FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L’URANIUM « APPAUVRI » (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr/AFP/Dan FAHEY/GRIP)

Frappes aériennes israéliennes

sur GAZA

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[avec des armes

à

l’URANIUM « APPAUVRI]

après un tir de roquette:

L’aviation israélienne a lancé, samedi 14 juin 2014, plusieurs frappes sur le sud de la bande de GAZA, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que l’aviation avait touché un site d’activités terroristes et un dépôt d’armes dans le sud de la bande de GAZA.

Les raids israéliens

ont été confirmés

par les autorités de GAZA

Selon un porte-parole palestinien, des hélicoptères APACHE israéliens ont endommagé un camp d’entraînement de la branche armée du Hamas à l’ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis GAZA vers le sud d’Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l’armée israélienne.

Dans l’après-midi trois autres roquettes ont été tirées, dont une a atterri en territoire israélien, ne faisant pas de victime ou de dégâts. L’armée a lancé des recherches pour retrouver les débris de deux autres engins, a annoncé un porte-parole militaire dans un communiqué.

L’aviation a ensuite lancé dans la soirée trois raids

Trois raids près de Rafah dans le sud de la bande de GAZA, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas.

Ces tirs de roquettes interviennent alors qu’une très vive tension règne sur le terrain. L’armée et les services de sécurité israéliens conduisent des recherches intensives pour retrouver trois jeunes Israéliens portés disparus depuis jeudi soir en Cisjordanie qui, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été enlevés par un groupe terroriste.

Les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de GAZA ont été fermés pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de GAZA contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon de nouvelles statistiques de l’armée, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l’année de la bande de GAZA vers le sud d’Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres. Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d’attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de GAZA ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s’efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont régulièrement revendiquées par des groupes jihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l’islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s’en sont progressivement éloignés, estimant qu’il n’allait pas assez loin dans l’imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l’ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.

(©AFP / 14 juin 2014 22h39) FRAPPES AERIENNES DES OCCIDENTAUX: ISRAEL SUR GAZA, LES ETAT-UNIS EN IRAK, A NOUVEAU UNE UTILISATION CRIMINELLE DES ARMES A L'URANIUM

 

Les hélicoptères APACHE:

RAPPEL:

-Boeing AH-64 APACHE Longbow Attack Helicopter-

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE

24 HELICOPTERES D’ATTAQUE A L’IRAK:

LE COMBLE DE L’HORREUR MACHIAVELIQUE !

(AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Hélicoptère APACHE

WASHINGTON – Le Pentagone a notifié, lundi 27 janvier 2014, le Congrès américain d’un projet de vente à l’Irak de 24 hélicoptères d’attaque APACHE pour 4,8 milliards de dollars, a annoncé l’agence chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Bagdad réclamait depuis des mois que Washington lui fournisse ces équipements mais de nombreux élus américains s’y opposaient, craignant que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne s’en serve contre des groupes autres que ceux liés à Al-Qaïda. Le Congrès dispose de 30 jours pour soulever d’éventuelles objections, faute de quoi le contrat sera conclu.

Le projet de contrat porte sur 24 hélicoptères avec leurs équipements et pièces détachées. Il comporte également la vente de 480 missiles Hellfire, une arme antichar qui peut être tirée depuis des hélicoptères ou des avions.

Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger.

Ces hélicoptères seront dédiés à des missions de soutien aérien pour les troupes au sol, de reconnaissance armée et de missions antichars, selon la DSCA.

Nouri al-Maliki, un chiite critiqué pour son manque d’ouverture envers les autres composantes de la société irakienne, est confronté à la perte de contrôle d’une partie de la province à majorité sunnite d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Des combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) se sont notamment emparés de la ville de Fallouja, à 60 km à l’ouest de Bagdad.

Dans un projet de contrat séparé, la DSCA a également notifié lundi le Congrès du projet de location de six autres hélicoptères APACHE à Bagdad pour un montant de 1,37 milliard de dollars.

Cette location doit permettre à l’armée irakienne de débuter l’entraînement opérationnel et de maintenance dans l’attente de la livraison des 24 appareils achetés, un processus qui prend des mois sinon des années.

Les six appareils en location ne sont donc pas destinées à être utilisés pour des opérations, a fortiori pour faire face à la situation actuelle dans la province d’Al-Anbar.

Le Pentagone a en outre notifié vendredi le Congrès d’un autre projet de contrat portant sur l’achat par Bagdad de 500 missiles Hellfire pour un montant de 82 millions de dollars.

Face aux événements qui secouent la province d’Al-Anbar, Washington s’est par ailleurs engagé ces dernières semaines à accélérer les livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Ces livraisons correspondent à des contrats déjà passés avec Bagdad.

Quelque 75 missiles Hellfire ont ainsi été livrés à Bagdad à la mi-décembre. Cent missiles Hellfire supplémentaires et 10 drones ScanEagle doivent être livrés au printemps, selon le Pentagone.

Face à la résurgence d’Al-Qaïda en Irak, Washington envisage enfin de former dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes, selon un haut responsable américain de la Défense.

La Jordanie s’est dit prête à accéder à la requête de Washington pour que l’entraînement de forces irakiennes se déroule sur son sol.

Malgré le retrait de ses troupes d’Irak fin 2011, Washington s’est imposé comme le principal partenaire de l’Irak en matière de sécurité et de défense. Les Etats-Unis ont fourni pour plus de 14 milliards de dollars d’armements à Bagdad entre 2005 et 2013.

La formation de troupes irakiennes serait en revanche une première depuis 2011, la centaine de militaires américains stationnée à l’ambassade américaine à Bagdad étant cantonnée à des missions de conseil au niveau ministériel.

(©AFP / 27 janvier 2014 22h57) 

LE PENTAGONE PRÊT A VENDRE 24 HELICOPTERES D'ATTAQUE A L'IRAK: LE COMBLE DE L'HORREUR MACHIAVELIQUE ! (AFP et Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans ENVIRONNEMENT 01-99-091-02-08

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Liens et photos WIKIPEDIA: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_AH-64_Apache

http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-114_Hellfire

File:Balad AH1 Cobra 1.jpg

File:Lockheed Martin Longbow Hellfire.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calibre_30_mm

File:30 mm.jpg

Désigné au départ Hughes Model 77l’AH-64A APACHE a été développé par la firme McDonnell Douglas pour répondre aux exigences de l’US Army, qui réclamait un hélicoptère capable d’effectuer des missions d’appui au sol et de lutte antichar, de jour comme de nuit, et bénéficiant d’une survivabilité élevée.

Le prototype YAH-64 effectua son vol initial en 1975, tandis que les premières machines de série étaient livrées en janvier 1984 (675 exemplaires doivent être livrés à l’US Army). L’équipement de l’APACHE comprend des missiles antichars Hellfire, un système d’acquisition de cibles et de visualisation de nuit Martin, un télémètre à laser International, un écran de visée Honeywell, un système de navigation Doppler, un récepteur de veille radar passif et des brouilleurs radar ou à infrarouges. Une version améliorée, le Longbow, a été développée.

Mi-juin 2014 ?

Les livraisons annoncées:

36 avions de combat F-16, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Les 24 hélicoptères APACHE, avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Des centaines de missiles à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Divers blindés et une cinquantaine de drones armés d’armes à l’URANIUM « APPAUVRI ».

Le comble de l’horreur machiavélique

est atteint par ces chers ETATS-UNIS !

Après avoir pollué et contaminé pour l’éternité (cf. durée de vie des éléments radioactifs déposés in situ) l’Irak en attaquant le pays avec des armes à l’URANIUM « APPAUVRI », les Etats-Unis vendent de nombreux matériels qui utilisent des armes à l’URANIUM APPAUVRI !

La raison:

Sous couvert de protéger l’Irak contre « des menaces terroristes » (les USA ne reculent devant aucune contradiction),les Etats-Unis veulent uniquement protéger les intérêts économiques en jeux et notamment les réserves de pétrole.

« Cette proposition de vente soutient les intérêts stratégiques des Etats-Unis en fournissant à l’Irak des moyens essentiels pour se protéger contre les menaces terroristes et conventionnelles et améliorer la protection des infrastructures pétrolières clés, justifie dans un communiqué l’Agence de Coopération de Défense et de Sécurité (DSCA), chargée des ventes d’armes à l’étranger. »

C’est donc très clair !

L’Irak, après avoir été contaminé par les armes à l’uranium « appauvri » des Etats-Unis, va utiliser elle-même des armes fournies par les Etats-Unis qui vont polluer et contaminer le pays !

Les Etats-Unis sont très rusés:

En donnant de telles armes, ils ont l’assurance que la santé de la population irakienne va encore plus être détruite…La domination n’en sera que plus complète !

Les décideurs américains (politiques et militaires) sont vraiment des « ordures » et surtout des CRIMINELS puisqu’ils commettent des CRIMES CONTRE L’HUMANITE en attaquant, entre autres problèmes, l’ADN des populations.

MACHIAVEL serait fier de constater que les Etats-Unis sont de valeureux héritiers…

Thierry LAMIREAU

 

RAPPEL:

GAZA:

GENOCIDE A L’URANIUM « APPAUVRI » !

L’ARMEE ISRAELIENNE

UTILISE A NOUVEAU

DES ARMES RADIOACTIVES…

(Thierry LAMIREAU / prisonplanet.com /

trapockpeace.org)

GAZA: GENOCIDE A L'URANIUM

Une photo de la presse israélienne montre sans équivoque possible que l’armée israélienne utilise bien des armes à l’Uranium « appauvri » dans ses bombardements contre des zones densément peuplées de civils palestiniens à Gaza.

Idan Cohen Photo Idan Chesler -Ynet 25/06/07
-Idan COHEN Photo: Idan Chesler -Ynet 25/06/2007-
En regardant les images diffusées ici ou là montrant l’attaque d’ISRAEL sur GAZA, je constate à nouveau, mon expérience sur le sujet me l’indique, que les munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » sont utilisées en cette fin de novembre 2012…et j’en suis, une fois de plus, SCANDALISE !
L’armée israélienne a été accusée d’utiliser des armes à l’UA  contre le Liban.
Une photo avait été publiée montrant un soldat israélien tankiste chargeant un obus à dard à l’UA. 
Le site internet du quotidien israélien à grand tirage Yedihot Aharonot Ynet, avait publié le 25/06/07 une photo d’un camarade de bataillon du soldat Gilad SHALIT, prisonnier depuis un an de la résistance palestinienne à GAZA, portant sur l’épaule un obus à dard à l’UA (voir photo ci-dessus prise par Idan CHESLER) en accompagnement d’un article sur Shalit de Hanan GREENBERG intitulé « Shalit’s army buddies hopeful. »
L’article portait sur un message audio de Shalit transmis récemment aux israéliens et les réactions de ses compagnons tankistes. 
Le caporal Gilad SHALIT et son camarade, le sergent de réserve Idan COHEN (sur la photo), faisaient partie d’un bataillon de tanks stationné aux alentours de la Bande de Gaza, d’ailleurs toujours en poste le long de la frontière Bande de Gaza/Israel. 
 
La Bande de GAZA a subi de violents bombardements par air, terre (canonnières de tanks et artillerie) et mer.
Il apparaît donc clairement que SHALIT, dont les medias occidentaux ont publié en boucle une photo « innocente » (visage souriant, poupon) a passé une partie de son service militaire à bombarder des zones densément peuplées de civils palestiniens dans la Bande de GAZA avec des obus à l’Uranium « appauvri ». 
La Bande de GAZA, une zone étroite avec une densité de population la plus élevée au monde – sa population palestinienne de 1,4 millions d’habitants en grande partie des réfugiés est constituée à plus de 50 % d’enfants – n’est plus simplement une prison à ciel ouvert, ainsi dénommée par beaucoup, pour ces 1,4 millions de palestiniens soumis à une terrible punition collective (blocus économique, alimentaire, médical, destruction des infrastructures…), mais un camp d’extermination
En effet, les particules d’Uranium « appauvri » constituent un véritable gaz toxique radioactif, poison non seulement pour les actuels habitants de la Bande de GAZA, mais aussi pour les générations à venir.
Les particules d’Uranium « appauvri » s’attaquent à l’ADN, au patrimoine génétique, provoquant cancers, malformations congénitales, un héritage qui va se transmettre de génération en génération. Pas de chambre à gaz dans la Bande de GAZA, mais un poison mortel destructeur du patrimoine génétique palestinien.
L’état sioniste commet donc, en toute impunité, un génocide, avec les encouragements et (ou) le silence complice des gouvernements occidentaux et des populations occidentales qui se taisent. 
L’état d’ISRAEL a, semble-t-il, trouvé la solution à ce qu’il appelle ouvertement « un problème démographique » : l’élimination progressive de la population palestinienne dont le seul tort est de vivre depuis des générations sur une terre convoitée par les sionistes qui ont tout fait et continuent de tout faire pour se l’approprier soit en en chassant brutalement  et/ou en exterminant lentement la population palestinienne autochtone. 
Un expert américain renommé
dénonce l’utilisation
de munitions
à l’URANIUM « APPAUVRI »
par Israël.
idfchem CONVENTION DE GENEVE dans LA MER
Le DC Doug ROKKE expert renommé en Uranium « appauvri » montre du doigt Israël pour son utilisation de munitions illégales et létales à l’UA contre le peuple libanais – munitions vendues par le gouvernement des Etats-Unis – et demande une cessation immédiate de ces pratiques. 
Le Dc Doug ROKKE a fait carrière dans l’armée US pendant 40 ans avant d’être nommé à la tête de l’équipe d’investigation de l’armée US portant sur l’évaluation et l’enseignement des dangers de l’uranium « appauvri ».
Il a été conseiller auprés de: Centers of Disease Control, Department of Defense, National Academy of Sciences, Institute of Medicine, U.S Senate, U.S. House of Representatives, U.S. Department of Transportation, FAA, U.S. Department of Defense. U.S. General Accounting Office, Department of Veterans Affairs, British Royal Society, British House of Lords and House of Commons, United Nations, and Presidential Special Oversight Board. 
L’Uranium « appauvri », qui est un poison radioactif toxique, touche tout le monde sans discrimination. Interviewé lors d’une émission TV d’Alex JONES, le DC ROKKE a décrit certains des effets de l’UA – une arme utilisée sur les champs de bataille qui, une fois utilisée, ne peut être nettoyée et reste dans l’atmosphère pour l’éternité
« Voilà ce que nous connaissons par des expérience directes notamment par ce qui est arrivé à certains d’entre nous pendant la 1ère guerre du Golfe, et ce que nous avons appris lorsque nous avons mené nos recherches pour l’armée US.
La première chose qui vous touche c’est les problèmes respiratoires, puis vous avez des rougeurs, puis vous commencez à avoir des atteintes pulmonaires définitives au bout de quelques mois à cause des radiations et de la toxicité chimique, puis vous avez des problèmes neurologiques, puis vous avez des problèmes gastro intestinaux. » 

« Vous avez une décalcification des os et des dents – puis vous avez tous les problèmes ophtalmiques causés par les rayons alpha et gamma – et puis les cancers, la leucémie et tout le reste « a dit ROKKE. 
« C’est catastrophique.
Une présentation faite par l’armée US aux dirigeants du Pentagone avant la 2ème guerre du Golfe expliquait tous les problèmes liés à l’utilisation des armes à l’UA, mais ces responsables n’en ont pas tenu compte et, en public, ils ont dit qu’il n’y en avait pas». 
Suite aux bombardements de l’Afghanistan, une étude scientifique conduite par des scientifiques britanniques Chris BUSBY et Saoirse MORGAN a conclu qu’une quantité élevée d’UA avait contaminé l’Europe, s’étant propagée par voie aérienne du Moyen Orient et de l’Asie Centrale
ROKKO a dit que les israéliens ont commencé à utiliser des munitions à l’UA contre les égyptiens pendant la guerre arabo israélienne de 1973-74Il a brièvement exposé la manière dont les israéliens utilisent des munitions à l’UA, ces « sales bombes » du monde civilisé, au Liban ces deux dernières semaines. 
« L’armée américaine a explicitement confirmé avoir utilisé 500 tonnes d’uranium de munitions à l’UA dans les deux premiers mois de la guerre en Irak – dans l’opération « Shock and Awe » – et l’armée a confirmé que la bombe GBU 28, une bombe guidée au laser – qui comporte 5000lb d’explosifs contient une tête à l’UA – ces bunkers busters.
Les Etats-Unis ont fourni 100 GBU 28 à Israël pendant son offensive pour qu’ils les utilisent contre des cibles au Liban ».
« L’armée a explicitement confirmé que c’est une bombe radioactive et que les fragments qui restent après sont utilisation le sont aussi et que c’est un véritable problème. »
« Ainsi maintenant nous avons une confirmation sous forme de photos – et je veux le répéter, nous avons confirmation sous forme de photos que les canonniers israéliens ont chargé des obus à l’UA dans les tanks israéliens et les ont utilisé au Liban » a dit ROKKE à JONES. 
« Ce que nous avons là c’est une utilisation délibérée de munitions radioactives, des munitions à l’UA, qui sont illégales selon les Nations Unies. »
« Nous avons tous les libanais qui en subissent les effets, toutes les femmes et les enfants qui en subissent les effets, tous les israéliens aussi, et les zones touchées là bas sont si petites que toute la région en subit les effets et est contaminée pour l’éternité. »
« Nous avions connaissance de la livraison des GBU 28, nous savions que c’était une certitude – maintenant nous recherchions les dommages causés au Liban, et tous les dommages indiquent l’UA, mais jusqu’à ce que nous ayons ces photos des bombes à l’UA chargées par un canonnier tankiste israélien nous n’avions pas vraiment de preuve et celle-ci est arrivée hier. (27/07.06) »
« Les photos de soldats israéliens chargeant des munitions à l’UA ont étrangement disparu de nombreux sites d’informations sur internet peu de temps après qu’elles aient été publiées, mais on a pu en sauver des petits formats des archives de GETTI . » 
Note:En observant attentivement les photos on peut discerner le dard à l’Uranium « Appauvri » sur chaque obus. ROKKE s’est exprimé sur les opérations israéliennes utilisant des munitions à l’UA dans un article dans lequel il affirme que « l’utilisation d’armes à l’UA est totalement inacceptable, et un crime contre l’humanité.
Par conséquent les citoyens du monde et tous les gouvernements doivent agir pour que cesse l’utilisation d’armes à l’UA.
Je dois demander maintenant qu’Israël fournisse une aide médicale à toutes les personnes victimes de l’UA au Liban et qu’il nettoie la contamination à l’UA. » 
En lien avec tout cela, un ancien agent des renseignements américain Wayne MADSEN a révélé que certaines sources lui avaient dit que les israéliens ont délibérément ciblé et tué les 4 observateurs de l’ONU parce qu’ils avaient obtenu des preuves des atrocités commises par les israéliens contre la population libanaise. 
Source :www.prisonplanet.com 
Des scientifiques libanais soupçonnent Israël d’avoir utilisé des armes radioactives au sud Liban.
Suivant une dépêche du Daily Star (journal libanais) du 21 août 2006, deux scientifiques libanais Mohammad Ali Qobeissi, un membre du Conseil National de Recherche Scientifique, et Ibrahim Rashidi de la Faculté des Sciences de l’Université du Liban ont inspecté un cratère de 3 m de profondeur sur 10 m de diamètre fait par une bombe larguée par l’aviation israélienne dans Khiam, dans le quartier Jlahiyyeh.
Ils y ont constaté un « haut degré de matériaux radioactifs non identifiés » en utilisant un compteur Geiger Muller et un détecteur de radioactivité.
Une équipe du Conseil testera un échantillon du cratère pour trouver de quels matériaux radioactifs il s’agit. Qobeissi a ajouté que les armes israéliennes utilisées contre Khiam et des zones voisines du sud Liban « contiennent probablement une haute teneur en uranium ».
Pourquoi les bombes
à l’UA sont illégales.
Une arme est illégale
de deux façons :
 
 DROIT INTERNATIONAL dans NUCLEAIRE
1 – Par l’adoption d’un traité spécifique l’interdisant 

2 – Parce qu’elle ne peut pas être utilisée sans violer les lois et coutumes existantes régissant la guerre. 

Une arme  est rendue illégale parce qu’il existe un traité spécifique en interdisant l’utilisation n’est seulement illégale que pour les pays qui ont ratifié ce traité.

Une arme qui est illégale en lien avec une loi existante est illégale pour TOUS les pays. Ceci est vrai même si il existe déjà un traité concernant cette arme, et qu’un pays n’a pas ratifié ce traité. Comme il n’existe pas de traité spécifique interdisant les armes à l’UA, l’illégalité de l’utilisation de celles-ci doit être établie de la deuxième manière. Les lois et coutumes de guerre (Droit Humanitaire) comprennent tous les traités régissant les opérations militaires, l’utilisation des armes et la protection des victimes de guerre de même que le droit international coutumier (comprend notamment la Convention de la Haye réglementant les opérations militaires et la Convention de Genève réglementant la protection des parties en tant de guerre) sur ces sujets.
En d’autres termes, pour évaluer si une arme spécifique est légale ou illégale quand il n’y a pas de traité spécifique la concernant, tout le Droit Humanitaire doit être consulté. 
Il existe 4 règles découlant du Droit International en ce qui concerne les armes : 
1 – Les armes ne peuvent être utilisées que dans le champ légal de bataille, défini comme des cibles militaires légales de l’ennemi en guerre. Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif au-delà du champ légal de bataille (le test « territorial »). 

2 – Les armes ne peuvent être utilisées que seulement pendant la durée du conflit. Une arme qui est utilisée ou continue d’agir après la fin de la guerre viole ce critère. (le test « temporel ») 

3 – Les armes ne peuvent pas être excessivement inhumaines (le test « d’humanité ») La Convention de la Haye de 1899 et de 1907 utilise les termes « souffrance inutiles » et « blessure superflue » pour ce concept.

4 – Les armes ne peuvent pas avoir un effet négatif excessif sur l’environnement naturel (le test « environnemental »). 

L’armement à l’UA échoue à ces 4 tests.

pic.php DROITS DE L'HOMME dans PHOTOS
1 – Il ne peut pas être « limité » aux champs de bataille légaux et échoue au test territorial. A l’opposé, l’UA est transporté par voie aérienne loin du champ des cibles légales vers des cibles illégales (civiles) : hôpitaux, écoles, abris civils et même des pays voisins avec lesquels l’utilisateur n’est pas en guerre. 
2 – Il ne peut être « arrêté » quand la guerre est finie. A l’opposé, l’armement à UA continue d’agir après la fin des hostilités et par conséquent échoue au test de temporalité. Même avec des nettoyages rigoureux des zones de combat, les particules aériennes ont une vie de ½ billion d’années et ont le potentiel de tuer et blesser d’anciens combattants et non combattants bien après que la guerre soit terminée. 
3 – Il est inhumain et par conséquent échoue au test d’humanité. Cet armement est inhumain à cause de la façon dont il tue – cancer, maladie des reins… et bien après la fin des hostilités alors que la tuerie doit cesser. L’UA est inhumain parce qu’il peut provoquer des malformations génétiques telles que des anomalies crâniennes et faciales, l’absence de membres, des bébés déformés et non viables, par conséquent touchant des enfants qui n’ont jamais été des cibles militaires et qui sont nés après la fin de la guerre. La nature teragénique des armes à l’UA et l’atteinte possible du patrimoine génétique des générations futures font qu’il est possible de considérer l’utilisation des armes à l’UA comme un génocide. 

4 – Ces armes à l’UA ne peuvent être utilisées sans causer des dommages excessifs à l’environnement naturel et donc échoue au test sur l’environnement. Les dommages à l’environnement naturel comprennent la contamination de l’eau et des terres agricoles dont l’exploitation sert à la subsistance des populations civiles bien au-delà de la durée de vie de ces populations. Le nettoyage est une science inexacte de toute façon, qui coûte très cher – bien au-delà des capacités de financement d’un pays pauvre. 

L’une des clauses les plus utiles du traité sur le Droit Humanitaire c’est la « clause Martens » de la Convention de la Haye de 1907 qui est reprise dans les traités suivants concernant le Droit Humanitaire. La Clause Martens stipule que dans des situations ou il n’existe pas de clause spécifique dans un traité (ce qui est le cas pour l’UA) la communauté internationale est néanmoins liée par « les règles de principes de la loi des nations, issues des usages établis parmi les peuples civilisés, par les lois humanitaires et ce que dicte la conscience publique. » 

Il existe un effort international immense de la part d’une grande variété de groupes représentant de multiples facettes de la société civile. L’existence d’un réseau anti UA est légalement pertinent concernant l’affirmation que l’UA est illégal, et pour soutenir comme argumentaire que l’utilisation d’armements à l’UA est un crime de guerre ou crime contre l’humanité, et ce réseau peut jouer un rôle décisif pour arrêter la prolifération de ces armes. 

Conséquences de l’utilisation

d’armements à l’UA

dans des opérations militaires.

depleted-uranium1

Selon le droit international, il existe un certaines exigences pour remédier aux violations des Conventions de Genève et autres règles formant les lois et coutumes de la guerre. Une exigence minimum du devoir de réparer l’utilisation d’armements illégaux c’est la compensation des victimes. Cela peut comprendre, par exemple, les victimes civiles et militaires de guerres et les armements à l’UA utilisés sur des zones militaires de tirs. Pour remédier au minimum à l’utilisation de l’UA, c’est le devoir de fournir tous les renseignements sur les armes leur développement et leur déploiement. En ce qui concerne les dommages environnementaux, les utilisateurs de ces armes sont obligés d’effectuer un nettoyage effectif des zones contaminées. Quand des terres et des ressources en eau ne peuvent être effectivement nettoyées, l’état qui a causé les dommages doit payer en dommages un montant égal à la perte d’exploitation des terres et des ressources en eau du patrimoine national.
En dollars Us, le coût des poursuites juridiques et du nettoyage environnemental pour les seules guerres du Golfe pourraient atteindre des chiffres prodigieux. En plus de la responsabilité pour les dommages causés aux victimes et à leur environnement, les utilisateurs d’armements à l’UA devraient être sanctionnés légalement selon les clauses des lois humanitaires existantes. Par exemple, la Convention de Genève exige des états membres signataires (Israël en fait partie ndt) qu’ils aient des mécanismes légaux internes pour juger les personnes qui sont soupçonnés d’avoir commis des violations sérieuses du droit humanitaire.
De plus, l’Article 146 stipule que tous les états signataires ont le devoir de rechercher les violateurs mis en cause et de les juger devant leurs propres tribunaux quelque soit leur nationalité. L’article 148 interdit à tout état de s’absoudre lui-même ou d’absoudre un autre état de la responsabilité de violations sérieuses. A cause des ces clauses de la Convention de Genève, les « accords » recherchés et obtenus par les Etats-Unis comme quoi d’autres états se sont engagés à n’entreprendre aucune action contre le personnel militaire US pendant un certain nombre d’années doivent être considérés comme nuls et non avenus puisqu’ils violent les Conventions de Genève. Alors que les Etats-Unis peuvent obtenir des accords anticipés pour que son personnel militaire ne soit pas traduit devant la Cour Internationale de Justice, dont les US ne font pas partie, les Etats-Unis ne peuvent abroger ces règles des Conventions de Genève ou exiger d’autres états de le faire. 
Bases pour considérer comme
crime de guerre et crime contre l’humanité
l’utilisation d’armements à l’UA.
 
post-18-1309204296 GAZA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Certaines avancent que les armements à l’UA, bien que violant les normes existantes, ne pourraient constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont définis par la Charte de Nuremberg, dans les articles des Conventions de Genève portant sur la « violation grave » et les protocoles additionnels de ces Conventions, et dans d’autres sources contenues dans des traités internationaux sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans la 4ème Convention de Genève portant sur la protection des civils par exemple, des violations graves inclues « tuer volontairement… ou traitement inhumain… causer volontairement de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé » des civils – c’est exactement ce que fait l’UA. L’Article 85 du Protocole Additionnel I ajoute les attaques indiscriminées touchant les civils et d’autre actes qui arrivent nécessairement en utilisant des armements à l’UA à l’énumération des « violations graves ».
Les effets génocidaires sur les peuples bien après la fin des hostilités constituent une autre base pour considérer l’utilisation des armements à l’UA comme un crime contre l’humanité. 
Source : Extraits d’un rapport de Karen PAEKER, JD intitulé « The Illégality of DU Weaponry » publié sur http://www.traprockpeace.org . Karen PARKER a été déléguée non gouvernementale auprès de la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU et sa sous commission à partir de 2002. Ce rapport a été préparé et présenté lors de laConférence Internationale sur les Armements à l’UA qui s’est tenue en 2003 en Allemagne à Hambourg.
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Date d’insertion:

23/06/99

ARMES A URANIUM APPAUVRI:

Leçons de la guerre du Golfe

par, Dan Fahey, Swords to Plowshares (USA)

(Traduction de : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health» – Laka Foundation – Mai 1999)

    La Guerre du Golfe Persique de 1991 a fait étalage des armes les plus effrayantes et les plus dévastatrices du vingtième siècle, armes nucléaires, chimiques et biologiques toutes prêtes à l’usage, chacune pouvant causer des pertes massives tant chez les alliés que chez l’ennemi. Lorsque les hostilités ont pris fin en mars 1991, le monde a poussé un soupir de soulagement à l’idée qu’aucune arme de destruction massive n’avait été utilisée. Mais était-ce vraiment le cas?

    Pendant la Guerre du Golfe, les forces américaines et britanniques ont utilisé pour la première fois des munitions antichars faites d’uranium appauvri, un déchet radioactif toxique. A la fin de la guerre, plus de 290.000 kilos d’uranium appauvri avaient contaminé le matériel et le sol des champs de bataille d’Arabie Saoudite, du Koweït et du sud de l’Irak. Bien que des enquêtes soient encore en cours et que des recherches complémentaires soient nécessaires, il apparaît maintenant que certains anciens combattants et des civils exposés à la contamination par uranium appauvri souffrent aujourd’hui de problèmes de santé, notamment de lésions rénales et de cancers.

    L’utilisation de déchets radioactifs toxiques dans les munitions annonce l’arrivée d’une ère nouvelle de guerres terrestres dangereuses, une ère où la frontière entre la guerre conventionnelle et non conventionnelle sera irréversiblement trouble. La prolifération et l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri joueront un rôle dans les conflits armés dans un avenir proche. Il faut par conséquent tirer les leçons de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et prendre des mesures pour réduire à un minimum et prévenir les effets nuisibles sur les soldats, les civils et les réserves alimentaires et aquifères.

    L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium permettant son utilisation dans des armes et réacteurs nucléaires. Comme d’autres métaux lourds tels que le plomb, l’uranium appauvri est chimiquement toxique mais il s’agit aussi et surtout d’un émetteur de particules alpha d’une demi-vie radioactive de 4,5 milliards d’années. L’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine (U.S. Army Environmental Policy Institute) spécifie que « l’UA est un déchet radioactif de faible activité qui doit, par conséquent, être entreposé dans des sites autorisés ».

    Dans les années 50, le Ministère américain de la défense (U.S. Department of Defense) a commencé à s’intéresser à l’utilisation de métal d’uranium appauvri dans les armes car il est extrêmement dense, pyrophore, bon marché et disponible en énormes quantités aux Etats-Unis. Au cours des années 60 et 70, les recherches et les essais à ciel ouvert réalisés sur divers sites aux Etats-Unis ont démontré l’efficacité de l’uranium appauvri dans les perforateurs à énergie cinétique qui sont des projectiles de métal solide tirés par des canons. Les perforateurs à énergie cinétique n’explosent pas; ils se fragmentent et se consument à travers le blindage « en raison de la nature pyrophore du métal d’uranium et des températures extrêmes atteintes au moment de l’impact. » Dans les années 80, l’uranium appauvri a également été développé pour être utilisé dans le blindage des chars.

    Pendant l’Opération Tempête du Désert, les chars américains M1A1, M1 et M60 ainsi que les chars britanniques Challenger ont tiré des milliers de projectiles perforants de grand calibre à uranium appauvri. Les avions américains A-10 et AV-8B ont tiré des centaines de milliers de projectiles de petit calibre contenant de l’uranium appauvri. Les tireurs isolés américains ont utilisé des balles de 7,62 mm et probablement de calibre 0,5 contenant de l’uranium appauvri.

Par ailleurs, un tiers (654) des chars américains utilisés pendant la guerre (2.054) étaient équipés d’un blindage contenant de l’uranium appauvri. Les perforateurs contenant de l’uranium appauvri ont accru l’avantage tactique des forces américaines et britanniques sur l’Armée irakienne mais l’efficacité du blindage des chars contenant de l’uranium appauvri n’a jamais été testé sur le champ de bataille. L’Irak n’avait pas de blindages ni de munitions contenant de l’uranium appauvri dans son stock d’armements.

    En dépit de toute la publicité faite après la guerre autour des succès remportés par les armements de pointe onéreux, il est étonnant que les responsables du Pentagone et de l’industrie américaine de la défense n’aient émis que peu de louanges à propos des armes contenant de l’uranium appauvri.

On trouve une possible explication à ce silence prudent dans les rapports rédigés par l’Armée américaine avant la guerre, lesquels mettaient en garde contre le fait que l’utilisation d’armes contenant de l’uranium appauvri pourrait avoir de graves conséquences sur la santé et l’environnement et provoquer une « réaction hostile de l’opinion internationale. »

Néanmoins, les rapports publiés après la guerre ont préconisé une politique favorable à l’usage illimité et à la prolifération des armes à uranium appauvri. L’intérêt du Pentagone pour cette politique favorable à l’UA a anticipé sur les enquêtes et recherches à propos des maladies frappant à la fois les soldats ayant combattu dans la force expéditionnaire dirigée par les Américains et les populations du sud de l’Irak, maladies pouvant être en rapport avec l’exposition de ces personnes à l’uranium appauvri.

    Les leçons à tirer de l’utilisation d’armes à uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe sont inquiétantes mais les comprendre nous permettra à l’avenir de prévenir ou de réduire au maximum les effets des armes contenant de l’uranium appauvri.

 Première leçon:

Les armes contenant de l’uranium appauvri contaminent les zones d’impact avec des poussières radioactives et toxiques extrêmement fines.

    Les tests réalisés par l’Armée américaine ont révélé que 18 à 70% d’un perforateur à uranium appauvri, en se consumant et en s’oxydant, se transforment en particules extrêmement petites au moment de l’impact. L’impact d’un perforateur de 120 mm à uranium appauvri tiré d’un char américain Abrams crée par conséquent entre 900 et 3.400 grammes de poussières d’oxyde d’uranium.

Les tests de l’armée américaine ont par ailleurs démontré que « l’aérosol d’oxyde d’UA formé pendant l’impact (moment où l’uranium appauvri entre en contact avec le blindage) contient un pourcentage élevé de particules d’une taille leur permettant d’être inhalées (50 à 96%) » et que 52 à 83% de ces particules inhalables sont insolubles dans les liquides pulmonaires. Les particules inhalables (moins de 5 microns de diamètre) sont facilement inhalées ou ingérées. Les particules insolubles ne sont pas aisément excrétées du corps et peuvent rester dans les poumons ou d’autres organes pendant des années.

    Les recherches de l’armée américaine ont révélé dernièrement que certaines poussières d’uranium inhalables restent en suspension dans l’air pendant des heures après l’impact.

Comme démontré dans les années 70 par l’émission d’uranium appauvri lors de la fabrication de munitions à uranium appauvri près d’Albany (Etat de New York), les poussières d’uranium appauvri peuvent être transportées par le vent à 40 kilomètres de distance, voire plus. La plupart des poussières créées par un impact sont concentrées dans la cible, sur la cible ou dans un périmètre de 50 mètres autour de la cible. Les tests de l’armée américaine ont toutefois révélé que les poussières d’uranium appauvri pouvaient être remises en suspension par l’action du vent ou le mouvement des personnes et des véhicules.

    Les dangers à long terme de la contamination par uranium appauvri sont examinés dans un manuel d’entraînement de l’U.S. Army Chemical School (Ecole de chimie de l’armée américaine):

La mobilité de l’UA dans l’eau est due au fait qu’il peut se dissoudre facilement. Les composés solubles d’UA se dissoudront facilement et se déplaceront avec l’eau de surface ou les nappes phréatiques. Boire l’eau contaminée, l’utiliser pour le nettoyage ou tout autre contact avec cette eau répandront la contamination… Après la contamination de l’air et de l’eau, l’UA se dépose dans le sol. Une fois qu’il s’y trouve, il y reste à moins qu’il n’en soit retiré. En d’autres termes, la zone restera contaminée et ne se décontaminera pas d’elle-même.

    Aucun nettoyage du sol contaminé par de l’uranium appauvri n’a eu lieu en Irak ou au Koweït. Curieusement, le Ministère américain de la défense prétend avoir testé le sol du Koweït et n’avoir trouvé aucune présence de contamination par uranium appauvri. Pourtant, en 1995 et 1997, des équipes tournant des films documentaires ont décelé une contamination à l’uranium appauvri sur des véhicules détruits et dans le sol au sud de l’Irak.

    Outre les fines poussières d’uranium créées par les impacts, les fragments d’uranium appauvri et les perforateurs intacts en uranium appauvri présentent également un risque.

En mars 1991, une note interne de l’Agence Nucléaire de la Défense Américaine (U.S. Defense Nuclear Agency) faisait remarquer que « les particules alpha (poussières d’oxyde d’uranium) des projectiles épuisés sont inquiétantes pour la santé mais les particules bêta provenant des fragments et des projectiles intacts présentent un sérieux risque pour la santé, avec un taux possible d’exposition de 200 millirads par heure s’il y a contact ».

Un perforateur à uranium appauvri trouvé en avril 1991 dans le port de Damman, en Arabie Saoudite, avait une radiation de 260-270 mrad/heure. Le taux de corrosion dans le sol d’un perforateur à uranium appauvri dépend de la composition chimique du sol et d’autres facteurs environnementaux. En se corrodant, les perforateurs à UA exposés aux éléments se transforment principalement en poussières d’uranium solubles dans l’eau.

    Les doses limites établies pour l’absorption de poussières d’uranium appauvri démontrent qu’une toute petite quantité représente une menace sérieuse pour la santé. La dose limite d’absorption fixée pour un professionnel est de 0,001 gramme par semaine (U.S. Nuclear Regulatory Commission – Commission américaine de réglementation nucléaire) et de 0,008 gramme par an (Ministère britannique de la défense). La dose limite d’absorption pour le public est fixée à 0,002 gramme par an (Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique).

    Le chemin suivi par l’uranium appauvri dans le corps dépend de la forme d’exposition (contamination par inhalation, ingestion, implantation ou blessure) et de la taille ainsi que de la solubilité des particules. Des recherches récentes ont révélé que les particules d’uranium appauvri peuvent rester dans les poumons lorsqu’elles sont inhalées, ou voyager dans le sang et se déposer dans le cerveau, les reins, les os, le système reproductif, les muscles et la rate. Les particules insolubles d’uranium appauvri (jusqu’à 83% du volume total des poussières créées par un impact), si elles sont inhalées, « présentent d’abord un risque radiologique et non chimique et toxicologique ». En 1997, de l’uranium appauvri a été décelé dans le sperme de cinq anciens combattants américains sur vingt-deux soldats qui avaient été blessés par des fragments à uranium appauvri en 1991.

    Bien que des études complémentaires sur les effets de l’uranium appauvri sur la santé soient nécessaires, il est reconnu que la présence d’uranium appauvri dans le corps cause des lésions rénales, des cancers du poumon et des os, des maladies respiratoires non malignes, des problèmes de peau, des troubles neurocognitifs, des lésions chromosomiques et des malformations à la naissance.

Un rapport de l’U.S. Army Armament, Munitions and Chemical Command (Commandement de l’armée américaine chargé de l’armement, des munitions et des produits chimiques) datant de juillet 1990 revèle que l’uranium appauvri est un « émetteur de rayons alpha de faible activité qui peut provoquer le cancer lorsque les expositions sont internes, la toxicité chimique causant pour sa part des lésions rénales ».

En août 1993, l’U.S. Army Surgeon General’s Office (bureau médical de l’armée) a confirmé que les « effets physiologiques estimés suite à l’exposition à des poussières d’uranium appauvri incluent une possibilité de risque accru de cancer (du poumon ou des os) et de lésions rénales ». Un rapport datant de juin 1995 de l’Institut de politique environnementale de l’armée américaine ajoute que « la dose de radiation infligée à des organes vitaux dépend de la période pendant laquelle l’UA réside dans les organes. Lorsque cette valeur est connue ou estimée, les risques de cancer et les risques héréditaires peuvent être déterminés ».

    L’utilisation d’armes à uranium appauvri entraîne une contamination du matériel endommagé et de l’environnement par la présence de poussières et de déchets d’uranium appauvri en quantités dangereuses. Les particules inhalables formées durant les impacts et les poussières solubles d’oxyde d’uranium formées par les perforateurs en se corrodant peuvent être transportées par le vent ou l’eau et peuvent contaminer les réserves alimentaires ou aquifères. Tant les alliés que l’ennemi peuvent inhaler ou ingérer les poussières d’uranium appauvri et souffrir de graves problèmes de santé à court et long terme.

 Deuxième leçon:

 Il est peu probable que les forces armées soient protégées contre une exposition à la contamination par l’uranium appauvri.

    En 1974 déjà – soit dix-sept ans avant que les armes à uranium appauvri ne soient utilisées dans la Guerre du Golfe -, un groupe d’études du Ministère Américain de la Défense prédisait que « Dans des situations de combat impliquant l’utilisation courante de munitions à uranium appauvri, les possibilités d’inhalation, d’ingestion ou d’implantation de composés d’uranium appauvri peuvent être localement importantes ».

En juillet 1990, un fournisseur de l’armée américaine a également lancé une mise en garde:

« Les expositions des soldats à l’uranium appauvri sous forme d’aérosol sur le champ de bataille pourrait être importantes et avoir des effets radiologiques et toxicologiques… Dans des conditions de combat, les individus les plus exposés sont probablement les troupes terrestres qui pénètrent sur un champ de bataille après un échange de tirs de munitions antichars, qu’ils soient à pied ou motorisés ».

    En dépit des avertissements catégoriques émis dans les rapports de l’armée américaine avant la guerre, aucune mise en garde sur les dangers de l’uranium appauvri n’a été transmise aux forces américaines ni aux forces de la coalition qui allaient être confrontées à une contamination par uranium appauvri sur les champs de bataille de la Guerre du Golfe. Les combattants et le personnel de soutien n’ont pas été informés du besoin de vérifier si les blessures des soldats ne présentaient pas de signe de contamination par uranium appauvri et on ne leur a pas dit qu’il fallait revêtir des vêtements de protection totale en cas de contact avec le matériel et le sol contaminés.

En violation des règlements de l’armée américaine et de la Commission Américaine de Réglementation Nucléaire, aucun test ni suivi médical n’a été prodigué aux soldats qui avaient été blessés par des fragments contenant de l’uranium appauvri ou qui risquaient d’avoir inhalé ou ingéré des poussières d’UA.

    Bien que les responsables militaires américains n’aient jamais offert d’explication sur le fait de ne pas avoir averti les troupes à propos des dangers des armes à uranium appauvri, il semble que leur inaction ait été inspirée par leur désir d’éviter de soulever des préoccupations dans les rangs de l’armée et dans l’opinion publique.

Suite à une enquête menée en 1992, les enquêteurs de l’U.S. General Accounting Office ont rapporté que « les responsables de l’armée [américaine] estiment que les systèmes de protection contre l’uranium appauvri peuvent être laissés de côté pendant les combats et autres situations extrêmement dangereuses car les risques que présente l’uranium appauvri pour la santé sont largement inférieurs aux risques inhérents aux combats ».

Lorsqu’il est apparu clairement que les responsables militaires américains n’avaient pris aucune mesure de protection contre l’uranium appauvri pendant et après la Guerre du Golfe, l’Institut de Politique Environnementale de l’armée américaine a exprimé sa préoccupation quant aux coûts des soins médicaux à prodiguer aux soldats ayant été exposés:

« Quand l’uranium appauvri sera accusé d’être la cause du syndrome de la Guerre du Golfe, l’armée devra disposer de données suffisantes pour séparer la fiction de la réalité. S’il y a un manque de prévoyance et de données, les implications financières des indemnités versées pour des incapacités à long terme et pour les frais de soins de santé seront excessives ».

    En janvier 1998, le Ministère Américain de la Défense a admis pour la seule et unique fois sa responsabilité dans les expositions à l’uranium appauvri lors de la Guerre du Golfe:

Nos recherches sur les risques potentiels que présente l’uranium appauvri pour la santé mettent en évidence le manque significatif d’informations de nos troupes à propos des effets, sur la santé, de l’uranium appauvri se trouvant sur le champ de bataille… Les troupes de combat ou les membres du personnel de soutien ignoraient généralement que l’uranium appauvri contaminait le matériel, notamment les véhicules ennemis touchés par des projectiles à uranium appauvri, et qu’il requérait une manipulation spéciale… Le fait de ne pas avoir diffusé ces informations parmi les troupes de façon adéquate et à tous les niveaux peut avoir entraîné inutilement des milliers de cas d’expositions.

    Une carte publiée par le Ministère Américain de la Défense en novembre 1998 montre à la fois les zones principales où a été émis l’uranium appauvri pendant la Guerre du Golfe et les mouvements de centaines de milliers de soldats américains et de soldats des forces de la coalition dans ces zones contaminées. Bien que le Ministère Américain de la Défense reconnaisse que des « milliers » de soldats américains pourraient avoir été inutilement exposés à la contamination par uranium appauvri, il affirme également qu’il est impossible qu’un seul soldat américain soit malade en raison d’une exposition à l’uranium appauvri.

    L’incendie d’un dépôt de munitions à la base de l’armée américaine de Doha, au Koweït, en juillet 1991, illustre bien les risques d’émissions accidentelles d’uranium appauvri.

Parmi la grande quantité d’engins et de munitions détruits pendant les vingt-quatre heures qu’a duré l’incendie, se trouvaient 660 obus pour chars contenant 3.200 kg d’uranium appauvri.

Alors que le feu faisait rage, le Commandement central américain a reconnu que:

« … l’uranium appauvri émet des rayons alpha lorsqu’il prend feu. Les particules d’uranium peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont inhalées. Le 11ACR [le commandement de l'armée américaine à Doha] a été informé qu’il fallait traiter la zone comme s’il s’agissait d’une zone chimique, c’est-à-dire qu’il fallait rester du côté du vent et porter un masque de protection dans le voisinage ».

Malgré cela et en dépit d’autres avertissements, les soldats américains n’ont pas été informés des dangers que présente l’uranium appauvri et ils n’ont pas reçu l’ordre de porter du matériel de protection, même pendant les opérations de nettoyage qui ont suivi l’incendie. En outre, la fumée provoquée par l’incendie s’est déplacée et est arrivée à proximité de la ville de Koweït, risquant d’exposer les populations sous le vent à l’uranium appauvri porté par l’air.

    La protection adéquate des forces armées contre l’exposition à la contamination par uranium appauvri demande une formation, l’utilisation de vêtements de protection dans un milieu contaminé et la distribution d’appareils de détection de la radiation au personnel médical.

Malheureusement, étant donné que les cancers et autres problèmes de santé ne risquent pas de se développer avant la fin d’une bataille ou d’une guerre, les responsables militaires sont peu encouragés à se conformer à des procédures de sécurité qui pourraient affecter la prestation d’un soldat ou d’un ‘marine’ sur le champ de bataille.

La Guerre du Golfe a démontré que les responsables militaires ne seront pas tenus responsables de l’émission non contrôlée de déchets radioactifs toxiques ou de la violation des règles de sécurité exigeant que des examens médicaux aient lieu et que des soins soient prodigués aux soldats exposés.

    La Guerre du Golfe de 1991 a démontré qu’il est peu probable que les membres des forces armées recevront une protection adéquate contre l’exposition à l’uranium appauvri pendant ou après de futurs conflits ou émissions accidentelles. Par ailleurs, il est peu probable que les gouvernements procurent des soins médicaux à long terme aux anciens combattants souffrant de problèmes de santé en rapport avec l’uranium appauvri.

 Troisième leçon:

 Il est peu probable que les populations civiles locales soient averties lorsque des armes à uranium appauvri sont utilisées – même si l’uranium appauvri contamine leurs réserves alimentaires ou aquifères.

    Avant la Guerre du Golfe, l’armée américaine était consciente que la contamination par uranium appauvri pourrait entraîner des problèmes de santé parmi les populations civiles.

Pourtant, pendant et après la Guerre du Golfe, le Ministère Américain de la Défense n’a pris aucune mesure pour avertir les habitants du Koweït, d’Arabie Saoudite et d’Irak de la contamination de leurs terres par de l’uranium appauvri.

Au contraire, les rapports de l’armée américaine donnent à penser que celle-ci s’inquiète davantage des protestations de l’opinion publique et de futures restrictions concernant l’utilisation d’armes à uranium appauvri que de la contamination de terres étrangères et de l’empoisonnement de civils.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 prédisait que:

« Suite aux combats, les conditions des champs de bataille et les risques à long terme pour la santé des habitants et des anciens combattants pourraient mettre en question l’acceptabilité de la poursuite de l’emploi de perforateurs à énergie cinétique à UA pour des applications militaires ».

Cette préoccupation a été réitérée en mars 1991 alors que la guerre prenait fin:

« L’impact de l’UA sur l’environnement a soulevé et continue de soulever des inquiétudes. Par conséquent, même si personne ne met en doute l’efficacité de l’UA sur les champs de bataille, les projectiles à UA pourraient devenir politiquement non acceptables et être donc éliminés des arsenaux… Je crois qu’il faudrait penser à cette question délicate au moment de rédiger les rapports après les opérations ».

    Une fois que les hostilités ont pris fin et que l’ampleur de la contamination par uranium appauvri dans le sud de l’Irak et au Koweït a été connue, la U.S. Defense Nuclear Agency a également fait part de sa préoccupation:

« Alors que l’Explosive Ordnance Disposal (équipes d’enlèvement du matériel explosif de l’armée), les unités de combat au sol et les populations civiles d’Arabie Saoudite, du Koweït et d’Irak sont de plus en plus en contact avec les pièces d’artillerie contenant de l’UA, nous devons nous apprêter à gérer les problèmes qui pourraient se poser. Les souvenirs de guerre toxique, le scandale politique et les opérations de nettoyage d’après-guerre (accord avec le pays d’accueil) ne sont que quelques-uns des problèmes qui devront être abordés ».

    En avril 1991, l’Autorité Britannique de Contrôle de l’Energie Atomique a également exprimé son inquiétude à propos de la contamination par uranium appauvri au Koweït:

Il serait imprudent pour la population de rester à proximité de grandes quantités d’UA pendant de longues périodes, et cela concerne évidemment les gens qui collectent ce métal lourd et le conservent. Il est certains endroits où de nombreuses salves ont été tirées et où la contamination des véhicules et du sol peut excéder les limites permises, ce qui présente un risque à la fois pour les équipes de nettoyage et pour la population locale… De plus, si l’UA rentre dans la chaîne alimentaire ou dans l’eau, cela entraînera probablement des problèmes de santé.

    La possibilité de problèmes politiques a aussi été relevée:

« Toute la question de la contamination au Koweït comporte une charge émotive et doit donc être traitée de façon délicate. Il est nécessaire d’informer le gouvernement koweïtien du problème avec tact et il vaut probablement mieux le faire par l’entremise de l’Ambassadeur du Royaume-Uni au Koweït ».

    Les Etats-Unis ont créé un précédent pendant la Guerre du Golfe en autorisant une force armée à utiliser des armes à uranium appauvri sans prévenir les populations civiles de la contamination de leur pays.

Les Etats-Unis poursuivent cette pratique dans la guerre au Kosovo. Les nations impliquées dans les conflits dans lesquels des armes à uranium appauvri sont utilisées peuvent se trouver confrontées à des coûts « excessifs » pour prodiguer des soins de santé à long terme aux soldats et aux civils exposés.

Les conséquences des armes à uranium appauvri sur la santé et l’environnement attireront probablement moins l’attention dans les pays où les populations ne sont pas conscientes de leur utilisation ou ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations et faire valoir leurs droits.

 Quatrième leçon:

 Les armes à uranium appauvri prolifèrent et seront probablement employées couramment dans les conflits terrestres.

    Un manuel d’entraînement de la U.S. Army Chemical School relève que:

« Le succès rencontré par les Etats-Unis en utilisant de l’UA dans les combats nous amène à conclure que d’autres nations, pas toutes amies, utiliseront l’UA dans le futur ». Par ailleurs, « il est probable que l’UA devienne également pour nos ennemis potentiels la principale munition permettant de mettre les tanks hors d’état de nuire… dans les batailles à venir, presque tous les tanks et véhicules de combat atteints par des projectiles seront probablement contaminés par de l’UA ».

    Un autre rapport de l’armée américaine datant de 1995 fait observer que:

« Etant donné que les armes à UA sont ouvertement disponibles sur le marché mondial des armes, elles seront utilisées dans les futurs conflits … Le nombre de patients contaminés par l’UA sur les champs de bataille sera considérablement plus élevé car d’autres pays utiliseront des systèmes contenant de l’UA ». Les soldats et ‘marines’ américains seront probablement parmi les patients contaminés par de l’UA sur les champs de bataille, comme le fait remarquer un rapport de 1998 publié par le Ministère américain de la défense: « L’efficacité de l’UA sur les champs de bataille a encouragé sa prolifération constante tant dans les arsenaux de nos alliés que dans ceux de nos adversaires. Que l’UA sera utilisé contre nos troupes dans les conflits du futur laisse donc peu de place au doute ».

    Depuis 1991, les Etats-Unis sont les premiers à utiliser et à faire proliférer les armes à uranium appauvri.

Après l’Opération Tempête du Désert, ils ont commencé à utiliser des projectiles à uranium appauvri dans les véhicules de combat Bradley M2 et M3 (25 mm), les véhicules amphibies légers (25 mm), les hélicoptères d’attaque APACHE (30 mm) et les hélicoptères de combat « Whiskey Cobra » AH-1W (20 mm). En 1994 et 1995, les avions de chasse américains ont tiré des salves contenant de l’uranium appauvri contre des cibles serbes en Bosnie et pendant les entraînements près d’Okinawa, au Japon.

    En avril 1999, le Ministère Américain de la Dfense n’a ni confirmé ni démenti l’utilisation par les avions A-10 de munitions à uranium appauvri au Kosovo. Il est toutefois intéressant de relever que l’armée américaine a déclaré que les hélicoptères APACHE ne tireraient pas de projectiles à uranium appauvri car les analystes estimaient que des projectiles hautement explosifs suffiraient pour détruire les chars serbes. L’intérêt croissant de l’opinion publique et des médias sur l’utilisation d’armes à UA au Kosovo a manifestement forcé les responsables militaires à reconsidérer leur usage de munitions à uranium appauvri.

    La liste croissante des pays possédant ou fabriquant des armes à uranium appauvri comprend les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Grèce, la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Bahrein, l’Egypte, la Thaïlande, Taïwan et le Pakistan.

L’ « interopérabilité » des forces militaires de l’OTAN pourrait également permettre à d’autres forces armées en Europe d’obtenir et d’utiliser des armes à uranium appauvri.

    Sans trop faire l’objet de débats et assez discrètement, les armes à uranium appauvri se sont installées dans les arsenaux des nations puissantes et pauvres dans quelques-unes des régions les plus explosives du globe.

Le Ministère Américain de la Défense prévoit l’emploi d’armes à uranium appauvri dans les conflits à venir ainsi qu’un nombre croissant d’expositions à l’uranium appauvri tant chez les alliés que chez les ennemis. Longtemps après que les fusils se seront tus et que les survivants seront rentrés chez eux, le nombre de victimes et le coût de l’utilisation des armes à uranium appauvri continueront à monter.

 Cinquième leçon:

 Il est peu probable que des opérations de nettoyage soient entreprises par les vainqueurs ou les vaincus s’il y a contamination par l’uranium appauvri en raison du coût extrêmement élevé et du risque de dommages environnementaux plus grands encore.

    L’armée américaine fait remarquer que:

« La terre contaminée [par l'UA]… devrait être enlevée et mise dans des conteneurs à l’instar des déchets radioactifs ».

C’est la procédure qui a été suivie aux Etats-Unis lors des opérations de nettoyage effectuées suite à la contamination par l’uranium appauvri dans les installations de Starmet à Concord, dans le Massachussetts (où sont fabriqués des perforateurs en UA) et à la base aérienne Sandia National Laboratory and Kirkland Air Force Base au Nouveau-Mexique (où ont été testés les perforateurs en UA).

    L’armée américaine déclare que le nettoyage doit consister à enlever « la couche supérieure du sol », ce qui pourrait être dévastateur pour l’environnement, surtout si l’uranium appauvri contamine les terres cultivables ou les zones humides.

Par ailleurs, le coût que représente le fait d’enlever la couche supérieure du sol dans les zones contaminées pourrait être astronomique. A titre d’exemple, le coût du nettoyage et de l’enlèvement d’environ 69.000 kg de poussières et de déchets d’uranium appauvri sur 200 hectares au Jefferson Proving Ground (site d’expérimentation de l’armée américaine) dans l’Indiana a été estimé à 4 ou 5 milliards de $US.

Le coût du nettoyage de 290.000 kg d’uranium appauvri sur des milliers d’hectares en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak pourrait donc facilement se chiffrer à des dizaines de milliards de dollars américains.

    Un rapport de l’armée américaine datant de juillet 1990 lançait une mise en garde:

« En supposant que les normes réglementaires et les pratiques américaines en matière de protection de la santé soient appliquées, il est probable que des actions réparatrices soient nécessaires après les combats sur les sites contaminés par de l’UA ».

Cependant, dès lors que l’ampleur et que le coût des opérations de nettoyage de l’uranium appauvri dans la région du Golfe Persique sont apparus clairement, l’Institut de Politique Environnementale de l’Armée Américaine a informé les responsables politiques américains:

« Qu’il n’existe aucune loi, aucun traité, aucune réglementation ni aucune coutume au niveau international exigeant que les Etats-Unis réparent les dégâts causés sur les champs de bataille du Golfe Persique ». Forts de leur position de première puissance mondiale aujourd’hui, les Etats-Unis ont établi une norme de comportement dans la Guerre du Golfe qui permet aux nations et aux forces armées d’utiliser des armes à uranium appauvri sans assumer la moindre responsabilité quant au nettoyage, à la restauration de l’environnement ou aux soins de santé à prodiguer aux combattants ou aux civils exposés.

    Au cours des cent ans qui se sont écoulés depuis la première conférence de La Haye, les effets dévastateurs de la guerre se sont multipliés proportionnellement à l’augmentation de la mobilité des forces armées et à la capacité de destruction sans précédent des armes utilisées.

Dans les conflits du siècle prochain et de ceux qui suivront, d’énormes étendues de terres et un nombre incalculable de soldats et de civils risqueront d’être empoisonnés par des déchets radioactifs toxiques tirés de véhicules blindés, d’avions, d’armes légères et de bateaux. Les armes à uranium appauvri sont le produit des armes nucléaires. Il s’agit de l’arme la plus récente capable de causer des destructions massives. Si la communauté internationale accepte l’utilisation des armes à uranium appauvri dans la guerre, elle doit aussi accepter l’obligation morale d’assumer pleinement les conséquences de cette utilisation pour la santé et l’environnement, quel qu’en soit le coût.

 

Personne de contact:

Dan Fahey
c/o Swords to Plowshares
1063 Market Street
San Francisco, CA 94139, USA

Tél: +1-415-252-4788
Fax: +1-415-252-4790
Adresse électronique: duweapons@hotmail.com


griplogo75 ARMES A dans REFLEXIONS PERSONNELLES
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roupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
70 Rue de la Consolation, B-1030 Bruxelles
Tél.: +32.2.241 84 20 – Fax : +32.2.245 19 33
Internet : www.grip.org - Courriel : admi@grip.org 

Situation actuelle en IRAK,

L’ URANIUM  »appauvri », ou U-238, est le déchet du phénomène d’enrichissement de l’uranium naturel permettant d’obtenir de l’uranium U-238 fissile, utilisé à des fins militaires (armes et sous-marins nucléaires) ou civiles (centrales nucléaires, aviation). C’est le métal le plus dense, le plus lourd. Projeté à une vitesse de 1 200 mètres/seconde (Mach 5), il perfore les blindages des chars et peut transpercer une plaque de béton sous trois mètres de terre.

Il est donc beaucoup plus efficace que le tungstène utilisé jusqu’alors. En outre, il ne coûte rien (c’est, littéralement, un déchet de l’industrie nucléaire), contrairement au tungstène, qu’il faut importer, et son utilisation pour l’armement permet de résoudre en partie l’incontournable problème du stockage des déchets nucléaires.

Les Etats-Unis vont utiliser

des drones

REAPER PREDATOR

pour contrer l’avancée

des Djihadistes proches

de BAGDAD

ce mi-juin 2014

MQ-9 REAPER UAV

PREDATOR

Origine de la vidéo:

Armée américaine.

Ces DRONES sont armés d’armes à l’URANIUM « appauvri » !

Ils vont donc polluer pour l’éternité les sols, les eaux et l’air tout en contaminant les populations autochtones en touchant de plus leur ADN !

CONCLUSION:

ISRAËL et les ETATS-UNIS effectuent donc des crimes contre l’Humanité !…comme tous les pays employant ces armes…comme la FRANCE au MALI, en LIBYE, etc.

Que font les médias occidentaux ?

RIEN ! Ils ne disent rien et participent honteusement à l’OMERTA TOTALE imposée par tous les Etats utilisateurs de ces armes machiavéliques !

Que disent les politiques

des pays occidentaux ?

RIEN !

HONTE à vous !

fichier pdf Utilisation des drones armés Considérations juridiques et pratiques

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 juin, 2014 |Pas de commentaires »

LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D’AUJOURD’HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info)

Le Débarquement du 6 juin 1944 :
Le jour où la civilisation fut sauvée D DAY
Du mythe d’aujourd’hui
à la réalité historique
LE DEBARQUEMENT DU 6 JUIN 1944: DU MYTHE D'AUJOURD'HUI A LA REALITE HISTORIQUE (Annie LACROIX-RIZ/legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arton25845-86f3d
Annie LACROIX-RIZ

Le triomphe du mythe de la libération

américaine de l’Europe

En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57% [1]. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps » [2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs [3].

La légende a progressé avec l’expansion américaine sur le continent européen planifiée à Washington depuis 1942 et mise en œuvre avec l’aide du Vatican, tuteur des zones catholiques et administrateur, avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale de la « sphère d’influence “occidentale” » [4]. Conduite en compagnie de et en concurrence avec la RFA (puis l’Allemagne réunifiée), cette poussée vers l’Est a pris un rythme effréné depuis la « chute du Mur de Berlin » (1989) : elle a pulvérisé les « buts de guerre » que Moscou avait revendiqués en juillet 1941 et atteints en 1944 (récupération du territoire de 1939-1940) et 1945 (acquisition d’une sphère d’influence recouvrant l’ancien « cordon sanitaire » d’Europe centrale et orientale, vieille voie germanique d’invasion de la Russie) [5]. Le projet américain avançait si vite qu’Armand Bérard, diplomate en poste à Vichy et, après la Libération, conseiller d’ambassade à Washington (décembre 1944) puis à Bonn (août 1949), prédit en février 1952 : « les collaborateurs du Chancelier [Adenauer] considèrent en général que le jour où l’Amérique sera en mesure de mettre en ligne une force supérieure, l’URSS se prêtera à un règlement dans lequel elle abandonnera les territoires d’Europe Centrale et Orientale qu’elle domine actuellement. » [6] Les prémonitions, alors effarantes, de Bérard-Cassandre, sont en mai-juin 2014 dépassées : l’ancienne URSS, réduite à la Russie depuis 1991, est menacée à sa porte ukrainienne.

L’hégémonie idéologique « occidentale » accompagnant ce Drang nach Osten a été secondée par le temps écoulé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avant la Débâcle, « l’opinion française » s’était fait « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” » transformant l’URSS en loup et le Reich en agneau. La grande presse, propriété du capital financier, l’avait persuadée que l’abandon de l’alliée tchécoslovaque lui vaudrait préservation durable de la paix. « Une telle annexion sera et ne peut être qu’une préface à une guerre qui deviendra inévitable, et au bout des horreurs de laquelle la France courra le plus grand risque de connaître la défaite, le démembrement et la vassalisation de ce qui subsistera du territoire national comme État en apparence indépendant », avait averti, deux semaines avant Munich, une autre Cassandre du haut État-major de l’armée [7]. Trompée et trahie par ses élites, « la France » connut le destin prévu mais ses ouvriers et employés, subissant 50% de baisse des salaires réels et perdant 10-12 kg entre 1940 et 1944, se laissèrent moins « dindonn[er] par les campagnes “idéologiques” ».

Ils perçurent certes les réalités militaires plus tard que « les milieux bien informés », mais, en nombre croissant au fil des mois, ils suivirent sur les atlas ou les cartes de la presse collaborationniste l’évolution du « front de l’Est ». Ils comprirent que l’URSS, qui réclamait en vain depuis juillet 1941 l’ouverture, à l’Ouest, d’un « second front » allégeant son martyre, portait seule le poids de la guerre. L’« enthousiasme » que suscita en eux la nouvelle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) était « éteint » au printemps suivant : « Aujourd’hui tous les espoirs sont tournés vers la Russie dont les succès remplissent de joie la population tout entière […] Toute propagande du parti communiste est devenue inutile […] la comparaison trop facile entre l’inaction inexplicable des uns et l’héroïque activité des autres prépare des jours pénibles à ceux qui s’inquiètent du péril bolchevique », trancha un rapport d’avril 1943 destiné au BCRA gaulliste [8].

Si duper les générations qui avaient conservé le souvenir du conflit était délicat, l’exercice est aujourd’hui devenu aisé. À la disparition progressive de ses témoins et acteurs s’est ajouté l’effondrement du mouvement ouvrier radical. Le PCF, « parti des fusillés », a longtemps informé largement, bien au-delà de ses rangs, sur les réalités de cette guerre. Ce qui en demeure en traite moins volontiers dans sa presse, elle-même en voie de disparition, voire bat sa coulpe sur le passé « stalinien » contemporain de sa Résistance. L’idéologie dominante, débarrassée d’un sérieux obstacle, a conquis l’hégémonie sur ce terrain comme sur les autres. La sphère académique n’oppose plus rien (voire s’associe) à l’intoxication déchaînée dans la presse écrite et audiovisuelle ou le cinéma [9]. Or, les préparatifs et objectifs du 6 juin 1944 ne sont éclairés ni par le film « Il faut sauver le soldat Ryan » ni par le long documentaire « Apocalypse ».

La Pax Americana

vue par Armand Bérard

en juillet 1941

La DEMOCRATIE et les USA

C’est bien avant le « tournant » de Stalingrad (janvier-février 1943) que les élites françaises saisirent les conséquences américaines de la situation militaire née de la « résistance […] farouche du soldat russe ». En témoigne le rapport daté de la mi-juillet 1941 que le général Paul Doyen, président de la délégation française à la Commission allemande d’armistice de Wiesbaden, fit rédiger par son collaborateur diplomatique Armand Bérard [10] :

1° Le Blitzkrieg était mort. « Le tour pris par les opérations » contredisait le pronostic des « dirigeants [du] IIIème Reich [qui…] n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières, des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications.

Les batailles gigantesques de tanks et d’avions, la nécessité, en l’absence de wagons à écartement convenable, d’assurer par des routes défoncées des transports de plusieurs centaines de kilomètres entraînent, pour l’Armée allemande, une usure de matériel et une dépense d’essence qui risquent de diminuer dangereusement ses stocks irremplaçables de carburants et de caoutchouc. Nous savons que l’État-Major allemand a constitué trois mois de réserves d’essence. II faut qu’une campagne de trois mois lui permette de réduire à merci le communisme soviétique, de rétablir l’ordre en Russie sous un régime nouveau, de remettre en exploitation toutes les richesses naturelles du pays et en particulier les gisements, du Caucase. Cependant, sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flamme ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations ».

2° Le risque d’une défaite allemande (longuement détaillé par Bérard) contraignait les maîtres de la France à rallier un autre protecteur que l’impérialisme « continental » choisi depuis la « Réconciliation » des années 1920. Un tel tournant s’avérant impossible « dans les mois à venir », on passerait avec doigté de l’hégémonie allemande à l’américaine, inéluctable. Car « déjà les États-Unis sont sortis seuls vainqueurs de la guerre de 1918 : ils en sortiront plus encore du conflit actuel. Leur puissance économique, leur haute civilisation, le chiffre de leur population, leur influence croissante sur tous les continents, l’affaiblissement des États européens qui pouvaient rivaliser avec eux font que, quoi qu’il arrive, le monde devra, dans les prochaines décades, se soumettre à la volonté des États-Unis. » [11] Bérard distinguait donc dès juillet 1941 le futur vainqueur militaire soviétique – que le Vatican identifia clairement peu après [12] ‑, que la guerre d’attrition allemande épuiserait, du « seul vainqueur », par « puissance économique », qui pratiquerait dans cette guerre comme dans la précédente la « stratégie périphérique ».

« Stratégie périphérique »

et Pax Americana 

contre l’URSS

Les guerres les enrichissent

Les États-Unis, n’ayant jamais souffert d’occupation étrangère ni d’aucune destruction depuis la soumission du Sud agricole (esclavagiste) au Nord industriel, avaient cantonné leur armée permanente à des missions aussi impitoyables qu’aisées, avant (et éventuellement depuis) l’ère impérialiste : liquidation des populations indigènes, soumission de voisins faibles (« l’arrière-cour » latino-américaine) et répression intérieure. Pour l’expansion impériale, la consigne du chantre de l’impérialisme Alfred Mahan ‑ développer indéfiniment la Marine ‑, s’était enrichie sous ses successeurs des mêmes prescriptions concernant l’aviation [13]. Mais la modestie de leurs forces armées terrestres dictait leur incapacité dans un conflit européen. Victoire une fois acquise par pays interposé, fournisseur de la « chair à canon » (« canon fodder »), des forces américaines tardivement déployées investiraient, comme à partir du printemps 1918, le territoire à contrôler : désormais, ce serait à partir de bases aéronavales étrangères, celles d’Afrique du Nord s’ajoutant depuis novembre 1942 aux britanniques [14].

L’Entente tripartite (France, Angleterre, Russie) s’était en 1914 partagé le rôle militaire, finalement dévolu, vu le retrait russe, à la France surtout. C’est l’URSS seule qui l’assumerait cette fois dans une guerre américaine qui, selon l’étude secrète de décembre 1942 du Comité des chefs d’États-majors interarmées (Joint Chiefs of Staff, JCS), se fixait pour norme d’« ignorer les considérations de souveraineté nationale » des pays étrangers. En 1942-1943, le JCS 1° tira du conflit en cours (et du précédent) la conclusion que la prochaine guerre aurait « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains » et que, simple « instrument de la politique américaine, une armée internationale » chargée des tâches subalternes (terrestres) « internationaliserait et légitimerait la puissance américaine » ; et 2° dressa l’interminable liste des bases d’après-guerre sillonnant l’univers, colonies des « alliés » comprises (JCS 570) : rien ne pourrait nous conduire à « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’avion militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère », trancha le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 [15].

La « Guerre froide » transformant l’URSS en « ogre soviétique » [16] débriderait les aveux sur la tactique subordonnant l’usage de la « chair à canon » des alliés (momentanés) aux objectifs des « bombardements stratégiques américains ». En mai 1949, Pacte atlantique signé (le 4 avril), Clarence Cannon, président de la commission des Finances de la Chambre des Représentants (House Committee on Appropriations) glorifia les fort coûteux « bombardiers terrestres de grand raid capables de transporter la bombe atomique qui “en trois semaines auraient pulvérisé tous les centres militaires soviétiques” » et se félicita de la « contribution » qu’apporteraient nos « alliés […] en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes. […] Nous avons suivi un tel plan pendant la dernière guerre » [17].

Les historiens américains Michael Sherry et Martin Sherwin l’ont montré : c’est l’URSS, instrument militairede la victoire, qui était la cible simultanée des futures guerres de conquête – et non le Reich, officiellement désigné comme ennemi « des Nations unies » [18]. On comprend pourquoi en lisant William Appleman Williams, un des fondateurs de « l’école révisionniste » (progressiste) américaine. Sa thèse sur « les relations américano-russes de 1781 à 1947 » (1952) a démontré que l’impérialisme américain ne supportait aucune limitation à sa sphère d’influence mondiale, que la « Guerre froide », née en 1917 et non en 1945-1947, avait des fondements non idéologiques mais économiques, et que la russophobie américaine datait de l’ère impérialiste [19]. « L’entente [russo-américaine] lâche et informelle […] s’était rompue sur les droits de passage des chemins de fer [russes] de Mandchourie méridionale et de l’Est chinois entre 1895 et 1912 ». Les Soviets eurent au surplus l’audace d’exploiter eux-mêmes leur caverne d’Ali Baba, soustrayant aux capitaux américains leur immense territoire (22 millions de km2). Voilà ce qui généra « la continuité, de Theodore Roosevelt et John Hay à Franklin Roosevelt en passant par Wilson, Hugues et Hoover, de la politique américaine en Extrême-Orient » [20] ‑ mais aussi en Afrique et en Europe, autres champs privilégiés « d’un partage et d’un repartage du monde » [21] américains renouvelés sans répit depuis 1880-1890.

Washington prétendait opérer ce « partage-repartage » à son bénéfice exclusif, raison fondamentale pour laquelle Roosevelt mit son veto à toute discussion en temps de guerre avec Staline et Churchill sur la répartition des « zones d’influence ». L’arrêt des armes lui assurerait la victoire militaire à coût nul, vu l’état pitoyable de son grand rival russe, ravagé par l’assaut allemand [22]. En février-mars 1944, le milliardaire Harriman, ambassadeur à Moscou depuis 1943, s’accordait avec deux rapports des services « russes » du Département d’État (« Certains aspects de la politique soviétique actuelle » et « La Russie et l’Europe orientale ») pour penser que l’URSS, « appauvrie par la guerre et à l’affût de notre assistance économique […,] un de nos principaux leviers pour orienter une action politique compatible avec nos principes », n’aurait même pas la force d’empiéter sur l’Est de l’Europe bientôt américaine. Elle se contenterait pour l’après-guerre d’une promesse d’aide américaine, ce qui nous permettrait « d’éviter le développement d’une sphère d’influence de l’Union Soviétique sur l’Europe orientale et les Balkans » [23]. Pronostic manifestant un optimisme excessif, l’URSS n’ayant pas renoncé à s’en ménager une.

La Pax Americana

dans le tronçon français

de la zone d’influence.

 Les plans de paix synarchique…

L'OTAN apporte la démocratie

Ce « levier » financier était, tant à l’Ouest qu’à l’Est, « une des armes les plus efficaces à notre disposition pour influer sur les événements politiques européens dans la direction que nous désirons » [24].

En vue de cette Pax Americana, la haute finance synarchique, cœur de l’impérialisme français particulièrement représenté outre-mer – Lemaigre-Dubreuil, chef des huiles Lesieur (et de sociétés pétrolières), le président de la banque d’Indochine Paul Baudouin, dernier ministre des Affaires étrangères de Reynaud et premier de Pétain, etc. –, négocia, plus activement depuis le second semestre 1941, avec le financier Robert Murphy, délégué spécial de Roosevelt en Afrique du Nord. Futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne et un des chefs des services de renseignements, de l’Office of Strategic Services (OSS) de guerre à la Central Intelligence Agency de 1947, il s’était installé à Alger en décembre 1940. Ce catholique intégriste y préparait le débarquement des États-Unis en Afrique du Nord, tremplin vers l’occupation de l’Europe qui commencerait par le territoire français quand l’URSS s’apprêterait à franchir ses frontières de 1940-1941 pour libérer les pays occupés [25]. Ces pourparlers secrets furent tenus en zone non occupée, dans « l’empire », via les « neutres », des pro-hitlériens Salazar et Franco, sensibles aux sirènes américaines, aux Suisses et aux Suédois, et via le Vatican, aussi soucieux qu’en 1917-1918 d’assurer une paix douce au Reich vaincu. Prolongés jusqu’à la fin de la guerre, ils inclurent dès 1942 des plans de « retournement des fronts », contre l’URSS, qui percèrent avant la capitulation allemande [26] mais n’eurent plein effet qu’après les 8-9 mai 1945.

Traitant d’affaires économiques immédiates (en Afrique du Nord) et futures (métropolitaines et coloniales pour l’après-Libération) avec les grands synarques, Washington comptait aussi sur eux pour évincer de Gaulle, également haï des deux parties. En aucun cas parce qu’il était une sorte de dictateur militaire insupportable, conformément à une durable légende, au grand démocrate Roosevelt. De Gaulle déplaisait seulement parce que, si réactionnaire qu’il eût été ou fût, il tirait sa popularité et sa force de la Résistance intérieure (surtout communiste) : c’est à ce titre qu’il entraverait la mainmise totale des États-Unis, alors qu’un « Vichy sans Vichy » offrirait des partenaires honnis du peuple, donc aussi dociles « perinde ac cadaver » aux injonctions américaines qu’ils l’étaient aux ordres allemands. Cette formule américaine, finalement vouée à l’échec vu le rapport de forces général et français, eut donc pour héros successifs, de 1941 à 1943, les cagoulards vichystes Weygand, Darlan puis Giraud, champions avérés de dictature militaire [27], si représentatifs du goût de Washington pour les étrangers acquis à la liberté de ses capitaux et à l’installation de ses bases aéronavales [28].

On ne s’efforçait pas d’esquiver De Gaulle pour subir les Soviets : épouvantés par l’issue de la bataille de Stalingrad, les mêmes financiers français dépêchèrent aussitôt à Rome leur tout dévoué Emmanuel Suhard, instrument depuis 1926 de leurs plans de liquidation de la République. Le cardinal-archevêque (de Reims) avait été, la Cagoule ayant opportunément en avril 1940 liquidé son prédécesseur Verdier, nommé à Paris en mai juste après l’invasion allemande (du 10 mai) : ses mandants et Paul Reynaud, complice du putsch Pétain-Laval imminent, l’envoyèrent amorcer à Madrid le 15 mai, via Franco, les tractations de « Paix » (capitulation) avec le Reich [29]. Suhard fut donc à nouveau chargé de préparer, en vue de la Pax Americana, les pourparlers avec le nouveau tuteur : il devait demander à Pie XII de poser « à Washington », via Myron Taylor, ancien président de l’US Steel et depuis l’été 1939 « représentant personnel » de Roosevelt « auprès du pape », « la question suivante : “Si les troupes américaines sont amenées à pénétrer en France, le gouvernement de Washington s’engage-t-il à ce que l’occupation américaine soit aussi totale que l’occupation allemande ?” », à l’exclusion de toute « autre occupation étrangère (soviétique). Washington a répondu que les États-Unis se désintéresseraient de la forme future du gouvernement de la France et qu’ils s’engageaient à ne pas laisser le communisme s’installer dans le pays » [30]. La bourgeoisie, nota un informateur du BCRA fin juillet 1943, « ne croyant plus à la victoire allemande, compte […] sur l’Amérique pour lui éviter le bolchevisme. Elle attend le débarquement anglo-américain avec impatience, tout retard lui apparaissant comme une sorte de trahison ». Ce refrain fut chanté jusqu’à la mise en œuvre de l’opération « Overlord » [31].

… contre les espérances populaires

OBAMA et HOLLANDE La Grande Embrouille Dessin comique

Au « bourgeois français [qui avait] toujours considéré le soldat américain ou britannique comme devant être naturellement à son service au cas d’une victoire bolchevique », les RG opposaient depuis février 1943 « le prolétariat », qui exultait : « les craintes de voir “sa” victoire escamotée par la haute finance internationale s’estompent avec la chute de Stalingrad et l’avance générale des soviets » [32]. De ce côté, à la rancœur contre l’inaction militaire des Anglo-Saxons contre l’Axe s’ajouta la colère provoquée par leur guerre aérienne contre les civils, ceux des « Nations unies » compris. Les « bombardements stratégiques américains », ininterrompus depuis 1942, frappaient les populations mais épargnaient les Konzernepartenaires, IG Farben en tête comme le rapporta en novembre « un très important industriel suédois en relations étroites avec [le géant chimique], retour d’un voyage d’affaires en Allemagne » : à Francfort, « les usines n’ont pas souffert », à Ludwigshafen, « les dégâts sont insignifiants », à Leverkusen, « les usines de l’IG Farben […] n’ont pas été bombardées » [33].

Rien ne changea jusqu’en 1944, où un long rapport de mars sur « les bombardements de l’aviation anglo-américaine et les réactions de la population française » exposa les effets de « ces raids meurtriers et inopérants » : l’indignation enflait tant depuis 1943 qu’elle ébranlait l’assise du contrôle américain imminent du territoire. Depuis septembre 1943 s’étaient intensifiées les attaques contre la banlieue de Paris, où les bombes étaient comme « jetées au hasard, sans but précis, et sans le moindre souci d’épargner des vies humaines ». Nantes avait suivi, Strasbourg, La Bocca, Annecy, puis Toulon, qui avait « mis le comble à la colère des ouvriers contre les Anglo-Saxons » : toujours les mêmes morts ouvriers et peu ou pas d’objectifs industriels touchés. Les opérations préservaient toujours l’économie de guerre allemande, comme si les Anglo-Saxons « craignaient de voir finir la guerre trop vite ». Ainsi trônaient intacts les hauts-fourneaux, dont la « destruction paralyserait immédiatement les industries de transformation, qui cesseraient de fonctionner faute de matières premières ». Se répandait « une opinion très dangereuse […] dans certaines parties de la population ouvrière qui a été durement frappée par les raids. C’est que les capitalistes anglo-saxons ne sont pas mécontents d’éliminer des concurrents commerciaux, et en même temps de décimer la classe ouvrière, de la plonger dans un état de détresse et de misère qui lui rendra plus difficile après la guerre la présentation de ses revendications sociales. Il serait vain de dissimuler que l’opinion française est, depuis quelque temps, considérablement refroidie à l’égard des Anglo-Américains », qui reculent toujours devant « le débarquement promis […]. La France souffre indiciblement […] Les forces vives du pays s’épuisent à une cadence qui s’accélère de jour en jour, et la confiance dans les alliés prend une courbe descendante. […] Instruits par la cruelle réalité des faits, la plupart des ouvriers portent désormais tous leurs espoirs vers la Russie, dont l’armée est, à leur avis, la seule qui puisse venir à bout dans un délai prochain de la résistance des Allemands » [34].

C’est donc dans une atmosphère de rancœur contre ces « alliés » aussi bienveillants pour le Reich qu’avant et après 1918 qu’eut lieu leur débarquement du 6 juin 1944. Colère et soviétophilie populaires persistèrent, donnant au PCF un écho qui inquiétait l’État gaulliste imminent : « le débarquement a enlevé à sa propagande une part de sa force de pénétration », mais « le temps assez long qu’ont mis les armées anglo-américaines à débarquer sur le sol français a été exploité pour démontrer que seule l’armée russe était en mesure de lutter efficacement contre les nazis. Les morts provoquées par les bombardements et les douleurs qu’elles suscitent servent également d’éléments favorables à une propagande qui prétend que les Russes se battent suivant les méthodes traditionnelles et ne s’en prennent point à la population civile » [35].

Le déficit de sympathie enregistré dans ce morceau initial de la sphère d’influence américaine se maintint entre la Libération de Paris et la fin de la guerre en Europe, comme l’attestent les sondages de l’Ifop d’après-Libération, parisien (« du 28 août au 2 septembre 1944 ») et de mai 1945, national (déjà cité) [36]. Il fut après-guerre, on l’a dit, d’abord progressivement, puis brutalement comblé. Il n’est donc plus grand monde pour rappeler qu’après la bataille des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945), seuls combats importants livrés par les Anglo-Saxons contre des troupes allemandes (9 000 morts américains) [37], le haut-commandement de la Wehrmacht négocia fébrilement sa reddition « aux armées anglo-américaines et le report des forces à l’Est » ;

- que, fin mars 1945, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental », à seule fin d’évacuation « vers l’Ouest » par les ports du Nord, « contre 170 divisions sur le front de l’Est », qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) [38] ;

- que le libérateur américain, qui avait doublé à la faveur de la guerre son revenu national, avait sur les fronts du Pacifique et d’Europe perdu 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 [39] : soit l’effectif soviétique tombé dans les dernières semaines de la chute de Berlin, et 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions sur 50.

Du 6 juin 1944 au 9 mai 1945, Washington acheva de mettre en place tout ou presque pour rétablir le « cordon sanitaire » que les rivaux impérialistes anglais et français avaient édifié en 1919 ; et pour transformer en bête noire le pays le plus chéri des peuples d’Europe (français inclus). La légende de la « Guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe [40].

Annie LACROIX-RIZ

Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-Denis Diderot

NOTA:

Images rajoutées par Thierry LAMIREAU

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Si vous le pouvez du vôtre, essayez…

[1] Frédéric Dabi, « 1938-1944 : Des accords de Munich à la libération de Paris ou l’aube des sondages d’opinion en France », février 2012, http://www.revuepolitique.fr/1938-1944-laube-des-sondages-dopinion-en-france/, chiffres extraits du tableau, p. 5. Total inférieur à 100 : 3 autres données : Angleterre ; 3 pays ; sans avis.

[2Ibid., p. 4.

[3] Campagne si délirante qu’un journal électronique lié aux États-Unis a le 2 mai 2014 a prôné quelque pudeur sur l’équation CIA-démocratie http://www.huffingtonpost.fr/charles-grandjean/liberte-democratie-armes-desinformation-massive-ukraine_b_5252155.html

[4] Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition), passim.

[5] Lynn E. Davis, The Cold War begins […] 1941-1945, Princeton, Princeton UP, 1974 ; Lloyd Gardner,Spheres of influence […], 1938-1945, Chicago, Ivan R. Dee, 1993 ; Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London : Yale University Press, 2006, traduction chez Delga, septembre 2014.

[6] Tél. 1450-1467 de Bérard, Bonn, 18 février 1952, Europe généralités 1949-1955, 22, CED, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[7] Note État-major, anonyme, 15 septembre 1938 (modèle et papier des notes Gamelin), N 579, Service historique de l’armée de terre (SHAT).

[8] Moral de la région parisienne, note reçue le 22 avril 1943, F1a, 3743, Archives nationales (AN).

[9] Lacroix-Riz, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises,2012.

[10] Revendication de paternité, t. 1 de ses mémoires, Un ambassadeur se souvient. Au temps du danger allemand, Paris, Plon, 1976, p. 458, vraisemblable, vu sa correspondance du MAE.

[11] Rapport 556/EM/S au général Koeltz, Wiesbaden, 16 juillet 1941, W3, 210 (Laval), AN.

[12] Les difficultés « des Allemands » nous menacent, se lamenta fin août Tardini, troisième personnage de la secrétairerie d’État du Vatican, d’une issue « telle que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt », entretien avec Léon Bérard, lettre Bérard, Rome-Saint-Siège, 4 septembre 1941, Vichy-Europe, 551, archives du ministère des Affaires étrangères (MAE).

[13] Michael Sherry, Preparation for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977, chap. 1, dont p. 39.

[14] Exemples français et scandinave (naguère fief britannique), Lacroix-Riz, « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48 ; Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l’indépendance 1942-1956, Paris, L’Harmattan, 1988, chap. 1 ; « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains (gmcc), 5 articles, 1988-1994, liste, http://www.historiographie.info/cv.html.

[15] Sherry, Preparation, p. 39-47 (citations éparses).

[16] Sarcasme de l’ambassadeur américain H. Freeman Matthews, ancien directeur du bureau des Affaires européennes, dépêche de Dampierre n° 1068, Stockholm, 23 novembre 1948, Europe Généralités 1944-1949, 43, MAE.

[17] Tél. Bonnet n° 944-1947, Washington, 10 mai 1949, Europe généralités 1944-1949, 27, MAE, voir Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie », gmcc, n° 173, 1994, p. 150-151 (150-168).

[18] Martin Sherwin, A world destroyed. The atomic bomb and the Grand Alliance, Alfred a Knopf, New York, 1975 ; Sherry Michael, Preparation ; The rise of American Air Power : the creation of Armageddon, New Haven, Yale University Press, 1987 ; In the shadow of war : the US since the 1930’s, New Haven, Yale University Press, 1995.

[19] Williams, Ph.D., American Russian Relations, 1781-1947, New York, Rinehart & Co., 1952, et The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (2e éd).

[20] Richard W. Van Alstyne, recension d’American Russian Relations, The Journal of Asian Studies, vol. 12, n° 3, 1953, p. 311.

[21] Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalismeEssai de vulgarisation, Paris, Le Temps des cerises, 2001 (1e édition, 1917), p. 172. Souligné dans le texte.

[22] Élément clé de l’analyse révisionniste, dont Gardner, Spheres of influence, essentiel.

[23] Tél. 861.01/2320 de Harriman, Moscou, 13 mars 1944, Foreign Relations of the United States 1944IV, Europe, p 951 (en ligne).

[24Ibid.

[25] Lacroix-Riz, « Politique et intérêts ultra-marins de la synarchie entre Blitzkrieg et Pax Americana, 1939-1944 », in Hubert Bonin et al.Les entreprises et l’outre-mer français pendant la Seconde Guerre mondiale, Pessac, MSHA, 2010, p. 59-77 ; « Le Maghreb : allusions et silences de la chronologie Chauvel », La Revue d’Histoire Maghrébine, Tunis, février 2007, p. 39-48.

[26] Dont la capitulation de l’armée Kesselring d’Italie, opération Sunrise négociée en mars-avril 1945 par Allen Dulles, chef de l’OSS-Europe en poste à Berne, avec Karl Wolff, « chef de l’état-major personnel de Himmler » responsable de « l’assassinat de 300 000 juifs », qui ulcéra Moscou. Lacroix-Riz, Le Vatican, chap. 10, dont p. 562-563, et Industriels et banquiers français sous l’Occupation,Paris, Armand Colin, 2013, chap.

[27] Jean-Baptiste Duroselle, L’Abîme 1939-1945, Paris, Imprimerie nationale, 1982, passim ; Lacroix-Riz, « Quand les Américains voulaient gouverner la France », Le Monde diplomatique, mai 2003, p. 19 ; Industriels, chap. 9.

[28] David F Schmitz, Thank God, they’re on our side. The US and right wing dictatorships, 1921-1965, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1999.

[29] Index Suhard Lacroix-Riz, Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, etDe Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2010 (2e édition) et 2008.

[30] LIBE/9/14, 5 février 1943 (visite récente), F1a, 3784, AN. Taylor, Vatican, chap. 9-11 et index.

[31] Information d’octobre, reçue le 26 décembre 1943, F1a, 3958, AN, et Industriels, chap. 9.

[32] Lettre n° 740 du commissaire des RG au préfet de Melun, 13 février 1943, F7, 14904, AN.

[33] Renseignement 3271, arrivé le 17 février 1943, Alger-Londres, 278, MAE.

[34] Informations du 15 mai, diffusées les 5 et 9 juin 1944, F1a, 3864 et 3846, AN.

[35] Information du 13 juin, diffusée le 20 juillet 1944, « le PC à Grenoble », F1a, 3889, AN.

[36] M. Dabi, directeur du département Opinion de l’Ifop, phare de l’ignorance régnant en 2012 sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, déplore le résultat de 1944 : « une très nette majorité (61%) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national [fin août 1944 ??], nerecueillent respectivement que 29,3% et 11,5% », « 1938-1944 », p. 4, souligné par moi.

[37] Jacques Mordal, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Paris, Larousse, 1979, t. 1, p. 109-114.

[38] Gabriel Kolko, The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969, chap. 13-14.

[39] Pertes « militaires uniquement », Pieter Lagrou, « Les guerres, la mort et le deuil : bilan chiffré de la Seconde Guerre mondiale », in Stéphane Audoin-Rouzeau et al., dir., La violence de guerre 1914-1945, Bruxelles, Complexe, 2002, p. 322 (313-327).

[40] Bibliographie, Jacques Pauwels, Le Mythe de la bonne guerre : les USA et la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, Éditions Aden, 2012, 2e édition ; Lacroix-Riz, Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2014.

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http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html
Quelques commentaires:
OBAMA Game of Drones
05/06/2014 à 07:59 par BEYER Michel

Voici ce que titre en page 4 Ouest-France du 05/06/14 :
La reconquête de l’Europe a démarré en Normandie.
Voila comment on fait l’Histoire. Heureusement que des historiennes comme Annie LACROIX-RIZ apportent des éléments pour corriger toute cette propagande.

05/06/2014 à 09:53 par jean-marie DEFOSSE

Un grand MERCI à Annie LACROIX-RIZ qui me réconcilie peu à peu avec nos « historiens français » desquels je m’étais prudemment éloignés , ces derniers ayant trop tendance à nous rejouer l’histoire de France suivant le bon vouloir de ceux qui tirent profits de notre République depuis des lustres .

05/06/2014 à 10:19 par Nina

« La légende de la « guerre froide » mériterait les mêmes correctifs que celle de l’exclusive libération américaine de l’Europe » tout est dit.
1) Annie LACROIX-RIZ devrait faire partie des manuels d’histoire dès le collège de nos enfants…
2) Et imaginons un grand débat POUTINE – OBAMA ce 6 juin 2014 avec LACROIX-RIZ pour arbitre…
Mais faut pas rêver !!

L'enfant qui désigne l'adulte Tu es coupable
05/06/2014 à 10:37 par Scalpel

@Michel BEYER
Ouest-France est en 2014 ce que Ouest-Eclair (son collabo d’ancêtre) fut en 1940 : un ardent organe de désinformation, sur le mode pâté d’alouette, s’asseyant sur toutes les vérités dérangeantes pour ne cracher que mensonges et contrevérités à la face de se son cheptel de lecteurs.
Je m’honore de boycotter ce torchon depuis des lustres et invite à faire de même.

@ Annie LACROIX-RIZ
Les USA ont donc volé (au secours de ) la victoire contre le nazisme (au nez et à la barbe des russes) pour en pérenniser le fond idéologique à leur exclusif profit.
Aussi avéré que soit cet implacable constat, il n’en est pas moins vrai que la propagande supplante la réalité, le mensonge la vérité, la voracité infinie d’une poignée de psychopathes le simple désir de vivre harmonieusement de l’écrasante majorité de nos congénères.
J’irai jusqu’à dire que si nous ne sommes pas en dictature totale, ce n’est que parce du point de vue de la clique de perpétuels criminels contre l’humanité, triomphants bénéficiaires du système, leur mensonge hollywoodien, rouage maintenant l’illusion collective, est plus efficient dans une démocratie de façade, fut-elle bien lézardée, que la vérité crue de la barbarie totalitaire et que, internet aidant, la quantité critique ( tolérable pour ne pas menacer directement leur funeste joug) de consciences éveillées est sur le point d’être atteinte.
JP Morgan, banque hier partenaire d’Adolphe Hitler, n’appelait-elle pas ouvertement dès 2013 à l’avènement d’un totalitarisme européen. ?

L'EUROPE un emprisonnement
05/06/2014 à 10:47 par Placide PRCF

Cette article d’Annie LACROIX-RIZ a été initialement publié sur le site La Faute à Diderot, ainsi que sur le site web du PRCF, dont Annie LACROIX-RIZ est également militante, sous le chapeau suivant :
Notre camarade Annie LACROIX-RIZ, historienne professeur d’histoire contemporaine émérite de l’Université Paris VII Diderot, nous rappelle dans un article très documenté, fort opportunément, les dimensions véritables du 6 juin 1944.
La déferlante médiatique qui accompagne le 70e anniversaire de l’événement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la IIe guerre mondiale. (NDLR : Il suffit de voir la chape de plomb sur le 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad l’année dernière totalement passée sous silence par les médias dominant, alors que la seule commémoration le 2 février 2013 à Paris de cette victoire décisive pour la libération de la France à l’initiative du PRCF a été totalement censurée. Sur le sujet lire nos articles que vous pouvez retrouver par la fonction recherche avec le mot clé Stalingrad, notamment :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stalingrad-on-noub…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/70e-anniversaire-de-…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-70-ans-de-stalin…
http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/un-monument-digne-de…)

05/06/2014 à 18:39 par ARCHER Gabrielle

Toutes « les commémorations » d’événements guerriers ou malheureux du passé ne sont en fait que les intentions cachées d’hypocrites vindicatifs qui entretiennent leur haine en la déversant sur leurs enfants et dans un futur saccagé et détruit d’avance….. !
Les yankees en passant sur un grand nombre de petites Françaises écervelées sont seulement venus défendre leurs uniques intérêts en Europe et en particulier les usines d’armement de la famille Kennedy qui se trouvent encore entre Coblence et la forêt noire *in Deutchland*

Marché transatlantique
05/06/2014 à 19:16 par ARCHER Gabrielle

« Les Français savent que la Russie soviétique « URSS » a joué le rôle principal dans leur libération. »
(Phrase de Charles DE GAULLE à Moscou en 1966) »

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle
05/06/2014 à 21:40 par Dwaabala

Puisqu’il est fait allusion aux bombardements sur Paris en 1942, et que sur un autre fil il était question de polars, en voici un de Léo Malet qui se situe à cette époque :

Nestor Burma contre CQFD”. Il y en a d’autres, du même LM, qui reflètent de façon intéressante la France de l’occupation, de la ligne de démarcation, du manque de tabac pour la pipe du héros, et des tickets de rationnement. Ce dernier point en rapport aussi avec l’amaigrissement des Français dont parle l’article au temps des restrictions.
À la Libération, il n’était pas interdit aux enfants de jouer aux soldats de plomb ni à la petite guerre. À part les gendarmes et les voleurs, les billes, le cerceau, et les castagnettes maison, et plus tard les cow-boys et les indiens, il n’y avait même que cela.
D’ailleurs je portais des culottes courtes taillées dans du drap de récupération allemand. – Allemands prisonniers que je vis un jour passer en rangs dans la rue, les mains sur la nuque.
Pour me rapprocher de l’article, dans la cour de récréation la discussion pouvait porter sur le point de savoir grâce à qui l’Allemagne avait été vaincue. Je me souviens d’une empoignade à la Petit Nicolas avec le fils d’un aventurier (atténuation) qui se retrouvait à la direction de la presse locale, qui roulait déjà (!) en voiture américaine de luxe, et qui tenait que c’était par les Américains. Je ne sais pourquoi (bien que j’aie quelques soupçons), je défendais mordicus que c’étaient les Russes grâce à leurs chars ! … et plus tard, il y eu la mort de Marcel Cerdan, mais je dérape.

L'élite vit de l'ignorance du peuple
05/06/2014 à 22:39 par Gérard

J’ai très peu de temps en ce moment pour effectuer des recherches, donc à c’est à vous de « jouer », mais je suis certain d’avoir entendu vite fait un présentateur d’une chaîne de télé nationale avoir dit en substance ceci : « Certes le débarquement (du 6 juin) a eu un impact sur la fin de la guerre, mais il ne faut pas oublier que c’est l’Union Soviétique qui a payé le plus lourd tribut de cette guerre » et si je me souviens bien, il a rajouté : « avec ses 21 millions de morts, et que sans elle le débarquement n’aurait pas pu avoir lieu »…
Est-il à l’heure actuelle dans un placard ?
Que rajouter après Annie LACROIX-RIZ et ses fabuleuses et implacables analyses (les mots me manquent !), sinon que paradoxe parmi les paradoxes, qu’elle est citée admirativement sur des sites qu’ont dit d’extrême droite, nationalistes, traditionalistes, ou autre (?) mais surtout pas fascistes…
Çà donnerait plutôt à réfléchir, non ?
Voir ci-dessous ce que j’ai trouvé, d’où cela provient-il ?…voir ci-dessus, mais je n’apporterai aucune référence.
C’est assez long pour un commentaire, et il y a un nom qui risquera de choquer. Je ne connais rien de lui, culture de Gauche oblige, c’est donc à chacun de Juger…
(@ Viktor)
« Ce n’est pas parce que la palette a été mélangée dans les têtes que les couleurs fondamentales n’existent plus. »
J’aime bien cette expression, mais reste à mettre en évidence quelles sont ces « couleurs fondamentales »

Dans le Manifeste du Parti Communiste (1848), Karl Marx écrit : « La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange et, à la place des libertés si chèrement acquises, elle a substitué l’unique et impitoyable liberté du commerce (…) Elle force toutes les nations à adopter le style de production de la bourgeoisie, même si elles ne veulent pas y venir. Elle les force à introduire chez elles la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle forme le monde à son image ».

Comment mieux décrire les effets destructeurs, pour les cultures, de l’esprit marchand propagé par la bourgeoisie ? Ces cultures se trouvent ainsi réduites à de simples comportements de consommation et le seul langage admis est celui du pouvoir d’achat, potentiellement égal chez tous les peuples et sur toute la Terre. Cette volonté de diffusion d’un seul mode de vie menace à terme la richesse culturelle de l’humanité. De même que pour les marchands classiques, les frontières et les mœurs variées constituaient des obstacles intolérables, pour la société marchande, les différences ethniques, culturelles, nationales, sociales et même personnelles, doivent être inexorablement résolues. Le rêve universaliste d’un vaste et homogène marché mondial de la consommation annonce l’avènement de l’homo œconomicus.

Dépassant ainsi largement sa fonction de satisfaction des besoins matériels essentiels, l’économie est devenue le fondement même de la nouvelle « culture » universelle. Cette mutation a réduit l’homme à n’être plus que ce qu’il achète : pour employer un mot à la mode, il s’est réifié. Et Valéry Giscard d’Estaing de définir en ces termes son projet politique : « Promouvoir une immense classe moyenne de consommateurs ». Dictature du bien-être ?
Dès 1927, Drieu La Rochelle nous mettait en garde : « L’étouffement des désirs par la satisfaction des besoins, telle est l’économie sordide, découlant des facilités dont nous accablent les machines, qui viendra à bout de nos races. L’abondance de l’épicerie tue les passions. Bourrée de conserves, il se fait dans la bouche de l’homme une mauvaise chimie qui corrompt les vocables. Plus de religions, plus d’arts, plus de langages. Assommé, l’homme n’exprime plus rien » (Le Jeune Européen).

N’est-ce pas ça la « couleur fondamentale » ?

Missile russe TOPOL M
06/06/2014 à 15:12 par Dominique

Sur http://www.mondialisation.ca/6-juin-44-ce-quon-ne-vous-dira-pas/5385768 :

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas
Par Michel COLLON
Mondialisation.ca, 05 juin 2014

« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » combien de fois, l’ai-je entendue celle-là ! sur les bancs de l’école. mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule ‘bonne’ guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l’historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu’une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan…

Pire. La grande nouveauté stratégique d’Hitler, ce fut la “Blitzkrieg”, la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l’adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l’essence. L’Allemagne n’ayant aucun des deux, c’est Esso qui a fourni l’essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

“Que cette guerre dure le plus longtemps possible !”

Pauwels montre que :

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

2. Cela n’a changé qu’au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l’agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D’un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l’autre côté, ils s’enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d’ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : ”Ni les Alliés, ni l’Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu’à ce que tous deux s’effondrent.”

Le futur président Harry Truman, 1941 : ” Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne, afin qu’il en meure le maximum de chaque côté.”

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l’URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

Le 6 juin 2014, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu’Hitler perdit 90% de ses soldats à l’Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Le 6 juin 2014, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

Michel COLLON

Note :

(1). Paru en néerlandais sous le titre ”Le mythe de la bonne guerre (l’Amérique et la Deuxième Guerre mondiale) , EPO 2000. Il existe aussi la version française. A recommander, c’est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d’envahir l’URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta…

http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

RETOUR SUR INFO. « J HAVE A DRONE ». LE BAL DES TUEURS MENTEURS: BARACK OBAMA AND MITT ROMNEY (thejuicemedia.com)

« I HAVE A DRONE » 

-Le bal des tueurs menteurs-

'Reaper' moniker given to MQ-9 unmanned aerial vehicle

Barack OBAMA

and

Mitt ROMNEY

-Version RAP-

It’s nearing the end of 2012, and the bastion of world democracy (The United States of America) is displaying its free and open process of elections for the world to observe. As is customary every four years, the rigorous selection process has served up a number of philosopher kings and queens from which to choose. But why have so many choices when with a bit of effort you can whittle it down to two candidates and let the people pick from those? Especially when it makes for such scintillating debates. Join Juice Rap News stalwart host Robert Foster as he shares his dreams for the Presidential Debates… and then receives something of a rude awakening.

C’est presque la fin de 2012, et le bastion de la démocratie mondiale (Etats-Unis d’Amérique) présente au monde son processus libre et ouvert des élections.

Comme c’est la coutume tous les quatre ans, le processus de sélection rigoureux a servi un certain nombre de personnes. Mais pourquoi tant de choix quand avec un peu d’effort, vous pouvez rogner vers le bas en gardant uniquement deux candidats ? Surtout lorsque les débats sont si « brillants ».

- Written & created by Giordano Nanni & Hugo Farrant in a suburban backyard home-studio in Melbourne, Australia – on Wurundjeri Land.

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* Farcebook: https://www.facebook.com/juicerapnews

- DOWNLOAD:
* FREE MP3: https://soundcloud.com/juice-rap-news…
http://thejuicemedia.com/video 
* LYRICS available here: http://thejuicemedia.com/video/lyrics

- CREDITS:
* MAIN BEAT: « Rivals » Produced by the one and only Red Skull Beats: http://www.redskullbeats.tumblr.com Instrumental available here: http://www.youtube.com/watch?v=yYoJmo…
* BARACK OBAMA performed and rapped by Ben Bizuneh: 
http://www.benbizuneh.tumblr.com
http://www.twitter.com/benbizuneh
* ARTWORK & WEBSITE wizardry by Zoe Tame ofhttp://visualtonic.com.au
* VIDEO ANIMATIONS for « Legitimate Debate » by Jonas Schweizer
* MUSIC & BEAT for « Legitimate Debate » composed by Adrian Sergovich
* VOICES for Romney, Elmo & Cookie Monster performed by Ming Lang
* MUSIC/VIDEO EDITING by Giordano
* PRESIDENTIAL PUPPETRY by Lucy and Hugo 
* PROPS: Thanks to Zoe Umlaut of Umlautronics for constructing the miniature podia, sewing the itty-bitty collars and ties for Elmo & Cookie Monster. Thanks to the gang at Rose Chongs Costumes for styling the RMoney wig.
* FILMING in L.A. of Obama scenes by Justin Small and Dustin Jones; Thanks to Steve Rea at Green Screen Downtown for assistance: http://www.greenscreendowntown.com/ 
* THANKS to D-Bot for many political conversations leading up to this episode; to Brother Damian for shoot assist and inspiration. And, as always, deep gratitude to Lucy & Caitlin for all the ongoing support (and patience).

- CAPTIONS: Merci to Koolfy from la Quadrature du Net for creating the sync’d English captions for our episodes!

- TRANSLATIONS: 
* Thanks to Jonas Maebe for Dutch translation
* Thanks to Euclides for Portuguese translation
* Thanks to Julie Chatagnon for French translation
* Thanks to Matija for Slovenian translation
* Thanks to Marjan Rizov for Macedonian translation
* Thanks to Alf for Spanish translation (and Ricardo for addtional suggestions)
* Thanks to Rafael for German translation
* Thanks to Martins for Latvian translation
* Thanks to Tamara for Serbian translation
* Thanks to Rav for Polish translation
* Thanks to Ahmad Nimer for Arabic translation
* Thanks to Jonathan for Hebrew translation
* Thanks to Prokhor Ozornin for Russian translation

** If you’d like to translate this episode into your language, please contact us via our website http://thejuicemedia.com/contact

- IMPORTANT LINKS:

* MUST READ (Duty of Care) article by Daniel Ellsberg, « Progressives: In Swing States, Vote for Obama »http://www.huffingtonpost.com/daniel-…

* Check out DemocracyNow’s « Expanding the Debate » series, in which you can hear Third-Party candidates responding to the same questions posed in the Presidential Debates – from which they are excluded by the Commission on Presidential Debates. 
1) First Presidential debate including Jill Stein & Rocky Anderson:http://www.democracynow.org/2012/10/4… 
2) VP Debate including Green Party and Justice Party VPs:http://www.democracynow.org/2012/10/1…
3) Second Presidential Debate including Jill Stein, Rocky Anderson and Virgil Goode: http://www.democracynow.org/2012/10/1…

* « Green Party Candidates Arrested, Shackled to Chairs For 8 Hours After Trying to Enter Hofstra Debate »:http://www.democracynow.org/2012/10/1…

NOTA:

Cliquer sur « cc » et français pour le sous-titre en français.

RETOUR SUR INFOS:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/04/reves-en-infrarouges-un-teleguideur-de-drones-raconte-son-parcours-nicolas-abe-httpwww-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/28/la-france-achete-des-drones-aux-usa-parce-quil-y-a-urgence-urgence-pour-quoi-pour-qui-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr-wikipedia/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/05/16/le-marathon-de-boston-cette-chose-que-lon-appelle-le-terrorisme-et-les-etats-unis-willian-blum-httpwilliamblum-orgaerread116/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/19/i-have-a-dream-i-have-a-drone-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/01/13/les-guerres-intelligentes-du-21-eme-siecle-mercenaires-et-drones-predator-chems-eddine-chitour-legrandsoir-info/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/07/06/avez-vous-votre-tapette-a-drones-gaetan-pelletier/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/des-drones-evoluent-au-dessus-des-etats-unis-tom-carter/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/30/jimmy-carter-ex-president-americain-accuse-obama-detre-un-assassin-bill-van-auken/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/23/des-meurtres-injustifies-lonu-demande-aux-etats-unis-de-justifier-les-attaques-de-drones/

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2012/06/13/lart-de-la-guerre-drones-sicaires-pour-la-kill-list-il-manifesto/

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2014 |Pas de commentaires »

UN EX-INGENIEUR DE L’ARMEMENT CONSIDERE LE BLOG DE THIERRY LAMIREAU COMME UN « SITE DE PROPAGANDE POUR QUI ET PAYE PAR QUI » ! (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Un ex-ingénieur

de l’armement

dénigre le blog

de Thierry LAMIREAU

Afficher l’article

depleted-uranium1

(Photo: Quelques armes à l’URANIUM « appauvri »)

Explosion avec des armes à l'uranium appauvri

(Photo: Explosion d’armes à l’URANIUM « appauvri »)

Garnier

pierre.garnier@gmx.fr

Envoyé le  29/04/2014 à 12h06 min

Vos analyses en matière d’armement laissent rêveurs, de même qu’une bonne partie de vos sources d’informations, connues pour être de la propagande pure et simple. Vous êtes clairement également un site de propagande. La question c’est : de la propagande pour qui, payée par qui ?
Et par pitié, arrêtez de raconter n’importe quoi sur l’ Uranium Appauvri.

Pour info :
http://www.enderi.fr/La-France-l-uranium-appauvri-et-le-Mali-explications-d-une-intoxication_a80.html

Un ex-ingénieur de l’armement.

profil_gbu

lesoufflecestmavie

t.lamireau@free.fr

Envoyé le 29/04/2014 à 14h12 min |

En réponse à Garnier.

Cher Monsieur,

Votre réponse ne me « laisse pas rêveur » !

J’ai l’habitude de recevoir de tels dénigrements. Votre qualification professionnelle (ex-ingénieur de l’armement) n’est absolument pas une garantie d’honnêteté intellectuelle dans ce domaine.
Je vous laisse libre de dire que « mes sources d’informations sont connues pour être de la propagande pure et simple ».
Vous n’avez certainement pas lu tous mes documents puisque certains viennent même d’organismes officiels et de chercheurs travaillant (ou ayant travaillé) pour les armées ou pour le compte d’organismes tels que l’IRSN, le CEA et AREVA !…

Oui, vous avez raison: « c’est de la propagande pure et simple » mais lorsqu’ils décrivent les dangers et les effets des armes à l’uranium « appauvri » c’est intéressant…pas vrai ?

Mon blog est « un site de propagande » ?…

Si les sujets abordés n’étaient pas aussi graves l’on pourrait en rire !
Figurez-vous que je suis un ancien irradié avec de nombreuses pathologies et irradié, entre autres radio-éléments, par de l’uranium « appauvri ».

Vous vous trompez de « crémerie » et de crémier pour affirmer de telles inepties.

Mes informations vous dérangent, dérangent certains; je le sais.

Et la technique « habituelle » pour détruire les gens comme moi est d’écrire ce que vous écrivez.

« Je serais payé pour faire de la propagande ? »…Absolument PETIT et MINABLE.

Pas de chance, je ne touche rien et je prends tous les risques.

Votre info avec le lien ? Je la connais. J’ai même fait un article sur le sujet en parlant de ces Messieurs du site « Entreprises Défense et Relations Internationales » !

Vous n’avez donc pas tout lu encore sur mon blog.

Si vous n’avez que cela comme info à fournir pour me « ridiculiser » c’est un peu léger pour un « ex-ingénieur de l’armement »…une fonction absolument DEGUEULASSE pour moi je dois vous dire.
Je reste cependant à votre écoute si vous avez du « sérieux » à me faire lire et pas…de la propagande comme vous le dites si bien.

Thierry LAMIREAU
Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Mardi 29 avril 2014:

21h56

Un autre message arrive

Bonjour,

Il n’existe pas de Pierre Garnier ingénieur de l’armement actif ou à la retraite.

Source : site caia.net, amicale des ingénieurs de l’armement.

Ma réponse à 22h56:

Très intéressant !
Votre message n’est pas signé et vient de:
Erreur
Erreur@ia.fr
Qui donc cherche à me nuire…
La suite au prochain message ?…

Thierry LAMIREAU

Ma recherche sur caia.net

à 23h13:

L’on ne peut consulter le site si l’on n’a pas un mot de passe et si l’on n’est pas membre de l’Association !

Le message de « Erreur@ia.fr » est donc encore plus MINABLE !

Les CONNARDS ANONYMES sont donc de sortie !

Mais j’ai ma petite idée sur le type d’individu qui m’envoie ces messages…

Site CAIA Amicale des Ingénieurs de l'ArmementCAIA 2

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 avril, 2014 |2 Commentaires »

LES ILES MARSHALL A L’ASSAUT DES GRANDES PUISSANCES NUCLEAIRES (AFP/Romandie.com)

Les Iles Marshall

à l’assaut

des grandes puissances nucléaires

AAAAAAAAAAAA

Les Iles Marshall veulent poursuivre neuf puissances nucléaires, dont les Etats-Unis, devant le plus haut organe judiciaire des Nations Unies, les accusant de ne pas avoir abandonné la course à l’arme atomique, a annoncé vendredi 25 avril 2014 la Cour Internationale de Justice.

Théâtre de nombreux essais nucléaires dans les années 40 et 50, ce minuscule Etat du Pacifique a déposé jeudi devant la CIJ des requêtes introductives d’instance contre neuf Etats différents, a indiqué la Cour dans un communiqué.

Les Iles Marshall accusent la Chine, la Corée du Nord, la France, l’Inde, Israël, le Pakistan, la Russie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis de ne pas s’acquitter de leurs obligations relatives à la cessation de la course aux armes nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire.

La Cour a toutefois indiqué qu’elle n’avait admis que les plaintes contre le Royaume-Uni, le Pakistan et l’Inde car ces trois nations ont accepté par le passé la compétence obligatoire de la CIJ !…

Les autres plaintes ne seront examinées que si les gouvernements des pays visés donnent leur feu vert, ce qui est loin d’être sûr.

Les Iles Marshall sont particulièrement conscientes des graves conséquences que peuvent avoir les armes nucléaires, a indiqué le gouvernement marshallais dans le document soumis devant la Cour.

Minuscule nation de 55.000 habitants dans le Pacifique ouest, les Iles Marshall ont été le théâtre de 67 essais nucléaires américains entre 1946 et 1958, sur les atolls de Bikini et Enewetak.

 Mille fois plus puissant qu’Hiroshima 

AAAAAAAAAAAA

Les Iles Marshall ont commémoré en mars le 60è anniversaire du tir Castle Bravo sur l’atoll de Bikini (1er mars 1954), le plus puissant essai nucléaire américain jamais réalisé et considéré comme mille fois plus puissant que la bombe atomique lâchée sur Hiroshima.

Il avait provoqué des radiations pour les habitants des îles Marshall et entraîné la mort d’une quinzaine de pêcheurs japonais qui se trouvaient alors près de l’atoll.

Washington a déjà versé plus de 500 millions de dollars de compensation aux habitants de ces atolls, dont certains ont connu des problèmes de santé et/ou ont dû abandonner leur terre natale, mais l’archipel veut 2 milliards de dollars supplémentaires.

La France a pour sa part procédé à 196 essais nucléaires en Polynésie française, entre 1966 et 1996.

Les mesures nécessaires 

NUCLEAIRE

L’Etat du Pacifique estime que les pays ayant signé le traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires ne respectent pas leurs engagements.

Quant à la Corée du Nord, Israël, le Pakistan et l’Inde, qui n’ont pas signé ce traité, les Iles Marshall estiment qu’ils ne respectent pas le droit international coutumier découlant du traité.

Les Iles Marshall veulent que les neuf pays concernés prennent toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de ce que l’Etat du Pacifique estime être leurs obligations au regard du traité et du droit international coutumier.

Si huit des neuf pays visés détiennent officiellement l’arme atomique. Israël n’a jamais officiellement dit la détenir mais les observateurs estiment qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient à détenir l’arme atomique.

Moscou et Washington, les deux plus grandes puissances nucléaires au monde, avaient signé en 2010 un nouveau traité de désarmement nucléaire, entré en vigueur en février 2011, et ce pour dix ans.

La Russie détient un stock de 8.500 ogives nucléaires tandis que les Etats-Unis possèdent environ 7.700 ogives nucléaires au total, selon la revue américaine Bulletin of the Atomic Scientists, qui se base sur des données datant de mars 2013.

(©AFP / 25 avril 2014 16h34) LES ILES MARSHALL A L'ASSAUT DES GRANDES PUISSANCES NUCLEAIRES (AFP/Romandie.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

via romandie.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 avril, 2014 |Pas de commentaires »

8 IMAGES INQUIETANTES DE L’IMPACT HUMAIN SUR LA TERRE (Emmanuelle HIRSCHAUER/nouvelobs.com)

 8 inquiétantes images

de l’impact humain

AAAAAAAA

sur la Terre

Emmanuelle Hirschauer

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a remis son rapport sur l’état climatique de la Terre.

Un document très alarmiste.
Pourtant, dirigeants et citoyens du monde ne semblent pas prendre conscience de l’urgence qu’il y a à se pencher sur l’état de notre environnement.

Zoom sur des images saisies depuis l’espace, qui viennent rappeler que l’activité humaine a bien un impact à l’échelle de la planète.

Aggravation des évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie des équilibres actuels.

Risques

Pour chaque degré Celsius supplémentaire, la disponibilité des ressources en eau potable serait diminuée de 20% pour l’équivalent de 7% de la population mondiale.

Les risques d’inondations, notamment en Europe et en Asie, seraient augmentés par les émissions de gaz à effet de serre. La production de céréales  pourrait baisser de 2% par décennie, alors que la demande risque de s’élever de 14% d’ici à 2050.

AFP

Chape de pollution sur la Chine

Chape de pollution sur la Chine
Le nord-est de la Chine noyé dans un épais brouillard de particules, sur une image satellite du 22 octobre 2013 fournie par la NOAA, l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère, et la NASA. La pollution atmosphérique a tué 7 millions de personnes en 2012 tous pays confondus, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  (AFP PHOTO / NASA / NOAA)

La pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis

La pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis

En 2010, après l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon de BP, plus de quatre millions de barils de brut se sont déversés dans le golfe du Mexique. Ci-dessus, la marée noire se déplaçant vers la Louisiane, sur une image capturée par l’instrument Modis, depuis le satellite Terra de la NASA, le 17 mai 2010.  (AFP PHOTO/NASA)

Déforestation en Amazonie

Déforestation en Amazonie

L’état de Rondonia, dans l’ouest du Brésil, est l’une des régions les plus déboisées de l’Amazonie. Cette image, capturée le 12 août 2007 par l’instrument Modis du satellite Terra de la NASA, montre la forêt intacte, en vert foncé, tandis que les zones défrichées sont d’un brun roux (sol nu) ou vert clair (cultures, pâturages, ou, occasionnellement, forêt secondaire).  (NASA)

RIP la mer d’Aral

RIP la mer d'Aral

A gauche, la mer d’Aral en 2008 ; à droite, le 22 septembre 2013, sur deux images satellite de la NASA. Située entre le Kazakhstan, au nord, et l’Ouzbékistan, au sud, cette étendue d’eau salée fut autrefois l’un des quatre plus grands lacs au monde, avec une superficie de 68.000 kilomètres carrés. Cette dernière n’a eu de cesse de diminuer depuis les années 1960, après que les fleuves qui l’alimentaient ont été détournés pour des projets d’irrigation soviétiques.  (AFP PHOTO / NASA)

Le trafic aérien:

3% des émissions mondiales de CO2

Le trafic aérien : 3% des émissions mondiales de CO2

Traînées de condensation créées par le trafic aérien sur la Bretagne, le 16 mai 2004. Le transport aérien contribue pour 3% aux émissions mondiales de CO2, un volume qui sera de quatre à six fois plus important d’ici à 2050 sans une action pour les limiter.  (NASA/SIPA)

Paris, Ville Lumière

Paris, Ville Lumière

L’un des membres d’équipage à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) a, depuis l’espace, immortalisé cette image de Paris la nuit, le 7 avril 2013. Depuis le 1er juillet 2013, l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels et des vitrines de magasins est limité en France. Objectifs visés : faire baisser la consommation d’électricité, ainsi que la quantité de CO2 rejeté dans l’atmosphère, et réduire l’impact négatif sur les écosystèmes naturels.  (NASA/SIPA)

Le trafic maritime visible depuis l’espace

Le trafic maritime visible depuis l'espace

Le trafic des navires dans le nord-est de l’océan Pacifique est visible depuis l’espace sur cette image de la NASA datant de mars 2009. Le transport maritime est une source importante de pollution de l’air, et parmi les moins régulées, a averti l’Agence Européenne pour l’Environnement, dans un rapport publié en mars 2013.  (NASA/SIPA)

Des débris par milliers gravitent autour de la Terre

Des débris par milliers gravitent autour de la Terre

Illustration de ce que représentent les objets déployés en orbite terrestre basse. Conséquence de cette activité intense : plus de 23.000 débris de plus de 10 centimètres sont actuellement recensés autour de la Terre, dont la majorité sur les orbites basses utilisées par les satellites d’observation de la Terre ou l’ISS. L’heure de faire le ménage a sonné, estiment les experts.  (ESA/SIPA)
http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/photo/20140325.OBS1159/grand-format-8-inquietantes-images-de-l-impact-humain-sur-la-terre.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 avril, 2014 |Pas de commentaires »

UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org)

Ukraine, Pétrole, Guerre:

oleoduc-64d33

Les Grosses compagnies pétrolières

américaines nous conduisent

à la guerre

(Mike WHITNEY)

UKRAINE,PETROLE,GUERRE. LES GROSSES COMPAGNIES PETROLIERES AMERICAINES NOUS CONDUISENT A LA GUERRE (Mike WHITNEY/counterpunch.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES poutine_dernier_g8

« Nous assistons à une énorme partie géopolitique dans laquelle l’objectif est la destruction de la Russie en tant qu’opposante géopolitique aux Etats-Unis ou à l’oligarchie financière mondiale [.] La réalisation de ce projet va de pair avec le concept de domination mondiale menée par les Etats-Unis. »

(Vladimir Yakounine, ancien haut diplomate russe)

« L’Histoire montre que partout où les Etats-Unis font de l’ingérence, le chaos et la misère s’ensuivent. »

« Franchir une ligne

et provoquer le combat »

Après 13 années d’actes de violence qui ont réduit de larges pans de l’Asie Centrale et du Moyen-Orient à l’anarchie et à la ruine, le pouvoir destructeur de l’armée américaine a finalement trouvé à qui parler dans une petite péninsule du Sud-Est de l’Ukraine, qui sert de base opérationnelle principale à la flotte russe de la Mer Noire.

La Crimée est la porte par laquelle Washington doit passer pour pouvoir étendre ses bases avancées dans toute l’Eurasie, prendre le contrôle des couloirs vitaux de pipelines et de ressources, et s’établir en tant que puissance dominatrice militaro-économique dans ce nouveau siècle.

Malheureusement pour Washington, Moscou n’a aucune intention de se retirer de la Crimée ou de renoncer à contrôler son poste militaire avancé crucial de Sébastopol. Cela signifie que la Crimée – qui a été envahie par les Cimmériens, les Bulgares, les Grecs, les Scythes, les Goths, les Huns, les Khazars, les Ottomans, les Turcs, les Mongols et les Allemands – pourrait connaître une nouvelle conflagration dans les mois à venir.

Une telle situation pourrait déclencher une Troisième Guerre Mondiale, effondrer la structure mondiale de sécurité existante et établir un nouvel ordre mondial, qui serait toutefois différent de celui imaginé par les mythomanes du Council on Foreign Relations et autres groupes de réflexion d’extrême-droite qui guident la politique étrangère américaine et qui sont responsables de la crise actuelle.

La façon dont Washington se conduira dans ce nouveau conflit nous dira si les auteurs de la Guerre contre la Terreur – ce bobard des relations publiques qui a servi à cacher les objectifs visant à émasculer les libertés civiles et à établir un gouvernement mondial unique – étaient réellement sérieux quant à la réactualisation de leur vision d’un Nouvel Ordre Mondial ou si c’était simplement une chimère collective de PDG de grandes entreprises et de banquiers désouvrés.

En Crimée, l’empire est confronté à un véritable adversaire, et non à un groupe disparate de djihadistes en tongs brandissant des kalachnikovs.

C’est l’Armée russe; ils savent comment se défendre et sont préparés pour le faire.

La balle est désormais dans le camp d’Obama. C’est à lui et à ses conseillers tordus du « Grand Echiquier » de décider jusqu’où ils veulent pousser cette affaire. Veulent-ils intensifier la rhétorique et accroître de façon irréversible les sanctions jusqu’à ce que les coups soient échangés ? Veulent-ils tout risquer sur un coup de dé téméraire ou passer au Plan B ? Telle est la question.

Quoi que les responsables politiques américains décident, une chose est sûre : Moscou ne cèdera pas. Les Russes sont déjà dos au mur. Soit dit en passant, ils savent qu’un psychopathe assasin rôde en liberté, et ils sont prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger leur peuple. Si Washington décide de franchir cette ligne et de provoquer le combat, alors il y aura des problèmes. C’est aussi simple que cela.

John McCain, le faucon de toujours, pense qu’Obama devrait jeter son gant et montrer à Poutine qui est le chef. Dans une interview accordée au magazine TIME, McCain a déclaré : « C’est une partie d’échecs qui rappelle la Guerre Froide et nous devons en avoir conscience et agir en conséquence [.] Il nous faut prendre certaines mesures qui convaincraient Poutine que les actions qu’il est en train de mener aurait un coût élevé ».

« Un coût élevé » a dit McCain,

mais élevé pour qui ?

Ce que McCain ne réalise pas est que ce n’est pas l’Afghanistan et qu’Obama n’a pas affaire au docile fantoche de Karzaï. Lancer des sanctions contre Moscou aura des conséquences importantes, du genre qui causeraient beaucoup de dommages aux intérêts américains.

Avons-nous mentionné que le « plus gros projet pétrolier non-américain d’ExxonMobil est une collaboration avec le pétrolier russe Rosneft dans l’Arctique, où des milliards de dollars d’investissements sont en jeu ? »

Et que se passera-t-il si Poutine décide qu’il n’est plus dans les intérêts de Moscou d’honorer les contrats qu’il a passé avec des entreprises américaines ? A votre avis, quelle sera la réaction des actionnaires à cette nouvelle ? Et ce n’est qu’un seul exemple. Il y en a bien d’autres.

Toute confrontation avec la Russie aura pour conséquence des attaques asymétriques contre le dollar, le marché obligataire et l’approvisionnement en pétrole. Peut-être les Etats-Unis peuvent-ils vaincre les forces russes en Crimée. Peut-être pourraient-ils couler leur flotte et mettre leurs troupes en déroute, mais il y aurait un prix très élevé à payer et personne ne sera satisfait du résultat.

Voici l’extrait d’un article de Testosterone Pit qui résume bien la situation :

« Sergueï Glazyev, le conseiller le plus intransigeant de Poutine, a esquissé la stratégie de représailles. Se débarrasser des dollars, vendre les Bons du Trésor américain, encourager les sociétés russes à ne pas rembourser leurs dettes libellées en dollars et créer un système monétaire alternatif avec les BRICS et les producteurs d’hydrocarbures comme le Venezuela et l’Iran [.]

« L’allié de Poutine et son ami de confiance, le président de Rosneft Igor Sechin a suggéré qu’il était « recommandé de créer une bourse de valeurs internationale pour les pays participants, où les transactions pourraient être enregistrées en utilisant les monnaies régionales. » (Now On, No Compromises Are Possible For Russia [A partir de maintenant, aucun compromis n’est possible pour la Russie], Testosterone Pit)

A mesure que les Etats-Unis continuent d’abuser de leur pouvoir, ces changements deviennent de plus en plus nécessaires. Les gouvernements étrangers doivent former de nouvelles alliances afin d’abandonner le système actuel – le « système dollar » – et établir une plus grande parité entre les Etats-nations, ces mêmes Etats-nations que Washington détruit un à un pour établir sa vision macabre de l’utopie mondiale des affaires.

La seule façon de faire dérailler ce projet est d’exposer la faiblesse aveuglante de ce système lui-même, c’est-à-dire l’utilisation d’une devise internationale qui est adossée à une dette gouvernementale de 15.000 milliards de dollars, à une dette de la Réserve Fédérale de 4.000 milliards de dollars, et de milliers de milliards de dollars supplémentaires d’obligations fédérales non remboursées et non remboursables.

Quelles que soient les mesures prises par Moscou pour mettre un terme au système actuel et remplacer la devise de réserve mondiale par une monnaie qui représente une jolie réserve de valeurs, elles devraient être applaudies.

L’attitude irréfléchie et meurtrière de Washington dans le monde entier rend les Etats-Unis particulièrement impropres pour être le régisseur de fait du système financier mondial ou pour bénéficier d’une valorisation artificielle de leur monnaie, qui permet aux Etats-Unis de jouer le rôle de banquier avec le reste du monde.

Le dollar est la fondation sur laquelle reposent les trois piliers de la force impériale : politique, économique et militaire. Supprimez cette fondation et tout l’édifice s’écroule. Ayant abusé de ce pouvoir, en tuant et en estropiant des millions de personnes sur toute la planète, le monde a besoin d’une transition vers une autre façon bienveillante de perpétrer ses transactions d’affaires, de préférence une devise qui n’est pas adossée au sang et à la misère de victimes innocentes.

Paul Volcker a résumé les sentiments de nombreux détracteurs du dollar, en 2010, en disant :

« Le sentiment croissant dans une bonne partie du monde est que nous avons perdu à la fois la force économique relative et, ce qui est plus important, un modèle cohérent de gouvernance réussie pouvant être copié par le reste du monde. A la place, nous sommes confrontés à des marchés financiers cassés, à la sous-performance de notre économie et à un climat politique turbulent. »

L’Amérique est irréversiblement cassée et Washington est un marécage d’immoralité. Le monde a besoin d’un changement de régime, de nouveaux dirigeants, d’une nouvelle direction et d’un système différent.

Dans notre dernier article, nous avons essayé d’attirer l’attention sur le rôle que les grandes compagnies pétrolières ont joué dans la crise actuelle.

L’auteur Nafeez Ahmed s’étend sur ce thème dans un article « qu’il faut lire à tout prix » et qui a été publié dans l’édition du Guardian, lundi dernier. Voici un bref extrait de l’article d’Ahmed, intitulé « Ukraine crisis is about Great Power oil, gas pipeline rivalry » [La crise en Ukraine est une question de grandes puissances pétrolières et de rivalité en matière de pipelines » :

« L’Ukraine est de plus en plus perçue comme étant située à un endroit critique dans la bataille qui se fait jour pour dominer les couloirs de transport de l’énergie, reliant les réserves de pétrole et de gaz naturel du bassin de la Caspienne aux marchés européens.

Une compétition de grande envergure est déjà apparue dans la construction de pipelines. Il reste à voir si l’Ukraine fournira des itinéraires alternatifs pour aider à diversifier l’accès [à ces réserves], ce que préfère l’Ouest, ou si « elle se retrouvera forcée de jouer le rôle d’un subalterne de la Russie ». » (Guardian)

Les géants pétroliers occidentaux avaient du « retard à rattraper » depuis plus dix ans, avec Poutine qui faisait échec et mat à chacune de leur manouvres.

Il se trouve que l’habile ancien élève du KGB s’est avéré meilleur en affaires que tous ses concurrents, en les piégeant à leur propre jeu, se servant de l’économie de marché pour étendre son réseau de pipelines dans toute l’Asie Centrale et en Europe.

Voilà de quoi exactement est faite la crise actuelle.

Les grosses compagnies pétrolières se sont avérées être les « perdantes » dans cette guerre pour les ressources et elles veulent maintenant que l’Oncle Sam montre un peu de muscle pour qu’elles puissent revenir dans la partie. Cela s’appelle une « déconvenue », qui se rapporte aux jérémiades de ceux qui prennent une raclée.

Ecoutons à nouveau Ahmed :

« Certes, les violentes émeutes ont été déclenchées par la frustration que le rejet par Yanoukovitch de l’accord avec l’UE a engendrée, (à la faveur d’une soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars) dans un climat de prix de l’énergie qui flambent, tout comme les autres factures (notamment alimentaires) des Ukrainiens, lié aux infortunes nationales en matière de gaz de l’Ukraine. La brutalité policière pour réprimer ce qui a commencé comme des manifestations pacifiques a été la goutte qui a fait déborder le vase. » (Guardian)

Autrement dit, Yanoukovitch a rejeté une offre de Chevron que l’UE et Washington poussaient, et a préféré l’accord plus favorable de la Russie. Selon Ahmed, cela a mis en colère les grosses huiles qui ont décidé d’inciter aux émeutes.

(« La soudaine proposition de Poutine de réduire la facture de gaz ukrainienne de 30% et d’une aide de 15 milliards de dollars a provoqué les manifestations.»)

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est juste une question de déconvenue.

Donc, permettez-moi, chers lecteurs, de dire ceci : Est-ce la première fois que vous entendez un analyste respecté dire que le pétrole était derrière les émeutes, le coup d’Etat et la confrontation avec Moscou ?

J’en donnerai ma main à couper. Quelles que soient les tentacules que Wall Street a enroulés autour de la Maison Blanche, du Capitole et du pouvoir judiciaire américain, les grosses compagnies pétrolières sont aux commandes.

Les Apôtres des combustibles fossiles constituent le club le plus ancien et le plus puissant de Washington et « Ce qu’ils disent est parole d’évangile ».

Ainsi que Ahmed l’a si bien formulé :

« La raréfaction des ressources et la compétition pour dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie sont derrière le militarisme russe et l’interférence américaine. L’Ukraine a la mauvaise fortune de se retrouver au milieu de cette lutte en accélération visant à dominer les couloirs de l’énergie en Eurasie dans les dernières décennies de l’âge des combustibles fossiles ».

Vous avez dit « Guerre

pour les ressources » ?

Ainsi que nous le faisions remarquer dans un article précédent, le cerveau du Nouvel Ordre Mondial, Zbigniew Brzezinski, a dépeint ce conflit avec la Russie ainsi :

« Couper l’accès des Occidentaux à la Mer Caspienne et à l’Asie Centrale ».

Pour une raison inconnue, les compagnies pétrolière monstrueuses de l’Amérique pensent que les ressources qui reposent sous le sol de la Russie leur appartiennent.

La question est de savoir si leurs agents pousseront Obama à mettre les troupes américaines en danger pour faire respecter cette revendication. Si elles le font, il y aura la guerre.

Traduit de l’anglais (US) par [JFG-QuestionsCritiques]

CounterPunch, le 13 mars 2014
article original« http://www.counterpunch.org/2014/03/12/big-oils-sore-losers-lead-the-drive-to-war/ »

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 17 mars, 2014 |Pas de commentaires »

MALAISIE. LE VOL MH370: CERTITUDES ET HYPOTHESES (William REYMOND/http://blogues.journaldemontreal.com/williamreymond)

Vol BOEING 777 MH 370:

Photo BOEING 777

Certitudes et hypothèses

MALAISIE. LE VOL MH370: CERTITUDES ET HYPOTHESES (William REYMOND/http://blogues.journaldemontreal.com/williamreymond) dans REFLEXIONS PERSONNELLES - 

 

A la fin d’une journée encore marquée par son lot de rumeurs, de

nouvelles et de démentis, il me semble bon de faire un point sur

les quelques certitudes que nous avons autour du mystère du vol

MH370.

Et de détailler deux hypothèses populaires dans les milieux US

proches de l’enquête.

SATELLITE

Première certitude, la fin de la piste des images satellites Chinoises qui donnaient à penser hier que le mystère touchait peut-être partiellement à sa fin.

Une conclusion en eau de boudin puisque après une vérification infructueuse des  lieux désignés par les clichés de surveillance, les autorités malaysiennes ont affirmé que selon l’ambassadeur Chinois, Beijing s’était tout simplement trompé de photos !

Une curieuse excuse qui a du faire sourire du côté américain où  comme je vous le racontais hier on n’a jamais donné beaucoup de crédit aux images chinoises.

Pourquoi ? Pour citer une de mes sources dans le renseignement   »parce que rien n’apparaissait sur nos propres images ».

Point intéressant et à garder en tête : la zone où le contact avec MH370 a été rompu est fréquentée par de nombreux navires et surveillée par de NOMBREUX satellites.  Ce qui laisse penser – nous allons y revenir- que si l’avion s’était écrasé dans cette zone là, il aurait été déjà retrouvé.

EXASPÉRATION

Autre certitude, la confirmation de plus en plus flagrante des limites de capacité d’enquête des autorités de Malaisie.

Il faut voir chaque point presse tenu par les responsables du pays. Ils y passent plus de temps à assurer le public qu’ils ne cachent rien et que tout est fait pour donner au plus vite une réponse aux familles toujours dans l’angoisse.

En réalité, sur le terrain, la collaboration entre le Vietnam et la Malaisie s’effectue dans la douleur. Aujourd’hui, en coulisses, la Maison-Blanche mais aussi les enquêteurs Français ont fait savoir leur exaspération face aux erreurs répétées des Malaysiens.

Deux exemples expliquent la perte de patience des « partenaires » Malaysiens.

Ainsi, depuis samedi, les Malaysiens détenaient la preuve du changement de cap de l’avion une fois sa disparition des radars civils. Ces signaux, recueillis par un radar militaire, n’ont été confiés aux enquêteurs qu’il y à deux jours.

Autre cafouillage, rendu public aujourd’hui, le temps mis a partager avec les Américains l’existence de signaux ACARS (Aircraft Communications Addressing and Reporting System) envoyés automatiquement par plusieurs engins à bord.

Selon des proches de l’enquête, la Malaisie disposait de ces données cruciales (elles démontreraient que l’avion à continué à voler au moins 4 heures après sa disparition des radars) depuis dimanche mais les aurait partagé seulement dans la journée de mercredi.

Bien entendu, le délai à donner ses informations, à les analyser correctement est un frein à l’enquête et aux opérations de recherche.

Mais il ne faut pas forcément y voir une intention cachée et secrète de la Malaisie. Du côté des enquêteurs américains, on estime que ce délai est du à la confusion qui règne sur place.

Mais aussi à l’absence de structure adéquate.

En effet, la Malaisie ne dispose pas d’un bureau permanent d’enquête où le personnel est formé à avoir les bons réflexes. Et qu’ainsi des informations qui pourraient être capitales sont traitées par des agents sans l’expérience nécessaire pour les hiérarchiser correctement. Sans non plus oublier, la crainte de pas mal faire ou de révéler que tel ou tel service n’a pas fait son boulot.

ACCIDENT 

AVION 1

Depuis la disparition du MH370, les services Américains ont un nombre de certitudes. Et ces certitudes permettent aux milieux proches de l’enquête de considérer sérieusement deux hypothèses.

Et depuis hier, une plus que l’autre.

Premier élément, les Américains n’ont jamais vraiment cru à l’hypothèse de l’explosion d’une bombe ou d’une collision en vol avec un autre avion. Ces éléments auraient du apparaître sur les relevés de surveillances photographiques et audio de leurs satellites espions. Ce qui n’est pas le cas.

Mieux encore, les Américains grâce à leur  réseau de satellites U.S. Space Based Infrared System (SBIRS) disposent d’un système pouvant détecter les signatures thermiques en temps direct. En cas d’explosion d’un avion, SBIRS communique immédiatement les coordonnées et son image thermique. Ce qui n’a pas été le cas dans le cadre de la disparition du MH370

Dans le même esprit, les Américains ont toujours été prudents sur l’hypothèse d’une défaillance mécanique subite et un crash dans l’océan. Et ce avant les expéditions sur place et les photos satellites chinoises.

Pourquoi ? Parce que le temps de sa chute, le MH370 aurait du envoyer une trentaine de signaux différents. Ce fut le cas par exemple lors du crash du Rio-Paris où 29 signaux de défaillance avaient été envoyés dans la dernière minute avant de s’abimer. Là, rien.

FAA

La première hypothèse retenue par les Américains est plus ou moins celle que je vous ai présentée il y a 3 jours suite à ma discussion avec un ancien pilote d’une agence de renseignent.

Pour résumer, l’avion aurait été victime d’une fissure au niveau de son antenne SATCOM ( expliquant ainsi le soudain silence radar et l’absence de données GPS) puis aurait été victime d’une décompression lente entrainant la perte de conscience puis la mort des passagers et de l’équipage.

L’avion, sur pilotage automatique, aurait alors continué son vol jusqu’à épuisement de son carburant pour ensuite s’écraser. 

Certes, Malaysia Airlines a immédiatement indiqué que ce n’était pas le cas mais ces derniers jours nous ont appris à être prudent avec les affirmations venant de Kuala-Lumpur.

ACTE CRIMINEL 

En fait ce sont de nouveaux éléments d’enquête qui viennent de placer la thèse de la décompression lente en seconde position.

Depuis jeudi matin, analysant les données ACARS (voir plus haut) les autorités US ont une nouvelle certitude : quelqu’un a pris le contrôle du MH370

Sinon, comment expliquer que les trois transmetteurs permettant de localiser et identifier l’avion ont été débranché à trois moments différents ?

Si le MH370 avait été victime d’une défaillance mécanique, les trois transmetteurs auraient cessé d’émettre dans le même laps de temps.

Là, il y a plusieurs minutes entre chaque déconnection. Le temps selon une de mes sources « pour démonter et débrancher chaque appareil un à un ».

Si tout cela s’avérait vrai, le MH370 aurait donc été victime d’un acte criminel.

SCÉNARIO

Acte criminel ne veut pas forcément dire acte terroriste.

Le MH370 aurait pu être ainsi détourné dans le but de paiement de rançons comme s’il s’agissait d’un acte de piratage. Mais comme l’indique une de mes sources « les pirates se seraient déjà manifestés ».

Ou alors, peut-être, les pirates s’intéressaient à la valeur marchande du 777 ?

En pièces détachées, on parle ici de plusieurs millions de dollars…

En fait, dans le cadre de l’hypothèse d’un acte criminel, les USA travaillent sur deux pistes.

Le premier scénario serait une prise de contrôle de l’avion par un des pilotes. Ses motivations iraient de l’opération terroriste au suicide.

Et lorsque on remarque que voler 4 heures ne correspond guère au modus operandi d’un suicide, la réponse ne tarde pas :

« Personne ne sait ce qui s’est passé dans la cabine. Il y a eu changement de cap, il a pu se passer beaucoup de choses après »

Un pilote a-t-il repris connaissance et y-a-t-il eu ultime confrontation avec le pilote-pirate ?

Tout est effectivement possible et pourrait justifier l’idée que suite à cela, sans pilote, l’avion ait poursuivi son vol jusqu’à s’écraser quelque part dans l’Océan Indien.

C’est en tout cas vers là que la Maison-Blanche a annoncé vouloir orienter une partie de ses recherches.

TERRORISME

Moyens mis en place pour retrouver des traces du vol de l'aéronef malaisien

Mais c’est un second scénario qui intéresse au plus haut point les enquêteurs Américains.

Celui d’une prise de contrôle du 777 afin de le réutiliser plus tard dans un acte criminel.

Dans cette hypothèse, les pilotes (ou une équipe les ayant remplacés à Kuala-Lumpur profitant de conditions de sécurité non optimales) auraient en quelque sorte « enlevé » l’appareil.

Les passagers et le reste de l’équipage auraient pu être privés d’oxygène assurant tragiquement un vol « tranquille » aux pirates de l’air. Puis les transmetteurs auraient été débranchés afin de faire disparaitre le MH370 des radars.

Kidnappé, le Boeing aurait alors volé 4 heures jusqu’à sa destination.

Et là ? Maquillé, il pourrait devenir une « arme » pour une future opération terroriste de grande ampleur.

La thèse, je le répète, sérieusement étudiée par les enquêteurs US, a trois zones d’ombre.

D’abord, il est impossible de savoir si dans cette optique, la « mission » a été couronnée de succès. Les pirates ont-il réussi à mener le Boeing à bon port ou se sont-ils écrasés avant dans l’Océan Indien ?

Deuxième point d’interrogation, dans l’hypothèse où les pirates auraient réussi, les moyens nécessaires pour stocker un 777 afin qu’il échappe à la surveillance satellite sont importants. Quel groupe peut-il gérer une telle logistique ?

Et dernier écueil, peut-être le plus important,  la nécessité de disposer une piste d’atterrissage suffisamment longue pour y poser un 777. D’où l’idée évoquée par certains qu’il pourrait s’agir de terrorisme d’État ?

Début peut-être de réponse dans les prochaines heures : selon différentes informations, les Américains continueraient d’analyser les données émises  pendant 4 à 5 heures par le MH 370 afin de déterminer son parcours.

A suivre…

 AVIATION dans REFLEXIONS PERSONNELLES - 

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 mars, 2014 |Pas de commentaires »

VENEZUELA: COUP DE PROJECTEUR SUR LES ZONES D’OMBRE MEDIATIQUES (Romain MIGUS / mondialisation.ca)

Venezuela:

Coup de projecteur

sur les zones d’ombre

médiatiques

(Romain MIGUS)
Mondialisation.ca, 18 février 2014

A lire les média internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est –de nouveau- à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans: le gouvernement bolivarien massacrerait –de nouveau- son peuple comme s’il s’agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l’accession d’Hugo Chavez à la présidence de la République.

Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camp bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les Vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu’ils réprouvent et qui n’hésite pas à faire feu contre ses compatriotes. 

Un retour sur les derniers événements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d’autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers évènements ukrainiens à quel point l’Empire fait preuve d’un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s’alignent pas sur ses intérêts.

Guerre interne dans l’opposition

L’opposition vénézuélienne n’est pas un bloc monolithique. Même si tous les partis partagent un programme commun (1) , les stratégies de prises de pouvoir et surtout les ambitions personnelles ne manquent jamais de raviver les tensions au sein de la contrerévolution, or le leadership qu’Henrique Capriles s’était construit depuis sa victoire aux primaires de la plateforme unitaire de l’opposition (Mesa de Unidad Démocratica -MUD) en février 2012 s’est quelque peu érodé au fil des quatre défaites électorales (2). Lors des élections municipales de décembre 2013, le parti de Leopoldo Lopez, Voluntad Popular a même remporté plus de mairies que  Primero Justicia, le parti de Capriles.

Le questionnement interne suite aux défaites dans les urnes a ravivé les vieux démons d’une opposition prête à considérer légitime tous les chemins possibles pour conquérir le pouvoir.

Profitant d’un mécontentement compréhensible d’une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les vénézuéliens (3), le secteur le plus extrême de l’opposition a décidé de passer à l’attaque.

Dès les premiers jours de l´année 2014, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado ou Antonio Ledezma appelaient au “soulèvement” comme moyen “démocratique” pour chasser le gouvernement (4). Les vrais démocrates apprécieront l’oxymore. Rappelons que l’unique moyen démocratique pour changer de gouvernement est la convocation d’un référendum révocatoire à mi-mandat, c’est à dire à partir d’avril 2016.

Leopoldo Lopez ne s’arrêtera pas là. Au cours d’un meeting, le 2 février 2014, il lance à ses partisans : ” les problèmes dont souffre le peuple ont un coupable. Ce coupable est le pouvoir national (…) nous ne pouvons plus dire que le problème c’est seulement Nicolas Maduro. Le problème ce sont tous les pouvoirs publics nationaux”(5). Coup d’Etat, vous avez dit coup d’Etat ?

Au cours du même meeting, Maria Corina Machado affirmera que ” la seule réponse possible, c’est la rébellion (…). Certains disent qu’il faut attendre les élections dans je-ne-sais-trop combien d’années (…) Le Venezuela ne peut plus attendre ” (6). Le message de confrontation est lancé au gouvernement mais aussi à la MUD et à Capriles. La tentative de mainmise sur l’opposition par les secteurs les plus anti-démocratiques de l´antichavisme est confirmé par Leopoldo Lopez lorsqu’il convoque une manifestation pour le 12 février 2014 : ” Notre lutte passe par la rue (…) je suis sûr que ce 12 février, nous verrons Henrique Capriles dans la rue. Je lance un appel [à tous les dirigeants de l´opposition] mais surtout à Henrique, qui a une très grande responsabilité, pour qu’il nous rejoigne dans cette clameur de changement ” (7) . Les urnes ou le putsch. Les leaders de l’opposition ont les cartes en mains…

Ce qui fut annoncé arriva

Le 12 février la manifestation convoquée se dirigeât vers le siège du pouvoir judiciaire (Ministerio Publico) situé dans le centre populaire de la capitale. La plupart des dirigeants de l´opposition, dont Capriles Radonski, était aux abonnés absents.

Le faible cortège était surtout composé d’étudiants des classes moyennes supérieures provenant des universités privées. Sur place, Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado haranguaient la foule dans des termes similaires à ceux proférés quelques jours plus tôt, avant d’abandonner la manifestation sans prendre le soin de lancer le mot d’ordre de la dispersion de la manifestation. Alors que la majorité des étudiants quittait les lieux sans heurt, des groupes de choc prenaient le relais. Les pancartes pacifistes laissaient place aux jets de pierre et autres cocktails Molotov. Et tout bascula.

Au milieu des affrontements, des coups de feu furent tirés. Juan “Juancho” Montoya, un militant chaviste présent sur les lieux et Basil Da Costa un étudiant d´opposition mourraient tous deux assassinés d’une balle dans la tête.  La police nationale réussit à repousser les fauteurs de trouble qui se replièrent à Chacao, arrondissement huppé de Caracas, dont le maire, Ramon Muchacho est membre du parti Primero Justicia. Quelques heures plus tard et alors que les affrontements s’étaient déplacés dans cette zone de la ville, Roberto Redman, un militant de l’opposition, qui avait porté le cadavre du jeune Basil, était à son tour assassiné. La machine médiatique internationale s’emballa. Le gouvernement fut accusé de sanglantes répressions alors que les forces de maintien de l’ordre n’utilisent aucune arme létale pour faire face aux groupuscules armés de l’opposition (8) .

Les entreprises de communication privées dénoncèrent la censure gouvernementale après qu’une chaine câblée colombienne, NTN24, fut retirée de la programmation par les opérateurs de câble privés pour avoir enfreint la loi vénézuélienne de ne pas retransmettre en direct les images des violences de rue. Il ne s’agissait donc pas d’une censure opérée par le pouvoir, les média audiovisuels internationaux et nationaux ayant largement couvert la partie pacifique de la manifestation. En revanche, aucun média international ne s’est attardé à dénoncer les attaques à l´arme à feu contre le siège de la télévision publique VTV. Une employée de la chaine ayant même reçu une balle dans les côtes. Liberté d’expression à deux vitesses ?

Au soir du 12 février, on dénombrait en plus des trois morts, de nombreux blessés y compris chez les forces de l’ordre et les travailleurs du métro de Caracas, pris d’assaut par les groupes de choc de l’opposition, 6 voitures de police incendiées, des sièges d’institutions publiques détruits, sans compter les nombreux dommages collatéraux dont ont souffert les habitants de Caracas.

Des critiques se firent entendre au sein même de l’opposition. Une journaliste du journal antichaviste El Universal,  dénonça l’irresponsabilité et le manque de  leadership de Leopoldo Lopez qui abandonna les étudiants lorsque les affrontements eurent commencé (9) . Le maire de Chacao publia un tweet cinglant : ” nous reconnaissons le manque de leadership de l’opposition. Seul l’anarchie règne. C’est ce que nous voulons ?” (10). Dans un premier temps, Capriles Radonski se fit écho de ” la mainmise de groupes violents sur une manifestation pacifique ” (11) .

L’enquête démontrera, comme l’a indiqué le Ministre de l’Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres, que les deux personnes assassinées près du Ministerio Publico le furent avec la même arme à feu, renforçant ainsi la thèse de l’infiltration  de mercenaires paramilitaires d’opposition dans l’objectif de créer le chaos, et d’enflammer les tensions entre Vénézuéliens. Un scénario similaire à celui vécu lors du coup d’Etat du 11 avril 2002 (12) . Les plus vulnérables à cette stratégie sont malheureusement les jeunes étudiants qui croient pouvoir renverser un gouvernement appuyé par la majorité du peuple et par l’armée.

Comme dans n’importe quel pays démocratique, la justice recherche désormais le principal responsable de ces violences, Leopoldo Lopez, pour le mettre en examen. Nous n’osons imaginer ce qu’il se serait passé si de tels événements avaient eu lieu dans n’importe quel pays occidental. Qu’aurait fait le pouvoir français si la manifestation Jour de Colère (qui comme la manifestation de Leopoldo Lopez n’avait de mot d’ordre commun que la chute d´un gouvernement élu) s’était soldée par trois assassinats et de nombreux blessés chez les forces de l’ordre. Il y a fort à parier que ses organisateurs seraient aujourd’hui sous les verrous sans que cela n’émeuve personne ni qu’aucun parti politique, pas même le Front National, n’en vienne à les défendre.

Mais s’il s’agit du Venezuela, les média y décèlent une persécution politique.

Capriles Radonski, quand à lui s’est solidarisé avec Leopoldo Lopez, tout en insistant sur les différentes stratégies qui l’opposent à son ancien comparse (13) .  L´ancien candidat à la présidentielle a même appelé à une manifestation contre la violence et le paramilitarisme (sic), espérant ainsi récupérer à son compte les manifestants de ces derniers jours. Comble de l’ironie pour celui qui devrait assumer la responsabilité intellectuelle de l’assassinat de 11 militants chavistes au lendemain de sa défaite électorale aux élections présidentielles d’avril 2013 (14).

La main de l’Empire américain n’est pas une chimère

Alors que Nicolas Maduro a reçu des messages de solidarité et de condamnation des violences de l’opposition de la part de nombreux gouvernements et partis politiques de par le monde et de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR), le gouvernement des Etats-Unis prenait un ton menaçant. Lors d’une allocution télévisuelle, le président Maduro dénonçait que le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Amérique latine, Alex Lee, avait émis une série d’exigences (libération des responsables des violences, arrêt des poursuites contre Leopoldo Lopez, dialogue immédiat avec l’opposition) sous peine de  ” générer des conséquences négatives au niveau international ” (15).

Cette menace à peine voilée est en fait le résultat de la participation active des Etats-Unis dans les récents événements qui secouent le Venezuela. Soulignons une fois, pour les éternels sceptiques, que la déstabilisation du gouvernement bolivarien n’aura de cesse que lorsque les Etats-Unis reprendront le contrôle du maniement de l’industrie pétrolière comme dans le passé.

En réponse, le président Maduro a décidé d’expulser du pays trois citoyens étasuniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d´étudiants aux techniques de coup d’Etat soft (16).

Dans la nébuleuse d’informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l’opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement. Cette cyber-attaque est surtout un moyen de décrédibiliser le Venezuela  au niveau international et de chauffer les esprits des partisans de l’opposition afin de générer une situation d’ingouvernabilité à l’instar des évènements actuels en Ukraine.

Rappelons que le Venezuela est le cinquième pays au monde qui se sert le plus de Twitter (17) . Ce réseau social, abondamment utilisé dans les autoproclamées ” Révolutions ” arabes, est devenu une arme de premier choix dans la déstabilisation du gouvernement bolivarien. Ainsi, des photos de répressions et de tortures, reflétant des réalités étrangères, sont envoyées massivement aux jeunes vénézuéliens leur faisant croire que les scènes se déroulent dans leur pays (18) . De retweet en retweet en passant par de nombreux hastags, un nombre non négligeable de jeunes opposants à la Révolution est ainsi manipulé.

 Sur la photo suivante nous pouvons voir comment une manifestation à Sao Paulo devient une manifestation à Caracas: 

VENEZUELA: COUP DE PROJECTEUR SUR LES ZONES D'OMBRE MEDIATIQUES (Romain MIGUS / mondialisation.ca) dans REFLEXIONS PERSONNELLES brasil+vza

 Sur la photo ci-dessous une image aérienne d’un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l’opposition qui n’a pourtant jamais eu lieu:

Fake-Venezuela-Protest-Photo-11 CIA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Les étudiants chiliens doivent sauter au plafond en voyant leurs camarades utilisés par l´extrême droite vénézuélienne:
Fake-Venezuela-Protest-Photo-5 DESINFORMATION

 Un cas de torture dans le royaume d’Espagne devient un argument pour la droite vénézuélienne:

Espan%CC%83a+tortura+VZA ENVIRONNEMENT
Qui se doutait que les policiers égyptiens réprimaient des citoyens vénézuéliens ?

Fake-Venezuela-Protest-Photo-9 ETATS-UNIS

Rien n’arrête le cynisme de l’opposition. Les morts du conflit syrien sont transférés au Venezuela dans la ville de Maracay:
Syria+VZA GUERRES CIVILES
Même le pauvre Loukanikos, icône animale de la révolte grecque, n´est pas épargné. Que fait la SPA ?
Chien+Vza MEDIAS
Le camp bolivien doit donc une fois de plus faire face aux tentatives de déstabilisation de la contrerévolution au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales pour lutter contre la guerre économique et contre l’insécurité.

Même si le Peuple, l’armée et la police défendent les institutions démocratiques, la vigilance est de mise. Face à la désinformation des entreprises privées de communication, la solidarité internationale est plus que jamais de vigueur afin de déjouer la propagande médiatique contre la Révolution Bolivarienne. A un an de la disparition physique du Comandante Chávez, son Peuple est bien décidé à perpétuer son héritage révolutionnaire.

Romain MIGUS

Romain Migus : Sociologue, journaliste, installé au Venezuela depuis 2005. Auteur de nombreux articles sur la Révolución bolivarienne et la guerre médiatique ainsi que trois ouvrages en español, disponible sur son site en pdf: La Telaraña imperial (avec Eva Golinger, Monte Avila, 2008), El programa de la MUD (Barrio Alerta, 2012), El imperio contraataca (Fondo editorial Wilian Lara, 2013).

Notes:

(1) Voir Romain Migus, El programa de la MUD, Caracas, ed. Barrio Alerta, 2012, disponible surhttp://albaciudad.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/libro_el_programa_de_la_mud.pdf 

(2) Élections présidentielles du 7 octobre 2012 et du 13 avril 2013, élections régionales du 16 décembre 2012, élections municipales du 8 décembre 2013 (91% des états régionaux et 75% des mairies gagnés par le chavisme).

(3) La guerre économique et les réponses gouvernementales ne sont pas le sujet de cet article. Mais il est indéniable que la spéculation contre le bolívar, les ruptures de stock organisées,  et la contrebande de produits de première nécessité vers la Colombie ont des conséquences immédiates sur la vie quotidienne. Pour un approfondissement de ce sujet, voir jacques Sapir, « La situation économique au Venezuela », Russeurope, 17/02/2014,http://russeurope.hypotheses.org/2001

(4) Voir “¡LaSalida es la calle! ¡#LaSalida es la calle!”, Youtube, 25/01/2014, http://www.youtube.com/watch?v=MZBiTc6Z4Os (traduction de l´auteur).

(5) Voir “Protestas en Venezuela, 2 de Feberero de 2014 #LaSalida“, Youtube, 03/02/2014,http://www.youtube.com/watch?v=hyh3AEf5JDA (traduction de l´auteur).

(6) Ibid.

(7) Voir “Leopoldo López El 12F vamos a la calle con la consigna justicia y cárcel para los corruptos“, Youtube, 09/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=f9X67Jvw5Lk (traduction de l´auteur).

(8) Pour être plus précis nous soulignons que les forces de police utilisent des bombes lacrymogènes et des cartouches de gros sel, et un usage très limité de la force si l´on compare avec la répression des manifestations dans les pays européens.

(9) Testimonio de una periodista de El Universal: “Leopoldo no tuvo bolas. Le agarró la mano a su esposa, se fue y dejó a los carajitos alborotados”, Aporrea, 13/02/2014. http://www.aporrea.org/oposicion/n245131.html 

(10) “Vandalismo en Chacao: Ramón Muchacho se pregunta ¿quién asume la responsabilidad?”, Noticias24, 12/02/2014

http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222431/vandalismo-en-chacao-ramon-muchacho-se-pregunta-quien-asume-la-responsabilidad/ 

(11) “Capriles condena violencia en marcha estudiantil, Prensa Primero Justicia, 12/02/2014,http://www.primerojusticia.org.ve/cms/index.php?option=com_flexicontent&view=item&cid=158:en-la-prensa&id=13853:capriles-condena-violencia-en-marcha-estudiantil&Itemid=500 

(12) Voir “Fallecidos el 12F fueron con la misma arma de fuego”, YVKE Mondial, 14/02/2014,http://www.radiomundial.com.ve/article/fallecidos-el-12-f-fueron-asesinados-con-la-misma-arma . Sur les assassinats similaires pendant le coup d´Etat d´avril 2002, voir l´excellent documentaire de Angel Palacios, “Puente llaguno: clave de una massacre”, http://www.youtube.com/watch?v=fkrAI72ct-I 

(13) “Capriles llama a movilizaciones contra la violencia y el paramilitarismo”, El Universal, 16/02/2014, http://www.eluniversal.com/nacional-y-politica/140216/capriles-llama-a-movilizacion-contra-la-violencia-y-el-paramilitarismo 

(14) Voir Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013, http://www.romainmigus.com/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html 

(15) “Venezuela rechaza declaraciones de secretario estadounidense John Kerry”, Telesur, 16/02/2014, http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/16/venezuela-rechaza-declaraciones-de-secretario-estadounidense-john-kerry-2982.html 

(16) “Funcionarios norteamericanos tienen 48 horas para salir de Venezuela”, Noticias24, 16/02/2014,  http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222622/elias-jaua-funcionarios-norteamericanos-tienen-48-horas-para-salir-de-venezuela/ 

(17) “Venezuela: quinto país del mundo que más usa el twitter”. Ciudad CCS, 29/05/11, http://www.ciudadccs.info/?p=176192 

(18) Telesur a réalisé une compilation de ces montages médiatiques. Voir: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151869482281179.1073741986.186321186178&type=1


Voici d’autres photos manipulées par les médias (voir l’article en anglais : Constructing thé Deception of the Anti-Government “Protests” in Venezuela: A Photo Gallery) :

Fake-Venezuela-Protest-Photo-4 PEUPLES

(vraie photo à gauche)

Fake-Venezuela-Protest-Photo-3 PHOTOS

Fake-Venezuela-Protest-Photo-6 POLITIQUE

Photo prise à Singapour:

Fake-Venezuela-Protest-Photo-7 REVOLUTIONS

Fake-Venezuela-Protest-Photo-10 SANTE PUBLIQUE

Fake-Venezuela-Protest-Photo-2 SOCIETE

Fake-Venezuela-Protest-Photo-1 UNASUR

Remarquez les chapeaux de fourrure (étrange pour le Venezuela !), il faisait 24 degrés ce jour-là à Caracas…

http://www.mondialisation.ca/venezuela-coup-de-projecteur-sur-les-zones-dombre-mediatiques/5369380

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 mars, 2014 |Pas de commentaires »

LA GUERRE SECRETE DES ETATS-UNIS: LES FORCES SPECIALES DEPLOYEES DANS 134 PAYS ! (Nick TURSE / Tomdispatch.com)

La guerre secrète des États-Unis :

AAAAAAAA

Les forces spéciales

déployées dans 134 pays

(Nick TURSE)
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 
Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent[ 1] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[2] contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[3]. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[4] dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complètement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

Comme on l’a constaté, dans les derniers jours de la présidence Bush, les forces d’Opérations Spéciales se déployaient[5] dans 60 pays au total dans le monde. En 2010, ce chiffre s’élevait à 75, selon[6] Karen DeYoung et Greg Jaffe duWashington Post. En 2011, le porte-parole du Commandement des Opérations Spéciales (SOCOM pour son sigle en anglais), le colonel Tim Nye dit[7] à TomDispatch que le chiffre total atteindrait 120. Actuellement, ce chiffre est encore plus élevé. En 2013, les forces d’élite des USA se sont déployées dans 134 pays de la planète, selon le commandant Matthew Robert Bockholt, des Relations Publiques de la SOCOM.

Cette augmentation de 123% pendant les années Obama démontre comment, en plus des guerres conventionnelles et de la campagne d’avions sans pilote de la CIA[8], de la diplomatie publique et de l’espionnage extensif électronique[9], les USA se sont engagés dans une autre importante et croissante forme de projection de pouvoir au-delà de leurs frontières. En grande mesure, menée dans l’ombre par les troupes d’élite des USA, l’immense majorité de ses missions se déroule loin des regards indiscrets, de ceux scrutateurs des medias et de quelque type de supervision externe, augmentant le possibilité de représailles imprévues et de conséquences catastrophiques.

Une industrie en expansion

Créé formellement en 1987, le Commandement des Opérations Spéciales a grandi rapidement dans l’étape postérieure au 11/S. Nous avons été informés que le SOCOM est en voie d’atteindre 72 000 effectifs en 2014, depuis les 33 000 qu’ils étaient en 2001. Le financement pour le monde a lui aussi augmenté en proportions géométriques au point que le budget de référence pour 2001, 2 300 millions de dollars, atteignait 6 900 millions en 2013 (10 400 millions de dollars si on ajoute le financement supplémentaire). Les déploiements d’effectifs à l’étranger ont explosé eux aussi passant de 4 900 hommes par an en 2011 à 11 500 en 2013.

Lors d’une récente enquête[10], TomDispatch, en consultant des documents du gouvernement d’accès libre et des communiqués de presse, ainsi que des informations de presse, a trouvé les preuves que les forces d’Opérations Spéciales des USA se sont déployées ou se sont impliquées avec des armées de 106 nations du monde entier en 2012-2O13.

De plus, pendant la période de plus d’un mois qu’a duré la préparation de cet article[11] le SOCOM nous a communiqué des statistiques exactes concernant le nombre total de pays dans lesquels ils avaient déployés des effectifs spéciaux : Bérets Verts et Rangers, SEAL de la Marine ou commandos de la Force Delta.

« Nous ne les avons pas sous la main », explique Bockholt de SOCOM, dans une entrevue téléphonique alors que l’article était presque terminé. « Nous devons chercher parmi beaucoup d’autres choses. Et cela demande beaucoup de temps » Quelques heures plus tard, juste avant la publication, il répondait à une question qui lui avait été faite en novembre de l’année précédente. « Les Forces d’Opérations Spéciales se sont déployées dans 134 pays », pendant l’année fiscale de 2013, explique Bockholt dans un email.

Opérations Spéciales Globalisées.

L’année passée, le chef du Commandement des Opérations Spéciales, l’Amiral William McRaven a expliqué sa vision concernant la globalisation des opérations spéciales. Dans une déclaration devant le Comité des Services Armés du Congrès, il dit :

« USSOCOM est en train d’améliorer son réseau global de Forces d’Opérations Spéciales afin d’appuyer nos relations interinstitutionnelles et nos associés internationaux de façon à pouvoir disposer d’une vaste connaissance des menaces et opportunités émergentes. Le réseau rend possible une présence limitée et persistante en des lieux cruciaux et facilite les possibilités d’actuation où c’est nécessaire ou opportun ».

Bien que cette « présence » puisse être limitée, l’étendue et l’influence de ces forces d’Opérations Spéciales est une autre question. Le saut de 12% dans les déploiements – de 120 à 134 – durant le mandat de McRaven reflète son désir de mettre ses bottes sur le terrain de la planète entière. Le SOCOM ne cite pas les nations concernées, alléguant la sensibilité des nations hôtesses et la sécurité des effectifs étasuniens, mais les déploiements que nous connaissons jettent au moins un peu de lumière sur l’étendue totale des missions que l’armée secrète des USA mène dans le monde.

Par exemple, en avril passé et en mai, le personnel des Opérations Spéciales prit part à des exercices d’entraînements à Djibouti, Malawi et dans les Iles Seychelles, dans l’Océan Indien. En juin, les SEAL de la Marine étasunienne se joignirent aux forces irakiennes, jordaniennes, libanaises et autres alliés du Moyen Orient pour réaliser des simulations guerrières asymétriques à Aqaba, Jordanie.

Le mois suivant, les Bérets Vert se rendirent à Trinidad et Tobago pour mettre en marche des petites unités d’armées tactiques avec les forces locales.

En Août, les Bérets Verts ont entraînés les marins du Honduras[12] en techniques d’explosif.

En septembre, selon les nouvelles de la presse[13] les forces d’Opérations Spéciales des USA se joignirent aux troupes d’élites des 10 pays membres de l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique – Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Birmanie) et Cambodge ainsi qu’avec leurs homologues d’Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Corée du Sud, Chine, Inde et Russie pour pratiquer des exercices antiterroristes, financés conjointement, qui se sont déroulés dans un centre d’entraînement à Sentul, à l’Ouest de Java.

En octobre, les troupes d’élites des USA ont mené des incursions[14] avec des commandos en Lybie et Somalie, séquestrant[15] un suspect de terrorisme dans la première nation citée alors que les SEAL tuaient au moins un militant dans la seconde avant que la réaction armée ne les expulse[16].

En novembre, les troupes d’Opérations Spéciales menèrent à bien des opérations humanitaires aux Philippines pour aider les survivants du typhon Hayan.

Le mois suivant, des membres du 352° Groupe d’Opérations Spéciales réalisèrent [17]un exercice d’entraînement auquel participèrent 130 pilotes et 6 avions dans une base aérienne en Angleterre, et plusieurs SEAL de la Marine furent blessés alors qu’ils participaient[18] à une mission d’évacuation au Soudan du Sud.

Les Bérets Verts ont entamé le 1er janvier de cette année une mission de combat conjointe avec des troupes d’élite Afghanes dans le village de Balhozi, province de Kandahar.

Pourtant, ce déploiement dans 134 pays ne paraît pas suffire pour le SOCOM.

En novembre 2013, le commandement annonça qu’il cherchait à ‘identifier des associés industriels qui pourraient, dans le cadre de l’Initiative du Web Transrégional du SOCOM, « développer potentiellement de nouveaux sites sur Internet adaptés à des publics étrangers ».

Cela s’adjoindrait à un réseau global de dix sites, déjà existant sur Internet, dédiés à la propagande dirigée par différents commandements combattants et configurés pour ressembler à des organes de presse légitimes incluant CentralAsiaOnline.com, Sabahi, qui cible la Corne de l’Afrique, un effort dirigé vers le Moyen Orient connu comme Al-Shorfa-com ainsi qu’un un autre pour l’Amérique Latine qui a reçu le nom deInfosurhoy.com

L’essor du SOCOM dans le cyberespace se reflète dans l’effort concerté du commandement pour être toujours plus profondément « dans le circuit ».

« J’ai des correspondants dans toutes les agences ici à Washington DC, depuis la CIA, le FBI, à l’Agence de Sécurité Nationale, à l’Agence Géo-spatiale Nationale, à l’« Agence de Renseignement de la Défense », dit l’amiral en chef du SOCOM McRaven pendant une table ronde dans le Centre Wilson de Washington, l’année passée. Quand il s’exprima, à la Bibliothèque Ronald Reagan, en novembre, il signala que le nombre de départements et agences dans lesquels le SOCOM à un ancrage[19] est de 38.

134 possibilités de représailles

Bien qu’élu en 2008 par nombre de ceux qui voyaient en lui un candidat anti-guerre[20], le Président Obama, a démontré qu’il était un commandant en chef résolument belliciste, dont les politiques ont produit de notables exemples de ce que dans le jargon de la CIA on appelle depuis longtemps déjà « retour de flamme » (Blowback)[21].

Quoique l’administration Obama ait supervisé le retrait des troupes d’Iraq (négocié[22] par son prédécesseur), ainsi qu’une réduction[23] des troupes étasuniennes en Afghanistan (après une importante augmentation de présence militaire[24] dans ce pays), le président a pris la tête d’une augmentation de la présence militaire étasunienne en Afrique[25], une redynamisation[26] des efforts[27] en Amérique Latine et a prononcé un discours musclé sur un rééquilibrage, ou pivot en Asie[28] (quoique jusqu’ici peu ait été fait en ce sens)

La Maison Blanche a également supervisé une croissance exponentielle de la guerre des drones des USA. Alors que le président Bush avait lancé 51 attaques de ce type, le président Obama en a ordonné environ 330[29], selon une enquête réalisée par le Bureau de Journalisme d’Investigation qui a son siège à Londres. Rien que l’année passée, on en dénombre en Afghanistan, Lybie[30], au Pakistan[31], en Somalie[32], et au Yémen[33]. Les récentes révélations d’Edward Snowden[34] concernant l’Agence Nationale de Sécurité ont démontré la terrible amplitude et la portée mondiale de la surveillance électronique étasunienne pendant les années Obama. Et au plus profond de l’ombre, les forces d’Opérations Spéciales sont à présent annuellement déployées dans plus du double de nations qu’à la fin du mandat de Bush.

Cependant, au cours des dernières années, les conséquences imprévues des opérations militaires des USA ont aidé à semer le mécontentement et l’indignation, incendiant des régions entières. Plus de 10 ans après le moment « mission accomplie »[35] des USA, sept ans après s’être targué de l’augmentation[36] des troupes déployées, l’Iraq que les USA abandonnent est en flammes[37]. Un pays dans lequel il n’y avait aucune présence d’Al Qaeda avant l’invasion étasunienne[38] et dont le gouvernement s’était opposé[39] aux ennemis des USA à Téhéran, voit à présent son gouvernement central aligné[40l] sur l’Iran et deux de ses villes[41] battant pavillon d’Al Qaeda.

Une intervention des USA plus récente, pour précipiter le renversement du dictateur libyen Mouammar Kadhafi aida à pousser le Mali voisin, rempart soutenu par les USA contre le terrorisme régional, jusqu’à une spirale descendante, lorsqu’un officier entraîné par les USA effectua un coup d’état qui finalement produit une sanglante attaque terroriste contre une usine de gaz algérienne, déchaînant une espèce de diaspora de terreur[42] dans la région.

En ce moment, le Soudan du Sud – une nation qui naquit couvée par les USA, qui l’appuient économiquement[43] et militairement[44] (malgré qu’elle utilise des enfants soldats[45]) et qui a été utilisée comme base secrète[46] des Opérations Spéciales s’est vue déchirée par la violence et glisse vers la guerre civile[47].

La Présidence d’Obama a vu les forces tactiques d’élite de l’armée étasunienne de plus en plus utilisées pour atteindre des objectifs stratégiques.

Mais avec les missions des forces d’Opérations Spéciales maintenues sous strict secret, les étasuniens ‘n’ont qu’une faible connaissance d’où sont déployées leurs troupes, de ce qu’elles font exactement et des conséquences que cela pourrait entraîner.
Comme le Colonel retraité Andrew Bacevish, professeur d’histoire et de relations internationales à l’Université de Boston, a signalé : l’utilisation de forces d’Opérations Spéciales pendant les années Obama a entraîné une diminution de la responsabilité militaire, a renforcé une « présidence impériale » et a préparé le terrain pour une guerre sans fin.

« En résumé », écrivit-il à TomDispatch[48] « remettre la guerre aux mains d’effectifs spéciaux rompt le fil ténu entre guerre et politique, la guerre s’est convertie en guerre pour la guerre ».
Les opérations secrètes, menées par des forces secrètes ont une désagréable tendance à produire des conséquences non désirées, imprévues et complétement désastreuses.

Les new-yorkais se souviennent[49] bien du résultat final[50] de l’appui clandestin[51][52] des USA aux militants islamiques, contre l’Union Soviétique en Afghanistan pendant la décennie des 80 : le 11/S. Mais pour étrange que cela paraisse, ceux qui ce jour-là se trouvaient au lieu de la principale attaque, le Pentagone[l53], ne paraissent pas avoir tiré une claire leçon de ce retour de flamme mortel.

Jusqu’ici, en Afghanistan et au Pakistan, plus de 12 ans après que les USA ont envahi le premier et près de 10 ans[54] après qu’ils aient entrepris des attaques secrètes[55] dans le second, les USA sont toujours aux prises avec les effets collatéraux de la Guerre Froide : par exemple quand les drones de la CIA, lancent des attaques avec des missiles[56] contre une organisation (le réseau Haqqani[57]) à laquelle dans les années 80, l’Agence fournissait des missiles.[58]

Sans une idée claire d’où agissent actuellement les forces clandestines de l’armée et de ce qu’elles y font, les étasuniens ne peuvent anticiper les conséquences et les représailles de nos guerres secrète en expansion alors qu’elles submergent le monde.

Mais si l’histoire nous apprend quelque chose, ces conséquences vont se faire sentir depuis le Sud-Ouest asiatique jusqu’au Maghreb, depuis le Moyen-Orient jusqu’à l’Afrique Centrale et à la fin, il est possible qu’elles se fassent aussi sentir aussi aux USA.

Dans son plan d’action pour le futur, le SOCOM 2020, l’amiral McRaven a essayé de vendre la globalisation des opérations spéciale des USA comme un « moyen de projeter du pouvoir, promouvoir la stabilité et empêcher les conflits ».

Il est possible que l’année passée le SOCOM se soit dédié à faire tout le contraire dans 134 lieux.

Nick TURSE
Tomdispatch.com
Traduit de l’espagnol par Anne WOLFF 

Notes:

[1] US commando raids: John Kerry defends capture of Libyan terror suspect Abu Anas al-Liby in Tripoli – UK – News – The Independent

[2] U.S. Raids in Libya and Somalia Strike Terror Targets – NYTimes.com

[3] US Army special forces in Finland for winter war games | Yle Uutiset | yle.fi

[4] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[5] Operaciones especiales se desplegaron en 60 paises SOCOMn

[6] U.S. 'secret war' expands globally as Special Operations forces take larger role

[7] Tomgram: Nick Turse, Uncovering the Military's Secret Military | TomDispatch

Présentes dans 120 pays ; les forces d’opérations spéciales, une armée dans l’armée

[8] Tomgram: Engelhardt, Assassin-in-Chief | TomDispatch

[9] Tomgram: Engelhardt, You Are Our Secret | TomDispatch

[10] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[11] Tomgram: Nick Turse, Special Ops Goes Global | TomDispatch

[12] 130807-A-YI554-133 | Flickr : partage de photos !

[13] Indonesia, US Deepen Defense Ties Amid Exercises and Arms Deals | Defense News | defensenews.com

[14] US special forces raids target Islamist militants in Libya and Somalia | World news | theguardian.com

[15] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[16] U.S. strikes al-Shabab in Somalia and capturesbombing suspect in Libya – The Washington Post

[17] http://www.afsoc.af.mil/news/story.asp?id=123375269

352nd SOG conducts exercise at RAF Fairford - AFSOC

[18] U.S. Mission in South Sudan Shows Limits of Military – NYTimes.com

[19] Defense.gov News Article: Socom Planning Ahead for Future Missions, McRaven Says

[20] As Candidate, Obama Carves Antiwar Stance – New York Times

[21] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[22] Obama living up to Bush's terms on Iraq withdrawal, spokesman says – Los Angeles Times

[23] http://www.washingtonpost.com/world/national-security/in-afghanistan-drawdown-us-forced-to-take-costly-option-in-transporting-military-gear-out/2013/09/12/6a5e260a-1bde-11e3-b4fb-944b778463f5_story.htmlhttp:/www.washingtonpost.com/world/national-security/

[24] How Obama Came to Plan for ‘Surge’ in Afghanistan – NYTimes.com

[25] Tomgram: Nick Turse, AFRICOM's Gigantic « Small Footprint » | TomDispatch

[26] U.S. Turns Its Focus on Drug Smuggling in Honduras – NYTimes.com

[27] US Expands Its Presence in Mexico, Ramping Up Drug War

[28] USA upgrading in Asia, but 'pivot' questioned

[29] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[30] U.S. forces raid targets in Libya, Somalia, capture al Qaeda operative – CNN.com

[31] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[32] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[33] A changing drone campaign: US covert actions in 2013 | The Bureau of Investigative Journalism

[34] Edward Snowden: how the spy story of the age leaked out | World news | The Guardian

[35] Ten Years Ago: Bush Declared 'Mission Accomplished' – and the Media Swooned | The Nation

[36] Timeline: The Iraq Surge, Before and After (washingtonpost.com)

[37] Iraq’s ‘increasingly authoritarian’ policies partly to blame for violence, says former U.S. official – Amanpour – CNN.com Blogs

[38] Bush Acknowledges Absence Of Al Qaeda In Pre-Occupation Iraq With A 'So What?'

http://www.nytimes.com/2008/04/19/us/politics/19threat.html

[39] After U.S. War in Iraq, Iran Gains Political Influence – TIME

[40] Iraq-Iran Ties Grow Stronger As Iraq Rises From The Ashes

[41]http://www.pbs.org/newshour/bb/world/jan-june14/newswrap_01-07.html

[42] Tomgram: Nick Turse, Blowback Central | TomDispatch

[43] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[44] In South Sudan's violence, U.S.-backed army part of the problem | World | McClatchy DC

[45] U.S. Approves Military Aid For Countries With Child Soldiers | ThinkProgress

[46] Where’s Joseph Kony? US troops have yet to find him – Bangor Daily News – BDN Maine

[47] Politics News and U.S. Elections Coverage – ABC News

[48] Tomgram: Andrew Bacevich, The Golden Age of Special Operations | TomDispatch

[49] The New York Times

[50] Best of TomDispatch: Chalmers Johnson, The CIA and a Blowback World | TomDispatch

[51] Missing from 9/11 anniversary coverage: crucial context and history

[52] Ronald Reagan and King Fahd

[53] Pentagon Attack Remembered 11 Years After 9/11 Terrorist Strike

[54] Origins of C.I.A.’s Not-So-Secret Drone War in Pakistan – NYTimes.com

[55] Six-month update: US covert actions in Pakistan, Yemen and Somalia | The Bureau of Investigative Journalism

[56] U.S. Drone Strike Kills 6 in Pakistan, Fueling Anger – NYTimes.com

[57] Haqqani Network | Mapping Militant Organizations

[58] Brutal Haqqani Clan Bedevils U.S. in Afghanistan – NYTimes.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mars, 2014 |Pas de commentaires »
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