LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D’AUJOURD’HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info)

Le Débarquement du 6 juin 1944 :
Le jour où la civilisation fut sauvée D DAY
Du mythe d’aujourd’hui
à la réalité historique
LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D'AUJOURD'HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton25845-86f3d
Annie LACROIX-RIZ

Le triomphe du mythe de la libération

américaine de l’Europe

En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57% [1]. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps » [2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs [3].

La légende a progressé avec l’expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l’aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d’influence “occidentale” » [4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l’Allemagne réunifiée), cette poussée vers l’Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d’une sphère d’influence recouvrant l’ancien « cordon sanitaire » d’Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d’invasion de la Russie) [5]. Le projet américain avançait si vite qu’Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d’ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l’Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l’URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d’Europe Centrale et Orientale qu’elle domine actuellement. » [6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l’ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

L’hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l’opinion française » s’était fait « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” » transformant l’URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l’avait persuadée que l’abandon de l’alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu’une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l’armée [7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” ».

Ils perçurent certes les réalités militaires plus tard que « les milieux bien informés », mais, en nombre croissant au fil des mois, ils suivirent sur les atlas ou les cartes de la presse collaborationniste l’évolution du « front de l’Est ». Ils comprirent que l’URSS, qui réclamait en vain depuis juillet 1941 l’ouverture, à l’Ouest, d’un « second front » allégeant son martyre, portait seule le poids de la guerre. L’« enthousiasme » que suscita en eux la nouvelle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) était « éteint » au printemps suivant : « Aujourd’hui tous les espoirs sont tournés vers la Russie dont les succès remplissent de joie la population tout entière […] Toute propagande du parti communiste est devenue inutile […] la comparaison trop facile entre l’inaction inexplicable des uns et l’héroïque activité des autres prépare des jours pénibles à ceux qui s’inquiètent du péril bolchevique », trancha un rapport d’avril 1943 destiné au BCRA gaulliste [8].

Si duper les générations qui avaient conservé le souvenir du conflit était délicat, l’exercice est aujourd’hui devenu aisé. À la disparition progressive de ses témoins et acteurs s’est ajouté l’effondrement du mouvement ouvrier radical. Le PCF, « parti des fusillés », a longtemps informé largement, bien au-delà de ses rangs, sur les réalités de cette guerre. Ce qui en demeure en traite moins volontiers dans sa presse, elle-même en voie de disparition, voire bat sa coulpe sur le passé « stalinien » contemporain de sa Résistance. L’idéologie dominante, débarrassée d’un sérieux obstacle, a conquis l’hégémonie sur ce terrain comme sur les autres. La sphère académique n’oppose plus rien (voire s’associe) à l’intoxication déchaînée dans la presse écrite et audiovisuelle ou le cinéma [9]. Or, les préparatifs et objectifs du 6 juin 1944 ne sont éclairés ni par le film « Il faut sauver le soldat Ryan » ni par le long documentaire « Apocalypse ».

La Pax Americana

vue par Armand Bérard

en juillet 1941

La DEMOCRATIE et les USA

C’est bien avant le « tournant » de Stalingrad (janvier-février 1943) que les élites françaises saisirent les conséquences américaines de la situation militaire née de la « résistance […] farouche du soldat russe ». En témoigne le rapport daté de la mi-juillet 1941 que le général Paul Doyen, président de la délégation française à la Commission allemande d’armistice de Wiesbaden, fit rédiger par son collaborateur diplomatique Armand Bérard [10] :

1° Le Blitzkrieg était mort. « Le tour pris par les opérations » contredisait le pronostic des « dirigeants [du] IIIème Reich [qui…] n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications.

Les batailles gigantesques de tanks et d’avions, la nécessité, en l’absence de wagons à écartement convenable, d’assurer par des routes défoncées des transports de plusieurs centaines de kilomètres entraînent, pour l’Armée allemande, une usure de matériel et une dépense d’essence qui risquent de diminuer dangereusement ses stocks irremplaçables de carburants et de caoutchouc. Nous savons que l’État-Major allemand a constitué trois mois de réserves d’essence. II faut qu’une campagne de trois mois lui permette de réduire à merci le communisme soviétique, de rétablir l’ordre en Russie sous un régime nouveau, de remettre en exploitation toutes les richesses naturelles du pays et en particulier les gisements, du Caucase. Cependant, sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ».

2° Le risque d’une défaite allemande (longuement détaillé par Bérard) contraignait les maîtres de la France à rallier un autre protecteur que l’impérialisme « continental » choisi depuis la « Réconciliation » des années 1920. Un tel tournant s’avérant impossible « dans les mois à venir », on passerait avec doigté de l’hégémonie allemande à l’américaine, inéluctable. Car « déjà les États-Unis sont sortis seuls vainqueurs de la guerre de 1918 : ils en sortiront plus encore du conflit actuel. Leur puissance économique, leur haute civilisation, le chiffre de leur population, leur influence croissante sur tous les continents, l’affaiblissement des États européens qui pouvaient rivaliser avec eux font que, quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » [11] Bérard distinguait donc dès juillet 1941 le futur vainqueur militaire soviétique – que le Vatican identifia clairement peu après [12] ‑, que la guerre d’attrition allemande épuiserait, du « seul vainqueur », par « puissance économique », qui pratiquerait dans cette guerre comme dans la précédente la « stratégie périphérique ».

« Stratégie périphérique »

et Pax Americana 

contre l’URSS

Les guerres les enrichissent

Les États-Unis, n’ayant jamais souffert d’occupation étrangère ni d’aucune destruction depuis la soumission du Sud agricole (esclavagiste) au Nord industriel, avaient cantonné leur armée permanente à des missions aussi impitoyables qu’aisées, avant (et éventuellement depuis) l’ère impérialiste : liquidation des populations indigènes, soumission de voisins faibles (« l’arrière-cour » latino-américaine) et répression intérieure. Pour l’expansion impériale, la consigne du chantre de l’impérialisme Alfred Mahan ‑ développer indéfiniment la Marine ‑, s’était enrichie sous ses successeurs des mêmes prescriptions concernant l’aviation [13]. Mais la modestie de leurs forces armées terrestres dictait leur incapacité dans un conflit européen. Victoire une fois acquise par pays interposé, fournisseur de la « chair à canon » (« canon fodder »), des forces américaines tardivement déployées investiraient, comme à partir du printemps 1918, le territoire à contrôler : désormais, ce serait à partir de bases aéronavales étrangères, celles d’Afrique du Nord s’ajoutant depuis novembre 1942 aux britanniques [14].

L’Entente tripartite (France, Angleterre, Russie) s’était en 1914 partagé le rôle militaire, finalement dévolu, vu le retrait russe, à la France surtout. C’est l’URSS seule qui l’assumerait cette fois dans une guerre américaine qui, selon l’étude secrète de décembre 1942 du Comité des chefs d’États-majors interarmées (Joint Chiefs of Staff, JCS), se fixait pour norme d’« ignorer les considérations de souveraineté nationale » des pays étrangers. En 1942-1943, le JCS 1° tira du conflit en cours (et du précédent) la conclusion que la prochaine guerre aurait « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains » et que, simple « instrument de la politique américaine, une armée internationale » chargée des tâches subalternes (terrestres) « internationaliserait et légitimerait la puissance américaine » ; et 2° dressa l’interminable liste des bases d’après-guerre sillonnant l’univers, colonies des « alliés » comprises (JCS 570) : rien ne pourrait nous conduire à « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’avion militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère », trancha le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 [15].

La « Guerre froide » transformant l’URSS en « ogre soviétique » [16] débriderait les aveux sur la tactique subordonnant l’usage de la « chair à canon » des alliés (momentanés) aux objectifs des « bombardements stratégiques américains ». En mai 1949, Pacte atlantique signé (le 4 avril), Clarence Cannon, président de la commission des Finances de la Chambre des Représentants (House Committee on Appropriations) glorifia les fort coûteux « bombardiers terrestres de grand raid capables de transporter la bombe atomique qui “en trois semaines auraient pulvérisé tous les centres militaires soviétiques” » et se félicita de la « contribution » qu’apporteraient nos « alliés […] en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes. […] Nous avons suivi un tel plan pendant la dernière guerre » [17].

Les historiens américains Michael Sherry et Martin Sherwin l’ont montré : c’est l’URSS, instrument militairede la victoire, qui était la cible simultanée des futures guerres de conquête – et non le Reich, officiellement désigné comme ennemi « des Nations unies » [18]. On comprend pourquoi en lisant William Appleman Williams, un des fondateurs de « l’école révisionniste » (progressiste) américaine. Sa thèse sur « les relations américano-russes de 1781 à 1947 » (1952) a démontré que l’impérialisme américain ne supportait aucune limitation à sa sphère d’influence mondiale, que la « Guerre froide », née en 1917 et non en 1945-1947, avait des fondements non idéologiques mais économiques, et que la russophobie américaine datait de l’ère impérialiste [19]. « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ». Les Soviets eurent au surplus l’audace d’exploiter eux-mêmes leur caverne d’Ali Baba, soustrayant aux capitaux américains leur immense territoire (22 millions de km2). Voilà ce qui généra « la continuité, de Theodore Roosevelt et John Hay à Franklin Roosevelt en passant par Wilson, Hugues et Hoover, de la politique américaine en Extrême-Orient » [20] ‑ mais aussi en Afrique et en Europe, autres champs privilégiés « d’un partage et d’un repartage du monde » [21] américains renouvelés sans répit depuis 1880-1890.

Washington prétendait opérer ce « partage-repartage » à son bénéfice exclusif, raison fondamentale pour laquelle Roosevelt mit son veto à toute discussion en temps de guerre avec Staline et Churchill sur la répartition des « zones d’influence ». L’arrêt des armes lui assurerait la victoire militaire à coût nul, vu l’état pitoyable de son grand rival russe, ravagé par l’assaut allemand [22]. En février-mars 1944, le milliardaire Harriman, ambassadeur à Moscou depuis 1943, s’accordait avec deux rapports des services « russes » du Département d’État (« Certains aspects de la politique soviétique actuelle » et « La Russie et l’Europe orientale ») pour penser que l’URSS, « appauvrie par la guerre et à l’affût de notre assistance économique […,] un de nos principaux leviers pour orienter une action politique compatible avec nos principes », n’aurait même pas la force d’empiéter sur l’Est de l’Europe bientôt américaine. Elle se contenterait pour l’après-guerre d’une promesse d’aide américaine, ce qui nous permettrait « d’éviter le développement d’une sphère d’influence de l’Union Soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans » [23]. Pronostic manifestant un optimisme excessif, l’URSS n’ayant pas renoncé à s’en ménager une.

La Pax Americana

dans le tronçon français

de la zone d’influence.

 Les plans de paix synarchique…

L'OTAN apporte la démocratie

Ce « levier » financier était, tant à l’Ouest qu’à l’Est, « une des armes les plus efficaces à notre disposition pour influer sur les événements politiques européens dans la direction que nous désirons » [24].

En vue de cette Pax Americana, la haute finance synarchique, cœur de l’impérialisme français particulièrement représenté outre-mer – Lemaigre-Dubreuil, chef des huiles Lesieur (et de sociétés pétrolières), le président de la banque d’Indochine Paul Baudouin, dernier ministre des Affaires étrangères de Reynaud et premier de Pétain, etc. –, négocia, plus activement depuis le second semestre 1941, avec le financier Robert Murphy, délégué spécial de Roosevelt en Afrique du Nord. Futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne et un des chefs des services de renseignements, de l’Office of Strategic Services (OSS) de guerre à la Central Intelligence Agency de 1947, il s’était installé à Alger en décembre 1940. Ce catholique intégriste y préparait le débarquement des États-Unis en Afrique du Nord, tremplin vers l’occupation de l’Europe qui commencerait par le territoire français quand l’URSS s’apprêterait à franchir ses frontières de 1940-1941 pour libérer les pays occupés [25]. Ces pourparlers secrets furent tenus en zone non occupée, dans « l’empire », via les « neutres », des pro-hitlériens Salazar et Franco, sensibles aux sirènes américaines, aux Suisses et aux Suédois, et via le Vatican, aussi soucieux qu’en 1917-1918 d’assurer une paix douce au Reich vaincu. Prolongés jusqu’à la fin de la guerre, ils inclurent dès 1942 des plans de « retournement des fronts », contre l’URSS, qui percèrent avant la capitulation allemande [26] mais n’eurent plein effet qu’après les 8-9 mai 1945.

Traitant d’affaires économiques immédiates (en Afrique du Nord) et futures (métropolitaines et coloniales pour l’après-Libération) avec les grands synarques, Washington comptait aussi sur eux pour évincer de Gaulle, également haï des deux parties. En aucun cas parce qu’il était une sorte de dictateur militaire insupportable, conformément à une durable légende, au grand démocrate Roosevelt. De Gaulle déplaisait seulement parce que, si réactionnaire qu’il eût été ou fût, il tirait sa popularité et sa force de la Résistance intérieure (surtout communiste) : c’est à ce titre qu’il entraverait la mainmise totale des États-Unis, alors qu’un « Vichy sans Vichy » offrirait des partenaires honnis du peuple, donc aussi dociles « perinde ac cadaver » aux injonctions américaines qu’ils l’étaient aux ordres allemands. Cette formule américaine, finalement vouée à l’échec vu le rapport de forces général et français, eut donc pour héros successifs, de 1941 à 1943, les cagoulards vichystes Weygand, Darlan puis Giraud, champions avérés de dictature militaire [27], si représentatifs du goût de Washington pour les étrangers acquis à la liberté de ses capitaux et à l’installation de ses bases aéronavales [28].

On ne s’efforçait pas d’esquiver De Gaulle pour subir les Soviets : épouvantés par l’issue de la bataille de Stalingrad, les mêmes financiers français dépêchèrent aussitôt à Rome leur tout dévoué Emmanuel Suhard, instrument depuis 1926 de leurs plans de liquidation de la République. Le cardinal-archevêque (de Reims) avait été, la Cagoule ayant opportunément en avril 1940 liquidé son prédécesseur Verdier, nommé à Paris en mai juste après l’invasion allemande (du 10 mai) : ses mandants et Paul Reynaud, complice du putsch Pétain-Laval imminent, l’envoyèrent amorcer à Madrid le 15 mai, via Franco, les tractations de « Paix » (capitulation) avec le Reich [29]. Suhard fut donc à nouveau chargé de préparer, en vue de la Pax Americana, les pourparlers avec le nouveau tuteur : il devait demander à Pie XII de poser « à Washington », via Myron Taylor, ancien président de l’US Steel et depuis l’été 1939 « représentant personnel » de Roosevelt « auprès du pape », « la question suivante : “Si les troupes américaines sont amenées à pénétrer en France, le gouvernement de Washington s’engage-t-il à ce que l’occupation américaine soit aussi totale que l’occupation allemande ?” », à l’exclusion de toute « autre occupation étrangère (soviétique). Washington a répondu que les États-Unis se désintéresseraient de la forme future du gouvernement de la France et qu’ils s’engageaient à ne pas laisser le communisme s’installer dans le pays » [30]. La bourgeoisie, nota un informateur du BCRA fin juillet 1943, « ne croyant plus à la victoire allemande, compte […] sur l’Amérique pour lui éviter le bolchevisme. Elle attend le débarquement anglo-américain avec impatience, tout retard lui apparaissant comme une sorte de trahison ». Ce refrain fut chanté jusqu’à la mise en œuvre de l’opération « Overlord » [31].

… contre les espérances populaires

OBAMA et HOLLANDE La Grande Embrouille Dessin comique

Au « bourgeois français [qui avait] toujours considéré le soldat américain ou britannique comme devant être naturellement à son service au cas d’une victoire bolchevique », les RG opposaient depuis février 1943 « le prolétariat », qui exultait : « les craintes de voir “sa” victoire escamotée par la haute finance internationale s’estompent avec la chute de Stalingrad et l’avance générale des soviets » [32]. De ce côté, à la rancœur contre l’inaction militaire des Anglo-Saxons contre l’Axe s’ajouta la colère provoquée par leur guerre aérienne contre les civils, ceux des « Nations unies » compris. Les « bombardements stratégiques américains », ininterrompus depuis 1942, frappaient les populations mais épargnaient les Konzernepartenaires, IG Farben en tête comme le rapporta en novembre « un très important industriel suédois en relations étroites avec [le géant chimique], retour d’un voyage d’affaires en Allemagne » : à Francfort, « les usines n’ont pas souffert », à Ludwigshafen, « les dégâts sont insignifiants », à Leverkusen, « les usines de l’IG Farben […] n’ont pas été bombardées » [33].

Rien ne changea jusqu’en 1944, où un long rapport de mars sur « les bombardements de l’aviation anglo-américaine et les réactions de la population française » exposa les effets de « ces raids meurtriers et inopérants » : l’indignation enflait tant depuis 1943 qu’elle ébranlait l’assise du contrôle américain imminent du territoire. Depuis septembre 1943 s’étaient intensifiées les attaques contre la banlieue de Paris, où les bombes étaient comme « jetées au hasard, sans but précis, et sans le moindre souci d’épargner des vies humaines ». Nantes avait suivi, Strasbourg, La Bocca, Annecy, puis Toulon, qui avait « mis le comble à la colère des ouvriers contre les Anglo-Saxons » : toujours les mêmes morts ouvriers et peu ou pas d’objectifs industriels touchés. Les opérations préservaient toujours l’économie de guerre allemande, comme si les Anglo-Saxons « craignaient de voir finir la guerre trop vite ». Ainsi trônaient intacts les hauts-fourneaux, dont la « destruction paralyserait immédiatement les industries de transformation, qui cesseraient de fonctionner faute de matières premières ». Se répandait « une opinion très dangereuse […] dans certaines parties de la population ouvrière qui a été durement frappée par les raids. C’est que les capitalistes anglo-saxons ne sont pas mécontents d’éliminer des concurrents commerciaux, et en même temps de décimer la classe ouvrière, de la plonger dans un état de détresse et de misère qui lui rendra plus difficile après la guerre la présentation de ses revendications sociales. Il serait vain de dissimuler que l’opinion française est, depuis quelque temps, considérablement refroidie à l’égard des Anglo-Américains », qui reculent toujours devant « le débarquement promis […]. La France souffre indiciblement […] Les forces vives du pays s’épuisent à une cadence qui s’accélère de jour en jour, et la confiance dans les alliés prend une courbe descendante. […] Instruits par la cruelle réalité des faits, la plupart des ouvriers portent désormais tous leurs espoirs vers la Russie, dont l’armée est, à leur avis, la seule qui puisse venir à bout dans un délai prochain de la résistance des Allemands » [34].

C’est donc dans une atmosphère de rancœur contre ces « alliés » aussi bienveillants pour le Reich qu’avant et après 1918 qu’eut lieu leur débarquement du 6 juin 1944. Colère et soviétophilie populaires persistèrent, donnant au PCF un écho qui inquiétait l’État gaulliste imminent : « le débarquement a enlevé à sa propagande une part de sa force de pénétration », mais « le temps assez long qu’ont mis les armées anglo-américaines à débarquer sur le sol français a été exploité pour démontrer que seule l’armée russe était en mesure de lutter efficacement contre les nazis. Les morts provoquées par les bombardements et les douleurs qu’elles suscitent servent également d’éléments favorables à une propagande qui prétend que les Russes se battent suivant les méthodes traditionnelles et ne s’en prennent point à la population civile » [35].

Le déficit de sympathie enregistré dans ce morceau initial de la sphère d’influence américaine se maintint entre la Libération de Paris et la fin de la guerre en Europe, comme l’attestent les sondages de l’Ifop d’après-Libération, parisien (« du 28 août au 2 septembre 1944 ») et de mai 1945, national (déjà cité) [36]. Il fut après-guerre, on l’a dit, d’abord progressivement, puis brutalement comblé. Il n’est donc plus grand monde pour rappeler qu’après la bataille des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945), seuls combats importants livrés par les Anglo-Saxons contre des troupes allemandes (9 000 morts américains) [37], le haut-commandement de la Wehrmacht négocia fébrilement sa reddition « aux armées anglo-américaines et le report des forces à l’Est » ;

- que, fin mars 1945, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental », à seule fin d’évacuation « vers l’Ouest » par les ports du Nord, « contre 170 divisions sur le front de l’Est », qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) [38] ;

- que le libérateur américain, qui avait doublé à la faveur de la guerre son revenu national, avait sur les fronts du Pacifique et d’Europe perdu 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 [39] : soit l’effectif soviétique tombé dans les dernières semaines de la chute de Berlin, et 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions sur 50.

Du 6 juin 1944 au 9 mai 1945, Washington acheva de mettre en place tout ou presque pour rétablir le « cordon sanitaire » que les rivaux impérialistes anglais et français avaient édifié en 1919 ; et pour transformer en bête noire le pays le plus chéri des peuples d’Europe (français inclus). La légende de la « Guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe [40].

Annie LACROIX-RIZ

Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-Denis Diderot

NOTA:

Images rajoutées par Thierry LAMIREAU

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Si vous le pouvez du vôtre, essayez…

[1] Frédéric Dabi, « 1938-1944 : Des accords de Munich à la libération de Paris ou l’aube des sondages d’opinion en France », février 2012, http://www.revuepolitique.fr/1938-1944-laube-des-sondages-dopinion-en-france/, chiffres extraits du tableau, p. 5. Total inférieur à 100 : 3 autres données : Angleterre ; 3 pays ; sans avis.

[2Ibid., p. 4.

[3] Campagne si délirante qu’un journal électronique lié aux États-Unis a le 2 mai 2014 a prôné quelque pudeur sur l’équation CIA-démocratie http://www.huffingtonpost.fr/charles-grandjean/liberte-democratie-armes-desinformation-massive-ukraine_b_5252155.html

[4] Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition), passim.

[5] Lynn E. Davis, The Cold War begins […] 1941-1945, Princeton, Princeton UP, 1974 ; Lloyd Gardner,Spheres of influence […], 1938-1945, Chicago, Ivan R. Dee, 1993 ; Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London : Yale University Press, 2006, traduction chez Delga, septembre 2014.

[6] Tél. 1450-1467 de Bérard, Bonn, 18 février 1952, Europe généralités 1949-1955, 22, CED, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[7] Note État-major, anonyme, 15 septembre 1938 (modèle et papier des notes Gamelin), N 579, Service historique de l’armée de terre (SHAT).

[8] Moral de la région parisienne, note reçue le 22 avril 1943, F1a, 3743, Archives nationales (AN).

[9] Lacroix-Riz, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises,2012.

[10] Revendication de paternité, t. 1 de ses mémoires, Un ambassadeur se souvient. Au temps du danger allemand, Paris, Plon, 1976, p. 458, vraisemblable, vu sa correspondance du MAE.

[11] Rapport 556/EM/S au général Koeltz, Wiesbaden, 16 juillet 1941, W3, 210 (Laval), AN.

[12] Les difficultés « des Allemands » nous menacent, se lamenta fin août Tardini, troisième personnage de la secrétairerie d’État du Vatican, d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt », entretien avec Léon Bérard, lettre Bérard, Rome-Saint-Siège, 4 septembre 1941, Vichy-Europe, 551, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[13] Michael Sherry, Preparation for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977, chap. 1, dont p. 39.

[14] Exemples français et scandinave (naguère fief britannique), Lacroix-Riz, « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48 ; Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l’indépendance 1942-1956, Paris, L’Harmattan, 1988, chap. 1 ; « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains (gmcc), 5 articles, 1988-1994, liste, http://www.historiographie.info/cv.html.

[15] Sherry, Preparation, p. 39-47 (citations éparses).

[16] Sarcasme de l’ambassadeur américain H. Freeman Matthews, ancien directeur du bureau des Affaires européennes, dépêche de Dampierre n° 1068, Stockholm, 23 novembre 1948, Europe Généralités 1944-1949, 43, MAE.

[17] Tél. Bonnet n° 944-1947, Washington, 10 mai 1949, Europe généralités 1944-1949, 27, MAE, voir Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie », gmcc, n° 173, 1994, p. 150-151 (150-168).

[18] Martin Sherwin, A world destroyed. The atomic bomb and the Grand Alliance, Alfred a Knopf, New York, 1975 ; Sherry Michael, Preparation ; The rise of American Air Power : the creation of Armageddon, New Haven, Yale University Press, 1987 ; In the shadow of war : the US since the 1930’s, New Haven, Yale University Press, 1995.

[19] Williams, Ph.D., American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & Co., 1952, et The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (2e éd).

[20] Richard W. Van Alstyne, recension d’American Russian Relations, The Journal of Asian Studies, vol. 12, n° 3, 1953, p. 311.

[21] Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalismeEssai de vulgarisation, Paris, Le Temps des cerises, 2001 (1e édition, 1917), p. 172. Souligné dans le texte.

[22] Élément clé de l’analyse révisionniste, dont Gardner, Spheres of influence, essentiel.

[23] Tél. 861.01/2320 de Harriman, Moscou, 13 mars 1944, Foreign Relations of the United States 1944IV, Europe, p 951 (en ligne).

[24Ibid.

[25] Lacroix-Riz, « Politique et intérêts ultra-marins de la synarchie entre Blitzkrieg et Pax Americana, 1939-1944 », in Hubert Bonin et al.Les entreprises et l’outre-mer français pendant la Seconde Guerre mondiale, Pessac, MSHA, 2010, p. 59-77 ; « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48.

[26] Dont la capitulation de l’armée Kesselring d’Italie, opération Sunrise négociée en mars-avril 1945 par Allen Dulles, chef de l’OSS-Europe en poste à Berne, avec Karl Wolff, « chef de l’état-major personnel de Himmler » responsable de « l’assassinat de 300 000 juifs », qui ulcéra Moscou. Lacroix-Riz, Le Vatican, chap. 10, dont p. 562-563, et Industriels et banquiers français sous l’Occupation,Paris, Armand Colin, 2013, chap.

[27] Jean-Baptiste Duroselle, L’Abîme 1939-1945, Paris, Imprimerie nationale, 1982, passim ; Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003, p. 19 ; Industriels, chap. 9.

[28] David F Schmitz, Thank God, they’re on our side. The US and right wing dictatorships, 1921-1965, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1999.

[29] Index Suhard Lacroix-Riz, Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, etDe Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition) et 2008.

[30] LIBE/9/14, 5 février 1943 (visite récente), F1a, 3784, AN. Taylor, Vatican, chap. 9-11 et index.

[31] Information d’octobre, reçue le 26 décembre 1943, F1a, 3958, AN, et Industriels, chap. 9.

[32] Lettre n° 740 du commissaire des RG au préfet de Melun, 13 février 1943, F7, 14904, AN.

[33] Renseignement 3271, arrivé le 17 février 1943, Alger-Londres, 278, MAE.

[34] Informations du 15 mai, diffusées les 5 et 9 juin 1944, F1a, 3864 et 3846, AN.

[35] Information du 13 juin, diffusée le 20 juillet 1944, « le PC à Grenoble », F1a, 3889, AN.

[36] M. Dabi, directeur du département Opinion de l’Ifop, phare de l’ignorance régnant en 2012 sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, déplore le résultat de 1944 : « une très nette majorité (61%) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national [fin août 1944 ??], nerecueillent respectivement que 29,3% et 11,5% », « 1938-1944 », p. 4, souligné par moi.

[37] Jacques Mordal, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Paris, Larousse, 1979, t. 1, p. 109-114.

[38] Gabriel Kolko, The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969, chap. 13-14.

[39] Pertes « militaires uniquement », Pieter Lagrou, « Les guerres, la mort et le deuil : bilan chiffré de la Seconde Guerre mondiale », in Stéphane Audoin-Rouzeau et al., dir., La violence de guerre 1914-1945, Bruxelles, Complexe, 2002, p. 322 (313-327).

[40] Bibliographie, Jacques Pauwels, Le Mythe de la bonne guerre : les USA et la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, Éditions Aden, 2012, 2e édition ; Lacroix-Riz, Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2014.

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Quelques commentaires:
OBAMA Game of Drones
05/06/2014 à 07:59 par BEYER Michel

Voici ce que titre en page 4 Ouest-France du 05/06/14 :
La reconquête de l’Europe a démarré en Normandie.
Voila comment on fait l’Histoire. Heureusement que des historiennes comme Annie LACROIX-RIZ apportent des éléments pour corriger toute cette propagande.

05/06/2014 à 09:53 par jean-marie DEFOSSE

Un grand MERCI à Annie LACROIX-RIZ qui me réconcilie peu à peu avec nos « historiens français » desquels je m’étais prudemment éloignés , ces derniers ayant trop tendance à nous rejouer l’histoire de France suivant le bon vouloir de ceux qui tirent profits de notre République depuis des lustres .

05/06/2014 à 10:19 par Nina

« La légende de la « guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe » tout est dit.
1) Annie LACROIX-RIZ devrait faire partie des manuels d’histoire dès le collège de nos enfants…
2) Et imaginons un grand débat POUTINE – OBAMA ce 6 juin 2014 avec LACROIX-RIZ pour arbitre…
Mais faut pas rêver !!

L'enfant qui désigne l'adulte Tu es coupable
05/06/2014 à 10:37 par Scalpel

@Michel BEYER
Ouest-France est en 2014 ce que Ouest-Eclair (son collabo d’ancêtre) fut en 1940 : un ardent organe de désinformation, sur le mode pâté d’alouette, s’asseyant sur toutes les vérités dérangeantes pour ne cracher que mensonges et contrevérités à la face de se son cheptel de lecteurs.
Je m’honore de boycotter ce torchon depuis des lustres et invite à faire de même.

@ Annie LACROIX-RIZ
Les USA ont donc volé (au secours de ) la victoire contre le nazisme (au nez et à la barbe des russes) pour en pérenniser le fond idéologique à leur exclusif profit.
Aussi avéré que soit cet implacable constat, il n’en est pas moins vrai que la propagande supplante la réalité, le mensonge la vérité, la voracité infinie d’une poignée de psychopathes le simple désir de vivre harmonieusement de l’écrasante majorité de nos congénères.
J’irai jusqu’à dire que si nous ne sommes pas en dictature totale, ce n’est que parce du point de vue de la clique de perpétuels criminels contre l’humanité, triomphants bénéficiaires du système, leur mensonge hollywoodien, rouage maintenant l’illusion collective, est plus efficient dans une démocratie de façade, fut-elle bien lézardée, que la vérité crue de la barbarie totalitaire et que, internet aidant, la quantité critique ( tolérable pour ne pas menacer directement leur funeste joug) de consciences éveillées est sur le point d’être atteinte.
JP Morgan, banque hier partenaire d’Adolphe Hitler, n’appelait-elle pas ouvertement dès 2013 à l’avènement d’un totalitarisme européen. ?

L'EUROPE un emprisonnement
05/06/2014 à 10:47 par Placide PRCF

Cette article d’Annie LACROIX-RIZ a été initialement publié sur le site La Faute à Diderot, ainsi que sur le site web du PRCF, dont Annie LACROIX-RIZ est également militante, sous le chapeau suivant :
Notre camarade Annie LACROIX-RIZ, historienne professeur d’histoire contemporaine émérite de l’Université Paris VII Diderot, nous rappelle dans un article très documenté, fort opportunément, les dimensions véritables du 6 juin 1944.
La déferlante médiatique qui accompagne le 70e anniversaire de l’événement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la IIe guerre mondiale. (NDLR : Il suffit de voir la chape de plomb sur le 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad l’année dernière totalement passée sous silence par les médias dominant, alors que la seule commémoration le 2 février 2013 à Paris de cette victoire décisive pour la libération de la France à l’initiative du PRCF a été totalement censurée. Sur le sujet lire nos articles que vous pouvez retrouver par la fonction recherche avec le mot clé Stalingrad, notamment :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stalingrad-on-noub…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/70e-anniversaire-de-…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-70-ans-de-stalin…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/un-monument-digne-de…)

05/06/2014 à 18:39 par ARCHER Gabrielle

Toutes « les commémorations » d’événements guerriers ou malheureux du passé ne sont en fait que les intentions cachées d’hypocrites vindicatifs qui entretiennent leur haine en la déversant sur leurs enfants et dans un futur saccagé et détruit d’avance….. !
Les yankees en passant sur un grand nombre de petites Françaises écervelées sont seulement venus défendre leurs uniques intérêts en Europe et en particulier les usines d’armement de la famille Kennedy qui se trouvent encore entre Coblence et la forêt noire *in Deutchland*

Marché transatlantique
05/06/2014 à 19:16 par ARCHER Gabrielle

« Les Français savent que la Russie soviétique « URSS » a joué le rôle principal dans leur libération. »
(Phrase de Charles DE GAULLE à Moscou en 1966) »

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle
05/06/2014 à 21:40 par Dwaabala

Puisqu’il est fait allusion aux bombardements sur Paris en 1942, et que sur un autre fil il était question de polars, en voici un de Léo Malet qui se situe à cette époque :

Nestor Burma contre CQFD”. Il y en a d’autres, du même LM, qui reflètent de façon intéressante la France de l’occupation, de la ligne de démarcation, du manque de tabac pour la pipe du héros, et des tickets de rationnement. Ce dernier point en rapport aussi avec l’amaigrissement des Français dont parle l’article au temps des restrictions.
À la Libération, il n’était pas interdit aux enfants de jouer aux soldats de plomb ni à la petite guerre. À part les gendarmes et les voleurs, les billes, le cerceau, et les castagnettes maison, et plus tard les cow-boys et les indiens, il n’y avait même que cela.
D’ailleurs je portais des culottes courtes taillées dans du drap de récupération allemand. – Allemands prisonniers que je vis un jour passer en rangs dans la rue, les mains sur la nuque.
Pour me rapprocher de l’article, dans la cour de récréation la discussion pouvait porter sur le point de savoir grâce à qui l’Allemagne avait été vaincue. Je me souviens d’une empoignade à la Petit Nicolas avec le fils d’un aventurier (atténuation) qui se retrouvait à la direction de la presse locale, qui roulait déjà (!) en voiture américaine de luxe, et qui tenait que c’était par les Américains. Je ne sais pourquoi (bien que j’aie quelques soupçons), je défendais mordicus que c’étaient les Russes grâce à leurs chars ! … et plus tard, il y eu la mort de Marcel Cerdan, mais je dérape.

L'élite vit de l'ignorance du peuple
05/06/2014 à 22:39 par Gérard

J’ai très peu de temps en ce moment pour effectuer des recherches, donc à c’est à vous de « jouer », mais je suis certain d’avoir entendu vite fait un présentateur d’une chaîne de télé nationale avoir dit en substance ceci : « Certes le débarquement (du 6 juin) a eu un impact sur la fin de la guerre, mais il ne faut pas oublier que c’est l’Union Soviétique qui a payé le plus lourd tribut de cette guerre » et si je me souviens bien, il a rajouté : « avec ses 21 millions de morts, et que sans elle le débarquement n’aurait pas pu avoir lieu »…
Est-il à l’heure actuelle dans un placard ?
Que rajouter après Annie LACROIX-RIZ et ses fabuleuses et implacables analyses (les mots me manquent !), sinon que paradoxe parmi les paradoxes, qu’elle est citée admirativement sur des sites qu’ont dit d’extrême droite, nationalistes, traditionalistes, ou autre (?) mais surtout pas fascistes…
Çà donnerait plutôt à réfléchir, non ?
Voir ci-dessous ce que j’ai trouvé, d’où cela provient-il ?…voir ci-dessus, mais je n’apporterai aucune référence.
C’est assez long pour un commentaire, et il y a un nom qui risquera de choquer. Je ne connais rien de lui, culture de Gauche oblige, c’est donc à chacun de Juger…
(@ Viktor)
« Ce n’est pas parce que la palette a été mélangée dans les têtes que les couleurs fondamentales n’existent plus. »
J’aime bien cette expression, mais reste à mettre en évidence quelles sont ces « couleurs fondamentales »

Dans le Manifeste du Parti Communiste (1848), Karl Marx écrit : « La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange et, à la place des libertés si chèrement acquises, elle a substitué l’unique et impitoyable liberté du commerce (…) Elle force toutes les nations à adopter le style de production de la bourgeoisie, même si elles ne veulent pas y venir. Elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle forme le monde à son image ».

Comment mieux décrire les effets destructeurs, pour les cultures, de l’esprit marchand propagé par la bourgeoisie ? Ces cultures se trouvent ainsi réduites à de simples comportements de consommation et le seul langage admis est celui du pouvoir d’achat, potentiellement égal chez tous les peuples et sur toute la Terre. Cette volonté de diffusion d’un seul mode de vie menace à terme la richesse culturelle de l’humanité. De même que pour les marchands classiques, les frontières et les mœurs variées constituaient des obstacles intolérables, pour la société marchande, les différences ethniques, culturelles, nationales, sociales et même personnelles, doivent être inexorablement résolues. Le rêve universaliste d’un vaste et homogène marché mondial de la consommation annonce l’avènement de l’homo œconomicus.

Dépassant ainsi largement sa fonction de satisfaction des besoins matériels essentiels, l’économie est devenue le fondement même de la nouvelle « culture » universelle. Cette mutation a réduit l’homme à n’être plus que ce qu’il achète : pour employer un mot à la mode, il s’est réifié. Et Valéry Giscard d’Estaing de définir en ces termes son projet politique : « Promouvoir une immense classe moyenne de consommateurs ». Dictature du bien-être ?
Dès 1927, Drieu La Rochelle nous mettait en garde : « L’étouffement des désirs par la satisfaction des besoins, telle est l’économie sordide, découlant des facilités dont nous accablent les machines, qui viendra à bout de nos races. L’abondance de l’épicerie tue les passions. Bourrée de conserves, il se fait dans la bouche de l’homme une mauvaise chimie qui corrompt les vocables. Plus de religions, plus d’arts, plus de langages. Assommé, l’homme n’exprime plus rien » (Le Jeune Européen).

N’est-ce pas ça la « couleur fondamentale » ?

Missile russe TOPOL M
06/06/2014 à 15:12 par Dominique

Sur http://www.mondialisation.ca/6-juin-44-ce-quon-ne-vous-dira-pas/5385768 :

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas
Par Michel COLLON
Mondialisation.ca, 05 juin 2014

« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » combien de fois, l’ai-je entendue celle-là ! sur les bancs de l’école. mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule ‘bonne’ guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l’historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu’une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan…

Pire. La grande nouveauté stratégique d’Hitler, ce fut la “Blitzkrieg”, la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l’adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l’essence. L’Allemagne n’ayant aucun des deux, c’est Esso qui a fourni l’essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

“Que cette guerre dure le plus longtemps possible !”

Pauwels montre que :

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

2. Cela n’a changé qu’au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l’agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : ”Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent.”

Le futur président Harry Truman, 1941 : ” Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté.”

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

Le 6 juin 2014, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Le 6 juin 2014, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

Michel COLLON

Note :

(1). Paru en néerlandais sous le titre ”Le mythe de la bonne guerre (l’Amérique et la Deuxième Guerre mondiale) , EPO 2000. Il existe aussi la version française. A recommander, c’est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d’envahir l’URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta…

http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. « J HAVE A DRONE ». LE BAL DES TUEURS MENTEURS: BARACK OBAMA AND MITT ROMNEY (thejuicemedia.com)

« I HAVE A DRONE » 

-Le bal des tueurs menteurs-

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle

Barack OBAMA

and

Mitt ROMNEY

-Version RAP-

It’s nearing the end of 2012, and the bastion of world democracy (The United States of America) is displaying its free and open process of elections for the world to observe. As is customary every four years, the rigorous selection process has served up a number of philosopher kings and queens from which to choose. But why have so many choices when with a bit of effort you can whittle it down to two candidates and let the people pick from those? Especially when it makes for such scintillating debates. Join Juice Rap News stalwart host Robert Foster as he shares his dreams for the Presidential Debates… and then receives something of a rude awakening.

C’est presque la fin de 2012, et le bastion de la démocratie mondiale (Etats-Unis d’Amérique) présente au monde son processus libre et ouvert des élections.

Comme c’est la coutume tous les quatre ans, le processus de sélection rigoureux a servi un certain nombre de personnes. Mais pourquoi tant de choix quand avec un peu d’effort, vous pouvez rogner vers le bas en gardant uniquement deux candidats ? Surtout lorsque les débats sont si « brillants ».

- Written & created by Giordano Nanni & Hugo Farrant in a suburban backyard home-studio in Melbourne, Australia – on Wurundjeri Land.

- Gratitude to our donors whose generosity has made this episode possible. SUPPORT the creation of new episodes of Juice Rap News, an independent show which relies on private donations:http://thejuicemedia.com/donate- 

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* BARACK OBAMA performed and rapped by Ben Bizuneh: 
http://www.benbizuneh.tumblr.com
http://www.twitter.com/benbizuneh
* ARTWORK & WEBSITE wizardry by Zoe Tame ofhttp://visualtonic.com.au
* VIDEO ANIMATIONS for « Legitimate Debate » by Jonas Schweizer
* MUSIC & BEAT for « Legitimate Debate » composed by Adrian Sergovich
* VOICES for Romney, Elmo & Cookie Monster performed by Ming Lang
* MUSIC/VIDEO EDITING by Giordano
* PRESIDENTIAL PUPPETRY by Lucy and Hugo 
* PROPS: Thanks to Zoe Umlaut of Umlautronics for constructing the miniature podia, sewing the itty-bitty collars and ties for Elmo & Cookie Monster. Thanks to the gang at Rose Chongs Costumes for styling the RMoney wig.
* FILMING in L.A. of Obama scenes by Justin Small and Dustin Jones; Thanks to Steve Rea at Green Screen Downtown for assistance: http://www.greenscreendowntown.com/ 
* THANKS to D-Bot for many political conversations leading up to this episode; to Brother Damian for shoot assist and inspiration. And, as always, deep gratitude to Lucy & Caitlin for all the ongoing support (and patience).

- CAPTIONS: Merci to Koolfy from la Quadrature du Net for creating the sync’d English captions for our episodes!

- TRANSLATIONS: 
* Thanks to Jonas Maebe for Dutch translation
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* Thanks to Jonathan for Hebrew translation
* Thanks to Prokhor Ozornin for Russian translation

** If you’d like to translate this episode into your language, please contact us via our website http://thejuicemedia.com/contact

- IMPORTANT LINKS:

* MUST READ (Duty of Care) article by Daniel Ellsberg, « Progressives: In Swing States, Vote for Obama »http://www.huffingtonpost.com/daniel-…

* Check out DemocracyNow’s « Expanding the Debate » series, in which you can hear Third-Party candidates responding to the same questions posed in the Presidential Debates – from which they are excluded by the Commission on Presidential Debates. 
1) First Presidential debate including Jill Stein & Rocky Anderson:http://www.democracynow.org/2012/10/4… 
2) VP Debate including Green Party and Justice Party VPs:http://www.democracynow.org/2012/10/1…
3) Second Presidential Debate including Jill Stein, Rocky Anderson and Virgil Goode: http://www.democracynow.org/2012/10/1…

* « Green Party Candidates Arrested, Shackled to Chairs For 8 Hours After Trying to Enter Hofstra Debate »:http://www.democracynow.org/2012/10/1…

NOTA:

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RETOUR SUR INFOS:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/04/reves-en-infrarouges-un-teleguideur-de-drones-raconte-son-parcours-nicolas-abe-httpwww-legrandsoir-info/

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http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/19/i-have-a-dream-i-have-a-drone-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/13/les-guerres-intelligentes-du-21-eme-siecle-mercenaires-et-drones-predator-chems-eddine-chitour-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/06/avez-vous-votre-tapette-a-drones-gaetan-pelletier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/des-drones-evoluent-au-dessus-des-etats-unis-tom-carter/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/jimmy-carter-ex-president-americain-accuse-obama-detre-un-assassin-bill-van-auken/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/23/des-meurtres-injustifies-lonu-demande-aux-etats-unis-de-justifier-les-attaques-de-drones/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/13/lart-de-la-guerre-drones-sicaires-pour-la-kill-list-il-manifesto/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2014 |Pas de commentaires »

UN EX-INGENIEUR DE L’ARMEMENT CONSIDERE LE BLOG DE THIERRY LAMIREAU COMME UN « SITE DE PROPAGANDE POUR QUI ET PAYE PAR QUI » ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Un ex-ingénieur

de l’armement

dénigre le blog

de Thierry LAMIREAU

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depleted-uranium1

(Photo: Quelques armes à l’URANIUM « appauvri »)

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes à l’URANIUM « appauvri »)

Garnier

pierre.garnier@gmx.fr

Envoyé le  29/04/2014 à 12h06 min

Vos analyses en matière d’armement laissent rêveurs, de même qu’une bonne partie de vos sources d’informations, connues pour être de la propagande pure et simple. Vous êtes clairement également un site de propagande. La question c’est : de la propagande pour qui, payée par qui ?
Et par pitié, arrêtez de raconter n’importe quoi sur l’ Uranium Appauvri.

Pour info :
http://www.enderi.fr/La-France-l-uranium-appauvri-et-le-Mali-explications-d-une-intoxication_a80.html

Un ex-ingénieur de l’armement.

profil_gbu

lesoufflecestmavie

t.lamireau@free.fr

Envoyé le 29/04/2014 à 14h12 min |

En réponse à Garnier.

Cher Monsieur,

Votre réponse ne me « laisse pas rêveur » !

J’ai l’habitude de recevoir de tels dénigrements. Votre qualification professionnelle (ex-ingénieur de l’armement) n’est absolument pas une garantie d’honnêteté intellectuelle dans ce domaine.
Je vous laisse libre de dire que « mes sources d’informations sont connues pour être de la propagande pure et simple ».
Vous n’avez certainement pas lu tous mes documents puisque certains viennent même d’organismes officiels et de chercheurs travaillant (ou ayant travaillé) pour les armées ou pour le compte d’organismes tels que l’IRSN, le CEA et AREVA !…

Oui, vous avez raison: « c’est de la propagande pure et simple » mais lorsqu’ils décrivent les dangers et les effets des armes à l’uranium « appauvri » c’est intéressant…pas vrai ?

Mon blog est « un site de propagande » ?…

Si les sujets abordés n’étaient pas aussi graves l’on pourrait en rire !
Figurez-vous que je suis un ancien irradié avec de nombreuses pathologies et irradié, entre autres radio-éléments, par de l’uranium « appauvri ».

Vous vous trompez de « crémerie » et de crémier pour affirmer de telles inepties.

Mes informations vous dérangent, dérangent certains; je le sais.

Et la technique « habituelle » pour détruire les gens comme moi est d’écrire ce que vous écrivez.

« Je serais payé pour faire de la propagande ? »…Absolument PETIT et MINABLE.

Pas de chance, je ne touche rien et je prends tous les risques.

Votre info avec le lien ? Je la connais. J’ai même fait un article sur le sujet en parlant de ces Messieurs du site « Entreprises Défense et Relations Internationales » !

Vous n’avez donc pas tout lu encore sur mon blog.

Si vous n’avez que cela comme info à fournir pour me « ridiculiser » c’est un peu léger pour un « ex-ingénieur de l’armement »…une fonction absolument DEGUEULASSE pour moi je dois vous dire.
Je reste cependant à votre écoute si vous avez du « sérieux » à me faire lire et pas…de la propagande comme vous le dites si bien.

Thierry LAMIREAU
Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Mardi 29 avril 2014:

21h56

Un autre message arrive

Bonjour,

Il n’existe pas de Pierre Garnier ingénieur de l’armement actif ou à la retraite.

Source : site caia.net, amicale des ingénieurs de l’armement.

Ma réponse à 22h56:

Très intéressant !
Votre message n’est pas signé et vient de:
Erreur
Erreur@ia.fr
Qui donc cherche à me nuire…
La suite au prochain message ?…

Thierry LAMIREAU

Ma recherche sur caia.net

à 23h13:

L’on ne peut consulter le site si l’on n’a pas un mot de passe et si l’on n’est pas membre de l’Association !

Le message de « Erreur@ia.fr » est donc encore plus MINABLE !

Les CONNARDS ANONYMES sont donc de sortie !

Mais j’ai ma petite idée sur le type d’individu qui m’envoie ces messages…

Site CAIA Amicale des Ingénieurs de l'ArmementCAIA 2

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2014 |2 Commentaires »

LES ILES MARSHALL A L’ASSAUT DES GRANDES PUISSANCES NUCLEAIRES (AFP/Romandie.com)

Les Iles Marshall

à l’assaut

des grandes puissances nucléaires

AAAAAAAAAAAA

Les Iles Marshall veulent poursuivre neuf puissances nucléaires, dont les Etats-Unis, devant le plus haut organe judiciaire des Nations Unies, les accusant de ne pas avoir abandonné la course à l’arme atomique, a annoncé vendredi 25 avril 2014 la Cour Internationale de Justice.

Théâtre de nombreux essais nucléaires dans les années 40 et 50, ce minuscule Etat du Pacifique a déposé jeudi devant la CIJ des requêtes introductives d’instance contre neuf Etats différents, a indiqué la Cour dans un communiqué.

Les Iles Marshall accusent la Chine, la Corée du Nord, la France, l’Inde, Israël, le Pakistan, la Russie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis de ne pas s’acquitter de leurs obligations relatives à la cessation de la course aux armes nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire.

La Cour a toutefois indiqué qu’elle n’avait admis que les plaintes contre le Royaume-Uni, le Pakistan et l’Inde car ces trois nations ont accepté par le passé la compétence obligatoire de la CIJ !…

Les autres plaintes ne seront examinées que si les gouvernements des pays visés donnent leur feu vert, ce qui est loin d’être sûr.

Les Iles Marshall sont particulièrement conscientes des graves conséquences que peuvent avoir les armes nucléaires, a indiqué le gouvernement marshallais dans le document soumis devant la Cour.

Minuscule nation de 55.000 habitants dans le Pacifique ouest, les Iles Marshall ont été le théâtre de 67 essais nucléaires américains entre 1946 et 1958, sur les atolls de Bikini et Enewetak.

 Mille fois plus puissant qu’Hiroshima 

AAAAAAAAAAAA

Les Iles Marshall ont commémoré en mars le 60è anniversaire du tir Castle Bravo sur l’atoll de Bikini (1er mars 1954), le plus puissant essai nucléaire américain jamais réalisé et considéré comme mille fois plus puissant que la bombe atomique lâchée sur Hiroshima.

Il avait provoqué des radiations pour les habitants des îles Marshall et entraîné la mort d’une quinzaine de pêcheurs japonais qui se trouvaient alors près de l’atoll.

Washington a déjà versé plus de 500 millions de dollars de compensation aux habitants de ces atolls, dont certains ont connu des problèmes de santé et/ou ont dû abandonner leur terre natale, mais l’archipel veut 2 milliards de dollars supplémentaires.

La France a pour sa part procédé à 196 essais nucléaires en Polynésie française, entre 1966 et 1996.

Les mesures nécessaires 

NUCLEAIRE

L’Etat du Pacifique estime que les pays ayant signé le traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires ne respectent pas leurs engagements.

Quant à la Corée du Nord, Israël, le Pakistan et l’Inde, qui n’ont pas signé ce traité, les Iles Marshall estiment qu’ils ne respectent pas le droit international coutumier découlant du traité.

Les Iles Marshall veulent que les neuf pays concernés prennent toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de ce que l’Etat du Pacifique estime être leurs obligations au regard du traité et du droit international coutumier.

Si huit des neuf pays visés détiennent officiellement l’arme atomique. Israël n’a jamais officiellement dit la détenir mais les observateurs estiment qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient à détenir l’arme atomique.

Moscou et Washington, les deux plus grandes puissances nucléaires au monde, avaient signé en 2010 un nouveau traité de désarmement nucléaire, entré en vigueur en février 2011, et ce pour dix ans.

La Russie détient un stock de 8.500 ogives nucléaires tandis que les Etats-Unis possèdent environ 7.700 ogives nucléaires au total, selon la revue américaine Bulletin of the Atomic Scientists, qui se base sur des données datant de mars 2013.

(©AFP / 25 avril 2014 16h34) LES ILES MARSHALL A L'ASSAUT DES GRANDES PUISSANCES NUCLEAIRES (AFP/Romandie.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

via romandie.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 avril, 2014 |Pas de commentaires »

8 IMAGES INQUIETANTES DE L’IMPACT HUMAIN SUR LA TERRE (Emmanuelle HIRSCHAUER/nouvelobs.com)

 8 inquiétantes images

de l’impact humain

AAAAAAAA

sur la Terre

Emmanuelle Hirschauer

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a remis son rapport sur l’état climatique de la Terre.

Un document très alarmiste.
Pourtant, dirigeants et citoyens du monde ne semblent pas prendre conscience de l’urgence qu’il y a à se pencher sur l’état de notre environnement.

Zoom sur des images saisies depuis l’espace, qui viennent rappeler que l’activité humaine a bien un impact à l’échelle de la planète.

Aggravation des évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie des équilibres actuels.

Risques

Pour chaque degré Celsius supplémentaire, la disponibilité des ressources en eau potable serait diminuée de 20% pour l’équivalent de 7% de la population mondiale.

Les risques d’inondations, notamment en Europe et en Asie, seraient augmentés par les émissions de gaz à effet de serre. La production de céréales  pourrait baisser de 2% par décennie, alors que la demande risque de s’élever de 14% d’ici à 2050.

AFP

Chape de pollution sur la Chine

Chape de pollution sur la Chine
Le nord-est de la Chine noyé dans un épais brouillard de particules, sur une image satellite du 22 octobre 2013 fournie par la NOAA, l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère, et la NASA. La pollution atmosphérique a tué 7 millions de personnes en 2012 tous pays confondus, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  (AFP PHOTO / NASA / NOAA)

La pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis

La pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis

En 2010, après l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon de BP, plus de quatre millions de barils de brut se sont déversés dans le golfe du Mexique. Ci-dessus, la marée noire se déplaçant vers la Louisiane, sur une image capturée par l’instrument Modis, depuis le satellite Terra de la NASA, le 17 mai 2010.  (AFP PHOTO/NASA)

Déforestation en Amazonie

Déforestation en Amazonie

L’état de Rondonia, dans l’ouest du Brésil, est l’une des régions les plus déboisées de l’Amazonie. Cette image, capturée le 12 août 2007 par l’instrument Modis du satellite Terra de la NASA, montre la forêt intacte, en vert foncé, tandis que les zones défrichées sont d’un brun roux (sol nu) ou vert clair (cultures, pâturages, ou, occasionnellement, forêt secondaire).  (NASA)

RIP la mer d’Aral

RIP la mer d'Aral

A gauche, la mer d’Aral en 2008 ; à droite, le 22 septembre 2013, sur deux images satellite de la NASA. Située entre le Kazakhstan, au nord, et l’Ouzbékistan, au sud, cette étendue d’eau salée fut autrefois l’un des quatre plus grands lacs au monde, avec une superficie de 68.000 kilomètres carrés. Cette dernière n’a eu de cesse de diminuer depuis les années 1960, après que les fleuves qui l’alimentaient ont été détournés pour des projets d’irrigation soviétiques.  (AFP PHOTO / NASA)

Le trafic aérien:

3% des émissions mondiales de CO2

Le trafic aérien : 3% des émissions mondiales de CO2

Traînées de condensation créées par le trafic aérien sur la Bretagne, le 16 mai 2004. Le transport aérien contribue pour 3% aux émissions mondiales de CO2, un volume qui sera de quatre à six fois plus important d’ici à 2050 sans une action pour les limiter.  (NASA/SIPA)

Paris, Ville Lumière

Paris, Ville Lumière

L’un des membres d’équipage à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) a, depuis l’espace, immortalisé cette image de Paris la nuit, le 7 avril 2013. Depuis le 1er juillet 2013, l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels et des vitrines de magasins est limité en France. Objectifs visés : faire baisser la consommation d’électricité, ainsi que la quantité de CO2 rejeté dans l’atmosphère, et réduire l’impact négatif sur les écosystèmes naturels.  (NASA/SIPA)

Le trafic maritime visible depuis l’espace

Le trafic maritime visible depuis l'espace

Le trafic des navires dans le nord-est de l’océan Pacifique est visible depuis l’espace sur cette image de la NASA datant de mars 2009. Le transport maritime est une source importante de pollution de l’air, et parmi les moins régulées, a averti l’Agence Européenne pour l’Environnement, dans un rapport publié en mars 2013.  (NASA/SIPA)

Des débris par milliers gravitent autour de la Terre

Des débris par milliers gravitent autour de la Terre

Illustration de ce que représentent les objets déployés en orbite terrestre basse. Conséquence de cette activité intense : plus de 23.000 débris de plus de 10 centimètres sont actuellement recensés autour de la Terre, dont la majorité sur les orbites basses utilisées par les satellites d’observation de la Terre ou l’ISS. L’heure de faire le ménage a sonné, estiment les experts.  (ESA/SIPA)
http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/photo/20140325.OBS1159/grand-format-8-inquietantes-images-de-l-impact-humain-sur-la-terre.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 avril, 2014 |Pas de commentaires »

UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org)

Ukraine, Pétrole, Guerre:

oleoduc-64d33

Les Grosses compagnies pétrolières

américaines nous conduisent

à la guerre

(Mike WHITNEY)

UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES poutine_dernier_g8

« Nous assistons à une énorme partie géopolitique dans laquelle l’objectif est la destruction de la Russie en tant qu’opposante géopolitique aux Etats-Unis ou à l’oligarchie financière mondiale [.] La réalisation de ce projet va de pair avec le concept de domination mondiale menée par les Etats-Unis. »

(Vladimir Yakounine, ancien haut diplomate russe)

« L’Histoire montre que partout où les Etats-Unis font de l’ingérence, le chaos et la misère s’ensuivent. »

« Franchir une ligne

et provoquer le combat »

Après 13 années d’actes de violence qui ont réduit de larges pans de l’Asie Centrale et du Moyen-Orient à l’anarchie et à la ruine, le pouvoir destructeur de l’armée américaine a finalement trouvé à qui parler dans une petite péninsule du Sud-Est de l’Ukraine, qui sert de base opérationnelle principale à la flotte russe de la Mer Noire.

La Crimée est la porte par laquelle Washington doit passer pour pouvoir étendre ses bases avancées dans toute l’Eurasie, prendre le contrôle des couloirs vitaux de pipelines et de ressources, et s’établir en tant que puissance dominatrice militaro-économique dans ce nouveau siècle.

Malheureusement pour Washington, Moscou n’a aucune intention de se retirer de la Crimée ou de renoncer à contrôler son poste militaire avancé crucial de Sébastopol. Cela signifie que la Crimée – qui a été envahie par les Cimmériens, les Bulgares, les Grecs, les Scythes, les Goths, les Huns, les Khazars, les Ottomans, les Turcs, les Mongols et les Allemands – pourrait connaître une nouvelle conflagration dans les mois à venir.

Une telle situation pourrait déclencher une Troisième Guerre Mondiale, effondrer la structure mondiale de sécurité existante et établir un nouvel ordre mondial, qui serait toutefois différent de celui imaginé par les mythomanes du Council on Foreign Relations et autres groupes de réflexion d’extrême-droite qui guident la politique étrangère américaine et qui sont responsables de la crise actuelle.

La façon dont Washington se conduira dans ce nouveau conflit nous dira si les auteurs de la Guerre contre la Terreur – ce bobard des relations publiques qui a servi à cacher les objectifs visant à émasculer les libertés civiles et à établir un gouvernement mondial unique – étaient réellement sérieux quant à la réactualisation de leur vision d’un Nouvel Ordre Mondial ou si c’était simplement une chimère collective de PDG de grandes entreprises et de banquiers désouvrés.

En Crimée, l’empire est confronté à un véritable adversaire, et non à un groupe disparate de djihadistes en tongs brandissant des kalachnikovs.

C’est l’Armée russe; ils savent comment se défendre et sont préparés pour le faire.

La balle est désormais dans le camp d’Obama. C’est à lui et à ses conseillers tordus du « Grand Echiquier » de décider jusqu’où ils veulent pousser cette affaire. Veulent-ils intensifier la rhétorique et accroître de façon irréversible les sanctions jusqu’à ce que les coups soient échangés ? Veulent-ils tout risquer sur un coup de dé téméraire ou passer au Plan B ? Telle est la question.

Quoi que les responsables politiques américains décident, une chose est sûre : Moscou ne cèdera pas. Les Russes sont déjà dos au mur. Soit dit en passant, ils savent qu’un psychopathe assasin rôde en liberté, et ils sont prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger leur peuple. Si Washington décide de franchir cette ligne et de provoquer le combat, alors il y aura des problèmes. C’est aussi simple que cela.

John McCain, le faucon de toujours, pense qu’Obama devrait jeter son gant et montrer à Poutine qui est le chef. Dans une interview accordée au magazine TIME, McCain a déclaré : « C’est une partie d’échecs qui rappelle la Guerre Froide et nous devons en avoir conscience et agir en conséquence [.] Il nous faut prendre certaines mesures qui convaincraient Poutine que les actions qu’il est en train de mener aurait un coût élevé ».

« Un coût élevé » a dit McCain,

mais élevé pour qui ?

Ce que McCain ne réalise pas est que ce n’est pas l’Afghanistan et qu’Obama n’a pas affaire au docile fantoche de Karzaï. Lancer des sanctions contre Moscou aura des conséquences importantes, du genre qui causeraient beaucoup de dommages aux intérêts américains.

Avons-nous mentionné que le « plus gros projet pétrolier non-américain d’ExxonMobil est une collaboration avec le pétrolier russe Rosneft dans l’Arctique, où des milliards de dollars d’investissements sont en jeu ? »

Et que se passera-t-il si Poutine décide qu’il n’est plus dans les intérêts de Moscou d’honorer les contrats qu’il a passé avec des entreprises américaines ? A votre avis, quelle sera la réaction des actionnaires à cette nouvelle ? Et ce n’est qu’un seul exemple. Il y en a bien d’autres.

Toute confrontation avec la Russie aura pour conséquence des attaques asymétriques contre le dollar, le marché obligataire et l’approvisionnement en pétrole. Peut-être les Etats-Unis peuvent-ils vaincre les forces russes en Crimée. Peut-être pourraient-ils couler leur flotte et mettre leurs troupes en déroute, mais il y aurait un prix très élevé à payer et personne ne sera satisfait du résultat.

Voici l’extrait d’un article de Testosterone Pit qui résume bien la situation :

« Sergueï Glazyev, le conseiller le plus intransigeant de Poutine, a esquissé la stratégie de représailles. Se débarrasser des dollars, vendre les Bons du Trésor américain, encourager les sociétés russes à ne pas rembourser leurs dettes libellées en dollars et créer un système monétaire alternatif avec les BRICS et les producteurs d’hydrocarbures comme le Venezuela et l’Iran [.]

« L’allié de Poutine et son ami de confiance, le président de Rosneft Igor Sechin a suggéré qu’il était « recommandé de créer une bourse de valeurs internationale pour les pays participants, où les transactions pourraient être enregistrées en utilisant les monnaies régionales. » (Now On, No Compromises Are Possible For Russia [A partir de maintenant, aucun compromis n’est possible pour la Russie], Testosterone Pit)

A mesure que les Etats-Unis continuent d’abuser de leur pouvoir, ces changements deviennent de plus en plus nécessaires. Les gouvernements étrangers doivent former de nouvelles alliances afin d’abandonner le système actuel – le « système dollar » – et établir une plus grande parité entre les Etats-nations, ces mêmes Etats-nations que Washington détruit un à un pour établir sa vision macabre de l’utopie mondiale des affaires.

La seule façon de faire dérailler ce projet est d’exposer la faiblesse aveuglante de ce système lui-même, c’est-à-dire l’utilisation d’une devise internationale qui est adossée à une dette gouvernementale de 15.000 milliards de dollars, à une dette de la Réserve Fédérale de 4.000 milliards de dollars, et de milliers de milliards de dollars supplémentaires d’obligations fédérales non remboursées et non remboursables.

Quelles que soient les mesures prises par Moscou pour mettre un terme au système actuel et remplacer la devise de réserve mondiale par une monnaie qui représente une jolie réserve de valeurs, elles devraient être applaudies.

L’attitude irréfléchie et meurtrière de Washington dans le monde entier rend les Etats-Unis particulièrement impropres pour être le régisseur de fait du système financier mondial ou pour bénéficier d’une valorisation artificielle de leur monnaie, qui permet aux Etats-Unis de jouer le rôle de banquier avec le reste du monde.

Le dollar est la fondation sur laquelle reposent les trois piliers de la force impériale : politique, économique et militaire. Supprimez cette fondation et tout l’édifice s’écroule. Ayant abusé de ce pouvoir, en tuant et en estropiant des millions de personnes sur toute la planète, le monde a besoin d’une transition vers une autre façon bienveillante de perpétrer ses transactions d’affaires, de préférence une devise qui n’est pas adossée au sang et à la misère de victimes innocentes.

Paul Volcker a résumé les sentiments de nombreux détracteurs du dollar, en 2010, en disant :

« Le sentiment croissant dans une bonne partie du monde est que nous avons perdu à la fois la force économique relative et, ce qui est plus important, un modèle cohérent de gouvernance réussie pouvant être copié par le reste du monde. A la place, nous sommes confrontés à des marchés financiers cassés, à la sous-performance de notre économie et à un climat politique turbulent. »

L’Amérique est irréversiblement cassée et Washington est un marécage d’immoralité. Le monde a besoin d’un changement de régime, de nouveaux dirigeants, d’une nouvelle direction et d’un système différent.

Dans notre dernier article, nous avons essayé d’attirer l’attention sur le rôle que les grandes compagnies pétrolières ont joué dans la crise actuelle.

L’auteur Nafeez Ahmed s’étend sur ce thème dans un article « qu’il faut lire à tout prix » et qui a été publié dans l’édition du Guardian, lundi dernier. Voici un bref extrait de l’article d’Ahmed, intitulé « Ukraine crisis is about Great Power oil, gas pipeline rivalry » [La crise en Ukraine est une question de grandes puissances pétrolières et de rivalité en matière de pipelines » :

« L’Ukraine est de plus en plus perçue comme étant située à un endroit critique dans la bataille qui se fait jour pour dominer les couloirs de transport de l’énergie, reliant les réserves de pétrole et de gaz naturel du bassin de la Caspienne aux marchés européens.

Une compétition de grande envergure est déjà apparue dans la construction de pipelines. Il reste à voir si l’Ukraine fournira des itinéraires alternatifs pour aider à diversifier l’accès [à ces réserves], ce que préfère l’Ouest, ou si « elle se retrouvera forcée de jouer le rôle d’un subalterne de la Russie ». » (Guardian)

Les géants pétroliers occidentaux avaient du « retard à rattraper » depuis plus dix ans, avec Poutine qui faisait échec et mat à chacune de leur manouvres.

Il se trouve que l’habile ancien élève du KGB s’est avéré meilleur en affaires que tous ses concurrents, en les piégeant à leur propre jeu, se servant de l’économie de marché pour étendre son réseau de pipelines dans toute l’Asie Centrale et en Europe.

Voilà de quoi exactement est faite la crise actuelle.

Les grosses compagnies pétrolières se sont avérées être les « perdantes » dans cette guerre pour les ressources et elles veulent maintenant que l’Oncle Sam montre un peu de muscle pour qu’elles puissent revenir dans la partie. Cela s’appelle une « déconvenue », qui se rapporte aux jérémiades de ceux qui prennent une raclée.

Ecoutons à nouveau Ahmed :

« Certes, les violentes émeutes ont été déclenchées par la frustration que le rejet par Yanoukovitch de l’accord avec l’UE a engendrée, (à la faveur d’une soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars) dans un climat de prix de l’énergie qui flambent, tout comme les autres factures (notamment alimentaires) des Ukrainiens, lié aux infortunes nationales en matière de gaz de l’Ukraine. La brutalité policière pour réprimer ce qui a commencé comme des manifestations pacifiques a été la goutte qui a fait déborder le vase. » (Guardian)

Autrement dit, Yanoukovitch a rejeté une offre de Chevron que l’UE et Washington poussaient, et a préféré l’accord plus favorable de la Russie. Selon Ahmed, cela a mis en colère les grosses huiles qui ont décidé d’inciter aux émeutes.

(« La soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars a provoqué les manifestations.»)

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est juste une question de déconvenue.

Donc, permettez-moi, chers lecteurs, de dire ceci : Est-ce la première fois que vous entendez un analyste respecté dire que le pétrole était derrière les émeutes, le coup d’Etat et la confrontation avec Moscou ?

J’en donnerai ma main à couper. Quelles que soient les tentacules que Wall Street a enroulés autour de la Maison Blanche, du Capitole et du pouvoir judiciaire américain, les grosses compagnies pétrolières sont aux commandes.

Les Apôtres des combustibles fossiles constituent le club le plus ancien et le plus puissant de Washington et « Ce qu’ils disent est parole d’évangile ».

Ainsi que Ahmed l’a si bien formulé :

« La raréfaction des ressources et la compétition pour dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie sont derrière le militarisme russe et l’interférence américaine. L’Ukraine a la mauvaise fortune de se retrouver au milieu de cette lutte en accélération visant à dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie dans les dernières décennies de l’âge des combustibles fossiles ».

Vous avez dit « Guerre

pour les ressources » ?

Ainsi que nous le faisions remarquer dans un article précédent, le cerveau du Nouvel Ordre Mondial, Zbigniew Brzezinski, a dépeint ce conflit avec la Russie ainsi :

« Couper l’accès des Occidentaux à la Mer Caspienne et à l’Asie Centrale ».

Pour une raison inconnue, les compagnies pétrolière monstrueuses de l’Amérique pensent que les ressources qui reposent sous le sol de la Russie leur appartiennent.

La question est de savoir si leurs agents pousseront Obama à mettre les troupes américaines en danger pour faire respecter cette revendication. Si elles le font, il y aura la guerre.

Traduit de l’anglais (US) par [JFG-QuestionsCritiques]

CounterPunch, le 13 mars 2014
article original« http://www.counterpunch.org/2014/03/12/big-oils-sore-losers-lead-the-drive-to-war/ »

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 mars, 2014 |Pas de commentaires »

VENEZUELA: COUP DE PROJECTEUR SUR LES ZONES D’OMBRE MEDIATIQUES (Romain MIGUS / mondialisation.ca)

Venezuela:

Coup de projecteur

sur les zones d’ombre

médiatiques

(Romain MIGUS)
Mondialisation.ca, 18 février 2014

A lire les média internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est –de nouveau- à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans: le gouvernement bolivarien massacrerait –de nouveau- son peuple comme s’il s’agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l’accession d’Hugo Chavez à la présidence de la République.

Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camp bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les Vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu’ils réprouvent et qui n’hésite pas à faire feu contre ses compatriotes. 

Un retour sur les derniers événements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d’autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers évènements ukrainiens à quel point l’Empire fait preuve d’un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s’alignent pas sur ses intérêts.

Guerre interne dans l’opposition

L’opposition vénézuélienne n’est pas un bloc monolithique. Même si tous les partis partagent un programme commun (1) , les stratégies de prises de pouvoir et surtout les ambitions personnelles ne manquent jamais de raviver les tensions au sein de la contrerévolution, or le leadership qu’Henrique Capriles s’était construit depuis sa victoire aux primaires de la plateforme unitaire de l’opposition (Mesa de Unidad Démocratica -MUD) en février 2012 s’est quelque peu érodé au fil des quatre défaites électorales (2). Lors des élections municipales de décembre 2013, le parti de Leopoldo Lopez, Voluntad Popular a même remporté plus de mairies que  Primero Justicia, le parti de Capriles.

Le questionnement interne suite aux défaites dans les urnes a ravivé les vieux démons d’une opposition prête à considérer légitime tous les chemins possibles pour conquérir le pouvoir.

Profitant d’un mécontentement compréhensible d’une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les vénézuéliens (3), le secteur le plus extrême de l’opposition a décidé de passer à l’attaque.

Dès les premiers jours de l´année 2014, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado ou Antonio Ledezma appelaient au “soulèvement” comme moyen “démocratique” pour chasser le gouvernement (4). Les vrais démocrates apprécieront l’oxymore. Rappelons que l’unique moyen démocratique pour changer de gouvernement est la convocation d’un référendum révocatoire à mi-mandat, c’est à dire à partir d’avril 2016.

Leopoldo Lopez ne s’arrêtera pas là. Au cours d’un meeting, le 2 février 2014, il lance à ses partisans : ” les problèmes dont souffre le peuple ont un coupable. Ce coupable est le pouvoir national (…) nous ne pouvons plus dire que le problème c’est seulement Nicolas Maduro. Le problème ce sont tous les pouvoirs publics nationaux”(5). Coup d’Etat, vous avez dit coup d’Etat ?

Au cours du même meeting, Maria Corina Machado affirmera que ” la seule réponse possible, c’est la rébellion (…). Certains disent qu’il faut attendre les élections dans je-ne-sais-trop combien d’années (…) Le Venezuela ne peut plus attendre ” (6). Le message de confrontation est lancé au gouvernement mais aussi à la MUD et à Capriles. La tentative de mainmise sur l’opposition par les secteurs les plus anti-démocratiques de l´antichavisme est confirmé par Leopoldo Lopez lorsqu’il convoque une manifestation pour le 12 février 2014 : ” Notre lutte passe par la rue (…) je suis sûr que ce 12 février, nous verrons Henrique Capriles dans la rue. Je lance un appel [à tous les dirigeants de l´opposition] mais surtout à Henrique, qui a une très grande responsabilité, pour qu’il nous rejoigne dans cette clameur de changement ” (7) . Les urnes ou le putsch. Les leaders de l’opposition ont les cartes en mains…

Ce qui fut annoncé arriva

Le 12 février la manifestation convoquée se dirigeât vers le siège du pouvoir judiciaire (Ministerio Publico) situé dans le centre populaire de la capitale. La plupart des dirigeants de l´opposition, dont Capriles Radonski, était aux abonnés absents.

Le faible cortège était surtout composé d’étudiants des classes moyennes supérieures provenant des universités privées. Sur place, Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado haranguaient la foule dans des termes similaires à ceux proférés quelques jours plus tôt, avant d’abandonner la manifestation sans prendre le soin de lancer le mot d’ordre de la dispersion de la manifestation. Alors que la majorité des étudiants quittait les lieux sans heurt, des groupes de choc prenaient le relais. Les pancartes pacifistes laissaient place aux jets de pierre et autres cocktails Molotov. Et tout bascula.

Au milieu des affrontements, des coups de feu furent tirés. Juan “Juancho” Montoya, un militant chaviste présent sur les lieux et Basil Da Costa un étudiant d´opposition mourraient tous deux assassinés d’une balle dans la tête.  La police nationale réussit à repousser les fauteurs de trouble qui se replièrent à Chacao, arrondissement huppé de Caracas, dont le maire, Ramon Muchacho est membre du parti Primero Justicia. Quelques heures plus tard et alors que les affrontements s’étaient déplacés dans cette zone de la ville, Roberto Redman, un militant de l’opposition, qui avait porté le cadavre du jeune Basil, était à son tour assassiné. La machine médiatique internationale s’emballa. Le gouvernement fut accusé de sanglantes répressions alors que les forces de maintien de l’ordre n’utilisent aucune arme létale pour faire face aux groupuscules armés de l’opposition (8) .

Les entreprises de communication privées dénoncèrent la censure gouvernementale après qu’une chaine câblée colombienne, NTN24, fut retirée de la programmation par les opérateurs de câble privés pour avoir enfreint la loi vénézuélienne de ne pas retransmettre en direct les images des violences de rue. Il ne s’agissait donc pas d’une censure opérée par le pouvoir, les média audiovisuels internationaux et nationaux ayant largement couvert la partie pacifique de la manifestation. En revanche, aucun média international ne s’est attardé à dénoncer les attaques à l´arme à feu contre le siège de la télévision publique VTV. Une employée de la chaine ayant même reçu une balle dans les côtes. Liberté d’expression à deux vitesses ?

Au soir du 12 février, on dénombrait en plus des trois morts, de nombreux blessés y compris chez les forces de l’ordre et les travailleurs du métro de Caracas, pris d’assaut par les groupes de choc de l’opposition, 6 voitures de police incendiées, des sièges d’institutions publiques détruits, sans compter les nombreux dommages collatéraux dont ont souffert les habitants de Caracas.

Des critiques se firent entendre au sein même de l’opposition. Une journaliste du journal antichaviste El Universal,  dénonça l’irresponsabilité et le manque de  leadership de Leopoldo Lopez qui abandonna les étudiants lorsque les affrontements eurent commencé (9) . Le maire de Chacao publia un tweet cinglant : ” nous reconnaissons le manque de leadership de l’opposition. Seul l’anarchie règne. C’est ce que nous voulons ?” (10). Dans un premier temps, Capriles Radonski se fit écho de ” la mainmise de groupes violents sur une manifestation pacifique ” (11) .

L’enquête démontrera, comme l’a indiqué le Ministre de l’Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres, que les deux personnes assassinées près du Ministerio Publico le furent avec la même arme à feu, renforçant ainsi la thèse de l’infiltration  de mercenaires paramilitaires d’opposition dans l’objectif de créer le chaos, et d’enflammer les tensions entre Vénézuéliens. Un scénario similaire à celui vécu lors du coup d’Etat du 11 avril 2002 (12) . Les plus vulnérables à cette stratégie sont malheureusement les jeunes étudiants qui croient pouvoir renverser un gouvernement appuyé par la majorité du peuple et par l’armée.

Comme dans n’importe quel pays démocratique, la justice recherche désormais le principal responsable de ces violences, Leopoldo Lopez, pour le mettre en examen. Nous n’osons imaginer ce qu’il se serait passé si de tels événements avaient eu lieu dans n’importe quel pays occidental. Qu’aurait fait le pouvoir français si la manifestation Jour de Colère (qui comme la manifestation de Leopoldo Lopez n’avait de mot d’ordre commun que la chute d´un gouvernement élu) s’était soldée par trois assassinats et de nombreux blessés chez les forces de l’ordre. Il y a fort à parier que ses organisateurs seraient aujourd’hui sous les verrous sans que cela n’émeuve personne ni qu’aucun parti politique, pas même le Front National, n’en vienne à les défendre.

Mais s’il s’agit du Venezuela, les média y décèlent une persécution politique.

Capriles Radonski, quand à lui s’est solidarisé avec Leopoldo Lopez, tout en insistant sur les différentes stratégies qui l’opposent à son ancien comparse (13) .  L´ancien candidat à la présidentielle a même appelé à une manifestation contre la violence et le paramilitarisme (sic), espérant ainsi récupérer à son compte les manifestants de ces derniers jours. Comble de l’ironie pour celui qui devrait assumer la responsabilité intellectuelle de l’assassinat de 11 militants chavistes au lendemain de sa défaite électorale aux élections présidentielles d’avril 2013 (14).

La main de l’Empire américain n’est pas une chimère

Alors que Nicolas Maduro a reçu des messages de solidarité et de condamnation des violences de l’opposition de la part de nombreux gouvernements et partis politiques de par le monde et de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR), le gouvernement des Etats-Unis prenait un ton menaçant. Lors d’une allocution télévisuelle, le président Maduro dénonçait que le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Amérique latine, Alex Lee, avait émis une série d’exigences (libération des responsables des violences, arrêt des poursuites contre Leopoldo Lopez, dialogue immédiat avec l’opposition) sous peine de  ” générer des conséquences négatives au niveau international ” (15).

Cette menace à peine voilée est en fait le résultat de la participation active des Etats-Unis dans les récents événements qui secouent le Venezuela. Soulignons une fois, pour les éternels sceptiques, que la déstabilisation du gouvernement bolivarien n’aura de cesse que lorsque les Etats-Unis reprendront le contrôle du maniement de l’industrie pétrolière comme dans le passé.

En réponse, le président Maduro a décidé d’expulser du pays trois citoyens étasuniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d´étudiants aux techniques de coup d’Etat soft (16).

Dans la nébuleuse d’informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l’opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement. Cette cyber-attaque est surtout un moyen de décrédibiliser le Venezuela  au niveau international et de chauffer les esprits des partisans de l’opposition afin de générer une situation d’ingouvernabilité à l’instar des évènements actuels en Ukraine.

Rappelons que le Venezuela est le cinquième pays au monde qui se sert le plus de Twitter (17) . Ce réseau social, abondamment utilisé dans les autoproclamées ” Révolutions ” arabes, est devenu une arme de premier choix dans la déstabilisation du gouvernement bolivarien. Ainsi, des photos de répressions et de tortures, reflétant des réalités étrangères, sont envoyées massivement aux jeunes vénézuéliens leur faisant croire que les scènes se déroulent dans leur pays (18) . De retweet en retweet en passant par de nombreux hastags, un nombre non négligeable de jeunes opposants à la Révolution est ainsi manipulé.

 Sur la photo suivante nous pouvons voir comment une manifestation à Sao Paulo devient une manifestation à Caracas: 

VENEZUELA: COUP DE PROJECTEUR SUR LES ZONES D'OMBRE MEDIATIQUES (Romain MIGUS / mondialisation.ca) dans REFLEXIONS PERSONNELLES brasil+vza

 Sur la photo ci-dessous une image aérienne d’un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l’opposition qui n’a pourtant jamais eu lieu:

Fake-Venezuela-Protest-Photo-11 CIA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Les étudiants chiliens doivent sauter au plafond en voyant leurs camarades utilisés par l´extrême droite vénézuélienne:
Fake-Venezuela-Protest-Photo-5 DESINFORMATION

 Un cas de torture dans le royaume d’Espagne devient un argument pour la droite vénézuélienne:

Espan%CC%83a+tortura+VZA ENVIRONNEMENT
Qui se doutait que les policiers égyptiens réprimaient des citoyens vénézuéliens ?

Fake-Venezuela-Protest-Photo-9 ETATS-UNIS

Rien n’arrête le cynisme de l’opposition. Les morts du conflit syrien sont transférés au Venezuela dans la ville de Maracay:
Syria+VZA GUERRES CIVILES
Même le pauvre Loukanikos, icône animale de la révolte grecque, n´est pas épargné. Que fait la SPA ?
Chien+Vza MEDIAS
Le camp bolivien doit donc une fois de plus faire face aux tentatives de déstabilisation de la contrerévolution au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales pour lutter contre la guerre économique et contre l’insécurité.

Même si le Peuple, l’armée et la police défendent les institutions démocratiques, la vigilance est de mise. Face à la désinformation des entreprises privées de communication, la solidarité internationale est plus que jamais de vigueur afin de déjouer la propagande médiatique contre la Révolution Bolivarienne. A un an de la disparition physique du Comandante Chávez, son Peuple est bien décidé à perpétuer son héritage révolutionnaire.

Romain MIGUS

Romain Migus : Sociologue, journaliste, installé au Venezuela depuis 2005. Auteur de nombreux articles sur la Révolución bolivarienne et la guerre médiatique ainsi que trois ouvrages en español, disponible sur son site en pdf: La Telaraña imperial (avec Eva Golinger, Monte Avila, 2008), El programa de la MUD (Barrio Alerta, 2012), El imperio contraataca (Fondo editorial Wilian Lara, 2013).

Notes:

(1) Voir Romain Migus, El programa de la MUD, Caracas, ed. Barrio Alerta, 2012, disponible surhttp://albaciudad.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/libro_el_programa_de_la_mud.pdf 

(2) Élections présidentielles du 7 octobre 2012 et du 13 avril 2013, élections régionales du 16 décembre 2012, élections municipales du 8 décembre 2013 (91% des états régionaux et 75% des mairies gagnés par le chavisme).

(3) La guerre économique et les réponses gouvernementales ne sont pas le sujet de cet article. Mais il est indéniable que la spéculation contre le bolívar, les ruptures de stock organisées,  et la contrebande de produits de première nécessité vers la Colombie ont des conséquences immédiates sur la vie quotidienne. Pour un approfondissement de ce sujet, voir jacques Sapir, « La situation économique au Venezuela », Russeurope, 17/02/2014,http://russeurope.hypotheses.org/2001

(4) Voir “¡LaSalida es la calle! ¡#LaSalida es la calle!”, Youtube, 25/01/2014, http://www.youtube.com/watch?v=MZBiTc6Z4Os (traduction de l´auteur).

(5) Voir “Protestas en Venezuela, 2 de Feberero de 2014 #LaSalida“, Youtube, 03/02/2014,http://www.youtube.com/watch?v=hyh3AEf5JDA (traduction de l´auteur).

(6) Ibid.

(7) Voir “Leopoldo López El 12F vamos a la calle con la consigna justicia y cárcel para los corruptos“, Youtube, 09/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=f9X67Jvw5Lk (traduction de l´auteur).

(8) Pour être plus précis nous soulignons que les forces de police utilisent des bombes lacrymogènes et des cartouches de gros sel, et un usage très limité de la force si l´on compare avec la répression des manifestations dans les pays européens.

(9) Testimonio de una periodista de El Universal: “Leopoldo no tuvo bolas. Le agarró la mano a su esposa, se fue y dejó a los carajitos alborotados”, Aporrea, 13/02/2014. http://www.aporrea.org/oposicion/n245131.html 

(10) “Vandalismo en Chacao: Ramón Muchacho se pregunta ¿quién asume la responsabilidad?”, Noticias24, 12/02/2014

http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222431/vandalismo-en-chacao-ramon-muchacho-se-pregunta-quien-asume-la-responsabilidad/ 

(11) “Capriles condena violencia en marcha estudiantil, Prensa Primero Justicia, 12/02/2014,http://www.primerojusticia.org.ve/cms/index.php?option=com_flexicontent&view=item&cid=158:en-la-prensa&id=13853:capriles-condena-violencia-en-marcha-estudiantil&Itemid=500 

(12) Voir “Fallecidos el 12F fueron con la misma arma de fuego”, YVKE Mondial, 14/02/2014,http://www.radiomundial.com.ve/article/fallecidos-el-12-f-fueron-asesinados-con-la-misma-arma . Sur les assassinats similaires pendant le coup d´Etat d´avril 2002, voir l´excellent documentaire de Angel Palacios, “Puente llaguno: clave de una massacre”, http://www.youtube.com/watch?v=fkrAI72ct-I 

(13) “Capriles llama a movilizaciones contra la violencia y el paramilitarismo”, El Universal, 16/02/2014, http://www.eluniversal.com/nacional-y-politica/140216/capriles-llama-a-movilizacion-contra-la-violencia-y-el-paramilitarismo 

(14) Voir Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013, http://www.romainmigus.com/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html 

(15) “Venezuela rechaza declaraciones de secretario estadounidense John Kerry”, Telesur, 16/02/2014, http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/16/venezuela-rechaza-declaraciones-de-secretario-estadounidense-john-kerry-2982.html 

(16) “Funcionarios norteamericanos tienen 48 horas para salir de Venezuela”, Noticias24, 16/02/2014,  http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222622/elias-jaua-funcionarios-norteamericanos-tienen-48-horas-para-salir-de-venezuela/ 

(17) “Venezuela: quinto país del mundo que más usa el twitter”. Ciudad CCS, 29/05/11, http://www.ciudadccs.info/?p=176192 

(18) Telesur a réalisé une compilation de ces montages médiatiques. Voir: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151869482281179.1073741986.186321186178&type=1


Voici d’autres photos manipulées par les médias (voir l’article en anglais : Constructing thé Deception of the Anti-Government “Protests” in Venezuela: A Photo Gallery) :

Fake-Venezuela-Protest-Photo-4 PEUPLES

(vraie photo à gauche)

Fake-Venezuela-Protest-Photo-3 PHOTOS

Fake-Venezuela-Protest-Photo-6 POLITIQUE

Photo prise à Singapour:

Fake-Venezuela-Protest-Photo-7 REVOLUTIONS

Fake-Venezuela-Protest-Photo-10 SANTE PUBLIQUE

Fake-Venezuela-Protest-Photo-2 SOCIETE

Fake-Venezuela-Protest-Photo-1 UNASUR

Remarquez les chapeaux de fourrure (étrange pour le Venezuela !), il faisait 24 degrés ce jour-là à Caracas…

http://www.mondialisation.ca/venezuela-coup-de-projecteur-sur-les-zones-dombre-mediatiques/5369380

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LA GUERRE SECRETE DES ETATS-UNIS: LES FORCES SPECIALES DEPLOYEES DANS 134 PAYS ! (Nick TURSE / Tomdispatch.com)

La guerre secrète des États-Unis :

AAAAAAAA

Les forces spéciales

déployées dans 134 pays

(Nick TURSE)
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 
Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent[ 1] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[2] contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[3]. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[4] dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complètement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

Comme on l’a constaté, dans les derniers jours de la présidence Bush, les forces d’Opérations Spéciales se déployaient[5] dans 60 pays au total dans le monde. En 2010, ce chiffre s’élevait à 75, selon[6] Karen DeYoung et Greg Jaffe duWashington Post. En 2011, le porte-parole du Commandement des Opérations Spéciales (SOCOM pour son sigle en anglais), le colonel Tim Nye dit[7] à TomDispatch que le chiffre total atteindrait 120. Actuellement, ce chiffre est encore plus élevé. En 2013, les forces d’élite des USA se sont déployées dans 134 pays de la planète, selon le commandant Matthew Robert Bockholt, des Relations Publiques de la SOCOM.

Cette augmentation de 123% pendant les années Obama démontre comment, en plus des guerres conventionnelles et de la campagne d’avions sans pilote de la CIA[8], de la diplomatie publique et de l’espionnage extensif électronique[9], les USA se sont engagés dans une autre importante et croissante forme de projection de pouvoir au-delà de leurs frontières. En grande mesure, menée dans l’ombre par les troupes d’élite des USA, l’immense majorité de ses missions se déroule loin des regards indiscrets, de ceux scrutateurs des medias et de quelque type de supervision externe, augmentant le possibilité de représailles imprévues et de conséquences catastrophiques.

Une industrie en expansion

Créé formellement en 1987, le Commandement des Opérations Spéciales a grandi rapidement dans l’étape postérieure au 11/S. Nous avons été informés que le SOCOM est en voie d’atteindre 72 000 effectifs en 2014, depuis les 33 000 qu’ils étaient en 2001. Le financement pour le monde a lui aussi augmenté en proportions géométriques au point que le budget de référence pour 2001, 2 300 millions de dollars, atteignait 6 900 millions en 2013 (10 400 millions de dollars si on ajoute le financement supplémentaire). Les déploiements d’effectifs à l’étranger ont explosé eux aussi passant de 4 900 hommes par an en 2011 à 11 500 en 2013.

Lors d’une récente enquête[10], TomDispatch, en consultant des documents du gouvernement d’accès libre et des communiqués de presse, ainsi que des informations de presse, a trouvé les preuves que les forces d’Opérations Spéciales des USA se sont déployées ou se sont impliquées avec des armées de 106 nations du monde entier en 2012-2O13.

De plus, pendant la période de plus d’un mois qu’a duré la préparation de cet article[11] le SOCOM nous a communiqué des statistiques exactes concernant le nombre total de pays dans lesquels ils avaient déployés des effectifs spéciaux : Bérets Verts et Rangers, SEAL de la Marine ou commandos de la Force Delta.

« Nous ne les avons pas sous la main », explique Bockholt de SOCOM, dans une entrevue téléphonique alors que l’article était presque terminé. « Nous devons chercher parmi beaucoup d’autres choses. Et cela demande beaucoup de temps » Quelques heures plus tard, juste avant la publication, il répondait à une question qui lui avait été faite en novembre de l’année précédente. « Les Forces d’Opérations Spéciales se sont déployées dans 134 pays », pendant l’année fiscale de 2013, explique Bockholt dans un email.

Opérations Spéciales Globalisées.

L’année passée, le chef du Commandement des Opérations Spéciales, l’Amiral William McRaven a expliqué sa vision concernant la globalisation des opérations spéciales. Dans une déclaration devant le Comité des Services Armés du Congrès, il dit :

« USSOCOM est en train d’améliorer son réseau global de Forces d’Opérations Spéciales afin d’appuyer nos relations interinstitutionnelles et nos associés internationaux de façon à pouvoir disposer d’une vaste connaissance des menaces et opportunités émergentes. Le réseau rend possible une présence limitée et persistante en des lieux cruciaux et facilite les possibilités d’actuation où c’est nécessaire ou opportun ».

Bien que cette « présence » puisse être limitée, l’étendue et l’influence de ces forces d’Opérations Spéciales est une autre question. Le saut de 12% dans les déploiements – de 120 à 134 – durant le mandat de McRaven reflète son désir de mettre ses bottes sur le terrain de la planète entière. Le SOCOM ne cite pas les nations concernées, alléguant la sensibilité des nations hôtesses et la sécurité des effectifs étasuniens, mais les déploiements que nous connaissons jettent au moins un peu de lumière sur l’étendue totale des missions que l’armée secrète des USA mène dans le monde.

Par exemple, en avril passé et en mai, le personnel des Opérations Spéciales prit part à des exercices d’entraînements à Djibouti, Malawi et dans les Iles Seychelles, dans l’Océan Indien. En juin, les SEAL de la Marine étasunienne se joignirent aux forces irakiennes, jordaniennes, libanaises et autres alliés du Moyen Orient pour réaliser des simulations guerrières asymétriques à Aqaba, Jordanie.

Le mois suivant, les Bérets Vert se rendirent à Trinidad et Tobago pour mettre en marche des petites unités d’armées tactiques avec les forces locales.

En Août, les Bérets Verts ont entraînés les marins du Honduras[12] en techniques d’explosif.

En septembre, selon les nouvelles de la presse[13] les forces d’Opérations Spéciales des USA se joignirent aux troupes d’élites des 10 pays membres de l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique – Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Birmanie) et Cambodge ainsi qu’avec leurs homologues d’Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Corée du Sud, Chine, Inde et Russie pour pratiquer des exercices antiterroristes, financés conjointement, qui se sont déroulés dans un centre d’entraînement à Sentul, à l’Ouest de Java.

En octobre, les troupes d’élites des USA ont mené des incursions[14] avec des commandos en Lybie et Somalie, séquestrant[15] un suspect de terrorisme dans la première nation citée alors que les SEAL tuaient au moins un militant dans la seconde avant que la réaction armée ne les expulse[16].

En novembre, les troupes d’Opérations Spéciales menèrent à bien des opérations humanitaires aux Philippines pour aider les survivants du typhon Hayan.

Le mois suivant, des membres du 352° Groupe d’Opérations Spéciales réalisèrent [17]un exercice d’entraînement auquel participèrent 130 pilotes et 6 avions dans une base aérienne en Angleterre, et plusieurs SEAL de la Marine furent blessés alors qu’ils participaient[18] à une mission d’évacuation au Soudan du Sud.

Les Bérets Verts ont entamé le 1er janvier de cette année une mission de combat conjointe avec des troupes d’élite Afghanes dans le village de Balhozi, province de Kandahar.

Pourtant, ce déploiement dans 134 pays ne paraît pas suffire pour le SOCOM.

En novembre 2013, le commandement annonça qu’il cherchait à ‘identifier des associés industriels qui pourraient, dans le cadre de l’Initiative du Web Transrégional du SOCOM, « développer potentiellement de nouveaux sites sur Internet adaptés à des publics étrangers ».

Cela s’adjoindrait à un réseau global de dix sites, déjà existant sur Internet, dédiés à la propagande dirigée par différents commandements combattants et configurés pour ressembler à des organes de presse légitimes incluant CentralAsiaOnline.com, Sabahi, qui cible la Corne de l’Afrique, un effort dirigé vers le Moyen Orient connu comme Al-Shorfa-com ainsi qu’un un autre pour l’Amérique Latine qui a reçu le nom deInfosurhoy.com

L’essor du SOCOM dans le cyberespace se reflète dans l’effort concerté du commandement pour être toujours plus profondément « dans le circuit ».

« J’ai des correspondants dans toutes les agences ici à Washington DC, depuis la CIA, le FBI, à l’Agence de Sécurité Nationale, à l’Agence Géo-spatiale Nationale, à l’« Agence de Renseignement de la Défense », dit l’amiral en chef du SOCOM McRaven pendant une table ronde dans le Centre Wilson de Washington, l’année passée. Quand il s’exprima, à la Bibliothèque Ronald Reagan, en novembre, il signala que le nombre de départements et agences dans lesquels le SOCOM à un ancrage[19] est de 38.

134 possibilités de représailles

Bien qu’élu en 2008 par nombre de ceux qui voyaient en lui un candidat anti-guerre[20], le Président Obama, a démontré qu’il était un commandant en chef résolument belliciste, dont les politiques ont produit de notables exemples de ce que dans le jargon de la CIA on appelle depuis longtemps déjà « retour de flamme » (Blowback)[21].

Quoique l’administration Obama ait supervisé le retrait des troupes d’Iraq (négocié[22] par son prédécesseur), ainsi qu’une réduction[23] des troupes étasuniennes en Afghanistan (après une importante augmentation de présence militaire[24] dans ce pays), le président a pris la tête d’une augmentation de la présence militaire étasunienne en Afrique[25], une redynamisation[26] des efforts[27] en Amérique Latine et a prononcé un discours musclé sur un rééquilibrage, ou pivot en Asie[28] (quoique jusqu’ici peu ait été fait en ce sens)

La Maison Blanche a également supervisé une croissance exponentielle de la guerre des drones des USA. Alors que le président Bush avait lancé 51 attaques de ce type, le président Obama en a ordonné environ 330[29], selon une enquête réalisée par le Bureau de Journalisme d’Investigation qui a son siège à Londres. Rien que l’année passée, on en dénombre en Afghanistan, Lybie[30], au Pakistan[31], en Somalie[32], et au Yémen[33]. Les récentes révélations d’Edward Snowden[34] concernant l’Agence Nationale de Sécurité ont démontré la terrible amplitude et la portée mondiale de la surveillance électronique étasunienne pendant les années Obama. Et au plus profond de l’ombre, les forces d’Opérations Spéciales sont à présent annuellement déployées dans plus du double de nations qu’à la fin du mandat de Bush.

Cependant, au cours des dernières années, les conséquences imprévues des opérations militaires des USA ont aidé à semer le mécontentement et l’indignation, incendiant des régions entières. Plus de 10 ans après le moment « mission accomplie »[35] des USA, sept ans après s’être targué de l’augmentation[36] des troupes déployées, l’Iraq que les USA abandonnent est en flammes[37]. Un pays dans lequel il n’y avait aucune présence d’Al Qaeda avant l’invasion étasunienne[38] et dont le gouvernement s’était opposé[39] aux ennemis des USA à Téhéran, voit à présent son gouvernement central aligné[40l] sur l’Iran et deux de ses villes[41] battant pavillon d’Al Qaeda.

Une intervention des USA plus récente, pour précipiter le renversement du dictateur libyen Mouammar Kadhafi aida à pousser le Mali voisin, rempart soutenu par les USA contre le terrorisme régional, jusqu’à une spirale descendante, lorsqu’un officier entraîné par les USA effectua un coup d’état qui finalement produit une sanglante attaque terroriste contre une usine de gaz algérienne, déchaînant une espèce de diaspora de terreur[42] dans la région.

En ce moment, le Soudan du Sud – une nation qui naquit couvée par les USA, qui l’appuient économiquement[43] et militairement[44] (malgré qu’elle utilise des enfants soldats[45]) et qui a été utilisée comme base secrète[46] des Opérations Spéciales s’est vue déchirée par la violence et glisse vers la guerre civile[47].

La Présidence d’Obama a vu les forces tactiques d’élite de l’armée étasunienne de plus en plus utilisées pour atteindre des objectifs stratégiques.

Mais avec les missions des forces d’Opérations Spéciales maintenues sous strict secret, les étasuniens ‘n’ont qu’une faible connaissance d’où sont déployées leurs troupes, de ce qu’elles font exactement et des conséquences que cela pourrait entraîner.
Comme le Colonel retraité Andrew Bacevish, professeur d’histoire et de relations internationales à l’Université de Boston, a signalé : l’utilisation de forces d’Opérations Spéciales pendant les années Obama a entraîné une diminution de la responsabilité militaire, a renforcé une « présidence impériale » et a préparé le terrain pour une guerre sans fin.

« En résumé », écrivit-il à TomDispatch[48] « remettre la guerre aux mains d’effectifs spéciaux rompt le fil ténu entre guerre et politique, la guerre s’est convertie en guerre pour la guerre ».
Les opérations secrètes, menées par des forces secrètes ont une désagréable tendance à produire des conséquences non désirées, imprévues et complétement désastreuses.

Les new-yorkais se souviennent[49] bien du résultat final[50] de l’appui clandestin[51][52] des USA aux militants islamiques, contre l’Union Soviétique en Afghanistan pendant la décennie des 80 : le 11/S. Mais pour étrange que cela paraisse, ceux qui ce jour-là se trouvaient au lieu de la principale attaque, le Pentagone[l53], ne paraissent pas avoir tiré une claire leçon de ce retour de flamme mortel.

Jusqu’ici, en Afghanistan et au Pakistan, plus de 12 ans après que les USA ont envahi le premier et près de 10 ans[54] après qu’ils aient entrepris des attaques secrètes[55] dans le second, les USA sont toujours aux prises avec les effets collatéraux de la Guerre Froide : par exemple quand les drones de la CIA, lancent des attaques avec des missiles[56] contre une organisation (le réseau Haqqani[57]) à laquelle dans les années 80, l’Agence fournissait des missiles.[58]

Sans une idée claire d’où agissent actuellement les forces clandestines de l’armée et de ce qu’elles y font, les étasuniens ne peuvent anticiper les conséquences et les représailles de nos guerres secrète en expansion alors qu’elles submergent le monde.

Mais si l’histoire nous apprend quelque chose, ces conséquences vont se faire sentir depuis le Sud-Ouest asiatique jusqu’au Maghreb, depuis le Moyen-Orient jusqu’à l’Afrique Centrale et à la fin, il est possible qu’elles se fassent aussi sentir aussi aux USA.

Dans son plan d’action pour le futur, le SOCOM 2020, l’amiral McRaven a essayé de vendre la globalisation des opérations spéciale des USA comme un « moyen de projeter du pouvoir, promouvoir la stabilité et empêcher les conflits ».

Il est possible que l’année passée le SOCOM se soit dédié à faire tout le contraire dans 134 lieux.

Nick TURSE
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 

Notes:

[1] US commando raids: John Kerry defends capture of Libyan terror suspect Abu Anas al-Liby in Tripoli – UK – News – The Independent

[2] U.S. Raids in Libya and Somalia Strike Terror Targets – NYTimes.com

[3] US Army special forces in Finland for winter war games | Yle Uutiset | yle.fi

[4] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[5] Operaciones especiales se desplegaron en 60 paises SOCOMn

[6] U.S. 'secret war' expands globally as Special Operations forces take larger role

[7] Tomgram: Nick Turse, Uncovering the Military's Secret Military | TomDispatch

Présentes dans 120 pays ; les forces d’opérations spéciales, une armée dans l’armée

[8] Tomgram: Engelhardt, Assassin-in-Chief | TomDispatch

[9] Tomgram: Engelhardt, You Are Our Secret | TomDispatch

[10] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[11] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[12] 130807-A-YI554-133 | Flickr : partage de photos !

[13] Indonesia, US Deepen Defense Ties Amid Exercises and Arms Deals | Defense News | defensenews.com

[14] US special forces raids target Islamist militants in Libya and Somalia | World news | theguardian.com

[15] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[16] U.S. strikes al-Shabab in Somalia and capturesbombing suspect in Libya – The Washington Post

[17] http://www.afsoc.af.mil/news/story.asp?id=123375269

352nd SOG conducts exercise at RAF Fairford - AFSOC

[18] U.S. Mission in South Sudan Shows Limits of Military – NYTimes.com

[19] Defense.gov News Article: Socom Planning Ahead for Future Missions, McRaven Says

[20] As Candidate, Obama Carves Antiwar Stance – New York Times

[21] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[22] Obama living up to Bush's terms on Iraq withdrawal, spokesman says – Los Angeles Times

[23] http://www.washingtonpost.com/world/national-security/in-afghanistan-drawdown-us-forced-to-take-costly-option-in-transporting-military-gear-out/2013/09/12/6a5e260a-1bde-11e3-b4fb-944b778463f5_story.htmlhttp:/www.washingtonpost.com/world/national-security/

[24] How Obama Came to Plan for ‘Surge’ in Afghanistan – NYTimes.com

[25] Tomgram: Nick Turse, AFRICOM's Gigantic « Small Footprint » | TomDispatch

[26] U.S. Turns Its Focus on Drug Smuggling in Honduras – NYTimes.com

[27] US Expands Its Presence in Mexico, Ramping Up Drug War

[28] USA upgrading in Asia, but 'pivot' questioned

[29] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[30] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[31] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[32] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[33] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[34] Edward Snowden: how the spy story of the age leaked out | World news | The Guardian

[35] Ten Years Ago: Bush Declared 'Mission Accomplished' – and the Media Swooned | The Nation

[36] Timeline: The Iraq Surge, Before and After (washingtonpost.com)

[37] Iraq’s ‘increasingly authoritarian’ policies partly to blame for violence, says former U.S. official – Amanpour – CNN.com Blogs

[38] Bush Acknowledges Absence Of Al Qaeda In Pre-Occupation Iraq With A 'So What?'

http://www.nytimes.com/2008/04/19/us/politics/19threat.html

[39] After U.S. War in Iraq, Iran Gains Political Influence – TIME

[40] Iraq-Iran Ties Grow Stronger As Iraq Rises From The Ashes

[41]http://www.pbs.org/newshour/bb/world/jan-june14/newswrap_01-07.html

[42] Tomgram: Nick Turse, Blowback Central | TomDispatch

[43] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[44] In South Sudan's violence, U.S.-backed army part of the problem | World | McClatchy DC

[45] U.S. Approves Military Aid For Countries With Child Soldiers | ThinkProgress

[46] Where’s Joseph Kony? US troops have yet to find him – Bangor Daily News – BDN Maine

[47] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[48] Tomgram: Andrew Bacevich, The Golden Age of Special Operations | TomDispatch

[49] The New York Times

[50] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[51] Missing from 9/11 anniversary coverage: crucial context and history

[52] Ronald Reagan and King Fahd

[53] Pentagon Attack Remembered 11 Years After 9/11 Terrorist Strike

[54] Origins of C.I.A.’s Not-So-Secret Drone War in Pakistan – NYTimes.com

[55] Six-month update: US covert actions in Pakistan, Yemen and Somalia | The Bureau of Investigative Journalism

[56] U.S. Drone Strike Kills 6 in Pakistan, Fueling Anger – NYTimes.com

[57] Haqqani Network | Mapping Militant Organizations

[58] Brutal Haqqani Clan Bedevils U.S. in Afghanistan – NYTimes.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LA GUERRE EN SYRIE POURRAIT DURER ENCORE 10 ANS ! (AFP)

La guerre en Syrie

SYRIE Image d'une rue dévastée

(Photo: SYRIE. Image d’une rue dévastée par les combats)

pourrait durer

encore 10 ans !

(AFP)

« La chute d’Assad pas aussi inévitable qu’il y a un an »,

mettent en garde des experts.

- (AFP)

La guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l’Iran et la Russie soutenant le président Bachar al-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde des experts ce jeudi.

Bachar al-Assad a délibérément choisi une «stratégie machiavélique» de ne rien faire pendant qu’émergeaient des groupes d’opposants extrémistes comme al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), quittant le giron de l’opposition modérée au régime, qui doit elle se battre sur deux fronts, ont-ils expliqué.

« C’est maintenant clair que la chute d’Assad n’est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an », a souligné l’analyste Daveed Gartenstein-Ross.

« Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant: que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février 2014, tandis qu’Assad a été renforcé non seulement par les armes et l’argent de la Russie et de l’Iran, mais aussi par sa « volonté éhontée » de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.

« Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l’opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage », explique Daveed Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.

SYRIE la photo de l'année UNICEF Dania KILSI 11 ans blessée par un obus à ALEP

SYRIE.La photo de « l’année UNICEF »: Dania KILSI 11 ans blessée par un obus à ALEP

Le 15 mars 2014 marquera le troisième anniversaire du conflit, qui avait démarré par des manifestations contre le régime brutalement réprimées. La guerre a fait depuis 140.000 morts, tandis que 2,5 millions de Syriens ont fui leur pays, et 6,5 millions ont été déplacés à l’intérieur de la Syrie.

Pour Daveed Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s’est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l’aide humanitaire, est « confuse » et manque d’un vrai « désir de mettre fin » à la guerre.

L’arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car « la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre (…) avant d’aller en Europe ou aux Etats-Unis », prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.

« Alors que la guerre elle-même pourrait être (…) négociable, le sectarisme ne l’est pas, et va certainement créer les conditions de l’instabilité pendant de la prochaine décennie », selon lui.

(AFP)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LES MISSILES D’ESSAIS PLEUVENT DE PARTOUT(ATS/AFP/ Russia Today)

Les missiles d’essais pleuvent de partout !

Missile russe

-Washington avait été prévenu du tir d’essai de missile stratégique russe-

Cet essai intervient cinq jours après le début... (Photo Pavel Gerasimov, Reuters)

Cet essai intervient quelques jours après le début de l’occupation de la province ukrainienne de Crimée par les forces russes. La Russie procède régulièrement à des tirs d’essai de missiles. Le dernier tir d’essai d’un Topol-M avait été effectué avec succès en octobre 2013.

(Photo: Pavel GERASIMOV, REUTERS)

WASHINGTON – La Russie avait prévenu à l’avance les Etats-Unis qu’elle allait procéder à un tir d’essai de missile balistique intercontinental Topol, intervenu mardi en pleine période de tensions américano-russes sur l’Ukraine, a déclaré un responsable américain de la Défense.

On nous avait prévenu de ce test plus tôt cette semaine, ce n’est pas inattendu, a confié à l’AFP ce responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat. Interrogé sur la signification de ce test en pleine crise ukrainienne, il n’a pas souhaité faire de commentaire.

La Russie a procédé mardi avec succès au tir d’essai d’un missile balistique intercontinental (ICBM),Topol RS-12M, depuis la région d’Astrakhan (sud), a indiqué un responsable du ministère russe de la Défense. L’ogive d’entraînement –non nucléaire– a détruit sa cible située au Kazakhstan, selon ce responsable.

Le Topol RS-12M (code Otan: SS-25 Sickle) a une portée de 10.000 km et une masse au décollage de 45,1 tonnes. Il peut être équipé d’une ogive nucléaire de 550 kilotonnes. Facile à manier, le projectile peut être lancé à l’aide de rampes mobiles stationnaires.

La Russie procède régulièrement à des tirs d’essai de missiles. Le dernier tir d’essai d’un Topol-M avait été effectué avec succès en octobre dernier.

Cet essai intervient cinq jours après le début de l’occupation de la province ukrainienne de Crimée par les forces russes. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a accusé mardi Moscou de chercher un prétexte pour envahir l’Ukraine. Les Etats-Unis ont rompu lundi toute coopération militaire avec Moscou et menacent la Russie de nouvelles sanctions.

Les pays officiellement reconnus comme détenteurs de l’arme nucléaire annoncent toujours à l’avance les essais de missiles balistiques ou nucléaires pour éviter les erreurs de jugement.

Même au plus fort de la Guerre froide, pendant la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, Etats-Unis et URSS avaient poursuivi leurs essais nucléaires, les Américains en ayant conduit quatre ce mois-là, les Soviétiques deux, selon l’Organisation pour l’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (CTBTO).

(©AFP / 04 mars 2014 21h43)

La Russie teste avec succès

un missile intercontinental

La Russie a procédé mardi avec succès au tir d’essai d’un missile intercontinental au plus fort des tensions suscitées par la crise ukrainienne.

Les Forces des fusées stratégiques de la Fédération de Russie ont lancé un missile Topol RS-12M de la région d’Astrakan, sur le littoral de la Caspienne. L’ogive non armée a atteint sa cible qui se trouvait au Kazakhstan, a rapporté l’agence de presse russe RIA, citant un porte-parole du ministère russe de la Défense.

En Crimée, l’armée ukrainienne a pour sa part affirmé avoir repoussé à mains nues une attaque de fusiliers marins russes armés qui avaient tenté de prendre d’assaut un navire mouillant à Sébastopol.

« Les hommes armés ont approché en remorqueur le navire Slavoutitch, il y a eu une tentative de monter à bord du bateau, de capturer les marins et de se saisir de leurs armes », a précisé le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.

Navires bloqués

« Le navire a été attaqué par des militaires en uniforme de fusiliers marins russes venus d’un navire russe », a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère. Les marins « en sont venus aux mains et l’attaque a été repoussée », a encore précisé ce porte-parole.

Les bateaux russes continuent de bloquer les navires ukrainiens à Sébastopol, selon le ministère ukrainien. Mais il était impossible mardi de vérifier cette information de source indépendante.

(ats / 04.03.2014 20h50)

Après la Corée du Nord

et la Russie,

la Chine montre, elle aussi,

ses « gros bras »

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© militaryparitet.com / image illustrative Dongfeng-41 missile

Les agences de renseignement des États-Unis confirment que la Chine a mis au point un nouveau missile balistique à portée intermédiaire appelé Dongfeng-26C (DF-26C).

Il est estimé que le nouveau missile a une portée d’au moins 3500 km, permettant aux forces militaires chinoises de mener des attaques contre des installations militaires américaines en Guam , île du Pacifique occidental rattachée à l’Amérique du Nord.
Le nouveau missile aurait pour objectif de contrôler les eaux de l’Asie-Pacifique et d’empêcher l’entrée des militaires de plusieurs archipels américains situés le long de la côte de la Chine , selon un article publié sur le site Beacon gratuit .Il utilise du combustible solide et le transfert est relativement simple, il peut être caché dans des installations souterraines, suivant le site.

Source: Russia Today

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 7 mars, 2014 |Pas de commentaires »
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