CASQUES BLEUS EN CENTRAFRIQUE: LE COÛT DE LA MISSION AU COEUR DES DISCUSSIONS (AFP)

Casques bleus en Centrafrique:

AAAAAAAAAA

Le coût de la mission

au coeur des discussions

NATIONS UNIES (Etats-Unis) – La question de la taille et du financement du projet visant à déployer des milliers de Casques Bleus en Centrafrique était, jeudi 6 mars 2014, au coeur des discussions du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur français prédisant une négociation difficile.

Ce sera une négociation difficile car pour beaucoup de pays, le coût des opérations de maintien de la paix pose problème, a souligné Gérard Araud à l’issue de la réunion.

La première du Conseil sur la proposition de Ban Ki-moon de déployer d’ici la mi-septembre 12.000 soldats et policiers en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l’ordre dans un pays immense en proie à l’anarchie et à la violence entre communautés chrétienne et musulmane.

Tous les Etats membres comprennent la nécessité d’une opération de maintien de la paix mais il y a des questions, des nuances sur la nature de la menace, a poursuivi l’ambassadeur français. Il a admis qu’il s’agirait d’une opération lourde et inscrite dans la durée, qui coûterait plusieurs centaines de millions de dollars par an selon les estimations de l’ONU.

La France va proposer, dans les semaines qui viennent, à ses partenaires d’adopter une résolution autorisant cette opération, qui prendra le relais de la force de l’Union Africaine (MISCA) déjà sur place aux côtés des 2.000 soldats français de l’opération SANGARIS.

Selon l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power, les Etats-Unis soutiennent la demande du secrétaire général de l’ONU et sont prêts à travailler en collaboration étroite avec leurs partenaires sur ce projet.

Il est clair, a déclaré Mme Power à l’AFP, qu’une (telle) opération devra être soutenue par des partenaires sur le terrain, y compris par le biais d’une présence militaire continue et solide -une invitation à la France à maintenir un contingent en RCA.

L’administration Obama devra cependant

convaincre le Congrès de financer l’opération.

Nous sommes d’accord sur l’objectif (…) mais un certain nombre de questions ont été posées, a de son côté expliqué le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous. Il a fait valoir que l’opération serait flexible et sa mise en place progressive afin d’amortir un coût important, qu’il a chiffré à des centaines de millions mais pas un milliard de dollars par an.

En présentant le plan de M. Ban au Conseil, M. Ladsous avait reconnu qu’il n’y avait pas de solution miracle en République centrafricaine, jugeant toutefois une opération de maintien de la paix indispensable.

Retarder une réponse durable pourrait être encore plus coûteux, a-t-il plaidé en soulignant l’impact négatif potentiel pour la stabilité de la région, y compris une division du pays et la création d’un terrain propice aux groupes extrémistes.

En attendant l’arrivée des Casques Bleus à l’automne, il avait appelé à apporter d’urgence à la MISCA un soutien financier rapide et généreux. La plupart des futurs Casques Bleus viendront des rangs de la MISCA.

La patronne des opérations humanitaires de l’ONU Valérie Amos a, elle aussi, plaidé pour l’envoi de renforts. A l’heure où je vous parle, des gens vivent dans la peur d’être attaqués et la communauté internationale semble paralysée, a-t-elle déclaré devant le Conseil.

Il faut donc rétablir la sécurité

pour faciliter la livraison de l’aide humanitaire:

La route de Douala, au Cameroun, à Bangui n’est pas sûre et cela oblige à acheminer les secours par avion, ce qui coûte presque huit fois plus cher que par la route, a-t-elle expliqué.

Le financement de l’aide est insuffisant alors qu’une crise alimentaire menace:

Des 551 millions de dollars de l’appel de fonds de l’ONU pour 2014, seuls 16% ont été versés.

Mme Amos s’est rendu récemment en RCA, de même que le Haut Commissaire de l’ONU aux réfugiés Antonio Guterres.

Ce dernier a confié au Conseil qu’en huit ans de mandat il avait rarement ressenti autant d’émotion que pendant cette visite.

Depuis début décembre, nous assistons à un « nettoyage » frappant la majorité de la population musulmane dans l’ouest de la RCA, a-t-il dénoncé, expliquant que 15.000 musulmans étaient encore pris au piège dans l’ouest de la RCA, sous la menace d’éléments anti-Balaka.

(©AFP / 06 mars 2014 21h37) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES ETATS-UNIS ENVOIENT SIX F-15 POUR RENFORCER LA SURVEILLANCE DE L’ESPACE AERIEN BALTE (AFP)

Les Etats-Unis envoient six F-15

pour renforcer la surveillance

de l’espace aérien balte

F15 AVION

VILNIUS – Les États-Unis qui assurent la surveillance de l’espace aérien balte dans le cadre de l’OTAN ont décidé d’y envoyer six avions de chasse F-15 supplémentaires, a annoncé, jeudi 6 mars 2014, le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas.

Les appareils ont atterri jeudi en début d’après-midi à Zoknai, ancienne base aérienne soviétique proche de la ville de Siauliai, dans le nord de la Lituanie, a précisé la porte-parole du ministère, Viktorija Cieminyte.

Le ministre a déclaré à l’AFP que l’envoi des avions était une réponse à l’agression de la Russie en Ukraine ainsi qu’à une intensification de l’activité militaire russe dans la région de Kaliningrad, une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite qui participait jeudi à Bruxelles à un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine a estimé que la réponse de l’OTAN était prompte et rapide.

La présidente Grybauskaite qui avait inspecté mercredi la base aérienne avait appelé l’OTAN à une plus grande présence dans les pays baltes.

Les pays de l’Alliance assurent à tour de rôle la protection de l’espace aérien des pays baltes qui ne disposent pas d’une aviation militaire suffisante.

Depuis janvier, les forces aériennes américaines patrouillent le ciel faisant frontière au sud et à l’est avec la Russie et le Bélarus à l’aide de quatre appareils F-15 depuis la base de Zoknai.

Les trois anciennes républiques soviétiques, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, entrées dans l’OTAN en 2004, s’inquiètent du potentiel militaire grandissant de la Russie à ses frontières, la crise ukrainienne n’ayant fait que renforcer ces appréhensions.

La présidente lituanienne a souligné que l’Europe n’était toujours pas capable de comprendre ce qui arrivait, et que la Russie essayait de réécrire les frontières de la Seconde guerre mondiale en Ukraine.

La Russie aujourd’hui est dangereuse. La Russie est aujourd’hui imprévisible, a-t-elle déclaré.

Dénonçant une brutale agression de la Russie contre l’Ukraine, elle a affirmé: Après l’Ukraine, il y aura la Moldavie, et après la Moldavie, ce sera d’autres pays.

Vilnius s’inquiète des récentes manoeuvres au large de la Pologne et de son propre pays.

La porte-parole du ministère de la Défense a souligné que la Lituanie a observé une plus grande activité des avions militaires russes près des frontières baltes, ce qui a contraint les chasseurs de l’OTAN à réagir plus de 40 fois l’année dernière.

En janvier et en février, le nombre de décollages des appareils de l’OTAN pour identifier des avions russes a augmenté par rapport à l’année précédente, a déclaré Cieminyte sans donner de chiffre précis.

(©AFP / 06 mars 2014 14h24)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LE PATRON D’EXXONMOBIL S’OPPOSE AU GAZ DE SCHISTE…PRES DE CHEZ LUI ! (AFP)

Le patron d’ExxonMobil

s’oppose au gaz de schiste

près de chez lui !

AAAAAAAAA

NEW YORK – Le président d’ExxonMobil, Rex Tillerson, veut bien du gaz de schiste, mais pas chez lui !

Il a saisi la justice américaine pour demander la destruction d’un château d’eau situé à proximité de son ranch luxueux à Bartonville (Texas) et destiné à alimenter des opérations de fracking (fracturation hydraulique).

M. Tillerson, dont le groupe mène campagne pour défendre l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis, s’est associé à d’autres millionnaires possédant comme lui de luxueuses propriétés installées non loin de la zone où est construit ce château d’eau d’environ 49 mètres de haut, selon une plainte déposée auprès d’un tribunal texan.

Pour eux, ce château d’eau est une nuisance publique et privée. Cette monstruosité, poursuivent-ils, va à l’encontre d’un engagement de la municipalité de Bartonville de protéger ses citoyens de constructions qui perturberaient leur tranquillité et l’environnement autour d’eux.

Ils disent craindre notamment le bruit des camions transportant l’eau vers les puits d’extraction de gaz de schiste.

Ils expliquent avoir choisi Bartonville pour vivre dans un lotissement haut de gamme, loin des grands ensembles et de structures qui pourraient dévaluer les propriétés et affecter le style de vie bucolique qu’ils recherchent.

Un juge de première instance a donné raison au constructeur mais M. Tillerson et ses illustres co-plaignants ont fait appel. La justice doit rendre sa décision entre juin et juillet.

Le patron de Bartonville Water Supply Corporation, Jim Leggieri, a affirmé, jeudi 27 février 2014 à l’AFP, que son chateau d’eau ne provoquerait pas un trafic routier supérieur à la normale.

La plupart des forages sont finis dans cette zone, a-t-il assuré. Ce que nous allons alimenter en eau, ce sont des zones agricoles et les 6.000 habitants de la commune.

Nous avons discuté avec Rex (Tillerson), mais il ne veut rien entendre. C’est un peu ridicule, a conclu M. Liggieri.

Cette affaire intervient alors qu’ExxonMobil et les groupes énergétiques mènent campagne pour convaincre les Américains des bienfaits de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis. Leur argument est que le gaz naturel est le combustible fossile de demain.

Ils rencontrent l’hostilité des défenseurs de l’environnement dans différents Etats aux sous-sols riches, comme celui de New York. 

(©AFP / 27 février 2014 20h46) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 février, 2014 |Pas de commentaires »

EVASION FISCALE: LES METHODES DU CREDIT SUISSE PASSEES AU CRIBLE DU SENAT AMERICAIN (France 24 et AFP)

Evasion fiscale :

credit-suisse

Les méthodes de

CREDIT SUISSE

passées au crible

Un rapport du Sénat américain détaille les méthodes de CREDIT

SUISSE pour recruter des clients aux Etats-Unis et les aider à

soustraire des revenus au fisc américain. 

Le CREDIT SUISSE accusé d’avoir aidé 19 000 Américains à

échapper au fisc !

EVASION FISCALE: LES METHODES DU CREDIT SUISSE PASSEES AU CRIBLE DU SENAT AMERICAIN (France 24 et AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES credit-suisse
(Texte par FRANCE 24  et photo: AFP)

La banque CREDIT SUISSE est dans le collimateur du Sénat américain.

Dans un rapport cinglant rendu public mardi 25 février 2014, une commission d’enquête du Sénat révèle que la banque hélvète a intentionnellement aidé près de 19 000 Américains à échapper au fisc.

Pour ce faire, elle a secrètement et activement recruté des milliers de clients aux États-Unis pour les aider à soustraire des revenus au fisc américain, selon le rapport, fruit de deux ans d’enquête parlementaire. Sa publication intervient en outre à la veille de l’audition très attendue du PDG de CREDIT SUISSE, Brady Dougan, et d’autres dirigeants de la banque mercredi 26 février 2014 au Sénat à 14H30 GMT.

La propre estimation de la commission, fondée sur les données de la banque, se monte à « près de 19 000″ clients américains qui détenaient des comptes suisses cachés chez CREDIT SUISSE, les avoirs correspondants se montant à environ 5 milliards de dollars.

Pratiques secrètes

Parmi les pratiques secrètes : l’envoi de banquiers suisses aux États-Unis pour y trouver des clients, notamment lors d’événements sponsorisés par la banque et de tournois de golf en Floride, la création d’un bureau à New York pour ces activités, et la mise en relation avec des « intermédiaires » capables de créer des entités offshore pour cacher l’origine des fonds.

« Un ancien client a décrit une occasion où un banquier de CREDIT SUISSE s’était rendu aux États-Unis pour le rencontrer à l’hôtel Mandarin Oriental et, au petit-déjeuner, comment celui-ci lui avait donné un relevé bancaire caché dans un magazine ‘Sports Illustrated’ », écrivent les enquêteurs.

« Depuis 2001 au moins à 2008, CREDIT SUISSE a recruté des clients américains pour qu’ils ouvrent des comptes suisses. Il a eu recours à un certain nombre de pratiques bancaires qui ont permis à ses clients américains de dissimuler leurs comptes suisses aux autorités américaines », décrit le rapport.

En 2008, plus de 1 800 banquiers de CREDIT SUISSE géraient des comptes de clients américains, dont certains n’étaient pas déclarés au fisc américain. Des transactions étaient montées de façon à éviter les déclarations fiscales aux États-Unis. Plus que cela, des compagnies tierces engagées par CREDIT SUISSE permettaient de fournir à certains clients des cartes de crédit pour qu’ils puissent utiliser secrètement les fonds évadés.

La justice américaine épinglée

De 2008 à 2011, après la révélation du scandale d’évasion fiscale au sein de la banque UBS, CREDIT SUISSE a essayé de régulariser la situation de certains de ces comptes, en demandant aux clients concernés de les fermer ou de les déclarer.

« L’enquête montre qu’en 2006, CREDIT SUISSE avait plus de 22.000 clients américains avec des comptes suisses dont les avoirs, à leur pic, dépassaient 12 milliards de francs suisses (environ 9,8 milliards d’euros) », indique le rapport.

« Bien que CREDIT SUISSE n’ait pas déterminé, ni estimé, combien de ces comptes étaient dissimulés aux autorités américaines, les données suggèrent que la grande majorité n’était pas déclarée ».

Au total, entre le pic de 2006 et la fin 2013, le nombre de comptes suisses appartenant à des clients américains a ainsi baissé de 85% chez CREDIT SUISSE, précise le rapport, qui conclut que 19.000 clients étaient en faute.

La commission épingle au passage le Département de la Justice américain pour n’avoir poursuivi en justice qu’une douzaine de banques suisses, en négligeant les poursuites contre les Américains ayant eu recours à des comptes suisses non déclarés.

Avec AFP

fichier pdf embargoed-report-offshore-tax-evasion-feb-26-2014

Et pour la FRANCE ?

fichier pdf Commision d’enquête du Sénat sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 février, 2014 |Pas de commentaires »

ATTAQUE CHIMIQUE EN SYRIE: LE RAPPORT QUI DERANGE LES OCCIDENTAUX (Le Point.fr / Armin AREFI)

Attaque chimique en Syrie :
SYRIE
Le rapport qui dérange

-Le Point.fr – Publié le 19/02/2014 à 13:19 - Modifié le 19/02/2014 à 14:25-

Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.

Lancement d'un missile lors de manoeuvres de l'armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d'illustration.
Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012.
Photo d’illustration. © Sana / AFP
ATTAQUE CHIMIQUE EN SYRIE: LE RAPPORT QUI DERANGE LES OCCIDENTAUX (Le Point.fr / Armin AREFI) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’incident est passé relativement inaperçu.

Le 4 février 2014, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce ESSEC à s’exprimer sur le dossier syrien.

Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août 2013 dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.

« Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations Unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (…) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.

« Mensonges » de Fabius

Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad.

Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre 2013, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la Recherche Stratégique.

Preuves sur Internet

Cette menace crédible d’une intervention militaire en Syrie avait finalement poussé le régime syrien à démanteler son arsenal chimique, à la faveur d’un rocambolesque accord américano-russe, dont la France a été écartée.

Or, les conclusions des services de renseignement américain et français sont aujourd’hui remises en cause par le rapport du MIT. Celui-là même sur lequel s’appuie le journaliste indépendant cité plus haut.

Rédigé par Richard Lloyd, ancien inspecteur de l’ONU spécialiste des missiles, et Theodore Postol, professeur au MIT, le document de 23 pages affirme que les attaques chimiques ont tout simplement été lancées depuis une zone tenue par les rebelles syriens. Pour étayer leurs propos, les deux experts américains ont étudié des « centaines » de photos et des vidéos d’ogive, de restes de roquettes, d’impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin, publiées sur Internet.

Approximations américaines

« Ces sources proviennent d’Internet, mais nous nous sommes ensuite livrés à une analyse physique interne qui nous a permis d’établir le volume de gaz sarin utilisé, la portée des missiles, leur direction ainsi que l’endroit d’où ils ont été tirés », explique le Docteur George Stejic, directeur des laboratoires Tesla, qui emploient Richard Lloyd.

Première conclusion:

« Contrairement aux dires du rapport américain, les impacts ont été confinés à une zone bien plus réduite du nord de la Ghouta », affirme le chercheur.

Seconde conclusion:

Sûrement la plus importante, les roquettes tirées avaient toutes les caractéristiques de missiles de type Grad, de courte portée, sur lesquels étaient fixés les barils de gaz. « Après l’étude du poids des barils, de la géométrie des têtes et des caractéristiques des lanceurs, nous avons conclu à une portée de 2 kilomètres », souligne le chercheur.

Une conclusion que François Géré (1), directeur de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (Ifas), juge « crédible », d’autant plus qu’elle est évoquée par le rapport final de l’ONU sur l’attaque de la Ghouta.

Une « bonne estimation » (ONU)
« Le missile Grad est connu comme étant une arme bas de gamme, possédant une portée de 2 à 5 kilomètres avec des armes conventionnelles, et dont l’imprécision est assez importante, ce qui expliquerait les nombreuses pertes civiles de la Ghouta », affirme le chercheur. Les deux kilomètres de portée, avancés par le rapport du MIT, ont été jugés comme une « bonne estimation » par Ake Sellström, l’inspecteur en chef de l’ONU en Syrie, après la remise du rapport de l’ONU en décembre 2013.

Ce chiffre est capital. Car il remet totalement en question le rapport américain, sur lequel s’est basé le 30 août 2013 le secrétaire d’État John Kerry, qui affirme que les roquettes ont été tirées depuis le « coeur » du territoire contrôlé par le régime à Damas. « C’est tout simplement impossible, affirme le Docteur George Stejic, la position la plus proche du régime se trouvant à quelque 10 kilomètres des impacts. »

« Difficile à vérifier » (expert)

Pour déterminer ces distances, les deux experts américains se sont basés sur les mêmes cartes de Damas fournies le 30 août 2013 par le renseignement américain pour accuser le régime.

Syrie, attaque, chimique, MIT ©  © White House

« Nous pouvons aujourd’hui affirmer à 100 % que tout point à deux kilomètres des impacts se situe en territoire rebelle. Mais cela ne signifie pas obligatoirement que ce sont les rebelles qui ont tiré.

 » En effet, comme le rappelle François Géré, il est probable que le régime ait avancé ses vecteurs de lancement au plus près des positions adverses, pour réduire le temps de passage au-dessus de ses propres troupes et ainsi diminuer les risques de bavure. Le spécialiste du chimique Olivier Lepick abonde dans le même sens, ajoutant que des roquettes peuvent tout à fait être déplacées en territoire rebelle grâce à des véhicules tout-terrains.

Toutefois, cet expert se montre assez circonspect sur les conclusions du rapport du MIT, bien qu’il salue la démarche de ses auteurs.

« Ce rapport repose sur beaucoup d’hypothèses très difficiles à vérifier d’un point de vue technique, telles que la portée des missiles, la distance qu’ils ont parcourue et le calcul des charges de propulsion », pointe Olivier Lepick. « Tous ces paramètres ne permettent pas d’établir de conclusions catégoriques. »

Chercheurs « expérimentés et crédibles »

« Notre institut et ses chercheurs ont toute l’expertise nécessaire pour analyser ces roquettes et les comparer aux mêmes modèles utilisés au cours des soixante dernières années », répond le Docteur George Stejic, qui rappelle que les laboratoires Tesla ont pour habitude de travailler pour le gouvernement américain et la Navy, et que Richard Lloyd a dernièrement travaillé sur le bouclier anti-missile israélien Iron Dome, ou sur les attentats de Boston.

« Richard Lloyd et Theodore Postol sont des experts très sérieux et expérimentés, tout à fait crédibles », souligne François Géré.

« Postol est connu pour être un libéral américain contestataire, qui a mis la science au service de sa lutte depuis l’époque Reagan. » Sauf qu’à la différence des inspecteurs de l’ONU, les deux experts ne se sont pas rendus en Syrie, se basant ainsi sur des documents de seconde, si ce n’est de troisième main.

Silence de l’ONU

« Clairement, nous aurions eu de bien meilleures données si nous avions pu nous rendre sur le terrain », admet volontiers le Docteur Stejic. « Mais je peux affirmer que, si nous avons malgré tout réussi à apporter des conclusions probantes, l’ONU a la capacité de révéler précisément la portée des roquettes, d’où elles venaient et qui en est l’auteur. Or, ceci ne figure pas dans le rapport. Pourquoi ? Contactées par nos soins, les Nations Unies rappellent que « toutes les infos dont (elles) disposent figurent dans le rapport écrit par l’équipe d’Ake Sellstrom. » En revanche, l’ONU ne souhaite pas commenter le rapport du MIT.

Une chose est sûre, contrairement aux dires du journaliste qui a interpellé Laurent Fabius à l’ESSEC, le rapport du MIT ne disculpe pas Bachar el-Assad.

Mais il contredit formellement les rapports des renseignements américains et français, qui accusent le président syrien du massacre chimique du 21 août 2013.

« Ces renseignements frauduleux auraient pu mener à une action militaire américaine injustifiée basée sur de fausses informations », souligne ainsi le document.

« Ce ne sont pas de faux renseignements », réplique François Géré.

« Les conclusions des services ne sont pas formelles à 100 %, quant à celles de l’ONU, elles sont beaucoup plus prudentes. Tout le reste est de la politique », poursuit le chercheur, qui rappelle qu’il existe, étant donné le savoir-faire requis pour lancer des armes chimiques, « 98 % de chances pour que le régime syrien soit l’auteur de l’attaque, bien qu’il ne faille pas négliger les 2 % restants ». Il n’empêche, après le scandale sur les fausses armes de destructions massives en Irak, ce rapport pourrait à nouveau plonger dans l’embarras l’administration américaine, et faire le jeu des partisans de Bachar el-Assad.

(1) François Géré, auteur de Dictionnaire de la désinformation (Editions Armand Colin).

Question posée par l’Agence Info Libre (posée par Jonathan, filmée par Ugo) lors des mardis de l’ESSEC le 4 février 2014. Durant la conférence, des tweets étaient relayés en direct par un projecteur…

Contrairement à ce qu’affirme Laurent Fabius, l’enquête de l’ONU n’a jamais cherché à déterminer qui était à l’origine des tirs d’armes chimiques, mais seulement si des armes chimiques avaient été utilisées…

Un grand merci à la personne qui nous a laissé le micro pour poser la question lorsqu’elle a su que nous étions de l’Agence Info Libre !! Et à tous ceux qui nous ont félicité après !

fichier pdf possible-implications-of-bad-intelligence

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 février, 2014 |Pas de commentaires »

LES AFFRONTEMENTS DE KIEV: DES PHOTOS, DES MESSAGES ET DES MANIPULATEURS DANS L’OMBRE (TWITTER / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Les affrontements de KIEV:

Des photos,

des messages…

et des MANIPULATEURS

dans l’ombre.

(TWITTER / Thierry LAMIREAU)

Les anneaux olympiques ensanglantés par KIEV

Les anneaux ensanglantés des Jeux Olympiques de SOCHI

BHL en train de méditer pour une sortie de crise en UKRAINE à KIEV

BHL en train de méditer pour une sortie de crise à KIEV en UKRAINE

BHL est un…

BHL est un clown

POUTINE adore les jeux olympiques:

Poutine adore les jeux olympiques

POUTINE et la liberté d’expression:

En RUSSIE la liberté d'expression est un sport de combat par AMNESTY INTERNATIONAL

Les combats de rue:

Affrontements KIEV 1BRUEGEL et KIEV

Les affrontements à KIEV et BRUEGEL

Lutter pour sa survie:

Les barricades dans KIEVLes combats de KIEV

Les enfants aussi…

Les rues de KIEV

La place de l'indépendance de KIEV  (photo @Reuters  Olga Yakimovich

La place de l’indépendance de KIEV  

(photo:Reuters  Olga Yakimovich)

Les rues de KIEV après des combats de rues…

Les rues de KIEV après les affrontements AFP

Luttes à KIEV

La guerre civile ?…

Rues dans KIEV

Luttes dans les rues à KIEV

(Photo: Igor Kovalenko /EPA)

Luttes à KIEV Photo Igor KovalenkoEPA

Les morts à KIEV…

Les tués de KIEVTués dans KIEVPOUTINE et KIEV

POUTINE le tyran manipulateur…

mais il y en a tellement d’autres !

Pendant que l'Europe doute l'Ukraine est couverte de sang

Pendant que l’EUROPE doute

L’UKRAINE est couverte de sang !

Les crimes de GOOGLEGOOGLE POUVOIR

GOOGLE mis à toutes les sauces:

On peut s’en servir pour communiquer,

on peut être surveillé, dénoncé et censuré par GOOGLE !

Et dire que l’UKRAINE en a déjà pris son compte 

avec la RADIOACTIVITE de TCHERNOBYL !

Qui manipule qui dans ces luttes ?

Beaucoup d’affrontements non « visibles » 

et tout aussi DANGEREUX et MORTELS.

NOTA:

Photos prises sur TWITTER

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »

LIBERTE DE LA PRESSE: RECUL AU MALI, EN CENTRAFRIQUE ET…AUX ETATS-UNIS (Sophie LAUBIE / AFP /www.lapresse.ca)

Liberté de la presse:

-journaliste-beyrouth-2006

Recul au Mali,

en Centrafrique et…

aux États-Unis

Une journaliste à Beyrouth, en 2006.... (Photo Patrick Baz, archives AFP)

-Une journaliste à Beyrouth, en 2006-

(Photo: Patrick BAZ, ARCHIVES AFP)

Sophie LAUBIE
Agence France-Presse
Paris
La liberté de la presse a reculé en 2013 dans des pays marqués par des conflits comme le Mali et la Centrafrique, mais aussi dans des démocraties qui «utilisent abusivement l’argument sécuritaire» comme les États-Unis, affirme Reporters Sans Frontières (RSF) dans une étude.

«Le classement de certains pays, y compris des démocraties, est largement affecté cette année par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale. Par ailleurs, le classement reflète l’impact négatif des conflits armés sur la liberté de l’information et ses acteurs», a indiqué Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters Sans Frontières, à l’occasion de la publication du classement mondial annuel de RSF sur la liberté de la presse, portant sur 180 pays.

L’indice annuel du classement, qui synthétise les atteintes à la liberté de l’information, indique une «légère dégradation globale» dans le monde depuis l’an dernier, souligne l’ONG.

Pays jugé le plus dangereux au monde pour les journalistes par RSF, la Syrie est classée 177ème sur 180, figurant comme l’an dernier juste devant le trio inchangé: Turkménistan (178e), Corée du Nord (179e) et Erythrée (180e).

Pour la quatrième année, la Finlande conserve son rang de meilleur élève, suivie comme l’an dernier par les Pays-Bas et la Norvège.

Entre ces deux groupes de pays, les États situés en zones de conflits font sans surprise partie des plus touchés. Le Mali chute de 22 places au 122e rang, tandis que la République Centrafricaine connaît la chute la plus forte du classement, perdant 43 places à la 109e.

«Chasse aux sources» 

Loin de ces pays, certaines démocraties occidentales sont aussi pointées du doigt par RSF qui juge que «l’argument sécuritaire y est utilisé abusivement pour restreindre la liberté de l’information».

«Les pays qui se prévalent de l’État de droit ne donnent pas l’exemple, loin de là», regrette l’organisation, qui déplore «un recul inquiétant des pratiques démocratiques».

C’est le cas aux États-Unis, qui dégringolent de 13 places à la 43e, et où l’association dénonce «la chasse aux sources et aux lanceurs d’alerte».

«L’année 2013 a connu un pic en termes de pression sur les journalistes et leurs sources» dans ce pays, a estimé Lucie Morillon, lors d’une rencontre avec la presse.

La condamnation du soldat Bradley Manning à 35 ans de prison pour avoir transmis à Wikileaks des milliers de documents, ou la traque d’Edward Snowden, à l’origine du scandale sur les écoutes menées par l’Agence Nationale de Sécurité américaine NSA, «sont autant d’avertissements à ceux qui oseraient livrer des informations dites sensibles, mais d’intérêt public avéré, à la connaissance du plus grand nombre», estime RSF.

Le Royaume-Uni perd de son côté trois places pour se classer à la 33e. Ce pays s’est notamment «illustré au nom de la lutte contre le terrorisme par des pressions scandaleuses exercées sur le quotidien The Guardian», relève RSF.

La France, qui perd une place à la 39e, a également connu une année 2013 «inquiétante», selon RSF qui cite la décision prise par la justice française de faire retirer les enregistrements de conversations impliquant la milliardaire Liliane Bettencourt des publications du site d’informations Mediapart et du magazine Le Point. Citant ces enregistrements, Mediapart avait notamment publié des articles évoquant une fraude fiscale, des abus de faiblesse sur Mme Bettencourt et des financements illégaux de partis politiques.

La Grèce, affectée par la crise économique et les poussées populistes, cède quant à elle 14 places à la 99e.

Juste derrière, la Bulgarie (100e, -12 places) conserve le dernier rang des pays de l’Union Européenne, au terme d’une année marquée notamment par des agressions de journalistes par les forces de l’ordre en marge de manifestations.

Ce classement repose sur sept indicateurs: niveau des exactions, étendue du pluralisme, indépendance des médias, environnement et autocensure, cadre légal, transparence et infrastructures.

http://www.lapresse.ca/arts/medias/201402/11/01-4737880-liberte-de-la-presse-recul-au-mali-en-centrafrique-et-aux-etats-unis.php

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 février, 2014 |Pas de commentaires »

HOLLANDE AUX ETATS-UNIS. LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS « AMIS POUR TOUJOURS » : MOI, HOLLANDE, MASOCHISTE POUR LA VIE ! (metronews.fr / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hollande aux États-Unis :

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La France et les États-Unis

« amis pour toujours ».

Moi, HOLLANDE,

masochiste pour la vie !

(Thierry LAMIREAU)

Barack Obama a accueilli François Hollande, le 10 février 2014, à sa descente de l'avion

Barack Obama a accueilli François Hollande, le 10 février 2014, à sa descente de l’avion.

(Crédit: AFP)

François Hollande a profité de sa visite aux Etats-Unis pour rappeler les liens d’amitié entre la France et l’Amérique, déclarant les deux pays « amis pour toujours ».

1 /OBAMA n’a plus envie de se « brûler les ailes » sur le terrain  de l’Afrique.

HOLLANDE continuera donc son sale boulot à l’aide des armes à l’URANIUM « APPAUVRI » !…comme le fait OBAMA ailleurs notamment à l’aide de ses drones tueurs chargés aussi à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Entre CRIMINELS DE GUERRE on se comprend !

2 / HOLLANDE s’est retrouvé seul comme un minable après le retrait des Etats-Unis pour d’éventuelles frappes sur la Syrie.

3 / HOLLANDE ne voit rien à redire quant aux pratiques de la NSA…entre « amis », on continuera donc à s’espionner mutuellement !

4 / Retrouver les patrons des géants d’internet, Facebook, Twitter, Mozilla ou Google est, pour le moins, du plus mauvais goût d’autant que ces entreprises ne sont pas un modèle du genre quant au respect de la législation française.

La pratique favorite de HOLLANDE est donc le masochisme.

C’est une nouvelle confirmation que le Monde est tenu par des MANIPULATEURS et des MENTEURS.

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

U.S. President Obama listens to French President Hollande address joint news conference at the White House in Washington

Barack Obama – François Hollande:
Mais pourquoi tant d’amour?
(Thomas GUIEN / metronews.fr)

ANALYSE – Se donnant du « François » et du « Barack », le président français et son homologue américain n’en finissent pas d’afficher leur entente parfaite depuis lundi. Une attitude qui ne doit rien au hasard. Explications.

François Hollande et Barack Obama, lundi à la Maison Blanche. 

François Hollande et Barack Obama, lundi à la Maison Blanche. 
(Photo: Alain JOCARD / AFP)

Quelques phrases balbutiantes en anglais pour l’un, plaisanteries glissées en français pour l’autre… Depuis l’arrivée de François Hollande sur le sol américain ce lundi, le président français et son homologue Barack Obama rivalisent de mots complices pour afficher au grand jour les liens étroits entre les deux nations.

Vol à bord d’Air Force One, honneurs militaires, fastueux dîner… les Etats-Unis couvrent en effet d’attentions le chef d’Etat tricolore, en particulier durant le volet washingtonien de cette visite, la première du genre pour un chef d’Etat français en 18 ans. Et pour cause : les deux hommes ont besoin l’un de l’autre. Pourquoi Barack Obama est-il aussi démonstratif ? Pourquoi tant d’amour franco-états-uniens ? Explications.

1. Obama a besoin de Hollande sur les dossiers internationaux

Il semble loin le temps où Washington vilipendait Paris pour son opposition à l’invasion en Irak. Désormais, les deux pays veulent afficher leur harmonie sur les dossiers chauds du moment. Les Etats Unis, qui ne veulent plus jouer le rôle du « gendarme du monde », reconnaissent d’ailleurs le leadership tricolore sur les dossiers malien et centrafricain. « Un seul pays ne peut venir à bout de tous les défis », ont écrit Barack Obama et François Hollande dans une tribune commune publiée dans Le Monde. Les deux hommes ont aussi évoqué leurs positions communes sur l’Iran et la Syrie, et souligné que l’Afrique « du Sénégal à la Somalie » est le théâtre « le plus visible » de leur « nouveau partenariat ».

2. Obama a peut-être quelque chose à se faire pardonner…

Barack Obama a-t-il quelque chose à se reprocher sur le dossier syrien ? En septembre dernier, le président américain avait en effet « lâché » Paris au dernier moment s’agissant d’éventuelles frappes, laissant François Hollande dos au mur. Il n’y a, souligne-t-on désormais à l’Elysée, ni « acrimonie » ni « amertume » à l’égard de la Maison Blanche.

3. Barack Obama n’aimait pas Nicolas Sarkozy

La dernière visite d’État d’un président français aux États-Unis remonte à 1996, du temps de Jacques Chirac. Son successeur, Nicolas Sarkozy, n’avait en effet pas eu cet honneur. Et pour cause, sa relation avec Barack Obama n’était pas au beau fixe. Elle était même « exécrable », selon François Heisbourg, président de la Fondation pour la Recherche Stratégique, cité par BFMTV. Barack Obama, de passage à Paris en juin 2009, avait d’ailleurs refusé un déjeuner à l’Élysée. Recevoir François Hollande en visite d’État, c’est retrouver l’amitié entre les deux pays.

4. Des passions communes (…et des intérêts aussi)

Au-delà de la high-tech, François Hollande et Barack Obama partagent « une même obsession »: remettre les économies de leur pays sur la voie d’une croissance dynamique, fait-on valoir à Paris. Des économies fortement imbriquées : près d’un demi-million d’emplois sont générés par des entreprises françaises aux Etats-Unis et réciproquement. Mercredi, François Hollande fera un crochet par San Francisco pour promouvoir les start-up françaises réunies au sein d’un « French Tech Hub » –quelques-uns de leurs dirigeants seront aussi à bord de l’Airbus présidentiel– et y retrouver les patrons des géants d’internet, Facebook, Twitter, Mozilla ou Google.

5. La force du pardon

La NSA, l’agence de renseignement américaine, est au cœur d’un vaste scandale depuis l’été 2013, les révélations de son ancien collaborateur Edward Snowden ayant mis en lumière des pratiques d’espionnage à grande échelle, notamment de dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel. Des pratiques qui avaient scandalisé Paris… avant que François Hollande ne passe l’éponge. « Il y a une confiance mutuelle qui a été restaurée (et) qui doit être fondée à la fois sur le respect de chacun de nos pays et également sur la protection de la vie privée », a déclaré ce mardi le président français.

HOLLANDE demande l'asile politique

6. France – USA : des amis historiques

Une première visite lourde de sens. Dès son arrivée sur le sol américain, Barack Obama a emmené son homologue pour effectuer un pélerinage au domaine de Monticello (Virginie, est), le fief du troisième président américain (1801-1809). Acteur de premier plan de l’indépendance soutenue par la France contre le pouvoir colonial britannique, Jefferson fut en effet l’un des premiers représentants diplomatiques des Etats-Unis à Paris. Histoire toujours, avec cette fois-ci les cérémonies du débarquement des alliés en 1944 : Barack Obama a annoncé ce mardi avoir accepté l’invitation française à se rendre sur les plages de Normandie l’été prochain.

HOLLANDE AUX ETATS-UNIS. LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS
Thomas GUIEN
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metronews.fr
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 février, 2014 |Pas de commentaires »

LE POUVOIR MILITAIRE EN UN CLIN D’OEIL (Jean-Claude PECLET / bequilles.ch)

Le pouvoir militaire en un clin d’oeil

Hélicoptère APACHE

()

MB2014-Top-15-Defence-budgets-NEWDans la série « un graphique vaut mieux que mille mots », voici celui extrait du « Military Balance 2014″, publié par l’International Institute of Strategic Studies.

On y voit que les dépenses militaires américaines l’an dernier, 600 milliards de dollars, équivalent à peu près à celles des quinze autres pays les plus dépensiers dans ce domaine – pris ensemble.

Le déséquilibre avec l’Europe s’accentue puisque les dépenses militaires du Vieux Continent ont diminué en moyenne de 2,5% par an depuis 2010.

Les efforts de coopération censés compenser cette réduction ont un succès mitigé, ajoute le rapport. Pendant ce temps, les pays asiatiques ont augmenté leurs budgets militaires de 11,6% depuis 2010. Globalement, ils ont dépassé l’Europe en 2012 déjà. Les dépenses militaires chinoises sont trois fois supérieures à celles de l’Inde.

Dans les enjeux à venir, l’IISS signale le désengagement international en Afghanistan, qui devrait être effectif cette année. Ainsi s’achèvera une longue période d’utilisation des forces terrestres. Autre tendance, la cyber-guerre dont la Grande-Bretagne entend faire un pilier de ses forces militaires, à côté des troupes traditionnelles. Les engins guidés sans pilotes sont aussi très tendance.

A ce sujet, l’ex-président du Parti Socialiste suisse Peter Bodenmann ironisait dans une récente chronique de la Weltwoche sur l’armée suisse qui s’apprête à acheter de nouveaux jets de combats Gripen pour plus de trois milliards de francs mais ne saurait pas comment arrêter un drone chargé de quelques kilos d’explosif dévastateur (coût: quelques dizaines de milliers de francs dans le commerce) que des terroristes ingénieux piloteraient à distance sur le centre de congrès de Davos où se réunissent les « global leaders ».

Jean-Claude PECLET

http://bequilles.ch/2014/02/05/le-pouvoir-militaire-en-un-clin-doeil/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 février, 2014 |Pas de commentaires »

QUAND LES SOLFERINIENS SE COUCHENT DEVANT LA FRANCE RANCE ET REAC (Philippe ARNAUD / legrandsoir.info)

Quand les Solfériniens se couchent
devant la France rance et réac…
Hollande
QUAND LES SOLFERINIENS SE COUCHENT DEVANT LA FRANCE RANCE ET REAC (Philippe ARNAUD / legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton24293-04421
Philippe ARNAUD

Je me permets de dire ma stupéfaction, ma consternation, ma révolte devant l’attitude du gouvernement à l’égard de la « Manif’ pour tous » (la Manip’ pour tous ?). En effet, à peine 24 h après la manifestation de dimanche, le gouvernement annonce qu’il ne présentera pas de projet « famille en 2014″.

Peu importe de savoir si ce projet prévoyait ou non la PMA (Procréation médicalement assistée). L’essentiel est que le gouvernement cède à la fraction la plus réactionnaire, la plus ringarde, la plus revancharde de la société, ce qui est un très mauvais signal envoyé à tout le monde : un mauvais signal à la droite et un mauvais signal à la gauche…

Il existe, certes, d’autres sujets, autrement plus graves, sur lesquels le gouvernement cède aux grands patrons, aux petits patrons, aux professions libérales, cède à l’Europe, au F.M.I., aux agences de notation, à la B.C.E., au gouvernement allemand, pour ne rien dire du projet de Partenariat Transatlantique, négocié dans le plus grand secret par la Commission de Bruxelles et les Etats-Unis, et sur lequel il se garde bien de “ communiquer ”…

On pouvait donc s’attendre à ce que sur les sujets de société – “ qui ne mangent pas de pain ” – où il n’y a risque ni de fuite des capitaux, ni de spéculation contre la dette, ni d’amendes de la Commission européenne, ni de mesures de rétorsion de puissances étrangères, ni de boycott de multinationales, que le gouvernement garde au moins la nuque raide !

On aurait tort de croire que cette droitisation de la société ne nous affectera qu’à la marge : c’est partout, en Europe et aux Etats-Unis, que l’on attaque les avancées des années 1960 et suivantes (interdiction de l’avortement en Espagne et une grande partie des Etats des Etats-Unis).

Et – même si l’on n’est pas responsable de son nom – il est lourdement symbolique que le combat réactionnaire soit, en France, mené par des Béatrice Bourges ou des Ludovine Dutheil de la Rochère (née Ludovine Mégret d’Etigny de Sérilly). Après les Valéry Giscard d’Estaing, les Dominique Galouzeau de Villepin, les Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa et autres Ernest-Antoine Seillière de la Borde, n’en avons-nous pas soupé des ci-devant ?

Contre cette droite qui « n’a rien appris et rien oublié », contre cette droite « cul béni » et revancharde, j’en appelle à la révolte, à la résistance et au blasphème, j’en appelle à la mutinerie, au sacrilège et à l’insurrection. Contre cette gauche couchée (mais est-on encore de gauche quand on se couche ?), j’en appelle à une gauche debout…

URL de cet article 24293
http://www.legrandsoir.info/quand-les-solferiniens-se-couchent-devant-la-france-rance-et-reac.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 février, 2014 |Pas de commentaires »
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