques, ne pas trouver les moyens de prendre en charge la santé mentale d’une population vieillissante peut avoir des conséquences graves sur l’économie  d’un pays. Cette situation à risque nécessite une mobilisation générale qui doit accompagner le développement des neurosciences. Chacun doit y prendre sa part, depuis les pouvoirs publics, jusqu’à la recherche fondamentale, en passant par les laboratoires pharmaceutiques.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 mai, 2012 |Pas de commentaires »

JE NE CONNAISSAIS PAS TOUS CES NOUVEAUX CRUS…ET VOUS ?

JE NE CONNAISSAIS PAS

TOUS CES NOUVEAUX CRUS…

ET VOUS ?

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Le Beaujolais nouveau est arrivé…

 

Le Ségolais nouveau : un léger goût de ramène sa fraise. Il a de la « cuisse » et du maillot rasé de frais. Idéal pour servir un kir « Royal » lors du prochain match France-Hollande.

 Le Chiracolais nouveau : il a de la bouteille et son goût de déjà vu se rapproche plus de celui du sapin que de celui de la banane flambée. C’est imbuvable ! Tout juste bon pour mariner un ragoût de « Villepin de garenne » sur un lit d’oseille.

 Le Sarkolais nouveau : un petit « vain » de table basse pétillant et primesautier, avec des arômes de charter sans retour en fin de bouche…de Bush aussi, oui, merci !

 Le Fabiusolais nouveau : nouveau, c’est beaucoup dire ! Vieilli en fût dans les vignes de « saigneur » Mitterrand, ses arômes de fruits secs sont compatibles avec une mijotée de faisans aux choux gras.

 Le Stroskanolais nouveau : long en « bouche » (d’après Anne Sinclair), sa principale qualité réside dans le fait qu’il ne reste jamais en carafe.

 Le De Villepinolais nouveau : un arrière goût de faux-cul de bouteille. A servir en priorité dans un dîner de cons pour accompagner un gratin de cornichons endimanchés.

 Le Besancenolais nouveau : une piquette de facteur qui a tout de même des « Lettres » de noblesse et ne manque pas d’enveloppe mais qui trouverait plus sa place dans les sacoches du vélo que sur la tables de la cantoche.

 Le Lepénolais nouveau : voilà une vendange tardive qu’il faut avoir à l’œil car il a plus d’un tonneau dans son sac et peut tourner au « vi-nègre » à tout moment.

 Le Bayrounolais nouveau : insipide et inodore, ce petit « trou du cru » va avec tout et avec tout le monde. Pour trinquer aux enterrements de première classe seulement.

 Le Buffénolais nouveau : c’est un vrai rouge qui tache (et qui fait tâche). Ce cépage hors d’âge se récolte à la faucille et peut vous rendre marteau. Un danger pour l’Humanité. A consommer avec modération et avec les derniers camarades au gosier tout à l’égoût.

 Le De Villiérolais nouveau : c’est un coupage de Sarko-Bayrouno-Stoskanolais qui reste en travers du gosier. « Cep » pas qu’il n’a pas de goût mais il joue trop les vignes vierges effarouchées.

 L’Alliomarinolais nouveau : des arômes de poudre à « canons » en fin de bouche à feu. Il a de la culotte (de peau). C’est plutôt une boisson de troupe en campagne. A déguster au bivouac en treillis Chanel et talons aiguille.

 L’Arlèt.Laguillénolais nouveau : encore une vieille vigne qui ne veut pas s’arracher. La récolte se fait toujours à l’ancienne et à mobylette mais elle refuse encore et encore de nous lâcher la grappe.

De toute façon…ils en ont tous un grain …

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 avril, 2012 |Pas de commentaires »
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