LA GUERRE EN SYRIE POURRAIT DURER ENCORE 10 ANS ! (AFP)

La guerre en Syrie

SYRIE Image d'une rue dévastée

(Photo: SYRIE. Image d’une rue dévastée par les combats)

pourrait durer

encore 10 ans !

(AFP)

« La chute d’Assad pas aussi inévitable qu’il y a un an »,

mettent en garde des experts.

- (AFP)

La guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l’Iran et la Russie soutenant le président Bachar al-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde des experts ce jeudi.

Bachar al-Assad a délibérément choisi une «stratégie machiavélique» de ne rien faire pendant qu’émergeaient des groupes d’opposants extrémistes comme al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), quittant le giron de l’opposition modérée au régime, qui doit elle se battre sur deux fronts, ont-ils expliqué.

« C’est maintenant clair que la chute d’Assad n’est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an », a souligné l’analyste Daveed Gartenstein-Ross.

« Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant: que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février 2014, tandis qu’Assad a été renforcé non seulement par les armes et l’argent de la Russie et de l’Iran, mais aussi par sa « volonté éhontée » de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.

« Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l’opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage », explique Daveed Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.

SYRIE la photo de l'année UNICEF Dania KILSI 11 ans blessée par un obus à ALEP

SYRIE.La photo de « l’année UNICEF »: Dania KILSI 11 ans blessée par un obus à ALEP

Le 15 mars 2014 marquera le troisième anniversaire du conflit, qui avait démarré par des manifestations contre le régime brutalement réprimées. La guerre a fait depuis 140.000 morts, tandis que 2,5 millions de Syriens ont fui leur pays, et 6,5 millions ont été déplacés à l’intérieur de la Syrie.

Pour Daveed Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s’est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l’aide humanitaire, est « confuse » et manque d’un vrai « désir de mettre fin » à la guerre.

L’arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car « la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre (…) avant d’aller en Europe ou aux Etats-Unis », prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.

« Alors que la guerre elle-même pourrait être (…) négociable, le sectarisme ne l’est pas, et va certainement créer les conditions de l’instabilité pendant de la prochaine décennie », selon lui.

(AFP)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES MISSILES D’ESSAIS PLEUVENT DE PARTOUT(ATS/AFP/ Russia Today)

Les missiles d’essais pleuvent de partout !

Missile russe

-Washington avait été prévenu du tir d’essai de missile stratégique russe-

Cet essai intervient cinq jours après le début... (Photo Pavel Gerasimov, Reuters)

Cet essai intervient quelques jours après le début de l’occupation de la province ukrainienne de Crimée par les forces russes. La Russie procède régulièrement à des tirs d’essai de missiles. Le dernier tir d’essai d’un Topol-M avait été effectué avec succès en octobre 2013.

(Photo: Pavel GERASIMOV, REUTERS)

WASHINGTON – La Russie avait prévenu à l’avance les Etats-Unis qu’elle allait procéder à un tir d’essai de missile balistique intercontinental Topol, intervenu mardi en pleine période de tensions américano-russes sur l’Ukraine, a déclaré un responsable américain de la Défense.

On nous avait prévenu de ce test plus tôt cette semaine, ce n’est pas inattendu, a confié à l’AFP ce responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat. Interrogé sur la signification de ce test en pleine crise ukrainienne, il n’a pas souhaité faire de commentaire.

La Russie a procédé mardi avec succès au tir d’essai d’un missile balistique intercontinental (ICBM),Topol RS-12M, depuis la région d’Astrakhan (sud), a indiqué un responsable du ministère russe de la Défense. L’ogive d’entraînement –non nucléaire– a détruit sa cible située au Kazakhstan, selon ce responsable.

Le Topol RS-12M (code Otan: SS-25 Sickle) a une portée de 10.000 km et une masse au décollage de 45,1 tonnes. Il peut être équipé d’une ogive nucléaire de 550 kilotonnes. Facile à manier, le projectile peut être lancé à l’aide de rampes mobiles stationnaires.

La Russie procède régulièrement à des tirs d’essai de missiles. Le dernier tir d’essai d’un Topol-M avait été effectué avec succès en octobre dernier.

Cet essai intervient cinq jours après le début de l’occupation de la province ukrainienne de Crimée par les forces russes. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a accusé mardi Moscou de chercher un prétexte pour envahir l’Ukraine. Les Etats-Unis ont rompu lundi toute coopération militaire avec Moscou et menacent la Russie de nouvelles sanctions.

Les pays officiellement reconnus comme détenteurs de l’arme nucléaire annoncent toujours à l’avance les essais de missiles balistiques ou nucléaires pour éviter les erreurs de jugement.

Même au plus fort de la Guerre froide, pendant la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, Etats-Unis et URSS avaient poursuivi leurs essais nucléaires, les Américains en ayant conduit quatre ce mois-là, les Soviétiques deux, selon l’Organisation pour l’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (CTBTO).

(©AFP / 04 mars 2014 21h43)

La Russie teste avec succès

un missile intercontinental

La Russie a procédé mardi avec succès au tir d’essai d’un missile intercontinental au plus fort des tensions suscitées par la crise ukrainienne.

Les Forces des fusées stratégiques de la Fédération de Russie ont lancé un missile Topol RS-12M de la région d’Astrakan, sur le littoral de la Caspienne. L’ogive non armée a atteint sa cible qui se trouvait au Kazakhstan, a rapporté l’agence de presse russe RIA, citant un porte-parole du ministère russe de la Défense.

En Crimée, l’armée ukrainienne a pour sa part affirmé avoir repoussé à mains nues une attaque de fusiliers marins russes armés qui avaient tenté de prendre d’assaut un navire mouillant à Sébastopol.

« Les hommes armés ont approché en remorqueur le navire Slavoutitch, il y a eu une tentative de monter à bord du bateau, de capturer les marins et de se saisir de leurs armes », a précisé le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.

Navires bloqués

« Le navire a été attaqué par des militaires en uniforme de fusiliers marins russes venus d’un navire russe », a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère. Les marins « en sont venus aux mains et l’attaque a été repoussée », a encore précisé ce porte-parole.

Les bateaux russes continuent de bloquer les navires ukrainiens à Sébastopol, selon le ministère ukrainien. Mais il était impossible mardi de vérifier cette information de source indépendante.

(ats / 04.03.2014 20h50)

Après la Corée du Nord

et la Russie,

la Chine montre, elle aussi,

ses « gros bras »

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© militaryparitet.com / image illustrative Dongfeng-41 missile

Les agences de renseignement des États-Unis confirment que la Chine a mis au point un nouveau missile balistique à portée intermédiaire appelé Dongfeng-26C (DF-26C).

Il est estimé que le nouveau missile a une portée d’au moins 3500 km, permettant aux forces militaires chinoises de mener des attaques contre des installations militaires américaines en Guam , île du Pacifique occidental rattachée à l’Amérique du Nord.
Le nouveau missile aurait pour objectif de contrôler les eaux de l’Asie-Pacifique et d’empêcher l’entrée des militaires de plusieurs archipels américains situés le long de la côte de la Chine , selon un article publié sur le site Beacon gratuit .Il utilise du combustible solide et le transfert est relativement simple, il peut être caché dans des installations souterraines, suivant le site.

Source: Russia Today

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

CASQUES BLEUS EN CENTRAFRIQUE: LE COÛT DE LA MISSION AU COEUR DES DISCUSSIONS (AFP)

Casques bleus en Centrafrique:

AAAAAAAAAA

Le coût de la mission

au coeur des discussions

NATIONS UNIES (Etats-Unis) – La question de la taille et du financement du projet visant à déployer des milliers de Casques Bleus en Centrafrique était, jeudi 6 mars 2014, au coeur des discussions du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur français prédisant une négociation difficile.

Ce sera une négociation difficile car pour beaucoup de pays, le coût des opérations de maintien de la paix pose problème, a souligné Gérard Araud à l’issue de la réunion.

La première du Conseil sur la proposition de Ban Ki-moon de déployer d’ici la mi-septembre 12.000 soldats et policiers en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l’ordre dans un pays immense en proie à l’anarchie et à la violence entre communautés chrétienne et musulmane.

Tous les Etats membres comprennent la nécessité d’une opération de maintien de la paix mais il y a des questions, des nuances sur la nature de la menace, a poursuivi l’ambassadeur français. Il a admis qu’il s’agirait d’une opération lourde et inscrite dans la durée, qui coûterait plusieurs centaines de millions de dollars par an selon les estimations de l’ONU.

La France va proposer, dans les semaines qui viennent, à ses partenaires d’adopter une résolution autorisant cette opération, qui prendra le relais de la force de l’Union Africaine (MISCA) déjà sur place aux côtés des 2.000 soldats français de l’opération SANGARIS.

Selon l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power, les Etats-Unis soutiennent la demande du secrétaire général de l’ONU et sont prêts à travailler en collaboration étroite avec leurs partenaires sur ce projet.

Il est clair, a déclaré Mme Power à l’AFP, qu’une (telle) opération devra être soutenue par des partenaires sur le terrain, y compris par le biais d’une présence militaire continue et solide -une invitation à la France à maintenir un contingent en RCA.

L’administration Obama devra cependant

convaincre le Congrès de financer l’opération.

Nous sommes d’accord sur l’objectif (…) mais un certain nombre de questions ont été posées, a de son côté expliqué le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous. Il a fait valoir que l’opération serait flexible et sa mise en place progressive afin d’amortir un coût important, qu’il a chiffré à des centaines de millions mais pas un milliard de dollars par an.

En présentant le plan de M. Ban au Conseil, M. Ladsous avait reconnu qu’il n’y avait pas de solution miracle en République centrafricaine, jugeant toutefois une opération de maintien de la paix indispensable.

Retarder une réponse durable pourrait être encore plus coûteux, a-t-il plaidé en soulignant l’impact négatif potentiel pour la stabilité de la région, y compris une division du pays et la création d’un terrain propice aux groupes extrémistes.

En attendant l’arrivée des Casques Bleus à l’automne, il avait appelé à apporter d’urgence à la MISCA un soutien financier rapide et généreux. La plupart des futurs Casques Bleus viendront des rangs de la MISCA.

La patronne des opérations humanitaires de l’ONU Valérie Amos a, elle aussi, plaidé pour l’envoi de renforts. A l’heure où je vous parle, des gens vivent dans la peur d’être attaqués et la communauté internationale semble paralysée, a-t-elle déclaré devant le Conseil.

Il faut donc rétablir la sécurité

pour faciliter la livraison de l’aide humanitaire:

La route de Douala, au Cameroun, à Bangui n’est pas sûre et cela oblige à acheminer les secours par avion, ce qui coûte presque huit fois plus cher que par la route, a-t-elle expliqué.

Le financement de l’aide est insuffisant alors qu’une crise alimentaire menace:

Des 551 millions de dollars de l’appel de fonds de l’ONU pour 2014, seuls 16% ont été versés.

Mme Amos s’est rendu récemment en RCA, de même que le Haut Commissaire de l’ONU aux réfugiés Antonio Guterres.

Ce dernier a confié au Conseil qu’en huit ans de mandat il avait rarement ressenti autant d’émotion que pendant cette visite.

Depuis début décembre, nous assistons à un « nettoyage » frappant la majorité de la population musulmane dans l’ouest de la RCA, a-t-il dénoncé, expliquant que 15.000 musulmans étaient encore pris au piège dans l’ouest de la RCA, sous la menace d’éléments anti-Balaka.

(©AFP / 06 mars 2014 21h37) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES ETATS-UNIS ENVOIENT SIX F-15 POUR RENFORCER LA SURVEILLANCE DE L’ESPACE AERIEN BALTE (AFP)

Les Etats-Unis envoient six F-15

pour renforcer la surveillance

de l’espace aérien balte

F15 AVION

VILNIUS – Les États-Unis qui assurent la surveillance de l’espace aérien balte dans le cadre de l’OTAN ont décidé d’y envoyer six avions de chasse F-15 supplémentaires, a annoncé, jeudi 6 mars 2014, le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas.

Les appareils ont atterri jeudi en début d’après-midi à Zoknai, ancienne base aérienne soviétique proche de la ville de Siauliai, dans le nord de la Lituanie, a précisé la porte-parole du ministère, Viktorija Cieminyte.

Le ministre a déclaré à l’AFP que l’envoi des avions était une réponse à l’agression de la Russie en Ukraine ainsi qu’à une intensification de l’activité militaire russe dans la région de Kaliningrad, une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite qui participait jeudi à Bruxelles à un sommet européen extraordinaire sur l’Ukraine a estimé que la réponse de l’OTAN était prompte et rapide.

La présidente Grybauskaite qui avait inspecté mercredi la base aérienne avait appelé l’OTAN à une plus grande présence dans les pays baltes.

Les pays de l’Alliance assurent à tour de rôle la protection de l’espace aérien des pays baltes qui ne disposent pas d’une aviation militaire suffisante.

Depuis janvier, les forces aériennes américaines patrouillent le ciel faisant frontière au sud et à l’est avec la Russie et le Bélarus à l’aide de quatre appareils F-15 depuis la base de Zoknai.

Les trois anciennes républiques soviétiques, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, entrées dans l’OTAN en 2004, s’inquiètent du potentiel militaire grandissant de la Russie à ses frontières, la crise ukrainienne n’ayant fait que renforcer ces appréhensions.

La présidente lituanienne a souligné que l’Europe n’était toujours pas capable de comprendre ce qui arrivait, et que la Russie essayait de réécrire les frontières de la Seconde guerre mondiale en Ukraine.

La Russie aujourd’hui est dangereuse. La Russie est aujourd’hui imprévisible, a-t-elle déclaré.

Dénonçant une brutale agression de la Russie contre l’Ukraine, elle a affirmé: Après l’Ukraine, il y aura la Moldavie, et après la Moldavie, ce sera d’autres pays.

Vilnius s’inquiète des récentes manoeuvres au large de la Pologne et de son propre pays.

La porte-parole du ministère de la Défense a souligné que la Lituanie a observé une plus grande activité des avions militaires russes près des frontières baltes, ce qui a contraint les chasseurs de l’OTAN à réagir plus de 40 fois l’année dernière.

En janvier et en février, le nombre de décollages des appareils de l’OTAN pour identifier des avions russes a augmenté par rapport à l’année précédente, a déclaré Cieminyte sans donner de chiffre précis.

(©AFP / 06 mars 2014 14h24)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LE PATRON D’EXXONMOBIL S’OPPOSE AU GAZ DE SCHISTE…PRES DE CHEZ LUI ! (AFP)

Le patron d’ExxonMobil

s’oppose au gaz de schiste

près de chez lui !

AAAAAAAAA

NEW YORK – Le président d’ExxonMobil, Rex Tillerson, veut bien du gaz de schiste, mais pas chez lui !

Il a saisi la justice américaine pour demander la destruction d’un château d’eau situé à proximité de son ranch luxueux à Bartonville (Texas) et destiné à alimenter des opérations de fracking (fracturation hydraulique).

M. Tillerson, dont le groupe mène campagne pour défendre l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis, s’est associé à d’autres millionnaires possédant comme lui de luxueuses propriétés installées non loin de la zone où est construit ce château d’eau d’environ 49 mètres de haut, selon une plainte déposée auprès d’un tribunal texan.

Pour eux, ce château d’eau est une nuisance publique et privée. Cette monstruosité, poursuivent-ils, va à l’encontre d’un engagement de la municipalité de Bartonville de protéger ses citoyens de constructions qui perturberaient leur tranquillité et l’environnement autour d’eux.

Ils disent craindre notamment le bruit des camions transportant l’eau vers les puits d’extraction de gaz de schiste.

Ils expliquent avoir choisi Bartonville pour vivre dans un lotissement haut de gamme, loin des grands ensembles et de structures qui pourraient dévaluer les propriétés et affecter le style de vie bucolique qu’ils recherchent.

Un juge de première instance a donné raison au constructeur mais M. Tillerson et ses illustres co-plaignants ont fait appel. La justice doit rendre sa décision entre juin et juillet.

Le patron de Bartonville Water Supply Corporation, Jim Leggieri, a affirmé, jeudi 27 février 2014 à l’AFP, que son chateau d’eau ne provoquerait pas un trafic routier supérieur à la normale.

La plupart des forages sont finis dans cette zone, a-t-il assuré. Ce que nous allons alimenter en eau, ce sont des zones agricoles et les 6.000 habitants de la commune.

Nous avons discuté avec Rex (Tillerson), mais il ne veut rien entendre. C’est un peu ridicule, a conclu M. Liggieri.

Cette affaire intervient alors qu’ExxonMobil et les groupes énergétiques mènent campagne pour convaincre les Américains des bienfaits de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis. Leur argument est que le gaz naturel est le combustible fossile de demain.

Ils rencontrent l’hostilité des défenseurs de l’environnement dans différents Etats aux sous-sols riches, comme celui de New York. 

(©AFP / 27 février 2014 20h46) 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 février, 2014 |Pas de commentaires »

EVASION FISCALE: LES METHODES DU CREDIT SUISSE PASSEES AU CRIBLE DU SENAT AMERICAIN (France 24 et AFP)

Evasion fiscale :

credit-suisse

Les méthodes de

CREDIT SUISSE

passées au crible

Un rapport du Sénat américain détaille les méthodes de CREDIT

SUISSE pour recruter des clients aux Etats-Unis et les aider à

soustraire des revenus au fisc américain. 

Le CREDIT SUISSE accusé d’avoir aidé 19 000 Américains à

échapper au fisc !

EVASION FISCALE: LES METHODES DU CREDIT SUISSE PASSEES AU CRIBLE DU SENAT AMERICAIN (France 24 et AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES credit-suisse
(Texte par FRANCE 24  et photo: AFP)

La banque CREDIT SUISSE est dans le collimateur du Sénat américain.

Dans un rapport cinglant rendu public mardi 25 février 2014, une commission d’enquête du Sénat révèle que la banque hélvète a intentionnellement aidé près de 19 000 Américains à échapper au fisc.

Pour ce faire, elle a secrètement et activement recruté des milliers de clients aux États-Unis pour les aider à soustraire des revenus au fisc américain, selon le rapport, fruit de deux ans d’enquête parlementaire. Sa publication intervient en outre à la veille de l’audition très attendue du PDG de CREDIT SUISSE, Brady Dougan, et d’autres dirigeants de la banque mercredi 26 février 2014 au Sénat à 14H30 GMT.

La propre estimation de la commission, fondée sur les données de la banque, se monte à « près de 19 000″ clients américains qui détenaient des comptes suisses cachés chez CREDIT SUISSE, les avoirs correspondants se montant à environ 5 milliards de dollars.

Pratiques secrètes

Parmi les pratiques secrètes : l’envoi de banquiers suisses aux États-Unis pour y trouver des clients, notamment lors d’événements sponsorisés par la banque et de tournois de golf en Floride, la création d’un bureau à New York pour ces activités, et la mise en relation avec des « intermédiaires » capables de créer des entités offshore pour cacher l’origine des fonds.

« Un ancien client a décrit une occasion où un banquier de CREDIT SUISSE s’était rendu aux États-Unis pour le rencontrer à l’hôtel Mandarin Oriental et, au petit-déjeuner, comment celui-ci lui avait donné un relevé bancaire caché dans un magazine ‘Sports Illustrated’ », écrivent les enquêteurs.

« Depuis 2001 au moins à 2008, CREDIT SUISSE a recruté des clients américains pour qu’ils ouvrent des comptes suisses. Il a eu recours à un certain nombre de pratiques bancaires qui ont permis à ses clients américains de dissimuler leurs comptes suisses aux autorités américaines », décrit le rapport.

En 2008, plus de 1 800 banquiers de CREDIT SUISSE géraient des comptes de clients américains, dont certains n’étaient pas déclarés au fisc américain. Des transactions étaient montées de façon à éviter les déclarations fiscales aux États-Unis. Plus que cela, des compagnies tierces engagées par CREDIT SUISSE permettaient de fournir à certains clients des cartes de crédit pour qu’ils puissent utiliser secrètement les fonds évadés.

La justice américaine épinglée

De 2008 à 2011, après la révélation du scandale d’évasion fiscale au sein de la banque UBS, CREDIT SUISSE a essayé de régulariser la situation de certains de ces comptes, en demandant aux clients concernés de les fermer ou de les déclarer.

« L’enquête montre qu’en 2006, CREDIT SUISSE avait plus de 22.000 clients américains avec des comptes suisses dont les avoirs, à leur pic, dépassaient 12 milliards de francs suisses (environ 9,8 milliards d’euros) », indique le rapport.

« Bien que CREDIT SUISSE n’ait pas déterminé, ni estimé, combien de ces comptes étaient dissimulés aux autorités américaines, les données suggèrent que la grande majorité n’était pas déclarée ».

Au total, entre le pic de 2006 et la fin 2013, le nombre de comptes suisses appartenant à des clients américains a ainsi baissé de 85% chez CREDIT SUISSE, précise le rapport, qui conclut que 19.000 clients étaient en faute.

La commission épingle au passage le Département de la Justice américain pour n’avoir poursuivi en justice qu’une douzaine de banques suisses, en négligeant les poursuites contre les Américains ayant eu recours à des comptes suisses non déclarés.

Avec AFP

fichier pdf embargoed-report-offshore-tax-evasion-feb-26-2014

Et pour la FRANCE ?

fichier pdf Commision d’enquête du Sénat sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 février, 2014 |Pas de commentaires »

ATTAQUE CHIMIQUE EN SYRIE: LE RAPPORT QUI DERANGE LES OCCIDENTAUX (Le Point.fr / Armin AREFI)

Attaque chimique en Syrie :
SYRIE
Le rapport qui dérange

-Le Point.fr – Publié le 19/02/2014 à 13:19 - Modifié le 19/02/2014 à 14:25-

Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.

Lancement d'un missile lors de manoeuvres de l'armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d'illustration.
Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012.
Photo d’illustration. © Sana / AFP
ATTAQUE CHIMIQUE EN SYRIE: LE RAPPORT QUI DERANGE LES OCCIDENTAUX (Le Point.fr / Armin AREFI) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’incident est passé relativement inaperçu.

Le 4 février 2014, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce ESSEC à s’exprimer sur le dossier syrien.

Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août 2013 dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.

« Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations Unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (…) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.

« Mensonges » de Fabius

Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad.

Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre 2013, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la Recherche Stratégique.

Preuves sur Internet

Cette menace crédible d’une intervention militaire en Syrie avait finalement poussé le régime syrien à démanteler son arsenal chimique, à la faveur d’un rocambolesque accord américano-russe, dont la France a été écartée.

Or, les conclusions des services de renseignement américain et français sont aujourd’hui remises en cause par le rapport du MIT. Celui-là même sur lequel s’appuie le journaliste indépendant cité plus haut.

Rédigé par Richard Lloyd, ancien inspecteur de l’ONU spécialiste des missiles, et Theodore Postol, professeur au MIT, le document de 23 pages affirme que les attaques chimiques ont tout simplement été lancées depuis une zone tenue par les rebelles syriens. Pour étayer leurs propos, les deux experts américains ont étudié des « centaines » de photos et des vidéos d’ogive, de restes de roquettes, d’impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin, publiées sur Internet.

Approximations américaines

« Ces sources proviennent d’Internet, mais nous nous sommes ensuite livrés à une analyse physique interne qui nous a permis d’établir le volume de gaz sarin utilisé, la portée des missiles, leur direction ainsi que l’endroit d’où ils ont été tirés », explique le Docteur George Stejic, directeur des laboratoires Tesla, qui emploient Richard Lloyd.

Première conclusion:

« Contrairement aux dires du rapport américain, les impacts ont été confinés à une zone bien plus réduite du nord de la Ghouta », affirme le chercheur.

Seconde conclusion:

Sûrement la plus importante, les roquettes tirées avaient toutes les caractéristiques de missiles de type Grad, de courte portée, sur lesquels étaient fixés les barils de gaz. « Après l’étude du poids des barils, de la géométrie des têtes et des caractéristiques des lanceurs, nous avons conclu à une portée de 2 kilomètres », souligne le chercheur.

Une conclusion que François Géré (1), directeur de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (Ifas), juge « crédible », d’autant plus qu’elle est évoquée par le rapport final de l’ONU sur l’attaque de la Ghouta.

Une « bonne estimation » (ONU)
« Le missile Grad est connu comme étant une arme bas de gamme, possédant une portée de 2 à 5 kilomètres avec des armes conventionnelles, et dont l’imprécision est assez importante, ce qui expliquerait les nombreuses pertes civiles de la Ghouta », affirme le chercheur. Les deux kilomètres de portée, avancés par le rapport du MIT, ont été jugés comme une « bonne estimation » par Ake Sellström, l’inspecteur en chef de l’ONU en Syrie, après la remise du rapport de l’ONU en décembre 2013.

Ce chiffre est capital. Car il remet totalement en question le rapport américain, sur lequel s’est basé le 30 août 2013 le secrétaire d’État John Kerry, qui affirme que les roquettes ont été tirées depuis le « coeur » du territoire contrôlé par le régime à Damas. « C’est tout simplement impossible, affirme le Docteur George Stejic, la position la plus proche du régime se trouvant à quelque 10 kilomètres des impacts. »

« Difficile à vérifier » (expert)

Pour déterminer ces distances, les deux experts américains se sont basés sur les mêmes cartes de Damas fournies le 30 août 2013 par le renseignement américain pour accuser le régime.

Syrie, attaque, chimique, MIT ©  © White House

« Nous pouvons aujourd’hui affirmer à 100 % que tout point à deux kilomètres des impacts se situe en territoire rebelle. Mais cela ne signifie pas obligatoirement que ce sont les rebelles qui ont tiré.

 » En effet, comme le rappelle François Géré, il est probable que le régime ait avancé ses vecteurs de lancement au plus près des positions adverses, pour réduire le temps de passage au-dessus de ses propres troupes et ainsi diminuer les risques de bavure. Le spécialiste du chimique Olivier Lepick abonde dans le même sens, ajoutant que des roquettes peuvent tout à fait être déplacées en territoire rebelle grâce à des véhicules tout-terrains.

Toutefois, cet expert se montre assez circonspect sur les conclusions du rapport du MIT, bien qu’il salue la démarche de ses auteurs.

« Ce rapport repose sur beaucoup d’hypothèses très difficiles à vérifier d’un point de vue technique, telles que la portée des missiles, la distance qu’ils ont parcourue et le calcul des charges de propulsion », pointe Olivier Lepick. « Tous ces paramètres ne permettent pas d’établir de conclusions catégoriques. »

Chercheurs « expérimentés et crédibles »

« Notre institut et ses chercheurs ont toute l’expertise nécessaire pour analyser ces roquettes et les comparer aux mêmes modèles utilisés au cours des soixante dernières années », répond le Docteur George Stejic, qui rappelle que les laboratoires Tesla ont pour habitude de travailler pour le gouvernement américain et la Navy, et que Richard Lloyd a dernièrement travaillé sur le bouclier anti-missile israélien Iron Dome, ou sur les attentats de Boston.

« Richard Lloyd et Theodore Postol sont des experts très sérieux et expérimentés, tout à fait crédibles », souligne François Géré.

« Postol est connu pour être un libéral américain contestataire, qui a mis la science au service de sa lutte depuis l’époque Reagan. » Sauf qu’à la différence des inspecteurs de l’ONU, les deux experts ne se sont pas rendus en Syrie, se basant ainsi sur des documents de seconde, si ce n’est de troisième main.

Silence de l’ONU

« Clairement, nous aurions eu de bien meilleures données si nous avions pu nous rendre sur le terrain », admet volontiers le Docteur Stejic. « Mais je peux affirmer que, si nous avons malgré tout réussi à apporter des conclusions probantes, l’ONU a la capacité de révéler précisément la portée des roquettes, d’où elles venaient et qui en est l’auteur. Or, ceci ne figure pas dans le rapport. Pourquoi ? Contactées par nos soins, les Nations Unies rappellent que « toutes les infos dont (elles) disposent figurent dans le rapport écrit par l’équipe d’Ake Sellstrom. » En revanche, l’ONU ne souhaite pas commenter le rapport du MIT.

Une chose est sûre, contrairement aux dires du journaliste qui a interpellé Laurent Fabius à l’ESSEC, le rapport du MIT ne disculpe pas Bachar el-Assad.

Mais il contredit formellement les rapports des renseignements américains et français, qui accusent le président syrien du massacre chimique du 21 août 2013.

« Ces renseignements frauduleux auraient pu mener à une action militaire américaine injustifiée basée sur de fausses informations », souligne ainsi le document.

« Ce ne sont pas de faux renseignements », réplique François Géré.

« Les conclusions des services ne sont pas formelles à 100 %, quant à celles de l’ONU, elles sont beaucoup plus prudentes. Tout le reste est de la politique », poursuit le chercheur, qui rappelle qu’il existe, étant donné le savoir-faire requis pour lancer des armes chimiques, « 98 % de chances pour que le régime syrien soit l’auteur de l’attaque, bien qu’il ne faille pas négliger les 2 % restants ». Il n’empêche, après le scandale sur les fausses armes de destructions massives en Irak, ce rapport pourrait à nouveau plonger dans l’embarras l’administration américaine, et faire le jeu des partisans de Bachar el-Assad.

(1) François Géré, auteur de Dictionnaire de la désinformation (Editions Armand Colin).

Question posée par l’Agence Info Libre (posée par Jonathan, filmée par Ugo) lors des mardis de l’ESSEC le 4 février 2014. Durant la conférence, des tweets étaient relayés en direct par un projecteur…

Contrairement à ce qu’affirme Laurent Fabius, l’enquête de l’ONU n’a jamais cherché à déterminer qui était à l’origine des tirs d’armes chimiques, mais seulement si des armes chimiques avaient été utilisées…

Un grand merci à la personne qui nous a laissé le micro pour poser la question lorsqu’elle a su que nous étions de l’Agence Info Libre !! Et à tous ceux qui nous ont félicité après !

fichier pdf possible-implications-of-bad-intelligence

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 février, 2014 |Pas de commentaires »

LES AFFRONTEMENTS DE KIEV: DES PHOTOS, DES MESSAGES ET DES MANIPULATEURS DANS L’OMBRE (TWITTER / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Les affrontements de KIEV:

Des photos,

des messages…

et des MANIPULATEURS

dans l’ombre.

(TWITTER / Thierry LAMIREAU)

Les anneaux olympiques ensanglantés par KIEV

Les anneaux ensanglantés des Jeux Olympiques de SOCHI

BHL en train de méditer pour une sortie de crise en UKRAINE à KIEV

BHL en train de méditer pour une sortie de crise à KIEV en UKRAINE

BHL est un…

BHL est un clown

POUTINE adore les jeux olympiques:

Poutine adore les jeux olympiques

POUTINE et la liberté d’expression:

En RUSSIE la liberté d'expression est un sport de combat par AMNESTY INTERNATIONAL

Les combats de rue:

Affrontements KIEV 1BRUEGEL et KIEV

Les affrontements à KIEV et BRUEGEL

Lutter pour sa survie:

Les barricades dans KIEVLes combats de KIEV

Les enfants aussi…

Les rues de KIEV

La place de l'indépendance de KIEV  (photo @Reuters  Olga Yakimovich

La place de l’indépendance de KIEV  

(photo:Reuters  Olga Yakimovich)

Les rues de KIEV après des combats de rues…

Les rues de KIEV après les affrontements AFP

Luttes à KIEV

La guerre civile ?…

Rues dans KIEV

Luttes dans les rues à KIEV

(Photo: Igor Kovalenko /EPA)

Luttes à KIEV Photo Igor KovalenkoEPA

Les morts à KIEV…

Les tués de KIEVTués dans KIEVPOUTINE et KIEV

POUTINE le tyran manipulateur…

mais il y en a tellement d’autres !

Pendant que l'Europe doute l'Ukraine est couverte de sang

Pendant que l’EUROPE doute

L’UKRAINE est couverte de sang !

Les crimes de GOOGLEGOOGLE POUVOIR

GOOGLE mis à toutes les sauces:

On peut s’en servir pour communiquer,

on peut être surveillé, dénoncé et censuré par GOOGLE !

Et dire que l’UKRAINE en a déjà pris son compte 

avec la RADIOACTIVITE de TCHERNOBYL !

Qui manipule qui dans ces luttes ?

Beaucoup d’affrontements non « visibles » 

et tout aussi DANGEREUX et MORTELS.

NOTA:

Photos prises sur TWITTER

Thierry LAMIREAU

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »

ETATS-UNIS: LES SCIENTIFIQUES CONFIRMENT LA PRESENCE DE CESIUM RADIOACTIF AU LARGE DE LA CÔTE OUEST DES ETATS-UNIS ( Le-veilleur.com / Chris Busby)

Etats Unis :

Nuclear_Reactor_by_goran_d

Les scientifiques confirment

la présence de césium radioactif

au large de la côte ouest des Etats-Unis

(Le-veilleur.com /Chris Busby)

Mes craintes semblent se confirmer concernant les radiations en provenance de Fukushima qui ont atteint la côte ouest américaine, ainsi que l’hécatombe « mystérieuse » d’étoiles de mer qui s’y déroule.

Ne vous laissez pas déstabiliser par certains discours rassurants des officiels, et posez-vous la question : Que se passerait-il si le gouvernement annonçait aux résidents californiens qu’ils vivent avec leur famille à proximité d’une zone océanique radioactive ou ils vont régulièrement se baigner ? (Le veilleur)

Faisant partie du projet en cours  « Kelp Watch 2014 » , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale.

« Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l’Université d’État de San Diego.

« Que nous soyons de l’autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l’accident de Fukushima. 

Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium restent très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l’Institut de Physique de la Croix en Espagne, qui prédisait l’arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent- ils.

Malgré les tentatives des médias pour minimiser l’importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n’a fait que confirmer l’accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats-Unis.

Compte tenu de la capacité des rayonnements à s’accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces dernier temps tout le long de la côte ouest soient liées à l’augmentation continue d’isotopes radioactifs .

Effectivement les découvertes récentes d’hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d’anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois (voir cet article précédent).

Bien que le gouvernement tente de rassurer le public en indiquant qu’il n’y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement achetées par le ministère de la Santé et des Services Sociaux.

Les experts prédisent que la probabilité d’une augmentation de césium dans l’océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durer environ une quarantaine d’années…

Par Nature Alerte

Comme vous pouvez une fois encore le constater, les officiels se veulent rassurants, un peu à la manière de notre gouvernement, qui à l’époque, nous avait affirmé que le nuage radioactif provenant de Tchernobyl ne traverserait pas le sol Français.

Nous savons tous aujourd’hui de ce qu’il en a été réellement… A propos de la « minimisation » des effets, fukushima-blog nous fait part de son analyse pertinente dans une publication de novembre 2013, accompagnée d’un document provenant du Open Journal of Pediatrics.

Les faibles doses, une invention « scientifique »

Dans un article publié sur le site counterpunch.org, Chris Busby présente les résultats d’une étude montrant que les bébés nés en Californie ont subi les effets des retombées de Fukushima. Cette étude apporte un éclairage saisissant sur les discours rassurants des officiels japonais et des instances internationales concernant la sécurité sanitaire des personnes résidants dans les zones contaminées et plus particulièrement des enfants. Chris Busby y dénonce l’utilisation du concept de « faibles doses ».

L’article original est disponible ici. Traduction ci-dessous par Cécile Monnier :

« Une menace mondiale – Les retombées de Fukushima ont endommagé les thyroïdes des bébés californiens. »

Une nouvelle étude sur les effets des petites quantités de retombées radioactives de Fukushima sur la santé des bébés nés en Californie montre un excès significatif d’hypothyroïdie causée par la contamination radioactive qui a voyagé sur 5 000 miles au-dessus du Pacifique. L’article a été publié dans la revue scientifique Open Journal of Pediatrics.

L’hypothyroïdie congénitale est une maladie rare mais grave qui affecte normalement environ un enfant sur 2000, et qui exige une intervention clinique – la croissance des enfants souffrant de cette maladie est affectée s’ils ne sont pas traités.

Tous les bébés nés en Californie sont suivis à la naissance pour vérifier le taux de thyréostimuline (TSH) dans le sang, car des niveaux élevés indiquent une hypothyroïdie.

Joe Mangano et Janette Sherman du Projet Radioactivité et Santé Publique à New York, et Christopher Busby, chercheur invité à l’Université Jacobs de Brême, ont examiné les taux d’hypothyroïdie congénitale (CH) des nouveau-nés à partir des données de l’État de Californie sur la période des explosions de Fukushima.

Leurs résultats sont publiés dans leur article « Changement dans les cas confirmés et limites d’hypothyroïdie congénitale en Californie, en fonction des retombées environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima ».

Les chercheurs ont comparé les données de bébés exposés à l’iode 131 radioactif et nés entre le 17 mars et le 31 décembre 2011, avec celles de bébés non exposés nés en 2011 avant les expositions ainsi que d’autres nés en 2012.

Les cas confirmés d’hypothyroïdie, définis comme ceux ayant un niveau de TSH supérieur à 29 unités, ont augmenté de 21% dans le groupe de bébés qui ont été exposés à un excès d’iode radioactif dans l’utérus (*). Le même groupe d’enfants montre une augmentation de 27% des « cas limites » (**).

Contrairement à ce que disent de nombreux rapports, l’explosion des réacteurs et des piscines de combustible usé à Fukushima a produit des niveaux de contamination radioactive comparables aux rejets de Tchernobyl en 1986.

En se basant sur les estimations du Laboratoire Norvégien de l’Air, il est possible d’estimer que plus de 250PBq (200 x 1015) d’iode 131 (d’une demi-vie de 8 jours) ont été rejetés à Fukushima.

Ceci est également prévu si l’on compare les estimations de césium 137 avec les rejets d’iode 131 rejetés à Tchernobyl, des quantités qui ont causé l’épidémie de cancers de la thyroïde de la Biélorussie, de l’Ukraine et de certaines parties de la République de Russie.

Nous y reviendrons plus tard. A Fukushima, les vents ont de manière générale poussé l’iode radioactif et les autres radionucléides volatils vers la mer, vers l’océan Pacifique. Le voyage de 5 000 miles jusqu’à la côte Ouest des Etats-Unis laisse beaucoup de temps pour la dispersion et la dilution. Néanmoins, de petites quantités d’iode 131 ont été mesurées dans le lait, provoquant l’inquiétude générale.

Les autorités ont minimisé les risques en se basant sur le fait que les « doses » étaient très faibles ; beaucoup plus faibles que le fond radioactif naturel.

L’Université de Berkeley a mesuré de l’iode 131 dans l’eau de pluie du 18 au 28  mars 2011, date après laquelle les niveaux ont diminué. Si nous supposons que les mères buvaient 1 litre d’eau de pluie par jour pendant cette période (bien sûr, elles ne l’ont pas fait), le modèle actuel de risque radioactif de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) calcule une dose absorbée par la thyroïde des adultes de 23 microsieverts, moins de 1/100ème de la « dose » de fond radioactif annuel. Le foetus est plus sensible (environ 10 fois plus, selon le CIPR) mais il est exposé à moins que cela car il est peut-être 100 fois plus petit.

Donc, cette constatation est un exemple de plus pour dire que le modèle de risque radioactif actuel, utilisé par les gouvernements de tous les pays, est massivement inadapté pour prédire le préjudice de l’exposition des radionucléides internes ou pour expliquer des observations claires.

On a refusé que la catastrophe de Fukushima puisse être une cause potentielle d’effets sur la santé, même au Japon, et encore moins aussi loin qu’en Californie. Et sur quelle base ? Parce que la «dose» est trop faible.

C’est le mantra scandé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, en grande partie la même équipe) et le Comité Scientifique des Nations Unies sur les Effets des Rayonnements Ionisants (UNSCEAR). Et n’oublions pas tous les scientifiques nucléaires qui s’abattirent sur Fukushima avec leurs conférences internationales et leurs présentations apaisantes.

On a entendu ce chant après Tchernobyl, après les leucémies infantiles des sites nucléaires, dans les cas concernant les vétérans d’essai nucléaire atmosphérique, et dans toutes les autres situations évidentes qui, dans n’importe quel domaine scientifique impartial, auraient depuis longtemps balayé la conviction que les expositions internes de bas niveau ne sont pas dangereuses.

Mais ce concept de «dose» qui s’adapte à tout est le navire en perdition de l’industrie nucléaire. Il offre un paravent essentiel pour l’utilisation des armes à l’uranium, que ce soient les bombes à fission ou les munitions à l’uranium appauvri, pour le développement de centrales nucléaires comme Hinkley Point, pour l’enfouissement des déchets radioactifs dans des décharges au centre de l’Angleterre, pour les rejets de plutonium en mer d’Irlande provenant de Sellafield (où il dérive jusqu’au rivage et provoque une augmentation des cancers sur les côtes du pays de Galles et d’Irlande) et, plus récemment, pour le déni des gouvernements britanniques des excès de cancers parmi les vétérans des essais nucléaires.

Cette nouvelle étude n’est pas la première à attirer l’attention sur la sensibilité de l’enfant à naître aux produits de fission internes. En 2009, j’ai utilisé les données qui m’ont été fournies quand j’étais membre de la Commission d’Examen des Risques des Rayonnements des Emetteurs Internes (CERRIE) du gouvernement britannique pour réaliser une méta-analyse des taux de leucémie infantile dans cinq pays d’Europe : Angleterre et Pays de Galles, Allemagne, Grèce, et Biélorussie.

Il y avait eu une augmentation inattendue et statistiquement significative des leucémies infantiles (0-1 ans) chez les enfants qui étaient dans l’utérus (le corps entier ayant été suivi) pendant l’augmentation des niveaux de césium 137 de Tchernobyl. L’intérêt de cette étude (comme l’étude de la TSH) est que, contrairement aux  leucémies infantiles de Sellafield, il n’y a vraiment aucune autre explication possible.

C’était la faible « dose » de césium 137 qui a causé les leucémies. Et la corrélation dose-réponse n’est pas une ligne droite : l’effet avec une « dose » très faible était supérieur à celui de la « dose » très élevée. Sans doute parce qu’avec les doses élevées les bébés ont péri dans l’utérus et ne pouvaient pas, par conséquent, développer une leucémie. J’ai publié les résultats et attiré l’attention sur l’échec du modèle de la CIPR dans le International Journal of Environment and Public Health  en 2009.

J’ai publié un article sur cette preuve par la leucémie infantile de l’échec du modèle de risque dans Energie et Environnement en 2000, et je l’ai également présentée la même année à la conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé à Kiev.

C’est là que j’ai vraiment affronté pour la première fois le renversement de la science déployé par les chefs de l’AIEA et de l’UNSCEAR. La conférence a été filmée par Wladimir Tchertkoff et vous pouvez voir son excellent documentaire, qui été fait pour la télévision suisse, Mensonges Atomiques (titre original : Atomic Lies), réédité en 2004 en Controverses Nucléaires (lien vers Youtube, documentaire sous-titré en français, visible en 5 parties – titre original :Nuclear Controversies, lien vers Youtube, 51 minutes, sous-titrage en anglais).

Ce que font ces gens, c’est de rejeter tout élément de preuve d’une augmentation des taux de cancer ou de toute autre maladie en opposant que « les doses étaient trop faibles ». De cette façon, la réalité est dissipée.

Mais que signifie cette quantité de « dose » ? Il s’agit d’une simple quantité physique, qui représente l’absorption de l’énergie du rayonnement. Un Sievert de rayonnement gamma correspond à une Joule par kilogramme de tissu vivant.

Cela pourrait fonctionner pour le rayonnement externe. Mais cela ne fonctionne pas pour les expositions internes à des éléments radioactifs qui peuvent produire d’énormes effets sur l’ADN cellulaire à de faibles « doses » moyennes. C’est comme comparer le fait de se réchauffer devant un feu avec le fait de manger un charbon ardent. Ou comme comparer un coup de poing avec un coup de couteau. La même dose, la même énergie. Des effets très différents?

Cette escroquerie de la « dose » a été utilisée pour rejeter les effets réels depuis son invention en 1952 pour faire face aux risques liés aux expositions dues au développement des armes nucléaires et aux essais.

Pour ceux qui veulent creuser plus profondément dans la science, il y a un chapitre récent que j’ai écrit dans le livre New Research Directions in DNA Repair [Nouvelles orientations de la recherche pour la réparation de l'ADN].

Les cas les plus inquiétants de la sensibilité du foetus à la radioactivité sont les études de sex-ratio de Hagen Scherb, un biostatisticien allemand et membre du Comité Européen sur les Risques Radologiques (CERI). Avec sa collègue Christina Voigt, il a publié une série d’articles montrant un changement soudain dans le sex-ratio des nouveau-nés après divers incidents d’exposition à la radioactivité.

Le sex-ratio – c’est-à-dire le nombre de garçons nés pour 1 000 filles – est un indicateur bien accepté pour les dommages génétiques, et les perturbations dans le ratio normal de 1 050 (garçons pour 1000 filles) sont dues à la mort avant la naissance d’individus touchés par la radioactivité, d’un sexe ou de l’autre selon que le père (le sperme) ou de la mère (oeuf) a été plus exposé.

Nous avons trouvé un tel effet (plus de filles) dans notre étude de Falloujah, en Irak, où il y avait une exposition à des armes à l’uranium.

Mais Scherb et Voigt ont étudié les grandes catastrophes, Tchernobyl, les retombées des essais d’armes nucléaires, la proximité de sites nucléaires dans les données de nombreux pays du monde. C’est un ensemble de données énormes.

Ils estiment que des millions de bébés ont été tués par ces expositions discrètes aux rayonnements internes. Le projet nucléaire militaire est responsable d’un très grand nombre de décès. Dans les années à venir, je crois que cela finira par être considéré comme le plus grand scandale de santé publique de l’histoire humaine.

Bien entendu, l’exposition à l’iode radioactif est associée au cancer de la thyroïde chez les enfants. Il y a eu une forte hausse du cancer de la thyroïde en Biélorussie, en Ukraine et en  République de Russie après Tchernobyl. La situation à Fukushima semble devoir y faire écho, bien que les autorités affirment qu’il n’y aura pas d’effet.

Notre article rapporte 44 cas de cancer de la thyroïde confirmés dans la classe des 0-18 ans dans la préfecture de Fukushima pour les six derniers mois (un chiffre qui a augmenté depuis à 53). Dans l’article sur l’hypothyroïdie, nous discutons des 44 cas relativement à la population et calculons que cela représente un excès de 80 fois, sur la base des données nationales d’avant les rejets d’iode de Fukushima.

Cela pose un sérieux défi pour le Dr Wolfgang Weiss de l’ONU et de l’OMS, qui a déclaré l’année dernière qu’aucun cancer de la thyroïde ne pourrait résulter de la catastrophe de Fukushima car les « doses étaient trop faibles ». Comment explique-t-il l’augmentation de 80 fois dans cette situation normalement rare ?

Ou plutôt, quand admettra-t-il que l’ensemble du modèle scientifique qui sous-tend son point de vue est frauduleux ? Et que le rayonnement nucléaire est – grosso modo- 1 000 fois plus dangereux pour la santé humaine qu’il ne le prétend ?

Par Chris BUSBY – 19 novembre 2013

Pour les statisticiens :

* RR 1,21, IC 95% 1,04 à 1,42, p = .013
** RR 1,27, IC 95% 1,2 à 1,35, p = 0,00000001. » Source fukushima-blog
Modification du 29.11.2013 à 10h21

L’étude citée par Chris BUSBY vient d’être publiée dans l’Open Journal of Pediatrics. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur le lien suivant (pdf) : article de Jospeh Mangano, Janette Sherman et Christopher Busby sur les effets de Fukushima sur les cas d’hypothyroïdie chez les bébés nés en Californie.

http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=1&idrub=23&id=1621

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

LIBERTE DE LA PRESSE: RECUL AU MALI, EN CENTRAFRIQUE ET…AUX ETATS-UNIS (Sophie LAUBIE / AFP /www.lapresse.ca)

Liberté de la presse:

-journaliste-beyrouth-2006

Recul au Mali,

en Centrafrique et…

aux États-Unis

Une journaliste à Beyrouth, en 2006.... (Photo Patrick Baz, archives AFP)

-Une journaliste à Beyrouth, en 2006-

(Photo: Patrick BAZ, ARCHIVES AFP)

Sophie LAUBIE
Agence France-Presse
Paris
La liberté de la presse a reculé en 2013 dans des pays marqués par des conflits comme le Mali et la Centrafrique, mais aussi dans des démocraties qui «utilisent abusivement l’argument sécuritaire» comme les États-Unis, affirme Reporters Sans Frontières (RSF) dans une étude.

«Le classement de certains pays, y compris des démocraties, est largement affecté cette année par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale. Par ailleurs, le classement reflète l’impact négatif des conflits armés sur la liberté de l’information et ses acteurs», a indiqué Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters Sans Frontières, à l’occasion de la publication du classement mondial annuel de RSF sur la liberté de la presse, portant sur 180 pays.

L’indice annuel du classement, qui synthétise les atteintes à la liberté de l’information, indique une «légère dégradation globale» dans le monde depuis l’an dernier, souligne l’ONG.

Pays jugé le plus dangereux au monde pour les journalistes par RSF, la Syrie est classée 177ème sur 180, figurant comme l’an dernier juste devant le trio inchangé: Turkménistan (178e), Corée du Nord (179e) et Erythrée (180e).

Pour la quatrième année, la Finlande conserve son rang de meilleur élève, suivie comme l’an dernier par les Pays-Bas et la Norvège.

Entre ces deux groupes de pays, les États situés en zones de conflits font sans surprise partie des plus touchés. Le Mali chute de 22 places au 122e rang, tandis que la République Centrafricaine connaît la chute la plus forte du classement, perdant 43 places à la 109e.

«Chasse aux sources» 

Loin de ces pays, certaines démocraties occidentales sont aussi pointées du doigt par RSF qui juge que «l’argument sécuritaire y est utilisé abusivement pour restreindre la liberté de l’information».

«Les pays qui se prévalent de l’État de droit ne donnent pas l’exemple, loin de là», regrette l’organisation, qui déplore «un recul inquiétant des pratiques démocratiques».

C’est le cas aux États-Unis, qui dégringolent de 13 places à la 43e, et où l’association dénonce «la chasse aux sources et aux lanceurs d’alerte».

«L’année 2013 a connu un pic en termes de pression sur les journalistes et leurs sources» dans ce pays, a estimé Lucie Morillon, lors d’une rencontre avec la presse.

La condamnation du soldat Bradley Manning à 35 ans de prison pour avoir transmis à Wikileaks des milliers de documents, ou la traque d’Edward Snowden, à l’origine du scandale sur les écoutes menées par l’Agence Nationale de Sécurité américaine NSA, «sont autant d’avertissements à ceux qui oseraient livrer des informations dites sensibles, mais d’intérêt public avéré, à la connaissance du plus grand nombre», estime RSF.

Le Royaume-Uni perd de son côté trois places pour se classer à la 33e. Ce pays s’est notamment «illustré au nom de la lutte contre le terrorisme par des pressions scandaleuses exercées sur le quotidien The Guardian», relève RSF.

La France, qui perd une place à la 39e, a également connu une année 2013 «inquiétante», selon RSF qui cite la décision prise par la justice française de faire retirer les enregistrements de conversations impliquant la milliardaire Liliane Bettencourt des publications du site d’informations Mediapart et du magazine Le Point. Citant ces enregistrements, Mediapart avait notamment publié des articles évoquant une fraude fiscale, des abus de faiblesse sur Mme Bettencourt et des financements illégaux de partis politiques.

La Grèce, affectée par la crise économique et les poussées populistes, cède quant à elle 14 places à la 99e.

Juste derrière, la Bulgarie (100e, -12 places) conserve le dernier rang des pays de l’Union Européenne, au terme d’une année marquée notamment par des agressions de journalistes par les forces de l’ordre en marge de manifestations.

Ce classement repose sur sept indicateurs: niveau des exactions, étendue du pluralisme, indépendance des médias, environnement et autocensure, cadre légal, transparence et infrastructures.

http://www.lapresse.ca/arts/medias/201402/11/01-4737880-liberte-de-la-presse-recul-au-mali-en-centrafrique-et-aux-etats-unis.php

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 février, 2014 |Pas de commentaires »
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